Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Tribune, 1883-04-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" | VOL.II[\u2014No.* 27.\u2014 MONTREAL, SAMEDI 21 AVRIL 1888.Le'No.2 Cents L.O.DAVID : REDACTEUR-PROPRIETAIRE.JOURNAL HEBDOMADAIRE.BUREAUX : 25 RuE STF-THERKSE, W.F.DANTET, : ADMINISTRATEUR ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE f'araît tous lus samedis.Les abonnements datent du ler et du {5 de chaque mois, ABONNEMENT.$1.00 $0.60 Uni DIV .0v000s vecene ss sassnone suvnee NIX IMOÏS con0000ce correccse eos or vens .Lo numéro £ Cents.PAYABLE D'AVANCE, WwW.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR LETH DE LA TRIBUNE © A \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ey \u2014 No.44 UN DRAME JUDICIAIRE PAR RAOUL DE NAVERY.XVUIT RAYONS DE SOLEIL, Suite.Emmanuel chercha longtemps un chiffro, une lettre, le moindre indice; il efit voulu savoir la première lettre do son mom; le mouchoir était de la batiste la plus fine, d'une malines de prix; mais ni chiffre ni chiffre ni Écusson n\u2019en marquait lea coins; ils respirait une faible senteur de vorveine, l'une des essences préférées par Emmanuel.Le parfum de ce mouchoir lui donnait le vertige; il le respirait, le baisait, lo portait tour À tour sur ses yeux et sur ses lèvres; c'était un talisman de feu; elle y avait laissé quelque chose d'elle-même.\u2019 Sa nuit fut agitée; pendant que l\u2019archet du violonisto épanchait des cascades d'accords, Emmanuel en tendait le frôlement d'une robe do soie.il sentait son visage frappé par un coin deco voile qu\u2019il avait respecté comme les prêtres égyptiens respectaient les voiles dont leur statue do Ia Vérité était triplement onve loppée, Quaud il voulut écrire, le lende main, il avait trop à dire; il luttait aves les mots d\u2019une langue insuffisante, il oréait des locutions étranges, il trouvait des cris, il devinait des phrases inconnues, incorrecten pleines de la passion qui fait de ces incorree- tions des traits de génie et force la la lave du sang, les battements de cœur, les pleurs des yeux, les palpitations de l'âme à passor sur un papier froid sur lequel court laplume glacée.Oes lettres-là ne s\u2019écrivent qu\u2019une fois dans Ia vie! et comme on les regrette, ces lettres d'amour que l'on ne répête pes plus qu\u2019il ne 8e trouve dans lo bois de feuilles semblables et dans les cœurs deux sentiments homogènes ! XIX MARAUDE.L'honnête Benoit, que nous avons vu, le jour du procès d'Emmanucel, suivre à la piste un témoin qui lui semblait suspect, venait d'entrer de nouveau dans la rue St George ct de disparaître dans le cabaret situé on face de In maison qui avait donné usilo à Xit, Après avoir renoué une conversation À voix basse aveo la maîtresse du lieu, il s\u2019inquiéls du propriétnire de la maison ferméo.do cette ignoble et repoussante créature qui avait ouvert à Xit ln porte d\u2019on trée.\u2014Ah! Maraude ?répondit In cabaretière,elle est joliment décavée ; ne loi a-t-il pas fallu vendre son bazar.et déguerpir?La police s\u2019est inquiétée de ses affaires.Maraude été mise en prison; faute do preuves, nn l'a rendue à Ja liberté ; mais pendant ce temps,Gilette partie Marianne et Julie se sont mariées, et maintenant Maraude traine un soulier et un sabot, répétant à qui veut l'entendre quo Gilette et son amoureux l'ont voléo, Vulée / Après ga | elle a été jolie fille, et depuis elle a pu amasser de l'argent.Main tenunt, elle ne sait jamais si clle pourra dîner, Justement.monsieur, la voilà qui passe; voulez-vous lui parler ?Benoit hésita un moment, puis il accepta.Maraude, plus vicille, plus ignoble que jamais, vêtue de loques entra dans le cabaret et dit à la jeune femmo : \u2014Aliez-vous verre ?\u2014Nou\u2026 pas moi, mais Ce monsieur\u201d Maraude adressa une question\u2019 à lnquelle répondit un mouvement d'épaules qui signifiait: « Je ne sais pas.» La vicille femme so tiot sur la défensive on faco de l'étranger et demanda d'une voix rogue : \u2014Qu'y a-til pour votre service ?Benoit surmonta son dégoût, ct, la faisant asscoir on face de lui, répondit : \u2014Vous avez ou des malheurs ?\u2014Je n'si pas besoin qu\u2019on m'en parlo\u2026 je les connais.\u2014Mais si on vous offrait de les réparer ?.* \u2014Où ?.qui ça?\u2014Moi ! \u2014 Vous ?\u2014Suivoz mon raisonnement : la police a suspecté los gens qui venaient chez vous ot ne Be faisaient pas faute de causer.du tapage noc turne; dans votre état on gagne de l'argent; Uunc arrestation que vous n'aviez pu prévoir et qui vous saisit brusquement au \u2018milieu du désordre vous empéoha do prendre des mesures de précaution qui eussent sauvé vos économies.Daus ce caslà, on risquo moins de go fler À quolqu'un m'offrir un petit que de ne rien dire, Une jéune fille, nommés Gilette, reçut vos rocom- \u2014m mandatious ct retint vos confidences, si bien que.trois jours après, elle partait emportant ce que vous aviez lentement amassé pendant vingt ans \u2014Comment savez-vous cela ?demanda Ia Maraude, \u2014Fn vorlant de prison, la misère, le désespoir vous donuèrent une fièvre terrible, et l'on vous fit entrer à l\u2019hospice ; vous en sortez, qu'allez vous faire?Vous ne connaissez point d'état, ct vous êtes puresseuse ; le plus simple est de recourir à vos amis et d'emprunter de l'argent à ceux qui n\u2019en ont que faire.\u2014 Mais vous n'êtes point de mes atuis, observa Maraude.\u2014C'est vrai; el cependant j'ai de l'argent à votre service \u2014Expliquez-mvi comment je puis la gagner.\u2014 Bien facilament: vous me ra- oonterez tout ¢¢ que Vous savez sur Xit Hurcn.En entendant ce nom, Msraude tressaillit et regarda fixement Benoit pour sonder ea pensée.La défiance prit le dersus, et, eachant d'ailleurs que si clle perduit Xit, elle serait infailliblement entraînée dans sa ruino, elle répondit d'une voix indifférente : \u2014Je ne connais pas ce nom-là; les gens qui s*unient chez moi ne signaient pas toujours les registres ; et puis jo recevais tant de monde, qu'il est impossible de se rappelor toutes ses pratiques.\u2014Je vais vous mettre sur In voie: Huron est trapu, laid; il louche, ne regarde jamais en face, ct il est venu à Rennes la dernière fois afo de figurer comme témoin dans l'affaire de l'assassinat du banquier, qui fit tant de bruit.Maraude entrevit que Benoit avait un grave intérêt à lui faire ces questions, ot, voulant connaître lo prix du secret qu\u2019elle possédait, elle lui dit : \u2014Je ne suis rien sur lui ni sur Mde Lormeuil; je n'étais pas aux nssises, \u2014de le sais.Rappelez-vous seule ment qu'on vous offre six cents francs de rente viagère pour avouer la vérité avant huit jours.Maraude fut un moment ébran- 16e.\u2014Six cents francal Puis elle ajouta: Uno rento, ce n'est jamaie aûr : on se lasso de la payer; il n'y a que le comptant.\u2014Soit! vous rocovrez dix francs, \u2014A la fois ?\u2014En échange d'une révélation écrite ot signée pur vous.Maraude pensa: On m\u2019offre dix mille francs pour dire ce que jo pense de Xit; ces gens-là ont un grand intérôt à le savoir ; mais Xit a plus d'intérêt encore à co que jo me taïse; nous verrons lequol sera le plus généreux; d'habitude le silence ee paye plus cher que les paroles, \u2014Jo no sais rien sur Xit Huron, répondit-elle prudemment afio de ne pas lo compromettre d'avance; ai vous désirez que jo pronne des ren- mille reignements\u2026 1 \u2014Faites, dit Benoit qui devina sa tactique ; re ne sera pas bien difficile, et au besoin cela vous precurcra l'agrément de faire un petit voyago.Je reviendrai duns huit jours, Benoit lui donna un louis; il avait maintenant la certitude qu\u2019elle connaissait Xit ; il pouvait, d'après la façon dont ello s'était exprimée, fonder tout un échafaudage sur ce fait, Il sortit de la rue St George, et se dirigea vers la demeure de Xavior Anglès, Avec le louis qu\u2019elle avait reçu, Maraude s'enivra, L'histoire de cette créature, tom- béo au dernier échelon de la dégradation, et qui ne savait plus que se vatitrer dans la boue, ou, de chute en chute, elle avait roulé, est colle de, la plupart des filles dont une décop- tion brise le cœur d\u2019abord et le corrompt ensuite; qui trafiquent de l'amour après l'avoir donné ; que la paresse mèno insensiblement au vice; qu'uno précoce vicillesse surprend,'et qui déshonorent cette vieillesse on perdant sans pitié, par leur consoils, les pauvres filles dont la vertu chancelle.Maraude était nèe À In campagne; la maison de sa mère se mirait dans la Vilaine, pauvre fleuve, calomnié, awoindri, que l\u2019on appelle rivière ot qui pourtant 5e jette dans l'Océan bleu et limpide, comme beaucoup d'autres cours d'eau qui ont trouvé des poètes pour les chanter, des historions pour noramer des personnages qui les traversèrent, des romanciers pour raconter les douces choses qui sc sont passées sur leurs bords, certes la Sorgue, l'Hellé, célébrés par Brizeux, la Creuse, poétisée par G.Sand, la Voulrie, chantée par H, Moreau, ne valent pas la Vilaine trop peu connue, et qui recèle,comme ces ruisseaux et Ces petites rivières, des îles de roseaux, de jones, de trembles, surmontées par des poupliers sveltes et réjouies par le bruit du vent dans les saulées.À cotte époque, Maraude se nommait Marianne, un nom doux, har- monicux ct pur qu'elle portait si bien Elle était belle, d'une beauté robuste; sa taille était plus riche que fine, sa fraîcheur manquait de distinction, mais les garçons du pays trouvaient qu\u2019elle était un beau brin de fille ot s'empressaient de lui faire la cour, Parmi ceux-là, elle choirit celui qui 'aimait le moins, mais le lui disait le mieux.Lorsqu'il partit pour l\u2019armée, elle le suivit à la ville; le soldat s\u2019en lassa, la chassa brutalement, et Marianne se trouva un soir, àonze heures, longeant le bord du quai St-Gzorge, qui ne ressemblait guère alors À ce qu'il ost aujourd'hui so demandant si elle no - so: jotterait pas à l'eau pour cn finir.Une pauvre fille tombée comme colle, mais dont le cœur élait restéà compatissant, l'eommeoa dans sa mansarde, partagea son pain et son lit de sangle avec elle, lui procura un peu d'ouvrage, et la lui-sa partir quand Marianne n'eut plus besoin d'elle.Pendant dix anvées, elle connut plus que l'aisance ; le luxe, ou du moina ce qu'en province on nomma ainsi, r\u2019étala dans l'appartement de Ia jeune fille.Elle abandonna son costume de village, et devint moins jolie pour être plus élégante; le but do son ambition était atteint : elle cut des glaces pour sc voir des pieds à la tête, des tapis, des moubles d\u2019acajou ; le palissandre n'était pus encore à la mode, Elle alla au théâtre, ot crut humilier les filles de son village en allant au marché en robe do soie ct en feignant de leur parler d'un air méprisant; elles, les pauvres ot laboricuses campagnardes, détournaient la tête, tant ce vice impudont et couvert d'oripeaux leur faisait mal à voir.Avec les années, Mariunne pordit sa beauté; clle quitta son apparte- mont, entässa ses meubles dans trois pièces oxigues, et demeurn encore cinq ans ainsi.Une maladio cruclle lui ravit le reste do sa beauté, et, en sortant de Saint-Yves, Marianne, plus pauvre que jamais, se trouva sur le pavé.Le vice l'avait complètement onvahie.Depuis quelques années, elle connaissait le domestique de M.Lingard, qui souvent vonait à son aide ; elle trouva cent écus daus sa bourso À dix pour cent d'intérêt, loua la maison de la ruc St-George, ol nous I'avons vuo la première fois, et quel- «ques mois après l\u2019argent afflusit chez olle! Argent maudit pour lequel, avec l\u2019âge, alle montrait un amour excessif, unc passion de vioil- lard, lu dernière, la plus tenace, et souvent la plus terrible do toutes.Peindre son désespoir, sa rage, son désir de vengeance quand, au retour de la prison ot de l'hospice, ollo trouva ses meubles fracturés, ses coffres vides et ln Gilette partie,serait impossible À peinire.Elle ne pouvait plus, d'aucue fuçon, regagner en fortune, Si clle s'était plainte, on lui eût demandé comment une somme aussi considérable se trouvait en sa possession.Pour répondre, il eft fallu remonter au jour où son nom de Marianne fut remplacé par celui de Maraude.La proposition de Benoit, grosse de dix mille francs, lui causa un éblouissement subit.Elle avait un moyon pour recsuvrer ane partie de son trésor, de quelque part que vint l'uabaine, peut-être des deux côtés à la fois; pour plus de certitude, elle était disposée à tendre la main, Seulement, elle redoutait la haîne do Xit, ot se disait que s\u2019il la soupgon- nait de traîtrise, clle pourrait lo payer cher.Le peu de bien qu\u2019elle avait-repu de cot h mmo ne pouvait mottro un obstacle 4 sos.projets ; l'argent prêté avait été remboursé, puis Maraude lui avait rendu nésez de ténébreux sorvices pour exiger du retour Fi la funtaisio Jui preunit de régler les comptes.(Suite à la quatrième page.) a \u2014\u2014 LA TRIBUNE LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 21 Avnit.1883.Nous prions nos nbonnés de Ia ville et de la campagne \u2018le nous payer leur abonne- went qni est, comme on le sait, payable d'avance.Ne comptant que sur le public pour fnire vivre notre jour- nai nous nvons besoin que le public ne nous oublie pus.11 en cst beaucoup qui attendent pour payer qu'on leur envoie un collecteur.Croiton qn\u2019avec une pinstre par année nous pouvons tenir constamment sur le chemin un collecteur ?37-38.Ou demande des renseignements sur les familles des victimes de 37-38, qui pourraient se trouver dans la gêne.Les personnes qui auraient des renseignements sont priés de s'adresser au propriétaire de In Zrébnne.Bien entendu, In plus grande exactitude cest requise et le secret sern gardé.LA SOUSCRIPTION NATIONALE.Plusieurs journaux, entr\u2019autres le Monde, le Quotidien do Lévis, le Nouvelliste et le Petit Jourual de Québec, ont accucilli avec faveur ct recommandé à lours lecteurs In souscription de Jorimier.Nous devons mentionner d'une manière spéciale lu Patrie qui fuit largement sa part, comme on le verra par les listes de souscription publiées plusloin.Eviden.ment le succès est certain maintenant.Uno bonne roirée littéraire et musicale complètera à la fin le moutaut qui sers requis.Nous rencontrons tous les jours des personnes instruites qui igno- raicut que Mdino de Lorimier vécût encore.Mais elle n'est pus seule, il existe une autre veuve de patriote, lu femme d'Ambroise Sanguinet exécuté quelques jours après de Lori mier.Les deux Sanguinet étaient riches, \u2014lour père était scigneur\u2014toute leur fortune sombra dans la tour mente.Il no reste plus de ces deux fu- milles que des petits-enfants et c'est chez eux que la vouvo d\u2019Ambroise Sunguinet vit depuis des anndos, passant de l'un À l\u2019autre afin de ne pns trop lcs fatiguer, car ils no sont pas riches.Elle a vécu trois ans chez un pauvro journalier du nom do Hamelin qui demeure dans le faubourg Québec de Montréal, un bravo homme, plein de cœur.lun vouve Sanguinet n quatre-vingt-treize ans.Un jour, il n'y a pas longtemps, ello était déposée à ln porte d'un de ses parents par un autre membre do sa famille qui était fatigué d'en avoir soin Les commentaires sont inutiles, Une autre découverte | La fomme du Capt.Jalbert vit encore.Ko demouro à Montréal Avec une de ses filles et coud pour vivre malgré son fige avancé | == TT Nous avons dit qu\u2019il fallait commencer par Mdme de Lorimier, mais qui dira qu'il ne faut pas faire quelque chose pour les deux autres veuves que nous veuons de nommer ?Comment s6 fait-il qu\u2019on nit laissé si longtemps dans l'oubli ct la gêne ces pauvres victimes du patriotisme et de la liberté! Mais mieux vaut tard que jamais, l'heure de la réparation « énfin souné, SOUSCRIPTION AU PROFIT DE LA VEUVE ET DES FILLES DU PATRIOTE CHEVALIER DE LoRIMIER L'UNE DES PLUS ILÉROIQUES VICTIMES DE 37-38.Premiere Liste, Joseph Barsalou 820,00 Hon.M.Mercier 20,00 Fd Pacaud Arthabaska 20.00 J.B.Resther Montréal 10,00 G.A.Drolet \u201d 5.00 S.Rivard \u201d 5.00 P P Lachapelle 20.00 M Prévost Terrebonne 5.00 C A Dngas Juge 500 G Boivin 5,00 T A Beauvais 500 8120 Ou Deuxième Liste, Liste précédente 8120,00 Mdme Ve E R Fabre 5.00 Mdme Ve Ant Lévesque 5.00 J A Gravel 5.00 Lacoste & Globensky 10.00 A Desjardins 5,00 L W Marchand 5,00 Un ami (I) 1.00 Mr Shiller 100 Uo ami (P) 1.00 L\u2019abbé Chabert 5.00 Hon R Thibaudeau 20.00 L A Sénécal 20.00 A Lubrecque 2.00 Cadieux & Derome 10,00 8215.00 LISTES DE LA « PATRIE », Première Liste.H Beaugrand, La Patrie 826,00 J N Bienvenu, » 5.00 Les Reportera ol autres, La Patrie 5.00 Les employés typographes et pressiers, La Patrie 5.00.Hon J R Thibaudcau 20.00 Jacques Grenier 5.00 F X Prieur, St-Poly- carpe 5,00 F G Boutillier 5.00 C A Geoffrion 5.00 F O Rinfret 5.00 F J Durand 4,00 Godefroy Papinean 5 00 O Marin 2.00 C Beausoleil 5.00 J Duhamel 5,00 Amédéa Lamarche 5,00 L A Boyer 5.00 Ernest Lacroix 2.00 R B Champagne 1.00 8119.00 Deuxième Liste.Listo Précédente 119.00 F X Archambault 5.00 A Marion, Contrecœur 1.00 J O Turgeon 1.00 Michel Laurent 1.00 K St-Louis 1.00 J B St-Louis 1.00 J R Poitras 1.00 O Bourgoin 1.00 L Lamontagne 1.00 M Denis 1.00 J B A Béique 1.00 A Oharlebois 5.00 I, Z Mallette 2.60 Léon Globonsky 2.50 Arthur Gagnon 1,00 C Barsalou 1,00 Un ami 1.00 Alphonse Racine 5.00 Louis Tourville 10.00 R Préfontaine 5.00 Hon Juge Rainville 5.00 L J Lajoie 1.00 Geo W Parent 5.00 J B Sauvé 1.00 Geo Cushing 1.00 Un ani ho J E Robidoux 2.00 L J Forget 5.00 Ion L O Taillon 5.00 N Bourgoin 2.00 Isidore Durocher 2.00 LU Patenaude 1.00 CA Lebel 1.60 8200,00 215.00 Total : 8415.00 37-38.Pourquoi n\u2019organise-t-on pas à St- Hyacinthe, Sorel, Trois-Rivières, Québee même des soirées littéraires et musicales au profit de l\u2019œuvre de réparation que nous avons entreprise.Nous offrons notre concours, Ce n'est peut-être pas modeste, mais c'est pratique.E-t-ce que les journaux et les Canadiens des Etats-Unis ne feront rien ?QU Quand on detuaude des souscriptions pour les choses les p'us uliles ot les plus nationales,on nous répond neuf fois sur dix : « je viens de sous.erire pour ceci ou pour cela, souvent pour une œuvro lointaine.C'est malhourenx cue toute notre charité soit absorbéo de cetto manière.Charité bien ordonnée commenco par soi-même ou par les siens.On envoie tous les ans des sommes con sidérables à l'étranger ct on lairse périr ou végéter des œuvres roligiou- ses et nationales, on hésité même à donner pour empécher son voisin de périr de faim ! ram ET L'hon.M.Galt termine 5a carrière politique d'un manière étrange.Après avoir exprimé tant de fois des idées si favorables à l'indépendance du Canada, il ne craint\u201dpas maintenant de se prononcer pour la fédération des colonies.Tl a reçu de M, Bright une leçon bien méritée.M.Bright est, comme on sait, l'an des plur grands orateurs do l'Angleterre Il croît, lui, que des colonies,dont la population dépassera bientôt celle de l'Angleterre, doivent avoir d'autros viséos, d\u2019autres destinéos que celle-là Si le séjour de Londres a pour effet d'amollir À ce point l'énergie et le caractère des amhassadeurs qu'on y envoie on ferait bien mieux de les garder ici.On on a assez de fédérations ou de confédérations, trop même dans l'intérêt de l'avenir matériel.ct national de la provinco de Québce, M.Chartrand, dont tous les jour- vaux ont raconté les succès dans l'armée française,a été autrefois notro toneur de livros au Bien Public.H arrivait du Mexique où il avait servi avec distinction dans l'armée mexicaine.Comme la vie de bureau I'conuyait, il partit pour la France et entra À la légion étrangère où il fit rapidement son chemin.Il est de bonno taille, très fort et très vigou- roux.Il doit faire un magnifique officier.ese Parmi les Canadiens français qui #6 distingnent en ce moment aux Etats-Unis par leur talent musical, il faut compter M.Mazurette.Il demeure, comme on sait, à Détroit, dans l'état du Michigan, et donne de temps À autre dans les principales villes des Etats Unis des concerts dont les jouraaux américains font les plus grands éloges, El a uno grande réputation comme pianisto at compositeur.! a composé dernièrernent une messe de Noël en Ré Minear dont le mérito est, dit-on, incontestable.Ses amis et admirateurs lui ont présenté, la semuine dernière, en souvenir du succès de cette messe, une belle adresse ct un cadeau magnifique.La rénnion de circons tance a eu lieu chez M.le Dr Garcau \u201cle Détroit ct le compte rendu qu\u2019en fait le Progrès de Windsor fait voir qu'elle a été brillante, Des tonsts ont été naturellement proposés et des discours ont été prononcés par MM.A Viger, J.Bélanger, BE.Coutellier.J.A.Bédard, Eugène Charret, A.Lacroix, I.A.Fernet, le Dr Gareau, M.Marentette et un frangais du nom de Cicéron.Si nom comme noblesso oblige, M.Cicéron n dû être éloquent.Parmi les morceaux de musique exécutés par M.Mazurette ou remarque le suivant : « Souvenir de mon \u2018pays.\u2014Fantai- sie enmposée par S.Mazurette, ct dédiée à -M.Paul Letouda!, de Montréal.ÂT, Alfred Chonet, l\u2019un des principaux fondateurs de l'Institut Canadion-français de Boston ct l'organisatenr du corps de musique Canadien de cette ville.est rendu À St-Louis avec son frère ainé M.Pierre Chenet autrefois marchan i d'Ottawa.On peut s'attendre à Approndre \u2018bientôt qu'un institut canadien-français a été foudé à St.Louis, qu\u2019on y n même orgnnisé uno corps de musique et autre chose encore, Aux dernières, nouvelles, M, Chenet qui venait d'arriver à St- Louis, parcourait en tous sens cette ville pour trouver les Canadiens et tâcher de les réunir.Nous serions curieux de savoir s'il cxiste une ville aux Ptats-Unir où il ne trouverait pas nasez de Canadiens pour faire un institut, une société Jt-Jean-Baptiste sou un corps de musique.Ceux qui diront qu\u2019il n\u2019a pas de patriotisme ct de désintéressement celui-là, so trompent grandement.Il n\u2019en faut pas beaucoun comme lui dans uve ville pour faire connaître et respecter notre nationalité.Les députés ct sénateurs libéraux de la province de Québec ant présenté uno magnifique canne à M.Bou rasca, député de St Jean.M.Bourassa représente le comté de St-Jcan dopuis 1854.Il n'a jamais subi une seule défaite, C'est un homme intègre ; un \u2018brave et honnête homme.M.Bourassa a bien mérité l'estime que ses amis viennent de lui témoigner, =\u2014m\u2014\u2014>\"> LA MORT DU PRINCE GORTSOHAKOFF.La mort du prince Gortachakoff fait en Allemagne un bruit considérable, ot cola d'autant plus que ce vieillard était arrivé À l\u2019âge avancé de quatre vingt-cinq ans, qui assure à celui qui le porte uno fin naturelle.La justice badoise est d'autant plus active que le bruit a déjà couru, lors de la mort du général Skobeleff, que le poison allemand avait joué un grand rôle.La mort du prince, qui s'est produite dans des circonstances spéciales, jette sur la vie privée de ce diplomate un jour assez étrange.Le prince Gortschakofl avait, fait à Berlin la connaissance d'une jeune et fort jolie dame nommée Braun, et olle le suivait partout ; le chancelier lui fit cadeau à Badon-Baden d'une villa ; il voulait, au commenecment de l\u2019année lui faire une rente de 24,000 marks, lo projet ne reçut pas la sanction du notaire il n\u2019a donc plus de valeur.On assure mén.c que lo vivillard voulait absolument épou- celle qu\u2019il appelait son amie, et que ses deux fils, Michel et Constantin, eurent beaucoup de peine à empé- cher ce mariage, La chose en était là, lorsque le 16 février le prince tomba malade cher Mme Braun; il y resta et y oxpirs ; ses deux fils firent transporter le corps, encore chaud, à l'hôtel de l\u2019Europe qu'habitait le vieux diplomate.ln justice intervint nussitôt ; des traces de phosphoro ont été trou- véos dons les déjections, c2la suffit amplement pour justifier une enquête sévère.Qui peut avoir empoisonné Tin vivillard do 85 ans ?Ceux qui y sont intérossés, réplique lo erimina- liste.Dès lors, les interrogatoires se suivent; des agents stationnent devant la villa de Mme Braun ; cette dame a été interrogée, celle paraît A l'abri du souponn.Elle a été trèa dévouée, les deux fils du défunt ne l\u2019ont pas même remerciée, bien que le père, avant de mourir, ait encore déclaré qu'il entendait qu\u2019on lui tit une rente de Z+,0U00 marks.Cees Une anecdote authentique concernant le prince Gortschakof, qu'il contn quelques jours avant 82 mort à un de ses amis : \u2014FEn rentrant l'hiver dernier d'un diner à Saint-Potersbourg, le chancelier chercha en vain, dans la poche de son pardessus, un portefeuille contenant trente mille roubles en papier qu'il avait touchés dans la journée.Il fit appeler nussitôt le grand.maître de la police, qui\u201d lui promit d'un ton assuré qu'avant quinze jours il serait rentré en possession Îde son bien.Fficetivement, une semaine après, il rapportait, non pas le porte- feuillo, dont le voleur, d'après ses propres aveux, s'était hâté le se défaire, mais la somme à peine écornée.Stupéfaction admirative du prince Gartschakoff.Quelques jours plus tard, mettant la main dans une poche où il ne s'était pas avisé do regarder.le prince rotrouvait son portefeuille, contenant intnots les trente mille roubles d'érobés, N'est-ce prs que la police mosce- vite est la première police du monde ?Mme Campan préiendnit qu'il fallait régler In conversation d'un diner sur le nombro des convives, Si l\u2019on est douzo À table, il faut parler voyages, littérature ; si l'on est huit, il faut parler beaux-arts, sciences, inventions nouvelles; ri l\u2019on est six, ou peut parler politique ct philoso: phic; si l'on cst quatre, on ose parler de choses sentimentales, des rêves du cœur, d'aventures romancsques.Et si l'on est deux 7 Chacun parle de soi: le tôte à tête appartient à l'égoïsme.« Cet étrange aystème de Mme Campan, dissit Mme de Girardin, LA TRIBUNE \u2014 nous a été révélé par Mme la duchesse de Saint-Leu, vou illustre élève; elle-même nous a fait l'honneur do nous l'expliquer, et bien souvent nous cn avons ri ensemble.Lorsqu'il survenait quelques hôtes inattendus au château d'Aremberc : a Tons mes plone sont dérangés, disait ollo, je comptais parler philo sophie, voilà maintenant qu\u2019il va falloir parler littérature ct voyages.» Cela voulait dire : Nous serons dix à table, » Ce système, comme l'appelle Mme de Girardin, est quelque peu absurde dans sa convention ; cependant il n eu ses partisans, et peut-être bien que sa tradition n'est pas encore tout à fait perdue.Mme de Geulis raconte, à c6 sujet, une aneedote par laquelle nous terminorons : a Dinant chez Mme Necker, le marquis de Chastellux arriva le premier, et de si bonne heure que la maîtresse de la maison n\u2019était pas encore duns le salon.En se promenant tout seul, il aperçut a terre, sous le fauteuil de Mme Necker, un petit livre; il le ramassa et l'ouvrit : c'était un potit livre blanc, qui contenait quelques pagea de l'écriture de Mme Necker.Il n'aurait certuine- ment pas lu une lettre ; mais croyant ne trouver que quelques pensées spi rituelles, il lut sana serupule : c'était la préparation du dîner de ce jour, auquel il était invité.Mme Necker l'avait écrite la veille.Il y trouva tout ce qu\u2019elle devait dire aux personnes invitées les plus remarquables; son article y était, ot concu dans ces termes: «+ Je parlerai au chevalier de Chastellux de la Félicité publique et d'Agathe.» Mme Necker disait ensuite qu\u2019elle parlerait & Mme d'Angovillers sur \u2018amour et qu\u2019elle élèverait une discussion littéraire entre MM.Mur montel et de Guibert.Il y avait encore d'autres préparations que j'ai oubliées, À près avoir lu ce livre, Mde Chastellux s\u2019empressa de le remettre ous le fautenil.Un instant après, un valet de chambre viut dire que Mme Necker avait oublié, dans le salon, ses tablettes ; il les chercha et lea lui porta.Ce diner fut char- want pour M, de Chastellux, parce qu\u2019il eut le plaisir d'entendre Mme Necker dire, mot pour mot, tout ce qu\u2019elle avait écrit sur ses tablettes n Comme on le voit, pour recevoir, les dames,il fut un temps,où il fallait deux menus: celui du diner et celui de la conversation, La précaution, parfois, no serait pus mauvaise, même de nos jours.PE pr M.Robert Giffen, étant appolé à faire une conférence l'autre soir, a positivement affirmé que la race hu maino est condamnée à mourir dans Un cortain tomps assez proche, non pas par le feu, somme lo prédisent les Saiutes-Koritures, non pas par l'eau, comme cela est déjà arrivé une fois; ni par le rofroidissement de la terre, comme le veulont cortains géo logues; mais par un moyen bion plus redoutable que tous\u2014par la faim!i\u2014Les moyens do aubsister, sclon M.Giffen, deviennent de jour en jour plus insuffisants.Les populations s'acoroissant avec une rapidi- À tout à fait hors du proportion avec les produits de la terre, l\u2019on doit s'attendre à l'épuisement de ceux-ci à un moment donné, moment qui no peut être éloigné, à moins que le génie humain n\u2019invento d'autres ressources que colles qui existent pour faire produire davantage au #0t.À Giffen prend pour exemple les Etats-Unis, dont 14 pop niution s'vat donbléo tous les viugt cing ans depuis le commencement du siècle Dans cent ans, celte population sera donc de ROO millions, « Cet accroissement, dit M.Giffes.est sans précédent ot doit être considéré comme le plus grand fait politique de notre siècle.| TV a déjà changé lPéquitibre européen, | Les gouvernements d'Europe ne peu- vJus se borcer de l'idée qu'ils soieut destinés à joner le premier rôle dana l'histoire politique de ce bus monde » M.Giffen pense done que cette même progression ne pourrait se maintenir dans le siècle prochain, i moins que les homuies ne trouvent moyen d'ex traire du sol un «gul sureroit de nonrriture, La fin par la faim.Un écrivain français fuit les ré flexions qui suiventau sujet des jeunes français qui gaspillent leur vie ct leur talent : « Tls boivent trop, et trop tard, des boissons frolatées ; ile fument jour et nuit; ils substituent aux tendresses naturelles des pratiques de vicillards épuisés et ils s'écriont : - Voyez comme nous sommes malades ?Cost, parbleu, bien étonnant.Cotichez-vous de meilleure heure, mes petits névrosés, cessez de vous empoisonner sous prétexte de vous rufraichir; ne perfectionnez pas en amour ve que la nature à si bien disposé, ct vous m'en direz des nouvelles, Ce régime est plat, mais salutuire, C\u2019est celui de l'immentes majorité de la France, qui ne connaît ln névrose que par vos élucubrations, \"x 11 ne fuut point laisser propager l\u2019erreur funeste d\u2019un al ftar- tardissement de notre racc.Parce quo quelques centaines de gaillurds mul équilibrés vivent à contre sens et deviennent, avant l\u2019âge, de déplorables petits vieux, s\u2019en-uit il que le peuple français soit en pleine dégénérescence ?La durée moyenne de la vie a doublé depuis la fin du dix-septième sièele; l'hygiène que négligent les quelques êtres d'exception dont on vient de parler a fait d'énormes progrès, Les anecdotes ne manquent pas sur Lasègue, le célèbre médecin aliéniste.Un jour, il avait rencontré un prêtre avec lequel il avait longuement causé, \u2014C'est un fou, dit-il, cn le quittant, mais uo fou abominable et dans gereux | Nelui-là se nommait Verger.Deux semaines après, on raconte au docteur Lasègue que l'archevêque de Paris vient d'être assassiné par un prêtre défroqué, \u2014Je le connais.dit le docteurs'appelle Verger ! \u2014Vous le saviez donc ?\u2014dJe ne savais rien, vous venez de tout m'apprendre.Mais l'assassin c'est Verger.C'était Verger, cn effet, Verger qui, après avoir brûlé son rabat en chaire dans son église, devant scs paroissiens, était venu À Paris accomplir son crime que depuis longtemps il devait avoir préparé dana son Cerveati.Il VARIETES.Un père réprimandait son fils pour ses nombreuses fautes de jou- nesse, ~ \u2014 Réellement père.dit le fils, quatd vous étiez jeune, n'avez vous jamais tui de Fredaiînes ?\u2014 Jamuai-, répondit le père avec un air mélancolique, quand j'étais jeuno je n'avais pus d'argent, ot quand la richesse et venue c'étuit trop tard, xs Un Purisien vient visiter un de kes amis, qui est un pen saaffrant, ot se croise avec le docteur 7.qui sortail, \u2014 Pourquoi done, dit le Parisien, gardez vous ce médecin-là ?m'avez dit vingt fois que vous ne suivicz jamais ses ordonnances, \u2014C'est par reconnaissance.mon ami.C\u2019est lui qui a soivné mn belle- mère, lors de la maladie qui l'a envoyée au ciel, vous xt \u2014Comment vous appelez-vous ?\u2014Mn fine! j' n\u2019en snis rin\u2026 \u2014Comment appelez-vousvotre mari?\u2014Eh ben ! mon koume / \u2014 Comment vous appelle-t-il 7 \u2014Ma femme ! \u2014Et vos voisins ?\u2014La vottésine 1.x Pensée d\u2019un musicien poursuivi par ses fournisseurs : \u2014La musique n\u2019a que sept notes, Elle a bien de la chance! Nouvelles Diverses.Les suicides à Berlin\u2014Le mois de février accuse une recrude-ccuca considérable des suicides duns ln capitaie de la Prusse, recrudescence équivalant à 33 par cent sur le mois précédent.Le suicide par pendaison dépasse de ! cuuconp tous les autres, le besoin, la misère et la lassitude de la vie sont lea causes les plus fréquentes du suicide, Le mois de mars paraît non muins ficheux sous ce rapport, Pour la seule journée du 2, plusieurs suicides sont signalés, entre autrescelui d'une famille entière, Le négociant Solvio, qui avait été ruiné par de fausses Bpéculations, a persuadé sa femme et son enfant d'en finir avec la vie, vis il s\u2019est empoisonné à son tour avec une dissolution de eyanure de potas sium, On a trouvé les trois cadavres encore chauds.Drame dans une ménagerie.\u2014Ln clôture de lu fête de la Villette a été attristéo par un accident survenu à la ménagerie Pezon, au cours de sa dornièro représentation.Un enfant de sept ans ct demi, Heuri Marsiller, qui se trouvait dans société de plusieurs jeunes gens, amis de sa famille, svait pris place aux premières, séparées de la ménageric par des chaînes.Le public étant considérable, il s'était produit une poussée qui avait détendu les chaf- nes, de sorte quo les spectateurs de ce rang touchuient presque les cages.Au moment où le dompteur venait de faire donner la pâture aux bites, au début de la représentation, le petit Marsiller commit l'imprudence d'étendre le bras vers la sixième cage, oceupée par la panthère Raida, * La bète furieuse lui langa un coup de griffes, attoismit l'enfant à l'avant-bras ct l\u2019entraîon jurqu\u2019aux grilles, par un mouvement plus prompt que l'éclair.Un cri d'horreur s'échappa de toutes les poitrines Aussitôt, le dompteur Pezon, ainsi que deux de ses aides, accoururent armés de barres de fer rougice à blanc.A cette vue la panthère lâcha ga proie, L'enfant était tombé tont sanzlant «{ évanoui au bas de la cage ct les terribles griffes de la panthère lui avaient nffreusement déchiré les chairs, Il a été transporté d'urgence À l'hôpital, et ses jours sont cn danger.| Déclaration d'une egorgée.~Or mande d'Easton, Pensylvanie : Mme John Dilman, à qui wari a coupé le cou près de son Huektown, le 29 mars, semble approcher rapidement de sa fin.Dans sa déclaration ante mortem au coroner, elle a dit que son mari l\u2019a renversée dans un chemin près de Hocktown, et lui plaçant Un genou sur le corps l'a informée qu\u2019il avait assez d'elle et qu\u2019il allait la tuer.Flle le supplia de lui épargner la vie et de se séparer d'elle, mais fans l'écouter i! tira une corde de su poche, lui attacha los mains, et ouvrant un couteau lui tranchu ln gorge, aprés quoi il s'enfuit à travers les champs.Mme Dillman souffre beaucoup Elle ne peut parler que quand son cou est serré étroitement par des bandages, On lui introduit des aliments dans la gorge par l'ouverture du cou, Deux fois cette ouverture à été cousuc.mais elle est saisie imwé.diatement d'uno toux qui fait partir la couture.Elle a besoin de se rin cer fréquemment la bouche, qui est sèche et parcheminée.La trachée- artère est coupée et tombe parfois sur la poitrine quand elle tousse.Si cette damo vient à guérir, le cas sera vraiment extraordinaire.\u2014On cite unc vache, qui, broutant dans un pré, a trouvé une médaille d'or du *cizième siècle, et qui l\u2019a avalée sans pouvoir ln digérer, faute d'habitude; À telle enseigne qu\u2019elle est morte.[1 est à supposer que la pauvre bête ne descendait pas du veau d'or, même par les vaches ! \u2014Un fait-divers prodigieux vieut de fuire le tour de la presse française, et il est À croire qu'il passera dans la presse étrangère.Le voici une fois reproduit dans toute sa naïveté : a On a retiré hier du canal de X.le cadavre d'un homme qui portait six blessures, et, au dire des médecins, chacune étnit de nature à occasionner ln mort instantanée, Toute supposition de suicide cest donc inadmissible, En effet ! CORRESPONDANCE.M.le Rédacteur, Nous sommes des plus henrenx d'annoncer À nos nombreuses pratiques et au public en général que notre département de vétements con- fectionués pour hommes a subi cette année do nouvelles améliorations qui le rendent supérieur à tout ce qu'il y a dans la Puissance.Tl arrivo souvent qu'une personne a bozoin,sous quelques minutes d'avis, d'un vêtement complet pour un voyage ou une circonstance imprévue, Mcssicurs, dans ces occasions, vous no pourricz faire mieux que de venir directement À nos magasins et nous Vous certifinns que vous y trouverez dev vêtements confoctionnés d'une manière irréprochable.Malgré la longue expérience que nous avons dans ce département, nous avons jugé À propos de faire un voyage dans les grands contres américains, pour nous mottre au courant de toutos les meilleures améliorations et nous pouvons dire sans orainte, quo nus vêtements confectionnés sont d'une perfection et d'unc coupo plus élégante que la plupurt des vêtements qui sont faits sur mesure, Notre nssortiment se compose d'hubita en trap noir, on serge fran- gaise et anglai-e, en twecds de couleurs lea plus variés, Nous avons en wm mot l\u2019assortiment le plus complet d'habits, pan- talors, vestes et pardessus qu'il y à dans Montréal « mêimo dans la Puissance, Malgré les dépensos que nous avons été obligé de faire pour rendre ce dépmiteiment Unique cn son genre, nous rommes heurcux de dire que notre nouveau système nous permet do vendre nos marchandises encore à meilleur marché que par le passé.Naus espérons qui le publie voudra bien, comme les anodes précé- dentos, tenir compte des sacrifices que nous n'avons Cessé et que nous ne cesserons de faire, Comme nous le disions dans unc correspondance précédente nous tenons plus que jamais 3 donner pleine ct entière satisfaction à nos pratiques, Nous voulons avant tout, faire en sorte que la inaison I.A.BEau- VAIS soit reconnue comme la maison par excellence, non pos seulement des Canndiens-frangais, mais de toutes nationalités, Notre assortiment d'habillements d'enfants est immense, Nous vous en dirons un mot sur la prochaine, I.A.BEAUVAIS, 186 et 188, Ruc St-Joseph, Montréal.=\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014 AVIS, Province de Quebec, District de Montréal.| (Cour Supérieure No.2540, DAME AURÊLIE VERDON, du Village St-Jean-Baptisto, District do Montréal, épouse de AMABLE FRIGON, commerçant, du même lieu, a institué contre son époux une action cn séparation de biens- T.& C.C.pe LORIMIER, Prs ad litem pour la Demanderesse Montréal 21 avril 1883.\u2014ei L.PLAMONDON AUENT D'Immeubles ot do Placements No.35, RUE SANIT-JACQUES Montréal, -\u2014000\u2014- N.B \u2014Les personnes qui ont de propriétés à vrvdre, sont respectnease- ment priées de s'aboucler avec Mr L, Plamondon, On n'exige de frais de commission «ue duns le cas ou la vente 80 fuil.\u201416 die.F.L.Sarrasin AVOCAT, No.44, Rue Snint-Vincent.25 nov.\u2014fm.Pagnuele & St-Jean, AVOCATS, No.34, RUR ST-JACQUES Montréal.SIMEUN PAGNUELO, C.K.E.N.ST-Jan, B, C.L.2 dec.\u2014fm O.AUGE AVOOAT, No.I6, Rue Saint-Vincent.25 nov.\u2014fm, PRÉFONTAINE & MAJOR, AVOCATS, 14, Rue Snint-Tacques.Raymond Préfontaine, O.C.L.David Major, B.C.L.25 nov.\u2014fm Grasnshield, Bustood & Guerin AVOOATS 102, Saint-François-Xavier,* 2 dec.\u2014fm. (Suite de lu première page.) Ello gardait d\u2019ailleurs rancune à [Turon do son silence.Dopuis un an, on no l'avait pas revu À Ronues.Kile songen A lui éerire.Sa lottre était pressunto: un ami ne pouvait résistor À cetto prière, un complice dovait se hâter de compter lu somme domandée ou eraindro quelque terrible rovan- che.Xit n\u2019était l'ami de personno, et encore moins d\u2019une vicillo femmo décrépite ot moribonde ; s'il oxis- tait entre lai et Maraude quolques- uns de cos scCrets que l'on paye de sa vio ou do sa fortune, il no sem- bluit puint s\u2019on préoceuper.Les jours so passèrent, Aucune réponse ne parvint à Maraude ; furieure de ce mépris ot de cette accusation tacite d'impuissance, ello so roudit duns la taverno où Benoit dovait vonir la rotrouver.Elle but A crédit, #\u2019enivra 4 moitié, puis, posant secs bras croisés sur la table, elle s\u2019endormit.Lorsquo lo domestique do M, de Lormeuil la domandu à lu cabarotidre, celle.ci lui désigna une masse informe do haillons, Beooit lui secoun lo bras, \u2014Ah! c'est vous, père un tol\u2026 jo ne sais pas votre nom.\u2014C'est inutile.\u2014dJe mo comprends, ¢'est vous : l'exactitude ext uno jolie chose.Xit he m\u2019& pas écrit, le gueux, inaie il u'a pout-être pas reçu ma lettre, ot alors.\u2014Tl l'u reçue, dit Benoit, le len- | domain du jour où vous l'avez écrite.\u2014Vous en êles sûr ?\u2014 Très sûr.\u2014Qui vous l\u2019a dit ?\u2014Jel'ni lue.Maraudo ouvrit des yeux hébétés.\u2014Lue\u2026 et qu\u2019a-t-il répondu ?\u2014Que vous étiez une vieille folle ot qu'il n'avait pas pour de vous, \u2014Vieille folle! vicille folle! marmota-telle; il l'apprendra à sos dépons\u2026 Pour ce qui est do ne pas craidre la Maraudo, il a tort, le père Huron: les Lôtes venimeuses piquent toujours ! \u2014Notre marché tient-il ?manda Benoit.\u2014Ah! pour dix mille francs.Ecoutez, vous avez l'air d\u2019un honnête homme, répondez-moi comme devant Dion, Vous croyez on Dieu ?Benoît fit un signe do tête affir mati; la Maraude reprit : \u2014Serai je compromise duns \"af faire?Voyez-vous, j'ai eu des malheurs ot des carcades de toutes sortes ; l'hospice, Ia rue et la police correetionnelle, cola me connaît.Je ne veux pas do détention pour lo reste do ma vie; ot xi Vous m'\u2019assurez des rontos, il me faut la cer- de- titudo de les manger i ma guise,on | oui, dire cc que je sais | LA TRIBUNE | .toute liberté, et.de no pas êtro enfermée pour mea vieux jours.\u2014Maraude, dit Benoit avec un accent do franchise auquel il était \"impossible do se tromper.je vous {jure qu\u2019en livrant les scerots de Xit, vons rordrez un servico très | grand à dos porsonnes dont l'in- \u2018fluence vous défondra contre touto porsécution ; ni Xit ni d'autres ne { pourront rien cortro vous.Votre vie a été mauvaise, Votre vieillesse peut devonir facile, presque douce.! Commencez par uno bonne action, qui vous offre plus de profit quo touts vos infamaics passées; jamais on ne vous reprochers vos fautes, jamais vous n\u2019en Rorez punie, ot Dieu pourra vous pardon- ur, i I Marande hésitait encore; Benoit continua: \u2014Sur los borda de ln Vilainoe, Marianvo Goudrain avait autrefois , Une petite maison.Cetto maison est achetée.Les nouveaux propriétaires m'ont permis d'en disposer.Vous aurez dix mille francs ot la Maison pour vos aveux, Uno fois lo résultat quo nous cherchons défini tivement obtenu.\u2014¥a mairon.soupira la vieide \u201cfemme, ma pauvre maison ! | \u2014Décidez-vous.ot en mème temps il faisait briller à res yeux uno bourse pleine d\u2019er.\u2014faites.moi dos questions, - Non.Ferivez sur cotto feuille ; tuera\u2026 D'ailleurs, ajauta-t-elle, je de papior co quo vous savez su Xit Huron.\u2014S'il apprend quo j'ai fuit uno those sombluble, il se vongera.\u2014 LI no le pourra pas.\u2014 Pourquoi ?\u2014Si vous êtes franche, vous stivez ce qui l'attend.La vieiile frissmnna, \u2014Jo ne poux pas, je ne sais rien.murmura.t.ello, \u2014Tout à l'houre vous étiez décidée.A \u2014Oui, l'argent, la maison; mais maintenant je ne peux pas, je ne sais rien ! Benoit remit l'or dans sa poche et se leva.* \u2014Si vous avez à m'écrire, voici mon adresse.Retanez bien ccci: Vous refusez de parler, on agira pans vous; alors vous perdrez les bénéficor de vos avoux ot vous aurez À supporter les conséquences | de découvertes que vous n'aurez pas | aidé à fair.Comme In réflexion | neut corriger vitre volonté, ju vous laisse an moyen de m'avertir.Benoit sortit; In vicille femme le suivit des yeux, tentée qu'elle était de lo rappeler et de prondro In bourse gonflés d\u2019or.Muis cette réflexion l\u2019arrêta : \u2014Xit sanra que j'ai parlé, il me puis lui récrire.Comme la première fois, Beuoit 80 dirigen vers ln demouro de l'avocat.De nombreux clionts at.tondnient dans lo petit salen; il traversa la fonlo dos plaideurs, dit tout bas doux mots au secrétaire \u201cjui lo conduisi par un cabinet particulier, do tello sorte quo Benoit pouvait ontrer près do son conseil suns attendro que la liste fut épui- »éo.Au bout d'un quart d'heure Bonoit fut introduit.\u2014Bonjour, mon brave * Benoît, dit Anglès; avons-rouseu bonne audience ?\u2014Non, monsieur Anglés; |, vioille 50 tient sur la défensive, et nous n'en tirerons pas grand\u2019 chogo, Co mayen est mauvais : mettons-le au feu, C'est dommage qu\u2019on ne puisse y joter Marnudo avoc ! J'ai quolque chose de mieux, \u2014Ah bah ! \u2014Au liou de prondre Xit par ln délation, jo le prondrai par l'amour, \u2014Lui ?\u2014Oui, monsiour Anglès, lui! \u2014Je ue crois pas à co moyen, Benoit, Pensons plutôt à la dame mystérieuse ; Celle-là\u2026.\u2014Celle-là no peut vien dire, monsiour: livres, flours, musique, voilà tout co qu'elle envoie à mon pauvre maître.[I faut plus que cel, n'est-co d'uffaire ?pas, pour lo tirer À continuer.Cotons detailles au prix du gros Pour l\u2019ouverture du COMMERCE de PRINTEMPS.Nous détaillons les Cotons Jaunes d'Hochelaga et les Cotons Blanes de Valleyfield aux prix exacts de la Manufacture.Nous ne faisons aucune restriction quant à la quantité car nous voulons satisfaire toutes nos pratiques.C\u2019est au moins le quart de acheter vos COTONS chez DUPUI Coin des Rues Ste - Catherine et votre \u2018argent que vous épargnez en venant S FRERES MONTREAL.St Andre, "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.