La Croix., 17 novembre 1906, samedi 17 novembre 1906
[" .faretatre 1 as ese a wEANUARAT ce XBLOMADAIRE parait ls Samedi JOSEPH BEGIN pireoteur-Propriétaire ABONNEMENTS Payablos d'avance) (ANADA ET ETATS-UNIS 1 an, 82; 6 mois, $1 EN VILLE (Par In Poste) | an, $2: 0 mois, $1 STRANGER (Union postale) | an, 2.25: 6 mois.1.25 PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle, LEON XIII.H.Bourassa et le \u201c Nationaliste\u201d Jean-Pierre Sauvageau publie, depuis quelques semaines, dansla Véri #, de Québec, d'assez bons articles sur M.Henri Bourassa.Mais ces articles ont un défaut capital : celui de ne laisser voir qu\u2019un côté de la médaille à l'effigie du député de Labelle.Nous allons nous efforcer de suppléer à cette lacune.Ce ne nous est pas une tâche agréable, mais un devoir à remplir \u2014 envers le public qui a besoin d\u2019être éclairé, parfaitement éclairé sur les hommes qui sollicitent ses faveurs ou ses suffrages, si l\u2019on veut qu\u2019il les juge à leur mérite.D'ailleurs, c\u2019est rendre un mauvais service au pays que de ne dire que la moitie de lu vérité, sous le prétexte que l\u2019autre moitié est de nature à présenter sous un jour défavorable tel ou tel politique.Cette manière de taire l'histoire dénote chez celui qui la pratique un certain esprit de parti qui n'a pas ici sa raison d'être.Disons donc la vérité, la verité qui nous rend libres.M, Bourassa, nous nous plaisons à le reconnaître, a des qualités comme politique que l\u2019on ne rencontre paschez la plupart des hommes publics de nos jours : Héritier des talents oratoires de son aieul, il sait soulever aussi fa- clement un auditoire d'élite que les masses.Aux communes, il a généralement tenu une bonne conduite, fustigeant tantôt l'impérialisme tantôt les persecuteurs des écoles catholiques de l'Ouest, quoique l\u2019on puisse lui reprocher certains votes et certaines attitudes peu réfléchis.Mais son champ d'action ne se limite pas à l'enceinte du Parlement d'Ottawa.En 1904, avec le concours de quelques amis, il fondait le Natio naliste, souscrivant lui-même au fonds de ce journal la somme de cinq cents dollars, Il voulait un organe, un porte- parole, une voix qui aurait la fonction particulièrede crier plus fort pour lui que pour tout autre.C était de bonne guerre, et ce n\u2019est pas nous qui lui teprocherions cette tactique, si ce journal s'était borné à chanter les louanges du député de Labelle.Mais, hélas, entre temps, comme on le sait, il chante aussi bien d'autres louanges ! Au Nationaliste, le socialisme a ses franches-coudées,les théâtresde Montréal, même les plus mauvais, des réclames mircbolantes ; la petite radi- caille de notre ville y a un pied à terre pour discréditer autant que possible l'enseignement congréganiste et par Conséquent religieux, attaquer par les Moyens les moins honnêtes telle ou telle personne dont l\u2019unique tare est d'être trop publiquement catholique Au Nationaliste comme le disait naguère UN éminent prélat de la province -de Québec à un de nos confrères qui avait encore quelques sympathies pour M.Asselin, on fait du journalisme Heutre, ON n'édifis rien.Voilà qui résume à peu près l'œuvre de ce journal.Et M.Bourassa laisse faire.ll paraît satisfait de cette œuvre, du moins publiquement.Puisqu\u2019il n\u2019a pas dal- gné la désapprouver une seule fois, < est donc qu\u2019il l\u2019approuve.On pourrait, ici, à bon droit, re- Procher au député de Labelle de trom- Le Samedi, 17 Novembre 190\u20ac\u2014 Vol.1V, No 33 OÙXN 66, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL.5 \" \" 6 ViS-A.ViS DU PALAIS DB JUSTIGE Boite de Poste 2175 Journal Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.per la confiance qu\u2019un nombre d\u2019honnêtes et braves citoyens avaient mise en lui.Je veux bien croire qu\u2019au parlement fédéral il fasse du bien, que ses efforts du moins sont généralement, IA, au bénéfice de la bonne cause.Mais, hélas ! pourquoi faut-il, qu'à côté de cette œuvre, il en édifie une autre toute contraire, qui détruit pour ainsi dire la première ?JOSEPH BEGIN, 0 1\u2014 Le progrès du socialisme EN CANADA La Patrie du 13 novembre, dans sa colonne ouvrière, nous prouve naivement.comme deux et deux font quatre, que M.Ainey, candidat dans Sainte-Marie, n été choisi non seulement pac l'élément socialiste de Montréal, mais ani par les unions internationales, Et le Vationaliste fait feu et flamme pour M.Ainey.C'est son homme.Où * mm rN Ch EH ET er 8 LEÇON DB TOLERANCE \u2014 précomment,avait lieu, sur la colline de Montmartre, à Paris, au pied de ln bnsi- lique 4% Sacré-Cœur, la \u201c grande mani- ig feststions libre-penseuse\u201d en l'honneur du ( chevalier dela Barre.Ce fut plutôt maigre._ Dans tout Paris, nous rapporte §' Uniques, le rappel furieusemeut battu parles jousnaux sectaires avait recruté à peine on illier d'individus, \u2014 dont plusieurs bandes enfantines auxquelles on fit glapir pinternat ionale.La moindre cérémonie religieuse attire de monde à l'église de la Butte.D'ailleurs, la Lunterre remurque avec amertume que le gouvernemeut n'avait pas duigué se faire représenter.M.Olepence deviendiait-il clérical?Mais ce qui donueà cettefâte libre-pen- geuse unesaveur touts particulière, c\u2019est Is remarquable concordance entre le but officiel de In manifestation etles discours plus dont elle fut saupoudrée, Que prétendait-on faire en offrant des églantines rouges ot des chants révolutionnaires au pauvre chevalier ?On vou- fait donner 8 l'Eglise uneleçon de tolérance.Or, les vrateurs et leur public, au lieu de célébrer le héros de la fète, ont vitupéré violemment contre la basilique de Montmartre.Les uns parlaient de la raser, les nutres æ contentaient d'en exiger la spolia- toc.Mais tous étaient unanimes à protester, qu'au nom de la tolérance, on ne devait pas tolérer que les catholiques exerçassent leur culte dans une église bâtie de leurs mins.C'est brau, la logique ! :0: Une déclaration de M.Combes Interroré par un rédacteur de la Lanterne, de Paris, au sujet de la révis- tance du Pape et du clergé, M.Combes à répondu : \u2014 La résistance ?Ellle sera ce que les républicains voudront qu'elle soit.L'Eglise se montrerait d'autant plus batailleuse qu\u2019elle nous verrait irrésolus.Si elle sent notre volonté absolue de faire appliquer intégralement la loi sans inutiles provocations, mais aussi sans délais qu\u2019elle ne comporte pas, avec une inebranlable fermeté et sans ia moindre capitulation, la résistance sera de bien moins longue durée.Ce serait, d'ailleurs, une grave erreur de croire que le péril clérical n existe plus.La lutte contre le cléricalisme est loin d'être finie, mais les républi- ains peuvent la mener d'autant mieux qu\u2019ils ont senti, aux élections dernières, le pays tout entier derrière eux, Surtout, que les républicains ne se divisent pas.Plus que jamais, il faut à l'heure actuelle l\u2019union intime de tous les groupes de gauche, socialiste, unifics ou non, radicaux-socialistes et radicaux.\u2014 Cette union, pensez-vous que le ministère Clemenceau puisse la réaliser ?\u2014Je lespère fermement, mais, ajoute en souriant M.Combes, vous venez de me faire parler beaucoup plus que je ne le voulais.La seule chose que je puisse vous dire encore, < est que je n'ai jamais créé, bien au Contraire, la moindre difficulté au Ministere que présidait M.Sarrien et que je n\u2019entends pas en créer davan- ge A son successeur, auquel les républicains ne demandent que de action, action contre le cléricalisme, Action pour les réformes promises par \u20ac parti radical-socialiste qui dispose Maintenant d\u2019une majorité sûre.\u2019 A On levoit, M.Combes vieillit en be Mais Non pas en sagesse.Il prend Plaisir à nourrir sa haine diabolique ontre l'Eglise qui l\u2019a pourtant amou- Teusement bercé sur ses divins ge- Houx, Pauvre fou ! Legrand jury dela cour fédérale, à lnnéapolls, a mis en accusation, sous 147 Chefs divers, Jes compagnies de chemins Stqui desservent l'Etatde Minnésota.Ces ce bles terdit par la loi.Billes sont passi- es d'une amende de mille à deux mille tion T8 sur chacun des 147 chefs d'accusa- Qaetla | LB JBU BN AUSTRALIB Le parlement de ln Nouvelle-Galles du Sud nvoté une loi quicondamne le jeu sous toutes ses formes, et qui fait dupari un délit des plus graves.Elle estactuellement en vigueur.La province de Victoria.qui suit le int- me mouveraent, n'est pas resté een etard.Même les courses de chevaux sont interdites.De même qu'à Sydney, on à interdit à Melbourne la publication par les Journaux des nouvelles relatives au jeu et aux paris, Les seuls adversaires de la loi ont été les membres du parti ouvrier.Lis ont protesté contre elle à chaque lecture.Cette loi de Victoria a encore à être approuvée par le conseil législatif, n'ayant été votée que par la première assemblée.D'après le correspondant du Daily Chronicle la volonté des parlementaires serait beaucoup plus exigeante que l'opinion publique qui ne réclame pas des mesures aussi rigoureuses, «+ LA PAILLITE DU SPIRITISMB Un 3pirite bien connu en Angleterre, M.Corney, se trouvait seul dans une chambre avec un médium quand, aux côtés de ce médium, il dit avoir vu s'élever dans l'air une colonne de fumée quise chan- gen en femme, traversa la pièce, prit une pomme sur la table, la mangea et disparut! M.Corney raconta dans les journaux ce fait mirobolant ! Un prestidigitateur, M.Mashenyn, parin deux cents livres que, par les seules ressources de son art, il répéterait en public la scène que le spirite n'avait vue que dansle particulier, M.Corney tint le pari.Au jour dit, devant une salle comble quin\u2019y put rien comprendre, le magicien transforma en croqueuse de pomme une colonne de fumée, il ne restait Au spirite qu'à paver : mais c\u2019est précisément ce qu'il refusa de faire.M.Mashenynest décide, disent les Müncbner Nachricpten, s'il n\u2019est pas payé dans les huit jours, à traduire M.Corney en justice et à dévoiler ce qu'il appelle sans détour les fumisteries du spiritisme.Ce serait lu fin du spiritisme.\u201c * %x COMMENT LES PBUILLES TOMBENT Au moment ol la dépouille de nos u déjà à jonchér la terre, il & peut-être intéressant de savoir comment les feuilles se détachent des ra- imeaux qui les portent.Le mécanisme de la défeuillaison, comme on dit, est assez varié, mais peut être ramené à deux types principaux.Dansle premier cas, il se produit, à la base du pétiole (le pétiole, pour ceux qui l\u2019ignorent, est ce qu'on appelle vulgairement la queue de la feuille) un dessèchement d'une coucha de cellules qui forment unesorte de pellicule trèe wince et peu adhérente.Le vent d'octobre en secouant l'arbre, ébranle violemment la feuilleet détruit l'adhérence de la pellicule ; lafeuilla tombe.Dans le ee- cond cas, il se forme, au point d'attache du pétiole, une couche de cellules gonflées de sève, et à enveloppe peu résistante.La première gelée, congèle lesuc de ces cellules et en fait éclater les parois, de sorte que la feuille ne se trouve plus retenue à l'arbre que par une petite couche de glace.Au matin,lorsque la températu- ve monte, la glace se liquéfieet In feuille quitte son support.Oe fait explique pourquoi, après la première gelée, certains arbres se défeuillent si rapidement.bois x x x L'UTILE PRECAUTION Voici une historiette qui aurait un certain succès dant un vaudeville.Elle a eu pour héros deux hommes d'affaires dont l\u2019un, devant partir et voyage, vint confier à l'autre dix mille francs qu\u2019il lui remit devant ses employés : \u2014 Tu me les garderas jusqu'a mon 1e- tour, lui dit-il, dans deux mois.\u2014 C'est entendu.Au bout des deux mois, le voyageur vient reprendre ses dix mille francs.-~ Quels dix mille francs ?demande son ami.\u2014 Mais ceux que jet\u2019ai conflés avant mon départ.LA \u2018.MUIX EEE EEE \u2014 Tu dois certainement te tromper, car je n'ai aucun souvenir de cela.\u2014 Par exemple ! Tes employés étaient présents.\u2014 Eh bien, veux.Et les employés sont convoqués, Le patron les interroge : \u2014 Voyons, leur demande-t-il, avez- vous le souvenir que monsieur m'ait remis il y a deux mois dix mille francs devant vons ?Tous répondent négativement.Aucun d'eux ne se souvient.\u2014 Très bien! faitieur patron.Vous pouvez vous retirer.Puis, quand ils sont sortis, se tournant vers son ami abusourdi : \u2014 Maintenant, luidit-il, voici tes dix mille francs.Mais je voulais savoir si je pouvais compter sur mon personnel !.oe faisons-les venir, si tu UN LARC DE MERCURE Un lac de mercure vient d'être découvert dans les montagnes voisines de Ve- ra-Oruz, au Mexique.Les habitants de la contrée n'en ignoraient pas, il est vrai, l'existence ; mais ils en déclaraient l'ac- cds impossible.Un prospecteur, M.Rungi, n'en a pas moins fait la découverte.Comme il explorait la région, i! se sentit violemment incommodd par les émanations toxiques du lne, et les phénomènes qu'il éprouva lui firent pressentir ln présence du mercure, I! en acquit d'ailleurs la conviction, quant à l'hôpital de Santa- Chihuahua, où il était allé se faire soigner, lès médecins diagnostiquèrent l'empoisonnement mercuriel.Aussi, dès qu\u2019il fut guéri, M.Bungi, après s'être entendu avec des capitalistes, l'un Suédois et l'autre Armnéricain, se ren- ditilà Vera-Cruz pour y constater l'existence du fameux Inc.Or, sa superficie est de 3 acres, sa profondeur de 16 pieds el la quantité de mercure qu\u2019il contient représente Lrès dérable.L'exploitation va en être commencée bientôt : un tunnel va être cons- Rosalia, dans le une = somme consi- truit, à cet effet, dans la montagne pour arriver jusqu'au mercure.xx UNB AMUSANTEB ANECDOTE SUR GOUNOD Gounod était pensionnaire de la Villa Médicis, dont Ingres était alors le directeur, Tous deux avaient souvent des discussions amicales, d propos de la musique italienne que Gounod soutenait et qu\u2019Ingres prétendait \u2018 bonnetout au plus pour les baraques de foire\u201d Un soir que le futur auteur de ** Faust\u201d était au piano et venait de jouer le premier acte de \u2018* Don Juan \" : \u2014 Quelle musique ! s'écria Ingres en- thousinainé, quels accents !.À vouez que jamais les Italiens n'ont fait nine feront rien de pareil ! Alors, Gounod se met a jouer tout doucement le chœur des chasseurs de ** Guillaume Tell\u201d : \u201c Du village, la cloche son- nel\u201d \u2014 Dieu ! que c'est beau !.s'écrinalors le ptintre de la ** Source\u201d.Où prenez- vous des inspirafions aussi sublimes ?.\u2014 Des inspirationsi\u2026.Mais cette musique n\u2019est pas de moi.\u2014 Quel est alors le génie quia trouvé cela ?.\u2014 Mais.c'est Rossini !\u2026 \u2014 Rossini! s'écrin Ingres furieux, Rossini, ce charletan !.Ce n\u2019est pas possible.Ou, alors, c'est qu'il s\u2019est trompé ce jour-là.Notes diverses La commission parlementaire, chargée, en Espagne, d'étudier le projet de loi sur les associations, a décidé d'ouvricune enquête qui recevra toutes les communications verbales et écrites afin de donner au projet In forme In plus parfaite possible.La Révde Mère Martin, ancienne secrétaire généralede la communauté des sœurs deJésus-Marie, d'Hochelaga, etdepuis un an supérieure à Okland, Californie, a été élue,cette semaine,eupérieure générale de son Ordre.La révde Mère Martin ( Adèle Leduc) est née à Beauharnois.Elle suceè- de À la Révde Mère Marte du Rosaire, décédée il y a quelque temps.Une dépêche de Rome nous annonce que Pie X a reçu, le 9 du courant, on audience privée, Mlle Stolypine, fille de l\u2019homme d'Etat russe bien connu.Mlle Stolypine était accompagnée de M.Serge Sazonoff, ministre de Russie, prés du Vatican.Le S.Pontife s'est informé avec beaucoup d\u2019intérôt de la situation actuclle an Russie.Il & exprimé l\u2019espoir que lu paix et la concorde seront bientôt rétablies dans ce malheureux pays.«.s La commission biblique a repris ses travaux et a tonu séance le {+ novembre.Le 5 novembre, ont commencé les examens des candidats aux grades bibliques.LE Mgr Constantini, aumônier du Pape, est mort à Rome, le 15 du courant.x= A P'Union catholigue,le25 novembre, M.J.L.Archambault, O.R., parlera del'histoire de l'Union et des conférenciers d'autrefois ayant joué un rôle dans notre vie publique.Les journaux de Marseille racontent l'histoire suivante, dont nous leur laissons l'entière responsabilité : * Ilya un mois environ, un bean matin, M.Peraldi, habitantrue Paradis, se réveiliait avec un violent mal de tote, auquel il n'eut pas autrement pris garde si, malgré les soins qui lui furent prodigués, les douleurs qu\u2019il reesentait n'avaient aug- imenté de façon inquiétante.I! consulta doncun médecin qui se borna à ordonner des compresses.Le résultat du remède fut stupéfiant ; en semouchant, le malade ex purges\u2026 une punaise ! \u201c Le docteur, mis au courant, pensa gue son client avaient reçu la visite, pendant son sommeil, d'un de ces desagréables insectes, qui s'était, par l'oreille, introduit dans l'appareil olfactif.Le praticien partit convaincu de la prompte guérison du malade, 11 se trompait.** Oes jours derniers, M.Pernaldi 1 essen- tit de telles douleurs que son médecin lui conseilla de se rendre à l'hôpital de ln Conception.La, une intervention chirurgicale fut décidée.M.Peraldi ayant subi l'opération du trépan, le chirurgien ne fut pas peu étonné de trouver dansla min- tière cervicale du patient tout un nid de punaises qui ne furent que difficilement extraites.\u2018L'état du malade est satisfaisant à l'heure actuelle.\u201d « La guerre au crucifix, en France, se continue : .\u2014 À Bussy (Doubs), le comenissaire spé- ciala brisé an Christ et un tableau qui se trouvnient à l'école des filles.\u2014 À Soye (même département), M.de Gevigney, maire, accompagné dela population, à replacéle Crucifix dans l'école et les enfants se sont présentés en classe avec un Christ à leur boutonnière.\u2014 Les Crucifix ont été enleves subrep ticement, comme on fait un mauvais coup, dans les écolesde Warhem ot Merville (Nord) et duns celle de Reyvroz et Bellevaux (Haute Savoie).Dans cette dernière localité, la population tout entière a fait une cérémonie de réparation et portéle Christ en triomphe LE Le cabinet Clemenceau u demandé à ia chambre francaise un vote de confiance.Quatre cent seize députés ont approuvé sn politique générale tandis que cent soixante-trois seulement l'ont désapprouvée.Le bloc maçonnique, comme on le voit, a pour lui la force du nombre.Le 12 novembre, au cours du débat sur l'application de la loi de séparation, M.Piou, aux applaudissements de la droite, a affirmé que l'Etat devait négocier A Rome un règlement de ln question.Au point où en sont les choses, dit-il, le pape est forcé de choisir entre ln ruine morale et la ruine matérielle, ou de continuer à préférer la pauvreté au schisme.Le refus de modifier ln loi, déclare M.Piou, équivaudrait à la déclaration, par l'Iëtat, d'une guerre religieuse, M.Denys Cochin, conservateur, appuyant l\u2019attitude du Vatican, a protests contre l\u2019Assertion, souvent répéte, que le pape avait nccepté une législation semblable en Allemagne et en Suisse, faisant remarquer que les lois sur les associations, dans ces deux pays, À l'encontre de laloi française, reconnaissent la hiérarchie de l'Eglise.Au milieu de violentes démonstrations desmembres de la droite, M.Denys Cochin à prédit que l'Eglise sor- tivait triomphante de la lutte.Le chef socialiste, M.Jaurès, a annoncé, que lessocialistes sont fatigués de Ia controverse religieuse et désirant passer à la discussion des réformes sociales.Convaincus que le gouvernement a l'intention d'appliquer la loi de séparation avec fermeté, les socialistes ont decidé d'appuyer \u2014\"mmn mt le cabinet et d'accorder su gouvernement le vote de conflance dont nous donnons plushaut les détails.Et c'est ainsi que les iniquités se consomment.sxe L\u2019hon.Lemieux a remis aux électeurs de Nicolet le mandat qu'ils lui avaient confié, et conserve celui de Gaspé, L'on parle de M.Geo.Ball, ex-député provin* cikl, comine candidat conservateur dans Nicolet.Il aurait pour adversaire libéral M.Tourigny, avocat.«** Nous verrions, avec plaisir, le notaire Huard, briller de nouveau les suffrages des électeurs municipaux de Saint-Roch de Quédec, C'est un jeune homme, comme le dit très bien la Libre Parole, qui a de la ténacité et du courage «t qui a mis ces qualités au service de ses concitoyens.* x M.Fallières ot M.Clemenceau : \u2014 Entre nous, Guorgee, mvez-vous réellement pourquoi Sarrien est parti ?Mais.pour faire enfin parler un peu de lui.88 Les caves de la Banque de Franoe regorgent d'or, pendant qu\u2019en Angleterre, à New-York, à Berlin, les banques tirent la langue.Eneffet, l'encaiser or de la Banque d'Angleterre est de 711 millions, de la Banque de l'empire, en Allemagne, de 685 millions, et la Banque de France possède deux milliards 821 willions d'or ! = % 8 Bur un ordre de Washington, tous les receveurs des postes des Kiats-Unis out reçu l'ordre d'arrêter et de détruire toutes les cartes postales et tous les im- pritués dont le contenu pourrait porter atteinte aux bonnes mœurs.20,000 cartes ont été vonfisquées en une semaine à in poste de New-York vseule- meot, ~ 8° -Des malfaiteurs se sontintroduits par effraction dans le sanctuaire si vénéré de Notre-Durne d'Argilier, situé à deux kilomètres du village de Villedieu (Vaucluse, France).La porte d'entrée n été enfuncée, l'autel et l\u2019artnoire missons dessus dessous, les ornements et les linges sacrés lnoérés et Inisrés à l'état de chiffons, la statue mireculense dépouillée de son habit et privée de sa courunne avec plerreries, ainsi que de son oullieren perles.Les six chandeliers en cuivre doré et quelques menus objets ont été emportés.L'aspect que présente l\u2019antique chapelle est vraiment pitoyable.La haine de la religion plus que le vol semble avoir été le mobile de ce pillage, \u2014_\u201410 O'Connel recueillait souvent de ses travaux des injures de toute sorte, ** Mais, écrivait-il 4 su femme, vous nedevez pas en 8tre méoontente.Porsonne ne doit compter sur la gratitude publique.Je demande à Dieu que mes motifs soient assez purs et assez désinteressés pour que je puissene tenir nul compte'de la reconnaissance et des applaudissements, \u201d NEMOURs-GoDRÉ (O'Connel, sa vie, son œuvre, p.248).10: Nos compliments au \u2018* Manitoba \u201d qui vient de commencer sa tronte-sixième année d'existance.« 3 Une bombe a été lancée près du mat- tre-autel de la basilique St-Pierre, à Rome, L'église était remplie d\u2019une foule immense, et l'explosion a été suivie d\u2019une panique indescriptible.On ne signale cependant aucune perte de vie, \u2014\u2014:0: LA REVUE CANADIENNE NOVEMBRE 1906 SOMMAIRE : Eustache Prud'homme, chant canadien.Alp.Gagnon, bibliothèques assyriennes, J.Herrohbault.colonisation coopérative.Marie Anne Bovet, veuvage blanc.L'abbé Elie J.Auclair, bibliographie canadienne.R.Degrandchamp, berceuse.Robert Degrandchamp, voix des vents.A.Leglaneur, XVe congrès international des américanistes.Benjamin Sulte, la rivière des \u2018Trois-Rivières.Jean de Canada, flours fatales.Jean de Canada, oiseaux et poètes.Raymond Lablan, lo prisme des larmes.Thumas Chapais, à travers les faits et les œuvres.Notes bibliographiques. 4 \u2014\u2014 AE A PKOPOS DE JAPPEMENTS DE ROQUETS Le Nationaliate, (dernière édition}, rage contre nous un peu plus que d'habitude, et ce n'est pas peu dire.Quelles plates injures ! .- Il parait que nous devenons génant pour les comparses de la ruelle Sainte-Thérèse, eux qui bâtissaient déjà de jolis chateaux en Espagne : Asselin, ministre des Travaux-Pu- blics ; Verville, ministre du Travail ; Saint-Martin, une bonne sinécure\u2026 et tout cela menace de s'effondrer sous les coups de la Croir.** Ecrasons l\u2019infime ! Au moins, empéchons-la d'avoir de l'influence : Vilipendons, calomnions ; rions delle comme Voltaire savait rire.\u201d C'est ainsi que pour se défendre contre nous, ils mettent tout en œuvre et à contribution, excepté les moyens honnêtes qui ne leur seraient d\u2019ailleurs d'aucune utilité.On cherche même, afin de discréditer notre absolue indépendance en politique, à prêter des motifs d'intérêt personnel aux jugements que nous portons sur les hommes publics.Qu'ils sentent donc leur cause bien faible ces gens du Nationaliste pour se servir de telles armes contre leurs adversaires ! Peines inutiles! Tout cet armement, nous espérons continuer à le voir venir se briser à nos pieds.Les jappements de roquets peuvent-ils d'ailleurs ébranler une CROIX bien plantée en terre ?Notre journal, nous en sommes tous les jours de plus en plus convaincu, a une mission 4 remplir.Tandis que ses confrères s\u2019attachent plus ou moins, quelques-uns au parti libéral, dautres au parti conservateur et les derniers enfin au parti nationaliste, elle devra s.tenir en observation pour blâmer chez ces différentes partis les actes blämables, ét louanger ceux qui méritent de l\u2019être.Mission ingrate, mais, à Dieu merci, combien douce à notre âme.J.B.:0° En Russie \u2014 LA REPRESSION Près de trois cents personnes ont été fusillées ou pendues pendant ces deux derniers mois.ll y a eu une diminution de crimes, mais le principal but, qui dtait d\u2019anéantir le terrorisme, n'a pas été atteint.Quatorze personnes, dont deux jeunes filles, qui ont été exécutées à Cronstadt cette semaine, furent fusillées parce qu\u2019on n'avait trouvé aucun bourreau pour les pendre.Les prisonniers refusèrent d\u2019accomplir cette besogne.même au prix de la liberté et avec la promesse d'une forte somme d'argent.Les deux jeunes filles exécutées faisaient partie de l'Université de Saint-Pétersbourg, et leurs camarades insisteront aujourd'hui sur une suspension de classe en signe de deuil.CATHOLIQUES RELACHES Le 3 novembre, jour anniversaire de l'avènement du tsar, le maréchal de la noblesse, sur l'ordre du gouverneur général, promulguera 'amnistie et la mise en liberté immédiate de tous les cathuilques emprisonnés pour s'ôtre emparés de la chapelle orthodoxe de Slouin\u2014 M.Alexandre Stolypine, frère du président du conseil et l'un des chefs du parti octobriste, publie un appel pressent pour{ des fonds en vue des prochaines ¢- lections.\u2014 Il}parait que l'ordre du jour voté par le parti du Centre du ccnseil de Pempire contre une législation spéciale en faveur des juifs fut accuelli par de vives protestations;de la part des membres de ln minorité,) qui firent observer avec raison que le parti était, moins){libéral que Je gouvernement.On croit savoir que l\u2019ukase sur les concessions juives abolira les restrictions imposées par Ignatieff en 1882, -Union populaire canadienne Nous détachone d\u2019une lettre de M, Henri Bernard au Directeur de la Vérité, les remarques suivantes sur I' Assooiadion catholique, de la jeunesse canadienne- frangaire : \u2018 Eu France, pour n'\u2019Avoir pas eu prévoir et agir en temps, les catholiques qui élaient l\u2019écrasante majorité ont vu peu à peu leurs forces diminuer et, aujourd\u2019hui, malgré tous leurs efforts héroïques, ils sontles vaincus : età moins que Dieu n'intervienne, ils paieront fort cher leur insouciance, leur apathie, leur aveuglement volontaire.* Ici, me direz-vous peut être, nous avons l\u2019Association de la jeunesse eatho- lique.Oui, mais outre qu\u2019il ya 3) ans qu'elle aurait dû être fondée, je crains encore que son action soit volontairement bien faible sur la partie ouvrière de nos populations.Je crains que pour de lon- Rues années elle ne s'encabane, sous prétexte que pour aller exposer des vérités au peuple, il faut posséder tousles secrete de toutes les sciences, Je crains que beaucoup et les meilleurs d'entre enx ne se fassent ermites, pour delongues années, et qu\u2019ils ne se préentent au peuple tout rayonnants de science, que lorsque ie peuple sourdement travailléet complètement ébranlé ne fera plus que lever les épaules en les entendant prononcer de longues, de très longues théories sur les questions sociales.*\u201c En France les tribuns populaires chrétiens ne manquent pas.Pour quiconque suit un peu de prés le mouvement de là-bas, il est facile de constater le travail qui se fait, le dévouement qui se dépense par tousles orateurs de la bonne cause, mais, hélas ! en pure perte, à cause du nombre toujours décroissant des auditeurs.ll est trop tard, ln libre-pen- sée à fait son œuvre ! * Et puis, ce n'est assurémeut pus ns- sez que d'enrégimenter la jeunesse; car, malgré toute ra bonne volonté, son ne- tion ne sera vraiment effleace que dans un certain avenir.Ce qu'il faudrait encore ce serait, il me semble du moins, la formation immédiate d'une ligue populaire, oll tous les hommes vraiment catholiques et qui comprennent la nécessité de la religion pour le bien être des peuples, viendraient 6e grouper.Du sein de de cette action populaire naîtrait le centre catholique qui, dans le parlement provincial, maintieudrait le bon ordre, et qui, au parlement fédéral, ferait rendre justice aux minorités.\u201d Sans connaître tous les secrets des dieux, nous croyonspouvoir prédire à uo- treexcellent confrère de Saint-Boniface qu'une union populaire canadienne sera bientôtorganisée par tout le Canadaet qu\u2019'enelle les membres de l'Association catholique de In jeunesse canadienne-fran- çaise trouveront, au besoin, un champ d'action digne de leur zèle chrétien.JOSEPH BEGIN.3:0:\u2014 \u2014\u2014 LE MOUVEMENT CATHOLIQUE A TRAVERS LE MONDE AUX ABBOCIATIONS CATHOLIQUES HELGES Les délégués des associations et des cercles catholiques viennent de se réunir À Bruxelles sous la présidence de M.Wæste.Les délégués se sont concertés en vue dela prochaine assemblée générale des associations catholiques et il n été \u2018convenu que désormaisles réunionsdes raient être organisées de manière à y appeller les ouvriers catholiques.On a reconnu d'autre part qu\u2019un congrès; catholique pourrait, le cas échéant, être utile, mais que les circonstances actuelles ne s\u2019y prétaient pas.Les délégués recommandent aux catholiques de développer partoutet à tous les degrés les œuvres scolaires, spécialement dans les provinces du Hainaut, du Brabant et de Liège, et de lutter contre la propagande en faveur de la dispense du cours de religion, EN HoLLANDE Un événement de grande importance pour l'organisation des-ouvriers catholiques en Hollande vient d'avoir lieu.Jusqu'ici, il n\u2019y avait pas une ligue démocra- # LA OROIX tique catholique unique ; chaque diocèse avait son propre ** Volksbond\" et ces cinq groupements n'avaient guère de relations entre eux.Désormais, avec l\u2019approbation de l'épiscopat, les cing ligues ne formeront qu\u2019une seule *\u201c fédération\u201d, dont est devenu président M.Passtoors, qui fait actuellement partie de lu seconde Chambre.EN As1E MINEURE Pour la première fois depuis sa fondation.jl'Université catholique de Beyrouth délivre un diplôme de docteur èr-sciences et de langues orientales.Jusqu'ici elle n'avait fait que des docteurs en théologie, philosophie et médecine.Le nouveau lauréat est un Jésuite irlandais, le R.P.Edouard Bauer.Il avait fuit une thèse sur le poste arabe Ousumget, contemporain de Mahomet.Entre autres assistants à la soutenance, nous citeronsS.B.Mgr Ignace Ephrermn II, patriarche syrien cn- tholique, et le consul général de France en\u2018Syrie, M.Foulque du Parc.0: Coup d'oeil SUR LES Elections aux Etats-Unis Le congrès est républicain La majorité républicaine au prochain congrès sera de @ voix;ily nuraà la chambre 223 républicains, 163 démocrates et un socialiste (élu dans l'Hlinois).Parmi les représentants républicains non réélus on cite M.Wadsworth, du comté de Niagara(New York), qui avait défendu le Bref Trust pendant la dernidre session, et critiqué le président.Roosevelt.Au sénat fédéral, les républicains ga- nent trois sièges : les législatures du Ce lorado, de l'Idsho et du Montana passant des démocrates aux républicains éliront des sénateurs républicains dnas leur prochaine session.En apprenant la réélection, duns l'Ilinois, de M.orateur de la chambre des représentants, le président Roosevelt lui à télégraphié ce qui suit : Cannon, ** Trois hourras pour Uncle Joe et pour le peuple qui a eu le bonsens de l'élire.\u201d A son gendre, M, Nicholns Longworth, réélu représentant au congrès pour l'Ohio, le président a envoyé la dépêche suivante: ** Cordiales félicitations.Il me sewble que nous avons assez bien réussi sur toute la ligne.\u201d M.Roosevelt ne tient peut-être pas suffisamment compte d'un fait bien significatif : les démocrates ont gagné vingt- sept sièges au congrès.C'est un succès qui permet d'en espérer d'autres, CE QU'EN PENSE M.BRYAN, 1e chef démocrate J.Bryan commente, en ces termes, dans son journal le \u2018* Commoner \u201d, les résultats des élections du 6 novembre; ** Les élections de 1906 indiquent que l'opinion est maintenant mieux disposé à l'égard du parti démocratique.Elles prouvent que le parti démocratique devient plus fort à mesure que la politique des républicains se développe.A New-York, le parti a remporté une grande victoire, malgré l'effort gigantesque fait au nom du gouvernement.Les républicains avaient tout l\u2019argent qu'ils désiraient ; ils avaient l'appui de toutes les grandes compagnies, et vers le fin de la campagne, ils avaient à leur service l'influence du gouvernement.A ** Le fait que les démocrates ont élu tous les fonctionnaires de l'Btat, excepté le gouverneur, indique que le parti républicain a été désavoué\u2026 ** Le président Roosevelt ne peut pas trouver, dans les relevés électoraux de New-York, de grandes raisons de se re- jouir.Voir son propre Etat pisser aux démocrates, cela ne doit pas lesatisfaire, et le fait que son attaque personnelle contre M.Hearstn'a eu quepeud'influence sur le résultat,ne contribuera pas àle rendre gai au Thanksgiving Day., ** Les gains des démocrater au congrès n'ont pasété aussi grands quelle parti l'espérait, mais ils ont été suflsauts pour laisser croire que les démocrates auront la majorité au congrès de 1908, Dans presque toutes les législatures des Etats du centre, les démocrates ont gagné du terrain; cela leur promet des résultats fa.\u2019 vorables lorsdes élections sénatoriales qui auront lieu dans deux ans.* Les républicains avaient un mot d'ordre qui leur a été utile +\u201d Soutenons le président.'* Bien que les procès-verbaux du congrès attestent que les démocrates out mieux soutenu le président que les républicains, les adtmirateurs du prési- dentont naturelloment tenu compte de son appel, lorsqu'il leur a demandé d\u2019étire un congrès républicain ; mais en faisant cet appel, le président a fait passer une victoire personnelle avant les réformes qu\u2019il avait demandées.* Dans deux ans d'ici, cet appel restern sane écho, car le président ne sera plus on fonctions après le 4 mars 1908.Môme s\u2019il était un des candidats à la présidence, \u2014 ce qu'aucun de ses amis ne peut admettre, après ses déclarations réitérées\u2014 il aurait contre lui l'opposition au ** third term\u201d; et qui nous dit que cette opposition seule ne lui ferait pas perdreassez de voix pour rendre la lutte électorale sansespoir pour le président?\" 0: NOS FRERES DES ETATS-UNIS \u2014 Nos compatriotes de l\u2019autre oôté de in ligue 45e continuent à être les victimes de l'assimilation irlandaise.Un Cunadien français, d'Orono (Maine), décrit, dans un vrai réquisitoire adressé À un journal franco américain, de quelle façon par trop cavalière, ses co-parois- siens et compatriotes sont traités par leur curé irlandais : \u201c Dans notre paroisse d'Orono, il y a 400 familles catholiques.Sur ze nombre, 250 sont canadiennes françaises.Cependant l'ostracisme do la langue française, au point de vue religieux y tleurit comme en Allemagne.Jamais nos enfants ne reçoivent une instruction eu français.Aussi, il faut voir leur ignorance, en fait de religion.Rien no les attire à l'église.Ils s'éloignent pou à peu du prêtre qui ne respecte pas leur langue.Que de- viendront-ils plus tard saus cette sauvegarde nécessaire de leur foi ?Des indiffé vents et bientôt des protestants.\u201cIls n\u2019ont pas même la liberté d\u2019apprendre leur catéchisme on français.Exagérations, direz vous ?Pas du tout.Voici des fuits.Il y a quelque temps, deux jeunes filles de 13 à 14 ans, avaient appris leur catéchisme en français.Eltes 80 présentent au catéchirme du dimanche.Le bon curé les interroge, elles répondent dans leur langue maternelle.Surpris, il veut savoir quel catéchisme elles ont appris.Elles lui présentent un catéchisme français.Il l\u2019examine, et avec la douceur qui le caractéris«, il l'envoie rouler au fond du banc.Le catéchisme français n'a pas le droit de cité à Orono.On affirme aussi que plusieurs enfants ont été refusés pour la confirmation pour l'unique raison qu\u2019ils ne savaient pas leur catéchisme en anglais ! \u201cDepuis quand le bon Dieu ne com prend-il pas le français?Depuis quand le Saint-Esprit ne peut-il pas descendre dans un cœur, à moins qu\u2019il ne soit irlan- daisé.1 \u201c Lors de la dédioace de notre église, c\u2019est par un hasard tout providentiel que nous avons ou un sermon frangais, après les Vêpres.Le Rév.MoDonough devait, on nous l\u2018assure, précher le matin, le Père Drain aux Vêpres.Pour une raison quelconque, le Père Mc Donough n'a pu se rendre à la fête.C'est ce qui nous a valu le plaisir d'avoir quelques paroles en français par le Pèra Kuapp.Merci au bon Dieu; car ce hasard, nous pouvous l'appeler providentiel, il n'était pas voulu par nos an- glicaniseurs.Remarquons le bien, quand le Père Knapp prêcha sux Vépres, à dé faut du prédicateur irlandais qui avait été invité, la partie principale de la fête était passée.La, les Canadiens ont été systématiquement oubliés.Aux vêpres, le harsard nous donna un sermon fran- ais.On aurait voulu n\u2019en pas donner, mais les francophobes n'ont pu faire autrement.Canadiens, vous qui êtes la tuajusité, contentez-vous d'être religieux au dernier rang.Contentes-vous de ce coup de husard.* Oui, nous l'avons eue la dédicace de notre église.\u2018Po Us les journaux Prot tants, sur commande, ont Li « une description magnifique de Tiny temple.Main, Monsieur le | Rédugte,, ne pensez-vous pas que le tableyy été plus beau et surtout plus ons, pour nous Catholiques, si, à côté q .: ' église un peu muins belle, un peu moi dispendieuso, nous avions pu avoir ow modeste école catholique, o auraieut pu sans danger leurs mœurs, recovoir instr profune et religieuse.Ley prots-tants auraient peut-être fai moins d'éloges, mais n'ont ce PRY que lew ggg, du Souverain Pontifo et les vrdounane, du Concile de Baltimore auraient ét plus respectés ?\u201c Mais la vérité vraie, ln voulez-vog.?C'est que dans uno école catholique, 1 tie par la paroisso aux deux tiers , dienne-française, il aurait fallu né tement y enseigner le français, à l'eau tous les beaux proje sation.\u201c Nos enfants vont à l\u2019école publique, Cette promiscuité d'enfants catholique et protestants amène plus tard des ms.riages mixtes.Les Inarikges mixtes pre duisent presque toujours l\u2019indiflérence, l\u2019indifiérence l\u2019apostasie, Mais, import le français ne sera pas enseingé, cette victoire politique vaut bien lo sacrifice de certaines âmes, surtout si ce sont des Ââmes canadiennes-fran caises.\u201c Ces relations intimes avec les protestants exposent quelquefois leurs au- tours 4 de tristes déconuvenues | U nog enfant j OUrnay x Capa.Cessai.Ee Alors, ts d'anglic P00 \u2014\u2014\u2014 Peut-on appartenir A la tois Au socialisme et à la -.HW.Les socialistes français viennent de te- nit un grand éongrès à Linge -.A l'une des séances, I que
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