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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 12 avril 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1903-04-12, Collections de BAnQ.

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[" Ch xe Lm.hey has orb fo slp cE Cun EDD ST 0 i Sea ied Medal Lc + = Fais a0 0 prises + ee .os + .&- \u2014- 3 Parait le samedi pour la Rédaction et Administration : 60 rue Saint-Gabriel Telephone Bell: Main 2725 ABONNEMENTS : CANADA ET ETATS-UNIS : 1 ° EN VILLE, PAR LA POSTE : 1 MONTREAL, DIMANCHE, 12 AVRIL.1903.\u2014Vol.I., No.2, 3 8 mois, 50 c.: 6 mois, 50 6, Note Un grand nombre d'amis du SacnÉ- Cœur nous ont demandés de republier notre drapeau.Nous nous sommes ren dus à leur désir avec grâce.IGNORANCE OU MAUVAISE FOI Enchantés, nos amis, de notre premier numero.Contents, nous aussi, du bon accuell qu\u2019un nous u fait.La grands presse seule a jugé à pro- Pos de.ne pus parler de ln Cnoix.C'était tuctique.Nous avions prévu le eas duns notre premier-Montréal.Nous n'avons pas fondé ln Croix pour täire ses turpitudes à cette presse frivole et grossière.Elle sait cela.Par exemple, le Canadu, le dernier né de la famille, quoiqu'il ne soit pas grand encore, ne nous arrive-t-il pas, lundi, avec une dépêche de Paris, où l'on décore et monte aux nues le fameux général franc-maçon André, ministre de la guerre : où l\u2019on dit que Combes à déclaré à la chambre française qu\u2019il ne pourrait s'absenter de la France pour accomps- #ner le président Loubet dans un voyage en Algérie, parce que * attitude violente et _menaçante \u201d empéchait.Les congrégations qui prennent tranquillement le chemin de l'exil avec leurs vertus pour bagage, c'est menaçant ça ! Et le général André ! on dirait que c'est un véritable héros celui-là, et qu'il aurait.plus que mérité la médaille militaire que le gouvernement de la république vient de lui donner.Allons! au Canada, un peu plus de respect, s\u2019il vous plait de nos sentiments catholiques.Il ne vous est pas permis de faire passer pour des honnêtes hommes, des renégats et des traîtres à leur patrie.Le général André est peut-être de tous les ministres qui se sont succédés sur les sièges du gouvernement français, celui, après Waldeck-Rousseau, dont l'œuvre ait été plus généralement mauvaise.S'il n'a pas terminé le procès de Dreyfus et s'il n\u2019a pas contribué à faire gracier le le traître, i) est hors de doute, aujaur- d'hui, qu\u2019il a travaillé de toutes ses for- «es à le faire réhabiliter et, malheureusement, il réussirn avant longtemps.Par ailleurs, il a été le grand desorganisa- teur de l\u2019armée, il u jeté dans la dis- grâceles meilleurs des généraux de France pour mettre à leurs places des incapables, véritables parvenus de la secte dont il se fait, hélas ! le trop ardent champion.Voilà le général André.Pauvre C'enada, né d'une tourmente politique, la vague l'a peut-être bercé trop fort, car il fait preuve d\u2019une ignorance impardonnable ou d'une indigne nmu- vaise foi.des congrégations l\u2019en PAUL.Nous avons oublié, ln semaine dernière, de présenter notre cher collaborateur, L'ERMITE PIERRE, digne cadet du PIERRE L'ERMITE, de Paris.Il nous prie de dire que ln foi, la religion, la croix, le drapenu, Ja patrie, le sol, sont ses grands amis.Le lecteur est donc assuré d'être awec lui en bonne compagnie.En Avant! Tout peuple ayant conscience de sa vi- talitéet de ses destinées providentielles doit avoir son pavillon distinct.Un drapeau national est en effet un symbole qui rappelle les glorieux souvenirs du pns- sé, avive l\u2019enthousiasme de l'âme populaire et soulève les généreuses énergies pour les tâches futures.Sila main de Dieu nous a défendu, protégé, fait grandir sur les bords du plus beau tleuve du monde, si la Providence n'a pas permis que nous fussions absorbés par nos voisins, si notre langue et nos aspirations sont restées distinctes, c\u2019est que Dieu n des dessins sur nous, et qu\u2019il est temps que nous prenions conscience de notre vitalité et de nos destinées.- Il nous faut donc un drapeau.Cette idée préoccupe à bon droit une foule de patriotes.Depuis quelque temps on se remue, on s\u2019émeut, on cherche des yeux l'étendard sacré dont les plis feront frissonner l\u2019âme nationale.On a avec raison écarté le tricolore qui ne nous dit rien.Un bon nombre de citoyens distingués se sont ralliés au drapeau azuré traversé par la croix blanche, drapeau qui fut celui de l\u2019ancienne France et que Jacques Cartier déploya sur nos eaux, nos forêts, sur emplacement de Québec et de Montréal.Cette forme semble tout naturellement être celle de notre drapeau, à condition cependant qu\u2019on lu complète.Ce drapeau doit en effot résumer toutes nos aspirations.Son symbolismo doit expliquer notre raison d\u2019être dans le passé et dans l'avenir, c\u2019est pourquoi nous devons ajouter le SACRÉ-CŒUR à lu croix blanche.La nativnalité canadienne française est une fleur germée sur l\u2019amour de JéÉ- suUs-CrristT.Les Pères de la colonie, nus exploru- teurs, nos découvreurs, nos fondateurs de villes n\u2019étrient venus que pourétablir une nation héritière des nobles traditions de l\u2019ancienne France, le sergent de Dieu *Gesta Dei per Francos \u201d Champlain et Maisonneuve obéissaient à l\u2019intime conviction qu\u2019ils allaient fonder une nation à l\u2019âme éprise d'idéal, et qui serait en Amérique le missionnaire de ln civilisation par l\u2019Évangile.Pionniers de la véritable vivilisation, notre rôle.Mais lu ar confond avec le progrès moral et Phovoilà civilisation manité n'a opéré aucun progrès moral en dehors du christianisme.L'électricité, ln vapeur, I'agiotage n'ont jamais produit, même un pou, de résignation, d'espérance et de charité ; cette dernièro vertu surtout est essentielle au progrès et pour s'élever au-dessus de son égoïsme natif, pour faire naître en lui générosité et esprit de sacrifice l\u2019homme aura toujours besoin d\u2019attacher son cœur aux ailes de la charité.Nos colons par leur conduite coopérèrent de toute leur influence à l'œuvre d\u2019évangélisation; \\a pureté de leurs mœurs parlaient en effet éloquemment au cœur des sauvages.Les explorateurs, les galants officiers du roi accompagnaient nos missionnaires et ne conquéraient de nouvelles terres que pour les ouvrir à la religion du CanieT Sù nous ne voulons pus être rayés de la carte des peuples notre avenir doit être ve que ful notre passe, À côté etau milieu de ceux qui ne pensent qu\u2019à la fortune et semblent se désintéresser de toutes les questions qui font ln dignité de la vie humaine, trous devons élever notre drapeau ct réveiller chez tous les nôtres les imprescriptibles préoceupations de l'âme; nous devons susciter parmi nous des Champlain ot des Maisonneuve pour imprimer à notre peuple l'élan vers cet idéal.Tous, possesseurs du sol, négociants, publicistes, avocats, médecins, nous devons orienter notre vie vers cet idéal patriotique: c'est pourquoi sur notre dra; peau doit se trouver le Cœur de JÉsus, symbole du seul amour pur qui nous pourrons réaliser nos destinées, garder nos traditions et prendre rang parmi les grands peuples.I] suffit de jeter un coup d'œil sur l\u2019his- twire pour se convaincre que toutes les nations qui ont rejeté le signe social du CirrisT se désagrègent et s'acheminent au socialisme et à l\u2019anarchie.À celles qui l\u2019acclameront, ln gloire- d\u2019accomplir par le monde les \u2018Gestes de Dieu.\u201d En avant! donc; le Sacré-Cœur ! il nous le faut sur notro drapeau! Dieu et tous les vrais Canadiens aidant, nous l'aurons.JULHEN.On ne lira pas sans intérêt una réminiscence de M, Henri Bernard, intitulée Sang de Martyrs, semence de chrétiens que nous publions en deuxième page.Encore cette Bibliotheque neutre Zele infatigable de M.Péchevin Giroux, pour doter In vilie de Montréal d'une pestée en source em- permanence.Jai vu, dans ln Patric du 7 avril (p.10,) que M.l\u2019échevin Ekers.ler ne reut pas de cette bibliothèque : 2ème qu\u2019il en désepproure le site sur le carré Viger : 3o que, selon lui, ln cité jrrait mieux d'emprunter un demi-million plutôt que d'accepter le don de C'arnegir.Quel homme d'esprit que ce M.Ekers! En effet, on l\u2019a dit, cette bibliothèque est un énorme éléphant, dont certains échevins veulent imposer le très dispendieux entretien aux contribuables de Montréal.D'autres ont prédit que ce serait là pour notre ville un élément de discorde.D'autres encore, ce qui est plus grave, pensent que ce serait une source empoisonnée, principalement pour ln jeunesse.Du reste, celn avait-il besoin de preuve 1 Un Tout cela a été dit, et bien prouvé.homme de gros bon sens, un catholique surtout, a-t-il besoin d'autre chose qu\u2019un moment de réflexion pour voir et com- prenire une chose aussi évidente ?Ei: Wen: M.Nap.Giroux ne voit pas encore clair : les écailles ne sont pas encore tombées de ses yeux.11 devrait pourtant savoir de quel esprit sont animés tous ceux qui, depuis le commencement, utaire.Quand on les entend parler, quand on a poussent à cette vilaine vu l'avantage d'entendre, par exemple, certains discours, par certains échevins, dans un certain caucus, on wa pas besoin de suvoir si tel individu appartient ou non ala Ligue de l'Ensriquement où à lu Loge des Cœur-Unis, pour comprendre qu'il v a lieu de se défier.On a beau me répéter que M.Nap.Giroux, libraire, veut vendre des livres, je reste étonné.Cependant, chose certaine, c'est que, M.N.Giroux n'a pas encore fini par voir clair comme quelques- uns de non seulement, ses collègues, mais il continue à faire du zèle en faveur de In bibliothèque neutre.La Presse du 30 mars, p.3, où il est question l\u2019objections au site sur le carré Viger, dit : «M.l\u2019échevin Giroux s\u2019en tient au Jardin Viger.Il dit qu\u2019une re-considération dr la question pur le conseil pourrait mettre le projet lui-même en danger.Nous nous permettons d'attirer l\u2019attention des électeurs de St-Jucquea-Sud, sur les paroles de la Presse attribuées à M.Nup.Giroux et que nous avons souli- nées.M.l\u2019épicier H.Laporte, échevin pour ie quartier centre, continue, lui aussi, d'après la Zrezse (même no) à faire du zèle dans le mème sens, bien que personne ne sache mieux que lui ce qui s'est passé au caucus auquel il est fait allusion plus haut.Nos concitoyens catholiques, espérons- le, n'auront pas perdu complètement mémoire de faits aussi graves, l\u2019hiver prochain.UN CITOYEN QUI N'ENTEND PAS ÊTRE CATHOLIQUE SEULEMENT DE NOM.Merci nu Courrier de Saint-Hyacinthe, à l\u2019Imdépendant, de Fall-River, et à tous les autres journaux ou revues qui ont accusé réception de notre premier numéro en termes élogieux et môme flatteurs. abc WZ ined.i\" ce ta a 3 FAT ASE \u2018Le Sacre-Coeur et le REL Drapeau National i; Gertains esprits bien intonfiéhnés mais quelque peu craintifs voudraient que notre drapenu national ne fut point orné du SACRÉ-CŒUR, car, disent-ils, il west pus convenable que l\u2019étendard national d\u2019un peuple qui sera déployé dans des réunions plus'ou moïhs mondaines'et dans des endroits plus ou moins scabreux ait un caractère tellement religieux qu'il puisse être confondu avec la bannière d'une con- Brégation, et d'ailleurs, ajoutent-ils, ce serait exposer cet emblème divin'à des- insultes et à des railleries de toutes sortes et exposer ainsi In personne auguste de JESUS, c'est, en quelque sorte, Lui manquer de respect.\u2018 , Le drapeau national ajoutent-ils encore, doit être plus patriotique et moins religieux afin que quand les enfants d\u2019une commune race entendront à la frontière piaffer les chevaux de l'ennemi, ils aient devant eux l'image de in patrie et le souvenir de leurs nïeux.Eb bien! pour dissiper cétte hésitation et cette crainte de quélques-uns des nôtres relativement au SACRÉ-CŒUR, je vous demande, monsieur le rédacteur, de m'ouvrir les colonnes de votre journal pour y publier ces quelques lignes.Pourquoi donc, d'abord, ne serait-il pas convenable dé peindre sur notre étendard national le SACRÉ-CŒUR?Sera-ce, par hasard, parce que notre mission est essentiellement religieuse ¥ Sern-ce parce que le SACRÉ-CŒUR à présidé, d'une manière toute spéciale, Anotre formation comme peuple et qu'il a sauvegardé en maintes occasions, nos destinées ?Non, n'est- ce pas?Ces motifs nous portent nu contraire à placer sur notre drapeau ce signe divin.De plus, bien loin que cet emblème religieux nous attire le rire des autres nations, il nous sera un gage de bonheur et de prospérité: car Notre-Seigneur a dit ; \u201c Partout où mon image sera exposée et honorée règneront la joie et l'abondance.\u201d Quant à la profanation du drapeau national qui rejaillirait nécessairement sur le Sacré-Cœur et au respect dû à' JÉsUs, nous ne devons pas être plus exigeants que le SACRÉ-CŒUR lui-même, qui prévoyait parfaitement les abus du drapeau et qui pourtant a demandé que son SACRÉ- CŒUR fut peint sur les étendards de France, comme l\u2019indiquent ces paroles de la bienheureuse Marguerite-Marie, à la mère de Saumaise.\u2018Fais savoir, m\u2019a dit le Roi du ciel, Jésus, au fils ainé de mon SACRÉ-COEUR (Louis XIV ) que comme sa naissance temporelle à été obtenue par la dévotion au mérite de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration i mon cour adorable.11 veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre.Il veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes, pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant À ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de In sainte Église.\u201d D'ailleurs tout drapeau national est exposé à des usages peu nobles et parfois criminels.On abuse de tout, de nos jours.Je ne sache pas pourtant qu\u2019on ait jamais trouvé à redire à l'étendard de Jeanne d'Are sur lequel était peint Notre-Sei- gneur.Dieu, assis sur l'arc-en-ciel, montrant ses plaies et ayant de chaque cOté un ange qui tenait un lis à lu main.LA CROIX, 12 AVRIL 1903 à 7 3 32, OS E à .Pourquoi \u201ctrouver ions-rions À \u2018redire à notre drapeau national orné du SACRÉ- COEUR ?ce qui fit la joie et qui donna ln victoire A nos aïeux contre l'étranger fera aussi notre bonheur et notre gloire, Adpptons dons sans honte et sans crainte _seBigne divin qui guida \u2018les pas de la libératrice dela France et ln conduisit à la victoire ; il gpidera nos pus sur ces pla- gos d\u2019Amérigue et ses rayons lumineux éclaireront la route de notre avenir et aux jours de tiédeur et de péril il échauf- fern notre ardeur de ses feux divins.Et de méme que le régiment \u2018des zoua- volontaires de Ouest, puisa tout le secret de sa bravoure dans la dévotion au SACRÉ- JOKUR et montra ce que peut la valeur sout nue par la fai, en cette mémorable journée de Loigny où, dit Bazin : \u2018jamais ln bravoure soutenue par In foi n'avait fait briller d'un plus Vif éclat l'honneur dunom français,\u201d de même nous püiserons une nouvelle ardeur pour la défense de nos droits à ce Coeur sacré, Voilà ce que peut le patriotisme allume au souffle de la foi, voilà ce que peut le SACRÉ-COEUR, voilà les héros qu\u2019il engendre.Cela ne doit pas nous étonner car, comme l'a dit le cardinal Pie: \u2018* être tombé sur les plis de ln bannière du SACRÉ- COEUR, c'est avoir acquis un droit aux palmes éternelles.\u201d Donc mettons-nous sous In bannière du SACRÉ-COEUR et avecla Pucelle d'Orléans disons \u201d Le SACRÉ-COEUR à été à In peine c\u2019est bien raison qu\u2019il soit à l'honneur.PIERRE MAILHARD.Treve a la Peur Treve à la Lacheté Canadiens-français, nous voulons un drapenu qui nous rappelle notre origine, nos gloires, notre foi de jadis et d'aujour- d'hui.Or, seul le drapeau de Carillon aux armes du Sacré-Cœur etla croix blanche nous rémémore plus que tout autre ces précieux souvenirs et témoigne de notre foi toujours vive et ardente.Le champ d'azur, en effet, avec In fleur de lis à chaque coin ct la croix blanche \u2014marque tout a fait francaise autrefois \u2014rappellent, À peu de chose près, le drapeau de ln France sous Francois 1.alors que Jacques Cartier remonta pour In première fois notre beau fleuve Saint- Laurent.La croix blanche menait encore fla victoire les héros du chevalier de Lévis, puis elle disparut dans les Hammmes qu'avait allumées Lévis lui-même, aimant mieux détruire ses glorieux oritlnnnnes que de les livrer à l'Anglais.Le drapeau de Carillon, témoin de lu mémorable bataille où s'illustrèrent nos ancêtres, chanté et immnortalisé par le plus grand et le plus aimé de nos poêtes.Quand tu passes ainsi comme un rayon de flamme.Le Sacré-Cœur non seulement nous rappelle ce que nous avons été, mais encore ce que nous sommes et ce que nous voulons être à l'avenir.La croix, signe du chrétien, suffisait jadis pour nous distinguer de tont autre peuple.Nous étions seuls au Canada.C'était notre patrimoine chéri, la croix nous disait deux choses 3 Canadiens-français et catholiques, Aujourd'hui In croix y est aussi arborée par nos conquérants, ils se disent chrétiens comme nous, et cependant ils ne sont pas catholiques.Le Sacré-Cœur ne laisse aucune ambiguité, Nous avons ves pontifieaux devenu le régiment des\u2019 .1808 - été entholiqued* Hong le, sommes encore, nous lè voulons ate th ours! Ne nous vantons-nous mêmefpas \u201cd\u2019être le peuple leQlus entholique du méude ?Eh bien! prouvons-le à In face de Punivers, en insérant et fnisant du Sacré-Qœur un élément essentiel de potre rapeau national, Trove ila peur, trève à ln lâcheté prouvons par nos aêtes que nous pommes réellement les fils des preux d'autrefois ! Trève aussi À cette prudrerie de sainte nitouche qui voudrait remettre à plus tard, afin de ne.pas diviser les esprits, In question du Sucré-Cœur.Ceux qui n\u2019en veulent pas sont-ils bien encore Cnnadiens-français?Le Canadien d'autrefois et d'aujourd'hui est sans peur et sans dol.Il aimait et il aime son Dieu et sn patrie, ces deux choses n\u2019en faisaient ot ne font qu'une dans son cœur.Nous voulons le Sacré-Cœur parce que nous voulons avoir .part aux promesses.de ce grand Dieu, roi du ciel et de la terre: protection et bénédiction pour notre pays, nous-mômes et nos familles.Quiconque refuserait cela ne serait plus Canadien que de nom\u2014qu\u2019il quitte nos rangs, celui-là! Canadien-français est synonime de vaillance, sa devise est * Aime Dieu et va bon chemin, \"et: ** Fais ce que dois, advienne que pourra\u201d ct mille autres dictons populaires qui poussent les cœurs en haut et les rendent capables des plus grandes choses.C'est en agissant ainsi que nous avons reconquis une à une nos libertés religieuses, civiles et politiques, comme le font si bien voir les pages glorieuses de notre histoire.Puis, comme réponse à tous les prudents, les peureux, les lâcheurs qui attendent dans une béate impatience que le mouvement en faveur du drapeau du Sacré-Cœur s'accentue pour sauter dans le navire, alors qu\u2019il voguera sans effort sur la haute mer accalmie, montrons- leur qu'à bord de notre esquif ils n'ont vien à craindre, puis, déployons à leurs yeux encore un peu hagards et surpris cette charte glorieuse que Uimmortel Léon XIE, en 1900, envoyait aux partisans du drapeau du Sacré-Caour parl'entremise du cardinal Mazella ! \u201cRien qu'aîlle mieux au but que ces processions où les hommes affirment publiquement leur foi\u2026.que cetemblêtme, enfin, sous lequel ils ruarchent, qui leur apprend à s'unir dans lu charité et à mé- ler dans leur cœur l'amour dela patrie à l\u2019amour de Jésus-Christ et de l'Eglise.\u201d Ce sera votre gloire à vous, jeunes Canadiens, d\u2019avoir donné à votre pays ce beau drapeau que nul autre sous le ciel ne pourra jamais égaler! ** 1ls réussiront dans leurs entreprises, dit Notre Seigneur a ln B.M.-Marie, je pnirai leurs familles, leurs noms seront inscrits dans mon cœur.\u201d Gloire à vous done, les jeunes, vous aurez fait notre Canada plus bean et plus grand que ne nous l'ont fait et laissé nos ancêtres ! Vous lui aurez attiré les bénédictions d'en baut, en l\u2019unissant par ses étendards à la patrie du cie\u2019.! UN JEUNE, Nous tenons à avertir nos lecteurs qu'il est un moyen très fncile d\u2019aider 4 notre œuvre sans qu\u2019il leur en coûte un sou, c'est de faire faire tous leurs imprimés aux ateliers de la Croix (60 rue Saint-Gn- briel).Tls trouveront ici un outillage tout neuf et des ouvriers experts dans les ouvrages les plus difficiles.Il nous fait plaisir d\u2019ajouter que nous mettons en pratique, avec un succès remarquable, les procédés de In photogravure pour imprimer en couleur.L'EXCELLENCE DE LA DFVOTION Coeur Adorable de Jesus-Ohrist.\u2014Edition canadienne, up vol.in-12 de XVT-201 pages, orné de balles gravures.Prix, 25 cents l'unité, - 32.40 In doz.\u2014 En vente à Montréal, aux bureaux du Messager, chez Cadieux & Déreme àet In Librairie BenucHfemin.A Québeechez tous les libraires catholiques.Un livre vient de paraître que nous voudrions voir entre les mains de tous nos lecteurs.C\u2019est une édition, spéciale pour le Canada, du livre du P.de Gallifet intitulé: L'Ærcellence de la dévotion ar Cur adorable de Jésus-Christ.Ils ne sauraient rien trouver qui satis- fausse mieux leur piété, tant pour l'esprit que pour le cœur.Une doctrine sûre et abondante illustrée.par beaucoup d'exemples, une idde nette et précise de lu dévotion, une grande clarté d'exposition et l'onction d\u2019un snint, telles sont les qualités maîtresses de l'ouvrage.Ajoutez à cola de nombreux exerelces de piété - bien choisis\u2014qui en font un manuel pratique excellent de Ia dévotion au Sacré-Cœur.Nous avons dédié notre édition à lu Vénérable Marie de l\u2019Incarnation et aux illustres martyrs Jean de Brébeuf et Gubriel Lalemant.Qu'ils daignent du haut du ciel bénir cette semence évangélique ét la faire abondamment fructifier dans l'âme du peuple canadien-français pour la conservation de sa foi! Nous avons, à dessein, nitis ce livre à ln portée!de toutes les bourses; afin d'en fa- viliter la diffusion à la plus grande gloire du Cour adorable, Messieurs les eurés et les vicaires trouveront dans cet ouvrage une ming ties riche pour la prédication.Les maîtres et les maîtresses y trouveront aussi, mieux que partout ailleurs, ce\u2019 qu'il leur fout pour former la jeunesse à ln dévotion au Sacré-Cœur.C'est pour tous un recueil de lectures aussi instructives qu\u2019intéressantes, et un manuel des plus pratiques.LA CONCEPTION CHRETIENNE DU TRAVAIL Vous ne l'ignorez pas, la révolte originelle a bouleversé le monde.Lé mal a envahi l'humanité.Les idées se sont ohscurcies d'abord, perverties ensuite.Le travail est devenu un instrument d'oppression.Conunent cela ?Le pécheur endurci s'est peu dd peu révolté contre le travail et, dès quil l'a pu, il s\u2019en est déchargé sur autrui.L'antiquité païenne, en pleine Rome et dans.Athènes, ces deux foyers de civilisation, « toujours regardé loisiveté comme \u2018un honneur et le travail comme un opprobe.Encore bien que nous n'ayons pas l'intention de traiter à fond ce grave sujet, quelques citations nous paraissent néces- sitires.\u2018Les Inboureurs et les artisans, écrit un des génies les plus vantés de la Grèce, Platon, sont privés de la faculté dese connaître eux-mêmes.C'est pourquoi on regarde leur profession comme isle et sordinle, et par conséquent indigne d'un honnête homme.Aristote pense et parle de méme.Ecoutons-le: Le trn- vail manuel est contraire à li liberté.Les ouvriers ne méritent pas le nom de citoyens.Ms n\u2019ont aucune }noblesse de sentiment.Pas de différence entre eux et les esclaves.y a des travaux auxquels un homme libre ne peut se soumettre sans s'abaisser.C'est pourquoi In 2505 \u201c \u201c 3 nature a cedds vig corthitho espèce d'hommes destigés à travailler pour nous avec Jenr corps.\u201d \u2018Enfin, intérrogez Cicéron : \u201cOn ne peut vivre dans un atelier ot ttre un hofime honorable.Les gains des mercennires et de tous ceux qui louent leur travail, sont indignes d\u2019un homme libre.Te salaire n\u2019est pas autre chose que le prix de ln servitude.Le petit commerce est honteux.Le travail des artisans est ignoble, Rien de libre ne peut tenir boutique.lus ouvriers, les boutiquiers, forment la lie de lu cité.La populace est une multitude composée d'esclaves, dé journaliers, de scélérats et de pauvres.\u201d Voilà comihent, dans son \" Traité des Devoirs, parle du travail et des travailleurs, le prince de l\u2019'éloquence chez les Romains.A ces théories abominables répondait une effroyable réalité.Un petit nombre d'oppresseurs, se réservant à eux-mêmes le nom de citoyens, contraignaient lu tuasse À travailler à leur profit.La classe laborieuse était esclave.On ne saît plus guère aujourd'hui combien cette condition était horrible.Rappelons seulement que le riche traitait ses esclaves conne il traitait ses animaux.Ainsi, à Rome, l'esclave, chargé des fonctions de portier, était enchaîné À sa loge, tout comme un chien.{ly avait des esclaves chargés de de pétrir la pâte# De peur que, durant ce travail, ils nen mengeassent quelques bouchées, on les muselait.On ne se génait pas pour les tuer, comme on tue un boeuf.Pourquoi?Le plus souvent pour s'en débarrasser ; d'autres fois, pour rien, pour le plaisir.! Les esclaves, à une certaine période de l'histoire, étaient si nombreux qu'ils suffisaient à touts (Un jour vint pourtant où, par suite des exigences d'une vie plus molle et plus effeminde, ils ne suffiirent plus.De tous côtés on demanda des serviteurs.Tant que la plèbe voutat travailler, on put vivre.Mais l'indigence devint extrême le jour où elle refusa de se livrer à des occupations manuelles sous prétexte quele travail avait été déshonoré par les esclaves.Des hommes libres préférèrent mourir de faim plutôt que deremplir des fonctions réputées serviles.La plus affreuse misère fut la conséquence de cet état de choses.La vile populace, grossie de tous les affranchis, se jeta dans l'émeute, et ce fut lu révolution sanglante.Voilà où en était la question du travail, quand vint au monde ledivin libérateur, Notre-Seigneur Jésus-Christ, Regardez, lecteurs, et adimirez ce qu'il a fait pour réhabiliter le travail ot en mème temps relever la classe lnboriense ! JEAN VAUDON.L\u2019étiquette Le général Fleury étant ambassadeur à Saint-Pétersbourg se tira à.merveille d'une leçon que prétendait lui donner un chambellan.Après dîner, commwe on lui offrait du sucre pour le café, il prit le sucre avec ses doigts, négligennt li pince, ce qui était familier sans doute, mais n'avait rien d'offensant pour l'étiquette.Le chambellan cependant, voulant faire In leçon à l'ambassadeur, s'en alla droit à lu fenêtre et jeta le sucrier, L'nmbassadeur ne dit rien, mais quand il eut pris son café, il alla à son tour à la fenêtre.et jeta sa tasse avee la soucoupe et la cuillière.\u2014Que faîtes-vous ÿ lui dit le chambellan.\u2014Mnis je pense que c'est ici l\u2019étiquette, Je vous ai vu tout à l'heure jeter par là le sucrier ! L'empereur surprit lu scène et en rit de bon cœur, Sang de Martyrs \u2018Semence de Chretiens ! UNE SAINTE Lo couvent est ln conséquence nécessaire de l'esprit chrétion ; il n'y à pas de christin- nisme parfait sans couvent, parce que l'idéal chrétien ne pout so réaliser quo là.E.RENAN (lea A pôtres) L'Homue ct un vain clairon qui sonne, Dièu sou) parlo aux axes des cleux | Ne doutons pas ; croyons.La fin c'est lo mystère Attendons.Dos Nérons comme de in anthére Dicu saitfbrisor la dent.Vicron HuUGo (Les Châtiments) ve On ne pout nier qu'il n\u2019y ait ou, dans les cloitres Te très grandes vertus, in\u2018est guère encore de inonastères qui ne renferment des Ames admirables qui font honneur à ln nature humaine,\u201d VOLTAIRE (Æssat aur les mœurs) A la mémoire de Madame Marie Franciska de Jésus, morte à Lyon, le 27 Novembre 1901, au Couvent de l'adoration perpétuelle du Sacré-Cœur de Jésus.\u2019 On dit que notre époque ne connaît que l\u2019égois- me, l'immoralité, l'incrédulité.On prétend que notre siècle n\u2019a rien fait pour Dieu; on dit qu\u2019il n\u2019y a plus de saints ! \u2019artout, sur toute la surface de In terre, on voit en effet, l'hydre de l'immoralité répandre sa bave infecte ; partout, àl'égoïsme s'efforce de s\u2019emnparer avg, Coa des cœurs; partout, l\u2019or, l'orgueuil et In chair semblent avoir des autels.Du haut en bas de l\u2019échelle sociale, tout paraît atteint de corruption et de toute part on entend l'ennemi du bien entonner son chant de victoire! La vertu cependant n'est pasdisparue denotreter- re, Sisa voix n\u2019a pas des intonations aussi sonores quecelle du mal, sielle nepubliepas sa victoire à son de trompe, elle n'en continue pas moins à se faire entendre des fines pieuses; et grâce à Dieu, ces fimes sont encore légion.A lu faible clarté de la hunpe du sanctuaire, que defervents disciples, que de dévouésumis du CHRIST ne voit-on pas! La, dans le silence et In prière, ils consolent Celui que les nations rejétent: au pied de la Croix.pur la méditation des souffrances de l\u2019Homme-Dieu, ils se préparent à combattre pour sa cause, et à souffrir pour son nom, la persécution, l'exil, la mort même ! Oui il y n encore des snints, il y en a plus que jamais peut-être ! N\u2019avez-vous pas lu, depuis que par toute In France, les lois perséeutricos ont déroulé leuts plis de serpent, n'avez-vous pas lu le récit triste et angoissant de l'expulsion des disciples du CunisT?N'avez-vous pus comme entrevu sur tous les points du sol français, de ce sol jadis si hospitalier et si chrétien, ces phalanges de religieux et de reli- gicuses qui, le cœur rempli de tristesse et d'angoisse, mais le pardon sur les lèvres remplissant les salles d'attentes des gares de chernin de fer, attendant que sonne l'heure du départ pour l\u2019exil ! Les avez-vous vus donnant leurs derniers soins aux malades, faisant manger une dernière fois les petits enfants, donnant la dernière loçon dans ln salle -d'asile ! Les avez-vous vus abandonnant leurs paisibles monastères, leurs écoles, leurs hospices, leurs salles d\u2019asiles! Les avez-vous vus jetant un dernier regard à l'étroite cellule qu'était tout leur domaine en ce monde?Les avez-vous vus faisant leurs adieux à ln pieuse chapelle où, si souvent, ils avaient prié Dieu pour la France ?Hélas ! dans le tabernacle, le ChHstusT n\u2019est plus dejà : car c'est lui surtout qu'on perséeute et pourchasse, dans ces hommes et ces femmes qui n'ont connu d\u2019autres crime que celui d'être les disciples de JESUR le Nazarden, Durant sa vie mortelle, le Crise ada fuirdovant.les outrages et les menaces des Juifs; sous les coups des lois persécutrices des loges maçonniques, il reprend, pour un temps, le chemin de l'exil, enfer- iné dans In poitrine des siens, Dans leurs stalles, une dernière fois les moines prient encore.De leurs yeux des larines bien «mères tombent sur le chêne qui fut si souvent mouillé par des Inrmes d'amour.Les murs sont dégarnis des tableaux qui les ornaient, et, de leurs niches les snints et les patrons de chaque Ordre semblent nussi pleurer.Le signal est donné, les moines, unedernidre fois ot pour In France, baisent la poussidre du sunctuaire : désormais forts et courageux, à In suite du Maître, ils prennent In route de l'exil.L'exil! oh! que ce mot renferme de dureté et d'amertune ! \u2018 ale comprennez-vous ce mot, vous les potentats qui l'avez proféré?Savez-vous ce qu\u2019il met d'un- goisse ct de douleur dans le cœur de vos victimes?Non, non! car votre Ame trop rampante ne saurait s'élever jusqu'à l\u2019amour de la patrie ! , D'ailleurs qu'est-ce que In Patrie et existe-t-elle pour vous cosmopolites de coeur?\u2018 \u2019 Dans nn discours prononcé le 30 juillet 1596, M.Ramhaud s\u2019écriait: * L'Étoile-de l'avenir, c'est le patriotisme!\u201d Et cette étoile, il In meantrait À tous comme I'unique guide des géngirations futures.Mais voilh qu\u2019un des siens, Mnurice Charmay collaborateur, avec Jules Guesde; Goblet.Pelletan, Millerand, Faurès, Vivinni, vila Petite République enseigne dans son Catéchisimne dussoldat, que * La Patrie est une idée fausse ¢t un mensonge.Un hideux impét,.out ce qui nous opprime, tout.ce que nous devons haïr! ?\u2019 Voilà done ce qu'est In ** Patrie \u201d pour vous représentants deln France qui avez voté les lois d\u2019expulsion contre les religieux.Ce qu\u2019il vous faut ce sont les honneurs: c'est l'argent du pauvre peuplée que vous accablez de plus d'impôt que les rois n'avaient su le faire: cu sont les économies du peuple que vous faites où Inissez disparaître au proflt de vos créatures les panunistes ou les Humbert et Cies Ce sont surtout.des passions, des haines à satisfaire.ce sont les désastres matériels et moraux de vos méthodes d\u2019éducation et d'enseignement à dérober; vous en Vez vous-mêmes fait l\u2019aveu complet lors de votie enquête présidée par M.Ribot, Ce qu'il vous fant, C'est te CrttusT à perséeuter en tout lieu, «ten qui que ce soit qu\u2019il semble être.Ce qu\u2019il vous faut encore, ce sont los biens des voli- gioux et les maigres salnires des curés pour arrondir vos bourses et celles de vos créatures dévouées, Qu'êtes vous donc terroristes du 1002, sinon les.émules des Jacobins de 1798.HENRI BERNARD (à atcivre.) .go IE TE se AAP POR + =e Hat ce LA Es 12 AVRIL 1903 CHACUN EST TENU DE MANI- ; FESTER.ET DE.DEFENDRE *SA'FOI, DIT LEON XIII.+ \u2014\u2014 \u2018On nous permettra de citer textuellement de l\u2019encyclique du Pape Sauprinetie: Christiane (10 janvier 1890) les paroles suivantes qu\u2019il est bon de méditer souvent et de rappeler quelquefois à certains de nos amis.\u201cCe ne sont pas seulement les prélats qui doivent veiller à l'intégrité de In foi; mais, comme ledit S.Thomus : Chacun est tenn de manifester publiquement au foi, soit pour rager les autres fidéles, instruire et encou- «oil pour repousser les attaques des adversaires, \u201cReculer devant l'ennemi ot garder le silence, continue le St-Père, c\u2019est le fuit d\u2019un homme, sans caractère ou qui doute de le vérité de sn croyance.Dans les deux cas, une telle conduite est honteuse, et elle faitinjure à Dieu ; elle est incompatible nvec le salut de chaeun et avec le salut de tous.gone Elle n'est avanta- ennemis de ln foi : autant l'audace des méchants que ln faiblesse des bons, \u201cD'ailleurs, lu lächeté des chrétiens mérite d'autant plus d'être blumée, que'souvent il faudrait bien qu'aux seuls car rien n'enhardit peu de chose pour réduire à néant les accusations injustes et réfuter les opinions erronées.\u201cDe' plus les\u2018chrétiens sontmés pout le combat, Or, plus la, lutte est ardente, plus, avec l\u2019wide de Dicu, il fun compter sur 1@ victoire.Tl n'y un point à objecter ici que J.-C.n'a pus besoin de l\u2019assistance des hommes pour défendre son Église.Ce n'est point parce que le pouvoir lui manque, c\u2019est à cause de su grande bonté qu\u2019il veut nous assigner une certaine part d'efforts et de mérites personnels, lorsqu\u2019il s\u2019agit de nous approprier et de nous appliquer les fruits du salut que procure lu grâce.\u201cDe droit divin, ln charge de précher appartient aux Evéques., par-dessus tout au Pontife Romnain., Toutefois, on doit bien se garder de croire qu'il soit interdit aux particuliers de ce-opérer d'une certaine manière à cet apostolat, surtout s\u2019il s\u2019agit des hommes à qui Dieu a départi les dons de l'intelligence avec le désir de se rendre utiles.\u201d Pour le mez d: NERVINE \u201d Tooth denta, Anpliquez dans la dent avecun per « ouate, aussi frottez bien a gencive.Saturate a little batting and apply : also rub on the gums, 0c.Cie J.L.MATHIEU, 10.SHERBROOKE L'IMPRIMERIE LITHOGRAPHIQUE Canadienne GO rue Saint-Gabrie MONTREAL J NOUVELLES L'empereur Guillaume ot le catholicisme.Voici comment un journal allemand libre-penseur, voire quelque peu socialiste, \u201cDie Welt wm Montag\u201d, caractérise Guillaume II : \u201cEtant donné sn manière de penser, il n'y a aucun doute que l'empereur Guillnume, nuilgré tout son protestantisme inné et nequis, n'éprouve à l'endroit du catholicisme une certaine inclination ct que, surtout, la grandiose organisation de l\u2019Église catholique, source de son indestructible force vitale, ninsi que su plénitude de puissance, ne l'intéressent.De l'admiration étonnée que cela lui inspire est née chez lui, pour les choses catholiques, une sorte de prédilection qui a déjà plus d'une fois provoqué de vives inquiétudes dansles milieux évangéliques.\u201d Pas n\u2019est besoin d'être dans le secret des dieux pour savoir que cette appréciation est bien de tout point conforme à la réalité.INVASION ANGLAISE Une dépêche de Londres au \u2018 News\u201d de Eoronto, annonce le départ pour le Canada de 2,000 émigrants anglnis: de plus 4.000 autres émigrants nous arriveront à l'automne.Ledirecteur de cette croisade d'invasion estle Rév.M.Barr.En donnant à ses émigrants leur feuille de route il s\u2019est éerié ; \u201cAllons prendre possession du Canada\u2019?le Canada pour les Anglais ! * C'est à nous faire réfléchir.Livres, Brochures, Revues Hlustrées.Catalogues, Affiches.Etiquettes, Blancs de Cheques, Cartes d\u2019Annonces, Billets, Traites, Factures, etc., ete.Tel.Main 2725 om.The .Emporium .Cigar Coa US ST-HYA@INTHE, P.Q.Fabricants de Cigares Marques Enregistrées Our Clear Havana La Pedida El Corso Los Angeles Emporium Mont Pelee The Good Ones Our Leader la Captiva & El Maska Chica J LA CROIX, 12 AVRIL 1903.Paroles d'unPatriote Monseigneur Langevin et le Drapeau National.7 Monseigneur l'Archevêque de Saint- Boniface s\u2019est ouvertement déclaré pour l'adoption du drapeau de Carillon aux armes du SACRÉ-CŒUR,.lors de l\u2019anniversaire de son sacre, il y a quelques jours, au collège de Snint-Bonifnce.: Un jeune élève du college, tenant fièrement la humpe d'un magnifique drapeau du S.-C., venait de chanter sur In scène le refrain suivant d\u2019un autre Crémazie : .\u2018 Sur mon drapeau, comme dernier symbale Plus beau qu'un lis, plus brillant que 'or pur Sur mon drapeau je veux une auréole S'irradiant en rubis dans l'azur.Du Golgotha Jésus brise In pierre Dompte le monde et son rire moqueur, Et conquérant le palais, In chmunière.Roi légitime, il s'avance en vainqueur.Sur mon drapenu qui marches ta lumidre, O Christ, O Roi, je veux ton Divin Coeur ! L'auditoire était encore sous : l'émotion causée par ces accents tout vibrants de patriotisme lorsque Monseigneur, dans une de ces allocutions improvisées dont il à peut-être lui seul le secret, parlant de notre drapeau national, s'exprima en ces termes : \u201cOn à arboré ce soir le drapeau du Sacré-Cœur, ou plutôt le drapeau du pays sur lequel brille le Sacré-Coeur.Je vous engage a vous rallier tous autour de ce drapeau appelé à devenir bientôt, je l\u2019espère, notre drapeau national.(Applaudissements).* Ce drapeau nous rappelle des gloires impérissables dont toujours nous aurons raison d'être fiers.tées dans sa langue harmonieuse et l\u2019es- Crémazie les a chan- prit poétique qui s\u2019est reporé, ce soir, sur l\u2019un d\u2019entre vous, sur une âme patriotique sur une religieuse, j'allais dire sur une âme de Jésuite, a su les traduire et les exprimer en strophes d\u2019une noble inspiration.* Tl évoque l\u2019idée de patrie, ce drapeau, car nous ne sommes pas, Dieu merci ! des exilés la terre du Canada : nous sommes chez nous.Et nous l'avons certes sur bien gagné car il nous en n coûté assez cher.Beaucoup de sueurs et beaucoup de sang : tel a été le prix de notre héroi- que conquête.Le sol canadien s\u2019est enrichi non seulement des fatiques etdu sang des braves; des labeurs et du sang des missionnaires de Suint-Sulpice ; aussi des efforts et du sang de héros plus modestes.pionniers, défricheurs, colons qui fertilisaient le sillon de la charrue tracé avec tant de peine.« Ce drapeau au fond d\u2019azur, constellé mais de fleurs de lis, est canadien non-seule- ment à cause de la feuille d'érable qui le couronne mais encore à cause de l'adorable symbole de celui qui doit régner sur le monde : le CŒUn DE Jésus.(Applaudissements).\u201c Affirmons bien haut nos convictions religieuses et défendons-les sans hésitation ni crainte.Nos adversaires ne se limitent pas seulement au commerce, à l\u2019industrie, mais ils répandent des idées, les poussent, savent se battre pour elles : eux aussi ont leur drapeau autour duquel ils se rallient.Déposant leurs cocardes particulières ils s'unissent, aux jours de persécution, pour chusser de leur patrie comme des êtres vils ce qu\u2019il y a de plus saint, des religieux et des religieuses.Et n\u2019allons pas croire qu\u2019en pays étrangers seulement se poursuit l\u2019idée du mal : cet misérables ont des adhérents sur la terre canadienne.On défend lu thèse de l\u2019école sans Dieu et l\u2019on se fait applaudir.\u201c Vous avez la foi.Sachez que l\u2019on ne peut croire et rester indifférent, surtout lorsqu'il s'agit d'une cause sacrée.« Ah! défendez, jeunes gens, la vérité, la vérité toute entière, la vérité jusqu\u2019en ses moindres parcelles.J\u2019ni l'espérance ue vous serez un jour les champions de I religieuse non parce qu'on vous y po sèe mais parce qu\u2019au cœur vous éprouvez l\u2019intime sentiment, mais parce que votre âme comprend la vérité et la nécessité dè la conviction religieuse et de l\u2019école catholique.(Applaudissements.) Soyez fidèles à votre mission : vous serez des chevaliers chrétiens et des soldats: M ; A l'enfant Prom: opprime Zofjours Dieu \"Ohef et des soldats.\u201d + 0's: Ils étaient là deux hoimies endimon- chés qui marchaient dans ln rue.L'un gras, trapu, face rougenude, vasé de frais, l'air de tout le monde, avecen plus un veil qui clignotait sans cesse ;.\u2026 l'autre grand, mnigre, barbe chiche, œil ternt, allure débauchée, bras battants.saient.\u201cLe curé ést lont.pour sa messe et ses annonces, opina le grand.nus aux Etats qui allaient plus vite que qu! Hein?\u2014Je n\u2019étais pas à l\u2019église ce matin, reprit le gros, je me suis levé trop tard.\u2014Sansdoute,on fait ce qu\u2019on peut.Dis done, si on entrait au coin se rafistoler | beau, c'est effrayant! Tls can- Jen ni con- \u2014C'\u2019est dimanche, munis l\u2019'aubergiste est un brave homme.T] trouvera bien moyen d'arranger cela, entrons.\u2014Bonté T1 y a des limites pours'éreinter.LesCunadiens ne sont pas des fous.Viens.Cinq.minutes après, nos bons apôtres, attablés à l'abri des regards indiscrets, parlnient de mille sujets : des difficultés de fuire sa religion, des potins politiques, Naturellement, tout en fumant, on sirotait guel- que chose, de chasse, de pêche, que suis-je ?\u201cEcoutez dune, fit le gros.as-tu été voir la machine là, cette semaine ! \u2014 Quelle machine ?\u2014 Bien oui! celle où l'on montrait des vues animées: la passion, Jeanne d'Are et un tas de choses.\u2014 Ah! Jai vu cela dans les gazettes.Une française, une comtesse, n'est-ce pas, avec son garçon! Je sais ce que tu veux dire.Ça valait-il la peine de donner 10e! \u2014Je te crois.Ce qu\u2019ils nous en ont défilé des images et des figures sur leur toile! Payes-tu encore quelque chose ?Je vais te conter cela.\u2014C'est dimanche, mais on peut bien prendre une couple de coups.Eh! Garçon! Du blanc, tu sais, pas trop baptisé, va ! + Et le couronnement d\u2019Edouard VIT, etla Passion d\u2019Oberammargo, et l\u2019histoire de Jeanne d'Arc, et ln foule merveilleuse et le conte du Petit Chaperon Rougetoutes les scènes de l'exposition cinématographique de In comtesse d\u2019Hautevive y passèrent.- Le gros rougeaud était en verve.Comme de juste, de temps en temps on trinquait.\u201cCe que j'ai vu de plus beau, je vais te ledire.| C'est une affaire de meurtre.Ah! si tu avais vu cela! Çu rapportait toute l'histoire du meurtrier ainsi que le monsieur nous l'expliquait.\u2014Conte-mui cela.\u2026.\u2014 D'abord il avait été un bon enfant (1) {1) Le meurtrier.11 avait eu des prix à l\u2019école et faisait la joie de ses parents.Devenu apprenti ouvrier et resté soigneux et rangé il donnait tout son gagne à sa mère.Puis, ça T avait fuit de mauvaises Les amis l'avaient fait boire.TH avait commencé à jouer.avait changé.rencontres.\u201cIl était devenu un mauvais garnement quoi ! \u201cEh ! oui, alors l'argent passa trop vite.Il n'en avait plus assez.Un jour i vit un bourgeois qui apportait de ln banque chez lui une summe assez ronde.Le soir, il pénétra chez le bourgeois, l'autre se réveilla.Il vit rouge et tua.\u201d \u201cC'est toujours comme cela que ça arrive! La police sen méla.TI fut pris, confronté avec sa victime, jugé, condamné.A la fin la machine nous le montrait couché sur la planche de la guillottine.On le mit en place, le couteau glissa, un flot de sang jaillit et la tête roula dans le panier à sou! Je te garantis que ça fait un bigre de beau tableau.\u201d \u201c C\u2019est vrai, c'est beau, c'est effrayant! Encore un coup, veux-tu ?.x Et dire qu'ils n'avaient pns compris ou mènent I'alevol et le jeu ! C'est effrayant, mais ce n'est pas beau.L'ERMITE PIERRE.La CROIX est imprimée par l'Imprimerie Lithographique.Canadienne, Joseph- U.Bégin, directeur-propriétaire, 60 rye to\" \u2018Saint-Gabrisl.1 Assemblée.Enthousiaste Du ¢ Comite de l\u2019œuvre du drapeau national \u201d Mercredi soir, à 8.380 heures, réunion du * Comité de l'Œuvre du Drapeau National,\u201d chez M.le chevalier M.J.A.Prendergast, président de I'Uduvre, M.Louis Loranger, scerétaive, donne le compte-rendu de la dernière séance, et lit plusieurs lettres d'adhésion venant de toutes les parties du pays et de la province.Après lui, M.Henri Bernard fait la lecture de quelques lettres de félicitations qu'ila reçues À l'ocension de son opuseule : * Foulons le Drapeau.\u201d Ces lettres sont d'une haute importance.Elles partagent toutes, l'idée de, Bernard, de placer le SACRÉ-CŒUR sur le drapeau national.Aussi le comité à la fin de chaque lettre prouve par ses applaudissements la joie qu\u2019il éprouve de réunir de semblables adhésions.M.le président propose ensuite la formation d'un sous-comité qui devra décider des moyens d'action et de propagande.Cette motion est adoptée, Caron comprend que, le comité général, étant si nombreux, ne pourrait se réunir aussi souvent et aussi facilement que le sous- comité.Le comité général se compose de tous les membres actifs, et ce nombre grandit chaque jouret numériquement, et surtout par son influence, Le sous- comité est tenu de rendre compte de as opérations aux assemblées générales.le sous-comité formé, M.le chevalier Prendergast prend la parole et encourage tous les membres a travailler privément à ln diffusion du drapeau national, H profite de l'occasion pour nous dire qu\u2019il met dans cette oeuvre patriotique tout son coeur et toute son ame, Après l'allocution du président, le comité faitle choix définitif du drapeau.A la demande de quelques membres, on change La résolution passée À la première assemblée, et on rédige celle-ci : * Le comité adopte pour projet du drapeau national, pour les Canadiens-Fran- quis, les quatre fleurs de lys blanches de la précieuse relique nationale qu'on appelle le \u2018* Drapeau de Carillon,\u201d sur champ d'azur, traversé d'un croix blanche, portant au centre l'emblème du Sa- URÉ-CŒUR, qui sera entouré d'une guirlande de feuilles d\u2019érahle.\u201d A 1 heures, l'ajournement est proposé.On se sépare bien résolus de faire la plus forts propagande possible.Les crétaire convoquera les membres pour la prochaine assemblée.Les adhésions seront reçues par M.le président ou par M.Louis Loranger, avocat.Boîte de Poste 2285, Humainement parlant, là France est perdue ! Samedi, 7 mars, le comité anti-maçon- nique de Paris a tenu su réunion annuelle, présidée par M.de Marcère.Dans son allocution, le président fit ce tableau de la situation présente : \u201c Messieurs, dès à présent, lu secte ju- déo-maçonnique tient dans ses mains tous les rounges du mécanisme de l'État.Elle est maîtresse du pouvoir ministériel, du pouvoir parlementaire, des institutions civiles, justice, police, administration, université.Elle est maîtresse des institutions militaires.Elle domine la finance, la haute banque, le crédit.Elle est mai- tresse de tout.** Cette énorme puissance, si l\u2019on va au fond des choses, et si on néglige les détails, est dirigée vers un but unique: la ruine du catholicisme en France.Iln'est pas étonnant que, pour arriver à une telle fin, la faction dominante foule aux pieds toutes les libertés publiques et privés, tous les droits que l\u2019on tenait sacrés.Ce qu'elle cherche en ce moment, c'est, par la suppression du culte, réduire le catholicisme à l'impossibilité de vivre.Une telle visée vaut la peine, n\u2019est-ce-pas ?d\u2019'abolir le droit public! * Or, messieurs, s'il est vrai, comme je le crois, que la nationalité française est liée, par une çhaîne indissoluble, au en- tholicisme ; s\u2019il est vrai que la France, en cessant d'être In nation catholique par excellence, n'aurait plus de raison d'être ; si cela est vrai, je suis douce fondé à dire que, politiquement, lu question posée chez nous, à l\u2019heure où je parle, est vraiment tragique, et qu'il s\u2019agit de vaincre ou de mourir.\u201cMais comment se défendre, et comment reprendrelespositions déjà perdues?\u2018Tel est le problème angoissant qui se pose partout, là où l'on s'occupe encore de lu patrie.\u201d M.de Marcère dit que l'on ne peut compter sur le jeu naturel des institutions politiques, qui sont entre les mains et à In discrétion de l'ennemi.Mappelle de ses voeux une constituante, mais une constituante demande, au préalable, un acte libérateur.\u2018Cet acte libérateur, je l\u2019appelle, dit M.de Marcère.Et s'il est dans les vues de ln Providence que la France soit sauvée, cet acte, le peuple le fera ! \u201d Comment le peuple pourrait-il le faire ?Tiny à vraiment d'issue à In situation wun coup de ln Providence.A la prière de Pébtontr.pride « prière ( Semaine Rèligieuse de Cambrai:)- Paques Aujourd'hui est 1e Srand jour de PA- ques.I1y a dix neuf cent trois ans, JÉSUS-CHRIST ressuscitait comme il l'avait dit, c\u2019est le jour de lu résurrection de l\u2019Honnne-Dieu, ce doit ôtre aussi lo jour de la résurrection de l'homme du monde.À messieurs les Eleves finissants.MEssIEURs, Vous n'êtes pas sans connaître le grand mouvement qui se fuit actuellement en faveur d'un drapeau national pour lu race canadienne-française.Des comités se sont formés à Québec et à Montréal pour le choix et In diffusion de cet éten- dand.Le drapeau azuré de Carillon, orné à chaque coin d'une fleur de lis, traversé par une croix blanche portant à son centre l'image du Sacré-Cœur, voilà l'emblème choisi.Symbole de la race canadienne française et de la religion catholique, il est bien l\u2019étendard idéal de toute notre nationalité.Je dis toute, car il ne s'agit du drapeau ni d'une faction, ni d\u2019un parti, ni de la province de Québec ni même du Canada, mais bien de celui de Tours les Canadiens-français.A la génération qui grandit appartient en grande partie le soin de populariser le nouvel étendardl.Nos jeunes gens ont le cour ardent et généreux ils n'hésiteront pas devant l'adoption du Sacré-Cœur et du drapeau de Carillon.Le Comité de Montréal espère done, messieurs les élèves finissant, que vous Jui enverrez votre adhésion sanstarderet que, de plus, vous inciterez vos jeunes condisciples à former immédiatement entre ceux un comité, afin de perpétuer dans votre vollège l'idée de ce drapeau national, Plusieurs inaisons d'éducation ont déjà laissé voir leurs sympathies pour le drapeau; quelques-unes, parmi lesquelles se trouvent les collèges de Saint-Boniface, de Joliette et Sainte-Marie, à Montréal, sont même dans le mouvement.Le Comité de Montréal espère pouvoir bientôt former une ligue intercollégiale dans laquelle chaque institutions sera représentée par son piopre comité et par lui aussi recevra du comité central des instructions uniformes pour tous, en vue de propager l\u2019idée du drapeau.Bientôt, du reste, une brochure paraîtra dans laquelle on expliquera pourquoi il faut à notre race un étendard bien à elle et cela des aujour- d'hui, pourquoi celui-ci à été choisi plutôt que tel autre et ce qu'il reste à faire pour le rendre populnire.Une prompte réponse obligera vos tres humbles et tout dévoués serviteurs du COMITÉ DE MONTRÉAL, 23 Ste-Famille, Montréal, le 11 nvril 1908.re Pelerinage a Sainte-Anne de Beaupre On annonce pour le sumedi, 20 juin prochain, un grand pèlerinage de dames et de demoiselles, À Sainte-Anne de Benupré, sous la direction du R.P.Adam, 8, J., curd de I'Immaculée-Conception, Nous nous rappelons encore du pèlerinage qui n été fait l\u2019année dernière sous la direction des RR.PP.Jésuites, et nous savons qu\u2019on en est revenu sanctifié, content, en un mot, de son voyage, malgré In température inclémente.Cette année, le vapeur Beaupré (ancien Montréal,) quittera le quai Bonsecours à 5 heures et demie précises.Les prix sont les imômes que d'habitude ; $2.10 pour adultes et $1.05 pour enfants.Il y aura arrêt à Québec, le dimanche, 21 juin, de 1 heure à 5 heures p.m.Retour À Montréal, le lundi, 22 juin, à 5 heures, n.mn, Pour avoir descabines ou pour desinfor- mations quelconques, on est prié de s'adresser à M.F.C.Laberge, 300 Avenue Vimont, de Loritnier.\u2014Tel.Bell.Est 1013.Er Leon XIII et la Presse Catholique \u2018Un journal catholique, dans une paroisse, C\u2019est une mission perpétuelle.Que tous ceux désirent vraiment que In religion soit défendue par l'intelligence humaine et Ia littérature ot se maintienne prospère, s'efforcent par leur libéralité de défendre, et de protéger In presse catholique ; et que chacun, selon sus ressources, ln supporte de son argent et de son influence : car À tous ceux qui se consacrent à la presse catholique, il faut de toute nécessité donner cette sorte de secours, sans quoi leur industrie ne produira aucun fruit ou n'aura que des résultats incertains et misérables.\u201d me \u2014 Notre Drapeau National Le \u2018 mai français \u201d et notre mission providentièlle M.le Rélacteur de la Croir, Montréui, MON CHER MONSIEUR, Mes bien sincères remerciements pour ln Croix que vous avez bien voulu ime faire adresser.Je me réjouis, comme doivent se réjouir naturellement tous nus compatriotes de Montréal et même de tout le Canadu, en voyant paraître chez nous un journal franchement catholique.En vous priant hier, à votre bureau, de wiinserire, avee trois de mes confrères, sur votre liste d'abonnés, je vous ai dit tout ce que nous espérons d'une feuille rédigée dans un tel esprit; mais ce que je vous ai dejà dit, je tiens À vous ie dive encore une fois et à vous l'écrire, C'est plaisir de penser que nous aurons désormais ici, pour nourrir le coeur et éeluirer l'intelligence, outre notre excellente Semaine Religieuse, un journal comme la CROIX, qui nous donnera des articles sérieux sur In généralité des questions propres À intéresser des entholiques, mé- me quand ce ne sont pas des questions religieuses proprement dites.Quel soulagement de n'avoir plus à dépendre uniquement des journaux à sensation, de ces feuilles malsaines et soit-disant catholiques qui, depuis trop longtemps, démorn- lisent nos bonnes populations, surtout notre jeunesse, poussent imprudemment au théâtre jusque pendant le saint temps du carême, en un mot, qui sont battues du mul français, sentent In juiverie cent lieu àlnronde, et d'où suinte chaque jour d'une manière ou d'une autre, ce lilxéralisme si souvent condamné par l'Eglise qui est en train d'achever la ruine de l'illustre nation française ! Enfin, M.le Rédneteur, rues félicitations tout spécinlement pour avoir arboré si bravement comme notre national le noble drapenu de Carillon, rendu plus noble encore pir ln Croix et le SACRÉ-CorUR qui en est comme le complément obligé et le sublime commentaire.Queldrapeau comparable à celui-là 7 Il est pour nous comme un glorieux ré sumé de notre histoire passée et un souvenir vivant du courage et de la bravoure militaire de nos ancêtres ninsi que de leur invincible foi.Se peut-il itnaginer quelque chose de plus propre à soutenir notre courage au milieu des difficultés présentes, de plus propre à éclairer le chemin de l'avenir, de plus propre,à rendre toujours plus ardentes nos aspirations nationales, plus propre enfin À rendre les Canadiens capables de remplir leur mission providentielle et civilisatrice comme nation sur ce continent d'Amérique ?Donc, merci, succès ! CT sa sine garde ! Êt Dieu vous ait X.PTnE, De la banlieu de Montréal, 9 avril, Notes Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur une correspondance signée Un DU PEUPLE, publiée à In 3e page de la Patrie de jeudi.Tl y est parlé du ridicule projet de lu bibliothèque publique en termes fort peu élogieux et surtout fort documentés.C'est dommage que ln Patrie n'ait pas mix cette correspondance un peu plus en regard dans ses pages: ses lecteurs auraient eu là une bonne fois l'occasion de se renseigner sur ln question de cette fa meuse bibliothèque.x Les étudiants qui ont fait publier dans la Presse qu\u2019ils ne voulaient pas du drn- peau de Carillon aux armes du SACRÉ- COEUR, sont peut-être les mêmes qui ont applaudi le Dr Valin, lorsqu'il a fait l\u2019éloge de Zoln.Le drapeau national aux armes du Sa- CRÉ-COEUR est en vente À la librairie Cadieux & Derome, Montréal, Avis Nous republions notre avis que ln Croix ne sera mise en vente que dans les plus grands dépôts de journaux et qu\u2019il n\u2019y aura pus de bulletins oftichés.A coux qui désireront recevoir leur journal par lu malle, le samedi soir, nous .leur enverrons régulièrement aux mômes prix que pour la campagne.ry rem A "]
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