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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 14 juillet 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1883-07-14, Collections de BAnQ.

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[" VCL.III\u2014No.39.MONTREAL, SAMEDI 14 JULLET 1888.means RIBU LE Neo.2 CeNTs L.0.DAVID ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Paralt tous les samedis.Les abonne Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE.w.F.DANIEL, N.3 LE AUGUSTE SNEIDERS.II Suite, exposée à de semblables revendications ! Quoi d'étonnant donc à ce quo, de ce côté aussi, olle considérât comme suspect cet élrange inconnu qui venait prétendre, non pas à une misérable somme d'argent, mais à sa fortune tout entière.Lo joueur d'orgue avait remarqué les hésitations de la comtesse.En lui aussi, se livrait un violent combat intérieur, Deux souvenirs, d\u2019une uature toute diverso, le torturaient.Enfin cotte lutte si oruelle prit fin.Faisant violenco à ses sentiments Walter rompit le lugubre silence qui régnait dans l'appartement.~Vous avez raison do ne pas me vouloir reconnaître, madame, vous tvez raison.Etaie-je donc insensé, Quand, quand pauvre ot misérable, Jequittai la terre d'exil avec la Tadieuse illusion de pouvoir encore We fois embrasser mon enfaat ! J'aurais dû me souvenir que mon retour, que ma rcconnaissance al- hieat jeter une nouvelle souillure fur mon blason que le temps avait presque purifié\u2026 Oui ! Oui ! je m'en rai; je ne veux point le malheur de Ton enfant, je ne la verrai pas, ju Do lui parlerai point.Mais puisse Dieu vous pardonner le mal que Yous me faites | Le vieillard prononça cos paroles d'un ton si ému quole cœur de la fomtesso ge remit à battre avec une Douvelle violenco, \u2014Vos paroles me touchent profon- ément, dit-elle, mais je ne puis admettre que vous disiez vrai, Un ait de rewemblance, quard il oxis- knit, no me convainoraït pas.J'ai lts preuves de la mort de mon mari ; d : REDACTEUR-PROPRIETAIRE.ments datent du ler et du 15 de chaque ABONNEMENT.pierre?Non! noul madame, n\u2019e- U 21.00 snyez pas de vous tromper vous M AM ecovovre svvoveres sosomveus vous .P SIE W008 revere serene erence $0.50 | meme.Votre époux vit; en ce ADMINISTRATEUR re EE MOILEBTON DE * LA TRIBUNE \" JOUEUR D'ORGUE Ce n'était pas la première fois quemadame de Hilgonoord était \u2014 placer au cimetière un mausolée à sa mémoire, ' A cos paroles, un sourire amer se dessiva sur les lèvres de Walter : \u2014Les mausolées, madame, s'élà- veut facilement dans les temps troublés où nous vivons, Mais mes cendres roposent elles aussi sous cette momeut, il so trouve devant vous.Au mémo instant, la porte s\u2019on- vrit ct une jeune fille apparut Elle était vraiment belle avec son visage ovale, ses cheveux blonds bouclés et ses yeux blous qui semblaient réflc- ter un ciel d'azur.Ses joues étaient légèrement colorées et le poète au- pu comparer, à bon droit, ses l&vrea de vierges aux fraîches pétales do Ja rose.Toute sa personne respirait la jeunesse et le bonheur, l'innocence et l\u2019aimable poésie.Il y avait en clle quelque chose d'enchanteur qui n\u2019appartient pas à la terre.Uette belle et séduisante créature pouvait avoir environ dix-huit ans; mais sa taille était si svelte, son regard nvait une \u2018expression.si déli- ciousement naïve, le sourire qui se jouait sur ses lèvves était si innocent, qu\u2019à peine on lui aurait donné soize printemps.C'était, Régine, la jeune châtelaine d'Hilgenoord.En la voyant entrer, le vieillard poussa une joyeuse exclamation.Soudain il s'arrêta, sccoua douloureusement la tête ct murmura: \u2014Non |\u2014à mesure que Régine tout étonnéo s'avançait, il reculait, mais sans quitter la jeune fille des yeux.La comtesse avait observé tous ses mouvements qui, sans doute, n'étaient pas de nature à la convainers do la véracité du récit du vieillard.Au contraire, le maintien de l\u2019étranger était si singulier, si peu naturel, que la dame, croyant avoir affaire à un insensé aurait sonné ua domesti que si elle\u2019 n'avait oru d\u2019a\u2019abord éloigner sa fillo.\u2014Mon onfant! s'écria-t-olle, en étendant le bras entro, le jouour d'orgue ot la jeune fille.\u2014Maro, que se passe-t-il 1 demanda Régine d\u2019une voix craintive \u2014 Rien, dit le vieillard d'un ton calme.Je me tairai, madame.\u2014Pauvro homme | soupira Régine.Le doux accent de cette voix consola quelque pou le vicillard et, saisissant brusquement .ls main de Régino, il la pressa sur, ses lèvres.\u2014Mère, dit-elle toute émue, nous devons venir en aide À ce Fauvre malheureux, Oh! je connais votre cœur, vous ne le luisserez pas partir d'ici sans secours.Ce \u2014Non, chère \u2018onfant, sois trau- quille, répond sa mère; mais, pour l6 moment, fais-moi le plaisir de, te retiror, \u2018La comtesse reprénait visiblement, son empire sur'elle-môme et ea pré- et, il y a dix-huit ans, que j'ai fait BUREAUX : 25 Rue ST/-THERESE.avec son Calmo habituel et la jeune fille s'empressa d'obéir à l'odre qu'elle venait de recevoir.Miis, arrivée à ln porte, elle s'arrêta, an moment, fouilla dans res pc zhesct, revenant vapidement aur ses pas, lle déposa, avec un adorablo peste, ga petite bourse dans la main du jouur, d'orgue.if Walter était comme pétrifié, Ce\u2019 ne fut que lorsque Régine fut soitio qu'il laissa tomber la bourse à tes pieds.\u2014Madame, dit-il à Begge, estce là votre fille, car je n'ose dire la nvienne\u2026 Oui?Eh! bien! qu'elle soit houreuse | son père retounc parmi les morts ! : Walter essaya de replncer Vorgie sur son dos, mais ses forces le trati- rent, I \u2014Soyez assez bonne pour m'aider madame, dit-il,en regardant fixemänt la Comtesse.Un instant, Begge eut I'idée d\u2019appeler un domostique, mais elle se raviss, Des yeux étrangers ne pouvaient voir co qui se passait, La noble dame se baissa et aida Walter à hisaer l'orgue sur son dos.L'im portun visiteur ge dirigen vors-là porte.\u2019 La comtesse le suivit\u201d des yeux avec émotion, Au moment où Walter 8e retirait, elle erut déméler dans ce visage ridé un trait qui ne lui était pas étranger, Peut-être n'était-co qu'un jen de son imagination.En effet, si cot homme efit 6té le comte Waltor, il ge sernit présonté au château le front levé, fièrement, comme il convient à un maître, tandis qu\u2019il s'y était glissé timidement ot.furtivement, comme ne l'eût pas même fait un époux coupable.Non! assurément ce n'était pas lui.Tout à coup Begge se rapprocha vivement du joueur d'orgue, le saisit avec impétuosité par le bras ot dit d\u2019un ton saccadé : \u2014Si vous êtes réellement Walter d'Hilgonoord, répondez-moi.Que s'est-il passé ici dans cette chambre, dans la nuit du 11 septembre 1799 ?Parlez, oui, parlez-moi de cette nuit, do cotte épouvantable nuit! Lo joueur d\u2019orgue trombla de tous ses mombres nu son do cotte voix, Une pfileur mortello ec répandit sur son visage et, de ses deux mains, il cssaya de ropousser la comtesse qui so dressait devant lui.\u2014Cette nuit\u2026?balbutia-til enfin le 11 septembre.C'était quand le.ot il se frappait le front comme s\u2019il voulait réveiller ses souvenirs.C'était.non.Dans octte chambre?.Ne mo regardez pas ainsi, madame, votre regard mo torture.Tei, dites- vous, dans cotto chambre, pendant la nuit du 11 septembre.Ah! ah! savez-vous bien qui je suis ?conti- nue-t-il fièrement ct cn élevant la voix, pendant que ses youx prenaient do plus en plus l'expression vaguo ot indécise qui cst le Caractère do la folie; je suis le comte Walter de sence; d'esprit Elle erabrasça Régine Ho visns 7 Woe pL nT eR Hilgenoord ! _ ae Lodi La comterso secoun la tête d'un air incrédule ot ajouta d'un ton triomphant : Si ce que vous dites cat vrai, vous ne savriez Avoir oublié la nuit du 11 septembre! Oherchez encoro duns vos souvemirs\u2026 Il n'y avait déns\u2018ertto chambre que Walter son père ct moi, - rhr-Oui, je nie rappelle tont, s\u2019écria te vieillard visiblement frappé.Ouil vous, mon pére ct moi.nous vous trouvions A cotto place.Pais se laissant do nouveau aller à sos sombres souvenirs, il secoun la\u2019 tête et êtes-vous ?Etes-vous co fantôme qui me poursuit toujours quand je suis seul ?\u2026 Arrière! \u2018Au nom de Dieu ! enchez ces doigts sanglants! formez ces yeux ardents | Visiblement.itpressionnée, la comtorso sc demandd si cet homme était vraiment insénsé ou si, par.une folie feinte, il voulait 50 \u2018tiror de la position délicate où il se trouvait.Etait-ce Walter d\u2019Higenoord ou bien était-clle trompée par un vil intrigant ?Et de nouveau la voix &c fit entendre daus son cœur :\u2014 Walter est morbl\u2014Elle w'en tint à cette dernière.inspiration et altacha d\u2019autant plus d'importavce.aux.affirmations du vioillard, que celui-ci se retourna en co moment et gagna la porte à pas pressés, La scène qui venait de se passer avec l'inconnu avait profondément impressionné Bcgge, ot il fallait sans doute attribuer à cette émotior Ja négligence qu\u2019elle venait do commettre, en ne prenant pas immédia- toment des mesures pour que oct homme quittât le village.Régine ne devait pas apprendre ce qui venait de sc passer.La seule supposition que son père, pouvait vivre encore suffirait pour lover un coin du voilo qui coavrait la Fouillure du nom paternel.Quand le calme lui fut revenu, elle réfléchit longuement à la scène émouvante qui venait de so dérouler, Elle frissonna on songeant que l\u2019arrivée de ce joueur d'orgue pouvait faire découvrir à son enfant le secret de la vie de son péro; et alors tout l'échafaudage qu'elle avait dressé au prix de tant do peines s\u2019é- cæoulait commo un château de cartes! Lo blason do sa fille scrait une seconde fois souillé par le crime de son pèro, maintenant que le monde avait passé sur tout cola l'éponge de l'oubli ?.\u2014Non! mon enfant, s'éoria la mére afiligée, non, tu no sauras jamais ge qui oppressait le cœur do ton pèro! Il ne peut ressusciter d\u2019entre les morts pour te l'approndre! Ta mère restora muetté commo une tombo.Sois houreuse, Régine ! La vie, pour ta pauvre.mère, fut semée d'épines, qu\u2019elle le soit de roses pour toi! Pendant co temps lo jouour d'or- guo quittait le'ehâteau d'Hilgenoord.Sur le pont il trouva O dibmbelle qui battit des mains én revoyant on finit par aire: :Où suis-je?Qui] vioil awi, Walter prit avec indiffé-j W.F, DANIEL: ADMINISTRATEUR rence la muin quo lui tendait la petite fille et il se laissa conduire par elle.Avant do quitter le pont, son\u2019 oreille fut frappéo!: par les sons d'un clavecin ot le chant d'une douco voix de fomme, qui partaicnt \u2018d'uno des fenêtres du châtsau ; il s'arrôta pour écoutor.\u2014C'est mademoiselle Régino, dit Colombelle, d'un ton de contentement intime, Oki! comme c'est beat! Ecoutez 1.Fe - \u201cWalter n'écoutait-plus; il s\u2019avan- gait on silence.| {+\"\" D'une fenêtre du dhâtéau] la comtesse le vit s'éloigner.Nous dovons l'avouor, le cœur da la mère battit do satisfaction.Un \u2018instant après, elle ontendit lo son d'un orgue.Pou à pou les sons expirèrent dans le lointain.Le siléuco ct la nuit enveloppèrent le châtoau d'Hügenoord, sans que cet événement 6x3 traordinaire cût troublé un instant le repos de Régine.!\"'Éa mère en remerciait le ciel, - Loe : Ir b- het.i ' 40e A \u2018Non loig du manoird'Hilgenodri, s'élevait, à l'ombre d'un grand noyer; une charmante maisonnette, En quelque saison Çu'on.la vit, toujours ses murs étaiont propre- mont blanchis.Pendant l'été, \u2018uno luxuriante vigne tapissait de ses riants fostons la porte ot la fonêtre.Uno haie d'aubépine, enguirlandéo de plantes grimpantes des plus variées, entourait de toutes parts la modoste habitation qu'une porto à claire-voie peinto en vort séparait la rue.Derrièro la haie on romarquait des parterres soigneusement entretenus\u2026 Pour sûr, uno main attentive prodiguait ses soins aux favoris do Flore.L\u2019intéviour do la maison avait un enchot de vétusté bien marqué; néanmoins tout y était propre, coquet même ct agréablemont aménagé.Pour parquet de simples ceor- reaux rouges semés de sable fin ; les vitres, enchfsséos dans du plomb, étaient sans rideaux, mais les fleurs qui les oncadraiont remplacaient avantageusement ls mousseline absente, Un feu clair crépitait dans l\u2019âtre ot un bon vicux fautouil vous tondait los bras.Cd et là, sur la table, sur los chaises, on voyait quelques livres ot des morceaux do musique épars\u2026 D'où nous pouvons conclure que le maître de céans, tout en s0 livrant à des études sériouscs, no dédaignait pas les charmes de ln musique, Nous le trouvons en ce moment dovant la fenêtre, regardant fixement la vaste plaine qui s'étend devant li.\u201c Il paraît avoir dix-neuf ans.Sa mise n'est pas précisément celle d'un campagnard { ce n\u2019est pas non plus celle d'un oitadin ; elle tient à la fois de l\u2019une et de l'autre.Oe jeune homme.ocotpe dans la village une quantité do fonotjons ot (Suite à la quatrième page.) LA TRIBUNE MunTRr£aL, 14 JuiLner 1883.DE SOUSORIPTION LORIMIER, Dimanche prochain, le comité ira à l'Assomplion présenter à Mme de Lorimier le montaot qui lui était destiné, Une exoursion a été organisé à cette occasion et le comité sera accompagné d'une bonne partie de l\u2019élito de notre société.Le Terre- Lonne partira à sept heures du matin afin que les excursionnistes puissent entendre la messe à l'Asromption, Mr le curé Dorval a bien voulu promettre de nous attendre.Dans l'après-midi, à trois heures, il y aura une séance publique dans laquelle figureront nos amatours les plus distingués ot des orateurs apparte- aux deux partis, entr'autres les hons MM.Mousscau, Tallon, Mercier, MM.Fréchette, David, Les dames de Montréal se proposent de prendre part à cette excursion patriotique.Des circulaires ont été envoyées dans toutes les paraois- scs du comté pour inviter les gens à assister À la démonstration, L'idée d'avoir une séanco publique à l'Assomption à été muggérée par M.Chevalier qui s\u2019est donné beun- coup de peine pour la mettre à exé- oution, Le produit de l'exoursion et de la séance publique sers divisé entre les familles des victimes de 37-38 et l'hôpital ou Providence fondé à l'Assomption par le rév.M.Dorval, Les messieurs du collège de l'Assomption ont bien voulu mettre à notre disposition leur grande salle publique qui contient plus de 2,000 personnes.Ilya à l'Assomption quelques bons hôtels où les excursionnistes trouveront, nous l'espérons, tout lo confort désirable ; on pourra aussi diner à bord, Mais le comité ne prend pas la responsabilité de ce département; ce sora l'affaire de chacun.Passage $1 pour hommes; 50 cta pour dames, 25 cts pour enfants, Séance 26 cta.xx La messe, dimanche prochain, à L'Assomption, sera chantée par un chœur des meilleures voix de Monttréal.INJUSTICE.\u2014 Nous no sommes pas un admirateur passionné do In Cour Suprême, quoique nous la croyions aussi bien composéo qu'elle péut l'être.Nous trouvons étrango qu'uno cour composéo de six juges, dont deux soulemont roprésentent notre province ct sont familiers avec notre droit civil, soient appolés & renvorser les jugemonts rendus par nos cours d'appol.Mais nous trouvons injuste qu'on lui fasse porter en Ce moment Ia réspousabilité den lacunes ou des errours que contient la constitution du pays.Voyant aujourd'hui les résultats fanostes du caractère ceu- tralisateur de cette constitution ct n'ayant pas lo courage d'avouer leur faute, certains journaux conservateurs veulent sauver leurs chofs aux dépons d'un tribunal qui ne pout pas se défondre, La quostion est pourtant bien simple.Qu'arrive-il?Ce que tous les gens impartiaux que ne dominait Etant donnée une constitution fédérale on le gouvernemont contral est souvorain ct possède tous les pouvoirs non spécialement attribués aux législature locales, on doit nécessni- roment s'attendre à ce que dans le Cas de conflit ob de doute l'autorité fédérale l\u2019emportors.La clause 91 de l'acte fédéral ne contientelle pas la règle d'interprétation à laquelle les tribunaux doivent se conformer ?La constitution des Etats Unis est bien différente, Elle decrète que es états sont souveruins et possèdont tous les pouvoirs non spécialement délegués au gouvernoment fédéral, Aursi, los tribunaux dans Ge pays ne manquent jamais d\u2019avoir recours à cetto clause pour régler dans le sons do la décentralisation les diffé- ronds qui surgissent entre les deux autorités, On parle des intentions des fonda- tours de la Confédération.D'abord, il y aurait beaucoup à dire sur res intentions, celles de Sir John, par, exemple, qui a bien dû se moquer des déclarations faites par ses callè- gues de la province de Québec, lorsqu'il avait mis dans la constitution ce qu\u2019il fallait pnur en faire uve union législative déguisée.D'ailleurs, quel est l'homme de loi sérieux qui osera prétendre que les tribunaux doivent aller chercher eu dehors de la constitution elle- même, dane les discours prononcés par les politiciens.lo motivé de leurs jugements, les moyons d'interprêter l'acto fédéral ?Que les gouvernements locaux aient recours à Ces moyons extéricurs pour demander une révision de In constitution nous compronons cola, mais qu'on demande aux juges d'on faire autant, quand ils ont pour so guider une constitution écrite, quand ils sont en face d\u2019un texte si clair, c\u2019est étrange.LA cour Suprême est contralisa- trice, dit-on, mais sans doute, ot ello le sera aussi longterapa que ls constitution aotuelle durera.On va jusqu'à faire croire qu'elle jugerait autrement si ello avait été nommée par Sir John.Mais elle serait pire, puisque Sir John veut la centralisation, l'union législative mdmo, pendant que M.McKenzie, M.Blake et lee chofs du parti libéral sont des partisans acharnés de la décontralisa- tion et de l'autonomie des provinces, Voilà qui est clair, il nous som- ble, ot pourtant il doit y avoir, à l\u2019houre qu\u2019il cst, bon nombre de gens qui croien sincèrement que Jes libéraux sont encore responsables des vicos d'une constitution qu\u2019ils ont combattue.Ces pauvres libéraux, ils ont besoin d'avoir le dos large, car outre lours péchés ils sont obligés de porter ceux de leura cunemis, Non, soyons donc assez francs pour admettre que ce qui arrivo a été prévu ct proclamé sur tous les tons on Angleterre comme au Canada et dovait nécessairement arriver, Il s\u2019agit maintenant d'avoir assez de patriotisme pour arrêter le flot qui monto, pour opposer une diguo au torrent qui menace d'\u2019onle- ver nos institutions provinciales.Plusieurs journaux conservateurs ont jeté déjà le cri d'alarme et demandé uno révision de la constitution, Cela vaut mioux que de se laver los mains et de domander la mort des juges qui eroicut faire leur do- voir en jugeant suivant la loi.EE ES LA TRIBUNE LAREVOLUTION FRANÇAISE D journaliste dit do la révolution frafnise ce que nous avons souvent pe ct essayé de dire.11 nous a totpurs paru certain que les abus dep monarchie, les crimes et les folis de Louis XV donnaient aux Fraçais le droit de vouloir des ré- fories, mais leur grande faute est de l'avoir pas su profiter des bonnes dispsitions de Louis XVI ct d\u2019avoir sap les fondements même de la reltion et de l'état.Aussi quels résitats ont-ils obtenu?Ils ont rendu le despotismo de Napoléon 1er néessaire, si nécessaire que les ré- puflicains los plus acharnés l\u2019ont acopté.Voici ce que dit l'écrivain duFigaro : * L'anriversaire du Serment du Ju de Paumo et la solonnité avec lacuelle on le célèbre aujourd'hui à Vesailles, raniment le débat éter- nelement pendant sur la Révolution frmçaise.Etait-elle indisponsable ?Pavait-on l'éviter?Ne pouvait-on du moins la réaliser sans verser le sm, sans dresser l'échafaud, suns laisser un long rouvenir d'horreurs din ln mémoire des hommes ?\u201c Les révolutionnaires les plus passionnés sont forcés d\u2019avouer que la Terreur n\u2019était pas nécessaire et c'est sur ce terrain, je crois, qu'on peut raisonnablement discuter.\u201c Qui! la Révolution devait êtro faito.Oui! elle devait et pouvait l'être autrement.\u201c La prouve, c'est que toutes les autres nations l'ont faite aussi, par fragments, sans convulsion et sans souffrance.\u201c L'Europe entière, suut la Russic, jouit aujourd'hui du régime que les constituants voulaient assurer à la France et qui \u2014 6 triomphe de l'ironie! \u2014 ne lui fut rendu que par la Restauration, après vingt-cinq années de tyrannie populaire ou militaire, \u201c Lia méthode suivio par les au tres nations eut l'indicible avantage do souder le préseot au passé, de n'éliminer que des formes surannéos et de laisser subsister le fond même des institutions, \u201c Comme l'a excollemment démontré M.Taine dans ses « Origines delu France contemporaine », la grande erreur des hommes de 1789 fut do rompre avec l\u2019ancien état social, sans avoir rien préparé qui fût propre à le remplacor.C'est sur ce sol violemment remué que nous piétinons dopuis près de cent ans, sans avoir appris à aimer et A res pecter la liborté, promior prétexte de la Révolution, Nous n\u2019avons pas davantago pu fixer le mode définitif do notre gouvernement, tandis que les nations qui, comme l'Angletorro, l'Autriche ou l'Allemagne n'ont pas eu l'honneur do faire elles-mémes la grosse ct tristo bosogne révolutionnaire, vivont paisiblement cn monarchie avec un ensemble de droits et de devoirs, de libertés et de contraintes dont se contentent tous les honnêtes gens.»\u2014F.M.UNE OOMPARAISON.Parmi les hommes quo les républicains français red.utent le plus en co moment il faut mentionnor lo comte de Mun.M.de Mun n'est pas seulement un orateur brillant, mais c\u2019est un homme d'action, un travailleur.Que fait-il?Il forme dans toutes les grandes villes de France des associations, des corcles catholiques dont lo but cst de réunir les de s\u2019instruire, de se protéger, de connaître leurs droita ct leurs devoirs envera Diou, leur pays et leurs familles.Il leur apprond nun sou- lement à amélioror lour sort mais à suvoir supporter on mêmo temps lea misères de ln vio en vue d'un monde mei'lour.Que font les journalistes et les orateurs dévoyés de la révolution ?Ils poussent l\u2019ouvrier À hair tout ce qui gêne leur ambition, leur égoisme et leurs passions, île détruisent en eux la résignation en leur enlovant Ja foi et l'espérance.Qui fait meilleure œuvre même au point de vuo du bonheur purement terrestre ?Qui sert mieux l'humanité, la patrie, les classes pauvres ?On se rappelle qu3 nous soulevf- mes une longue et vive discussion, il y a une dizaino d'annéos, dans l'Opinion Publique, relativement à l'étude des classiques.Nous avions alors très pou d'instruction pratique dans le pays.Cette discussion à [a- quelle tous les journaux prirent part eut pour effet de donner un élan incontestable A cette instruction pratique dont notre population avait tant besoin, Nous ne contestions pas l'utilité de l\u2019étude du grec et du latin, nous ne demandions pas qu'on sacrifiit complètement les langues mortes, mais nous nous efforcions de démontrer qu\u2019on devait donner plus de temps À l'étude des langues vivantes ot des sciences modernes, Nous disions que le devoir de ceux qui s'intéressaiont à l'avenir de notre nationalité était de donner à notre population l'instruction pratique qui seule lui permettrait d'occuper dans le commerce et I'industrio une position honorable, Enfin nous disions que lo besoin du moment n\u2019était ni le grec ni le latin, mais l'anglais, l\u2019arithmétique, le dessin, ln mécani\u2014 quo, et on général les sciences oxas- tes, Le Courrier des Etats-Unis fait l\u2019éloge d'un discours magnifique que viont de prononcer sur cette question M.Charles Francis Adams, le représentant d'uno des familles les plus distinguées des Etats-Unis.C'était à la distribution des prix de l\u2019université de Harvard où tous les Adams ont fait leurs étude.M.Charles Francis Adams ayant été invité à prendre la parolo & jugé à propos do dire ce qu'il ponsait de l'étude du grecet du latin et en général du système d'éducation en viguour dans le monde enticr.M.Adams a été plus loin quo nous ne voudrions aller, car il n\u2019a pas craint de diro que le temps qu\u2019il a passé À étudier le grec et le latin, le grec surtout, a été du temps perdu, ct il n\u2019a jamais cossé de lo regretter.Une pareille déclaration de la part d'un te] homme ne pout manquor d\u2019exciter quelque surprise.Les Adams ont dû, dopuis l'origine de la République, la plus grande part de leur supériorité sociale et politique à leur éducation libérale, dans un milieu où les moillours csprits ont été plus généralement retenus dans le terre à terre des actualités militantes qu\u2019elevés dans les screines régions de l'esprit; et À cette éducation même, aux premières impressions qui ont fait le foud do leur bagage intellectuel, ils ont dû, sans doute,de n'être point descendus dans l'arène banale où s'agitent les politi- cions.Il faut dire cependant que M.Adams s'en prend moins aux études classiques on elle-même qu\u2019aux méthodes d\u2019enscignement, qui absorbent trop de temps, et n\u2019en réservent pas pes l\u2019osprit de parti out prévu.ouvriors «t de leur donner los moyens 2577 mp ces nécessaires pour ouvrir aux jeunes gens les carrières diverses qui les attendent, Il renil cortes hommage à lla culture littérairo, ot il reconnait que la connaissance deg chefs-d'œu- vre de la littérature latins ost une excollonte préparation pour épurer le goût et même pour former les cars.tères : mais il voit un double emploi d\u2019une médiocro utilité dans l'étude simultanée du grec, plus difficile à a-quérir.La littératuro moderne, ou plutôt lon littératures modornes,fplug accessibles avec moins de travail, contiennent d'ailleurs, sinon tous les éléments intellectuels que renforment les littératures anciennes pour les purs lettrés, au moins tout ce qui peut servir à exercer, à préparer, à discipliner les esprits destinés à remplir d'autres fonctions dans le moade, En résumé, il voudrait qu'au lieu de tonir In première place dans Tensegnement universitaire, le latin et le gree fusseut subordonnés aux langues vivantes, nu français ot à l'aile.mand ; il transige volontiers cependant, et il propose à peu près formellement que, dans les examens préliminaires pour l'admission au collège, on exige le latio comme base obligatoire, mais le français où l'alle- man't au choix à la place du grec, Louis Riel demeure depuis quelque temps duns le Montana; il ost marié et a un enfant.Tlest à Winnipog en ce moment pour affaires et sa présence sur le théâtre dos événe- ments de 1870 n'aurait été remarquée quo par un certain nombre de ses amis si les reporters des journaux auxlais de Winnipeg n'avaient pas rapporté la conversation qu'ils ont eue avee lui.Riel a répandu À toutes les questions qu'on Jui a posées même sur les points los plus délicats, Il a dit qu'il pouvait avoir commis quolques légères érreurs mais qu'il ne regrettait pas ce qu\u2019il avait fait et axirait de la mêmo manière, dans les mêmez circonstances.L'exéeu- tion de Scott était un acte nécessui- re.C'était un homme violent, qui rofusn jusqu'au dernier moment de se soumettre et cssaya même dans la prison de tuer l\u2019un des soldats qui le gardaient.JI avait auparavant traité de la manière la plus berbare un métis du nom de Parisien et sa mort seule pouvait donner satisfaction à l'indignation publique.Riel loue Mgr Taché ct le gou verneur Archibal muis condamne fortemeut la conduite de Sir John et de Sir George Etieune Cartier, Il n\u2019a pas une grande confiance dans la durée du mouvement qui se fait duus le nord-ouest canadien, Il croit que dans douze nos sa période de prospérite sera passéo ; il en dit autant du Canudu.Les meilleures terres sont prises ct cles ue valent pas les pires de l'ouest amé- ricnin, Dans dix ans les métis auront presque disparu, ils ne sont ps8 capables de lutter contre l'immigrs- tion vigourense qui envahit le Nord- Ouest.Voilà à peu près le resumé des idées exprimées par Riel.Lo reporter njoute que Riels trente neuf ans, qu'il a boone mine ot une figure qui dénote do l\u2019évergie et de l'intelligence, Un Anglais du vom do Brock publiait, le londemain, dans le Fre Press, une lettre violonte pour exo ter lu population anglaise contr Riel, Il demandait si l'autour du meurtre de Scott pouvait vivre \u20ac sûreté à Winnipeg, si on co devait pas au moins aller le trouver pouf le sommer d'indiquer l'endroit où lo corps de Scott avait été enter.\u20ac 88s0z à l'acquisition des connaissan- Sosa Te \u2014\u2014\u2014\u2014 LA TRIBUNE æ matos Nous avons Ju aves plaisir daux 1 Etendard le discours prono neé à Windsor par Sir Hector Langevin.Ta donné à la population cana- diennc de vel endroit d'excellents conseils : « Loi dit-ilje l'ai appris aveu hou.hour, on ne change pas son nom, comme on le fuit de quelques noms français eo certaines parties des Etats-Unis, lei,un Mathieu ne s'appelle pas ue Macdonald, un Poirier pe change pas Ron non en celui de Perry, M.Roy n\u2019est pas M, King, ni M.Leblanc, M.White ; Boisvert ne s'appelle pas ici Greenwood.Encoro ici, imitez los Anglais; vous ne verrez jamais un Greeuwood s'appeler Boisvert.«Vous avez de bonnes écoles; dest un grand avantage, Voulezvous svoir votre part des emplois dans le service civil?Que vos fils se préparent, par une excellonte éducation, à remplir les plus importantes charges de l'Etat.L'éducation ast nécessaire partout.« Mame pour un simple messager, il faut de Vinstruction, sinon la con- paissance des hautes sciences, du moins les éléments de l\u2019arithmétique et l'orthographe dans les doux lan - gues, Avec une bonne instruction, uo employé, malgré qu'il commence dans les emplois les plus modestes, peut aspirer aux plus hauts emplois, vil est de bonne conduite et travaille bien, \u201d La commission du service civil a opéré une réduction de 850,000 ot on dit qu'elle n\u2019a pas fini sa boso- gee.Nous demandions 3 M.Mousscau - de montrer de l'énergie, eh bien! il amontré de l'énergie cn mettant immédiatement à exécution les réformés proposées par la commission.Il est vrai qu\u2019il lui fallait bien faire quelque chose pour justifier la nomination d'une commission qui coûte cher et dont la besogne aurait pu ttre faite facilement par los chefs des départements, On assure quo les démissions ct lea réductions no seront que tempo- nites, mais nous ne lo croyons pas.Ce serait un jeu dangereux dans les circonstances, Si ls commission con- tive & faire son devoir, ct agit impartialement dans l'intérêt seul de la province et si le gouvernement lui prête main forte, il faudra lour en tenir compte.C'est précisément farce qu'ils font une œuvre difficilo, truelle méme que le public doit leur tendre justice, \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 La fraise est sans oul doute lo frait 1e plus rechorché, tant à cause desa saveur déliciouse que de sa Muarité de son arome : Rouge au dehors, blanche au dedans, Comme les lèvres sur les dents, La fraise répand sa douce haleine, Qui tient de l'ombre et du rosier.mand elle monte au fraisier, sait que la fraise est prochaine.Mais elle jouit aussi comme médi- \u201cment do certainos propriétés dent © 4 souvent tiré parti, Si, en mangeant ce fruit délicieux, Tous voulez jouir de tout son pare fu, faites-le cueillir le soir autant Ye possible, et jamais le matin.tiller aussi à ce qu'on laisse la Queue, car les fraises ne doivent être chien que peu d\u2019instant avant les servir, Les meilleures sont les potites oe S&UvAges que l'on cuellle dans bois, a TE» TERIA § - M.Aurélien Scholl trouve quo le joueur d'orgue est l'ernemi de l'homme de lettres, Certains airs on vogns deviennent.de véritables scies, et lo panvre diable qui vient les moudre roux nos fenêtre arrôte net l'inspiration et le travail, et à vo propos il raconte coui : Méry était un jour en virite chez Jules Sandear, quand un virtuose de Barbaric s'arrêta nevant lu maison ét so mit À tourner In manivelle.L'auteur des Suez et?parchemins eut NN mouvement d'anputience Tl eleva.prit une pièce do cin- GQuante Cenlimea et, la jetant au Leeoeq auvergnat qui troublait son repos, il Jui cria: \u2014'T'enez, mon ami, allez vous.cn ! Méry se leva en haussant les épaules.\u2014 Comment ! fit-il avec mauvai- humeur, vous encauragez cotto coupable industrie ?Cot homme Va revenir tous los jours maintenant, et, non content de cola, il donnora le mot à ses camarades, Commer:t fairo?demanda Sandesu.\u2014J'habito rue dos Martyrs, continua Méry, l\u2019une des rucs do Paris où il vient le plus de jouours d'orgue.À pcine installé dans mon appartemont, ju venais d\u2019ouvrir ma fenétre, quand un do ces instrumentistes s'arrêta sur lo trottoir en face, Tl entama le Miserert.\u2026 Jo donnai nussitôt lea signes d'une vive salisfaction, Après le Miserere, il mo gratifia de in Valse des roses.Je pris uno chaise et m'assis sur mon balcoo L'homme jona: Ohé/ les p'tits agneaux.J'apylaudis À outrance, Il passa au Chapeau de la Marguerite.J'appelai ma bonne pour partager avec elle les plaisirs de cette audition.\u2014Fncore! d'orgne.Il rocommonga, puis, se decou- vrant avoc politesse, il me tendit sa casquette.Auvaitôt je fermai brusquement In fenêtre et, caché derrière le ridoan, j'assiatai à uve scène qui elit été navraute pour tout autre que moi.L'homme regardait mon balcon d'un air désespéré.D'un mouvement d'épaule, il fit passer l'orgue sur Fou dog, roforma son pliant et s'éloigns on chancelant après avoër pris le numéro de ma maison, J'ai recommencé cinq ou six fois co manège avec der collà- guos de mon premier musicion, Et jamais, au grand jamais, un joueur d'orgue ne s'arrête mainto- nant devant ma fenêtre.Bien mioux, hier matio, je pre- pais le frais trunquillement.Jo vis arriver un homme en pantalon de velours, avec un orgue sur le dos, Il lova les youx sur moi, et, hâtant le pas, il me fit un pied do nez, comue pour me dire: Tu voudrais bien entondre un morceau ou doux, n\u2019est-ro pas?Mais tu m'y a déjà pincé.Ma boîte n'est pas pour toi ! crini-je au jouour \u2014\u2014 Mariage.A l'Eglise Ste.Brigide, le 11 courant, parle Rev.M.Lanergan, M.Désiré Thomas à Mlle Georgiana Chabot, fille de M.Adolphe Chabot, marchand do machines à coudre, L'hecureux couplo est parti le môme jour pour un voyage de nocos, Nos souhaits de bonhour los accompagnent.\u2014m EE CORRESPONDANOCE, \u2014\u2014\u2014 M, le Rédacteur, Nous sommes des plus henreux d'annoucer à nos nombreuses pratiques et au public en général que notre département de vêtemonts con- foctionnés pour hommes a subi cette année de nouvelles améliorations qui le rendent supérieur à tout ce qu'il y à dans la Puissance.Il arrive souvent qu'une personne aL esoin sous quelques minutes d'avis, d'un vêtement complet pour un voyage ou mme civconstanes imprévue, Messieurs, dans ces occasions, vous ue pourriez faire mieux que de venir directement À nos magasins ob nous vous certifions que vous ¥ tron.vez des vêtements confeetionnés d'une manière irréprochable.Malzré la longue expérience que nous avons dans ec département, vous avous jugé à propos de faire un voyage dans Jey frranda centres américains, pour nous mettre au courant de toutes les meilleures améliorations et nous pou vons dire sans crainte, que nos vêtements confectionnés sont.d'une perfection et d'une coupe plus élégante que lu plupurt des vêtements qui sout fuits sur mesure, Notre assortiment se co mdeos d'hubits en drap noir, en serge fran- gaise et anglaise, en tweeds de couleurs les plus variées, Nous avons en un mot l'ussorti- ment le plus complet d'habits, pantalons, vestes ot pardessus qu\u2019il y a dans Montréal ct même daus la Puissance.Malgré les dépenses que nous avons été obligé de faire pour rendre ce département unique en sou genre, nous sommes heureux de dire que notre nouveau système nous permet de veudre nos marchandises encore à meilleur marché que par le passé, Nous cspérons qua le pnblic voudra bien, comme les anvées précédentes, tenir compte des sacrifices que nous n'avons cessé ct que nous ne cesserons de fuire.Comme nous le disions dans une correspondance précédente nous tenons plus que jamais à donner pleine et entière satisfaction à nos pratiques.Nous voulons avant tout, faire on sorte que ln tuuison I, À.BEAUVAIS soit reconoue comme lu maison par excellence, nou pas seulement des Canadiens-frunçais, mais de toutes nationalités, Notre assortiment d'habillements d'enfants est immense.Nous vous cn dirons un mot sur la prochaine, I, A.BEAUVAIS, 186 et 188, Ruc St-Joseph,.Montréal.District de Montréal.COUR SUPÉRIEURE No.114, Province de Quésec, } DAME MEDORA ELEANOR MUSSEN de la Cité et du Distriot de Montréal, éponso de William de Couroy Harnett du mêmo lieu, Ecuier, Avocat, dûment autorisée & ester en justice, Demanderesse vs Le mûme WILLIAM de COURCY TLARNETT Défendeur.Une action on séparation de biens à été instituée en cette cause, Montréal, 30 juin 1883.T.& C.C.pE LORIMIER.Avocats de la Demanderesse, 14 juillet 1883.\u2014ei, PRrovIOE DE QUEBEC, District de Montréal Cour Superieure No.1808.Le vingt-troisième jour de juin mil- huit cent quatre-vingt-trois.Présent : L'uoN, Juae Douxrry, Isidore Leolnire, Aldério Deschamps et Alphonso Leolaire, tous trois I et raison do F.& J.Leclaire & Cie: Demandeurs, La Fainon Landry, commerçant.de Pautes Roches.en la Province du Nouveuu-Brunswick, l\u2019uissauce du Canada, Défendeur.{1 est ordonné, sur la motion de mes- sieura 1 & CC.de [Lorimier, avocats dos Demandeurs, en nutont qu'il appert par le retour de Edovurd H Lalonde, un des Huissiers de cette Cour, écrit sur le Bref de Sommalion émané en celta cause, que le Défandeur n\u2019a pas de domicile dans la Provincè de Québec en Canada, et ne peut ètre trouvé dans le District de Montréal, mais qu\u2019il y pos- sèide des bicns,que le dit Défendeur par Un avertisseme t à être deux fois inséré en langue française dans le papier.nouvelles de la Cité de Montréal, appe- 1&6 ¢ La Tribune\" et deux fois on langue anglaise dans le papior.nouvelles de ln dite Cité appele ** The Post \u201d notifié de comparaître devant celte Cour, et là de répondre à la demande des «its Demaudeurs sous deux mois après la dernière insartion de tel avertissement At sur le défaut du dit Délendeur de comparaltre et de répondre à telle demande dans la périodo susdite, il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et jugement comme dans une cause par défaut, Huonert, HoNEY & GENDRON, P.C.8.Montréal, 7 juillet 1883.bi.Province de Quebec District d'Ottawa COUR SUPÉRIEURE No.114.Le vingt-troisidme jour de juin mil- huit cent quatre-vingt-trois, Présent : L'HON.JuaE DotenTr.DAME MEDORA E.MOSSEN, de la Cité de Montréal, épouse do William de Courcy Harnctt, du même lieu, Ecuier avocat, duc- mont autorisé à ester en juatice, Demanderesse rs WILLIAM de COURCY HAR- NETT, Ecuicr avocat, du même liou, Déjendeur 11 esl ardonnd, sur la motion de la Demanslerosse pur Messieurs T.& C.C Je Lorimier, ses Avocats, en autant qu\u2019il appert par le rapport d\u2019un des Laissiers de la Cour Supérieure du Bas Canada exercant dans le District de Montréal écrit sur le Bref de Sommation émané en celle causo, que le Défendeur a luissé son domicile en la Cité de Montréal et no peut être trouvé dans ce District de Montréal, que le dit Défendeur, par un avertissement à être deux fuis inséré en langue française dans le papier-nouvelles de cette Cité appelé + La Tribune \" ot deux fois en langue anglaise dans lo papier-nouvelles de cette Cité appelé \u201c The Post\" nutillé de comvarastre dovant cette Cour, et là de répondre à la demande de la dite bemanderesse sous deux mois après la dernière insertion de tel avertissement et sur le défaut du dit Défan-leur de comparailre et de répondre à telle demande danse délai susdit; il sera permis i la dite Demandoresse de procéder à la preuve et Jugement comme dans une cause par défaut HvserT, Honey & GENDRON, PCs.PÉOUNSE PEAU) COUR de CIRCUIT.No.473.Le vingt-troisièmo jour de juin mil- huit cent quatre-vingt-trois Présent :\u2014L\u2019HON, JUGE PAPINEAU.Andrew F.Gault, Robert L.Gault et Samuel Finloy, tous de la Cité et du District de Montréal, marchands, associés, comme tels y faisant affaires sous les noms et raison de Gault, Brothers & Co., Demandeurs vs Paul Boucher, commerçant de la paroisse do St-Barnabé, duns le istrict des Trois-Rivières, Défendeur & Joseph Guimond, geatilhomme de la dite Cité do Montréal, Tiers-Saisis.Il est ordonné, sur la motion de T, & C.C.de Lorimier, écuiers, leurs marchands, do la Cité ot du Dis- avocats, en autant qu'il appert par le trict de Montréal nssociés,y faisant rapport de Narcisse Bourassa un des affaires comme tels sous les noms | huissiors de la Cour Supérieure du Bas\u2014 J] Canada exerçant dans le District des Trois-Rivières écrit sur le Bref de Sommation et saisis arrél avant jugement émant en cette cause, que le Dôfendeur à laissé son domicile en la dite paroisse de St-Barnabé et ne peut être trouvé «ang le District des Trois-ltivières, que lu dit Défendeur soit jr un aver*isse- ment À être daux fois inséré en langue française dans le punier-nouvelies do cette Cité appolé \u201cLa Trihune\u2018\u2019 et deux fois en langue anglaise dans le papter- nouvelles de celle Cité appelé \u2018The Post \u2018\u2019 notifié «de comparaître devant celte Cour, «t li de répondre à ia demande des «lits Demandeurs sous deux mois après la dernière insertion de tel avertissement et sur le défaut du dit Défendeur de comparaître et de répondre à telle demande dans le délai susdit ; il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à In preuve ot Jugument comme dans Uno cause par défaut Rupert HoNEY & GENDRON, PC C Montréal, 7 juillet 1883, \u2014bi EF.L.Sarrasin AVOCAT, No.44, Rue Saint-Vincent.25 nov.fm.O.AUGE AVOOAT, No.16, Rue Suint-Vincent.25 nov.fin.PREFONTAINE & MAJOR, AVOCATS, 14, Rue Snint-Jacques.Raymond Préfontaine, O.C.L, David Major, B.C.L.25 nov.fm LONGPRE & DAVID AVOCATS, .Coin dus Rues Notre-Dame et Saint Vincent, Montréal: A, B.LONGPRE.L.0.DAVID Dr A.A.FOUCHER Chirurgien oculiste ot auriste de l'Hôpital Notre-Dame, Montreal BUREAU et RÉSIDENCE : 82, Rux Sr-DENis.Consultation : heures.Pagnucle & $t-Jemn AVOCATS, No.34, RUE ST-JACQUES Montréal.De midi à trois SIMEON PAGNUELO,|C.BE.N.Sr-JEAN,bB.C.FL.2 dee.\u2014fm Croonsbld, Bund & Cusrin 102, Saint-François-Xavier, 2deo fm.Mercier, Beauçoloil & Martiosan, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL, CLÉOPHAS BEAUSOLRIL, Au G, MARTINKAU, Aulrofais ByadicOfsciel, B, C.L N, B.\u2014M.Mercier donnera une attention spéciale aux affaires criminelles, Hon.Hononk MERCIER, Ex-Solliciteur Général, Député de St- Hyacinthe.L.PLAMONDON AGENT D'Immeubles ot de Placomonts No.35, RUB SANIT-JAOQUES Montréal, \u2014000\u2014 N, B\u2014Les personnes qui ont de propriôtés à vendra, sont respactuease\u2014 ment priées de s'aboucher avec Mr L.Plamondon, On n'exige de frais do commission que dans le cas ou la vente se fait,\u201416 dec, EE es (Suite de la première page.) d'emplois.Pour nc pas entrer dans leur énumération complète nous dirons Seulement qu'il est tout à la fois maître d'école, chantre d'église et Intendant de quelques propriétaires du village, entro autres do la comtesse d\u2019Hilgenoord.Toutes ces ressources accumuléés constituont à Guillaume Heyvoni une somme assce rondelotto et lui procurent une cortaine aisauce.Vivant de co charmant séjour, entouré de ses flours, de ses livres ct de sa musique, on pourrait croire à bon droit que Guillaume doit nager dans un océan de bonheur.Il n\u2019en est pas tout À fait ainsi.Le jeune homme manque de souvenirs.Guillaume n\u2019a jamais connu sos parents.O'est un enfant trouvé que lo vieux ouré du village, son moil ami jusqu'à ce jour, à élové.Qui étaient ses parents?II l'ignore.II sait soulement qu\u2019on l'a trouvé dans la bruyère, do là son nom do Heyvond, C'est au curé qu'il doit son éducation ; il ost redevable à ce vénérable prétre des connaissances qu'il à acquises ot qui lui permettent de tenir honorablement sa place dans le monde, Guillaume a encore hérité de son noblo protecteur toutes les vertus qui orncnt son cœur ot qui dissipent bien vite les pénibles suppositions qui planent sur sa nais sance, Voilà comment il se fait que Guillaume ne se rappelle pas le foyér paternel.Rion ne lui parlait de la maison où il était né, des tendres caresses do son père, de l'amour de sn mère et, malheureusement, son fime poétique s'était rotracée ces cn- chantements en coulours divines si frappantos, quo la privation s'en fai- saît ressentir avec plus d\u2019amertume.Hourousement, dans les réves du jeune homme, il y avait une doucc ot chère imago qui avait prosquo toujours lo privilége do dissiper 8a som bre mélancolie.C'était cello d\u2019une jeune fille qu'il aimait d'un amour fraternel, de l'amour le plus pur qui puisse prendre racine dans un jeune cœur.Et, à son tour, il se figurait qu\u2019elle le chérissait comme un frère, maîgré l\u2019abîmc creusé centre oux par ls différence du rang et de la fortune.Cette jeune fille d'Hilgenoord.Chaque aunée, l'arrivée des nobles châtelaines était pour Guillaumo le présage do longs jours de bonheur, et l\u2019hiver, lorsque la comtesse rentrait en ville, rien no saurait dire le douil ot le chagrin du jeune homme, Il salunit de ses vooux les plus ardonts retour des fouilles, ot il no commen- gait à vivre quo lorsqu'une éolatanto ceinture verte entourait de nouveau lo vicux ot cher Hilgnoord.Cepondant olles étaiont devonuca rares les entrovues de Guillaume et de Régine, le hasard seul les ame- naît, tandis qu'auparavant, aux jours heureux do l'enfance, ils passaient le plus souvent ensemble leurs longues heures de loisir et de liberté, Guillaume était alors le protecteur de la petite Reuine\u2026 Les désirs de la charmante énfant étaient pour lui un ordre impericux.Los oiseaux avaient beau se nicher au sommet des pins et des chênes les plus élevés si ss blonde amie lo voulait.Guillaume allait s'emparer do leurs nids.Pas de précipice que Guillaume n\u2019osât affrontor quand il s'agissait de queillir une fleur pour Régine.I gardait les plus beaux fruits pour &a gentille compagne de jeux, et quand était Régino LA: TRIBUNE petites mains ponr pricr pour ses bienfaiteurs, le jeune garçon demandait toujours d'ajouter une prière pour Régino.Dès les premières heures du jour, l\u2019onfant s'esquivait du presbytère pour aller errer autour du château, jusqu\u2019au moment où la voix joyeuse de son amis so faisait entendre ou qu\u2019il la voyait s'échapper des mains de sn bonue pour lui apporter son salut matinal.Le soir, on guise d\u2019a- dicu, Régino envoyait, de sa fenêtre, de longs baisers au petit garçon qui attendait sur le pont.La comtesse tolérait tout cela,tant par estime pour lo curé que pour Guillaume, car, si petit qu\u2019il fût, elle était \"persuadé qu'elle ne pouvait donnor À sa fille un meilleur ni un plus dévoné gardien.Il l'avait bieu prouvé, le pauvre enfant, Un jour, Régine, jonazt sur le bord du large fossé qui entourait le château, s'était penchée trop avant pour cueillir une fleur ct la pauvre petite disparut sous l'eau.La comtesse se trouvait À Uno fonêtre ct suivait, avec un sourire de bonheur, les joyeux ébats de son enfant bien nimée, Soudain un cri de terreur s'échappa do sa poitrine.Elle vonait d'entendre un clapotis sinistre et de larges cercles, 6e dessinant eur la surfaco liquide, lui indiquaicnt la plncc où Régine venaient de dispa- raîtro.Elle cric au scconrs; porsonne ne lui répond.Je me trompe; Guillaume avait vu tombor l'éiourdie Ré gine, il accourat hors d'halcine, plonge dans le fossé et rend enfant à sa mère.On conçoit que, depuis ce jour, Guillaume fut le bienvenu à Hilgonoord.Ce fut grâce à cet événemont qu\u2019il dovint plus tard l'intendant des biens de la châtelaino.Mais hélas! on ne reste pas toujours enfant ! Régino devint bion- tôt une belle jeuno {fille du grand monde, et Guillaumo un adolescent qui dovait gagner do ses muins lo pain de chaque jour.Tous deux vivaient d'une manière essontielle- ment différonte ot dans d'autres milioux.Co n'ost que de loin on loin qu\u2019ils se rencontraient.On ne voyait plus les doux enfants se promener dans la forêt, on n'entondait plus lours douces voix se mélor lo soir, on chantant le vicil hymne que lo ouré avait appris À Guillaume ok que celui-ci coscignait à son tour À sa potito compagne.Plus de réunions matinales, plus do bai- sors le soir, plus-de rires, plus de larmos mélées! Ah! lo temps et la froide oxpérionce gitont tant de bonnes choses dans la vio humai- nol Guillaume no pouvait se lasser de songer encore À la jeuno fille dont la puro imago venait se jouer dans sos rêves et le suivait dans ses voilles, Quand Régine était à l'église, 8a voix était plus sonoro et plus ample; quand Ia jeune fille était au château, celui-ci avait bion plus de charmes pour Guillaume qu\u2019en son absence.Et quoltos étaiont les dispositions de Régine pour le jouno ré- gissour ?Ce cœur était trop pur, trop noble pour no pas répondro aux son.timents du jouno homide.Son âme était commo la source claire ot limpide, si transparonte quo l'œil peut distinguer au fond les mosai- ques que forme son lit rocailleux.Elle ce qu\u2019elle iparaissait être, olle 80 présentait co qu'ollo était, MARCHES DE MONTREAL.Légumes.Putates par poche.0.50 2 0.70 Carottex pur mioot.040 050 Betteraves \"oo 0.40 0.70 Oignons par gqart.3.00 0.00 Dhoux par douzaine.1.00 1.50 Concombres par douz.0.650 1.00 Tomates par boîte.4.50 0.00 Fruits.Pommes par baril.3.50 à 5.00 Oranges.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.10,50 13.00 Citrons a la boite.0.00 000 Poires.serre 0.00 0.00 Melons a la pidee.0.00 0.00 Grains, BIl¢ par minot.1.65 à 1.80 Pois do .1.00 1.10 Orge do .\u2026.0.00 0,00 Sarrasin par poche.1.20 1.30 Lin do \u2026 0.00 0.00 Mil do \u2026 2,50 2,85 Tréfle do Leu.0.00 0.00 Blé-d\u2019inde do \u2026 1,10 1,10 Avoine en poche.0.95 1,05 Fives par minot.1.76 1.90 Son par 10 livies.0.90 0.00 Moulée.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1.60 1,76 Farines Far.de blé, camp.p.100 TbB.csccascasesnsecers 2.25 à 3.00 Far, d'avoine p 100 lbs.2.75 3.00 Far.de blé d'inde do \u2026 1.70 2.00 Far.de sarrazin.2.00 2,50 Viandes.Bœuf par livre (stoak).0.12 à 0.15 Mouton par livre.0.10 0.12 Veau par livre.0.00 0.00 Lard par livre.0.12 0.16 Jambon par livre.0.14 0.16 Saindoux par livre.0.14 0.16 Porcs abattus p.100 lbs.8.60 9.00 Beuf au quartier.5.00 6.00 Mouton entier par Ib.0.09 0.10 Divers, Sucre d'érable.0.10 à 0.12 Sirop au gallon.1,10 1.20 Miel à la livre.0.12 0.15 @ufa frais A la doz.017 0.20 Œufs À la caisse p.doz.0.16 0.17 Haddock a la livre.0.05 0.06 Poisson frais.0.05 0.10 Beurro frais.0.20 0.30 Volailles.Dindes à la livre.0.12 a 0.00 Dindes[vieux] au couple 1.76 2.50 Dindes{jeunes] do 1.00 1.50 Oiïes au couple.1,50 1.80 Oics à la livre.0.09 011 anards 3 la livre.0.08 0.10 Poules au couple.0.76 1.00 Poulets du printemps p.couple .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0:50 0,75 Gibier, Oanards par livre.0.00 0.00 do noirs p.livre.0.00 0.00 Plauviers par doz.0.00 0,00 Bécasso au couple.,.0,00 0.00 Pigeons domestique au Couple.\u2026\u2026\u2026.0.30 0.35 Perdrix au couple.045 0.60 Tourtes à Ia doz.0.00 0.00 MARCHE AUX BESTIAUX, Bœuf, 1requal,p.100 lbs 5.50 à 5.75 Bœuf, 2me qualité.4.76 0,00 Vache à lait.Vaches extras.Veaux, 1re quali Veaux, 2me qualité.4.00 Veaux, 3me qualité.2.00 Moutons, 1re qualité.5.60 Moutons, 2mo qualité.5.00 Agoeaux, Ire qualité.2.60 Aguenux, 2me qualité.2.00 Poros, Ire qualité.7.60 Poros, 2me qualits.7.25 lo vieux Ouré lui faisait joindro ses A'continuer, -\u2014 5 mac eme IMPRIMERIE LOMA Ayant un matériel d\u2019imprimerie très-étendu, est en mesure d'entreprendre l'impression de toutes espèces d'ouvrages, dans les deux langues, tels que Blancs de Notaires, Blancs pour Avocnts, Blancs pour Greffiers,etc En-tête de lettres, En-tête de comptes, Lettres funéraires, Cartes d\u2019affaires, Cartes de visites, Billets de concert Circulaires, Programmes, Catalogues, Factums, Pamphlets Affiches, Cheques, Etc, etc.Le tout exécuté avec soin, élégance et promptitude, On se charge également des ouvrages de luxe de tous genres, imprimés en Or, en Bronze, en Argent et divers autres couleurs.A DES PRIX TRES-MODÉRÉS, Une attention toute particulière sera donnée aux commandes de la - campagne, et l\u2019expédition se fera avec régularité.Sadresser l\u2019imprimerie de W.F.DANIEL, 25, RUE STE-THERESE, (Coin de la Rue st-Gabie MONTREAL, CIE DE NAVIGATION DE \" A W 3 d LAPRAIRIE, Lo Vapeur LAPRARIE capt, Demers, partirs aux heures suivantez autant que possible\u2014 Dimanches et fêtes exceptés, De Laprairie : De Montréal: 5.30 a.m.6,30 am.8.15 a.m.12,00 a.m, 1.30 p.m.4.00 p.m, 30.p.m.6.16 pm, LES DIMANCHES ET FETES ; 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Maltre de Posto et Epicler Cote St.Michel, 28 Avril 1881, Mr.C.D.MORIN, Monson, da Nous désirons vous remercier sine cèrement pour le Sirop du Prince ; Galles do Madame Harwood que vous nous avez vendu depuis quatre ans, près avoir essayé de plusieurs autres rops sans pouvoir empécher nos e! a de mourir(et nous en avonsdix de po ayant entendu parler du sirop du Pr .ce de Galles nous nous en sommes procuré, et ce n'est que depuis \u201c temps que nous avons pu élever n \" enfants qui étaient toujours très > ladifs.H nous est tout-à-fait indispers sable et c\u2019est la seule chose qui n ait réussit, Nous le recommendons de tout fis À tout nos amis et nous le consid re comme un véritable trésor et ya bes fait pour tous ceux qui ont dese 05 MICHEL CHARBONNEAU, .Forges P.POUSE, \u2019 Br 808 1e Pertuis 208 eee mee \u201cMontréal, 9 avyit 1601.° "]
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