La Tribune, 12 février 1881, samedi 12 février 1881
[" VOL.I.\u2014No 17.Vas 73 Magasin d' 6 RUE DIS) sr.a err hac.JEAN, JOURNAL HEBDOMADAIRE.epiceries, wa net Towra he Le No.2 Cents.RIBUNE \u2014 L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Paralt tous les samedis.Les abonnements datent du ler ot du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.Un an.assssos.00 6 nosusacansa0es $1.00 Six mols.: $0.60 Le numéro £ Cent.W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR LA TRIBUNE MonTr£AL, 12 FEVRIER 1881, AUX OUVRIERS.Nous allons nous occuper spécialement, pendant quelques semaines, des ouvriers ot des moyens d\u2019améliorer lour sort.Nous allons discuter les réformes qu'il.faudrait faire dans nos lois pour les protéger, lét iustruire et mettre lours familles à l\u2019abri de la misère, Saîsic des meubles ct des gages ; protection de l'ouvrier contre l'entrepreneur ; rédue- tion des frais de cour ; traitement des artisans employés dans les manufactures ou aur les chemins de fer ; instruction pratique ; associations de secours mutuels au profit des veuves et des orphelins, voilà quelques-uncs des questions que nous traiterons.Nous avons raison de oroire que la elasse ouvrière lira au moins ce que nous écrirons daus son intérêt, Nous invitons aussi ceux qui auraient des idées sur ces questions à nous les communiquer, Nous laisserons aujourd'hui la parole à nos correspondants, Ie sii \u2014\u2014\u2014\u2014 | Les Hommes de 37-38, Revelations faites en prison par le Dr Brien, le faux ami du noble de Lorimer, (eurre:) .Voici la formule du-serment : « Je À.B., jure librement et 80 lennellement, en présence du Dicu tout-puissant, do, garder les signes et les mystères de Ia société des chasseurs, de no jamais éoriro, prondro ou faire connaître d'une manière quelconque les révélations qui m'au- raiont été -faites par -une société ou une loge de chnssours, détro obéissant aux règles et riglemonts\u2019 que le société pourra faire, =i: cela, se pout sans nuiro grandement à mes intérêts, |\u201d ma famillo ou ma propre personne il \u2018d'aider do mes avis, soins ot propriétés tout frère chasseur dans lo hoséin, de l'avertir À temps des malheurs qui le menacent.Tout cela je le pin sons restriction et consens de voir mes propriétés détruites ct d\u2019avoir moi-même le cou coupé jusqu\u2019à l'os.» Les loges devaient être composées d'au moins trois personnes.l\u2019ersonuc ne pouvait parler des affaires do la société en dchors de la loge.J'ai entendu dire que les sigues avaient été chaugés parce qu'ils avaient été découverts par uno personne prise à Short Hills, daus le Haut-Canada, qui témoigne pour la Couronne ; mais je n'ai pas appris quels étaient les nouveaux signes ct je n\u2019en puis pas parler, Cette association s\u2019éteod dans tout le Haut ct le Bas-Canada et dans les les Etats du Nord, principalement dans lo Michigan, New-York, le Vermont, le New- Hampshire, et le Maine.La ville de New-York compte plusicurs membres, McKenzie, Nelson, le général Martin, Duvernay ct d\u2019autres ont fait beaucoup de prosélytes.Elle s\u2019est ré- panduc jusqu'en France par l'entremise de quelques voyageurs républicains frauçais.Cette société est entièrement ca- andienne dans sa composition et dans sou but ; elle tend à délivrer les Cnnadiens de la domivation anglaise ; elle à renoué tous les liens qui unissaient les rebclles ; elle s\u2019est formée cn corps plus compact, plus facile à faire ma- nœuvrer, Le procès des accusés du meurtre de Chartrand a fait voir ce qu'était cette société dans les affaires politiques.Un avocat (Hubert) m'a assuré que plus de quatre jurés appartenaient à cette société, ct avaient, même avant d'entendre la preuve, décidé d'acquitter les prisonniers accusés de cet acte sanguinaire.Ayant résidé à la campaguc tout l'été jo dois dire que la plus grande partie de la population est mûre pour ls révolution et que l\u2019indécision et le manque de fermeté dont clle a fait preuve en quelques circonstances no proviennent que du sentiment de son infériorité cn discipline militaire.Les comtés de L'Acadie, Rouville, \u2018Laprairie, Terrebonne, Vaudreuil et | des Deux-Montagnes et un grand nombre de personnes dans la ville ot le comté de Montréal, sont favorables fd un changement radical de gouver- nemeut, et rien ne les a plus dispo- 86s à cela que les affaires de St- Charles et de St-Eustache.La destruction de la vie et dé la propriété, au lion d'éteindrè le fou de li\u2018révolte n'a fait qu'en augmentor l\u2019intensité, Tous ceux qui ont entendu les murmures des -porsonncs qui souffrent ne rêvent que vengeance À tlrêr des aus teurs de leurs maux.\u2018Tics, Nolontaiécs, arrogants dans lour conduite, \u2018et quel.\u2018quefois cruéls, ont \u2018soulevé un trop grand.méconfontoniont, pour \u2018qu'or 0 borne à sc \u2018plaîndre ati gouvéfnemient, Cette révolts u'ést pas éellé d'un peuple \u2018contro un govefnemifh éést une Intto do portis, A l'excdptid bis de aguolques uns \u201cdont je v'exsaïoräi* à qüalifor ni Jos, motifs: \u2018i Ja Fan la masse de la \u201cpopulation @ BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.gouvernement tempéré mais ferme, serait aussi loyale qu'elle paraissait l\u2019être il n'y a guère longtemps.Les chefs des rebelles se servent avco avantage de la destruction de la propriété ct des représailles cxorcées, pour représenter aux habitants que le gouvernement anglais à juré haine ct mort à tous les Canadicns-français ct ils les poussent ainsi à combattre dans le scul but de défendre leurs foyers, A St-Martiv, Dumouchelle s'est servi de cet expédicnt avec beaucoup de succès, Pour ma part je suis moralement convaincu que les troubles ne finiront point de sitôt.Beaucoup d'habitantz ont abandonné leurs demeures ct se tiennent sur la frontière attendant l'occasion favorable pour prondre lcs armes.Tant que McLeod, Nelson, Côté et Gaguon vivront on peut s'attendre à des excursions.Le gouvernement américain avec toutes ses démonstrations, ue pout pas y apporter d'empéohement, parce qu'une grande partic des troupes \u2014 composées de presque tous les ci- toycns et des employés civils de cette république \u2014 sont favorables à ces tentatives.Tous les Américains sont munis par-lo gousfrainest d'un fusil ou d'une carabine qu\u2019ils manient avec beaucoup de précision et do dextérité.Dans St-Albans, Swanton, Cambridge ct Johnstown il y avait des armes ct j'ai vu un seul marchand de Johnstown fournir cinq carabines, à raison de trois louis la pièce, pour armer les Canadiens.Le juge Gates de Cambridge, m'a fait présent d'une magnifique carabine qui depuis m'a été volée, Si les Canadiens des Etats-Unis montraïent le moindre désir de retourner au Canada les armes à la main, ils trouvernient dons les Etats de New-York ct du Vermont tout ce dont ils auraient besoin, et mille fois les Américains nous ont dit: « Ralliez vous dans quelque coin du pays et nous vous promettons autant d'hommes et d'armes que vous en aurez besoin, mais nous ne pouvons pas commencer pour vous, » Jo vais maintenant parler de co que j'ai vu faire otde ce que j'ai fait-à Beauharnois, le samedi soir, trois novembre, quand messieurs Ellice, Brown et d'autres loyaux ont été faits prisonniers, Samedi vers cinq heures de l\u2019après- midi, j'arrivai à Montréal ot j'appris alors que mous devions attaquer Beauharnois.En passant à Ohateauguay Cardinal me dit et me demanda de recommander à Dumouchelle doféunir tout son monde ct de ne pas manquer la capture de M.Ellico et des autres qui avaient en lour possession beaucoup de fusils.A mon retour do Montréal, - je-me couchai \u2018après le diner, vers cing ou six l'houres; ches-Brazeau à Ste-Martine, \"Je demandai à Brazeau qui était le capitaine pour qu'il m'exemptât d'aller\u2019à Beauharnois, attendu que j'étais \u201ctrès-fatigué.\u2018Il me dit d'abord que pnÎje pouvais n mé coucher, me donnant à W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR entendro quo je n'avais pas besoin de partir.Vers huit heures du soir il vint m'éveiller, mo disant qu\u2019il était nécessaire pour moi d'aller à Beauharnois, qu'il aurait probablement besoin des services de ma profcs- sion ct que, de plus, tout le monde devait marcher.Je m'habillai et à moitié endormi je partis avec ceux qui partaicot d'en bas du village; j'ai été témoiu de la façon brutale dont il forçait les gens à prendre les arme: Un nommé Côté, marchand, un nommé Hébert, aubergiste et un nommé Domivique, marchand, furent poussés hors de leurs muisons et jetés dans les rangs.MM.Primeau ct Trottier reçurent le même traitement mais ils réussirent à s'évader ct À se cacher pour le reste de la nuit.Un nommé Henderson, marchand do bois, de Hinchinbrook, fut tiré d'une grange où il avait cssayé do sa cacher et requt un coup de pique dans la hanche ; j'accourus à ses cris et je l\u2019empéchai d'être tué.Je le fis mettre dans la maison de M.Grandbois, meunier, et je pensai ses blessures qui n'avaient rien de grave ou de dangereux.Je n\u2019ai pu voir qui l\u2019avait blessé ; il y avait beaucoup de gens cxoités autour derlui-; -il fut bien reçu et bien traité par M.Grandbois.Je demandai qu'on me permit de rester auprès du blessé, mais on me refusa ct un autre obtint la permission quo je demandais, Nous arrivêmes à Beauharnois, fet après avoir attendu les gens de St- Timothée qui n\u2019étaient pas arrivés nous fâmes appclés par les cris do Dumouchelle qui était à cheval et avait été arrêté par quelques loyaux en passant seul à travers lo village pour rejoindre les siens en arrière.Nous apprîmes aussi que des armes à feu venaient de la maison de \u2018Ross, marchand.Alors tout lo monde cris : en avant, et l'on descendit en courant la côte de l\u2019église ct nous nous diri- gefimes vers la maison de M.Ellice d'où nous apprîmes que tous les loyaux, MM, Brown, Ross, Bryson et quelques autres, s'étaient retirés.Tous s'arrêtèrent à une certaine distance, à un demi - arpent cn- viron du bureau de M.Brown et nous commengfimes un feu mal nourri ot mal dirigé contre le bureau où je crois que M.Brown, qui y était dans lo teraps, fut légèrement blessé à la main, J'étais alors sans armes, mais en avant, Dumouchelle, en même temps, avait pris la fuite, pourquoi?je ne lo sais pas, Je pris sur moi de faire cesser le feu; -voyaut qu\u2019on ne m'obéissait point, je fis placer du monde devant la maison et je me rendis moi-même dans la cour où je fus rejoint par Dumou-dhelle ; il me donna un pistolet pour entrer, à la tête d'un certain nombre d'hommes, dans la \u2018cuisino et.l\u2019inté- riour de la maison ; à la porte je roncontrai M.Brown qui me dit qu\u2019ils so rendaient tous, considérant inutile une plus.longuo résistance.Je demandai alors aux gens de se tenir tranquilles ct de ne commettre aucuno violence, MDM, Ellice, Ross ct John Bryson firent leur apparition.Nous avious déjÀ pris doure fusils chez M, Ellice, onze barils de cartouches toutes prêtes, deux fuslis de ehasso, uno dague magnifique dont Dumouchelle s'empara, ct quelques autres articles quo je ne me rappello pas.Los gens étaient portés à maltraiter M, Brown 3, | parce qu'ils croyaieut qu\u2019il cachait des armes.Je m'opposai énergiquement d cette violence et je leur dis que quiconque voudrait faire du mal aux prisonniors devrait d\u2019abord passer sur mon cadavre avaut de toucher à MM.Brown, Ellice, Bryson, Ross ct les autres.Chevrefils était au nombre des plus ardents.Il me fit des menaces ct me dit que je pa- raissnis plus soucieux des intérêts des prisonniers que de coux des ro- belles.Il fut alors décidé d'envoyer les prisonniers à Chateauguay sous escorte ct l'on mo dit qu'il fallait pour cela prendro les chovaux de l'écurie de M.Ellice.Jo leur dis que je m'y opposais, qu'on ne pren: drait que les armez gaus leur consentement ot que = on ne leur fournissait de\u201ctéraitures pour oux ot l'escorte, on irait à pied.M, Ellice consentit volontiers à nous laisser prondro des chovaux et des voitures, (4 continuer.) Réforme nécessaire.Les Canadiens Français devraient tous s'unir comme un soul homme pour travailler à l'amélioration de notre position sociale, Le but de tous los bons citoyens à quelque parti qu\u2019ils appartiennent, doit-être : lo.Soutenir la Religion et la Patrie.20.Protéger ls nationalité et la lungue.30.Pourvoir au bien-être du peuple.4o.Rendre justice à tons.Personne n'osera sc lever pour travailler contre les intérêts do la religion et de la patrie et nous devons, au contraire, employer tous nos ef forts à les faire valoir.Telle cst la volonté de tout bon patriote.Quant à notre mationalité et à notre langue, nous devons ca être fiers ot jamais un Canadien-français pe rougira d'être le descondant de cette belle nation française qui a répandu partout le monde tant de gloire.La question du bien-être du peuple est pour nous une question très-im- portante.Dans mes dorniers articles, j'ai déjà parlé de la nécessité de réformer les lois qui régissent la ssisie des meubles et des salaires, etc, Dernièroment uno pauvre femmo vint.à mon bareau et mo dit ceci : « Monsieur, .j'ai donné à un.collecteur un compte de 88.55 qu'une tr veuve devait ; mais j'ai dit {à ce collecteur do ne faire aucune poursuite, et il me répondit : je la poursuivrai pour lui faire peur, En cffet il I's poursuivie, après avoir soutiré de cetto femme un peu d'argent chaque semaine, il a fait vendre ses meubles qui ont rapporté $2,50 et à présent l'avocat de mon collecteur réoclumo de moi 83.50 ; non seulement je pords ma dette, mais je suis obligée de payer cn sus 83.50, Je pourrais citer des centaines et des milliors de cas semblables, mais je crois que c\u2019est inutile car tout le monde admet presque l\u2019inutilité de fairo saisir les meubles.Jo trouvo dans lu question de la saisio des meubles plusieurs points qui me forcent à demander l'exemption do la gaisio des meubles, Lu première, c'ost que le créancier n'obtient rien par cette saisie.La seconde, c\u2019est que l'on prive une pauvre famille des meubles qui lui sont indispensables et qu'on les vend à vil prix, La troisième, c'est que cette pauvre famille sc trouve obligéo de mct- tro gon linge et ses bardes par terre; ce qui cst certninement contre ln propreté et l'hygiène.Lu quatrième, c'est que l'on trouble souvent un ménage, l'on pousse une femme ct les enfants au découra- ment ot l\u2019on crée par conséquent uno source de démoralisation.Pensons y sérieusement et faisons comme le disait si bien la Tribune du 29 junvier dernier, 1 programme de réformes qui sauvegardera tous les intérêts, Jo ne vois pas la raison qui nous forcernit d\u2019être favorables à la saisic des meubles.Tous les représentants du pouple devraient consulter leurs constituants à ce sujet.Lupovious.La \u201c Patrie en colère.La Patrie » été piquée de notre réponse et elle a montré sa mauvaise humour dans un article peu courtois de trois ou quatre colonnes, Nous avons justo assez de temps et d'espaco pour fairo une remarque, Larsque nous avons dit que la Patrie s'aporcevrait avant longtemps que les chefs ct ln masse du parti libéral no partagent pas ss manière de voir sur certaines questions, nous avons voulu dire surtout quo le parti libéral n'irait pas devaut le peuple aux prochaines élections en lui promettant seulement de rétablir l'ancien tarif et que la Patrie cllc-même serait forcée do modifier sa manière de voir à ce sujet, Nous compronoss que dans quelques années on remplace la protoc- tion par lo libre-échange avec les Etats-Unis pour avoir lour marché aux mêmes conditions qu'ils auront le nôtre.Mais qu'on ouvre nos portes aux produits américains, pendant quo les Etats-Unis continueront de repousser les nôtres, ct qu\u2019on ruino une foulo d'industrics co leur enlevant subitemont la protection qui les soutenait,.o\u2019ost impossible, le parti libéral ne peut lo faire ct ne lo fora pas, \u2018Quant à la question religicuso nous avons dit simplement que Ia Patrie avait tort de nous reprocher d'être cn faveur.du parti consorva- tour en Franco et de s'exposer par conséquent à fairo oroire qu\u2019ello portage los opinions et les sentiments de coux.qui proscrivent en co moment les ordres religioux, Si M, Bicnvenu coût attendu que sa colère fût apaisée avant d'écrire, il aurait compris cela, Mais laissons passer complètement l'orage avant do compléter notre ré- pouse.P.S\u2014La Patrie à depuis déclaré qu'elle n\u2019avait pas cu l'intention de mottro en doute notre désintéressement ct votre sincéricé, C'est bien lo moins.Nous avons dit que le Journal de Québec avait reproché en termes mordants à M.Tarte d\u2019insulter les morts.On sait quo le Journal de Québec est l'organe de l\u2019hon.M.Flyon ct qu\u2019après avoir soutenu les gouvernements MacKenzie et Joly, il combat mainte- naot pour le parti conservateur à Québec comme à Ottawa.M.Tarte en profite pour dire au Journal de Québec, à M.Flynn et à tous ceux qui ont quitté le parti libéral pour marcher sous le drapeau de M.Chapleau, que ce sont des vendus et des renégats.Lo Journal de Québec domaudo comment il so fait que M.Tarte ait, pendant la dernière session, voté pour un ministère qu\u2019il dit composé d'acheteurs ct de vendus, qu\u2019il ait fait causc commune avec ceux qu\u2019il dé- uonce aujourd'hui comme des traîtres et des renégats.Do fait c\u2019est assez difficile à comprendre, mais cspdre-t-on forcer M.Tarte à être logique ?M.Tarte conunît son temps et ses lecteurs, il sait que le fouet est l\u2019argument du jour et vaut mieux quo lu logique.Notre parti.Quelqu'un nous demande quel est notre parti.Qu'il lise la Tribune et il le saura quand il verra un parti politique accepter le programme do réformes populaires que nous allons proposer et discutor duns le cours de l\u2019année.\u2014\u2014 On a enlové à Paris le crucifix de certaines écoles.C\u2019est aussi absurde qu'anti-religioux, aussi désastreux à la société qu\u2019à la religion ; c'est remplacer Dieu par le diable.Est-ce que ceux qui gouvernent la France trouvent qu\u2019il n'y n pas assez de dinbles en France ?Est-ce qu\u2019ils ne s'aper- goivent pas qu'un enfant sans religion est un ennemi do la société, qu'un peuple sans Dieu est une agrlo- mération d'hommes livrés à toutes les mauvaises passions ct impossibles à gouverner ?Ils comprondront mieux quand ils eauteront avec lour république impie et anti-libérale, La cause est plaidée.Nous donnons avis & cenx qui con- tinuont à nous maltraiter au sujot do nos articles sur l'influence indue, quo nous attondons de Rome une décision qui vaudra mieux que leurs diatribes, Nous n\u2019avons pas le moindro douto que Rome donnera raison pratiquement à Ja Tribune comme Mgr Conroy a donné raison au Bien- Public, Nous disions, il y à cinq ans, quo Rome nous justifierait, et Rome parlant par la bouche de Mgr Conroy, nous a justifié.Notre confiance est aussi grande maintenant et le résultat sera le même, \u2018Dans tous les cas, nous ne dirons plus un mot de cette question et nous prions le public de croire que nos écrits n'ont pas été inspirés par: le désir de favoriser le parti libéral mais simploment par la conviction que nous LA TRIBUNE étions dans le vrai au point de vue religieux comme sous le rapport civile ot politique.La manière dont certains libérauz nous traitent prouve que nous aurions tort do faire uniquement pour eux uno discussion dont ils uc paraisent pas beaucoup apprécier l'importance.Nous por- drions notre temps.Toutefois nous contiauerons à forcer ceux qui nous ont attaqués à être logiques et à prouver leur sincérité en abrogeant In loi qu\u2019ils trouvent si odieuse.C'est le moins que nous puissions faire, mais nous prédisons qu\u2019ils ne feront rien ct nous pourrions dico d'avance les raisons qu'ils vont donner pour s\u2019excuser do ne rien faire.Les plus violents naturellement scront les plus doux, lcs plus conciliants.Le spectacle sera amusant.\u2014\u2014 e\u2014 Les aumônes faites, cet hiver, par le séminaire de Montréal sont considérables et lui donnent droit à la reconnaissance publique.Le bois seulement qu\u2019il a dooné aux pauvres représente plus de 82,0 00.- Réformes nécessaires en faveur de la Classe ouvrière.JV, le Rédacteur, Votre numéro du 29 janvier contient un éditorial et une correspon- danco sur « la question ouvrière.» Vous mc pormettrez, j'espère, de ne pas partager en tous points votre opinion ot celle de votre correspondant « P.T., » et comme vous demandez à chacun de faire connaître sa manière de voir, je profite de votre invitatiop pour vous exposer mes vues sur ce-sujet, Tout d\u2019abord, je prendrai la liberté de vous faire remarquer que le Conseil Législatif n\u2019a eu rien à faire avec lo « Lill Turcotte, » ce bill ayant été rejeté à sa troisième lecture par ln Chambre d'assemblée, Maintenant voyons les réformes proposées.J'approuverais pleinement uno loi qui empécherait les entrepreneurs de fruatrer les vuvriers du prix de leur travail, en forgant celui qui donne un ouvrage à l\u2019entreprise à voir à ce que les ouvriers soient payés d'abord ct avant l'entrepreneur, J\u2019approuverais aussi une loi qui rendrait saisissables les salaires de tous les fonctionnaires indistinctement, Co que je veux, c'est l'égalité absolue devant la loi, et pas de privilège pour qui que co soît.On se plaint d'uno injustice, et pour |, remède, on demande à la loi la sanction d'une autre injustice, Car co serait une injustice vis-à-vis des autres classes de la société, que d'accorder les privilèges qu\u2019on demande pour l'ouvrier.Pourquoi, en effet, protèger celui- ci plus que le marchand, le commis ou l'homme de profession ?Je suppose le cas d'un jeune avocat ou notaire, qui 66 voit saisir tous ses livres, ot son amoublement de bureau ; i ou le cas d\u2019un jeuno medécin A qui l'on enlève ses livres aussi, et ses instruments et sa petite pharmacie ; eh bien! ne les Oroyer-vous pas aussi dignes do compassion que l'ouvrior à qui l'on arrache son mobilier?Ne pensez-vous pas quo la loi paraîtra aussi dure aux uns qu\u2019aux autres ?Ne pousez-vous pas que souvent cette saisie brisers la carrière des uns comme celle des autres, et qu'elle les forcera eux aussi à s\u2019expatrier?\u201d Vous lo voyez donc, M.le Redacteur, il faût pouvoir saisir chez tous ou chez personve.La loi d'ailleurs donue déjà cor- tains privilèges qui mettent l'ouvrier à l'abri do cette misère absolue dont parle votre correspondant.Vous connaissez la loi, M.le Rédacteur, mais je me pormettrai do consciller à «P.T.» la lecture des articles 566 et 557 du Code do Proeédure Civile.Il y verra quo la loi est passablement favorable aux débiteurs, Comme jo le dit plus haut, l'exemption de saisie des salaires de certains fonctionnaires, me paraît être la seule injustice dont on puisse se plaindre, et je profito de l\u2019occasion pour demander à nos législateurs de la faire disparaître immédiatement, Egalité absolue devant la loi, telle est mu doctrine, et si on la met en pratiquo, personne no pourra se plaindre.J'ai bien l'honneur d'être, M.le Kédactour, votre obl.serv, A.8.Montréal, ler février 1881.Un homme qui connaît sa philosophie et sa théologie nous communique les excellentes réflexions qui suivent relativement à un écrit publié dans lu Revue sur le libéralisme : Je suis surpris que les Rédacteurs de ln Revue parmi lesquels il y a des hommes sérieux, aient admis cette amplification, à laquelle ils ne comprennent pas un traître mot.Le titre semble indiquer que l\u2019é- erivain va nous faire connaître des personnes qui ont des principes catholiques, mais dont la conduite est libérale, Les principes ot une pratique sont des choses qui peuvent être connues, comparées et qualifiées.Les principes doivent avoir été émis par quelqu'ün, dans quelque chose, discours\u2019 ou écrits.Rien de tout cela, L'auteur tombe dans une déclamation vague \u2018contre le libéralisme, Qu'est-ce que le libéralisme : Ecoutez : « Que faut-il entendre,en effet, « leurre du libéralisme ?Est-ce \u2018antl.« que serpent de l\u2019Eden, ou lo Protée « changeant de la Fable ?Est-ce la si- « rène perfide des Anciens, ou le gé- « nie redoutable du Méphistophéles « de Goëthe, que cette mysterieuse « puissance qui c sur le monde « moderne ot semble avoir cnsorcelé v les lus beaux peuples de I'Europa ?e Libéralisme est tout cela ; « mais tout cela tellement réuni, tel- « lement fondu et confondu que sou « plus grand trait de caractère bon- « siste à n\u2019en avoir aucun ; ob voilà « pourquoi Ton hésite à se fixer sur mot auxquel il faudrait s'arrêter « pour le mieux distinguer, de\u2019 tout le « resto.» .Voilà pourquoi votre fille est muette.Vous figurez-vous un * cénfésseur dissout à son pénitent : Mon enfant vous avez commis un grand péoké.\u2014 Quel est-il, mon père ?Je veux m'en corriger.\u2014 I] est impossible de le définir, \u2014 Mais au moins pouves-vous m'indiquer en quoi il consisto ?com.moat ou quand on peut le connastro ?\u2014Quoi cela ?quellé cat la ohose à dépend des circonstances ?qi lomnie peut dépoudre des dirconstans a les circonstances férijent naître le fait, l'accessoire prodûirait Jo principal,\u201d l'accident\u201c détetibitérait l'existence de la sûbstance, © \u2014Cèls dépend dés .clréonstaïioes, ; La gridveté des péchés do vol, de ca- | \u2014\u2014\u2014 er rer EE Je no dirai pas seulement qu\u2019une parcille méthode est indigne d\u2019un hommo sérieux, qui a tant soit peu étudié-la philosophie.J'ajouterai qu'elle est anti-catholique, et cela pour deux raisons.D'abord parce que les conemis de notre religion out toujours procédé ainsi par accusations vagues, sans rien définir, ct ensuite parce qu'on donne occasion à d'autres ennomis do croire que l'Egliso catholique procède d\u2019unc manière aussi absurdo duns ges condamnations ou ses définitions.La liste des définitions dogmatiques données dans les conciles ou dans les encycliques, \u2018celle des erreurs condamnées dans ln suito des siècles, sont Jongues, mais il n\u2019est pas impossible de les parcourir: On y voit comment l\u2019Eglise a procédé, avec quelle sagesse, quelle prudence et quelle lumière.Tout cst précisé, distingué et défini, depuis In proposition formellement hérétique jusqu\u2019à celle qui n'est simplement que téméraire, El n'en peut être autrement puisqu'elle cat assistéo du St-Esprit.Comment ne pas riro, ou plutôt ne pas s'attrister quand on voit M.5, N, 0.et des docteurs de son espèce, n'ayant sucun soupçon de théologie, venir définir doctrinalement, et au nom de l\u2019église des choses dont ils avouent ue pas connaître le premier mot.Etudiez, messieurs, étudiez la philosophie d\u2019abord, la théologie ensuite.L'article de ln Revue fait penser à l'enfant qui construit des châteaux de cartes pour avoir le plaisir de les renverser.\u2014Communigné.Les- femmes de Montréal et de Québec autrefois.- Le Star » publié dernièrement des mémoires intéressants sur ce que Montréal était en 1806, II cite lu comparaison faite À cette époque par un écrivain entre les femmes de Québec et de Montréal.» Les fom- mes de Québec, dit cet écrivain, sont moins jolies quo celles de Montréal, et moins sérieuses et industrieuscs, mais plus coquettes.Une jeune qué- becquoise de dix-huit ans n\u2019est pus heureuse gi elle n\u2019a pas une vingtaine ce | de cavaliers, .Elle pusse l'avant midi à s'habillor otl\u2019après midi à regarder les gens qui.vont ct viennent afin d'avoir l\u2019occasion do flirter, Les jounes filles de Montréal au contraire B\u2019occupent de ménage, vont au marché avce lours mamans ct s'occupent toujours, quant elles se mottent aux fenêtres, à coudre ou à broder, Elles voient avec jalousie les sémillantos québecquoises se marier plus facilement qu\u2019 \u2018elles-mêmes.L'écrivain ajoute que les femmes en général nimaient beaucoup alors à s'habiller richemont, Que pon seule: ment dans les soirées mais même À la maison pour recevoir des visites, elles portaient dos toilettes de princesscs, Quand les jeunes filles faisaient In connaissauce de quelque joli garçon nouvellement ntrivé d'Éurope, lya trois choses qu\u2019elles & \u2018emprossaiont de demander : 10: S'il était marié; S'il aimait les \u2018oxundionnes ; 80.a \u2018avait l'intention \u2018de -s'én \u201cretourner marié.Bien entendu nous me prenons pas 1a résponsabilits - des opinions exprie Indes par l'auteur des\u2019 mémoires.\u2018Lies btes québecquoises ne nous pardonnorkient pos do\u2019 dive, de penser qu'il à pù y'avoir un temps où les fentes de Montréal étaient plus jolies qu \u2018elles, Nous\u2018avons assez d'en- Bemis \u2018parmol\u201d lès \u201chommes en œ mo Iment \u2018sdus noûs\u201d @ faire parti les femmes,\u201c ir NOUVELLES DIVERSES.\u2014\u2014Quaud un homme vient on ville, «ju\u2018il fait ce qu'il peut pour rapporter à la mnison tout lo nécessaire, qu'il a à peino dépensé un sou pour s'acheter une pipo et qu'il trouve en arrivant une femme de mauvaise humour qui l\u2019accable de reproches, il « raison du trouver celu désagréable.Muis quand un homme retourne chez lui avec plus de boisson dons la tête quo d'argent dons ses poches, c'est à lu femme à trouver cela désagréable.\u2014I1y a en ce moment à Niagara trois jeunes geus qui cherchent à se distinguer pour toutes sortes d'aventures et d'entreprises téméraires.Il y u quelques jours, ils se mirent dans lu tête d'aller au milieu des rapides en haut de la chute, clouer unc én- seigne sur uno pièce de bois qui est jà depuis quatre ans.La glace était prise mais elle se défait aussi promp- temcot qu'elle se formo en cotte endroit, elle est presque toujours cn mouvement ct le moindre vent la pré- cipito dous la chute.Ils parvinrent avec beaucoup de pein à se rendre auprds de la pièco de bois et y cloud.rent l'ouscigne, mais ils n'avaient pas tini, lorsque la glace commença à s'ébranler.Les spectateurs accourus sur le bord de le rivière, poussèrent un cri de stupeur, ct beaucoup dirent que les imprudents jeunes gens ne reviendraient jamais à terre.La glace sc brisait partout et s\u2019en allait en morceaux vers les chutes, on se demandait comment ils pourraient faire leur chemin.Ils ne se découragèrent pas, cependant, brisèrent leur enscigno pour s\u2019en faire deu avirons et sautant d'un morceau de glace sur l\u2019autre, ramant pour se rapprocher du rivage, ils réussirent après deux heures d'efforts extraordinaires à mettre pied sur terre.Mais ils jurd- rent qu'ils n'y retourneraient plus, \u2014On dansait, il y a quelque temps, à l'occasion d'un mariage.Pendant In dunse la mariée devint tout-à-cou pensive pendant qu'elle regardait tour à tour plusicurs des garçons qui dansaient.\u2014 Tu es bien séricuse, lui dit son mari, à quoi penses-tu donc ?\u2014Je me demande, répondit la jeune femme, lequel de mes auciens cavaliers je warierais si je dovenais veuve, \u2014 I anglais qui était parlé par 22 millions d'individus au commencement du siècle, l'est maintenant par 0 millions; lo russe par 63 millions au lieu de 30; l'allemand par 66 au lieu de 38 et le français par 46 millions au lieu de 34.Comme on le voit c\u2019est l'anglais qui tend à devenir la langue universclle, \u2014-Un américain de Rochester, M.Libley possède 40,000 arpents de torre en état de culture dans l'Illinois, 4,000 davs l'Etat de Now-York et il u en outre 400 autres terres de différentes grandeurs dans d'autres parties des États-Unis.Inutile de dire qu\u2019il est riche par millions, SECTION :Sto-OUNEGONDE.A unc assemblée de la Société St- Jean*Baptisto tonue le vingt-troisid- me jour do Janvier 1881.messicurs suivants furcot uvanimement élus.officiers do .cette Section, comme suit: \u2014 Josoph H.Doré [cr Président, C.F.Porlior, ler Vice-Présidont, Louis Bérubé, Z2ième Vice Président, F.X.Dosjardins Sécrétaire-Archiviste.J.T.Bourcier, Trésorier.H.Laverdure, Commissairo-Ordonnateur; \u2014Un volour se mariait, ily a quel ques joursa UX Etats-Unis'et promettait bien devant Dieu et dovant les hommes dene plus jamais voler.Mais helas ! l\u2019homme est faible.Etant en tour de noce, il arriva dans une ville où il eut la'plus belle chance qui lui cut jamais été offerte de yoler.D s'agissaitfd'une mule.| La tentation Tut terrible et lo.combat qui so lives dans son âme fut violent.S'il se dé- eidnit à onlever la mule, il lui fallait uitter sa femme, :S'il gardait sa femme il perdait Ia mule.Mais ses instincts de voleur'l'emportèrent sur tous les sentiments et les raisonnements, il préféra la mule à ls femme, et partit avec la première.laissant la dernière à l'hotel .IP! dans la nuit.LA TRIBUNE, \u2014Doux Américnins futigués de leurs femmes couvinrent de faire un ¢chavge.Les femmes ayant consonti, l'échange fut fait.Tout alla bien peudaut quelques tomps, tout nouveau tout beau, mais au bout d'un mois ils s'uvoudrent qu\u2019ils n\u2019étaient pas mieux qu'auparavant, ils annulèrent leur marché et reprirent leur première femme.Sur cent qui voudraient avoir un autre mari au une autre femme il y en aurait 99 qui seraient aussi désappoiutés que nos deux américains, si leurs vœux étaient exaucés.Combien do gens we fatigueut à désirer ce qui les rondrait malheureux! Combien envient le sort de gens qui se trouvent beaucoup plus malheureux qu'eux! \u2014Uno mère a fait do en fille qui était brune une blonde afin de reussir À la marier un à jeune homme qui aimait les blondes.Mais la substance dont elle s\u2019est servie pour changer la couleur des cheveux de sa fille, à provoqué chez celle-ci une maladie qui l\u2019a fait mourir quelques mois après son mariage.\u2014I1 y a quelque temps, la femme d'un pêcheur anglais rêva que le bateau dans lequel se trouvait son mari était coulé & fond par un navire et clle se réveilla en criant : \u201cRichard sauve mon enfant.\u201d L'un de see fils était à bord aveo son pdre.La wéme nuit, I'ainé do ses fils, qui vivait avec sa mére, rdva qu'il voyait son père arriver à la maison avec un costume de marin.La mère et le fils 50 racontèrent leurs rêves et co furent fort effrayés.Quelques jours lus tard ils apprirent que pendant a nuiten question, le bateau où se trouvaient le père et son fils avait été coulé à fond par un gros navire ct que tous coux qui étaient à bord étaient péris, \u2014\u2014Deux couples qui demeurent dans les Etats-Unis allèrent dernièrement se promener à la campagne, burent plus qu\u2019il ne fallait et revinrent tard Le lendemain matin on los trouva étendus sur le chemin, les deux hommes ivres-morts et lesdeux filles presque mortes ; l\u2019une avait reou une balle dans la tête et l\u2019autre plusieurs coups de couteau, \u2014A Lisbonne en 1755, un trom- blement de torre, fit périr 60,000 personnos dans l'espace do six minutes.\u2014On sait que l'éléphant a une mémoire extraordinaire ot qu\u2019il n'oublie jamais le mal qu'on lui à fuit.Un écrivaiu, qui a voysgé dans les Indes, rapporte qu\u2019un riche Anglais chez qui il passa plusiours semaines, avait un éléphant des plus intelligonts.Un Jour l'an dos hommos employés sur la propriété donna a l'élé- hant une beurrée de moutarde.\u2019éléphant no put jamais oublier colte injure, Longtomps après voyant l\u2019homme sur le bord d'un vuie- seau prufond, il le jeta dodans et le tenait au fond de l\u2019eau pour l'empéchor d'échapper, lorsque le maitre arriva à temps pour le sau- vor.Lo pauvre homme fat obligé do quitter le service du riche Anglais pour conserver aa vie, Le même auteur raconte quo cot éléphant allait à la pêche avec les enfants do son ami et qu'il péchait:lui-méme, tirait hubilement Jes poissons de l'eau ot so hâtait do faire mettre l\u2019appat à sa ligne par les enfants.Lorsque le gentleman Anglais partait pour voy ago, sa fommo et ees enfunts na.vaient à craindre ni les hommes s'installait 4 1a porte de la maison, la gardait jour et nuit et avait I'wil sur les enfants, Un jour qu'il eo promenait dans 1a campa- gnc avec les enfants sur son dos, ceuillant des \u2018fruits pour eux et les couvrant de fouilles et de fleurs, un tigre énorme arrivs en rugissant.D'éléphant plaça \u2018les enfants entre ses énormes pattes, so mit on défunse et laissant approcher la bôte féroce, lui cassa\u2018les reins d\u2019un coup de trompe, \u2014B'Homme qui'\u2019cherche en dehors de sa conscience et du devoir la règle de sa conduite et le contente- meat, s'expose à de cruels, désapoin- tements.On arrive difficilement à se | souvuinore qu'il faut agir.par devoir.ni los bôtes féroces.L'éléphant | ?Coniza, mot grue successivement latinisé et francisé, par lequel on désigne, on médecine, l'affection vul- Balrement conbue sous le nym de rhume do cerveau.C'est l'inflammation de ln membrane muqueuse (ui tapisse jes fosses nasales, La marche de In coryza est ra nide cu gonérul et ne dure quo quelques jours.Mais il arrive qu\u2019elle se prolonge parfois jusqu'à trente, qua- Tunto jours et môme beaucoup au- de-là.Sa termivuison ordinaire est ln résolution, queique la maladie soit passible de toutes celles propres aux mombranes muqueuses, savoir: lu suppuration, l\u2019ulcération, ln gangrène, et la dégénérescence larducée ou cuncéreuse.Les polypos des fosses vasales sont toujours le résultats d'un coryza chronique.Lo ealarrhe, dont tunt de personnes souffrent, provient toujours d\u2019un rhume de cerveau négligé.Il est douc absolument Important d'opposer au coryza, un traitement prompt et énergique, Le remède le plus efficace est sans contredit la Poudre Coryzine, Cette poudre se prise comme le tabac ct ne cause ni éternuements, bi irritations d'aucune sorto.Elle enlève immédia- toment l\u2019acuité du mal, rétablit la liberté de la respiration et prévient le rhume do poitrine, suite naturelle du coryza.La Poudre Coryzine est en vente au prix de 25cts, la boîte chez MM.Laviolette et Nelson et dans toutes les autres bonues pharmacies, \u2014M.Charles Meunier, le populaire épicier du coin des rucs St-Domini- que et Vitré, transporte son magasin au coin de la Côte St-Lambert et de la ruo Craig où il tient depuis un an l\u2019un des meilleurs étaux de bouchers de la Ville.Les effets et les viandes vendus par M.Meunier sont toujours do première qualité; il n\u2019y a qu'une opinion à ce sujet, ses nom- breuscs pratiques admetteut qu'il est impossible d'être micux servi.Nous conscillons au public de visiter le coin de la Côte St-Lambert ct la rue Craig.PROVINCE DE QUEBEC.CHAMBRE DU PARLEMENT BILLS PRIVÉS, LES personnes qui se proposent de s'adresser à la LÉGISLATURE de la Province de Québec pour obtenir la passation de BILLS PRIVES ou LOCAUX, portant concession de privilèges exclusifs'ou de pouvoirs de Corporation pour les fins commerciales ou autres ou avant pour but de régler des arpentages ou «léfinir des limites, où de faire toute chose qui aurait l\u2019effut de compromettre les droits d'autres parties, sont par les présentes notifiée que, par les rèdies du Conseil Législatif et de l'Assemblés Législative respectlvement [les- uelles règles sont publiées au lon dans la * Gazette Officielle de Québec, elles sont requises d\u2019en donner UN MOIS D'AVIS (spécifilant clairement et distinctement la nature et l\u2019objet de la dite demando), dans lu * Gazette Officialle de Québec,\" en anglais et en fran- cals, et aussi dans un journal anglais et dans un journal français publiés dans le district concerné, et de remplir les formalités qui y sont mentionnées, Le remier et ledernier de tels avis devant tro envoyés au Bureau des Bills Privés de chaque Chambre Et touts personne qui fera application, devra, sous une semaine de \u2018apparition de la première publication de tel avis dans la \u201c Gazotte Officielle, adresser une co- ie de son bili, avec la somme de cent jastres, au Groffler du Comité des Bills rivés., Toutes pétitions pour Bills Privés doivent être présentées dans Jés + deux premières semaines \u2018\u2019 de la session.L.DELORME, Greffier de l'Ass.Lég.Québec, 24 janvier 1881.Maroier, Beausoleil & Martineau oo.Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES Montréal.N.B.\u2014M, Mercier donnera une at- teution spéciale aux affaires criminelles, \u2026 HON, HONORE MERCIER, Ex.Solliclteur Général, Dépuld de St- 1 Te Hyacinthe, \u201c1 CLEOPHAS BRAUSOLETL, Autres Bradie-Otholl.Province de Québec, district de Montréal, dans la Cour de Circuit pour le district de mont réal, Le huitième jour de Pévrir mil hui cent quatre-viugt-un.Prés nt l'Hon Juge Laframboise.Eusèbe Tougas, commis voyageur de la Cité de Montréal, dit district vs De uandeur Médard Tougas, cl-dovant de la dit cité du montréal, et maintenunt absen- du la Province de Québec et de lu Puis sance du Canada, Défondoresse Il est ordonné sur la motion du Demandeur par son avocat M.J.C.LaRi.vière, écuier, en autant (u'll appert par fe rapport do Ephrem Latour, un des huissiers de lu Cour Supérieure du Bu: Cunads exerçant dans le disteict de Montréal écrit sur le Bref de Sommation émané on colte cause, que le Défundeur a Jaissé son dorciciie et qu\u2019il est absent de la Province de Québec, et de la Puissance du Canada; que le dit Défendeur soit par un avertissoment a être doux fois inséré en langue fran.caise dans le papier-nouvelles de cette Cité appalé + La Tribune ® et deux fois en langue anglaise dans le papler nouvelles du cette cité appelé \u2018The Post notifié de coimprraitre devant celte Cour et là de répondre à la demando du dit Demandeur sous deux mois uprès la dernière insertion de tel avertissement et sur le défaut du dit Défendeur de comparaltre et de répondre à telle de- manie dans le délai susilit ; il sera permis au dit Demandeur de procéder à le preuve et dugement comme dans une cause par défuut, (Par la Cour.) CHS.BONACINA, Député P.CS.Montréa: 12 Février 1881 2ins Grodit Foncier Franco-Canadion, Capital - - $5,000,000 Président, 'honorable F, Duclerc, Sbnateur (Paris) Vico-Prés, l\u2019hon, J.A.Chapleau, Bureau provisoire à Montréal : EdlAce de la Banque Molsou 117 rne Salut Pierre La Société fait des prêts hy pothécai- res à long terme avec amortissement et à court terme sans amortissement, * Intérêt à six pour cent.Pour renseignements s'adresser au dirscteur E, J.BARBEAU, montréal 12 Février 1881 QUARTIER OUEST.Réquisition à JOHN C, McLAREN, Ber ontréal, Monsieur, Les soussig nés électeurs de Ja division Ouest de cette citd, vil la vacance que la candidature de M.Nelson-à la mairie va créer dans la représentation de ce quartier, sont heureux de vous prier du vouloir bien laisser poser votre candidature pour remplir cutle vacance.lls sont convaincus que l'expérience et la connaissance des affairas de lo cité que vous avez acquises pendant letemps que vous avez occupé un siège dans le Conseil, vous permettront de rendre de grands services au public et aux électeurs de ce quartier en particulier, si vous vouliez bien consentir de nouveau à être réélu.; Dans le cas où vous accepteriez la candidature que nous vous offrons nous nous engaguons non seulement à vous donner nos votes mais à faire tous nos efforts pour assurer votre réélection, Kingan & McBurney, J.Fairbain, J Mc8hane, jr,\u2019 Alex.McGibbon, Wm, Clendinneng, Geo, Barry, Chas.J.Baird Wm, Sache, F.W.Henshaw, James Brown & Bro W, A.Merry, W Mc¢Dunnougb, M.C, Mullarky, R.'MeShane, Chas.Proctor, W, D.Stroud, Chas Stevenson, John McLean & Co, C, C.Snowdon & Co, Thos H.Hodgson, A, Shannon, Wm Short, 8; B, Heward, 8, A: Vaillancourt, B.S, M.Constant & Co., A.J.) Pell, T.Giroux, W.Ackerman, L \"Morin, T.Allard, N.A, Demers, V, Lenoir & Cie, 8.Goltman, A.Lamontagne Cyrille Forget, J-Bte Augé, Joseph Forvier, F, Charlebuls, F.Léonard, J.A & Lord; W, J, McNiece, M/\u2018Douglas, Drake de Ramsay.& Cie, et trois cents autres.à Messieurs, \u2014En réponse à la réquisition qui m'est présentée par un si grand nombre d'électeurs du quartier Quest, je consens à me, porter candidat pour vous représenter atConsell de Ville, a la place de M.l\u2019échevin Nelson qui se.retire.Je promets de faire tont en mon pouvoir pour servir les Intérêts de la cité et travailler à sa prospérité.\u2026.\u2026 \u2026.Jesuie, messieurs, | PAUL GC: MANTINEAU | * k&L i .Big rds humble, \u2026: \u201c9e; MoLAREN Stevenson, A.8.Compains, Johnson | #4 _ AP \u2018 AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le soussigné es-nom et en sa qualité de tuteur de 8.Filgate, a été par un jugement de la Cour Supérieure, à Montréal, rendu le dix-neuf de Janvier courant, nommé héritier bénéficiaire de fou James Alexander Filgate, on son vivant Capitaine de Bateau, de lu cité de Montréal, 8, FILGATE Montréal 24 Janvier 1881, \u2018 L'ANCIEN MOULIN L.CHARBONNEAU Nos 10 & 12 RUE SAINT CHARLES\u2019 BORROMEE Près de la rue Craig.MM J.Bte Mantha & Cie, donnent avis que leur établissement est maintenant à subir de grandes réparations et additions et qu\u2019il sera en opération dans doux ou trois ~emaines.Les machines seront tout ce qu\u2019il y u de plus amélioré et le personnel des mieux choisi.Ils y ajoutent une grande boutique pour lu manufactures du toules sors de menuiseries, telles que portes, chassis, por tiques, lucarnes, etc.La chaullerie sera spacieuse et sur Jo système le plus atué- Itoru possible.J.B.Mantha, Gérant de l'établisse- mont.T.Préfontaine, pour les finances (sa soule piece d'uffuires privées à Mon- Montréal 5 Février 1881, an\u20141 VICTORIA WIRE; WORKS.A.DECARIE & Cie.568 & 570 RUE ORAIG, MONTREAL, Manufacturiers de toile en fil do cuivre et de fur pour les moulins à battre, ainsi que pour les moulins à papler, aussi de toile de fil d'acier pour les locomotives qui brülent du charbon ainsi que tissus croisé en {ll du fer pour celles brulant le buis.Ces articles ont donné complète satisfaction au Grand Tronc et à toutes fes autres compagnies de chemins de fur qui les ont employés.Toutes especes d'ouvrages en fll de fur exécutées avec promptitude, Montréal 11 Déc 1880 AVIS Cette semaine nous avons fait notre inventaire eL nous avons tous mis do côté les marchandises que nous voulions sscrifier.En venant nous voir à commencer de Lundi Janvier ie 17 vous achetersz des marchandises presque pourrien telles que : Habillements d'enfants et hommes, Pardessus pour Hommes et Enfants.Chemises de toutes sortes.Mouchoirs de toutes sortes, Gants de toutes sortes.Cravattes de toutes sortes.Corps et Calecons de toutes sortes.Nos Pantalons encoré en mains lis vous avez de quoi choisir, Beaucoup de ces marchandises-lu sont marquées à moitié prix coûtant, Venez nous voir et vous serez oon- one LA.BEAUVAIS, No.190, RUE ST.JOSEPH montréal, 23 Act.1880.aa\u20141 R.MACKENZIE Importateur et marchand de matériel en fer pour les chemins de for ot les bateaux-à-vapeur Se 89 RUE ST-SULPICE 89 MONTREAL cturier d'articles en fer et en Mana lee et d'un métal appèlé _+¢ Star Metal bearings.\" \u2014 AGENCES : \u2014 Nashua Iron and Steel Company, Forgings for Railroads and Srcamboas ke & Buddenberg, New York Engle Sealer and manufacturers of Patent Steam Hydraulic Vacuum Gauges, Revolution Counters, Indicators, &c.n Wilkes & Sons, Burdésley Metal Tube Works, Birmingham, Manufsoturers of the Patent Seamless Copper Tubleg, Copper and Brass Wire, &c.\" Demoor, Belglom, Traversing Homer ifing Jacks, al) kinds of.Bydraulic machinery, Weston's Differ~ ential Pulley Blocks, do.ih 6 Moncrie, North Britlsh- Glass Te tors, Cale rated Gauge Glasses.Lister's Patent Locomotive Fire Grate, rover*s Patent Holdfast Washers, for Grating the Nuts of Fish Bolts, Bolts for Bridge Work machinery, Engines, fm Rolling Stock, &e.\u2018 néresl 20 novembre 1860.\" FEUILLETON D2 i LÀ TRIBUNE © Madolon, \u201cpour mottre fin à sos Mademoiselle de Soudéri.(Suite.) Vous savez, mademoisolle, comment mes efforts pour vuus échouèrent.Jo ne rononçai copendant pus à l'espoir de mioux \u2018réussir uno autre fois.Mais soudain Cardillac perdit toute sa gaioté : il orrait tristoment do côté ot d'autre, s'arrétant tout à coup, l'œil hagard, murmurait dos paroles inintelligibles, agitait les bras comme pour éloigner un onnomi.Brof, son esprit était troublé par do méchantes pensées.Un jour qu'il avait passé plusiours heures dans cetto agitation, il s\u2019assit enfin à sa table de travail, so lova d'un air chagrin, rogarda par la fendtro, ot dit d\u2019une voix triste ot sourdo: \u201cJe voudrais pourtant qu\u2019Honriotto d\u2019 Angleterre ofit porté mes diamants ! \" \u201cCes puroles m'épouvantèrent.Jo vis qu'il était do nouveau poursuivi par l\u2019imago des spoctros, que lu voix do Satan retontissnit à son oreille.Jo vis votro oxistonce monacéo par cot affreux scélérat, mais quo vous soriez sauvéo s\u2019il rontrait on possossion de ces diamants.À chaque instant le péril augmontait.Jo vous roncontrai sur lo Pont Neuf; je me frayai un passago jusqu\u2019à votre carosse, je vous jetai co billet, par lequol je vous coujurais de faire rendre les piorreries à Cardillac.On no les rapporta pas lo lendomain.J\u2019éprou vai un vrai désespoir ; Cardillac no parlait plus quo do la précieu- so paruro qu\u2019il avait vue toute In nuit dovant ses youx.Jo pensai que cotto parure était la vôtre, et Jo fus convaincu qu'il méditait un nouveau mourtre et qu'il dovait l\u2019oxécuter cetto nuit méme, Il fallait vous sauver, dût Cardillac y pordre la vio.Dés qu'il so fut, selon si coutumo, onformé après la prière du soir, je doscondis par uno fondtre dans la cour; et, passant par l\u2019onverture do ls muraille j'allai me cacher non loin de là, dans une profonde obscurité.Peu do moments après, Cardillac arrive et 60 glisse lo long des \u2018maisons, jo le suis, il se dirigo vors la rue Saint-Honoré ; mon cœur tromble.Tout À \u2018edup° il disparait.Je veux aller.me placer aur la porte de votre demouro ; alors, comme dans In nuit oll le hasard m'avait rendu témoin d\u2019an assassinat do-Car- dillac, un officier passo on chantant sans m'apercevoir.Au mome instant, une; longue âgnre noire s\u2019élance sur lui : c\u2019est Cardillac.Jo veux ompôcher co meurtre; jo pousse \u2018un cri, on trois bonds je suis près de l'assassin.Co n\u2019est pas l\u2019offivier, c\u2019est Cardillac qui tomiblé sur lo pavé ay ayoc un lugubre g bmfssoment.es ocior jotte aon, | poigoard; tira: Pépéo dusfonrreau ot'se met on gatde, supposant que je.venais secondor le., meurtrior; puis\u2018il s'éloigne à la hâte, on'vo- yaut'que je \u2018m'approche du mou- 16 pour:lui porter secours.Car, di jac vivait: encore.Après avoir rétnassé l'arme\u201d que l'officier avait Jaissé.tomber, : je-le pronds sur.mos épaules, ot jo l'emporte péni- bloment dans l'atelier, en entrant | 8 pir Jo \u2018passiige.moardt.Le ) Testo; vous lo savez ; ot: vous voyez, ma domoisolle, mon soul crime ost de n'avoir pas dénoncé \u2018lo père*e! »|quelquos rumours.forfaits Mes mains n'ont point trempé dans lo sang, ot nulle torture no me fora révéler les crimes de Cardillac.Je ne veux point offensor la Providence, en découvrant les scélératesses qu'elle a voilées aux youx de cotte vor- tuouso joune fille ; je ne voux point par suite do mes avoux, que l'horreur du passé rotombe sur ollo ; jo no veux point quo la justice humaine enlève lo cadavre de son pèro à la tombe, ot que le bourreau imprime uno marque ignominieuse sur sos ossoments desséchés.Non ! cello quo j'aime pleu- rora son père innocent ; los annéos adouciront an doulour ; mais lo dé- sospoir que causeraient les atrocités de Cardillac serait étornel.\u201d Olivier so tut; un torrent do larmes tombait de ses youx ; il se jota aux piods do madomoiselle de Soudéri en s'écriant : Vous êtes convaincue do mon innocence! Oh! sans doute ! Maintenant, prenez pitié do moi; dites-moi ce qu'est deveoue Madelon?.Mademoiselle de Scudéri appela la Martinière, et quolques instants après, Madelon se jetait dans los bras d'Olivier.\u201cTout ost biou, s\u2019écriu-t-cllo, puisque te voilà! Je savais quo cette noble dame te sauverait.\u201d Orivior,en l'écoutant, oubliait son sort, sos dangers ; il était libre et houroux.Tous doux sc plaigniront tendrement de ce qu'il avaient souffert, et ils s\u2019embrassaiont do nouveau ot pleuraiont de joie.Si madomoisello de Scudéri n'avait pas déjà été convaincuo de l'innocence d'Olivier, elle n'oût plus conservé aucun doute on contemplant le joune couple, on los voyant tous doux oublior, dans l& félicité do leur amour, le monde et lour infortune, et leur douleur inonïe.\u201cAh! s\u2019écria-t-elle, un cœur pur est soul capable d\u2019éprouver une telle émotion ! \"\u201d Les rayons du matin pénétraient a travers los fonétres, Desgrais frappa légèromont à la porte de la chambre, ot dit qu\u2019il était tomps d'ommonor Brisson; plus tard, on ne pourrait le fairo sans exciter Los doux amants se séparèrent.OHAPITRE VL Les \u2018sombres pressentiments qui-s\u2019étaieat'emparés de mademoiselle de Soudéri, dès lo jour où Olivier était entré pour la pro- mière fois dans sa maison, venaient de se réalisér d\u2019une terri- blo manière.Elle.yoyait lo fils de sa chère Anno enveloppé, tout innocent qu'il fût, dans une tolle accusation, qu'il \u2018était prosque impossible de l\u2019arracher à une mort ignominieuse, Elle était touchée de l\u2019héroïque résolution du joune homme, qui aimait mieux succomber que do révéler un scores dong l'éclat ferait monrir- Madelon.- \"Elle ne concovait, avoun moyen |! d'arracher ce malheureux -À Ja cour de \u2018justice, et cependant elle était bien déterminée à ne reculer devant aucun sacrifice pour prévenir l'iniquité -révoltante que l'on était sur le point.de commettre.Elle forgenit mille plans, paille d dessoins avontureux, ot los réjetait Tan après l'autre.De plus\u2019: on plus tout rayon d'espérance s'épanoulssait À ses yeux, ot olle\u2019 ne savait à quelle idée recourir.Mais la confiance enfantine \u2018tendre, de Madelon ; l'enthousias- m0 vod: \u201816quiel elle parlait-de son LA 'ÉRIBUNE t bien-aimé, qu\u2019elle derait bientôt revoir affranchi de toute\u201caccusation ot embrasser comme son | époux, relevaient lo courage abattu de madomoisolle do Scuderi, et lui rendaient nes promières ré- | golutions.Pour commencer son œuvre généreuse, cllo écrivit à la Roynie | uno longue lottre, où ollo disait | quo Brusson lui avait prouvé son innocenso de la manière la plus évidonte, et quo la noble résolution d'emporter au tomboau un | secret dont la découverte porterait un coup mortel à l'innocence et à la vortu même, était lo soul | motif qui l\u2019ompéchät de dévoiler | au tribunal des faits qui le justifieraient non-souloment de la mort de Cardillac\u2018 mais du soupçon d'avoir été affilié À uno bande brigands, Tout ce que penvent faire! un zélo ardont ct une parole 6lo- | quonte, mudemoisolle de Scudéri l'employa pour toucher le cœur: endurci de la Reynie.Quelques | instants après, le présidont répou- | dit qu\u2019il.se réjouissait sincére- mont d'apprendre qu'Olivior so fut si bien justifié aux yeux de sa digne protectrice, Quand à l\u2019héroïque résolution qu\u2019il avait prise d'emporter dans ls tombo un sccret relatif à l\u2019assassinat de Cardil ao, il regrettait vivement que la chambre ardonte n'oût aucun respect pour un tol\u2018héroïsme ; que son dovoir l'obligbait, au contraire à vaincre, par les moyons les plus! décisifs, les résolutions d'Olivier.Il espérait être dans trois jours en possession do ce secret merveil- lioux qui produirait sans doute des miracles au grand jour.| Mademoiselle de - Scudéri ne savait que trop de quêls \u2018moyens la Reynie comptait se servir pour vaincre les résolutions de Brusson, Elle voyait le malheureux condamné à la torture.Dans sa fray- our, l'idéo lui vint de consalter un hommo de droit, pour obtenir &u moins quelque délai: Piérre- : Armand d'Andilly etait alors lo! plus célèbre avocat do Paris : sa probité et sa vertu égalaient sa science profonde ot sa vaste in- tolligonce.Mademoisolle do Soudéri alla le trouver, et lui dit tout se qu'elle pouvait lui dire sans toucher au secret do Brusson, Blle ponsait.quo .d\u2019 Andily ' allait|: prenre avec ardeor la cause de l'innocent; mais s0s espérances furent amèrement tirompées, Après l\u2019avoir écoutéo nttotive- mont, li lui répondit on souriant par ce vers do Boileau: \u201d Lo vrai pout quelquefois n'être pas vraisemblable.\u2019, | I démontra à madomoiselle de! Scudéri que les présomptions les mieux fondéos - -possaiont sur Olivier; quo la conduite do la Reynie, dans cotte circonstance, n'était ni ruelle ni prédipitéo, mais très- légale, ot qu\u2019il ne pourait : agir au- xement sans manquer À ses devoirs de juge.D'Andiliy nÊ,espé- Tait pas sauver, par la défonse la L'accusé pouvait seul l'éviter, soit par un.aveu ;sincèro do son crime, soit pariun \u201crécit très-oir- constancié dela mort de Cardilac, lequel rédit! pourrait pout-être offrir un nouveau moyen do de- fonso.Eh bien, #'{l;en est ainsi, s'écrin mademoiselle dé Scuderi, hors d\u2019elle-mème, et d'une voix'étoufféo, jirai me joter aux.pieds-du:rôi et |: plus habile, Olivier de la torture.| POUDBE CORYZINE LE LAVIOLETTE ET NELSON, MONTREAL.Pour la guérison rapide du Rhume de cerveau, Cette poudre enlève immédiatement l'acuité du mal, rend la liberté de la respiration et prévient le rhume de poitrine, suite naturelle du coryza, On aspire cette poudre par le nez comme du tabac; ello agit sans provoquer ni éternuemonts, ni irritations d\u2019aucune sorte, DIRECTIONS.Cinq à six prises aspirées fortement à cinq minutes d'intervalle, et ensuite une prise toutes les heures jusqu\u2019à guérison.Prix : 25 cts, la boîte.23 octobre 1880.aa\u2014l 1880.ÉTABLISSEMENT DE T.CREVIER.FONDERIE STE.MARIE.Manufacture considérable de |POELES, FOURNAISES, POBLES DB CUISINE 8?DB PASSAGE.© | FOURNAISES LES PLUS MODERNES A AIR R CHAUD.\u201c| Cou ERTURES DE MAISON EN TOLE GALVANISEE ET EN FERBLANC.Ustensiles de Ménage et Ouvrages de toutes sortes en ferblane.B@7- L'établissement est connu pour Ia soi lidité ct la bonne qualité de ses produits.FONDERIE aux Nos.95, 97 et 99, Rue Craig.MAGASIN ct BUREAUX : 539, Rue Craig.23 Octobre 1880.fm\u20141 O.DEBLOIS & CIE, Fabricants de DALLES, DALLOTS ET CORNICHES EN TOLE GALVANISÉE Couvertures en Ardoise et au tres Metaux, etc.\"OUVRAGES EN PLOMB, GAZ ET FOURNAISES.OBNEMENTS EN TOLB OALVANISÉE, \u2018Bureau : 280 Rue St.Laurent : ATELIER: 207, : Rue St-Charles Borromée, MONTREAL.Montréal 23 Oct.1880.fn, TRENTE ANNEES DE SUOCES, PRESCRIPTION DU DU, \u2018|8 chs., vendu en boîte DR.NELSON ns FILS DE: LA \u2018LIBERTÉ ; 1837-38.CL.DUQUETTE Peintre de Maisons et d'Enseignes, Décorateur et Imitatour en tout genre, 272, RUE ST-JOSEPH, Montréal.Montréal 20 jan, 1881, cu UNE INDUSTRIE NATIONALE.VIGNOBLE BEASCONFIELD \u2014 Reisin Canadien cultivé à Beasconfold (Pointe-Glaire) près de Montréal, Produit canadien incomparable.Les commencementsremarquables d'une industrie qui a fait la fortune de la France.Expériences fulles par des containes de personnes de la culture de la Vigne Beasconfleld.RAISIN BEASCONFIELD Demandé partout.Visites au Vignoble Beasconfleld sollicitées par les propriétaires, mit.Menzies & Cie,, élaut toujours heureux de faire voir les résultats extraordinaires qu'ils ont obtenus, et de donner tous les rensel- gnements désirés.Il y a toujours quel- u'un sur les lieux pour recevoir les visi urs.S'adrosser par lettre a MM, MENZIES & CIE, Vignoble Buasconfield BEASCO NFIELD ( Pointe Claire .Au bureau à Montréal, No.15 rue Ste.Thérèsemontréal 23 Oct, 1880, aa\u2014l TABACS! 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No: Livre de J'Etève, «Clère: année) de dz $ 5 du Maitre, \u201c de vibre, 3me ! \u201c A Sad - ei du Mal Ex 2,10 Montréal 3 octobre i 1880 Geoffrion,-Binfrek, Larivletto & Doris © \u201cAVOOATS, |! 24, ROBST.TAOQUES) au-déerus-de 1a Banque Ville-Marie, montréal, 28 Oct.1880, val vends + "]
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