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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 9 décembre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1905-12-09, Collections de BAnQ.

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[" 8 LA \u201cCROIX\u201d Paraît le Samedi goserH BÉGIN Dirceteur-Propriétaire ABONNERENTS (Payables d'avance) @ANADA ET ETATS-UNIS 1 an, $2; 6 mois, 81 EN VILLE (Par ln Poste) Jan, $2; 6 mois, $1 ETRANGER (Union postale) 1 an, 2.25; 6 mois, 1.25 Journal ws Le Samedi, 9 Décembre 1905\u2014Vel.III, No 40 01x RUE BAINT-JACQUES, MONTREAL.Belle de Poste 2175 Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle.LÉON XIII.UN GRAVE PERIL Ce nc sont pas seulement les périls extérieurs, les atteintes portées à son indépendance ot au légitime exercice de son autorité qui menacent aujourd'hui l'Eglise.Elle court aussi des dangers intérieurs d'un autre ordre qui tendent à altérer, chez bon nombre de ses enfants, In précieuse intégrité de la foi.C\u2019est bien le cas de dire : \u2018\u2018 foras pug- pae, intus timores.\u201d\u201d Sous prêtexte qu'il faut faire uno part aux aspirations du siècle, aux progrès de la science, aux exigences do l'esprit moderne, certains apologistes, mal inspirés, présentent à leurs auditeurs et à leurs lecteurs un catholicisme trop accommodant pour n'être pas accommodé.Leur pensée est, disent-ils, de réconcilier la religion avec la civilisation.Pour mieux y réussir ils s'efforcent de détacher la morale chrétienne de l\u2019enscigne- ment dogmatique et précis qui en est la source.ll en est même qui arrivent à s demander ce qu'est un dogme et s\u2019il faut y voir autre chose qu\u2019un symbole, une allégorie.À l\u2019houre actuelle, pen- sent-ils encore, le christianisme doit progressivement sc dégager de ces formes et de ces formules, laisser à l'interprétation tadividuelle le soin de les apprécier à sa guise ct borner son ambition À demeurer la plus haute école de morale qu\u2019ait jamais vue le monde.Le vieux bon sens chrétien discerne sans peine l'erreur de cette doctrine qui a do visibles affinités avec le protestantisme et avec le rationalisme.Une fois sur cette pente, on descend facilement de l'Evangile selon St-Marc, St-Mathieu,St Luc et St-Jean, à l'Evangile selon Repan et sclon Surah Bernhardt.Et,après cette chute, que reste-t-il encore de la véritable doctrine chrétienne et des conclusions qui doivent en découler pour la nourriture de l'âme et pour le règlement de la vie ?.Pour employer une comparaison évangélique, les branches détachées de la vigne peuvent-elles encore porter des fruits ?Et quelle autorité ut-il encore possible d'accorder à une l loi sans législateur et sans sanction?\u2026 1 n\u2019en demeure pas moins vrai, cependant, que, grâce à l'insuffisance de l\u2019en- æignement religieux et, il | faut bien le dire, à l'affaiblissement général do la raison publique, le pscudo-rationalisme dont nous venons de parler, s'infiltre de plus en plus dans un certain nombre d'esprits.Une des erreurs les plus corrosives et les plus perfides de notre temps, c\u2019est co que l\u2019on pourrait appeler \u2018\u2018l\u2019hérésie de Ik peu près.\u2019 Après-avoir fait un choix arbitraire dans les vérités, divinement Proposées à notre croyance, colle finit par aboutir, de triage en triage, à à peu pris.rien du tout.D6/à Pie IX, de grande et sainte mé- Noire, avait signalé ce redoutable écueil; après lui, Léon XIII avait magistrale Ment proclamé la nécessité de fortifier les bases de l'enscignemont religieux et de l'apologétique.De toutes parts, 1'6- Piscopat avait fait 6cho à ces solennels tYertissements du Saint-Siége.On nous fera remarquer, peut-être, que dans notre fiddle ot religicux Oanada, si obtissant aux enseignements ot aux di- Tections de Rome, rien n'autorise à pré- Yoir d'aussi désolantes défaillances.Volontiers nous en convenons, et nous 2 rendons grice, apras Dieu, à la vigilance de nos évêques, à l'excellent es- Prit de notre clergé, à la méthode sûre *t au zèle Gclairé qui président à la diffusion régulière et\u2019 permanente de l\u2019en- #lgnement religieux.Mais, 1 ne faut Ps oublier, cependant, qu\u2019à notre période commopolitisme et de publicité ra- Pide et intonso, peu d'erreurs conservent là caractère spécial, local .ou régional ; Presque toutes deviennent internationales et, comme les édidémies, traversent As0eE facilement la ligne géographique des frontières ou l\u2019espace des mers.\u201cR08 tous les cas, mieux vaut prévenir M'avoir à guérir.Appliquons nous Rome vient de nommer évêque de Saint - Hyacinthe Mgr Alexis - Xyste Bernara.Oet événement était attendu depuis plusieurs semaines.Et les fidèles du diooëse de Saint-Hyacinthe en particulier ne doutaient pas que, malgré la résistance et le refus qu'opposait le titulaire, leur très pieux, très dévoué et surtout très humble vicaire-générab ne devint leur évêque.S.G.Mgr Bernard naquit à St-Mathieu de Belœil, le 29 décembre 1847, du mariage de Théodule Bernard avec feu Héloine Préfontaine.Il est l'aîné d\u2019une famille de treize enfants dont trois sont prêtres: Monseigneur, M.le chanoine J.-0.Bernard, ouré de Sorel, et M.Ad- hémar-Prosper Bernard, P.S.S., du collège Saint-Charles, près Baltimore, Maryiand.Il fit nes premières études chez les Evêque de Saint-Hyacinthe Clercs Saint-Viateurs, à Belœil, son cours classique au Collège de Montréal et sa théologie au Grand Séminaire de oette mime ville, ot le ler octobre 1871, ib était ordonné prêtre.Il fut d'abord envoyé à Saint-Denis sur Richelieu comme vicaire.En 1872, la direction du collège de Sorel luilfut confiée et, en 1876, Mge Moreau l'appela à l\u2019évôché de Ssint-Hyacinthe.Le 26 juillet 1877 il était fait chanoine titulaire de la cathédrale.Investi de l'office d\u2019archidiaore, le 23 ssptembre de la mame année, i} remplit les fonctions d\u2019assistant-secré- taire puis de secrétaire auprès de Mgr Moreau et finalement celle de chancelier.Depuis nombre d'années il est l'âme dirigeante et administrative du diocèse.Eufa, par un bref apostolique de Léon XIII, en date du 24 mai 1901, Mgr Bernard était élové à la dignité de Protonotaire Apostolique ad instar par- MGR ALEXIS-XYSTE BERNARD A \u2014 rR = 05% esl, Sans eu ticipantium.Mais ce ne fut que le 8 mai 1905 que ce bref fut promulgué aux fidèles de Saint-Hyacinthe pas une lettre pastorale de Mgr Decelles à ses collaborateurs.\u201cVous vous réjouirez comme moi, disait Mgr Decelles, des distinctions qui ont poursuivi ce vénérable ecclésiastique dont toutes les paroisses et toutes les institutions du diocèse ont tour à tour mis à profit les grandes lumières et l'inlassable dévouement.De tels services devaient être signalés aux faveurs souveraines de l'Eglise.Les honneurs plus grands qu'il nous sera très doux de rendre au digne prélat, ne seront que l'hommage dû à son mérite.Tls seront aussi une excellente forme de notre reconmaissance envers l'Eglise, qui a comblé nos vœux à tous en discernant ce mérite et en le couronnant.\u201d Hommage et règne long et heureux au vénérable Evôque de Saint-Hyacin- the ! donc à protôger, avec plus de sollicitude quo jamais, le trésor précieux que nous avons à garder et, pour mieux y réussir, ne négligeons rien pour étendre, pour perfectionner 1'enseignement religieux, pour lui donner toute l\u2019efficacité possible et pour on assurer la durable, la permanente influence, À tous les Ages ot dans toutes les conditions.Et quand nous parlons ici d\u2019enseignement religieux, nous n\u2019entendons pas faire allusion aux hautes spéculations, aux dissertations, aux controverses de l'apologétique et de la théologio.Non ! nous demandons tout simplement, même à ceux qui se croient les plus éclairés et les plus instruits, d\u2019avoir le bon sens et l'humilité d'en revenir au catéchieïe.Bien que répandu À des milliers d\u2019exem- plaires, ce modeste petit livre est un de ceux qui nous manquent le plus, On n'aime véritablement et on ne défend avec succès que ce qu\u2019on sait bien.Sachons donc notre catéchisine et ensei- gnons-le parm ceux qui dépendent de nous, dans sa lettre et dans son esprit ! Voulez-vous exactement vous rendre compte du role de cet humble manuel dans l\u2019économie générale de ln vie chrétienne ?Voyez ce qu'en pensent les ennemis de la religion ! Partout où ils sont les maîtres, leur premier soin ost de déclarer la guerre au catéchisme, de le décrier, de le proscrire, afin d\u2019empé- cher ainsi la foi de se transmettre et de s'implanter parmi les jeunes génôra- tions.Que cette attitude de nos adver- rer sur nos propres devoirs ! Ce qu'ils combattent avec une si aveugle rage, ne dovons-nous pas le défendre à tout prix si nous voulons conserver nous-mêmes et transmettre un jour, 4 ceux qui viendront après nous, avec le meilleur do notre sang, le plus précieux des trésors, une foi correcte, sûre d'elle-même et ca- pablo de se défendre à travers toutes les attaques et tous les périls à La loi de Séparation des Eglises et de Etat a été votéé le 6 du mois courans par le Sénat français.181 sénatouss saires ait au moins le don de nous éclai- ent voté pour, et 102 contre.Afin de faciliter le propagande de la Crorx nous avons établi des conditions epéciales.D'hui au ler janvier prochuin, nous accepterons, à une piastre ($1.00), pour la première année, tous lesabonnements nouveaux qu'on nous enverra.Téléphone : Bell 2281 Est Le départ de Sarah Que nos lecteurs lisent d'abord l'entrevue que cestains journalistes de Québec dont M.Ulrio Barthe, rédacteur au Soleil, était du nombse, ont eu avec Sarah Bernhardt au Château Frontenac, le 4 décembre courant : \u201c C'est d'un pas nerveux et d'une démarche affectée, rapporte l\u2019un de ces Journalistes dans l'Ævénement, que Mme Sarah entra dans l'appartement où l\u2019attendaient les journalistes.L'impression fut plutôt défavorable et la suite fera voir que malgré l'opinion que Mme Sarah entretient sur les Canadiens, cette impression était juste.\u201c Les présentations faites, Mme Sarah gagna la fenêtre d'où elle exprima ses opinions sur le payset ses habitants, \u2014 Québec, ah! oui, c\u2019est une belle ville, très belle et le Canada aussi, est un beau pays.J'y suis venue il y a quinze ans.non, neuf ans.ou plutôt.En 1891 interposa son gérant M.Meyer.\u2014Je n\u2019ai pas la mémoire des dates, reprit Mme Bernhardt.Qu'importe.J'aime le Canada, c'est le plus beau pays que j'ai jamais vu.\u201c* L'actrice s'échauffait, elle gesticulait déjà beaucoup et elle continua encore plus excitée : \u2014- Mais je ne comprends rien à votre population.Vous avez des Canadiens anglais, des Canadiensirlandais, des Canadiens français, des Canadiens iroquois ! mais voulez-vous me dire pourquoi vous vous appelez des Canadiens français ! Des Français, vous autres! Mais pourquoi ?Vous avez à peine une goutte de sang Assageie dans ee veines.\u201cTer, M.Barthe vonlut risquer une observation, mais la comédienne ne lui en donna pas le temps.Elie parlait avec une volubilité et une passion débordantes.\u2014 Vous avez un beau pays, mais c\u2019est tout.Depuis vingt-cinq ans l'agriculture peut-être a prospéré, wais le reste ?Vous n\u2019avez pas de peintres, vous n'avez pas de littérateurs, vous n'avez pas desculteurs, vous n'avez pas de poètes.Fréchette peut-être et un autre jeune.Mais sacristi, vous n'avez pas d'hommes, vous n\u2019avez pas d'hommes! \u2014 Bien, madame, nous avons Sir Wilfrid Laurier, interrompit M.Barthe, que l'Angleterre ot même la France ont acclamé, \u2014 Laurier?Laurier.De fait, j'en ai entendu parler un peu hier, par quelqu'un qui était ici.\u2014 Avez-vous une idée, au moins?\u2014II est difficile de juger un pays avec sos nerfs, voulut faire remarquer M.Barthe, mais l'hystérique comédienne n\u2019entendit point.Elle parlait toujours.\u2014 C\u2019est à vous, les journalistes, et à la jeunesse étudiante, à préparer l'avenir ot à former le goût et les mœurs d'un pays.Mais les étudiants! On vient pour les instruire, et ils injurient les professeure.C'est à Montréal qu\u2019on a vu un conférencier venu pour parler de scienee et de religion poursuivi par les étudiants! Ah! mais, comment en- tendez-vous doncle progrès.Vous aves progressé depuis vingt-cinq ans, mais.en arrière.Et pour exprimes cette opinion la comédienne fit un geste où elle mit tout son mépris \u2014 Avez-vous lu l\u2019article de VE nement, demanda quelqu'un à un moment où l'actrice paraissait se calmer ?\u2014 L'Evénement, oh! non, mais j'ai vo par lo Soleil ce qu\u2019il faut penser de ce journal.\u2014 Cet article peut s'expliquer par le désir de ce journal de plaire à l\u2019autorité religieusé, dit un des visiteurs.\u2014 Ah ! oui, je comprends, vous êtes ici, cous le joug du clergé | \u2014 Mais le elergé a fait beaucoup pour les Canadiens-français ebserve wn autre, \u2014 Je suppose, reprit narquoisement la comédienne.Vous lui devez ce pre- grès, en arrière qui vous fait ressembler à le Turquie.\u2018Muse Sarah ayant enfin passé sa crise, les journalistes se retirèrent emportent de leur visite uns opinion bien mette et bièm unanime que chacun devine.A OE NAT i Spades SEH.- Je oa Du \u2018 t* CROIX - _ _ _ \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014_\u2014 _\u2014_\u2014_\u2014_ _\u2014 _\u2014 _m\u2014 x \u2014_\u2014mm\u2014 \"\u201d\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014m\"\u2014\u2014\u2014m re Cette femme qui se traîne sun les tré- teauxde tousles pays,après avoir encaissé trente mille dollars, produit des outrages qu\u2019elle a lancés contre l\u2019Eglise, à Montréal ot à Québeo, à la veille de quibter le Canada, détend ses nerfs, ouvre son cour et nous jette I'injure à la face.Il faut dire qu\u2019elle n'a atteint que ceux qui l'ont adulée: Fréchette qui avait pris la peine de s'atieler au char de Sarah, en 1891, qui s'était alaissé Jusqu'à faire le cheval, pour plaire à la divine Sarah, est.il assez eouffleté ?\u2018Vous n'avez pas de poètes.Fréchette \u201cpeut-être.\u201d Oh! que ce peui-éire dans la bouche de Sarah doit avoir eu quelque chose de dur et d'imgrat lorsqu\u2019il est venu au cœur de Leuis.Sarah qu'il chérissait tant, Sarah pour qui il avait jeté sa dignité dans la boue, elle doute qu\u2019il eoit poète ! oh ! la cruelle! Dans tous les cas, à M.Fréchette dans la peine, nous offrons nos plus sincères condoléances ! Le lendemain soir, un groupe de ci: toyens de Québec, au départ de la comédienne pour Ottawa ont protesté contre ses insultes de la veille, en la sifflant et on laicriant: à bas la juive ! Ls Canada et la Patrie, relatant cet incident, en l'aggravant, excusent Sarah Barnhardt, la lavent des injures qu\u2019elle nous adresse, 6ù couvrent de reproches le patriotisme indigné et vengeur des Québecois.La Presse laisse passer l'ors- @s.Le Soleit dont l\u2019un des rédaoteurs était à l'entrevue en question attribue la \u201csortie dé l'actrice contre les Canadiens français.à sa nervosité bien connue.\u201d Que voulez-vons queces feuilles disent?Hier, elles brülaient à pleines mains l\u2019encens à Sarah.Leurs représen- tauts s'étaient vilement abaissés devant elle pour lui faire leurs hommages.Pouvaient-ils revenir si vite à des senti- meats plus dévents ou plus dignes ! ° .Cette \u2018sortie de Sarah Bernhards contre les Canadiens français\u201d restera, nous l'espérons, longtemps gravée dans là mémoire de nos compatriotes.Elle leur fera du bien.En attendant, disons avec un poète improvisé : \u201cVa-t'en juive ineolente, au sourire cynique : Tou qui went de jeter l'injure à notre sang ?Va-t'en montrer plus loin ton front neurasthénique Su.qui ln vieillesse descend.Va-t'en bien loin et puis do provinceen province, Pars Ace ta névrose, ot compte en tos chemin L'argent qu'on aurait dû te tendre avcc la pince Et non avoc In main, Æt quand, afllours, vers tol les foulos accouruos \u2018 \\dmireront ton verbe et pleureront d'émoi Ici nous passerons le balai sur Jos rues, Pour qu'il ne reste rien de toi !\u201d J.B.Mouvelles de Rome Depuis quelques semainesle Saint-Pére recoit de France de filiales et touchantes lettres collectives des prétres de plusieurs doyennés, désireux, au moment où la persécution religieuse s'accentue et où l'avenir de l\u2019Eglise de France est si sombre, de protester de leur dévouement au Père commun et de leur inébranlable attachement à la Chaire de Pierre.Ces adresses consolent beaucoup Pie X ob le réconfortent au milieu des augoisses del'heure présente.Ce mouvement, cette sorte de plébiscite de l'admirable clergé des campagnes ot des villes de la nation très cheétienne si éprouvée, ne peut manquer de s'étendre et de devenir général.Le, Pape fait répondre à chaque adresse par son secrétaire d'Etat.;Il est heureux d'encourager les curés français, de les exhorter à la prière, à un redoublement de zèle au temps de la tribulation, afin d'obtenir que les maux qui aifligent la pauvre France prennent fin et qu'un renouvellement salutaire de la piété et des vertus chrétiennes soit le résultat de cette persécution, que Dieu a permise dans des vues de miséricorde.- e Le Daily Mail, dans son édition pari- cienne, publie la dépôche suivante : A J'apprends de source autorisée que l'empereur allemand se rendre dans les Caux italiennes vers la An de février 1906.H 6 fait annoncer aux autorités du Vatican qu'il rendre visite au Pape et qu\u2019il examiners avec lui la question de la pre- des catholiques en Extréme- Le roi d'Italie aurait accepté une invi- tätion de l'emperour d'ascistee aux fêtes 48 606 auiniversaire de naissance, qui se- Font données à Berlin, le 25 jan we Une autre lettre de Mer Bruchési contre les théâtres La lettre suivante de S.G.Mgr Bruchési, lue au prone, dimanche, dans toutes les églises de Montréal, venant après celle que nous avons publiée dans notre desnier numéro, du même prelat, n'a pas besoin d'être commentée.A sa seule lecture, nos leateurs en saisiront bien l'importance et 'oppourtunité : Archevéché de Montréal, le 2 décembre 1905.PAUL BRUCHESI, par la grâce de Dieu et du Siège apostolique, archevêque de Montréal.Nos très chers frères, En élevant la voix, dimanche dernier, contre les mauvais théâtres, et en vous demandant de ne pas assister aux pièces repréhensibles qui allaient être jouées au cours de la semaine, nous n\u2019avons fait que remplir un devoir de conscience im- posh à notre charge de premier pasteur.Quoi qu\u2019on cn puisse dire, nous savons que nous avous été écouté.Deaucoup de citoyens et des plus distingués, ont mé me fait pour se rendre à nos désirs, le sacrifice des billets qu\u2019ils s\u2019étaient procurés déjà.Ils ont donné là un bel exemple dont nous sommes heureux de les féliciter publiquement.Malheureusement, un grand nombre d'autres n'ont tenu aucun compte de notre parole, et sont allés entendre des dramves dans lesquels l'Eglise est insultée et la morale chrétienne foulée aux pieds.Nous avouons qu'une telle conduite nous surprend autant qu'elle nous afilige.On a donné comme excuse que l'avertissement pastoral était venu trop tard \u2018Triste excuse en vérité ! Quand l'avertissement a Été donné, les pièces étaient bien à l\u2019affiche, les billets pouvaient être achetés peut-être, mais le théâtre n\u2019était pas ouvert.Si vous appreniez, nos très chers frères, que ce qui vous a été vendu pour un remède excellent n\u2019est qu'un poison mortel, le prendriez-vous quand même parce Que vous paye ?On a dit encore : ces pièces sont interprétées par une artiste au talent incomparables.Mais cela les rendait-il moins mauvaises ot moins funestes ! Ah! comme il y a des esprits peu logi- Ques et comme les convictions religieuses sont peu profondes dans certaines âmes ! Nous défions le plus brillant des orateurs ct la plus célèbre des actrices de venir ici, dans notre ville, se moquer de notre histoire ou insulter à l'honneur du nom canadien.Ce ne sont pas des appluaudissements mais des sifflets qu\u2019ils recucilleraient.Le sentiment patriotique aurait été blessé.Rappelez-vous donc, nos très chers frères, l'émoi causé récemment dans notre société mondaine par l'apparition d'un roman assez insignifiant en lui-même mais dans lequel se lisaient des choses peu flatteuses pour notre peuple et pour certaines personnes évidemment visées.On ne s'est guère préoccupé de l'intrigue qui était immorale ; mais que d'articles ont été écrits, que de mécontentements se sont fait jour, pour blâmer ce qui blessait notre fierté nationale ! De même, au théâtre, personne ne permettrait que l\u2019on attaquât notre pays, ou la mémoire de nos grands hommes.Mais dans le cas présent,- c'est simplement l'Eglise qu\u2019on insulte, dont on travestit l\u2019histoire, et dont on méconnaît l'influence bénie à travers les Ages; c\u2019est simplement la morale dont on méprise les saintes lois ; les scènes offertes aux spectateurs ne sont, après tout, que des scènes de passion criminelle, de vengeance, de jalousie, d\u2019adultdre, de meurtre ou de suicide.Faut-il être scrupuleux au point d'en avoir peur et de s\u2019en éloigner ?Le mal cest montré avec la séduction du génie, n'est-ce pas une raison suffisante pour le contempler et pour acclamer l'acteur ou l'actrice qui l'étaient sous nos yeux?Hélas! il ¥ & là, un état d'Ame pénible à constater.Nos très chors frères, jamais, croyez-le nous n\u2019aurions songé à vous détourner de spectacles qui cussent été de nature à vous inspirer des pensées élevées et de nobles sentiments.Mais aujourd'hui, nous invitons tous les hommes sincères qui se sont risqués aux pièces que nous avons signalées, À nous dire,la main sur la conscience, si nous n'ôtions pas dans notre droit, et si nous n'avions pas entièrement raison en vous parlant comme nous l'avons fait ?C'est à des catholiques que nous nous adressons.Eh bien, nous disons : ce n'est pas nous, cost l\u2019auriez .] Dieu _qu'ils ont offonsé ; Peuvent-ils y pensor sans remords ! La jouissance out de courte durée, mais combien ost jhumiliante ia soulllure qu'elle laisse.\u2018dans l'âme ! comme des amis, ct dont nous avons souvent constaté les excellentes dispositions en même temps que les sentiments chrétiens, ont cru pouvoir faire de la ré clame en faveur de pièces que d'autre part ils déclaraient mauvaises et condamnables.Ils ont essayé de concilier ensemble deux choses qui ne se conci- llent jamais, qu\u2019ils nous permettent de leur dire qu\u2019ils nous ont grandement contristé.Mais un journal français du matin a voulu faire davantage, \u20act après avoir publié notre lettre pastorale, s\u2019est permis de donner une longue liste des citoyens remarqués au théâtre ! Des protestations qui nous ont Gté adressées nous ont fait voir que cette liste contenait les noms de familles entières des plus honorables et, dont pas aun membre cependant, n'avait assisté au spectacle.Nous ressentons sans doute, cette injure qu\u2019une feuille protestante d\u2019une autre province n\u2019a pas manqué de relever, Mais l\u2019injure ne s'arrête pas à notre personne; elle atteint l'autorité dont nous souunes revêtu, et nous laissons aux catholiques de In qualifier comme celle mérite de l\u2019âtre.Maintenant, nos très chers frères, lais- sez-nous vous le dire : c\u2019est moins contre quelques pièces de théâtre que contre les mauvnis théâtres en général que nous vous avons mis en garde.Au nom de notre sainte religion, au nom de la jeunesse qui nous est chère, au nom de l\u2018innocence de vos enfants, nous vous supplions d'être fidèles à nos paternels conseils.I] y à au sein de notre ville, personne ne l\u2019ignore, tel théâtre en particulier, où s\u2019est donnée naguère une représentittion des plus obscènes, ct où, bien des fois,se Jouent sans scrupule les drames tes plus pervers.Des plaintes nous sont venues contre lui dans ces derniers temps, de bien des endroits.Que les directeurs de & théâtre se souviennent qu'ici, au Cunada, le code criminel condamne sévèrement de pareilles scènes.Les autorités civiles chargées de protéger les bonnes mœurs ont donc l'obligation grave de veiller et d'agir: nous nous permettons de la leur rappeler.Pour nous, dans le légitime exercice de notre droit et du notre autorité Gpiscopale, nous avertissons aujourd\u2019hui ces directeurs que s\u2019ils continuent dans la voie où ils sont entrés depuis quelque temps, nous aurons recours contre eux aux mesures d'ordre moral plus efficaces encore peut- être que lu sanction des lois de l'Etat.Nous ne reculerons pas devant notre devoir et nous verrons alors où sont ceux qui veulent être les fils soumis de l'Eglise, et ceux qui méprisent ses commandements et sa morale.Puissions-nous n'avoir pas à exercer ce pénible devoir, c\u2019est notre vœu le plus sincère, eL nous demvandons au Seigneur de nous consoler en l\u2019exauçant.PAUL, Arch.de Montréal.Le Socialisme et les Ecoles Nationales des Etats-Unis Par Mgr Staug, év.de Fa River C\u2019est un fait consolant quo, peu de catholiques en Amérique sont entrés dans les rangs des socialistes proprement dits bien que quelques-uns de nos ouvriers catholiques soient, sans s\u2019en douter, imbus À l'égard de l'autorité civile, de la propriété, des droits des individus, do principes ct d'opinions qui supporteraient difficilement l'épreuve do l\u2019orthodoxie.Mais le prêtre, nous le savons, a dans le cœur de nos ouvriers catholiques une place à part qui 1e met à l'abri des calomnies ot des censures des socialistes les plus outrfs.Puissent, ces relations intimes et sacrées exister à jamais entro le peuple et le clergé ! \u2014\u2014 Tl nous faut procurer à nos enfants le don inappréciablo d\u2019uno éducation catholique.Ce ne sont pas les temples somptueux qui agrandissent le royaume de Jésus-Christ.Les êtres humains ont plus de valeur aux yeux de Dicu que la brique ot le mortier.M faut bâtir uno école, qu'importe qu\u2019elle soit pauvro et chôtive en apparence, comparée à l\u2019é&- difice de brique recherchée ou de picrre de taille qui lui fait face de l\u2019autre côté de la rue.Ce modeste réduitprocurera à l'Eglise et à l\u2019Etat plus de bien rôel que toutes ces Écoles somptueuses, d\u2019où l'on a chassé la religion, facteur essentiel de l'éducation.Il faut Je reconnaître, notre système d'écoles nationales est une des rares choses que les socialistes Lransporteront volontiers dans leur paradis chimérique, comme un élément précieux de leur nouveau régimo.Dans nombre de missions des contrées imoles et peu peuplées de l\u2019ouest et_du sud :le _ prêtre sél6 qui \u2014t mes nid .Des journalistes que nous regardons |no réussit pas 4 so procurer des religieuses pour l\u2019enscignement, réunit autour de lui les petits de son troupeau et leur onscigne les rudiments de la science, tout on inoculant dans leurs cœurs les premières leçons de la religion.Sa position est plus glorieuse devant Dieu que celle de ce professeur émérite qui occupe une chaire illuatro dans l'enscignement.\u2014o0 Nos catholiques devraient a.unir, et former des sociétés où l\u2019on exigerait de chaque membre la pratique des devoirs religieux.1ls puiseront au tribunal de la pénitence une paix de l'âme plus grande, ct une satisfaction du cœur plus complète que ne pourralent en procurer tous les projets chimériques du socialisme.La corruption qui régne dans lu vie socinle provient de l\u2019inobservance des dix commandements.La transgression de la loi morale conduit à la décadence de l\u2019industrie.Les.peuples Yui prennent le Décalogue pour régle de con- dujte sont ceux qui ont le domaine de la prospérité et du bien-être.L'observance des préceptes = divins guide sûrement les hommes à travers les périodes d\u2019abattement, et & ceux qui appellent à grands cris une réforme sociale,nous dirons que le moyen le plus efficace de réformer le pays, c'est de travailler d'abord à la réforme de soi-même, en \u2018\u2018 déracinant °\u201d ses inclinations perverses, et en marchant dans le sentier des vertus.\u2014 Yo Soyons, d'une manidre spéciale, les amis cet les protecteurs des pauvres.Nous savons quelle amour Jésus-Christ a eu pour eux, avec quelle sainte affection l'Eglise a toujours pris soin d\u2019eux.les regardant comme ses plus précieuses richesses.Un vrai chrétien ne se borne pas à consoler les pauvres dans leurs misdres ; il leur ouvre son cœur et sa bourse, et leur donne Joyeusement ce qu\u2019il peut, et plus même qu\u2019il ne peut.Aussi, quand vous prêter secours, faites- le avec tant de tact et de délicatesse, que le nécessiteux voit la joie et la satisfaction que ressentent les cœurs chrétiens à donner ; vous doublerez de la sorte votre don et lui imprimerez une double valeur, temporelle et spirituelle.Il ne faut pas 1\u2019oublier, les Ames humaines habitent dans les corps ; impossible de les en tirer pour les traiter comme sielles étaient séparées : c\u2019est au corps et à l'Âme qu'on a affairo.Or, procurer l'assistance corporelle est souvent le moyen de pénêtrer, à travers le mur de chair, jusqu\u2019À l'âme du mé chant, du pécheur.Les faits parlent plus haut que les paroles auprès du pauvre ct du délaissé.Chaque \u2018œuvre de charité établio dans notre pays proclame la vérité de notre religion.Nos nsi- les pour les enfants trouv*s, nos or; hé- linats, nos hôpitaux, nos meisons «de 1é- forme, nos lieum de refuge pour les viejl- lards et les abandonnés, sont des preuves de la charité vraie et sincère qui brûle dans les cœurs de nos évêques, de nos prêtres, de nos religieux et de nos laïques : c\u2019est leur œuvre, poursuivie avec une patience et un renoncement qui ne peut avoir sa source qu\u2019en Dieu.Tant Qu'il y aura des prêtres, des prêtres d& sireux de vouer leur vie à l'assistance du pauvre, du malade et du délaissé, ils garderont leur influence sur les masses ouvrières.Les socialistes pourront s'exclamer : \u2018\u2019 Vos prêtres vivent à l'aise, du fruit de vos Gpargnes ; ils se soucient peu de notre misérable condition : leurs adulations sont pour les riches et les puissants.\u2019 Les catholiques mépriseront cc monstrueux mensonge ; ils se rappelleront avec bonheur leur prê- tro dévoué, leur \u2018\u2018 soggarth aroon \u2019* qui dans sa charité sans borne, s\u2019est tenu à leurs côtés aux jours des plus dûres épreuves, et ils béniront Diou de leur avoir donné un pasteur prêt À sacrifier Ra vie pour ses brebis.MGR STANG, Evêque de Fall River.Radicaux et Socialistes Les radicaux de France sont en train de se faire rouler par les socialistes.Comme il éjait facile do le prévoir, la coalition de I'anticléricalisme bourgeois et de l\u2019antioléricalisme prolétaire, aboutit à la euprématie dece dernier.Les socialistes français entendent que les aucoès électoraux de la concentration soient avant tout des victoires socialistes.Si les radicaux n\u2019entondent pas de cette oreille, on les lâche ou même on les combat aves avantage comme le fait s'est récemment passé à Toulouse.Au récent Congrès secialiste de Toulen on vient en outre de proclamer que la 9 Décem 1204 guerre à la propriété tion eabégorique du collectiviame font ousentiellement partie du Programm électoral.Le Journal des Débats adrette à ce propos aux radicaux de France dea réflexions qui risquent fort de n'être pas entendues, mais que nous publions à titre de renseignements : \u201cLes élections de Toulouse grès de Chalon réussiront-ils Tan les radicaux, sur le métier de dupes auquel ile se condamnent ; Qu'ils considèrent ce qui se passe en Suivse, la République la plus libre à la fois et la plus démocratique qui existe sur la planète.Là les radicaux Ont fini par ge rendre compte du danger que font courir à la paix, à la sécurité, à la prospérité et à l'indépendance Rationales, la lutte de classes, le coblectivisme, l\u2019internationalisme et l'antimilitarisme des socialistes même aveo un système de milices et des Esranties européennes de neutralité en cas de.guerre, et ils ont inarché contre que aux dornières élections.Lea socia- istes y ont perdu le ti effectifs.P ° tert do teun 6 Les radicaux en France, finiront.ily par imiter, avant qu'il ne soit trop tard les radicaux suisses, se rendront-ile compte que si les socialistes ont place dans le Parlement à titre de parti d'o position et de critique, il importe de les exclure de toute participation au pouvoir, de toute action dans jes Conseils du gouvernement ; les radicaux, enfin seront-ils assee sourds et assez aveyple 1 pour ne pat entendre et pour na sn voir ce que les socialistes leur crient dans les oreilles, et que les plus exaltés leur crachent à la face, à savoir : que le socialisme est un parti de guerre sociale et d'abdication devant l'étranger.Gontre la littérature immoral 11 s\u2019est tenu, il y a quelques jours, à Berne, en Suisse, une assemblée Kénérale du Bureau International de Genève, contre la littérature immorale.On y a dé cidé de convoquer à brève échéance lu réunion d\u2019une conférence internationale qu\u2019organiscrait, dans l\u2019ensemble des états civilisés, la répression de lu pornographie littéraire, notamment en ce qui regarde le commerce des cartes illustrées et les annonces obscénes.Le \u2018* Matin\u2019 de Paris, flexions : .\u201c\u201c Si,comme tout le fait prévoir cett- conférence a lieu, la France s\u2019y fera représenter avec d'autant plus d\u2019empressement que nul pays ne peut attendre de ses résultats plus de bénéfices que le notre, puisque l'effet d\u2019une trop large tolérance a malheureusement fait de notre littérature le principal dépotoir de la malpropreté mondialo.\u2018\u201c Après avoir imposé au monde lu gloire de ses chefs-d\u2019œuvre, notre littérature ne lui donne plus guère, hélas! que la nausée de ses produits.TI est vraiment temps que l'étranger, qui nous admirait et qui nous juge, cesse de con- fondro l'esprit de France avec des gravelures, et Ja grande presse frangaise avec des feuilles qui vivent de l'excitation ordinaire de leurs Jecteurs à la dé bauche.\u2018\u201c Si la conférence qu'on projette tient ses promesses prophylactiques, elle aura également bien mérité de la dignité universelle et de notre fierté nationale.\u201d Cette appréciation flôtrissante n'est pas trop sévère.Elle l\u2019est plutôt trop peu.Mais le \u2018\u2019 Matin \u201d\u2019 cût bien dû, à cette occasion, rechercher la cause véritable de ce dévergondage des lettres françaises.D'autant que cette caure est aisée À démêler.Les pornographes du boulc- vard parisien que l\u2019on propose à notre admiration sont, en mêmo temps, des ennemis avérés du dogme chrétien.C\u2019est sur le fumier anticlérical, exclusivement, qu\u2019ils se recrutent.Pour s'excuser, ils allèguent que leurs livres sont le reflet de la société où ils vivent.Mais cette société elle-mâme, à quoi tient sa perversion, sinon au mé pris de la morale catholique?.Au Canada, la pornographie n\u2019a pus encore fait de nombreuses victimes.Cependant, le mal se répand.Certaines librairies de Montréal so sont faites les distributrices de la littérature immorale parmi nos catholiques.Nous attirons l\u2019attontion des autorités policières de la ville sur cette infraction A la loi criminelle, fait ces ré& En Angleterre.M.Balfour a remis au Roi sn démission comme premier ministre, et celle de ses collègues.Sir Heury Campbell-Bannermau, chef du parti libéral, a été immédiatement appelé à former un ministère.L'avènement des libéraux au pouvoir fait quelque peu craindre pour les libertés scolaires que nos coreligionnaires ont pu jusqu'ici se conserver ou obtenir.Cependant, le parti nationaliste irlandais, qui est au- :fourd'hui compact, est là pour obvisr à toute éventualité, comme il l\u2019a fait d\u2019ailleurs aves le ministère qui vient de \u2018disparaître. tte ble çai- isbe ule- ptre des \u2019est ent, purs ils 9 Décembre 1905 EEE EEE ya Vnérable Robert Southwal, martyr de la Compagnie de Jesus 1560-1595 (suite) TORTURES \u2014 A LA TOUR \u2014 PROCES William Oécil, le ministre d'Blisabeth, su lieu de biter l'exécution, consigna le Jésuite dans la maison de Topcliffe, don- pant à ce dernier toute latitude pour le sourturer, pourvu que ce ne fût pas jus- v'à le faire mourir.L'impitoyable bourreau usa largement uvoir discrétionnaire qui lui était C'était son plaisix, disait-il, de du po rer des prêtres, surtout des Jésuites.Mais il avait affaire à un athlète peu or- diosire.Le fllsdu ministre, Robert Céoil, rendit de In cruauté du tyran et du courage de sa victime le temoignage le moins « Qu\u2019on ne nous parle plus, di- nit-il, de l'invinoible constance des héros de l'antiquité, Nous avons un Anglais, Je Jésuite Southwell, qui les surpasse Dix fois il a été appliqué à une torture dont personne ne peut se faire une suspect : tous.idée, et l'on n'est pas même parvenu à lu faire dire quel est le poil du cheval qu'il a quelquefois monté ; il s\u2019est obstiné à garder le plus rigoureuk silence, parce qu'un tel aveu, assez insignifiant de sa pature, aurait pu compromettre le catholique qui lui a prêté ce cheval.\u201d Au procès, la victime révèlers quelque those des tortures innommiables qu\u2019elle à subies chez Topclilf: \u2018Supplice plus cruel que la mort, supplice inusité, inow, dira Southwell, plus terrible que celui du chevalet.\u201d À la description qu'il dut en faire alars, le tribunal s\u2019inquiéta, la foule indiguée de In conduite;de ce bourreau devint menaçante.11 fallut, pour calmer l'effervescence, faire comparaître Topcliffe qui fut convainou, malgré l'éorit par le quel le ministre 'autorisait & torturer, d'avoir outrepassé les ordres reçus, Il tomba en disgrâce et fut emprisonné, hélas! pour trop peu de temps, car il reprit ensuite ses anciennes fonctions et fera souffrir plus tard à York le P.Walpole.Après trois mois passés ohez ce monstre, le P, Southwell fut transféré à la prison dite la porte de Westminster, lieu infect, où il resta deux muis, dévoré par la vermine et où il dut endurer le supplice du gantelet.On le suspendait au plafond, les mains prises dans des gantelets de fer que l\u2019on serrait à volonté au moyen d\u2019une vis,etcomme ses pieds atteignaient le sol, on repliait ees jambes contpe ses cuis- tes, en les comprimant avec des cercles garnis de pointes.Le patient resta quel- quefoie sept heures entières dans oette affreuse position, malade jusqu'à en vo- mirlesaug à flots.Lorsqu'il défaillait, on le faisait revenir à lui, puis on recommençait la torture.Un jour, son père, parvenu jusqu'à lui, fatsi bouleversé de le voir en cet état qu'il toraba évanoui.Revenu à lui, il alla 10 jeter aux pieds de la reine; ses larmes obtiarent au prisonnier quelques adoucis- uments momentands; il eut la liberté de visiter son fils, de lui donner à ses frais denouveaux habits, un bréviaire et un wemplaire des \u2018œuvres de saint Bernard; mais bientôt, par ordre d\u2019Elisabeth, Southwell fut conduit & la Tour, ol les rigusurs recommencèrent.Le P.Southwell passa deux ans et six mois à la Tour de Londres, au secret le plusabsolu.On ala preuve que ses habitudes de piété et de régularité ne s'y démentirent pas.En margedu bréviaire, Qui fut retrouvé après,se mort, on remar- Qua des points gravés à l'aide d'une pointe d'aiguille et disposés de telle façon qu'on ¥ reconnut les notes quotidiennes de son S1amen particulier.Bes gardiens étaient si discrets sur ce Qui se rapportait à lui, que les catholiques tn étaient à se demander s'il vivait encore et si les tortures ne l\u2019avaient point achevé, En l'espace de trente mois, le Vénérable subit treize fois la question.\u2018\u2018 Quel horome, disaient les deux ministres d'Elisabeth, il parait aussi insensible qu\u2019une souche!\u201d Lui, se contentait chaque fois de protester de son innocence: * Je suis Prêtre et religieux de la Compagnie de Jéus, disait-il.Je suis venu en Angle- Ware pour prôcher à mes compatriotes la Vérité catholique, dont le trésor ne se ve que dans la sainte Eglise romaine \u201cSi vous cherchez un prétexte pour Refaire mourir, prenez celui-là, il suffit.\u201d & su par une femmeattachée au eer- vies de la prison que plus d\u2019une fois les ux durent arrêter lesupplice, paris ae lui restat plus qu'un souffle de lle lui introduisaieat alors dans la bou- Une potion de vin boOuillant, qui le t revenir à lui et vomér beaucoup de 9 », pour hâter le procès et la senten- © qu'il'appeléit de tous ses visi, il'de Veolkt de demander dès juges a: uiinis- te: \u201cPaisqu'il est oi pressé de 60 faire qu'il déeize.\u201d Et sussitot il le fit con- \u201cétre à le prison de Nowgate, où devaient » répondis colui-ei, il-aure bientôt avoir lieu les interrogatoires.Le 2 mars 1595, le P.Southwell comparaissait au banc de la reine.Les jujçes, conscients de la sinistre be- sogae qu\u2019on leur faisaitaccomphir, avaient cru diminuer le nombre des assistants en faisant conduire à Tyburn, pour y être supplicié pendant qu'ils statueraient contre Southwell, un malfaiteur coupable d'homicide.Ce fut on vain : la foule se pressait compacte dans la salle du tribunal pour voir juger ce prêtre dont l'inno- oence était manifeste et que l'on savait avoir enduré tant de tortures.Le juge Poppam qui présidait prononça le réquisitoire ramenant toute ja série des griefs habituels en ces sortes de juge- inent : accusation d'avoir violé la loi, de dépendre d'un souverain étranger, le Pape, d\u2019attenter à lusûreté de l'Etat.Les persécuteurs d'aujourd'hui n'ont guèrs changé de langage.Le P.Southwell répondit qu'il ignorait tout complot ; il n'était venu en Angleterre que pour ga- goer des Ames à Dieu: aucune loi juste ne pouvait lui interdire ce saint minis- tere.Pour achever la ressemblance de ce factum avec d'autres bien connus, la question des restrictions mentales ne pouvait manquer d'y figurer.\u2014Est-it permis, demanda-t-on au P.Southwell, de soutenir qu'on peut répondre aux inquisiteurs et aux espious qu'il n'y à aucun prêtre ouché dans la maison, alors qu'on est sûr du coutraire?.\u2014Permettez moi une supposition, dit le P.Southwell, Supposons, ce qu'a Dieu ne plaise, que le roi de l*rance avec son armée fasse tout à coup irruption dans cette ville, pénôtre dans le palais ; ilcher- che la reine pour la faire mourir; il vous demande où elle est, dans quel endroit elle s'est réfugiés.Vous le savez; mais lu découvrir, c\u2019est trahirin reine et la perdre.On vous presse, on vous commande desépondre.D'après vos principes, vous devriez déclarer claireiment et sans am- bage le lieu où elle est cachée, Mais alors, dites-moi, ne passeriez-vous pasaux yeux de tous pour un tuaître?Aussi vous n'agiriez pas ainsi, vous répondriez que vous nesavez pas où elle est c'est-à-dire que vous ve le savez pas pour le révéler.De inême, nous ne sommes pas tenus de répondre clairement à des misérables sans autorité qui n'ont aucun droit do nous interroger, lorsqu'ils cherchent les prêtres pour les envoyer à la torture et à la mort, Jésus-Christ lui-méme n'a-t-il pas fait une restriction, quand il a dit & propos du dernier jour du monde: Personne ne le connalt, ni les anges du ciel, nile Fils méme de Dieu, Certainement qu'il le connaissait, ce dernier jour, mais il a voulu dire qu\u2019il ne le connaissait pas pour le révéler aux hommes.C'est ainsi que tous les Pères et tous les docteurs ont toujours interprété ces paroles.\u2014Quel Age avez-vous donc, Southwell?interrompit tout à coup Poppam\u2014 L'Age même qu'avait Jésus-Christ lorsqu'il comparut devant Pilate! répond le Père.Cette réponse scandalisa les oreilles de I'infAme lopcliffe, présent à l'audience, et qui depuis quelque temps déjà s'agitait et vooiférait d'une manière si étrange que le président impatienté avait dû lui imposer silence.\u2014 L'effronté! cria-t-il, il a l'audace de se faire l'égal de Jésus-Christ ! \u2014 Oui, répond Southwell, j'ai l'âge qu'avait Jésus-Christ ; mais il est le File deDieu, et moi, jene suis qu'un ver deterre et le plus abject de tous.Ces mots furent accueillis par des risées et des injures.Après délibération, les juges conclurent à la culpabilité, et, en conséquence, condamnèrent le P.Southwell au supplice des traîtres, comme prêtre de l'Eglise romaine séjourmant en Angleterre.Le vénérable accueillit cette sentence avec des transports de joie.ll rendit grâces à Dieu, et comme on lui demandait s'il n'avait rien à ajouter pour sa défense: \u2018Rien, réponudit-il; mais je prie seulement Dieu de vouloin bien paidon- nerà tous ceux qui, d\u2019une manière ou d\u2019une autre, sont devenus les auteurs de ma mort.\u201d LE SUPPLICE (8 mars 1595).Ramensé à l'horrible prison qu\u2019on appelait les limbee, cachot affreux où régnait le plus profonde obacurité, Robert reçut la visite de plusieurs prédicants qui tentèrent un dernir effort pour le séduire.Illes réduisit au silence, mais sans les convaincre.Seul le gardien, présent à leur discussion, profita de la grâce que les autres repoussalent et se déclara catholique.Le lendemain, à l\u2019aube, le geôlier an- nonçs au P.Southiwell qu\u2019il subirait le dernier supplice ce jour-là.\u2014 Mon ami, lui dit le Père, vous ne pouvies m'annoncer une plus agréable nouvelle.( 11 eût voulu témoigner sa reconnaissance par quelque présent ; n'ayant rien à lui offrir, àl lui laissa son bonnet que ie gardien reçut en versant des larmes et \u2018qu'il conserva avec un sein religieux.Southwell sertit de la prison en même LA CROIX temps qu\u2019un parricide également condamné à mort et qu\u2019on entraîna d'un autre côté de la ville pour attirer la foule et éviter une trop grande affluence devant le gibet du Jésuite.Vaine précaution : tout le peuple se porta à la suite du martyr.Sur le chemin, Robert vit venir à lui sa sœur, qui, comme la Véronique, voulaft le consoler et lui dire adieu: \u2018Chère sœur, lui dit-il avec calme, vous vous exposez trop, vous pouvez être remarquée et saisie par les gardes.Allez, votre frère ne vous oubliera pas.Adieu.\u201d Pendant le reste du trajet, le Père se tut, tout absorbé en Dieu.Lorsqu'il aperçut la colline de Tyburn, le lieu ordinaire des exécutions, il se souleva comme il put sur ln claie où on l'avait lié, saluant, comme saint André, l'instrument de son suppice.Au pied de la potence, on le dépouilla d'une partie de ses vêtermments.Il s'essuya le visage:et jeta vers un Jésuite qu'il avait reconnu dans la foule le linge dont il venait dese servir.Cette relique fut envoyée au P, Aquaviva avec le récit du martyre.Le P.Southwell monta d'un pas ferme sur le tombereau qui devait le hisser jusqu'à la potence, et tandis que le bourreau lui passait la corde au cou, il fit le signe de la cpoix eb s'écvia bien haut: *\u2018 Si je meurs, c'est uniquement parce que je suis prêtre catholique et Jésuite.\u201d 11 récita en latin quelques versets des psaumes, fit à plusieurs reprises le signe de la croix jusqu'à ce que le char où reposaient ses pieds s'étant ébranlé, il resta suspendu dans le vide.Mais la corde avait été mal ajustée et la strangulation ne s\u2019opérait que lentewuent.Les yeux du martyr étaient ouverts et se promenaient lentement sur In foule; on le vit encore se frapper la poitrine.Il fallut que le bourreau tirât violemment le corps du supplicié pour mettre fin à ses souffrances.Alors le cadavre fut descendu du gibet : on ouvrit la poitrinejet on arraohu le cœur que le bourreau, selon la coutume, mon- traau peuple en criant: \u201c Vivela Reine! \u201d Aucune parole ne fit écho à ce cri: la foule s\u2019écoula morne et silencieuse.Beaucoup pleuraieut.Une seule voix sa fit entendre, «elle du banon de Montjoie, qu avait présidé à l'exécution.** Ah! g'écria t-il, que mon âme soit un jour avec l'âme de cet homme!\u201d La tête du martyr fut attachée à une pique à l'entrée du pont qui conduit à la Tour et les restes sanglants furent exposés aux quatre portes de Londres, Vénérable Père, daignez prier pour tous ceux que votre sainte vie et votre courageuse mort ont édifiés.Obtenezleur de Dieu, dans les persécutions qu'ils ont à traverser, à votre exemple, une générosité sans limites et une invineible constance {| La \u201cRace inferieure\u201d Où ct quand sir Edmund-Walker Head a-t-il, traité les Canadiens-Français de * race inféricure \u2018\u2019 ?Evidemment, ce n'est pas devant un auditoire canadien-français que sir Ed- mund-Walker Head a fait ce compliment à notre race.Le 8 octobre 1855, le gouverneur Head lnissait Québec, après avoir reçu une adresse très flatteuse du maire et du conseil de ville, pour aller résider à Toronto, qui devait être lo sid- ge du gouvernement pour les quatre années à suivre.Quatre jours plus tard, le 12 octobre, les citoyens de Hamilton donnaient un banquet à sir Edmund-Walker Hend.Au cours de ce dfner, le gouverneur-général répondant à sa santé, prononça les paroles suivantes : \u2018* As we look to the east to sec the \u2018* sun rise to persue its daily journey, \u2018\u201c 80, in Canada, we look westward, to \u2018* observe the greatest progress in ** wealth and population (Cheers).\u2018\u201c There are many circumstances, \u2018as you are aware, to which \u2018the superiority of our western \u201ccountry may be attributed.\u201cIt \u201cis owing to the superiority of the \u201crace from which most of you have \u2018\u201c gprung (Cheers); owing to the ferti- \u2018* lity of the soil, and the moderation \u2018\u201c and salubrity of the climate ; owing \u2018\u201c\u201c to the advantages of position and of \u2018internal communication.\u201d \u2018 De mâme que nous regardons vers l\u2019est pour voir le soleil se lever et poursuivre sa course journalière, de même, en Canada, nous regardons du côté do l\u2019ouest pour observer les plus grands progrès en richesse et en population ( Applaudissements ).Il est,comme vous le savez, diverses circonstances auxquelles on peut attribuor cette prééminence de votre contre do l\u2019ouest.|\u2018 Hlle cst due à la supériorité de la race dont la plupart vous descendez ( Applaudiseements); due à la fertilité du sol, à la douceur et à la salubrité du climat ; due aux avantages de votre position et de vos communications intérioures.\u201d\u2019 \u2026 Lo discours du gouverneur Head publié dans les journaux du Haut-Canada souleva une véritable tempôta dans le Bas- Canada.Nos journaux canadiens mirent proprement à sa place ce gouverneur qui, re présentant de In reine d'Angleterre, insultait d'une façon si outrageante ses sujets canadiens-français qui avaient donné déjà tant de preuves de leur fidélité.Le \u2018\u2019 Canadien \"\u2019, entre autres,n\u2019y alla pas de main morte.Le 24 octobre 1855 il donnait une leçon d'histoire nu gouverneur Head.\u2018Lo race canadienne-frangaise est ce peuple du DBas-Canada que les liens de sa descendance rattachent à cet autre peuple de France qui a donné à l\u2019Angleterre, par droit de conquête, une portion notable des habitants qui la peuplent, et les hauts barons et chevaliers dont l'influence et les conseils envoient au Canada des gouverneurs qui peut-être devraient s\u2019en ressouvenir.\u201cLa race canadienne-française est ce peuple du Bas-Canada qui deux fois a conquis sur les champs de bataille, au profit du l'Angleterre, l'estime et lu reconnaissance du peuple anglais.\u2018la race canadienne-française est ce peuple du Bas-Canuda qui s'énorgueillit d'appartenir encore, par les aspirations et par le caractère aussi bien que par l\u2019origine, à cette nation héroïque sans In valeur de luquelle pus un seul soldat de 'armée anglaise n'existerait aujour- d\u2019hui sur le sol de l'Europe.\u201cLa race canadienne-française est ce peuple du Bas-Canada qui, déjà quelque chose de ce qu'il doit être un jour, grace à une autre fortune politique, s\u2019efforcera d'imiter par l'emploi actif de ses aptitudes le peuple glorieux qu\u2019il saura prendre encore pour modèle au jour des grandes épreuves nationales, et qui, silencieux toujours devant des mépris qu\u2019il n\u2019a nullement mérités, répond ordinuire- ment par Lolérauce aux dédains affectés de ses ennemis.*\u201c Voilà le sommaire de ce qu'est la race fançaise du Bas-Canada.Elle n\u2019accepte d'ailleurs aucune démarcation arbitraire au moyen de laquelle on voudrait lui imposer des \u2018\u2018 supérieurs \u2019 : elle ne reconnaît ici que des égaux.Ce sera au temps à décider si ce n'est pas à ceux qui prétendent lui marquer une place aux gradins les plus bas, plutôt qu\u2019à «lle, qu\u2019il faudrait reprocher avec justice la faute d'avoir trop présumé de soi-même ! Le gouverneur Head,s\u2019apercevant mais un peu tard qu'il avait fait une bôvue, essaya de la réparer.Le 2 novembre, répondant à une adresse du maire de Toronto, il disait : *\u201c J'espérais que chacunc des paroles que j'ai prononcées ct chacun de mes actes depuis que j'ai mis le pied en Canada, devaient me protéger contre l\u2019accusation de vouloir en aucun cas regarder avec défaveur nos frères du Bas-Canada en alléguant la supériorité d'une race sur l\u2019autre.Dieu me garde d'en agir ainsi.\u2018Je désavoue de la manière la plus énergique une tolle pensée : je me suis sans doute exprimé trop laconiquement, bien que je ne puisse répêter les tormes dont je me suis servi, attendu que je ne me les rappelle plus.\u2018\u201c Je sais que j'avais présentes À l'esprit et que jo reconnaissais comme un grand élément de progrès dans le Haut- Canada l\u2018habilité ainsi que l\u2019aptitude particulières dont vous avez fait preuve dans la direction pratique de vos propres affaires locales.\u2018 Jo comprenais que cette habilité avait êté, do la part de plusieurs d\u2019entre vous, exercée plus proimptement dis le jeune âge, ayant été familiers avec les institutions municipales telles qu\u2019établies dans la Grande-Bretagne parmi vos ancêtres.Mais je ne dirai rien de plus que co peu de mots : La Providence a dispensé aux différentes nations des qualités diverses, et votre tâche, en vue du caractère national & venir du Canada, est d'unir le courage chevaleresque ot la graciocuse courtoisie du français à l'attachement inflexible pour la liberté et au respect des lois par lesquels l'Anglais s\u2019est caractérisé de tout temps.\u201d Comme on le voit l'explication était plutôt boitouse.\u2014 Recherches Historiques.\u201d PERE DE FAMILLE COMME IL Y EN À BEAUCOUP Ma profession, disait un avocat distingué, me met en rapport avec les hommes qui ont commis des fautes.J'ai à les défendre, soit à la Cour d'assises, soit devant les tribunaux correctionnols ; ils me font naturellement la confidence plus ou moins détaillée de ce qu\u2019ils appellent leur malheur ; et dans leurs récite il y a d\u2019utiles et de graves cnseignèments.En voici un échantillon : Un jour, un homme entre dans mon cabinet, A huit heures du matin.C\u2019était un ouvrier, vêtu proprement, mais simplement, parlant bien et portant sur sa figure un air de parfaite honnâtets.\u2014Voyons, lui dis-je, contez-moi votre affaire, de quof vous accuse-t-on ! \u2014 Moi, Monsieur ?\u2014 Oui.\u2014Mois de rien.À l\u2019anbmation indignGée avec laquelle il so défendait, il était clair que j'avais affaire à une de ces natures droites of- frayées même d'un soupçon.II reprit plus doucement : \u2014 Ce n\u2019est pas pour moi que je viens ; J'ai servi dans la marine, ot je ne crains rien de In justice : c'est pour mon garçon.Le malheureux père me racontu longuement comment son fils avnit volé, en quel endroit, à quelle heure, sous quelle inspiration, avec qui.Quand j'eus ainsi une connaissance suffisante de l'affaire, je parlai au père du caractère de l\u2019enfant et de ses habitudes.\u2014 Quel âge a votre fils ?Seize ans.Sait-il lire et écrire ?\u2014 Oui, Monsieur, il n suivi l'école jusqu\u2019à l\u2019âge de douze nns.\u2014 A-t-il fait sa première communion?\u2014 Suns doute.\u2014L'at-il renouvelée ?a-t-il été depuis fidèle aux pratiques de la religion?tra- vaillait-il le dimanche ?\u2014Dame, monsieur, nous attendions avec impatience le jour de la première communion pour le mettre en apprentissage ; depuis ce moment, il fallait travailler ; nous autres ouvriers, nous n'avons pas de temps de reste.\u2014Est-ce que vous n'avez pas remarqué que votre fils lisait de sales histoires, de méchants romans qui souillent l'imagination de la jeunesse ?\u2014 Si fait\u2026 monsieur, mais je lui ai dit que s\u2019il continuait à en lire, je le battrais.\u2014 Alors votre fils s'est sans doute caché, et a fait en cachette ce qu\u2019il n\u2019osait plus faire devant vous.Est-ce que votre fils n'a pus été au théâtre voir des mauvaises pièces, avec des camarades dangereux ?\u2014 Ah! ce n'est que trop vrai, et c'est précisément là qu'il a fait connaissance des hommes avec lesquels il a volé.L'intérêt qu\u2019il m'inspirait était si vif que je ne pouvais contenir mes sentiments ni lui refuser mes conseils.\u2014 Etes-vous donc bien sûr.repris-je doucement, de n'avoir rien négligé de ce qui pouvait contribuer à préserver votre fils d\u2019une chute ?Il releva la tôte et me demanda ) son tour l\u2019explication de mes paroles.\u2014La voici, ajoutui-je : sans doute, vous avez bien fait d'envoyer votre fils à l\u2019école : l\u2019instruction est utile, mais c\u2019est un instrument dont on peut user pour le mal comme pour le bien, il faut savoir s\u2019en servir.La vie, surtout celle d'un ouvrier, est exposéo à bien des dangers.Ah! croyez- moi, ce n'est pas trop de la fui chrétienne, de la religion avec ses secours, ses conseils, sa direction pour nous guider dans cette traversée, nous soutenir, nous clairer'et nous fortifier ; un brave homme comme vous doit prier avec son fils soir et matin,lui donner l\u2019exemple d'une vie non seulement honnête, mais chrétienne ; il doit lui rappeler qu\u2019il y a là-haut un inaître qu\u2019on ne peut tromper et aux yeux duquel on ne peut mentir : quand on a négligé ces précautions et ces moyens dans l'éducation, on a omis le plus utile et le plus nécessaire.Jo n\u2019insistai pas davantage, remarquant que mes paroles étaient recueillies avec attention : je m'efforgai scule- ment de lui faire comprendre qu\u2019il n\u20196- tait jamais trop tard pour faire lo bien.L'affaire vint aux assises ; ma plaidoirie fut simple, je racontai ce que jo savais, la rude honnêteté du père, son horreur pour le vol, l'insuffisance de l'éducation qu\u2019il avait donnée à son fils, abandonné sans direction morale dans son atelier.L'enfant fut acquitté comme ayant agi sans discornement et rendu à ses parents.Puissu cette famille être préservée du danger do'ln récidive, on écoutant uno voix sincèrement amie.11 ne faut pas badiner avec les croyances du peuple suisse, ainsi que le montre l'émeute qui vient de troubler le petit village do Claro, dans lo Tossin.A l'occasion de la Toussaint, un club anarchiste se rendit au\u2018cimetière pour faire une démonstration athée.Les manifestants avaient à leur tôte un révolutionnaire russe qui, se hissant sur une tombe, commença un discours.D ne put l'achever.Les braves villa- gcoises accouralent, armées do triques et démontrèrent péremptoirement à nos athées quo, s'ils avaient émis des doutes.sur l'existence de Dieu, ils ne pouvaient en faire autant sur la solidité des pot- gnete des Teosinoises. rm wT Ole mr se me o ET ST rarer.Lali AE Na TIT LA Ce Layne Td AA5 50 eX sa.c- meadeda 4 - -z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Une nouvelle tactique de l\u2019ennemi Nos lecteurs doivent se rappeler encore la confésencs qu'un cortain M.Saint-Martin a faite aux ouvriers, à Saint-Hyaointhe.Après y avoir prêché l'instruction gratuite et obligatoire, il assura aes auditeurs que lorsque ce premier point serait gagné le gouvernement accorderait bien gratuitement à leurs enfants avec l'instruction une soupe et une miche dé pain.C'était alléchant pour un ouvrier quia, par exemple, qua\u2019 tre ou cinq enfants à l\u2019école.Cependant, nos bons Canadiens qui ont du flair, sentirent le piège qu'on voulait leur tendre, et l'instruction avec la soupe et la miche de pain, que M.Saint-Martin leur promettait, n\u2019eurent pas le don de les émouveir.Mais cette idée si généreuse n'est pas sortie du cerveau de ce monsieur.Elle lui est venue de la France st de la Belgique, où les prôneurs de la soupe gratuite sont légion.Ainsi, il y à quelques jours, au conseil communal de Charleroi, un y discutait un projet de distribution de soupe sco- cairé aux enfants des écoles officielles.D'après le projet, on installerait dans les préaux des écoles gardiennes, des salles & manger où les élèves iraient prendre la soupe à midi.Ti faudrait acheter toute une installation de marmites, de tables, d\u2019assiettes, et cela coûterait pour quatre mois d'essai la somme de $1,000.00.\u2018 Les citoyens Van Bastelaer et Falony, dit le l\u2019ays W'allun, contrairement à leur habitude, se sont trouvés d'accord pour déclarer que ce projet était insutli- sant.Il faudrait pour contenter ces messieurs que l\u2019on fournit aux enfants fréquentant les écoles officielles, outre la soupe, un morceau de viande, une miche de pain et un verre de biére.(\u2018ela cou- terait au bas mot $20,000.00 par an, wais les socialistes trouvent sansdoute que ce ne serait pas payer trop cher une bonne réclame pour l'enseignement officiel qui se donne aux frais de fous les contribuables qu'ils soient ou non catholiques.\u201d Le même journal ajoute que ce projet à été rejeté.On devait s\u2019y attendre.Mais ses promoteurs ne se comptent pas comme battus.Ils reviendront à la charge.Ue jour, peut-être, lorsque M.Godfroy Langlois aura fini de nous débiter ses chapitres sur la centralisation scolaire et le ministère de l'instruction publique, nous le verrons entamer celui de la soupe gratuite.Ce nouveau projet, ou cette nouvelle reforme, aura au moins Vavantage sur les autres pronés par le Directeur du Canada, d'intéreseer la gent écolière dont l'appétit est généralement assez développé.A quand la soupe gratuite, M.Langlois Ÿ J.B\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ge que l'on pense de la \u2018\u2018Croix\u201d 23 nov.1905.Monsieur, Je vous envoie $4.00 pour psyer mon abonnement à votre bonne petite feuille.Je suis avec lo plus grand intérêt le combat que vous livrez à la mauvaise presse et à tous les mauvais principes, Puissiez-vous réussir dans votre entreprise | Ne vous décourages pas, car c'est l\u2019œuvre de Dieu que vous faites et ce bien ne se fait jamais qu'au prix du sacrifice.Veuillez me croire, Votre servt., XX, ptre.24 nov.1905.Monsieur J.Bégin, ' Montréal.Cher monsieur, Je ereis avoir payé mon abonnement à la Croix au mois d'avril dernier, ce pendant j'ai un doute à ce sujet; en conséquence, je veux passer du doute à le certitude en vous envoyant un bon de poste de deux piastees.Nous aimons votre benne et brave Croix.Elle aime passionnément lavérité, aussi: elle is défond envers et contre D RS tous.Courage, bonne et fidèle servante de la religion et de la patwie ! Votre tout dévoué en N.S., XX, ptre.Le catholicisme en 1905 Une des thèses familières à la presse antireligieuse française, c\u2019est la décadence du catholicisme, c\u2019est l\u2019annonce de l\u2019apostasie des nations catholiques au vingtième sidcle.Il suffit qu\u2019en France une douzaine de mauvais prêtres passent au protestantisme, pour qu'un cri de triomphe se fasse entendre dans ce pays, parmi les francs.maçons et les libres- penseurs.Pour faire justice de ces illusions maçonniques, il suffit de signaler les progrès merveilleux réalisés par le catholicisme en Angleterre ct dans les pays qui en dépendent.En Angleterre, le chiffre des conversions monte constamment, et, à cet égard, les dernières statistiques publiées par le \u2018 Catholic Directory \u2019\u2019 sont intéressantes à étudier.Le nombre des catholiques répandus dans l'empire britannique est estimé à dix Inillions et demi.Le Royaume-Uni vn compte environ 5,300,00 ; 1'Angleterre 1,500,000 ; 1'Ecosse 514,000, et l'Irlande 3,240,00.Le Canada en renferme un peu plus de 2,000,000 ; le reste est réparti entre l'Australie, l\u2019Inde et les autres colonies.Lu hiérarchie ecclésiastique se décompose ainsi : 23 archevêques (un en Angleterre, deux en Ecosse, quatre en Irlande, sept en Asie, neuf en Canada).20 vicaires apostoliques (1 en Europe 8 en Asie, 10 en Afrique, 7 en Amérique, 3 en Australie).12 préfets apostoliques (6 en Asie, 5 en Afrique et 1 en Canada ) .Et 172 prélats revêtus du caractère épiscopal.Quand on songe que l'Australie possède aujourd'hui 5 archevêdues, 15 évé- ques et 3 vicaires apostoliques, alors qu'elle n\u2019avait qu'un scul prétre en 1857 on reste saisi d'admiration en face de ces gigantesques progrès.En Angleterre, le nombre des prêtres réguliers et séculiers est monté, depuis l'année dernière, de 3,073 à 3,205.11 est vrai que les exilés français sont pour une bonne part dans cette augmentation.Le chiffre des églises ou chapelles s\u2019élà- ve à 1,592, soit 24 de plus que l\u2019an dernier.En Ecosse, il y avait 492 prêtres en 1903 : il y en a actuellement 506.Au Parlement, les catholiques sont représentés par 41 pairs à la Chambre haute, par 76 membres à la Chambre des Communes.Dans le service diplomatique, ils occupent des postes très Glevés.Sur six ambassadeurs, deux sont catholiques ; quant aux ministres, aux secrétaires et attachés catholiques, on ne les compte plus.Ajoutons que l'Eglise vient de rentrer dans cette université d\u2019Oxford, d'où elle avait été chassée depuis Henri VIII.Il ¥ a deux mois, un religieux et un curé, Dom Gasquet, abbé des Bénédictins, et le docteur William Barry, curé de Dorchester, ont été officiellement invités à faire un des cours de vacances d'Oxford.Le sujet des conférences qui ont été reli- giousement \u2014Écoutées suffit à montrer jusqu'à quel point l'idée catholique est non seulement = tolérée, mais acceptée.Dom Casquet a parlé de la suppression des monasrères par la Réforme et de ses conséquences désastreuses, au point de vue social, Économique, artistique et re- Mgieux.Lo docteur Barry a traité un sujet délicat entre tous, saint Ignace de Loyola et la fondation de la Compagnie de Jésus.Si de l'Angleterre nous passons à l\u2019Irlande, quel consolant spectacle que celui de ce peuple, martyr de sa foi, sortant enfin de la ténébreuse caverne où l\u2019avait rivé la tyrannie britannique.Jamais nation fut-elle plus persécutée, plus opprimée, plus exterminée ?Elle avait une religion, une langue, des droits civils et politiques, des terres.L'Angleterre supprima cette autonomie : elle donna tous les biens de l'Irlande à une colonie de 800,000 protestants ; elle lui enleva ses églises et proscrivit ses prêtres.Les controvenants furent pendus, leurs entrailles arrachées, leurs membres coupés en quartiers.Les catholiques ne purent ni voter, ni ôtre élus.Tous les emplois, toutes les fonctions leur furent impitoyablement refusés.Dans tous les villages, on traqua l\u2019idiome national, parlé autrofois par cinq millions d'hommes.I y a trente ans, cinq & aix cent mille Irlandais à peine connaissaient encore la langue de leurs ancôtres.Quel contraste avec la situation actuelle ! L'Eglise catholique a recon- Quis la liberté.Soixante Irlandais font partie du Parlement ; toutes les carrià- - LA OROEX - res et tous les emplois sont accessibles à la race jadis proscrite.Enfin, une loi récente restitue aux paysans les terres, fermes et métairies quo le protestantisme leur avait volées.C\u2019est ln revanche totale de cotte grande vaincue contre 1'Anglo-Samon vainqueur, revanche due avant tout à l\u2019inépuisable vitalité de la foi catholique qui pénètre à fond l'âme irlandaise.Partout l'Eglise est \u2018\u201cl\u2019éternelle recommenceuse \"\u2019; on peut l\u2019opprimer, la blesser, la mutiler; on ne la tuc pas, et, tôt ou tard, du tombeau où on avait cru l\u2019ensevelir, elle sort rajeunie et triomphante.\" Dites-moi ou vous \u2014 l'avez mis\u201d Ainsi parlait la Madeleine quand, au matin de la Résurrection, cecile cherchait par tout le jardin, lo corps du Christ.S'il vous arrive quelquefois d'entrer dans les salons de ce que l\u2019on appelle Jes heureux du monde, vous aurez plus d'une fois l\u2019occasiôn de reprendre pour votre compte les paroles de la pécheresse convertie.Il est fort à craindre même que vous soyez moins heureux qu'elle et qu\u2019à votre demande, nulle voix ne fasse écho.C\u2019est un fait : il y à dans la classe aisée, une tendance qui s'accentue, à bannir du salon, voire m&me d\u2019ailleurs, l\u2019image du divin crucifié.Ah! l\u2019on conçolt fort bien que l\u2019aspect d\u2019une croix, fasse mal aux jouisseurs qui prétendent trouver leur bonheur ici-bas et font, pour reprendre une expression des saints Livres, leur Dieu de leur ventre.Ce que l\u2019on s'explique moins, c\u2019est qu\u2019il s\u2019en trouve tant, parmi les gens fortunés qui se réclament de la religion du Christ et ne craignent pas d\u2019emboîter le pus aux mécréants.Vous direz que j'exagère ?Eh bien! allez et dites-moi si vous rencontrerez beaucoup de familtes catholiques dans la bonne société, où le Christ occupe au salon la place d'honneur.Chez un bon nombre, vous trouverez peut-être encore lu croix.On l\u2019a choisie z.inuscule et on lui a cherché.une cachette, je veux dire qu\u2019on lui a réser- v& quelque endroit où elle n'apparaisse pas trop.Chez d\u2019autres vous cherchez en vain le signe de la rédemption.On ne l\u2019y trouve, ni en grand, ni en réduit, ni exposé à la place d'honneur, ni dissimulé au- dessus dc la porte.Pourtant que ne rencontre-t-on pas, dans ces salles qui constituent d'ordinaire une exposition de bibelots ?D'habitude quelque mauvaise toile que l\u2019on dénomme paysage et qui ressemble plutôt à un plat d'\u2019épinards ; le portrait de quelque personne célèbre ou prétendue telle.Plus c\u2019est décolleté, mieux ça vaut ! Que sais-je ?Un abonné écrivait dernièrement que l\u2019on néglige la formation du caractère.C\u2019est profondément vrai.Le travers que je signale ©.est une preuve de plus.Les cathcliques qui donnent là-dedans sont des têtes folles qui suivent le courant, ou des lâches qui craignent le qu\u2019en dira-t-on.Les uns et les autres sont des hommes sans caractère et sans convictions solides, Avant de bannir le Christ de sa de meure, on l'a souvent déjà banni de sa vie, ou peut s\u2019en faut.Dans ces conditions l'image du divin crucifié est importune : fl faut l\u2019ôter.Et l\u2019on n'y manque pas.Assez bien de catholiques n\u2019ont pas de convictions solidement assises.Pour eux la religion est affaire do sentiment, d\u2019opportunité, et c\u2019est tout ce que l'on veut, sauf une affaire de conviction.Voilà pourquoi tant de chrétiens mènent une vie quelconque.Pie X avait nettement saisi ce mal profond.Aussi sa première parole comme Pontife suprême a-t~clle été pour proclamer la nécessité de \u2018\u2018 restaurer toute chose dans le Christ.Instaurarc omnia in Christo.\u201d Ce quo l\u2019on pourrait traduire : Réintégrer le Christ partout; dans l\u2019individu d'abord, en lui imposant de solides convictions et en l\u2019habituant à y conformer sa conduite.A ce prix, à ce prix seulement nous pourrons endiguer ce courant qui pousse À la paganisation des salons, méme dans les familles chrôtiennes.UNE NOUVELLE CHAIRE A L'UNIVERSITE L\u2019AVAL Au banquet annuel des étudiants on droit, le 6 du courant, M.le Vics-Rec- teur de l'Université Laval a annoncé la fendetion d'une chaise des scientes politiques et sociales.M.Henri Bourassa, député de Labelle, est appelé à l'oscuper.Votes Critiques SATAN DEBOULONNE Le F.'.Combes a requ, il y a quelques temps, une lettre d'un Américain, M.Hermann Menz, le convoquant à présider la cérémonie d'inauguration d\u2019une statue monumentale de.Satan, qui devait avoir lieu dans sa propriété, près de New-York.O singulier monodiabliste, richissime et probablement dévoré de l'envie de faire parler de lui, n'avait rien trouvé de mieux que de faire dressér sur un piédestal de oing mètres, au milieu de son parc, une statue colossale de Luoifer, accroupi aur un rocher et armé d\u2019un trident ! Le F.-.Combes n\u2019a sans doute pas cru devoir se déranger malgré cet hommage rendu à sès chères convictions, mais les habitants du village, à la vue du monstre, 8e sont littéralement révoltés et ont obligé cet innovateur à déboulonner son idole qui, une fois de plus, est tombée sous les coups de l'ange exterminateur représenté par le bon sens public.UNS LETTRS DU PAPB AU MIKADO Mgr O'Connell, ancien recteur du collège américain à Rome et évêque de Portland (Etats-Unis), a présenté une lettre du Pape au Mikado.Dans cette iettre, Pie X remercie le Mikado dela façon bienveillante dont les autorités japonaises oat traité les catholiques de Mandohourie durant la deraière guerre et recommande à sa protection les catholiques du Japon.On a beaucoup remarqué que c'est un évêque américain qui a été choisi par le Vatican pour remetttre cette lettre au Mikado et l'on assure que cet acte du Pape prélude à une réorganisation des missions catholiques au Japon.Ces missions, qui sont entre les maine des Missions étrangères de Paris, seraient confiées désormais uniquement à des américains.En outre, il est probable que le Mikado enverra, à Rome un haut fonctionnaire impérial.On parle même de l'ina- titution d'une délégation apostolique à Tokio.L'Eglise est comme l'Océan.Elle regagne sur un continent ce qu'elle perd sus un autre.SENTIMENTS CHRETIENS DB GUILLAUME 11 Guillaume II, empereur d'Allemagne, à la prestation de serment des recrues, à Potsdam, a fait aux militaires une allo- oution pleine de sentiments chrétiens, qui contraste avec les balivernes et bes faux-fuyants du président de la République française.Guillaume, devant l'autel ayant servi à la cérémonie de la prestation de serment et lo désignant du geste, s'est exprimé ainsi : : \u201c Vous voyez cet autel, sur lequel s'élève la oroix, le symbole de tous les chrétiens.C'est comme chrétiens que vous avez prêté sujourd'hui serment de fidélité au drapeau ; je souhaite et j'ou- père que ce serment sera toujours présent à votre esprit.En co moment, j'ai devant les yeux un épisode mémorable.Loraque l\u2019empereur Léopold d'Autriche confia au célèbre prince Eugène le commandement suprênie de son armée et lui remit le bâton de maréeha), le prince Eugène prit un crucifix et leva le brus vers le ciel en disant : \u201c Voilà Celui qui doit être notre généralissime !\u201d Oe sont de tels sentiments que j'attends aussi de vous.Je veux avoir dans mon armée des soldats pieux et vaillants, et nen pas des impies.Vous allez avoir le privilège de servir dans los rangs de ma garde à Potedam, où chaque pas vous rappellera le seuvenir du grand roi-soldat qui dort nom lein d\u2019iei son dernier sommeil, ot Ia glorieuse histoire de Pruase.Moutrez-vous dignes de cette faveur en pratiquant d'une façon toute particulière les vertus militaires ot marchez les premiers dans la voie de ls crainte de Dieu, de la fidélité et de l'obéissance |\u201d \u2014 Coux de non abonnés qui n'ont pes encore payé leur abonnement sont priés de ne pas négliger davantage de e'acquitter de ce devoir.L'abounement est payable d\u2019avenee.* ?Décembre 1003 L.2 .h Les élogès de Phon, Tar ff Est-ce un compliment que M.Tarte J vient faire à Mgr Langevin dans la Patrie P du 4 décembre ou un carreau qu'il lui lance aur la tête ?w \" Mgr Langevin, dit-il, est impétmeux, parce qu'il est convaincu, Ourieure a épithète accolée au nom de celui quj ac.1 complit son devoir avec énergie et Ppersé.= vérance.S'il peenait envie à M.Tarte u d'écrire la vie de saint Athanate, doc Tr teur de I'Eglise, il ne manquesait pay Is de dise qu\u2019il était impetueux ; pareil.\u2014 lement seint Jérôme et avec lui tous les Ce saints Docteurs de l'Eglise ont été des hommes impétueux.Saint Grégoire VT] Ur était impétueux lorsqu'il revendiquait roisst les droits du Saint-Siège et qu\u2019il allait mourir on exil, pour n'avoir rien voulu \u2014 oéder à ceux qui empietaiens sur droits sacrés.Si, au lieu de la conciliation à outrance qui à fait sacrifier les droits des catholiques du Nord-Ouest, où se fut montré un peu impétueux, en 1396, il est bien probable, et même certain que La Mgr l\u2019Archevêque de Manituba ne werait M \u2018**\" pae obligé de déployer lui-même de BR **\" l'impétuosité.es Les lâcheurs et les ooncibiants sppel- vier, leront comme ils voudront la conduite M \u201c°° de Mgr Langevin, les bons chrétiens, vou eux, diront qu\u2019elle est celle d'un véri- mage table évêque, qui combat paurla cause J de Dieu sans s'occuper de ce que pes.hg soront et diront les faiseurs de com ha so promis.repo Il est un moyen bien facile de ne pas IEg se cuéer des emnuis; o'est de luisier ¢ Jaire et de se croiser les bras, en pre.5 sence des empiètemente du mal: mais den it resto à savoir ce que Dieu pensera de ulut ce laisser faire, car Dieu lui-méine, com- L me Mgr Langevin, est guelquefois tris juste impétueux sans nuire & ses perfections \u201c divines.font Fluminis impetus lactificat civitatem [§ PS! Des.naua XX \u201c.form , J aus * M resta Motes Religiouses qo .se thoi men PRELIMINAIRES DE BEATIFICATION par 2 La ccngrégation des Rites réunie de- M vous vant le Pape a émis le vote de \"Tuto\" pour la béatification des Carmélites de Compiègne et des martyrs dominicains du Tonkin.Elle à décidé aussi touchant la valeur des miracles présentés pour la cause de la vénérable Julie Billiart.8.EXPEDIT ET STE-PHILOMENE A propos du culte de S.Expédit et de celui de Ste-Philomène, qui auraient pré- tenduement été condamnés par une commission pontificale, informations prises, cette condamnation n'a nullement été prononcée.Certains abus seulement ont été proscrits.En ce qui concerne S.lx- pédit, deux saints de ce nom figurent au martycologe.L'on ne voit donc pas à quel titre l'on pourrait en proscrire le culte.Oe qui est vrai, c'est qu'autour du nom d'un de ces deux ssinte, à propos desquels on ignore tout, sauf leur martyre, cireu- lent des légendes qui n'ont pas l'ombre de fondement.De plus l'on assure de bonne source que les attributs avec lesquels une dévotion plus ou moins éclairée représente saint Expédié comme le patron des affaéres urgentes, ont été réprouvés.Cesattributs sont le corbeau que saint Expédit foule aux pieds, et dont le cri est censé reproduire le mot latin cras \u2018demain,\u2019 tandis que le saint élève en Pair une croix portant le mot hodée \u2018\u2018 au- jourd'hui.\u201d A ce propos, il est curieux de remarquer que S.Augustin qui, à ses heures ne dédaignait pas le jeu de mot, parle quelque part de la vor corvina: cras oras! \u2014 Pour ce qui concerne Ste Philomène, son culte peut d'autant moins être proserit qu'il figure au propre de Rome.AVANTAGES AUX NOUVEAUX ABONNES D\u2019hui au fer janvier pro- Chain, mous aecepteroms, i ume piastre ($1.04), peur ls première année, Sous les abonnements nouveaux QU\u2019OB ROUS ORVOrFS."]
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