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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 19 juin 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1904-06-19, Collections de BAnQ.

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[" Re: MONTREAL DIMANCHE, 19 JUEN 1904.\u2014Wol;-L;-No 1% ABONNEMENTS : ny 31, 33, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Telephone Bell: Main 2725 CANADA EY ETATS-UN ® EN VILLE, PAR LA POSTE; 1 1 AN: 23.93: : MOIS, 1.09 MOIS.1.00 N, B.\u2014Dix abonnements ou plus adresses au meme bureau de poste, SI.00 chacun par annee.Journal Catholique et Independant publie a Montreal La Saint-Jean-Baptiste UN RENOUVEAU Le 24 juin 1881, Ludger Duvernay réunissait à Montréal quelques patriotes désireux de grouper en un seul faisceau les forces des Canadiens français.(\"était le temnps des luttes parlemen\" taires : ** il s'agissait de libertés fondn- mentales à établir, de droits à faire consacrer, de rendre le Canada aux Canadiens.\u201d Un pique-nique fut organisé et c'est là que la fondation d\u2019une société nationale fut décidée.Cette Association prit le nom de Saint-Jean-Baptiste : elle eut pour but de * rendre le peuple meilleur: \u201d de détendre \u2018* nos institutions, notre langue.nos lois : * et pour emblèmes, elle prit la feuille d\u2019érable et le castor.Cinquante ans plus tard, au Congrès National, Chapleau pouvait dire : ** L'idée de la Saint-Jean-Baptiste de 1834 est l'idée féconde qui a produit ce grand résultat que nous constatons.Jusqu'en 1831 les Canadiens avaient lutté sans entente.Les personnalités brillantes n'avaient pas manqué ; ces chevaliers aguerris et indomptables s'étaient fait une large place dans le parlementarisme, \u2018gomme les chevaliers du moyen-âge s'étaient taillé des marquisats et des duchés dans la féodalité.Mnis il n\u2019y avait pas d'union contre la masse du peuple et les chefs qui luttaient isolés.Un des résultats de l'idée de Duvernay à êté de rétablir cette union qui fut le complément de ces grandes luttes ; ce fut la réalisation, la sanction de I'union entre les chefs et lu masse du peuple, comme In Grande Charte de Jean-Sans- l'erre avait jadis scellé le pacte d'\u2019alliance entre les barons normands et le peuple anglais.\u201c La fondation de la Saint-Jean-Bap- tiste ne réveillnit pas l'idée nationale, puisqu'elle était restée vivace dans les coeurs, mais elle I'appelait à l'action et activait sa flamme.Plus que cela, et surtout, elle prêtait au mouvement national toute lu_force cezde_! I \"Association, ce cette d'appui que cherchait Archimède pour soulever le monde.\u201c Avec cette idée féconde, la lutte dans notre pays se poursuivit, c'est vrai, avec des vicissitudes di diverses, avec ces erreurs atta giro Seger \u2014\u2014\u2014be- Bin mmtinrign snare dont © ne sunt exemptesjaucunes des insti- Lutions humaines ; mais la pensée féconde de ln Snint-Jean-Baptiste était là : plus forte que les hommes etfles choses; elle a dirigé le mouvement et les évènements jusqu'à ce jour où l\u2019union nous donna complète la conquête de nos droits politiques, civils et religieux.\u201d Je laisse à d'autres le devoir de nous montrer l\u2019action bienfaisante de la Saint- Jean-Baptiste depuis 1884.Cette action a-t-elle été aussi vive, aussi efficace que le promettait le beau mouvement, patriotique de cette \u2018époque ?Et depuis ce cinquantenaire, l\u2019Associatiôn fondée à Montréal,\u2019 par Duvernay, Tessuscitée par Baidy, à Québéc, a-t-elle conservé toujours le même esprit et \u2018poursuivi la marche tracée par ses fondateurs?On nous le dira pendant les fôtés du 70e an- tjvergaire.Ospsidant, ès aujourd'hui, il\" est por sibs de constater: un renouveau, \u201cdans la manifestatfon\u2019 de notre patriotisme, de grande arme ; duEXIXe siècle, le \"point cette idée nationale dont parlait Chupleau.Est-ce l'approche de quelque danger qui réveille en nous ces sentiments, rendus si vifs dans les coeurs de tous les premiers membres de la Saint-Jean-Bap- tiste, par les luttes qu'ils avaient à soutenir?On le dirait.Sans doute nous n'avons plus À combattre les ennemis d'autrefois : nos droits sont reconnus depuis longtemps et ce sera notre faute si nous les perdons.Mais il y a d'autres ennemis qu'il n'est pas nécessaire de nommer, et ce serait une lacheté coupable que de croire que nous n'avons plus qu'à jouir des libertés conquises par nos pères.Aussi on semble le comprendre en plus d'un lieu et l\u2019on se prépare à la lutte.Pour ne parler que de l\u2019Association catholique de la jeunesse cunadienne-fran- Çaise, on dirait que l'ardeur, la généru- sité et l'esprit de dévouement qui animaient les plus grands patriotes d\u2018autrefois ont guidé et fortifié cette jeunesse qui réclame sa part de travail, de lutte et de sacrifice.Ce qu'ils veulent, c\u2019est ce que voulaient les premiers associés de la Saint-Jcan-Baptiste : rendre le peuple meilleur.Pour cela ils ne craignent pas Hs s'unissent pour étudier toutes les ques- d'aborder les plus grandes difficultés.tions religieuses et sociales ; ils se livrent à l'action inimédiate, comme on le voit par la préparation de leur Congrès ; et, croyant que l'Eglise seule possède la lumière qui doit éclairer lu marche des nations; qu\u2019elle seule peut les diriger cons- taimninent dans les voies qui conduisent au véritable progrès, ils trouvent qu\u2019une déclaration annuelle et platonique de l\u2019attachement que tous les Canadiens français doivent à l'Eglise et à son clergé, ne suffit pas, et ils s'engagent à vivre le christianisme en tant qu'\u2019individus, c\u2019est- à-dire à croire fout ce que croit l'Eglise et à mettre en pratique fout ce qu\u2019elle commande.Us affirment donc hautement et plus franchement qu'aucune association ne l'a fait jusqu'ici leur inviolable attachement aux lois de l'Eglise, et leur soumission la plus absolue à sa direction.C'est par ce moyen qu\u2019ils espèrent travailler avec succès à rendre le peuple meilleur.Etils ont raison.On n toujours dit que la mission des Canadiens français s'accomplirait tant\u2019 que ce peuple serait fidèle à.sa religion, à ses traditions, à sa langue.Et ce ce qui nousf fait ; espérer que I'influence \u201cde l'A.C.J.sera très efficace, c'est que nous voyons en\u201c elle cette \u2018condition de vie ou de mort: son attachement À la religion catholique, son amour pour ln la patrie et tout ce qui intéresse l\u2019une où l\u2019autre.L'année qui nous amène le 70e anniversaire de lu fondation de ln Saint-Jenn- Baptiste voit aussi naître l'Association de la Jeunesse Canadienne-française dont le premier congrès commencera le londe- main mème de notre fête nationale.Cette coïncidence est bien faite pour actives In poussée de ce renouveau.EvoènE LEBQEUF, Sagesse des Saints Livres Un esprit brisé de, douleur est Un sacrifice digne de Dieu; vous ne mépriseres pas, 6-Dieu, un cceur contrit et humiiie.[ Ps.50.oe Pour moi, je suis comme un olivier .qui porte du fruit dans la inaison{ de Dieu\u2019; j'ai étubli mon:espérance dans_la miséricorde de Digu pour.tous les \u201csiècles, et pour l'éternité.\u2014Pe.51.Fete nationale O Canadiens-Français, dans ce jour solennel Marchons donc fièrement sous la vieille bannière Qui vit de Carillon le comoat immortel.Nous sommes les enfants de la race guerrière Qui fait briller partout son nom resplendissunt.En martyrs, en héros race toujours féconde, Elle tire aujourd\u2019hui ce glaive étincelant Dont les larges rayons illuminent le monde.Entendez-vous au loin, sous les murs des Sforza, Retentir dans les airs l'hymne de la victoire ! Voyez-vous ces héros, vainqueurs de Magenta, Se couronner encor des palmes de la gloire Aux champs de Marignan, illustrés par Bayard ! Soyons fiers aujourd\u2019hui du beau nom de nos pères, Soyons fiers de marcher sous leur vieil étendard, Car ces guerriers vainqueurs, ces héros sont nos frères.Québec, 24 juin 1856.CRÉMAZIE.Perte de temps \u201cLa Patrie\u201d a publié l\u2019entrefilet suivant dans son numéro du 3 juin 1904 (page 4, 6e colonne, au bas) : \u201cIly a vraiment des gens qui \u201c ont du temps a perdre \u2014Un sa- \u201cvant a étudié la vitesse de crois- \u201c\u201c sance de la barbe chez les adultes.Il est arrivé après de nom- *\u201c breuses expériences, à fixer une \u201c moyenne : trois millimètres par \u201csemaine.D'où la conclusion \u201c qu'un vieillard de quatre-vingt \u201c ans qui n'aurait jamais eu la pe- \u201clade et ne se serait jamais fait ra- \u201c ser, aurait au menton une barbe \u201cde neuf mètres.\u201d \u201cLa Croix\u201d est tout à fait de l'avis de \u201cla Patrie\u201d : \u201cil y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre.\u2018l'émoin, ce savant original qui a étudié la vitesse de croissance de la barbe.Témoins surtout, ceux qui ont érigé une statue à Timothée et qui gaspillent chaque semaine un temps plus ou moins considérable à composer les inintelligentes péripéties Timothéennes.Sénèque rangeait les mortels en trois catégories : Ceux qui passent le temps Le à ne rien faire (nihil agentibus).° Ceux qui passent le temps à faire autre chose que ce qu'ils devraient faire (aliud agentibus).3° Ceux qui passent le temps à mal faire (male agentibus).Les rédacteurs de \u2018la Patrie\u201d sont des mortels, On peut donc les ranger dans une de ces catégories.lls n'appartiennent pas a la première, parquils font quelque chose.lls n'appartiennent pas non plus à la dernière, parce- que leur rôle n'est pas criminel.Mais ils font partie de la deuxit- me catégorie.Il font tout autre chose que ce qu'ils devraient faire (aiiud agentibus).Ils devrait employer leurtemps utilement, et ils l'emploient inutilement.En un mot, ils perdent leur temps.Et cependant, 6 rédacteurs de \u201cla Patrie\u201d.la perte du temps est une perte irréparable.Saint Bonaventure disait : \u201cNulla jactura gravior est nobis quam jactura temporis perdite.\u201d \u201cAucune perte ne vous cause plus de dommage que la perte du temps.\u201d Méditez bien ces paroles, 6 vous qui perdez votre temps à admirer Timothée, et vous ne tarderez pas à être convaincus que votre admiration est mal placée.Delendus est Timothaeus CHRÉTIEN.Abnegation Savoir qu'on est aimé des personnes qu\u2019on aime, Vivre sous le Ciel pur de leur douce amitié, Voir fleurir en leur cœur, tout ce que le cœur sème, S'abriter si l\u2019on souffre au sein de leur pitié ; Etre sûir qu\u2019en ce monde où tout est oublié, Leur tendresse pour nous sera toujours la même, .Pour bien des cœurs aimants, c\u2019est le bonheur suprême, Mais de l'amour chrétien, ce n'est que lu moitié.Il faût{d\u2019autres plaisirs aux âmes généreuses, Bt de partage égal ne les rend\u2019 \u2018pas heureuses ; A leur ambition, il-faut un autre espoir.Leur rêve est d'acc | I accompli es plus grands sacrifices ; De Poubli de adl-mêine elles fout leurs délices ; \u201c Elles voile donner, bien plis que recevoir.Paillettes d'Or, Hommage au Drapeau National Les farouches laicisants du Canada sont au désespoir! Ils ont fini par s'apercevoir que \u201conor- ganise un mouvement pour faire arborer un prétendu nouveau drapeau national par les Canacdiens français, le jour de la Saint- Jean- Baptiste ! [ , Pardon ! messieurs.Pas ce Jour-là seulement.mais en toute occasion opportune.De plus.lemouvement n'est pas à s'organiser, mais tout organisé déjà et en pleine voie de succès.\\'ous pourrez consulter, à ce sujet, notre \u201cchronique du drapeau\u201d, qui signale, pourtant, à peine un cas sur dix des multiples manifestations du Carillon-Sacré- Cœur.Le Canada fait une homélie cn faveur du tricolore, qui a toutes ses faveurs.las étornant : le Canad« comptant au nombre de ses rédacteurs attitrés, deux Français.Vous êtes orfèvres, inessieurs Josse ! Votre attachement aux couleurs de votre patrie ne vous en honore pas moins.Mais n'insistez pas à prétendre que votre tricolore, auquel nous nous sommes ralliés pendant un certain temps, faute de mieux,doive suffire éternellement à satisfaire notre fierté nationale et notre foi catholique, à nous d'origine française mais d'essence canadienne.Vous y perdriez votre latin.et tous vos titres au bon goût.Il nous faut un drapeau qui raconte les gloires propres de la nation rajeunic que nous sommes à édifier sur ce continent nouveau ; qui témoigne hautement des croyances profondes qui sont dans nos traditions.Ce drapeau, nous l'avons enfin trouvé.Le peuple l'adopte avec entrain et il le gardera pour son étendard national.Le drapeau du Canada français, c'est le Carillon - Sacré - Cœur, qui vous offusque et que vous appelez dédaigneusement une bannière de fantaisie.Vous n'en êtes pas moins forcés de rendre hommage, à votre manière, à son prestige grandissant, Voilà qui est de bon augure pour son triomphe définitif.Allons ! messieurs du Canada, sachez vous soumettre de bonne grâce à l'inévitable.N\u2019enlevez pas au tricolore nos ultimes sympathies£en cherchant à nous l'imposer de force.Nous sommes toujours disposés à saluer de bon .cœur les trois couleurs de la vieille France aussi longtemps que la Révojution n'y aura pas substitué quelque loque toute rouge, selon qu\u2019elle menace.Ne soyez donc pas moins se tois.Inclinez-vous de bo grace devant notre cher Carillon- acré-Cœur ! C'ést la France d'Arfiérique \\ api passe! 2 LE Croisé.4% \u201c.£.% LA CROIX, 19 JUIN 1904 Le Coin des Jeunes C'est la jeunessse religieuse et libre e } qui fera l\u2019avenir de la patrie.Le Congres de la jeunesse C'est donc samedi prochain, à 3 hrs, t'aura lieu l'ouverture solennelle du ongrès de la jeunesse annoncé depuis plusieurs mois déjà.Tout fait augurer que le congrès sera un succès.Mgr Bruchési nr daigné accepter la tâche de prononcer le discours d'ouverture.On sait que Mgr l\u2019Archevèque a le premier béni et encouragé l\u2019Arsociation Catholique de la Jeunesse : il est président d'honneur de son premier congrès.La séance de clôture se fera dimanche soir à S hrs dans la salle des promotions de l'université Laval.M.Bourassa, député de Labelle, y fera un grand discours sur les devoirs actuels e la jeunesse canadienne-francaise.Cette seule annonce promet une salle comble et un brillant couronnement au Congrès organisé par l'A.C.J.Le Congrès sera moins une étude \u2018le questions particulières qu'une exposition des principes et des virées de la nouvelle Association.L'intérêt qu'on semble porter un peu partout à ce nouveau groupement des forces jeunes oblige les membres de l'Association à bien préciser aux yeux de tous leurs intentions et leurs aspirations.Ils peuvent compter que tous ceux qui s'intéressent à notre avenir national ne peuvent voir d'un œil indifférent ces efforts généreux de la génération de demain.On nous prie d'inviter les membres de l'Association à tenir un compte exact de l'horaire du Congrès.Ainsi u'on soit fidèle au rendez-vous, same- i prochain, à la salle du Ges, rue Bleury, à 3 hrs.précises.Nous rappelons que le public est cordialement invité aux séances solennelles d'ouverture et de clôture, samedi à 3 heures et dimanche à 8 heures du soir.Les séances de travail seront ouvertes à tous les jeunes qui désireraient se renseigner sur l'Association.Le Comité de l'Association invite de nouveau tous les congressistes à envoyer leur nom et prie les délégués de fournir sans retard les renseignements demandés et d'être fidèlement au poste À la séance du Conseil de l'Association, samedi à 7 heures du soir.Tous nos vœux sont pour le succès du présent congrès et de l'Association de h Jeunesse catholique.CHATEAUBRIAND.Le Credo du jeune homme apotre Ce qui suit forme la magnifique légende d\u2019ane image que je viens de recevoir d\u2019un prêtre de mes amis.C'est un feuillet de quatre pages portant au frontispice la reproduction du Jésus adolescent d'Hoffimann et intitulé : Le jewne homme Apitre.Ce Credo est jailli tout vibrant de la plume ct du cœur de ce prêtre ami des jeunes.A l'occasion de la fête nationale, on ne saurait proposer à la jeunesse plus fier appel à la vie féconde de l\u2019apostolat.I.R.Je crois en Dieu: je crois en Jésus- Christ ; je crois en l'Eglise infaillible et immortelle.Je crois à mon pays: je veux qu'il soit toujours, dans mon cœur, nion premier amour après Dieu.Je crois que tout chrétien est apôtre et que l'apostolat est la plus haute forme de la vie.Je crois à l'efficacité et à la nécessité de l'action des jeunes sur les jeunes, et proclame que le temps est venu pour le jeune homme de cœur de choisir entre une vie molle et inutile et In vie active et féconde de l\u2019apostolat.Je crois à la jeunesse de mon pays.Je crois qu'elle a de grands devoirs et un grand avenir.et qu'elle ne deviendra digne des uns comme de l'autre, que si elle est religieuse et incorruptible.Je crois que la jeunesse croyante, plus que la jeunesse incrédule, doit avoir le talent, le courage, la hardiesse et la combativité généreuse.Je crois qu'à côté du devoir professionnel, la jeunesse catholique a un devoir social à remplir.Vivant à une époque où les forts faiblissent et où les inébranlables succombent, je crois que mes croyances seules me donneront l'énergie de rester debout et d'aller droit mon chemin.Je crois que duns un temps où l'Eglise est plus méconnue et plus abandonnée, ce serait pour moi plus grande faiblesse et plus grande lficheté de n'être pas un cu- tholique sans peur.Je crois que les ingratitudes, les amer - tumes, la persécution et l\u2019onbli sont les vraies récompenses ici-bas des serviteurs de Jésus-Christ et de son Eglise.Je crois qu\u2019il y a au ciel des couronnes pour les nons lutteurs de Dieu et que celui qui aura perdu son dine pour ses fréres et pour Jésus-Christ, la recouvrera là- haut.Le Canada Il est-sous.le soleil un.sol unique au monde, Où le ciel a versé ses dons les plus brillants, Où, répandant sey biens, la nature féconde À ses vastes forêts mêle ses lacs géants.Sur ces bords enchantés notre mère, la France, A Inissé de =a gloire un immortel sillon ; Précipitant ses flots vers l'Océan immense, Le noble Saint-Laurent redit encor son nom.Heureux qui lo connaît, plus heureux qui l\u2019habite, Et, ne quittant jamais pour chercher d\u2019autres cieux Les rives du grand fleuve où le bonheur l'invite, Sait vivre et sait mourir où dorment ses aïeux ! Québec, 12 janvier 1858.Cnémazix.SEUIL D TIC OO AT ESSA) Respect a l'enfance Le jour de la naissance de sa fille, Littré dit à la mère : ma chère amie, tu es unc catholique fervente ct pratiquante.Elève ta fille dans les habitudes de piété qui sont les tiennes.Seulement, j'y mets une condition.Le jour où elle aura quinze ans, tu me l\u2019amènera, je Ini exposerai mes idées, ct elle choisira.La mère accepte, les années s\u2019écoulent ; un matin, elle entre dans le ca- bivet de son mari : ** Tu te rappelles ce que tu m\u2019as demandé et ce que je t'ai promis.Je viens tenir ma promesse.Ta fille est là, prête à t'entendre avec tout le respect que lui inspire un père adoré et vénéré.Veux-tu qu'elle entre ?\u201d' \u2014Oh ! certes, mais pourquoi ?Pour que je lui expose mes idées?Non ! non ! mille fois non! Quoi! Tu as fait de notre enfant une créature bonne, tendre, simple, droite, éclairée et heureuse ! Heureuse !.Ce mot qui, chez un être pur, résume toutes les vertus !.Et tu crois que je vais jeter mes idées au travers de ce bonheur et de cette pureté ! \u201cElles sont bonnes pour moi.Qui me dit qu\u2019elles seraient bonnes pour elles ! Qui me dit que je ne risquerais pas de détruire ton œuvre ?Oh! oui, que notre fille entre, chère femme, pour que je te bénisse devant elle de tout ce que tu as fait pour elle, et qu'elle t'aime encore un peu plus qu\u2019auparavant.\u2019\u2019 Littré eût été un criminel, s\u2019il avait troublé par ses doutes, s\u2019il avait ébranlé par ses objections, les convictions religieuses d\u2019où sa fille avait tiré sa pureté et son bonheur.Combien de parents, à coup sûr, moins intelligents que Littré, et certainement aussi, moins bons parents que lui, permettent aujourd'hui, à leurs enfants d\u2019aller dans des écoles chrétiennes, se faire des convictions religieuses, et qui, scélérats, quand leurs enfants ont quinze ou dix-huit ans, prennent le cruel plaisir de ruiner les convictions de ces enfants purs et heureux, les ébranlaut par leurs sarcasmes, ou les offensant par leurs railleries! Combien de parents proménent ces jeunes intelligences dans des milieux légers, louches ou malhonnêtes ! Combien profanent ces jeunes cœurs, en les initiant peu à peu aux dérèglements de leur vie impie ou immorale ! Croient-ils donc, ces parents, que leur vie à eux sera moins critiquable, ou sera absoute de toutes ses bassesses, et de ses turpitudes, quand ils aurout conduit leurs fils et leurs filles dans les chemins fangeux où ils pataugent eux-mêmes?tee Erreur! ! Le sang du juste Abel criait sans cesse vengeance au ciel ct remplissait d\u2019horreur et d'effroi le cœur du pauvre Caïn.Encore ce malheureux n'avait-il écouté qu\u2019une fois l'instinct de sa colère.Mais la vie de ces âmes d'enfants, pure et heureuse, souillée, gâtée par des goujats de parents, tuée dans son aurore, assombrira, agitera de terreur et d\u2019effroi, les dernières minutes de ces bourreaux de parents à l'agonie.Ah ! sans doute Caïn fut coupable.Mais il netua que son frère.Mais des parents qui tuent l\u2019âÂme pure et heureuse de leurs enfants, c\u2019est un crime sans nom dont on ne peut dire ni la noirceur, ni la scélératesse, et que le carcere duro d\u2019un Bresci pourrait seul dignement punir ! Operarius.La protestation du Pape Des Chambres du Vatican.28 avril 1904.La venue 4 Rome, en forme officie!- le, de M.Loubet, président de la République française, pour rendre visite à ictor-Emmanuel III, a été un événement de si exceptionnelle gravité que le Saint-Siège ne peut le laisser passer sans appeler sur lui la plus sérieuse attention du Gouvernement que Votre Excellence représente.Il est à peine nécessaire de rappeler que les chefs d'Etats catholiques, liés comme tels par:des liens spéciaux au pasteur suprême de l'Eglise, ont le devoir d'user vis-à-vis de lui de plus grands égards, comparativement aux souverains des Etats non catholiques, en ca qui concerne sa dignité, son in- dépendance et ses droits 'mapréscripti- Oo devoir, reconnu jueqn'ici Servé par tous, nouobsiant les graves raisons de politique d'ullinn.ou de parenté, incombait Engine au premier magistrat de la Républ, ve française, qui, sans avoir aucun de a\" motifs spéciaux, préside en revanche une nation Qui est unie parles rap orts traditionnels les plus étroits avec le pontificat romain, jouit, en vertu d'un pacte bilatéral avec le Saint-Siège de privilèges signalés, a une large re né.sentation dans le Sacré Collège Pa cardinaux, et par suite dans le gouvernement de l'Eglise universelle, et pos- tole par singulière faveur le proteuto- rat des intérêts catholiques en Orient Par suite, si quelque cher de nation catholique infligeait une grave offense au Souverain Pontite en venant prêter hommage à Rome, c\u2019est-à-dire au Hey méme du sidge pontifical et dans le méme palais apostolique, À celui qui contre tout droit, détient sn souveraj.neté civile et en entrave la liberté nécessaire et l'indépendance, cette offer.se a été d'autant plus grande de la part de monsieur Loubet ; et si, malgré celn le nence pontifical est resté n° Paris cela est dû uniquement à de très gro ves motifs d'ordre et de nature en tout point spéciaux.La déclaration faite par M.Detcassr au Parlement français ne peuten changer le caractère ni la portée \u2014déclaration suivant laquelle le fait de reudre visite n'impliquait aucune intention hostile au Saint-Siège : car l'offense est intrinsèqueà l'acte d'autant plus que le Saint-Siège n'avait pas manqué d'en prévenir ce mème gouvernement.Et l'opinion publique, tant en Frince qu'en Italie, n'a pas manqué d'aper- cevoirle caractère offensif de cette visite, recherchée intentionnellement par le gouvernement italien dans le hu: d'obtenir par la Vaffaiblissement des droits du Saint-Siège et l\u2019offense rute à sa dignité,droits et dignité que celui- cl lent pour son devoir principal \u2018le protéger et de défendre dans l'intéré: même des catholiques du monde entier.Afin qu\u2019un fait aussi douloureux ne puisse constituer un précédent quelconque, le Saint-Siège s'est vu obligé '4- mettre contre lui les protestations les lus formelles et les plus explicites, et e soussigné cardinal secrétaire d'Etat par ordre de Sa Sainteté, en informe par la présente Votre Excellence, en vous priant de vouloir porter le contenu de la présente note à la connaissance du gouvernement de.II saisit en méme temps cette occasion de confirmer à Votre Excellence les assurances.ete.Cardinal MERRY DEL Var.N.B.La phrase soulignée avait \u2018té omise, à dessein, de la protestation ad- dressée au gouvernement français - et c'est de cette suppression que les scc- taires, gouvernants et autres, de l\u2018rance, ont fait semblant d\u2019être extrêmement irrités, irritation qui a eu pour effet.comme on le sait, le rappel de l'ambas
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