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Titre :
Le Petit québécois
Hebdomadaire humoristique publié à Québec, Le Petit Québécois a pour devise « Je pique mais ne blesse pas ».
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1909-1913
Contenu spécifique :
samedi 23 octobre 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Petit québécois, 1909-10-23, Collections de BAnQ.

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[" [9/9 Jèze Année.No 20 Québec, 23 Octobre -19086\u2014 2 SOUS ?Ç 7 AR .yA IR / ac A 77722 4 aa IZ 4 % rR gy GA, i y\u201d LL A wy p 7 \u20ac - - g } AM i) ; { / 4 a 7 | / CE a = - em = ad W222 we.A, id Gi 4 A i A 4 oP JA CUITS \u20ac - : i ol .Bs NRE fAAUMORISTIQUE, ILLUSTRE, HEBDOMADAIRE BUREAU : 164, rue St-Jean THE MAN ON THE BOX ve a \u20ac PE ANNEES Fa \u2014\u2014 bagi JR TRIE = Xd La Pp TNR Ze AA _- ~ \\ | A | MUL ) - À WA dL } i | ih IC sg L\u2019Echevin MICHEL FISET revenant de faire ses foins a Lorette: \u2018\u2018Quel sale temps !.Quels sales chemins !.et pas un seul employé de la municipalité pour m\u2019'aider!.:. LE PETIT QUEBECOIS Le Petit Quebecois JOURNAL BUMCRISTIQUE HERDOMADAI K Publié par Le société de publicratios \u2018+ LE PEKTIT QUEBECOIS * A BONNFMENT Uu an ( pour le Canada ) .SI.00 | Un an ( pour les létats-Unis).\u2026.& Sixmois ,, ,, .0.50 | Six mois ry 3» 2 \u201d Le Petit Quebrcois se vend SOU» dans tous les dipots de journenx, Rédacteur en chef.DAMASE ForvIN ( JEAX Yvrs) Adminjstrateur-gérant.I.GOsSELIN Tout manuscit doit être accompagné d\u2019un timbre de deux sou- qui couvrira les \"+ le renvoi si ce manuscrit n\u2019est pas accepté.Imprimé par La Libre Parole, Québec.Toute correspondance concernant la rédaction ou l\u2019administration doit étre adres « esuit : LE PETIT QUEBECOIS, 164 Rue Saint-Jean.Téléphone 2685 QUEBE., La brûlante Question Elle est bien brûlante, en effet, pour un \u201c Petit Québezois.\u201d N'importe ce dernier a déjà prouvé qu\u2019il n\u2019avait pas peur du feu.Dans notre très humble opinion, la cause de cette imbroglio des écoles du Nord-Ouest cest très nette et très évidente.C\u2019est tout sim_ plement la guerre de race.\u2018Nos compatriotes anglais du Manitoba ne leur en déplaise, veulent faire de leur province une province anglo-saxonne, Ils veulent annéantir la nationalité canadienne.française et pour cela ils pensent qu\u2019il faut des écoles publiques où l\u2019on enseigne que l'anglais et oùl'\u2019on enseigne point le catéchisme C\u2019est une preuve, en passant, que chez nous la langue française est bien la gardienne de notre foi.Ces bons Anglo-Saxons du Manitoba savent que le jour où l\u2019on ne parlerait plus français là-bas, c\u2019en serait fait du catholicisme chez nos eompatriotes.Y-a-t.-il eu en cette tentative seulement du pur fanatisme?Ne doit-on pas y voir quel- qu\u2019influence secrète qui mine la société un peu partout en ce pays ?Pour parler plus clairement, la percécution du Manitoba n\u2019est-elle pas l\u2019écho de la campagne qui se fait depuis déjà plusieurs années dan la province de Québee pour soustraire l\u2019éducation à l'influence religieuse.Nous n\u2019avons, certes, pas le pensée de tenir toute la race anglaise responsable de l'injustice qui pèse sur les catholiques de là-bas pas plus que nous ne tenons tous les Français du Canada responsables de l\u2019esprit anti-catholique qui s\u2019est fait jour dans certaines parties de la province.En tous les pays du monde et en tous les temps les grandes injustices furent l\u2019œuvre de quelques hommes seulement.Dans notre société démocratique autant que sous une monarchie, c\u2019est le très petit nombre qui gouverne.La plupart même de ceux qui font les lois sont les moins libres.Ils n\u2019obéissent qu\u2019à la crainte, qu\u2019à l\u2019ambition, qu\u2019à l\u2019intérêt, qu\u2019à la pression dont ils sont l\u2019objet, qu\u2019aux idées qu\u2019on leur infuse peu à peu en les circonvenant.Peu d'hommes publicz suivent leurs propres convictions ; les opi nions se puisent ordinairement dans la presse du parti, et l\u2019on sai que la presse politique présente toujours les choses sous les couleurs du drapeau.Il en a toujours été ainsi, et afnsi en sera-t-il tant que durera le régime moderne.C\u2019est à dire que tant que le parlementarisme sera en honneur, il y aura des partis, et tant qu\u2019il y aura'des partis, il y aurxdes partisans.et tant qu\u2019il y aura des partisans, il y aura de- ambitieux, .des intrigants, des aveugles, des dupes et d\u2019habiles gens qui feront séfvir toüt ce monde-là.Fort heureusement qu\u2019ily a aussi, partout, des braves gens.Il y a des Anglais qui aiment la justice est le fair-play ; il y a des Canazliens Français qui veulent sincèrement le bien du pays et de la religion, et, en restant unis, ils sont assez nombreux pour faire triompher la bonne cause : s\u2019ils se divisent, c\u2019est que les cnnemis de notre race sont parvenus à tellement embrouiller les choses que l'on n\u2019y voit plus clair.C\u2019est là, croyons-nous, l\u2019explication la plus ra- tionnellc à donner à certaines volte-faces qui, autrement, seraient de fort vilains phénomènes.Alors le devoir strict de tout vrai patriote est de rester ferme.Ces capitulations de quelque nom qu\u2019on les appelle, font tache au b ason national.Plusieurs fois, déjà, nous avons été les témoins, quand une injustice a été commise contre nous, d\u2019entendre des protestatiers généreuses et indignées s'élever de toute part.Mais, hélas ! l\u2019en-demain, l\u2019enthousiasime diminuait, et trop souvent ce beau mouvement allait s\u2019apaiser sous les \u2018fourches cauclines\u201d de la discipline defparti- In ces oceurences, on fait jouer toute espéce de ressorts contre l\u2019énergie de nos défenseurs-nés, de ceux qui forment l\u2019avant-garde de la nationalité canadienne-française.Surtout on ne manque pas de mettre le feu à la pièce qui a tant de fois tonné déjà : la guerre de race.Il faut éviter une guerre de race, crie-t-on de toute part.C\u2019est le mot d\u2019ordre.Et les notres oublient que précisement c\u2019est la guerre de race qui se poursuit contre nous.Eh ! bien, la guerre de race la plus redoutable pour nous ce n\u2019est pas la guerr> à coups de baionnette ; c'est la petite guerre & coups d\u2019épingle contre notre religion et contre notre langue.Poürtant il faut que les Canadiens d\u2019orig'ne française restent ce qu\u2019ils sont.Qu\u2019on le comprenne donc enfin.La fusion des races en ce pays est uue utopie ; il n\u2019y a pas un homme sérieux qui puisse raisonnablement en entretenir l\u2019idée.Si donc on veut la paix entre les races, que l\u2019on rende justice.I n\u2019y a qu\u2019un moyen de faire règner cette paix,si nécessaire, c\u2019est de laisser sur notre beau sol du l\u2019ominion, les deux races se développer et grandir à côté l\u2019une de l\u2019autre dans une pleine liberté, garantie par des lois qui ne restreignent pour personne lc droit et le devoir le faire le bien.Il n\u2019est pas indispensable de ne parler que l\u2019anglais et d\u2019être protestant pour être un loyal sujet de sa majesté britannique, et pour être un bon citoyen.Nous sommes sujets anglais par cession et non par conquête, et, à cause de cela, nous avons droit à la liberté civile et religieuse que nous ont promise les traités.Les Canadiens-Français ne veulent asservir aucune race.Ils demaucent en ce pays la place qui leur est die, pas davantage ; et quand ils insistent pour le maintien d\u2019écoles catholiques au Manitoba, ce n\u2019est pas une faveur qu\u2019ils sollicitent, mais un droit qu\u2019ils réclament pour leurs frères.Tout ce qu'ils désirent pour eux-mêmes et pour ceux de là-bas c\u2019est la liberté de défricher le sol arrosé des sueurs et du sang de Jeurs ancêtres, de parler la belle langue française, de pratiquer la consolante et divine religion cathol:que et de vivre paisiblement et hoh- nêtement au millieu de leurs compatriotes d\u2019origine étrangère.Rien de plus raisonnable.C\u2019est dans ce sens, croyons-nous, que devrait se régler la \u2018\u2019brulante question\u201d.JEAN Yvis \u2014_\u2014 Pas de farces avec le Cigare \u201c DIXIE \u201d LE PETIT QUEBECOIS ROUE LCL, COURRIER : DE ¢ L\u2019UNIVERSITER Rr DRT EAR SE Dans mon courrier, adressé au numéro 164 St-Jean, je trouvai, ce matin, cette lettre que je transmets aux lecteurs sans y changer un seul mot.Je remercie cordialement son auteur.Mon cher Max Angle, _J'allai, l\u2019autre soir, à l\u2019Université.Que ce monde ! C\u2019était partie de la première ct de la seconde d\u2019une exposition de tableaux \u2014 anciens, chefs d\u2019ceuvrede maitres, Rubens, Van Loo, Bosa, Vélanquez Lawrence.etc.De peintures, je n\u2019en vis point; mais par contre, combien, combien de têtes jeunes, vieillesg jolies, laides, quelconques.J'allai, admirer la vie des chairs peintes, je contemplai l\u2019opulence, et la fraicheur des chairs vivantes, et n\u2019en fus pas chagriné : à l\u2019inanimé ne préfère-t-on pas l\u2019animé, à la mort, la vie, et une merveille de petit Greuz a-t-il jamais pu remplacer la femme qui manque à toute garçonnière même austère ?Le hasard me fit trouver un fauteuil.Je m\u2019y plongeai délicieusement.Le coup d\u2019œil valait d'être remarqué,\u2018on se bousculait dans un mélange pittoresque de toilettes pâles et de toilettes sombres.Ici, une torsade de cheveux souples et dorés.Là, sous le rebord immense dun chapeau monumental, une moitié de profil à faire rêver M.Prud\u2019homme, Plus près, entre la coulée de cils longs et bruns, le sourire de deux pervenches.Là-bas, une bouche, et quelle bouche: une conque qu\u2019on croirait une fleur; une fleur qu\u2019on dirait une conque.Tiens, en face de la \u2018\u201cGuirlande de Fruits,\u201d la jolie madame C.Quelle est la plus aguichante, rose de ses lèvres ou rose de son corsage: même teinte et même épanouissement sur \u2018ambre\u2019 doré de la peau commr sur le brun-clair du taffetas?.J\u2019hésite.et ne sais pas.Tout doux.Voici mes deux pervenches.Elles me font signe, les malins.Crois-tu?les deux pervenches me font signe.Malhenr ! Ce n'est plus des pervenches, ce sont des bluets qui me font signe.Lesbluets sont- ils aussi beaux que les pervenches?.Dieu ! pourquoi ce regard de bluüets qui me torture quand j'ai souvenir d\u2019un regard de pervenches ?oh! c\u2019est un supplice prémédité : Voici deux diamants noirs, les plus précieux.Se peut il que des diamants noirs étincellent.télégraphient ?Que peuvent signifier eux diamants noirs qui télégraphient ! Non, je ne comprends pas leur langage.O mes pervenches, revenez-moi ! Les diamants noirs, dans l\u2019ombre, brillent comme une lame d\u2019épée dans la nuit.Quel est ce fluide qui me pénètie ?.Je ne sais.Oui, diamants noirs, je ne vous comprends pas, mais je vous suis.Je cours; je vole; je suis à vous; ct, si je ne suis point déjà rendu, c\u2019est qu\u2019une foule me sépare de votre écrin de velours blane, diamants noirs.quoi ! ils ont disparu ?.Où êtes-vous done, diamants noirs qui m'\u2019affolez ?La foule me presse, et je mar- :zhe poussé par elle, heurté, bousculé, à la recherche de mes liamants noirs.L\u2019air est lourd le parfums mêlés à l\u2019odeur de chair.Tiens, je respire une bouffée d\u2019air plus frais, ct 1n\u2019arrivent les accords affaiblis d\u2019un orchestre.| Le ruban des Visiteurs debouche une ouverture sur ciel et jardin et dévale.L\u2019illumination éblouït mes prunelles.Je disingue = d\u2019abord les toilettes claires dans les allées; à l\u2019extrême droite, le corps des musiciens; en face, des massifs de verdure ; à, gauche, la serre et une construction curieuse et vieillie.J\u2019avance, contourne beilles fleuries, suis les bandes.Je reconnais les étudiants qui promènent leurs \u201cblondes.\u201d Plusieurs portent le bérét, crânement, heureux et fiers d\u2019eux-mémes, et l\u2019orgueil de leur regard a l'air de me dire: J\u2019en ai une.Vois, si elle est jolie ct m'aime.Lt, moi, je songe que j'avais trouvé deux les cor- plates- de loin diamants noirs et que je les ai perdus.N'ayant rien autre chose à explorer, j'explore le jardin qui me parut à l\u2019abord correct, froid, sy- métique comme la tenue d\u2019un gentleman anglais.J\u2019appris qu\u2019il ne fallait pas s\u2019y fier : c\u2019est un sournois qui s\u2019ébaubira de votre naïveté.Sa tenue est de tout point canadicnne-française.Du Canadien-Français il a la mentalité autant que jardin la puisse posséder.Comme lui, «d\u2019abord, il vous fait croire à une angli- fication, mais à Mesure que vous l\u2019étudiez, vous dccouvrez que vous n\u2019aviez point sotpçonnées ses brusquerics françaises et se abandons qui vous étonnent, se volte-face ui vous enchantent, du mystère et de l\u2019imprévu.Ses quatre corbeilles fleuries, régulièrement distribuées sur la courbe d\u2019un arc, surmontées, chacune, d\u2019une statue, ses allés symétriques et ratissées, sus plates-bandes qui s\u2019éloign nt en perspective servent à vous préjuger.Mais que votre vue tombe sur ce que je crus être la mai, son à tout mettre du jardinier et vous êtes conquis.C\u2019est une construction rectangulaire semblable aux anciennes maisons des premiers canadiens, un peu vieillie\u2014 la mousse en couvre des fragments de toit\u2014 et elle prend un tel air de sympa thic, la petite maison, qu\u2019il faut l\u2018aimer tout de suite et lui être reconnaissant de demeurer là, debout, comme un vestige du passe.C\u2019est de souvenir, la figure la plus franchemeut aimable du jardin.Je la quitte à regret et suis un sentier étroit qui grimpe vers un terre-plcin bordé de lilas.Je me laisse tenter par sou invite charmante.Je me trouve tour-a-coup sur une terrasse en pente douce, d\u2019où je ne vois plus que le ciel et les étoiles.Je me crois à cent lieucs du monde.Comme en juin, il doit adorer ici, quand les lilas sont fleuris! On y est bien ; c\u2019est recueilli et poëtique La musique vient jusqu\u2019à moi qui ne vois pas le corps des musiciens.Pourquoi y a-t-il un charme -caché, une sensation plus vaguement profonde à entendre de la musique ainsi, perdu dans de la verdure, regar- dant les étoiles ?La phrase, nous semble-t-il, se déroule avec plus d\u2019ampleur ; une suggestion plus précise.L'imagination évoque mieux les mouvements, et nous croyons voir le nuage léger des muses sautant autour d\u2019Apollon Cytharède.Mieux qu'ailleurs on s\u2019y figure une Isadora Duenan possédéc par le rythme, qui le rend sensible aux veux.La musique se tut, et je ré- vais encorc : j'apercevais dans l'ombre cu massif les deux prunelles noires qui n\u2019y étaient pas et que je ne revis plus.Oh! l\u2019étincelle de ces diamants noirs- c'est une hallucination, elle me poursuit partout.Je l\u2019ai dans l\u2019âine, dans la peau, dans le sang.Oui, mon cher Max Angle, je mourrai blessé par ces yeux.Junianiste (1) sentimental.Don Juan Justinianiste Pour copie conforme : MAX ANGLE (1) Elève de première année chez les Romains.M.A.Dans l\u2019ancien droit on les appelait Dufomiïi, éfères de deux sous Justinien per or-lonnaireo en fitses disciples.destaurant = Royal Vins, liqueurs, Cigares, l'âtés au mouton Oeufs, Huitres Fraiches.Langues, Sanwichs GROS ET DETAIL A.MASSON, prop.11-18 Place Jacques-Cartier, 15-17 TÉLEPHONE 1585 Dactedar J.ALEX EDGE Gradué de l\u2019Université-Laval Llève des hôpitaux de Paris et de Lille.SPECIALITÉ Maladies de l\u2019Estoinac et des poumons.Heures de consultation : 8 à 9 a.m., 2 à 43, et 7 à 84 p.m No.73 rue du Pont.Tél.2438.PLARY PEUT DOUTER de la découverte du Pôle Nord par Cook Ma's il n'y a point de doute que vous découvrirez la plus belle bijouterie chez Daniel Piché 90, St-Josnph TELEPHONE 3554 \u2018Pas de farces avec le Cigare \u201cDIXIE | Leds ed ST VU a + nwa ny LE PETIT QUEBECOIS ~ TRE AT br UNE BINETTE PAR SEMAINE A DEAN NASA Deputs longtemps le public demande des notes biographiques sur les CELEBRITES du pays.À force de patience et d'énergie nous sommes parvenus à nous procurer ce travail d\u2019une telle valeur qu'il].assure l\u2019immortalité à l\u2019auteur el .anx noms qu'il ctle.La série que nous commençons aujourd\u2019hui comprendra soixante \u201c\u201cbineltes\u201d avec caricatures à l'appui.Mais que nos CELEBRIT ES se rassurent et qu\u2019elles n\u2019arllent pas croire que nous faisons cecù pour leur nuire, A loul seigneur tout honneur.L'hon.S:r Lomer Gouin Premier Ministre de la Province de Québec.Conseil du Roi, Chevalier Bachelier, Officier de la Légion d\u2019Honneur, Docteur en droit de L\u2019Umversité Laval Lorsque vous rencontrez sur la rue un beau grand jeune homme, chérubin blond: yeux bleus, cheveux frisés, visage de jeune fille qui rougit quand on le fixe, petite moustache de sapeur; ménagez vos coups de chapeau, ce n'est pas Sir Lomer Gouin.C'est mé- me tout le contraire, celui-là est un beau garçon et le sait.Mais si vous croisez à l\u2019angle d\u2019une rue ou sur la Grande Allée un assez gros homme, assez gras, figure plutôt large que mince, yeux plutôt ternes que brillants, teint plutôt jaune que blane, mine plutôt triste que joyeuse, facies rond par la base et par le faite avec au milieu, quelque chose qui, vu à la loupe, por rrait fort bien être pris Pas aes va venant en ce monde est sensé porter en cet endroit, si vous croisez cet c'est notre premier ministre.Il est à tous les points de vue, la plus grosse tête du parti libéral en cette province, Les Grondines l\u2019ont vu naître le 19 Mars 1861, jour de la fête de Saint Joseph.On n\u2019a jamais su pourquoi.Dan$ le même mois, quatre jours plus tard, le 23 mars, mais trente-huit ans après, en 1905, il se réveilla premier ministre de la province de Québee et procureur général.Un coup cle couteau, habillement don né, avait baclé l'affaire.Il exerce encore cemétier à l'heure qu\u2019il est.C\u2019est un esprit curieux, quelque peu naïf.À connaissance de s\u2019être fâché qu\u2019une fois quand Bourassa est entré à la Législature.On dit que toutes les femmes qui ne l\u2019on jamais vu en raffollent- Il veut devenir un grand homme absolument ; mais des malins disent qu\u2018il restera toujours un gros.Pas d'esprit ni de barbe, mais beaucoup de talent et d'amis ; ces derniers lui ont acheté dernièrement un superbe automobile.Encore ici, on a jamais pu savoir- pourquoi.Socialiste par littérature, il a une profonde admiration pour le chef de cette école en France, Jaurès.Bref! il a un très bel avenir .derrière lui et fera certainement quelque chose.Signe particulier: À l\u2019étrange manie de vouloir fourrer en prison tous les journalistes nationalistes.Pere Fipus Petite Correspondanca Lc Petit Québecois répondra, sous ce lure, & loules communicalions que ses leeieurs voudront bien lui transmetire.Nous les prions d'être aussi concis que possible.GérarD.\u2014 Pourquoi nous n'avons pas publié votre cominunica- tion ?Hélas! pourquoi nous l'avoir envoyée.MzLLn B.V.\u2014 Très sensibles à vos compliments.Nous publierons la chanson que vous mentionnez, dans un prochain numéro.Trop heureux de pouvoir vous être agréables.JHAN C.\u2014 Nous voudrions publier des vers que voüc-avez face (sic) Mort et damnation! pour l\u2019appendice que tout homme homme, chapeau bas, \u2014 LEOTEUR.\u2014 Vous avez -bien raison; il y manque certainement quelque chose, Et voici ce qu\u2019il manque ; lu train
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