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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 13 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-08-13, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I.\u2014No 43.MONTREAL, SAMEDI 13 AOUT 1881.LA T JOURNAL HEBDOMADAIRE.Le No.2 Cents L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l'arait tous les samedis.Les abonnements datent du or et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.Un an.SIX MOI coooocv0s coscososacenss s000cs Le numéro £ Cents.PAYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 13 Aour 1881, Les patriotes de 1837-38 (Suite) A mon arrivée au logis, je fis part à mon ussocié de la confirmation de la nouvello, qu'il attendait avec grande hâte.Aussi content que moi du bonheur de nos deux camarades de malheur, il était infiniment plus désolé que moi de la\u201ddifférence do sort qui nous frappait: c'était tout naturel, il était époux cet père d'uno jeune famille qui pleuruit son absence, Un mois après, le paquet, qui tous les mois apportait la mallo d\u2019Angleterro, apporta cetto fois le pardon de plus de la moitié des exilés cana- dicos, au nombro desquels se trouvait mon associé, Cette nouvelle nous combla tous de joie; car o\u2019était chose certaine pour les uns et c'était espoir pour les autres.Le lecteur sait que cot cspoir ne fut trompé pour aucun, Rien, je le pense sincèrement, rien de terrestre n'eut pu nous engager à rester loin de notre pays; ni la fortune, ni les honneurs.Nous avions faim ot soif du pays natal, nous brû- long du désir de rovenir au Canada, pour revoir nos familles, nos amis, pour revoir nos belles campagnes, pour saluor les clochers de nos paroisses, pour parler français ot contempler le spectacle de nos bonnes mœurs canadicones-françaises, Le plus grand nombre des oxilés canadiens avaient heureusement pu, malgré la dureté des temps, nccumu- ler un pécule suffisant pour subvenir aux frais do leur retour, et mon as- sucié était de ce nombre; malhou- reusoment, les autres n'avaient aucun moyon quelconque, ou des moyens tout À fait insuffisants, et j'étais do ce dernier nombre.Il nous fallut, M.Thibert qui partait et moi qui restais, liquider les affaires de notre potit commerce, Ce négoce nous avait fait vivre comparativement assez bien ; do plus il avait permis à mon associé de ne point cntamer ses épargnes faites dans l\u2019exploitation du bois et d\u2019autres petites iudustries, et mises à part pour son retour: il m'avait donné, à moi, les moyeus de remonter ma garderobe; mais cn dehors de cela, nos petites dettos payées, il ne restait à la société que ses édifices et son four, dont personne n'avait besoin et qui ne valait pas la puine d'être mis en vente.Je me retrouvai done sur lo pavé de Sydney, en quête encore de situation.J'ai déjà dit qu'à mesure que les cauadiens étaient connus et que disparaissaient, par conséquent, les effets des calomnies de In presse et de l'antipathic crée par les préjugés de race et de roligion si coracinés chéz ces populations, nous obtenions beaucoup plus facilement de Vemploi.À l'époque dont je parle, nous commencions même À devenir l\u2019objet de préférences marquées; aussi n'eus- je aucune difficulté cette fois à me placer, et dans une condition ct avec un salaire bien supérieurs à tout ce à quoi j'aurais osé prétendre auparavant.J'entrai comme commis dans un des principaux maga sius de marchandises de Sydney.Dans le même temps, trente-huit de mes compagnons libérés s\u2019occupaient des préparatifs do leur départ.On était au mois d'août 1844.Ils s'étaient réunis ensemble pour traitor du prix de leur passage jusqu\u2019en Angleterre avec le capitaine d'un navire marchand en partance.C'était le moilleur moyen 4 prendre ct ils réussirent à faire un bon marché, Il y avait quatre jours que j'étais installé au comptoir de mon nouveau maître, lorsqu'ils vinrent me dire adieu et me souhaiter, à moi-même, un prompt départ.Jo leur présen- toi mes vœux pour un heureux retour au pays: mon émotion trahissait la profonde doulour que je ros- sentais de ne pouvoir partir avee eux.Ils m'\u2019encouragérent, en me disant que nos compatriotes no nous abandonneraient pas, que certainement une souscription serait faite pour nous rotirer de cette plage, dont le sol devenait brûlant sous mes pieds, depuis qu\u2019il m'était permis de revoir notre cher Canada.Le soir du même jour, nous nous réunîmes plusiours pour nous consoler uD peu et nous encourager mutuellement, fondant notre cspoir d'un prompt départ sur mille hypothèses plus ou moins probables.Nous comptions sur ln générosité de nos oompa- triotes, et nous n\u2019y comptions pas.cn vain ; mais je pe sais comment il se fit que les personnes chargées d'administrer les fonds de secours, ne purent alora trouver les moyons de nous faire tenir de suite ces deniers, plus nécessaires pour nous à Sydney qu'en Angleterre.Trente neuf de nos compatriotes y compris M.Bourdon avaient quitté la terro d\u2019exil ; deux y étaient morts, dix-sept y restaient dono encore, Jorsje fis connaissance à Sydney d'un négociant français qui, dégouté du Pays et no voyant pas d'amélioration probable dans les affaires de la colo- nic, on était venu à la détermination de vendre, à tout prix, le funds considérable de d'articles de nouveautés qui lui restait de ses importations de France.M.Philémon Mosnier, c'était le nom de ce négociant, mo parlait de mon pays et de mes malheurs, et chaque fois je lui répondais dans des termes ct avec un ton qui lui firent comprondre toute l'ardeur du dévir qui me dévorait de revoir ma patrie.La nostalgie me mi ait, eL cotte maladie menaçait de m6 mener au tombeau.Jumais, À aucune époque do mon exil, je n'avais ressenti rien de semblable.L'ennui que j'endurais est indéfinissable, il me suivait par tout: j'en vins bientôt à tomber dans la mélancolie et à ne rechercher que l'isolement, au sein duquel je nourrissais mon mal.Tous les dimanches j'allais pagser mes après-midi sur un rocher placé au fond d'une petite baie solitaire qui donnait sur la rade de Sydney: là, je révais de mon pays ot de ma famille.Il me semblait que je suivais des yeux lo sillage du navire qui avait emporté mes heureux compagnons.J'accompagnais de la pensée co navire; avec lui je parcourais les mers, avec lui je remontais le Snint-Lauront; puis l'image de ma paroisse natale, puis les embrassements de mu mère, lu joie de mon vieux père, les poignées de main des amis passuïent sur mon imagination, pour m'abandonner bientôt à la triste réalité qui me faisait me retrouver sur le triste rocher do la terre de mon exil.Alors il me prenait des angoisses do tristessé, pendant lesquelles je m'écrinis sans cesso: \u2014Quand, quand donc partirai-je pour le Canada ?XX1V UNE AME GENEREURE.Lo brave négociant français avait remarqué la langueur qui me minait ot il s\u2019était pris de compassion pour woi: il me proposa de me prendre à son service pour l'aider à liquider ses affaires, après quoi, devant partir pour l\u2019Europe, il me promettait do m\u2019emmenor avec Jui ct de me fournir, au besoin, les moyens de me rendre jusqu\u2019en Canada.Après avoir obtenu de mon patron d'alors la permission do quitter son service, j'acceptai l'offre de M.Mesnier, ln- quelle fut pour moi un véritable remède.Rcconforté par la perapec- tive qui m'était aînsi présentée, je me mis, avec autant de zèle que de joie, à seconder M.Mesnicr dans lo travail de la vente de son fonds de magasin.Nous étions, à cette époque, tous graciés; mais nous étions encore dix- sopt à Sydney, retenus en oxil par lo manque de moyens.Nous nous réunissions tous les dimanches of quolquefois lo soir, pour nous conso- ler ensemble, parler du pays et nous communiquer nos raisons d\u2019espôrer une prompte délivrance.De temps à autre, il partait un de nous qui avait réussi à recueillir le prix de son passage en Angleterre, trois des dix-sopt dout j'ai parlé me précédèreut sur la route du Canada.TI s'était écoulé environ dix mois dopuis le départ des tronte-huit dont j'ai parlé, lorsqu'un bon jour un des mossagers de la maison du Gouverneur, Sir Gcorge Gipps, vint me dire que son Excellenco désirait mo voir.Comme je n'avais rien à appréhender, désormais, j'augurai qu\u2019il s'agisgnit d'une bonne nouvelle et ce fut le cœur plein d'espoir que je me mis à faire ma meilleure toilette, pour me rendro auprès du représontant de ln Souveraine.Son Excellence me reçut avec bonté ct politesse, il avait même l'air touché en me voyant ct me parlant.Il mme ât part alors d\u2019une lettre qu\u2019il avait reçue, laquelle l'iuformait que plusieurs membres des Communes avaient demandé au Gouvernement do £a Majesté, de vouloir bien se charger de faire transmettre et distribuer aux exilés politiques canadiens uno somme nssez considérable, produit d'une souscription fnite en Cunada dans le but de subvenir aux frais de notre retour.Sir Georgo ajoulu que rien n\u2019avait encore été fait lors du départ de la malle; mais que, attendu qu\u2019il était probable que le prochain paquet lui zumcnerait l'ordre et les moyens de nous renvoyer tous en Angleterre, il avait cru devoir me faire venir pour me prévenir et me demander d\u2019avertir mes compatriotes de se tenir prêts.Je romercini Son Excellence de cotle attention, tant on mon nom qu\u2019au nom de tous mes compaguons d'exi! encore présents à Sydney, après quoi, offrant à Son Excellence mes plus gracieuses salutations, je mohâtai de courir chez tous mes compatriotes et amis, pour leur faire part de l'hourouse nouvelle que je veuais d'apprendre, d'une source aussi respectable qu'authentique.Néanmoins, pendant longtemps encoro, nous cn filmes pour les transports de joic dans lesquels cette nouvelle nous avait tous mis.Les paquets arrivaient, tous les mois, les uns après les autres, et rien n\u2019arrivait pour nous.Pourtant nous ne perdions pas espérance: nous savions bien que le Gouverneur ne s'était pas joué do nous, ot nous le supposions bien presqu\u2019aussi désappointé que nous d'avoir été ainsi induit & faire briller à nos yeux un cspoir qui ne sc réalisait pas.Au reste, il y avai dans tout cela une chose qui nous paraissait très certaine, c'était qu'une souscription suffisante avait été faite par nos compatriotes et que le montant cn était déposé on Angleterre.Nous nous disions donc les uns aux autres:\u2014Oourage, tôt ou tard il faut que ga vienne ! À Continuer, LE RECENSEMENT.En 1784 nous étions 100,000; en 1831, 380,000 ; en 1844, 524,307 ; en 1851, 669,628; en 1861, 84T,- 115.Notre population ayant toujours augmenté jusqu\u2019nlors duns Ia proportion de 3 À -+ par ceut par an, nous aurions dû être en 1871, au moins 1,100,000.Or, lo recensement ne nous donna que 924.000.C'était done uve perte d'environ 200,000 quo nous avions subie de 1861 à 1871, Maivtenant combien devrions-nous ttre en 1881 7 Si nous preuvus pour bise de nos caleuls lu moyenne adoptée par M.Rameau pour établir lu proportion de notre accsoissetent naturel, savoir 3.60, nous devrions être environ 1,260,000; disons 1,225,000 afin de ne pas être accusé d'exugération.Or, si l'on déduit du chiffre total dela population de notre province, savoir environ 1,358,000, celui do la population anglaise et de nos compu.triotes émigrés qu'on a inscrits sur ln supposition «u'ils reviendront dans le pays, on arrivera à ln Conclusion qe nous ne pouvons êtro aujour- d'hui plus de un million cinquant® à un million cent mille.Nous avons donc perdu depuis dix ans environ 150,000.200,000 de 1861 à 1871 et 160,000 de 1871 à 1881 font 350, 000, Méduisons cncoro et disons 300,000.Ajoutous à cela ce que ces 300,000 émigrés auraient produit depuis vingt ans, s'ils étaient restés dans le pays, et on verra que c\u2019est on réalité une perte de 400,000.N faudrait maintenant faire une estimation du nombre de nos compatriotes partis avant 1851 depuis l\u2019é- tablissemeut du pays.M.Rameau le porte À cinq ou six cent mille y compris, bien entendu, tous les ene fants et descendants do Canadiensfrançais établis dans toutes les parties de l'Amérique.Cela ferait près d'un million de nos compatriotes vivant à l'étranger ! Disons 300,000 depuis Ja conque- te et nous arriverons au chiffre fatidique de 700,000.On a bouu fermer.les yeux pour ne pas voir ce spectacle attristant, cette plaie douloureuse, c'est inutile, Le mal oxiste, mieux vaut le regarder en face courageusement pour le guérir que de puraîtro ne pas le voir afin d\u2019en nier l'étendue.Quo pouvons-nous gagner à ce subterfuge ?Notre but on constatant l'existence du fléau qui nous dévore n'est pas\u2019 d'en rendre un parti plus responsable que loutre, Ni l'un ni l'autre n\u2019a fait ce qui était nécessaire ot n'aurait pu empêcher complètement l\u2019émigration, Nous nous permetirons seulement de remarquor que les ravages de l'émigration depuis la Confédération donnent raison à coux qui ont dit que sous lo rapport matériel comme LA TRIBUNE.au point de vuc national et religieux, le nouveau régime serait fatal à lu province de Québec.N\u2019est-il pas absurde qu'on dépeuse tant de notre argent à Ottawa pour peupler le Nord-Ouest d\u2019Allemands, d'Anglais et d'Irlanduis, lorsque nous n\u2019avons pas les moyens d'ouvrir nos terros ct nos forêts à la colonisation ?Un Canadicn-françuis ne vaut-il pus un Allemand ou un Irlandais ?Mais inutile de revenir sur le passé, lo mal cest fait, tâchons d'en restreindre nutant que posssible les f'unestes effets, Quoique notre intention ne soit pas do parler aussi souvent de coalition, nous ne pouvons nous empécher de dire qu\u2019elle seule nous aurait mis en état d'assurer l'avenir de lu province de Québec cu nous donnant les moyens de fuire les sacrifices nécessairos pour la colonisation, l'instruction pratique et lo dévoloppement de certaines industries, Mais à quoi bon exprimer do nouveau cette idée?C'est un rêve, une utopie ! La seule chose pratique dans notre province, parait-il, est do se massacrer au nom de In religion, de s'excommunier mutuellement ot de s'accuser de vol ct de corruption, 11 parait que c\u2019est le seul moyen de fuire son salut et de sauver la reli- ggion et la patrie, Pourquoi se donner tont do peine, nous dit-on souvent pour essayer de sauver une province qui ne veut pas s0 sauver et ne pout l'être ?On & peut-être raison, Les suppliques adressées par le clergé au Pape contre l'Université Laval insinuent quo cette université confiée aux soîns do l\u2019épiscopat, néglige et compromet les intérêts de la religion au Caunda cn favorieaut le parti libéral et que si jusqu'à présent elle a obtenu tout ce qu\u2019elle voulait à Rome, c'est parceque les cardinaux et lu Sncréo Congrégation se sont laissé tromper, On n'ose pas dire \u2014achoter\u2014commuo lo Dr Beaudry, mois guère s'on manque.Dans In supplique des citoyous on parle de franc-maçonnerie, de sociétés secrètes et d'écoles dungereuses qui combattent les doctrines catholiques et persécutent les journalistes qui consacrent leurs veillées À écrire des livres et des journaux pour la propagation des bonnes doctrines, Enfin on:parle de l\u2019univorsité Laval comme On parlait autrefois de l'Institut Canadien, on Inisse entondro que les évêques, les prêtres ct les citoyens qui in combattent méritent seuls la confiance du Pape et quo les autres, savoir l\u2019archovêque de Québec et In majorité des évéques,no font pas leur dovoir.\u2019 Lo Pape ct les cardinaux ne man- quezont pas de dire après avoir lu ces suppliques : « Mais s\u2019il faut considérer commo \u201cde mauvais catholiques tous les * libéraux, tous los évêques ot lus \u201c prêtres ct les citoyons qui soutjen- \u201c nent ot favorisont l\u2019Université Ln- \u2018\u2018 val, combien va-t-il rester de bons -\u201c catholiques dans la province de « Québce ?\u201d Nous sommes surpris quo des libéraux qui font cause commune avec les adversaires do l\u2019université Laval aiont cigné ou toléré do pa- roilles requêtes Il yenn qui prétendent n'avoir pas eu convaiesance du contenu de ces documents, qu'ils protestont alors dans l'intérêt do leur honneur ot do leur dignité, Des hommes comme M.lo sénu- teur Püquet, les docteurs Coderre, Lunctôt ct plusieurs autres no peuvent necepter la responsabilitité de ces requêtes.Comment pouvent-ils souffrir qu\u2019on luisse reprocher comme uo crime à l\u2019Uuiveraité Laval de favoriser le parti libéral?S'ils ne pensent pas que ce soit un crime qu'ils le disent et qu\u2019ils fassent voir que ce n\u2019est pas pour cela qu'ils sont opposés à l'établissement d\u2019une sue- cursale A Montréal, Et pourtant il y à parmi ces médecins et citoyons libéraux des hommes qui nous ont reproché comme une fuiblesse nos tentatives do fusion ! Que valent les opinions des how- mes duns notre pays ?UN MOT SUR LA COALITION.Ceux qui s'imagineut qu'ils nous font do In peine eu 5\u20ac moquant de la coalition ont tort.S'ils savaient comme A part l'intérêt de notre province, ct honneur de noire nationalité rien ne nous intéresse, à l'heure qu\u2019il est, dans la politique! Mais nous nc pouvons nous empêcher do trouver auduciouse la position que prenuent à notre égard des gens qui repousssent notre plan de conlition parcequ\u2019ils n\u2019ont pu fairedopter colui qu\u2019ils avaient en vue.N'est-il pas, par exemple, de notoriété publique que M.Tarte avait conclu avec les libéraux de Québec unc alliance offensive ct défensive ?Nous ne connaissons pas tous les détails de cette sainte allianco, mais tout lo monde sait bien que s\u2019il n'avait fallu aux libéraux que la voix de M.Tarto pour renverser le gouvernement ils l\u2019auraient cue.Comme nous avons fait connaître franchoment notre plan de conlition, nous prions\u2019M.Tarte de faire connaître le sien ct on verra quel était le meilleur.Nous pourrons peut-être l'aider à 8\u20ac rappeler certains faits, Maintenant n'y a-til pas eu un moment où le farouche propriétaire de ln Patrie était disposé à accepter une Coalition, pourvu que M.Clnpleau fût remplacé comme premier ministre par un autre conservateur?Voyaut que presque tous ses amis ot protecteurs acceptaient un projet de coalition de cette nature, n\u2019a-t-il pus fini par dire qu\u2019il les suivrait ?Quand on a été si loin dans Ja voie de la coaktion at-on le droit d'oublier ce qu\u2019on a fait pour jeter la pierre À coux qui ont simplement cu le tort d'être plus logiques.Qui veut la fin veut les moyens; or le moyen c\u2019était M.Chapleau.Puisque c'était lc soul chef conservateur qui pouvait faire ln coalition, il fallait l'accepter ou ropousser complètement tout projet de fusion, 11 est deux choses que lea conservateurs puritains nc peuvent pardonner à M.Chapleau, c'est d\u2019avoir travaillé on faveur do l\u2019Université Laval et d\u2019avoir songé à former une alliance avec les libéraux.\u2014Jo parlais de Chapleau à un conservateur qui occupe une bonny position dans son parti, nous disait l'autre jour, un homme indépendant on politique.Pour connaître lo fond de sa pensée ct l'opinion do sos amis, je mo mis À dire tout lo mal possiblo de Chapleau plus que je n'en pensais même, Le conserva- tour excusait tout ot alla jusqu\u2019à dire que dans le cas où Chapleau et Sénécal profiteraient de leurs positions pour s'enrichir, on devrait les exouser, \u2014Mais l'affaire Laval, dis-je, tout à coup ! \u2014 Ah! c'est différent, on ne peut lui pardonner cela, et c'est cette Question qui le fera tomber.Presque tous les prêtres du diocèse de Montréal se proposent d'avoir dans chaque comté un candidat conserva- qui s\u2019engaggeru à voter contre Chapleau.Maintenant, ajouta-t-il, il y u lu question de ln conlition qui a mis le comble à lu mesure, Ainsi, il est deux péchés, deux seulement que M.Chapleau ne pourra se fuiro pardonner : celui d'avoir agi conformément aux vœux des évêques et aux intentions du Papcot celui d'avoir voulu opérer l\u2019union tant de fois désirée des Canadiens français.Mais comme le Pape l'absoudra pour le premier et le peuple pour lc second il n'est pas trop à plaindre.Le Canadien, le Courrier du Canada, le Journal des Trois- Riviéres et deux ou trois autres journaux conservateurs disent emphatiquement qu'il faudra que M.Chapleau s'explique sur la question de coalition s\u2019il veut conserver la confiance do son parti.Mais comme après toutes leurs menaces les mêmes journaux lui ont prrdonné de ne pas avoir fait passer une loi relativement à l'influence indue, il sait À quoi s\u2019en tenir, A propos, si nous avons mérité d'être tant injurié pour avoir dit que la loi relative à l'influence indue ne serait pas abrogée et avoir donné les raisons qui l'empécheraient de l'être, est-ce que le gouvernement qui a refusé de faire passer cette loi n\u2019est pas plus coupable que nous?Nous timerions bien avoir l'opinion de nos inflexibles et farouches confrère sur cette question.La roligion était perdue, disait-on cette loi inffimo n\u2019était pas anéantie et les ministres et députés qui refusaient de frire leur devoir devaient être décapités ! C'est donc encore une farce | On voit dans les requêtes adressées au Pape par un certain nombre de prôtres ct de citoyens du diocèse de Montréal que la raison pour laquelle ils font Ia guerre à l\u2019université Laval est qu\u2019elle favorise trop le parti libéral.Le crimo de l'université n'est pus d\u2019avoir travaillé activement pour les libéraux, mais simplement de ne les avoir pas combattus avec assez d'acharnement, d\u2019avoir pensé enfin que du moment qu'un homme était bon citoyen eb bon chrétien on pouvait lui parler, manger avec lui et lui permettre de vivre.On peut être ivrogne, adultèro, voleur, libertin publio, mourtrier si l'on veut, cola no fait rien, mais libéral ! jamais, Or, par libéral on entend tout homme qui politiquement n\u2019a pas confiance dans lo parti conservateur, qui croit, par exemple, quo BI.MacKenzic est plug honnête que Sir John, que M.Laurier vaut M.Langevin.Des exagérations comme colles-là, des injustices aussi criantes ont pour effet d'inspiror à certaines porsonnes des sympathies pour le parti libéral, Le fait est que c\u2019est bien suffisant.Mais ne va-t-on pas jusqu\u2019à menu- cer M.le curé Labelle de ne plus l'aider dans son œuvro patriotique do colonisation, parcequ'il est en favour de l\u2019université Laval ?Y a-t-il moyen de pousser le fanatisme plus loin ?CORRESPONDANCE.M.le Rédacteur, Hartman, le fameux chef nihiliste & quitté les Etats-Unis oû il était en dangor pour venir dans notre pays sc mettre, dit-on, sous ln protection du drapeau anglais, Je tiens à faite savoir au Courrier de Montréal que C'est nous scs frères qui l'avons fait vonir pour nous appreudro à faire sauter les chemins do fer, On sait quo c\u2019est lui qui avait préparé la machine infernale qui fallit faire sauter le Czar sur le chemin de for do St Pétersbourg à Moscou.Ou ne badine pas avec lui et M.Langevin et ses séides feraient bien d'écouter mes avertissements.Co n\u2019est pas au moment où on cul- buts tous les rois ot empcreurs qu\u2019on devrait songer à écrasor lu liberté dans nôtre pays.Que faut-il donc à M.Langevin pour éteindre sa soif de bonheur et de pouvoir?N'a-til pas tout ce qu\u2019un homme de su valeur peut désirer?Qu\u2019il aspire à devenir premier ministre, gouverneur général même, passe encore, mais dictateur ! jamais.On dit quo pour ressembler à Napoléon ler il cherchait, il y a quelque temps, à se faire -tomber une mèche de cheveux sur le front.Voyant que sa chevelure ne voulait pas se prêter à l'exécution de ce projet, il demandait à un ami s\u2019il ne ferait pas mieux de s'appliquer à ressembler à Gambetta.Je pourrais mentionner une foule d'autres faits pour établir que j'ai le droit de mettre tous mes compatriotes en garde contre les projets néfastes de M.Langevin, César a dit qu'il falinit se défier dos visnges ples.Or, est-il dans lo monde un visago plus pâle que celui de M.Langevin ?On dit qu'il compto sur les ultra montés pour monter si haut lui-même et quo M.Trudel aurait été prié de souder les gouvernements étrangers pour savoir comment ils accucil- leraiont sa dictature.Il a chargé, diton, Mgr Laflèche d'obtenir à Rome pour lui un titre élevé qui augmenterait lo prestige dont il jouit parmi les fidèles des Trois-Rivières.Il aurait même demandé s'il ne pouvait pas être nommé cardinal.On lui aurait fait voir que c'était un pou fort.Les rédac- tours du Courrier doivent s'aporce voir que je suis bion ronseigné.\u2019 Brutus, Malgré les projets sinistres quo notre correspondauc Brutus prête à M.Lungovin, nous croyons devoir faire l'éloge des remarques faites par l'honorable ministre, à la convention acadienne,relativement aux Acadiens et Canadiens-frarçais qui changent leurs noms, \u201c Consorvez, dit-il, vos noms fran- ais; en traduisant en une autre anguo ct en défigurant vos noms de famille, vous faites outrage à la mémoire de vos pères, vous rononcez à leur léritage.Leblanc est aussi respectable que White; restez donc dos Leblano, vous dont les pères et los grands pères étaient des Leblanc Ne vous travestissez pas en Pe vous dont le nom est Poirier; Si vous avez honte do votre nom, .de votre pères vous nc serez pas plus considérés sous un nom étranger.Croyez-moi, l'on pout être respecté\u2019 avec un nom frauçais tout comme un nom anglais.Pour cola, il suffit d'dtre respectable, La manic de changer de nom de famille \u2014 car cette hontouse manie existe aussi au Canada\u2014me rappelle une ancédote.que jo vais vous raconter : rer \u201c C'était pendant la guerre de Sécession entre lo Nord ot le Sud.Un nommé Baril, sous les ordies du énéral Rosoucranz, s'était di-tingué Je nc sais plus à quelle journéo.Le général le fit venir, et après l'avoir complimenté, lui demanda son nom.\u2014Baril, mon général, répondit mon compatriote \u2014 Baril?O'est un nom français qui no sera pas compris, reprit le général, qui, cependant, savait lo français.Appelez-vous Keg, c'est la même chose et c'est bien plus anglais.Baril, fier des honneurs que lui décernait son général, n\u2019hésita pas à abandonner le nom de son père.Il fut inserit à l'ordre du jour, sous le nom de Kez, les éloges qui furent faits de sa bravoure dans les journaux ct ailleurs furent adressés à Keg et notre pauvre Baril, ni sn\u2019 famille n'en cut aucune part \u201c I] y a quelques années, étant à Manitoba, j'appris que parmi les colons établis à un certain licu, so trouvait un Keg.Je mo rendis immédiatement à © t endroit, surtout pour voir et interroger cot homme.Lie croiriez-vous, messicure, ce Kes était notre Baril de tout à l'heure ; le horos de la guorro de sécession, celui auquol le général Rosencranz avait décerné les honneurs.d\u2019un nom nouveau.Mais ce nom ne lui avait pas mieux réussi que l'ancien, peut-être moins bien; il était là, faisant de la cordonnerie et gagnant honorablemient, mais misérablement sa vie.Gardez-vous, messieurs, je le répète, de changer vos noms français.Quand on est Baril, rien ne sert de vouloir être Kez \u2014 on demeure le même homme avec le ridicule en plus.\u201d Quelques personnes croient que lu supplique des adversaires de l'université Laval dénouçant les eociétés secrètes est dirigée contre lo mini: tère fédéral dont le chef et deux ou trois membres sont des orangistes, \u2018Mais comme la plupart de ceux qui ont signé ces requêtes sont des partisans acharnés de Sir John et de son ministère, on hésite à croiro que telle est leur intention.Rien d'amusant comme l'indignation nvec laquelle certains journaux repoussent In conlition depuis qu'il cest constaté que c'est une affaire manquée au moins pour un certain temps.Si la coalition s'était faite, ils au- ruient été les premier à l'acceptor, ils anraient offert do mourir pour clle.Nous connaissons de jolies choses à ce Sujet, nos les raconterons pcut- être plus tard.Pauvre naturo humaino ! Nous avons déjà dit un mot de Fortiervillo du comté de Lotbinière, et nous nvons fait l'élogo du l'esprit d'entreprise des messieurs Fortier père et fils qui ont fondé ce village dans un endroit qui était encore, il y a vingt ans, - uno épaisse forêt.Les journaux de Québce ont publié \u2018ces jours derniers dos rensci- guements intéressants sur ce village qui vient d'êtro doté d\u2019un bureau de poste, et aura bientôt uno ronte pour communiquer \u2018avec la station de Somersot.Les consorvateurs anti-papistes qui ont pardonné à M.Chapleau d'avoir passé uno session sans proposer une loi relativemet à l'influonce induc\u2014 loi si nécossaire que douter de son efficacité et de son opportunité était un acte d\u2019impiété \u2014 se révoltent à l\u2019idée qu\u2019il a pu songer à former une alliance avec les libéraux ! \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 ea La Minerve a:pris depuis quolquo temps:une position patriotique sur la question de nos relations commercia- EE EE EEE Er les avec la France.Elle prouve que le Canada à été négligé jusqu\u2019à co jour chaque fois que l'angleterre a négocié des traités de commerce avec les autres pays et elle fait voir qu'elle no pourra plus aussi facilo- ment à l\u2019avenir sacrifier nos intérêts.Nous résumerons ce qui a éte dit à ce sujet pur la Minerve et le Journul du Commerce.Voilà au moins une question digne d'occuper l'esprit public.AVIS.M, F.Renaud n'est plus en aucune manière employé à LA TRIBUNE.NOUVELLES DIVERSES.\u2014Il y a, en Angleterre, un chien qui, depuis plusieurs années, prend tous les jours le convoi de chemin de fer, s'installe daus la chambre du gardien, regardo par ln fenêtre, voyage toute la journée et revient le soir.La compagnie a fini par l'adopter et lu traiter comme un employé, On se demande quel rôle il croit jouer.Se prend-il pour un des surintendants et actionnaires du che- miu ?On l'ignore, mais il est toujours à son poste.Le midi il des- cond à un certain endroit avec les voyageurs pour prondre son repas à l'hôtel.\u2014Ja rue St Denis de Montréal va devenir la rue favorite des méde- vins.Parmi les nouveaux arrivés on remarque le Dr Leblanc, l\u2019un des meilleurs dentistes de Montréal.Le Dr Leblanc c'est distingué dor- nièrement dans des cas difficiles, \u2014 TI n'est pas étonnant que tant d'hounnes d'esprit voyant tout ce qu'il y a de folie, d'absurdité, de préjugés et de superstitions dans le monde vieunent À avoir une si petite opinion de l'humanité et soient entraînés vers le scepticisme, \u20141In jeune homme et une jeune fille de bonne famille se marisient à Aurora.Des invitations nombreuses avaient été fuite; c'était une grande affaire.Lo jour fixé on se rendit À l'église, tout était prêt excepté le ministre qui croyant que le mariage devait avoir lieu un autre jour, était parti pour Chicago.Sur proposition du fiancé, il fut unanimement résolu que la noce irait rejoindre le ministre A Chicago ot no rovicudrait qu'après le mariage fait.\u2014Deux amoureux prenaient la clef des champs, il y a quelques jours, à Boston.Le père do la jeune fille qui avait refusé de les laisser marier 50 mit à leur poursuite, Le jeune garçon étant tombé de cheval, se cassn la jambo.Le père crut qu\u2019il ne pouvait faire autrement que de le secourir et de le ramener à la maison.Doux ou trois semaines après, il avouait qu'il s'était trompé aur le compto du jeune garçon et consentait au mariage, \u2014-Paganini était comme un grand nombre de poètes et d'artistes, un grand original, à la figure et au caractère étranges.Maigre, pâlo, les yeux noirs, les cheveux longs, le noz en bec d\u2019aigle, il avait l'air d'un être fantsstique.D'une avarice sordide parfois il était dans d'autres temps d'une grande libéralité, mais quand,le violon dans les mains, il pa- raissaït devant un auditoire toujours nombreux il se transfgurait et il Jounit comme personne n'avait joué avant lui.\u2014Un prince indien a épousé, il y a quelque temps, sept jeunes filles de nobles familles, dans la môme semaine.Chaque jour il co conduisait une à l'autel ; inutile de dire que les noces furent splendides.Co dovait être amusant pour les premières mariées d'assister aux.noces des autres, Ÿ a-til assez de folie daus le monde ?\u2014Une femmo qui avait l'esprit un peu affecté depuis \u2018quelque temps a uoyd sa petite fille dans un bain.La LA TRIBUNE - pauvre petite fille avait cing ans ct jouait, quelques minutes avant d'être noyéo par sa inère, chez les voisius, \u2014Depuis six mois il est entré dans lasile des aliénés de New-York 587 personnes.Il y a parmi ces malheureux un imprimeur Canadion du nom de Chapart qui s\u2019imagine être le chef de police d'Ottaws et sur lu piste de meurtrier;une femme du nom de Bourke veut se suicider plutôt que d'enten dre tiror constamment des coups de fusil dans les châssis de su chambre; un juif vole tout ce qui lui tombe sous la main ; un matelot cacho prè- ciousement sur sa poitrine des papiors qui constatent l'existence sur l'Océan acifique d\u2019une ilo pleine do trésors ; un nommé Bonard cost possédé par l'idée que la police le torture au moyen de l'électricité, \u2014Le prince royal d'Allemagne est, dit-on, l'un des meilleurs nageurs de l'armée allemande.Il est gai, affuble, aime la plaisanterie ot ne se fâche pas d'une répartie piquante, Il Y & quelque temps, ge baignant nvce des officiers de son régiment, il prenait plaisir à les saisir par le cou et a lour faire faire lo plongeon, Il invitait ousuite les autres à lui en fairo autant, mais personne ne réusissnit.Soudain un énorme grenadier arriva, le saisit par le cou et lui tint la tête sous l'eau assez longtemps.Le prince était presque étouffé, mais au lieu do se fâchor, il s'amusa beaucoup de sa mésaventure et donna à son vainqueur un cougé de quinze jours avec de I'argent pour faire son voyage.\u2014A un bal qui avait lieu,il y a quelques semaines, A Cincinnati, un jeune homme qui dansnit ln valse tomba subitement de tout son long sur le parquet.On accourut autour de lui, on fit venir un médecin, mais tout fut inutile, il était mort.\u2014Le célèbre nihiliste russe Leo Hartmann est arrivé le 28 à New- York, chargé d'uno mission du comité exécutif du parti révolutionaire russe auprès du peuplo des Etals- Unis.C'est un homme d'une taille au-dessous de la moyenne, au front légèrement fuyant et aux yeux trés vifs et excessivement mobiles, Il parle couramment le français.Dans un entretien avec un reporter, il a dit que son intention cst de retourner en Russie dès qu\u2019il aura rempli sa mission en Amérique.Les nihilistes peuvent aller impunément sur le territoire russo, parce que toules les classes de la population sympathisent avec eux, et celui que l'on sait traqué par la police est sûr de trouver partout des amis pour le cacher, Comme preuve do ceci, Hartmann raconte qu'immédiatoment avant de venir à New-York il a parcouru une partie de l'empire allemand, y compris Berlin,et visité une ville rusre ai- tuée'à une quarantaine de milles de la frontière allemande.Comme il désirait, à son départ de Londres, faire croire qu'il allait directement en Amérique, un de ses amis s\u2019est embarqué, sous le nom de Hartmann, sur lo steamer Caland, de Rotterdam.Ainsi s'explique lo bruit qui a couru lors de l\u2019arrivée de ce steamer, il y a denx semaines, que Hartmann était parmi ses passagers, Hartmann contredit \"opinion générale que le nihillisme a pour but unique la destruction de l'ordre de choses oxistant on Russie.Cotte association a au contraire un programme parfaitement défini et arrêté dans tous ses détails, pour donner au peuple russe le liberté politique ot sociale, Elle à recours à l'assassinat, non par choix, mais parce que c'est le seul moyen d'action dont elle dispose.Si la liberté de la parole ot de la presse existait en Russie, les nihil- listes déposeraient les armes et sc- raient les premiers à condamuer quiconque attenterait à la vic d\u2019un adversaire politique.\u2014Leo Free Press d'Ottawa rap porte le sncrilège suivant : Un nomme Regan, Agé de 40 ans, avait passé quelques années dans une asile d'aliénés, mais comme il paraissait complètement guéri, on le remit dernièrement en liberté- Cependant il donnait de temps À autre des signes d'aliénation montale.Dimanche soir, Regan attendit les vêpres dans l'eglise Ste-Aune, occupant un siége dans les galeries.Après que les fidèles furent sortis de l'église, Régan qui s'était, suppose-t-on, caché sous un banc, se leva, et se dirigeant vers le tabernacle, il en retira un ciboire er argent qui contenait soixante hosties, 11 prit aussi deux lampes suspendues sur l'autel et gagna ensuite sa demeure avec ces objets sacrés, En arrivant chez lui, il descendit dans le rez-de chaussée sans être vue pur personne il déposa le ciboire sur un autel qu'il éleva à sn guise, Il se mit alors à chanter à l\u2019imitation du prêtre et mit lo fou au papier qui servait d\u2019autel.Les gens de lu maison entendant du bruit et attirés par l\u2019odour de ln fumée, descendirent dans le rez-do-chaussée, et apergu.rent Regan dans l'état que nous avons mentionné.Si l\u2019on avait retardé do quelques secondes In maison aurait été incendiée, Lorsqu'on questionnn Regan, co lui-ci répondit qu'il avait fait plusieurs fois la même chose dans la Pensylvanie : il n'y voit aucun mal.Il a déclaré que dernièroment il avuit volé un breviaire sur le pupître du Pèro Palier dans l\u2019égliso de St-Jo- soph.Regan a été arrêté, On le plu- cern prochaine nent dans une maison d\u2019aliéués, \u2014\u2014 GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les T.RRAINS ve L\u2019EXPOSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTREAL.Cetto Exposition sera divisée en trois départements : Département d'Agriculture, département Horticole et département Industriel, OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE À l\u2019exposition des chevaux, du bétail, des moutons et «les cochons qui arrivent deux jours plus tard, c'est-ù-dire vendredi, le 16 Septembre.CLOTURE 23 SEPTEMBRE =\u2014000\u2014 $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix.\u2014000\u2014 Les entrées dans tous les départements devront être faites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, le ou avant le ler Septembre.On pout se procurer des listes de prix et dus formules pour les entrées ou tout autre renseignement en s'adressant comme suit : à GEO.LECLERC, Scc, du Conseil d'Agriculture, S.C.STEVENSON, Spc.du Conseil des Arts ot Manufac, Montréal 13 Août 1881.A.|.WATIER HORLOGER ET BIJOUTIER 27, RUE ST - LAURENT, MONTREAL.Mr.A.WATIER a constamment à la disposition du public un choix considérable de Diamants, de Montres, a\u2019Horloges et de Bijouteries de tout genre et À des prix très-modérés.Mr, Walicr apportera une attention spéciale à tous ies travaux qui lui seront confiés.juillet 9 1881.al Meroier, Beausoleil & Martinsou, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL.\u2014\u20140900\u2014\u2014 N.B.\u2014M, Mercier donnera uno attention spéciale aux affaires criminelles; Hox.HoxonE MERCIER, Ex-Solliciteur Général, Député de St.Hyacinthe.CLEOPHAS DEAUSOLEIL, PAUL G, MARTINKAU, Autrelois SyadicOfaciol, BOL 23 oct, 1880,\u2014aa.\u2019 LIBRAIRIE Payette § Bourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL.Les ouvrages suivants sont en vente à cette Librairie à 30c le vol in 12 TIENRT CONSCIENCE L'Année des Merveilles ! vol.\u2014 Anrélien, 2 vols,\u2014Batavia, { vol,\u2014Les Bourgeois de Darlingon, { vol.\u2014Le Bourgmestre de Liège.1 vol.\u2014Le chemin de la Fortune, t vol.\u2014Le Conscrit, | vol \u2014 Le Coureur des Grèves, | vol.\u2014Le Démon de l'argent, 1 vol\u2014Lo Démon du Jeu, 1 vol\u2014 Les Drames Flamands, 1 vol\u2014Lu Fiancée du Maltre d\u2019Ecole ! vol\u2014Lu l\u2019iéau du Village, 1 vol \u2014Le Gant perdu, 1 vol.\u2014Le Gentilhomme Pauvre, 1 vol.=La Guerre des Paysans, 1 vol.-\u2014LeGuet Apens, | vol.\u2014La Jeune Femme Pile, 1 vol, \u20141leures du Soir, 1 vol,\u2014Hlistofres de Deux Enfants d'Ouvriers, | vol.\u2014LeJeune Docteur, | vol.- Le Lion de Flandre, 2 vols.\u2014Maltre Valentin, { vol.\u2014Le Mal du Siècle, 1 vol,- La Mère Job, 1 vol\u2014Le Marchand d'Anvers, | vol-\u2014 Le Martyre d'une Mère, | vol\u2014L'Oncle et la ;Nièce, 1 vol \u2014L'Oncle Reimond, 1 vol \u2014L'Orphetine, | vol \u2014Le Pays de l\u2019Or, L vol.Un Sacrifice, | vol \u2014Lo Sang Humain, | vol.\u2014Scènes de ia Vie f\u2018lamandes, ?vols \u2014Souvenirs de la Jeunesce, | vol.- La Tombe de Fer, 1 vol.\u2014Lo Tribun de Ganil, 2 vols.\u2014Les Veillées l\u2019'iumandes, 1 vol\u2014La Voleuse d'Enfant, | vol- EMILE CHEVALIER Le Capitaine.1 vol\u2014Le Chasseur Noir, 1 vol.\u2014Leos Derniers Iroquois, 1 vol\u2014La Fille des Indiens Rouges, 1 vol\u2014LTlo de Sable, 1 vol \u2014La Huronn2, | vol\u2014Les Nez Percés, 1 vol \u2014 Peaux Rouges ot Peaux Blanches, 1 vol \u2014Les pieds Noirs, 1 vol.\u2014l'oiguet d'Acier, | vol \u2014La Tête Plate, L vol, AUSSI : Les ouvrages complets de Paul Féval, Raoul de Navarey, Alex.De Lamothe, etc, atc: Ces ouvrages sont envoyés par la malle sans charge extra, sur réceplion du prix.La Cité du Mal contre la Cité du Bien, question universitaire par Elzèar Paquin 25 cis, ltemarquez bien l\u2019adresso, PAYETTE & BOURGFAULT, 250, RUE ST PAUL.Visdvisla rue St T'incent, Montréal.28 octobre 1870.LA COMPAGNIE DU Chemin de Fer du Pacifique Cänadien Emigration à Manitoba ET AU NORD-OUEST CANADIEN Vente de terres, OUR encourager rapidement la colonisation dans celle contrée, la Compagnie du Chemin de fer du Pacifique Canadien sera disposée, jusqu'à avis contraire, à vendre des terres pour les cultiver au prix modique de $2.50 l'âcre, payable par versements et lera de plus une déduction des $1.25 pour chaque âcre de terre qui sera mis en culture dans les trois ou cing années qui suivront In dato de l'achat, et suivant l'étenduedes améliorations qui auront été faitos sur ces Lerres, Les torres ainsi offertes en vente ne comprendront pas le minerai, le charbon ou le bois debout ou les endroits pour le site des villes ou autres fins pour les chemins de Fer.Dos contrats à des taux spéciaux seront faits en faveur de ceux qui veulent s'occuper de l'élevage des bestiaux ou pour d'autres fins qui no comprennent pas une culture immédiate, Les colons qui veulent aller s'établir sur cos terros, et les effets qu\u2019ils auront avec eux seronl conduits et envoyés à leur dostination à des termes très avantageux.D'autres détails seront fournis sur demande aux bureaux de la Compagnie du Chemin de fer du Pacifique Canadien, à Montréal et à Winnipeg.Par ordre du Hureau- CHS.DRINKWATER.Secrétaire, Montréal, 16 Juillet 1881.5 ins.LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame ot St- Vincent, A, R.LONGPRE, L: OSDAVID.\u2014 Province do Québec, mu\" District de Montréal } cou SUPERIEURE- Dame Emilie Ducasse, alias Dugas, de la Cité ot du District do Montréal, épouse de Alphonse Chartrand, Entre - proneur-Menuisier, du mème lieu, dù- ment autorisés à ester en justice, Demanderesse & .Le dit Alphonso Chartrand Défondeur, Une action en séparation de biens a dtd instituée en cette Cour.Montréal 19 Juillet 1881, J.GC.LACOSTE, = Avi.do la Défonderesse, Montréal, 23 juillet 1881 5 ins, m ww = 25 2 @ = 0 ça © RE oS = 4 20 g3 = = À mn x 5 .fay N a oF Bhuut == EE RE ° n#$ >= ds \u201c= »s 3: mn == > Ws2 8 NES, =.Fun be FERMIERS ! Voyez les FAUCITEUSES, les MOISSONNEUSES et les RATEAUX du COSSITT & FRÈRE- Ce sont les meilleurs et sont vendus au plus bus prix.Toutes garanties de première qualité.Diverses améliorations ont ête faites 2 toutes nos machines pour cette année.L.J.LATIMER, Rue McGuill, Montréal, P.S.Nos agonts dans chaque paroisse en ont des échantillons, 25 juin \u2014cm, GLACIERE BARIL Pour empêcher les viandes de suer.LA Premier prix à l\u2019exposition de la Puissance.Conserve les viandes pondaut les plus grandes chaleurs.En usage chez tous les bouchers et dans un grand nombre de communautés et de maisons privées.S'adresser à J, E.BARIL, No, 177, rue Laval, Montréal.I1 juin.\u2014-3ms.Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRERE Epiceries, Vins, Liqueurs, Cigarcs de la HAVANE, ete.Vin de Messe, une spécialité 77; RUE NOTRE - DAME, MONTREAL.En vous transmettant notre carte d\u2019affaires nous avons l'honneur de soliciter vos commandes que nous renplirons avec empressement.Vous trouverez chez nous un assortiment complet de premier choix, des prix uniformes et modérés, Vos obéissants serviteurs, B.Mathieu & Frore.I juin\u201412 ms, LA TRIBUNE.FEUILLETON DE \u201c LA TRIBUNE \u2019 L'ILE DE FEU, ( Suite.) Mais c'était précisément co rotour au corps do garde qui cons tituait lo plus formidable danger.Jugque-ld rien A craindro; los troupiors ot los môtis dormaiont on marchant.Mais si, commo cols arrivo toujours, il y avait parmi les soldats du poste un seul noctambule, tout était pordu, Alfonso prit uno résolution su- préme.La patrouille marchait en désordre sur los remparts.Lo fort do Salem, trés-heureusemeont pour lui, n\u2019avait jamais subi do siége, ot copondant il oxistait i Pest des fortifications uno sorte de brèche commencéo par lo soleil ot conti- nuéo par le temps, cot invincible onnomi, Les remparts, faits do terro as- sujottio par des briquos, avaiont en cet ondroit subi un légror écrou- lemont, ot \u2018quoiqu\u2019il fât difficilo do montor par là dans la citadello, tant la pente était oncoro rapide, un homrio désespéré pouvait essayer do so Inisser roulor jusqu\u2019on bus, Au risque de #c cussor la tête.Dans touto autro partie du fort, il oût fallu À Alfonso uno grosso cordo pour descendro du rempart, ot ce n\u2019était pas lo momont do chorcher à s\u2019en procuror, Quant aux portos, ollos étaiont bion gardéos, cur dom Luiz Vaguert avait trop pou do chso à faire A Salem pour n'avoir pas introduit uno disciplino très-sévèro dans co qu\u2019il appolait son armée.Donc, au momont où Ia patronil- lo arriva du côté do la brèche, Alfonso, qui suivait on traînard, s'approcha do l'abimo ot so laissa rouler on bas du rompart.Le métis ot sen subordonnés ontondirent du bruit, cruront à la survenuo do quolquo bête féroce, ot priront lo pas de course jusqu'au corps do gardo, où l'on se compin.Un hommo manquait.L'un prôtondit avoir vu un jaguar l'omportor par ia brècho ; l'autre soutint quo c'était un caïman, Enfin un troisième déclara avoir entendu lo ori du bon affamé, co cri qui rossomblo au bruit d\u2019une scio dans du bois pourri.Tout cola suffit pour dévidor los soldats à barricader le corps de garde, si bien quo pas une sontinollo no fut plus relevée jusqu\u2019au jour: On sait co qui sc passa onsuito.L'évasion fut connuo À neuf heures.Lo eoldat qu'on avait trouvé dans la prison, cuvant on- coro son cau-de-vio, fut condamné à un mois do cachot.Lo métis dovina bien In cause du bruit qu'il avait ontondu du côté do la brèche, mais eo garda d'en parler, et il fut déoidé qu'aprds Ia sieste, c'ost-à- diro À l'houro où los corvollos hu.mainos peuvent supporter lo soloil do l'équatour, quarante à cinquanto hommes s0 mottrniont en routo avec armes ot bagages pour oxploror la forêt, dans laquelle ils dovaiont camper pondant touto ln duréo de l'expédition, Lo fugitif, hâtons-nous de lo diro, était déjà loin.Sa chute vo- lontairo s'était accomplie dans d'excollentes conditions : des ron- cos, do hinutos horbos, quelques lianes sans consistance, avaient amorti los chocs; quoiqu'il oût, après avoir roulé quolques instants, sonti lo vide au-dessous de lui; quoiqu'il fût tombé ainsi d'une hauteur d\u2019environ sopt ou huit mêtres, il pouvait & peine constater quolquos contusions.L\u2019étourdissomont qui suivit cette vertigineuso doscento était passé, Alfonso 6 rolova et marcha vers lo nord, Ce n\u2019était point la direction qu\u2019i) comptait prondre ; mais lo villugo so trouvait à l'est dn fort, ot il ne voulait être vu do personne qui plit donner In moin- dro indization sur ln direction prise par lui, 1V Co quo le loctour vient d'ap.prondro était nécessaire a I'intol- ligenco du récit; mais l\u2019épouvantable histoire d'Alfonso no com- monco réollemont que dans los lignes qui vont suivre.En trois jours, cot hommo avait vu mourir son frère foudroyé pur lo plus terrible vonin qui soit nu monde.Lui-mêmo, sans avoir eu lo temps do io plourer, s'était ontondu con- damnor à mort; il avait subi toutes los angoisses do la nuit qui dovait préeédor son supplico; par son rang-froid, au travors de mille alarmes, il s'était soustrait à cette mort ignominiouse, Il était sauvé! Il nembluit donc quo In mauvaise chanco l'abandonnât ! Eh bion, tout cola n\u2019était rion auprès des alarmos, des angoissos, des tortures que cet homme venait de se préparer on s\u2019évadant, Le dangor d'être ropris n\u2019oxis- tait pourtant pas on appnronce.Il s'élait ongagé dans lu forêt après avoir tourné le villugo do Salom: Les rontiors dos nègres ot dos Indions lui étaient familiers jusqu'à une certaino distance.Au jugé, il s0 dirigea vers l'est, Son intention était d'avancer lo plus loin possi- blo dw côté do la mer pour traver- scr l'Amazono ot avorder à Para, Alfonso savait cortainemont cu qu'est une forêt vierge do l\u2019équateur, puisquo depuis un an il était on garnison À Salem, ot s\u2019il s\u2019avon- turait ainsi dans co désort touffu, c'est qu'il n\u2019avait pus le choix des chomins, Jusqu'au jour, il marcha vigourousomont, suivant un sentier qu\u2019il connaissait admirablomont, Cepondant il fut obligé souvont do s'arrêter ct de se blottir dans un fourré ou do monter sur un arbro pour lnisser passer un tigre en chasse ou pour éviter quelque autro fauvo.À sopt hource, lo soleil apparut sur l'horizon tout à coup.Alfonso jota un regard autour de lui.La partio do la forêt dans laquelle il so trouvait lui était inconnue, ot il avait fait uno première étape for- midablo, La pour lui avait donné l\u2019agilité ot l'instinct des animaux; en sommo, il était on sûreté ot dans Ia bonne route, car les rayons du soloil, qui so glissnient do ci do là obliquemoni sous los rameaux épais, lui indiquèrent, par lour direction, qu'il s'était continuelle- mont dirigé vers l'oriont.Copondant il était harassé.Depuis trois jours lo sommeil n'avait pas visité co pauvro diablo, ot il fallait dormir pour roprendro la forco de continuer sa route.Deux cèdres énormes s'élovaiont dans l'air à uno hauteur incroyable ot presquo côté à côté.A quinzo ou vingt môtres du sol, un enchovè- tremont de lianos énormes formait comme Un pont, ou, si vous préférez, comme un immonso hamac allant de l\u2019un à l'autro.L'entrolacoment des branches lui pormit de grimpor assez fucilo- ment jusqu'a ces lianes, ot il y trouva uno sorte do lit particulièrement embaumé, couvort de fleurs ot do fouilles vortes, sur lesquelles il s\u2019étondit avoc volupté.invisible pour tout autro quo les oisonux ou les écureuils ; et, à l'houre où dom Luiz Vuguert appronait son évasion, il dormait du plus profond ot du plus réparateur dos sommeils.Copondunt, il s'était avancé déjà hion au délà des parties do la forêt que les roldats do Salem étaiont nccoutummés de visitor.Alfonso nllait ontrer on ploine forêt vierge, ot cola merito d'ôtre décrit pour plusieur raisons: lu premièro, c\u2019est qu'on so fera diffi- cilomont uno idéo dos souffrances do cot homme, si l\u2019on ne connait los obstacles qu\u2019il lui faudra franchir; la seconde, c'est que ces bois immenses, qui s'étondont dos Andes à l\u2019ccéan Atlantique, sur un espuca do douzo cents liouos, n\u2019ont jamais ôté points que par des funtaisistes fort entuchés de poésio, mais d'une exactitude absolument douteuse.La véritablo forêt viorge, vue do l\u2019Amazone, fait au voyagour l'effet exact d'une muraille verte.Ÿ pénétror somblo aussi facile quo do s\u2019onfoncer dans le granit d'une montagne tailléo à pic.La hache, quoi qu\u2019on on ait dit, la hache ost radicaloment impuissanto à tracor un chemin dans cette verduro.I) n\u2019y a qu\u2019au moyen d'ouvrir une voie, c'est lo fou.Or le moyen est dangoroux, quand il n'est pas impraticable, Que si, conduit par un Indien, vous pénêtrez dans un des sentiers de Ju forêt, le spectacle qui frappe vos regards est d'abord sublime: des arbres gigantesques, des linnes for midables, des fleurs inconnues, des arbustes odoriférants, des berbes qui attciguent huit pieds do hauteur, et des ronces, ct des buissons, et d'énormes cactus, Au milicu de tout cela, vous sentez qu'il existe là ur monde d'êtres bizarres, car chaque plante dont la tige romue, chaque liane qui subit une flexion, chaque feuille qui s'agito, chaque craquement qui se fait entendre, tout mouvement cn un mot, est produit par un êtro vivant, charmant ou hideux, ivoffensif ou mortel : ropti- saurien, batracien énorme, oiseau, quadrumane, ct toutes les espèces intermédiaires, dont l\u2019aspect seul est souvent une souffrance.Mais ce spectacle vraiment grandiose et séduisant, vous no l'avez qu\u2019aux bords des forêts vierges, après avoir marché une heure au plus dans les sentiers fréquentés.Et si la nécessité ou lo hasard vous conduit plus loio, cela change.La ramure dovient alors si touffue, que pour passer il faut vous déchirer les mains et la face à des ronces qui grossissent infiniment.Certes, vous marchez encore dans lé sentier, mais il faut être jaguar ou Indien pour savoir rampor sur ce chemin.Des trouves d'arbres s'accumulent parfois en travers de la route à des hauteurs considérables, ct entre chaque tronc pousse un vigoureux arbuste.Peu à peu l'épaisseur du bois prend des propartions épouvantables.« L'impénétrable horreur n des clus- siques devient une vérité absolue, {À continuer.) 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