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Titre :
Daily evening mercury
Tout au long du XIXe siècle, le Quebec Mercury soutient les intérêts de la bourgeoisie anglophone conservatrice de Québec. [...]

Le Quebec Mercury est un journal en langue anglaise qui paraît pour la première fois à Québec le 5 janvier 1805. Il est fondé par Thomas Cary, marchand et bibliophile anglophone de Québec. D'abord hebdomadaire, il devient bihebdomadaire en 1816, trihebdomadaire en 1832, puis quotidien en 1863.

Rival du journal francophone Le Canadien, dont il a stimulé la naissance, et pourfendeur de l'ordre traditionnel du Québec francophone, le Quebec Mercury soutient les intérêts de la bourgeoisie anglophone conservatrice de Québec. Le journal appuie les décisions du gouvernement britannique et prend position dans les débats politiques du Canada, ce qui l'amène dans les premières décennies de son existence à s¿opposer régulièrement aux élus du Bas-Canada.

De facture étonnamment moderne, le Quebec Mercury présente les nouvelles locales accompagnées de nouvelles étrangères pigées dans les journaux anglais et américains. Le journal réserve dans ses pages une large place à la publicité.

Thomas Cary fils prend les rênes du journal à la retraite de son père en 1823.

Le ton francophobe des débuts s'adoucira avec les années. Thomas Cary partagera d'ailleurs la propriété du journal avec George-Paschal Desbarats de 1828 à 1848. George Thomas Cary, fils de Thomas, dirigera la publication à partir de 1855.

John Henry Willan, avocat, devient éditorialiste en 1850. Le Quebec Mercury prend alors des positions favorables à l'annexionnisme avec les États-Unis. Willan restera au journal jusqu'en 1862. En août 1862, la famille Cary met le journal en location, ce qui permet à Josiah Blackburn et à George Sheppard de prendre les postes d'éditeur et de rédacteur, dans le but d'appuyer l'homme politique réformiste John Sandfield MacDonald, qui devient premier ministre du Canada-Uni.

Le retour au pouvoir du conservateur John A. MacDonald en mars 1864 entraîne la réapparition de Willan au Quebec Mercury afin d'appuyer le projet de confédération, mais avec moins d'enthousiasme que le Morning Chronicle.

Le tirage du Quebec Mercury atteint 1000 exemplaires en 1870 et 3000 en 1898, année où George Stewart, auteur et critique littéraire, en fait l'acquisition. Le journal était demeuré la propriété de la famille Cary jusqu'en février 1890. L'homme politique libéral Joseph-Israël Tarte, proche de Wilfrid Laurier, achète le Mercury en 1902, mais la surabondance de journaux anglophones à Québec ne permet pas au journal de survivre au-delà d'octobre 1903.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 14-15.

GAUVIN, Daniel, « Cary, Thomas [père] », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

JONES, Elwood H., « Blackburn, Josiah », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LA TERREUR, Marc « Cary, Thomas [fils] », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

WATERSTON, Elizabeth, « Willan, John Henry », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Quebec :George T. Cary,1879-1887
Contenu spécifique :
mardi 5 octobre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Quebec daily evening mercury
  • Successeur :
  • Quebec daily mercury (1887)
Lien :

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Références

Daily evening mercury, 1886-10-05, Collections de BAnQ.

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[" | goxp YEAR.\u2014No.234 - ENGLAND AND GERMANY.a's Last Move in the Eastern hou Question.(london Standard.) Benin, Sopt.17 \u2014Tha aiticle in the London Standard yesterday on the rela tions of England and Germany and the East has attractod much atteation, Perlps the most valusble contribution to the discussion raisod is contuined in the following observations from # gentleman in the entourage of Prinos Bismarck : \u201cThe suggestion made by the Standard,\u201d he ways, \u201cthat Englaud should not abun.dou the iden of defending Turkey or of berping Russia from Joustantinople, would, if adopted by she English Ministry, ha all that Germany could reasonably expect fron England.It is altoge ther erroneous to supposs that Prince Bisnarck wishes to see CONSTANTINOPLE IN THR HANDS OF HURNIA.He would only acquiesce in that result iu the event of the other Powers, cape- cially Austria und England, decisring that they had no interest in preventing Liussia from occupying Constantinop!e.At the prasent time it is certainly not within Germany's sphere of interuats to conmence a wur with Russia about the p
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