La Croix., 24 janvier 1904, dimanche 24 janvier 1904
[" + le Le seul Journal Catholique ea ,\u201d et or led b 2 + ° oon \u2018 0 MUNIREAL, DINANUHE, 22° JANVIBR 1502:=V5), & NG 28°\" * À XX 714 RUE SAINT-JACQUÉS, MONTREAL.Telephone Bell: Main 2725 et 1119 ABONNEMENTS : ER VIEN STATS NE 11 AY: 3:98 1 § uote.Independant publie a Montreäl 88 MOIS.Les odeurs de Montreal Pardonnez-moi, lecteurs.Les] odeurs que je veux vous faire sentir montent au nez comme la }puanteur qui s'échappe d'un cadavre qu\u2019on remue.En effet, Montréal est presque vne pourriture.Malgré l\u2019importance toujours croissante de son commerce, la métropole du Canada n\u2019en est pas inoins un résidu de miasmes moraux et intellectuels d\u2019où s'échappent les germes des maladies les plus funestes qui minent déjà Montréal et qui menacent les campagnes.Certes, je ne suis pas pessimiste et loin de moi est ce défaut qui ne cadre pas avec mes habitudes plutôt optimistes.Mais, grand Dieu ! Si nous faisons une juste comparaison entre la cité de Dieu et la cité du diable, qui se disputent Ie champ de notre cité, nous ne pouvons que jeter un cri d'alarme à nos compatriotes de la campagne toujours trop portés, hélas ! à venir boire à In source em.puisonnée de la grande ville.Bien plus, il n'est mème pas besoin que l\u2019on y vienne : cette source, par mille petits ruisseaux, distribue à la campagne, sou eau impute.} Puisque nous sommes tous exposés à boire de cette eau, si vous le voulez bien, uous allons l\u2019analyser ensemble.Voyez-vous, tout au bord de la source, ces monstrueuses petites bêtes.Ce sont les coryphées de l'erreur ou du mensonge, de la débauche ou de l\u2019immoralité.Ici, vous voyez le petit Langlois, avec tous les siens de la famille des journalistes, qui déposent dans l\u2019eau, à petites doses, le poison de la libre-pensée et de la licence.La, dans ce coin, voyez cette infinité d\u2019autres petits bipèdes qui, sous le prétexte de nous faire goûter à l\u2019art théâtral nous abreuvent des scènes les plus abjectes ot les plus immorales.Voyez encore dans cet autre coin de la source : on semble comploter.M.Martineau, M.Payette, M.St.Denis et quelques autres moins connus mais non moins malins, se préparent à envahir notre Conseil de Ville pour y renverser le parti de l'ordre et des bons nrincipes, C'est l\u2019école semi-radicale.Elle a déjà ses fiHHENGE ébüdées dans Midifits GERIeE de lt vifs.ENS d'impôisé même diths des miffeux; &ù il fus défible qu'all® ho dé vFit métii pas Epparféib.ENS vébt l'u- niformiéä dès livres, l'Hôjital nWitére, In bibliothôqqüé civique, libr# de bite di rection rdlifieuse.: Mais vôÿez, plus loi, au fod .de + source.Ils sefibifnt ff fa ad mière:.Tl complobéit aussi 188 u font des grimaces diaboliques, les autres blasphèment ; d\u2019autres encore, armés de leurs plumes voltairiennes et de tous les instruments qui leur sont tombés sous la main, s\u2019acharnent à abattre le grand arbre de l\u2019Église au Canada.C'est l\u2019école radicale et anti-religieuse.Point n'est besoin d'en nommer les adeptes.Leurs noms, quoique connus, ne méritent méme pas l'honneur de la citation.assons sous silence les bouges et les tripots sans nombre où la bôte humaine vient s'abrutir encore davantage dans des nuits de débauches et d\u2019orgies.Minbréalest pourri.2.Certes; s'il n'y svait cdf admivabildh congrégations religieuses, dont les œuvres sans nombt$-et les prières ardentes montent tous les jours vérs le ciel.pour être dépissttaux pdf du ds | yg-Céit ; lo geur, s\u2019il n\u2019y avait ce clergé, fidèle gardien des lois de l'Eglise, s\u2019il n\u2019y avait ces Âmes pures dont les vertus appaisent le regard du Seigneur, que de catastrophes, peut-être,comme celle du Théâtre Troquois, de Chicago, ne verrons-nous pas s\u2019abattre sur notre ville.Et, mon Dieu ! en sommes- rous réellement exempts ! Du jour au lendemain, le même Dieu qui a détruit Sodome et Gomorrhe ne pourrait-il pas anéantir Montréal ?Oui, ln chose est possible, Mais il faut éviter ces grandes corree- tions, ces punitions exemplaires, qui marquent les pages sombres de l'histoire d\u2019un peuple.Il faut redevenir dignes d\u2019un récompenses qui sont éternelles.Aux défenseurs de la cité du diable, il faut opposer des défenseurs de la cité de Dieu.Tl n\u2019y a pas d'autres moyens à preu- dre.Pour avoir In paix, il faut au moins so préparer à la guerre.Depuis que le monde est monde deux armées sont constamment en face l\u2019une de l'autro et se disputent la victoire.Quoique nous ayous pour nous les promesses éternelles, nous serons temporairement les vaincus si nous ne savons pas prendre les armes et nous en servir à l\u2019occasion.J.-U.BÉGIN Un oubli assez volontaire ! La mémoire que possèdent les rédacteurs, les reporters, etc, est quelque chose de tout à fait remarquable chez, nos grands journaux de la ville de Montréal ! Ils nous ont rapporté, ces braves écrivains, tous les évènements de l'an passé et cela avec une exactitude surprenante ; les moindres faits y trouvent place.aux risques naturellement des plus importants ; mais, un oubli, cela arrive à tout le monde ! Le 24 juin dernier, il s\u2019est passé bien des choses, les journaux l'ont dit: on a banqueté d'abord, fait très important ! on a fait des processions, il y a eu des courses, et enfin, du drapeau national des Canadiens-français.pas un mot ! Il y a dés moments dané là di6 di l'on perd assez volontairement la mémoire ; l\u2019on parlera bien des largesses de l\u2019Armée di Stlüt, on y invitérd même les cätho- liqués ; mais, ind 1 respect hämaif ou l&#älrcontiäfites 15 désirexd, l\u2019oublr vient téht régièr.Cé dfipeau, qu\u2019an d# hos godtes pre: n'fé-pour une guétrifté ! dbvient de plus eù i Sri il n°ÿ À guëté, dans 8 provinté de &ifbec, de parôièses où Yon ni voit pas flofté lo Cl¥ibn Sd: Mitobll; los nofidh du tats-Unis, l'ont adoptés cette guénille qui a fait rager ** la petite école.\u201d L'enthousinsme n\u2019est pas tombé: dans quelques années notre bannière sera partout acclamée, et alors, ses adhérents étant très nombreux vous verrez le beau revirement de nos rédacteurs, etc ; la mémoire va leur revenir, car les circonstances le désireront : \u2018 Comme nous l\u2019avions prévu et désiré,\u201d dira Za Presse, * Grâce à La Patrie, dira cellè- ci, le Carillon-Sacré-Cœur, ce superbe drapeau que nous voulions depuis lbng- temps, est enfin définitivement adopté ! \u201d | Certains pôètes ne verront.plus de | guébile; caf, lés petites choses ne sont- bonnes pour ces Messieurs, seulement lorsque tout le monde les trouve telles, et ue les gros bonnets ne les régardent pas MICHEL.Dibi'junte, A pce pau Vivre, verra le.\u2026 Sourroucé, pour en arrêter le bras ven- Dieu juste mais bon.T]l faut mériter ses Aux Electeurs Municipaux Un tout petit mot pour répondre aux cris de mépris et de révolte jotés par une cortaitie feuille du dimanche à la face de notre clergé.Oui, il faut l'admettre, notre clergé, avec ensemble, s\u2019est prononcé contre l'hôpital civique neutre et contre la bibliothèque civique neutre.Il n fait la plus forte pression possible sur les écheyins pour les amener À voter contre ces deux mesures qu'il jugeait en opposition directe avec le progrès matériel et moral du peuple.Oui, le clergé a compris et démontré que des exploiteurs voulaient arracher au peuple ses deniers pour les faire servir à sa propre démoralisation.Dépenser 325,000 par an pour propager la mauvaise lecture ; arracher $25,- 000 au peuple par année pour les donner en pâture à quelques désœuvrés ; allons ! Messieurs Martineau, Dugenais, Charlier, Langlois & Cie, vous devez comprendre que les citoyens qui ont à cœur l'avenir de Montréal ne pourraient se passer de crier gare ! Le clergé veut des bibliothèques par toute la ville, daris-chaque paroisse, pour que le peuple puisse s\u2019instruire au besoin, mais il veut des livres qui disent la vérité et prêchent la morale.Le clergé veut d\u2019un côté que le peuple s\u2019instruise en devenant meilleur ; vous voulez, vous, qu'il devienne plus méchant, en lui donnant de mauvais livres qui enseignent l'erreur et prèchent l\u2019immoralité.Et puis, en admettant le fait que cette bibliothèque sera sous la direction d\u2019un sage conseil, pensez-vous que l'ouvrier de l\u2019Est, ou du Nord, ou de l'Ouest de la ville, pourra commodément le soir venir à la bibliothèque qui serait située au sud de la ville?Quel avantage réel le peuple pourra-t-il tirer des $25,000 qu\u2019il dépensera annuellement pour l'entretien de cette bibliothèque?Il n\u2019y en a pas, pour lui, s\u2019il peut y en avoir pour d'autres.Electeurs municipaux de Montréal, | Vous connaissez maintenant quels sont vos amis dans cette question.À vous de vous conduire en conséquence et de n\u2019nc- corder votre vote aux prochaines élections modtiéT pa lé Bu'aux candidats qui ont pH¥ 1h résotitifin ferme de ne tra- Vaillet, lorsqu'ilÿ seront élus échevins, Que dd vos idées bien entendus.* .Vous ävVèz à oRolsir entre les conseils Élésintérétlés ot ééllirés de notre honora- Ble ot t¥8¥pectd Saige et des citoyens les Plus delikis tel qe MM.Laporte, Héÿ belts ViMlières: Buqubtte, etc, et les constif# intéfékés & inavouables d\u2019äre clique composée de gens du pays et d\u2019étrangers qui s\u2019enteudent fôrt bien pour diminuer la foi et abaisser le niveau moral de notre peuple.N'est-ce pus, électeurs municipaux que vous en avez assez de certains étrangers et faiseurs de leçons et que vous voterez hardiment contre les candidats qui veulent vous exploiter pécuniairement et .moralement, ?Si vous Toussez Si vous toussez prenez le BAUME RHUMAL, dl guérit quand les autres remèdes n\u2019ap- rtent aucun soulagement.C'est un vrai Erésor pour ceux qui l'emploient.The de Bœuf Bourbonniere Celui.en usage à l'Hôpital Fair Dame C'est odieux! Il y a dans 'Etat de New York, un théâtre odieusement sale, dont lu troupe, je m\u2019en suis infor.é, va régulièrement d\u2019Albany à Troy, et de là à Montréalli né se joue sur cette scène que des dramatisations de pensées inunondes, 1l ne se dit sur ces tréteaux que des paroles tendant à glorifier et à fomenter les vices sociaux les plus dégradants.A Troy et & Albany, aucun journal n'accepte de réclames pour cette organi- siction : et celle-ci en est réduite au système des affiches criardes.A Montréal, non seulement certains journaux catholiques (?) ne refusent pas de publier ces sortes d'annonces, mais ils en font dans leur chronique théÂâtrale un commentaire aussi faux que ridicule, Eh! bien, dussé-je n'attirer leur colère, je dts: cela c\u2019est vil, cela c'est odieux, c'est l'amour de l'or poussé nu degré le plus méprisable que je sache - car c'est une collaboration indirecte mais réelle à une œuvre de ruine des intelligences et des âmes.\u2014H.B.Semaine Religieuse, de Montréal.Les libres- penseurs chez eux Le jour de la unissance de la fille, Littré dit à la mère : \u2014Ma chère amie, tu es une catholique fervente et pratiquante.Elève ta fille dans les habitudes de piété qui sont les tiennes.Seulement, j'y mets une condition.Le jour où elle aura quinze ans, tu me 'améneras, je lui exposerai mes idées, et elle choisira.La mère accepte, les années s'écoulent.Un matin elle entre dans le cabinet de son mari.\u2014Tu te rappelles ce que tu m'as demandé et ce que je t'ai promis.Je viens tenir ma promesse.Ta fille est là prête à t'entendre avec tout le respect et toute la confiance que lui inspire un père adoré et vénéré.Veuxtu qu'elle entre ?\u2014Oh! certes oui! Mais pourquoi ?Pour que je lui expose mes idées?Non, non ! Mille fois non ! Quoi ! tu as fuit de notre enfant une créature bonne, tendre, simple, droite, éclairée et heureuse ! Heureuse ! Ce mot qui, chez un être pur, résume foutes les vertus ! Et tu crois que je vais jeter mes idées au travers de ce bonheur et de cette pureté ! Mes idées ! Mes jdiées !- Elles sont | bondes pour moi.Qui me dit qu\u2019elles seraient bonnes pêur elle?Qui me dit je ne rfsqueruis pas de détruire get d'ébranler ton oeuvre?Op ! oui, que notre fille entrè,chère femmie ! pour que je te bénisse avant êlle de tout ce que tu ns fait poyr elle, ot qu'elle t'aime dncore un peu us qu'auparavant ! Moi aussi, j'ai eu et j'ai encore autour h dé mbi des Arnes croyantés.Et, conime ittré, je me tiendrais pour criminel si | jamais je troublais par mes doutes, si f'éffensais paf res railleries, si j'ébran- luis par mes objections des convictions religieuse d\u2019où ces êtres si aimés n\u2019ont jamais tiré que des joies, des consolations et des vertus.E.LEGROUVÉ.\u2018 LES CONTEMPORAINS \u201d Revue hebdomadairerillustrée de 16 pages in-8o Abonnement : Un an, 6 francs ; le numéro, 0 fr.10.\u2014Spécimen sur demande.Biographies parues en décembre 1908 : Caroline Bonaparte (Mme Murat), reine de Naples.\u2014 Maréchal onald, duc de Taren e P.Milleriot.\u2014 Le'duc Victor de Broglie.Biographies à paraître en janvier 1004 : Lucien Bonaparte.\u2014 Henri Barth, ex- viens © Bn grec Duc Albert de Broglie.A NOS LECTEURS £2\" Nous prions instamment ceux de nos lecteurs dont l\u2019abonnement est dû de ne pas attendre plus longtemps pour le payer.Notes et Potins M.FIRMIN PICARD A BRISE SR PLU~ ME M.Firmin Picard, dans le dernier numéro de l\u2019Union Ouvrière, a brisé sa plume avec fracas.Point n\u2019était besoin, ce nous semble, de faire tant d'efforts.La plume de M.Picard n\u2019était-elle pas déjà un peu félée! * * + L'UNIRORMITEDESLIVRES, A MONT REAL La commission des écoles catholiques de Montréal, à une séance régulière tenue le 12 janvier courant, s\u2019est laissé al- lor jusqu\u2019à nommer un comité spécial qui aura charge de faire un choix de livres d'écoles et d\u2019établir à Montréal une certaine uniformité des livres.Les idées de M.Martineau font du chemin.x UNE NOUVELLE SOTTISE Le lendemain de la catastrophe du théâtre Iroquois, de Chicago, les journaux de Montréal, sans excepter la Patrie, sont partis en guerre contre nos églises mal aménagées, d\u2019après eux, en vue de la sécurité contro les incendies.M, Louis Guyon, inspecteur provincial des bâtisses, et M.Alcide Chaussé, inspecteur municipal, ont fait une enquête à ce sujet ct le résultat en a été que nos églises offraient généralement, sur ce rapport, toutes les garanties possibles.Alors, ln Patrie, le lendemain, a es suyé de réparer le tort qu\u2019elle avait fait par son article du 12 janvier.TM aurait été plus sage à In Patrie d\u2019attendre avant d\u2019emboucher la trompette avec ses trop sots confrères.Elle se serait au moins évité de commettre avec ét dé Hoùvélle sottise.* * CONGREGATION DE L' INDEX La Sacrée Congrégation de l\u2019Index, le 4 décembre 1903, a condamné les ouvrà- ges suivants : Albert Houtin, La Question biblique vième siècle.Albert Houtin, Mes difficultés avec mon évêque.Alfred Loisy, La religion d'Itraël.(Décr.S.Of.fer.IV.16 déc.1903.) Alfred Doisy, L\u2019Evanyile et l'Eglise.(Décr.S.Off.fer.IV.16 déc.1903.) Alfred Loisy, ÆFtudes évangéliques.(Décr.S.Off.fer.IV.16 déc.1908.) Alfred Loisy, Autour d'un petit livre.(Mécr.S.Off.fer.IV.16 déc.1908.) Alfred Loisy, Le Quatrième Evangile.(Décr.S.Off.fer.IV.16 déc.1908.) Le décret de condamnation a été approuvé par le Souverain Pontife, et promulgué le 23 décembre, sous la signature de S.Em.le cardinal Steinhuber, préfet de la Sacrée Congrégation de l\u2019Index.Sauce Worcestershire BOURBONNIERE ; AFgulion 81.00 7 #2: OUVBAGES core s PAR LAS.N chez les catholiques de France au dix-neu- - 4. LAS AE Tosa RR ay 2 TRPCE MALT Aba me tee ne ree ow TM: es Le Coin des Jeunes.C\u2019est la jeunessse religieuse et-libre qui fera l\u2019avenir de la patrie.CHATEAUBRIAND.Le premier congres de la jou- nesse et le Sacre\"Goeur (Du Messager Canadien.) Mon Révérend Père, Vous avez déjà signalé à vos lecteurs l\u2019œuvre du premier congrès de la jeunesse canadienne-française, dont tous les journaux d'ailleurs ont publié le compte- rendu et les fières résolutions, On n\u2019a peut-être pas assez montré dank ce bon mouvement de la jeunesse l\u2019action du Oœur de Jésus \u2018\u2018 qui aime les Canadiens,\u201d suivant le mot d\u2019un des jeunes orateurs du congrès.C'est bien le Sacré-Cœur qui n rassemblé ces jeunes gens de tous les coins de ln province, depuis ln Bnie des Chaleurs jusqu'à l\u2019Ontario et jusqu'au Manitoba.C'est.lui qui a inspiré leurs nobles élans et leur généreux enthousiasme.L'âme de notre jeunesse vibre tout naturellement aux seuls mots do religion et de patrie, l'éducation qu\u2019elle reçoit est tout imprégnée de patriotisme et de foi.Mais le premier contact avec les réalités de la vie, le spectacle décevant, déconcertant parfois des capitulations plus ou moins déguisées de leurs aînés, autrefois généreux eux aussi, dit assez à ces jeunes gens quel besoin ils ont de s'unir et de s'animer à lutter contre les tentations de l'intérêt et les dangers de l'isolement.aussi l\u2019idée d\u2019un congrès de la jeunesse, émise pour la première fois, ilyan un an et demi dans un de nos collèges des environs de Montréal, fut-elle saluée des vœux d\u2019un bon nombre de jeunes étudiants.C\u2019est elle qui a été reprise en 1908 et cela par l'unique initiative des jeunes, L'heure était opportune, pensaient-ils, pour commencer le groupement de la jeunesse franchement catholique dans une entente commune; et l\u2019on allait profiter des manifestations qui ont accompagné, cette année, la célébration de la fête nationale pour poser les bases de cette union.C'était trois semaines avant la Saint- Jean-Baptiste : il n'y avait pas de temps à perdre ; et reconnaissons qu\u2019il faillait, pour entreprendre une telle œuvre, de l\u2019audace et une certaine présomption ; les jeunes gens ont d'ordinaire suffisamment dé l\u2019une et de l\u2019autre, et qui donc leur en voudra tant pour cela ?Deux ou trois petits entrefilets jetés dans les journaux invitèrent la jeunesse, surtout la jeunesse étudiante, à venir acclamer le nouveau drapeau national et avant tout chercher, dans l\u2019organisation, à procurer \u201cla formation d\u2019une génération d'hommes capables de relever au niveau d'un tel étendard le peuple qu\u2019il \u2018abritera.\u201d Ce sont les propres termes de la convocation.Cet appel devait être entendu.Ce fut une véritable surprise pour tous ces jeunes gens de se trouver si nombreux le matin du 25 juin, venus de partout, mais portant tous au coeur la même flamme de généreux enthousiasme.Ils étaient près de cent, remplissant presque la salle de la bibliothèque de l'Union Catholique, gracieusement mise a leur disposition.\u2019 À l\u2019ouverture de la première séance, ils acclamèrent comme le grand Président de leur congrès le Sacré-Coeur de Jésus, qui les avait rassemblés et dont la statue, trônant à la place d'honneur, émergeait d\u2019une gerbe de drapeaux Carillon-Sacré- Coeur.Chaque séance s'ouvrait par une prière que terminait toujours un appel au Sacré-Coeur.Parmi les travaux donnés par les membres du congrès, tous élégamment écrits, sérieux et marqués de la note franchement catholique, il convient de signaler une étude sur la royauté sociale de Jésus- Christ, dont la conclusion fut la résolution suivante votee par les applaudissements unanimes : \u2018* Les membres du een.grès de la jeunesse catholique canadienne- française reconnaissent ln roynuté de Jésus-Christ sur la race canadienne-fran- çaise et l\u2019affirment par une consécration solennelle,\u201d Cette consécration solennelle au Sacré- Coeur, lue par le président à la fin de Ia dernière séance, parut être pour ninsi dire la conclusion du congrès.En voici les principaux passages : ** O Coeur de Jésus, nous vous faisons hommage comme à notre Roi, et librement nous vous demandons de nous compter désormais comme des soldats d\u2019élite dévoués sans retour à votre divin service.\u2018\u2018 Nous voulons que vous régniez dans le monde entier, qui vous a été donné par votre Père et, que vous avez racheté par les excès de votre amour.* Neus voulons que vous régniez avant tout sur notre patrie.Nous ratifions, autant qu\u2019il est en nous, I'acte solennel par lequel elle s'est consacrée à vous il y a trente ans (1); et nous vous demandons humblement la grâce de contribuer à l'accomplissement des desseins providentiels que vous avez formés pour elle,\u201d Les autres résolutions adoptées par ces braves jeunes gens se rapportent à la conduite personnelle du jeune homme, à ses sentiments de patriotisine et aux moyens d se préparer à l'action sociale chrétienne.Il est donc permis de penser que nous verrons bientôt se lever une génération d'hommes tels que les réclament depuis longtemps notre nationalité et notre foi religieuse: des homMmes à l'âme assez haute pour placer bien au-dessus de l\u2019intérêt personnel le progrès véritable de notre peuple ; au-dessus des partis, la patrie ; au-dessus de toute gloire, la gloire de Dieu.Sachons gré aux membres du premier congrès d\u2019avoir compris que la religion seule, avec les amours et les ab- négations qu\u2019elle inspire, peut élever les âmes À ces hauteurs; qu\u2019elle seulé aussi possède et fait circuler dans le monde la sève divine.qui fait se développer et fleurir les sociétés véritablement prospères et les races vraiment grandes.Et, du premier coup, c'est au Ooeur même de Dieu, source de cette sève divine, source de tout ameur noble et dévoué, qu\u2019ils sont ällés chercher la force et l'inspiration.D'instinct, semble-t-il, ils ont répété ici ce que fait la fière jeunesse de Belgique, et ces nobles jeunes gens du SILLON et de l'Association catholique de la jeunesse française qui sont en train de réveiller la vieille France endormie, et qui l\u2019arracheront, espérons-le, aux mains des sectes maçonniques.Qu\u2019on lise Ia belle consécration de la Jeune Garde du SILLON (2) et qu\u2019on la compare à celle qui précède.L'inspiration est ln même : le Coeur de Jésus, qui veut bien plus et bien mieux que nous que les sociétés vivent et grandissent pour le bien de l\u2019humanité et la gloire de Dieu, appelle dans une même large étreinte toute la jeunesse catholique et la veut revêtir de la même arwure de force et de dévouement.Nos jeunes sauront ne pas s\u2019écarter de cette généreuse inspiration, ils voudront pousser plus avant dans la voie qu'ils se sont ouverte eux-mêmes.Ce premier congrès en appelle un second et un troisième en appelle toute une série : toutes les villes de la province deviendront à tour de rôle le lieu de convention de la jeunesse.Avant de se séparer, les congressistes ont formé un bureau (3) chargé de préparer le congrés de 1904.Montréal a été de nouveau &hoisi pour la réunion, et la présidence d'honneur en a été offerte à Monseigneur l\u2019archevêque, dont toute la jeunesse canadienne-française connaît le dévouement et le zèle patriotique.Après les paroles bienveillantes de Mgr Bruchési, que vous avez citées dans le dernier numéro du Messager, jedois mentionner le très haut encouragement que la jeunesse du congrès vient de recevoir du représentant direct du Saint-Siège au Canada.Dans une lettre au secrétaire du congrès, Son Excellence Mgr Sbaretti, délégué apostolique, exprime son désir de favoriser de toute sa bienveillance et de tout son dévouement tous les efforts tendant à l'organisation des forces catholiques dans ce pays, où les races et les croyances religieuses sont si diverses.Ce dévouement et cette bienveillance, il les promet spécialement à tout mouvement ayant pour but de grouper la jeunesse pour la défense des intérêts sacrés de la sainte Eglise.- Vos lecteurs, associés de 'Apostolat de la prière.demanderont sans doute au Sa- cré-Uœur de parfaire cette œuvre qu\u2019il a commencée, afin que son règne arrive plus complet et plus intense sur la race canadienne-française, pour la gloire de Dieu et pour l'honneur et la prospérité de la patrie.Agréez etc.S.BELLAVANCE, S.J.[1] Allusion à la consécration de In province au Sacré-Cœur, faite lc 22 Juin 1873 sur l'ordre des Evéques réunis on concllo à Québec.C'est cette consécration qui est renouveléo chaque année au jour de la fêto du Sucré-Cœur.[2] Voir le Corresponddant du 10 mai 1903, article de I'abbe Klein, 13 L'adresse do ce burcau est 457, rue Saint-Hu- bert, Montréal.Pas Contestable L'action prompte, énergique et sûre du BAUME RHUMAL n\u2019est pus contestable.C\u2019est À ses propres vertus qu\u2019i) doit ses succès constants et toujours croissants.Ne pas oublier & cette saison, qu'il gudrit toutes les affections de la poitrine et de la gorge.Belle France ! (De la Vérité, de Québec.) 2 Pas de doute, ce qui se passe de Taytre côté de l\u2019Atlantique, dans l\u2019ancien royaume de saint Louis, sous l\u2019'omnipotence des Frères Trois points, est légèrement embarrassant pour les frères et amis de ce côté-ci, qui se sont donné la mission de déniaiser le peuple canadien, et _voudraient bien lui persuader que l'autorité du Grand-Orient est autrement suave que celle de l'Evêque de Rome.Or pour démontrer cette these, ce éont des preuves évidemment faibles que les crochetages des demeures privées, les assauts donnés aux couvents, l'expulsion des Soeurs de Charité du lit des pauvres matelots infirmes, l\u2019emprisonnenient de quelques moines uniquement coupables de ne s'être pas mis de leur plein gré sur la rue.Dans cet embarras, que font nos partisans du régime maçonnique quaud même ?Simplement ils prennent la tangente.Laissant dans l\u2019ombre toutes les infamies qui déshonorent la maçonnerie au pouvoir, ils nous servent une longue nomenclature des victoires de la troisième République sur le Wilsonisme, le Boulangisme, le Panamisme, le Dreyfusisme, y compris celle sur le cléricalisme et la Congrégation par les procédés courtois que l'on sait.Et comme dans ces prétendues victoires tout a été sauf pour la secte, hors l'honneur, ils se hâtent de passer aux triomphes de l'extérieur, dont les dessous intéressés sont moins connus.Ils nous montrent l\u2019autocrate de toutes les Russies tendant la main à Marianne ; l'Italie de Machiavel demandant à l'Allemagne l'autorisation de faire une risette passagère à sa soeur maçonne d\u2019au-delà des Alpes, pour des fins commerciales ou autres qui ne feront qu\u2019affermir le traité de Francfort ; l'Angleterre venant à Pans rafraîchir son preslige un peu brûni par le soleil de l'Afrique australe.LàA-dessus nos panégyristes avancent hardiment que seuls des esprits étroits et mesquins peuvent encore se répandre en jérémiades sur le sort de ln France, et prédire sa rui- ue prochaine.- Eh ! mon Dieu ! qui donc prédit, parce qu\u2019un gouvernement sectaire l\u2019opprime et déshonore, que la France va être rayée de la carte de l\u2019Europe, qu\u2019elle va cesser de faire figure dans lemonde, n\u2019avoir plus ni armée, ni flotte, ni alliances, ni peintres, ni sculpteurs, ni écrivains?Hélas | il est des fléaux plus terribles.Quand Dieu a résolu de punir des individus ou un peuple, cene sont pas des revers de fortune qu\u2019il leur envoie, il se contente de les livrer à la furie de leurs propres désirs | .perdere quos vult Jupiler demental.Eh bien ! oui, que messiours les francs- magons de France aient In liberté d'aller jusqu'au bout de leurs desseins; qu\u2019ils ln forment, la génération de leurs rêves : que des chaires où trônent des personnun- ges constitués en autorité, leurs doctrines aillent frapper les oreilles de pauvtes adolescents, en qui bouillonne la sève des plus basses convoitises, et que mord le frein de toute morale ; que ces doctrines leur apprennent qu\u2019en effet on ne snit trop ce qu\u2019est le nommé Dieu, que ses commandements sont périmés; que la vertu et le vice sont des produits comme le vitriol et le sucre (1); qu\u2019on ignore si 1a pensée n\u2019est pas lu résultante de forces phÿsico-chimiques ; qu'en tous les cas il ATT mo n\u2019y a pas lieu de \u2018se \u2018préoccuper.d'un au- delà, ni de.compensations chimériques pour lès privations de cette vie ; oui, que ce poison du matérialisme, selon les vœux dela secte maçonnique, pénètre jusqu'aux entrailles de la nation et en fasse une société vraiment laïque ; alors les pauvres Congréganistes persécutés seront plus que vengés ; alors le petit troupeau de Jésus-Uhrist, qui n'aura pas disparu, continuera à faire l'honneur de la France ; éclairci peut-être, mais purifié et fortifié au creuset de la tribulation, il restera le souverain par les vertus maf.tresses et dominatrices, dont- il aura de plus en plus le monopole, par l\u2019abnéga tion, le sacrifice, la charité.inais la masse populaire au milieu de quel débordement de fange elle se débattra! Les digues morales effondrées, ce sera l'envahissement d\u2019une corruption toujours plus elfrénée, ce sera le règne de Palcoolisme, du divorce, des appétits débridés, de l'u- narchie et du brigandage.ce sera.mais n'est-ce pas deja ?.Voyez, pour ne citer qu'un exemple suv mille, ce qui s\u2019est passé, le mois dernier, à Lyon.Pendunt que les députés anglais et leurs hôtes français, réunis nu palais de la Bourse, échangeaient, sur la fin du dt- ner, des toasts à la paix universelle et à la fraternité des peuples, les cris de haine des anarchistes, maîtres de lu rue, et le couplet infâme de I'Inlernationale qui réserve les balles aux généraux, montèrent jusqu'aux convives, donnant le démenti le plus brutal à leurs généreuses espérances.Le préfet de Lyon dut donner à la troupe l'ordre de charger les manifestants, avant d'avoir vidé son verre de champagne.Je ne l'ignore pas, ces flénux-là les gouvernants sectiires de lu France les appellent, loin de les redouter; tout leur tru- vail consiste à hâter leur venue ; ils n\u2019ont pus de repos qu'ils n'aient supprimé lu concurrence des écoles chrétiennes, qu\u2019ils n\u2019aient fait disparaître les couvents, ces vivants paratonnerres.; qu\u2019ils n'aient préparé au torrent un lit libre de tout obstacle.Laissez faire! le mal n'en reste pas moins le mal, malgré que des pécheurs l'estiment un bien ; l\u2019alcoo! n\u2019en est pas moins un feu qui dévore les tissus, malgré qu\u2019il y ait des alcooliques à ne pouvoir s\u2019en passer \u2014 'Théoriciens sociulistes ou autres ne changeront pas In nature des choses ; ils n\u2019édifieront pas une société idéale en déchaînant des forces qui sont essentiellement destructrices.Et voilà pourquoi'nous protestons con tre ces folliculaires d'outre mer venant ici (1) Mot de Tainenous ressasser des clichés qui, à cette heure, ont plus que l'inconvénient d\u2019être usés ; qui sont menteurs.Nous ne voulons pas, au nom de l'humanité, entendre dire que sous le végime actuel In France | est toujours à In tête de la civilisation ; car nolis ne reconnaissons pas trace de civilisation dans un gouvernement qui prive \u2018plus de cent mille citoyens et citoyennes des droits essentiols à tout être humain, tels que ceux d'avoir un chez soi, de s'associer, d'enseigner, de prier ; qui dépouille les pères de famille de In faculté de faire élever leurs enfants suivant leur convenance : qui déshonore l'armée nationale en l\u2019employant à prendre d'assaut des maisons de moines et de nonnes.Non, non ; lu France n\u2019est plus In belle France : elle le redeviendra, espérons-le : mais pas avant de s'être débarrassée du chancre maçonnique qui la défigure et lu gâte jusqu'à ln moëlle.Rut PE rc BR ERT ii i PI SRN ER ACT Maison pe Finances 180 St-Jacques, Montreal.- .ES.SS \u2014\u2014\u2014 ES ROBERT DEPUIS son retour de Rome, où il a-été appelé, à la-fin de l\u2019année 1900, par feus-Sa-Sainteté Léon XIII, aii sujet de difionités fémmcières d\u2019une institution à laquelle les autorités du Vatican-prenaient un'intérêt-considérable, M.Robert a-houé:des relations encore plus étendues avec-lès c apita- listes-de l\u2019univers entier.i \u2018 a Comme à-l\u2019ordinaire, M.Robert sera toujours heureux de-daire profiter tout le-clergé-çatliolique:»des avantages qu'il\u2018peüt Tüi offrir dans-ntgporte a laquelle transaction financière.à Congiliatiofis gia Br 1 : Vion 5h Cen ar LUE au fuités.jet toütes-cd fidertielles; Loa ns \u2018commede oN «coûtame: 2 ti cul > 4.ï $ } 2 OÙ : « ate ._ Bntoine Robertwa WR 0, EN SE VRE) LA CROIX J.-U.-BÉGIN, directeur-propriétaire \u2014 71A rue Saint-Jacques BOITE DE POSTE 2175 MONTREAL ABONNEMEN TS: et États-Unis: 1 an $1.00; 6 mols 50c.Ce.par la posto : 1 an $1.00 : 6 mois, 50c.8 Lettre a ma niece Ma chère nièce, Tu me demandes ce que je pense du genre de littérature dont quelques jeunes filles et femmes veulent nous doter en écrivant dans les journaux et en publiant des livres, recueils de chroniques.Eh bien! je vais te ledire franchement et sans détour : c\u2019est de la littérature de serre-chaude qui n\u2019est pas faite pour vivre en plein air ct qui ne supporte pas le souttle froid de Ia critique.Tu ne dois pas t'exposer à admirer ces productions factices propres à fausser le goût d\u2019uno jeune fille.Ce danger n\u2019est pas à craindre pour celui ou celle dont le goût est bien formé dans la lecture de la saine littérature des classiques.\u2014Je te conseille donc de mettre de côté tout ce qui sent le romantisme moderne et In précieuse ridicule si bien foucttée par Molière.Tu sais qu'on dit, et avec raison ; lesty- le : c'est l\u2019homme ; on le dit pareillement de In femme, et celle qui vise à ressembler à l'homme par ses aptitudes et ses qualités viriles doit travailler à donner a son style du nerf et de In virilité: elle doit fuir comme la peste de toute bonne littérature, les formes molles et pâteuses d\u2019un vignon cuit dans l\u2019eau.Défie-toi de la multiplication des épithètes, c'est la marque d\u2019une grande pauvreté de fond.Quand le bois d'un meuble est précieux, on ne l'entoure pas de dentelles, Les fanferlu- ches ne servent qu'à cacher la pauvreté dufond.Un bel habit doit être simple pour que l\u2019on puisse en admirer l\u2019étoffe si elle a de la valeur.Le mot juste dans une phrase est assez fort pour se tenir tout seul, Que dis-tu par exemple, du passage suivant?: * Le cher coin embaumait les roses.\u201cJa blonde Valérie idéalisée par le réve ** doux qui mélincolisait le brun pâle de \u201csa prunelle, attendrissait le fin rosé de \u2018* ses joues.\u201d \u2014Mon premier péché, MADELEINE.D'abord on ne détourne pas ainsi un verbe de sa signification propre.Ce sont les roses qui embavment le coin, et non pas le coin qui embaume les roses.Embaumer est un verbe uctif qui a son régime direct, or comme ce sont les roses qui ont le parfum et non pas le petitcoin, il faut dire : les roses embaumuaient, ou parfumaient le petit coin de terre, otc.Quand bien même quelques romantistes se seraient servis de cette forme, nous n'avons pas droit, nous, de les imiter aussi longtemps que la grammaire ne nous y Wutorisera pas.Puis le verbe mélancoli- ser, dans quel dictionnaire le trouver! Dans In langue algonquine, nu village d'Oka, les enfants disent : j'ai ensoindu mon petit frère, avec le substantif soin, ils font le verbe ensoindre, mais nous ne sommes pas des Algonquins.L'enfllade d\u2019épithètes : Valérie, idéalixée, réve doux, brun pâle, fin rosé, me remettent à l\u2019esprit une parodie du style ridicule des pré- cleuses de Molière, Il s\u2019agit d\u2019un monsieur qui demande ne prise de tabac.Voici comment il s\u2019adresse : \u201c Permettez que j'introduise, l'extrémi- \u201cté de mes pincettes digitales duus la \u201cconcavité odorante de votre réservoir \u201ctabagique, pour en extraire cette pou- \u201c dre fine, dont la vertu narcotique, agis- \u201c sant sur les parois de mes fosses nasa- \u201cles, assainira les couches humides de \u201cmon cerveau marécageux.\u201d Apprends cette phrase par cœur et tu H'auras -pas besoin de tnbac pour éter- Huer.\u2014Si tu veux te former un style correct, lis les lettres du vicomte De Maistre à ses filles et celles de Madame de Sévi- Buy, qui, quoiqu\u2019un peu légéres, resteront toujours des modèles de style classique.\u2014 Une fois accoutumée à ce-bon vin, tu ne Pourras plus supporter ls piquette.Au revoir, nv JOLIETTE.L'Etoile du Nord.Vonte-:Fabuleuse de Fourrures $100,000 de surplus L'hiver est dur, c'est un féoid noir.Jamais depuis \u2019ün' quart de siècle nous avons eu autant de neige et le thermo- te n'est-descendu aussi bas.Le vêté- |\" ent fourré est de rigueur depuis \u2018lès Foyt em vo.Tew re gueur jusqu\u2019au printemps.En prévision de ces pronostics dë fin d'année, la maison Ohs.Desjardins et Cie a acheté deux fois plus de fourrures que d'habitude.Le particulier est un imprévoyant, il ne fait pas comme le commerçant.Le commerçant se base beaucoup sur les conditions du marché et surtout sur les conditions du thermomètre.II achète toujours suivant les circonstances, quoique le public acheteur n\u2019'achète qu\u2019au dernier moment.\u2018 On portera de la fourrure longtemps cet hiver.Il y a encore deux longs mois de vêtements très chauds.: La mi-saison chez Obs.Desjardins et Cie signifie toujours de grandes ventes, de belles, bonnes et élégantes fourrures, à pon compte.C'est le temps de visiter les fameux comptoirs de la maison Ohs.Desjardins et Cie.Vous en verrez la fin Avec un hiver humide les rhumes sont communs ; le meilleur remède pour les guérir radicalement est le Baume Rhumal.Vignobles canadiens Comté d'Essex, Ontario TheÇE.Girardot Wine Co Limited Fabricant de Vin de Messe et de table VIN DE MESSE, approuvé par M Connor, M gr O'- McEvay, et l\u2019Archidiocèse de Montréal.Vin de table de première qualité.Satisfaction garantie.Nous expédions directement de nos caves, Pour prix et autres informations, s'adresser THE E.GIRARDOT WINE CO, SANDWICH, ONT.ERNEST GIRARDOT, Gerant Seul il Suilit Pour les affections de la gorge, des bronches et des poumons, n\u2019employez que le baume Rhumal seul; il vous guérirn promptement et sûrement.FUMEZ LE EMPORIUM CIGAR 000000000000 © LIN & parle par elle-même.CHER MONSIEUR, et toile.premiéré jouré de, l'hiver.étsûre, de ri-:| Excellent - Tonique Dans un grand verre, mettez une cuillérée à thé de sucre, un œuf frais, un verre à vin de BRANDY RICHARD et un peu de glace, Remplissez le verre avec du bon lait, mélez bien et coulez dans un autre verre, ajoutez un petit peu de muscade.Pris le matin, c\u2019est un fortifiant sans egal, LA COMPAGNIE INTERNATIONALE DE LA CROIX, Vanille Bourbonniere DEMANDEZ-LA a MM.L.Chaput Fils & Cie, Laporte, Martin & Cie CLC C0 A.David Éntrepreneur Électricien 202 RUE SAINT-DENIS, MONTREAL.LL TELEPHONE : Est 2940 BE MARCH.169 Cloches, Lumières, Téléphones.O-2C-
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