La Tribune, 10 septembre 1881, samedi 10 septembre 1881
[" thon.VOL.I.\u2014No 47.MONTREAL, SAMEDI 10 SEPTEMBRE 1881.| JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.LE No.2 CENTs.UN W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Parait tous tes samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque anois.ABONNEMENT.Un einen coomorcre srcccavse $1.00 SIX MOEN anes vers vs $O.50 Le numéro 3 Cents.PAYABLE : D'AVANCE.Ww.PF.DANIEL, ADMINISTRATEUR LA TRIBUNE MosrréAL, 10 SErremnue 1881, Les patriotes de 1837-18 Suite) Il me répondit quo la chose était faite; quo les souscriptions prélevées, dans toutes les paroisses et villes du Bas-Canada, ct alors intégralement payées entre les mains du Trésoriorgénéral de l'Association de la déli- vranec, M.Fabro, étaiont amplo- ment suffisantes, Nous allimes cnsemble chez M.Fabre qui me reçu avec bicnveillauce et urbanité; M.Fabre, à lu mémoire duquel je dois des obligations toutes particulières, Il me dit que le fonds do secours pouvait suffire à toutes les dépenses; munis qu\u2019on avait essuyé des mécomptes dans les moyens tentés pour transmottre cca valeurs en Australie.J'indiquai à M, Fabre les moyens que mon expérience des affaires en la Nouvelle-Galle-du Sud me suggérait, Qu'on me pardonne d'intervertir ici l\u2019ordre chronologique des événe- ments, pour constater le retour de nes compagnons d'exil et signaler un acte de générosité quo la justice veut qu'on ne passe pas sous silence, Quinze ou soize mois après le jour vi je me rencontrai avoc MM.Duverney ct Fabre, tous mes compa- unons d'exil étaient de rotour au pays, à l\u2019excoption d'un scul, Joseph Marcenu, qui, étant marié à Sydney, ne voulut pas ou ne put pas revenir.Partis cinquante huit, près do neuf nns après, nous étions cinquante cing do retour, Trois des treize exilés laissés derrière moi à Sydney sont arrivés plu- tot que les autres, et voici comment, lmmédintement, À In suite de mes cummunications avec M, Rocbuck et mon entrevuo avec M.Graham à Londres, ja m'étais empressé d'écrire l'an de mes compagnons, M.le capitaine Morin, pour l\u2019informer lui, ot par son entremise, tous les autres exilés canadiens, que cortaines som- nes élaient déposées à leur sorvice à Londres; jo leur promettais, de plus, de fairs, À mon arrivée au Canada, toutes les démarches possibles pour obtenir la somme nécessaire à leur délivrance.Je les cugageais donc à chercher qui vou- drait leur avancer les moyens de revenir en Angleterre, sur la certitude quo là ils trouvernient les moyens de payer ces avances, cb je leur donnais le nom et l'adresse de M.Graham, dépositaire des souscriptions du Canadas.La Froviderco voulut qu\u2019un an- gluis généreux se rencouträt.avec mon compatriote, lorsqu'il reçut cette lettre de moi.Ce monsieur, dont j'ignore le nom, dit alors à mon ami, \u2018que, sur la foi de ma lettre, il avan cerait les sommes nécessuires pour payer le passage de trois exilés jusqu'à Londres, où on lui remettrait ses déboursés sur les sommes dépo sées entre les mains de M, Graham.Eu effet l\u2019ami à qui j'avais écrit, M.Morin, ct deux de ses compaguons, MM.Morin fils et Rémi Pinsonneault, revinrent de suite en Angleterre avec leur généreux protecteur qui, lui aussi, abandonnait ln Nou.velle-Galle-du-Sud, comme le firent beaucoup de négociants à cette époque.Comme je ne pouvais partir le jour même de mon arrivée à Montréal pour Saint Polycarpe, lieu de résidence de mes bons parents, je profitai du temps pour aller remercier M.Lafontaine, de la part proéminente qu'il avait prise dans les démarches faites par nos compatriotes, pour obtenir Pamnistie qui nous pormettait de nous réunir cn notre cher Canada.Le lendemain matin, je m'ombar- quai sur le bateau-à-vapeur allant aux Cèdres.Nous éprouvâmes des retards dans le passage du canal de Boauharnois, en sorte que je n\u2019arrivai à la maison paternelle que la nuit sur les deux heures.Naturellement tout le monde était au lit, lorsque je frappai à cette porte que j'avais fran- chic tant de fois, quo je n'avais pas vue s'ouvrir depuis huit ans ct der- riére laquelle s'abritaicnt les auteurs do mes jours.XXIX LE TOIT PATERNEL.Lecteur de mes notes, mettez-vous À ma place, imaginez que c\u2019est vous qui vous tenez debout sur ce scnil, dans l'attente, ct vous comprendrez ce qui devait se passer en moi, Je n'attendis pas longtemps, je vous assure, ct jo u'eus pas la peing de répéter deux fois les mots: \u2014 C'est moi!\u201d adressés à mes puronts ; car ils sc précipitaient vers In porte: \u2014C'ost Xavier! criait ma mère, c'est Xavier ! \u2014C'est lui, répétait mon père, c\u2019est jui ! \u2014C'est lui, c'est Xavier ! redisait tout le monde dans la maison, Mes tondres parents se jetèrent à mon cou, cn disant :\u2014 Oui, oui, c'est notre cher enfunt ! Jie premier moment d\u2019offusion passé, je me mis à genoux devant mon père et lui demandai sa bénédiction qu\u2019il m'accorda avec tendresse; puis, tous, nous remerciâmes le Bon Dieu de mon heureux retour, C'était le matin du_ 14 septembre 1846, Ts Ah! je retrouvai bien, à mon retour au pays, les mœurs canadiennes, les douces et bonnes mœurs de nos ayeux, Aussi terminerai-je ees notes par un trait qui peipt au par- fuit la vie paroissiale do nos campa gues, laquelle offrait en ee moment, pour moi, un si lrappant eL si conso- lunt contraste avec les habitudes des populations avec lesquelles je m'\u2019étais trouvé en contact depuis huit années; trait qui réduit en auction ce sentiment de bon voisinage, qui fait que ceux que la Providence a appelés à vivre près les uns des autres, sur le même coin de terre, se regardent comme les membres d\u2019une même fiunille, sclon ce quo dit le vicil adage canadien: \u201c Qu'est-ce qu'on a de plus cher après ses parents, si ce n\u2019est son voisin.\u201d Je n'étais pas présent dans les maisons du voisinage ; mais je sais si bien ce qui s\u2019y est passé que je suis certain de le raconter exnete- ment.Lies viene qui, comme on sait, se lévent souvent lu nuit chez les cultivateurs pour fumer leurs pipes à dr porte du poèle, les vicux, dans les maisons voisines do cello de mon père, en apercevant lo mouvement des lumières chez nous, à cette heure, et sachant que j'étais attendu de moment cn moment, s'étaient dit : \u2014T'iens, Xavier Prieur cat de retour de l\u2019exil ! Voilà donc des gens heureux | Puis les vieux avaient révoillé les garçons, les gendres cet les brues cn leur disant : \u2014Dites done, il faut que Xavier soit arrivé, il n\u2019y a pas beaucoup de temps, c'est un va-t-ct-vient de chandelles chez les Pricur.Et tout le monde s'était levé à plusieurs arpents à la ronde.\u2014Faut aller le voir, disnient les hommes, cn laissant leurs lits ct s'habillant | \u2014Ça pourrait peut-être les déranger, répliqunient avec hésitation les femmes, \u2014Par exemple, ost-ce qu\u2019on dérange des voisins ct des amis, quand ou va sc réjouir avec eux sur le re tour d'un enfant absent depuis tant d'années ?Allons donc.On partit donc ct, on frappait aux fenêtres sur la routo, en criant : \u2014Xavier Prieur est arrivé! Est ce que vous ne venez pasle voir vous autres ?Uue demi-heure après le moment ou j'avais franchi le seuil paternel, un grand nombre do voisins étaient réunis chez mon père : peu d'instants après, arrivaient les bonnes voisines, timides et frileuses, lu tête et les épaules enveloppées de leurs grands châles de laine.Je sorrai, avec efusion, la main à tout co brave monde d'amis et, tous ensemble, nous tinmes conversation jusqu'à eing heures du matin, \u2014C'est rien que le commencement de ce quo vous avez à nous conter, me dirent alors nus voisins, mais le reste seta pour une autre fois; car vous avez besoin de repos, J'embrassai de nouveau mes parents ct, en me retirant daus le cabi- nef où mon lit était préparé depuis plusieurs jours, je me dis avec un sentiment de bonheur indescriptible : \u2014Oui, me voilà tout de Lun reve- uu d'Australie ! C'est bien ici mon Canada, ma paroisse natale; j'y retrouve mes parents, les amis de mon enfunce et de mx jeunesse.O Dieu plein de bonté.soyez béni ! F, NX.PRIEUR.FIN.Lu Journal des Trois-Rivières no semble pas croire qu\u2019il suffit do détruire Laval pour sauver la religion, il en veut aussi aux écoles normales, reprocho à l'hon.M.Ouimet d'avoir de mauvaises tendances et dit en parlant de M.l'abbé Verreau ct du Journal de l'instruction Publicque : « Puisquo M.l'abbé et les siens sont à l\u2019asuvro, ils réussiront infuilli- ment ct plus vite qu\u2019on ne pense, aidés qu'ils sont do nos propres deniers ct d'une influeuce officielle trop peu favorable, il faut dire, à la wission divine de I'Eglise dans I'éducation: oui, ils réussiront à faire prévaloir de plus on plus les idées fausses, à implanter au milieu de nous un système d\u2019éducation dange- roux, anti-ch.étien, À corrompre chez les maîtres et bientôt par le moyen des maîtres, chez nos enfants les vraies notions, les principes les plus incontestables concernant les droits de l'Egliso en matière d'éducation, et finalement à nous faire tous rouler dans l'abîme.\u2026.si nous voulons seulement mous croiser les bras et laisser fuire.\u201d Si l'on en croit le Journal des Troislivières, unc vaste cunspiration s'ur- ganise cn ce moment pour ruiner l\u2019ordre social el religieux dans notre province.Les conjurés sont les francs-maçona, les protestants, los libéraux, l\u2019université Laval, les écoles normales, l'archevéque de Québce, l'hon.M.Ouimet, M, l'abbé Verreau, plusiours évêques et une masée de méchants.En trame cst si bien ourdio que les cardinaux, la Sacrée Congrégation de ln Propagande ot lo cardinal Franchi se laissant tromper ct travaillent, sans lo savoir, au succès de cette œuvre de destruction.Tant que ces exagérations et ces violeuces n'ont cu d'autre but que la ruine du parti libéral, les autorités réligiouses ct un grand nombre de prêtres sages ont laissé faire: Mais maintenant qu'après avoir attaqué tous les dégrés de ln hiérarchie catholique, elles frappent à la porto même du Vatican, on s\u2019alarme, on cherche à arrêter le mal.Avuient-ils raison coux qui di- saient qu'on avait tort de ne pas opposer uno digue, dès le commencement, aux abus et aux injustices criantes dont tant d'honumes honorables ont étèà victimes ct qui ont eu pour effet de démoraliser l'esprit public?Ont-ils en raison d'affirmer que les autorités religieuses qui souffraient ces abus, finiraient par eu en être victimes, et que ln foi des ficlèles en profundes ?recevrait des blessures Croit-on qu\u2019en voyant aujourd'hui l'autorité religieuse balouée par ceux qui l'invoquaient pour empêcher le peuple d'exercor ses droits politiques suivant sn conscience CL son jugement, les électeurs ne s'aperçoivent pas qu\u2019ils ont dû être trompés ?On nous disait autrefois : \u201c\u201c lin eriunt constamment que vous avez le droit de différer d'opinion \u201cavec le prêtre et l'évêque dans \u2018les matières politiques, vous rui- \u201c niez le respeet de l'autorité dans \u201cles Gtmos, vous faites l'œuvre des \u201c impies, \u201d 1h bien, que faites-vous donc, messieurs, cn ce moment?Avonsnous jamais été aussi loin quo vous ?It remarquez qu\u2019il ne s'agit pas en ce moment d\u2019une simple question de canaux ou de chemms do fer, mais d\u2019une matière où vous avez toujours prétendu que l'intervention ou le contrôle de Etat était une profunation, Après avoir joté dans la bouc les principes ct Jos idées que nous invoquions pour nous défendro justement sur le terrain politique, vous les rnmassez ol vous en servez pour saper l'autorité même de Rome dans une matière où nous n'oscrions en faire autant.Un évêque parlant do vous et do tous ceux qui marchent avec vous donc eu raison de dire dernièrement : \u2018ils parlent contre le libéralisme eatholiquo ct ils le professent et pratiquent publiquement.\u201d Pauvres brebis égarées revenez donc au borcuil ! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014me On se demande \u2018quel intérêt les habitants des Trois-Rivières pouvont tant avoir à s'occuper do l\u2019établissement d'une univorsité à Montréal.Il parait qu\u2019ils sont mls par des motifs apostoliques, par la soif\u2019 du salut des âmes.Ils sont convaincus que Laval est une institution dangereuse (ui nous pordra, Ily n des proverbes qui disent qu'on s'enrichit en se mêlant de ses propres affaires et que les moutons sont bien gardés lorsque chacun gar- do les siens.Nous engngeons nos concitoyens dos \u2018Trois-Rivières à méditer sur ces deux grandes vérités, On dirait que les gens de ce pays apprennent beaucoup plus à paraître catholiques qu'à être chrétions dans lours actes et leurs paroles.= | LA TRIBUNE.LE SCHISMEICANADIEN, Dans le temps vit le Journal des Trois-Riviéres ct quelques autres fouilles de même nature nous dénon- gaiont avec le plus de fureur, nous exprimions l'opinion que si jamais il y avait un schivme dans le pays, il serait fait par cux.Nous citions l'exemple de Chiniquy et de plusieurs nutres pour montrer qu\u2019il faut teu- jours s0 défier de ces catholiques vin- lents dont le zèle viole toutes les lois do lu justice ot do la vérité.Dans le temps votre crime était de prétendre qu\u2019on pouvait croire à l\u2019infaillibilité du Pape sans croire à celle du prêtre parlant dans la chaire ou snr lo husting de politique.Ou nous répondait par le fameux argument deo ln transmission de l\u2019infaillibilité du Pape à l'évêque et de l'évêque au prêtre, qu'on mettait à toutes les sauces ut qu'on appliquait de manière à faire croire que le prêtre ct même le bedeau parlant de chemin de fer ou de clôture, était infaillible.Et lorsque nous nous révoltions contre cotto interprétation honteuse et humiliante du cutholicisme, on nous menagait, pour nous faire taire, des foudres de l'Eglise, Eh bien, voici ce que pense maintenant le Journal des Trois-llïvières des décisions de l'évêque, de l'archevêque, des cardinaux et des congrégations Romaines.« On veut faire croire que le Clerwé manque de respect & In Congrégation de lu l\u2019ropagande, eu s'adressant au Papo personnellement: Mnis ce n\u2019est pas du tout cela; et fn démarche du clergé est trés-rationnelle, 11 ne se peut pus aisément qu\u2019elle soit différente.Tous les juges de cette affaire, d'un tribunal à l'autre jusqu'a St Père exclusivement, sont des avocats do l\u2019Université.Quel est l'homme en contestation qui ne cherche pus un tribunal indifférent au succès de chaque partic?Clost ce quo fait Moutréal.On n'a qu\u2019à y réfléchir un instant pour s'en con- vainere, « Personne n'ignore que l'évêque de Montréal, qui devrait être le premier À se pronoucer sur la valeur du litige entre Québec «t Montréal est un partisan de l'Université Javal, C\u2019est lui qui, au début, voulut étouffer In discussion du bill dans la presse, ot colu au profit do Laval, « L'Archevêque qui vient en se coud licu est le Visiteur et le Chaneolier de l'Université, son premier dignitaire danslo Canadu.D'ailleurs l\u2019Archovêque est l\u2019ancien Recteur de Laval; l'institution cst en partie son œuvre, la moitié de lui-même, Il west aussi tout d'abord prononcé, en voulant amener le bill sans délui dovant la chambre, et en le poussant d'autorité devant le publie par ses lettres.Que le Clorgé ct les citoyens de Montréal peuventils espérer de celui qui est juge dans =a propro cause Ÿ «Et si l\u2019on remonte à Romeo qu'est-ce l\u2019on rencontre dans lo Préfet de ln 8.Cong.de 1a Propagando ?Lo cardinal Protectour de l'Université, le mêmo qui est chargé par lo St-Siége d'épousur ses intérêts.Le Clorgé peud-il encore trouver là un motif d'espérance de faire valoir aves avantngo ses griefs ou ses raisons.Qui voudrait être jugé par un tribunal si fortement incliné d'avau- co daus ln personne de son chef ?« On 5:6 Ja souvernine ndresse do Laval do prédisposer tous les Supériours de l'ordre hiérarchique à devenir ses défensours au besom.» Commo on le voit il n'y a plus que le Papo qui mérite encore confiance, lo reste ne vaut rien.Et le Papo on no sait pas le sort qui l\u2019attend s'il ne décide pas en faveur des ennomis do \u2018Laval.Déjà on no s'ost pas luissé arrêter par les décrets ou les bulles approuvantles décisions de la Snerée Congrégution de la Propagande.Or, comme Ju jugement du Pape, duns l'affaire Laval, sera rendu sur le rapport et l'enquête que fera ui comité de cardinaux, ou aura les mêmes raisons du rejeter ce jugement et il ne restera plus alors aux partisans de nommer un anti-papo et à faire un schisme.\u2018Pelle serait leur intention si l\u2019on ajoute foi à leurs prédictions, à leurs menaces.On dit que Dieu punit souvent les calomniateurs et les violents, en per- métlant qu'ils tombent dans les fautes qu'ils ont injustement reprochées aux autres, la charte qu'à LE NOUVEAU DRAME.Le drame de M.David repose sur les deux faits les plus émouvants de la guerre do l'indépendance amé- ricnine: lu trahison d\u2019Arnold et la mort du major André, Arnold était un des généraux les plus hardis et les plus braves de l'armée nméricaine.T1 n\u2019était distingué au siége de Québee, à Surutoga et avait reçu plusieurs blessures, Pour sortir des embarras financiers où ses extravagances l'avaient jeté, ct se vengor de Washington qui avait été obligé de le blimer, il voulut vendre son pays en livrant aux Anlas West Point.Lic major André, un jeune officier d'un enractère cho- valeresque ct d\u2019un esprit distingué, fut chargé par Tord Clinton de la conduite de ce complot, ll se rendit à Wost Point au eœur de l'armée américaine, eut une entrevue avec Arnold et reprit lu route de New-York, portant dans ses bottes des dépêches importantes, S'il n\u2019avait pas été arrêté, l'armée anglaise aurail pris possession de West Point immédiatement et c'en était fait probablement de de la cause de l'indépendance.Mais André fut arrêté par des maraudeurs, et conduit aux quartiers généraux de l\u2019armée américaine.Il comparut devant un conseil de guerre ct fut accusé d'avoir ngi comme un espion en pénétrant sous un déguisement daus les lignes américaines.11 admit qu'il avait violé les lois de lu guerre ot il fut condamné à mort.Il ne demanda qu'une grâce, celle de no pas être pendu, mais de mourir fusillé comme un soldat.Malgré les sympathies qu\u2019inspiraient su jeunesse, su beauté ct sa bravoure, il fut peudu.André avait un ami, le capt Madison de l'armée américaine.Ils s'étaiout connus à New-York et s\u2019étaient épris d'amour pour les deux sœurs, filles d\u2019un riche armateur de cette ville.Madison représente les idées patriotiques du temps, il n pour cnnemi un nommé Chambers qui le poursuit partout do sn haine, cherche à le faire passer pour traître et essnio même de le fairo assassinor pour empêcher son mariage, Madison triompho de tous les dangers semés eur sa route, se distingue dans un grand nombre de combats, devient colonel, démasque Chambers ot épouse la joune fille qu'il aimait ct qui Jui cst toujours restée fidèle.Il faut pour jouer cotto pièce des décors ct des costumos qui ontraî- nent dos frais considérables, Ce drame sora une véritable leçon d'histoire ct de patriotismo.Le pire peut, doit même y mener son fils et la mere sa fillo; aucune orcille quelque délicate qu'elle soit n\u2019y sera blessée.L'auteur qui a exigé quo In pièce fat jouée & Montréal, a done raison de compter sur l\u2019encouragement de ses concitoyens afin qu\u2019il puisse In faire produire dans toutes les grandes villes des Jütats Unis.S'il réussit, il aura ouvert une voic magnifique aux littérateurs de son pays.La Vérité blâme, daus un excellent article, les exagérations des amants passionnés du lien colonial, « ¥t eo lien colonial, dit elle, bicn coupable serait ceux qui voudrait lo briser par des moyeus violents ; mnis bien naïf serait le journaliste qui prétendrait que co lien doit exister éternellement.Le Canada n'est.plus d'aucune nlilité pour l'Avgleterro, et par conséquent elle no duit pas tenir mordiçus à nous garder sous sa tutelle.« Et de notre côté, avons-nous un besoin impérieux du lien colonial ?Qu'est-ce que ce lieu nous donne, en vérité ?« L'honneur de faire partie de l\u2019empire britannique sur lequel le soleil ne so couche jamuis, C'est un grand honneur, indubitablement, inais cot honneur n\u2019est accompagné d'aucun avantage matériel bien appa- ront, ct il pourrait nous causer des désagréments sérieux.« Par exemple, que I\u2019 Angleterre ct les Etats-Unis s'avisent un bon matin de se quereller et de régler leur diffé- rond À coups de canon, c'est vraisemblablement notre pays qui seru le principal théâtre d'une guerre dans Inquelle nous n'aurons aucun intérêt.« Lie lien colonial, dit-on, nous empéchorn d'être un jour englobés par notre puissante voisine, C'est plutôt le contraire qui est vrai.Comme nous venons de le dire, une guerre entre les Etats-Unis et lo Grande-Bretagne cst chuse fort possible.Advenant cette guerre, cot udvenant une victoire américaine, co (ui est cucore possible, quel serait lo sort du Canada ?Notre pays serait annexé infailliblement à In République voisine, saus qUe nous cussions rien fait pour mériter ce châtiment.N, EL \u2014La Vérité aurait pu ajouter quo dunsle cas d\u2019annexion forcée, ce n'est pas nous qui ferions les conditions.Plusiours journaux ont reproduit lu lettre de l'Ion.M, Starnes en faveur de la coalition et admis que nous avions prouvé nos assertions, Le Nouvelliste dit que 1 Electenr, ln Guzette de Sorel, l\u2019Union de St.Tyucinthe et le Franco Canadien nous donnent raison ct démontrent que nous avons dit la vérité.Le public n dû comprendre que nous n'avons pas osé entrer dans tous les détails des négociations, parce que ceux-là même qui nous provoquent lo plus seraient les premiors encore à nous accusor grossièrement d'indiscrétion.(eux qui ont ajouté foi à nos assertions, dès lo commencement, sans même attendre les preuves, sont convaincus que nous ne les avons pas trompés, T1 y a encore M.Thibaudeau qui persisto À dire qu'il a assisté aux pourparlers, mais que c'était dans le but de survoiller les intérêts du parti ob il nous invite à aller voir sa correspondance pour constator qu\u2019il a toujours combattu lo projet d\u2019une coalition, Nous invitons M.Thibaudeau à relire lui-même sa correspondance et À ne pas oublier cortaines lottres où il était question d'une conlition non soulement à Québec mais à Ottawa.M.Thibaudeau doit bion voir que nous ne tenons pas i en dire davantage, Qu\u2019il no nous force donc pas do revenir à la charge.Lo Journal des Trois Rivières vient d'écrire un autre articlo dans lequel il cite les bulles de l\u2019ie IX contre le libéralisme catholique, c'est-à-dire contre l\u2019erreur de ceux qui veulent que le pouvoir civil l'emporte sur le pouvoir ceclésiasti que dans les rapports entre l'Eglise et l'lËtat ct les conflits qui s'élèvent cntre ces deux puissances.« L'erreur mise 4 nu et mons- v trucuse, dit le Journal, mais sou- « vent elle ze cache sous des véte- « meuts trompeurs et prend des religieuses, = pieuses « comme sou maitre Satan, » Voilà un coup terrible porté contre ceux qui, dans l'affaire Laval, demundent au pouvoir civil d\u2019empêcher l'exécution des volontés de lu grande majorité des évêques de notre province, des décrêts des congrégations romaines, du Pape lui-même.Jamais, dans Aucune question, on n\u2019a poussé le pouvoir civil avec tant d'ardeur à dominer l'autorité reli- gicuse ; jamais, par conséquent, acte de libéralisme catholique plus flagrant n\u2019a été commis daus le pays.Douce l\u2019article du Journal dex Trois-Rivières est une censure;sévère do Mer Laflèche, de Mgr Bourget et des (prêtres ct luiques qui font la guerre à Laval, « apparences Le Monde a fait une excellente répouse à ceux qui reprochent à M.David de ne pus faire jouer son dra- we en français.Cependant, comme nous tenons à satisfaire tout le monde, nous faisons À ces messieurs les propositions; suivantes, Il faut pour fmouter cette pièee 83,000 ct une compagnie de première classe comprenant quinze ietours et une trentaine de figurants, officiers ct soldats anglais et améri- caius.Qu\u2019on nous donne ceJa et nous ferons jouer la pièce en français.11 faudrait aussi nous assurer un auditoire pendant quelques jours.Le Quotidien peut, saus doute, nous procurer cela facilement à Lévis, mais à Montréal c'est impossible.Les nombreux umis de M.Alfred Thibaudeau, qui roprésente depuis plüisieurs années, la célèbre maison Thibaudeau ot lrèreson Angleterre, ont organisé, la semaine dernière, en son honneur, Un pique-nique qui a eu Un grand succès.Nous n\u2019étions pas de la fête, mais cela ne nous empêche pas de reconnaître que M.Alfred Thibauderu est digne de l\u2019estime que ses amis ont pour lui.Nous connaissons des faits qui font honneur À son esprit et à son carac.ère.Pendant que Mgr Racine, M.lo recteur Ilamel ct quelques autres mauvais catholiques exposent la cause de l\u2019Université Laval à Rome, Mgr.Bourget ot M.\u2018Trudel sont à Londres occupés, dit-on, à démontrer que le gouvernement Anglais doit faire désavouer le bill de l\u2019université.11 parait que c'est à Londres qu\u2019il faut aller maintenant pour chercher ln justice ct la vérité, pour faire triompher les droits de l'Eglise.Loudres est la mère des vieux catholiques de la province de Québec.Lo drame intitulé \u2018 Il y n cent ans ou l'Indépendance Américaine sera joué À l\u2019Académie les 23 et 24 courant, ll y aura une matinée lo 24 qui sera un samedi.Nous no compreuons pas que les avocats de ln charte, les partisans de la suprématie royale osent parler encore des droits de l'Eglise en mati- dre d'éducation.No foulent-ils pas aux pieds ces droits quand ils voulent que l\u2019état intervienne pour détruire uno université putronée par l'archevêque et presque tous les évêques et que le Pape a défendu d'attu- quer\u2018sous peine d\u2019excommunication ?ere = Nous serions curieux de savoir ce que les jouruaux anti-lavalistes auraient dit de ceux qui auraient attaqué une université à la tête de la quelle aurait été Mgr Laflèche ou Mgr Bourget avee M.Trude comme profe-seur, lors même qu'elle n'aurait pas été sous la protection spéciale de Rome.Rien excommunication majeure lancée par le Pape les eût satisfaits, qu\u2019une = \u2014===\u2014 = Les cardinaux s'amusent beaucoup en ce moment à liro les suppliques, les lettres et les articles de journaux où on représente tous ceux qui sou- ticonent Luval commo des eatholi- quos-libéraux, c'est-À-dire des hommes dangereux, C'est bon pour cux, ils apprendrout À mous consulter ici avant de se prononcer sur une ues tion, d'exprimer une opinion.Nouvelles Diverses.On prétond qu'il y avait à Saratoga, il y a quelques jours, use dame umérienine qui avait 50 chapeaux dont aucun ne coûtait moins do 850, \u2014Lo vapour Cumpana, qui a été coupé en doux parties, est sorti du bassin de raboub et va maintenant pouvoir se rendre à sa destination sur le Jac Supérieur, par le canal Lachine.Les deux parties détachées doivent être réunies à Ogdensburs.\u2014Un individu poursuivait dernièrement une femme mariée à qui il avait donné 850 pour s'acheter une toilette de noces.L'ingrato s'était servi de la toilette pour en épouser un autre.C'est ce qu'on appelle obtenir de l'agent sous de fans prétextes.Echappé et repris.\u2014Vers onze heures, mardi matin, un des prison- nicrs employés aux travaux de MM.Beemer ct Saint Louis échappa à la surveillance dus gardes, cscalada une clôture ct pait la clef'des champs.TI a été arrêté une vingtaine de minutes plus tard près de In prison des femmes.\u2014TUue compagnie est en voiv d'organisation à Hulifux, pour relever la frégate française Danville, qui a sombré, au commencement du siècle dernier, à lu suite d'un combat contre un vaisseau de guerre anglais.On pouse que le matériel considérable que contenait ce vassseau dédom- magern les cntropreneurs.On prétend qu\u2019une partie de lu noblesse russe est si mécontente de la manière d'agir du Czar qu'elle s'est jetée dans le mouvement nihiliste duns lo but d'assassiner l'empereur a\u2018nsi que sin frère Vladimir.11 parait certain que le troubles ne sont pas finis on Russie ot que In périvie des assassinats sera suivie d\u2019une révolution sanglante.\u2014On ne parlo que d'ours à Québee; on en voit partout.La pre mitre chose que les gens apergoivent, le matin quand ils s\u2019évoillent, c'est une tôte d\u2019ours.Lo rôgne des ours a succédé à colui des julios femmes.Estce que ar hasard Québec retournerait 4 \u2019êtat sauvage, à ce temps vù, comme lo disait un éloquent député, les bôles faroces, les ours, les lions ct les éléphants parcouraient les rues de nos villes, le poil draite sur le corps Co serait triste. \u2014 LA TRIBUNE \u2014Lo gouvernement n permis à MDM, Beemer ct St-Louis d'employer 80 prisonniers aux trovaux do construction des ateliers du chemin de fer du Nord, en arrière de la priso de Montréal.Les contracteurs pnic- ront au gouvernement JO centins par jour pour le service de chaque prisonnier ninst employé.Pour encou- roger les prisonniers à bien truvail- ler, ils donneront à chaque homme deux onces de tubac ct trois verres de whiskey par jour.Tes prisonniers ont comtuensé à travailler lundi derniers.N.L\u2014Ces trois verres de whiskey fout rêver, M.Brisue, le célèbre régisseur qui a accompagné Sarah\u2018 Bernhardt dans su tournée à travers les Etats-Unis, nous communique les faits suivants.Les 1G2 représeutations qu'elle a données lui ont rapportée 8406.278 dont 8181,430 pour Sarah «et $125, 000 pour Mr Abbey.La moyenne des rocuttes a été de 82,803, 16 plus grand succès qui uit jumais été oLte- nu aux létats-Unis.C'est à Atlanta que la recette n été ln plus considérable, une soirée ayant rapporté £3,862.Deux fois In maludie l\u2019a empéchée de jouer, ute fois entrav- tres, clle a perdu connaissance et on u été obligé de rendre aux gens leur argent, AVIS.\u2014Nous croyous qu\u2019il est de notre devoir de faire savoir à nos pratiques ct au puglicen général que notre IMPORTATION D'AUTOMNE est maintenant au complet, Il ya différentes raisons pour un marchaud de vendre ses marchandises à bon marché.La compélition par exemple ; Ja présence d'un voisin qui menace de ruiner ceux qui l'environnent ; les achats de londs de banqueroute ; etc, ete.U y a aujourd'hui une toute autre raison que les précédentes de vendre nos marchandises à bas prix, Lu voici : C'est quo nous avons acheté plus que nous aurions dû, et que si nous n\u2019établissons pas de suite des prix assez bus pour foudre lo STOCK promptement, nous aurons un gros surplus de marchandises d'automne quaud l'importation du printemps arrivera.Lectour, profitez-en.DUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Catherine, Montréal \u2014On lit dans uve des correspon- ces de Marie Colombier sur les Etats-Unis : La vie américaine toute entière est basée sur la réclame, nussi en fait d'annonces et d'affiches ce pays est- il sans contredit le plus grand de tous.Les rues des grandes villes sont généralemeut cncombrées par des distributeurs de petits papiers qui, pour attirer l'attention, s'ingéniont en costumes plus étonnants les uns que les autres.II y a l\u2019homme sandwich, revêtu d'un écriteau sur la poitrine ct d\u2019un autre sur le dos.Parfuis ils marchent en file, uno dou- zinc de gens vêtus de cet étrange costume, D'autres portent des ori flammes rouge vif ou vert pomme.J'ai vu ainsi, A Saint-Louis, deux nd.gres vêtus identiquement de même manière d'un costume de gentleman, bleu de ciel, otse promcnant avec des chapeaux où était peint à l'hailo le nom d'un marchand de cirage.Il y a encore les Indiens peaux-rouges, distribuant des prospectus en costume de guerre, ou des ures & turbans débitant des drogues, La vue du passant est de toute part atlirée par d'immenses affiches de couleurs voyantes qui sout parfois placées de lu façon la plus inattendue.Des toiles pointes sont tendues centre les maisons au-dessus des têtes, obstruant In vue vers le cicl, et daus la cam- agne, le long des murs, sur les ar- Doom les rochers les plus inaccessibles, le long des voics ferrées, l'œil fatigué ne saurait se poser ailleurs que sur des appels de co genre, dont quelques-uns sont légendaires aux Btats- Unis.Mais cela c'est l'annonce directo qui ne vaut que par la répétition ct la quantité.l) on est une autre dont les commerçants américains usent avec une grande habileté.Un homme une femme, occupent-ils l'opinion publique d'une inanière ou d'une autre?aussitôt il se trouve quelque industriel pour donner son nom à un Nage rénesit souvent auprès du pu- Ulis.llyn aussi les excontriques, depuis cet honnête bottier qui avait collé un prospectus de sa raison sur le corps encore chaud d'un pendu, jusqu'à ce marchand d'habits de San-Francisco qui vint trouver un Jour le célèbre acteur Buoth, et lui proposa dix millo fraucs pour inter caler dans une tirade d'Tlamlet une phrase disant que &a maison était au coin du quai.Booth eut le mauvais goût do refuser, =\u2014- m2 F.X.COCHUE MEMBRE do la CORPORATION DES Agents d\u2019'Immeubles.Offre en vente des maisons et nues propriétés dans tous les quartiers de la Ville et de la Banlieu.BUREAU À la COMMISSION des IMMEUBLES, No 71, rue St-Jacques Montréal.27 août 1381.\u2014 fin.-_ GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les TERRAINS ce L\u2019EXPOSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTREAL, Cette Exposition sera diviséo en trois départements : Département d'Agriculture, département Horticole ct département Industriel, OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE À l'exposition des chevaux, «du bétail, des moutons et «les cochons qui arrivent deux jours pius tard, c\u2019est-à-dire vendredi, le 16 Septembre.CLOTURE 23 SEPTEMBRE \u2014 00 $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix.\u2014 000 Les entrées dans tous les départements devront élre faites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, le ou avant le ler Septembre, On peut se procurer des listes de prix et dus formules pour les entrées où tout autre renseignement en s'adressant commo suit : à GEO.LECLERC, Sce.du Conseil d'Agriculture, S.C.STEVENSON, See.du Conseil dos Arts et Manufac.Montréal 13 Aout 1881.A.I.WATIER HORLOGER ET BIJOUTIER 27, RUE ST - LAURENT, MONTREAL.Mr.A.WATIER a constamment à la disposition du public un choix considé- rabte de Diamants, de Montres, a'Horloges et do Bijouterios de tout genre ot à des prix très-modérés, i Mr, Walicr apportera une attontion spéciale à tous les travaux qui lui seront conflés.juillot 9 1881 JOHN C.MCLAREN Manufacuurier de Matériel de chemins\u2018\u2018de fer et de moulins, cuir, caoutchouc et toile, courroies et Loyaux Pidoes d'emballage en Caoutohouo SACS DE CONDUCTEURS POUR ARGENT OU LETLRES a\u2014l Salles de vente et de fabrication au MONTREAL, produit, à une invention et ce person-! EN MAGASIN 0U FAITSAORDRE No.10 RUE BONAVENTURE, No, 10 LIBRAIRIE Payette § Bourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL, Les ouvrages suivants sont en vente à cette Librairie à 30c le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Année des Merveilles { voi.\u2014 Aurélien, 2 vols.\u2014Bataviu, | vol.\u2014Les Bours geois de Darlingen, t vol.\u2014Lo Bourgmestre de Liège.1 vol \u2014Ls chemin de la Fortune, ! vol \u2014Le Conserit, | vo] \u2014 Lu Coureur des Grèves, | vol\u2014Lo Démon de l'argent, | vol\u2014Le Démon du Jeu, | vol\u2014 Les Drames Flamands, | vol.\u2014La l\u2018lancée du Maltre d'Ecole ! vol.\u2014Lu fiéau du Village, 1 vol \u2014Le Gant perdu, ! vol.\u2014Le Genlilhomme Pauvre, 1 vol.\u2014La Guerre «des Paysans, | vol \u2014Le Guet Apens, | vol \u2014La Jeune Femme Pile, 1 vol,\u2014Heures du Soir, | vol.\u2014Histoires de Deux Enfants d'Ouvriers, | vol.\u2014LeJeune Doctenr, | vol.\u2014 Le Lion de Flandre, 2 vols, \u2014Mulire Valentin, | vol.\u2014Le Mal du Siècle, 1 vol.La Mère Jub, 1 vol\u2014Le Marchand d'Anvers, } vol.\u2014 Lo Mariyre d'une Mire, 1 vol.\u2014L'Oncle et la ,Nièce, 1 vol \u2014L'Oncle Reimond.1 vol \u2014L'Orpheline, | vol \u2014Le Pays de l'Or, à vol.- Un Sacrifice, | vol\u2014Lu Sang Uumain, | vol \u2014Scènes de ja Vie l'lamandes, 2 vols.\u2014Souvenirs de la Jeunesce, 1 vol.- La Tombe de l\u2019er, | voi\u2014Le Tribun de Gand, 2 vois \u2014Les Veillées Flamandes, | vol\u2014La Voleuse d\u2019Enfant, | vol: EMILE CHEVALIER Le Cupitaine, 1 vol\u2014Le Chasseur Noir, 1 vol.\u2014Les Dorniers Iroquois, 1 vol.\u2014La Fille des Indiens Rouges, | vol.\u2014L\u2019Île de Sable, 1 vol \u2014La Huronn2, ! vol.\u2014Les Nez Percés, | vol.\u2014 Peaux Rouges ct Peanx Blanches, 1 vol.\u2014Les pieds Noirs, 1 vol.\u2014Poignet d\u2019Acier, | vol.\u2014Lu \u2018Fête Plate, | vol.AUSSI : Les ouvrages complets de Paul Féval, Raoul de Navarey, Ales.De Lamothe, elc., ele: Cos ouvrages sont unvoyés par lu malle sans charge extra, sur reception du prix.La Cilé du Mal contre la Cité*du Bien, question uuiversltaire par Llzear Paquin 2§ cis.Remarquez bien l'adresse.PAYETTE & BOURGFAULT, 250, RUE ST PAUL.Visdovisla rue St 7 \u2019incent, Hansréal, 25 octobre 1870.LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame et St- Vincent, A.R.LONGPRE, L.O.DAVID.Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRERE Hpiceries, Ving, Liqueurs, Cigares de la IIAVANE, etc.Vin de Messe, une spécialité 77, RUE NOTRE- DAME, MONTREAL.En vous transmettant notre carte d\u2019affaires nous \u201cavons l'honneur de soliciter vos commandes que nous renplirons avec empressement, Vous trouverez chez nous un assortiment complet de premier choix, des prix uniformes et modérés, Vos obéissants serviteurs, X.Mnathiou & Frère.11 juin \u201412 ms, GLACIERE BARIL Pour empêcher les viandes de suer.Premier prix à l'exposition \u201c de la Puissance.\u2014 Conserve les viandes pendant les plus grandes chaleurs.En usage chez tous les bouchers et dans un grand \u2018nombre de communautés ct de maisons privées.S'adresser à J E.BARIL, | pave AUX PERSONNES DE I, A CAMPAGNE VENANT A MONTREAL POUR Nous vous invitons toutes spécinlement de bien vouloir venir nous rendre une visite quand bion même vous n'acheteriez pas.Nous serons très heureux de vous moutrer notre létablissement qui est sans contredit le plus beau daus son genro de la Puissance.Nous nvous fait des SPEULA.- LITES qui vous seront offertes durant l'Exposition, Vous trouverez sur lo terrain de l\u2019Exhibition, dans la Eâtisse principale de nos Marchandises qui seront exposées et des cartes vous seront distribuées, vous donnant une idée de cu que nous fesons duns notre établissement 186 ct 488 RUE ST.- JSOSEPII, près du CARRE CHABONLEZ.Li vous pourrez acheter tout ce qu'il faut pour Habillements d'Iommes et Enlants à des prix très réduits, car nous sommes décidés à faire un grand sacrifice durant lo temps do l'Exposition.Nous ne tonons pas tant au profit que nous ferons durant ce temps qu\u2019i faire connaître notre GRAND E'TABLISSKEMENT.Nous vous donnons les noms du quelques-uns de nos Employés qui sont très bien coubus à la Campagne, ct qui seront très heureux de vous servir., M.ARTHUR TREMBLAY invite toutes ses connaissances a bien vouloir lui rendre une visite durant l\u2019Exposition.Ceux ui s\u2019adresserout à lui pour acheter des Hardes d'ITommes et d'IEntants seront satisfaits.Pantalons.pour hommes depuis S1.25, 81.50 jusqu'à $ 5.00 Habilllements \u201c be we 5.00, 6.00 « 2 Pardessus te \u201c \u201c 3.75, 5,00 « 20.00 M.ALPHONSE DORAIS invite ses\u2019 connaissances 4 lai rendre une visite durant le temps du l'Exposition et les porsorines qui auraient besoin d'Habillements ou Pardossus pour cette automne, pourront les acheter à beaucoup meilleur marché qu'ailleurs Ou seul bus prix sera demandé, Tfabillement pour Ilommes depuis 85.00, 8G.00 jusqu'à $20.00 Pardessus \u201c \u201c \u2018 3,75, 500 + 20.00 Habillement % Enfants 6 2.50, 3.50 « 1200 Pardessus pour jeunes gens\u201c 2.50, 350% 10.00 M, JOSEPH POIRIER invite, aussi ses amis à lui rendre uno visite durant le temps de l'Exposition, Il sern très heureux do leur mon- grer notre BT ABLISSEMENT et de leur vendre à bien bus prix.des Hupillements ajpsi que des pardessus de tout genre.Pardessus bien faits depuis 83.75, $5.00, 86.00, 87.00, $ 8.00 Habillement bien taillé dernier goût 5.00, G.UU, 7.00, 8.00, 9.00, 12.00 Poutulons différente couleur depuis 1.25, 1.50, 2.00, 2,50, 3,00, 350 M.O.GOODRICHI serait très heuroux de recevoir ses amis et se fers un devoir de leur montrer notre ETABLISSEMENT', surtout le Départemont d'Enfants.Nous vendrons nos Habillewents depnis 82.50, 83.00, 83.50, 84.50, 85.25, 8650, 810.00, Pardessus d'Enfants depuis 82.75, 3.50, 4.25, 5,00 à [0.00 Pantalons d'Enfants, court depuis T5, 1.00, 1.25, 1.50 à 4.00 Pantalons d'Enfants long, depuis | 90, 1.10, 1,35 à 3.50 Mr.JOSEPH LAFLEUR sc sera un grand plaisir durant le temps de l'Exposition de faire voir à sos amis de ln Campugne notre ETA.BLISSEM ENT en même temps do les servir s'ils désirent acheter des Habillements et Pardessussus d'Automne et d'Hiver.Pardessus pour Hommes à $3,75, 5.00, 6.00, 7.00, 8.00 et 9.00 Habillements \u201c \u201cAd 5.00, 6.00, 7.00, 8.00, 9,00 ot 10.00 Corps et Caleçons en lnive depuis 35 cts.jusqu\u2019à $3.00.\u2014 Chemises Blanches (toilette) depuis 50, G0 cts.jusqu'a $2.50.\u2014Chemiscs couleur Ragata dopuis 50 60 cts, jusqu'à 82.00.\u2014Chewises de Travail depuis 25, 50, T5 cts.jusqu\u2019à 82,50, M.ZEPTIIR MARTIN prafite de cette occasion pour inviter toutes ses connaissances do la Campagne à lui rendre une visite durant l'Exposition ct en mame (omps si clles ont besoin d\u2019Habilloments et de Pardes: sus il fera son possible pour bien les £ervir.Soyez couvaineus que vos PRIX sont plus bas que dans aucun autre maison de Montréal et notre ASSORTINEN'L cst le plus cousidéra- ble.Gants de Kid Bucksing, Drap, Soio, Fil de toutes les espèces possible et de tous les prix.Habillements d'Enfants depuis 82.50, 3.50 à 10.00 Pardessus \u201c \u201c 275,2.601 8.00 Cravattes, Cols, Ccllets, Poignet de tous les genres.\u2014 Brotelics, Mouchoir en toile ct en soie de tous prix.M.THOS, LAURENCE attire I'attention do ses amis durant l'Exposition.Il aura de son ouvrage exposé sur le Lorrain de l'Exhibiton c'est-à-dire des Habillements exposés par 1, A.BEAUVAIS et coupés par lui ce qui vous donnera une idée de sa coupe.Nous prendrons des commandes depuis SI0,50, 12,00 Jusqu'à $45,00 par habillement quelque chose de soigné.M, 1, A.BAUVAIS invite tous les visitour de l'Exposition de bien faire altention à son étaloge de llardes faites aussi gue de mercieri qui sera & main gauche en entrant.Veillez bien avoir lu honté de conserver jee cartes gni vous seront données comme souvenir do 1'Bxposition 1881, vous y trouverez toutes ies places intéressantes à visiter à Montréal.Co P S.AVIS, \u2014 Nous prendrons des commandes ot vendrons des murchan- dises qui seront exposées à l'Exposition, Un commis sera Jà tout le tomps pour ,vous répondre, et vous dounor dus renseignements, Encore une fuis venez en masse nous faire visite.el votre temps sora bien CA ; A.BEAUVAIS.186,188 RUE ST.JOSEPH vit No.177, rue Laval} Montféül; 11 juin\u20143ms.' MONTREAL: Montréal, 10 septembre-1881.\u2014 = - PRUILLEION DE \" LA TMBUNE \" \u2014 L'ILE DE-FEU.( Sutte, ) Le fleuve des Amazones fut couvert en un instant do cent mille bites diverses, nagennt, se noyant, se déchirant encore les unes les autres.Gregorio so crut sauvé; mais le pied du chêne sur lequel il se trouvait commençait à brûler déjà, et jusqu'au bord du fleuve, où l\u2019enuf rougic par les festins des caïmuns venait battre le sable, toutes les ron- cos, toutes les feuilles mortes étaient cn ignition, Le métis, fou de désespoir, aveuglé par la fumée, essaya de résister un instant à l'asphyxio, et si court qu'eût été cet instant, il avait sufli pour que les animaux se fussent éloignés de la rive; mais, vaineu par la chaleur, il se laissa tomber dans les flumines ot courut au fleuve, dans lequel il Re jeta sans s'inquiéter du resto.\u2018Toute mort d'ailleurs lui devait être douco Auprès de celle qu'il voulait éviter.Eu plongeant dane cotte eau frai.che, co tuulheureux, dont chaque porc était une plaie cuisaute, éprouva une merveilleuse sensation do frail.cheur ct sentit sey forces renaîtro.Il nageait comme un requin et sut éviter avec une merveilleuse adresse les plus dangereux de ses compaguns de fuite.De peur des caïmans, il se divigen vers lo milieu du fleuve, dont le courant, unique au monde, pouvait le porter en quelques heures soit à Para, soit dans une ile quel conique, [ne songea pus À rejoindre la rive opposée, pour plusieurs raisons.Eu cet endroit, l\u2019Amazone avait nu moins six kilométres de lnrge, et il eût fallu lutter pendant uno partie de la nuit contro le courant invinei- ble.D'autre part, il ÿ avait tout liew de peuser que les avimaux fuyards ahorderaiont à cette rive vpporée, sur laquelle il ne ferait probablement pas bon passer la nuit, Il so laissa donc aller an courant.A quelques centaines do mètres do 1, il ko sentit suisir par les cheveux, ot quelque chose de volu s\u2019attacha à ses épaules.C'était un pauvre petit singo, très joli, qui était cn train de se noyer et qui se ruvero- vhait où il pouvait.Grogorio voulut le chasser ct le rejeter à l\u2019eau.Mais le quadrumance enfongn ses ongles et ses dents dans In chair du métis, et il fallut bicn supporter, sauver Ce parasite, Le métis pouvait compter encore sur trois heures do jour.11 se mit À nager vigoureusement, Uwujours avec son fardexu, qui ne le mordait plus, mais qui s'était cramponné à si cheveluro crépuc, Le fleuve s'élargit tout à coup, et l\u2019Argentin apergut les fortifications de Para.Hélas! c'était trop loin pour espérer d'y atteindre, d\u2019autunt plus quo ses forces commençaient définitivement à s'usor.VIII Gregorio venait de dépasser l\u2019embouchure d'une petite rivière, lorsqu'une pirogue, pagayéo par un Indien, entra dans Amazone.Au fond de cotto embarcation gisait une masse inerte.O'était le pauvre Alfonso, qui, lui aussi, s'était jeté dans la première eau qu\u2019il avait rencontrée, et qui, bonheur providentiol, er EE rer jadis, à Salom, il avait rendu quel- \u2018que service.Muis revenons au métis.Le courant l\u2019entrainait.Il lnissa faire le courant.Dans lo lointain apparaissait uno île.C'était plus qu'il n\u2019en fallait pour attondre le lendemain et se reposer.En se voyant sauvé ou À peu près, Gregorio repassn dans son esprit les événe- ments de ln journée, ct ce monstre cut un ricanement infernal en pon- sant qu'Alfonso était probablemen asphyxié et brûlé duns In forêt.Vers six heures et demie, un quart d'heure avant le coucher du soloil, le misérable Argentin abordu dans la potite île vers Inquelle il nageait depuis plus de trois heures.Il était temps.S'il avait eu mille mètres de plus À parcourir, sos forces n'y eussent pas sufi.A peine cut-il mis pied à terre, qu'il prit doucement le singe ot Uattirn dans ses bras.Celui-ci se laissa faire.Mais, soit féracité, soit prévoyance, l\u2019Argentin saisit le charmant quadruma - ne par un pied, lui fit faire au-dessus de sa téte quatre ou cing tours, et avec furour lui brisa le crâne sur le sol.La pauvre petite bête râla un moment et ne donna plus signe de vie, Malgré la chaleur du climat, Gregorio sentit ses membres un pou roidis par le froid.Co long séjour dans l'eau l'avait glacé, Il se roula alors duns la poussière dont toute la surfhce de l'île était couverte, ct que les rayons du soleil avaiont chauffée presque toute In journée, Cela lo remit un peu; mai le besoin de sommeil devenait chez lui plus impérieux à chaque instant.La faim le tourmentais aussi hor- riblemeut.Il écorcha son singo des ongles ct des donts, lui arracha une cuisse avec une dextérité de canoi- bale, ct prépara quelque branches do bois mort auxquelles il mit le feu pour faire cuiro son dîner.L'ile sur laquollo Gregorio avait trouvé le salut était ahsolumont déscrto ot inculto.C'était fort extraordinaire sous uno paroille latitude.A ls pointo oriontalo soulomont, un rochor, sur lequel un pou de torro végétalo s'était accumuléo, était abrité par trois ou quatro potits arbres épinoux et touffus.Sur touto la surfuce de l'îlot, à l\u2019excoption do co ro- chor, on no voyait quo cotte pous- riéro do couleur amadou dans laquelle Gregorio s'était pour ainsi diro baigné on abordaut.Ca ot là pourtant, aurgissait de cétte poussièro uno dariétairo ou un brin d\u2019horbo brûlé par lo soleil.il eemblait même quo Ia nature eût ossayé do fairo valoir ses droits sur co coin do terre, ot il avait dû jadis poussor quolque chose en co lion; car, i cortains endroits, on rencontrait dos bran- chagos assez élovés, mais sans fouillago ot absolumont socs.Ce fut mèmo à l\u2019aido d'un de ces bitons que Gregorio alluma du fou À la fnçon des sauvagos, Après avoir mis an cuisso do singo sur los charbons ardonts, lo métis s\u2019assit en faco de son fou,les gonoux aux donts, avoc l'intention d'attondro que eon souper fut prét.La nuit était vonuo.Harassé, Grégorio gontait sa paupière allourdie ge formor par intorvallos, et, sans lo tourmont do la faim, il so sorait ondormi dans cetto posture.Un instant même, vaincu par le sommoil, il s\u2019assoupit, Mais tout à coup il so rodrossa, avait été sauvé par un indien auquel comme si un ressort l\u2019eât planté LA TRIBUNE.sur sos pieds, ot il poussa un cri inénarrabloe.C'était de la fureur, do lu colère, do l'épeuvanto ot du doscspuir.Il regarda autour de lui et sc erut lo jouet d'un cauchomar oc casionné par lu fatiguo.Do ses poings ondoloris il so frottn los yeux fiéviousomont, Non, il ne dormait pas.D'un bond énorme il vonait do 80 diriger vers lo flouvo.A ce promier bond en succédu un se- coud, puis un troisième, ot il finit pur sauter commo un dorviche épouvanté, no sachant où courir, pordant ln tête.ot s\u2019urrachant les cheveux, Qu'arrivait-il donc?Quelquo choso do très-naturel et d'effroya- blo: l\u2019îlo brülait, Etlo so consumuit tout ontière, ot l\u2019on voyait courir dans touto sa longueur dos serpentins do fou somblubles à coux qui parcouront des papiers quo lu flumme a quittés.L\u2019oxplention de cet horrible fuit ost ussoz simple.La surfaco sur laquolle Gregorio avait abordé n\u2019était pas uno île ; c'était un amas de bois mort, troncs do chê- ucz, do cèdres, do saping, do palmiers, do cocotiors, d'acajoux, que l'Amazono avait portés jusque-là, \u2014 qui sait d\u2019où ?Los promiors troncs s'étaiont arrêtés contre lo rocher où pous- saiont les quatro arbustes; los autros s'étaient accumulés, encho- vétrés à la suite, Pou à pou du nouvenux arrivants avaiont agran- diet oxhaussé l\u2019ilot on passant dessous, ot comme cet amoncolle- mont avait mis pout-êtro trois ans à sé faire, les couches supérioures do cc bûcher étaient convertis on poussière terriblemont inflammable.Grogorio comprit tout.Il voulu courir vers le rochor, mais la plan- to do ses pieds écorchés brûluit à vif, ctil n\u2019est pus d'ôtre humain qui puieso ondvrer cetto souf- franco.Que faire donc?Rostor en placo ?c'était grillor; il sentait déjà l\u2019odour de sn chair brûlée qui lut montuit au cervenu.11 dovint fou.Duns los ténèbres, il distinguait purfuitoment tout le sol de l'ilo qui rougissait avoc uno offroyablo vélocité.On eft dit qu'un soufflet souterrain attisait ce brasior.Grogorio tomba, mais il se ro- mit sur ges picds, ot, faisant un effort do volonté oxtraordinaire, il s\u2019élança vers lo fleuvo.Uno nouvello chute l\u2019arrêta, En co moment, Ia pirogue qui portait Alfonso pussait dovant File.Le soldat, revonu à lui, vit cette cspèco de démon sé tordre dans lo feu ot proposa à l\u2019Indien do lui portor secours, sans so douter qu'il parlait do sauver son bourroau : l\u2019Indion secoua la tote ot pagaya plus vigoureusement, Copondant Gregorio rugissait.Tout son corps était entamé par cotlo cendro chaudo.Se relevor! Il le put, mais pour retomber de l\u2019autre côté; ot bientôt Bagno le vitso tordre au milieu d'un brasior qui dovonait de plus en plus in- tenso, Enfonçant ses mains dans la braiso, le métis se trainaoncore du côté du fleuve en so tordant comme un roptilo; sa colonne vertébralo un moment se courba commo un arc; puis il retomba, s'agita fébrilement, fit encore un offort et rosta immobile.Alors la flammo éclata, Lo londemain l\u2019ilot n'était plus.Quelques troncs d'arbres noircis, omportés par lo courant, allaient flotter on pleino mer.A bord d\u2019un steamor qui partait pour l'Europe, un hommo à la fice mâchéo ot futiguéo suivait de l'œil ces épavos avec quelque in- térét.C'était Alfonso Baçuo, qui, arrivé sain ot sauf 4 Para, avait raconté son histoire au capitaine d\u2019un navire on partance, ot obtenu son passage gratuit.PIN, a ss ENCORE BIEN ASSORTI! 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