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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 6 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-08-06, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I.\u2014No 42.MONTRÉAL, SAMEDI 6 AOUT 1881.Lr No.2 Cents.JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.\u2014\u2014__ W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Parait tous los samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.Uni AM .\u20260vocs covscosss consommer co 0006 Six mols.ve sesssensans sourcues + Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR LA TRIBUNE MonTREAL, 6 Aour 1881, ye \u2014t Les patriotes de 1837-38 (Suite) Tis étaient à coup sûr, de toute la colouie, les hommes les plus capables et les plus entendus dans ce genre de travail; mais le fait est que, en conséquence du trop graud nombre de bras inocoupés et do l'épuissement du capital, toutes les industries tom buient les unes après les autres duns l'épuisement.Deux de nos anciens compagnons du chantier, MM.J, M, Thibort et F.X.Touchette, qui avaient amassé quelqu'argent, me proposèrent de me joindre à eux dans l'exécution d'un projet d'établissement qu\u2019ils avaient formé, sur des conseils ct des renseignements qu'on leur avait donnés, Mes deux amis, dont le premier était cultivateur et l\u2019autre forgeron, s'offraient À fournir le petit capital nécessaire au départ et n\u2019exigenient de moi que la mise au service de la société de mes connaissances dans les affaires.À douze milles de Sydney, sur le chemin alors le plus fréquenté de la colonie, il y avait un commencement do village qu\u2019on avait déjà baptisé du nom de Jrish-town, bien que cotto ville irlandaize ne se composfit encore que do deux auberges et de trois cabanes de colons : ce fut là que nous plagimes le siége de nos affaires.Notre exploitation était imaginée dans la ponsée de so faire des oha- lands des voyageurs pnssant par le chemin, et pour cola nous vonlions avoir à leur offrir les choses dont ils devaient souvent avoir besoin sur la route: l'établissement devait se composer d'un petit magasin de provisions de bouche ct d'articles d\u2019épicerie, d'une boulangerie et d'une boutique do forgeron.Ceux qui, dans notre pays, ont eu l'occasion de rendro visite à dos établissements do colonisation nou- venux et éloignés des centres ou des villages de quelqu'importance, ont, sans doute, remarqué quelquefois exposés aux potites fenêtres d'une cabane de colon quelques torqueties de tabac, des pipes, dea fioles renfer- mant du poivre, de la canclle, des muscades, des bâtons de sucre à ln erêmo pour les enfants, etc, ete, ceux là peuvent se faire une idée exacte doln maison de commerce qu'allaient fonder, au moment dont Je parle, leurs trois compatriotes, dans la colonie encore récente alors de la Nouvelle-Galle-du-Sud, Le bois n\u2019était pas loin de la ville d\u2019 Irish-town, aussi n\u2019eâmes nous pas de peine à trouver les mutériaux de notre établissement.Do grands éclats, ou cales de bois furent par nous préparées; puis nous lev@mes des écorces d'arbres: le tout fut traîné au site de notre future exploitation par un pacifique bœuf de travail loné pour l\u2019occasion.Six jours après.notre arrivée, trois édifices, une magasin d'épiceries,une bou- langorie et uno forge, venaient s'ajouter À ceux dout Jfrish-town s\u2019énorgueuillissait déjà.Notre four, construit de terre glaise à la façon canadienne, qui est ln meilleure, nous avons eu l'occasion de le constater, s'élevait tout pres de la case ou Dous nous proposions do pétrir nos pâtes ct de led faire lever.= La construction de ce four fut, pour beaucoup de colons qui passaient par le chemin, un objet de curioské extraordinaire qui nous valut l\u2019effet d\u2019une bonne réclame, I! fallait voir les remarques dont cetto construction était l\u2019objet de la part de ceux qui, en grand nombre, s\u2019arrêtaient pour nous voir travniller.Co qui les intrigua surtout, co fut le cintro do bois sur lequel nous bâtissions la voute do terre du four.C'était une véritable étude do l'esprit humain, quo celle à laquelle donnaient lieu les conversations de nos visiteurs.Quelques-uns avaient le bon sens et le bon goût d'avouer qu'ils n'y comprenaient rien, ot de demander des explications que nous leur donnions avec plaisir, mais en les priant de n'en rien diro aux autres nfin de nous amuser des ro marques de chasun ; d'autres, qui no comprenaient pas du tout co quo nous faisions, se posniont cependant en connaisseurs et, Fans donnor la moin- dro explication bien entendu, disaiont que c'était facilo à comprendre ; d'autres enfin, avec cette suffisance grossière qu'on connait, disaient : \u2014«ces canadiens sont donc bien « bêtes que de s'imaginor qu'ils vont « pouvoir chauffer ce four sans brûler « le bois de sa charpento et, par con.« séquent, sans le faire écrouler.» En un mot, tous les dégrés de la sagesso et de In folie humaine se laissaient voir, dans les appréciations que suggéraié la vue d'un simple four do terro en construction.La circonstance donna lien à l\u2019exhibition d'infiniment plus de pitoyable éducation et do sot orgueil, que de sago réticence ot d'liumble recherche, apanages de l'honnête scns-commun et d'une bonne éducation domestique.La curiosité de voir chauffer notre-four, puis de manger du-bon pain de ménage qu\u2019on y faisait caire, nous attira tout d'abord une assez bonne clientello, et nous nous mo- (quions de bon cœur des gros sots qui s'imaginaient quo nous nous proposions de faire du pain dans un four de bois, Ce fut un compatriote qui vint nous initier aux travaux de boulangerie ct mon compagnon, M, Thibert, fit un apprentissage de deux jours, qui lui suflit pour apprendre à confectionner du puin supérieur à toutes les gnlettes de colous.Au fait la bou- langorie était Ia seule chose qui nous rénumérait un peu ; le magasin faisait peu de chose et la forge à peu près rien: aussi, après un mois d'essai, notre camarade, M, Touchette, qui tenait À exercer ron métier de forgeron, nous quitta pour aller se fixer A cinq milles plus loin où il fit mieux son affaire.Cotte séparation était dans l\u2019intérêt de tous: notre ami put gagner su vio daus son nouvel établissement et nous restimes À partager, entre deux, toutes les sources de rovenu que pouvait fournir notre petit négoce.Nos profits n\u2019étaient pas énormes; mais ils suffisnient à notre nourriture ot à notro entretien, et nous vivions tranquilles et dans une liborté à peu prés absolue, au point que nous nous serions presque crus libres dans une terre étrangère, n\u2019eut été l\u2019obligation d'aller nous présenter une fois le mois au bureau des affranchis-surveillés Notre vie paisible d'Zrisk-town ne fut signalée par aucun incident remarquable, à uno exception près.Mon compagnon et moi, je crois pouvoir le dire sans nous vanter, formions à la fois, l'aristocratie de ln naissanco, l'aristocratie de l\u2019intelligence et l'aristocratie de l'argent de In ville que nous habitions; quand nux titres ct aux parchemins, je crois que nous étions tous de niveau sur les Régistres de l'Empire, condamnés portant un ticket of leave.Nous passions pour avoir quelqu'argent ct couchions, mon compagnon dans la boulnngerie et moi dans le magasin, deux édifices peu vastes ct contigus.Par une nuit sombre, je fus éveillé par un bruit étrange, quo je soupçonnai de suite être causé par dos volcurs; je m'élauçai hors de mon lit, en appelant À plein gosier mon compagnon, ce qui mit en fuite les voleurs, enr c'en étaient.Il était tomps, puisque nous trouvfimes le coffra qui contenait nos hardes ct le petit avoir de notre commerce, sur le seuil de la porte, où les brigands l'avaient abandonné.Ainsi prit fin un incident qui nurait pu être pour nous un petit désastre, si non un malhour plus grand ; car, dans un pays comme celui-là, les violations do domicile sont très souvent accompa- gnécs ou suivies d'offasion de sang, XXIII LES PREMIERS PARDONS RT LES PRE- MiERS RETOURS, Il y avait près d\u2019un an que nous labitions /rish-toin, lorsqu'arriva la nouvelle que deux de nos compagnons d'exil, MM.Charles uot ct Louis Pinsonneault, avaient été graciés.C'était tout un événement pour les exilés canndions, tous épars davs Sydney et ses environs: c'était pour chacun de nous le présage ct un avant gout de la fin de son exil, un commencement d'accomplisse- meut des vœux cb des promesses de nos amis du Canada, ot de ln prédie- tion du brave officier que nous avions rencontré à Hobart-town.Æn upprenant cetto nouvelle, je partis aussitôt pour aller voir mon ami M.Huot, afin d\u2019être plus certain do l'exactitude du rapporl qu'on nous avait fait.M.Iuot demeurait dans le voisinage immé- dint de Sydney; il était chez lui et il me montra le parchemin qu\u2019il avait reçu.Jo ting longtemps dans wos mains cette pièce, ct je relus plusieurs fois cotte formule qui rend la liberté aux condamnés.La joic, que causait à M.ITuot ce pardon tant désiré, était singulièrement tempérée, dans le moment, par une tristosse dont je n'eus pas de pcine àdeviner la cause.Mon respectable ami n'avait pus les moyens suffisants pour profiter de co pardon ct payer les Frais de son retour au pays! Etre libre était peu de chosc pour nous à moins de retour au pays; car ofclaves ou libres, condamnés ou absous, la Nouvelle-Galle- du-Sud et toute autre terre que celle du Canada étaient pour nous l'exil.Tout le monde ne sait peut être pas quo nous climes, presque tous les cxilés aux terres australes, à pourvoir nous mêmes à nos frais de retour jusqu\u2019en Angleterre.Les généreuses souscriptions, fuites dans nos campagnes ct dans nos villes, pour subvonir aux dépenses de notro voyage furent déposées en Angleterre, ct il nous fallut nous y rendre pour pouvoir obtenir des secours sur ce fonds, qui cut été, cependant, suffisant pour noliser un grand ot bon navire, muni de toutes choses nécessaires, pour nous ramenor tous de Sydnoy À Québoc.Ce fut pour la plupart d\u2019entre nous vne source d\u2019anxiété, do déboires, de retards et d'efforts incroyables.Après avoir félicité mon bon vieil ami do son bonheur, et l'avoir consolé de sa tristesse, en lui faisant espérer do la Providence los moyens de regagner la patric, jo ropris lo chemin d'/rish-loion, toulant dans ma têto des pensées d'espoir ct de doute sur notre avenir, à nous qui n'étions pas, en apparenco, inclus dans co premier acte do pardon.Pourquoi cetto différenco, me deman- dnis-jo?Aurait-on pris la détermination de borner là la clémence?Enfin, je mo faisnis À moi-même toutes sortes do questions que le lec- tour peut facilement imaginer, par induction, de l\u2019exposé do la circonstance, A Continuer, Quel mal la coulition-aurait done fait au Courrier de Montréal pour qu'il en parlo avce taui d\u2019ironie et qu'il injurie cenx qui ont essayé do la faire.Est-ce qu'il ne comprend pas que ses injures retombent nutant sur lu tête des conservatours qui ont travaillé à cotte coalition que sur celle des libéraux ?Si c\u2019est un crime pour les uns c\u2019est un aussi grand crime pour les autres.À tous moments on déplore nos divisions, et quand quelqu'un ossaie de les fairo disparaître on #0 moque do lui! Fst-co logique et raisonnable Ÿ Nous pourrions bien dire pourquoi le Courrier montre tant do mauvaise humeur, mais à quoi bon ?Les jeunes gens qui rédigent co jourval ont tort de prendre un ton aussi impertinent Gt de s\u2019exposer i des représailles, Nous espérons qu'en réfléchissant ils s'apercovront combien ils ont cu tort surtout d'injurier M.Mercier, car enfin s'il a relusé la coalition, c'est qu'il a pensé que des motifs d'intérêt publie dovaient l'omporter sur son intérêt personnel.Si nous le blfmony uous t'est précisemeub parce qu'en sacrifinnt son intérêt personnel il perdait l'occasion do mettro ses talents au service du pays d'une manière plus efficace qu\u2019en restant dans l'opposition.On so demande souvent comment il so tait que monsieur X, ou M.Paît épousé une femme si désagréable ot on est tenté de le lui demnodor À lui-même.C'est bien simple, on connait rarement le caractère d'une femmo avant lo mariage: On ignore co que sera physiquo ment ct moralement après lo maris- go In joune fille qu'on épouse, La jeune fille ne se connaît pns elle- même ; comment veut-on que les autres ln connaissent ?Lo maringo ln transforme complètement en ls jetant de la région du rêvo, du vague et de l'infini dans ln réalité.Tel homme qui regrette parfois lo choix qu'il a fait, ne ferait pas mieux, recommengant la vie avec son expérience il 50 trouvait, sous lo savoir en faco de son épouso rodcve- nue fille.Retrouvant en cllo oc qui lui avait plu d\u2019abord il I'nimerait encore, Nous avons quelquefois exprimé l'opinion que dans les matières mixtes lo pouvoir civil ct le pouvoir religieux devaicnt s'entendre pour éviter les conflits.On nous fit de grands reproches pour avoir osé exprimer anc puroille opinion ot coux qui aujourd'hui, dans la question do l'université, voulent à tout prix que le pouvoir civil et ln suprématio royale l'emportent sur l'autorité ecolé sinstique, étaient naturellement les plus acharné contre nous, Or, voici co que vient de déclarer le Souverain Pontife dans une admirable enoycli- que où il parle du rôle de l'Eglise vis & vis des rois : « Elle reconnait et déclare que « tout ce qui est d\u2019ordro civil est sous « leur puissance ct leur suprême au- « torité, dans les choses dont lo juge- « ment pour des causes diverses ap- « partieut au pouvoir religieux ét au « pouvoir civil, elle veut qu'il existe « un accord par le bienfuit duquel de « funestes divisions soient épargnées « aux deux pouvoirs.n Il est vrai qu\u2019il ne suffit pas daus notre pays d'être avec le Pape pour être du bon côté, munis c\u2019ost toujours quelque chose.Nous aVons bico le droit de nous amuser un peu en voyant toutes les propositions qu\u2019on nous ao tout repro- chécs, approuvées l\u2019une après l'autre par les représentants du Saint Siège ou par le Pape lui-même, «Il a « souvent raison, disuit, en parlant de «nous dernièrement, un citoyon des « Trois-Rividres,un homme honorable, « mais il est impossible pour un « catholique d'approuver ses articles « rur l'influence indue.» Vraiment! Eh bien, nous défions qui que ce soit de fnire condamner, critiquer même, à Rome, uno seule des propositions que ponts avons émises dans ln discussion de cette question, ct, bien plus, nous promettons qu'avant longtemps ce que nous avous dit à cc sujet sera approuvé comme le reste.C'est une question de tempset ct de patience.On sat que le Canadien, le Cour ricr du Canada et les autresjournaux de cette écule se sont efforcé depuis des annêes de démontrer que l'existence du parti libéral était un danger pour la religion ct la société ct qu\u2019ils ont chanté sur tous les tons qu'on ne pouvait être bon canadien ct catho- Jique ct appartenir À ce parti.Eh bien, sniton quel est aujourd\u2019hui leur plus fort argument contre In coalition?O'est que l'opposition cst nécessaire ct que M, Mercier ct ses amis auraient tort de cesser d'en faire.Voici ce que signifie leur langage.« Nous voulons avoir le droit de vous dévoncer comme do mauvais catholiques et de vous aliéner les sympathies du clorgé, de vous empêcher d'arriver cn exploitant contre vous le sentiment religieux de lu population, mais comme uno opposition est nécessaire, vous devez avoir assez de dévouement pour en faire dans l'iuterêt du pays.» Ils dovraient au moius ajoutor ccci : « Comme l'intérôt du pays est que nous soyonsau pouvoir, ou,pour parler plus clairement, comme l'intérêt publie est notre intérêt, nous devons éviter tout ce qui pourrait diminuor nos chances ct amenor la formation d'un parti contre lequel nous ne pour- rious soulever avco nutant davantage lo sentiment religicux de la population ou qui donnerait moins prise aux préjugés ot aux soupçons, Et certains journaux libéraux ont la naïveté do se laisser prendro à ces raisonnements perfdes d'en faire l\u2019é- lose même.Ab! les conservateurs ont bien raison do domander au ciel de n'avoir jamais d\u2019autres advorsaires que ces libéraux là.amer UNE REFORME.Pourquoi 'ivrogne qui sacrifio & sa hideuse passion ea fortune, sa santé ot an vie; qui ôte lo pain À sos enfants ; qui dévorsc le déshonneur LA TRIBUNE.et la honte sur lui ct sur sa famille; \u2014pourquoil'ivrogne qui traîne dans [a boue co que Dieu lui à douné de beau ct de Son ; qui foule aux.pieds ce qu'il y a de plus vaint et do plus sucré ; qui violo les obligations qu'il a envors lui-même, envors Diou et envers la société; qui, dans sa soif contre nature, troquerait le cadavre de sa mère contre un verre de whiskey ;\u2014 pourquoi l\u2019ivrogne avili ot souillé ne scrail-il pas soumis comme les autres crituinels à la vin- diote des lois ?Est-il moins coupable que le tapageur qu\u2019on incarcère pour quol- ques vociférutions ou quelques vuies de fait?l'ait-il moins de tort à la société que le voleur vu le rocéleur ?L'ivrogne! c\u2019est lo plus dangereux ennemi des sociétés ! L'ivrogne cst du bois dont on fait les voleurs et los as ussins, L\u2019ivroguerio cst à la bise de tous les crimes.Je parle surtout pour notre pays.Un ermme horrible jotie-t-il 'épou- vaPte parmi nos populations ?cherchez l'ivrogue.| L'ivrognerie cst le vice des Canadiens; c\u2019est le vico national.En Europe on dit: ivre com- mo un Polonais kn Amér que on dira: ivrogne comme un Canadicn.Que d\u2019autres chantent la gloire de nos ancêtres! Qu'ils exaltent 37 Curillon, Chateanguay! Moi, jo dis avec douleur ct avec hunte qu\u2019en tant que peuple, nous sommes le peuple lc plus 1vrogne de la terre.Nous battons les Anglais ot les Polonais.J'entonds des personnes sobres ct méme quelques 1vrognes se réerior.Tout beau! ce n'est pas pour les gms sobres que je parle et quant aux ivrognes, je n\u2019ai pas peur de leur phalunge; elle osf immense, mais elle chancelle, Vous exugérez, dira-t-on.Pus du tout.J'offre un pari: qu'on prenne, à Montréal par cxe.n- ple, les dix premiers je \u2018nes hommes venus dans n'importe quolle profession ou métier.Qu\u2019 n compte, et Je parie qu'on trouve au moins trois ivrognes dans le nombre.Ce serout des ivrognes fimis, achovès ou en voie de le devenir, Quo cinelure du ce discours?Que faut-il faisc pour obvier à ce mal intclérable ?Ure bonne loi qui assimile les ivrognes aux autres runlfnitours et les punisso Com mo cux.Sur la plainte d'un parent, d'un ami charitable, Vivrogne sorait traduit sevaot le Recorder ou dovant le Mugistrat do police, c'est-à-dire devant des bom- mes sagos ct éclairés,qui avant de sc prononcer, pesoraient toutes les circonstances de la caueo, consulte- raien: les intérêts de l'inculpé ct ceux de sa famille, et porteraient une sentence modérée pour la première fois, plus forte en cas do récidive.Mais j'entends nos économistes de bouts de chandelle s\u2019exclâmer : Qui priera pour l'entretien des prison- nicrs ?L'Etat parbleu ! \u2014Mais cela coutera de l'argent ! Qu'importe ?une loi qui tend A faire disparaitre les vices est toujours profitable et économique.Les dol lars que vous dépenserez d'une main vous les retiroroz au centuple de l\u2019autre.Allons | on demande un législatour do bonne volonté pour proposer cette loi À la prochaino session des Commuuces.JEAN-BAPTISTE DV SADLE, z=\u2014 LE RECENSEMENT.Le recensement qui vient d'être fuit constatera, paraît-il, ce qui suit: Augmentation de la population de tout le Canada : 664,337; 4'Onta rio: 292,609; Québec: 167,903.Examinons ce dernier chiffre afin de voir quelle a dû être l'augmentation de la population de notre province.Si on déduit de ce chiffre de- 166,953 celui des émigrés établis dans notre province depuis dix ans, celui de augmentation naturelle de nos compatriotes d'origine anglaise ou irlandaise ct les quelques milliers de Canadiens-français qu'on & inscrits sur la supposition qu'ils reviendraient dans le pays, on verra que I'augmentation naturelle n'a pas du être do beaucoup plus de 100,000 Gmes, Disons 125,000.On se rappelle que nous avons été vertement reprimandé et traité de faux prophéte pour avoir dit depuis deux ou trois ans que nous n'avions pas dû augmenter de beaucoup plus de cent mille âmes daus les dernières dix années.Bh bien, cette fois encore nous n\u2019avous pas été si mauvais prophète, Comme notre progression naturello basée sur les caleuls les plus modérés aurait dû être de 300,000, nous avons donc en raison de dire que nous avions dû pordre cent cinquante à 200,000 âmes qu\u2019il faut ajouter aux 200,000 que nous avions certainement perdues de 1860 à 1870, Le fait est quo dans une vingtaine de comtés la population qui aurait dû augmonter de trois à cinq mille est restée à peu près stationnaire ou a diminué.Nous reviendrons sur ces chiffros et sur les renscigoements qu\u2019ils renferment.ASSASSINAT DE LINCOLN.La tentative d'assassinat sur Garficld rappelle naturellement l'attentat commis sur Lincoln.C'était le 14 avril 1865.« Le président réunit le conseil do ses ministres, Il s'entretint avec eux des derniers événements militaires et de la pacification des Etats du Sud.Il parla de Lec avec bonté ; il fit l'éloge de ce grand capitaine, qui avait été un loyal ennemi sur le champ de ba- tail ct augnel il était prêt à tendre une maîn de réconciliation.« Jamais il n'avait été plus gai, plus enjoué, plus facéticux, vn buago parut passer sur son front, quand il raconta un rêve qu\u2019il avait fait la nuit précédente : c\u2019étuit un navire glissant rapidement sur lus filets.\u2014Dans l'après-midi, il reçut la visite de son plus intimo ami, l\u2019honorable M.Colfux, président de la Chambre des représentants qui, sur le point de partir pour les Montagnes Rocheuses, venait lui faire ses adieux.\u2014 « Annoncez aux minours de Novada ct aux pionniers de Far- West, lui dit Lincoln, en échangeant avec lui une vigoureuse poignée do main, et encourngez-les à travailler avec ardeur et à développer les immenses ressources que renferme cette portion cocore peu explorée du torri- toire de la République.» Le soir vint ; le président avait promis d\u2019assister à une représentation qui devait sc donner au théâtre du Fort, à l'occasion des dernières victoires.Il aurait voulu Re dispenser d'y paraître ; Mais les journaux avaient annoncé qu'il y serait on compagnie du lieu.tenant-général Grant, ot il se crut obligé do s\u2019y rendro.Comme il se levait pour partir, on annonça un autro do ses amis.Il sc rassit sans manifester la moindre impatience, prit une carte, Ja plaça sur ses genoux et y traça ces mots au Crayon, les derniers qu\u2019il ait écrits: « M, Xsera reçu domain matin à neuf heures, \u2014 À buit houres, il se mit en route, ayant Avec lui, Mme Lincoln, une damo do New-York et un major do l\u2019armée régulière.\u2014 À poine fai- sait-il son apparition dans sa loge, qu\u2019un tonnerre d'applaudissements prolongés retentissaient le long des gullerics, L'assemblée se leva en corps, ct pendant dixminutes, co ne furent qu\u2019acclamations, hourras, agitation des foulards, pluie do fleurs.Jamais père n'a été plus chéri de sn famille, jamais chef d'ompire n\u2019est entré plus profondément dans le cœur de son peuple.A neuf heures, le président se leva, mit son pardessus, courut à In porte de sa loge; puis, réflexion faite, il reviot sur ses pas ct reprit son siégo- À dix heures, pendant un cotr'acte, un homme entre à pus de loup dans la Joge pré- sidonticlle, ge place rapidement dor- rière Lincoln, lui décharge un pistolet à ln tête, se dégage des fortes étrein tes da major qui l'avait immédiatement saisi, s\u2019élance sur la scéne et brandissant un large couteau-poiznard B'écrie: Sic semper tyrannis, le Sud est vengé, court vers les coulisses ct disparaît comme uv éclair.Quelques secondes s'étaient à peine écou- lecs.Les speotutours n'avaient pas cu le temps de revenir de leur surprise et de prendre conscience de la situation.Ce furent les cris de Mme Lincoln, qui apprirent au public la triste réalité.b y cut alors un moment de surexcitation de douleur ct de confusion impossible à décrire.«On découvrit que le président avait reçu dans la tête, une balle qui lui avait brisé l'os frontal et qui avait occasionné une filtration de la cervelle.Il était tombé privé de sentiment.Ses youx s'étaient fermés.11 ne les rouvrit plus ct ne prononga pas une parole.Il fut transporté aussitôt dans uno maison située en face du théâtre, et on manda immédiatement le chirugion général de l\u2019armée ct plusieurs autres médecins.« Le lendemain 15 avril, à sept heures vingt-deux minutes du matin, le président s\u2019endormait du dernier sommeil, sans agitation ct sans agonic.=\u2014> CORRESPONDANCE, M.le Rédacteur.Le Courrier de Montréal est effrayé de mes menaces; il craint pour son Dieu; il me compare à Guiteau et pleure sur la patrie envahie par le nihilisme.Les propriétaires et réducteurs de Cette fouille ont raison d\u2019avoir peur non seulement pour M.Langevin mais encorc pour eux, car si le maître est puni, les serviteurs le scront aussi, } S'il faut introduire le nihilisme dans notre pays pour empêcher M.Langevin de sacrifier la liberté à son ambition, ou le fera, Nous sommes déjà un bon nombre bien décidés à sauver la liberté à tout prix, 4 immoler tous ceux qui auront conspiré contre elle, M.Langevin ferait mieux de moins voyager surtout la nuit ot de renoncer à des projets qui le perdront.César lui-même malgré sa puissance n\u2019a pu échapper au poignard des amis de la liborté, Je sais ce qui se passe, je sais que tout se prépare pour un coup de main, qu\u2019au moment fixé, M.Langevin ne reoulcra devant aucun crime, qu\u2019il fera sauter le Parlement s'il lo faut.Pourquoi a-t-il voulu dorniè- rement faire acheter de la dynamite par le gouvernement ?Et lui qui jusqu'à co jour osait à peine lever les yeux sur une femme, com- mont expliquer le changemont qui s\u2019est opéré on lui À ce sujet?Il ya certainement des femmes dans le complot.M.le Rédactour, je no suis pas sanguinaire de ma nature, mair si le sort tombo sur moi, je ferai mon devoir, et mon dernier cri sera : « Sic semper tyrannis, » Lo Courrier voudrait, sans doute, me faire arrêter, mais je le défic de décider M, Langevin à recourir à co EEE \u2014\u2014 moyen extrême, car ll sait bien que tout serait découvert alors et il n°i- guore pas qu\u2019il cat survoillé, épié, suivi même du matin au soir.Si le Courrier le désire je dirai tout ce que M.Langevin a fait jour par jour, heure par houre, depuis au mois, depuis huit jours surtout.Brurus.Une des choses les plus amusantes est de voir le Quotidien, l\u2019organe de l'hon, M.Pâquet, concilier son hor- rour présente pour la coalition avec ce qu'il a fait et dit.La coalition maintenant, c\u2019est uno utopie, un rêve! Ah! nous eomprenons Ia réalité, la vraie coalition, c'est quand on passe tout seul dans le camp opposé pour devonir ministre.ll yen a beaucoup pourtant qui donnent à cela un autre nom.11 y a beaucoup de catholiques qui croient que toute la religion consiste à : Îler À ln messe, tous les dimauches, à faire Bes pâques et à souscrire pour une chapelle.Ils se permettent alors de damper des gens qui au fond valent beaucoup mieux qu'eux, ct savent mieux pratiquer les vertus ct les devoirs que la religion leur impose.AVIS.M.F.Renaud n\u2019est plus en auenne manière employé à LA \u2018TRiBUXE.NOUVELLES DIVERSES.\u2014TI nous fait plaisir de recommander au public l\u2019hotel St-James des Trois-Rivières tenu par M.Jos, Riendeau, autrefois do Montréal.M.Riendeau, dout l'activité ct l'expérience sont bien connues, « toutes les qualités nécessaires pour tenir un bon hôtel.Aussi tous ceux qui le connaissent ne manquent pas e sc retirer chez lui.Bonnes chambres, excellente table ot ter -ico bien fait, on y trouve tout ce qu'on peut désirer.\u2014Quand il meurt un homme considérable comme M.Dufaure, les grands personnages se font représenter À son Convoi par leur aide de camp, leur secrétaire ou simplement leur voiture vide, qui suit le char funèbre.C'est ce qui faisait dire si drôle ment à Alphonse Karr : \u201c Je n\u2019ai pas d'officier d'ordonnance, pas de secrétaire, pas d'équipage, je veux pourtant me faire représenter: J'enverrai mon parapluie, \u201d Etil chargenit régulièrement un commissionnaire de portor son parapluie, à tous les grands convois, eu suivant le défilé avec recucillement, \u2014Un millionnaire de Chicago n raconté, ilya quelque temps, comment il avait fait fortune.Il était arrivé d'Angleterre à New-York, il y a trente Ans, avec sa femme, n'ayant dans sa poche que quelques piastres.Il tomba malade et lorsqu'il revint à la santé il n\u2019avait plus un sou.Sa femme fut obligée de coudro pour les autres pour acheter du pain Pendant deux semaines il chercha vainement de l'ouvrage.Un jour, exténué, découragé, il s'assit au coin d'une rue, ôta son chapeau et s'ondormit.Quand il ro réveilla il fut fort surpris de trouver umc couple do piastres dans son chapeau, en pièces d'une à cinq cents.Il ne put s\u2019empécher do sourire à l'idée qu\u2019on l'avait pris pour un mendiant et s\u2019en retourna heureux à la maison.Mais ce fut une révélation pour lui.Puisque, dit il, il est plus facile d\u2019avoir l'aumône que du travail, jo vais voir si jo serai aussi heuroux tous \u2018les jours.Ii s'assit au même endroit, le chapeau à la main et fit une excellente journée.Alors il continua, changea de place ot fit des journées de 10, 15 et même 25 piastres.Il : inventait \u2014\u2014\u2014___ continuolloment de nouvelles manià- res d'oxciter la charité des passunts.Au bout de six ans il avait $20,000.Il plaça cet argent dans les stocks, et après avoir spéculé pendant deux uns il so trouva à la tête d'une petite fortune de 825(1,000, 11 renonga alors à son métier de mendiant, s\u2019en alln dons \"Ouest, acheta des terrains et devint l\u2019un des millionaires de Chicago, \u2014Il y a qoelques jours, une pauvre femme qui demeure dans le haut d\u2019une maison, à Philadelphie, sortit, après nvoir couché son bébé âgé de cing semaines, Au bout d'une heure clle revint et se hâta de monter à Ja chambre où celle avait laissé son enfant.Quel cri clle poussa lorsqu'elle aporçut une douzaine de rats devo- rant son enfant! Le bruit de ses pas en avait fait partir quelques-uus, mais les autres étaient tellement épris de leur affreux repas qu'ils n'entondi- rent rien.Le pauvre petit se défendait autant qu\u2019il pouvait avec ses petits bras, mais il ne pouvait plus crier, Il avait lo nez tout mangé, les joues déchirées et ln gorge poreée à jour, les bras et les jambes étaient presque complètement dépouillés de chair.La pauvre femme folle de douleur saisit son enfant dans seg hres et w'élança hors de la maison appelaut au secours, Un médecin accourat et constata que l\u2019enfant n'avait plus que quelques instants à vivre, En effet le pauvre petit expira bien tôt.\u2014Sarah Bernhardt disait dornid- rement qu\u2019elle avait fuit plus d'éco- nomics qu'on pensait, qu'elle avait $100,000 cn argent, 890,000 d'objets d'art et 850,000 de bijoux.\u2014Adélinu Patti vient en Améri- (que au mois de vovembre.Ouida dont les romans sont si populaires vit à Londres, Elle n une (quarantaine d'années, beaucoup de prétentions ct pas de charmes, Montant pour lequel quelques riches Californiens sont cotisés.\u2014 Charles Crocker $19,187,000 ; Peter Donohue 84,000,000; A, F.Davis, $1 200,000 ; James Fair, 842,000,- 000; Jumes C.Flood, 835,500,000; J.C.Flood & Co., $10,600,000; Leland Stanford $20,000,000, dont $150,000 en diamants et vétements; Mdme Mury F.S.Hopkins 817, 211,060.\u2014Dans un village du Massachusott trois femmes viennent de se venger d\u2019une manière cruelle d'une de leurs voisines qui leur do nait toutes sortes de ntisères.Elles l'entrainèrent dans un vois, In dépouillèr nt de ses vêtements et l'ayant arrosée de goudron depuis les piods jusqu\u2019à la tête la roulérent duus la plume.Elles partirent on- suite la laissant seule dans le bois.La malheureuse attendit qu\u2019il fit noir pour s\u2019on retourner A In maison.Elle rencontra quolques personnes qui, la voyant de loin, la prirent pour un monstre et s'enfuirenf à toutes janbes, Son mari lui-même en eut pour quand il le vit paraître et décrochant son fusil fut sur le point de tirer sur olle.Elle parvint heureusomont À se faire reconnaître.Elle passa toute la nuit,aidé de son mari, À se débarrasser de ses plumes.Son mart ne manqua pas de lui dire qu'elle était punicpour avoir trop aimé les plumes.Ællo jura qu'elle n\u2019en porterait plu-, Le Cog du Sultan.\u2014Oa écrit de Con:tantinople au: Zygblutt de Vienne que Mouharem, le coq favori du Sultan Abdul Aziz, viont de rendre le dernier soupir.D'après le correspondant du jourral vienuois, Mouharem uvait été donné au sultan par le bey de Tunis, et il était arrivé à Constantinople aves la réputation d'un coq de combat tout à fait remarquable, Mouharem obtint bientôt la.fuveur.du Sultan, Lorsque Mouharem entrait dans-la salle du trône et : Îlait se percher sur les rs- noux du sultan, les courtisans mo manquaient jamais de lui faire des gentillessos.Abdul-Aziz éprouvait slors Ia mime joie que l'empereur Honorius jouant à Ravennez avec sa poule apprivoisée, pondant qu\u2019 Alaric frappait LA TRIBUNE du poing aux portes de Rome.Peu itnportait au sultan le démembrement de son empire, ajoute lo corrcspon- dunt autrichien, pourvu qu'il pit enregistrer chaque jour une nouvelle victoire de son coq.On dit même qu\u2019un jour, ayant appris que Mouharem avait tué un coq amené à Constantinople par un américain, Alidul-Aziz éprouva uno telle joie qu\u2019il décora lc coq tunisien des iusi- gues de commandeur de l'Osmanich.Mouharem so trouvait par la anobli, et à partir de co moment los fonctionnaires de Dolma-Bagdjé lui pré sentèrent les armes, Mais, dit en outre 1e correspondant du Tagblatt, le plus fier do tous les coqs dévait aussi éprouver l'inconstance de la fortune.Le sultan fut détrôné ; puis vint la fameuse affair des petits oiseaux, Mouharem se vit alors abaudoné par tous ses admirateurs ; ou lui enleva sa décorn- tion, et ses jours ne furent épargnés que parce qu\u2019il était trop vieux pour faire un bon rôti II passa un certain tomps à errer au Tombéh-Mahmoud, près du magnifique mausolée d\u2019Ab- dul-Aziz, puis il disparut ; un jour, il fut retrouvé par des deviches, qui prirent soin de lui.On annonce au- jourd'hui sa mort.Il expire juste au moment où l\u2019on venge la mort do son maître.Telle est, dit en terminant le journaliste autrichien, l\u2019histoire de Mouharom, le coq du sultan Abduz-Aziz.\u2014Comme travailleur, jamais M.Dufaure n'eut de rival.Il y a une ancedote bien caractéristique sur lui.Peudant touto sa vie M.Dufaure s'est couché à huit heures du soir et levé à l'aube, Aussi fuynit-il comme la pesto los dincrs, les soirées, les bals.Un jour un de ses plus intimes et plus anciens camarades du barreau vient le trouver : \u2014Mon ami, je marie ma fille.\u2014Je t'en félicite.\u2014Je la marie et je donne une soirée pour la signature du contrat.\u2014Ah! gronde M.Dufauro, que ce mot do soirée à déjà rembruni.\u2014Oui.je viens même t'adresser une requête que tu ne ropousscrar pas, je l\u2019espère\u2026 quoique.jo tieus absolument à ce que tu assistes à cette réunion.\u2014C'est impossible, \u2014Je t'enpric\u2026 M.Dufaure réfléchit un instant.Puis : \u2014Jusqu'à quelle heure durera ta soirée ?\u2014 Mais au moins jusqu'à quatre heures du matin.On danscra.\u2014Bion ! j'irai.\u2014Vrai ?\u2014Ma parole.La première partie de la fête de famille se passa cependant sans que M.Dufaure efit paru.Son ami so désespérait, quand à deux heures et demie du matin on annonça : \u2014 Monsieur Dufaure | Celui-ci, en cffet, arrivait frais, dispos, souriant.par extraordinaire, I) venait de se lever 1.\u2014Un triste accident cst celui arrivé au Coteau du lac od une mre a vu périr A quelques pas delle deux de scs enfants, deux grandes filles.Madame Dauthe était assise au bord de la rivière pendant qu\u2019un de ses enfants fg de six ans se baignait.Tout À coup l'enfant fut emporté par le courant at c\u2019est alors que ses deux sœurs sé sont jetées À l\u2019eau pour aller À son secours.Le Dr Dauthe cat arrivé sur les licux presque aussitôt ct est parvenu avec beaucoup de difficultés à sauver l'enfant munis ses deux filles se sont noyées et leurs ca- duvres ont été repêchés un peu plus tard, \u2014La princesse de Galles habille ses trois jeunes filles de la manièro la plus simple, en moueseline unie l'été ot en serge l'automne ; rien de frappant, d\u2019éclatant, ni méme de riche, \u2014Un drame épouvantable a eu lieu dans la nuit de joudi à vendrrdi, à Quesnoy-sur-Deule, France.Le sieur Louis Harschenc, cabaratier, marié dopuis dix mois, à une veuve ware do deux enfants, s\u2019est levé au milieu de la nuit.I1 est tombé à genoux devant un crucifix; puis après uno prière asrez longue, il s\u2019est approché de £a tommo et lui à demandé si elle avait bien dormi.Comme elle lui répondait rans trop le comprendre, il a alors ajouté : Je vais mourir, mais auparavant il faut que je vous mange tous, Et ayant dit cela, il se jeta sur sa femme ot lui devora le nez.Un habitant de la maisen, homme fort âgé, accou rut aux cris de la malheureuse, Il s'interposa, mais le forcéné, mordant toujours à belles dents, lui broyu deux doigts.Hurschone se précipita ensuite dans la chambre \u20ac ses belle- filles, L\u2019ainde, âgée du dix-huitans, n pu lui échapper.La plus jeune, fillette de trois ans, ne pouvant pas 86 défendre, la puuvre petite a cu comme sa mère, le nez dévoré.Meis l'enragé Harschene, s'acharnant après ea victime, lui à brisé un bras, enfoncé le ventre ot meurtri les tempes, Il a fini par la tuer en l\u2019étouffant avec sa oravate.Son crime achevé l'assassin est allé se cacher entre la paillasse et le matelas de son lit.C'est IA quo les gendarmes, venus pour l'arrête\u201d, l\u2019ont trouvé.Un crime aussi horrible semble ne pouvoir être que l'œuvre d'uu fou; mais on dit dans lo pays que Harschene simule la folic et que le mobile de son crime serait la jalousie, Affamé par son pére \u2014John Burns ot sa femme, de Brooklyn, sont deux ivrognes plus abrutis l\u2019uu que l'autre.Après s'être longtemps enivrés cn- semble, ils se sont séparés il y a quelques mois, et leur unique enfant, un garcon de 9 ans, a suivi le père.Le ciel seul sait quelle existence miserable cot enfant a dû mener.La boisson était l\u2019unique passion, l\u2019unique bevoin, l'unique pensée de son protecteur.\u201d Les quelques cents u'il gagnait à ramasser et vondre es gucnilles étnient invarisblement dépensés en whiskey.Jamais l\u2019idée ne lui est venue de renouveler, réparer ou laver les loques infectes qui les recouvraient tous deux, et comme le vieux dépenaillé avait toujours soif mais jamais faim, il n'est jamais entré dans son cerveau que le petit garçon pût avoir besoin parfois de prendre des aliments.L'enfant,comme \u20ac père, se nourrissnit exclusivement d'alcool, quand on pouvait en acheter.Tls couchaient dans le coin d\u2019uuc écu- ric de Park avenue, Samedi, le vieil abruti n gagné ou chipé quolque argent, et il a commencé immédiatement, avec son fils à la remorque, une \u2018\u2018 noce \u2018\u2019 qui n duré tout lo jour et toute la nuit.Au point du jour, dimanche, ils sont cotrés dans le cabaret Goldrick, Kent avenue, et après avoir bu un verre au comptoir, ils ont été s\u2019étendre dans la cour, où la police les a éveillés au bout do deux ou trois heures.Alors I'ivrogne a pris son garçon par la main, et répondant par des obscénités à quelques personnes qui lui faisaient remarquer que cet enfant paraissait fort malade et hors d'état de marcher, il l'a entrainé on ne sait où, sans doute dans quolque bouge.A une heure avancée de la soirée, le père et le fils se sont pré- sontés chez M.Irving, vo.398 Kont avenue.L\u2019eufant, décharné comme un squelotte, le teint livide et los yeux cernés, n\u2019avait plus la force de se to- nir debout.Avec la permission de M.Irving, il s\u2019e-t jeté sur le plancher d\u2019une chambre et il est tombé nussi- tôt dans un ensourdissement qu\u2019on a cru être le sommeil.Le vieux alcoolisé estsorti pour co tinuer À boire seul, et au bout d\u2019un instant les personnes de la famille de M.Irving, surprises de l'immobilité absolue du petit garçon, l'ont oxaminé et ont re- conpu qu'il était mort.L\u2019examen médical a démontré qu'il avait succombé à l'épuisement produit par l'inanition et es privations de tout genre, John Burns a été arrêté ivre-mort, et il s\u2019écoulera peut-être plusieurs jours avant qu'il soit assez dégrisé pour comprendre qu'i! a tué son fils.Deces.En cette ville, le ler août courant, Dame Marguorite Côté, âgée do 90 aus, épouse de fou François Daniel.Après une longue maladie soufforte avec une résignation vraiment chrétienne, ot munie de tous los secours de la religion elle cst allée an ciel jouir du fruit de ses vertus.Ses fanérailles ont çu lieu joudi ront longtemps.CHEZ DUPUIS FRERES, Montréalits durant le mois 605, RUE STE - CATHERINE, ar cent sur tous les 25 p chats fa Province do Quebec, t District do Montréal } COUR SUPERIEURE.Dame Emilie Ducasse, alias Dugas, do la Cité ot du District de Montréalépouse de Alphonse Chartrand, Entre preneur-Meonuisier, du même lieu, dû- ment autorisée à ester en justice, Demanderesse & Lue dit Alphonse Chartrand Défondeur.Une action en séparation de biens a êté institués en catte Cour, Montréal 19 Juillet 1881.J.C.LACOSTE, Avt.de la Défendaresse, Montréal, 23 juillet 1881, 5 ins, (PR 3 =o Tai aissaine nl] BE eed LA COMPAGNIE DU Chemin de Per du Pacifique Canadien Emigration à Manitoba ET AU NORD-OUEST CANADIEN Vente do terres.\u2014_\u2014 OUR encourager rapidement la co.lomsation dans cette contrée, la Cempognio du Chemin do fer du Pecifique Canadien sora disposée, jusqu\u2019d avis contraire, à ven ire des Lerres pour les cultiver au prix modiquo do $2.50 l\u2019âcre, payable par versements et Jera de plus une déduction de $1.25 pour chaque âcre de terre qui sera mis en culture dans les trois ou cing années qui suivront la date de l'achat, et suivant l\u2019étenduodes améliorations qui auront été faites sur ces terres.Les terres ainsi offertrs en vonte no comprendront pas le minerai, le charbon ou le bois debout ou les endroits pour le site des villes ou autres fins pour los chemins de fer.Des contrats à des taux spéciaux seront faits en faveur de ceux qui veulont s'occuper de l'élevage des hestiaux ou pour d'autres fins qui ne comprennent pas une culture immédiate.Les colons qui veulent aller s'établir sur ces terres, et les effets qu'ils auront avec eux seront conduits ot envoyés à lnur destination à des termes très avantageux.D'autres détails seront fournis sur demande aux bureaux de la Compagnie du Chemin de fer du Pacifique Canadien, à Montréal et à Winnipeg.Par ordre du bureau\u201d CHS.DRINKWATER, Secrétaire.Montréal, 16 Juillot 1881.5 ins, Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRÈRE Epicerios, Vins, Liqueurs, Cigares de lan HAVANE, ete.Vin de Messe, une spécialité MONTREAL.En vous transmettant notre carte d'affaires nous avons 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LA TRIBUNE FEVILLETON DE LA TRIBUNE L'ILE DE FEU.I Le petit fort de Salom, au Brésil, est situé-sur la rive droite du fleuve de Amuzones, presque on face de Para, a quelques lieues de la mer, C'est bien le plus ennuyeux séjour du monde, si l\u2019on en croit les récits des voyageurs; et dom Luiz Vagaürt devenait le plus spleenétique officier de l'armée brésilienne depuis qu\u2019il en était sous-gouverneur.Lu garnison se composait À peine d'uno centaine do solilats, Sous les murs de la citadelle végétait un pauvre village abritant uno centaine de nègre des deux sexes, auxquels venaient so mêler, de temps à nutro, «quelques indiens, anthropophages, qui vendaient là le produit de leurs chns- ses.Du reste, pas une face iutelli- gente duns toute cette colonie, pas une femmo blanche & cing licues à la ronde.Je gouverneur en premier était marié, à lu vérité, muis c'était un gouverneur plutonique, qui admi- Nistrait de loin, car il habitait Bahia.Dom Luiz Vaguert se trouvait donc maître absolu du fort.[I remplissait, outre les fonctions de sous.gouverneur, celles de mngistrat, et renduit ln justice sans appel.De plus, on le considérait comme officier de l\u2019état civil, et le curé du liou l\u2019avail prié plus d'une fois de sonner les cloches et de lui servir la messe, ce à quoi il s'était porté de fort bonno grâce, l\u2019our combattre l'ennui, dom Luiz avait, dans les premiers jours, consa- eré tout son temps à ln chasse.Quand il eut dans sa chambre à coucher un tapis fait avec la peau de vingt tigres tués par lui, le pauvre sous-gouverneur dut se déclarer à lui-mêmo que les jaguars, morts ou vivants, ne l'a- muzaient plus, ll s\u2019attaqua aux Caïmans.Les caimans ne parvinrent pas à le désonnuyer, Alors il so figura quo la chasse aux serpents lui procurerait les distractions tant désirées, ct, s'armant d\u2019un flacon d'ammoniaque, il se mit à la recherche des serpents À sonnettes, des sorpents-lianc ct de tous les roptilés dangereux, Il en fit une collection superbe, On disait même qu\u2019on pouvait voir dans son cabinet une gracicuse jardinière venue de Paris, dans laquelle uno cinquantaine de fleurs spéciales servaient de résidence à cinquante serpents-corail vivants.Le serpent.corail est bien le plus charmant reptile du monde.D'un rouge vif, long tout au plus comme le porteplu- ue quo je tiens dans mes doigts, il habite le calice des fleurs, d\u2019où il s'élanco volontiors sur les hommus, auxquels sn morsure donne In mort en moins «lo temps qu'il n\u2019en faut À un savant pour prendre uno prise, Or, il arriva qu\u2019un jour, Pedro Raçao, simple soldat, ct Jono, sergent, formèrent ensemble le projet d'aller s'assurer par eux-mêmes si vraiment ce qu'on disait était exact.ls entrèrent par la fenêtro dans le fameux cabinet, et, curieusement, cherchèrent des yeux la jardinière, Ello était placéo contre In muraille en face de la porte.Los deux soldats s'approchèrent ; Pedro tremblant, Joao agitant d'un air insouciaut uno petite baguette de linne qu'il tenait A lu main.C'était un spectacle admira- blo quo celui qui s'offrit à eux, Presque dans chaque flour, un sor- pent-corail était roulé Eur lui-même ct semblait se nourrir de parfums.Quatre ou ciny oiseaux-mouches voltigeaient autour de la jardinière, et par intervalles l\u2019un des reptiles, fatigué de ce bruissement d'ailes, pscnait son clan et bondissait vers l'oiseau, qu'il n'atteignait jamais.\"Pout A coup la figure do Jono prit une expression de malice sinistre.Choisissant l'intaut où Pedro, un peu russuré, s\u2019approchait de lu jardinière pour mivux voir, le sergent, \u2014par plaisanterie \u2014glissa sa baguette entre les tiges des plantes sur lesquelles dormaient ces effroyables bêtes, ot, par un léger mouvement, il donna à sa flexible liane une impulsion pleine do secousses qui ébranlu ce récepta- clo de morts subites.Prompt comme la pensée, Jono alors se sauva par la fenêtre.Cent petits sifllements aïgus rotentissent aux orcilles de Pedro, qui songes à fuir, lui aussi; mais, À peine arrivé duns la cour, il s'affaissa.Son frère, qui montait la garde à ln porte du sous gouverneur, jeta là son fusil pour lui porter seeours.Il n\u2019était plus temps, Cing ou six reptiles l'avaient mordu, 11 dovint noir et eut à peine la force de dire ce qui était arrivé, Alfonso Baçao, le frère du mort, se pencha sur le cadavre, l\u2019embrassi au front, puis, se relevant, il alla ramasser son fusil, l\u2019arma ; on entendit un coup de feu, ct le sergent Jono tomba foudroyé.Quelques instants après, le sous- gouverneur, en rentrant au fort, apprit ce qui s'était passé, fit arrêter le soldat Alfonso, ct annonça que le leudomuin un conseil de guerre jugerait le meurtrier.Celui-ci, en effet, fut amend vingt quatre heures après devant dom Luic Vagnërt; et comme le sous-gouverneur s'ennuyait ce jour-là un peu plus que de coutume, il prononga d'un ton parfnite- ment calme une condamuation à mort.L'oxécution devait avoir lieu lo leudemaiu jeudi, 16 septembre 183.II Depuis que le fort et lo village de Salem existaiont, aucune condamua- tion capitale n\u2019avait été prononcée, soit contre un des hnbitants, soit contre un des soldats do la garnison.Ce fut donc un événement, et lo sous-gouverneur, qui, sans aucun doute, avait jugé \u2018Alfonso Baçro en son dime ct conscienco, ne fut pns éloigné de penser que cola Jo distrai- raitun peu.Il y avait foulo sur les remparts lo jeudi, à neuf heures du matin.Le mot foulo cest peut-être ambiticux ; mais tout est rolatif, ct puisque la population entière do Salem était I, il serait ridicule de so rappeler que cent hommes chez nous no font pas un nssemblement, Toute la garnison était sous les armes.Le sous-gouverneur, à cheval, devait présider à l'exécution, et pondant qu\u2019un piquet de douze hommes allait chercher lo condamné, dom Luiz Vagnert se mit à In téte de sa troupe, qui vint militairomont se rnuger en carré sur lo liou du sup- plico.Neuf heures sonndrent A la montre du sous-gouverneur.Un frisson parcourut Vngsemblée- Ceopendant le condamné no paraissait pas encore.Dom Vaguërt était fort pâle, ot no semblait pas très-désireux de connaître les causes d'un retard si pou on harmonie avec los habitudes militaires, Enfin lo sergent qui commandait le piquet d'exécution arriva tout essoulllé, et, faisant do grands gostes avant de pouvoir parler, donna à entendre au sous-gouverneur que le prisonnier s'était évadé.Dom Luiz, à cette nouvelle, reprit ses bonnes couleurs, poussa même un soupir de soulugement, ct murmura très bas: \u2014Cet Alfonso est non-sculement un homme de coeur, mais aussi un gaillard intelligent.Son évasion est l'événement le plus inatteudu et le plus agréuble qui puisse se produire ; nous allons passer au moins une semaine à le chercher.Ce sont huit jours de tués, et j'espère bien qu\u2019il n\u2019y aura que cela, car nous no le trouverons pas, Raison de plus, d'ailleurs, pour le poursuivre.\u2014Camarades! s'écria lo sous- verneur du haut de son cheval, lo coupable s\u2019est soustrait à la rigueur des lois.Notre devoir est de faire tout au monde pour que le nommé Alfonso Buçuo, condamné à être fusillé par uu tribunal régulier, soit repris et exécnté dans le plus bref délai.En conséquence, nous allons nous meltre en campagne sans diflé- rer, ct uno récompense do vingt douros sern décernée À tout sous- officier ou soldat qui lo raménera mort ou vil, Ln avant! marche! Et, reprenaut son monologue, Dom Luiz ajouta pour lui seul : \u2014T1 doit avoir de l'avance, J'aurais pu promettre cent mille douros.TTL Dans la nuit qui devait précéder son exécution, Alfonso Baçno avait reçu la visite du curé de Salem, nu- quel il s'était confessé de ses péchés.Puis, comme on lui avait demandé s\u2019il désirait une faveur spéciale avant de marcher au supplice, il voulut uno bouteille d'eau de-vie, qui lui fut apportée nvec la permission des autorités civiles et militaires, c\u2019est à-dire de dom Luiz.La moitié de cette cau-de-vic servit à remplir uno sourde que le prisonnier avait dans son eachot, et le reste fut par lui généreusement offert à la sentinelle charyée de le surveiller, Le goldat fit bién quelques cérémonies, Mais Alfonso insista si gracieusement, que l'autre no sut pas, on re- fusunt, faire une dernidére injure à un camarade qui allait mourir, La sentinelie accepta donc par convenance, but par politesso ct s\u2019endormit pur ivreese.Baçao prit alors l\u2019ivrogne et le traîna dans sa prison, puis se mit à monter la garde à sa place.TI était alors deux heures du mativ.Alfonso n'avait pas cu le temps de s'orienter, qu'une patrouille se fit entendre dans la nuit.On venait relever la sentinelle.Le condamné à mort ge frappa le front avec désespoir.En échangeant le mot d'ordre, on ne pouvait manquer de lo reconnaître; il fallait un miracle pour le sauver.Prendre la fuito n\u2019était pas possible ; Bagao attendit.Le sous-officier qui commandait la patrouille était une sorte de métis venu, on ne sait pourquoi, de la répu- bliquo Argentine, en laquelle il n'é prouvait nucun désir de retourner, Fort heureusement, cet homme no parlait pas très-bien le portugais, ot Alfonso en le reconnaissant, jugea qu\u2019il no serait pas difficile dele tromper.Ln cffot, I'échange de sentinelle se fit sans encombre, ct Alfonso, suant de pour, emboîtr le pas derrière ses trois où quatre camarades, pour continuer la patrouille ct revenir au corps de garde.(A continuer.) 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