La Croix., 6 octobre 1906, samedi 6 octobre 1906
[" LA CROIX\" menpontabAike parait le Satneli JOSEPH BRUIN pirectour-Fropriéusire ssONN BMENTS \" 2 Payablos d'avance) = e OANADA RP ETATS-UNIS eT 1 an, $2; 6 mois, 81 fs a Aas £N VILLE (Par In Poste) 32 1 an, 82; 0 mois, $1 = STRANGER {Union postale) \u2018 ° 3 1an, 2.25; 6 mois.1.25 i uv | j PENSÉE DU JOL.Un journal catholique dans une parois- \u2018ext une mission perpétuelle.LEON XIIT.INSPECTION MEDICALE DES ECOLES \u2014 sec Quoique l'inspection médicale des écoles d\u2019une grande ville comme Montréal puisse être une bonne chose, nous croyons qu'il ne faut pas en abuser.\u2018Trois ou quatre médecins dûmont autorisés et qualifiés, qui visiteraient nos maisons d'éducation, trois fois l\u2019an, seraient suffisants pour y constater ce qui pourrait y avoir de défectueux et d\u2019anor mal au point de vue de l\u2019hygiène ou de ta mé lecine.Point n'est besoin d'une nuée de fils d'Esculupe, nommés à tort et à travers, plus ou moins capables, et qui vont chaque matin importuner les autorités scolaires où les élèves, leur fairo perdre leur temps et faire déponser inutilement à la cité des sommes oxtravagantes.C'est une iugérence que nous no tolère- runs pas, nous contribuables et pères de fawille.Momentanément nous ne lui avons pas encore fait une opposition sérieuse, parce qu'on nous a pris à l\u2019improviste.Mais s'il faut, pour la repousser, organiser contre elle un mouvement des citoyens intelligents de Moutréal, nous ne reculerons pas devant cette tiche.Cependant, afin que personne de nos contradictours ou adversaires n\u2019en ignore, tious voulons bien redire que nous ne soiumes pas 6t n6 serons pas opposés à une sage iuspection médicale baséo d'abord sur lu vraie scionce 6t non eur le charlatanisme ct, ensuite, motivée par les besvins réels qu'en ressent notre gent scolaire et non sur des racontars imaginaires commu ceux que le Canada du 4 octobre nous à faits.« = $ Le Dr J.-E.Laberge, du bureau de santé, préposé à In direction de Linspection médicale des écoles, a déclaré dans l\u2019avant-midi du 4 octobre & un rédacteur de la /atrie quo les rapports des différents ménecins-inspecteurs n'avaient pas encore été produits à son bureau, et cela, pour la raison bien sim ple qu'ils ne doivent l'être qu'à tous les huit jours et quo ie temps de les produire n\u2019était pas arrivé, le 4 octobre.Lo Canada du même jour, paru avant six heures du matin, sans aveir, par conséquent, pu voir lesdits rapports médicaux, publie, sur In seule foi, comme il le déclare d'ailleurs lui-même, de deux (sur quarante-cing) médecina-inspecteurs qui lui auraient fait des révélations (1), un article des plus malveillants et des Plus injustes contre les écoles cathuliques de Montréal.Los titres seuls de cotte élucubration Nous on donnent la toneur.Lisez-les et vous verrez avec quelle nudace on sait inventer au Canada des engius de guerre.\u201cL'inspocton imédicale des écoles ; sinistres révélations.\u201cUn soul- élève communique la rou- geolo à 33 sur une classe de 66.\u201c Une école voisine d'un dépotoir.\u201c Trente p.c.des enfants ont la vue alteinte et sont prédispusés à la diphtérie À la tubsrouluse.\"40 élèves entassés dans un étroit sous-sol.\u201c Une école de mort.\u201c Le manque d'air et de lumière.| Le Samedi.6 Octobre 1906 \u2014 Vol.1Y, No 26 OÙX 66, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL.VIS-A-AIS DU PALAIS DB JUSTICE Boite de Poste 2175 irnal Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.EER A ABONNE MENTS DE PROPAGANDF Afin de faciliter la propagande de In OROIX nous Avous établi des condi tions spéciales en faveur de nouveaux ahonnés evu- lement : 3 abonnements de 1 an 84 5 \" CT ¢ 10 \u201c 10 Téléphone : Bell Ext 2281 * Un true atroce \u2018dans uno académie, ete, \u201d Cet etc qui vient après une énumération aussi grande de crimes scoluires, dovra sûrement laisser rêveur les âmes trop crédules.Que c'est-il épouvantable, diront elles, et le Canada n'a pus tout dit, il n\u2019a pas tout révélé.! Or, comment le Canadu poutil ailir- mer, comme il le fait, que 30 ».c.des en Jants ont lu vue atteinte et wont prédisposés à la diphtérie et à la tuberculose, s'il n\u2019a pu voir et n\u2019a pas vu les rapports officiels des QU ARANTE TROIS autres médecins qui ont pris part à l'inspection des écoles ?Voilà une question ou uno objection qui devrait, ce nous semole, faire rêver aussi, mais dans un autre sens, les per sonnes qui se seraient laissé tromper par le Canada.Et puis, pour cunstater l\u2019existence d\u2019un dépotoir tout près d\u2019une certaine école, est-il vraiment nécessaire que la cité ait QUARANTE-CINQ médecins à son service | | Et daus ce cas particulier, est-ce l'école qui n'est pas à sa place ou bien le dépotoir ! Et, eu outre, n'est-il pas étonnant que le bureau de santé ait pratiquement ignoré jusqu'aujourd'hui qu'il y avait là un tel dépetoir, constituant une nuisance publique non seulement pour les étu- diunts de l'école voisine, mais pour toutes personues obligées de passer ou de vivre auprès Ÿ xx» L'ermpressement du rédacteur du Ca nuda ot des deux médecins-inapecteurs, dont ce journal dit avoir requ ses ren- soignements, à tomber sur nos écoles catholiques, sans avoir pris connaissance des rapports officiels, nous fait sensiblement eutrevoir vù ces messieurs veulent en venir à l'aide de l'inspection médicale: lo dircréditor autant que pos siblo les maisons d'éducation libres, qui ne sont pas encoro sous la direction de la cuunmission seolairo et dont la régie leur échappe, Zo mettre un pied à terre dans celles qui sont sous la direction des com wissaires comme duns celles qui ne lo sont pas, en attendant qu\u2019ils puissent y mettre facilement les deux ot s\u2019y installer pour los diriger toutes vers co qu\u2019ils appellent le progres (?) moderne.JOSEPH BEGIN.NOTES et CRITIQUES LB TRAVAIL DES ENFANTS Les horreurs du travail des en funts dans les fabriques \u2014 lisons-nous dans le Catholic Fortnightly Review, de Techny, Ill.\u2014 sont décrites d'une manière saisissante dans un livre récent intitulé: \u201c Le cri douloureux des enfants, \u201d et imprimé à New-York.Le recensement de 1900 a révélé que 1,753,187 enfants audessous de seize ans sont employés duns les fabriques, mais on croit que le chiffre réel est bien supérieur.Les pires exploiteurs du travail des enfants sont probablement les filatures du Sud.Elles emploient largement des onfants de neuf et de dix ans, pour le travail de nuit comme pour celui de jour.Il arrive assez souvent que l'on trouve à l'ouvrage des enfants de sept, de six ot mome do cinq ans, Dans les filatures de coton dc l\u2019Alabams, trente des travailleurs sont Âgés de moins de seize ans.La proportion des enfants employés daus l'industrie textile du pour cent coton au Sud, est de 25,1 pour cent.Dans les fabriques de verre du Nord, la situation n'est pas meilleurs.Plus de 137 de leurs ouvriers sont des enfants, et le travail qu\u2019ils font est fort dur et pénible.\u2018\u2018 J'aimerais mieux voir mourir mon enfant que de le voir travailler là- dedans,\u201d disait un ouvrier à l\u2019auteur daus vne fabrique de Glasborough, Nouvenu Jersey.Lit c'est l'opinion d'une musse de personnes sur cotte question, ajoute l'auteur.Au milieu de tous les progrès de In vie industrielle, lo Moloch de ln production à outrance réclame son tribut annuel d'enfants, et malgré tous les efforts tentés pour limiter ce sacrifice, ces exigences sont généralement satisfaites.* Xx % AVBUGLBMENT Une feuille anticléricale, de Paris, est amende à faire ces constatations : \u201cLes instruments les plus perfectionnés (de l'optique) ne sont que des imitations de l\u2019œil humain, depuis la lentille qui rapproche ct grossit les objets et qui dans notre wil s\u2019apnello le cristallin, de puis les zoncavités et les cunvexités des appareils de vision, jusqu'à cette admirable chambre noire du photographe où los objets nous apparaissent renversés et qui n'est que la reproduction de notre «it, chambre noire, où les objets s\u2019im- primont renvereés avant que nous les remettions dans leur sens réel par un phéuomène d'habitude et de vérification dunt on trouve l'équivalent chez les typographes qui lèvent les lettres à l'envers.\u201cQuant a acoustique c'est encore plus frappant.L'homme porte dans son Eosier et dans ses oreilles tous les élé- minte et toutes les combinaisons des orchestres les plns complets.\u201d Et l\u2019écrivain qui reconnait oes mer veilles se refuse à croire en Dieu! Ces prodiges de sugesse et d'ingéniosité, qui confondent les plus savants, ne sont pour lui que l'œuv & du hasard ! * + % LB VATICAN BT LA PORTE L'Osservatore Romano signale une dé pêche envoyée de Rome, le 12 soptem- bre, à plusieurs journaux de France et publiéo par eux, d\u2019après laqueile des négociations étaient près d'aboutir entre la Porte ¢t le Vatican pour l'envoi d\u2019un représentant du Sultan auprès du Saint- Siège.L'Osservatore ajoute: * Nous sommes on mesure de déclarer que cette information no repose sur aucun dement.\u201d fon- kx VADEBCARD SERA TOUJOURS VADEBCARD Nous avons déjà dit un mot du convent maçonnique qui a eu lieu le 18 septembre dornier, à Paris.L'on à vu que la maçonneiie était une organisation non seulement anticatholique, mais aussi anti sociale et qu'elle cherche à travailler sur le terrain politique.En effet, ecrit un vénérable., * nous avons à décider, \u201cau Couvent, si les catholiques pouvent * Be réclamer de la loi sur les associations \u201cet du droit commun.\u201d \u201c Eh bien ! répond Ia République fran raïise, journal à tendances radicales.Et les loges maçonniques, de quelles lois se réclament-elles ?elles n'ont pas une exis tence légule ; elles ne peuvent pas se réclamer du droit commun.L'impru- deuce est grande et l\u2019impudence encore p'us de vouloir régler la condition des autres associations avant d'avoir mis la miuçonnerie en règle avec les lois du a * Ce n'est pus tout ; le programme du convent qui s'ouvre aujourd'hui porte : la réforme de l'impôt, les retraites ou- vvières, ls question des rapports entre le capital et lo travail, l\u2019assistance pu.blique, le scrutin de liste, In représentation propurtionnelle.et encore ceci : l'adoption en Angleterre du système mé trique décimal ! \u201cQuoi! Tls veulent mème s'occuper des affaires de l'Angleterre ! \u201c Nous demandions tout à l'heure si c'était un convent ou un Concile ?Mais non, c'est un Parlement ; un Parlement sans responsabilité, qui entend imposer ses résolutions à l\u2019autre, nu coin du quai, ut les lui impose en efler, parce qu\u2019il et, lui, un pouvoir permanent, dans l'Etat aux institutions périodiques et renouvelables.\u201cDemain, peut être, M.Sarrien, qui croit être le maitre, ne sera plus rien ; il suflit.d\u2019un coup de vent, tandis que M.Vadecard sera encore M.Vadecard, de: main, toujouss.\u201d L'on sait que Vadecard est le secrétaire du G.\u2026.O.de France et qu'il est l'inventeur des fiches.\u201c «.* L'ANNIVERSAIRE DE LA PRISE DE ROME L'Ouservatore Romano, à l'occasion de l\u2019anniversaire de la prise de Rome par les Italiens, déclare que les catholiques ne peuvent pas oublior cette date.II ajouto que coux qui entrérent il y à trento-siz ans à Rome bannières au vent se fout humbles pour obtenir l'appui des catholiques contre la imarée montante révolutionnaire, mais ne sauraient, après avoir obtenu cet appui, exiger l'oubli.LA JEUNESSE CATHOLIQUE Au Congrès Eucharistique de Tournai Le 17 août dernier, à l'assembiée générale do ce Congrès international, on a eu Ja double joio d'entendre la voix du chef des catholiques belges parlementaires, Charles Woeste, et celle de la Jeunesse catholique du France et do Belgique, représentée par M.Barbry, président do ln Jeuneser catholique de Lille, et par M.Harmignies, président de la Societé générale des étudiants de l'Université catholique do Louvain.Cela fera du bien au cœur de l\u2019Asso ciation de la Jeunesse catholique du Canada, si méritante, de lire, réaumées, les allocutions de ces doux organes de la Jeunesse, à l'ournai : Discours de M.Ilarmignies Ou à invité les étudiants au Congres, ditil: les étudiants y sent venus pour munifester leur foi et dire qu\u2019ils marchent avec leur temps, c'est-à-dire avec le Christ, qui est de tous les temps.(Ap plaudissements.) Pour uppreudre la science de la vie, de la vie chrétionne, nous retournerons à l\u2019Enfunt de Bothléem et au Crucifié du Calvaire.Puis nous irons au peuple, non pour ie servir en vue de nos ambitions, mais pour le servir en vue de son vrai bien, pour le couduire a Dieu.Car la démocratie sera chrétienne ou elle uv sers pus.La péroraison du discours de M.Harmignies est accueillie par de vifs bruvos.=.Mgr Heylen, évêque do Namur, qui présidait l'assemblée, à saisi cette ucea- sion pour faire remarquer que la jeunesse ne fait pas peur aux catholiques.\u2018* On dit que la jeunesse est imprudente ; mais il est facile de rester au coin de sou feu et de critiquer! Nous préférons la jeunesse même imprudonte à celle qui ne travaille pas.D'ailleurs, notre jeunesse vathulique beige sere ujours prête a écouter l'autorité religieuse quand elle parlera.\u201d Ces paroles de l'émineut prélau ont une graude portée.Le président de la Jeunesse catholique de Lille on & encore, par son discours, accentué la signification - Discours de M.Barbry M.Barbry, président de la Jeunouse catholique de Lille, apporte aux congressistes les saluts fraternels des jeunes gens du diocèse dv Cambrai, voisin et ami.La jeunosse catholique Érançaise ne subordonne pas son action aux intérêts de la politique.Elle vout simplement défendre l'Eglise ot on rendant la Franco plus chrétionne, défendre la France elle- même.Nous avons eu assez de réveurs, nous voulons être des hommes et nous avous une invincible confiance dans l'avenir malgré les désespérances du moment.La France n'est pas worte encore! La moisson reste abondante et je vous assure quo les moissonneurs sont encore nombreux.(Applaudissements.) La jeunesse catholique de France, dont le but est l'apostolat sur le torrain religieux, compte 65,000 membres, dont 5,000 pour le Nord.Nous ne voulons pas d\u2019une Eglise laique qu'un veut nous imposer ; nous ne voulons que l'Eglise du Christ représentée par son Vicaire sur la terre, Pis X.(Applaudissemente.) La Frauce est devenue le tombeau de toutes les libertés ot cela surtout par lu faute des catholiques.A nous surtout de réparer cette faute.Nous devons revenir au christianisme intégral.Nous ne sauverons notre pays qu'en refaisant des chrétiens, comme l'a dit M.Wovcate, qu'en préparant une société meilleure, var tout n'est pas pour le mieux et dans le meilleur des mondes.C'est pourquoi nous joignous l'apostolat social à l'apostolat religieux, fout en travaillant toujours ous la houlette des fvéques.Nous n\u2019ou- tendons pas nous écarter en quoi que co suit de leur direction.* «= Mgr Hoylen n vivement félicité M.Bacbiy de cette opportune déclaration do foi, do principe et d'action qui a valu à l'orateur une chaleureuse uvation du Congrès entier.:0: Nous prions instaniment ceux de nox lecteurs dont l\u2019abonnement ost expiré, de ne pas attendre plus longtemps pour en payer le renouvellement.:0: LETTRE DER CARDINAUX, ARCHEVEQUES ET EVEQUES DE FRANCE Au Clergé et ans Fideles de leurs DBioceses le résumé de la récente lettre des cardinaux,archevêques et évêques de France au clergé et aux fidèles,que nous avons publié dans notre dernière édition exprime exactement In pensée des nuteurs de cette lettre.Mais nous croyons devoir reproduire textuellement les passages les plus saillants de ce decument : * Notre Très Saint-Père Pie X, en nous adressant sa lettre Encyclique, a retpli, lu mission qu\u2019il a reçue de Dieu, de conserver intact le dépôt de la vérité et lu constitution de la sainte Eglise catholique.** Cette constitution à pour buse essentielle l'autorité de la hiérarchie divinement instituée par Jésus-Ohrist.L'Eglise est une société gouvernée par des pasteurs dont le Pape est le chef, et à qui seuls ap- partientle droit de régler tout ce qui touche à l\u2019exercice de la religion.Or, la loi de séparation prétend imposer à _-\"- - \u2014_ _ _ _\u2014 _\u2014_ _ _\u2014 \u2014 _\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014\" _\u2014 \u2014_\u2014_ \u2014 _\u2014 _\u2014_ _ _\u2014 _\u2014_ _\u2014_\u2014_\u2014 l\u2019Eglise, dans notre pays, par ln seule autorité du pouvoir civil, une organisation nouvelle.Elle déclare ne plus connal- tre, pour l'exercice du culte divin, que des associations de citoyens, se formant et se gouvernant à leur gré, selon des statuts de leur choix, que leur volonté resterait toujours légalement maîtresse de modifier.Si dans l\u2019un des articles de cette loi, le principe nécessaire de la hie- rarehie catholique semble implicitement convenu, it n\u2019est indiqué qu\u2019en termes va- Rues et obseurs, tandis qu'il est trop clairement mdconnu dans un autre article, qui attribue, en cas de conflit, la décision souveraine au Conseil d'Etat, c'est-à-dire à la puissance civile.Ce serait donc comme une constitution laique donnée à l'Eglise.Pie X l'a condamnée et devait nécessairement la condamner : ll a décrété que les associntions cultuelles, telles = que In loi les impose, ne peuvent abso- \u201c lument pas dtre formées sans violer les droits sacrés qui tiennent à In vie même \u2018de l'Eglise\".** Dans son désir de préserver les catholiques de France des graves difficultés qui lesmenacent, le Saint-Père a examiné s'il y aurtut moyen de concilier les Associntions cultuelles avec les règles canoniques.* Plût an ciel, Nous dit-il, que * Nous cussions quelque faible espérance * de pouvoir, saus heurter les droits de + Dieu, faire cet essai ct délivrer ainsi + Nos fils bien-nimés de la crainte de tant \u2018\u2019etsi grandes épreuves.Mais comme \u2018cet espoir Nous fait défaut.ln loi res- \u201ctant telle quelle, Nous déclarons qu\u2019il \u201cn'est point permis d'essayer cet autre * genre d'associations, tant qu'il n\u2019assu- * rera pas, d'une façon certaine et légale, + qus la divine constitution de l'Eglise, + les droits immuables du Poutife romain \u201cet des évêques coumnne leur autorité sur \u201cles biens nécessairesà l'Eglise, particu- * lièrement sus les édifices sacrés, seront \u2018 irrévocablement, dans lesdites associa- \u2018tions, en pleine sécurité.\u201d \u201cEn effet, N.T.C, P.,tant queln loi demeure ce qu'elleest, quelque effort que l'on pfit Enine pour établir des associations légales placées sous l'autorité du Pape et dis évèques, il resterait toujours quecet.Us autorité n'y serait souveraine qu'au- tint qu\u2019il plairait aux associes de la reconnaître, et que, s'ils voulaient s\u2019y soustraire, il appartiendrait à un tribu nul laique de juger, &n dernier ressort, de In légitimité de leurs prétentions.1 lui serait loisible d'attribuerà des fauteurs de rébellion contre l'Eglise Ia propriété de ses biens et l'usage de ses temples.* Ce serait donc étrangement setrom- per, de croire et de dire qu'en rejetant les dites Associations, le Pape \u201cn'a pus eu uniquement en vue le salut de l\u2019Eglise de France, qu'il aeu un autre dessein, étranger à là Religion, que la forme de République en France lui est odieuse\u201d, Pie X dénonce \u2018* avec indignation, com- \u2018me des fuussetés\u2026 ces récriminations et * autres semblables qui seront répandues ** duns le public pour irriter les esprits\u201d.« Nous joignons, N,f.C.F., nos protestations à celles du Vicaire de Jésus- Christ.Non, ce ne sont pus des intérêts politiques qui nous préocupent.Depuis bien des années, nous nous sommes conformés aux directions du Saint-Siège, qui nous à demandé de nous réunir dans lu seule pensée de défendre la religion catholique, en acceptant la constitution que lu France s'est donnée.Il y a longtemps déjà, l\u2019un de nous n'hésitait pas à dire: \u2018* Si l\u2019on veut envisager avec impar- \u2018tialité et bonne foi la situation des * esprits dansnotre pays, on peut constater deux choses: ln France ne veut * pas changer lu forme de son gpuverne- * ment, mais elle ne veut pus la persécu- * tion religieuse (1).\u201d Nous le répétons tous aujourd'hui et nous redisons d\u2019une voix unanime : Ce que nous demandons, c'est que l'on ne veuille pas, contrairement à la volonté de la France, faire de lois antichrétiennes la constitution même de la République.\u201cLe vévérable cardinal Guibert, au moment où il achevait sa longue et sainto carrière, on 1886, alors que les premiors coups étaient portés aux écoles chrétiennes, aux congrégations religieuses, adrse- sait au chef de l\u2019Etat ces graves et pa- 1) Réponse du cardinal archevêque de ra aw catholiguesqui lont consullé aur leur devoir social, 2 mars 1891.triotiques paroles qu'il est utile de rappeler : * En continuant dane la voie où elle s\u2019est engagée , la République peut faire beaucoup de wal A In religion.elle ne parviendra pas à la tuer.L'Eglise a connu d'autres oranges , et elle vit encore dans le coeur de la france.Ce n'est pns le clergé, ce n\u2019est pas l'Eglise qu\u2019on pourra accuser de travailler à la ruine de l'établissement politique dont vous avez la garde ; vous savez que la révolte n'est pas une arme à notre usage.Le clergé continuera desouffrir patiemment ; il priera pour ses ennemis, 11 demandera À Dieu de les éclairer et de leur inspirer de plus justes sentiments ; mais ceux qui auront voulu cette guerre impie s\u2019y détruiront eux-mômes, et de grandes ruines auront été faites avant que notre bien aimé pays revoie des jours prospères.Les passions subversives, dont plus d\u2019un indice fait redouter le prochain réveil, créerontdes périls Autrement plus graves que les prétendus abus que l\u2019on reproche uu clergé.Et Dieu veuille que, dans cette affreuse tempête, où les appétits déchaînés ne trouveront plus, devant ceux, aucune barrière morale, on ne voie pas sombrer la fortune et jusqu'à l'indépendance de notre patrie.\u2018 Parvenu à l\u2019extrémité d\u2019une longue carrière, ajoutait l'auguste vieillard, j'ai voulu, avant d'aller rendrecompte à Dieu de mon administration, dégager ma responsabilité à l'égard de pareils malheurs.Mais je ne me résous pas à clore cette lettre sans exprimer l'espoir que la France nese laissera jamais dépouiller des saintes croyances qui ont fait sa force et sa gloire dans le passé et ui ont assuré le premier rang parmi les nations (2).\u201d * Nous aussi, N.T.C.l*., nous voulons dégager notre responsabilite en face des calamités qui menacent uotre pays.La loi de séparation, telle qu\u2019elle est, enlèverait à la France, non seulement son titre de nation catholique, mais la liberté vraie de professer la religion qui a fait sa vie et sa grandeur durant tant de siècles, et peut seule encore lui assurer dans l\u2019avenir l'ordre et la paix.Evéques catholiques et français, pourrions-nous donner notre concours à l'exécution d'une telle loi?* Pie X nous invite, N.T, C.l°., à prendre tous les moyens que le \u2018* divit recon- nait à tous les citoyens, pour disposer et organiser le culte religieux.Nous vous ferons parvenir, en temps utile, les instructions nécessaires à cette fin, selon les éventualités qui pourront se produire.\u201d _\u2014 Ernest.libre-penseur ! ?M.C.PP.Lapierre, dans la Vérité dat du courant, habille M.Lafortune, Ernest, Il lui met d'abord des chaussons.aux pieds, le bonnet ce l'ingénuite sur la tête et la robe des.comme il convient.innocents sur les épaules.Kt il le fait passer sous nos yeux dans cet accoutrement qui lui va à merveille.La scène vaut la peine d'être vie.M.Lafortune se plaint, dans le journal d'Olivar, de ce qu'on l'aurait traité de libre penseur.M.Lapierre rétorque : * libre-penseur !\u2014 Si vous entendez designer par là un être qui ne croit à aucune religion révélée, non plus qu'à Dieu ni diable ; les gens du Nationaliste n\u2019en sont pas, que je sache, encore rendus là.Si vous voulez simplement signifier l\u2019état complexe d'âmes bwptisées, plns ou moins indifférentes à la religion qu'elles professent:qui font généralement abstraction du catholicisme, qui affirment n'ôtre pus en état de juger d\u2019une loi condamnée par le Pape et honnie par tous les évêques de France: qui laissent méme ignomi- nieusenient entendre qu'après tout cette loi pourrait n'être pas si mauvaise ni si injuste : qui, timides pour condanimner le mal et les sectaires, s'érigent \u2014 sans connaître le premier mot des questions\u2014 juges et censeurs d'hommes dévoués et Versés en ces mêmes questions; qui font une réclame insensée à des représentu- tions dangereuses et combien néfastes à notre population: tout celu sous le couvert de la franchise et d\u2019un prétendu patriotisme ; si c\u2019est là être libre penseur, parcourez la série du Nalionaliste et, avec Ia logique qui vous caractérise!?vous con \u2018lurez que c\u2019est bien l'état d'âme de ses rédacteurs.Adieu!\u201d 0: M.T, P.O'Connor, le célèbre député irlandais à la Chambre des Communes de l\u2019Angleterre, à déclaré à la convention nationale de la \u2018\u2019 United Irish League of America,\u201d qui s\u2019est tenue à Philadelphiv, cette semaine, que l'Irlande sera bientôt libérée de la domination brtænnique où qu'ulie aura son gouvernement autonome.(2) Lettre du cardinal Guibert au president de la République, 80 mars 1 LA OROAX Deux Sœurs LUCIFER EST LEUR PERE Un députe socialiste français publie dans l'J/umanité, de Paris, organe officieux ot populaire du socialisme, un potit discours qui siérait très bien dans lu bouche de celui qui se révolta contre le Trés-Haut en lui disant : non serviam / M.Meslier, tel est le nom de ce dé: puté, reconnaît que, contre la frane- maçonnerie, il existe \u2018dans les milieux ouvriers, jusqu'alors indifférents, une hostilité sourde mais certaine et qui éclatera, au premier jour, si un pou de lumière et de bonne foi ne viennent dissiper les obscurités ot les doutes.\u201d Et, parlant de ce qu\u2019il 5 vu dans sa circonscription, il ajoute : \u201cJ'ai constaté chez de vieux et excellents militants de Saint-Ouen une défiance très vive et de la haine contre la franc-maçonnerie.\u201d M.Meslier part de là pour donner, à ses frères de In rue Cadet, quelques conseils qu'il résuime ainsi : \u201cSans doute, la franc maçonnerie a pu s'arrêter un instant au stade de l'an ticléricalisme, mais l'évolution, qui ne se reposu jamais, l'a forcée à gagner les sphères sereines de l\u2019antireligiosisme.Il confond dans une même pitié indulgente, mais, s\u2019il le faut, daus un mêmo combat, tous les adorateurs de ces forces suprasensibles et inexistantes que, tour à tour, l'ignorance, la crainte ou l'intérêt ont divinisées.11 le fait avec force et avec joie et, dans cette lutte, il s'exalte.Le matérialisme est sa doctrine scientifique et ilon accepte la conséqueuca philosophique qui est l'athéisme.\u201c Mais si dans la tourmonte des idées, le fantôme des Dieux s'est évanoux, il sait que l\u2019organisation des sociétés en est tout imprégnée et comme faite.\u201c Elle réfléchit le dogme et le répète dans toutes ses formes douloureuses qui enferment des prisonniors assoifés de liberté et la méritant.On dirait que le prolétariat remue des chaines comme un forçat et, sur lui, l'ombre de la misère coustante ou de la mort prématurée plane lugubre comme un oiseau de nuit.Et, levant la tête, il voit sur celle de ses maîtres, comme un reflet des Dieux dont le fantôme les avait consacrés.\u201cC'est alors que le cri libérateur a jailli comme la formule certaine: Ni Dieu ni maîtres.\u2018Les francs-maçons ont aidé à mon- tror le néant des uns ; ils nous aideront à détruire les autres.\u201cOu alors ils ne seraient, eux aussi, Que les vains fantômes des ouvriers d'évolution, qui se coucheraient bien vite dans l'inntilité et l'oubli.\u201d On le voit, le socialisme et la franc- maçonnerie sont deux sœurs qui ont pour père commun Lucifer.L'une et l\u2019autre crient à Dieu tout-puissant : non serviam ! Et pour satisfaire leur rage et leur haine de tout ce qui est Dieu et de tout ce vient de Dieu, ils ne regardent pas de tomber dans les pires excès du déraisonnement.:0.: Journalistes Franco - Américains ILS DEMANDENT A ROME UNE ENQUÊTE SUR LA SITUATION RELIGIEUSE DES GA- THOLIQUES FRANCU-AMERICAINS, L'Association des Journalistes Franco- Américains de la Nouvelle-Angleterre a adopté les résolutions suivantes à aon congres tenu les 24 et 2à septembre dernier a Woonsocket.Les journalistes franco-américains de ln Nouvelle-Angiuterre, réunis en convention & Woonsocket, R.|, les 24 et 25 septembre 1906, désireux de suivre un programme d\u2019action qui leur soit commun À tous pour la défense des questions d'intérêt vital pour l'élément franco américain, adoptent les résolutions suivantes comme résumant les points essentiels dont ils ne doivent pas s'écarter dans In défense de la cause nationale : L.\u2014NATURALIBATION ET LANGUE FRANÇAISE Ils protestent de leur loyauté envers la constitution de la République américaine et engagent tous ceux qui ne l'ont pus encore fait à devenir citoyens américains ; Îls apprécient, à toute sa valeur, la liberté qui lane ast garantie par la constitution et crôient, avec le président Roosevelt, *\u2018que les différents groupes ethniques qui composent la nation ne doivent avoir qu'un sujet de rivalité, celui de savoir lequel fera le plus etle mieux pour lu gloire et In prospérité du pays, Ils reconnaissent que la langue anglaise est la langue officielle du pays, muis ils affirment leur droit de conserver leur langue maternelle tout en apprenant l'autre, la connaissance des deux langues étant plutôt une marque de supériorité qu\u2019un acte hostile à la République.\u2019 2, \u2014CLERGE NATIONAL.Ils protestent de leur dévouement et de leur respect envers les autorités religieuses légitimes des différents diocèses de la Nouvelle-Angleterre, mais ils constatent avec le plus vif regret la permanence du certains griefs dont leurs compatriotes souffrent depuis trop longtemps : ils attirent l'attention du Chef de l'Eglise sur cet état de choses qui est une menace pour la foi catholique aux Etats-Unis et une cause de pertes pour les mes ; ils protestent avec énergie co tre toutes les tentatives de faire disparaître chez leurs compatriotes franco-américnins usage de In langue française et de détruire par là dans leurs familles les traditions ancestrales: et se prévalant de cette coutume de l\u2019Eglise qui accorde aux nationalités un clergé de leur race, ils demandent respectueusement, dans l'intérêt de In foi et de la justice, et chaque fois que l'ocea- sion se présentera de faire droit à cette demande : 1.des &véques d'origine canu- dienne-française ou franco-américaine dans chacun des diocèses où les Francosuméricains constituent In majotité de la population catholique : 2.des curés d\u2019origine canadienne-française dans toutes les paroisses composées exclusivement de eatholiques franco-américains et dans toute celles où les Franco-américains sont en mujorité ; 3.\"des 'desservants parlant leur langue dans toutes les paroisses contenant des familles franco-américuines.Et afin d'assurer d'une façon plus générale le règne de la justice égale pour toux, ils supplient ardemment le Père des fidèles d'instituer le plus tôt possible une en- Quête sur la condition des affaires religieuses et tout spécialement sur la situn.tion injuste qui est faite aux entholiques franco-ninéricnins dans les diocèses de la Nouvelle-Angleterre.4\u2014ECOLES PAROISSIALES.Conformément aux décrets du Concile de Baltimore et à l'enseignement des papes,ils recommandent la fondation d\u2019écoles paroissiales pour les catholiques et se font un devoir de féliciter chaleureusement le clergd franco américnin et Jes populations de nos paroisses pour les sacrifices consldérables qu'ils n'ont pas cessé de faire en faveur d'une œuvre nussi importante : ils réclument pour les écoles puroissiales fronco-anéricuines le droit à l'enseignement de ln langus française au moins sur un piedd'égalitéavec la langue anglaise ; ils demandentqueles écoles Paroissiales soient laissées sous le contrôle des curés.Partout où il y n des inspecteurs diocésains ils les prient d'accorder aux matières françaises l\u2019attention qui est donnée aux matières anglaises ; ils recommandent pour les enfants franco-américains, l'enseignement en français de toutes les mn- tières religieuses.4.\u2014SOCIÉTÉS NATIONALFS, La société de secours mutuel fournis, sant aux diflérents groupes ethniques leu principal moyen d'organisation, les journalistes franco-uméricains recommandent à leurs compatriotes de s'enrd- ler de préférence dans leurs associations nationales fédératives dont l\u2019Union St Jean-Baptiste d'Amérique, I'Associaiion Oanado Américaine et la société des Forestiers Franco-Amérfcains sont les types les plus parfaits, tout en engageant ces trois associations a etudier les moyens d'opérer entre elles une fédération de leurs forces ; ils insistent sur Ia necessi- té pour les Franco-américains de s'enrôler de préférence dans leurs propres s0- ciétés iranco-américaines; ils condamnent l\u2019enrôlement de leurs compatriotes dans les societés de langue anglaises, neutres au autres, et font de ce principe d'action un des articles essentiels de leur programme- 5.\u2014DENIER DE SAINT PIHRRK.Journalistes catholiouës et fils dévoués de l'Eglise, ils recommandent à toutes nos sociétés nationales, à toutes nos as- socintions paroissiales, aux membres du @ Oct.1904 = er, clergé franco-américain, à tous les catho.liquos de notre rage, d'accorder le plus ferme et le plus généreux appui à l'œn.vre suinte entreprise par ln Sociéus p, cu-Américuine du Denier de Saint Pierre afin de seconder duns toute In mesure de leurs forces les cfforts accomplis par son Excellence le Délégué Apostolique en fu- veur deln caisse pontificale et pourtépon dre à l'appel du Souverain Pontife, ran.l.\u2014 NOB JOURNA Ux, L'attention des Franco Américains et tout particulièrement attirés sur les 1 solutions qui ont été adoptées par bre de conventions nationales et d'IStar concernant la presse franco amér les membres de cette convention de journalistes, tout en exprimant leur recom.naissance pour nom.icnine ; l'eugouragement reçu dans le passé, sollicitent respectueyse.ment, tant des membres du cle des laïiques\u2014et tout spécialement des trois sociétés fédératives,ci-haut mention.nées\u2014 leur généreux patronage en souscrivant personnellement aux journaux franco américains et enencourageant nos compatriotes à faire du BIème, THÉ que .* 2 1 Css La révolution à Cuba \u2014 Le gouvernement des Etats-Unis a envoyé des troupes à Cul.La république cubaine est aujourd'hui pour ainsi dire Sans gouvernement eL on croit que le débarquement des troupes américaines, dans ie but de rétablir l'ordre, est le seul résultat possible de ln situation, Les modérés, c'est-à-dire le parti au pouvoir, ont décidé le 25 septembre, d'abdiquer en tout cu qui concerne le gouvernement national, provincial et municipal.Île espèrent ninsi forcer la main aux com- tuissaires américains el obliger les Etats Unis à intervenir pour la seconde fois à Cuba.Les libéraux, où parti de l'opposition, qualifient de (rahison la conduite de l\u2019administration Palmn.Quant aux gens d'affaires, als se réjouissent à l'idée d'une intervention américaine, qu'ils considèrent comme le senl moyen d'administrer convenablement et d'une façon permanente les affaires de In république.la lettre contenant les propositions du secrétaire Taft nu président Palma a été rendue publique le Xi septembre.Il y est déclaré que les représentants du gouvernement américuin sont enclins à croire que des fraudes ont éte commises pendant les élections du 23 septembre 1905; que 15,000 hommes ont pris les armes contre le gouvernement et quela majorité du peuple semble être en faveur des révolutionaires, Il y est dit, en outre, que le secrétaire de l'Intérieur, Montalvo, à afllrmé que le gouvernement était inca pable de réprimer l'insurrection et que mème s'il y parvenait, il ne pourrait empêcher le pillage de continuer dans l'île.Le secrétaire Taft fait l'éloge du président Palms.11dit que son administration n été Dbienveillante, qu'elle a profité au pays et il exprime l'opinion qu'il doit rester à ln tête du gouvernement.En ce qui concerne l'élection des députés, des sénateurs et des fonctionnaires provinciaux, cette lettre dit, qu\u2019à l\u2019exception du président Palma.tous ceux qui ont été élus en 1905 devraient donner leur démission.Elle demande que de nouvelles élections aient lieu le ler janvier 1907.Le secrétaire américain demande au président Palma de se sacrifier une fois de plus pour le bien de la république et de faire preuve de patriotisme en restant À la présidence.Oetle lettre se Lermmine en disant qu'ausitôt queles fonctionnaires et les députés auront donné lour démission, les insurgés déposeront leurs armes et retourneront chez eux.Telle qu'elle à été publiée, ln réponse aux secrétaires T'aft et Bacon est l'az- noncé finale que le président Palma quitte la prés'dence et qu'il refuse de traiter de la paix aux conditions proposées.Le secrétaire da IA guarra Taft, alors pris provisoirement le *gouvernementde Ouba, a fait venir de nouvelles troupes \"américaines et travaille à rendre à cette république la paix et l'ordre.3 = ot.1908 UA OROD _\u2014 7 î = Ja \u2018Bonne Souffrance DU PRETRE PAR L'ABBE EMILE PICHE.« Sollicitudo omnium ecelesiarum \u201d Votre fardeau n'est pad précisément cede 8.l'uul,mais les âmes de notre pu- pisse au de notre œuvre remplacent les qlies de l\u2019'Apôtre.Où n dit que chaque créature humaine était un petit monde, pserait juste d'ajouter que l'âme humai- pe que le prêtre dirige.est surtout ce ponde invisible mais réel, d\u2019une profon- ur incaleulable capable de concentrer ps efforts de l'esprit le plus éclairé et du œur le plus dévoué.Je sais bien que pour sontir ce fardenu il faut rester surnaturel et très surnaturel, que cette sainte souffrance n\u2019existe qu'à prix-là.- Autrement on finit par res- lembler au chirurgien que les opérations bissent froid.Jai dépeint ailleurs la souffrance du pètre, quand les âmes ne viennent pas à ki; purlons de celles qu'il ressent lors- quelles viennent déverser, dans son cœur de père, l'umerturme, ln tristesse et le li mon qui les troublent où les souillent.Le poète américain Longfellow nous dane.dans son poëme de la Légende do- «une analyse des sentiments et des motions qui se succèdent dans lecœur de \"et homme qu\u2019on appelle le confesseur.Vertes cela ne veut pas dire que les joies aus la vie du ministère ne soientsouvent abondantes et si j'écrivais sur les conso- ations du prêtre je trouverais des pages lus réconfortantes que celles ci.Mais ce ntiment d'inutilité personnelle que- rouvait suint Vincent de Paul se de- maudant s'il avait mérité le pain qu'il angeait, cette heure penible des ténè- res que Dien permet pour humilier et utifier ses serviteurs, il faut bien les si.tler comme souffrance.Lorsque l'humi- ité seule est In cause de cette impression, n'y n pas à craindre le découragement, ais parfuis tant les extrêmes se touchent et l'abattement, l'anxiété qui rempla- nt cette douce et calme vertu, et sur- tdans ln jeunesse on voudrait con- rtir les Ames plus vite que le Bon Dieu, dors les lignes que nous allons lire pei- Rent vivement cet état d'âme : \u201c0 Bienheureux Seigneur combien ai-je pas besoin de ta lumière pour me aider! ll y n tant demains qui touchent s égard tes plaies et les font saigner ! lva tant de pieds quichaquejour s'écar- ent du hereail ! A moins que Tune m'éclaires, je ne puis conduire ont troupeau dnns le vrai ntier, ni sans ton secours, supporter le ardeau d\u2019une telle charge.Ne suis-je pus ii même un serviteur inutile ?Le jour touche à sn fin, et quel bien i-je fait depuis l'aurore ?l\u2019ai-je offert, igneur, les dons de mon ministère ?\u2014 tel mal réprimé, quel bien conservé, uelle lutte engagée, quelle victoire guée, quelle bonne œuvre essayée et ré- ie?Méme pour le mieux, bien faibles sont esefforts.Je vois mais je ne puis pns teindre la hauteur qui se détache dans éternelle lumière.Car toujours et tou.ürs lorsqu'elle paraît à ma portée, je ns qu'elle échappe à mes faibles mains je tombe découragée dans la nuit ! L'air du soie &e répand en grande om- es, il me faut aller de par la ville, visi- r des lits de souffrance et de mort, où ntdes membres ngités ; où s'exhalent pvitrines oppressées, où des cœurs onisants et des yeux patients voient paraître le soleil à travers leurs larmes ur ne plus le voir se lever.Oar le pau.de corps et d'esprit, le malade et l'âme lsene doivent pasattendre le bon plaide leur consolateur.\u201d N'oublions pas que c'est un protestant i» écrit ces lignes, Elles traduisent ce- dant, d\u2019une façon sublime, les anxié- du vrai serviteur de Dieu à la fin de sa Tnée, ou après nne longue station au nfessionnal.Sollicltudo omndum ansmarum ! De nos jours surtout, le saint Tribunal la Pénitence devient pour le prétre, t source do souffrances intimes.Nous torames plus à l'heurenx tamps où les fidèles connaissaient leurs obligations, se présentuient dans la lumière d\u2019une foi vive, et recevaient volontiersies pénitences imposées.Sur une fou le de points, lu sincérité manque pur suite d\u2019une fausse conscience imnal formée pur les maximesdu monde ; pénitents et ponitentes ont fait leur siège sur certains cas de morale et sont prêts à discuter avec vous si vous les attaquez duns cesderniersretranchements de leurs faiblesses, de leurs habitudes, de leurs concessions mondaines.Beaucoup sont dans une impossibilité socinle de faivo ce que vous leur enseignez, à chaque pus c'est un acte héroïque de conflance en Dieu que vous demandez à la femme muriée, à la servante, au père de fatnille, à l'apprentie, À l\u2019ouvrier, à homme d'affaire.Tout à eté bouleversédans notre société paienne, vous ne pouvez cependant pus bouleverser les dix commandemens de Dieu ! ! Les premiers chrétiens avaient nne foi vive, qui leur faisuit accomplir ces nctes d'héroïqme et de séparation violente : nos disciples d'un néo christianisme, en sont incapables, Et cependant pour une multitude d'û- mes, la continuation de ln fréquentation du sacrement de Pénitence, est lu seule préservation contre l'indifférence, ln perte de toute religion, l'abandonde la prière, et néanmoins ces mêmes âmes seront des mois ou des années à comprendre et à fui- re ce que vous leur demandez sous toutes espèces de menaces de réprobation.D'où semblable au prêtre dépeint par Longfellow, quand vous sortez de votre confessionnal, vous ne savez pas toujours ce que vous avez fait, mais vous comprenez une fois de plus que vous êtes un serviteur inutile.Pour ces raisons, j'ai rencontré plus d'un prêtre qui préférait ne pas confesser.Sentiment exagéré, uuis qui traduit une anxiété vraie.Les médecins et les chirugiens ne cessent pas de pratiquer, mais font de leur mieux daus les cas si difficiles, et si comm- plexes, de leur profession .Le prêtre n, en plus, une grâce de Dieu qui l\u2019accompagne, il ne doit pas fuirl'obligation de panser les plaies morales même si toutes ces plaies ne se ferment pas.Si Dieu met sur notre chemin des natures généreuses, l'anxiété prend une autre tournure ; car, reste À les utiliser pour le bien sans qu\u2019elles se coimpromettent, et rien n\u2019est plus difficileque de discipliner des Ames pieuses.Que dire de tous ces enfants sans instruction religieuse, de tous ceux que l'école contre Dieu souille, de ces pré- parationsinsufHisantesàla Première Commupion, des difficultés croissantes pour atteindre le pauvre peuple, des scandales perpétuels et publics qui déshonorent nos paroisses, de In préoccupation de combattre lu presse immonde et irréligieuse, par la bonne presse, ete \u2014 ete \u2014 ** sollicitudo omnium animarum.\u201d Certes le remède n'est pas de croiser les bras.Mais la souffrance est de travailler comme les Apôtres toute la nuit et souvent de ne rien prendre, d'avoir le Bon Dieu avec soi et pour soi et d'attendre, encore longtemps ln pêche miraculeuse.Et la consolation ?# La consolation, la voici : Jesus autem fa- tigatus ex itinere sedebut supra fontem\u2026.et reliqua ! Qui, ainsi que le Divin Maître, nous sommes fatigués de cette longue route, de notre course npostolique, fatiguée, épuisés, nos amis nous y ont Inissés seuls, île sont purtis à la recherche de nourritu- ce plus agréable, nous sommesussis auprès de In source, de ln fontaine des grâces divines, pas loin du tabernacle ; où plutôt nous sommes à genoux sur notre prie- Dieu près de notre confessionnalet nous attendons.fatigatus.Et quel est le prêtre qui, dans ces moments d'épuisement et de dégoût, n'a pas eu au moins une fois dans sa vie, l\u2019i- neffahle consolation de ramener une âme à Diau, de la voir persévérer, de l'aseister plus tard à ses derniers moments et de jouir de cette certitude worale qu'après Dieu il avait été le pauvre, male véritable instrument de son bonheur éternel.Oette unique pensée, ne vaut-elle pas à elle seule, toutes les bonnes souffrances de la vie sacerdotale ! Que nous soyons fatigués de la route parcourue, rien d'étonnant à cela, le divin Maître l'a été.\u2014 Que cette soif du sn.lut des âmes ne soit pasrassasiée de suite, où plutôt.qu\u2019elle ne puisse jamais se rns- susier sur terre ; c'est dans l'ordre, mais sit douleur féconde, donne nu Ciel des enfants près que les souffrances des mères, les ont donnés à In terre.Et st j'ai écril toutes ces pensées sur ln souffrance sacerdotale, c'est que la foule des malheureux, des afiligés, nous dit comme dans l'Evangile : ** Date nobis de vleo vestro\u201d ( Matth.xxv.8.).Oui, vous qui êtes heureux près de Dieu, vous qui êtes fort par la Messe quotidienne, vous qui êtes avec l\u2019IKpoux bien-aimé de votre me, donnez-nous de votre joie, de votre énergie et de vos consolntions.Que sera ce, si nous-mêmes, abattus par nos propres épreuves, trop concentrés ou devenus égoïstes par nos peines, nous ne pouvons déverser aucun baume dans ces cæur C'est vers nous que l'on vient, car.le Christ Sauveur, on ne le voit pas : c'est à son ministre que l'on accourt ; rien qui froisse davantage les tidèles qu\u2019un prêtre rude en paroles, bourru à lu wme, rien qui décourage comme un prêtre triste, et le scandale c'est un prêtre sans cœur ! Or, nous sommes exposés pur les sacrifices que nous avons faits, par notre manière de vivre, par les maximes sublimes que nous préchons, À faire croire qne nous n'avons pas de cœur.Je m'explique : Nous sommes exposés à parler au monde souffrant en des termes qu'il ne comprend pas, où qu'il ne peut pas comprendre sans préparation : Un jour j'entenduis une bonne religieuse garde-malade dire à une mère dont l\u2019enfant était mourant!\" Pourquoi tant vous désoler ?Si le Bon Dien vous le prenait ce serait ce qu'il y nurait demieux ; et vous aussi, il devrait vous prendre ! sic.) On ne saurait être plus sainfement maladroit, etln pauvre mère de dire fout haut : \u2018* Cette religieuse n'a pus de cœur, mais je lui pardonne, elle ne sait pas ce que c'est d'être mère.\u2018 Le pansementdesûmes ulcérées detman- de une délicatesse plus grande encore que celle des plus habiles infirmières, Que le Sauveur Jésus suit notre inodèle.Jamais, avant de les soulager, il ne s'est arrété à faire des discours auxmalheu- reux qui se jetaient À ses pieds ; mais en les soulageant c'était le plus efficace des discours,et le : *\u201cne péchez plus,\u201d si court pour un sermon, arrivait ensuite avec son efflenuité.Notre doux Seigneur étaitla perfection méme, et pourtant qui des pécheurs n dit : Oh lil est trop parfait, je ne veux pas w'adresser à Lui.Hélas ! notre prétendue perfection éloigne parfois : el, ne eachant pas rendre notre vertu aimable, elle fait peur.l\u2019uissentces quelques pages, en nous nidant à imieux souffrir, nous être précieuses pour soulager les aulres en toute charité, en toute humilité : Et maintenant À l\u2019œuvre par ln souffrance et l\u2019apostolat.Richard de Saint- Victor nons enseigne que l\u2019Amour Divin est un œil et qu'aimer c'est voir.Voyons donc fanchement le chemin royal de In Croix par lequel Dieu veut nous meneren ce moment,alors nous pourrons nousécrier comme S.Ignace martyr : ** C'est aujour- d'hui seulement que je suis un discible, je ne demande plusrien aux créatures visibles et invisibles, c'est Jésus-Christ que je veux arriver.Que les feux, que les croix, que les dents des bêtes, le chevalet.etc., seientmon partage, peu m'importe pourvu que je jouisse da Christ.Puisque je veux être à Dieu, ne jetez pas le monde entre Lui et moi et laissez-moi boire à la souree pure de la lumière.\u201d Si le prêtre est le sui de lu terre.c'est la souffrance qui est le sel de son Ame, et la tourmente qui passe sèmera la vie au lieu de la destruction.Dans l'affreux péril où nous sommes, Que peuvent nos humains, Hélas! il faut plus que des hommes- IL PAUT DES SAINTS, Les jurisconsultes catholiques italiens Leurs premières assises L'Association des jurisconsultes catho liques italiens, qui compte parmi ses men- bres des hommes d'un grand savoir, vient de tenir à Milan son premier congrès général, sous l« présidence du cardinal Ferrari.Les principaux thèmes de discussion ont été les suivants : La conversion dela vente et lex fondations ecclésinsti- ques, l'étude du droit public ecclésiastique en Îtalis.l'instruction religieuse dans les écoles.À lu séunce d'inauguration, M.le comte Radini-Tedeschi, président de l'Association, donna lecture d'une lettre d'enconragements envoyée par lie NX.Tous les congressistes furent d'accord sur les principes fondamentaux et sur les droits des fondations ecclésinstiques.L'entente cessa dès qu'on pussu à l'exn- men des solutions pratiques.Quatre ordres du jour furent présentés : celui du rapporteur, ceux de MM.Médu, Culchi- Novati et Boggiano.La commission fut chargée de trouver un texte qui donnât satisfaction à tons ut, à lu séance de clôture, le vœu suivant fut adopté: \u2018Le congrès réclame des pouvoirs publics des mesures qui maintiennent intégralement les dvoits des établissements ecclésiastiques et qui présentent en leur faveur des garanties sérieuses et précises.* x Le second jour du cougrès, à la séance présidée par M.Toniolo, M.le professeur Rossi donna lecture de son rapport sur l\u2019étude du droit publie ecclésiastique; rapport du plus hnut intérêt.Dans la première partie l'orateurétudia les relations du droit public ecclésiastique des Etats avec le droit canon, la thèse et l'hypothèse.Lu coordination intrinsèque de ces deux droits est défendue pur les protestants qui considèrent l'Etat corume un point d'appui pour l'église évangélique L'Iéglise catholique, société parfaite et législatrice indépendante, repousse cette coordination intrinsèque : mais, pour le bien de ses sujets qui sont en même temps ceux de l\u2019état, elle adapte souvent sa législation à des conditions de fait Créées par les lois de l'Etat: elle exige seulement que celui-ci respecteses droits divins et reconnaisse sa divine mission.Dans la seconde partie, M.Rossi s'attuc- chaaux rapports de l'Eglise et de l'Etat en Italie.l\u2019endant les dix nandes qui suivirent In promulgation du statut, ces rapports étaient établis pur un concordat comme ils l'étaient généralement duns les anciennes nations.l\u2019ais Cavour fit triompher sa formule: \u2018l'Eglise libre dans Etat fibre\u201d tout en maintenant certaines réserves, telles l'evequatur et le placet.S'il est \u2018possible et si c'est un devoir de chercher à faire disparaître ces réserves, restes des anciens concordats, il n\u2019est pas possible toutefois que l'Eglise s'Acconunode d'une législation athée, même dans unsens purement negatif.Lu seule séparation que l'Eglise puisse accepter, c'est celle dont parlaient les évêques belges dans leur lettre aux évêques français: \u2018Nous jouissons de la liberté et nousen remercions Dieu; à vous, évêques de l\u2018rance, situation.\u201d nous souhaitons la mame x x Le congrès émit plusieurs vœux à la suite de lu discussion de ce rapport, entre autres celui que\u2018* les catholiques italiens envisagent l'éventualité de nouvelles dispositions légales, en se tenant unis daus la concorde sur le terrain de la défense religieuse, et queles établissements ecclésiastiques s'associent pour une commune action légale de sauvegarde et de revendication de leurs intérôts\u201d.M.Bazoli traitn l'importante question de l\u2019enseignement religieux dans lesécoles, :0: Un grand nombre de typographes d'Ottawa se sont constitués en union natio nalé, suüé le nuus de \u2018\u2018l\u2019Assecistion typo: graphique d\u2019ottawa,\u201d et ne veulent plus l'union internationale.lls font bien.Leur exemple devrait être suivi par tous les corps de métier.Notes diverses Les gouverneurs du collège de médé- cine se sont réunis ln semaine dernière à l\u2019Université Laval, à Québec.On y u discuté l'opportunité de faire des démarches pour en venir à une réciprocité de licences avec l'Angleterreel ses colonies et entre les provinces du Canada, Le bureau des médecins a accepté les amendements à ln loi médicale, établissant cinq ans d'études au lieu de quatre.Cette décision est conforme nux progrès scientifiques, disent les partisans de cette réforme.D'ailleurs dans tous les pays, à l'exception des ltats-Unis et de la province d'Ontario, les universités exigent tn moins cing ans d\u2019études médicales, et dans plusieurs pays, six et même sept ans.On a fort discuté, aussi, ln proposition suivante qui fut rejeté : Que dorénavant les examens se fassent à un burenu contrai d'examinateurs nommés par un bu- veau à lu place d'un comité universitaire.Les purtisans de cette réforme, allé guenut qu'il en est de même pour le barreau et le notariat.Lesadversaires disent que les cas ne sont pas similaires, qu\u2019il n'y a pas parité entre la médecine et le droit, que ce sont les hôpitaux et les examens pratiques qui font foi de ln cu- pacité des candidats.et dont seul peut jugeravec équité le Corps enseignant.Dans aucun pays bien crganisé, on ne trouve d'autres examinateurs en médecine, que les professeurs, excepté peut- être aux Etats Unis et duns Ontario.Il est probable que les propositions wloptées seront soumises à ln Législature, d su prochaine session.Le mouvement ouvrier en Grande.Bretagne trav erse en ce moment une crise dont l'issue sera ln suprématie de l\u2019une des doux factions du parti ouvrier à la Chambre des Communes : la faction libérale, qui à pour chef l'hon.John Burns, où la faction socialiste, conduite par James Keir Hardie, La Fédération des Mineurs, à une assemblée tenue cette semaine à Nwansea, 4 pris un vote pur lequel elle ñ décidé de ne pas se rallier à Ia faction Hardie., , D'un autre côté, à une conférence du In Société des Employés de Chemins de fer, à Cardiff, on n décidé de suivre la faction Hardie, bien que lo chef de I' Association, M.Richard Bell, député, so soit fortement opposé à co que les employés do chemins de fer se soumettent à la dictature des socinlintes, Un actif échange de notes entre cablnet de Madrid et le Vaticon a amené une entente en ce qui concer le ne un projet relatif aux associations religieuses dont les bnses seraient identiques au modux vivendt intervenu l'an denier : 1e Concordat resterait intangible.La question relative nux lettres pastorales de certains evêques sera résolue conformément à la loi civile.Drapeaux du Sacré-Cœur EN VENTE AUX Bureaux de la CROIX Neus sommes heureux d'annoncer à Nos ecteurs quo nous pouvons vendre des drapoaux aux prix suivante : 6 picds long, l'unité & 3.75 74 \u201c\" \u201c \u201c 5.25 9 «\u201c \u201c \u201c 6.00 12 \u201c st \u2018 10.50 15 se se \u201c 16.00 16 \u201c \u201c \u201c 20.00 PETITS DRAPEAUX 416 - ! - 10 sd.6x9 - - - 806 à do.36 pcs avec hampe en bois de 31 po, $2.70. 4 S.G.Mgr HARKINS LES FRANCO-AMERICAINS A Woonsocket Nous avons à relator aussi brièvement que possible le malheureux incident qui a eu lieu, le 28 septembre, lors du qua trième congrès de \"Union Saint Jean Haptiste d\u2019 Amérique, & Woonsocket, Les journulistes frauco américains venaient d'adopter les résolutions dont nous publions aujourd'hui le texte inté gral dans uno autre page.Et cos résolutions avaient été lues à vue séanco générale du congrès vù elles avaient soulové l'enthousiasme ot les approbations unanimes des membres de Jl'Union, mais n'avaient pas été officiel- «ment adoptées par le congrès.Pendant co temps, S.G.Mgr Harkins evéquo de Providence, particulièrement invité à assister à la convention de l'Usion, partait de son évêché pour se rendre a cetto invitation Sur le convoi qui le transportait à Woonsocket, il lut, avec déplaisir, sur une certaine feuille anglaise, lesdites résolutions des journalistes.Il crat qu'elles avaient été adoptées par le congrès, et qu'ainsi on n'avait pas respecté l'entente explicite qu'il y aurdit cue ntre les officiers de l\u2019Union et aa Grandeur, par laqueile il ne devait pas être question, à la convention, des différends uxistant entro les Irlandais et les Canadiens français.Arrivé à Woonsocket, Mgr Harkins se rendit directement au presbytère de la paroisse Sainte-Anne, demanda au curé une copie desdites résolutions, protesta furtement contre icelles, reprit ses malles et sans retournaà son évéché, à Providence, s'en assister à la graud'mes- so solennelle où il était attendu, ni au grand banquet du soir dont il dovaitétre l'hôte principal.Nous ne qualifierons pas l'acte de Sa Grandeur, car nons n'avons qu'à relator les faits qui le concerne.Lesdites résolutions, d\u2019abord, ne furent pas adoptées par le congrès de l'Union.Voilà un point de cet incident sur lequel il faut appuyer.Et, en outre, si nous lisons bien les vœux des journalistes franco américains, nous n\u2019y trouvons rien qui puisse justifier cet acte.En tout cas, cette affaire est malheureuse beaucoup plus pour S.G.Mgr Harkins que pour nos compatrivtes.lit nous ne Voyons pas ce que nos co-reli- gionnaires irlandais de l\u2019autre côté de la ligoe 45e peuvent avoir à gagner par leur antipathie étrange envers les nôtres, antipathie qu\u2019ils manifestent trop au grand jour pour qu'elle ne devionne pas un chef d'accusation contre oux et une justification de la conduite des Canadions-français.* %% 11 y a quelques jours, nous avons eu l\u2019occation de traiter, ici, de la pénible question islando française des Etats Unis Nous consaillions aux nôtres de tourner les yeux vers Rome, que de là seulement leur viendrait le salut.L'incident Harkins ne nous doune-t-il pas raison ?D'ailleurs, nous constatons avec joie que les journalistes franco-américaines, par leurs résolutions, entendent bien, à l\u2019avenir, frapper à la porte de Pierre pour en obtenir la reconnaissance pratique de leurs droits religieux et le redressement de leurs griefs trop réels, hélas ! 11 nous plait encore de publier à l\u2019'appui de nos dires, le résumé de la brillauto allocution que M.l'abbé Eugène Roy, curé de Jacques-Cartier de Québec, prononcée au grand banquet de l\u2019Union, pour repondre à la santé du Pape, allocution qui est implicitement une approha- tion de notre attitude ot de celle des journalistes franco-américains : * Roriir de cos fêtes plus catholique, doit être l'ambition de chacun.Or, être catholique, c'est être unl nu Pape.C'est par Ia nature ctia qualité des relations qu'on a aveo le Péro conuuun dos tidéles quo so trouve détermind lo catholichune, Et con relailons wont toutes indiquios dans trols mots, que je prends sur les lèvres du Christ, \u201c Fo Veritas.la Vérité est lo premier lien au; nous attache A Rone, cont lolion de la foi.On cat catholique avant tout par la foi : par ello se déter- nine lo nivoau du catholicimuo dans une âne.La vérité, c'est Romeo qui In gordo ot In .donne.Cost it Romo qu'il faut ln demander.Quid est coritasx ! disait Pllate à Jésus, Sans lo Christ, sans 'Evan: file.pasdo vérité surnaturelle posible, Rome garde ln vérité du Christ.et le monde qui vout la verité sinoèrement, fait à l'Eglise la question de l\u2019iJato à Jésus : quid cnt veritas ¢ \u2018Etre bon catholique, co n'ost pas soutomoent étre dans In vérité, C'est avoir In vérité en sol.La vérité duit prendro possession du catholique, entrer jusqu\u2019au plus intime de son Ame, lui faire une menta, lité spéciale.Le Vrai catholique est Imprégnébétri de vérité.Kllu fait partie intégralo de son Ame, 1 sent In vérité, il parle lu vérité, 1) aime ln vérité, 11 agit dans et pour la véri- te.L'errour et le mensonge lui répugnent, sont conne des insultes faites a lui-mème, Voilà « quelles conditions onest un eatholique complet, La vérito nous ile au centro do la catholicite : Fiio reritas ! \u201c* Fgo via.Le Pape est la vole, comme Jésus.Christ, Nul no va au Père si co n'est par le Fils ; ot nul ne va au Fils, «il ne passe par Pierre.C'est lu route ouverte, tracée, montrée 3 il fault passer pur là, ou se résignera ne pus être catholique.C'est an motif d'espérance.M est toujours dittlelle de trouver xa voie, ln autre ln trouve pour le eatho- lique, Voie générale par où l'humanité s'en va vers son but ; voie spéciale paroû chaque groupo suit sa destinée, Tous les peuples ne passent pas par lu mnêtmne chemin.Or c'est au l\u2019apo qu'il appar- tieut de mettre chacun dans ka voie: Kyo vie ?© Franco-Américains, vous avez une vole a suivre.Difticultés spécinles pour la bien connaître et la suivre.11 ya del complication et enchevètre- nent do routes diverses.Du dehors on veut vous pousser dans un chemin qui n'est pas le vôtre: vous-Inêtues hésitez encore peut-être au croisement de tant de routes.Voulez-vous une orientation \u201cûre ?Tes hauteurs où ii domine le monde, le Pape voit tous les peuples et toutes les routes, II vou- dira : Franco-Américains voici votre mission et voici duns quelle vole il faut vous engager et per sevérer : Fyo ria! * Eyo Vita.Le Pape est père, et done source de Ft cette vie qu'il donne nu monde, c'est la charité.Iien n'est vivant en dehors de cette vertu.C'est le troisième leon qui nous attache au siège de Pierre.Il faut le resserrer tous les jours L'œuvre du Denierde Saint Pierre Vous en fouruit un tuoyen pratique.Le Pape est mendiunt.Janis Je Christ vivant en Piorre n'a eté aussi abuadonne, 1] tend 1a main, il demande.Ya-t-il un acte de charite comparable a celui que nous faisons en socourant notre Pore commun {Ce sera l'œuvre du Denier de Saint Pierre.Elle fern donc de vous de reil- leurs patholiques, puisqu'elle fern intime votre comnunion de charité avecle Pape, vie.Le cœur est li vir se trouve l'argont.Avec Votre nrgent vons donnerez nn peu, beaucoup de votre coeur, Lamour dontiers à Votre don Loute
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