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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 21 juillet 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1883-07-21, Collections de BAnQ.

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[" VCL.III\u2014No, 40.[I-A MONTREAL, SAMEDI 21 JUILLET?1883.Le No, 2 CeNts L.O.DAVID : REDACTEUR-PROPRIETAIRE.JOURNAL HEBDOMADAIRE.BUREAUX : 25 Rux STE-THERFSE.W.F.DANTEL : ADMINISTRATEUR ADMINISTRATION, LA TRIBUNE JUURNAL HEBDOMADAIRE paral toys les samedis.Les abonnements dâtént du ter el du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.Un an.RIX MOIS Lo0c00se roraronns ro saso vaurse Le numêro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, w.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR rt tr SILLS DE\" LA TRIBUNE \" N.4 LE JOUEUR D'ORGUE AUGUSTE SNEIDERS, III Suite, -.Régine aimait Guillaume comme un frère et ne s\u2019en cachait pas.En ville, ou n'importe où colle 5e trouvait, elle parlait de Guillaume comme elle en parlait à Hilgenoord, Partout elle vantait sa bonté, ea générosité sans jamais songer que cet éloge qu'elle faisait d'un jeune homme faisait sourire ceux qui était plus âgés qu'elle.Parfois on lui demandait qui était Guillaume, et.alors, sans rougir de humble profession du jeune homme, la nnive enfant répondait:\u2014« Mais d'est le chântre de l\u2019église d'Hilgenourd! \u2014Chantait-on dans uno réunion où elle Fa trouvait?\u2018elle pensait :\u2014« Guillaume chante beaucoup micux.»\u2014Parlaiton do la grice d'un jeuno homme, de son bon cœur ?une voix lui disait:\u2014« Guil- Jaume à moilleur cœur encore.Guillaume est plus beau ! »-\u2014 Vantait-on le courage de n'importe qui, fut-ce de Napoléon?alle voyait son ami fe pencher au-dessus de l\u2019eau pour lui cueillir une fleur, ou bien elle frissonnait en se rappelant comment Îl s'aventurait ao sommet des peur pliers pour dénicher der oiseaux, et loujours une douce voix lui disait : = Napoléon n\u2019oût pas osé cela | » En un mot, Guillaume était Iidéal de l'homme pour Régine, de même que colle-ci était, pour son Mmeoncient adorateur, l'idéal de la femme.Pour eux, rien n'était plus beau, plus riche en vertus.Pour In uiblesse, Guillaume se disait qu\u2019il Yéuit rion on comparaison de Ré.Blue ot, pour la jéune fille, rien n'é- gflaitla grandeur d'âme du'régis- sur, : À mesure grande, changèrent do direction.De là cet éloignement dont nous parlions plus haut.Mais, pour la candide Régino, son ancien enmarade do jeux restait toujours le plus beau et le plus noble des hommes; elle n'en avait jamais rencontré qui fût doué d'autant de talents.Telles\u201d étaient les relutions du chantre avec la jeune châtelaine, au moment où nnus le trouvons assis tout songeur devant sa fenêtre.Sa main tennit encore le livre qu\u2019il venait de live; ces pages avaient provoqué en Jui des idées tout autres que celles qui d'ordinaire s'agitaient duns son âme.I venait d'achever la lecture de Pal et Virginie, Résine lui apparaissait comme la suave Virginie, et loi.il eût voulu être à la place de Paul.Il était en plein(duns lo monde des nnages; même il se représentait Virginie comme sa douce fiancée\u2026 Jamais Guillaame n'avait eu de plus beau réve; muis hélas! les rêves sont courts! forsque la cloche du soir l'appele à l'église, il comprit quo lo songe enchanteur n\u2019était qu\u2019un rôve Însensé, source de bien des chagrins pour lui.Co livre.avait.éveillé dans son âme des \u201c sentiments que ne consa- crorait jamais In réalité, Il cossait, en un mat, d'être heureux et enfant.Il jeta le livre loin de lui en s\u2019éoriant: ~=Folies | Fulies que tout cela! A quoi bon me torturer I'e-prit avec vez insanités ! Ce soir 1d, Guillaume chanta lo Magnificat d'une voix émue, II lui sombla n'avoir jamais été si mal en voix et copendant, À un moment donné, Régine int-rrompit sa prière et, toute rêveuse, écouta l'hymno divin.Les vêpres sont finies; les villa geois quittdrent l'église ct la grando voix de l'orgue expira sous la voûte sacrée, Un enfant de chœur vint éteindre les cierges et les dernièrs Tayons du solel éeluirdrent seuls le temple du Seigneur, Régine copen- \u2018dant restait toujours absorbéo dans ses réflexions.Guillaume, les clefs en maip, attendait au food, de l\u2019église que la joune \u201cfille et quits le \u2018sancéuaire.Le eliquetis involontaire des clefs tira Régine de ea méditation.Se \u2018voyant seule, elle quitta \u201cprécipitamment, l\u2019église.A.la porte, elle vit Guillaume, lo plus d'un affentucux signe de t8te et \u2018continua sa routo, Au pied de la tour; \u2018elle s'arrêta, un instant : l'étranger était \u2018IA, assis A côté de son instrument.La tête du joueur d'orguo reposait dans sa main, et il semblait ne pad fivoir consoionce de ce qui s0 passait autour de lui.Régine déposa uno aumône sur l'orge ot continua sa rôtité vors'lo cbâ- tosu./ \"\" \u201cA quelque distance de la place où se trouvait Waller, elle entendit eou- dain In voix de Colombelle qui Co | eriait que Régine devint plus\u2019| \u2014 Guillaume\"! Onole'Géïllaunie 1, Jeurs occupations jouFrialières.10 rite, ie 39 31H an voilà \u2018ée pauvre \"Homme! M1 Fpeut weak cone to tester avec nous, n'est-ce pas ?Et Colombelle accourut hors d\u2019haleine, \u2014Guillaume, dit Régine on se retournant vers le jeune homme vous accèdoroz, je pense, à la demande de Colombelle ?Elle tendit la main nu chantre et celui-ci s'approcha vivement pour la presser avec reconnaissance, \u2014 Certainement, ma maison sera hospitalière pour lui.répondit le jeune homme, \u2014 Merei, Guillaume, dit elle.11 parut au chantre qu\u2019elle lui disait : Je vous aime! Esle continua vivement sa route ct longtemps Guillaume suivit des yeux la noble demoiselle.Puis il se tourna vers le joueur d'orgue et vers Colombelle qui.comme nous le verrons bientôt n\u2019était pas une étrangère pour lui.TI s\u2019approcha du vieillard et lui dit d'une voix amicale : \u2014\u2014Allons ! mou ami, levez vous! II fera meilleur chez moi que sur ces dalles.Venez, votre prière est exaucée, il y a encore des âmes compâtis- santes dans le monde.Walter se leva ; des remerciments confus s'échappèrent de rs bouche, il pressa la main de Guillaume et embragsa Colombelle au front, en l'appelant \u2018\u201c son petit ange gardien \u201d.L'aimable enfant riait do bonheur et, frappant dans ses petites mains, ello g'éerin :\u2014 Oh | vous serez content et beureux chez nous ! Oncle Guillaume! se sera dit lo lecteur à diverses reprisch, et sans doute anra-t-il blâmé l\u2019auteur de ne pas lui avoir dit plutôt qui était Colombelle.Nous v\u2019avons pas, nous l'avouons sqns détour, trouvé de place pour satisfaire votre curiosité.Ecoutez donc.Comme Guillaume, Ia petite fille était une enfaut abandonnée, mais von pas uno de celles qusl'on trouve sur la voie publique.Née dans le villago, Colombelle avait perdu toute jeune Res parents, Sans pleurer clle avait vu emporter par les hommes noirs son père ot biontôt après ra mère.Trop petite pour apprécir l\u2019étondue de sor malbeur, elle se remit à'jouer dans la chaumière déserte.Personne ne voulnit me charger de la pauvre orpheline, loisqu'au milieu do cette indifférence univer- solle, Guillaume s'avanga, prit avec amour'dans ses bras In triste délnis- séo et \u2018la recucillit sous son toit.Qu\u2019avait-il fallu pour le récom- ponser de cet acto généreux?Une poignée de main du vieux pasteur, un regard reconnaissant de Régine.Et puis l'amour de l'enfant dédon- mngeait amplement de ses soins le charitable jeune homme.« L'oncle Guillaume », comme disait la petite fille dans son candide langage, fit du bien à la pauvre abandonnée parce qu'il avait un cœur formé selon J'Evangile.Ilse rappelait que, lui aussi, il avait été pauvre et délaissé etiil se.domaudait ce qu'il serait de- vebu si on ne lui-avait: teudu - une -midin secourable.: Voilà, chers lecteurs, l'histoire de Colombelle.Guillaume ne voulut point que le vieillard se chargeat encoro de son orguo ; il souleva joycusement l'ine- trument, et, le cœur légor, tous trois so dirigèrent vers la maison au noyer, Le jeune bomme était certaino- ment le plus heureux de tous.I songeait à Régine, à son regard, à la main qu'elle lui avait tendue, et le monde entier lu\u2019 parut scmé d\u2019or et de roses, Ii faut si peu de chose à \"homme pour 8tre heurcux ! Guillaume avait lo pressentiment que, pour Régine aussi, l\u2019amitié de l\u2019en - fant s\u2019éfait transformée, ou était sur lo point de l'être, on ce premier et pur amour qui a sa sourcé en Dieu.Ta voix de Colombello qui ne cessait do parlor an vieillard et qui s\u2019écrin enfin toute joyeuse: \u201c Nous voilà chez nous \", le rappelu tont à coup du monde doré des illusions dans les décevantes réalités de la vie réelle.Alors il se mit A intorroger le vicillard ; mais il n\u2019en obtint d\u2019autre réponsä que des signes de tête: co qui loi fit présumer quo l'iotelli- gence du malheurenx devait être bien malade.\u201c On ontra dans l\u2019hospitalière : demeure.Sur les instances de Guillaume, le vicillard s\u2019ussit an coin du feu dans un commode fauteuil; Colombelle s\u2019installn auprès de lui et, tout pensif.le jeune hommo alla se placer près de la fenêtre.Et la lune qui brillait à l\u2019horizon eurprit bientôt des pleurs sur ses joues.C'étaient des larmes de bon- beur ! IV Tout était silencieux dans la maison de Guillanme: le vieillard dormait au coin du feu, sur deux cou- vortures étendues ; dopuis quelques moments, Colnmbel'o reposait dans son petit lit; mais Guillaume restait toujours assis devant la fenêtre.Son œil rêvour suivait la lune qui semblait se reposer tantôt sur les nuagos flottants, tantôt sur la cîme des chènes et des pins.Des coups précipités frappés À la porte le L'rèrent soudain do sa rêverie ot, 4 la réponse: \u201c Entrez!\" une forme féminine se glirsa orainti- vemort dans la chambre, La lune qui dévorsait en plein scs rayons dans la piêco, projetait sur la joune fille une lumière mystérieuse.Un double cri : « Régine !l\u2014Guillaumel» rotentit dans le silence.Puis il a'é- couls quelque temps avant que les deux jeunes gens fussent revenus de l'émotion que leur causait cette visite.Une servante qui accompagnait la demoiselle s'arrêta à une respcotu- sc distance.\u2014Ce vieillard?balbutia enfin Régine.Guillaume, od est-il ?Lui avez-vous donné \u2018l\u2019hospitalité ?\u2014Voyez, Mademoisellé;\"il dort Ial dit Guillaume \"d\u2019une voix\u2018 éniue on montrant le pauvre étranger, Malheureux insonsé ! \u2014Insensé ! dit-vous, Guillaume l Je lo plains de tout mon cœur.Voyez, coutinua-t-lle cn déposant sur la table un panier rempli do provisions, voyez, Guillaumo, j'ai songé au malheureux et je lui ap- Porto des gâteaux et du vin.Cela va le fortifier, \u2014 Que vous êtes bonne ! murmura Guillaume.Il saisit les mains de la jeune fille et les porta rcapectueuse- ment àses lèvres.Régine cut un tressaillemont et, tremblant comme s'il venait de commottre un sacrilège, Guillaume lfcha Ia main de la jeune fille.\u2014 N'est-ce pas, Guillaume, dit-elle tout bas, nous dovons venir on aide AUX pauvres guns, surtout quand ils De sont pas misérables par leur faute.Cet infartuné, une voix secrète me le dit, est digne de notre sympathique pitié.N'estil pus déjà nasez triste de devoir crrer seul ot abandonné quand on cost courbé sous le poids de la vicillosse et des infirmités ?\u2014Oh ! sans doute! dit lentement Guillaume.! +.Oopendant chaque mouvement de Wegine était épié du dehors.Une form noire s'était glissée sur los pas de la jeune fille av moment où celle avail quitté le château.Chaque fois que, daus la chambre, les interlocuteurs se tournaient du côté de ln fenêtre, la tête fantastiquo disparaissait dans les festona de Ia vigne pour roparaître un moment après.Cet œil invostigateur semblait suivre les moindres mouvements des jeunes gens, Mais bientôt la porte s'ouvrit ct, suivie du jeune chantre, Régine sortit.La têto collée à la fenêtre disparut aussitôt ot, saus arrière ponsée, les deux anges charitables, \u2014 car on pouvait bien les nommer ainsi,\u2014s'avancèrent l\u2019un à côté de l'autre dans le jardinet, À la clôtare, là où Bégine croyait sans doute que lo jeune homme allaït retourner snr aos pas, Ja noble demoiselle s'arrêta soudain ot dit sur un ton où perçaient À la fois l\u2019intérêt et la curiosité, \u2014Guillauma, pourquoi votre voix tremblaic-clle, ce soir, on chantant le Magnificat ?\u2014Je ponsais au passé, mademoiselle, ot jamais je n'ai été plus triste que ce soir, \u2014À quoi songiez-vous donc ?\u2014Au temps où je ne vous nommais jamais \u2018\u201c Mademoiselle \u201d, et où vous m'apeliez cocore * votre ami Guillaume \u201d ! \u2014Oui, ce temps cst déjà loin! Mais je ne yous demande pas de me donner co.titre, \u2014Non | mais votre rang ot votre position l\u2019exigent.Tous deux, suivis à distance par la servanto, continuèrent lentement leur route.Avrivés aux acacias qui (Suite à la quatrième page.) TW.LA TRIBUNE LA TRIBUNE Mosretar, 21 JutLLET 1883, SOUSCRIPTION DE LORIMIER.Dimanche dernier, s ou lieu, à l'Assomption, le couronnement de l'œuvro que nous avons entreprise en favour de la famillo de Lorimier.Mr le curé ot les habitants do l'Assomption se sont montrés très aimables, la réception qu'ils ont Fuite aux membres du comité ot aux personnes qui les accompagnaient a été admirable, Nous devons des éloges à Mr Chevalior à qui est due en grande partie lorganisation de l'excursion ct de lu réance publique, au corps de musique \u201cL'Harmonio\u201d, dont M, Hardy est le directeur, et qui s\u2019est mis si généreusement à la disposition du comité, Nous espérons qu'on tiendra compte à «L'Harmonies du dévouement qu'elle a montré en cette circonstance, Merci encore à M.Fréchette, la soul que rico n'a pu empêché d\u2019être à côté do nous, dans toutes les réu- ninne publiques qui ont eu lieu depuis le commencement jusqu'à la fin de notre croisade; à M.St-Pierro qui n'est pas fils de patriote pour rien; à M.Desève, qui a tort quelquefois de critiquer suns sa voir, mais dout nous ne cesserone jamais de louer le talent, à Mulle Pelletior, nièce et protégée de notro ostimable confrère M, Pelletier avocat, charmante cantatrice à lu voix souple et sympathique, qui donne traut d'expresvion à tout co qu\u2019elle chante.On nous dit qu'elle coscigue le chant; ai elle à autant d'élèves qu'elle en mérite, elle doit faire fortune.Tx Jl nous re-te une somme d'environ cing cents piastres qui sera divisée, ces jours-ci, outro Mdme A.Sanguinet ot Mdme Jalbert, Notre tâche est finie, Deo gratius! #\"x Plusieurs personnes nous ont demandé de rendre hommage à la politesse du capt.et des employés du Terrebonne et do la Rivière du Loup ot de rendre justice à M.Ethier ie restaurateur de l\u2019excursion, Il est raro qu\u2019uv restaurateur, dans une circonstance comme celle là, où los gens sont toujours cxigents, donne satisfaction à tout le monde.Los viandes ot les rafraichissements qu'il a fournis étaient tous de la meilleure qualité, Evidemment il s\u2019est plus occupé de fairo ra réputation que de gagner de l'argeut, On devra lui en tonir compte, Tx A In veille de metire notre jour val sous presse, nous apprenons qu\u2019on n'a pas reçu à notre bureau le compte renu quo nous javions envoyé relativement à la démonstration de dimanche dernier À l'Assomption.Ts Nous annoncions, il y a quelque temps, dans la TRIBUNE, que M J.X.Perreault suggérait de changer le nom de\u2019I'avenue Colborne,on celui de de Lorimier.M, l'échevin Jearnotte S\u2019est omparé de l'idée et l'a fait triompher dans le Cooscil.M.Perreault dematde maintenant qu'une démonstration populaire ait lieu à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle rue ou de son baptême nouveau, C'est pout-être une bonne idée.Alu demande d'un ami nous avons cru devoir publier le commen cement ef lu fin du d.scours que M.David a prononcé à Québec sur les |.événements de 37-38.M.le Président, Mesdames et Messieurs J Lorsque j'entrepris, il y a dix ans, de faire lo récit des érénomenta de 1837-1838, j'avais pour but de profiter der souvenirs de quolques- uns des survivants de cette époque lamentable muis glorieuse, pour sauvor de l'oubli des hommes et dos choses dignes de notre admiration.Il me semblait bon, juste, nécessaire de conserver la mémoire de ceux qui avaient combattu, souffert ct versé leur saug pour cette liberté politique dont nous goûtons anjourd'hui les bienfaits.C\u2019est par les hommages rendus aux grandes vertus, aux Caractères héroiques qu'un entretient au sein des nations le feu sacré lu patriotisme, qu'on excite dans les âmes la soif du sacrifice.Rappeler aux gé- nératiors présentes et futures ce que les ancêtres ont fait pour le bonheur ct la gloire de ln nation me purais sait une œnvre de réparation, de reconnaissance ot de couservation.H suffit quelquefois d'éveiller un sentiment, de faire naître une idée dans unc ime bien douée, d'y allumer une étincelle pour ea faire jail lir des flois de lumière, des sources de vertu ct de patriotisme.J'avais presque fini mon œuvre j'at- tendair pour la compléter quelques jours de loisir, lorsque le Dr Fortier publia dans la TRIBUNE Ja correspondance qui a ai profondément ému les cœurs.Notre ami levait, dans rotte correspondance, le voile que cachait depuis près de quarante- cinq ans l'existonce humble de la fa- willo d'uno des victimes les plus nobles, les plus admirables de 37-38.Il disait que dans le joli village de l\u2019Assomption vivaient depuis long- dana lo deuil et l'abnégation, la femme ct les deux filles de l'héroique de Lorimier.Tl domandait s\u2019il n\u2019était pas temps do payer en partie la dette sacrée que nous avons contractée le jour où de Loritmier, à la veille de monter sur l'échofaud,recomman daît en termes si éloquents sa femmo et ses enfants à la sympathie de ses compatriotes.\u201c O mes compatriotes, s s'écriait-il, je vous confie mes en- \u201c fants.Je mours pour la cause de \u201c mon pays, de votre pays; ne souf- \u201c frez done pas que c«ux que je suis \u201c obligé de quitter, souffrent do la \u201c* pauvreté après ma mort ! Dans le testament politique qu'il écrivit, la veille de sa mort, À 11 heures du soir, il disait : « Pauvres enfants, vous n'aurez \u201c plus qu'une mère tendre et désolée \u201c pour soution ! si ma mort ct mes ¢ gaorifices vous réduisont à l\u2019indi- \u201c gence, demandez quelquefois on \u201c mon nom, je ne fus jamais inson- *\u2018 sible aux malheurs de l'infortune,\" Comment résister à des appels aussi déchirants ?Comment rester sourd nux ncconts pathétiques de cotto voix d\u2019outre tombe ?Mair la situation était délicate.La femme de cœur qui, pendant quarante-quatre ans, a souffert en silence, vécu dans la gêne sans se plaindre et refusé \u2019\u2019aisance plutôt que de renoncer au nom glorieux \u2018le celui dont clle était la digne épouse, cetto fomme a des sontiments qui méritont d'être respectés, Ce n'était pas un acte de charité mais une œuvre de réparation nationale qu\u2019il fallait accomplir, Après avoir obtenu les renseigno- ments nécossaires, je me mis à l'œuvre, je m'adressai à mes confrères de la presse, j'implorai le publie, les Canadiens-français de montrer une fois d'une manière pra- | tique qu'ils savent apprécier les services rendus à la patrie et à la liberté par les martyrs de 1837-1838.Quoique j'aie perun beaucoup de mes illusions, il m'en reste encore assez pour croire que malgré lo souffle désséchant du scepticisme politique, In source du patriatisme n'est pas tario dans le coeur du peuple.La faveur avec laquelle on a ne- euoilli en certains endroits la souscription au profit de la famille de Lorimier, l'empressement avec lequel la ville et la campngne ont fait leurs offrandes, votre présence ici, ce soir, Mesdames et Messieurs, prouvent quo nous avons eu raison de compter sur le patriotisme de la population de Québec.Ce n'est pas étonnant, car si le patriotisme n'existait pus à Québec où le trouverait-on?Autrefois, aux granles époques de nos Inttes, tant que drapeau français flottait sur lex murs de Québec on disait : « tout n'est pas perdu.» Tlen sera toujours ainsi.Si jamais notra nationalité devait disparaître, les derniers Canadiens-français seraient des qué bocquois, ll est un réservoir, une sourco qui ne tarira jamais à Québec, c\u2019estla source du patriotisme, Tl y aura toujours dans cetto source assez d'eau pour éteindre tous les incendies allumés par les ennemis de nos destinées.Montrons que jamais canso ne fut plus dizne de sympathie, jamais famille n'eut plus droit à notre reconnaissance que la famille de Lorimier, Pont apprécier justement l'insurrection de 1838 et le rôle de ceux qui en furent les autours il est bon de rappeler en quelques mots ce qui B\u2019était passé, l\u2019année précédente, Après Saint-Denis, Saint-Charloz ; après St-Charles, Saint-Benoit et St-Eustache, Uun victoire d'abord, une victoire glorieuse remportée par une poignée de bravee contre des toldats bien disciplinés et ensuite la défaite, l'écrasoment; le nombre et ln discipline l'emportant sur la valeur et l'intrépidité, les fusils et lea canons vaingneurs des fourches ot des faulx.TI était naturel, nécessaire qu'il en fat ainsi, Mais l\u2019houneur était sanf, les patriotes nvaient prou- Vé que les Canadiens-frangais n\u2019é- tniont pas dégénérés ct qu\u2019ils pouvaient encore comme leurs ancêtres se battre un contre dix pour une entise qu'ils orayaient bonne.Chénier, le brave des braves, était tombé, le fusil À la main, dans le cimetière de St-Eustache.la plupart des chefs du peuple étaient on prison ou en exil, des centainos de patriotes s\u2019en fuyaient vers les Etats-Unis ou se onchaient dans les bois, pendant que l\u2019incendic allumé par un vainqueur impitoyable dévorait lours domeures ot jetait sur los chemins publics leurs femmes et leurs enfants.Papineau, Robert Nelson, Côte, Duvoruay, Malhiot, Rodior, Davinon et do Lorimier qui avaient franchi ia frontière eux aussi, se trouvèrent bientôt cntourés de quatre à cinq cents patriotes qu\u2019ani- maît le même sontiment,le même désir, celui do rontrer, les armes à la main, dans Jeurs fuyers dévastés.Après avoir fuit le récit des évé- nements de 1887, du rôle contidéra- ble que de Lorimier y joua et de la manière dont il fut arrêté, M.David dit : \u2014 27 Mo Lorimier était de moyenne taille; il avait Ia figure ovale, le teint brun-olair, les traits accentués ; su physionomio était sympathiquo ot dénotait comme son langage et Res manières un homme de cœur eL d'i- intgination, une nature dominée pat les sentiments généreux, les pensées élovées.TI descondait d'une noble famille française qui resta dans notre pays après in conquête et accopta franchement le nouveau régimo.Il uaquit à Montréal en 1805, cut des succès au collègo, étudin la loi sous M.Ritchot et devint son associé,son ami et le protocteur de sa famille.En 1832 il épousait Mdtle Honrietts Cudienx, fille aînée de M, Cadieux, l\u2019un des notaires les plus estimés de Montréal.En 1837 il était père de trois cufants dont l'aîné avait À peine quatre ans, Il avait tout ce qu'il faut pour aimer ls vie, pour être heureux, Tout lui sourinit.Pas une ombre ne paraissait planer sur son avenir.Mais des natures chevaleresques comme colle de de Lorimier, des caractères aussi généreux, aussi ardents, des âmes aussi susceptibles de dévouement pour le triomphe d'une grande idée, d'un noble senti- went, sont toujours en danger.De Lorimier était de cette êtor- nelle famille des martyrs qui meurt depuis que le monde existe pour la religion, In patrie, la liberté, le bonheur et laprogrès de l'humanité.Le trois novembre, de Lorimier était À Boanharnois, lorsque les patriotes arrêtèrent les buranorates do cette paroisse, Ayant appris, quol- ques jours après, la défaite de Nol son à OJelltown, il crut prudent de passer aux Etats-Unis, mais il s'égara dans les bois, fut arrêté ot conduit à la prison de Montréal.Il subit son procès, le 11 janvier aveo M, Prieur et les autres chof du soulèvement de Beauharaais, et ils fureuc tous condamnés à mort.Mais l'exécution des sentences fut retardée de trois semaines, Enfin le 11 de février les prisonniers appriront qu'on avait fait une commaade de sept cercuoils.lls pensèrent naturellement qu\u2019il y aurait autant d'exécutions quo de cor- cucils, \u2018Ils passèrent une mauvaise nuit; ces sept corc'eils lour firent faire de mauvuis rêvos.Lo lendemaia on leur annonça quo le juge avocat Day était entré dans la prison.On n'eut pas de doute que c\u2019étuit pour fiuire le choix dos victimes auxquelles les sopt cercueils étaient destinés, Inutilo de peindre l'anxiété de ces pauvres gens.On a boau souffrir, être fatigué do la vie, être prôt À mourir, on ne peut entendre prononcer froidement son arrêt de mort, surtout quand il faut passer do la vic à l'étoraité par le chemin de l'échafaud.Bientôt les portes de la pièce où se trou- vaiont les prisonniers s'ouvrirent en gringant tristoment sur leurs gonds, et la voix du géôlier oria : \u201c Charles Hivdelang!\u201d Hindelang sortit ot los portes de la prison ro rofermèrent sur lui.Pauvre Hindelang! s\u2019écriè- ront à la fois tous ses compagnons.Car l'appel c'était In mort! C'était l'échafaud.Dix minutes plus tard, ls même voix se fit entondre et appela : \u2018\u201c Chevalier de Lorimier.\u201d De Lorimier suivit le géôlior ot les portes de la prison so rofermèrent.On pensait bien qu'il y en aurait sept d'appelés, autant qu'il y avait de ceroueils et chacun tremblant, le cœur sorré, attendait gon tour.Mais, non, quaud les portes se rouvrirent oe fut pour laisser eutrer do Lorimier ot Hindolang qui dirent à \u2014 msg, leurs vompagnons op les voyant: \u201cRé.Jonissez-vous, nous kommes les deux seuler victimes choisios dans cotte partie de ln prison, mais il Jen a trois autrea prises Ailleurs, ce sont Rémi Narbonne, Daunais ot Nicolas.\u201d Les prisonniors fondaient en larmes ils avaient fait leur sacrifice, Île regrettaient presque de ne pas partager le Rort de leurs deux amis qui n'étaient pas plus coupables qu'eux après tout.De Lorimier les voyant si désolés les consolait le mieux qu\u2019il pouvait, \u201c Mon sacrifice cat fait.disait-il, et j'ai l'espoir d'al - ler voir mon Diet, une seule chose arsombrira mes dorniers moments, c'est Ia pensée du dénument de ma femme ot de wes enfants, mais je les ai confiés à la divine Providence, Vers six heures du soir, les prisonniers ayant regu ordre de rentrer dans Jeurs cachots, le Dr Brien qui avait été jusque là le compagnon de cellule do du Lorimicr.dom nds à M Prieur de prendre sa place.C'està ce changement que nous devons le henheur de posséder le récit des derniers instants 4e de lorimier.Nous avions l'intontion de reproduire la fin de ce récit ninsi que les lettre admirables, que de Lorimicr écrivit avant de mourir, mais ce serait trop long, Voici comment M.David termina son discours : Pauvre de Lorimier! Voyez-le s dirigeant vers l\u2019échnfaud.suivi de Res comparnons d'infortune, Hiudolang, Narbonne, Daunais ot Nicolas, pend'int que Jes autres prisonniers abi- més daor la douleur prient Dieu avec ferveur.De Lorimier fut courageux jus qu\u2019au bont, il gravit lentement les dogré- do l\u2019échafaud et lorsque Hindelang prononga le d'ecours célèbre qu'il termina par le cri de \u201cVive la liberté! ?\u2019 de Lorimier sourit plusieurs fois ot approuva do la tête les paroles enthousiaste de son comps- gnomn, Hindelang avait à peine fini de parler, que lo siznal était donné et la trappe tombait, De Lorimier avait cossé¢ de vivre! Pendant ce temps-là, une pauvre femme, entourée de ses enfants et de quelques amis, pleurait et priait, à moitié morte de douleur, C'était Mdme de Lorimier, Tl y a ici des épousas ct des mères, qu'elles s\u2019imaginent être À ra placo, un instant, et elles comprendront co que cette épouso «t cette mère a dû souffrir.Est il possible qu\u2019on uit fait mourir sur l\u2019échafaud un pareil hommel un homue dont le crime fut d'avoir eu une âme trop sensible, trop géné reuse,trop portés à aimer son pays, à se.dévouer ponr lalibertd ie supatrie! L'échafaud devrait être aboli pour les offenses politiques.On ue peut s'empêcher d'avoir des sympathies pour le meurtrier condamné À cel instrument de supplice; que no doit: on pas éprouver cn voyant un de Lorimier, un Cardinal ou un Duquet manter ~ur I'échafaud ! Je mé demande comment on a pu assister à un pareil spectacle sans & tuer sur la potence, lu briser, la dé malir et en jeter les débris à la fae des bourreaux.De Lorimior n'est trompé, dit-on, il devait savoir qu'il ne réussirait pas.Ce n'est pas la question.Croyait-il que le meilleur moyen de servir sin pags, de lui donuer la li berté était de faire ce qu'il s fait! A td] étS vi-timo de son patriotisme?Est-co pour être utilo À ses ; comp triotes, est-ce.pour nous qu'il 8 co senti à mourir si jeune, À 5e séparer de tout ce qu'il aimait, à eouffeir une LA TRIBUNE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 agonie et une mort si terrible ?Oui, trois fois oui.Alors houneur éternel à ra mémoire; à genoux sur sa tombe, car c'est Un martyr, or lo sang des martyra est lo salut des nations, Ja rosée fécoudante de leurs destinées.Quand j'entends cerluios hommes essayer de ternir 1a gloire des patriotes de 47 38, j'ai toujours cuvie de| demander que ces détracteurs soient condamnés à allor, la corde au cou, s'agenouiller au pied du monument qui couvre les cendres de ces pauvres victimes dans le cimetière do la Côté des Neiges,et là,à faire,A haute voix, auende honorable.O de Lorimier, Cardinal et Du-| quel | vous avez offert à Dieu vos soufirances et votre martyr pour le bonheur et la liberté de notre patrie.Vous saviez que Dieu regarde avec complaisance les pays où le rang a coulé pour les causes saintes ot nationales et qu'il pardonne beaucoup aux haut quelqu'un qui s'intéresse à lui et qui vaut mieux que les médecins.Sa mort n'empécherait pas la république de tomber, mais clle prive- tait la terre d'un des hommes les plus honnêtes qui l\u2019habitent.ER A \u2014_\u2014\u2014aa Nous recommandons au public la lecture d\u2019une brochure qui vient de paraître À Montréal, aur les Funeates effets de l'iutempérance.M.Abbott, l'auteur de cotte brochure, établit avee beaucoup de talent que l'usaue des boissons cnivrantes détruit lea forces physiques et intellectuelles de l\u2019homme.Aucune personne désirant veudre les ouvrages suivants, pourra ='adres- à A.B.Longpré, No, 51, Rue St | Vincent, Montréal.savoir : Relation d'un voyage à Is côte du Nord-Quest par G Franchère, Rapport.des missions du diorèse nations qui ont beaucoup souffert, : de Québec.Méles donc dans ln même coupe le song que vous avez versé pour lu liberté À celui que nos ancêtres out répandu dans ce pays pour ln foi et| la civilisation et aucune nation ne La Revue Cunadienue no.12 [décembre 1871] du vol.8 et les noy 1 et 2 (Junvier ut Février 1812) du vol.9.pourra offrir à Dieu un halocause qui lui soit plux agréable.| Déjà vous avez dû voir que vos prières ont été exaucées, Oh! souvent, sans doute, à lu vue| len de nos divisions et de nos défaillan- | ces, vous avez dû craindre pour nos destinées, mais si du séjour des héros vous vous êtes penché: vers nous depuis quelque temps pour écouter | les battements de nos cœurs, si vous avez vu les larmes qui ont coulé au récit\u2018de vos souffrancuf, vous devez êtro contents ct convaincus que le patriotivmo n'est pan éteint dans nos \u201c âmes et quo la nationalité, pour la- ! quelle vous êtes morts si généreusement, vitra éternellement comme | votre souvenir sur les rives du Saint- Laurent, M.David,qui vient de mourir subitement à Montréal, avait depuis | longtemps une maladie qui le faisait beaucoup souffrir.Il ne pouvait preque pas manger ni dormir, Depuis plusieurs années, i! \u2018no prenait autre choze qu'un peu do lait, une couple de fois par jour, ot encore avait-il tontes les peines du monde à le digérer, Tous les journaux de Montréal ont rendu hommage à son talent et à son mérite, C'était un homme de jugement ot de caractère, indépendant, laborieux et de bonne conduite.I commença Faürremont la vie en exergant tant bien que mal le métier de peintre.Quelques bonnes spéculations qu\u2019il fit sur les propriétés, grâce À l\u2019aide d'un riche paront, le lancèrent dans h voie de Ia fortune, Entrepronant, ælif et ambitieux, aïmant à s'ocou- per d'affaires publiques, il re ft élire *u Conseil-de-Ville où il joua un Mle important et co 1871 il était Elu député de Montréal-Est.Il avait À peino appris à lire et a écrire, quand il était jeune, main, plas tard, Pour faire honneur à ga position, il chercha à combler sutant que possi- le les lncunos de sen éducation et Téurait, à force d'énergie, d'étude et réflexion, A parlor d'une manière Lrès convenable.=> Le comic de Chambord n\u2019est tou- Jours pas encore mort.JI prend de Mieux.Il élait pourtant bien con.ul I est vrai qu\u2019il n\u2019est pas ticore sinvé, mais il'doit y avoir en ; bouclen richement coloriées, Nouvellss Diverses.La coquette: ie au Japon.\u2014Toutes femmes sont coquettes ; toutes cherchent à dissimuler leur Âgesauf le Jupanaines qui, pour mioux prouver In règle, y font exception.Non seulement le.coiffure sert à indiquer leur Age, mais encore à désigner lesfilles 4 morier, lon veuves consolées et les inconsolables.Les fillettes, à partir de neuf ans, portent leurs cheveux entrelacés d'un crêpe rouge, en demi-cercle derrière la tête ; le devant est Inissé nu, sauf deux b-ucles de chaque côté du front.Les demoiselles à marie- re coiffont très haut Rur lo devant de la tête, ct tressent leurs cheveux cn forme d\u2019éventails ou de papillons, les ràment da cordes d'argent ou de Une veuve qui cherche un second mari tord ses choveux antour d'une épin file en écaille placée horizontalement derrière la tête.Celle qui entend rester fidèle au mort, coupo Res cheveux Court et les peigne en arrière Faus Aucun Ornement ni séparation.On rencontre très peu de femmos coiffées ainsi | Une fausse folle.\u2014 Georgiana Price, arrêtée en 188! dans le parc Fairmont, à Philadelphie, où elle R'oxerçait au pistolet, afin, expliqua- telle, de pouvoir tuer un certain Goorge Hayes, qui lui avait tait l'affront de se marier avec une autre personne qu\u2019elle, fut envoyée dans l'asile des aliénés do Morristown.Elle s\u2019en est échappée ces derniers jours pour lu buitième fois, et pa- raiseant soudain dans une cour de Philadelphie, qui tonait audience, elle a réclamé la protection de la justice contre coux qui la poursuivaient pour la ramoner à l'asilo, attendu qu'elle n'était pas ct qu\u2019elle n'avait jamais été folle.L'audicnce à été suspendue, ot le dialogue suivant s'est engagé centre l'uttornoy de district et Gcorgiana : \u201c Vous assurez que vous n'êtes pus folle, mais pourrioz-vous vous maîtriser si vous voniez à rencontrer George Hayes ?\u201c Me maitriser ?Oui.J'éprouverais uno agitation momentanée, car je suis femme, ot les femmes, vous savez, ont les nerfs iriitables.Mais jo ne lui ferais pas de mal, car je le rangi méprise, \u201c Alors il n\u2019uarait rien À craindre de vons?\u201c Je vous ni dit que je le méprise, ct mon mépris garantit va sûreté.Une femme laisse tranquille colni qu\u2019elle dédaigne.« Mais l'oublierez-vous ?\u201c Jamuie ! Puis-je urracher do MON cœur ces anciennes larmes vi donces qui sont une \u2018 part et parcelle \u201d de ma vie?TI dirait m'ai mer, ctil montait.Mnis l'amour que j'avais pour lui je ne l'oublierai jumais.Ainei, si voue le rencontrez, vous saurez vous daininer ?* Qui, mnis j'espère quo je ne le rencontrerai pas, Fn tous ens, il est on rûreté.* la vengennee n'est done plus le but de votre existenco 1 * Non, le but de mon existence ert de roprendre mon ancien métier de couturidro, Le juge, suffisamment édifié, est intervenu pour ordonner que Gcorgiana Price sit laissé libre à l'ave- wir, En entendant cette décision,elle a mis In main sur son cœur ct dit au juge : \u2018\u201c Sonffrez quo j'ajoute un mot.Au cours de mon procès, mon avocat a prétendu que j'étais devenue indigne d'être l'épouse d'un homme quelconque.Je déclare,moi, que la plupart des hommes no mé- ritoruient pas de m'avoir pour épouse, \" maa ss es VARIÉTÉS, Une de nos plus charmantes Parisiennes, qui Va se rewarier pro.chainemont, a uno petite fille de huit ou neuf ans.Une des jeunes amies de l'enfant l\u2019invitait hier à dîner pour mardi prochain.\u2014Oh ! mardi, je ne peux pas, ré- poudit la petite Glle de son air le plus important.je marie maman ! # Tx Calino, qui est très myope, est allé choz un banquier, pour toucher un billet.Eh bien, lui dit son maître, tu as fuit ma commission ?\u2014Non, monsieur, J'ai vu, écrit sur la porte: \u2018 Toussez!\u201d Et j'ai \u201c* toussé \u201d pendant vingt minutes, sans qu\u2019on m'ait Ouvert.\u2014Mais il n'y avait pas : \u201c Tous- 8ez \" ; il y avait : \u2018 Poussez! \u201d imbécile ! \u2014Pour ce qui est de \u201c Poussez \" jo ne soutiendrai pas, roprit Calino ; mais, pour sûr, il n\u2019y avait pas: \u201cImbécile.\u201d Il y avait: «8.V.PI\" xx Notre ami B., qui s'est marié dernièrement avec une jeune femmo toute charmante, a eu la fantaisic de se faire tirer son horoscope par une somnambule.Lr somnambale a été féroce : \u2014Vous feroz quolque jour partic de la catégorie des maris\u2026 trompés, lui a-t-elle assuré contre autres prédictions fantaisistes, B.\u2026 a raconté en riant lu terrible prophétie à sa femmo, \u2014Oh ! a répondu celle-ci cn pleurant très fort, cela veut dire alors que jo mourrai avant toi.ct que tu to remarieras ! +x Dans une affairo de meurtre, un témoin dépose devant la \u2018cour de l'heure d'arrivéo et de départ des bateaux qui vont de Milwaukee à Chicago.\u2014Le départ sc faicil régalière- mont à rept heures 7 lui demande un des jurés.' \u2014 Très régulièrement.Manze-t on bien a bord ?\u2014Cela dépend.\u2014Pus de réponse évarive ! Le président, intervenant : \u2014 Mais, monsieur, vous ontrz là dans de détails complètement nu tiles.\u2014Pardan, monsieur le président, je dois faire ce voyage dans quelques Jours et je profite de l'occasion pour mo reuseiguer ! * x Le petit Jacques cst cn train de couvrir son père de caresses, Jelui ci, d\u2019une voix attendrie : \u2014Tu m'aimes bien, n'est-ce pas, mon cher petit ?\u2014Oui, jo t'aime bien.parce que tu es un papa bien obéissant ! * Tx Uu fils de député à son père : \u2014Dis-done, mon père.qu'est-ce que c\u2019est que ça, le radiculisme ?\u2014C'est\u2026 c'est.uve fraction du parti républicain.\u2014Ah! est-ce une fraction simple ou une fraction composée ?\u2014Composée, mon enfant, composée\u2026 Très mal composée méwe ! tr CORRESPONDANCE.M.le Rédacteur, Nous sommes des plus heureux d'annoncer à nos nombreuses pratiques ct au public en général que notre département de vêtements confectionnés pour hommes a subi cette aunée de nouvelles améliorations qui le rendent supérieur A tout ce qu\u2019il y a dans la Puissance.Il arrivo souvent qu'une personne « bozoin,sous quelques minutes d'avis, d'un vêtement complet pour un voyage ou une circonstance imprévue, Messieurs, dans ces occasions, vous ne pourriez faire mieux que de venir directement à nos magasins et nous vous certifions que vous y trouverez des vêtements confectionnés d'uve manière irréprochable.Malgré la longue expérience que nous avons dans ce département, nous avons jugé à propos de faire un voyage dans les grands contres américains, pour nous mettre au courant de toutes les meilleures améliorations ct nous pouvons dire sans crainte, que nos vêtements confectionnés sont d'une perfection et d'une coupe plus élégante que la plupurt des vêtemonts qui sont faits sur mesure, Notre assortiment se co mdeos d'habits en drap noir, en serge française et anglaise, en tweeds de couleurs les plus variées.Nous avons en un mot l'assortiment le plus complet d'habits, pantalons, vestes ct pardessus qu'il y a dans Montréal et même dans la Puissance.Malgré les dépeusca quo nous avons été obligé de faire pour rendre ce département unique en son genre, uous sommes houreux de dire que noire nouveau système nous permet de vendre nos marchandises encore à woillour marché quo par le passé.Nous capérons que le public voudra bien, comme les années précé- dcutoe, tenir compte dos sacrifiees que nous n'avons cessé ct que nous no cesserons de faire, Come nous le disions dans une correspondance précédente nous tenons plus quo jamais à donner pleine et entière satisfaction à nos pratiques.Nous voulons nvant tout, faire on sorte quo la maison I.A.BEAUVAIS goit reconnuc comme la maison par excellence, non pas sculoment des Canudicos-frangais, mais de toutes nationalités, Notre assortiment d'habilements d'enfauts est immonso.Nous vous en dirons un mot sur la prochaine, I.A.Beauvais, 186 et 188, Rue St-Josoph, Montréal, PROVINCE de Québec, District de Montréal.COUR SUPÉRIEURE No.114, DAME MEDORA ELEANOR MUSSEN de la Cité et du District de Montréal.éponso de Wil- Ham de Courcy Harnett du mimeo lieu, Écuier, Avocat, dûment autorisée à ester en justice, Demanderesse vs Le même WILLIAM de COURCY HARNETT, Défendeur, Une action ou séparation de biens a été instituée en cette caure, Montréal, 30 juin 1883.T.& C.C.ve LORIMIER.Avocats de la Demanderesse, 14 juillet 1883.\u2014 oi.nas F.I.Sarrasin AVOCAT, No.44, Rue Saint-Vincent.25 nov.fm.OO.AUGER AVOCAT, No.16, Rue Suint-Vincent.26 nov, fm.PREFONTAINE & MAJOR, AVOOATS, 14, Rue Saint-Jncques.Raymond Préfontaine, C.C.L.David Major, B.C.L, 25 nov.fm LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des Rues Notre-Dame ct Saint Vincent, Montréal.A.B.LONGPRE.L.0.DAVID Dr A.A.FOUCHER Chirurgien oculiste ot auriste de l'Hôpital Notre-Dame, Montreal BUREAU ct RESIDENCE : 82, RUE ST-DENIs.Consultation : heures.Pagnuele & ft-foan, No.34, RUE ST-JACQUES ; Montréal.De midi à trois SIMEON PAGNUELO,!C, RB.£.N.ST-JeaN, B.CL, 2 deco.\u2014fm Érocnshild, Busteod & Cuorin AVOOATS 102, Suint-François-Xavier.2des fm.Morcier, Beausoleil & Martinsau, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL, \u2014000\u2014\u2014= CLYOPHAS DRAUSOLEIL, PAUL, CG.MARTINEAU, Autrefois ByndieOléelol.B,C.L, N.B.\u2014M Mercier donnera une attention spéciale aux affaires criminelles, Mon, Hoxoné MERGIER, Ex-Solliciteur Général, Député de St- Hyacinthe.L.PLAMONDON AGENT D'Immeublos ot dv Placements No.35, RUE SANIT-JACQUES Montréal, \u2014000\u2014 N.B.\u2014Le3 personnes qui ont de propriétés à vendre, sont respecluease- ment priées de s\u2019aboucher avec Mr L.Plamondon, On n\u2019exige de frais du commission que dans le cas ou la vente se fait.\u2014I6 déc, .\u2014\u2014 LA TRIBUNE (Suite de la première page.) bordaient la route, Guillaumo s\u2019arrêta de nouveau et dit.: \u2014 Ponsez-vous parfois à ce temps?\u2014et sa voix tremblait, \u2014Sans doute, Guillaume, n'étiez- vous pas mon meilleur ami?Ma mère vous estime beaucoup; elle vous est bien reconnaissanto des services que vous lui rendez ! Ce n\u2019était pas précisément la réponse que Guillaume désirait ; aussi sans faire attontion à Ces paroles, il continua d'un ton triste à parler des jours houreux de leur cofance.Il semblait décidé à faire rovivre co soir, dans son cœur, les premières années de leur vie.N'étaient-ce pas là les liens qui les unissont ?\u2014Je voudrais vous voir toujours comme quand nous étions enfants, reprit Guillaume.Quand j'erre soli- tairo dans la forêt, il m'arrive fré quemmont de m'\u2019arrétor devant un arbre pour chercher nos noms gravés dans l'écorce: les lottres jadis im- percoptibles sont maintenant grandes et larges, Oh! me dis-je alors, il de- vruit cn être ainsi des sentiments do notre cœur.Muis, pourquoi nous abusor ?nous ne restons pas enfants, Lie fleurs des champs revaissent au printemps plus fraîches et plus riantes; mais celles du cœur se fanent et De rajeunissent plus.Réginc le regarda d'un air étonné; jamais elle n'avait entendu son ami s'exprimer do la sorte et, sans qu\u2019elle Put s\u2019en rendre compte.res paroles portaiont le trouble dans kon fine, \u2014Mais vous restez toujours notre ami, Guillaume, dit la jeune fille, \u2014Ce mot me rend heureux, TI y a longtemps do cela, vous m\u2019appoliox: \u201c frère Guillaume \u201d.Vous rappeloz- vous combien de fuis vous m'avez donné ce nom si doux parce que jo vous disais que je n'avais uu monde ni père ni mère, ni frère ti +œur ?Alors je souriais de bonheur, alors j'étais richo, plus riche qu\u2019un roi !\u2026 Voulez-vous tn'appeler encore parfois \u201cfrére Guillaume\u201d! Je ne sais quel prestige exerce sur moi ce nom prononcé par votro bouche ! \u2014Pourquoi pas, si cola vous rend heureux ! \u2014Pendant les soirées d\u2019hiver, co orrunt dans in solitude, je me suis dit souvent quo Diou m'avait donné boaucop d'amour ot do bonbeur en partage dans cette vie, on m'apprenant à vous connaître.Alors tout lo pussé so déroule dovant mer yeux.Jo vous vois encore jouund sous los yeux du vieux curé; nos larmos onfantines obscurcixsont nos youx, des rires francs et joyoux vionuent se jouor sur nos lèvros.Mous vos désirs, j'aurais voulu les réuliser, Jo souris encore on mo ruppolant qu'au jour, dans votro nuivote, vous mo domandiez les étoiles du ciel ct les larmes amères que je versai en no pouvant vous sotisfuire : ju vous aimais jurqu'a l'impossible.\u2014Ouil ouil cola cst vrai, dit Régine avoc uno joyouse candeur.\u2014Du matin au soir, je parcours ainsi en imagination lo printemps, l'eté ot l\u2019uutomno, ct je m'arrète enfin, au dommencumont de l'hiver, là-bas, sur lu collino qui domino lu chaussée, d'où jo voyais disparaitre la voituro qui vous emportait vors la grando ville: Je rotourno onsui- te tristo ot silencieux au presbytère pour attendre lo printomps qui Vous vorra revenir avec les flours ot ler oiseaux.Jo me complais dans cos rêves, jo redevions onfant.\u2018uequ\u2019au jour où je m'aporgois soudain que nous sommes dovonus grands et que votre position ot votre rang empécent.\u2014Guillaume! Guillaume! Cols n'est pas bien de votre part, interrompit tristemont la joune fille.| a position et le rang ne pouvent briser les sentiments du cœur.Un bruissement du feuillago fit tressaillir les jeunes gens.Tout rentra biontôt dans le calme ot Régine, toujours bonne, reprit : .Parlons plus bas, Guillaume, nous troublons lo sommeil des pauvres oisoaux, \u2014Ln position et le rang, Régine, continua lo jeuno homme, je ne fens quo trop bien l\u2019abîme qu'ils crougent entre nous.Co n'est pus votre cœur qui me torture ; c'est le mondo qui nous répare.Autres temps, autres amis! L'été je no vous vois plus que rarement, l'hiver vous rotournez fréquemment on ville.Quand jo resto seul ici, je mo roprésonte ces salle de fétos dont j'ai parfois entordu parles.jo vous vois riche et bolle au milieu de cette foule brillante.Chacun vous aime, et, fans envier ceux qui vous entourent de lonrs hommages, j'envie lo bonhour qu'ils ont de pouvoir vous los offrir.\u2014Jene vous compronds pas, Guillaume.Votre langage est si étrunge ! Vous mo parlez de chosos auxquelles jo n'ai jumuis songé.Vous voulez me rappcler le passé et vous ne trouvez que des parolos tristes ot amères.Il doit y avoir un autro poids sur votre cœur ! \u2014Oui! c'est vrai, murmura le jeuno howmo, \u2014Expliquez-moi don ; cette énigme, Guillaume, Luissons le pussé ot parlons du present.Dites, que 20 pasre-t-il duns votru cœur ?\u2014 Jusqu\u2019À co jour, jo l'ai ignoré, J'uvais des idées et des sentiments, mais je no pouvais leur donner du forme réolle.Ce voir, j'ai lu un livre, Puul et Virginie, ot il m'a semblé y liro notre oxistonee A tous deux.Nous nussi nous avons grundi comme ces deux cnfarts, comme cux, nous uvons été élevés dans l\u2019ameur et la bienveillance do votre mère, grâco aux teudres soins du vieux ouré, J'aituais ce livre, Mais hélus ! la fatalité finit toujours par arracher l'un à l'autro ces denx étros qui ='uimaicot tant, et j'ai tromblé, Régino, puree que tel aussi sora notre sort.La position et le rang, voilà ]a mer qui none sépare.Et cependant j'ai dans mon (œur la futalo pensée que vons auriez dû étro à moi duns l'avenir, Cetto pensée mo fera mourir.\u2014Ne Croyez-vous done pus, Guillaume, quo je vous aimorai onjours comme un frère ?\u2014Vous no mo comprenez pas 0 plutôt vous ne voulez peut-être pas me comprendre.Comme enfant, moi, je vous ui aimée; comme jouve fillo, d'autres vous aimeront, ct voilà pourquoi mon chant était ei tristo.Jo priais Diou de ne jamuis permettre quon vous séparfit de moi l Sans doute, étuit clair ct ceper- dunt la naïve enfant n\u2019on comprit pas'lo véritable sons, Mais, qui sait comment l'echo do la voix do Guillanme retentivuit bientôt dans son cœur.\u2026 ot alorsi.Do nouveau le feuillage s'agita.ll sembliit qu'on lâchait les branches d'acacias longtemps rotenues, Guillaume inquiet écarta les branches pour découvrir la cause du bruit, mais il ne trouva rice.Le bruit des pas qui s\u2019éloiganient fut étouffé par les mauvemonts dos jounos gons.A continuer, MARCHES DE MONTREAL.Légumes.Patates par poche.0.50 à 0 70 Carottes pur miuot.040 050 Betteraves \"oe 0.40 0.70 Oignons par ggart.3.00 0.00 Dhoux par douzaine.1.00 1.60 Concombres par douz.0.60 1.00 Tomates par boîte.4.50 0.00 Fruits, Pommes par baril.3.50 à 5.00 Oranges.\u2026.\u2026.\u2026ss 10.50 13.00 Citrons à lu boite.0.00 000 Poires.0.00 0.00 Melons A Ia pidee.0,00 0.00 Grains.Blé par minot.\u2026 1.65 à 1.80 Pois do \u2026\u2026.\u2026.1.00 1.10 Orge do = Lennecaccuee 0.00 0.00 Sarrasin par poche.1.20 1.30 Lin do \u2026\u2026 0,00 0.00 Mil do .250 2.85 Trefle do .0,00 0.00 Blé-d'inde do \u2026 1.10 1.10 Avoine oo poche.0.95 1.05 Fives par minot.1.76 1.90 Son par 10 livres.0.90 0.00 Moulée.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.e 1.60 1.75 Farines Far, de blé.camp.p.100 IbB.nscccsonseccannes 2.25 à 3.00 Far.d'avoine p 100 lbs.2.76 3.00 Fur.de blé d'inde do \u2026 1.70 2.00 Far, de sarrazio.2.00 2,50 Viandes.Bœuf par livre (steak).0.122 0.15 Mouton par livre.0.10 0.12 Veau par livre.0.00 0.00 Lard par livre.012 0.16 Jambon par livre.0.14 0.16 Saindoux par livre.0.14 0.16 Porcs abattus p.100 1bs.5.60 9.00 Bœuf au quartier.5.00 6.00 Mouton entier par Ib.0.09 0.10 Divers.Sucre d'érable.we.0.102012 Sirop au gallon.1.10 1,20 Miel & la livre.0.12 0.16 Œuufs frais 3 la doz.0.17 0.20 Œufs à In cuisse p.doz.0.16 0.17 Muddock à la livre.0.05 0.06 Poisson frais.0.05 0.10 Beurre frais.0.20 0.30 Volailles.Dindes 3 1a livro.0.122 0,00 Diudes[vienx] au couple 1.76 2.50 Dindes[jeunes] do 1.00 1.50 Oies au couple.1.50 1.80 Oies à la livro.uue.0.09 0.11 anards A la livre.0.08 0.10 Poulen au couple.0.76 1.00 Poulets du printemps p.COUPE eee 0,50 0.75 Gibier.Canards par livre.0.00 0.00.do noirs p.livre.0.00 0.00 Pleuviers par doz .0.00 0.00 Bécnsse au couple.\u2026 0.00 0.00 Pigcons domestique au couple.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.30 0.35 Perdrix an couple.\u2026 0.45 0.60 Tourtes & la doz.0.00 0.00 MARCHÉ AUX BESTIAUX, Bœuf, 1roqual,p.100 lbs 5.50 à 5 75 Bœuf, 2mc qualité.475 0.00 Vache di Tnit.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 25.00 40,00 Vaches extran.45,00 55 00 Venux, 1re qualité.8.00 10.0ÿ Veauz, 2me qualité,.4.00 6.60 Veaux, 3me qualité.200 250 Moutons, 1ve qualité.5.50 8.00 Moutons, 2me qualité.65.00 5.50 Agneaux, Ire qualité.2.60 4.00 Agneaux, 2me qualité.2.00 2,60 Poros, 1re qualité.7.60 8.00 Pores, 2me qualité.7.25 7,60 IMPRIMERIE LE DANE Ayant un matériel d\u2019imprimerie très-étendu, est en mesure d\u2019entreprendre l'impression de toutes espèces d'ouvrages, dans les deux langues, tels que Blancs de Notaires, Blancs pour À vocats, * Blancs pour Greffiers,ete En-téte de lettres, En-tête de comptes, Lettres funéraires, Cartes d\u2019affaires, Cartes de visites, Billets de concert Circulaires, Programmes, Jutnlogues, Factums, Pamphlets Affiches, Chèques, | Ete., etc.Le tout exécuté nvec soin, élégance et promptitude.On se charge égnlement des ouvrages de luxe de-tous genres, imprimés en Or, en Bronze, en Argent et divers autres couleurs, A DES PRIX TRES-MODÉRÉS.Une attention toute par- ticülièré sera donnée aux commandes ce ln campagne, et l\u2019expédition sé fera \u2018avec régularité.S\u2019adresser à l\u2019imprimerie de\u201d W.F.DANIEL, 25; RUE STE-THERESE, (Coin de Ja Rye St-Gabriel) MONTREAL.CIE DE NAVIGATION LAPRAIRIR.Le Vapeur LAPRARIE capt, Demers, partirs aux heures suivantes autant.que possible\u2014Dimanches ct fâtes excoptés.De Laprairio : De Mootréal : 5.30 a.m.6.30 am.8.15 am, 12.00 a.m, 1.30 p.m, 400 p.m, 30.p.m.6.16 p.m, LES DIMANOHES ET FETES : 815 a.m.2.00 pm.5.00 p.m.6.00 jm, J.BROSSEAU, Directeur Scorétaire, CHLORURE DE CHAUX.Pour blanchir le linge et pour un désinfectant du première classe servez-vous du Chlorure de Chaux préparé par C.D.Morin et vous réussirez.Directions complètes sur chaque paquet Si vous avez besoin de blanc de déruse achetez-le à la livre, il est moins cher que celui que vous achetez en paquet pour du Chlorure de Chaux.Un mot au sage est suffisant.\u2014 LESSI CONCENTRE, Les personnes de la campagne ou autres qui ont besoin de Lessi concentré à la livre en recevront en envoyant cinq cents par livre et en indiquant la Station du chemin de fer ou du Bateau le plus près de chez eux.Direc tions complètes pour toute sorte de savon envoyées avec chaque paquet .C'est la chose la plus conomique que vous puissiez vous procurer.Adressez, C.D.MORIN, 616 Ste.Marie, Montréal.SIROP DU PRINCE DE GALLES.Le Sirop du Prince de Galle* de Madame Harwood est recon mandé par tous les bons médecins et par toutes les mères qui s'en sont servi.Il contient pius de propriétés guérissantes et fortiflantes qu'aucun autre sirop connu.Les mères qui ue le connaissent pas sont priées d\u2019en référer aux personnes qui ont donné les cerlificats suivants et qui pou raient être comptés par centaines de même force.C.D.MORIN, PROPRIÉTAIRE, 616 rue Ste.Marie.G.D.MORIN, Ecn.MONSIEUR, Pour l\u2019information des personnes qui sont dans mon cas et pour le bien publicje désire beaucoup que le présent soit publié.Il y a bientôt trois ans, ayant des enfants malades j'essayai de deux ou trois sortes de sirops sans ol tenir aucun soulagement.C'est alors u'ayant entendu parler du Sirop du rince de Galles de Madame Har wood je m'en procurai, et depuis ce temps mes enfants sont bien et je crois réellement que si j'avais eu de ce sirop plus vite, plusieurs de mes enfants qui sont morts seraïent aujourd'hui en aussi bonne santé que mes autres.En conséquence j'en vend beaucoup etil donne toujours cntière satisfaction.Avec reconnaissance, .DAME LUC TASSE, Epouse do LUG TASSE, Een, Maître de Poste et Epicier Côte St.Michel, 28 Avril 1881.Mr.C.D.MORIN, MonsIEUR, im Nous désirons vous remercier se cèrement pour le Sirop du Prince , Galles de Madame Harwood que vous nous avez vendu depuis quatre ans, x près avoir essayé de plusisurs autres rops sans pouvoir empêcher nos en as de mourir(et nous en avonsdix de mort! ayant entendu parler du sirop du ce de Galles nous nous en sommes .procuré, et ce n'est que depuis os temps que nous avons pu élever ma enfants qui étaient toujours très i ladifs.Il nous est tout-à-fait indisper, sable et c\u2019est la seule chose qui Bo ait réussit.- - Nous le recommandons de tout fe À tout nos amis et nous Je consid ra comme un véritable trésor et un bles, fait pour tous ceux qui ont des entr malades."]
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