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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 16 décembre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1905-12-16, Collections de BAnQ.

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[" LA \u201cCROIX\u201d tIsUDOMADAIRE! Parsit le Samedi JOSEPH BEGIN Directeur-Propriétaire ABONNEMENTS (Payables d'avance) @uNADA ET ETATS-UNIS 1 an, $2 ; 6 mois, 81 EN VILLE (Par la Poste) tan, $2; 6 mois, F1 = # Eds «o> v cu ETRANGER (Union postale) se 1sn,2.25; 6 mois, 1.25 pas oil.d les PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une pa- nf rie XL \u201c11a puissance du bon journal La Semaine religieuse, de Québec, citant un article du Catholic News, de New-York, et un extrait d\u2019une conféren- co sur la presse, faite par M.l'abbé Janvier, prédicateur à Notre-Dame de Paris, constate que si la France est aujourd'hui tombée entre les mains de la franc- maçonnerie, c\u2019est dû à co que les Francuis n'ont pas su encourager et soutenir I grande «uvre de la presse catholique, la seule force, de nos jours, qui puisse tepousser eflectivement les ennemis de l'Eglise.C'est absolument vrai.Etla triste expérience de notre an- deoums | ère-patrie devrait nous être une salutaire leçon.\u2018 La Semaine religieuse, d'Evreux, dit justement à ce sujet : \u201cEn Allemagne, les catholiques ne sont que 17 millions.Ils ont à leur disposition 600 journaux dont 100 journaux quotidiens.\u2018\u2018 Aussi catholiques allemands forment ils le groupe le plus puissant daus les Chambres, et l'empereur protestant ne peut pas gouverner sans eux \u201cEstco l'argent qui manque aux catholiques français! Estce le dévouement! Non, ils dépensent 100 millione peranen bonnes œuvres.Que pensez- vous qu'il serait arrivé si depuis trente ins ils dépensaient le quart de cette wmie pour soutenir de bons journaux : ti depuis trente ans ils avaient dépensé 7 millions de francs par an pour la bonne presse, croyez-vous que 25,000 ftancs-maçons les tyranniseraient en ce moment ?les to\u201d ; de ains :ant ir la D'une autre part Léon X111 et Pie X ott reconnu Ja puissance du bon journal Pour faire le bien, ct ont maintes fois commandé cette œuvre à la sollicitude des fidèles.À nous dune d'agir et d'agir pratiquement.Notre Croix est encore modeste, il 8t vrai, mais il nous fait plaisir de tnitater tous les jours que, la Psovi nom quels M dence aidant, olle fait une wuvre sé- irou- M rieuse et durable.Et il ne tient qu'aux catholiques du Canada de la faire prus- Pérer et grandir, en sorte qu'elle de- vienus une puissance avec laquelle nos adversaires devront chaque jour compter.> pa rou- M Que chacun de nos abonnés se fasse que donc un devoir d'apporter une piorre à nt le l'édifice que nous voulons élever.La Direction.IE DRAPEAU NATIONL - AOTTAWA Aune assemblée des membres de la Sean-Baptiste, section Notre-Dame, le3 décembre courant, la question du d'apeau national n été claudement die- tutée.Le Carillon Saoré Cœur a trouvé de vaillants défonseurs dans les person- tes de MM.JO, Léveillé, EB.E.L., Butet, Etud., et J.-U, Vincent, avocat.Le premier orateur, après avoir don- la définition du drapeau, s'est appli- Wek prouver: lo qu'il est opportun Pour les Canadiens français de 6e choisir la drapeau ; 20 que ce drapeau, pour à vraiment national, devra leur sap- t leur foi et par conséquent être (né d'un emblème religeux.Le Samedi, 16 Décembre 1905\u2014 Vol.III, No 41 OÙN 33, RUE SAINT-JAOQUES, MONTREAL.Moite de Poste 2175 Journal Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.M.B.Boutet dit que le Carillon- Sacré-Cœur doit recueillir tous les suffrages, parce qu\u2019il réunit toutes les qualités qui conviennent au drapeau national des Canadiens français.La croix blanche nous rappelle notre origine, la bannière de Carillon, notre histoire, et Je Sacré- Cœur, notre foi, nos aspirations, notre idéal.N.J.-U.Vincent démontre combien est peu raisonné cet amour excessif de quelques Osnadiens français pour le tricolore, drapeau d'un pays avec lequel tous n'avons plus de commun que la langue.TI déplore les persécutions dont les catholiques sont l'objet en Franve et il dit qu'il serait temps que tous les Canadiens-français protestassent cuntre in conduite odieuse d'un impie et maçonnique.Le seul orateur qui se soit levé pour combattre le Carillon-Sacré Cœur est M.P.-V.Savard, ex-M.P.Ses arguments se résument à ceci: Les saints dans les églises ; il ne faut pas être plus cathobi- que que le pape ; la l\u2018rauceest ma mère, Je l'aime mieux que l'Angleterre.Les cent cinquantea deux cents Cauediens fruugais prisents ont pris un vif intérét a la discussion et la plupart d\u2019entre eux n'ont pas ménagé leurs applaudissements aux défenseurs de notre dvapeuu national.Un nouveau débat aura lieu le 14 janvier 1906.Ce sera intéressant.Depuis dimanche dernier, le Carillon- Sacré-Cæwur fait l'objet de toutes lus cou- versations dr\u2018re la capitale.l'ant mieux ! plus on en parlera, mieux on le connai- tra ; mieux on le connaîtra, ptus on l'aimera et plus tôt on l\u2019adoptera.AU BANQUET GOUIN La campagne scolaire de M.Langlois réprouvée \u2014 gouvernement La plupart des sommités politiques du parti libéral étaient présentes au banquet Gouin, lundi soir: l'hon.Laurier, I'hon.Ross, ex premier ministre d'Ontario, le sénateur Casgrain, le sénateur Choquette, l'hon.Aug.Tessier, etc.Nous devons surtout faire mention du discours de M.Gouin qui a été un chef- d'œuvre de clarté et de précision Laissant à d'autres le loisir de faire des phrases sonores sur des riens, il s'est résurvé d'exposer derechef les grandes lignes de in politique de son gouvernement.Les deux questious du jour, l'instrue- tiou publique et la répartition plus équitable des subsides fédéraux aux pro- viuces, n'ont pas mauqué d'être l\u2019objet de son attention.Au sujet de l'instruction publique il nous a fait plaisir d'entendre Fhon.Premier Ministre réprouvée dans les termes suivants, la campagne scolaire de MM, Langlois, Stephens et autres : \u2018 lastruire le peuple! Permetez moi d'insister sur ce sujet : il est des choses qu\u2019on ne saupait trop répéter.\u2018 L'éducation est la plus importante de toutes lus questions politiques, éco- nomigues et sociales posées aux hommes.Les sages de tous los temps l'ont proclamée.L'éducation, disont-ils, est le seul levier aveo lequel on puisse soulever le monde.L'éducatton, c'est l'empire, parce que l'éducation, c'est l'homme, et l\u2019homme, c\u2019est la société, \u201cle probleme de l'éducation est éternel; il varie ot se rajeunit avec les sièoles.On peut le résoudre provisoi- remeont, mais jamais définitivement.\u201d \u201cC'est pourquoi le gouvernement a inserit en tôte de son programme : encouragement à l'instruction publique, et que, s'emparant d'un mot célèbre, il a proclamé que la première partie de sa politique seraic l'éducation, la seconde l'éducatien, la troisième l'éducation.** Je l\u2019ai déjà déclaré plusieurs fois, nous ne voulons ni détruire, ni révolutionner ; nous voulous améliorer et fortifier.Nos lois scolsires sunt, daus leur ensemble, aussi bonnes que nous puissions les désirer et le gouvernement n'a pas l'intention d'en changer le principe.Elles sont le fruit d'une longue expérience et d'une observation réfléchie de nos conditions sociales et Économiques, et elles sont suflisuntes, j'en suis convaincu, pour nous permettre de rénbiser les uméliorations et les réformes que nous désirons.\u2018\u201c L'on a purlé de la création d'un mi- nistèére de l'inatruction publique.Cette suggestion a été faite de bonne fui, je t'eu doute pas.Mais pourquoi recommencer des discussions et faire renaître des mulaises qui, infailliblement, stésili- seraient les «ffouts que tous les hommes de bonne volonté sont dispusés à faire pour l'avancement de l'enseignement en cette province ?.\u2026.Non, ce ne sont pas des lois qu'il importe de faire.On ne décrète pas ka richesse, on la produit.De mème, on ne décrète pus l'instruction, on la prépare, on la répand.Ce qu\u2019il faut faire, ce sont des hommes.Commençons donc par avoir de bons muiîtres dans les écoles, car tant valent les maîtres, tant valent les écoles ; et si nous voulons de bons mai- tres, donnons à ceux qui se destinent à l'enseignement une forte formation pédagogique, eucourageons-les à persévérer dans la carrière et assurons-leur une rémunération sufilsante.** La meilleure institution pour furmer des maîtres, c'est l'école normale.Il va dans la province plus de 6,000 écoles élémentaires qui sont presque toutes dirigées par des institutrices.Or jusqu'en 1898, tuus w'avions qu'une seule école normale pous filles, l\u2019Ecole Normalo Laval, fondée en 1854.En 189%, le gouvernement Marchand en fonda une seconde à Montréal, l\u2019Ecole Normale Jaoques-Cantier, qu'il pian sous la direction des Dames de la Congrégation.En 1904, le gouvernement Parent en créait une troisieme a Rimouski.Mais ces trois écoles normales ne peuvent suffire aux besuins qui s'imposent : ausei avons- nous décidé d'en ouvrir deux autres l\u2019une à Chicoutimi et l\u2019autre à Sherbrooke, en attendant le jour rapproché où nous en dtablirons d\u2019autres en différents endroits de la province.Car nous sommes d\u2019opinion que la formation de instituteur doit être le point de départ de l'amélioration à apporter dans l'instrue- tion élémentaire.11 faut aussi encourager nos institutrices à persévérer dans la carrière do l'enseignement.Washington, écrivant au congrès américain pour lui demander lu solde de ses soldats, rappelait que l'amour du pays ne suflit pas pour dé terminer les gens à lo servir indéfini ment.Ce que Washington disait de ses soldats, on pourrait le dire de nos institutrices.C'est pourquoi nous venons de décider d'accorder nne prime annuelle de $15 à touto institutrice diplômée qui enseigne depuis plus de quinze ans et une prime annuelle de 520 à toute institutrice diplômée qui enseigne dopuis plus de vingt ans.\u201c I] faut de plus stimuler le zèle des commissaires ot des syndics d'écoles et les engager à faire progresser davantage Ia cause de l'éducation en cette province.Nous avons, en conséquence, résolu d'établir un concours entre les diverses municipalités scolaires de chaque djs.triot d'inspection et d'accorder des primes de GO, 50, 40, 35 et 30 dollars aux cinq municipalités de chaque district d'inspection chez lesquelles il y aurait le plus de progrès pour chacun des objets suivants : 1.Etat dew maisons d'écoles, des dépendances et des emplacements , 2.Etat du mobilier : 3.Chiffre du traitement annuel des instituteurs ot institutrices ; 4.Obsorvance des dispositions de la toi ot des règlements scolaires.\u201c Mais ne pourrout concourir les municipalités qui paieront un traitement de moins de $100 à quelqu'un de leurs instituteurs ou institutrices et qui auront engagé quelque instituteur ou institutrice non diplômé.\u201c En offrant ainsi des gratifications non paa aux municipalités qui auront obtenu le plus de points, mais à celles qui en auront le plus gagné comparativement à l\u2019année précédente, nous croyons créer l'émulation chee toutes les municipalités, chez les plus nouvelles comme chez les plus vieilles ; chez les plus pauvres comme chez les plus riches, chez les plus arriéeées comme chez les plus progressistes.\u201cLes prix décernés devront être appliqués suivant que le déterminera un règlement du Conseil de l'instruction publique, approuvé par l\u2019exéoutif, et il va sans dire que les commissaires ou syndics d'écoles qui recevront ces ré compensus ne pourront pas diminuer le taux de la cotisation scolaire imposée.\u201cTl ent certes bon que la presse et ceux qui s'occupent des affaires publiques stimulent le zèle du gouvernement afin que chaque progrès accompli puisse faire place à un progrès nouveau ; mais cette même presso et les memes amis de l'éducation doivent aussi rappeler sans casse aux pères de famille que c\u2019est à eux surtout qu'il incombe de faire des sacrifices considérables pour l'instruo- tion de leurs enfants.\u201d Nous ne sommes pas prêt à dire, comme M.Gouin, que notre système scolaire est aussi bon qu'on puisse le désirer.Car, nous croyons qu'il serait vraiment meilleur s'il ne tendait pas à monopoliser l'enseignement, entre les mains du gouvernement.Mais, se se servir sagement du pouvoir qu\u2019on lui a confié, pour le plus grand bien du peuple, nous estimons qu'il est sage de notre part de le seconder dans la graade «uvre de l\u2019instruction et de l\u2019aider à développer ce système et à le perfec tionner au besoin.Cependant, nous regrettons que le projet de mettre légalement les écoles narmales sous la direction libre aus autorités ecclésiastiques, comme nous l'avons suggéré, il y a quelques semaines, n'ait pas eu l'approbation du gouvernement.dere.tant que celuici saura Ce projet mérite qu\u2019on le consi- Et les intéressés, ce nous semble, feraient bien de chercher à lui donner une solution pratique, taudis qu'il en est encore temps.D'une autre part, nous constatons avec pluisir que le gouvernement pro- vinciæl enteud récompenser et encouru- ger de toute façon le dévouement des iustituteurset des institutrices, et stinsu- ler lc zèle pour les chuses scolaires quel- (quefois trop summeillant des commissaires et des syndics d'écoles.Mais, ajoute M.Gouin avec beaucoup de raison, la presso doit \u2018rappeler sans \u2018\u201c cesse aux pores de famille que c'est à \u2018\u2018 eux surtout qu\u2019il incombe de faire des \u201c sacrifices considérables pour l'instruc- \u2018 tion de leurs enfants.\u201d Voilà un principe qu\u2019il importe d\u2019atti- cher et de faire bien comprendre.L'Etat n\u2019a pas reçu la inission d'enseigner.C'est nu père de famille qu'il appartient d'instruire ou de faire instruire ses enfants.L'Etat est bien obligé de lui fuciliter cette tâche, mais il ne peut l'y suppléer.Le Premier Ministre du Canada a approuvé, dance tenante, le programme scolaire de M.Gouin, \u201cJe n'eutreprendrai pas, dit M.Laurier, de retracer ici le proguamme qu'il vous a tracé, car Je n'ai pas voix au chapitre dans l'administration provinciale Mais je suis enfant de la province, j'y ri grandi et mon cœur y est toujours.Si mon approbation vaut quelque chose, je In donne entièrement au programme tracé par M.Gouin, J\u2019endosse particulièrement ce qu\u2019il a dit en parlant de l'éducation : je no veux pas révolutionner, mais réformer pour nous donner un ensoignement meilleur ot plus complet.\u201d Malgré cette rebuffade, nous ne doutons pas que MM.Langlois, Stephens et Cie ne continuent leur campagne de révolution scolaire Ces messieurs ne veulent rien moins qu\u2019un ministre de ABONNEMENTS DE PROPAGANDE Afin de faciliter la pre- pagande de la CRoIx nous avons établi des conditions spéciales.D'hui au ler janvier prochain, nous aocepte- rons, à une piastre (91.00), pour la première année, tous les abonnements nouveaux qu'on nous enverra.Téléphone : Bell 2281 Est l'instruction publique, parce qu\u2019ils appréhendent bien que, sans ce ministre, ils ne pourront pas mettxe à exécution leurs projets de prétendue réfoi me scolaire.J.B.Encore les théâtres S.G.Mgr Bruchési à fait envoyer au clergé du diocèse ses deux récentes lettres sur les théâtres, en les faisant suivre de la note suivante : \u201cCes lettres ont pour objet les théû- tres, devenus, hélas! si nombreux dans notre ville.Elles vous serviront pour la direction que vous aurez à donner à vos fidèles.\u201cLes théâtres sont actuellement un danger redoutable pour la morale ; il faut en éloigner notre peuple, et parti- oulièrement la jeunesse sur la vertu de laquelle nous devous veiller avec le plus grand soin.\u2018 Vous ferez Lien désormais d\u2019exiger des jeunes filles gni veulent faire partie de l'Association des Enfants de Marie, ainsi que des dames des diverses congrégations pieuses établies dans votre paroisse, la promesse de ne pas fréquenter les théâtres.Nous constatons tous, malheureusement, même parmi d'\u2019excellentes familles chrétiennes, des dispositions a concilier la piété avec la vie mondaine et frivole.C'est un mal contre lequel il importe de réagiv.\u201d SARAH EST PARTIE Sarah Bernhardt est partie.Personne, nous l\u2019espérons, à part les cabotins et leurs amis, ne In pleurera.Que de choses on a dites, que d\u2019insanités on à débitées autour de l'incident des étudiants de Québec.Que le Canada se porte à la défense do la comédienne, nous devons nous y attendre.C\u2019est son rôle,à ce journal, depuis qu'il est au monde, d'ouvrir en notre pays la voie aux etoiles (1!) françaises et à tout ce qui peut nous venir d'anti-national et d'anti-catholique des bords de la Seine.Mais que la Patric et le Soleil, à la suite de Sir Wilfrid Laurier, aillent jeter des larmes uux pieds de cotte Juive insultunt a tout ce que nous avons de plus cher, voilà qui a lieu de rious surprendre, bien que ces deux fouilles soient capables de grussez bassesses.Pour l'édification de nos lectours, nous publions les télégrammes qui ont été échangés au sujet de cette aflaire entre la comédienne et le Premier Ministre du C'anuda : Ottawa, Ont., ù déc.1905, Sin Wicrnib LAURIER, Québec.Je regrette, monsieur, que vous n'ayez pu vous trouverau déjeuner de ce matin.Je vous uurais dit moi-même que l'Ærenement went, quand il a écrit que j'ai dit qu'il n\u2019y avait pas un grand home politique au Canada.Je regrette aussi que vous n'ayez pas été à Québec hier.Peut ètre la présence d'un homme comme vous dans la ville aurait empêché deux ceuts jeunes gens de vouloir tuer uno ferme après l'avoir inaultée et l'avoir blessé plusieurs jeunes femmes et quelques hommes de mu compagnie, en leur jetant des pierres et en les frappant à coups de canne.Je vous envoie l\u2019expression de ma sympathique admiration.Saran BERNHARDT.Sir Wilfrid Laurier à répondu ainsi : Québec, 7 déc.1905.Madame Saran BERNHARDT, Ottawa, Je déplore, madame, les actes de vio- \u2014 max t lence dant vous et votre compagnie avez éto victimes lors de votre départ de Québec.Je n\u2019ai appris qu\u2019à mon arrivée ici, hier soir, ce qui s\u2019y était passé la veille.Jo vous fais part du sentiment d'uviversel regret qu'inspire une conduite si indigne du caractère bien connu de cette ville, toujours remarquablement soucieuse de son reuom de courtoisie et d\u2019hospitalité.Quant a ce qu'a pu dire l'Ævénement n'en ayez aucun souci : c\u2019est un journal qui, pour moi, ne compte pas.WiLrrip LAURIER.D'une part, Sarah, pour poser en victime, meut et calomnie effrontément \u2018lorsqu\u2019ello dit que deux cents jeunes gens voulaient la tuer et que quelques hommes de sa compagnie ont été blesses, etc.Au dire des autorités policières de Québec, qui étaient alors sur les lieux de l'incident, personue n'a été frappé, à part une actrice qui à reçu une motte de neige sur son chapeau : ni Sarah, ni aucun des membres de sa compagnie n'a été atteint par des œufs pourris, D'ailleurs, lisons le rapport de la police : ** Madame Bernhardt descendit tandis que la foule l'acclaimmait et une voix cria, \u201cà bas la juive!\u201d Pas d'œufs pourris, pus de neige, ni de glace n\u2019ont éte lancés à l'actrice.Madatae Bernhardt monta dans son ohar privé riant de cette démonstration et déclava qu'on avait tort de l'appeler juive, vu qu'elle était catholique romaine (?) Voilà pour madame Bernhardt.Les autres membres de la troupe arrivaient pendant ce temps à la gare, Un acteur ayant fait des remarques, un curieux lui enleva sa coiffure qui lui fut ensuite remise par le chef de police.Cet acteur se plaignit ensuite au chef de police qu'il avait reçu sur la tête six coups de bâton, mais sur les questions posées par le chef il se mit à rire et dit: n'en parlons plus.Une actrice, en descendant la Oôte-du-Palais, ayant montré du doigt un curieux, reçut une motte de neige sur le bord de son chapeau.On ignore qui a lancé cette noige.Voilà la seule personne de la trowpe qui a été frappée.À la gare, le chef de police ayant demandé à la foule de ne pas entrer, cette dernière s'y conforma de bon cœur et se dispersa.\u201d Cette comédienne, non satisfaite de nous avoir insultés de la façon la plus basse et sans provocation suoune, cherche à nous faire passer maintenant pour un peuple de barbares.Et sir Wilfrid Laurier, oubliant sa dignité, ne tenant nullement compte des outrages reçus, fait part à cette cabotine du sentiment d'universel regret qu'inspire une conduite si indigne !.\u2026.Baissons le rideau sur ces deux personnages!.Il y en a d'autres qui ont joué le rôle de M.Laurier.Nous ne croyons pas devoir lee nommer ioi.Ils reconnaitront la fausse position qu'ils ont prise envers leurs compatriotes en leur jetant la pierre et en exonérant cette femme.Oui, baissons le rideau.Sarah est partie, nous espérons qu\u2019elle ne reviendra plus ; et, si cet incident avait pour effet d'éloigner de notre province tous ces oabotins et ces cabotines qui nous viennent de Paris, il sesait heureux, très heureux.En tout cas, quoique nous n\u2019approuvions pas toutes les méthodes de protestation de la jeunesse, nous croyons devoir dire: honneur aux jeunes! Ils ont du cœur, eux, au moins.Il savent ressentir l\u2019injure et souffleter au besoin les insulteurs.L\u2019Associaton Gatholique de la Jeunesse Le dernier numéro du Semeur, organe officiel de l'Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française, note, en passant, les plus récents progrès de l\u2019Association.À Sainte-Marie de Monnoir, quinze membres signent l'adhésion à la Société.A Nicolet, quatre séances, en octobre; Mgr Douville entretient les jeunes du Nord-Ouest qu\u2019il vient de visiter.À Rimouski, dix-huit jeunes gens s'enrôrent dans l'Association.De Chicoutimi on attend bientôt la fondation d\u2019un cercle, au Séminaire.De Lévis, ce foyer du patriotisme et du catholicisme, on informe : \u2018Le cercle Saint-Augustin est aotuellement réorganisé, les élections ont su lieu, plusieurs travaux d'histoire du Canada sont en préparation.\u201d Et Ml'aumônier veut bien ajouter ces encourageantes paroles: \u2018\u2018 Je n'ai pas besoin de vous dire combien j'ai à cœur l\u2019œuvre de l'A.Q.J.Quand je constate l'ignorance 4 et l\u2019apathie d'un grand nombre de nos hommes de profession, quand je vuis le mal qui en est la conséquence, les crimes qu\u2019elles font commettre comme dans la question capitale des Ecoles du Manitoba et du Nord-Ouest, jo ne puis m'empêcher de gemir.J'ai vu dans l\u2019A.C.J.le salut pour l'avenir, et je lui ai donué une franche et cordiale adhésion.\u201d Le cercle Duhamel d'Ottawn a eu deux séances en octobre.MM.Saint-Jacques, Boutet, Thériault et Lalonde en firent les les frais.Tout fait espérer qu'au Séminaire de Valleyfield un cercle régulier y sera organisé.lén attendant, l'académie Sainte-Cécile, y supplée.On espère, qu'avant un mois, un cercle sera organisé À l'Université Laval, à Montréal.Au cercle Saint-Louis du Mile-End, il y a eu deux séances sur l'alcoolisme.Voilà vraiment un sujet d'actualité.MM.Hébert et Baril n'ont pas manqué d'intéresser leurs suditeurs.De Varennes, bonnes nouvelles et.bon travail.Au cercle Léon NI11, séance extraordinaire présidée par le vhanoine Roy.: Enfin, & Québee, à l\u2019occasion de l\u2019inauguration des salles Loyola, il y a en le 22 octobre une séance mémorable.M.Ths Chapais y a fait une charmante causerie sur la puissance du livre qui a fort intéressé son auditoire, Qu'on nous permette d'en citer ici quelques passages qui touchent de près les membres de l\u2019Assaciation : \u2018* Mais il est une association d'un autre genre à laquelle je ne puis m\u2019empêcher d'adresser un cordia!l salut avant de descendre de cette estrade.C'est l'associn- tion de la jeunesse catholique, dont une branche est établie à Québec depuis quelques mois, \u201c Son objet est digne d'amiration et de sympathie.Ces vaillants jeunes gens se proposent de se réunir pour étudier, et le but de leurs études, c'est de se préparer aux luttes de l'avenir, c\u2019est d'acquérir les connaissances, ln science, l'entraînement, c\u2019est de développer et d'asseoir fortement dans leur intelligence et dans leur cœur les doctrines et les convictions qui leur permettront de défendre victorieusement, \u2018\u2018avant tout, par-dessus tout, et contre tous, les principes du catholicisme et la tradition du Canada-francais.\u201d Devant un tel programme, un si haut des.sefn, un si noble idéal, nous sentons notre cœur battre d'espoir et un enthousinste bravo jaillit spontanément de notre âme.Ah! si notre jeunesse canadienne entre dans cette voie d'honneur, de labeur fécond, et de vertu généreuse, si elle veut écouter l'appel et suivre l'exemple de cette élite qui la convie aux intrépides efforts, si elle correspond à sa vocation magnifique, j'entrevois pour notre nationalité, pour notre race, bien des jours de prospérité, de grandeur et de gloire.Jeunes gens, qui, dédaigneux des plaisirs vulgaires et des basses sollicitations, élevez vos regards vers les sommets, vos intelligences vers le vrai, et vos âmes vers le bien : qui voulez scruter d\u2019avance les graves problèmes nationaux et sociaux que vous aurez peut-être à résoudre demain, lorsque l'heure l'action directe aura sonné pour vous ; jeune gens qui voulez devenir des hommes, soyez bénis de Dieu et de la Patrie!\" Le réveil des conservateurs La convention consesvatrioe qui s'est tenue à Montréal, cette semaine, et dont nous publions plus loin les réso- lotions, est un événement qui mérite l'attention.L'on \u2018se souvient que ce parti politique s'est absteau aux dernières élections provinciales de faire la lutte au gouvernement Parent.L\u2019appel au peuple promptet inattendu de celui ci en avait été le motif apparent ou plutôt le prétexte.La raison vraie est que le parti conservateur, étant sans programme et presque sans chef, s'était senti trop faible pour se mesurer avec son antagoniste.Mais, il vient d'élaborer une déclaration de principes, qui rencontrera, sauf quelques réserves dont nous aurons l'occasion de parler plus tard, l'approbation de tous les honnôtes gons.Cependant, la convention s'est dissoute sans donner de chefs, tant pour Ottaws que pour Québec, aux phalanges conservatrices décimées par toute la province.Mais d'ores et déjà, l'hon.Ths Chapais semble commander le respect et l'admiration de ses partisans.Et l'on a quelque raison de oroire qu'il sera, à Québec, le successeur de l'hon.Flynn qui s'est désisté du commandement qui lui avait été confié.M.Chapais, quoiqu'ib \u2018soit, À notre sens, trop conservateur, ou plutôt trop partisan, est une figure politique très LA OROIX honorable et très honorée.Homme de principes \u2018avant tout, il saura conduire son parti,sion luien confie les destinées, dans les droits sentiers du devoir.En atteudant la nomination des chefs pour Québec et pour Ottawa, la convention « nommé un comité exécutif dont les membres ont la mission de promouvoir les intérêts de leur parti, chacun dans les districts qui leur sont confiés.Montréal: MM.Monk, M.P., Borgeron, M.P., Casgrain, ex-M.P., G.N.Pucharme, L.T.Maréchal et A.B.Ames ; Québec: Mons Chapais, Pelletier, Larue et l'lynn; Joliette: M.Tellier, M.P.P.: \u2018Trois Rivières: M.Duplessis ; Hull : M.MeDougall ; Cantous de I'Est: Hon.Hacket, Hon.Pope et M.Pauneton, ex-M.P.P.DECLARATION DE PRINCIPES ADOPTEE PAR LA CONVENTION Attendu que le parti conservateur du Canada a été fondé, il ya plus d'un de- mi-siècle, «t peu après l'établissement du gouvernement responsable dans ce pays, par des hommes d'Etat du Bas- Canada et du Haut-Canadu, deux provinces divisées alors par des questions de race et de religion qui paralysaient tous les efforts pour l'avancement du pays ; Attendu que le nouveau parti fut le ré sultat d\u2019une entente ou coalition entre les hommes politiques des deux provinces, basées sur le principe du respect intégral des droits civils et religieux des minorités : Attendu que la pratique constante de ce principe par le parti conservateur a produit les meilleurs effets et an permis au Canada de s'étendre et de se dôve- lopper, grâce à l'union des divers éléments qui composent sa population ; Attendu qu'il importe de réaffirmer ce principe, et ces traditions salutaires.Cette convention des conservateurs de In province de Québec déclare ce qui suit : Questions Fédérales I.\u2014DROIT DES MINOKITES Les meilleurs intérêts du pays exigent que les minorités soient traitées avec une pleine justice dans I'exercice de tous leurs droits civils et religieux.Toute violation de ces droits, qui reposent sur la constitution fédérale et sur des engagements pris par la Couronne, est contraire aux institutions britanniques qui nous régissent.Ces droits sont inviolables.Attendu qu'il importe de proclamer en même temps les vues du parti sur des questions d'actualité qui intéressent le bien-être et l'avancement du Canada, aussi bien que de = la province de Québec.11.\u2014QUESTIONS OUVRIERES Le parti conservateur estime qu'il est urgont d'édicter des lois tendant à protéger plus efficacement la classe ouvrière et à améliorer sa condition.Le ministère du travail, organisé à grands frais par le gouvernement libéral ne remplit pas lo but de sa création ; ce département doit être réformé de manière à satisfaire les besoins de cette classe nombreuse et importante de notre population.Le travail des détenus dans les pénitenciers et les prisons provinciales ne devrait pas faire concurrence à l'industrie privée.III.\u2014IMMIGRATION Le système d'immigration actuellement en vigueur étant contraire aux intérôts du pays, il doit être réformé sans délai de manière à assurer un choix plus judicieux des immigrants et à éviter une concurrence injusto à l\u2019ouvrier Canadien.Et le gouvernement devrait aussi adopter un système de rapatriement propre à assurer le retour des Canadiens émigrés qui ont le désir de venir consacrer À leur pays leurs énergies et leur travail.La loi des aubains dovrait être amen- déc de façon à en assurer l'exécution efficace.1V.\u2014MILICE Le parti conservateur cest disposé à faire toutes les dépenses nécessaires pour doter notre pays d'une milice efficace et pourvue d\u2019un équipement de premier ordre ; mais {1 condamne les exa- Kérations, les extravagances, et les abus de tous genres, commis par le département actuel de la milice sans égard aux besoins du pays, sans plan défini, sans amélioration de son aystôme militaire et au mépris des représentations ot demandes légitimes des miliciens cux-mêmes.Toute ingérence pat:t'Ques eit ôtre rigoureusement écartée de l'administration de la milice.V.\u2014POLITIQUE NATIONALE Ayant toujours en vue le maintien de notre politique nationale de protection, fl faudrait ajuster les tarifs du Canada suivant les traitements adoptés à notre égard par les divers pays étrangers.Etablir un systümo de préférence mutuelle, entre le Canada et les autres pays do l\u2019Empire, dans des conditions propres À sauvegarder les intérôte cana- ons.Facilitor le développement du commerce canadien & l'étranger, par l\u2019extension des traités et en mottant nos marchands sur un pled d'égalité avec les expôditeurs des autres pays, sur tous les marchés du monde.VI\u2014MOYEN DE TRANSPORT Il importe de créer do nouvoaux moyens de transport tout en développant les moyuns déjà existants, et en suppri- nant d'urgence les obstacles qui entravent le développement de nos ports.Lo gouvernement devrait prendre ces ports À sa charge, les outiller pour los besoins modernes, en faire des ports libres, ou y établir des zones libres.T1 faut également faciliter les échanges commerciaux entro les différentes parties de In Confédérntion, en développant nos voies de communication intérieure, par terra et par cau, de façon à rendre toutes les parties du pays accessibles facilement et à bon murché.VIT.\u2014PROTECTION A LA CLASSE AGRICOLE Il est opportun d'assurer une protection efficace aux produits do nos cultivateurs contre la concurrence que leur font des produits étrangers sur le marché local et d'assurer à notre classe agricole un écoulement facile, rapide et rémunérateur de ses produits sur des marchés étrangers.VII.\u2014TEMPERANCE Le parti conservateur juaofesse qu'il faut umender les lois concernant la fabrication, l'inspection et ln vente des boissons alcooliques, de façon à amoindrir les terribles effets de l\u2019intempérance.IX.\u2014-LOI DE FAILLITE Une loi de faillite uniforme qui établi- vait une protection plus égale pour tous lea créanciers et dimintuerait les liquidations, est un besoin du conunerce auquel le parti conservateur ecoit qu'il «st ure gent de pourvoir.NX.\u2014TERRES FEDERALES Le parti conservateur condamne l'administration et le système de vente des terres publiques du Canada.It censure énergiquement les fraudes scandaleuses tt le péculat éhonté dont le gouvernement libéral s'est rendu coupable au détriment des intérêts du pays et de ceux des vrais colons.X1.\u2014GASPILLAGES FT GANCES Le parti conservateur comprend la nécessité de faire les dépenses nécessaires au développement et au progrès du pays dans la mesure de nos ressources ; mais il condamne les extravagances, les gaspillages du régime actuel et les obligations téméraires dans lesquelles co régime engage le crédit national.X11.\u2014FRAUDES ELECTORALES 11 est opportun d'édicter des lois plus rigoureuses contre lu corruption et les fraudes électorales, de façon à inettre un terme aux abus flagrants qui, depuis Quelques années, ont faussé le verdict populaire dans les élections générales et partielles, et compromis la bonne renommée du Canada.EXTRAVA- Questions Provinciales I.\u2014EDUCATION Cette convention déclare que : L'éducation et = l'instruction des enfants appartiennent de droit naturel aux pères de famille ct l'Etat ne doit rien négliger pour sezonder leurs «forts suppléer à l'insuffisance de leurs ressources, et favoriser la diffusion et le progrès de l\u2019enseignement, par tous les moyens à sa dispouition.11.\u2014AUTONOMIE PROVINCIALE Le parti conservateur veut l'autonomie de la Province dans le sens le plus large autorisé par la constitution : en conséquence il la défendra contre toute attaque.Dans l'esprit des Pères de la Confédération, l'une des garanties de l\u2019autonomie que l\u2019on entendait concéder aux provinces fut le rôle indépendant que l\u2019on attribue aux Licutenants-Gouver- neurs.Ces fonctionnaires représentent aussi directement la Couronne, dans la sphère provinciale, que le Gouverneur Général dans le gouvernement fédéral ; le parti conservateur est d'avis qu'il faut revenir À cette saine tradition; sé parer de plus en plus la sphère d'action politique centrale et assurer aux provinces la plus large mesure d'autoaumic compatible avec le maintien du lien fé déral.ITI.\u2014SUBSIDE FEDBRAIÆ Lu question de l'augmentation du subside fédéral aux provinces, demandäz par le parti conservateur de Québec dès 1588 et à plusiours reprises cepuis cette dute, doit être résolu ins retard dans un sens favorable aux réclamations p'ovin- ciales, de manière à sssurer aux pre vine ces un revenu plus proportionné\u2019 à leurs besoins et à l'accroiss-nent do teur population.1V.\u2014COLONISATTON Le parti conservateur croit qui: est d'urgence nationale J'udopter Jes inesu- res promptes et efficaces voue g:+antir au colon l'acquisition facile uss.si Que la possession sûre ot paisible de #+r loi, de bonnes voies de communica*ion, ct la liberté d'action légitime + nt il a icsoin Pour mettre en valeur \u201cun domaine.A cette fin, l'administration de nes Lerres publiques propres Ja \u20ac ivre doit ture faite principaleuamt +a vue de favoriser la colonisation.V.\u2014-DOMAINE l'UDLIO Notre domaine public, ot surtout nos forôts ot nos pouvoirs d'aau, doivent être administrés avec le plus grind soin et la plus grande prévoyance, de ma- niôre : lo\u2014A prévenir touto fraude au préju- dico du revenu provincial.0\u2014A assurcr l'exploitation de la fo- rit d\u2019aprds une méthode sage et raisonnée répondant A la fois aux besoins du présent et À coux co l'avenir.80\u2014A ne pas dépouiller ot priver complètement ceux qui viendront après nous des avantages précieux que la province 16 Décembre 199g _\u2014 \u2014 peut rotirer de la pos ches Pouvoirs d'eaux Besalon do ye # VI.\u2014DBOIS DE COMME Il est du devoir du nen Province d'adopter s res propres à assure le territoire du Can merce do nos torre lement du bois se Bouvernem ans délai don qu 8 r la fabricati ude du Loiy de co 8 Publiques, Princip, on 8g do la pulpe.TVant à lu Fabrication VI.\u2014AGRICULTURE Rogrettant i que le mouveme sif constaté il ya quelques © cette sphère se soit rale ; servateur estime teat, © Province de Québec dépend à Ge mesure de gn croit que le assurer la diffusion principes et do In meilleure (on agriculture, pour encours ratique a tries les plus l'econnuandables de a er me.VIT.\u2014VOIRIE PUBLIQUI- Le parti conservute ; lioration immédiate Faux est Une œuvre qui s\u2019im st Pose, oy du devoir du Bouvernement du dint by d encourager et d'aider les municipy Ig, dans l'accomplissement de cette nd importante.Te OUVRE 1X.\u2014 AUTONOMIE MUNICip 11 est du devoir du gouvernen sauvegarder et do protéger l'autons \" des municipalités, et de ne permetts aucune atteinte aux droits «t préro au ves de l'autorité municipale pur von de législation privée au autrement.° X.\u2014REFORME LLECTURALE Les inconvénients de gime électoral sont de plus évidents, ct il Avec un esprit large e forme de notre système ac actucl, à - nière à obtenir ces trois résultats | He vation du niveau de notre deputation suppression du fléau de ia corruption et représentation plus équit ble d iv ses opinions.table dis diver.gricole, et en Églige des meilleux UF Croil que jg amg de nos chemins re ALL notre présent po Venus de plus e importe d'aborder L progressif la ré rt re LA MISERE A LONDRES ; ; En ce moment, il ne s\u20194 coule jas ae journée à Londres sans qu'un certain nombre de malheureux succonibent à la faim.L'an dernier déjà, quarante deux personnes,\u2014 vingt-deux hommes, dix-neuf femmes ét un enfant, \u2014étaient mortes de faim.Ce chiffre énorme sera bientôt, si on no prend pas, au sujot de l'emploi de le souscription dont la reine Alexandra a pris initiative, une prorapte dé cision, de beaucoup dépassé.M.Mackenzie, qui accompagna comme correspondant de guerre le günéral Kuroki en Mandchourie et qui vient de visiter les quartiers où grouille la misère londonnienne, dit : \u2018\u2018 Les horreurs que j'ai vues a Poplar, à Tottenham et à Westham sont incomparablement plus effroyables que les plus affreuses boucheries auxquelles j'ai assisté durant la compagne de Mandchourie.\u201d Quant à la \u201csouscription de la reine,\u201d elle s'élève à environ $3,600,000.Mais les malheureux attendent encore qu\u2019on leur distribue des secours.Pour quoi?D'abord parce que vette somme n'est pas encore suffisante pour soulager toute la misère ; ensuite, parce que is distribution en est rendue extrêmement difficile et délicate par suite du nombre considérable des pauvres sans travail.Jamais encore, depuis 1874, il n\u2019avait Atteint do pareilles proportions.En 1890, il n'y avait & Londres, en effet, que 90,964 pauvres ; en 1900, ils étaient déjà 100,157 ; en 1903, ce chiffre a\u2019élevait à 109, G97 ; en 1904, à 117,921, et, cette année enfin, il est de 128,533, soit dans Ja proportion de 27 indigents par mille habitants.Sans doute, on comprend qu'il ne soit pas facile de répartir des secours à 123,533 miséreux, chiffre ofliciel à la fin du mois d'octobre.IL serait bon cependant de se hâter, oar, tandis qu\u2019on discute, beaucoup d'entre eux meurent de faim ou se tuent pour mettre un terme à leurs souffrances.ll n\u2019ya qu\u2019une erreur dans le monde, la souveraineté de l'homifne #.et qu'un orime, la révoite contre Diew.Tous les désordres du cœur et de lajraison sortent du là comme un effet de sa cause.Or la religion catholique seule établit pleinement la souveraineté de Dieu et la dépeu- dance de l'homme.Voilà le vrai, l\u2019unique motif de la haine exclusive dont l'honorent certains hommes qui poussent jus- u'au fanatisme l\u2019orgueil de l'indépen- ance et l'aversion de lu règle.Tant qu'ils ne forment que le petit nombre, contenu par les lois de la société, par les mœurs, par les usages, l'opinion publique, on ne juge qu\u2019imparfaitement les suites de leur erreur.Mais si leurs sentiments deviennent ceux d\u2019une nation entière ou de la plus grande partie d'une nation, toutes cesconséquencesse développent.car lorsque les peuples ont sécoué le joug, il n'y a plus rien qui lea contienne, ils vont jusqu'on l'on t aller et ne s'arrêtent \u201d, ®, qu'au fond de l'abîme.LA AIS. 16 pécembre 1905 M Choses d'agriculture ant In quantité de voyages de Hin voy ue l\u2019on rencontre par- 3 :n et de paille qu | : on, foin ans la ville, je me suis souvent de ipo Jl tO dési les cultivateurs ordinaires fai- oy ll pa bonne speculation en vendant jent LOC .: tors fourrages.Je ocois due mom, ou Je eu y demande la permission de vous ex- vou = i ombreu- zy Jef Mes raisons.Elles sont nom - OL.ces raisons.et elles m'entraîneront Lrg parler assez longuement du sol, du v ) + .ar pitail, des engrats.etc.Si je pouvais, tg , lques remurques, aider «quel- res que , en re i\u201d pou ) veux qui travaillent a dam OR ration de notre agriculture, Jen oe : 5 lus bien heureux, car Un de mes souhnits les fp.dents serait réalisé, i La première de mes raisons, d'est que ja vente des fourrages appauveit le sol vt.y suite le cultivateur.; Vous saves tous qu une bonne terre doit contenit certains principes en quantité suffisante; el que Ces prinoipes sont y ou l'ammoniaque, l'acide phos- la potasse et la chater : car.tous tuque l'on tire d'une terre en plus à Jazole, phoriquee.tes produi ar contiena-nt plus où moins.Je necrois le pas inutile de donner ici ln moyenne de at plusieurs analyses faites par des chimistes très expérimentés : Toutes les quantités sont rapportées à Ju) de matières; par exemple : le grain re ge blécontient 2,08 p.0.d'azote ou anma- du piaque, cela veut dire que 100 lbs.de grain re de blé enlevent au sol 208 lbs, d'azote.uu- M Ces chiffres et ceux qui suivront ne sont \u2018le.ll pas absaius, mais ils peuvent donner une idée assur exiote de ce qu\u2019une récolte or- disaire enlève au sol de principes fertilisante,et par suite.deia quantité d'engrais qu'il faut restituer à la terre si l'on veut lui garder sa fécondité.3 Peut-iLre que quelques cultivateurs touveront cela inutile, mais la plupart de d'entre cux comprennent que la terre est sin une armoires elle est pleine les premiers ia temps.wis si on ln vide toujours et qu'on pela reinplisse pas à mesure, viendra un temps où il n'y aura plus rien dedans, et Cr alors l'ou entendracrier partout : ** Notre evf \u2018terre n'est pas bonne, l'agriculture tes «dans lu province de Québec ne paie pas : et, \u201c vendons notre Lerreet allons aux litats- doi MO\u201c Unis! , ; Pardun de cette digression et revenons a vite au tableau que voici: 100 parties des de- produits suivants contiennent : Acide Azote phosph.l'outase, Cluux me grain 206 (8 055 ou ral | BM.{aie 048 023 L490 de fürmin 182 055 Az 010 la Mu Arai paille 040 US 007 0H Grain 358 085 08 O1: ar, ff Pleo {pane 108 038 107 LE jürain 182 052 O48 0 les BOE aille O8 GS 08 0B jai A do Ta ee ME D OA Tréfle rouge.3 0.54 15 1.92 ., Voici maintenant comment on peut se 0 secvir de ce tablenu : prenons par exern- \u2019 ple le rendement moyen d'un arpent d'are vine, soit 40 minote; réduisonsen poids, a cous aurons 40 x 84 (poids du miuot d'a- me vine).1:%W) Ibs.de grains d'avoine.Comer Me il est généralement admis que le ren- | ia dement de la paille d'avoine est en poids, i icelui du grain comme 2 est a 1 nous aunt tons 2720 1ba.de paille.re Pour connaître approximativement la Quantité des principes fertilisants enle- ait végau sol par oes 40 minote d'avoine, En tous n'avons plus qu\u2019à multiplier le poids ; de la récolte en grains et en paille, par eu les chiffres indiqués au tableau : nt 1300 x 1.02 = 20.112 le 2720 x 0.40 - 10.880 ° 20.902 soit près de 37 lbs.d\u2019azote enlevées par ur 40 minots d'avoine: nous poursions aussi trouver la quantité des autres principes oit M enlevés, mais ce serait trop long.à Quntentons-nous de voir combien un fin rendement de 3000 lbp de trèfle rouge à np l'arpent, enlève de principes fertilisauts; ; les mômes calculs nous donnent : © 3M0x2 00 lbs.d'azote.nt 3000 x 0.68 = 10.8 Ibs.d'acide phosphor.un 000 x 1,05 58.5 lbs.de patas ee.Mx 192 57.7 Ibs, de chaux.Si ceux qui vendent leur fourrage à la le, ville où ailleurs retournaient avec du = 4 dmier ou autée engrais, co fumier, cet nt tograis restitéerait un peu des principes la enlevés; mais combien de cultivateurs 1e- font cela, on peut malheureusement les il compter.Pourtant, nos cultivateurs sont or aussiintelligents que ceux[d'Ontarioou de 18- Feance, qui, eux, ne s'en retournent ja- n- Mais à vide, et observent joliment bien ils 1a lol de 1a restitution.Si vous le voulez .bien, nous pavierons, la semaine pro- 16 chaine de cette loi de la restitution: c'est- ur à-dire des moyens de redonner au sol les A Principes fertilisants enlevés par des ré- o toltes auccessives de même espèce, par la + Yente des grains et des fourrages, etc.y Inoyens sont saciles à connaître, fa- .cles à appliquer ; il faut y mettre seule- tent un peu de bonne volonté.AGRICOLA.eee LA CROIX Un mot de vérité Un mot de vérité autour de l'incident révolutionnaire d'Odessa au cours duquel il y aurait eu plusieurs milliers de Juifs de mussacrés, jotteru peut être un peu de lumière dans l'obscurité des nombreuses dépêches qui nous ont jusqu'ici fait connaître cos massacres.Un négociant belge très en vue, M.Peoter, rowur d'Odessa, il y n quelques jours, rapporte duns la Métropole les faits sui- vonts dont il à été le téinvin ooulaire : ** \u2014 J'étais à Marivupul, prêt à reprendre le chemin du retour, lorsqu'on m'itp- prit que lu grève deschemins de fer avait eclute cb qu'il tail impossible de partir.Je dus mu decider a aller par bateau a Odessu, vù j'urrivais lu veille de la Toussunt.Java espers que lu lu greve des chemins de fer ne tm'empecherait pas de partir, je fæ détrompé, et je tus bloqué à Udessa jusqu'au sæmedi suivant, Quand j'y deburquai, la ville était fort culte : devant l'Université, dans le pure, sur les places publiques, i) y avail des meetings, meetings fort calmes el fort dignes, On m'apprit quele Tunr venant d'accorder centaines libertés, les grèves ne Larderaient pas à cesser.Le mardi tout resta calme ct je pus me promener tranquille- menten ville.Le mercredi matin, les rues de lu ville furent parcourues par uns Lroupe de 2 à 4,0Windividus, qui portuient desdrapeuux russes et suivaient un grand portrait du Teur.Ces individus représentaient la lie du peuple, foule en haillons rôdant hnbituellement au port, vivant on ne sait de quoi et gitant on ne sait où.Ces gens-là, disaient a tous ceux qui vou- luient les entendre qu'ils assommeraient quiconque trouvait insuflisantes les réformes accordées par le T'sar.Ce sont ces manifestants qui furent les fauteurs de troubles.ll s\u2019attaquèrent aux juifs et se Inirent à piller leurs magasing et a Assassiner où maltraiter leurs propriétaires.Personne n'intervint et on ne vit pas, de toute la journée de mercredi et peudant une partie du jeudi, un senl agent de police.Enfin le gouverneur d'Odeesa indigné requit la troupe: et jeudi, les rues étaiant occupées par des cosaques et.de l'infanterie, Les soldats se mirent à canarder les pillards, eten tuèrent un grand nombre, \u2014 Six mille tués, interrompit un des auditeurs.-\u2014 Oui, les dépêches de Londres que j'ai lues en rentrant, disaient qu'il y avait des milliers de tués, muir c'est une exagération! disons six cents au lieu de six mille, et nous serons plus près de la vérité, D'ailleurs dès que les soldats entrèrent en scène, toute la populace disparut bientôt, avec autant de oélérité qu'elle en avait mise à sourdre on ne sait d'où.Pendant toute la journée de jeudi et de vendredi, on vit les sœurs de la Croix- Rouge \u2014 des sœurs de charité comme on les appelle là-bas - vêtues de blanc, la puitrine barrée d'une grande eroix rouge et portant des brassards aux mêmes insignes, parcourant les rues de le ville pour ramasser morte et blessés.Quant aux pillages, toutes les boutiques ont été sou- misesà un sac en règle.|! n\u2019était pas rave de voir des individus en haillons portant des pelisses de prix et chaussés de hautes hottes vernies.\u2014 Mais le port, la révolte des équipages, les manifestations des révolutionnaires, demanda quelqu'un.\u2014Oh, teut cela, répartit le narrateur, c'est encore de l'exagération.D'où viennent d'ailleurs toutes ces communications?Ib n\u2019y avait.lors de mon séjour à Odessa, que le télégraphe qui fonctionnait, et savez-vous combien de temps i} a fallu À une dépêche d'affaires pour arriver d\u2019Odessa à Anvers, cinq jours ! Donc si les dépêches d'affaires subissaient un aussi long retard, vous pouvez vous fma- giner quel sort était réservé aux télégrammes de presse.| s&aet la= L'AUTEUR DES \u2018\u2019 ANCIENS CANR- DIBNS \" EN PRISON Lorsque, en mai 1838, M.de Gaspé, l'auteur des À nciens Canadiens, fut emprisonné, par suite de la trop grande confiance qu\u2019il avait placée en de faux amis, il connaissait déjà ce que c\u2019était que In prison puisqu'il y avait passé un mois moins de trois années auparavant.En 1835, M.de Gaspé suivait les débats de la Chambre d\u2019Assemblée en qualité de reporter on de sténographe pour le Canadien et le Mercury.Offensé d'un article du Vindicator qui I'accusait de rapporter les débats *\u2019 malhonnêtement,\u201d il out, le 9 novembre, une altercation avec ledooteur E.-B.O'Callaghan, député d'Yamaska et rédacteur du Vindicutor, qu'il raconte lui-mûme dans les termes suivants : \u201cImmédiatement après avoir lu l'article du Vindicator, je me rendis à la Chambre.Je {ls demander M.O'Callaghan par un des messagers de la Chambre et je le priai de sortir avec moi.Il m'accompagna jusqu\u2019à la porte et refusa d'aller plus loin, donnant pour prétexte qu'il n'avait passon chapeau.Je lui présentai alors le Vindicator en lui disant :\u2014-\u2018* Pray, doctor, are you the author of this article \u201d Il répondit dans la négative Je lui dis alors :\u2014\u2018\u2018 [ suppose, doctor, consequently that you will have no objection to deny that it was written with your consent.Il répondit qu'il ne le forait pas.J'ajoutai :\u2014\u2018 If you were not a member of the House, 1 would eall you a .infer .1 scoundrel, and would also horsewhip you.\u201d De retour à la Chambre, M, O'Oallaghan se plnignit à l'orateur d\u2019avoir été iusulté et menacé par M.de Guspé, L'orateur donna aussitôt ordre au sergent d'armes d'arrêter M.de Gaspé.Le lendemain, 10 novembre, après de lougs débats auxquels prirent part MM.de Bleury, Lafontaine, Morin, Viger et Fortin, M.de Gaspé, sur la proposition de M, Fortin, fut condumné à être con- filné pendant un mois dans la prison commune.M,de Guspé sortit de prison le 9 décembre 1855, P.G4.Rov.ALPHONSE X11 BT LES CATHOLIQUES ESPAGNOLS L'Osacrvatore Romano fait un vif éloge @\u2019Alphonse XIE 1] derit, eutre autres, ce qui suit : \u2018Les catholiques spagnols doivent avoir la ferme volonté de s'inspirer cons- tamiment des magnanimes exemples du jeune monarque.Celui-ci ne laisse échapper aucune occasion de montrer combien le sentiment religieux est profondement enraciné daus son cœur, combien, par conséquent, les intérêts de la religion et de l\u2018I£glise lui sont chers, et com lien il est dispose à faire toujours pour elles tout ee qui est en son pouvoir.Mais si Alphonse XII! est un roi franchement catholique, il est aussi un sou- verniu scrupuleusement constitutionnel, et à cause de celu les catholiques espagnols doivent se serrer autoue de lui, pour assurer dans leur pays, non plus le sort des institutions qui sont désormais hors de discussion, mais le développement d'une politique qui tout A la fais protège la liberté civile honnête et garantisse ce patrimoine sacré de principes, de sentiments, d'intérêts religieux, qui est pour la nation espagnole un noble héritage et une gloriense tradition.L'harmonic de tous les catholiques, fils l'Espægne, dans ce but comraun, l'union efficace de leurs efforts pour éloigner de leur pays les périls et les menaces, qui ailleurs mettent en danger ou ont déjà atteint un patrimoine aussi précieux, serait la protestation la meilleure et oervainement la plus opportune contre l'anticléricalismeétranger.quioccasionne à l'Eglise tant de dommages et d'amertumes.\u201d MGR LANUSSE L'année dernière, au mois de septembre, Mgr Lanusse,aumônier de Saint-Cyr, célébrait à Tonneins ses noces de diamant sacerdotales.La peinesuccède à la joie : Tonneins est en deuil aujourd'hui et toute la l\u2018rance en même temps.-\u2014 Mgr Lanusse, autmônier de Saint-Cyr, vient de mourir à l'âge de quatre-vingt-sept ans, dans cette école où il à façonné trente générations de soldat.\u2014 Il avait suivi les armées françaises en Italie, au Mexique, en I'sance.- Sa bonté était immense, sa charité était inépuisable.\u2014 1] est mort avec les plus beaux états de services devant la patrie eb devant Dieu.Mgr Lanusse, à raconté quelque part comment ses premières années furent bercées par le récit des anciens soldats de Napoléon rendus à leurs foyers après Waterloo.* Dans mon enfance, dit-il, j'étais tout oreilles, lorsque, dans l'atelier de mon père, venaient des frères d'armes et qu'ils racontaient les légendaires campagnes auquelles ils avaient nssisté.Quel enthousiasme ils mettaient dans leurs récits! Ah! c'est que, au-dessus de la patrie, ou mieux encore, avec la patrie, il y avait l'idole qui, après avoir tout demandé à ses vieux soldats, leur avait fait une abondante récolte de lauriers, l'idole qui avait nom : \u2018l\u2019empereur! \u201d Il y avait, dans ce milieu modeste où fut élevé le futur prêtre et où se pratiquait si bien le culte du souvenir, il y avait un vieux tambour qui avait reçu des baguettes d'honneur au pied des Pyramides.Que de fois, enfant, Mgr Lanusse l'a suivi À la tôte de la garde nationale de sa ville natale! Et lorsque le vieux brave mourut, raconte encore Mgr Lanusse, il dit à sa femme : \u2014 Femme, apporte-moi mes baguettes d'honneur ! 11 les approche de seslévreset continue: \u2014 Femme, apporte-moi ma croix d\u2019honneur! Il la prend et la baise plusieurs fois.Une gravure placée en face de son lit représentait Napoléou vôtu de la famuse capote grise.\u2014 Femme, apporte-moi l'empereur ! Il se découvre, demande qu\u2019on le redresse un peu sur son lit et colle ses lèvres sur l'image sacrée.l\u2019uis, les larmes aux yeux: \u2014Etmaintenant, dit-il, je peux mourir.Le vieux tambour de l'Empire ne se doutait sans doute pas que ses récits enthousiastes avaient préparé un autre suldat à la France dans l'enfant qui, anxieusement, chaque, soîr l\u2019écoutait au coin du feu.Un prôtre n'est-il pas lui aussi un soldat, surtout lorsque ce prétye, comme Mgr Lanusse, a passé la presque totalité de se vie à l\u2019armée, lorequ\u2019il a servila France sur tant de ,champe de bataille ?\u2019 LA MAIN DE DIEU M.Arsûne Houssaye certifie 1'authen- thenticité de l'anecdote suivante : Je chassais à Bruyères avec un de mes amis qui professait l'athéïsme.Mon scepticisme ne m'empéchait pas de su- luer au passage Jésus-Christ sur son Calvaire.Passant devant le Christ du mont Saint-Pierre, je saluui gravement ; mon ami éclata de rire.\u2014 Tien.me dit-il, tu vas voir comment je fais le signe de lu croix.It appela son chien, quette et lui sccoun la tête pour qu\u2019il saluât.Ce ne fut assez, il lui prit la patte ct lui fit faire le signe de la croix.La pauvre bête se mit à aboyer douiou- reusement, étrangement, furicuseinent.\u2014 Eh bien! Est-tu content?dis-\u2018e à mon ami.\u2019 \u2014 Très content, me répondit-il.Mais il était pâle comme la mort.Nous chassâmues lui mit sa cas- comme de coutume, mais Voilà qu'à notre retour, repassant devant In même Croix, mon ami se mit à aboyer tout comme son chien, avee un cri plus désespéré encore.Je croyais que c'était un sacrilège de plus, mais je vis à sa figure que cet aboiement était involontaire.Un instant après, il se remit, essaya de rire comme s'il eût joué la comédie.Mais, en rentrant chez su mère \u2014 une sainte femme\u2014il aboya.Le lendemain il aboyn.puis le surlendernain puis toujours.= Choses Scientifiques LA TELEGRAPHIE SANS FIL EN MER Les échanges de dépèches par la télégraphie san» lil, avec les navires fuisant la traversée de l'Atlantique, viennent d'être réglés officiellement en Angleterre, au moins pour les paquebots anglais.Pendant les trois ou quatre jours qui suivront le départ de Liverpool, les signaux seront échangés avec la station de Poldhu; les jours suivants, avec le continent américain.Ces télé- #rammines pourront revenir par les câbles sous-marins : les navires seront ainsi en relation constante avec l'Angleterre.Les paquebots sur la route pourront servir de relais dans la transmission de ces dépêches, L'installation de postes télégraphiques de grande distance sur un navire est assez coûteuse, la dépense atteint de $20,000 & $40,000, LE MAL DE MER 11 y u longtemps qu'un navigateur, compulsant tous les conseils qu\u2019il avait reçus pour échapper au mal de mor, re levait 28 remèdes principaux.Le vingt- neuvième, = uuquel il n\u2019avait pas pensé d'abord, fut seul efficace ; il consiste à no rien fnire, et à attendre lu guérison de l'accoutumance.Mais ceux qui souffrent de co mal cruel ne sont pas tous aussi patients que notre navigateur, et il leur faut un remède coûte que coûte.Or, en voici un nouveau et des moins onéreux, signalé par un personnage important et digne de confiance, l'ambassadeur d'Italie à Washington, M.Mayor des Planches.Ce diplomate, au cours de ses travorsées de l'Atlantique, a constaté qu\u2019en se regardant dans une glace on parvient à Gviter ce mal, peu dangereux en général, mais si désagréable.Dans un de nombreux voyages, l'ambassadeur, malade à en mourir.se demandant s'il pourrait résister longtemps encore au tangage et au roulis, se traîna jusqu'à sa glace, pour se rendre compte, sans doute, de la physionomie que pouvait avoir le représentant do 1'Italie dans cet état.L'effet fut merveilleux ; ment, le mal disparut.L'ambassadeur se rendit à table et déjeuna de fort bon appétit.Il parcourut ensuite le pont, un miroir à la main, et fit des cures merveilleuses.Un seul re gard ct on était guéri.Les capitaines de paquebots devraient bien nous dire si les jolies passagèdres sont moins sujettes au mal de mer que le sexe laid.Co serait une confirmation de cette thérapeutique optique et diplomatique.Lo diplomate italien est d'avis que ce qui cause le mal de mer, c'est le mouvement apparent do l'horizon qui sc trou- vo tantôt en haut, tantôt en bas.GOURMANDISE Puisque nous en sommes à signaler les efforts de la scienco pour rendre la vie plus agréable, c\u2019est lo moment do parler de la dernière formule donnée par la pharmacopée pour prendre l'huile do ricin avec plaisir.On savait déjà que pour administrer cette huile aux personnes scneîbles, l\u2019agitation avec un volume égal d\u2019eau de chaux, ot l'adjonction à l'émulsion de ses instantané- Quelques gouttes d'essence de menthe, _ EE constituent un procédé excellent.Mais voici mioux, paraît-il, c\u2019est co que l\u2019inventeur appelle \u2018\u2018 l'huile do ricin savoureuse ! \u2018\u2019 C'est peut-être beaucoup dire.On peut toujours l'essayer.Voici en quoi il consiste : ' Ajoutez lentement l\u2019huile do ricin à un jaune d'œuf en agitant vivement ; après avoir bien battu ce mélange, versez-y deux gouttes d'essence d'amandes amë- res, puis du lait, en continuant à agiter jusqu\u2019à volume total do 80 à 100 grammes.Puis administrer comme à l'ordinaire.Les plus difficiles estiment, dit- on, que c\u2019est une véritable friandise ! Le \u201cGrand Clairon\u201d Nos lecteurs aimeront peut-être à connaître uveo quels accents le bande breton Botrel chante le retour de l'exil du patriote, Paul Déroulède, Voici : Paul Déroulède est un brave It lorsque la lutte est grave C'est un rude compagnon ! I] à vu imaiute bataille Et porte plus d'une entaille Depuis les pieds jusqu'au front ! C'est un gis de fière mine : Rien qu'à le voir on devine Qu'il @ du saug sous la peau : Il a l'âme bien trempée, Il est droit comme une Epée, Et la hampe du Drapeau ! Il à la Haine vivace : Sur la Lorraine et I\u2019 Alsace .I1 pleure encore aujourd'hui ! Sur leur Jouleur il se penchie : On diraiv que la Revanche S'est comme incarnée en lui ! C'est le \u2018\u201c Grand Clairon \u201d de Frauce Daus da Joie et la Souifrance IStle est toute ses Amours ! C'est sa Mère et son Amante : Prés d'Elle, dans la Tourmente Ib sonne, il sonne toujours ! Semblant défier l'Orage lt sonne, il sonne avec rage Tourné vers l\u2019Eat et le Nord ; Guettant si l'ennemi bouge Debout sur l\u2019horizon rouge T1 sonne, il sonne plus font ! On le traque, on l'smprisonne, On l'exile.mais il sonne Toujours fies, toujours debout ! Six ans eur les Pyrénées, Ont vibré ses olaironnées.Il sonnera jusqu\u2019au bout ! Jusqu'au bout, d'un souflle large, 11 nous sonnera la charge Et les Français l\u2019entendront ! Et seule, la Mort farouche Fera tomber de #a bouche Le clairon du \u201cGrand Claison \u201d ! TuÉovone Borret.Toutes les sciences qui établissent des lois et une harmonie au sein du monde créé, l'astronomie, les mathématiques, la physique, ls mécanique, prouvent un Dieu sage.Toutes les sciences qui démontrent la subordination et l'application des choses aux besoins divers de l'homme, ls chimie, la botanique, la médecine, prouvent que ce Dieu sage est bon.Si je m\u2019élève aux sciences de l'âme après les sciences du corps, la logique et ses raisonnements sont fondés sur la supposition qu'il y «a une vérité absolue, ou un Dieu sage; la morale et ses prescriptions supposent un Dieu bon : l'histoire ne se comprend pas et n'est qu'un jeu vain d\u2019ombres mcuvantes sans un Dieu juste.L'estthéique, science des arts, partagée entre le contemplation de l'ensemble des choses, l'Amiration des détails et la poursuite de l'idéal, s'écrie; en Dieu résident l\u2019exquise bonté et l\u2019éternelle beauté ! Et toutes ces sciences de tous les ordres, logique et chimie, médecine et morale, astronomie et histoire, répètent à l'envi que ce Dieu sage.bon, juste, heau, est souverainement libre et qu'il est fout- puissant: puis, retrouvant les mêmes caractères dans les plus petits faits de l\u2019Ame ou du corps du d'ernier homme, ou dans les plus petits détails de | orgunira- tion du plus petit insecte ou de la moindre plante, ces sciences ajoutent encore que cet être bon, sage.juste, beau, libre, tout-puissant, est partou! présent.En sorte ge le résumé de toutes les bibliothèques savantes est exactement contenu dans un petit article du \u201ccatéchisme, et ces sciences, de recherches et de peines, sont comme autant de degrés, taillés à coup de marteau, qui viennent se ranger l'un sur l'autre pour conduire à l'autel du Dieu que nous adorons ! AUGUSTIN COOHIN, (Discours au Congrès de Malines, 1983). d | { \\ 4 La franc-maconnerie aux Etats-Unis La franc-maçonnerie, paraît-il, fait de désastreux progrès parmi nos compatriotes des Etats-Unis.C'est très déplo- sable.Ce n\u2019est pas la haine de l'Eglise pourtant qui fait entrer les nôtres dans les sociétés secrètes, mais plutôt l'intérêt matériel ou l\u2019appät qu'on leur présente.Ceux qui ont charge d'âmes ont là matière à exercer leur zèle.Un fidèle qui appartient à la franc-maçonnerie est un membre perdu pour l'Eglise.On nous informe qu'a Notre-Dame de Worcester, Mass.M.le curé Grénies, instruit des ravages que causaient les sociétés secrètes chez ses paroissiens, n mis récemment ceux-ci en garde contre leurs mendes ténébreuses.Îla mentionné le fait que daus une seule boutique cinquante Canadiens français affiliés à la franc maçonnerie.* Si tel est le cas, ajoute M.ie curé Grénier, c\u2019est à désespérer de la foi des Canadiens français dans la paroisse.Cinquante personnes qui professent la foi oatholique et appartiennent à le franc-maçonnerie! .seraient \u201c* Tl y à des sociétés suspectes, ajoute M.le curé, et des sociétés condamnées par l\u2019Bglise.Les Forestiors Indépendants entrent dans la catégorie des premières et l'Eglise cherche à détourner les fidèles d'y entrer.\u201c Les francs-macons, les Old Fellows, los Chevaliers de Pythias et les Chevaliers du Temple sont des sociétés défendues par l'Eglise : ces trois dernières l\u2019ont été en 1894, et les catholiques qui en faisaient partie avanb cette époque, ont la permission de paves leur dû, pourvu qu'ils ne partioipent en rien aux assemblées.\u201d Mais depuis 1894, il n'est permis a aucun catholique d'entrer sociétés.Ne serait il pas opportun d'avertir nos compatriotes que les \u201cKnighte of Columbus\u201d et les \u201cKnights of Equity\u201d sont aussi des sociétés à tendances deuteuses dans lesquelles ils feraient peut-être mauvaise figure.ll y aunsi grand nombre d\u2019associations bonnes et sûres tant au point de vue pécuniaire qu'au point de vue religieux, dunt nos compatriotes peuvent sans inconvénient faire partie, comme PU.nion\u201d, et les \u201cArtisans Canadiens fran- ais,\u201d que nous ne saisissons pus bien les raisons qui les poussent à aller grossir les rangs des ennemis de l'Eglise, ou de gens qui n\u2019ont aucune soucis de nos aspirations nationales et de notre foi religieuse.dans ces Le Canudien francais est généralement bon.11 est catholique et veut rester catholique, mais, hélas! comme sa foi est souvent mal éolairée.ANDRÉ CHAUVEAU.Le Notes Critiques UN BON MOUVEMENT Nous applaudissons des deux mains au mouvement national qui a oceasionné chez nos compatriotes des Etats-Unis Une scission au sein de l'Ordre des Forestiers d'Amérique.Decette scission est né l'Ordre des Forestiers Franco- Américains qui se coinpose déjà de onze cours dissidentes.Espérons que ce mouvement ne s'arré- tera pas la.Il y a, dit-on, de trente à quarante mille Franco-Américains dans les sociétés de langue anglaise.C'est beaucoup trop.S'ils y exerçaient encore une influence propostionnée a leur nombre, leur conduite serait excusable, mais malheureusement dans ces sociétés ils no comptent pour ainsi dire pas comme Canadiens français.LA POLITIQUE D'APRES M.COMBES QUI 8°Y CONNAIT: C'est une vieille mécanique Dont abuse plus d\u2019un loustic, Masquant du norn de bien public Los intérêts de su boutique : Et pour peindre en un mot ce ténébreux |sujet, En théorfe ainsi qu'en commune pratique, Ce n'est qu'un procédé pour goever le [budget + LA CROIX \u2014_\u2014 ES Notes Reoligieuses AUX PRIBRES Nous recommandons aux prières de nos lecteurs f'âme du Rév.Odilon Guilbaulb décédé, cette semaine, à l'asile de la Providence de l\u2019Assomption.NOMINATIONS Mgr l\u2019Archevêqne do Montréal a fait les nominations suivantes; M.l\u2019abbé Zénon Thérien, vicaire à Saînte-Rose: M.l'abbé A.Lapaime, vicaire à Hochelaga : M.l'abbé J.-E.Bernier, vicaire à Maisonneuve.ORDINATIONS Ont été ordonnés prôtres, récemment, par Sa Grandeur Mgr Racicot: MM.les Abbés P.-l:.-A.Brouillet, pour le diocèse de Sherbrooke,et le Fr.Cyrille pour l'Ordre des Frères Mineurs, À propos de la consomption Parmi toutes les maladies, la consomption est sans = contredit celle qui occupe le premier rang quant au nombre de victimes qu'elle fuit.Lu consomption est une maladie infectante due à un microbe spécial, le bacille bien connu, qui se loge principalement dans les poumons, s'y multiplie, y produit des inflaminations, y creuse des cavernes, répand son poison dans le corps entier, intoxique tout l'organisme et amène la mort après une période qui peut être très longue.Sommic toute, c'est une maladie essentiellement contagieuse, comme la fièvre typhoïde ct la variole, mais qui s\u2019ins- taille d'ordinaire avec lenteur, en sourdine, sans manifestations primaires bruyantes.Or, le bucille,son principe contagieux, est répandu partout ; rares sont ceux qui ne l'ont pas aspiré, si tant est qu'il existe un homme sur terre qui n'ait eu le bacille en lui.Mais le bacille de in tuberculose est-il seul l'auteur de tout le mal.Ici réside l\u2019erreur.Si vraiment : le bacile était facteur unique, personne n'échapperait à l\u2019infection tuberculeuse : au bout de quelques années l'humanité toute entière serait couchée dans la tombe, ct le monde se- ruit un désert.Heureusement, seul, le bacille est impuissant quand le terrain n\u2019est pas préparé, quand l'organisme n'est pus affaibli, quand la résistance vitale n'est pas entamée.Le grand danger réside dans l'affaiblissement de l\u2019organisme, que cet uffai- blissement soit légué par les parents ou acquis par l'individu, ininé par le surmenage, la vie sédentaire, Li inisère, les chagrins, les excès et surtout.Et surtout 7.Et surtout l\u2019alcool ?Oui, l'alcool est le principal procréateur de la consomption.Sans l'alcool, le bacille serait le plus souvent impuissant.car de toutes les causes qui engendrent ln dégénérescence organique de l'homme, c'est depuis cinquante ans alcool qu'il faut plucer en tète.Sr depuis cinquante ans la tuberculose fait des progrès constants, cherchez-en l'explication dans le progrès de l\u2019alcoolisme.Qui dit alcoolisme, dit tuberculose : là où l\u2019alcuolisme gagne du terrain, ln consomption suit de près comme un satellite inséparable.La masse des alcooliques et de leurs descendants forme In 16gion toujours fournie des candidats à la consomption.A ceux qui sacrifient leur talent, leurs loisirs au combat contre ln tuberculose, il faut avoir le courage de dire : Oui, catte terrible maladie qui menace l\u2019humanité, cst une maladie évitablé ; oui, 11 faut éviter les dangers de la contagion, séparer les contaminés do leur famille, créer des sunatoria, répandre l'air et la lumière : il faut tout cela, certainement.Mais tout celn, c\u2019est trop peu! M faut, avant tout, supprimer la cause des causes, l'alcoolisme! Sinon, vous ferez quelque chose sans doute, mnis les résultats ne répondront ni à la grandeur de vos cfforts ni au point do vos sacrifices.DOCTEUR.AVANTAGES AUX NOUVEAUX ABONNES D\u2019hui au 1er janvier prochain, mous accepteroms, i une piastre ($1.04), pour la promière année, tous les abonnements nouveaux qu\u2019on nous enverra.trame m2i0é de.EE EE re LE CULTE DE SAINT-EXPEDIT {De la Vérité française) La Vera Roma a fait un article pour défendre le culte de saint Expédit, et, certes, l'intention est louable; toutefois- quand on examine comment s\u2019est formée cette dévotion, on se demande s'il n\u2019aurait point été mieux de laisser ce martyr confondu dans le groupe de ceux que la sainte Eglise nous fait honorer le même jour au 10 mai.Saint Herménogène et cinq de ses compagnons souffrirent pour la foi et furent couronnés le même jour à Milytène en Arménie, c'est tout ce que nous dit le martyrologe romain, et les différentes leçons des manuscrits n\u2019ajoutent aucun détail.Pourquoi en a-t-on fait des soldats ?Je l'ignore car cette circonstance ne se trouve dans aucun mar tyrologe.De légende, il n'y en avait pas, mais on en a fait une, et on a confié A un artiste romain l'imagerie du saint que l'on voulait honorer d\u2019un culte spécial.L'artiste a représenté saint Expédit habillé en soldat romain, vêtu d'un wanteau rouge ot tenant une croix daus ses mains.Jusque-là, il n\u2019y avait rien de particulier, mais aux piedsdu martyr il à ajouté un corbeau.Voulant avoir la raison dece symbole, je ne crus pouvoir mieux faire que de m'adresser au recteur d'une église de Rome qui avait installé dans son église le culte du martyr.11 me répondit ingé- nuement que le corbeau croasse et semble dire Loujours oras, cras, demain, tandis que saint Expédit, cépond \u2018non pas demain, mais aujourd'hui.\u201d C'est le saint apedito, expéditif, qui accorde imimédia- tement les grâces qu\u2019on lui demande.Cette dévotion t'est donc point fondée sur une de ces anciennes légendes, toujours respectables quand elles ont la sanction du temps et la consécration de l'expérience ; ce culte nouveau est uniquement basé eur un mauvais calembour, et qui n\u2019a de sens que dans ba langue italienne.Prenons en effet un dictionnaire latin : si le verbe c.rpedire a le sens du terminer une affaire, de tirer d\u2019embarras la troisième personne de l'indicatif,e.\u2026- pedit, a un sens spécial parfaitement de- terminé ; \u2018il est avantageux, utile, expédient.\u201d Ce qui ne convient nullement au geare de demandes que l'on veut adresser au saint martyr.CHOSES DE FRANCE Lors de la réunion solennel)» de l'Institut Catholique de l\u2019aris, un rédacteur de la Libre Parole a interviewé un certain nombre d'évêques.Voici comment il raconte sa conver- sulion avec l'évèque d'Amiens, Mgr Dizien : \u2018Le toujours jeune et vaillant évèque d'Atuiens est un combatif.Son masque placide et \u2018* bou enfant\u201d au repos, décèle une rare énergie dés qu'il s'anime, \u2014Ce que je souhuite, dit-il, c'est la discipline: une discipline sévère et étruite du clergé à l'égard de l'épiscopat, de l'épiscopat à l'egard du pape.C'est par I'union que nous vaincrons, -Pour vaiucre, il faut combattre, Inunseigneur.\u2014Tiebs! mais nous ne sommes pas du tout disposés à nous laisser traiter en pariasduns otre propre pays, et nous comptons bien ne pas nous laisser fuire sans protester \u2014Si j'en crois certains de vos confrères monseigneur, cette protestation ne sern pas seulement, platonique, elle sera active, et j'ai des motifs de croire que vous êtes pour l'action.\u2014 Sans aucun doute, tnais l\u2019action n'est utile et féconde que pap l'organisation.\u2014Justement ; alors l\u2019épiscopat se concertera pour s'organiser ?-Qui vous n dit cela 7 nous demande vivement Mgr Dizieu.\u2014Oh! fai déjà vu plusieurs de vos confrères, imonseigneur.-Ah! eh bien, oui, nous nous concerterons ; il n\u2019en peut être autrement, et nous SOUIMELLTONS ENsuite N06 Vues au Saint-Père qui décidera an dernier ressort.\u2014 Peut-être, insinuai-je, profiterez.vous dela réunion d\u2019aujourd'hui pour poser les bases de cette entente ?Monseigneur Dizien se pencha vers moi, et à demi-voix : \u2014-Qui vous dit maintenant que ce n'est pas déja fait ?est évident, pour mol, qu'il se passe quelque chose d'intéressant que nos prélats ne veulent pas dire.\u201d Oh! ces journalistes! ils vous ont un talent de dramatiser les moindres choses: \u2018c\u2019est épatant! Le hon public en a l'imagination toute en l'air, et croit finalement que c'est arrivé.Aux retardataires Ceux de nos abonnés qui n'out pas aucors payé leur abonnement sont priés de ne pas négliger davantege de e'acquitter de ce devoir.payable d'avance.L'abonnement est Nouvelles de Rome Un Brof en date du 15 septembre attache de riches indulgences a 1a récitation du chapelet des Sept Joies de la sainte Vierge, apavage de l'ordre des Oapucins.À la requête de l'évôque de Saint-Tho- mas de Meliapor, le Saint-Père a accordé pour l'Eglise entière 300 jours d'indulgence chaque fola qu'on récitera l'oraison jaculatoire : Jéaua, doux et humble de cœur, rendes mon cœur semblable au vôtre.Le P.Brandi, de la Compagnie de Jésus, dans la vue de hater la conversion de la Suède, à fuit attacher une indul- genco semblable, mais à gagner une fois le jour seulement, à des prières en l'honneur des suiutes Brigitte et Catherine de Suède, .Le L'Ediinentissime Merry del Val n écrit aux évêques de l'Amérique du Sud, pour se plaindre qu'on interprétât trop largement en cetains lieux les décrets sur l\u2019abstinence, et qu'en d'autres on frappât d'une taxe des dispenses qui devaient être absolument gratuites.PS Choses et Autres | Lo Le ministère Scott, libéral, dans la Saskatchewan, est sorti vainqueur de la lutte électorale quia eu lieu cette semaine, par une majorité d'environ six voix.A l\u2019avenir, nous publierons hebdomadairement des études agricoles aussi intéressantes que pratiques qui ne manqueront pas d'attirer l'attention de ceux de nos lecteurs qui font de l\u2019agriculture.+ Les chambres fédérales des Etats-Unis sont en session.Le message du président Roosevelt qui a été adressé \u2018au Congres, le 5 du courant, contient des projets de réformes politiques très importants.M.Roosevelt recommande ln réglementation du tarif des chemins de fer, afin d'obvier aux abus.La nouvelle loi devra frapper d\u2019une pénalité toute compagnie réfractaire, le message du président attire ensuite l'attention du congrès sur l'excès des heures de travail que l'on impose aux employés de chemins de fer, et il demande l'adoption d'une législation destinée à empêcher tout abus dans ce sens.Il recommande de nouveau qu\u2019une enquête svit ouverte par le Bureau du Commerce et du Travail sur la condition générale des ouvriers aux Etats-Unis, et de façon à ce qu'une nttention spéciale soit portée au labeur des enfants et des femmes.Ces dernières soat maintenant plus de 3,000,000 engagées à guguer leur pain, aux Etats.Unis.Les femmes et les enfants ont besoin d'une protection apéciale de lu part des municipalites, Le president traite en termes énergiques la question des assurances et donne les revélations faites à l'enquête de New-York, comme uno preuve de lu nécessité du contrôle fédéral.11 Hagelle en passant, pour leur peu de scrupule, certains magnats de l'Assurance, et il exprime l'idée que les corporations devraient être forcées de reapecter l'intérêt public et il demande que les législateurs s'efforcent de trouver d'efficaces remèdes aux abus existants.Il dit quelques mots de In conférence de la paix de La Haye an sujet de I'immigration, il désire continuer à exclure les Chinois des classes ouvrières, mais il veut donner aux Chinois des clnsses cultivées, marchands, banquiers.uvi- versitaires, ete, plus de franchises qu'à leurs untres compatriotes.Le message recommande d'empêcher toute immigration venant du Canada ou du Mexique, excepté celle des sujets nés dans ces pays mêmes.Il ne fait aucune allusion aux massacres des Juifs de Russie.M.Roosevelt réprouve la corruption administrative et électorale, et félicite le secrétaire Îitohcock de n'avoir pas hésité À tœnîner devant ln justice des coupables disposant de hautes influences politiques, La question des possessions insulaires est traitée avec beaucoup de franchise.Le président déclare que la situation à Porto Rico et aux Philippines n\u2019est pus si satisfaisante que l\u2019an dernier, eb qu\u2019il serait opportun de rapprocher les Philippines notamment, des Etats-Unis par de nouveaux arrangements douaniers.Comme on le voit, le président des Etats-Unis æ taillé de la Lesogne aux membres du Congrès.Bientôt nous verrons ceux-ci à l'œuvre, 16 Décembre 1903 La révolution en Ru gie et la diplomatie continue pas moins son course, A; dépôohes récentes annoncent ce da les coupes de la provinoe del sont en révolte, Les mg de se révolter, lo gouvernement cu l\u2019ordre de les désarmer et de débar l'artillerie des navires de guerre da ho ports.À Saint-Pétorsbourg même lo s'attend à une nouvelle Brève deg A ployés de chernin de fer, Le service de posteset des télégraphes ost occupée protégé par les troupes, De nombeey, grdvistes paradent dans les rues ee rendent dangereuses.\" A Riga trois régiments faire du service de police, de la garde impériale sont p lever.ssie, malgré lé Herde M.Witte, va jue toute 4 Baltique ont refusé de et les marin rêle à se son.* ° La paroisse de St-Ours n célé éclat la fête de l'Immaculée Conception Une retraite préparatoire suivie des exercices den Quarante-Heures, fut pré- chée par les R.P.Pampalon et Simard redemptoristes.Les paroissiens ont assisté avec une grande piété aux exe.cices quotidiens.La température douce et agréable est venue nider au succès de la retraite et des Quarante Heures, dont la clôture eùt lieu le jour mime de la fête.Les paroissiens de St-Ours, sur l'invitation de leur dévoué pasteur, Myr E, H, Guilbert, voulant montrer leur piétéet leur tendre amour envers Marie Immaculée, ont offert des ornements racer.dotaux d'une grande richesse, Nul doute que la Reine du viel coutie nuera à les protéger et à répandre ses plus précieuses bénédictions sur familles des généreux donateurs.À cette occasion, le drapeau national canadien-francais (Carillon-Sacre Cœur, tlottait joyeusement, sous le souftle de la brise douce et légère, au plus haut du mit situé en face de l'église Pparviseiale, St-Ours a été une des premières paroisses À adopter ce drapeau qui renferme dans ses plis, les souvenirs les plus glorieux de notre bistoire nationale, .« bré ave les Certains de nos confrères nous en.pruntent quelquefois leur littérature.ce dont nous sommes fluttés: mais ils se soucient vraiment trop peu d'en indiquer la provenance.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES UNIONS OUVRIERES Nous donnons ici pour l'information de nue lecteurs les principaux articles du programme de la * Fédération Américaine du Travail\" : lo L'obtention du droit pour le peuple de légiférer directement par voie d'ini- tintion et de referendum.20 Limitation légale de ln journée de travail à huit heures.Jo Amélioration du service d'insper- tion des établissements industriels: manufactures, fabriques, mines.échafaudage, ete.do Loi établissant la responsabilité de employeurs dans les cas d'accidents de travail et de compensation dans les cas de maladie professionnelle.\u201coo Abolition du système d'enticprise pour les travaux publics.io Répression par voie législative du \u2018sweating system, 70 Municipalisation des services de tramway.d'eau, de gaz et de lumière électrique.So Nationalisation des télégraphes, de- chemins de fer, des téléphones et des mines.Yo Abolition dudruit de propriété terrienne pour y subtituer le droit d'uc- cupants.100 Abrogation des lois d'exception dites de conspiration applicables aux marins, mariniers et autres classes de travailleurs.1lo Abolition des privilèges accordés aux monopoles pour l'émission de ln monnaie et création d\u2019une banque d'Etat aynnt le monopole exclusif de faire ces émissions.usines, Cette fédération compte sous sen contrôle 118 unions internationales, 40 fédérations d'Etat, 670 conseils de travail et 820 unions locales, soit environ 2,000,000 tant d'en suivre le mouvement.A un récent congrès qu'elle a eu à Pittsburg, él y a été constaté que durant l'année écoulée il y a eu tant aux [tats-Unis qu'au Canada 1,157 grèves dans lesquelles ont été impliqués 107,208 travailleurs et qui unt coûté aux unions ouvrières $2,617,201 sans tenir compte des pertes subies par les travailleurs eux-mêmes qui peuvent se chiffror jusqu'à S100,000,- 000, ISt ces chiffres sont certainewent au-dessous do la réalité parce qu'ils ne comprennent pas la grève des charrotiers de Chicago, ni celles des travaileurs en métallurgie, des miniers et des peintres.Et l'on dira encore que la grève rend service à la classe ouvrière ! ANDRÉ ONAUVEAU.de travailleurs.Il est donc très impor- ' LA url Parad JOSE piroot ABO Bay CANADA jan.EN VU 1 atl.ETRAN( jan, z ML et hors sat li wi, © igi oil func t serve, fcatif Qutravet veau, et su quent vues - enque Po til p la tet bye nous octui "]
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