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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 20 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-08-20, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I\u2014No 44.ee atest LA T ja LS A IN MONTREAL, SAMEDI 20 AOUT 1881.\u2014 JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.\u2014 BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.UN 7 LE No.2 CENTS.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.{ __ JADMINISTRATION, 8% = E\u2014 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Parait tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT, Un an.\u2026.Six mois\u2026 Le numéro Cents.OT PAYABLE [D'AVANCE w.W.F.DANIEL, ADNINISTRATEUR LA TRIBUNE MONTRÉAL, 20 Aour 1881.Les patriotes de 1937-38 (Suite) Un bon nombre do ceux qui restaient étaient dans un état voisin de la détresse et nc voyaient pas jour à jamais pouvoir amaeser la somme, assez considérable, qu'il fallait pour payer un passage de Sydnoy en Angleterre.Un seul d'entre eux était marin mais âgé, aucun putron de navire n\u2019était pressé d'ajouter à son équipage des hommes que devait tourmenter le mal de mer à chaque tempête: au reste il y avait assez de Jeunes gens au pied marin qui cher- chaïent À gagner leur retour en Kurope, pour engager les capitaines à ne prendre que, des hommes déjà faits à l\u2019enu enléo, Quant à moi, en purticulier, sauf l'exil et la nostalgie qu'il me causnit, l\u2019étais au mieux dans la maison de mon généreux patron.Aux bons soins mutériels de l'aisance, s'ajoutaient pour moi les soins plus pré- cleux encore de la sympathie la plus cordiale et de l'amitié ln plus délicate etla plus désintéressce: j'en étais quelquefois même confus, taut j'avais peur d'abuser, par quelqu'indis erétion d\u2019une hospitalité si libérale et si distinguée, Sur la fin de janvier 1846, c'est-à- dire envirou dix-huit mois après les premiers départs do canadiens exilés, Lion excellent patron termina ses affaires : tout était liquidé, illavait con- somwé In vente du reste de ses marchandises ct avait réalisé tout son avoir, non pas, cepondant, sans de Grands sacrifices ; mais il avait pres- qu'autant hâte de quitter les terres australes que moi-même, 11 se mit alors, ot je l'accompagnais et l\u2019aidais comme bien on peut l'imaginer, cn quête d'un navire en Partance.Il y cn avait plusicurs ui s'annongaient pour le mois de février ; nous les visitimes tous et, après informations prises sur les qualités de mer de tous, nous choisîmes comme lo plus confortable le plus fin voilier le navire le Suint-George, commandé par un capitaine Joues, Jo n'ai pas besoin de dire que le Suint-George n'avait pas ln moindr.essemblance avec le Bufalo, dont \u2018ependunt, j'aimerais en ce momen A savoir le sort, Un blessé garde comme souvenir lu wile ou l'éclat d'obus qu'on n retiré lo ses chairs déchirées.Eh! bier voi, j'aimerais à posséder une petit: -roix faite du bois dont est construi ie cette frégate, dans les flancs de saquolle et mon cœur ct mou corps uit été lacérés par d\u2019indignes traitements, XXV LE VOYAGE DE RETOUR.Lo dimanche gras du mois de févier 1846, dans la mutinée, après avoir pris congé, les jours précedents, des charitables personnes à qui je devais des obligations et dout j'ai parlé dans le cours de ce récit, je m'embarquais, en compgnie de M.Mesnier mon bienfaiteur, de Mndame Mesnier su digne compagne, ct d\u2019un assez bon nombre d'autres passagers, sur le Saint-George, eu desti- uation d'Angleterre.Plusicura, des treize exilés canadiens qui restaient après moi sur la terre d'exil, avaient pu venir m'ao compagner sur le quai; ils me serrèrent la main en me soubnitant tn heureux retour au pays.Ils étaient émus et moi je \u2018pleurais, en leur disant: \u2014« Courago mes amis, courage, votre tour viendra ! n Quelques-uns de mes compagnons do pussage, presque tous gens qui abandonnaient la colonic à Ju suite de tentatives avortées de fortune, parta- geaicnt notre émotion, d'autros fai- suient des mines À mériter de rester à la place de nes braves compagnons.Le Saint-George leva l'ancre à onzo heures ct, voiles déployées, commença sa Jonguo course de milliers de milles à travers les caux puiseantes de l'abîme, 11 faisait un temps magnifique, une légère briso enflait nos voiles ot le noble navire glissait avec majesté sur les ondes, se dirigeant vers ln sortie du hâvre.Que j'avais de plaisir À voir s'éloigner les côtes de la Nouvello-Galle- du-Sud, et n'eut été la tristesso causéo par la pensée de mes pauvres compagnons restés à Sydney, je crois que j'eus, on ce moment, été aussi heureux qu'on peut l\u2019être en co monde.Il me semolait que déj j'étais près d'arriver au pays.Il me semblait entendre mes parents so dire :\u2014Enfin, le voilà qui arrive ! ct se domander : \u2014 l'exil l'a-t-il bion changé ?Je me voynis déjà au foyer domestique entouré de parents et d'amis à qui jo faisais le récit de mes longues souffrances.Déjà, je voyais toutes mes counaissances m'\u2019entourer, le dimanche, sur le perron do l\u2019église, à la sortie de la messe paroissiale.O image de la patrie, quo jo t'ai contemplée, do tous les degrés de latitude ct de longitude qui séparent le Canada des terres australes! Nous fames favorisés pendant plusieurs jours d'un ven\u201d en poupe accompagné de beau temps; nous filions, Gilions le plus agréablement du moude, gouvernant pour le Cup Lorne, Je suivais, par conséquent, une route tout à fait différente de celle par laquelle nous étions venus à Sydney, à bord du Buffulo, et sur lnquello nous avions doublé le Cup- Bonne-Espérance.Après deux semaines d'ure navigation des plus heureuses, pendant laquelle M.Mesnier ct moi parlions sans c0sso de la vicille et de la nouvelle France, quand Madame Mesnier ne me prrlait pas de mes parents et surtout de mu mère, nous étions dans les parages de la Nouvelle Zélande.Li nous éprouvâmes quelques jours de vents contraires accompagnés de bourrasques; mais bientôt le bon vent nous revint et nous reprîmes notre course rapide vers les régions froides ct humides du Cap Horne.Arrivés à la hauteurs du Cap Horne nous fiimes saisis par un calme plat qui dura une semaine entière.Le spectacle qui nous entournit était d'une tristesse grandiose, et lo enlme semblait porter avec lui des terreurs que n'offrent point les tempêtes.Il faisait froid, très froid, le navire était entouré d'immenses glaces flottantes: le ciel était sombro au point de nécessiter l\u2019usnge des lumières en plein jour : d'épais nuages s'étendnient comme de lugubres voiles de pleureuses, et semblaient descondre jusqu'au bout des mats de notre navire : le brouillard mouilluit le pont et les cordages, et cette eau gelait en croute sur le pont et pendait en cristaux aux manœuvres.Le onlme, qui nous retenuit, semblait en un mot porter la tourmeute en son sein.À l'expiration de cette semuino de calme, un violent vent de Nord- Ouest s\u2019élèva, à la faveur duquel nous doublâmes le cap; mais on nous dirigeant vers le sud, jusqu'aux environs d'une petite île appelée, je crois, l'Ile Royale, où nous rencontrâmes encore le calme qui, cette fois, no dura qu'une journée.Dans la nuit du même jour, un vent impétueux soufllant du Sud-Est nous conduisit en quatre ou cing jours dans les parages dés Iles Malouines.Ld uous fûmes, paraît-il, dans un danger imminent.Le vont nous poussait vers la côte, ct pendant presque toute une journée nous lon- Reâmes ln torre d'une do ces îles, ayant toutes les peines du monde à ne pas laisser affaler le navire sur lea rochers que nous appercevions du haut du pont.Enfin, vers lo soir, le vent s'apaisa Un peu, puis prit une direction plus favorable, ct nous plimes, élovant notre course, nous éloigner de ce dangereux voisinage, Le lendomain, la brise était tout à fait propice et nous faisions bonne route, courant Nord-Est à toute vitesse, Il y avait dix jours quo nous avions échappé aux dungers des rescifs ds les Malouines, le navire était courb sous les efforts d'un gros vent etl.mer battait nvec fureur sa mince muraille : il était quatre heures de l'après midi ct nous étions à table, un bruit se fit sur lo pont, puis nous entendîmes donner l\u2019ordre de mettre en paune.L'instant d'après lo navire subissait une évolution, accompagnéo d'une pièce do mer qui le fit trembler dans toute sa charpente.L'ordre de mettre en panne avait été douné par le troisième officier du bord, alors en charge du navire; le capitaine et le second officier, à table avec nous, s'étaient élancés, en eulbutant tout, vers le bane de quart, pour connaître la cause d\u2019une ma nœuvro aussi inantondue et prendre la direction des choses.Ils furent suivis de près par tous les passagers, qui se précipitèrent en désordre sur le pont, en demandant avec angroisse : \u2014Avous-nous touché ?\u2014Est-ce une collision?Est-ce que nous allons périr ?Tout était désordre sur le navire, ct nous trouviimes I'équipago, dans la terreur, en train de mettre les chaloupes & In mer.Plus de doute, c'est un sinistre, dont personne ne conunit ni ne peut apercevoir la cause.Lu plupart des passagers s'emparnient déjà des chaloupes, et on allait avoir à déplorer de terribles accidents, lorsque lo capitaine parvint à obtenir l'attention de ces malheureux fous de peur.Il leur expliqua alors que la cause de cos manœuvres était In chute duns In mer d'un pau.vro matelot, Il prin tout le monde de vouloir sc retirer en arrière, pour permettro à l'équipage de manœu- vrer à l'aisc et d'exécuter, sans encombre, les dangereuses opérations du sauvetage, au sein d'une mer houlouso soulevée par un gros vent d'orage.Penché sur le bastingago du navire, je pus voir le malheureux matelot lutter avec la mer; pendant environ dix minutes je le vis paraître et disparaître tour À tour : tantôt il apparaissait sur la crête d\u2019une vague ct tantôt il semblait avoir été onse- veli sous le rempli d'une lame, C'était un spectacle à navrer le cœur.Une chaloupe fut miso à lu mer, conduite par cinq marins, elle se dirigea vers lo malheureux, en ce moment, le jouct des vagnes.Comme nous suivions avec anxiété les mouvements de ce frôle esquif ballotté par la mer, s'avangant avec peine malgré les efforts des vigoureux rameurs, Enfin la chaloupe approchait du pauvre matolot, on se sentait presque suffoqué d'impatience, dans l'attente du moment où, saisi par l\u2019un de ses camarades, nous le verrions arraché au terrible sort qui le menaçait.La chaloupe n\u2019était plus qu'à quolques vorges do lui, lorsque nous le vimes disparaître, A Continuer, Recensements de la population de la Provinoe dé Québec depuis l'établissement du pays.1665-66.3,215 1667 .3,918 1681.9,671 1686 .\u2026 12,268 1688 .vee 11,562 192 .\u2026 19,481 1695 .\u2026 18,639 1698 .\u2026 15,865 1706 .vee 16,417 1710 .\u2026 22530 1790 eevee.24,434 123 EI .24,061 LTB4 Lnccrcecocrescencencuesse BT,TLG 1739 .vus 42,701 1754 conn.55,009 1765 .60,810 1784 coronene ven.113,012 1790 oe.161,311 1822 .427,465 1825 .479,288 1851 .couvre 553,134 1844 coovirennnnnn.697,084 1851 .\u2026 890.261 1861 .1,111,566 1871 .1,191,516 1881 .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.1,858,160 Il suffit de jeter les youx sur ce tableau pour se convaincre de l\u2019exactitude des caleuls que nous avons faits en nous appuyant sur le travail do M.Mnnienu, Il est facile de se voir que depuis I861, savoir, dans les dernières vingt années, l'uc- croissement de notro population a subi une dépression extraordinaire.Le calcul est des plus simples, un enfant peut le faire.M.Rameau, avait fixé à 3.60 par an tous les dix ans la moyenne de l'accroissement naturel des Canadiens-français.Mêmo en réduisant cette moyenne à trois par cent dans les dernières vingt années, le recensement de 1881 aurait dû uous donner 1,880,000 âmes cuviron; or il no nous donne que 1,358,460.En d'autres termes au lieu d'augmenter d'environ 750,000 âmes duna cet espace do temps nous n'avons augmenté que de 244,000, C'est donc une porto de 500 à 520,000 ! Ce chiffre comprend bien entondu non seulemont ceux qui sont partis, mais encore ce qu\u2019ils auraient produit, leurs enfants.Dans notre dernier numéro, nous avions réduit ce chiffro à 400,000 afin d\u2019ôter à certaines personnes toute envic ou tout prétexte do nous contredire, mnis nous défions qui que ce soit de prou- vor que nous nous trompons en fixant le chiffro de nos pertes depuis vingt ans 4 500,000, Nous avions aussi, la semaine dernière, basé nos calouls sur lo nombre probable des Canadicns.frangais, mais On voit que nous arrivons au même résultat en precant les chiffres du recensement, sans distinction d\u2019origines.Inutile de démontrer que c\u2019est sur nous que rotormbo cetto porte, que ce trou béant au scin de notre population n été créé par l'émigration de nos compatriotes.Nous n\u2019hésitons pas à affirmer que si dans los dix années qui vont sui. LA TRIBUNE.mere a vre on ne trouve pas moyon d'arêter I\u2019émigration, il y aura presqu\u2019autant de Cunadiens-français aux Etats Unis que dans la province de Québec.Et cependant on se réjouit des résultats du recensement! A quoi donc s'attendait-on Ÿ On ssmble surpris que nous ne soyons qu\u2019à demi dévorés 1 Comme le recensement de 1871 n'avait constaté dans la province qu'une augmentation de 80,000, pendant les dix années précédentes, où sc croit sauvé parce que dans la durnière décade nous avons doublé ce chiffre ot quo lu province d\u2019Ontario n'ost pas contente deses progrès.On oublie, comme le dit si bien M.Gagnon du Travailleur, que lu plupart de ceux qui émigrent do la province d'Ontario s'en vont étouffer dans le Nord-Ouest l'élément francis ct jeter los fondements d\u2019une nationalité dont le nombre nous écrasera plus tard.D'ailleurs il est évident que le seul moyen d'avoir une idée exacto du mouvement de notre population ost do joiudre los deux derniers re censements, d'examiner ce qu\u2019ils constatent pour les viugt dernières années, Or, nous uvuns dit ce qu\u2019ils costa.taient.Au lieu de sept à sopt cent ciu- quante mille nous n'avons augmenté (que do deux cent quarante cinq mille! On remarquera que de 1844 à 1861, savoir dans l'espace\u2019de dix- sept ans, notre population s'était élevée de 697,084 à 1,111,566, Un enleul géométrique bien ordinaire nous convainera que depuis 1861 notre accroissement aurait dû être de sept à huit cont mille âmes.Réjouissons-nous, il y a de quoi.Chantons des cantiques do joie ct continuons à faire des rêves sur l\u2019u- vonir glorieux de notre nationalité, car nous somuies destinés à être les Irlandais de l'Amérique.Soyons fiers de notre fécondité qui nous permet de fournir des valots à tous les autres peuple de Co continent.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e- ENCORE LA \u201c\u201c PATRIE- \u201d Ln Patrie rovieut à ln charge, et d'un ton impertinont nous accuse d'avoir vu des conlitionnistes partout.Pourquoi, dit-elle, ne pas nommer I'hon.M, Thibcaudeau, l'hon.M.Huntington ete ?Puisqu'il n\u2019y a personre pour brider M.Bicuvenu, pour l'empêcher de faire ct de dire des sottises, puis- qu'on voul absolument nous forcer, pour nous défendre, de dire tout cc uous savons, nous lo dirons.Malheureusement nous avons juste assez do tomps ctd\u2019espaco pour faire, cette somainc, quelques remarques.La Putrie cite MM.Thibaudeau et Iluntiogton.Jh bien, co sont pré- cisémont doux des chefs libéraux qui ont pris part aux pouparlers ct aux négociations qui ont eu licu re- lativemeut à la cualition.M.T'hibau denu est trop gentilhomme pour nier qu'ila cu une ontrevue avec des chefs du parti conservatour pour voir s\u2019il n\u2019y aurait pas moyen do s'entendre.Nous avons ou entre notre possession peudant trois mois le procès verbal do cotto entrevue, M.Fréchette ne niora pas qu'il est allé lui-mémo parler do coalition & M.Ohapleau et qu\u2019il était un de ceux qui auraient accepté un gouvorno- ment de fusion pourvu quo M.Chapleau cût été remplacé comme pro- mior ministre par un autre conserva- tour, N'était-il pas même disposé à accopter M.Masson ?Comment M.Fréchotte peut il permettre à lu Patrie qui uw si souvent besoin do lui do traiter avec tant d\u2019impertinence les partisans do la coalition ?M.Mercier no niera pas qu'il étrit prêt à entrer dans un gouvernement de coalition dont un conservateur autro que M, Chapleau eût été le pro- micr ministre ?M.Laurier admettra qu'avant la session fédérale il était en faveur d'une fusion do cette nature et que même il y cut un moment où il serait allé plus loin (que cela.Et MM.Irvine, Starnes, W, Prévost, I.X.Archambault et vingt autres hommes importants du parti libéral ne se pronougaient-ils pus ouvertement en faveur d'unc coalition ?Nous pourrons peut-être nommer ceux qui étaient même disposés à accepter plutôt M.Chaplenu qu\u2019an autre conservateur comme premicr ministre, Enfin n'est-il pas vrai quo la plupart des députés libéraux avaient autorisé M.Mercier à \u2018essayer do former un gouvernement de coalition ?(A continuer.) M.Gagnon du Travailleur, qui est en état de constater l'étendue de l'émigration de uos compatriotes aux Etats-Unis, no se réjouit pas plus que nous des résultats du dernier recensement, Il a publié sur ce triste sujet un oxcollent article que nous regrettons de ne pouvoir reproduire on onticr.Il profite de l\u2019occasion pour constater le mal faità notre province par les embaucheurs américains.ll montre que la population a surtout diminué ou cessé d\u2019augmenter dans les comtés traversés par des chomins do fer, ou, par conséquent, ces marchands de chair humaine exercent leur négoco.Il remarque aussi quo la campagne se dépeuple au profit des villes ct il termine par réflexions qui suivent : Ces chiffres sont déplorables.\u201c L'augmentation nu licu d'être de 14 1-2 par cent dovrait être de 25 par cent.Mais, hélas! l\u2019émigration culève à la province son jeune sang, ses forces récupératives, ct personne ne traque les embaucheurs.\u201c Dans l\u2019affollement où nous sommes tous, sans remèdes à appliquer au mal qui nous rouge, nous trouvons encore la situation couleur de rose.Mais oxnminous bien les townships nuglais et nous verrons la progression uscendante pendant que nos vieux comtés français se dépeuplent.Quelques confrères, voyant le dépeuplement de 13 comtés d'Ontario, se félicitriont de ce que Québec n'avait que 8 comtés dans ln même situation.Fausse joie I! Ontario est dépeuplé au profit du Manitoba.Ces anglais sont allés fonder là bas l'influence anglaise.{ls sont aujourd'hui les maîtres de ce pays, découvert, colonisé, civilisé par les Canadiens-français.\u201c Chez nous c'est autro chose, c'est au profit des Etats-Unis que notro Province cst si dépeuplée.« Patriotes Canadiens des deux pays, songeons à appliquer un remède À cet.émigration qui éparpille nos forcos nationales.Évêques, prêtres, apôtres de la colonisation, hommes de profession, prêchez la colonisation, le séjour aux champs, si vous voulez que la provinco de Québec soit A jamais le boulevard de la nationalité Canadienne-française.\u201d On lit dans une correspondance publiée par M.Lavergne, avocat d'Arthabaskaville,dans l\u2019 Evénement : « Dans nos townships od le niveau intellectuel est, pour le moins, aussi élové qu'ailleurs, i n'y a pas dix cultivateuwrs par paroisse qui soient capables de lire un journal.Parmi In population anglaise c'est tout lo contraire, il n\u2019y en a pus dix par puroisse qui ne sachent lire et écrire.Prenez les cantons anglais du comté de Méguntic et du comté de Drummond, La plupart des cuitivateurs reguivent un journal quotidien et aucun d'eux n'est obligé d'aller trouver un homme de profession ou une inilitutrice pour faire sa correspon.dunce.« J'ai sous les yeux un écrit signé de vingt-six personnes, dont vingt- cinq signatures ct une croix.Les vingt-cing signatures sont celles de viogt-cing anglais, et lu croix, celle d'un de nos compatriotes, Cela peut être une malheureuso coincidence ! Mais si l\u2019on traito ce fait comme un hinsard, et si l'on peut dire que celu ne prouve rion qu'un de nos compatriotes ne sache pas signer, il faudra toujours admettre que cela prouvo beaucoup, de voir que sur vingt-cinq anglais pris dans ln classe des cultivateurs, il n'y cu ait pas un seul qui ne puisse signer.» No E.\u2014On peut en dire autant pregque partout, tellement qu'on se demande quelquefois co que son devenus tous ceux qui ont dû appreu- dre à liro depuis vingt-cinq ans, dans les écoles qu\u2019on a établies dans presque toutes les paroisses.Sont-ils tous purtis pour les Etats-Unis ?Plusieurs évêques en France ont été obligés de mettre les fiddlos cn garde coutre la facilité uvec laquelle ils croyuient à toutes sortes de miracles, Des charlataus profitaient des dispositions du peuple pour exploiter sa bonne foi.Les autorités ecclésins- tiques de notre province seront aussi forcées d'intervenir avant longtemps pour empêcher qu'on abuse de la bonne foi de notre population.Commo nous l'avons dit souvent, il est aussi absurdo de tout croire «que de tout nier, de voir du suruatu- re) partout que de n\u2019en pas voir du tout.La vraie foi est celle qui apprend à l'homme à remplir ses devoirs envers Dieu ct ses semblables par un travail coustant et ne compte sur le cicl qu\u2019après avoir fait tout ce qu\u2019il pouvait humainement faire.Il est des peuples chez qui ln foi dégénère en superstition et engendre la pn- resse et l\u2019iudifféreuce.Tous les jours on rencontre des hommes qui mettent sur le dos de la Providence tout co qui leur arrive.\u2014C\u2019est la Providence qui l'a voulu disent-ils.C'est ninsi qu\u2019ils cherchent à excuser leurs légèretés ou leurs sottises.Ilya des mourtriors nussi qui disent :\u2014 J'étais poussé au cine par uno forco invincible.Ayons de la foi, mais méfions-nous de la superstition, elle détruit le caractère d'une nation, la rend impuissante ct ridicule.\u2014\u2014\u2014t\u2014 Le général Sherman ayant visité Goderich, dans la province d'Ontario, il y n quelques jours, un rapporteur de journal n'a pas manqué du 56 pre- sonter à lui pour le faire - parler.Entr'autres choses lo journaliste lui fait dire co qui suit : «J'ai toujours désiré l'annoxion aux Etats-Unis de la pininsule canadienne, \"savoir de la partic du Oanada comprise centre Montréal ct la Baio Georgicone, À l'ouest des lacs, car on pourrait en faire un magnifi- (ue état, mais je no tieudrais pns au resto.n \u2014Que pensez-vous du traité de réciprocité, lui domanda lo repor- tour ?\u2014Je crois, répondit lo général, qu'il serait utilo aux deux pays.Si le commerce centro eux était entidre- ment litre, ce serait exactement comme si le drapeau jaméricnin flottait au-dessus do cc pays.Toutofois je pense que c'est le Canada qui souf- frele plus de l'état présent des chosos.N.E.Le général Shermau veut l'annexion avec les gons qui désirent le moins s'aunexer.Au premier abord cela parait étrange, mais il cn est ainsi : les personnes qu\u2019on aime le mieux sont souvent celles qui nous aiment le moins, Il ne veut pas de Québec ni des provinces maritimes et pourtaut c\u2019est là surtout que l'annexion serait utile et bien vue, Etrangeté des choses humaines ! CORRESPONDANCE, M, le Rédacteur, J'avais parié avec un ami qu\u2019il y avait dans le pays, dans la presse wéme, des gens assez fous pour prendre au sérieux mes projets sanguinaires au sujet do M.Langevin, Il se moquait de moi disant que la charge était trop forte.J'ai gagné mon pari, quelques journaux entr'- autres le Constitutionel ont donné dans le panneau.J'en rirais si ce dernier journal n'avait pas profité de l'occasion pour vous injurier de la manière ln plus grossière.Pour montrer jusqu'où peuvent aller la grossiéreté et la folic dans notre pays, vous me permettrez de roproduire quelques lignes seulement de Varticle incensé du Constitutionel.« Quelques personues crédules et timides s\u2019effraycront peut-être, dit-il, de ces élucubrations d'un cerveau brûlé, ct un fantaisiste quelconque en prendra peut-être occasion d'en faire une étude sur l'état général do la société.5 Au fait, parmi les révolutionnaires ct les impies que nous vomit, 1'Europe de temps à autre, il peut bien sc trouver quelques têtes chaudes qui ne soraicnt pas füchées de vüir germer ici leurs idées stupides 6t sacen- geuses, ct qui se laisseraient entrai- uer au goût de tenter l'expérience de l'émoute ou au caprice d'essayer de In conspiration Pour les gens de cette espèce, peu impcrto qu'ils aient ou non sujet de s'agiter; c'est uu besoin de leur nature perverse ct de leur éducation gangrénée de crier et de sc plaindro, et quand ils n\u2019ont pas de tyrans à souhait, ilscn inventent.| Et puis, après tout, pourquoi le Canada n'aurait-il pas son Guitcau, lui aussi?Un pays qui commence à faire parler de lui, peut bien so payer un luxe scmblable, ne serait-ce que pour se poser vis-à-vis des autres nations.: Il n\u2019y a rien d'anormal à ce que M.David donno asile aux Brutus, aux Guiteau et aux Hartmann qui s'adresscront à lui: un homme qui conspire plus ou moins tous les jours cst fait pour s'entendre avec'les partisans du poignard, du pistolet et de la nitroglycerine.\u201d \u2018 Comment se fait-il qu'on mette un journal entre les muins de pareils fous ?C'est incroyable et jo n'ai pas le courago d'en dire davantage.Jo vous demande pardon encore une fois de vous avoir exposé à tant d'injures, mais vous avez cu tort aussi de croire que personne he prendrait au sérieux mes fantaisies nihilistes.Jusqu'au Courrier de Montréal.qui ne s\u2019est aporçu que je riais de lui, qu\u2019à- près avoir publié deux au trois colonnes pleines de colère contre moi.Pourtant ce journal ost rédigé par des jeunes gens intelligents.BRUTUS.me, La Patrie à MM.Beaugrand ot Bionvenu, les chefs du parti libéral, incapable de discutor poliment parle d'étourderic, \u2014 En voilà un journal qui a le droit de parler d'étourderie ! N'est-il pas connu que l'existence do ln Patric est un enchaînement d\u2019étourderies?N'est-il pas certain qu\u2019elle a fait perdre au parti libéral depuis trois ans presque tout les heurçux résultats des efforts qu\u2019il avait faits pour amcner le clergé à respecter ses droits politiques?N'a-tolle pas démoli l'œuvre du National et annullé en grande partie les bons cffets de la mission de Mgr Conroy?N'a-t-clle pas semblé prondre plaisir à détruire l\u2019œuvre des libéraux qui avaient réussi à convaincre le délégué du Süint-Siége ct une bonne partie du clergé que le libéralisme caradien cet le libéralisme curopéen étaient deux choses bien différentes ?Voild tout co que nous jugeons i propcs de répondre aujourd'hui, mais nous avertissous MM, Bienvenu et Beaugrand que s'ils ne sont pas capables de différer d'opinion avec nous sans nous injurior, nous leur répou- drous, à l'avenir, sur le même ton.C'est une affaire conclue; nous voulons qu\u2019on tienne compte des avis que nous donnons à nos confrères, afin qu'on ne nous accuse pas de n'avoir pus cherché À éviter lo conflit.Brutus a raison de dire que nous no croyions pas qu'il y cût dans le pays des gens assez fous pour le prendre au séricux, Il yen a cu ct ils ont profité de l'occasion pour nous dire des injures, Nous scrions curieux de connaître le nom du pauvre garçon qui rédige lu Constitutionel.Il ira loin.Nous avions retrauché des correspondances de Brutus certaines choses qui laissaient trop voir, il nous semblait, sou intention de plaisanter.Nous aurious pu les laisser, elles \u2018auraient été avalées comme le reste par le jeune crocodile du Constitutionel, Brutus aurait même pu dire que M.Langevin sc proposait de profiter du passage do la prochaine come- te pour aller se faire couronner empereur dans quelque planète incon- nuo; il n\u2019y aurait rien cu de trop fort, de trop incroyable, Le réducteur du Constitutionel devrait nous cnvoyer son nom ct sou portrait.On lit dans le un journal français : « Dopuis plusieurs années\u2014et surtout depuis 1871 \u2014 les populations musulmanes d'Algérie rûvaient ct préparaient une grande insurrection, unc ivsurrection générale dans toute l'Afrique.Non pas une insurrection nationale, car il n'y a pas, à proprement parler, une nation musulmane, mais une insurrection religieuse, co qui ne manque point do gravité.«Eu Afrique, le premier goujat vonu, vêtu de haillons, couvert de vormine, peut dovenir un grand personnage pour peu quo la folie religi- cusc lui trouble la cervelle ct lo fasse déraisonner prophétiquement.« Les \u2018 marabouts \u201d ne manquent pas là-bas pour pour prêcher la guerre sainte.» N.E.Iis ne manquent pas nou plus dans notre province les marabouts, il y cn a même ici plus que partout ailleurs.Ils sont dangoreux et le seraient encore duvantage s'ils no se détrui- saiont pas eux-mêmes.La Vérité obsorve justement que le soul moyen de faire cosser l'émigration, c'est do refaire l'éducation de notre pouple, Il faut lui appreu- dre, dit-elle, à aimer la vie agricole.| Mais pour qu\u2019il l\u2019aime, il doit être convaincu que c'est dans l\u2019agriculture qu'il trouvors le plus sûrement le \u2018 \u2014 bien-être et l'indépendance.Amdlioration de notre système d'agriculture eu colonisation de nos terres incultes, voilà les doux seuls remèdes efficaces contre l\u2019émigration.Mais qui sont ceux qui s'ocoupent sérieucement d'appliquer ces deux remèdes ?Malheureusement, on peut les comptor sur ses doigts , et avoir dus doigts de reste ! On se rappelle que l\u2019abbé Villeneuve, auteur de ln Comédie Infernale, mettait les prêtres du séminaire de Saint-Sulpice en relation avee les démons et les faisait agir et parler sous l'inspiration du Mauvais Esprit.Lo Dr Paquin,qui vient de publier la Cité du bien et du mal, fait jouer à pou près le même rôle à l\u2019archevéquo de Québce, aux évêques ct aux prêtres qui lo supportent.Or, comme Mgr 'Taschoreau n\u2019a fait qu'exécutor les ordres ct suivre los conseils de Mgr Conroy, de la Sacrée- Congrégation et du Pape lui-même, on voit que lo Mauvais Lsprit a fait du chemin.Evidemment le règue de l\u2019Anté- Christ arrive.Nous pensions que M.Tarte allait répondre par une bordée d\u2019injures à ln question que nous lui avions fuite au sujet de ses projets de coalition, mais non, ne voulant rien admettre ni nier, il plaisante, il dit qu'en effet il aurait fait un complot avec les libéraux de Québee, inventé une machine infernale pour faire sauter M.Chapleau.Il imite notre correspondant Brutus.C'est se tirer d'affaire d'une manière plus spirituelle que de dire des injures ou de mentir, mais notre assertion garde toute sa valeur.Pour prouver qu'olle n'a pas d'autre motif que de satisfuire sa l'ancu- ne contre nous la Patric va être obligée de châtier tous ceux qui se sont rendus coupables plus ou moins, comme nous, du péché mortel de la *\u2018 conli- tion, \u201d Elle devra frapper fort spé- cinlement sur MM.'Thibnudeau et Fréchette.Nous livrons à la colère des jeunes crocodiles du Constitutionel M.Tarte qui parle de complots, de mines, de machines.infernales destinées À faire sauter M.Chapleau.Le crime de M.Tarte est certainement plus grave que celui de notre pauvre Brutusere La Patric va, sans doute, sc faire un devoir de prouver qu\u2019elle est sincère en frappant sur tous ceux qui se sont rendus coupables, plus ou moins, comme vous, du péché de la «coalition, n MM.Thibeaudeau ot Fréchotte surtout.La ncilleure preuve que le parti libéral est désorganisé ot impuissant est qu'il a pour organe un journal que les trois quarts des libéraux intelli- ents désavouent privément: Nouvelles Diverses\u2014 Un nommé Levesque, alias Bishop, qui n épousé une veuve à Goderich ot I'a abandonnée peu de temps après son mariago, n Une sc- conde femme à Ottawa et une troi- sido dans un village, en bas de cette ville.Voilà un homme entreprenant; |g c'est malheureux qu'on l\u2019arrête si vito, il était en train d\u2019aller loin.\u2014 \u2014 Sauter les rapides de Lachine à bord du /'rince of Wales est une chose agréable, mais voir bruler sm chapenu ct son parasol par les fame- ches émanant du tuyau, comme une dame de nos connaissanece l'a vu samedi dernier, est une chose désa- gréablo.Nous couscillons aux touristes qui voyagent duns le Prince of Wales de se munir avant le départ d\u2019une bonus feuille de ferblane pour la tenir au dessus de leur tête.\u2014Un nommé Berry de Cincinnati devait épouser une veuve ct tout était prét pour le mariage.La fille de la veuve, une jolie fille, qui est au couvent, obtint un congé de quelques jours à l'occasion de cette grande affaire.Clara, c'est son nom, tomba tellement dans I'@il du fiance de sn mère que le jour du mariage il partit avec elle gans mémo avertir In pauvre veuve, Avis aux veuves qui ont des filles au couvent ct qui veulent se marier.Union des Commis-Marchunds \u2014 À uno assemblée tonue le 17 août, sous la présidence de Mr S, l\u2019ricur,il a été proposé par Mr D, Lunthier secondé par Mr A.Gagnon que c'est avec le plus profond regret que les membres de l\u2019Union des Commis-Marchands ont appris la mort de leur plus zélé confrère dans la personne de Mr Frs Aristide Lefort décédé lo 14 courant, Proposé par Mr A.Lefuivie so- cond¢ par Mr Jos, Labelle que copie de la présente résolution soit envoyée à la famille du regretté défunt et in- séréc dans les journaux français de cette ville.D.LANTNIER, Secrétaire.Le chef d'une bande de bohémiens campée à Carleton, Ontario, envoynit, il y à quelques jours, uno des fom.mes de la troupe nu bureau de poste.Elle était à peîne entrée qu\u2019un jeune cheval appartenant à lu bande arr vait au grand galop, franchissait d'un bond l'escalier en pierre du bureau de poste ot faisant son chemin à travers la fvule, allait se mettre nu guichet à côté de ln hohé- mienne.ll no voulut pns so retirer sans clle.\u2014 Deux personnes viennent de montrer en Angleterre que pour mourir clles étaient prêtes à braver toutes les souffrances.C'est d\u2019abord une femme qui de propos délibéré se sutura la tête et tout le corps d'huile de pétrole et s'alluma nu moyen d'une allumette.Inutile de dire qu\u2019elle no vécut pas longtemps.l'est ensuite un homme qui, à Gloucester, éleva un bûcher danr la cour de sa maison, y mit le feu et monta sur le sommet.Quand les voisins arrivèrent le bûcher et le malheuroux tombaient en cendres, \u2014 Un agent de police étant de garde la nuit à Breig en Suisse nper- çut une lumière qui brillait à l'intérieur d'uno église, Il courut immé- diatoment chez le bedeau qui organisa aussitôt une troupe pour aller voir co qui Be passait.On cxamiun tout, on fureta dans tous les coins ct on ne trouva rien.On allait se retirer, lorsque quel- qu\u2019un dit au bodeau : \u2014 regardez donc, il y n un des apôtres qui a uno Curieuse mine.11 est bon de dire que dans cette église il y a douze statues représentant les douze apôtres.Le bedeau regarda et dit:\u2014 mais il y cu a un treizième apôtre, ce n'est pas naturel cela, En effot il y cn avait treize ct le treizième avait une vilaine casquette sur la tête.On sc dirigea de son côté ct on reconnut l'un des plus fins voleurs de l'endroit.Soulement il n\u2019avait pas ce qu\u2019il fallait pour ressembler à un apôtre, Il ausait dû au moins ôter sa casquette.| \u2014Lo prétendu baron de Longucuil, dont il été fait mention dans les journaux de Québec, à quitté sans tambour ni trompette, sa maison do ension, à Ste Anne de ln Pocntièreutre l'oublie qu'il à fait do ne pas payer sa pension, il a Jais-é sur sa table une vieille brosse et une chemise, qui demandait un raccommo- ago.\u2014Quelques jeunes vauriens out LA TRIBUNE battu un charivari à Ottawa à un vicillurd de TU ans qui avait épousé le matin une femme de Mans et le vioux étant sorti, dans l'espéranco de les calmer, ils l'ont tué.ll avait refusé de leur donner $2 qu\u2019ils oxi.geaient pour se retirer.Quatre des Jeunes gens do la bande out été arrêtés.Un autre vieillard demeurant à une petite distance de Kingston a été tué lorsqu'il te rendait champ par un au Cochlen.La veille, lu grange de Richardson avait été incendiée par un individu qui avant de mettre le feu avait mis un vieux cheval à la place de celui du père Richardson.Or, dopnis le meurtre, Cochlen et le cheval de Richurdson sont disparus.On suppose donc que Cuchlen aurait commis ces deux crimes duns le but d'avoir et de garder le cheval de Richardson.\u2014Î1 ÿ a quelque tem ps,une jeune fille de Munjoy, Etats-Unis, promit d'épouser un jeune homme de cet endroit.Celui-ci fut obligé d'aller se fixer à Boston pour travailler et un autre gargon profita de son absence pour demander Ia main de la jeune fille, Celle-ci refusa, mais les parents étaient en faveur du mariage et une lutte commença.| Ne pouvant vainere ln résistance de leur fille par le raisonnement, les parents curent recours à la force et ils la renformé- tent dans une chambre noire, Mais In jeune fille au lieu de songer À se soumettre ne pensa qu'à s'évader et elle y réussit, Elle se retira chez une amie, Lies parents so mirent À sa recherche, lu mère même vint dans la maison ct uit tout sans dessus dessous, La jeune fille voyant qu'elle allait être découverte, -auta par ln fenêtre, s\u2019ombarqua à bord d'un bateau ct se rendit à Boston où son fiancé l\u2019attendait, Lis parents s\u2019avouant vaineus la laissèrent tranquille.\u2014Tlya des situations terribles, Un mariage brillant avait lieu dernièrement en Californie ; il y avait huit filles d'honneur et l'église était remplie.Tout allait à merveille, lorsque le marié voyant approcher le moment où il lui faudrait produire l'anneau nuptial, se pencha à l'oreille de la wariée pour lui annoncer qu\u2019il ne pouvait trouver l'auncau, Elle fuillit se trouver mal.Le moment fatal arriva, le ministre demanda l'anneau et le warié ne sachant que faire se mit à chercher dans toutes ses poches.Le ministre s'impotien- et le public ne sachant que penser s'attendait à un scandale.Le frère do ln marié s'adressant tu marié lui erin avec une voix destentor :.corres \u2014Pourquoi no sors tu pas l'an cau, et il uccompagna ses paroles d'un geste significati\u2014Je ne puis pas, répondit le malheureux, je viens de m'apercevoir qu'il cst tombé dans ma botte.Tout lo monde se mit à rire et le ministre dit d\u2019une voix irritée :\u2014 Vito, vito sortez l\u2019un- neau, \u2014Je vais essayer, dit lo marié ct relevant son pantalon il essnyn, en introduisant les doigts aussi loin que possible daus sa botte, de saisir l'an- neuu.\u2014Je ne suis pas capable, s\u2019écrin, le pauvre garçon tout en nage.\u2014Ar- rête, dit le frère de la mariée, il fant que çn finisse, ct saisissant la jambe du futur il se mit à tirer sur la botte, mais comme la botte était marié l\u2019espace de plusieurs pieds: Enfin la botte vint, mais 6 malheur, n'avait pas mis do bas.Il so trouva petite, il tira si fort qu\u2019il traîna le le marié pour réussir à se chaussor nu pieds ! La marié se mit À pleurer ct le futur s\u2019élança hors de l'église; il était devonu fou.Il y avait bien AVIS.M.F, Renaud n\u2019est plus en aucune manière employé à LA TRIBUNE.ee CITEZ DUPUIS FRERES, 605, RUE STE - CATHERINE, Montréal.2S par cent sur tous les achats faits durant le mois d\u2019août GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les T RRAINS ve L\u2019EX POSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTREAL.Cette Exposition sera divisée en trois dépastewents : Département d'Agriculture, déprrte- ment Horticole et département Industriel.OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE A l'exposition des chevaux, «lu bétail, des moutons et des cochons qui arrivent deux jours pius lard, c'est-à-dire vendredi, lo 16 Septembro.CLOTURE 23 SEPTEMBRE \u2014000 $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix.\u2014000\u2014 Les entrées dans tous les cléparte- ments duvront être laites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, Je ou avant lo ter Ssptembre.On qeut se procurer des listes do prix et dus formules pour los entrées où Lout autre renseignement en s'adressant comme suit : à GEO.LECLERC, Scc.du Conseil d\u2019Agriculture.S.C.STEVENSON, Sec.du Conseil des Arts ot Manufuc, Montréal 13 Août 1881, Provinco do Québec, Distriet de Montréal Dame Emilie Ducasse, alias Dugas do la Cité et du District de Montréal épouse de Alphonse Chartrand, Entre proncur-Monuisier, du même liu, di ment autorisée à ester en justice, } coun SUPERIEURE.& Lu dit Alphonse Chartrand été instituée en cetto Cour.Montréal 19 Juillet 1881, J.C.LACOSTE, Avt.de la Défenderesse le 29 noût.chaque école.20 août 1881 c\u2014ins La réouverture des classes de l\u2019Acacadémic Commerciale ct de l'Ecole Polytechnique de Montréal, et celle de toutes les autres écoles sous le contrôle de ce burcau, sc fera lundi, Pour les particularités, s'adresser au Principal ou à la Directrice de MONTREAL.disposition du public un choix considé loges et de Bijouteries de tout genre e à des prix très-modérés, ront conflés, juillet 9 1881, Demanderesse Défundeur.Une aclion en séparation de bions a 27, RUE ST - LAURENT, Mr, A.WATIER a constamment à la rable de Diamants, de Montres, a\u2019Hor- Mr, Waticr apportera une attention apéciale à tous ies travaux qui lui se- LIBRAIRIE Payaite @ fourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL, Les ouvrages suivants sont vn vente à cette Librairie à 30c le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Anuée des Merveilles 1 vol.\u2014 Anrélien, 2 vols.\u2014Batavia, t vol.\u2014Les Bourgeois de Darlingen, | vol.\u2014Le Bourgmostre du Liège, 1 vol.\u2014Le chemin de In Fortune, 1 vol,\u2014 Le Conscrit, 1 vol.\u2014 Le Cotreur des Grôves, | vol\u2014Lo Démon de l'argent, | vol.\u2014Le Démon du deu, 1 vol \u2014 Les Drames Flamands, ! vol.\u2014La Fiancée du Maitre d'EÉcole 1 vol.\u2014Lo Fiéau du Village, 1 voi \u2014Le Gant pordu, 1 vol.\u2014Le Gentilhomme Pauvre, 1 vol.\u2014La Guerre des l\u2019aysans, | vol.\u2014LeGuet Apons, t vol.\u2014La Jeune Femme Pile, 1 vol,\u2014Heures du Soir, 1 vol.\u2014Histoires de Deux Enfants d'Ouvriers, 1 vol \u2014Lodeune Docteur, | voi.- Le Lion do Flandre, 2 vois.\u2014Maltre Valontin, | vol\u2014Le Mal du Siècle, ! vol,= La Mère Job, 1 vol\u2014lx Marchand d'Anvers, 1 vol\u2014 Le Martyru d'une Mire, 1 vol.\u2014L'Oncle et la
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