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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 17 septembre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-09-17, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I\u2014No 48.MONTREAL, SAMEDI 17 SEPTEMBRE 1881.LA T \u2014\" LE No.2 Cents.{ ) ; ] B 2 JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.IBUNE BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l\u2019arait tous les samedis.Les abonnements datent du ter et du 15 de chaque Wuis.ABONNEMENT.Uni nl.NIX MIOÎS .2ecrocane covsos aanese Le numéro 2 Ceuts.PAYABLE D'AVANCE, W.F.DANIBE, ADMINISTRATEUR $1.00 $0.60 LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 11 SErTEMBRE 1881.M.Montpetit a écrit autrefois sur les hommes forts canadiens des choses intéressantes dont nous dé- tuchons ce qui suit : J'ai vu Grenuche, se promener à pas carrés avec trois hommes suspendus aux longues tresses de sa chevelure et s\u2019en débarrasser à volonté par une secousse do tête.Ployer unejbarre do fer sur son bras, briser des cailloux à coups do poing étaiont un jeu pour lui.Je l\u2019ai vu, ce qui est plus fort, so renverser cn arrière, de manière à no toucher le sol que des pieds et dos mains, le corps tendu comme l'arche d'un pont.On lui plaçuit sur le ventre une forte enclume, sur laquelle deux hommes, urmés de lourds marteaux, frappaient à coups redoublés.Et Grenache ne bronchait pas.11 faut dire aussi que Grenache, il y à quinze ans, n\u2019était pas un petit enfant.L'imagination populaire en à fait un géant.Que ne raconto- t-on pas à son sujet ?Un jour (dit-on) que Grenache labourait tranquillement son champ, il vit venir un homme de haute taille, à l'air fier et hardi, \u2014Bonjour, monsieur ! \u2014Bonjour, monsieur ! \u2014Connaissez-vous un nommé Qrenache ?\u2018 \u2014Un peu, répondit Grenache, on arrêtant ses chevaux et cn attachant aux manchons de sn charrue les juides qu'il avait passées autour du cou.Quo lui voulez-vous, mon ami?\u2014J'ai entendu parler de ga force et je voudrais lo tâtor un peu, \u2014Ët quel ost votre nom, s'il vous plaît ?\u2014Mon nom, oh ! je n'ai pas honte, vous avez dû entendro parler plus d'une fois do l'Oiscaw-Rouge ; c'est moi qui suis l'Oiseau-Rouge, à preuve que j'en porte la plume sur mon chapeau, comme vous voyez.\u2014Vous êtes un grand batailleur, je suppose.\u2014Comme vous dites, monsiour, Depuis dix ans que je vais dans lès chantiers, je n'ai pas encore rencontré mon maitre, \u2014DMais Grenache n'est pas un batailleur, lui, il est aussi paisible, aussi doux qu\u2019un agneau, \u2014Ta, ta, je saurai bien trouver son côté sensible; vous n\u2019avez qu'à tue conduire chez lui ou m'indiquer 80 demeure, et vous verrez bien qu'il n'entendra pas chanter l'Oiseau- Pouge sans faire entendre son rama- Be, à son tour.Grenache tenait, en ce moment, sa main droite sur ua des manchous de sa charrue.\u2014Pour ce qui cst de vous conduire, dit-il, vous pouvez vous adresser À d\u2019autres qu'à moi, car je n'ai pas do temps à perdre; maïs quand à vous indiquer sa maison, rien n'est plus facile : tenez ! voyez-vous cette potite maison blanche, derrière les arbres ?c'est là qu'est se demeure, Et Gronache, pour indiquer sa maison, avait levé d'une main sa charrue et la tenuit ainsi, A bras tendu, dans In direction voulue.C'est de son portrait qu'on a le plus abusé.On en a fait un véritable ourang-outang, mais un ourang- outang d'une taille démesurée, «Il était grand, disait-on, grand! oh graud comme on ne voit pas d'hom mo.Il avait les brus si longs qu'ils lui descondaient à six poucos au.toujours seul, jamuis on ne vit pareil ours.ll ne sortait de lui-même, que pour hurlor, se battre et tout briser.» Combien différent de cela, je l'ai connu, lorsqu'il demeurait daus la ruc Sanguinet, un peu au-delà de lu rue Sainte Catherine.C'était en 1863.Il venait d'épouser Esther Bertrand, qui avait fété élovéo chez un de ses oncles, Abraham Royer, de Beauharnois.Esthor et moi avions toujours vécu en bons termes, au temps de l'enfance; colle m\u2019accucillit avec plaisir.Je vis ainsi, à loisir, le vieil ours dans sa tannière.Quolto bonne nature ! quel cœur généreux | quel brave homme! on un mot.Et pas de forfanterie, pas d'ostentation.Lui parlait-on de son passé, il nous disait avec humilité: « Oh ! j'ai été un grand misérable et je m'en repens sincèrement.Puisse Dieu me pardon- nor les misdres d'une vie que j'ai trainée si longtomps ioutile et souvent nuisible.» Oo n'en tirait rien de plus sur ce sujet, Il avait presque honte de ce quo nous appolions 6a gloire.Toutes ses affections, toutes ses jouissances d'alors se concentraient daus lo borcoau où vagissait son en- font.Il n\u2019était pas cncore vieux, mais il avait tant rudoyé son corps, que les.infirmités l'avaient courbé &vant l\u2019âge.Ale voir passer, on aurait dit uo homme de taillo moyenne, mais lorsqu'il se redressait on sy roidissant contre scs rhumatismes, il montrait une taille d'environ six pieds ct deux pouces.Les bras, dont on n tant parlé, n'étaient pas d'une longueur démesurée.S'ils arrivaient aux gonoux, c'est au plus, et bien sûr, ils ne les dépaseaient pas, Qui ne l\u2019a vu cheminer lentemont, dessous des genoux, Sombré, réveur, | gris, suns souci des regards des pas- 8 nts qui s'attroupaient parfois pour le suivre ot le mieux voir?Indifférent & cos petites ovajions, il allait droit devant lui, fuisant sos petites affaires et rentrait À la maison sans avoir remarqué la curiosité dont il était l'objet.Il s'éteignit doucement, eu 1864 ou 65.Un très petit nombro d'amis suiviront son corps au cimctière.Sa femme, quoique très-joune, mourut peu do temps après lui.Leur on- fant âgé do huit ou neuf aus vit encore, mais malheureusement il est à demi puralytique.Le Joe Montferrant du peuple est un tout autre homme, chacun lo sait, Tl a dû su célébrité à sa force et surtout à son oxtrême agilité, TI avait le pied plus dangereux que les poings.À preuve, ce fameux morri- caud dont il brisa ln mâchoire d'un seul coup de pied.Montferrant était alors dans toute sa gloire.Un nègre immense, collossal, un boxeur émérite qui avait poché toute l\u2019Angletorre, voulut échanger aveo lui quelques horions savants.Montferrant accepta lu politesse, à une condition toutefois, À la condition quo le nègre no /erait pas le bélier, qu\u2019il ne jouerait quo du poing.Do son côté, le champion canadien s'engageait à no pas lever le pied contre son adversaire, L'engagement eut liou, les coups de poing pleuvaient, drus et forts, de part et d'autre.lo nègre ne blanchissait pus sous les coups de Montferrant, mais se sentant trop chauffer, il voulut donner de la tête, Mal lui en prit, car Montferrant évita la tête et lui donoa du pied au passage, assez, pour qu\u2019il efit son compte.Lo nègre y perdit ln mi- choire, et aves la mâchoire, ce quelque chose, que les boxcurs n'ont pas l\u2019air d'estimer fort et que cependant, ils appellent comme nous, la vie.Le père de MM.P.Labelle, Jean.Baptiste, Auguste et Joseph Labelle dépaseait de quelques années la cinquantaine, JI avait laissé derrière lui, bien loin, trop loin, pour que ses fils oussent été témoins de ses prouesses, la réputation d'un lutteur incomparable.Cette réputation avait duré sans qu'il prit la peine de la soutenir par de nouveaux exploits, C'était un jour de l'an, Ses fils arrivés à l'âge d'hommo se trouvaient do grand matin réunisà la maison paternelle.La bénédiction traditionnelle une fois demandée et donnée, lo père leur dit: «a Maintenant, mes erifants, jo veux vous accorder, à chacun, une faveur, suivant mes moyons bion entendu.Vous êtes du reste, assez raisonnables pour ne rien demander que je ne puisse vous donner.« Toi Jean-Baptiste, que désires tu ?; \u2014Jo désire, papa, que vous me perniettiez de mo marier, dans le là tête \u2018enfouie sous un vaste feutre l'tourant de l'année ?\u2014 Avec qui comptes-tu te marier ?\u2014Avee Héloïse Leclcre, papa.\u2014C'est une jolie fille ct une bonne enfant, Marie-toi et \u2018je serai cou- tent.\u2014Et toi Auguste ?\u2014Moi, je voudrais que vous me donnoriez uve entreprise, une église ou une grande bâtisse à construire à mon profit.\u2014Tu es jeune, mon chor Auguste, mais lo cœur nc te manque pas, le talent non plus, tu auras ton cntre- prise.\u2014 À ton tour Pétrus ?Pétrus avait alors viegt ans, Il était d'une forte carrure, d'un agilité bien rare, Comme lutteur il n'avait pas encore rencontré sou égal.On disait de lui.« 11 va relever le père.» Seulo la renomuiée de son père planait au-dessus de lu sienne.Sans être jaloux, il était toutefois fort intrigué de savoir, si, bien vrai, son père avait pu être aussi fort que lui.Aussi, en s'ontendant dire, « À ton tour Pétrus, n il n'hésita pas ; il lui dit: « Pardun papa! pardon d\u2019avance pour ce que je vais vous demander, » =\u2014Ët qu'est-ce que ça peut done être do si extraordinaire?Le cœur ému, la voix altérée, Pérus reprit : «Lu seule faveur que je vous demande, c'est de vouloir bien colleter avec moi.Le bon pire Labelle, en relevant Pétrus et riant de bon cœur, lui dit : « Mais tu es trop jeune mon cher Pétrus; tu dois, du reste avoir autre chose à me demander ?» \u2014Pardon papa, je ne vous demande que cela, \u2014Tu y tiens à tout prix?J'y tieus, de préférence à toute autre autre chose.\u2014Âlors, soit! il ne sera pas dit que je t'aurai refusé, lorsque j'ai Faccordé à tes frères suivant lours désirs Jc ne me suis pas colleté depuis vingt ans, mais je dois m'en rappeler encore assez, pour to donner ls leçon que tu domaudes.\u2014Ce n'est pas uno legon que.\u2014Ta! ta! tu ne sais pas oc que tu dis, Allons ! es-tu prêt ?Et lo père et le fils se saisirent à bras le corps, tendirent les muscles de lours jarrets nerveux, raidirent leurs bras.Alors, le.père dit « Y es-tu » ?« J'y suis.» Et vlan le fils roula par terro.Il so relevait aussitôt, un peu ponaud, mais protestant qu'il avait été pris par surprise, que ce coup là no devait pas compter.-Comme tu voudras, mon enfant, mais soyons vifs, car le déjefiner refroidit.Nouvelle prise, nouveaux onlace- ments, \u2014Es-tu bien prêt cette fois, reprend le père ?\u2014Oui, ça y est.\u2014Bien sûr ?\u2014Oh ! pas d'embarras, Et vlan ! Petrus roulait à terre pour la seconde fois, Vous êtes mon maître, dit-il humblement à son père, on se relevant.Allons déjeâner maintonant, mes enfants, ct no dites jumais à porson- ne quo je me suis colleté avee Petrus aujourd'hui.Mais je t'oubliais, mon cher Jos.Quo vas-tu me demander toi ?\u2014AÂprès Petrus, ma foi! ll ne me reste plus qu\u2019à vous demander le fouct, \u2018ce me semble.\u2014Lo fouet ?ch bien! c'est bon, tu l'aurus, mais j'y ajouterai le cheval, la voiture et le linrnnis\u2014ct compte bien quo tu seras bion moins fuvorisé que ne l'a été ton frère Petrus, \u2014Jo ne suis pas juloux, papa.Je vous rem»rcie pour le fouet et surtout pour lu mèche que vous y mettez, On nous écrit: Nous avons muintenant quatre partis politiques bien distinets : les conservateurs, les progrummistes ; les lilséraux et les nationaux.Les Conservateurs proprement dits cl les nationaux ayant exactement les mêmes idées sont faits pour marcher ensemble dans lour intérêt et celui de lu province, S'il ne s'en- tendeut pis, ce sont les pregrammis- tes qui gouverucrunt le pays, ct les libéraux purs qui les auront aidés à arriver, se suceront les pouces.LE NOUVEAU DRAME.Nous remercions ln presse anglaise et française de Montréal de l'accueil bienveillunt fuit d'avance à notre drame, Nous espérons qu'elle n'aura pas raison de regretter ce qu'elle aura fait pour oncourager le public à as sister, vendredi ot samedi prochain, aux trois représentations de co drame, Comme nous l'avons dit, nous Cumnptons sur los sympatbies de nos concitoyous de Montréal pour accomplir la tâche difficile quo nous avons entreprise, ou plutôt pour fortifier ceux qui ont fait les sacrifices d'argent que nécessitait cette entrc- prise.Nous ne craignons pas d'afrmer qu'aucune pièco de collège n\u2019est plus morale quo notro drame.Tout le monde peut done y assister sans craînte ; pas un mot, pas un geste no blessora la consciouce la plus déli- cato.Nous sommes heureux d'annoncer que déjà un grand nombre de billets ont été retenus ct nous engagoons ceux qui voulont assister à la première représentation à retenir leurs siéges aussitôt que les bureaux de location seront ouverts.Bion entendu coux qui ont des billets devront attendre que les plans du théâtre soient déposés à certains endroits pour rotonir leurs siéges, LA TRIBUNE.Nous commençons aujourd'hui la publication d'un travail des plus importants sur la question des droits d'hypothèque ct des lois d\u2019enrégistre- mont.L'auteur de ce travail, ancien député, notuire distingué, avait en 1861 fuit connaître ses vucs sur cette importante question et dénoncé d'avance les ubus que produiraient certuines lois relatives & l\u2019enrégistre- ment.Il a le droit de prouver aujourd'hui que les événements ont justifié ses prévisions ot ses couscils méritent l'attention des législateurs et du public.Il ivvite d'ailleurs la discussion ct s\u2019cogage à répondre à tous ceux qui combattrent ses opinions, Nous adressons la TrinuNe à presque tous le notaires et régistra- teurs de la provinco de Québec afin qu\u2019ils aient l'occasion de suivre cette discussion, d'y prendro part même, Mais il faudra qu'ils s'abon nont pour Un an ou au moins six mois A la TRIBUNE.= LOIS CIVILES DU BAS- CANADA.Régime Hypothécaire.Je suis un admirateur du projet du Code Civil du Bas-Cavada ; le commentaire de cet ouvrage dont la publication est commencée duns le Journal de Québec est d'une gra de valeur ; l'auteur à mou estime doit être un jurisconsulte distingué.Il est à désirer que nos législatours, duns l'examen du Code, se fussent assister par cet homme d'étude ct de mérite.Sans m'ériger cn critique je trouve les premicre rapports de la Commission plus mûris que no le sont les dorniers ; ceci dépend probublemout de la hâte exigée dus Commissaires.T1 n\u2019est point dans mon inteution de luire l\u2019excmen de tout l'ouvrage.J'avoue n\u2019ou avoir point le temps «t encore moins la capacité.Je m'arrétorai, pour le présent, à signaler les lacunes, les omissions ct les vices de nos lois d\u2019inscription hypothécaires, qui comprennent en mêmo temps celles de ln transcription des mutations, non seulement de la propriété foncière, mais encore de In propriété mobilière, surtout les charges cxhorbitantes imposées À ln petite propriété dans un but qui cst loin de servir l'intérêt public ct gé néral, Le temps ve me permet point de mettre de la méthode dans ces remarques.Il est malheureux que nos juris- consultos, pus plus que nos Législntours, n'aient songé que les lois d'hypothèques et leurs publications sont d\u2019uno application continuelle et se trouvent lo sujet ou l'objet de presque toutes les transactions jour- unlidres, ct, par conséquent, que l'étude de ces lois dovait être la base des autre lois.Pourtant jo voux prouver que co sont colles qui ont été les plus négligées en ce qui a rapport à la publicité.Avce les dépenses énormes imposées à la propriété par l'opération de nos lois d'eurégistrement, on n grevé ct on a ombarrassé la propriété; on n\u2019a pas réfléchi qu'avec notre système actuel, loin de favoriser lo potit propriétaire qui a lo plus besoin de sccours, On Cause sa ruinc, Jo suis forcé de dire qu\u2019on ne s\u2019est pas occupé de l'intérêt des petits pro priétairos ot du pauvre débiteur, qui sont dans l\u2019obligation d'avoir recours au Bureau d'Enrégistrement, dix ot vingt fois plus souvent que le richo.Les Législateurs, le Ministère publie et les Commissaires du Code Canadion, en ce qui a rapport à l'intérêt public, parniesent avoir été lospirés pur ceux qui voyaient à leurs propres intérêts, N'en déplaise à M, R.MeKuy, avocat, qui dans sa lettre à M.Cartier (cn 1860), se plaignait qu'il y avait trop de modes d'emégistre- ment,et vouluit abolir celui qui s'opérait par extrait d\u2019acte, et inclinait beaucoup, aussi, à proposer lu proscription du mode d'enrégistrement par sommaire, tout cela probuble- ment duns l'intérêt du régistrateur.de muintiens qu'il est daus l'intérêt général de conserver tous nus différents modes d'enrégistrement, et de laisser à chacun la liberté d'adopter cclui qui lui conviondra le mioux, soit sous le rapport de l'économie, soit afin de ne point reudre publiques des choses qui n\u2019intéressent que les familles ou les parties, T'els sont lex principes reconnus par les commentateurs des lois françaises.Mureadé \u2014 des priviléges ct hypothèques.Jéme partic, page 907, No.959.« La validité ou la nullité de l\u2019ins- « cription doit dépersdro do la ques- a tion de savoir si l\u2019omission ropro- «chéo « ou non lésé un intérêt que 4 la publicité devait éclairer.» u Note (4.) Cette pensée n été « réaliséo ct ge trouve maintenant i « l'état do disposition en Belrique où «la loi du 16 décembre 1851 cxpri- « me par son art.85 que l'omission « de l\u2019une ou de plusieurs formalités « prescrites n\u2019entraînera la nullité de « l'inscription ou de la mention que « lorsqu'il en résultera un préjudice « au détriment des tiers.Marcadé so rend plus loin, après avoir dit au No.938: « Que In pre- « mière condition à remplir pour « former l'iuscription cst la représen- « tation nu conservateur des hypo «thèques du titre d'où procède « l\u2019hypothèque ou le privilége, » il « ajoute au No, 40, « que l'accom- « plissement de cette formalité n'est « pas une condition substanticlle de «la validité de l'iuscription; et il «faut s\u2019y tenir d'autant plus que « cette production du titre bonne tout «au plus pour éclairer le conserva- « teur sur l'existence apparente du « privilége ou de l'hypothèque dont « l'inscription cst requise, cst au « fond, sans aucun intérêt pour les « tiers, En définitive inscription « ne conservera lo droit hypothécaire « qu'à la condition quo le créancier «sera fondé en titre; le titre devra « donc apparaître lorsque plus tard « les créanciers auront À se partager « le prix du gago hypothécaire, et s\u2019il « n'apparaît pas, l'inscription tom.« bera, » Aiusi jo mnintiens qu'il est dans l'intérêt général do conserver tous nos différents modes d'enrégistre- ment, ct jo connais par expérionce que l'onrégistrement par Sommaire ou par extrait ost d'une économie de plus de moitié pour ne point dire des deux tiers sur celui qui se fait par Ia transcription de l'acte cn entier, surtout lorsque l'acte contiont une évaluation dos charges, sans comptor que l'enrégistrement de l'acte au long occasionuera dans l'avenir des dépenses énormes à cause des radia- tious multipliées qu'il nécessitora.À continuer.em Le Journal des Trois Rivieres fait Un crime à l\u2019Université Laval d'avoir Gé supportée par des libéraux ct d'avoir des professeurs libé raux.Nous voudrions bieu savoir comment des hommes qui tiennent un pareil langage peuvent necepler comme ministres à Ottawa, des chefs orangutes.No re féroce confrère a publié, il y n quelques années, des bulles terribles qui frappeut d'excommunicatiou lous ceux qui de quelque munière uident ou fuvorisent les sectes muçon- niques on autres sectes du même genre ou dénoncent pus leurs chefs.Comment des catholiques comme nos confrères ont-il pu, en face des bulles portées uussi contre ceux qui favorisent les sectes protestantes, encourager le peuple pendant des années à voter pour un candidat protestant ?La ville des Trois-Rivières, le cœur de la chrétienneté, n\u2019a-telle pas été représentée pendant des années par un protestant Ÿ Nos confrères devraient nous expliquer surtout comment leur religion qui leur permet d'avoir pour chefs deux des grands maîtres orangistes, ne pent souffrir que l'université Laval ait pour professeurs d'excellents chrétions et catholiques dont le seul crime est de n'avoir pas confiance dans les doux grands chefs orangistes, Sir John et Bowell, ¢t de protoster de temps à autre contre ceux qui veu lent détruire leur influeuce politique en les faisant passer malicieusement et injustewcut pour de mauvais catholiques.Le Journal des Trois-Rivières ne répondra pus, nous en sommes sûr.ne \\ On lit daos l\u2019Ævénement : \u201c Nous recucillous les derniers échos de la coalition, \u201c La Tribune coufirme notre théorie, contredite par l'hon.J.R.Thi baudeau, que la coalition, dans ln pensée de notre collègue au Sénat, devait s'étendre de Québec à Ottawa, \u201c« L'Union, de St, Hyacinthe, organe de l\u2019hon.M.Mercier, donne raison à M.David.«\u201c Mnis M.David, dit l'Union, a donné les principales conditions de la coalition dont il a été question l'année dernière.Nous avons raison de croire qu'il a fiddl ment rapporté une partie de ce qui s'est passé, parco que nous savons qu'il était à même de connaître ce qui n pu se faire.\u201d « Jusqu'ici un seul homme dans le parti libéral, à adhéré publiquement à la politique de conciliation préconisée par lu Tribune, c'est l'hon, M.Starnes dont on connaît l\u2019excellent esprit politique et lc caractère sympathique, Reconnaissons que s\u2019il s'agissait de (rungformer je Conseil Législatif, on ne pourrait confier cette tfcho délicate à des mains plus adroites; mais lo Conseil nous paraît aussi pou disposé que jamais de se lnisser transformer.\u201d Nous cngagcons la Patrie à lire ce que l'Union de St.Hyncinthe dit de In coalition, * M.David a donné les principales conditions de la coalition dont il a été question l'année dernière.Nous avons raison de croire qu\u2019il a fidèle- monl rapporté une partie de ce qui s\u2019est passé, parce que nous savons qu'il était à mêmo de connaître ce qui a pu so faire.: D'un autre côté le Canadien a déclaré qu'il connaissait depuis longtemps les faits rapportés par M, David.Et la Mi nerve, l'orgave acerédité de M.Chapleau,n\u2019s pas contredit d\u2019un iota ces assertions, Ainsi, jusqu\u2019à prouve du contraire, nous sommes bien re 2 fondé à croire aux révélutions de M.David, \u201c Notre cstimable confrère de la Patrie dit que M.Beaugrand et doux ou trois de nos chefs politiques n'ont pas voulu favoriser lu combi- maison.ll dit probablement la vérité ; mais il ne s'en suivrait pas que les propositions rapportées par la Tribune v'uuraient pus été faites ct que ln majorité libérale n'aurait pas été disposée à les accepter moycn- nant certaines modifications, Il arrive quelyefois que des hommes importants Lliment up projet, mais ils out assez de sens pour se goumet- tre nprès discussion.Comme do raison il aurait été possible que ln majorite libérale eût repoussé la coalition; c\u2019est co qu'il aurait fallu constater; mais moyennant modification du projet, lu majorité des notabilités consultées l\u2019auraient ne- cepté ct il y a lieu de croire que la masse du parti les aurait suivies, Sans doute, il y aurait eu des intransigeants parmi les conservateurs, \" On lit dans le Nouvelliste, journal conservateur : \u201c Si M.Blake a gagné le respect do l'assemblée, son collègue M, Laurier en à obteou les applaudissements et les sympathies, « Sans être sur le terrain politique d'une force égale à celle du chef libéral, M.Laurier possède à un plus haut degré quo Jui le don d\u2019électriser les masses ct de faire éclore l\u2019enthousiasme.\u201cIl l'a bien prouvé, jeudi soir, dans une harangue pleine de vorve et do fou, \u201d Nous prions Messicurs los régis- tratours ot notaires auxquels nous adressons la TRIBUNE de ne pas oublier de nous envoyer le prix de l\u2019abonnement pour un an ou six mois s'ils veulent suivre la discussion qui s'y fera surles lois d\u2019enrégistre- ment, Nouvelles Diverses.Purade militaire\u2014Les membres du 65e bataillon, leur magnifique corps de musique en tête, ont défilé, mercredi soir,par les principales ruos dola ville.Tous ont pu admirer leur bonuo tenue, leur air martial, lu précision et ln régularité de leur marche, Enfant écrasé.\u2014 Mercredi avant midi, au coin des rues Craig et Saint Laurent, une voiture qui passait à la course, n renversé un enfant qui, de concert avec plusieurs jeunes Compaguons, était sans cesse à travorser la rue.L'enfaut a reçu des blessures assez graves.Le conductour dela voiture a étéaussitôt arrêté.\u2014Une ménagerie arrivait, il y a quelques annécs,dans une petite ville es Etats-Unis.L'un des éléphants ayant bu trop d'eau froide, avait une terrible colique, il ne pouvait plus marcher.On était à la porte d'une pharmacie, le maître entra ot le propriétaire de In pharmacic administra à l\u2019éléphant uno drogue qui le soulages immédiatement.Deux ans après, la ménagerio repassait dans cette ville, Rendu devant la pharmacie, l'éléphant reconnais sant son médecin, sortit des rangs de la procession ct alla lui témoigner sa recounaissanco cn lui passant sn trompe autour ducou.Cotte année, 'ayanl aporgu au cirque parmi la foule, il courut à lui et'I\u2019embrassa de la même manière.\u2014On parle d'un voleur qui a fait des râflee magnifiques à Vionne en so déguisnnt sous In forme d\u2019une dame de grand monde, uno étrangère, bien entendu.La grande dame avait un équipngo superbe ot des laquais de Er premier ordre.Quand elle arrétait devant un magasin on s'empressait autour d'clle et on lui \u20acnvoyait le double de ce qu\u2019elle demandait ; on aurait ou honte de lui dewander de l'argent.Un jour, olle vit chez un bijoutier une parure de brillants d'un grand prix.Elle demanda au bijoutier de les lui envoyer afin qu'elle les mou- trût à sa fille qui devait bientôt épouser un comte russe.Le bijoutier se rendit à son hôtel et lui mit la parure entre les muins afin qu\u2019elle la fit voir à sa fille qui était, disaît-clle dans lo momceut, occupée à s'habiller, Cinq minutes s'écoulèrent et la dame ne revenait pas.Le bijoutier inquiet pénétra dans la chambre et ne vit rien, Il sc précipits dans les escaliers criaut au voleur et cut le plaisir de voir que la grande dame uvait été arrêtée par lo portier qui avait depuis quelque temps des soupçons, La police fut appeléo et reconnut que cette grande dame était Puy des plus fins voleurs de 1 Autriche, Le palais de Vanderbilt.\u2014 La grande curiosité à New-York, en ce moment, est le palais que lo milléon- naire Vanderbilt fait construire sur la cinquième avenue près de In magnifique cathédrale catholique, dans un endroit où le terrain vaut qna- ranto à cinquante piastres le pied.Vanderbilt n payé 81,140,000 pour le carré de 200 pieds sur lequel +a maison est construite y compris lo lopin situé au coin de l'avenue.La maison de Vundorbilt se compose en réalité do trois édifices dont deux scront occupés par les deux filles de Vanderbilt et Faure par lui-même.Ces édifices reliés cusemble jar un vaste portique ont trois étages.Les dulles de pierre bleue qui fur- ment le trottoir cn faco do ce portique, coûtent 85,500 et les portes de bronze par lesquelles on entrern, 825, 500.L'intérieur est d\u2019une magnificence extraordinaire ; On n'y voit que du warbre, de l'ébène, des tapisseries de soie et do satin, les bois les plus précieux sculptés par les artistes les plus distingués.La sculpture de lu salle à déjouner, seule n coûté 837.000.Les 35 chambres à soucher de la mnison coûtent plus de $4,000 chacune.Celle de Madnme Vanderbilt est un bijou, Les peintures seules qui ont été confiées au célèbre peintre français Lefebvre, vont coù- ter 832.000.Les deux autres maisons, que doivent occuper les deux filles de Vanderbilt, sont presqu'aussi belles.Vanderbilt et son architecte out parcouru l'Europe pour se procurer ce qu\u2019on pouvait avoir de plus beau cn fait d'ameublement et de décorations.Enfin ce château fécri- que va coûter 34.500.000, cnviron vingt-cinq ou vingt six millions de francs, wais cette dépense énorme n\u2019obsorbera pas son revenu aunuel.Quelqu'un ayant eru devoir reprocher à Vanderbilt son extravagance, il répoudit: \u201c plus ça coûtera cher, plus je serai content.\u201d Ccla ne vaut-il pas mieux que de laisser dormir l'argent dans les banques ?Un meurtre par _amour-propre\u2014 C'est une étrange histoire que cello du répétiteur Guidovaux, devenu meurtrier par amour-propre.Voyez plutôt le récit suivant : La cour d'ussises des Bouches-du- Rhône statuait sur le sort d'un garçon de vingt et un uns, devenu meartrier par amour propro.La nature ne s'était pas montré prodigue onvors co malheureux : la forme ct lc fonds, la grâce ot l'esprit, lui faisaient absolument défaut, Il n'était pus jusqu\u2019à son nom qui ve prêtat au ridiculo: Il s'appelle François Guidevaux.Dés sa première enfance, Guidevaux s'était trouvé voué aux sacarmnes.Au lycée de Besançon, il était un souffre- douleur.Sa famille le destinait à l'ensoignement.En quittant ses condisciples, il passa à Chambéry comme maîtro répétiteur au lycée, puis à Nîmes et de là à Nice.Au mois d'octobre 1880, le répé- titour était envoyé en qualité de maître d\u2019études cu collègo d'Aix.À poine avait-il pris possession de ses onctions qu'il voyait s'attacher à lui cette fatalité qui le suivait partout.Les élèves lu tournaient cn dérision ot ses collègues le pronaient comme cible à leurs plaisanterics, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA TRIBUNE On so moquait de su polite taille, de sou regard myope hésitant ot titon- nant, de sa mise naive, de son parler bredouillant, et on le traitait de « Prussien ; » plus tard on raille sa poau noire, son air sauvage, son chef hirsute, et on lui accorda l'épithète de « Kroumir.» Lui, à ces quolibets, ripostait par des injures.De jour en jour son caractère s'assombrissait.Une haine immenso couvait au fond de son âme: la haine du contrefait, du déduigné, du paria pour tout ce qui le repoussait et lo méprigait.Laissons à présent parler l\u2019accusation : Guidevaux qualifiait de « porc » un de ses collègues, M.Emile Jassot, on présenco de quelques-autres ; ii insultait plusieurs de coux-ci en plein réfectoire ; il en provoquait d\u2019autres cn duel au pistolet, À bout portant; il les traitait tous do lfâches, ajoutant que, puisqu'ils ne voulaient pas se battre, il jurait de les corriger d'une autre façon.Dès lors, la pensée d'une vengenco terrible ctiit entréo dans son esprit et s\u2019y cncrait d\u2019autant plus profondemeut que son cxaspération allait croissant.1.6 jeudi 23 juin, Guidevaux se rend chez l'armurier Turc, à qui il achète un revolver, puis il va s\u2019exercer au tir sur les bords de l'Arc, ruisseau situé près de la ville.Le sumedi 25 juin, vers sept heures du soir, M, Jussot se promenait dans le corridor ol s'ouvrent les portes des chambres des maîtres auxiliaires.Il chantonnait et frappait avec lu main sur le livre qu\u2019il lisait.Guidevaux sortit et lui intima l\u2019ordre de se taire, sous prétexte qu'il l'empêchait de travailler.M.Jussot refusa, Il y eut un échange d\u2019iuvcetives, et même de coups.La lutte duru peu, ear quelqu'un s'avangait deus le corridor ; mais Guidevaux, apostro phant Jassot, s\u2019écria : \u2014Vous avez benu fuire, c'est ré,slé comme du papier de musique, je vous brûlerai la cervelle ! L'uccusé entre alors dans sa chatn- bre, très affecté, se met À pleurer et se dit (il l'a uvoué lui-méme): « Je ue puis pas Vivre si je ne me venge pas.» il hésite encore, puis il prend enfin une résolution et il place le revolver duns sn poche aprés avoir changé do linge pour être plus convenablement mis, si, Suivant sa propre expression, il arrivait quelque accident, Vers huit heures un quart, il descerid au réfectoire, A une table du côté, il dinait ordiuai- rement avec deux maîtres; à lu table du fond se trouvaient, assis contre le mur, Jassot et plusieurs autres.A la fin du repas, alors quo tout le monde était encore ussis, Guidevaux se leva et viut se placer dubout à côté d\u2019Aubis, presque Vis-à vis de dassot, Il dit d'abord à ce dernier : \u2014Faitos-moi des excuses, et, sur un signe de tête de Jassot, il ajouta ; Je viens vous proposer de faire ln paix.Jassot répondit : \u2014Je voux bien si les conditions sont uceeptables,et si vous me laissez tranquille.Puis Guidevaux s\u2019idressa en termes analogues à M.Aubin, qui répondit : \u2014Nous sommes bien ainsi, ot je n\u2019éprouve pas le besoin de changer.Guidovaux interpolla enfin un troisième maître : \u2014Et vous, seigneur Austran ?J'ai à régler une vicille affaire avec vous.Voulez-vous faire la paix ?M, Autran répliqua : \u2014Vous m'embêtez ; le camp.Tout-d.coup Guidevaux s\u2019avança d\u2019un pas sur Jassot ct tendit le bras vers lui.Deux coups de feu roten- tirent, Jassot porta la main À son cou ct s'enfuit en côtoyant le mur sur lequel il laissait des traces de sang.Un des assistants s\u2019élança alors sur Guidevaux, le maintint ot saisit sa main droite qui tenait le revolver, Pendant qu'ils se débat- taïent, un troisième coup de fou partit et frappa le mur.Guidevaux se laissa enfiu désarmer.Le malheureux Jassot, mortollc- ment atteint, avait pu marcher jusqu'au vestibule qui précède le réfectoire : arrivé là, il s'affaissa 03 pendaut qu'on le transportait dans sa chambre, il expira sans avoir pro- uoncé uno parole.Les deux coups fichez-moi do fu tirés sur lui l'avaient attoint.L'une des banlles avait traversé les muscles de l'avant bras gauche et de la poitrine sans produire de graves blessares; l'autre balle, au contraire, tirée du haut cn bus, nvait pénétré ar le côté gauche du cou, traversé e laryux et tout le poumou droit.Depuis, le meurtrier a versé bien des larmes.Son attitude, en prison, témoignait d'un profoud affaissement, Aux débats, il raconte ses souffrances, il proteste de ron repentir.Dix-buit témoins sont entondus, notamment M.Bizos, profusseur à la Faculté de lettres, qui dépo-e que son élève, poursuivi depuis longtemps par les railleries de ses camarades, u'a pu ré-istor à une dernière insulte et que le mot do: « Prussien » a été la goutte d\u2019eau qui a fait déborder le vase, Un malheur on est résulté, mais chaque maitre y a su part de resposabilité.M.l'avocat général Thourel, qui soutient accusation, fait-il ln purt des circonstances atténuantes.M.Masson défend l'accusé et réclame du jury un acquittement, Après plus de deux heures de délibération, le jury est revenu avec un verdict d'acquittement.\u2014REMARQUEZ bien que quand la Maison DUPUIS FRERES dit qu\u2019elle vend ses Marchandises à wcilleur marché qu\u2019ailleur, el entend dire que c\u2019est régulièrement toute l'année, Mais elle vient de décider de faire une réduction extraordinaire sur toutes res marchandises pour le temps de L\u2019EXPOSITION afin de diminuer son Stock qui est énorme.Elle invite respectucusement ses pratiques et le public en général à lui faire une visite, Quiconque y fera uve emplotte sauvera au moins un tiers de son argont ! !! Ainsi pour vos Marchandises Sèches allez tout droit cHEz DUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Cutherine, Montréal \u2014_ DECES.Lo six du courant à l\u2019âge de 81 ans sept mois, Sieur Ignace Dulac dit Bonhomme de St Roch de Québce.Lo défunt cst le pire de Philippe Bonhomme Commis-Marchand de Québec.NE ACADEMIE de MUSIQUE REPRESENTATION LE 23 =t 24 SEPTEMBRE Du Drame Historique et Patriotique de M.L.0.DAVID One hundred years ago.CINQ ACTES, DOUZE TABLEAUX Costumes magnifiques faits à New-York.Le Drame est monté sous la direction de M.N.F.BRISAC de New-York.T] y Aura une matinée SAMEDI le 24 à 2 heurcs.Prix ordinaires.Maison Notrc-Dame.E, MATHIEU & FRÈRE Æpiceries, Vins, Liqueurs, Cigares de la HAVANE, etc.Vin de Messe, une spécialité 77, RUE NOTRE- DAME, MONTREAL.En vous transmettant notre carte d\u2019affaires nous avons l'honneur de solicit vos commandes que nous renplirons avec emprecsement.Vous trouverez chez nous un assortiment complet de premier choix, des prix uniformes ct modérés.Vos obéissants serviteurs, EÆ.Mathiou & Frère.11 juin-\u201412 ms GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les T RRAINS ve L\u2019EX POSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTREAL.Culte Exposition sera divisée en trois dépurtoments : Département d'Agriculture, département Horticole et département Industriel.OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE À l'exposition des chevaux, «lu bétail, des moutons et «es cochons qui arrivent doux jours pius tard, c'ost-d-dire vendrodi, le 16 Septembre.CLOTURE 23 SEPTEMBRE \u2014000== $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix, \u2014000\u2014 Les entrées dans tous les départements devront être faites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, le ou avant le ler Septembre, On peut se procurer des listes de prix et dus formules pour les entrées où lout autre renseignement en s'adressant comme suit : à GEO.LECLERC, Sce.du Conseil d'Agriculture, S$.C.STEVENSON, Sec.du Conseil des Arts et Manufac, Montréal 13 Aont 1881.LIBRAIRIE Payette § Rourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL.Les ouvrages suivants sont en vente à cotte Librairie à 30c le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Annéo des Merveilles 1 vol.\u2014 Anrélion, 2 vols.\u2014Batavia, | vol.\u2014Les Bourgeois de Darlingen, 1 vol.\u2014Le Bourgmestre de Liège, 1 vol.\u2014Le chemin de la Fortune, 1 vol.\u2014Le Conscrit, 1 vol.\u2014 Le Coureur des Grèves, 1 vol.\u2014Le Démon de l\u2019argent, ! vol \u2014Le Démon du Jeu, 1 vol\u2014 Les Drames Flamands, 1 vol.\u2014Lu [fiancée du Maitre d\u2019École 1 vol.\u2014Le Fiéan du VHlago, 1 vol \u2014Le Gant perdu, | vol \u2014Le Gentilhomme Pauvre, 1 vol.\u2014La Guerre des Paysans, 1 voi \u2014Le Guel Apiens, ! vol.\u2014La Jeune Femme Pile, 1 vol,\u2014lleures du Soir, 1 vol.\u2014Histoires de Deux Enfunts d'Ouvriers, | vol.\u2014LeJcune Docteur, 1 vol.\u2014 Le Lion de Flandre, 2 vols,\u2014Maitre Valentin, 1 vol.\u2014Le Mal du Siècle, 1 voi.- La Mère Job, 1 vol\u2014Le Marchand d'Anvers, | vol.\u2014 Le Martyre d'une Mère, t vol.\u2014L'Oncle et la ;Nièce, 1 vol \u2014L'Oucle Reimond, 1 vol \u2014L'Urheline, | vol \u2014Le Pays de 1'Or, 1 vol.- n Sacrifice, 1 vol\u2014Ls Sang Humain, 1 vol.\u2014Scènes de ia Vie Flamandes, 2 vols.\u2014Souvenirs de la Jeunesee, ! vol.- La Tombe de Fer, 1 vol \u2014Le Tribun de Gand, 2 vols.\u2014Les Veillées Finmandes, 1 vol \u2014La Voleuse d\u2019Enfant, | vol EMILE CHEVALIER Le Capitaine.| vol.\u2014Le Chasseur Noir, t vol.\u2014Les Derniers Iroquois, 1 vol\u2014La Fille des Indiens Rouges, 1 vol \u2014L'lle de Sable, 1 vol.\u2014La Huronn2, 1 vol\u2014Les Nez Porcés, 1 vol.\u2014 Peaux Rouges et Poaux Blanches, 1 vol.\u2014Les pieds Noirs, 1 vol.\u2014Poignet d\u2019Acier, | vol \u2014La Tête Plate, 1 vol.AUSSI ; Les ouvrages complets de Paul Fëval, Raoul de Navarey, Alex.De Lamothe, etc, etc* Ces ouvrages sont envoyés par la malle sans charge extra, sur récoption du prix.La Cité du Mal contre la Cité du Bien, question uuivorsitaire par Elzéar Paquin 25 cts.Remarquez bien l'adresse, PAYETTE & BOURGFAULT, 250, RUE ST PAUL.Visduvisla rue St incent, Montréal, 23 octobre 1870.LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame et St- Vincent, À.R.LONGPRE, L O.DAVID.AUX PERSONNES DF LA CAMPAGNE VENANT A MONTREAL POUR L\u2019EXPOSITION.Nous vous invitons toutes spécialement de bien vouloir venir nous rendre une visite quand bion mêmo vous n\u2019acheteriez pas.Nous serous très heureux de vous montrer notre Etablisscment qui est sans contredit le plus beau dans son gear: dela Puissnuce.Nous avons fait des SPECIA LITES qui vous seront offertes durant l'Exposition, Vous trouvorez sur le terrain de l\u2019Exhibition, dans ln Eâtisse principale de nos Marchandisos qui seront exposées ct des Cartes vous seront distribuées, vous donnant une idée de ce que nous fesons dans notre établissement 186 et 188 RUE ST.- JOSEPI, près du CARRE CHABOLLEZ.Lä vous pourrez achoter tout co qu'il faut pour Habillemeuts d'Hommes ct Enfants à des prix très réduits, car nous sommes décidés à faire un grand sacrifice durant lo temps de l'Exposition.Nous ne tonons pas tant au profit que nous ferons durant ce temps qu'à faire connaître notre GRAND ÉTABLISSEMENT, Nous vous donnons les noms de quelques-uns de nos Employés qui sont très bien connus à la Campagne, et qui seront très heureux de vous servir.mr , M.ARTHUR TREMBLAY invite toutes ses connaissances à bicu vouloir lui rendre une visite durant l\u2019Exposition.Ceux qui s'adresseront à lui pour acheter des Mardes d\u2019Homumes et d'nlants seront satisfaits, Pantalons.pour homines depuis 81.25, 81,50 jusqu'à § 5.00 Tabilllemonts \u201c > \u201c 5,00, 6.00 \u201c 20.00 Pardessus \u201c \u201c 6 3.75, 5.00 « 20.00 M.ALPHONSE DORAIS invite ses connaissances a lui rendro une visite durant le temps de l'Exposition et les personnes qui auraient besoin d'Iabillements ou lPardossus pour cetto automne, pourront les acheter à beaucoup meilleur marché qu\u2019uillours Un seul bas prix sera demandé.Iabillement pour Hommes depuis 85,00, 86.00 jusqu'à 820,00 Pardessus \u201c \u201c \u201c 3.75, boy + 20.00 Mabillement * Enfants \u201c 2.50, 3.50 * 12 00 Pardessus pour jeuues gens 2.50, 350 « 10.00 M.JOSEPH POIRIER invite aussi ses amis 3 lui rendre une visite durant le temps de l'Exposition, Il sera très heureux de leur mon- grer notre ETABLISSEMENT et de lour vendre A bien bas prix.des Hapillements ainsi que des pardessus de tout genre, Purdessus bien faits depuis 83.75, 85.00, 86.00, 87.00, 8 8.00 Habillement bien taillé dernior goût 5,00, 6.00, 7.00, 8.00, 9.00, 12.00 Pantalons différente couleur depuis 1,25, 1.50, 2.00, 2,50, 3.00, 3.50 M.O.GOODRICH serait trds heureux de recevoir ses amis ct se fera uu devoir de leur montror votre ETABLISSEMENT, surtout lo Département d'Enfants.Nous vendrons nos Habillement depuis 82,50, 83.00, 83,50, 84.50, 85.25, 8650, 810.00, Pardessus d\u2019 Enfants depuis $2.75, 3.50, 4.25, 5.00 4 10.00 Pantalons d'Enfants, court depuis 75, 1.00, 1,25, 1.50 & 4.00 Pantalons d'Enfants longs, depuis 90, 1.10, 1.85 à 3,50 Mr.JOSEPH LAFLEUR se sera un grand plaisir durant lo temps de l'Exposition de faire voir A ses amis de la Campagne notro ETA- BLISSEMENT cn même temps de les servir s'ils désirent ncheter des Tfabillements et Pardessussus d'Automue et d'Hiver.Pardessus pour Hommes à 83.75, 5.00, 6.00, 7.00, 8.00 et 9,00 Habillements \u201c \u201c à 5,00, 6.00, 7.00, 8.00, 9.00 et 10.00 Corps et Caleçons on laine depuis 35 cts.juequ\u2019à $3.00.\u2014 Chemises Blanches (toiletto) depuis 50, 60 cts, jusqu\u2019à 82,50 \u2014 Chemises coulour Ragata depuis 50 GO cts.jusqu\u2019à 82.00.\u2014 Chemises de Travail depuis 25, 50, T5 cts.jusqu\u2019à $2.50, M,ZEPHIR MARTIN prafito de cette occasion pour inviter toutes sos connaissances de la Campagne à lui rendre une visite durant l\u2019Exposition et cn même temps si elles ont besoin d\u2019Habillements et de Pardcssus il fera son possible pour bien les £ervir.Soyez convuineus que nos PRIX sont plus bas que dans aucun autre maison de Montréal et notre ASSORTINENT cast lo plus considéra- blo.Gants de Kid Bucksing, Drap, Soie, Fil de toutes les espèces possible ot de tous les prix.Hubillements d\u2019 Eofants depuis 82.50, 3.50 a 10.00 Pardessus \u201c « 2,75, 2.60à 8.00 Cravattes, Cols, Cclicts, Poignet de tous les geures.\u2014 Bretelles, Mouchoir en toile ct en soic de tous prix.M.'THOS, LAURENCE attire l'attention de ses amis durant l'Expositionl{ aura de son ouvrage exposé sur le terrain de l'Exhibition c'est-à-dire des Habillements expôsés par |, A.BEAUVAIS et coupés par lui ce qui vous donnera une idée de sa coupe.Nous prendrons des commandes depuis $10,50, 12.00 jusqu\u2019à 945,00 par habillement quelque chose «le soigné, M.!.A.BAUVAIS linvite tous les visiteur de l'Exposition de bion faire attention à son étalage de Hardes faites aussi que de mercieri qui sers à main gauche en entrant.Veillez bien avoir la bonté de conserver les cartes qni vous seront données comme souvenir de l'Exposition 1881, vous y trouverez toutes ies places intéressantes à visiter à Montréal.P S.AVIS, \u2014 Nous prendrons des commandes ot ve tdrons des marchandises qui seront exposées à l'Exposition, Un ¢)mmis sora 1a tout le temps pour vous répondre, et vous donner des renseignewents, incoro une fois vencz en masse nous faire visite ol votre temps sera bion payé CEIBZ I A.BEAUVAIS.186,188 RUE ST.JOSEPH MONTREAL.Montréal, 10 septembre 1381.\u2014 LA TRIBUNE.FEUILLETON DE * LA TRIBUNE * UNEORGIE DANS LES \"MICINITIEB IR Ris, I San-Francisca était uno étrange ville on 1851.Une soixantaine do mille hommes, attirés par la fièvre de l'or, y formaiont une République, ou la force musculaire servait rouvent do loi et de raison, Ainsi que Rome i ra foundation, \u2014ot lu compuraison cost oxaste sous un grand nombre de rap- ports-\u2014la nouvolle cité califor- nionno était faito do bouo ot de bois, Comme la ville de Romulus, en outre, Sun-l\u2018rancisco manquait de femmes.our cott fourmilière d'hommes, on comptait à poine eux cents spécimons du soxe faible.Muis ici los Sabines so sont présentées d'olles-mémos, el l'équilibro est depuis longtemps rétabli.d'y avais, à cotto epoque, un camarade qui venait do laisser en Franco ses illusions ct son patri- moino aux mains des Usuriers.Soil curiosite, soit hasard, il n\u2019etuit ombarqué pour lu Californie, qui étuil alors dans touto la virginité de sn réputation aurifère.Intelligont, actif, audacioux, point hesitant dans le choix d'un métior, il s'était mis à ln besogno un arrivant.Ft moins do trois mois apres, Georges Lurrhey pos- séduit à peu près 8,000 francs, Il Li comptait, à co train-là, acquérir promptemont uno brillanto fortu- ue, et pur conséquent la moitié au moins de sos illusions, Mallieureusement, il fut réveillé un boau malin par les cris: \u2014 Fire ! fire! Uno foule attorreo descondait eu courant la ruo Montgommery ut 80 portait au secours des incon- diés, George saute on bus de son lit, veut #0 frotter los yeux\u2026lorsqu\u2019il sent le parquet lui brivler 1a plante des pieds.11 so chausso à lu häto, ct, fuisant un paquet de sos vètomonts, s\u2019élanco à moitié nu duns ln rue par lu fondtre.11 était tomps: cinq minutes après, su maison ct su petite fortune n'oxis- tient plus, En tombant sur lo pavé de bois dont on so sorvait alors à San- Francisco, Lurrthoy fut ébloni par le spoctacle qu\u2019il avait devant los yeux: co n\u2019était pus uno maison qui brûlait, mais bion la villo tout ontière.Co no fut pas sans un mouvement do colère quo Larrhey envi- sujgou su ruino.ll rosta pendant plus d'uno demi-houre duns un abattomont voisin du désespoir, dans uno sorte do stupour, dont il fut tiré par une tapo familière qu'il roçut sur l'épaulo, ot par l'apostropho suivante : \u2014 Vous reste-til quolque mon- naio ?À cotto question, Georges ao fouilln.Par bonheur, la poche de son gilot contonnit
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