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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 21 février 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1904-02-21, Collections de BAnQ.

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[" wy : qe MONTREAL DIMANCHE, 21 FEVRIER 1004.\u2014 Vol, I.No pe a.718 WUE SAINT-JACQUES, MONTREAL, Telephone Bell: Main 1119 ABONNEMENTS : CANADA ET ETATS-UNIS : ; an.31:88 : 8 ® EN VILLE, PARLA POSTE: Le seul Journal @atholique et Independant publie a Montreal MOIS.86 me .Une Guerre Sainte Sa Grandeur Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, dans une nouvelle circulaire au «lergé du diocèse, dont nous donnons nil- leurs de longs extraits, s\u2019est de nouveau fortement élevé contre les mauvais journaux et les mauvais livre, \u2018\u201c Guerre aux mauvais journaux et aux mauvais livres !\u201d C'est le mot d'ordre de Sa Grandeur.Lu mauvaise presse, \u2014prise dans son acception la plus générale : journaux, revues, livres, pamphiets, feuillets même, décime les rang» catholiques, Eile line sinue dans les milieux les meilleurs, elle s'empare petit à petit des esprits, elle fausse les intelligences, corrompt les «œurs et perd une infinité d'âmes.Mais le mauvais journal à lui seul fait la grande partie du mal.Pour pénétrer partout, il prend toutes !es formes.Tantôt il sera ouvertement hostile à l'Eglise et à ses enseignements et ne se cachera pas d\u2019outrager la morale et les bonnes mwurs ; tantôt il se glissera dans les familles sous l\u2019habit catholique.Ce sera alers À proprement parler une feuille à nouvelles.Et si un Caïn tue son frère, il se hâtera de nous le dire et nous donnera avec force titres tous les détails du meurtre jusqu'aux circonstances et jusqu'aux causes.À côté de ces faits, il en rapporterg .d'autres, sérieux,-importante, religioux, même ; mais ailleurs aussi, dans des co- lounes toutes spéciales à cette fin, il nous invitera à aller entendre telle ou telle pièce, de Dumas, par exemple, à tel théâtre.Ou encore,il fera mousser les œu- vres maçonniques : la Ligue de l'Enseignement, l\u2019hôpital neutre, la bibliothèque neutre, etc.Guerre donc aussi à ce mauvais journal ! + + + Monseigneur a aussi fait remarquer qu\u2019il y a \u201c dans notre ville certaines librairies qui se font une spécialité de l'importation et de la vente des livres mauvais,\u201d et Sa Grandeur demande que les honnêtes gens se liguent contre ces { magasins qui sont de vraies écoles d\u2019impiété et d\u2019immoralité.On va croire, peut-être, que tout au moins cette vente \u2018de mauvais livres se fait à ln dérobée.Pas du tout.On ne se gine pas d'étaler dans les vitrines les œuvres des Dumas, de Voltaire, de Renan, et d'autres moins connus, mais non moins immoraux ou impies.Plusieurs de ces livres ont des couvertures illustrées, et quelles illustrations | Oui; il est temps plus que jamais que les citoyens de Moñtréal se liguent contre les colporteurs- des malfäiteurs litté- Pa Il nous a fait plaisir d\u2019entendre le premier magistrat de la ville, M.le maire Laporte, dans son allocution de lundi, au Conseil, porter uno attention toute particulière à la moralité publique.Un suiet digne de notre sollicitude, dit M.Laporte, est colui de ln moralité publique, 11 est incontestable quo les affiches et les images sur nos murs et dans Os vitrines, les spectacles, les journaux ct les livres immoraux qui nous viennent de l'étranger réclament ,une surveillance rigoureuse.Empocher tout ce qui} oat corrompre les moeurs d'un peuple est \u2018un devoir sacré.\u201d .; : Voilà de belles paroles de la\u2018part du premier citoyen de Montréal, Et n'eût-il dit que les-là, qu\u2019il mériterait encore.\u2018os félicitations, de ses:coñcitoyens.\u2026 Ter ni TT Q Fan Tul .Nous espérons que le Conseil de Ville saura prendre les mesures nécessaires pour protéger la moralité publique et que les paroles de M.le Maire se traduiront en actes fermes et sans merci contre ces trafiquants de malhonnêtetés.\"+ Nous terminerons par une remarque qui a bien sn raison d\u2019être ici : un excellent moyen de faire la gueire aux mauvais journaux, c\u2019est de propager et de faire lire les bons.C'était notre but, en fondant In Croix.Notre feuille est encore relative- tent modeste, cependant olle a ses succès, inespérés mime.Au témoi:mage d'un grand nombre de nos amis que nous voulons bien croire, elle a déjà fait une trouée considérable dans les rangs de In mauvaise presse.Certes, si nous osons parler ainsi ce n'est pas pour nous attirer personnellement quelque gloire, mais plutôt pour glorifier le Sacré-Cœur qui a tout fait.Nous n'avons eu que le mérite de croire en son amour pour les hommes et en sa puissance pour les sauver.J.-U.Béarn.Le mal des decorations francaises «À Y avait paguère fête à l'Institut Canadien d'Ottawa.Il s'agissait de célébrer, avec éclat, la récente décoration, par le goavernement français de M.A.-D.Decelles, conservateur de la bibliothèque parlementaire de la capitale fédérale.Le Temps, d'Ottawa, en date du 15 février publie un compte rendu détaillé de cette fête.C'est attristant ! Il importe de bien saisir la note dominante de cette réunion, afin d\u2019en connaître toute la portée.Nous arriverons ainsi à comprendre le bu/ que se propose le gouvernement français en prodiguant ses bouts de ruban à nos compatriotes, et, le mal que cela nous fait.Le Temps nous dit : \u2018\u2019La rête d'hier soir : été plus que la fô- te de M.Decelles, ça été aussi celle de la France.L'adresse qui n été présentée à M.Decelles et le discours qu\u2019il a prononcé en réponse sont tout imprégnés de l\u2019n- mour de la France, cette noble mère-pa- trie, que ses fils du Canada font plus qu\u2019- .ajmer et vénérer, mais qu\u2019ils admirent,car \u201celle est aujourd'hui comme elle l'a tôu- jours été ln première nation du monde par l\u2019esprit chevaleresque et le dévouement de scs flls, ot ln lumière dont elle a éclairé et éclaire encore le monde dans le domaine des sciences et des atrs.\u201d C\u2019est bien là le but que se propose d'atteindre, et qu\u2019il atteint admirablement le gouvernement français : faire oublier ses crimes contre l'Eglise et contre la vraie France par les catholiques du Canada français; nous habituer à parler de la France saus flétrir, en même temps, les misérables qui la défhonorent aux yeux du monde civilisé.Un religieux, présent à ln réunion aurait déclaré, s\u2019il faut on croiro lo Temps, qu\u2019il fallait \u201cremercier M.Combes pour sa bonne action ot lui en être reconnaissant.\u201d \u201cOn ne doit smsir l\u2019occasion de cette fête, aurait-il ajouté, pour le condamner pour les mauvaises actions qu'il peut commettre.\u201d En effet, comment condamner quel- qu\u2019un dont vous acceptez les faveurs ?Mais, chose qu\u2019on semble incapable de comprendre au Canada, il y a des gens, dont on n'accepte pas de faveurs, afin de ne pas paraître se rendre complice de leurs abominations.Car le silence est | -utie complioité: \u201cQui ne dit mot; consent\u201d, ug ! déclare lu sagesse des nations.Or Combes, l\u2019apogtat, l'ennemi acharné de ln religion catholique est un de ces misérables pour lesquels on doit, certes, prier, en particulier, mais dont on ne mentionne le nom, en public, que pour le honnir.Agir autrement, c'est.seandali- ser les petits et les faibles.On ne se met pasidans l'obligation humiliante de se prolainer reconnaissant à I'égard d'un Combes.Voila pourquoi on ne doit pas accepter ses faveurs.Soyons certains que c'est pour nous humilier do la sorte que Combes est si prodigue de ses titres parmi nous.C\u2019est puéril de prétendre qu\u2019il décore les nû- tres par patriotisme, parce que nous sommes d\u2019origine française.Voyez ce qu\u2019il vient de fnire à l'abbé Delsor, prêtre alsacien : il l'a expulsé du territoire francis comme sujet allemand ; et sa majorité survile, à la Chambre, l\u2019a approuvé ; ratifiant ainsi, a fait remarquer un journal prussien, lo traité de Franckfort qui a arraché l'Alsace-Tjprraine à In France ! Pendant que, bien à tort, nous nous proclamons Français, Combes et sa séquelle, n'en doutons pus, nous méprisent comme sujets anglais et nous détestent comme cutholiques.Ft parce que nous sommes sujets anglais et catholiques, ils nous traiteraient, si l'occasion s\u2019en présentait, comme ils-/ont traité l\u2019abbé Delsor.c Malheureusement, les sectaires du gouvernement françai*/e sonf aparçu qu'en nous offrant des bouts de ruban, ils réussissaient à nous faire dire, à nous aui nous proclamons volontiers le peuple le plus catholique de la terre, qu\u2019il faut être reconnaissant à Combes ! C'est pourquoi ils décorent les nôtres ; tandis qu'ils expulsent, comme étrangers, les Alsaciens qui ont le courage de condamner hautement la persécution religieuse qui sévit en France.Vraiment, st j'avais à choisir, je pré- fèrerais mille fois être à la place de l\u2019abbé Delsor qu\u2019à celle de mon ami d\u2019Ottawa ; car celui que le gouvernement sectaire de la France à vraiment honoré, c\u2019est le vaillant député d\u2019Alsace ! \u201cUne dernière observation.N\u2019est-il pas désolant d\u2019entendre des Canadiens-français qui, comme catholiques, devraient mettre l'amour de l'Eglise bien au-dessus de toute autre considération, proclamer que la France, telle que ln révolution satanique l'a faite, est aujourd'hui, comme elle n foujours été, la première nation du monde ; alors qu'en haine du nom catholique elle chasse de son sein l'élite de ses enfants 1 Ceux qui tiennent un tel langage sont aveuglés par un faux patriotisme ; et c\u2019est là un autre résultat déplorable de ces décorations qui nous viennent.de la France sectaire.Nous ne savons plus discerner entre le vrai et le faux, ontre le bien et lo mal, entre la vérité et l\u2019erreur, entre la France maçonnique qui persécute nos frères dans la Foi ; et la France catholique qui souffre.Nous no voyons qu\u2019une senle France, In France officielle qui décore les nôtres ! Oh! le mal que nous font l'amour des honneurs ! Et avec quelle habileté infernale les sectaires de Franco exploitent vet amour-néfaste ! Paur-Dursë, \u201d The de Bœuf Bourbonnier se vend hE-0C In douzaine 86.50 1e gation| ~~ CL aL 5 U3 a ARS 45 C4 : .Vv Les Bandits de la Mer (Correspontance de Paris, écrite spécialement pour la CROIX, de Montréal).lI ne s'agit pus d'un rome moderne quoique le titre y ressemble beaucoup.Mais ceux que l\u2019on appelait ainsi étaient ces mécréants qui allumaient des feux sur les côtes dangereuses, parsemées de récifs afin que trompés par ces phares improvisés les malheureux navigateurs y fissent naufrage, alors ces bandits apres avoir massacré les survivants s'emparaient des épaves et faisaient fortune n bon marché.Quand je lis certains journaux qui parlent au peuple d'instruction, deliberté, de progrès en attaquant la religion à mots couverts, je pense à ces misérables, ct certainement que leurs fausses lumières produisent les mêmes effets désastreux.Lorsque l\u2019on veut détruire In Foi dans le cœur des populations, c\u2019est toujours par le clergé que les esprits remunnts ct hypocrites commencent.Son premier moyen est de jeter dans la société contre des institutions et des hommes un mot de convention, mot de haine et de ridicule qui tue par le sarcasme et par l\u2019odieux.Theiner disait avant la révolution fran- çuise : Quiconque se permettait de lutter contre ce torrent (le philosophisme) fut Lraité de Jésuite caché ou avoué.Le fameux franc-maçon italien dont le nom de guerre fut Piccolo-Tigre enseigne comment les FF,*, doivent sy prendre pour circonvenir Pape, cardinaux, pré tres, religieux, magistrats, soldats, professeurs, pauvres, riches, hommes, fein- mes, jeunes gens: \u2018\u201c Le clergé surtout doit être entamé à tout prix : Tendez vos filets au fond des sacristies, des séminaires et des couvents plutôt qu'au fond de ln mer : si vous ne précipitez rien, nous vous promettons une pêche miraculeuse.\u201d Ln Ligue de l'Enseignement est vicille de plus de deux siècles et si de nos jours elle pris des développements et une intensité nouvelle, elle n'est que la continuation d'un complot déjà ancien.Nous lisons dansle Monde Maçonnique, avril 1867, p.736: Voltaire, c'est-à-dire ln destruction des préjugés et des superstitions ; la Ligue de l\u2019Enseignement, c\u2019est-à-dire l\u2019édifieation d\u2019une société nouvelle uniquement basée sur la science, et se pus- sant de Diet.Certes ce premier pas avait bien réussi dès 1698, puisque lu mère du régent pouvait écrire : \u2018* On ne voit presque plus un seul jeune homme qui ne veuille être athée.\u201d \u2018 Dans le monde, le rôle d\u2019un ecclésiastique est difficile, il semble qu\u2019il y soit un pantin ou un plastron.Tant d\u2019o dieux a été jeté sur lui, tant de calomnies l'ont décrié qu'il ne lui reste plus que le sceptre, la pourpre, les quolibets, les crachats, la flagellation du Préfoire ! Aussi le philosophe d\u2019Argenson écrivait triomphalement en 1753 : ** La haine con- \u2018tre les prêtres va au dernier excès, à * peine osent ils se montrer dans les rues * sans être hués\u2026.On n'ose plus parler * pour le clergé dans les bonnes compa- *\u2018 gnies.On n observé pendant le carna- * val de Paris que jamais on n'avait vu \u2018* tant de masques contrefuisant les habits * ecclésiastiques.Ils font des livres qu\u2019on \u2018ne lit guère : on ne dispute plus, on se \u2018* rit de tout et l\u2019on persiste dans le maté- * rialisme.\u201d N'est-ce pas la même guerre qui se livre à l\u2019heure actuelle en France avec un prodigieux succès, n'est-ce pas celle que l\u2019on essaie hypocritement au Canada ?Les gens qui ne se coufessent pas redoutent toujours lesabus de lu confession, ceux qui ne vont pus À lu messe tremblent en cas d'incendie, sur le sort de ceux qui y vont, les personnes qui ne donnent pas un sou de dfme déblatèrent contre la richesse du clerge, et.les viveurs qui n'ont jamais su ce que c'était que.le dévoue- :ment attaquent flévreusement les com- ;1äunautés religieuses.* Oeln rappello qu\u2019en Angleterre la, Ré- \u2018forme après s\u2019être élevéo contre les biens -|.des monastères les distribua aux favoris |- \"| royaux déjà riches à millions.Quand des abus se sont glissés dans les \u2018institutions humaines de l'Eglise, elle a.\u2018toujours pourvu à y remédier à moins: que les gouvernements n\u2019y missent d\u2019invincibles obstacles, ainsi qu\u2019ils firent si longtemps pour In véunion du Concile de Trent.Car lex hommes devenus la proie de leurs passions sont intéressés à faire naître et perpétuer ces désordres afin de s'excuser d'abord et puis de spolier ensuite.Les peuples catholiques ne sont pas tous à l\u2019heure presente les plus riches du tionde, car les moyens actuels de s\u2019euri- chir ne sont pas non plus des plus mo- vaux, Je me rappelle que voyageant un Jour duns le Nord de l'Irlande, un anglais demandait à un irlandais : Pourquoi donc dans le Sud catholique est-on si pauvre, tandis que le Nord protestant est si prospère et industriel ?Oh ! c'est bien simple répondit Pat, dans le Sud on nous a volé, dans le Nord on vole!! En effet tout n'est pas iv imiter pour un catholique dans l'art de ** faire de l'argent \u201d et.le bonheur social ne repose pas uniquement en cela, Et cependant c'est surtout avec co flambeau de In prospérité matérielle que l'outrompe le pauvre peuple.Eh bien ! après cent ans de cette lumière trompeuse ln France est-elle plus forte, plus morale, plus heureuse, plus respectée?Une dette nationale écrasante que l\u2019Empire lui-même ne connaissait pas, une honteuse succession de Fachodn, des grèves partout, le désarroi dans toutes les ndminis- trations.la criminalité onfantile à pleins bords, des mendiants volés par l'assistance publique qui tendent encore la main aux curés volés, le \u201cchômage forcé, et l'internationalisme triomphant ! ! Et vous appelez cela lc progrès par la science sans lu religion ! 7 Que le Canada comprenne done de suite que c'est au début qu'il faut lutter contre l'irreligion rampante, et qu\u2019il ne faut pas attendre que l'incendie soit aux poudres, pour crier : Au Feu ! EMILE PiCHÉ.Paris, 2 Février, Fête de la Purification.Le peril Juif LI n\u2019y à pas à le nier, nous sommes menacés du péril juif.La Vérité, de Québec, citant un article de M.Eugène Rouillard, publié dans le Journal, nous dit que la ville de Montréui donnait, en 1901, l\u2019hospitalité à 6,- \"534 Juifs.D'un autre côté, le Jewish Times, do cette ville, réclamant pour In colonie juive le privilège d\u2019envoyer un député à la Législature, aflirme, pour le besoin de sa cause cela se comprend, que les Juifs sont aujourd\u2019hui au nombre de plus de 15,000 dans In métropole du Canada.Quinze milliers do Juifs dans In seule ville de Montréal ! Mais il n\u2019en à fallu que quatre fois autant pour perdre la France ! Comment la cité catholique du Canada pourra-t-elle résistor à l'assaut d'un ennemi aussi redoutable ! Certes, nous avons bien besoin de mettre le Sacré-Cœur dans les plis de notre drapeau.Sous sa protection nous serons forts, nous vaincrons.Sans lui, nous tomberons comme la France est tombée.J.-U.B, Trésor du jeune homme \u2014 In-32 de 96 pp.illustré de 12 gravures, prix : 10 cts.l\u2019exemplaire ; $9 le cent.Dixcième aille ! Ces mots nous dispensent de revenir sur l'oppartunité de cet opuscule, dont In vogue ne se compren- ; drait pas s\u2019il ne répondait à une nécessité \u2018de l'heure présente.C\u2019est en effet l'un des ; meilleurs petits livres que l'on puisse ré- | pandre dans In classe ouvrière.ï Les a tous supplantés .supplanté tous les remèdes préconisés jusqu'à ce jour pour le traitement des af-.ifections de la gorge et des poumons.Dans RE we, Le BAUME RHUMAL, par son efflcacité, à \u2018toutes les pharmacies, 25 cts Ia bouteille.; ee ge UE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014TTe\u2014 Le Coin des \u201cJeunes.C\u2019est In jèunessse religieuse et libre * qui fera l'avenir de In patrie.CHATEAUBRIAND.\u2019 Episode des débuts des - Conferences de Saint-Vincent de Paul Monsieur de Pontmartin, dans ses souvenirs d\u2019enfance, de jeunesse et d\u2019âge mûr, trace ninsi le portrait de l\u2019un des fondateurs des conférences de Saint-Vin- cent de Paul.On sait l'esprit d\u2019irréligion qui régnait dans les premières années de la Restauration dans les collèges de Paris.Il y avait pourtant des exceptions.La plus originale et la plus touchante m'était apparue sous les traits de Paul Savenay, natif de Guérande, Breton à faire pâmer Auguste Brizeux, doué ou plutôt armé d\u2019une piété angélique et robuste tout ensemble, qui bravait le respect humaintdé- fiait la raillerie, et où il aurait mis, au besoin, tout l\u2019entêternent de sa ruce pour affronter la persécution et le martyre.Cette piété se révélait jusque dans les moindres détails, sur son visage énergique au front bombé, aux cheveux épais, aux yeux bleus et profonds, enchâssés sous l\u2019arcade sourecillière, adoucis et comme attendris par une expression céleste, dès que la prière rayonnait dans leur regard.Ainsi, lorsque, sur un signe de notre professeur indolent, je récitais au début et à la fin de la classe le Veni Sancte Spiritus et le Sub tuum presidium, c'était, pour presque tous les élèves, le signal d'un concert charivarique d\u2019éternuements, de quintes de toux, de pupitres disloqués et de dictionnaires tombant À grand bruit.Paul Savenay s\u2019isolait de ce tapage.et l\u2019on pouvait suivre sur sa figure le sourire de la Sainte-Vierge, dont il implorait la protection, et le contact de l\u2019Esprit Saint, qui l'effleurait de ses ailes.Cette piété fervente l'avait fait prendre en grippe par le plus mauvais sujet de la classe, fanfaron d'impiété et de libertinage, liseur et colporteur des livres de Parny et de Voltaire, et pourtant Breton comme Paul; maïs entendons-nous ! Ce bretou-là, nommé Jacques Faël, était un breton de contrebande.On disait que, son père, Nantais d\u2019origine, avait figuré parmi les putouds, avait pris part à quelques-unes des plus sanglantes scènes de ln Révolution, s'était arrondi en achetant des terres de Vendéens, puis ruiné dans des spéculations équivoques.Tout exu- cerbnit Jacques contre Paul Savenay, un héritage de haine, le retour des Bourbons, 'animosité instinctive du vice contre la vertu, du mal contre le bien, de l\u2019athéisme contre la foi, du diable contre le bon Dieu; imais ce qui l\u2019exaspérait le plus, c'était la douceur de Paul, sa patience inaltérable, que naturellement Jacques taxait de lâcheté et d\u2019ypocrisie.\u2014Tu es donc un lâche ! lui disaiît-il en lui montrant le poing.\u2014Je ne crois pas, répondit Paul avec un accent de résignation] qui Hors la loi Okaque jour de la persécution dans l'armée française, nous avons à dénoncer quelques traits, plus iniques, plus révoltants, plus odieux les uns que les autres.Des militaires du 125e d'infanterie.à Poiriers, étant nllés, individuellement, visiter chez lui M.l'abbé Boyer, ancien aumônier, qui leur rendait divers services, comme de conserver leurs valises, leur argent, etc., un certain nombre de ces soldats, qui avaient été vus sortant de chez lui la veille de Noël, ont été punis, surl'invitation du général commandant d\u2019armes, var le colonel commandant le En outre, au même régiment, les punitions nyant été dernièrement levées, à l\u2019occasion d\u2019une revue, par le général com- .mandant la 17e division d'infanterie, le Courrier de la Vienne affirme qu exception a été faite, par cet officier général, _.\" pour les punitions infligées aux hommes qu'on avait vus sortir du domicile particulier de M.l'abbé Boyer.Ainsi, sous le gouvèrnement Combes, il \u201cest défendu aux soldats d'aller voir des prêtres.Les prêtres sont traités en pestiférés, et les soldats en esclaves, pour qui les libertés les plus élémentaires, les plus \u201cindontestées jusqu'à présent, sont suppri- - mées, à qui on prétend imposer les cénsi- gnes les plus grotesques, les plus mons- \u201cteueusés:: 7 °° PS 5 ' i el + aurait désarmé un tigre.Son persécuteur ne lui laissait pas un moment de trève, et le harcelnit de In façon qui devait le plus cruellement blesser cette âme tendre, chaste, exquise et pieuse.Non content de le traiter de cagot, de Basile, de Tartuffe et de cafard, Jacques joignait le blaspheme à l\u2019insulte, le sacrilège à l'outrage.11 glissait dans le pupitre de Paul des caricatures obscènes et des mauvais livres, 11 lui criait : *\u2018 Imbécile! ch bien.et ton bon Dieu # Pourquoi ne te protège-t-il pas contre un mécréant de mon espèce?\u201d et d\u2019autres propos immondes ou odieux que j'épargne à mes lecteurs.Nous sûmes plus tard que ces brutalités s'étaient parfois envenimées jusqu'aux voies de faits : bourrades, brimades, coups de poirg, coups de règle, un jour même un coup de canif dans les côtes, qui fit couler le sang.La plupart des élèves feignaient de ne pas s'apercevoir de ces abominables violences.Quelques-uns avaient l'infamie d'applaudir avec des ricanements stupides.Jacques n'avait pas, en somme, l'air bien féroce ; mais il était grand, bien découplé, taillé en athlète.On le redoutait et il avait sa petite cour de complaisants et de flatteurs.Lorsque, indigné de sa 1néchan- ceté etattiré vers Paul Savenay par d\u2019irrésistibles sympathies, je risquais, moi chétif, quelques reproches : \u2018* Tais-toi ou je t'assomme, ie disait cet enrnagé ; tnis- toi, mauvaise graine d'émigré ! \u201d J'aurais certainement eu ma part de ses injures et de ses faloches, si je n'avais trouvé un admirable défenseur en lu personne de Giaston Raincv.Le tnartyre de Paul Savenay dura deux ans, et.pendant ces deux ans, pas une plainte.S'il versait en secret quelques larmes, il ne pleurait pas sur ses souffrances, mais sur les égarements de cette pauvre ème révoltée contre son Dieu.Un matin.me rencontrant à In porte de Saint Sulpice, et mecroyant meilleur que je n'étais, \u2014que je ne suis, \u2014il me dit ; \u2018* Armand, allons prier pour lui ! \u201d\u2014Je lui répondis : ** Paul, tu es un saint., le saint de Guérande, et c'est sous ce nom que je veux désormais te connaître, t'admirer et t'aimer ! \u201d Bientôt, je perdis de vue le persécuteur et sa victime.Jacques Faël, convaincu du colportage de la Guerre des dieu, du Compère Mathieu et des Chansons de Bérenger, fut prié pur le proviseur de ne pas revenir après les vacances.Paul Saveney, qui se destinuit à la profession de médecin, quitta le collège un an ayant moi.Quatre années s'étaient écoulées, on était en 1832 et le choléra répandait la terreur à Paris, quand je le retrouvai chez Frédéric Ozanam, qui venait de fonder les Conférences de Saint-Vincent de Paul.Frédéric distribuait à ses confrères la liste des malades qu\u2019ils devaient visiter.S'adressant à Paul Savenay,: * Et vous, Pau), lui dit-il, votre première visite est toujours, n'est-ce pas, pour l'hôte) Racine?C'est encore par suite du mêmie système que la levée des punitions, qui s\u2019étend aux fautes les plus graves, aux plus mauvais sujets, ne comprend pas les militaires qui ont commis l\u2019erreur impardonnable, le crime énorme, de visiter un prêtre.Devant un forfait de ce genre, In clemence de nos généraux combistes s'arrête effn- rouchée el se transforme en rigueur implacable.La persécution contre la religion marche au pas accéléré, an pas gymnastique.D'abord ont été mis hors la loi les congréganistes.Actuellement, les soldats catholiques subissent le même ostracisme.Demain, seront victimes d'un traitement pareil, tous les catholiques civils, Chaque jour davantage.la France cesse d\u2019être la France, pour devenir le fief, In terre serve, le domuine esclave; où la bande Combes pratique tontes ses tyrannies et tous ses brigandages.A.DEFPLOU.La Toux La plus tenace est apaisée rapidement avec quelques doses de Baume Rhumal, L'action de ses principes sédatifs et balsamiques m 6 les sécrétions \u2018irritantes der bronches; le calme qu\u2019il procure est réellement réparateur.; - Agent à Manville; I.Mons.Aristide Blain est autorisé à per- gevoir des abonnements à LA'Ororx dans i ©, ; Fer ° \u2014Oui, mon.ami, répondit Savenay ; oui, encore aujofrd'hui, ajouta-t-il-.avoc uno émotion singulière.LU - En cp moment Ozauarm lo prit à part et lui dit tout bas quelques mots en me regardant.I me sembla que Paul Savenay opposait une certaine résistance.Ozanam insistnit en répétant à demi-voix : ** Pour-quol pas?.pourquoi pas?.\"\u201d Paul parut enfin se décider, et, se tournant vers moi : \u2018* Veux-tu, me dit-il, que nous sortions ensemble ?Nous sorttmes ; Ozanam habitait alors la rue de Sèvres, et nous nous dirigions du côté de la rue Jacob, En descendant la rue des Saints-Pères, nous croistunes une modeste voiture de louage qui gravissait assez lentement cette montée fort raide.Paul salua et me dit : ** Sais-tu qui est dans cette voiture?Mgr dé Quélen, archevéque de Paris.Comme hier, comme demain, il vient de l\u2019Hôtel-Dieu, et il va à l'hospice de In Charité.C\u2019est ainsi qu'il se venge.Parmi ceux qu\u2019il visite, qu'il secoure et qu'il console, on compterait par centaines les émeutiers de février 1881, les pillards de l\u2019archevêché et de Saint-Germain l\u2019Auxerrois, ceux qui l'au- rmuent égorgé s\u2019il était tombé entre leurs mains !\u201d Nous arriviimes au bout de la rue Jacob: Paul s'arréte devant l\u2019hôtel Racine, moins politique et moins élégant que son nom, Là, il parut hésiter encore; puis, prenant son parti : \u2018** Entrons, me dit-il.\u201d On sait ce que sont ces hôtels d\u2019étudiants.En 1832, ils étaient encove bien moins confortables qu\u2019aujourd\u2019hui.Nous montâmes quatre étages.Parvenus auqua- trième, nous vîmes une clef sur la porte numéro 78.Paul entra sans frapper et me fit signe de lesuivre.Un émouvant spectacle m'attendait.Sur un lit fort propre, tendu de rideaux de toile perse, je reconnus à l'instant Jacques Faël, le persécuteur, le bourreau de Paul Savenay.Il était évidemment en convalescence, mais si pâleur, ses yeux cernés, son visage amaigri, prouvaient qu\u2019il venait de subir l'horrible crise.Une jeune fille vêtue de noir était debout à son chevet, un rayon de soleil d'avril égayait la chambre.En 1ne voyant, Jacques poussa un cri de surprise ; puis, brusquement, presque violemment, imposant silence d\u2019un geste à Paul, qui voulait parler : \u2014Non, vois-tu, lui dit-il ; non, Paul, tu ne veux pas que j'étouffe, n'est-ce pas?Quaud je devrais retomber inalade, il faut, entends-tu bien ?il faut que notre camarade sache.ce qu\u2019il a déjà deviné ! Il a été le témoin de mes infamies.de tes souffrances ; it faut qu\u2019il apprenne ce qu'a été la revanche du chrétien contre le mécréant, du saint contre le misérable.Taistoi! tams-toi l.Ndémi, dis-lui de se taire et de me laisse in varole!.llya un mois, j'étais entcove tel que tu m'as connu.Non, n.sñnd, j'étais pire : impie, æthée, méchant, libertin, mangeur de prêtres, corrompu jusqu'aux moëlles.Le 29 mars, jeudi de lu mi-carême, j'avais fait la noce avec quelques co : pagnons de débauche.je rentre A minuit.une heure apres je me tordais dans ce lit, en proie à des convulsions effroyables.la tête en feu, le corps glacé, tous les symp- tomes du choléra.et j'étais seul.seul au monde !.Ma sœur\u2018Noémi au fond de la Bretagne, chez une vieille tante.mes parents morts.point d\u2019amis.le vice et l'impiété n\u2019en donnent pas.Oui, seul dans ce misérable hôtel, sûr que si j'avais la force d'appeler, l\u2019hôtesse épouvantée me ferait jeter sur un matelas et me crierait d'aller mourir dans In rue.Oh | quelle nuit! L'enfer anticipé, moi qui ne croyais pas à l'enfer !.Tais-toi, Paul, laisse-moi parler !.A sept heures, au paroxysme de mes tortures et de mon désespoir, ma porte s'ouvre, et je vois entrer Paul Savenay.Paul, ma victime, mon martyr! Ah ! je crus d'abord à une apparition vengeresse\u2026 mais non, il avait sur les lèvres un sourire cé- loste, dans le regard l'expression angélique du pardon.Il-vint à moi, me dit quelques bonnes paroles.c'était un miracle, n\u2019est-ce pas ?\u2014Non, c'était tout simple, interrompit Paul Savenay.Je suis interne a hospice de la Charité, i deux pas d'ici.Le docteur Récamier, mon maître, m'avait chargé de visiter tous les hôtels de la rue Jacob.\u2026\u2026 L'hôtel Racine était sur ma liste, et le hasard.\u2014Lehasard ! 1! C'est donc toi maintenant qui nies la Providence?.Pourquoi ne pas dire lu vérité tout entière ?.Tu étais délégué de la Société de Saint- Vincent de Paul,\u2014ou plutôt du bon Dieu, \u2014pour me sauver, pour me guérir, pour mie consoler, pour faire de moi un honné- te homme et un chrétien! Une heure après, poursuivit Jacques en m'adressant de nouveau la parole, j'avais tous les remèdes nécessaires, el le soir, sur ma demande, il m'amena un vicaire de Saint- Germain-des-Prés.Tu vois bien que c'était le bon Dieu ! Pendant cinq jours, Paul ne m'a presque pas quitté.Pendant cinq nuits, il m\u2019a veillé.Puis, lorsqu'il a reconnu que le danger était passé, il n écrit À ma soeur Noémi, qui n'a pas perdu une minute.et à présent.je suis le mieux soigné des convalescents, moi qui m'étais cru le plus abandonné des agonisants et des damnés.Oh ! comment reconnaître tant de bienfaits de la miséricorde divine?Comment expier mes fautes, mes impiétés, mes crimes ?.\u2014 Jacques, reprit doucement Paul Savenay, je t'ai déjà dit que quand même tu n'aurais eu, avant de mourir, qu\u2019un ino- ment, si ce moment avait été bien employé, Dieu t'aurait pardonné.et tu as une vie tout entière ! \u2014Mais toi, Paul, mon sauveur, toi qui m'as rendu tant de bien pourtant de mal, comment réparer.comment payer mu dette ?.Comment mériter ton pardon, ton amitié?.En sortant de l\u2019hôtel Racine je dis à Paul: \u2018Tu te figures peut-être n'avoir guéri qu'un malade.eh bien! tu te trompes, tu en ns guéri un autre, et cet autre te serre la main.\u201d Colonisons ! Peupler nos régions avec des Canadiens français d'abord : tel doit être le but principal de la colonisation dans notre province.Ces colons, nous les trouvons chez les cultivateurs, qui, trop à l\u2019étroit dans leurs villages, n\u2019ont d'autre alterna - tive que de diriger leurs fils vers les villes ou les Etats-Unis ; ce sont encore les on- vriers désirant créer un avenir heureux à leurs enfants ; enfin, les défricheurs de demain, ce sont les nôtres de la république voisine : notre race à besoin d\u2019eux pour devenir grande et forte.En désirant ainsi faire habiter nos régions, nous jetons aussi les yeux sur les immigrants, qui, en nombreuses troupes, débarquent chaque jour sur nos rives ; mais la vue de tout ce monde, honnête sans doute, ne nous encourage pas cepen - dant à lui offrir une place nu milien de nous.Ce sont des étrangers, n\u2019ayant ni nos habitudes ni'nos goûts, leur langue nous est parfois inconnue; enfin.pour être à notro aise duns notre province, nous leur offrons les plaines fertile de l'Ouest, / Tout de même, \u2018il-nous semble que, à cause des déboursés énormes faits par notre province pour l'immigration, il est juste qu\u2019elle puisse en recevoir quelque profit ou du moins faire un choix parmi ces colons étrangers.Notre choix est tout fait, nous comptons sur une immigration bretonne et belge, pour nous fournir des colons parlant notre langue et ayant la nième foi que nous, Mais malhewmrtusement, l'Ouest nous enlève une bonne partie de ces colons.Supposant donc que nous aurons les co- lona désirés, alors In population de In province augmentera et par suite notre représentation au fédéral fera de même.O est ici que la colonisation doit nous at.utile : il s'agit en effet de faire l'équilibre entre notre province et ses voisines, Mais, cet équilibre ne peut exister avec le flot d'immigrants que l\u2019Ouest et Ontario reçoivent chaque jour : dans ces parties du pays, la colonisation est ouverte à tout le monde, les lois de colonisation sont faciles, enfin comme conclusion, ls représentation au fédéral va augmenter avec la population.Notre prestige, de ce côté, cst donc en danger.Il faut avouer nussi, que nou avons perdu en disputes inutilés un temps précieux : nous avons voulu d\u2019abord coloniser en empéchant In vente des lots, les influences politiques ont tout conduit e: par suite tout gâté, enfin notre popul - tion n'augmente que par ses causes naturelles : heureusement que nos familles canadiennes réparent assez bien la faute ! I nous faut donc une réaction devant l'opinion publique, en faisant comprendr: aux nôtres que l'Ouest et Ontario ont un but en faisant si fncile l'entrée de leur territoire ; nos voisins veulent nous noyer.et ils en prennent les moyens.Æ£h bien ! agissons de même.En facilitant une immigration favorable & notre propre avancement ; en assurant un avenir nu fils de cultivateurs et aux ouvriers.cela dans notre propre province : enfin.en faisant une active propagande pou rapatrier bon nombre des nôtres : notre population sera par le fait même aug- montée, et par suite, notre prestige assuré.La Colonisation, libre de toute influence politique et offrant les mêmes avantages que chez nos voisins, peut seule nous faire atteindre ce but.MicHzi, PIVARD.Fhe de Bœuf Bourbonniere Celui en usage an Collège Ste-Marie, MONTREAL.Beaucoup trop de fourrures Réductions libérales sur toutes les l- gnes.Choix immenses.Toujours premià re qualité.Qu'on vienne en foule.Chs.Desjardins et Cie.\u201447.C'est prouvé La santé pour les innlades désespéré atteints de rhumes persistants est obtenue par 'emploi du BAUME RHUMAL dont l'eff- cacité est prouvée par des milliersde gne- risons radicales.En vente chez tous les pharmaciens.juges à Berlin\u201d, A chacun son du! 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6 mois 60.Can.par la ponte : 1 an 81.00: 6 mois, So.Le Drapeau Ganadien-Francais Et le Sacre-Coeur Nous sommes heureux de publier lo juge- ue portesur notre projet de drapeau en] PP.A.Hamon, S.J., de Paris, qui travaille actuellement à une nouvelle histoire de la Bienheureuse Marguerite Marie.On verra que, d\u2019après le futur historien de la Bienheureuse, notre projet répond très bien aux désirs de Notre- Seigneur, tels qu\u2019ils ont été manifostés dans les apparitions de Paray : L'heure sonne pour le jeune Canada resté toujours et si français et si catholique de répondre à la demande du Sacré- Cœur.De tout l\u2019ensemble des révélations de Paray, et de la lettre du 17 juin 1689, (1) où se trouve le message adressé au roi Louis XIV, en particulier, il résulte en effet que le divin Cœur de Jésus demande un culte social non seulement à la France mais a toutes les nations.Une des manifestations de ce culte social que Notre-Seigneur indique lui-même dans sa haute condescendance, c\u2019est ln peinture sur les étendards de la nation de son Cœur sacré.Sans doute dans le texte de la Bienheureuse (2), ce sont des étendards de Louis XIV qu\u2019il s'agit, mais il ne semble pus que la pensée de Notre- Seigneur soit comme emprisonnée dans ces mots : \u201c Il désire entrer avec poinpe ct magnificence dans la maison des princes et des rois, écrit Marguerite Marie dans la lettre déjà citée.\u201d Dans une autre aa P.Croiset (15 sept.1689 ) elle dit encore : \u201c Tl y a encore une autre chose dont je me sens fort pressée, par le grand désir qu\u2019il mo fait connaître d\u2019en avoir, c'est que cette dévotion courre dans les palais des Rois et des Princes de la terre.\u201d En outre, le but supréme de Notre-Sei- eur en voulant l'image de son Cœur sacré sur les étendards et duns les armes de Louis XIV, c\u2019est de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.On voit dès lors toute l\u2019ampleur de la pensée ; elle enveloppe tous les rois et tous les princes chrétiens, tous ils devront être les dévôts du Sacré-Cœur, et les prumesses de victoire semblent bien s'étendre à tous, car Louis XTV ne pouvait à lui seul évidemment, triomphe de tous les ennemis de la Sainte Eglise.La France est la première choisie, et son roi le Fils aîné du Sacré-Cœur ; mais un fils aîné n\u2019est pas un fils unique ; et le Cœur de Jésus qui veut le salut de tous les hommes ne saurait se désintéresser des hommages libres d'aucune nation.Que toutes se consacrent à Lui, que toutes lui élèvent un femple, que toutes fixent son image aux plis de leur drapeau.Ce sora l'affirmation universelle de son règne social, la grande union du patriotisme ot de la foi ; des peuples et de l'Eglise.Quand Garcin Moreno consacre Ia République de 'Equateur au Caur de Jésus, quand la catholique Belgique veut elle aussi vivre à 'ombre d\u2019nn temple dédié au Cœur de Jésus qui la protège et garde sa foi, ils interprètent bien les révélations de Paray ; et le drapeau de Carillon, orné do feuilles d'érable, traversé de la croix blanche, peut sans crainte «rborer l\u2019image du Cœur de Jésus, il en a le droit et il on est digne.Qu'il flotte encore le vieux drapeau de Montcalm, le saint étendard \u2018des luttes Pour l'indépendance, rougi du sang des ancêtres, versé à flots pour la France, Pour la mère patrie qui oubliait ; les plis en sont assez nobles pour abriter le cœur d'un Dieu.Sur les rives du Saint-Lau- rent la grande bistoire du \u2018reste vi- Yante aux cœurs canadiens et ftançais ; il y « là des pages héroïques qui dorment glorieuses comme des:chants d'épopée.A\u2019 | A Carillon, en 6 heures de lutte, trois mille Canadiens mettent en fuite quinze mille anglais, dont cinq mille restent sur le champ de bataille et l\u2019humble Montcalm écrit le lendemain à M.de Vaudreuil : * Je n'ai ou que la gloire de me trouver le général de troupes nussi valeureuses.\u201d Triomphe patriotique et humilité chrétienne, n\u2019est-co pas qu\u2019ils ont bien choisi, ceux qui ont voulu grouper sous le noble étendard tous les Canadiens fidèle, à leur race, à leur langue, à leurs traditions, à leur foi! Leur race est la nôtre, qu\u2019ils nous permettent de les féliciter.Lour foi est ln notre et nous les félicitons encore plus de leur noble audace.Avec les souvenirs de Carillon et d\u2019un pussé de gloire, c'est le Cœur de Jésus qui les protègera ; appelés après nous, ils nous devancent, c\u2019est à leur honneur.À.Hamon.(1) Dans un vieux manuscrit cette lettre est datée de mai 1689.(2) Nous ne possédons pas le texte autographe de la Bienheureuse, mais les copies concordent, au moins celles que j'ai vues : ** Il veut régner dans son palais, être peint dans ses étendards.\u201d Ga et la La visite de M.Loubet au Souverain-Pontife.\u2014On continue toujours à parler de lu visite de M.Loubet au Souverain-Pontife.Sans revenir sur la question au point de vue pontifical, voici une autre cloche qui aidera à se rendre compte de la situation.Le Quirinal ne veut pas que M.Loubet aille su Vatican.Quand je suis allé vous voir à Paris, aurait dit Victor-Emmanuel 11 au président de la République, il était plus simple pour moi de continuer mon voyage : Paris aurait pu être considéré comme une halte du voynge de Londres, qui aurait été le but de mon déplacement.Je suis donc revenu à Rome ; et, un mois après, je suis allé directement de Rome à Londres.C\u2019est une marque de courtoisie que je faisais au président de lu République, et je désire qu'il me lu rende.Quand il viendra à Rome, ce doit être pour me voir, et uniquement moi.S'il retourne en France et reviont ensuite à Rome pour le Vatican, je n\u2019y verrai aucun inconvénient.Tl ne fera que co que j'ai fait pour lui.Au point de vue des courtoisies internationales, le raisonnement du jeune roi d'Italie ne fait pas un pli: et comme les loges sont derrière pour appuyer, vous pouvez ètre certains que M.Loubet, par égard pour le roi d'Italie, ne demanderu pas l\u2019audience.Quant à revenir de France à Rome pour se présenter à Pie X, c'est dans l'ordre des choses possibles ; mais je no connais personne qui croie ce second voyage probable.\u2014 Don ALESSAN- DRO.\u2014 Semaine Religicuse, do Montréal.* + + Histoire d\u2019une calotte.\u2014 L\u2019/- talie rapporte l'anecdote suivante : Une dame de l'aristocratie piémontai- sc, qui était reçue en audience par le Pape depuis plusieurs jours, s\u2019enhardit, voyant ses manières affables, jusqu\u2019à lui demander de vouloir bien échanger In calotte qu'il portait sur la têto contre une calotte de soie très fine qu'elle avait apportée.S.S.Pie NX accepta le présent, puis, en souriant, il enlève la calotte de laine grossière qu'il a l'habitude de porter et lui dit : \u2019 \u201c Quand vous me rapporterez une calotte semblable à celle-ci, alors nous pourrons faire l\u2019échange.\u201d La dame fut un peu déconfite, mais répondit : *\u201c J'ai votre promesse, Saintoté, je reviendrai aveo une calotte de lnine et Votre Sainteté ne me refusera pas la faveur demandée ! \u201d 8.8.Pie X sourit et promit de nouveau de l'accepter.+ + +* En voilà un ! \u2014 Le capitaine d\u2019un grand navire dit au pilote marseillais qui le rentre au port : \u2014Surtout, faites bien attention.\u2014Oh ! avec moi, il n'y a pas de danger! 10; \u2014II y a Beaucoup de rochers .par ici ; les connaissez-vous bien ?\u2014Si je les connais, les rochers ! un vieux pilote comme moi ! Au mênie instant on entend un effroy- De ve AES ond - » A.ES LA OROIX, able craquement ; le navire venait de toucher.Le pilote sans se déconcerter : \u2014Tenez, lu preuve, en voilà un ! ES Règlements pour le Careme le carême, en vertu d\u2019un indult apostolique du 27 janvier 1903 : Tous les dimanches seront gras ; Tous les lundis, mardis, jeudis et samedis, excepté le samcdi des Quatre- Temps et le Sumedi Saint, tout le monde pourra faire le repas principal en gras.Ces jours-là, les persunnes légitimement empêchées ou dispensées de jeâner pourront fnire gras aux trois repas ; Les autres jours, c'est-à-dire les mer credis, les vendredis et les deux samedis exceptés plus haut seront maigres.L'obligation du jeûne subsiste comme à l\u2019ordinaire pour ceux qui sont en état de jeûner.On doit se rappeler que l\u2019usage de la viande et du poisson au même repas est défendu le dimanche comme les autres jours du carême.VANILLE ESSENGE Jules Bourbonniere $1.00 la Ib.Bell Est 11:22, Beaucoup trop de fourrures Réductions libérales sur toutes les Hgnes.Choix immenses.\u2018foujours premiè- ve qualite.Qu'on vienne en foule.Chs.Desjardins et Cie.\u201447 Bon à savoir On guérit un rhunie même opiniâtre en prenant du BAUME RHUMAL.D'autres remèdes ont été emplryés dans les mêmes cas, et ils n'ont donné de résultats sa- Lisfnisants.Le Baume Rhumal soulage dès ln première dôse: il guérit toujours.serciauisre BEAUMIER Medecin et OPTICIEN Graduée aux E.-U.A.À l\u2019Institut d\u2019OPTIQUE 1854 Ste - Catherine, COIN CADIEUX, MONTREAL.Examen Gratis Ç Est le melllour de Montréal comme Fabricant de Verres Optiques et Ajusteur de Lunettes Lorgnons et Yeux Ars titiclels, cte.d ordre.m- rantis ur San ol de et de n gudrison d\u2019Yeux.£Æ# Ouvert jour ot soir, dimanchede 1a 4 hrs p.m.Echanges de VERRES, Réparations, cte., ete, AVIS L'INSTITUT D'OPTIQUE du SPECIA- LISTE BEAUMIER dérnénago ra lu lermai.CAUSE, DEMOLITION DE LA BATISSE, ct occupera ler 2 ETAGES du No 1824 ruc STE-CATHERI- NE, coin AVE.HOTEL DE VILLE pour agrandis- soment, vu FAUGMENTATION do Ju CLIENTELE.Le Terminal et tous les Petits Chars arré tent à la porte.Vignobles canadiens Comté d'Essex, Ontario The E.Girardot Wine Co Limited Fabricant de Vin de Messe et de table VIN DE MESSE, approuvé par Mgr O\u201d- Connor, Mgr McEvay, et l'Archidiocèse de Montréal.Vin de table de pretnière qualité.Satisfaction garantie.Nous expédions directement de nos caves.Pour prix et autres informations, s'a- THE E.GIRARDOT WINE CO, SANDWICH, ONT.Ng ERNEST GIRARDOT, Gerant.02 III CCH 0 A.David Entrepreneur Électricien 202 RUE SAINT-DENIS,e MONTREAL.: PHONE : Est 2940 BELL TELE ONE: Ext 20 hes, XF Lumières, ,! Co Téléphones.- ) Cl 21- FEVRIER 1904 Voici quels seront les règlements pour |, \u2018bars fashionables.en, \"TEL VA Came me à neue 0000000000000000060000006000 Excellent Tonique Dans \u2018unŸgrand verre, mettez une cuillérée à thé de sucre, un œuf frais, un verre à vin de BRANDY RICHARD ct un peu de glace, Remplissez le verre avec du bon lait, mélez hien et coulez CHOCO $e dans un autre verre, ajoutez un petit peu de muscade.Pris le matin, c'est un fortifiant sans egal, AAA AAA AAA A OR OR RO RO © © ® HHSHOHOSOHHSOHOHOO : PL.Bourassa & Fils, .FABRICANYS D'ameublements d'Oglises et \u2018de Maisons d'Education.Meubles Artistiques et Manteaux de Cheminees.No.1442 Rue Notre - Dame,\u201d Montreal.TELEPHONE MAIN, 4062, me Em porium Cigar co.St-Hyacinthe, P.Q.EMPORIUM, 10 c.Par son arôme, ne contenant que de la longue filasse de Havane est le plus apprécié de tous les cigares à 10 cts connue.LE MONT PELEE Nouveau cigare à 5 ots est supérieur à bien des cigares à 10 cts.Fait à la main et en pur havane importé.EL MASKA =.Voilà le cigare 4.5 cts qui orne toutes les tablettes des restaurants et des (a if wh 0FE satire Bee IN Vn EU Ie FRAIEIIEL el J adn 2p Re 50 4 Se TI A IW ne f i ederre=T 0 den vétan = ma TES Lee NT ee Se ane = pre ae [ go E Peters sm ee =n - : Guerre aux mauvais journaux et aux mauvais livres Nous extrayons d\u2019une nouvelle cirou- laire de Mgr l\u2019Archevêque de Montréal au clergé de son diocèse, les importantes remarques suivantes sur les mauvais journaux et les mauvais livres : ** Au lendemain du jour où j'interdisais pour In seconde fois un journal dangereux de Montréal, sous quelque nom qu\u2019on le publist, Son Excellence le Délégué apostolique a bien voulu m'adresser la lettre suivante, en me permettant d'en faire part a clergé et aux fidèles.DELEGATION APOSTOLIQUE Ottawa, le 26 janvier 1904, A Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevéque de Montréal, Monseigneur, J'ai lu avec un vif intérêt votre cireu- laire dans laquelle vous avez renouvelé l\u2019interdit contre le journal *\u201c Les Débnts \u201d, sous son nouveau titre.Je suis heureux que vous nyez pris cette mesure énergi- ue, conséquence logique de ln première.Il est bon de combattre les attentats de ces malheureux qui,hostiles à l'autorité de l'Eglise, cherchent à répandre le poison de l'erreur parmi les fidèles et procurer ainsi la ruine morale des fumes, et miner en même temps les fondements de la société civile.dont la religion est la base Ia Plus solide.Veuillez, Monseigneur, recevoir pour cc nouvel acte de zêle épiscopal mes plus cordiales félicitations.Avec l'assurance de mes sentiments les plus respectueux, croyez-moi, Monseigneur, Votre dévoué en J.-C.! DONAT, arch.d'Ephèse, Délégué apostolique.\u201c Cette lettre sera une direction pour vous tous.!l faut chers collaborateurs, que nous fassions une guerre sans relâche aux mauvais journaux et aux publications malsaines que l'on veut introduire parmi nous, car ils constituent l\u2019un des plus perfides ennemis de la foi et de la moralité de notre peuple.\u201c Avec la grâce de Dieu, j'accomplirai mon devuir d'évêque, quelque pénible qu'il puisse être parfois.Rien ne m'empêchera de dénoncer au troupeau.qui m'est confié et de prohiber ces écrits qui semblent avoir pour mission de battre en brèche nos saintes croyances.\u2018 Je sais que votre zèle me secondera toujours avec courage.\u201cLy a dans notre ville certaines li- brairi ui sq font une, spécialité de FH bration = de la vents des livres mauvais.Les honnêtes gens devraient se \u201c liguer contre ces magasins qui sont de vraies écoles d\u2019impiété et d'immoralité.Il existe uno commission d'hygiène cbar- gée de protéger la santé des citoyens ; n'y aurait-il pas des mesures à prendre contre la circulation et la propagation des plus funestes poisons de l'âme ?\u201cNos familles sont-elles assez prudentes relativement aux revues, aux journaux qu\u2019elles laissent pénétrer chez elles, aux ouvrages qui composent leurs bibliothèques?Il y en a qui paraissent ignorer les peines portées par l'Église contre ceux qui lisent ou gardent sans permission les livres défendus.À l'occasion, rappelez le devoir de tous les catholiques à ce sujet.Il n\u2019est pas suffisant d\u2019être dans le journalisme ou de s'occuper d\u2019études littéraires pour être en droit de lire\u2018des ouvrages prohibés.Ce serait aussi \u2018très mal raisonner que de se croire ces lectures permises parce qu\u2019elles ne nous font aucun mal.Est-il bien vrai d\u2019abord qu\u2019elles sont inoffensives comme on le prétend Ÿ Dans tous les cas, il s\u2019agit de lojs positives qui regardent tous les catholiques sans exception, prêtres et laïques, et auxquelles on ne peut se soustraire sans uno autorisation spéciale.La \u201cSemaine Religieuse\u201d vient \u2018de fté- rit.comme il méritait «de l'être un/livre \u2018 paru récemment à Montréal, livre aussi Æ@xopsier qu\u2019immora! et impie.Ce n\u2019est gropsier q p \u201c*pas la peine\u2018de le nommer : il est déjà tombé sous Je mépris de quiconque l'à ou- , \u201c vert sans-le connaître.Mais que l\u2019on sa- \".\"che\" que des productions \u2018dé.ce genre | n\u2019ont pas besoin d\u2019être cordamnées nommément ; les lois générales de l\u2019Index en \u2018inferdisent/la leoture.t PAUL, arch.de Montréal: I A A La grande conspiration - Anti-chretienne C'était en 1868.0 y avait à peine deux ans que la Franc-Magonnerie avait mis au monde la Ligue de l\u2019Enseignement.Le Père Ramière, S.J., faisant écho à la voix de Mgr l'Evêque d'Orléans qui venait de publier \u2018* Les alarmes de l'Episcopat, justifiées par les faits,\u201d jetnit lui aussi par toute In France un cri d'alarme retentissant contre une nouvelle et gigantesque conspiration maçonnique.Mais, quelle était donc cette conspiration et quel en était le plan ?Ecoutez le P.Ramière : ** Le premier fait qui nous est signalé est la formation en France et en Belgique, d\u2019une graude ligue qui, sous le nom de ligue de l\u2019enseignement, n pour but de propager, non-seulement dans les villes, mais encore dans les moindres villages, une éducation sans religioh.Or une éducation sans religion équivaut à la création d\u2019une génération d'athées ; car l\u2019homme est un être enscigné, et à moins d\u2019une sorte de miracle, il sera dans toute la suite de sa vie ce que l'a fait son éducation.\u201c* M est évident qu\u2019on ne saurait inventer un moyen plus efficace, pour détruire radicalement l'influence de la religion sur la société entière, que cette inoculation de l\u2019athéisme à la génération naissante.Quand l'homme a été pieux dans son enfance, il est difficile que lu religion ne conserve pas toujours sur lui quelque prise ; mais quelle ressource peut-il rester pour le salut d\u2019une âme et d\u2019une société entière élevées dans le mépris de toute religion ?\u2018* On ne se tromperait donc pas en affirmant que in ligue de l\u2019enseignement est le chef-d\u2019œuvre de l'enfer et le suprême effort de l'impriété.** Et qu\u2019on veuille bien le remarquer : ce n\u2019est pas là une vaine utopie et un projet purement théorique.La ligue existe, et, quoiqu\u2019elle date à peine de deux ans (1).elle n déjà établi des centres à Dieppe, à Reims, à Nancy.\u201cDans plusieurs localités, diverses institutions dues à l\u2019initinti ve privée se sont rattachées à la ligue, notamment à Moulins, à Roanne, à Mazamet, à Meillonas (2).\u201d \u201c\u2018 Des sociétés semblables sont en voie de formation à Strasbourg, Reims, Naucy, Périgueux, Château-Thierry, Bar le-Duc, Saint-Die, et A Marseille des succès inespérés (4).Et \u2018on ne compte pas s'arrêter là : on s'occupe en ce moment de fonder \u2018une agence centrale servant en quelque sorte de bureau permanent de renseignements et de statistique à l'usage de tous les centres du réseau dela ligue (5).\u201d Et l'on espère que, grâce à l'influence de cette agence centrale et au zèle des membres déjà enrôlés, ) *¢ dans chaque ville, dans chaque commu- \u201cffne, un groupe se formera complètement indépendant des groupes des autres villes, des autres communes (6).\u201d Car, d'après le fondateur lui-même, \u2018\u2018la ligue de l'enseignement ne doit pas être une société, mais une confédération de sociétés (7),\" réunies seulement par la communauté du but et par la similitude des moyens.« Mais d\u2019où vient à la ligue de l\u2019enseignement cette puissance de diffusion ?On a pu déjà en soupçonner la principale cause : l'union intime, sinon lidentité complète de cette ligue avec In franc-maçonnerie.Nous serions autorisés à affirmer cette union, lors même que nous n'en aurions aucune preuve formelle, car elle est dans la nature des choses ; mais les organes dela franc-maçonnerie ont été les premiers la proclamer.\u2018 Les moyens de propagande dont-les ateliers disposent, disait l\u2019un des plus influente, seront d'un puissant secours (à la ligue de l\u2019enseiguement), et, d'autre part, les principes de notre association, (les mêmes que ceux de cette ligne) font un devoir aux francs-maçons de s'inscrire parmi les adhérents à ln ligue de l\u2019enseignement, et de se montrer au premier rang des propagateur infatigables et des soldats dévoués de l'instruction, dans la lutte qui se prépare contre les ténèbres séculnires, etc.8).\u201d ** Fondée par des franc-maçons, recrutée principalement au sein des-loges, la ligue de l\u2019enseignement est, par son-idée CA (1) Le pÿémier appel a été lancé en France pañie F.Jenn*Macé, le 15 novembre 1886.En Belgld e, l& ligne de l\u2019ensei- nement existait depuis le 16 février (3) Deuxième Bulletin trimestriel, loc janv.1808.8) Revue de I Instruction bligue.24 16D pu 4)-M.de x Albin : Les libres pen- nea ct de Bin l'énseignement, p.41, (5) Deuxième bulletin trimestriel, p.5, (6) Le monde maçonnique.Mai 1867,.p.(D-Deuxième bulletin, ps 11.a es ar cu \u2018 SoHE etc.(3).\u201d Déjà elles ont obtenu à Nantes | (8) Voir Les libres penseuses, p.36, CRs | môme, la fille de la franc-maçonnerie, et [l\u2019on peut dire que, dès sa naissance, la fille a dépassé la mère.Ces deux associa- \u201ctions ont cela de commun que, pour faire plus de dupes, elles cachent leur but itm- pie sous un masque spécieux : pour la franc-maçonnerie ce masque est la bien- \u2018faisance, pour la ligue de l\u2019enseignethent, c'est lu diffusion des lumières.L'une et l'autre font appel à l'unité et à la conci- \u2018liation, au moment môme où elles déclarent une guerre acharnée à lu seule unité qui puisse rapprocher les âmes, à l'unité dans la vérité.Leur unité à elles, c\u2019est l'unité dans la négation, et par conséquent l'accord dans ln contradiction, l'alliance des ténèbres contre la lumière.\u2018\u201c La maçonnerie reste comme ln matrice dans ln- quelle s\u2019élaborent les libertés humaines, comme le temple universel éternellement ouvert aux fidèles et nux infidèles, aux incrédules et aux croyafits, aux orthodoxes et aux hétérodoxes, aux athées aussi bien qu'aux panthéistes, aux déistes et aux réformés de toutes les confessions, (9) \u201d on njoute méme aux catholiques, à la condition que les catholiques abdiqueront au sein de la franc-maçonnerie toute prétention à la vérité exclusive de leur croyance.c\u2019est-à-dire.à la condition qu\u2019- ils cesseront d'être catholiques.Il en est de même de ln ligue de l'enscignement, qui admet également dans ses écoles des enfants de toutes les religions, pour leur apprendre que toutes les religions sont égales, ce qui est ln manière In plus perfide de détruire la foi à la seule de ces religions qui soit exclusivement vraie.** Mais entre ces deux institutions si semblables par tous les autres cOtds, iby a pourtant uue grande différence : c\u2019est que la ligue de l'enseignement a, pour propager le mépris de la vérité, qui est leur but commun, un moyen incomparablement plus puissant que la franc-maçonnerie, à savoir, l'éducation.Inviter un certain nombre de dupes à des banquets et à des fêtes, leur proposer un but de bienfaisance, leur faire prêter sous le couvert de ce but, un serment dont ils ignorent ln portée, c'est sans doute très- habile et très-perfide ; mais ces dupes, iquelque engagées qu\u2019elles soient par leur \u2018criminel serment, gardent au moins la li- l berté de leur intelligence pour apercevoir \u2018leur erreur, lorsque le but véritable se montrera derrière le but apparent.Mais les enfants auxquels la ligue de l\u2019enscigne- ment aura inoculé l\u2019irréligion dès leurs plus tendres années, demeureront asservis à l'impiété par l'intelligence plus encore que par la volonté.Leur esclavage sera irrémédiable, et si la-religion pouvait être complètement détruite sur la terre, ce serait évidemment par ce inoy- en.La ligue de l'enseignement est, par rapport à la franc-maçonnerie, ce que sont, pour l'Eglise catholique, les ordres religieux qui se vouent à l\u2019instruction | chrétienne de la jeunesse ; et en la créant, celui qu\u2019un saint-Père a nommé le sinige de Dieu a déployé, dans l\u2019exercice de ce { métier, une habileté dont il a lieu de s\u2019applaudir.\u201d Hélas ! les appréhensions du P.Ramière sont devenues des faits.La Ligue de l\u2019Euseignement, depuis 38 ans à peine qu\u2019elle existe, a déjà enlacé la France qui va peut-être périr sous son étreinte satanique.La Belgique s\u2019est arrachée au péril.L'n- union des catholiques a fait leur salut.Et, si aujourd\u2019hui ce peuple n\u2019est pas sur la mûôme voie désastreuse que la France, il peut en rendre grâce aux forces catholiques unies qui ont surgies sous le souffle du clergé, pour battre et chasser cette ennemie redoutable : la Ligue de l'Enseignement.Cependant, la Ligue ne s'y tient pas encore pour battue.Elle louvoie, elle cherche les côtés faibles de ln cité catholique, elle veut passer.Mais M.Smet de Naeyer, le président du cabinet delge, un catholique pur sang celui-là, sait In tenir en res- \u2018pect.devant le Centre cathälique ont-aussi été moins grands.Mais c\u2019est surtout dans les possessions (françaises et les pays d'origine française ique la Fille de In Veuve cherche à se faire des adeptes.: L'on connaît latentative qui a été faite \u2018de l'installer à Montréal.\u2018Le coup a raté, :c'est vrai, mais n\u2019allons pas crôtre pour icela que la Ligue est morte.Nous le ré- \u2018pétons, c'est une organisation puissante jet bien vivante.Puisqu'elle n perdu la icher Canada.: | Ayons l'œil ouvert aur les hypocrites fquirveulent faire ici l'œuvre de Satan.: JU.1B.> En Allemagne, les succès de la Li \u2018 085, se [ie peuple de Dieu ; seulement, depuis le | déicide, le Tout-Puissant s\u2019en sert pour-[ (France, nous dévons craindre pour notre |\u2019 sed : e.Juillet 1807,\u2018 ; Ce ae Ce Am Ve AVIS ¥ .# Lee spots , Bientôt viendra dû, pour le grand nombre de nos lecteurs, le renouvellement de leur abonnement.Nous espérons qu'on se fera un devoir de le payer en temps voulu afin de nous éviter le travail de faire et d\u2019envoyer des comptes.Notes etPotins LE ROI DES BELGES A PARIS Le roi des Belges se promenait dernièrement en compagnie d\u2019un ministre franc- maçon.\u2014 TI paraît, sire, que vous acceptez en Belgique ce que nous ne voulons plus en France ; vous acceptez nos religieux et nos religieuses.\u2014-C'est vrai, Monsieur, et je m'en fais gloire, car il n\u2019y nura jamais trop d\u2019hon- nétes gens dans moun royaume.Tête du franc-magon.* - LA GUBRRE RUSSO-JAPONAISE Les nouvelles les plus contradictoires vous arrivent du théâtre de la guerre.Une longue dépêche officielle du général russe Alexieff, envoyee à Snrint-Peters- bourg, après avoir énuwseré les pertes subies par les Russes au combat de Port- Arthur, confirme l'Empereur de la Russie dans le succès final des armes.T1 est évident que les Russes n'étaient pas préparés À In guerre.Aussi cette attaque imprévue de Port-Arthur les fait se hâter à mobiliser leurs troupes sur le théâtre de la guerre.Mais l\u2019une de ses flottes est immobilisée dans la Baltique, par les glaces, l\u2019autre retenue dans la mer Noire, par les stipulations du traité de Berlin, qui mettent son action de ce côté à la merci des puissances européennes.En Asie les rivages de la Sibérie, sont couverts de glaces et elle ne possède que depuis peu de temps les ports de Viladivostock et de Port-Arthur.Le premier est d'ailleurs gelé une partie de l'année.La France, l\u2019Allemagne et la Chine ont fait leur déclaration de neutralité.L\u2019Angleterre semble prendre tous les avantages possibles, sous le couvert de la neutralité, pour paralyser les forces de la \u2018Russie, sa grande rivale dans les pays ; d\u2019Orient.* + + | LES JUIRS AU CANADA Un article de M.E.Rouillard, dans le | Journal, de Montréal, 31 décembre, don- | ne un résumé très intéressant du Jewish | ! Fear Book pour l\u2019année 1903.D'après la statistique que fournit cet annuaire, il y aurait eu 16,401 Juifs dans notre pays en 1901 ; tandis que dix ans auparavant en 1891, ils n\u2019étaient chez nous qu\u2019au nombre de 6,414.C'est la Province de Québec qui paraît être tout particulièrement recherchée des Israélites.En 1901, elle comptait 7,498 Juifs, tandis qu\u2019on n\u2019en trouvait que 5,321 dans la province voisine d\u2019Ontario.Dans notre province, la ville de Montréal donne l\u2019hospitalité à 6,534 Juifs.A ce propos, rappelons le mot profond qu\u2019un des abbés Lémann, de Lyon, adressa au directeur de la Vérité, en décembre 1888.M.l\u2019abbé Lémann, Juif converti, comme on le sait, fit cette question à M, Tardivel : \u2014 Avez-vous des Juifs au Ca- .nada?Notre réponse fut : \u2014 Ils com- |: ;mencent à arriver.\u2014 Alors, reprit notre sinterlocuteur, le Canada commence à \u2018être malade ; car les Juifs sont toujours châtier les peuples chrétiens qui s'élbi- gnent de la bonne voie.\u2014 La Vérité, de Québec.Nos félicitations & M.J.-E.-A.Dubuc, \u2018directeur-gérant de la Compagnie de + goire-le-Grand, de lu classe civile, {- ; | Beaucoup trop de fourrures Réductions libérales sur re qualité.{ Qu'on vienne en:foule.yh | Ohs.Desjardins et Ole.\u201447: Vk 4k .rE PER 20 00 :Palpe, de Chicoutimi, qui a été fait, par \u2018 \u201cPie X, chevalier de l'Ordre de Saint-Gré- | ass utes les li- \u2018nes.Chôix-imimenses.Toujours premiè- |; as CHAT Teme) Le verger de l\u2019Epoux LéarNDe Le proconsul de Cappadoce, Un Romain sceptique et Brutai, Raifiné non moins que féroce, S'est assis sur son tribunal, Aux portes de Ninomédie Qu'il affole de sa fureur ; C'est avco du sang qu\u2019il mendie Les sourires de l\u2019ompereur.Il condamne À mort, à la roue, Aux lucs glacés, au chevalet ; Des fraîches pudeurs il se joue, Et torture ainsi qu'il lui plat.La jeune vierge Dorothée, Dont la faiblesse l\u2019a vaincu, Marche au supplice gurrottée, Mais le cœur libre et convaincu ; Et tandis qu\u2019elle avance fière, Ayant en Dieu mis son espoir, Elle parle dans sa prière Au Christ qu\u2019elle croit déjà voir.Au terme ou sa vue est fixée L'entraîne son pas empressé : On dirait une fiancée Qui vole vers son fiancé.Or, voici qu\u2019au bord de la voie, Rompant le cordon des licteurs, Vers la vierge en divine joie S'avance l'un des spectateurs ; Son torse flexible se penche Et fait jouer les plis ombrés D'une éclatante toge blanche Que bordent dus revers pourprés.Son cou brun mollement s'incline, C'est Théophile, l'avocat En qui revit l'esprit de Pline, Soigné, railleur st délicat.En voyant la vierge romaine, Le volnge et beau libertin : \u2014O patricienne, où donc te mène Ce licteur, de si grand matin ?Sans mépris pour sa raillerie, La vierge, avec des mots très doux, Lui dit : \u2014Je vais, pour lui mûrie, Dans le verger de mon époux ! \u2014Epouse du Christ, roi des hommes, Dit Théophile avec dédain.Voudrais-tu m\u2019envoyer des pommes Et des roses de ce jurdin 1 \u2014Rien n'est flouri dans la campagne, Dit la vierge ; mais, aussi vrai Qu'il neige encor sur la montagne, Sois sûr que je t'en enverrai.Parvenue au lieu du supplice, Elle fit si belle oraison, Qu'un ange, le long du ciel, glisse, Et, malgré la rude saison, De ses grandes ailes écloses Laissant tomber le don sacré, Lui met trois pommes et trois roses Dans un joli plateau doré.\u2014Beau jouvenceau, dit la martyre, Porte ce présent de ma part A Théophile et qu\u2019il l\u2019attire Au verger de l'Epoux, plus tard, Et dis-lui : \u201c\u2018 Selon sa promesse, Dorothée a cueilli pour vous Des beaux fruits qu'elle vous adresse Dans le verger de son époux.\u201d Ainsi la martyre ingénue, A son ange, au billot, parla, Et puis tendit sa gorge nue Qu\u2019un centurion décolla.Cependant, avec un air brave, Théophile au démon soumis, Et, drapé dans son laticlave, Plaisantait parmi ses amis, Quand vint le jouvenceau modeste Qui le prit à part en disant : \u2014Dorothée, au verger céleste, À cueilli pour vous ce présent.Le jeune homme, ému duns son âme Du miracle qu\u2019il comprit bien, S\u2019enfuit de l\u2019atriun infâme Et dit : \u2014Je suis aussi chrétien ! En voyant ses lagmes sondaines, Un de ses amis étonné Et qui partageait ses fredaines Tsui disait : \u2014 Es-tu forcené ?\u2014Non pas ! répondit Théophile, Mais j'ai dans le fond de mon cœur Senti naître une foi tranquille Sur un raisonnement vainqueur.\u2014Pourrais-tu nous dire les causes * Qui troublent ainsi ta raison ?\u2014Âvez-vous jiunais vu des roses \u2018 Fleurir en pareille saison ?\u2014Nous n'avons jamais vu merveilles, Dirent-ils, moins bruyants goudain, Pius belles ou même pareilles À celles de ce beau jardin.Théophile, ému plus encore, Répliqua : \u2014C\u2019est le Fils'de Dieu Qui, dans son verger, fit éclore Ces fruits qu\u2019on ne voit en nuliieu ; Dorothée, 0 vierge ineffable, Je.crois en ton Dieu désormais.Ton époux: n'est pas une fable, Car il tient ce que tu promets.Et, suivant la foi qui l\u2019attire, Sophie sortit joyeux, Et, sur/les pas de la martyrs, Entra dans le vorger des cieux.\u201cEDWARD MONTIER.Tonge at 1 t à + : > .\u2014_\u2014 Pit : \u2026 \"iii "]
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