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Titre :
La Scie The Saw
Opposé à la Confédération, le journal humoristique La Scie commente l'actualité politique en textes et en caricatures.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
mercredi 25 novembre 1863
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Scie The Saw, 1863-11-25, Collections de BAnQ.

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[" VOLUME #.\u2014N° &.renee tae ot QUEBEC, 25 NOVEMBRE 1863.Puix: 4 SOUS.mn en tm fa mrt er tar at Ar CASTIGAT RIDENDO MORES.wh OCR LENS NN nH SOOTHER Tous cenx qui voudraient s'abonner à La Scrz, peuvent le faire ca s'adressant à Pfmprimeur et en payant $1.00 par année, ou $0.00 pour six cis, Le tout Pavauce.La Seis parait le Mercredi de chaque semaine.&GrOn recevra aussi des Annonces à un taux modéré, Tous ceux qui s\u2019abonneront à Ja SCIE auront l\u2019in-appréciable avantage de choi- siv en'ro \u2018être sciés,\u201d* el ne \u201c pas,être sciés.\u201d\u201d Ce vera suivant leur hon plaisi Us pour:ont mème chui-ie, sur les diffe- rentes espèces de \u2018sciés \u201d dont nous ouvons disposer.Ils n'ont qu\u2019à nous aire savoir leur intention en nous envoyant leur abounement.Toute correspondance coricernant Ia rédaction devra élre adressée franco, aux propriétaires de la Sciere FEUILLETON DE LA 5SCZE.nr ALS re A Ls LNs AS mr rb NOS CONTEMPORAINS.Prends un sil ge Cinna.RACINE.\u2014\u2014025 Free I.e Major de Biovres.L'histoire du Protée antique nous a toujours épouvantéu, mais nous aimerions mieux encore éerira la biographie de ce fils de Neptune que d\u2019esquisser la - silhouette fantasiquo du Major do Bièvres.Comme Emile de Girardin co cauchemar d\u2019Eugène de Mirecourt, le major a lo don des métamorphoses ; il s\u2019offre tour à tour sous mille formes diverses, il vous échappe, il lisse ontre vos mains ; C\u2019est uns ombre, un fantôme, quelque chose qui miroite, scintille, éblouit et no su laisse pas atteindre.Néanmoins pour vous, bicnveillants lecteurs, nous avons crû dovoir faire l\u2019impossible, analyser Polichinelle, ct !ï commencent nos diflicultés.Après maintes recherches ob maintes questions nous n\u2019avons pn nous arrêter définitivement sur l\u2019âge de notre formi- able myrmidon.Une chose bien cer- taino néanmoins, il est né, non pas de Ia euisse de Jupiter, comme plusiours au- L.P.NOIMAND & raient pu le croire, mais tout simplement dans une des rues les moins uristocra- tiques de Québec.Son cufance s\u2019écoula paisiblement et rien ne donnera a supposer que plus tard, cet enfant si doux ct si eraintif qui, se promenait du haut en bas de la maison do son père ayant en main un respectable bourdaloue en guise de béniticr, une antique brosse à chapeau pour gonpillon, ct cinq ou six moutards barbonilids de sucre et de confitures, chantant et hurlant à pleine tête un psauma sensé être psclmodié en latin, serait plus tard lo major de Brigade Quasimodo, par l\u2019entremise duquel devait se rapporter au ministère de la guerre, tout ce bataclan de diacres et de sous-diacres devenus officiers de milice.Dès qu\u2019il eût l\u2019âge requis, le jeune de Bièvres füt mis au collége où nous lo rogrottons pouv on ronomméo,il brilla bien peu\u2014si peu vraiment\u2014que nous ne pouvons même lui accorder qu\u2019il était fort cn thème.Aussi le bouillant Louis-Thomns se découragea bien vite, ct offrayé peut-être par le duel à mort que depuis trois ans il soutenait avec la langue française, il s'enfuit bravement du champ de bataille, jurant à son ennemie unc haine éternelle, promesse à laquelle il n\u2019a jamais manqué, Dans cette terrible mélée il s'était frayé un passage jusqu'en sixième, Pendant quelque temps il fit ce que font tous ceux qui doivent être grands hommes\u2014il végéta: mais bientôt froissé de l\u2019inertie de ses compatriotes qui foisaient semblant de ne pas s\u2019aporce- voir de ses aptitudes, il résolut d\u2019oublier leur ingratitude sous un ciel étranger, et un jour il s\u2019embarqua pour l\u2019Australie, sifllant entre ses dents : Je m°en vais chercher la fortune Qui tie veut pas venir À nous.Gérin Lajoie assistait, dit-on, à son départ, et touché de la résignation sublime de notre héros, il écrivit d\u2019un trait en entrant chez lui son immortolle complainte : Un Canadien errant.sous le ciel austral, Louis de Bièvres vécut tant bien quo mal, logeant comme Diogènes \u201cans un tonneau, tournant ct lavant de la boue sous Je spacieux prétexte d'y trouver de l\u2019or, cassant pour se distraire de la pierre sur les grands chemins, et étonnant pardessus tout, los F.BARBEAU, Prorriérames.saasrecrram tur naturels du pays par ses admirables tours de passc-pusso.Un soir cependant il crut avoir assez feuilleté un roman de la vie réelle dont les premiers chapitres commençaient par des titres aussi réalistes que ceux-ci :\u2014 mineur.\u2014 Potice-man.\u2014 Tailleur de pierres etc.Mais avant de le fermer il ne voulut pas quitter l'Australie sans y avoir ajouter un nouvel incident.11 so tronva subitement toutes les qualités nécessaires à un ingénieur de ponts et chaussées, ct partit pour les mouta- gnes Bleucs, chargé par le gouvernement de jeter un pont sur une rivière, dont nous nvous oublié le nom.| Deux moisaprès le pont était terminé ct Louis, de Bièvres s'embarquait en destination pour Québec, non toute fois sans apprendre à Melbourne qu\u2019il avait un homme ct un veau sur lu cons- clence, ces deux malheureux s'étant noyés cn passant sur le chef-d'œuvre aquatique du futur major.Nous ne décrirons pas les pérégrinations de notre viseau «le passage, ni l\u2019aventure burlesque qu'il eût au Cap de Bonne-Espérance, seulement nous dirons qu'il débarqua saiu et sauf sur un des quais de Québce, guéri à jumais de son umour pour les pays-chauds, mais cachant au fond de son cerveau une idée lumineuse\u2014celle de so faire marchand de nouveautés.Aussitôt pensé, aussitôt fait.A force d\u2019énergic et d'activité il réussit à se pro- cwrer un fond de boutique, moute un superbe étalage et s\u2019installe daus un des plus beaux magasins de Québee, Tout alla à souhait, Jes affairos se faisant à morveillo et l\u2019on ne voyait plus M.de Bièvres qu\u2019assis dans un élégant tilbury et allant diner à sa villa de Charlesbourg.Ccoi dura quelque temps ; nai, tout bonheur a une fin, et un bon jour l\u2019élégant négociant as rovcilla banqueroutier.Décidément la fortune n\u2019en avait pas fnit son favori; mais ea revenche Louis Thomas sc ficbait pas mal de ses dédains envers lui, et ilse remit à son occupation favorite\u2014régéter.Amnroise FurET.(A continuer.) AAT QUÉBEC, 25 NOVEMBRE 1863.Ou dit que MM.Hector Berthelot, Réné-Philippe-Adolphe Caron de Clermont, P.T'.Bédard ct Arsène Michaud ont faits chez M.Matte, libraire de cette ville, une commande de chacun un exemplaire du dictionnaire de Bescherelle, dernière édition.Comme M.Matte ne fait ses imporlations qu\u2019au printemps, avis aux lecteurs de la Lime de biou se rappolor jusqu\u2019i ce temps que c'est en frangais que ces cing messieurs s'efforcent d'écrire, Si, comme il est probable, à l\u2019heuro où nous écrivons Lu Lime à succombé à une attaque d'idiotisme foudroyan causé parle contact des presses à vapeur de M.A.Côté, nous donnerons au pubic le conseil d'Horace.Risum leneatis amici.À ce propos, puisque M.Côté persiste à affirmer qu'il a bien réellement inventé la poudre, il est de notre devoir de soutenir le contraire jusqu\u2019à ce que ce mousicur nit exhibé son brevet d'invention, \u2014 Qe Assemblee generale de finots, Resume Parlementaire.(Pour la Scie.) JV est quatre heures de l\u2019après-midi ; MM.le finôts se pressent dans le classique enceinte où s\u2019imprime la Tribune, À quatre heures et quart, la séance est ouverte, et l\u2019on peut déjà prévoir qu\u2019elle sera dramatique.Arsène Michaud entre et dépose près du fauteuil de In présidence un rouleau de papier sur lequel sont écrits les noms des rédacteurs de la Scie : il siflle entre ses dents : Je le tiens ce nid de fauvettos Îls sout trois, quatre, cinq petits : Depuis si longtemps je vons guette, Pauvres oiseaux, vous voilà pris ! Criez, sifflez, petits rebolles : Débattez-vous, oh ! c\u2019est en vam ! Vous n\u2019avez pas cacor vos niles : Comment vous sauver de mes mains ?P.T.Bédard est élu président à l'unanimité, et les conjurés viennent se ranger solennellement autour de son secrétaire.De temps à autre, ils jettent un regard provecateur sur un paisible délégué de la Champagne qui, Join de se douter du sort tragique qui l\u2019attend, conserve toujours sur sa physionomie une expression franche et vermeille.LA SCIE.\u20141863.P.'T.Bédard jette un regard &- pouvanté sur les papiers d\u2019Arsène, puis il se lève du fauteuil de la présidence et developpe de sa voix la plus flâtée la question qui est à l\u2019ordre du jour : Déjà le vent du soir soupire Dans ma vicille porte de cour ; Déjà la voix du fleuve expire En murmurant la fin du jour.Et c\u2019est demain qu\u2019on nous imprime ! Hélas ! demain, l\u2019on nous sciera ! Oh! par pitié, fondous la Lime! Peut-être elle nous sauvera ! Hector Berthelot enthonsiasmé, se croit déjà rédactenr-en-chef: ce coléoptère il tirnt mordieus à faire oublier une multitude de petits chiffons raillenrs qui depuis longtemps lui tourbillonnent devant les yeux et luni donnent la vertige ; s\u2019écrie : Bravo! voil done mon réme Qui va trouver un placement ! Pour moi j\u2019édenterai la Scie Et vous me fournirez l'argent.Un frissonnement nerveux court par toute ln salle: chacun regarde son voisin d\u2019nn air inquisiteur.Enfin le silence se rétablit peu à pen, et Réne-Philippe-Adolphe Caron quittant son siége de manière à ne pas froisser son pantalon, s\u2019élance à la Tribune.1 hraque son lorgnon sur Arsène Michaud avec lequel il échange un sourire : Ce revers né m'aflligé guères Car j\u2019é possede ba-aucoup d\u2019or, À clacun de vo-os chers co-onfrères Joffrirais oun petit trésor.Que jé seraig tro-op riche ann-cor, La croirai-vo-os.j'aila manie D'avoir to-ojours de l\u2019argent, Persnadé gn\u2019oune main amie Mlescomprera son talent.L\u2019élégant orateur reprend son siêge au milieu des applaudissements les pins frénétiques Plusieurs honorables membres viennent lui serrer la main.Hector Berthelot demande de nouveau Ia parole : le président la lui accorde, et il reprend : Vous tous oubliez une chose : TI est vrai Por est le piston; - Mais Pavenir garde une dose De robustes coups de bâton.Adolphe Caron paraît légèrement ému : ilne se calme qu\u2019en voyant le major de brigade Suzor se lever : om re AE RE RE D PRE tp RE En fait dares mieux qu'un St, George Je manie épée, espadon Et morbleu je coupe une gorge Pour un oui comme pour un nou, (Regardant d'un air terribt Chumpennois), moi! je me La comme un démon ! Si j'avais eù l\u2019âme moins belle Dicu que d\u2019imprudents seraient mor.Mais avec eux quand j'uûs querelle Nublement j\u2019oubliai mes torts ! La sérénité reparaît sur toutes le.figures, claw milieu des anots ** Question ! question I\u2019?qui se [ont entey- dre.Arsène Michaud prononce uu long discours dont notre rapporteur spécial n'a pu saisir que ces paroles J'eis toujours pour Li chausonnett Uu talent vraiment précieux : Et saus cesse j'ai dans la tête Des couplets qui sont un peu gueux Mais dont les refrains sont heureux, Aussi grâces à mon ruérite En vers, vous tous pourrez limer : Je suis célèbre, et Pou me cite Disant: \u2018 Obscèue Béranger.\u201d La motion principale est alors mise aux voix par le président, et l\u2019Assemblée décrète unanimement la fondation de la Lime aux milieu de bruyants applaudisscment! Les débats sont alors ajournés sur motions et les nobles députés s\u2019éclipsent lentement en cachant une lime sous leur manteau.et non toute fuis sans avoir signés l\u2019arrêt de mort de l\u2019innoffensif député de la Champagne qui est guillotiné sur le champ.Hélas ! son seul crime avait été de passer un projet de loi sur l\u2019émi- gation des caves du juge de Clermontree COR (JAAS meme AVIS, Nous avons la douleur d'annoncer au public Quélecquois que la Scie ne peut plus rien faire de MM.Adolphe, de Clermont et Merménégilde-le-long : ces messieurs sont sciés, buchés et cordés pour l'hiver.ea mf () mm omen ERRATUM, Les prénoms de M.de Clermont ne sont pus Révé-Pierre-Adolpho, nous 6- crit un ccrrespondant, mais bien Réné- Philippe-Adolphe.Nous tenons évor- mément à ce quo l\u2019histoire du Canada conserve tuub ce qui touche à ce rien célipre, L.P.NORMAND & F.BARBEAU, No.59, Rue Desfossés, Su'nt-Roch, VOLUME É.-N°.&.QUEBEC, 23mu NOVEMBER, 1863.PN EPI PPT PE LV EN TN OS ES CASTIGAT RIDENDO ORES.Price: Two Perce.RTT YAY vaya ce L.P., NORMAND & F.BARBEAU, PROPRIETORS, wp a oo THE SRY Persons desiring to subscribe to the Saw san de so hy leaving their names at the Printers, aud at the same time paying the sum of $1, price of yearly subscription.Subscriptions for the half years will also be received.The Saw will appear on the Wednesday of each week.#ar Advertisements will be received at a moderate price by the publisher.mao ere et A EE QUEBEC, 25rn NOV., 1863.TIE DISCOVERY.« Disaster always wails on early wit.\u201d The triumphant air of the pretended discovers, of the persons connected with the Editorship of the Saw, was somewhat taken aback, by the information communicated to them in Mr.Normand\u2019s letter of the eighteenth of the present month.It is useless for these gentlemen to attemps a discovery il has already cost them three dollars to secure the services of one who has entirely led them astray, and Cri-Cri informs us that on receiving the names of the persons, whom they published, one of the genile- men stood a bottle of champagne ; while we respect his hospitable nature we are reminded of the fact, thal such characters are are unfortunately for themselves very gul- lable.Why so freiful?and have dame s«z#'s teeth, shewn up the weak side of your nature\u2014be not fretful for perishness is the vice of narrow minds, except when it proceeds from the misery and anguish which breaks resolution.Yours cannot be Lroken for it must have received ndditional force from that exquisite Lac d\u2019or which christened Lg Lime.As charity is the virtue of Kings now that we have shewn ourselves your master,-we will shew you the remedy against (rifles.Never resign your peace to little casualities nor fill your minds with an unreasonable persua sion of (he importance of trifles.Consider the dignity of human nature, and the folly of trying to be what you are not, and rely upon it your prudence will not forsake you in some future crisis, Mr.Cri-Cri is sorry that he should have retarded the publication of La Lime, by possessing himself of your copy (sly way that he is) but now that you have nearly altered in your present number, all that you had set up in the form from which his proof copy was struck he thinks that he has done a good turn for truly as you intended to appear, Le Lime would have been unworthy of you.4-0 Pleasantries of the Winter, To walk along Jolin Street, meet a cariole, and be obliged to jump for your life to give it room to pass, and in your jump to slip, and an avalanch of snow from a neighbouring roof to land gently on your head.To turn a corner suddenly and find yoursell among a crowd of playful urchins, who insist upon having a snow ball match, making you the target.\u2014 To come down the hill by the Jesuit Barracks or even Mountain Hill, and when you are in the most dangerous part, find a boy coming behind you, at lightning speed.\u2014 (The feeling in this case is remark ably, pleasant.\u2014Ed.-Saw.) To save enough money to hire a horse and cariole for a nice drive and just as you start to have the horse run away, smash the cariole, and leave you head formost deep in à snow-bank, (The pleasant part of this is paying for the damage.) To receive an invitation to a friend's house, mistake the date, und go a week later, in full dress, and find no one at home.Qtr Kingston, Nov.14th 1863.My dear Saw, Perhaps your readers are not aware of the fact that two ex- Quebecers have become famed as actors, abd appearcd here during the Fair in this City.\"The Posters about the Streets were loud in their praises of Mr.St.dfnur, and Mr.Fredericks, the latter of these two gentlemen will be remembered as the great comic singer, the former however was | beleive a portrait painter in your city.\u2014 The first night of these two brillant desciples of Thespis, was one worthy of record in your columns, Charles the II was the first piece, and by dint of great prompting it was got over, but then came the comic song, by our friend \u201c Fred,\u201d who made his appearance, wiping his month, and then after bowing to the audience, commenced his ditty.He got through the first verse, but the second verse\u2019 puzzled him, as be could get no further then the first line.\u2014It was something after this style \u201cHe threw his legs across his back! Hem !! He threw his leg\u2014 He thir ?\u2014a voice * where did he throw it to ?\u201d\u2014I have said the deep voice of manager \u201cDash it, say youre sick.\u201d So our poor Fred THE SAW.\u2014 1568.informed the audience of his sudden attack and retired, amid hisses.Then Mr.St.Maur came fo the refiel of our sickly friend and sang a song 1v his head.And so ended the first and last uizht of your late Quebecer\u2014 Yours &c., ParmersToN.ae fe fem nme PERSONAL, We are authorised by the Ion.Mr.Cattier, lo contradict the rumor prevalent in Montreal, that he delive- ted a lecture in Quebec on Music.We beg to inform our readers that it was Mr.Henry Carter who perform- cd the feat.\u2014\u201400 Taompsox,\u2014We beg leave to inform you, kind Sir, that your communication is not in our line.We have no désire to meddie with private characters, except when something ridiculous slows itself, until your pen has dropped its gall we must decline juserting your communications.\u2014 Om A CONUNDRUM.Cri-Cri, who has lately become a violent \u201c Seceslier,\u201d gave vent to his leelings the other evening in the following manner, on seing a young Lady Kutiting i\u2014 \u201c Why are the Yankees such good stocking-nakers ?Answer.\u2014Becauso they can heel, tow and foot it like darnation.Master Cri-Cri begs to inform his readers that the above is entirely original, rs co fe (Jofer scecremmee MUSIC.The following elegant compositions nay be procured at the store of T.Casey, St.John Street.\u201cThe piper that played before Moses \u201d by Honble J.D.McGee.\u201cIf 1 had but 1202 « year\u201d rong written by Blonble M, Foley.\u201c How ye do George Brown » Music by McDougall, \u201cA long time a coming \u201d by the Editor of the Chroniclea \u201c1 silently sit and lock on\u201d Hon.Walbridge.\u201cFill the Bumper high\u201d by the Bacchaualian four.A SENTIMENT BY THE HONBLE.SANDFIELD, May the Scheemes of John Ameet with the reception from the public, that Snow meels from a hot coal, eer eee NEW BOOKS.Parviamentany Pracrice, hy James O' Halloran.This is a book which we cannot recommend to new Members, but we dave say that the author has been well paid for his work.\u2014Ed.Saw.Tir vATAL PROUISE,\u2014A lulu of the Quebec Election, Ly the Hon, I Phibeaudeat.Tue Lovers, by J.8.MeD-\u2014 and 7.D.McG.\u2014 This a very touching tale, and will no doubt have a large circulation Ed.Saw.My Faruerpasp A Porm\u2014 by the Hon.J.Sandfield McD.\u2014 Tir onavsiue or EsionatioN, by the Hon Mr.de la Terrière, PowER AND 11S EFFECT ON THE mind, by Ononéio.\u2014This is a new work by tbe Hon.G.B.\u2014n and has no doubt received much attention.\u2014 Ed.Saw.SEconnp CurLpHoon.\u2014This is a collection of articles vom the Chronicle to show what nonsense men in their dotage will write \u2014Ed- Saw.\u201cTire Horn or blowing without injury to the lungs\u201d by J.P, R.Quebec, 12th Nov, 1863.To the Editor of the Saw.This morning as I was passing through St.Jehu - Street in dig | City I happened to pick up the following lines written in a female hand.I read them, and thought your readers ought fo havo the benifit of them they are as follows.To my dear William Desberats the law ery=\u2014 O, Billy Billy Desbarats Have you seen the Saw to day And read that little funny shect With its stories and puns so gay \"118 Qa.ac EA US VA WASH Nw ccnaadee red re a Are the sawyers really jealous Of my Billy Billy deur Of his names and voputation Which lilo crystal is so clear.Or is it that they're furious When they think of your goud 1} Which scem to me more elegant Thaw 1 read of yet in hooks.Do they cnvey your fine figure And your gontlemanty air, Which none but a finished act.Can ever lope to wear.Do those velvetty moustaches Without which you'd look so siily Haunt them ie their nightly dreans, My own, my deavest Billy.Are theso loving curly whisker: To be made the jest and Ji: Of every barefaced lawyer Of every hierling scribe.The whiskers of Dundreary May be very neat and fine But the world has never yet seca Such wiskers dear as time.They hint, your client are but fuw And this I do delive But so much the better true love For less you will deceive, Therefore dear Billy pine not Your equal can\u2019t be found.Your law's as good ns their's love, And your braius are quite as sound.\"Tis said that lawers ave barefacod Aud can (what others can\u2019t) sce JF that should cc\u2019r be said of you J\u2019would much astonish me But why do they slyly invito Young widow and orpheline:, Ob! do not mind them Billy There are other ways and means, 1 know yowro feclings dear love For the softer sex is strong But beware of all young widow With their dolefal-mornful song.O' Billy bewaro of widows If this heart you would not beak Slum all such dangerous clionts And a fortune you will moke.-Vour clients like any angels visits May be fow and far between But lawers yet may envey the sou Of a PRINTER TO THE QUEEN.Your own Lucy.P.8.Vou will pleace return the manuscript to your On the Looitoul.Quebee, 11th Nov, 1863.L.P.NORMAND & F.BARBEAU, No.59, Des Fossés Street, St.Roch\u2019s."]
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