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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 18 février 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1905-02-18, Collections de BAnQ.

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[" Le Samedi, 18 Février 1905\u2014Vol.II, No 34 voix 31, 33, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Boite de Poste 2175 Revue Catholique et Independante publiee a Montreal meni RÉDIGÉE EN COLLABORATION JOSEPH BEGIN, directeur-propriétaire.ABONNEMENTS CANADA ET ETATS-UNIS : 1 AN, $1; @ MOIS, 500 sN VILLE, PAR LA POSTE : TAN, $1; 6 mols, 500 \u2014 CONDITIONS SPECIALES D'ABONNEMENT B ABONNEMENTS DE 1 AN POUR - - $3.00 10 ABONNENENTS DE 1 AN POUR - - 5.00 Que les temps sont changes!! Ala deuxieme page du beau livre de M.N.-E.Dionne, \u201cLes serviteurs et les servantes de Dieu en Canada,\u201d je relis une longue nomenclatuie qui géchelonne depuis 1491 jusqu's 1656, d'illustres personnages, tant hommes que femmes, tous héroïques, qui nous venaient de ce qu\u2019on nommait Alors avec amour \u201cla belle France\u201d.Et pourquoi l'appelaiton ainsi?Parce que ces héros et ces héroïnes, que l\u2019auteur fait revivre, comme il le dit si bien, pour fournir à nos compatriotes de beaux modèles à imiter, nous arrivaient de ces rivages nimés, le cœur plein de ce ze et de cette charité qui enflumment et qui convertit.Lisez aujourd\u2019hui la liste de ceux que la France jette sur nos bords, et faites la comparaison: France de 1491 à 1656 : Jacques-Cartier, Champlain: synonymes de charité, foi, héroïsme chrétien\u2014 Marie de l'In- \u201carnation, Marguerite Bourgeois, Mlle Mance : amour divin, pureté virginale.France de 1891 à 1905 : Oncle Herbette, députés de la convention Saint- Louis : synonymes de franc maçonnerie honteusement cachée sour un masque.\u2014 Sarah Bernhardt, Réjane: corruption, saleté, sous le masque de l'art, Les premiers venuient pour civiliser, convertir, sauver au prix des plus grands sacrifices; les der- fers viennent pour salir, corrompre, damner, au Prix de l'argent des Canadiens.Ceux d'autrefois étaient envoyés par les rois tri chrétiens ; ceux d'aujourd'hui sobt envôyés Par la secte maçonnique.La France d\u2019alors nous donnait des saints; colle d'aujourd'hui nous jette des flots d'ordures pour souiller ja terre sanctifiée par le sang des martyrs d'autrefois, Autant les premiers ont enseigné par leurs piroles et leurs exemples la doctrine du Christ qi fait les nations nobles, grandes et suintes ; autant les émissaires de lu maçonnerie française qui envahissent notre Canuda, s'efforcent de pourrir le cœur de notre noble nation par des écrits, ds réclames et des spectacles lubriques, qui mal heureusement trouvent toujours un écho on un porte-voix dans les grands journaux de Montréal.Que les temps sont changés ! XX.Le futur Premier Ministre Depuis une semaine, l'état politique du cabinet provincial ne s\u2019est pas amélioré.M.Parent char- che à recomposer son ministère, et MM.Tur geon, Gouin et Weir se fortifient dans leurs ve- tranchements en attendant lu session prochaine où le différend sera vidé, les explications données de pars et d'autre, et où définitivement la dépu tation se prononcera pour ou contre M.Parenta moins que le Premier Ministre ne fasse la pro messe de se retirer sous peu et que les démission naires, 4 cette condition, n\u2019entrent au bercnil, pour ne pas trop laisser la barque ministérielle à la merci des flots toujours montants du mépris populaire.Fa Puisque, inévitablement, M.Parent doit sortir du cabinet, il faudra lui donner un successeur, et ce successeur ne peut être pris ailleurs que dans les rangs libéraux.Deux noms ont été mis en avant - Turgeon et Gouin.Si ce dernier paraît momentanément su- tisfairo un peu mieux le goût de ln mnsse, M.Turgeon n'en est pas moins très estimé.M- Gouin n\u2019appréhende peut-être pus assez la clique Langlois, M.Turgeon nons a donné des preuves ile la solidité de ses priucipes et des hautes intentions qui l'animent, en particulier, duns In dis cussion a In Législature du bill Roddick et nu congrès général de colonisation, tenu à Montréal, il y à quelques années, où l'honorable Ministre s'est montré patriote éclairé autant que politique consciencieux \u2018de ses devoirs.- Tandis que l\u2019un a des manières brusques, l\u2019autre est d\u2019une politesse et d\u2019une obligeance à toute épreuve ; tandis que l'un saura s'attirer les foules par sa parole chaude et bienveillante, et ses pensées quelquefois d'une haute envolée, l'autre n'aura toujours que des succès passables.D'après nous, l\u2019hon.M.Turgeon serait un premier ministre sinon idéal, du moins fort recommandable.La popularité le suivra.Sa renommée grandissant de jour en jour, dépassera certainement les limites de la Province et traversere même les mers.Elle ira à l'étranger donner à Québec du renom, jeter sur notre passé un éclat nouveau, engager les nôtres des Etats Unis à re- venèr Inbourer les terres qui les ont vus grandir, faire nuître en Belgique et duns le nord de la France, parmi les populations qui ont encore conservé les traditions et les mœurs catholiques, un courant d'émigration qui viendra renforcer nos rangs, peupler nos terres désertes, augmenter les revenus du trésor et donner à notre chère Province le prestige qu'elle est près de perdre, à cause de l\u2019état stationnaire de sa population.Ontario et l'Ouest nous engloutissent et bientôt, à Ottawa, ils seront maîtres de toutes les situations futures où les intérêts de l'Ouest viendront en conflit avec ceux de l\u2019Iëst.Nous espérons douc que M.Gouin laissera à son confière de collège, à sun ami personnel, à son collègue politique, lo pas auquel celui-ci a droit par son ancienneté ministérielle et par ses qualités belles et rassurantes pour l\u2019avenir.Josep BEGIN.FERRARI ET COMBES La déconfiture de lour ami Combes a plongé les magons italiens dans un deuil profond.Le télé gramme de E.Ferrari, le grand-maître des loges \u201d italiennes non dissidentes, au bouffon qui a été trois ans le premier ministre de l'rance, en est la preuve: \u201c Le Grand-Orient d'Itahe, réuni en assemblée, envoie un salut plein d\u2019admiration au for- miduble lutteur qui a laissé le pouvoir de lui- même, tenant haut le drapenu que d'autres mains planteront avant longtemps sur les voûtes illu- winées par le soleil de In vérité et de la justice, exemple fécond pour les nations qui combattent nu nom du progrès civil, contre toute -forme de réaction.\u201d Les francs-maçons sont de curieux maçons.Ils parlent de lumière tout en opérant dans les ténèbres ; ils parlent de justico et ne sont que des tyrans.C\u2019est que, voyez-vous, chez eux l'égoïsme est allié à l'imposture.D.[ PES EEE EEE Er CERCLES ET PATRONAGES La ville la plus catholique a besoin de patronages et de cercles pour conserver sa jeunesse, car vient l\u2019âge où le cercle de la famille ne suffit plus à l\u2019activité, à la curiosité, au besoin de se donner du jeune homme.Au Canada, avec les familles nombreuses que nous avons, l\u2019anfant est placé le plus tôt au collège; il est donc très jeune sépuré des siens, ses vacances se passent dans la plus grande liberté d'aotion quant aux amusements honnêtes, c\u2019est ce qui explique un peu l'affaiblissement de l'autorité paternelle faute d'exercice dans les douze mois de l\u2019année.Pour les enfants d'ouvriers, je parle des garçons, le père n\u2019a pas le temps de s\u2019en occuper quant à leur formation.L'école, le catéchisme, l'influence chrétienne du pays y suppléent jusqu'à un certain point.Mais entre l'adolescence et le mariage il y a une étape qui devient une lacune dans notre état social actuel.La jeunesse elle-même sent le besoin d\u2019une association quelconque, d'où la formation de tous ces clubs de Lacrosse, de Base-Ball, de ces sociétés philharmoniques, gymnastiques, etc., etc.Les parents n'y voient pas trop d'inconvénients, les curés se contentent d'exiger de ces associations certaines promesses au point de vue de la tempé- ranoe ou de la morale ; le club sert à occuper l\u2019adolescent plus ou moins moralement selon les compagnons qu\u2019il rencontre, inais s\u2019il développe ses muscles, ou ses poumons, il n'y a là aucune formation sérieuse, pour le chrétien, dont l\u2019instruction religieuse a été abandonnée depuis sinon pendant In vio de collège.J\u2019ose dire pendant car, souvent, de tous les cours le plus ennuyeusement écouté est celui de la religion.Les institutions catholiques confondent souvent les pratiques de piété avec l'instruction religieuse.Or, je maintiens que le jeuno homme même dans un pays catholique comme le nôtre faute de cercle et de patronage où l'éducation est reprise sous main, arrive non préparé aux responsabilités de la vie.Les notions d'économie par la pratique suggérée et entretenue de la caisse d'épargne, le respect de lui-même et des autres enseigné, maintenu par la direction et rendu possible par la communion fréquente et sérieuse, la réfutation des principales objections contre la Foi, I'habitude de la lecture sérieuse, les données justes sur ce thème perpétuel de \u201cl\u2019amour\u201d hélas ! prostitué à tous les caprices du cœur, voilà ce qu\u2019une œuvre catholique doit faire.Jusqu'à présent, au Canada, on a compris l'in- ternat, l'asile, l\u2019école, l'hôpital, et il était tout naturel de commencer par là, mais s'arrêter là, serait laisser détruire ce qui a coûté tant d'argent.Il ne s'agit pas d\u2019imiter sottement les autres pays, mais de réaliser enfin que dans nos grands centres nous sommes menacés des mêmes désastres, nous sommes aussi malades.Il serait ridicule de vous laisser envahir par tous les maux de l\u2019Europe, de laisser Jes cabotins et les cabotines de Paris \u201cnous reformer et nous émanciper dans l\u2019incrédulité et l\u2019amour libre\u201d, et ne pas réagir aveo les moyens de la France catholique.* LA OROIX 8i vous ne vous sentez pas assez fort pour lutter, c'est que le mal est bien grand.Je sais toute l'abnégation qu'exige un seul patronage dirigé surnaturellement, je sais que sur ce point les pays qui les ont essayés, sont en défaut fautes d'hommes pour s\u2019y consacrer, faute de persévérance et d'universalitédans le mouvement.Il faudrait une œuvre de ce genre par paroisse.La chose est d'autantplus facile au Canada que les paroisses de nos villes ne sont pas trop étendues, que le mombre de prêtres est suffisant et que notre jeune clergé possède l\u2019amabilité et la générosité qui captivent la jeunesse.Car, après tout, la vie d\u2019un Directeur d'œuvres tel que nous l\u2019exposions tout à l\u2019heure, présente plus d'attraits que celle de professeur de sixième, procure des consolations sacerdotales plus abondantes; et puisqu'on trouve des profusseurs pour tous les collèges qui surgissent on finirait bien par trouver l'homme, le vicaire qui se consacrerait à ce genre d'apestolat, surtout chez nous où l\u2019on est, si je me rappelle bien, assez longtemps, vicaire.Certes, nos jeunes gens, ont l'amour de l\u2019indépendance, il y aurait à modifier, à approprier certains règlements d\u2019outre mer, et sur ce point je crois que l\u2019Union Notre-Dame du Père Nunes vais à Québec, peut servir de modèle.Et je par tage beaucoup son idée que nous n\u2019avons pas à imiter servilement les institutions du vieux con tinent, mais que nous sommes capables de nous servir des mêmes moyens en les appropriant à notre caractère national.Mais l'orgucil légitime de rester \u201cCanayen\u201d n'empêche pas lu sagesse tout aussi louable de perfectionner le \u201cCanayen\u201d, puisqu\u2019à ce propos certains réformateurs et littérateurs voudraient nous voir évoluer soit à la française soit à l\u2019anglaise.En un mot, ou nous sortirons enfin de l'idée arrêtée que nos établissements d\u2019éducation sufil- sent à sauvegarder l'avenir de notre jeunesse, ou nous serons surpris trop tard de voir que les fruits de tant de labeur se sont gâtés au contact d\u2019une civilisation nouvelle qui ne connaît pas le Christ.Nous gémirons de l\u2019inutilité de tant d'efforts oubliant que co n\u2019était par le tout de commencer à édifier, mais qu\u2019il fallait travailler jusqu\u2019à l\u2019édification finale : instaurare omnia in Christo.L'Ansé EniLe Pioné.Paris, 2 Février 1905.Un leurre, Une piperie Au cours d\u2019un remarquable article intitulé : \u201cœuvre et manœuvre\u201d (Vérité du 11 février), M.J.-P.Tardivel, démontre péremptoirement que la gratuité scolaire n'est qu\u2019un leurre, une piperie, et que l\u2019instruction obligatoire \u201coffre, dans la pratique, mille difficultés inextricables\u2019, sans compter qu'elles se mettent toutes deux au service de la Franc-Maçonnerie pour fermer les écoles libres et étouffer dans les écoles publiques l\u2019enseignement catholique ou simplement religieux : * Que l'Eglise puisse dire que c\u2019est Elle qui, Ja .première, a rendu l'instruction gratuite, cela se 18 FEVRIER 19¢;, comprend, puisque aux âges de foi ; dirigeait la vociété, ses religieux se raqu'l d'une manière vraiment gratuite à l'instruction à l'éducation du peuple, Petit et grand, et Mais aujourd\u2019hui que l\u2019Etat s\u2019est substitué ; l'Eglise dans les choses de l\u2019enseignement a ler de gratuité, c\u2019est parler pour ne rien dire .plutôt pour énoncer une sottise.Tout le mode sait, en effet, que les services rendus par l'E; \u2019 sont précisément ceux qui coûtent le plus oy aux contribuables.Que Jean-Baptiste soide le frais de l\u2019école en mettant la main directement dans sa poche, ou que ces frais proviennent ini impôts perçus par l'Etat, c'est toujours Jen.Baptiste qui paie.Par conséquent, la gratuité de I'¢cole moderne est un leurre, une piperie, Quant à l'obligation, sur quel principe de saine philosophie peut-on l\u2019appuyer ! Les écrivains les plus conservateurs admettent, il est vrai, le droit de l'Etat d'intervenir dans les cas d'abus flagrant Voici, par exemple, un père de famille qui, au sy et au su de tout le monde, laisse Croupir ses enfants dans une ignorance crasse de leurs devoirs envers Dieu et envers leurs semblables.Personne ne niera à l\u2019autorité civile le droit, ou plutôt le devoir, de faire donner à ces enfants de parent; dénaturés l'éducation qu\u2019il leur faut pour atteindre leur fin, au moins naturelle; devenir de bons citoyens.De même l\u2018Etat possède incontestablement | droit d'intervenir pour protéger les enfants qu des parents inhumains, par négligence ou sruauté, laisseraient mourir de faim ou périr de froid, Mais tous ces cas sont et seront toujours neces sairement l\u2019infime exception.Or l'Etat ne sau rait être autorisé à voter des lois générales pour corriger quelques abus isolés, Il y a donc un abîme, que la raison ot le rai sonnement ne sauraient franchir, entre ce droi de l\u2019Etat, reconnu par tout le monde, de corrige les abus flagrants de la négligence domestique, e les prétendus droits que les statolâtres attribuen au pouvoir civil d'imposer à tous les purents, in distinctement, l'obligation de donner à leurs en fants une certaine somme d'instruction profane Et d\u2019abord, jusqu'à quel point l'obligation qu l'Etat prétend imposer à tout citoyen doitell s'étendre ?Doit elle's'arrêter à ce que les Anghi appellent les trois R, à l'enseignement le plu élémentaire, c\u2019est-à-dire à la lecture, à l'écritur au calcul simple! Ou bien, s\u2019étendra-t elle jusqu\u2019à l'instructio académique des high schools.comme on le prati que largement aujourd\u2019hui chez nos voisins, çrä à la soi-disant gratuité?Puis, comment l\u2019Etat constatera-t-il qne la pré tendue obligation des parents de donner à les enfants une certaine somme d\u2019instruction a é réellement remplie?Serait-ce par des exame généraux, s\u2019appliquant à tous les enfants du pays Ou encore en exigeant un certificat d'assistance l'école pendant tant de jours chaque année! à combien de jours par année fixcra-ton le min mum de l'assistance ?Puis, les parents qui Jo ront à propos de faire instruire leurs enfantse eux, qu\u2019en fera-ton ?Et les enfants maladif Comme on le voit, I'application de I'instrucli obligatoire offre, dans la pratique, mille diffs tés inextricables.Nous ignorons où en venient venir MM.Daor et Beaulieu en prônant l'instruction obligato comme ils l\u2019ignorent probablement eux mé puisqu'ils ne paraissent pas avoir suflisamm creusé le problème dont ils parlent.C'est ninai que procèdent, du reste, trop de réformateurs scolaires.Verba el voces, pre! nihil, ., Oui, vraiment, l'instruction gratuite et obi toire, sans être précisément une œtvre magn que, puisque beaucoup de catholiques In favo sent, est certainement une manœuvre chère franc-magonperie.Elle crée, en effet, ue mets A CA Ee GR 0D BN = Ca Bt BD sed = gx ere ser ue = 2 OL i #EVRIER 1908.à un moment donné, fait éclore bisoch, lel, le d'où Dieu et la religion soût ar qui est l'œuvre par -excellence de la bannis } ct J.-P.TARDIVEL, mm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 GHNSCENCES HISTORIQUES 5 injures.\u2014 On sait que saint Anpr que de Cantorbery, fut en butte eu rsécutions et aux injures du roi d'Anglehe Guillaume II, surnommé le Roux.Avant pi tir pour V'exil, le saint évêque s\u2019en vint i Fr le roi et parle ainsi: Sire, je pars; hn comme il est probable que c'est la dernière is que nous nous voyons, je viens comme votre pire et votre archevêque vous donner ma béné diction.\u201d Humilité d'un roi.\u2014 Le roi d\u2019Angleterre, Caout Jar se promenait un jour sur le rivage ot un fatteur v'avisa de lui dire qu il commandait à ln terre et à lu mer.Le roi s\u2019ussit sur la plage et conmanda à ln mer de s'arrêter, mais la marée toujours montante le força à s'éloigner.\u201c* Voyez, diilautlatteur, comme la mer m'\u2019écoute! Apprenez que Celui-là seul est tuut-puissant à qui lœéan à obéi quand il a dit: Tu viendras jusqu'ici et tu n\u2019iras pas plus loin.\u201d À voulut mourir pour J.-C.\u2014 Quand les émis- aires de Philippe-le Bel vinrent s'emparer do Boniface VIIT pour le conduire à Lyon, le saint Pontife s'écria: \u2018Voici ma tête, voici mon cou ; ji soif de la mort pour-la foi de J.-C.et de son Eglise.\u201d Oraison funèbre d'un roi.\u2014 On sait que Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, mourut de la flèche d'un archer.Quelqu'un traça les paroles suivantes sur une des épitaphes de son tombeau : \u2018\u201cL'avarice, l'adultère, le désir aveugle ont régné 10 ane sur le trône d'Angleterre.Une arbaléte les à détrônée.\u201d Quand on a Dieu pour soi, on peut tout.\u2014 Le 12 septembre 1213, Simon de Montfort, avec 2,000 hommes, se vit contraint de livrer bataille à Pierre IL d'Aragon, qui en avait 50,000.Avant d'engager lo combat, Simon fit la prière suivante : \u2018Seigneur Dieu, tout indigne que je suis, vous wavez néammnoins choisi pour défendre votre ause.Je prends cette épée sur votre autel ; wcordez-moi qu\u2019en combattant pour votre gloire, je le fasse avec justice.\u201d \u2014 II sortit vainqueur de là lutte.Fermeté dans le malheur.\u2014 Voici de belles paroles de Marie Stuart, prisonnière, à ses ministres qui voulaient lui faire signer son abdication : \u2018Plutôt mourir que de laisser tomber volontaire ment de mes mains le sceptre que je tiens de mes tcôtres, il ne me quittera qu\u2019aveo la vie, ot mes dernières paroles seront celles d'une reine d'Esosse,\u201d _ PENSEES \u2014Leplus riche des hommes, c'est 'économe ; le Plus pauvre, c'est l'avare.\u2014(Chamfort,) + \\ + + \u2014L'amour-propre est le plusgrand des flatteurs.\u2014(La Rochefoucauld), + \u201cLes conseils agréables sont rarement des con- wlls utiles.\u2014(Massillon).+ \u201cJe voudrais voir un homme sobre, modéré, te, équitable, \u2018prononcer qu\u2019il n\u2019y a point de tu ll parlerait du moins sans Intérêt ; mais VIRE ne se trouve pas.\u2014(Za Bruyère).LA CROIX QUESTIONS ET REPONSES Que faut-il penser de la locution à coeur de jour fréquemment employée chez nous ?On dit ; *\u201cTraviillar À coeur de four.\u201d pour : \u2018Travailler sans relâche, continuellement, du matin au soir.\u201d Cette locution est française, sauf la distinction qu'il faut fuire entre jour et journée.Jour sert surtout à marquer les époques, journée signifie proprement ce qui est fait dans un jour.Or, dans cette looution, le coeur paraît être pris pour le fort du travail.Ii serait dono mieux de dire à coeur de journée, comme on dit à coeur d'année, et non à coeur d'un, Littré cite cette phrase de Saint Simon : \u201cIl avait un jeune valet.qui se moquait de lui à coeur de journée,\u201d Y a-t-il une expression française pour désigner les grosses aiguilles qu'on appelle ici broches à tricoter ?Il y « une excellente expression, celle dont on se sert ici et en France : broches à tricoter.Doit-on dive une heure un quart, une heure et un quart ou une heure et quart ?De ces troisexpressions, la dernière seule n\u2019est pas admise.(Voir Littré).Doit-on dire une heure trois quarts ou une heure et trois quarts ?Une heure trois quarts est l'expression reçue.On dit : Doclerer ès lettres, docteur ès sciences ; pourquoi ne dirnit-on pas aussi docteur ès médecine?£t pourrait-on dire, par plaisanterie, doc- leur ès journalisme ?Il faut dire docteur en médecine, docteur en journalisme.Js est mis pour els, contraction de en les, comme des est une contraction de de les ; ès ne peut donc précéder que les noms pluriels, Docteur és médecine signifirait docteur en les médecine.LE BULLETIN DU PARLER FRANCAIS.Les Catholiques en Amérique D'après l'annuaire officiel de l'Eglise catholique pour 1905, la population de religion catholique des Etats-Unis s'élève actuellement au chiffre de 20,- 553,402 qui se répartit comme suit: continent américain, 12,462,703 ; Îles Philippines, 7,055,600 ; Porto-Rico, 1,000,000 : iles Sandwich, 32,000, L'augmentation pour le continent américain, d'après les chiffres de l\u2019an dernier comparés avec ceux-ci semble être de 575,476, muis les membres de l\u2019Bglise catholique bien informés prétendent que ce chiffre est bien au-dessous de li vérité.New-York et Obicago sont les deux diocèses qui renferment la population catholique la plus nombreuse : 1,200,000 chacun environ.Le centre le moins important de l'Eglise catholique est Baker City ([Idaho), où l'on ne compte que 3,218 fidèles.Deux nouveaux diocèses ont été organisés tout récemment : celui de Full-River (Massachusetts) et celui de Great Falls, Montgomery (Maryland).On prrie d'en créer un troisième à Superior (Wisconsin).\u2014-Allons simplement à Dieu, et marchons sans compter nos pas.Nous devons avoir pour Dieu, un cœur d'enfant ; pour nous, un coeur de juge ; pour les autres un cœur de père, .* + + \u2014Le temps de chercher Dieu, c\u2019est la vie; le temps de le trouver, c'est la mort ; le temps de le posséder, c'est l'éternité.CONCLUSION LOGIQUE \u2014\u2014 Si on lui enlève la croyance en l\u2019autre monde, l\u2019homme du peuple devra nécessairement et légi: timement réclumer l\u2019éga!ité en celui-ci, et il la réclamera, en effet, avec une formidable logique, le grincemont aux dents, la rage au coœur et le chassepot au poing.Ah ! s\u2019écrie til, mon âme n\u2019est qu\u2019un ferment et Dieu n\u2019est qu\u2019une hypothèse | Vous m\u2019enlevez la crainte gênante de l\u2019enfer, vous m'arrachez l'espérance gracieuse du Paradis.Eh bien ! crainte et espérances ôtées, il ne nous reste plus que la terre.Nous l\u2019avoulons et nous l\u2019aurons.\u2014CARDINAL MERNILLOp, Remis à la semaine prochaine un article sur les droits qu'ont les catholiques des nouvelles provinces de l'Ouest d\u2019avoir des écoles confessionnelles et par conséquent catholiques.L'OUEST ET QUEBEC Le gouvernement fédéral qui n envoyé, ces jours derniers, des agents de colonisation duns les principaux centres canadiens-français de la Nouvelle- Angleterre, afin d'y recruter des colons pour l'Ouest et le Nouvel-Ontario, n\u2019aurait-il pas quelques miettes À donner à la Province de Québec ?L'Ouest et Ontario sont les enfants gâtés de la Confédération.Avant longtemps, quand ils se sentiront assez forts, ils auront vite fait de rélé- guer Québec à l'arrière-plan et de n\u2019en tenir plus compte comme d'une vieillerie, The de Bœuf Bolrbonniere se vend $8.00 la douzaine.$6.50 le galfon.Vignobles Canadiens Comté d'Essox, Ontarie The E.Girardot Win Co.Letd, Fabricant de Vin de Messe et de table VIN DE MESSE, approuvé par Mgr 0\u2019.Connor, Mgr McEvay, et l\u2019Archidiecèse de Montréal.Vin de table de première qualité.Satisfaction gasen- tie.Nous expédions directement de nos caves.Pour prix et autres informations, s'adremer à ME E.GIRARDOT WINE ©, Ltd.sanbwion.ent.Drapeaux du Sacré-Cœur EN VENTE AUX Bureaux de la CROIX Nous sommes heureux d'annoncer à nos lecteurs que nous pouvons maintenant vendre des drapeaux de fabrication canadienne aux prix suivants : 6 pieds long; l'unité $ 4.50 7 4 « Ce \u201c 6.75 9° « « «gp 15 « « « 1800 PETITS DRAPEAUX 12 pouces avec hampe en bois de 18 pcs, $1.00 lafdouz.de 31 pcs, $2.50.26 pouces avec hampe en bois Les débuts de la Franc-Maconnerte en France Nous empruntons à la Riposte, d'Amiens, les tds intéressautes notes suivantes sur les débuts de la Franco Maçonnerie, en France.Ces notes sont pleines de leçons.Eiles nous enseignent entre autres choses que la \u201cVeuve\u201d & commencé par enrégimenter les grands selon le monde afiu de s'en servir comme d'enseignes respectables à ses mendes ténébreuses : Les premières loges maçonniques établies en France ne remontent pas au-delà de 172%, Cette date est celle de l'ouverture de la Loge de Dunkerqua.À Paris, la première Loge fut ouverte en 1725.Puis s'ouvrirent les Loges de Bordeaux eu 1782, de Valenciennes en 1783, du Havre en 1739, etc, Au début de l\u2019établissement des Loges, le nom bre des officiers francs-maçons ne fut pas très élevé.Ily eut, cependant, parmi les premiers initiés de la nouvelle secte trois illustres hommes d'épée appartenant à de célèbres et grandes familles ; le maréchal d'Estrées, le duc de Richelieu et le général Maurice de Saxe.Les premières Loges maçonniques avaient été établies par des Anglais dane les ville sol il» Avaieut de fréquentes relations avec nous : à Lun kerque, à Bordeaux, au Havre, etc, Ces Loges restèrent tout d'abord sous la dépen dance dela Grande Loge d'Angleterre.Ce ne ful qu\u2019au bout de quelques années que les Loges fran: Çuises purent avoir en France un conseil d'admi- vistration et qu'une première Loge centrale régu lièrement établie à Paris put prendre ls nom de Grande Loge anglaise de France.I\\ est même à noter que les deux premiers Grands Maîtres de lu Franc-Maçunnerie française furent de nationalit« anglaise ; d'abord, en 1780, lord Darwent-Waters, qui, dit-on, -introduisit la Franc-Maçonnerie en France avec le chevalier Muskelyne, M.d\u2019Hégmettiz et cing ou six autres anglais de distinction; puis, après lord Darwent-Waters, un autre anglais : lord d'Harnouester.Nos lecteurs voudront bien faire attention que lord Darwent-Waters, ce premier Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie française, est le descendant de Jacques, comte de Darwent-Waters, qui prit \u2018ine part active en Angleterre à l'insurrection jacobite de [715 et qui fut décapité à Tawerhill le 6 mars 1716, sous le règne de Georges ler.On peut, en, effet, ss rendre compte pur ce fait du mode accidentel de l'introduction de la Frane Maçonnerie en France.Terrible fléau, qui, nun moins que la guerre de Cent Ans, au XIVe et au XVe siècle, devait faire fondre sur notre pays des calamités sans nom ! Après lord Darwent-Waters et lord d'Harnouester, lu Grande Loge anglaise de France eut pour Grand-Maître.en 1788, un petit-fils du marquis de Montespan et de Mme de Montespun, Louis de Pardaillan de Gondrin, duc d\u2019Antin.d\u2019abord connu sous le noin de duc d\u2019Epernon «t qui occupe lu fonction de Graud-Maître jusqu'à ea mort (9 décembre 1743) ; il était maréchal de camp.Le duc d\u2019Antin avait eu pour concurrent dans la brigue de la Grande-Maitrise Louis-Françoisde Bourbun, prince de Cunti, duc de Mercœur, comte de ia Marche._Lesuccesseur du duc d'Antin, comme Grand Maître de la Grande Loge angliise de France fut, en 1743, Louis de Bourbun-Condé, comte de Clermout, prince du sang.À côté des ateliers, émanés de la Grande Loge d'anglelerre, puis de la Grande Loge anglaise de France, on voit bientôt apparaître dans notre pays un nouvel Ordre du Temple.\u201c Olavel, l'historien autorisé de :a secte maçonni- Que, prétend que la reconstitution de est Ordre deit être attribuée au Régent, Philippe d'Orlédus, Oo qui est certain, duns tous les cas, c'est que le nouvel Ordre du Temple eut d'abord pour Grand- Mattre Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, flle légitimé de la marquise de Montespan, qui; comme on le suit, fut entraîné par Anne de Bour- bon-Oondé.dans la conspiration de Cellatmare contre le Régent.Le duc du Maine avait été ar- rêôté comme conspirateur et traitre au pays, le 20 décembre 1718, fut enfermé au chateau de Doullens pendant une année.Après quoi, il recouvra une partie de ses honneurs, en attendant que l'Ordre du Temple le plaçât à la Grande-Maîtrise, Après le duc du Maine, c'est le comte de Clermont, prince du sang, qui devient Grand-Maître : puis c\u2019est le prince de Condé, et enfin, le duc de Cussé-Bri sac qui était encore Grand-Maître de I'Ordare du I'emple au moment de la Révolution.On peut alléguerassurdment que tous ces Grands Maîtres, même le complice du prince de Cellamare, ambassadeur d'Espagne, le duc du Maine qui entraîna à sa suite quelques seigneurs Brétons dont la pieuse et courageuse mort reste l'une des plus nobles et l\u2019une des plus émouvantes leçons de l'Histoire, \u2014étaient tous étrangers aux secrets criminels de l'Ordre du Temple ! Oui ; il n'est vien peut être de plus vraisemblable.Ils avaient été choisis à cause de leur nom, de leur rang, de leur position sociale, de leur illustration, et on ne comptait pas sur un concours actif de leur part.Soit ! Mais encore,quelfivenglement,quelle sottise, quelle imprévoyance de prêter ainsi son nom à des inystères que l\u2019on ne peut pénétrer ! ! Le chevalier de Ramsay, pour servir l'héritier légitime des Stuarts, le malheureux Oharles Edouard, s'employa avec une grande activité à reconstituer l'Ordre du Temple ; il n\u2019y réussit pas.Ii poursuivait parallèlement le même but que lord Darwent-Waters ; il suivait les mêmes voies d'intrigues.C'est le chevalier de Ramsay qui doit être considéré comme le patriarche de l'Ecossisme, comme l'auteur du Rite Ecossais.Ce rite ne fut pas tout d\u2019abord accepté par la Loge Mère de Londres, mais il se propager rapidement en France sous le nom de Magonnerie de le Stricte Ob ervance, Quant au Grand-Orient de France, il s'est constitué en 1772.Ses statuts arrétés & cette date ont été revisés pour la première fois en 1709, puis en 1854 et enfin en 1877, pour aboutir cette fois audacieusement i une déclaration d'athéisme.O'est à partir de la constitution duGrand-Orient le France que les loges se sont multipliées.Sans nous attarder ici dans de longs développements.qui seraient en dehors des proportions déjà trop étendues de notre cadre, nous devons dire que le prince Louis-Philippe d\u2019Orléans, duc de Chartres, avait, le ler Mai 1772, remis son acceptation par écrit d'être initié aux mystères maçonniques entre Jes mains d\u2019Anpe Charles Sigismond de Montmurency-Luxembourg, duc de Luxembourg et de Chatillon-sur-Loire, pair et premier baron chrétien de France, brigadier des armées du Roi.On a remarqué la date soulignée plus haut ler mai 1772.Comment le premier baron chrétien de France, un Montmorency, pouvait-il ignorer que, de nombreuses années déjà écoulées, à la date du 4 mai 1738, le pape Clément XIT avait su- lennellement condamné les francs-maçone, que plus récemment le 15 avril 1751 le pape Benoît XIV avait, et confirmant la constitution de son prédécesseur, condamné lui aussi, les membres de cette secte ?Tout n\u2019était plus, hélas! en France, que confusion et ténèbres, et le parole du Chef de l'Eglise v'arrivait même plus au premier baron chrétien de France.* Nous ordonuons absolument.à tous et à \u2018* chacun des fidèles de Jésus-Christ.de se tenir ** tout-à-fuit étrangers à ces suciétés, assemblées, \u2018* réunions, agréæations ou conventicules, \u2018et cela * sous peine d\u2019excommunication,\u201d qu\u2019encourront ** tous les contrevenabts à la défense qui vient ** d'être portée\u2026\u2026\u201d (Constitution In 1 Pape Clément XII en date du do jour das ud a de mai 1738).Le vent de la frivolité et de la folie emportait loin de la terre de France ces solennels Avertissements, ces graves paroles | Que disco?En dépit de ces documents de la Oour de Rom que j'appellerai terribles, puisqu'ils ont eu pour eux ln cousécration de tragédies historiques deri tes avec des larmes et avec du sang, n\u2019y u-t-il pas aujourd\u2019uui même, en France, et môme uu Canada une foule de chrétiens qui,avec une légèreté primesautière, plus inexcusable encore Qu\u2019étrange disent et répètent que lu Franc-Maçonnerie du XVIII siècle fut inoffensive et que c'est de nog jours seulement que la Franc-Maçounerie est devenue criminelle ?Les Papes, aussi bien que l\u2019Histoire, inflrment et cassent ces jugements sang consistance, sans portée, et disons-le bien haut sans vérité! Eh! sans doute le premier baron chrétien de France, brigadier des armées du roi, a pu être un nalf.mais consciemusent où non, il travaillait à préparer l\u2019œuvre de ceux qui bientôt allaient se montrer audacieusement criminels | \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Notre Instruction Publique N 0.-J.Magnan a publié dans l\u2019Enscignement Primaire de février une remarquable etude sur I'\u201cInstruction Publique,\u201d que nous voudrions voir mise en brochure et répandue à profusion dans tous les foyers canadiens.C'est une éloquente réfutation des erreurs et des sophismes des dégoisés de ln clique Langlois-Martiveau sur notre tystè- me d'instruction publique.L'espace nous manque aujourd\u2019hui pour publier cette étude.Nous y reviendrons d\u2019ailleurs.Cependant un petit passage nous tente tout particulièrement : ** Si l\u2019école confessionnelle, chez nous, ne ren.plissait pas, dans une mesure raisonnable, le but pour lequel elle fut créée en 1846, est-ce qu'à près de soixante ans de distance,notre vnillante petite nation canadienne-française occuperuit le poste d'honneur que lui assigue les statistiques officiel: les dans la Confédération ?\u201d En effet, en 1891, dans la province de Québec, 40.98 0)0,, sur chaque groupe de 100 personnes de 5 Ans et plus, ne savaient ni lire ni écrire.En 1001, ce pourcentage est tombé à 29.02 ; ce qui représente près de 11 00 de gain.Durant la même décade Ontario n\u2019a gagné que 23.35 0,0 (voir Statistical Fear Book, Canada, 1903, page 65U.) Les écoles de Québec obtiennent donc de meil leurs résultats que les écoles d'Ontario.Qu'avez-vous à répondre, MM.les membres de la ligue de l'Enseignement ?Muis nous ajouterons avec M.Magnan : \u2018Est-ce à dire qu'il n\u2019y a plus rien À améliorer, à perfectionner, même à créer, dans ce domaine ?\u201c Non, certes, Et ceux qui s'opposent au boule versement pédagogique, chez nous, ne s'opposent Pas au progrès, bien entendu vers lequel tous les Vrais patriotes doivent tendre.\u201cOn peut et doit s'opposer À l'empiètement de l'Etat sur les droits de la Famille, de la Municipalité et de l'Eglise en matière d\u2019education, mais de là à nier les défauts, les inperfections et les lacunes de notre système d'éducation primaire, il ya loin.\u201d En terminant son étude, M.Magnan fait les suggestions suivantes : \u201cI.Les mesures suggérées au gouvernement par les deux comités du Conseil de l'Instruction publique depuis quelques années, mesuresqui n'ont pas encore été mises à exécution fauted\u2019argent,devraient être reconsidérées en vued\u2019une rénlisation prochaine, ; - IL Olisque comité pourrait s'adjoindre une Commission pédagogique comiposée de spécialir 18 FEVRIEB 1905.raient, sous la direction du Surinten \u2018ordre scolaire, dant, les questions oncobour général des écoles IIL Nowe liques de la Province de Québec, rimaires 6e wands par le Comité catholique, le tel querech?1800 et le 28 septembre 1802.per ir une classification judicieuse du per- IV.enseignant.en tenant compte du degré du MD.capacité, du degré de l\u2019école dirigée, du brevet de caP ws consacrées consécutivement à sombre d a de lu note de l'Inspecteur accor- Fons aire pour ses succès professionnels.dons [assc assuvant des privilèges pécuniaires Ohaath\u2019 4 ceux qui en feraient partie.Ce o i wo classification amduerait les institu- oo ot les institutrices à persévérer dans leur prière et les obligerait À des efforts qui ne pour- int que profiter aux écoles.V, Des Ecoles normales, telles que crées à Québec, à Montréal et à Rimouski, devraient être éta- ties dans chaque diocèse, avec l'assentiment de Jérêque et sous sa surveillance immédiate, quant à la partie religieuse et morale.VI, Enattendant l'organisation des écoles uor- males diocésaines, imposer aux aspirantes qui se présentent devant le Bureau central l'obligation de se munir, au préalable, d\u2019un certificat d\u2019aptitu- deà l'enseignement.Oe certificat serait accordé par la supérienre du couvent {ou par l'Institutrice de l'école modèle] où l\u2019aspirante aurait enseigné pendant trois mois, au moins une heure par jour.Cesystème fort simple dans son application et qullement dispendieux.permettrait d'établir une barrière salutaire eutre le Bureau et les aspirantes qui n'ont aucune aptitude pour l'enseignernent.Vil.La subvention scolaire votée chaque an- nés par la LégislaLure en faveur des municipalités devrait être presque doublée.Dans son rapport pour l'année 1903, le Surintendant dit ce qui suit: \u201cLa population de ln Province de Québec aug- mentaut avec les années et in subvention aux écoles publiques restant la même, la proportion bais* we nécessairement à chaque décade, Ainsi, cette subvention, pour cent Ames, était d'après le recensement de 1881, de $11.87, d\u2019après celui de 1891, de de 810.74, et d'après le dernier, en 1901, de $0.20, liest Adésirer que la Législature avise aux moy- eus d'accroître le plus tôt possible l'allocation an- nuclle aux municipalités, afinfe fortifier davantage l'autorité de mon département auprès de telle des commissions scolaires qui, par parcimo- nieou par une fausse idée de leurs attributions, W'hésitent point àéluder les dispositions de la loi.\u201d \u201cL'augmentation du budget scolaire permettrait au Gouvernement d'imposer aux municipalités solaires l'augmentation du traitement des instituteurs et des institutrices, suivant la classe et le mérite de chacun.Elle fournirait aussi au Sufiutendant l'occasion d'exiger plus des municipalités au chapitre de la construction scolaire, pes qui étudie + ++ \u2018\u201cLaréalisation des suggestions ci-dessus n\u2019impli- Leaucun changement organique dans notre système d'Instruction publique.Les améliorations {ue nous proposons n'obligent nullement de con- der à l'Etat, plus qu'actuellement, les droits et les privilèges de l'Eglise, de la Famille ou de la Municipalité.\u201cNotre programme en est! un de perfectionnement.de parachdvement.Sa mise en pratique deessite de nouvelles dépenses d'argent, de Ja bonne volonté : voilà tout, me \u2014On passe toute sa vie à projeter : il en faudrait Me autre pour exécuter, + E * + à vain un vent favorable pousse le vaieseau, \u2018il tit retenu par des ancres cachées dans la mer; lotre amour propre caché dans\u2019ls coeur are * impressions de la grâce.LA OROIX pu \u2014\u2014 Ga et la Courage sacerdotal :\u2014Des pirates danois péné- trérent un jour dans la demeure de Saint-Elphège, archevêque de Oantorbéry, et le sommèrent de livrer le trésor de l'Eglise et des pauvres.\u2014\u2018'De l'or, disaient-ils, de l'or, évêque, ou nous allons te faire périr\u201d.\u2014 Et l'archevêque de répondre : \u201cJe n\u2019ai à vous offrir que l'or de l'Evangile.\u201d\u2014II eut la tête tranchée.+ * Fais-toi chrétien :\u2014 Pendant la captivité de Saint-Louis, roi de France un chet barbare vint le trouver et lui dit : \u201cFais-moi chevalier ou tu vais mourir.\u201d \u2014 L'illustre prisonnier lui répondit : \u201c\u2018Fais-toi chrétien, et je te ferai chevalier.\u201d é Dieu seul est grand :\u2014Un jour, Tamerlan, prince tartare, raillait Bajazet.son prisonnier.Comme legrec lui demandait de ne pas l\u2019insulter, le tartare répondit : \u201cA Dieu ne plaise que j'insulte à ton malheur ; mais en te regardant, j'ai pensé que Dieu doit faire bien peu de cas des empires de ce monde, puisqu'il les donne à un paralytique comme toi, et à un boîteux comme moi.\u201d * + Un philosophe habile :\u2014Un philosophe athénien se vanta, un jour, qu'ilse faisait fort de dire à chacun sa pensée et son désir le plus intime.\u2014 Une foule immense se rassembla : \u201cQuand vous vendez, leur dit le philosophe, votre pensée est de vendre le plus cher possible ; quand vous achetez votre pensée est de payer le moins cher possible.Et les Athéniens d'applaudir ! 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LA CROIX Jp 18 FEVRIER 1905, A plus forte raison doit-il en être de même en Russie, où la culture moyenne de la nation est infiniment moins développée qu\u2019en France.Il serait donc parfaitement déraisonnable de croire que le mouvement qui se produit actuellement en Russie soit un mouvement vraiment national, et que les Zemstvos qui réclament des réformes soient appuyés par centtrente millions de Russes enthousiastes, prêts à marcher aux cris de: \u201cVive la Liberté !.La vérité est que cette révolution\u2014si révolution il y a\u2014est préparée par quelques centuines de mécontents et d'ambitieux, plus ou moins affiliés aux sectes et soutenus par l\u2019étranger, et qu\u2019elle trouve son principal point d\u2019appui parmi les Juifs d'abord, et ensuite dans les milieux cultivés, chez les professeurs, les médeeins, les ingénieurs, les étu- diantsen un mot, dans le monde,des \u2018\u2018intellectuels\u201d, Quand au paysan russe, au bon moujik, qui forme la base de la population, il ne se passionne pas le moins du monde pour les réformes soi-disant libérales que préconisent les Zemstvos, pour l\u2019excellente raison qu\u2019il ne sait même pas ce que c\u2019est que le libéralisme.Si on lui dernandait, au moujik ce qu\u2019il préfère, des réformes des Zemstvos, ou d'une paire de bottes, il n\u2019hésiterait pas une seconde : il opterait pour les bottes.Le moujik, entre nous, aurait joliment raison, car une paire de botte est d'une utilité incontestable et immédiate, tandis que les révolutions exécutées par la naïveté des peuples, pour le compte de quelques roublards n'ont jamais été qu\u2019un déplacement, et la plupart du temps, une aggravation d\u2019abus.Ce qu'il y a de réel, derrière l'agitation confuse qui se produit actuellement chez nos alliés, c est le malaise d\u2019un peuple qui étouffe sous la tyrannie d'une administration compliquée, tracassière et vénale.Ce dont le peuple russe a busoin, ce n'est point d\u2019une révolution politique, mais d\u2019une réforme bureaucratique, sérieuse et profonde.En France, après trente ans de République, nous sommes logés à la même enseigne et bien loin de songer à faire une révolution, nous supportons avec une patience inlassable toutes les vexations, toutes les perséoutions et toutes les avanies.Il est malheureusement à craindre pour le peuple russe qu'on ne le consulte pas sur ces désirs et qu\u2019on l'entraîne à une révolution dont il n\u2019a que faire, au lieu de lui donner les réformes dont il a besoin\u201d.The de Boeuf Bourbonniere, .nien usage au Collègo Ste.Marie.MONTREAL.A.David Éntrepreneur Clectricien 169a RUE SANGUINET, MONTREAL BELL TELEPHONE : Est 2940 MARCH.169 < Cleches, Lumières, Téléphones.A \u2014\u2014\u2014\u2014 i \u2014 20 are acres d'excellentes terres blé 20° ACRE UN Pays ABONDANT Ry GELLENTR BON BOIS\u201d ASO Mi TEENY Seulement dun des plus beaux ports de merde l'Amérique un PAYS Poux LES INDUSTRIES DE TOUTES SORTES Cn Repu bE Pouvoirs D'EAU A ok gy | «BEAU (LIMAT c QUMUNICATIONS FACILES | i POUR RENSEIGNEMENTS| S'AORESSER RENE DUPONT, ct le guide des colon dulac Sean CHEM DE PEN OS QUELLE ET OU LAC ST.JEAN.Rue 8l.André, QUEBEC, CANADA, PUN) CC C00-C-VO-20000-206>
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