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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 21 janvier 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1882-01-21, Collections de BAnQ.

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[" VOL.IT\u2014No.14.LA \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MONTREAL, SAMÆDI 21 JANVIER 1882.TRIB JOURNAL HEBDOMADAIRE.0 Le Ne.2 Cents.KE L.O.DAVID : REDACTEUR-PROPRIETAIRE.BUREAUX : 26 Rur Ste-THERESE.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l'aralt tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque velées des cing parties du monde, j'étais arrivé à une espèce de hangar.J'étais dans le compartiment réservé à l'industrie allemande.LA, il n'y avait rien qu\u2019une gigantesque couleuvre en bronze, étendue le long d\u2019une planche et luisant au soleil, mois.C'était lo canon Krupp.ABONNEMENT.Je ue sais comment, ce grand ca- Un atten.$1.00 | non gisant à terre, qui m'ouvrait sa BIX MOIS ocvcovse crvrveneceurer nee FO.50 | gueule comme Une menace me rappe- Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, ADNINISTHATEUN LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 21 JANVIER 1882.AVIS, Quelques personnes oublient lorsqu\u2019elles se désabonnent de payer ce qu\u2019elles doivent, Nous les prions de ne pas nous forcer à leur rafraîchir ln mémoire, Ncus prions en général tous nos abonnés de se hâter de nous envoyer la pauvre piastre dont nous avons besoin pour faire vivre notre journal et le rendre plus intéressant.On nouns écrit- \u201c Nous aimons votre journal.\u201d Ces déclarations nous font plaisir, mais \u2018malheureusement on ne vit pas d'amour, c'est regrettable, mais c\u2019est vrai.On lit dans les Mémoires de Monsieur Claude : En 1867,\u2018t\u2019atinée de l'exposition, de l'entrevue des deux empereurs ot du roi de Prusse, Je soleil d'Austerlitz hrillait pour In dernièré fois au ciel du second empire.Napoléon IIT, convoquait l'Europe À ses fêter, était réveillé dans ea Hloire théâtrale par le spectre de Maximilien.Les Prussions s'en retournaiont dans leur pays, le cœur rongé d'envie, L'Europe, vierge et barbare, n'emportait do ses fûtes qu\u2019un pénible sentiment inspiré par les orgies du nouvel Empire.Un jour, je mo promenais dans les Baleries cylindriques du palais do l'exposition, en quête de nombreux Picks-pockets, descendaut pacifiquement de Londres, à la conquête de toutes les poches.Après avoir franchi les nombreux © splendides cafés de toutes les nations, tenus par les hétaires éche.In le sénateur de L., que j'avais vu, Un an auparavant, étendu sur sd lit, presque à l\u2019état de cadavre.Alors je me rappelai les prophétiques paroles de mon ancien protecteur, désespérant de son empereur et de l'empire, et me les montrant menacés par les foudres de la démo- eratie et les foudres de l'étranger.Je ne sais pourquoi, j'eus peur.I} me semblait que cet ongin de fruerre, aux proportions phénoménales, dans le temple de la Paix, était là comme le Mané, Thecel, Pharès, annonçant À notre nouveau Baltha sar sa punition et sa mort ! La solitude qui m'entourait devant cette ( oulcuvre de Bronze, à la teinte sévère et verdâtre, n'avait rien qui pit m'arracher de ma sombre rêverie.À peine s'il y avait là quelques bons parisiens, ayant le mot pour rire.Ils traitaient le canon Krupp, dont n\u2019avait pas voulu notre armée, de mirliton d'un autre age.Tis riaient d'un canon qui se chargeait par la culasse, ils prétendaient que ce n'était qu\u2019un grand bijou de Nuremberg que le bon roi Guillaume envoyait pour scs étrennés à son cherjpetit cousin, Ile risient, moi je ne rinis pas.Je me rappeini, de plus en plus, mon entretien avec le sénateur L\u2026.Pendant que cos badauds se moquaient de ce mirlilon de cuivre; j'apercevais dans un coin du hangar, deux allemands, droits comme.des hallebardes et à la figure do reître.Ils riaient aussi eux, mais en cuvrant une bouche pantagruélique qui ressemblait, duns leur épanouissement formidable, à la gueule du canon Krupp! Pris de vertige, en proie à un pressentiment indéfinierable, comme si un nouveau Daniel m'eut annoncé, on lettres de fou, la fin de cette splendeur asiatique, je m'apprêtai À sortir de ce hangar.Je voulus fuir cette menaçante couleuvre, encore inerte, qui faisait tant rire les bons Parisiens, ot qui me faisait si peur! 2272777227 On nous assure quo dans plusieurs comté les libéraux n'ont pas osé se sorvir, aux derñières élections, du jugement du Pipe déclarant - qu'on peut appartenir dans notre pays à Un parti-où à l'autre.Quel parti babilel | C'était sa muilleure arme et il ne s'on est pas; servi, Détails intéressants sur l\u2019éléphant par le Docteur Harmand.L'éléphaut domestique cest très commun dans toute l'Indo-Chine intérieure, Cambodge, Siam, Laos.Au Tongkin et dans l'Annam, pays mieux cultivés ot garnis d\u2019une population plus dense, l'éléphant n\u2019est plus qu\u2019un aninal de guerre et de luxe; il y serait en effet trop coûteux et trop difficile à nourrir, et il faudrait attacher à sa personne un trop grand nombre d'hommes, pour que wes services fussent équivalents aux dépenses qu'il cause.Cependant, aux euvirons de Bangkok, on tire un parti fort avantageux do l'éléphant, comwe ouvrier dans les scieries de bois de teck.Ce sont les éléphants qui débardent les pièces de bois, qui les trai- nent et les placent sur l\u2019établi; des personnes dignent de foi m'ont affirmé (sans que je veuille me porter garant du fait, qui, du reste n\u2019est pass invraisemblable, quand on a assisté aux tours quo peuvent exécuter les éléphants savants dans les cirques), que ces serviteurs poussaient eux-mêmes les pièces à la rencontre de lu scie, en suivant exactement la ligne droite tracée à leur surface, ct cela jusqu'au bout.sans jamais se laissor blesser à ln trompe par les dents do l'instrument.Mais, dans ces pays de Lnos, où l'éléphant est véritablement chez lui, vivant dans un état de demi-liberté, on ne peut imaginer les services qu'il peut rendre: avec lui, il n\u2019est pas nécessaire d'avoir des routes ct des ponte, Si le sontier est obtrué par \u2018des.lianes ou des arbres ronversés, il le dégage cu un clin d\u2019œil, arrachant ces lianes, brisant ou écartant les troncs qui s'opposent à son passage -et à celui de ss charge, dont il sait exactement mesurer la hauteur ct la dargeur.Il est capable de gravir ot de descendre les montagnes les plus oscarpées ct les ravins les plus abrupts, se hisrant, pour ainsi dire, sur des pentes À faire frémir, ou se laissant doucement glisser sur ses jumbes repliées en arrière.Il côtoye saps orainte apparente les précipices les plus vertigineux, mais n'avançant alors qu'svec une lentour ct ume circonspontion étonnantes, no posant un pied devant l'autre, qu'après s'être assuré de la eolidité du sol, rotournant et cnlevant les pierres roulantes qui pourraient le faire tri- bucher, cherchant à ébranler les rochers qui ne lui inspirent pas uno confiance suffisante.Dans ces circonr- tances, 8'il a flairé un danger imaginaire ou réel, sa docilité merveilleuse l'abandonne en un instant et rien, ni bonnes paroles, ni menaces, ni coups, ne l'empêchera de retourner en arrière.Sn légèreté ost si grande qu'il m'est arrivé, dans une forêt couverte d'une couche épaisse de feuilles des- \u201c'séchécs:et-cassantes do Depterocar- puis; de passer à oôté d'un troupeau ha .re re W.F.DANTEL : ADMINISTRATEUR.qui s'enfuyait ans faire craquer un de ces fragiles et sonores débris.Obligé, vu effet, par un obstacle inattendu, de revenir sur mes pas, je trouvais dos traces largement mar- quécs sur le sable là où j'avais passé cing minutes auparavant et qui n\u2019existaient pas alors.Je n'avais rien entendu, Lu remonte de l'éléphaut domesti- quo se fait de drux manières dif- rentes, par l\u2019éducation des jeunes éléphants nés de mères captives et par lu chasse des troupaux snuvages.Pour les premiers, on débute vers l'âge de ropt à huit ans, par leur faire porter de faibles charges, des bâts appropriés à leur taille, ct par les dresser à l'obéiseauce et à la discipline.Co n\u2019est que vers quinze à dix-huit ans que l\u2019on commence à s\u2019en servir d'une façon plus sérieuse.Les adultes servent de moniteurs et d'uides-moniteurs.Los mères reconnaissent leurs petits pendant très longtemps et conservent slr eux une autorité qu'on utilise fort adroïtement; par oxem- ple, quand le matin cn voyage, il s'agit de lever le camp ot de quitter la clairière où l\u2019on n passé la nuit entouré de gands feux, il arrive souvent (c'est même un des grands tracas de ln vie errante en Indo- Chine}, que lès éléphants, surtout les plus jeunes, se sont éloignés à de graudes distances, ne peuvent Être retrouvés, ou ne veulent pas revenir, Ce sont alors les mères quo l'on envoie à leur recherche ct leur vue, peut-être leurs bons conseils dans un language particulier, font bientôt rentrer les jeune geus dans la bonne voie.Rien n\u2019égale la sollicitude des mères pour leurs petits, ct c'était pour moi une véritable fête, lor-qu\u2019en route, j'avais dans le convoi des femelles accompagnées de leurs nourrissons, car la reproduction de ces animaux à l\u2019état domestique est benucoup plus facile, au moins dans lea pays d'origine, qu'on ne le croit généralemene.Les petits éléphanteaux présentent une association de légôreté, de lourdeur, de souplesse, de nonchalances ol d'espidglorie de l'effet le plus amusant.Ils folâtrent ou se battent entre eux, sous l'œil vigilant de leurs wires, qui los survoillent sans cerso, les rappollent de temps en temps, par des appels Ou des petits coups de trompe, su sentiment des convenances, Lorsqu'il s'agit de gravir une pente trop raide, les petits se font pousser par derrière sur le haut de la trompe maternelle qui les maintient avec habileté.Pendant is marche, au travers de ces interminables savanes laotiennes parsemées d'arbres rabougris, et dévorées par un soleil ardent, sous lequel serpents en zigzag le sentier que l'on suit à la file indienne, les mères se transforment cn un parasol ambulant, d'uno opacité complète, comme on peut lo croire, et préservent leurs enfants de Vinsolation, À chaque détour du sentier, ils passent d\u2019un côté à l'autre, pour venir immédiatement s'abriter sous leur ombre.Je n'en finirais pas si je voulnis décrire les mille particularités que j'ai été À même d'observer, élndiaut surtout In perfectibilité conscicute de ces jeunes animaux, qui chorchent toujours à imitor leurs pu- rents, ct qui s'applignent, do In façon In plus évidente, à perfcetion- ner leurs mouvements, et À profiter des leçons qu'ils reçoivent.Le deuxième procédé de remonte est la chasse, suivie de ln domestication et du dressage.Jo no décrirai pas ces grandes chasses, si connucs, racontées par tant de voyageurs, où l\u2019on rabat les bandes dans de grandes enceintes disposées ad hoc.Je rappellerai seulement qu'on peut appliquer à ces chasses le proverbe italien: « Tout le monde est fait comme notre famille, » C\u2019est en abusant des attraits du beau soxe éléphantin que l'on attire les guerriers, bion armés ct dungereux, sur le chemin de leur perte, ot ces femelles (raîtresses se conforment, peut-être avec un maliu plaisir, à ln mission qui paraît départie Aleur sexe depuis le paradis terrestre.Au Laos, on ne fait guère de ces grandes chasses, réservées cn quelque sorte aux rois de Siam et de Birmanie et à loura grands mandarins, On prend les éléphants individuellement au piége.Il y cn n de plusieurs sortes, quelques-uns dangereux et compliqués.Le plus ordinairement on dispose sur le sol de larges nœuds coulants, préparés à l'extrémité de câbles cn rotin, qui serpentont sous le couvert des feuilles ot des horbes, Ou bien, un homme dissimulé dor- rière les oreilles d\u2019un éléphant dressé à cet exorcice, jette cotte espéeo de lnsso nux pieds de derrière du colos- Fo.Aussitôt on fuit avec rapidité cn enroulant le câble autour des troncs d'arbres.Lo captif fait d\u2019abord un bruit d'enfer, scrrant de plus en plus sa chaîne.Mais il puraît qu'il se résigno trds rapidement A son sort.Bientôt, la faim l\u2019affaiblit assez pour qu'on puisse venir l'amariner centre deux méles à défenses, dont la mission consiste à lo corriger vertement à coups de trompe, s'il manifeste quelque velléité de révolte, Il est surprenant do voir avec quells rapidité lo captif, même adulte, s'adoucit et accept la vue de l'homme; mais on dit (je n'ai pu m'on assurer) pour expliquer co résultat, que les chasseurs mélangent des drogues stupéfiantes à la nourriture qu'on lui donne.Jo me rappelle Avoir un jour, dans un village de Pcnongs du Cambodge, observé un éléphant, pris depuis quelques jours Boulement, ot qu'on promenait ainsi, solidement amarré et entravé par sos deux gendarmes.Il n\u2019avait pas encore, suns doute, dépouillé toute inquiétude, mais on pouvait l'approche sans danger, La suite au prochain numéro, LA TRIBUNE 1837-38.Nous allons commencer bientôt l'histoire de co qui s\u2019est passé en Haut-Canada en 37 ot 38.Cotte histoire est peu connue dans notre province et pourtant elle est fort intéressante, Elle moutre que les Anglais n\u2019ont pas été plus capables que nous de souffrir les abus dn pouvoir à cette époque.Comme nous ils ont commencé par protester coutre ces abus, par faire de l'agitation et menacer, puis uu jour ils ont pris les armes ; comme nous ils ont eu des hommes de dévouement qui ont souffert l'exil et la mort pour lu cause de la liberté.Nous croyons devuir diro à ceux qui se plaignent de notre lenteur que nous avons peu do temps à dosucer mnrintenaut à l\u2019histoire ctàla littérature.1] faut vivre, or on ne vit pas avec lu littérature dans notre pays.rE EEE La Patli en Amérique.Un correspondaut éerit de Boston à un journal français : w Je crois plus inédit pour les lee- teurs du Figaro de leur parler du Palace car qui a transporté Mmo Patti de New-York à Boston et qui doit être à su disposition pendant toutesn tounée.Üc n\u2019est plus un wagon dans lo genre de nos sleeping.car, mais bien un véritable et splendide appartement roulant, composé d\u2019une \u2018antichambre avec petit salon À gnuche, cabinets de toilette ct antres À droite, puis un magnifique salon richement meublé cet comprenant jusqu'au piano.De ce salon, on traverse une salle à manger coquettement meublée, et on arrive À une véritable chambre à coucher possédant tout le confortable moderne, avec un grand lit carré, armoire à glaco ct uve salle de bains à côté ; puis enfin, un office aménagé comme celui du meilleur hotel, et une cuisine que beaucoup de Parisiens envicraient.« Mme Patti, qui a bien voulu, pendant tout le trojet, m'uffrir l'hospitalité de son hôtel roulant, paraissait enchantée do cette façon confortable et luxueuse de voyagor.Il est de fait que, sous ce rapport, le vieux mondo cest en retard sur le nou- * voau.« D'ailleurs, nous no sommes pas soulement en retard sur co point, nous le sommes aussi \u2014 et j'ajoute : heureusement pour nous \u2014 sur lo charlatanismo des directeurs améri- cnins, J'ignore ce que pouvait faire Barnum, mais je crois bien Abbey aussi chariatan quo lui.Grand Dieu! que de puffisme ct que de humbug, comme on dit ici.Le terrible homme ne perd une occasion pour battre Ia grosse caisse sur le dos do l'udora- ble artiste, Parole d'honneur, dans certaines de cos réclames, Abbey dunno jusqu'à entendre que c'est grâco à lui que la Patti a l'immense talent qu\u2019on sait.L'incomparable cantatrice est positivement un tremplin sur lequel Abbey manœuvre avee une furic digne de Mangin.Fait-il décoror uno enlle de con- cort nved quelques fleurs et quelques méchants tapis, aussitôt il annonce dans tous les journaux que le Music- Hailsera splondidement décoré, puis suivent les noms ct adresses des fleuristes ct topissiers, qui, ° bien entendu, ont tous payé pour mettre leur nom aur l'affiche de In Patti.Ah! Mmo Patti avait bien raison de no pas vouloir des managers amé- ricnins.Ils sont dignes d'exhiber des bêtes curicuses et non des grandes artistes comme olle, « Une autre particularilé dans ce paya particulier par excellence, c'est le facteur do pianos.Celui-ci, aussitôt qu\u2019une célébrité lyrique arrive aux Etats-Unis, n'a plus qu'un seul but: avoir un certifient do I'étoilo attestant que ses pianos ont les meilleurs, On s'imaginera sans peine si les industriels en question se sont rués sur In pauvre Patti, [1 en est sorti de tous les coins, et, deux heures apres sou arrivée à New-York, son antichum- bre était remplie de bouquets envoyés par les différents facteurs de lu ville, et Diou sait s\u2019il y cn n ! « Malheureusement, les agents de l'artiste avaient traité pour la four- nituro du piano, peudant toute la tournée, avuc la première maisou de l'Amérique, lu seule digue d'une étoile de cette grandeur, la maison Steinway, qui, moyennant un très- grand sacrifice, purait-il, à obtenu ce monopole ct par conséquent sera suule à obtenir ce certitieut taut convoité.« Malgré celu, les plus entêtés n'abandonnent jamais le terrain.Il y co a un surlout qui a suspendu son piano sur lu tête do lu grande diva, qui ne peut bouger saus en rencontrer partout, même en voyage.Lile en a trouvé un jusque dans son Puluce-cur ! « Décilément, c'est le piano de Damoclés ! » Le crime it Montréal.Autrefois on publiait des rapports statistiques qui faisait connaître la natiounalité des individus arrêtés dans le cou.sde l'année par la police.M.P.S.Murphy nous a fait voir des rapports do cette nature pour les années 1855, 56, 57, 58, 59, 60 et 61.Sur 40,525 personnes arrêtées de 1855 à 1861 inclusivement, on compte 8,700 Cauadiens-français, Un emquième seulement! Et cepondant nous formions la moitié do la population, N'est-ce pas flatteur pour nous ?Pourtant ln disproportion est beaucoup plus frarpponte encore quand on compare los chiffres relatifs aux Femmes sculemeut.En cffot sur 10,590 femmes arrêtées, on no compte que 1,094 Canadiennes-françaises.Une sur dix ! Vive la Canadiennel Quand Sir Edmund Hend a dit que nous étions une race inférieure, il a peut-être voulu parler de notre infériorité sous ce rapport-là.Il est pormis de faire cette supposition, car c'était, dit-on, un homme intelligent que Sir George-Etienne Cartier estimuit beaucoup.On nu.vait done eu tort de tant lui reprocher ces fameusos paroles, 11 est vrai qu'il n\u2019a jamais jugé à propos d\u2019expliquer ce qu\u2019il a dit comme nous venons du le faire., Depuis 1861 où à cossé d'indiquer dans ces rapports la nationalité des porsonnes arrêtées, On n\u2019a jamais pu savoir pourquoi.On a parlé d'ordres venus de haut.Il y andes compari.song qui choquent.On a peut êtro cu tort de ne pas attondre un peu, car il est possible que nous nous soyons un peu gâtés depuis vingt ans.Pourtant il faut quo la différence ne soit pas très grande, car on ous l'aurait dit, * Jusqu\u2019à nouvel ordro nous avons donc le droit d'être contents de nous.choses peu édifiantes.vel, mort il y a quelque temps, cer raison les autorités romaines.était parti réformiste.aux abbés Dumesnil sont vraics.uées dans cette brochure sur les longue et savante défense.l\u2019Université Lavaler LUMEN IN CŒLO.quelque temps : clergé.» comme en Europepour lu faire nimer et accepter dans notre temps, À uno époque où la foi doit s'imposer par le raisonnement et la charité.C'est le pupo qu'il fallait pour montrer quo l'Eglise sait res- peter toutes les institutions politiques, tous les gouvernements et lés partis, qu'il y a place dans son scin pour toutes les légitimes aspirations, los idées de progrès et de liberté, les instruire il leur enseigne les prin commando leur respeot ct leur atton tion.Romequi se fera on favour de l\u2019Eglise.I LES NOUVELLES DE ROME.+ Le Stur continue 3 donner! les nouvelles de be qui se passe à'Rôme.Les dernières nouvelles sont que messieurs les abbés Dumesnil et Villeneuve ont été suspendus, le premior pour avoir abusé de son excat co allant à Rome faire la guerro à l'Université Laval, le second pour avoir depuis quelque temps une position très irrégulière À Rome et avoir écrit sur les nutorités romaines des On a envoyé à Rome dernièrement parmi les papiers de Mr le curé Grataines lottres qui ont indigné avee M.l'abbé Villeneuve est un de ceux auxquels nous rofusions le droit il y a quelques années, de chasser de l'Egliso des hommes dont le crime simplement d'appartenir au Nous savons que les nouvelles publiées par le Star relativement et Vile1cuve Le Star annonce aussi que la brochure de Mgr Lafldche sur influence induce a été soumise aux autorités romaines ct queSa Grandeur accuséo d\u2019avoir exprimé des opinions crron- im- muvités ceclésiastiques, prépare une Nous ne savons ce qu\u2019il y a de vrai dans cette dernière nouvelle, mais une chose certaine c\u2019est que le Pape n\u2019a pas peunsé,comme Mgr Lafldche,qu'il fullait absolument modifier notre loi relativement À l'influence indue, [M n\u2019y a pas de doute que l'évêque des Trois-Rivières se trouve condamné sur ce point comme sur colui de Dans une réunion d'hommes de bonne foi, quelqu'un disuit, il y n « Les décrets de Rome vont porter un coup terrible & la religion et au C'est lc contraire qui cst vrai, Léon X[IL va sauver la religion ici C'est le pape qu\u2019il fallait à l'Eglise mas \u2014\u2014 qu'elle apparait comme une lumière dans le ciel.Lumen in cælo,! Enfin partout en Furope comme en Amérique il empêche les peuples enscignements, ct prouve qu'elle n\u2019est pas responsable des cxagérations et des abus commis en son nom, Aussi que de préjuxés détruits, de courages rélevés, \u2018de défaillances prévenucs ! Quel bien fuit aux mes ! Lumen infeælo ! M rer re Guiteau demandant a plaider sa cause.Je voudrais, dit le juge Cox, être fixé sur lo désir du prisonnier de plaider lui-même sa cause devant le jury.Je n'ai pas l'intention de m'y opposer,\u2019 8'il veut se borver A argumenter sur les faits de ln cause.Je demande, répond Guiteau avec plus de calme et de convenauce que d'ordinaire, à olore la cause pour ma propre défense.Je nc voudrais pas m'en rapporter pour cette conclusion au meilleur avocat d'Amérique.Je n\u2019ai pas d\u2019objection, reprend le juge, si son conseil veut voir won speech et en élaguer tout ce qu\u2019il peut contenir d\u2019inconvenant.Guiteau \u2014Il n'y a pas de personnalités dans mon speech.J'espère, dit le colonel Corlchill d'uu ton animé, que Votre Honneur ne permettra pas que cet homme quitte de nouveau le dock jusqu\u2019à ce que le procès soit terminé.Il a un conseil.Le général Arthur aura soin de vous, Corkhill, exclame Guiteau.Nous ne désirons pas qu'il soit trop près de nous, reprend Scoville.Toutes les fois, dit M.Davidge, que le prisonnier a joui de quolques libertés il a avili l\u2019administration de la justice.Il y a longtemps, ajoute M.Corkhill, qu\u2019il a avili l\u2019admivistration de la justice par sa conduite.Il est tomps que cette moquerie finisse, et est homme ne quittera certainement pus le dock du consentement du gouvernement avant que le jury n'iit rendu son verdier.( On applaudit, ) Tl a un avocat; c\u2019est tout ce qu\u2019il a le droit de demander, ( Oo applaudit de nouveau ).«Je m\u2019oppose à cela», s\u2019écrie vio- d'avoir peur do l'Eglise et de ses.lomment Mme Scoville tandis que lo colonel Corkhill se livre 3 son neccds John Guitean calme ea sœur avec peine.Elle éclate à chaque instant en sauglots pondant In suite de la discussion, Le prisonnier s\u2019exalte et s'énerve.Il bondit sur ses pieds, frappe la balustrade an poing et crie à pleine voix: « Lo Quel pape a jamais parlé un langage plus élevé, plus noble, plus digne du l'attention du monde! S'occupant moins de condamner les gouvernements et les peuples quo de cipes qui doivent sauvor ln société avec uno force de raisonnement qui On prôte malgré: goi; l'oreille à cotto voix qui vient, da si haut, et, les hommes les plus préjugés se demandent si le salut de la soviété tour montée ne viondra pas en effet do Léon XIII n\u2019empêchera \u2018pas la tempôte mais il: prépare la réaction\u2019 a élové la religion si haut , au-dessus des mesquiues passions, des intérêts politiques ot matériels des hommes peuple améticain ira ce spocoh, inspiré par les passions haineuses 6t non par le sentiment de la justice.Le \u2018peupl: est plus grand que ce tribunal et que co jury, ino l'oubliez:pas.Je veux me défondre, et vous ue m\u2019en empêcherez pas, mon speech fera huit colonnes du Herald.C'est une page dans le genre d'un discours de Cicéron, et il retentira comme un coup de foudre à travers les âccs, ( Explosion d'hilarité.) M.Scoville prateste contre la prétention de l'attornoy.de district de dictor au juge ce qu'il doit faire, ot il déclare avce uné chaleur communicative que le prisonnier ne \u2018peut pas fire mend.du tribunal l\u2019échn- faud sans qu'il: lui sit permis de dire un mot pour sn défense.(dp- 1 | plaüdissements.\"1 HW SC Guiteau allait reprendre la parole était tomps, car il somblait quo tout \u2014 \u2014 le monde, les avocats des deux côtés le prisonnier, za sœur ot le public, fussent dans un état d'oxaspération rêt à éclater.Mme Scoville a été Paignée de pleurs jusqu\u2019à la fin de l'audience, et à lu clôture plusieurs dames s'empressaicut autour d'elle cherchant à la consoler.\u2014_\u2014r\u2014\u2014\u2014\u2014 mr M.Tardivel feint de ne pas cow.prendre ce nous avons dit relativement à la portée des documents venus de Rome.Il nous défie de prouver que le Pape ait approuvé le libéralisme catholique.Nous avons dit ct voulu dire que les condamnations portées contre le catholicisme libéral ve s'appliquaient pas, commo on a chorché À le faire croire duns les journaux et la chaire, au parti réfur- miste.« Ceux-là fort mul, dit le Pape, qui, sans autre fondement, déclarent être condamné par l\u2019Eglise un des partis politiques du Canada, à savoir le parti app 16 réformiste, parti ci.devant chaudement appuyé méme par quelques évêques.» Donc nous avons ou raison de dire et d'écrire depuis sept ou huit ans qu'ils étaient très coupables ceux qui cherchuient À faire croire au peuple qu\u2019on ne pouvait appartenir au parti réformiste sans être un catholique suspect.Nous avons dit aussi qu\u2019on pouvait blâmer l'intervention trop active du clorgé dans la politique «t croire qu\u2019il ne serait pas sage de changer la loi relativement à l\u2019influ- cence indue sans être accusé de professor le libéralisme condamné par l'Eglise, « Certains membres du clergé, dit le Pape, et du corps- séculier continuent à s\u2019ingérer trop dans les élections politique, en se servant soit de la chaire, soit des journaux et autres publications.» .« Votre Seigneurie devra notifier à chacun de vos suffragants, de la part de Su Sninteté, que chacun des Prélats individuellement ait à s'abstenir d'agiter ou de faire agitor soit daus le Parlement, soit dans la presse, la question de la modification de la loi concernant la dite influence indue.» Aprds cela nous n'hésitons pas a déclarer qu'on no peut contivuer à nous nccuser de libéralisme catholique sans porter la même accusation von seulement contre l'archevêque de Québec mais même contre le Pape puisque leurs décisions confirment si clairoment nos opinions.De pareilles uccusations ne peuvent avoir pour but que d'attaquer indirectement les décrets de Rome ?Comment un catholique comme M.Tardivol poutl jouer un pareil rôle ?Nous n'avons pas le bonheur d'être aussi catholique quo M.Tardivel mais nous le sommes autant que Mgr Taschereau, Mgr Conroy, la Sacrée Congrégation et le Souverain Pontife.\u2018 Entre M.Tardivel et le Papo nous optons pour le Pape.Nous avons peut-être - fort, mais uous avons raisen de croire jue Dien, à défaut de M.Tardive, nous pardonnera notre choix, P.S.\u2014 Nous avons oublié de faire In remarque, dans l'article qui précède, qe nous avions donné au clergé plus de lntitude en politique que lo Papo ne lui en a nccordéo, en sorte que si nous sommes coupable le Papeil'est un:peu plus que uous.Il faut être juste.* lorsque ln cour s\u2019est ajournée.Il |- VE EN ra \u2014 Nous croyons devoir rappeler ce qui se passa, il y a deux ans, lorsque nous traitmes dans l'Opinion Publique \\a question de l'influence induc, Quelle tempêto | Quels cris de cold.re! Quel acharnement contre nous ! Nous a-t-on injurié sur tous les tons?Plus que cola des lettres mlicus x furent écrites et des cllorts fureut faits pour nous forcer à sortir de l'Opinion Publique dans un temps où nous avions besoin de ce qu\u2019elle nous donnait pour vivre.Nous failli- mes Être sacrifié, mais on nous ou- rait coupé le coup avant do nous faire retracter un wot do co que nous avions dit.Nous n'en \u2018voulons pas à coux qui ont poussé lo fanatisme jusqu'à vouloir nous vaincre par la famine, mai « nous tenons à leur rappeler que nous les avons priés dans le temps d\u2019attendre les décisions de Rome.Aujourd\u2019hui quelques-uns de ceux là trouvent admirable ce que M, Chap'eau a fait à Kome et n\u2019ont pns de paroles assez chaleureuses pour le féliciter de l'hommage que Romo vient de lui rendre.Que valent les opinions daus notre pays ?Feuilles légères que le vent emporte, c\u2019est À peiue si on a le temps de les voir passer.Quelques-vus dos journaux qui complimentent M.Chapleau sur l'honneur qui vient de lui être rendu ct proclament son catholicisme, doi- veut oublier que c\u2019est Jui en grande parti qui a convaineu Rome qu\u2019il ne fallait pus toucher à la loi relativo à l'influenco indue, ou bien ces journaux oublient qu'ils nous ont dénon- cécomme un mauvais catholique paur avoir oxprimé la même opinion, Ou nous permettra pout-êtie de dire qu'ou s'est beaucoup ser7i de nos articles à Rome.Nous ne demandons pas qu\u2019on nous fasse commandeur ou chevalier, mais une pctite rétraction nous ferait plaisir.Voyons, M.Tarte, donnez donc l'exemple aux autres; comme c'est vons qui avez été le plus violen., commencez.Ne craignez pas d'allor trop loin, vous ne pourrez jamais trop dire pour réparer le.mal que vous avez voulu nous faire.Le procès de Guiteau n\u2019est pas encore fini.Les avocats parlent depuis huit jours.Guiteau a réussi à faire son discours, Il avait an noncé que ce serait un morceau d'éloquence digne de Cicéron.Mais Cicéron n'a jamnis songé à acouser Dicu des crimes de ses clients.Guiteau n'a pas sraiot de plaider cette théorie pendant une couple d'heurez, Il a été inspiré ; Dieu voulait la- mort de Garfield dans l'intérêt des Etats-Unis, Il a répudié les théories do ses Avocats sur son insnnité et condamné les efforts qu'ils avaient fait pour dé- wontrer sa folie, II dit qu'il ne faut pas confondre l'inspiration avec la folie.Il parait que l\u2019un des jurés cst convainçu quo Guiteau cst fou.Lo fait est qu\u2019il doit y avoir dans lo Jury des gens plus fous que Guiteau, Guiteau passe la plus grande por- tic de son temps A so vanter, à parler des visites qu'on lui fait, des chèques Qu'on lui envoie et des lettres d'n- mour que les dames lui envoient.CEA \u2014\u2014 Québec a aussi ses machines infernales.On vient d'en trouver uao sur le marché Finlay, Jusqu'd prêseut pes machines infernalos ont fait pou de mal, mais il faut être sur ses gardes, LA TRIBUNE Un avocat bourru qui vennit de perdre une cause ot s'était sali les pieds en venant du palaie de justice a publié, i! y a quelques jours, dans la TRinuNE une boutade contre l'Ion.M, Chaveau.Il nous charge de dire qu'il n'a pas eu la plus légère intention d'iceuser M.Chauveau de négligence.Tl admet que M.Chauveau n\u2019est pas plus responsable do lu boue quaud il pleut que M Papineau n\u2019était responsable des cuhots quand il neigeait.Nous «avons qu'on n'est pas bien sûr en certains lieux de l'o thodoxie de Léon XITT,on lève quelquetvis les épaules en parlant se lui et on dit: « Ue n'e t pus lie IX.» Nous sommes de ceux qui croient qu'on peut faire son salut sans être plus catholique que le Pape actnel, On ne Re réjouit pus trop, daug certuins quartiers, des honneurs qui viennent d'être conférés par le l\u2019ape à M.Chapieau.Le fait est qu'après sa lutte pour l\u2019université Laval et pour ompêener le changement do lu loi relutive à l'influence iuduo, c'est significatif, Nouvelles Diverses.Meurtre à l'asile de Beauport.\u2014 Le ii de janvier, un nommé Paul Gendreau, détenu dans l'asile des aliénés do Beauport, à frappé un autre patient de cette institution, nommé Elzéur Roy, avee un crachoir et co dernier est mort des suites de cette blessure, Gendreau est aujourd'hui au cachot, inais ne comprend pas la gravité de son crime.Ces deux hommes n\u2019étaient pus considérés comme des fous dunge- reux.Mort d'un avocut.\u2014M.Horace ('apierre, avocat d'Ottawa, vient de mourir après une courte maladie, à l'âge de 43 ans.Il occupait une position importante, étant depuis plu sicurs années l'avocat de la corporation.Avant d'être nommé à cette charge, il avait siégé pondant plusieurs années uu conseil de ville, Il fut, croyons-nous, le premier cana- dien-français qui ait exercé la profession d'avocat à Ottawa, M.Lupierre avait beaucoup d\u2019amis.Le bourreau de Moreau démasqué.\u2014Celui qui à servi d'exéeuteur des hautes œuvres à Rimouski, vendredi do la #emaine deraière, était à Québeo, dimancho dernier d'après un confrère.Il est allé loger\u2014incogaito, natu- rellement\u2014dans un hôtel de cotte ville.Il avait signé sur les régistres de l'hôtel: Joseph Prosseau, Mont réal.Quelques instants avant le diner, un étudiant de Rimouski crut reconnaître l'individu, ot immédiatement, le bruit que le bourreau de Moreau se trouvait parmi les pon- sionnaires de l'hôtel ne tardait pas à se répandre au dehors.La maison allait être envahie par une masse do curieux qui désiraient se familiariser un peu avee la physi- onomio du sinistre individu, lorsque le propriétaire orut plus prudent de l'averuir d'avoir à décamper lo plus tôt po ssible.otre hommo demanda au maître d'hôtel quelques heures de répit parco pu'il avait l'intention do prendre qussago pour Montréal, à bord du convoi de 4 heuros.\u2014TI a quelques jours, un convoi de chemin de fer déraillait dans un tunnel à Londres ot deux autres trains arrivaiont A toute vapeur et se ruaient sur lo premier, brisant, écrasant tout, Uns grand nombre de personne ont té tuées et blessés.Lundi dernier un accident de même nature arrivait sur la ligne du chemin de fer entré New-York et Albany.Le train express du New-York Central ayant été obligé d'arrbler 4 Spuyten Duyvil fut rejoint par un autre train qui veuait p:r derrière et la collision ut désastreuse, Une dizaine de per- Sonnes fureut tuées, plusieurs furent grièvement blessées, Purmi les victimes étaient deux nouveaux mariés eu tour de noces; le ministre qui les avait mariés était chargé trois ou Quatre jours après de les enterrer, La veille de cet accident un convoi de marchandises déraillait près du Suvunnab, le mécanicien était tué et les chuuffeurs grièvement blessés, Déménagement \u2014Enfin le temps de notre déménagement est fixe an premies de mars.Nous espérions le frire plutôt, mais les indispeusables retards hab t.els de construction nous en ont empêché.Nous voudrions bien si c'est possible nous débarrasser de toutes nos mur- chaundises actuelles afin de n'avoir À entrer dans notre NOUVEAU MAGASIN que les marchandises toutes fraîches que notre acheteur l.outs N.Duruis est mainienaut a choisir sur les marchés d'Europe.Pour ohtenir ce résultat nous avons mis tout notre STOCK au prix coutant, ce qui veut dire que nos marchandises vous sout offertes en ce moment au-dessous même des prix du gros.Si vous en avez besoin, c'est le temps de venir nous voir.DUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Catherine, Montréal AY! est donné que demaude sera faite au parlemont, à la prochaine session, pour obtenir un acte prolongeant l'époque du commencement ct de la fin des travaux à exécuter par la Compagnie de travaux du St-Laurent et du chemin de fer du Pacifique.Montréal.Janvier 10 bm.IMPRIMERILK DK WwW.FF, DANIEL.Ayant un matériel d'imprimerie très étendu, vst en musure d'entreprendre l'impression de toutes espèces d'ouvrages, dans les deux lungues, tels que Blancs de Notairus, Avocals, Gref fiers, etc.En-Tête de Lettres, Ean-Têts de Comptes, Leitres Funéraires, Curtes d'Affaires, Cartes de Visile, Billets da Concerts, Circulaires, Programmes.Catalogues, Fuctuins, Pamphlets, lfliches, Cheques, Kte LE TOUT Exéouté avao soin, 616gance ot promp titude.\u2014\u2014009\u2014\u2014 On se charge également des Ouvrag\"s du Luxe de tous genres, imprimés on Ur, Bronze, Argent et divorses autres couleurs A des Prix très modérés.Une attention toute particulière sera donnés aux commanties de In Campa - gne, st l'avpédition se fera avoc rêgue larite à n'importe quelle adresse.ea.S'adrosser à l'imprimerie de W.F.DANIEL, No.'26, RUE STE.THERESE Coin de In ruo St.Gabriel, MONTREAL, Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRERE Epiceries, Vina Liquours Cigarcs de la IIAVANE, eto, Vin de Messe, une spécialité 77.ROE NOTRE- DAME MONTREAL.En vous transmettant notre carte d\u2019af faires nous avons J'honneur de soliciter vos commandes que nous renplirons avec empressement.Vous trouverez chez nous un assortiment complet de premier choix, des prix uniformes et modérés, Vos obéissants serviteurs, E.Mathidu & Frère.51 juin,~12 ms \u2014 MAISON CANADIENNE NO.G8 RUE ST.ANTOINE.Coin de la rue Inspecteur.MO Demers a les pluisir d'annoncer à ses pratiques et au publie qu\u2019il vient de Faire uu Importation Spéciale de VINS BLANCS, VINS ROUGES, BRANDY ainsi que tautes sortes da Liqueurs et Epiceries de cbmx qu\u2019il peut vendre à 25 par cent meilleur marché que partout ailleurs, Ces vins sont da première classe, et sont vendus à des prix assez bis qu'ils sont achetées le préférence à Lous autres, fs sont très recommandés, surtout le Vin de Messe, par le clergé et les médeci 8 de cette ville, Le publie devra profiter des grands avantages que la Maicon Canadienne, tenue par Olivier Diners, .ui offre non seulement dans la vente des Vins et Liqueurs, mais encores dans les Epiceries de toutes sortvs, Cette maison est hien connue pour le bas prix da ses marchandises, M.Demers fait aussi une grange importation\u2018de Thés qui seront vendus à grands sucrilivss, N'oubliez pus la Maison Canadienne, OLIVIER DEMERS.8 lucs1 ANTOINE Coin de la ru@ Inspecteur.Montréal 29 Octobre 1881, LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues Notre-Dame ot Sif Vincent, A.B, LONGPRE, I.0.DAVID.LIBRAIRIE Daystie § Bourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONT KEAL.Les ouvrages suivants sont en vente à cette Librairie à 30c le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Annéo (es erveilles | vol.\u2014 Anrélien, 2 vols.\u2014Batavia, ! vol.\u2014Les Bourgeois de Darlingen, 1 vol.\u2014Le Bourgmestre de Liege, 1 vol.\u2014Le chemin de la Fortune, 1 vol,\u2014Ln Conserit, | vol,\u2014 Le Couraur dus Grèves, 1 vol\u2014Le Démon de l'argent, | vol \u2014Le Démon du Jou, | vol \u2014 Les Drames Flamands, 1 vol.\u2014La Fiancée du Maltre d\u2019Ecole 1 vol.\u2014La Fiéau du Village, 1 vol,\u2014Le Gant perdu, 1 vol,\u2014Le Genlilhomme Pauvre, | vol.\u2014La Guerre des Paysans, 1 vol.\u2014LeGuet Apens, | vol.\u2014La Jeune Femmu Pale, 1 vol,\u2014Heures du Sair, 1 vol,\u2014Histoires de Deux Enfants d'Ouvriers, | vol.\u2014[LeJeune Docteur, 1 vol.- Le Lion do Flandre, 2 vols, \u2014Muiire Vaentin, ! vol.\u2014Le Mal du Siècle, 1 vol.- La dee Job, 1 vol\u2014Le archand d'Anvers, | vol,\u2014 Le urtyre d'une Mère, 1 vol \u2014L'Oncle et la Nièce, 1 vol \u2014L'Oncle Reimond.1 vol \u2014L'Orsholine, | vol \u2014Le Pays de l\u2019Or, L vol.- n Sacrifice, | vol.\u2014Le Sang [[umain ! vol=Scènes de sa Vie Flamandes, 2 vols.\u2014Souvenirs de la Jounesce, 1 vol ~ La Tombs du Fer, | vol.\u2014Le Tribun de Gand, 2 vols \u2014Les Voilléos IFlamandes, 1 vol\u2014La Voleuso d\u2019Enfant, | vol- \u2014000\u2014 EMILE CHEVALIER Le Cnpitaine, 1 vol\u2014Lo Chasseur Nolr, 1 vol\u2014Les Derniers Iroquois, l vol\u2014La Fille des Indiens Rouges, | vol,.\u2014L'lle de Sable, 1 vol.\u2014La Lluronn?, | vol.\u2014Los Nez Percds, 1 vol.\u2014 Peaux Rouges et Peuux Blanches, | vol.\u2014Les pieds Noirs, 1 vol.\u2014l\u2019oignet d'Acier, | vol.\u2014La Tole Plate, | vol, AUSSI ; Les ouvrages complets de Paul Féval, Raoul de Navarey, Alex.De Lamothe, etc, etc Ces ouvrages sont envoyés par la malle suns charge oxtra, sur réception du prix.La Cité du Mul contre la Cité du Bien, question uuivorsilaire par Elzéar Paquin 25 cts, Remurquez bien l'adresse, PAYETTE & BOURGEAULT 250, RUE ST PAUL, Visdvisla rue St 1 Incent, Montréal, ee F.X.COCHUE MEMBRE do ln CORPORATION DES Agents d\u2019'Immeubles, Offre en vente des maisons et nues propriétés dans tous les quartiers de la Ville et de la Banlieu, BUREAU Ala CO | MEUBLES, No 71, rue St-eJacques Montréal, 27 août, INSI \u2014fim.ENCO.Z BIEN ASSORTI! 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J'ai trouvé, s\u2019écria tout À coup Walter après avoir réfléchi un moment.Vous m'avez dit que la fête de votre père approche, et que vous voulez lui faire un Cadeau.Si .jo profitais de cette occasion pour lui apporter Aussi le mien?\u2014Oh! la bonne idéo! s'écrin joyousement Bertino en battant des mains.\u2018Mon père scra bien heureux do cette attention.Mais, seigneur, que votre présout ne soil pas trop riche.Mon pète en serait mécon- teat.\u2014Cola, c'est mon affaire, Bertine.Æt quel jour tombe cette fête ?\u2014\u2014Dans deux semaines, le jour do Saint-Ludgard.\u2014Nous viendrons à la même heure qu'uujourd'hui sera-co bien ?\u2014Sij'essis vous deruander quol- que chose.\u2014Parlez, Bertine, \u2014O'est à midi que mous fêtons mon père, reigneur, \u2014Nous forons de notre mieux pour avoir un repas choisi: mais il ne sora jamais digne do vous.Grande est votre orreur, Bertine.Vous'm'invitez ?J'accepte aved joie ; \u2014A ouze heures, seigneur.Comme mon père sera heureux ! Walter avait encore des quostions À lui adresser; mais Jacobszone ot Daniel étaiont revenus sur leurs pas et colui-ci fit remarquer à son ami qu'il était temps de retourner à Staden.La journée était déjà fort avancée, ct comme personne no savait où ils étaicot allés, leur longue ab- seoce aurait pu inspirer des inquiétudes, Ils retournèrent à la maisonnette pour prendre congé de Kathelyne ct de Jean, Au moment où les jeunes gens leur disaient adicu, Bortine adressa à Walter un coup d'œil significatif, Il la comprit à merveille.Elle lui recommandait de n'\u2019oublier aucune do ges promesses, et clle l'en remer ciait d'avance.Après les dernières poignées de main échangées, les deux jeunes chevaliers s\u2019éloignèrent, et disparn- rent biontôt derrière les arbres de la forêt, III Après sa seconds visite au Repos de In forêt, lo jeune scignour de Staétait devenu de plus en plus pensif et mélancolique.Il recherchait la solitude ; la présence même de son ami Daniel l\u2019importunait.En outre.von prochain mariage avec Judith semblait de nouveau inspirer à Walter une vive répugnance.Il était retourné une seulo fois à Laugemarck, par pure politose, mais il avait échangé avce Judith et son frère Otto des paroles vives et désagréables, parca qu'il les avait priés de remettre lo mariage à six mois, en affirmant que c'était contre son gré qu\u2019il avait promis à Judith d'en rapprocher la date, Daniel devinait bien la cause de cette sombre humeur, et plus d\u2019une fois il avait essayé d'en parler Rérieusement à son Ami, mais Walter qui pénétrait ses intentions, montrait uno bumeur morose et irritable, et évitait eèchement les explications.Le huitième jour après leur visite 3 Begher Jacobszone, Daniel entra un matin À l\u2019improviste et de très bonne houro dans la chambre de son ami.1! lo trouva assis dovant sa table, la téte dane les mains ct les yeux pleins de larmes, À cette vue la pitié le prit, ct il s'approcha en disant : \u2014 Walter, Walter, ton cœur est donc bien profondément troublé ?pourquoi me cacher ln cause de ton chagrin ?Te méfies-tu de mon amitié?souffrir seul n'est ce pas souffrir doux fois ?Laisse-moi te consoler, \u2014Me consoler! s'écria le jeune chevalier d'un ton désespéré, Rien ne peut me consolor, Je snis condamné à un chagrin éternel.Une fatalité inexorable pèse sur moi.\u2014 Quelle fatalité, Walter ?\u2014No le sais-tu pas ?\u2014Bortine, n'est-ce pas, pauvre ami ?\u2014Eh bien, oui, Berline, son imago me suit sans cease ct ne mo laisse aucun repos.La nuit même au sein des ténôbres, je vois rayonner son sourire enchanteur.Et je me débats contre moi-même, car je suis d\u2019uno naissance illustre et je ne veux pas ternir lo blason de mes pères.Je ne veux pas l\u2019aimer, et cette lutte oruclle mo fait snignor le cœur, \u2014Qu'\u2019est-co done qu'elle t'a dit quand tu t'es promené avec elle dans le jardin de son père?demanda Danie] étonné.\u2014 Elle ne m'a rien dit, rien de ce à quello heure faudra-t-il être:ioi ?son doux regard ait pu me faire une blessure mortelle.Elle m'a seulement supplié avec instance de parler au comte de Charolais en faveur de sou père.noirs et profonds, brillants comme le ciel ot par lesquels sa belle âme semblait prêto à s\u2019élancer vera moi.tiens, je frémis encore quand j'y pense.\u2014Calme-toi, mon ami, \u2014Si clle était de noble race, elle serait ma femme, malgré le duc et le monde entier.\u2014 Mais puisqu\u2019ellé est de naissance obscure.\u2014 Al! s\u2019il était possible, comme je donnerais ma noblesse et toutes mes soigneurics pour vivre à ses côtés.\u2014Tu m'afiiges profoudéuient, Walter.Tes sens s\u2019égarent.Co que tu dis est si déraisonnable que j'en rougis pour toi.Oublierais-tu co que tu dois à tes ancêtres.Il y a un abi.me entre toi et la fille de Jacobszone.\u2014Je le sais.loutile de me le démontrer, murmura le jeuve chevalier avec un mouvement d'impatience \u2014Tu es homme, Walter; tu con- pais ton devoir; que voux-tu faire pour y rester fidèle ?\u2014Ce que je vais faire?Résister au sentiment qui me domine, jusqu\u2019à ce que j'en sois victorieux, Oui, Danicl, je connais mon devoir.Je souffre, je me weurs de chagrin, mais puisque mon rêve ne peut pas se réaliser, il faut bien prondre une résolution, et cesser d'espérer, comme un enfant, quo l\u2019impossiblo devienne possible.\u2014 Dieu merci, mon bon Walter, le trouble de ton cœur n\u2019est que passager, ct tu en triompheras.\u2014Saus doute, il le faut, répondit Walter avec Une amère ironie, \u2014Cetto conviction te rendra plus fort, cesse donc de fournir un nouvel alimont au sentiment qui te consume.Dans huit jours c\u2019est la fête de Jacobszone, n'est-cr pas ?\u2014J'y ai bien pensé! répondit Walter et maintonant ma résolution est prise.Je ne veux pas revoir Bertine, J'irai à Bruges acheter deux cadesux do prix, mais c'est toi, Daniel, qui iras les porter on mon nom.Lu diras À Jacobszone et À sa fille que je suis parti pour Bruxelles à la rencontre du comte de Charolais, Répèto à Bertine que je ferai tout pour obtenir la grâco da fon père si jo puis réussir auprès du comte lorequ'il sera de retour, c'est encore toi, Daniel, qui en porterss la boone nouvelle au Repos de la forêt.Oui, oui, je dois rompre, rompre violemment avec ces rêves douloureux qui me poursuivent, sinon j'en perdrai la santé ou la raison.Daniel, no doutant pas de sa sincérité, le loun de sa conrageuso résolution et ne chercha plus qu\u2019à le consoler.Quelques jours plus tard, Walter so randit à Bruges, où il acheta, dans la boutique do l\u2019orfèvre du duc, deux objets d'un prix considérable, Le premier était une chaîne d'or ornéo de-perlos-d'Orient, avec le portrait sur émail du-comte de \u2018Charolais, destinée au vieux Jacobszone, comme un souvenir de son maîtré ot bienfaiteur, L'autre objet était un hanap d'or, sur lequel étaient oiselés quelques faits militaires.Ce cadeau devait faire grand plaisir à Jean, car outre sa valour artistique, il avait une valeur intrinsèque considérable, et pouvait en cas'de besoin, le mettre à l\u2019abri do la misère.Lorsque Waltor roviot-à Staden, quo tu penses.Ello ne soupçonne.même pas dans son innoconce, que aveo ces deux objets, Daniel en admit + ER EY YY EY ra ln richesse princière, et\u201d fat sure! Mais Daniel, ces yeux (d'ailleurs, de faire autrement.\u2018Walter en prenant Ia lettre avec un point de gronder son ami eur sa prodigalité ; mais il s\u2019en abstint,pour applaudir à In sago résolution de Walter, qui lui affirun de nouveau qu'il ne voulait plus revoir Bertinc.Cependant bientôt il commença à craindre que cette résolution ne s'af- faitlit.En effet, Walter avait placé les deux cadeaux cn évidence sur la table, et s'était opposé avec une sorte d\u2019impatience à ce que Daniel les enfermât dans uue armoire, Walter passait des journées cntiè- res duvant cette table, contemplant d'un air rêveur ces riches présents.Eo vaio affrmait-il qu\u2019il ne faisait qu'on admirer l\u2019éclat et la richesse.La fixité de son regard, le sourire de ges lèvres, les soupirs qui soulevaient sa poitrine tout trahissait l'émotion à laquelle il était en proie.Sans doute des images connues voltigenient au tour des objets qu'il avait l\u2019air de contempler.La vérité est que son imagination lo transportait dars la maison de Jacobszoue ; il le voyait recevant son cadeau avec des larmes de re- connaïssanco, tandis quo Bertine, adressait au jeune homme un de ces sourires enchanteurs auxquels sa rai- ET AVIS, Les porsonnes désirant planter des vignes et des- menus fruits sont pried d'envoyer lours commanses de suite à Gallagher & Gauthier No 101 Rue sy.François-Xavier, Montréal, proprié- taiares des Vignobles Beaconsfield, Montréal 2 avril.ino eta me Credit Foncier Franco-Canadien, Capital $5,000,000 Président, Phouorable E, Duclerc, teur ( Vicu-Prés, Phon, J.A, aplenn Chapleau.f Rureau provisoire à Montréa) : Credit Foncier Franco-Canndien, 114 Rue St.Jacques Montreal, 4 La Société fait des prêts hypothéca1- res à long terme avec amortissement et à court Lerme sans amortissement, Intéret à six pour cent, Pour renseigne ments s'adresser au slirecteur \u2019 E, J.BARBEAU montréal 12 Février 188: UN ARTICLE QUI VAUT SON ARGENT Qutre la cortitude d\u2019avoir Un article parfaitement pur, sain et bon pour la Santé, ceux qu achètent la poudre à boulanger et à pâtisseries appelée COOK\u2019S FRIEND son n'avait pas la force de résister.Sous l'empire de ces visions, Wal.| ter commença À cxprimer l: désir[ d'aller pour la dernière fois aul Repos de lu forêt, le jour do la fête] de Jacobszone, et, malgré les repré-| sentutions de Daniel, ce désir se changea peu à peu en une inébranlable volonté.Daniel cessa de lutter lorsqu'il vit que ron ami s\u2019emportait, et c'est ainsi qu\u2019il fut décidé que Walter irait une fois encore\u2014la dernière positivement, \u2014 au Repos de la forêt.Quant à Judith van Laugemarck, | il était naturellement pou question d'elle, et si parfois Walter prononçait son nom, c\u2019étuit pour affirmer avec| une sorte d'irritation fiévrouse qu'il] ue 5e marierait pas avant l'expiration | des six mois.On était arrivé à la veille du jour où l'on devait célébrer la fête de Segher Jacobszone.» Daniel représentait à son ami que les habitants de Laugemarck de vaicnt être profondément blesrés de la rarcté de ses visites, et qu\u2019il ferait bien, \u20186 lendemain de la fête de Jacobszone, d'aller le matin à Laugemarek, afin de tranquillisor Judith.Walter promit de suivre son conseil puisqu'il n\u2019était pas possible, \u2014 Seigneur, dit-il, un messager de Laugemarck vient d'apporter cette lettre.I} attend une réponse.\u2014C'est bien, qu\u2019il attende, dit geste d'impatience.Il y jeta les yeux, puis, la tendant à son ami : \u2014 Lis, Daniel, dit-il; le sire de Laugemarck m\u2019invite à diner pour demain, et il insiste en des termes qui n\u2019ont rien de cordial.\u2014Ciell demain! qu'allons-nous faire ?' s\u2019éoria Daniel.\u2014QCe que nous allons fire?Rien du tont.\u2014Commont, rien?Laisserais tu la lettre du pèro de Judith rans ré- ponss ?Un pareil affront ?Ce serait, même envers des étrangers; un grave oubli des convenances.\u2014Crois-tu donc, Daniel, que parce qu'il plaît à M.de Laugemarck de m'écrire, je \u2018mo priverai de porter domain mes cadeaux au Repos de la forêt?Après-demain j'irai faire une visite à Judith, et l'annonce de cotte visite ostla-seule réponse que le messager emporters avec lui, Tee BAKING POWDER ont olus plus pour leur argent que s'ils achetaient toute autre arlicle de même nature, BEY En vente partout.Fabriqués seulement par W.D McLAREN, 66 ot 57 RUE DU COLLEGE, 23 avril aa MM.J-BTE MANTHA & CIE Nos 10 & 12 RUE SAINT CHARLES BORROMEE L'ANCIEN MOULIN L.OGARBOXNKAU Sont heureux d'annoncer à leurs amis et au public en général que leur moulin est maintenant sp pleine opération et qu\u2019ils sont prèts à préparer le bois soil blanchir, embouveter, scier à la scio ronde ou à l'échasse, et qu\u2019ils se chargent de faire toute espèce de menuiseries, tels q.ie portes, chuesis, portiques, lucarnes, etc.Leurs prix sont des plus modérés el l'ouvrage des mieux faits, J.B.MANTHA T.PREFONTAINE Cidevant chez MM | Pour les finances, Pâquet ut Robert, Montré.l 5 Février 1881, la \u2014a rt UNE INDUSTRIE NATIONALE, VIGNOBLE BEASCONFIELDj Ralsin Canadien cultivé à Boasconfeld (Pointe-Claire) près de Montréal.Produit canadien incomparable.Les commencementsremarquables d'une industrie qui a fait la fortune de la France.Expérionces faites par des centuines re personnes de la eulture de la Vigne Beasconfleld.RAISIN BEASCONFIELD Demandé partout.Visites au Vignoble Beasconteld soili- citées pur les propridtaires, Mm, Menzies & Cie , élaut toujours heureux de faire voir los résultats extraordinaires qu'ils ont obtenus, et de donner tous les renseis gnemonts désirés.Il y a toujours quel qu'un sur les lieux pour recevoir les visiteurs S'adresser par lettre & MM, MENZIES à CIR.Vignoble Beagcontielé BEASCONRIELD.( Pointe Claire Au bureau à Montréal, No, 15 rue Ste.Thérèse.ÿ * Montréal 28 (Jet, 1880 Moroior, Boausclsil & Martineau, Avocats, No.65, RUE ST-JACQUES MONTREAL.000 N.B.\u2014M.Mercier donnera une al tontion spéciale aux affaires criminelles.Hon.Howoné MEnaien, Ex-Bolliciteur Général; \u2018Député de St- Hyacinthe.CLEOPIIAS DEAUSOLEIL, PAUL 0, NARTINEAT, Aurela BjadicOftciel.*B, Ci, 23 oct.1880.\u2014aa.L à 3, ; 4 1 ¢ À "]
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