La Croix., 28 septembre 1907, samedi 28 septembre 1907
[" Î IN HOC SIGNO VINCES La \u201cCroix JOURNAL CATHOLIQUE ET INDDÉFENDANT PUBLIÉ A MONTRÉAL 66 RUE NOTRE-DAME EST Belta de Poste 31798 Parait le Samedi JOSEPH BEGIN \u2014 Directeur \u2014 Propriétaire \u2014 Téléphone : Bell Est 2281 PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisw c'est ane mission perpétuelle.LEON XIII.LETTRE ENCYCLIQUE nu SOUVERAIN PONTIFE PIE X sun Les doctrines des _modernistes A TOUS LES PRIMATS, ARCHEVEQUES, EVE- QUES ET AUTRES ORDINAIRES QUI SONT EN PAIX ET EN PATRIARCHES, COMMUNION AVEC LE SIEGE APOSTOLIQUE PIE X PAPE Uénérables Frères, salut et bénédiction apostolique Gravité des erreurs modernistes.A la mission qui Nous a été confiée d'en haut, de paître le troupeau du Seigneur, Jésus-Christ a assigné, comme premier devoir, de garder avec un soin jaloux le dépôt traditionnel de la foi, à l'encontre des profanes nouveautés de langage, comme des contradictions de la fausse science.Nul âge, suns doute, n\u2019a été où une telle vigilance ne fut nécessaire au peuple chrétien :ear, il n'a jamais manqué, suscités par l'ennemi du genre humain, d'hommes au langage pervers (1), diseurs de nouveautés el séducleurs (2), sujets de l'erreur et entraînant à l\u2019erreur (3).Mais, il faut bien le re connaitre, le nombre s'est accru étrangement, en ces derniers temps, des ennemis de la Croix de Jésus-Christ qui, avec un art tout nouveau ct souverainement perfide, s'efforcent d'annuler les vitales énergies de l'Eglise, et même, s'ils le pouvaient, de renverser de fond en comble le règne de Jésus-Christ.Nous taird n'est plus \u2018dd mise, si Nous voulons ne point paraître infidèle au plus sacré de Nos devoirs, et que la bonté dont Nous avons usé jusqu'ici, \u201cdans un espoir d\u2019amendement, he soit taxé d'oubli de Notre charge.Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c'est que, les artisans \u201cd'erreurs, il n'y a pas à les chercher aujourd'hui parmi les ennemis déclarés.Us se cachent, et c\u2019est un sujet d'appréhension et d'angoisse très vives, dans le sein même et au cœur de l\u2019l2glise, ennemis d'autant plus redoutables, qu'ils lc sont moins ouvertement, Nous parlons, Vénérables Frères, d\u2019un grand nombre de catholiques laiques et, ce qui est encore plus à déplorer, de prêtres, qui, sous couleur d'amour de l'Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire juseuu'aux moëlles d\u2019un venin d'erreur puisé chez les adversaires de la foi ratholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de Eglise ; qui, en phalanges serrées, donnent audacieusement l'assaut à tout ce qu'il y a de plus sacré dans l'œuvre de Jésus-Christ, sans respecter sa propre personne qu'ils abaissent, par une témérité sacrilège, jusqu\u2019à la simple ct pure humanité.Ces hommes-là peuvent s'étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l'Eglise.Nul ne s'en étonne- (1) Act, XX, 30.(2) Tim.I, so.: (3) 16 \u201cTim.VIT, 13.ra avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement, est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et conséquemment à celles-ci, leur de parler et d'agir.Ennemis de l\u2019E- Klise, certes ils le sont, et, à dire qu'elle n'en a pas de pires, on ne s'éearte pas du vrai.Ce n\u2019est pas du dchors, en effet, on l\u2019a déjà noté, c\u2019est du dedans qu'ils trament sa ruine : le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l'Eglise : leurs coups sont d'autant plus sûrs qu\u2019ils savent mieux où la frapper.Ajoutez que ce n'est point aux ra- MCAUX OÙ AUX rejetons qu\u2019ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi ct à ses fibres les plus profondes.| Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre : nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu\u2019ils ne fassent tout pour currompre.Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins feur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique : amal- amant en eux le rationaliste et le ca- thotique, ils le font avec un tel rafline- ment d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis.D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fassent reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.Avec cela, et chose très propre à donner le change, une vie toute d'activité, une assiduité et une ardeur singulières à tous les genres d'études, des mœurs recommandables d'ordinaire pour leur sévérité.Enfin, et ceci paraît ôter tout espoir de remède, leurs doctrines leur ont tellement perverti l'âme, qu'ils en sont devenus contempteurs de toute autorité, impatients de tout frein : prenant assiette sur une conscience faussée, ils font tout pour qu\u2019on attribue au pur zêle de la vérité ce qui est œuvre uniquement d\u2019opini- dtreté et d'orgueil.\u2014 Certes, Nous avions espéré qu'ils se raviseraient quelque jour ; et, pour cela, Nous avions usé avec eux, d'abord de douceur, comme avec des fils, puis de sévérité, enfin et bien À contre-cœur, de réprimandes publiques.Vous n'ignorez pas, Vénérables Frères, la stérilité de Nos efforts : ils courbent un moment la tête, pour la relever aussitôt plus orgueilleuse.Ab! s'il n\u2019était question que d'eux, Nous pourrions peut-être dissimuler : maïs c'est la religion catholique, sa sécurité qui sont en jeu.\u2019Trêve donc au silence, qui désormais serait un crime! ON est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l'Eglise universelle tels qu\u2019ils sont.Division de l\u2019Encyclique.Et comme une tactique des modernistes (ainsi les appcle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidicuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et de les éparpiller ça ct là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis, quand leurs idées au contraire sont parfaitement arrêtées et consistantes, il importe ici.et avant tout de présentez ces mêmes doctrines sous une seule vue, et de montrer le lien logique qui les rattache entre elles.Nous Nous réservons d'indiquer ensuite les causes des erreurs et de prescrire les remèdes propres à retrancher le mal.PREMIERE PARTIE Analyse des doctrines modernistes Et pour procéder avec clarté dans une matière en vérité fort complexe, il faut noter tout d'abord que les modernistes assemblent ct mélangent, pour ainsi dire en eux, plusieurs personnages : c\u2019est À savoir le philosophe, le croyant, le shéologien, l'historien, le critique, l'apologi formateur : personnages qu\u2019il importe de bien démêler si l\u2019on veut connat- tre à fond leur système ct se rendre compte des principes comme des conséquences de leurs doctrines.l* Le philosophe.L'agnosticisme Et pour commencer par le philosophe, les modernistes posent comme base de leur philosophie religieuse, la doctrine appelée communément agnosticisme.La raison humaine, enfermée rigoureusement dans le cercle des phénomènes, c\u2019est-à-dire des choses Ja QUESTIONS | SOCIALES, SCIENCES, ARTS, qui apparaissent, et telles précisément qu'elles apparaissent, n'a ni la faculté ni le droit d'en franchir les, limites ; elle n'est donc pas capable de s'élever jusqu'à Dieu, non, pas même pour en connaître, par le moyen des créatures, l'existence : telle est cette doctrine.D'où ils infèrent deux choses : que Dieu n'est point object direct de science ; que Dieu n'est point un personnage historique.Qu'advient-il, après cela, de la théologie naturelle, des motifs de crédibilité, de la révélation extérieure ?.Vl est aisé de le comprendre.lis les suppriment purement et simplement ct les renvoient à l'inteflectualisme, système, disent-ils, qui fait sourire de pitié, et dès longtemps périmé.Rien ne les arrête, pas même les condamnations dont I'Eglise a frappé ces erreurs monstrueuses : car le Concile du Vatican a décrété ce qui suit: Si quelqu'un dit que la lumière naturelle del'humaine raison est incapable de faire connaître avce certitude, par le moyen des choses créées, le seul el vrai Dieu, notre Créateur el Maître, qu\u2019il soit anathème (4).Et encore : Si quelqu'un dit qu'il ne se peut faire, ou qu'il n'est pas expédient que l'homme soit instruit par révélation divine du culte à rendre à Dieu, qu'il soit anathème (5).Et enfin : Si quelqu'un dit que la révélation divine ne peut être rendue croyable par des signes extérieurs, et que ce n\u2019est donc que par l\u2019expérience individuelle ou par l'inspiration privée que les\u201d hommes sont mus a la foi, qu\u2019il soit anathéme (6).Maintenant, de l\u2019agnosticisme, qui n'est après tout qu'ignorance, comment les modernistes passent-ils à l\u2019athéisme scientifique et historique, dont la négation fait au contraire tout le caractère ; de ce qu\u2019ils ignorent si Dieu est interveiu dans l\u2019histoire du genre humain, par quel artifice de raisonnement en vien- nent-ils à expliquer cette même histoire absolument en dehors de Dicu, qui est tenu pour n'y avoir point cu effectivement de part ?Le comprenne qui pourra.Toujours est-il qu'une chose, pour ceux, parfaitement entendue ct arrêtée, c\u2019est que la science doit être athée, pareillement l\u2019histoire ; nulle place, dans le champ de l\u2019une, comme de l\u2019autre, sinon pour les phénomènes: Dieu et le divin sont bannis.Quelles conséquences decoulent de cette doctrine absurde, au regard de la personne sacrée du Sauveur, des mystères de sa vie et de sa mort, de sa résurrection et de son ascension glorieuse, c'est ce que nous verrons bientôt.L'immanentisme L'agnosticisme n'est que le côté négatif dans la doctrine des modernistes ; le côté positif est constitué par ce qu\u2019on appelle l\u2019immanence vitale, Ils passent de l\u2019un À l\u2019autre en la manière que voici.| Naturelle ou surnaturelle, la religion, comme tout autre fait, demande une explication.Or, la théologie naturelle uae fois répudiée, tout accès à la révélation fermé par le rejet des motifs de crédibilité, qui plus est, toute révélation extérieure entièrement abolie, il est clair que, cette explication, on ne doit pas la chercher hors de l'homme.C'est donc dans l\u2019homme même qu'elle se trouve, ct comme la religion est une forme de vie, dans la vie même de l\u2019homme.Voilà l\u2019im- marence riligieuse.Or, tout phéno- mene vital \u2014 et, on l\u2019a dit, telle est la religion\u2014a pour premier stimulant une nécessité, un besoin ; pour pre- mitre manifestation, ce mouvement du cœur appelé sentiment.Il s'ensuit, puisque l'objet de la religion est Dieu, que la foi, principe et fondement de toute region, réside dans un certain sentiment intime, engendré lui-même par le besoin du divin.Ce besoin, d'ailleurs, ne se trahissant que dans de certaines rencontres déterminées et favorables, n'appartient pas de soi au domaine de la conscience : dans le principe, il gît au-dessous, ct selon un vocable emprunté de la philosophie moderne, dans la subconscience, où il faut ajouter que sa racine reste cachée, entièremen: inaccessible à l\u2019esprit.\u2014 Veut-on savoir maintenant en quelle manière ce besoin du divin, si l'homme vient à l'éprouver, se tourne finalement en religion ?_ Les modernistes répondent : \u201c La science et l\u2019histoire sont enfermées entre deux bornes : l\u2019une extérieure, du monde visible l\u2019autre intérieu de la conscience.Parvenues là, im- (4) De revel.cana.(s) Ibid.can.II.(6) De Fide can.III.LITTERATURE, JOURNAL possible à elles de passer outre : au- delà, c'est l'inconnaissable.Justetement, en face de cet inconnaissable, de celui, disons-nous, qui est hors de l\u2019homme, par delà la nature visible, comme de celui qui est en l\u2019homme même, dans les profondeurs de la subconscience, sans nul jugement préa- ble (ce qui est de pur fidéisme), lc besoin du divin suscite dans l\u2019âme portée à la religion, un sentiment particulier.Ce sentiment a ceci de propre qu'il enveloppe Dieu, et comme objet et comme cause intime, et qu\u2019il unit en quelque façon l\u2019homme avec Dieu*'.\u2014 Telle est pour les modernistes, la loi, et dans la foi ainsi entendue, le commencement de toute religion, LA ne se borne pas leur philosophic, ou, pour mieux dire, leurs divagations.Dans ce sentiment ils trouvent donc lu foi, mais aussi avec In foi et dans la foi, la révélation.Et pour la révélation, en effet, que veut-on de plus ?Ce sentiment qui apparaît dans ln conscience, et Dieu qui, dans ce sentiment, quoique confusément encore, se manifeste à l\u2019'Ame : n'est-ce point là une révélation ou tout au moins un commencement de révélation 7?Même, si l'on y regarde bien, du moment que Dieu est tout ensemble cause et objet de la foi, dans la foi, on trouve donc la révélation et comme venant de Dieu et comme portant sur Dieu, c\u2019est-à-dire, que Dieu y est dans lemême temps révélateur et révélé, De là, Vénérables Frères, cette doctrine absurde des modernistes, que toute religion est à la fois naturelle et surnaturelle, selon le point de vue.De là, l'équivalence entre la conscience et la révélation.De là, enfin, la loi qui érige la conscience religieuse en règle universelle, entièrement de pair avec la révélation et À laquelle tout doit s\u2019assujettir, jusqu'à l\u2019autorité suprême, dans sa triple manifestation, doctrinale, cultuelle, disciplinaire.Conséquences : déformation de l\u2019histoire religieuse On ne donnerait pas une idée complète de l\u2019origine de la foi et de la révélation, telle que l\u2019entendent les modernistes, si l\u2019on n'attirait l\u2019attention sur un point fort important, À raison des conséquences historico-critiques qu\u2019ils en tirent.\u2014 TI ne faut pas croire que l\u2019inconnaissable s'offre à la foi, isolé ct nu; il est, au contraire, relié étroitement à un phénomène qui, pour appartenir au domaine de la science et de l\u2019histoire, ne laisse pas de le déborder par quelque endroit : ce sera un fait de la nature, enveloppant quelque mystère, ce sera encore un homme dont le caractère, les actes, les paroles paraissent déconcerter les communes lois de l\u2019histoire.| Or, voici ce qui arrive : l'inconnaissable, dans sa lini- son avec un phénomène, venant à amorcer la foi, celle-ci s'étend au phénomène lui-même et le pénètre en quelque sorte de sa propre vie.Deux conséquences en dérivent.I! se pro duit, en premier lieu, une espèce de transfiguration du phénomène, que la foi hausse au-dessus de lui-même et de sa vraie réalité, comme pour \u2018e mieux adapter, ainsi qu\u2019une matière, À la forme divine qu'elle veut lui donner.Îl s'opère en second lieu une espèce de défiguration du phénomène, * s'il est permis d'employer ce mot, en ce que la foi, l\u2019ayant soustrait aux conditions de l'espace du temps, en vient À lui attribuer des choses qui, selon la réalité, ne lui conviennent point.Ce qui arrive surtout, quand il s\u2019agit d'un phénomène du passé, et d\u2019autant plus aisément que ce passé est lointain.De cette double opération, les modernistes tirent deux lois qui, ajoutées À une troisième, déjà fournie par l\u2019agnosticisme, forment comme les bases de leur critique historique.Un exemple éclnircira la chose, et Jésus-Christ va nous la fournir.Dans la personne du Christ, disent-ils, la science ni l\u2019histoire ne trouvent autre chose qu\u2019un homme, De son histoire, done, au nom de la première loi, basée sur l\u2019agnosticisme, il faut effacer tout ce qui a caractère de divin.La personne historique du Christ a été lransfigu- fée par la foi : il faut donc retrancher encore de son histoire, de par Ja seconde loi, tout ce qui l\u2019élève au-dessus des conditions historiques.Enfin, la même personne du Christ à été défigurée par ia foi : il faut donc, en vertu de la troisième loi, écarter en outre de son histoire les paroles, les actes, en un mot, tout ce qui ne répond point À son caractère, À sa condition, à son éducation, au lieu et au temps où il > Le Samedi, :8 Septem bre 1807\u2014Vel.V, He 28° 01x CATHOLIQUE 66, RU 3 NOTRE-DAME EST, MONTREAL.VIS-R-VIS DD PALAIS OR JUSTIOS ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, ETC.: \u2014\u2014 vécut, \u2014 Etrange paraîtra, sans doute, cette façon de raisonner : telle est pourtant la critique moderniste.Le sentiment religieux, qui jaillit ainsi, par immanence vitale, des profondeurs de la subconscience, est le germe de toute religion, comme il est la raison de tout ce qui a été ou sera jamais, en aucune religion.Obscur, presque informe, à l'origine, ce sentiment est allé progressant sous l'influence secrète du principe qui lui donna l'être, et de niveau avec la vie humaine, dont on se rappelle qu\u2019il est une forme.Ainsi naquirent toutes les religions ,y comprises les religions surnaturelles : elles ne sont toutes que des efflorescences de ce sentiment.Et que l'on n'attende pas une exception en faveur de la religion catholique : elle est mise entièrement sur le pied des autres.Son berceau fut la conscience dé Jésus-Christ, homme de nature exquise, comme il n\u2019en fut ni n\u2019en sera jamais : elle est née là, non d'un autre principe que de l\u2019immanence vitale.\u2014 On est saisi de stupeur en face d\u2019une telle audace dans l\u2019assertion, d\u2019une telle aisance dans le blasphème.Et ce ne sont point les incrédules seuls, Vénérables Frères, qui profèrent de telles témérités : ce sont des catholiques, ce sont des prêtres même, et nombreux, qui les publient avec ostentation.Et dire qu\u2019ils se traguent avec de telles insanités, de rénover l'Eglise ?Certes, il ne s'a- £it plus de la vieille erreur qui dotait la nature humaine d\u2019une espèce de droit à l\u2019ordre surnaturelle.Que cela est dépassé ! En l\u2019homme qui est Jésus-Christ, aussi bien qu\u2019en nous, notre sainte religion n'est autre chose qu'un fruit propre et spontané de ln nature.Ÿ a-t-il rien en vérité qui détruise plus radicalement l\u2019ordre surnaturel ?C'est donc avec souverainement de raison que le Concile du Vatican a décrété ce qui suit : Si quel- qu\u2019un dit que l\u2019homme ne peut être élevé à une connaissance el à une perfection qui surpassent la nature, mais qu\u2019il peut et qu'il dot, par un progrès continu, parvenir enfin de lui-même à la possession de tout vrai et de tout bien ; qu\u2019il soil anathème(z7) Comment naissent les dogmes Nous n\u2019avons vu jusqu'ici, Vénérables Frères, aucune place faite à l\u2019intelligence.Sclon les modernistes, elle a pourtant sa part dans l'acte de foi, et il importe de dire laquelle.\u2014 Le sentiment dont il a été question \u2014 précisément parce qu\u2019il est sentiment et non connaissance\u2014 fait bien surgir Dieu en l\u2019homme, mais si confusément encore que Dieu, à vrai dire, ne s\u2019y distingue pas, ou À peine, de l\u2019homme lui-même.Ce sentiment, il faut donc qu\u2019une lumière le vienne irradier, y mettre Dieu en relief, dans une certaine opposition avec le sujet.C'est l'office de l'intelligence, faculté de pensée et d'analyse, dont l'homme se sert pour traduire, d\u2019abord en représentations intellectuelles, puis en expressions verbales, les phénomènes de vie dont il est le théâtre.De là ce mot devenu banal chez les modernistes: l\u2019homme doit penser sa fo.L'intelligence survient donc au sentiment et, se penchant en quelque sorte sur lui, y opère à la façon d\u2019un peintre qui, sur une toile vieillie, retrouverait et ferait reparaître les lignes effacées du dessein : telle est, à peu de chose près, la comparaison fournie par l\u2019un des maîtres des modernistes.Or, en ce travail, l'intelligence a un double procédé : d'abord par un acte naturel etspontané, elletraduit lachose en une asserton simple et vulgaire; puis, faisant appel à la réflexion et à l\u2019étude, travaillant sur sa pensée, comme ils disent, elle interprète la formule primitive, au moyen des formules dérivées, plus approfondies et plus distinctes.Celles-ci, venant à être sanctionnées par le magistère de l'Eglise, constitueront le dogme.Le dogme, son origine, sa nature, tel est le point capital, dans la doctrine des modernistes.Le dogme, d'après eux, tire son origine des formules primitives et simples, essentielles, sous un certain rapport, à Îa foi, car la révélation, pour être vraie, demande une claire apparition de Dieu dans la conscience.Le dogme lui-même, si on les comprend bien, est contenu proprement dans les formules secondaires.Maintenant, pour bien entendre sa nature, il faut voir avant tout quelle sorte de rapport il y a entre les formules religieuses et le sentiment, religieux.Ce qui ne sera pas malaisé à décou- Lu (7) De revel.can 11.tu - LE RE, ABONNEMENES RÉGULIÈRE CANADA 1 an, 881 © mols, §1 1 an 83; 6 mois, 81 ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) 1 an, 92.25; © mois, 91.25 ABONNEMENTS de PROPAGANDE nous avoue deals des faveur de nouveaux abonnés seulement : 8 abounemen te do } na, 820 vrir, si I'on se reporte au but de ces mêmes formules, qui est de fournir au croyant le moyen de se rendre compte de sa foi.Elles constituent donc entre le croyant et sa foi, une sorte d'entre-deux : par rapport à la foi, elles ne sont que des signes inadéquats de son objet, vulgairement des Symboles ; par rapport au croyant, elles ne sont que de purs instruments.\u2014 D'où l\u2019on peut déduire qu\u2019elles ne contiennent point la vérité absolue : comme symboles, elles sont des images de la vérité, qui ont à s'adapter au sentiment religieux, dans ses rapports avec l\u2019homme ; comme instruments, des véhicules de vérité, qui .ont réciproquement à s\u2019accommoder à\u201c l\u2019homme dans ses rapports avec le sentiment.religieux.Et comme l\u2019absolu, qui est l'objet de ce sentiment, a des aspects infinis, sous lesquels il peut successivement apparaître ; comme le croyant, d'autre part, peut passer successivement sous des conditions fort dissemblables, il s\u2019en suit que les formules dogmatiques sont soumises à ces mêmes vicissitudes, partant sujettes & mutation.Ainsi est ouverte la voie à la variation substantielle des dogmes.Amoncellement infini de sophismes, où toute religion trouve son arrêt de mort.Evoluer et changer, non seulement le dogme le peut, il le doit : c\u2019est ce que les modernistes affirment hautement et qui d\u2019ailleurs découle manifestement de leurs principes.\u2014Les formules religieuses, en effet, pour être véritablement 1cligieuses, non de simples spéculations théologiques, doivent être vivantes, et de la vie même du sentiment religieux : ceci est une doctrine capitale dans leur système, et déduite du principe de I'immanence vitale.Ne l\u2019entendez pas en ce sens qu\u2019il soit nécessaire de construire les formules, surtout si elles sont imaginatives, précisément en vue du sentiment : non, leur origine, leur nombre, jusqu'à un certain point leur qualité même, importent assez peu : ce \u201cqu\u2019il faut, c\u2019est que le sentiment, après les avoir convenablement modifiées, s\u2019il y a lieu, se les assimile vitalement.Ce qui revient à dire que la formuite primitive demande à être acceptée et sanctionnée par le cœur ; le travail subséquent, d\u2019où s\u2019engendrent les formules secondaires, à être fait sous la pression du cœur.C\u2019est en cette vue surtout, c\u2019est-à-dire afin d'être et de rester vivantes, qu\u2019il est nécessaire qu\u2019elles soient et qu'elles restent assorties et au croyant et à sa foi.Le jour où cette adaptation viendrait à cesser, ce jour-là elles se vide- raicrit du même coup de leur contenu primitif : il n'y aurait d\u2019autre parti à prendre que de les changer, \u2014 Etant donné le caractère si précaire et si instable des formules dogmatiques, on comprend à merveille que les modernistes les nient en si mince estime, s'ils ne les méprisent ouvertement.Le sentiment religieux, la vie religieuse, c'est ce qu'ils ont toujours aux lèvres, ce qu'ils exaitent sans fin.En même temps, ils réprimandent l\u2019Eglise audacieusement, comme faisant fausse route ; comme ne la sachant pas discerner de la signification matérielle des formules, leurs sens religieux et moral ; comme s\u2019attachant opiniâtrement et stérilement à des formules vaines et vides, cependant qu'elles laissent la religion aller à sa ruine.Aveugles et conducteurs d'avengles qui, enflés d\u2019une science 'orgueilleuse, en sont venus à cette folie de = tir l\u2019éternelle notion de la vérité, en même temps que la véritable nature du sentiment religieux ; inventeurs d'un système religieux où on les voit, sous l'empire d\u2019un amour aveugle et effréné de nouveauté, ne se préoccuper aucunement de trouver un point d\u2019appui solide à la vérité, mais, les saintes et apostoliques traditions, embrasser d'autres doctrines vaines, futiles, incertaines, condamnées par l'Eglise sur lesquelles, hommes très vains eux-mêmes, ils prétendent ape puyer el asseoir la (8).(2 swivre) ' \u2014toecolique, quis eu Mou, mardi, à Québes, on à remarqué, à le place theuneur, we Loan grand Carilien'Macré-Com quil, à côté.du drapeau du Page ot do cil Su Canada, Saloals I'ume doe principales: & \u20180 la salle du mandge militaire, ior a aN * à rég.vi, Bac, VII.Jul.22 SAC Lors dele grande démoncivation emtiei a \u201c et , LA CROIX 28 Septembre 1907 L\u2019OPPORTUNISME VOILA L\u2019ENNEMI ! On crée dans certaines villes des escortes de médecins pour inspecter les écoles, on organise des bureaux de santé, on éloigne les cimetières de peur d'exhalaisons morbides ou de crainte d'avoir des pensées salutaires, et l\u2019on trouve opportun de tolérer les théâtres, repaires de microbes et centre de corruption morale ; de supporter les auberges, ruines des familles et des individus ; de souffrir ces maisons infé- mes où des sodomites vont irriter le ciel, oubliant que la mort est entrée dans le monde non par des miasmes mais par le PECHE.Mais comment résister au nombre, nous rétorque aussitôt l'opportuniste ?Eh quoi! Ne savez-yous pas que l\u2019homme couvert du bouclier de la justice «t muni de l\u2019arme de la vérité en vaut cent qui n'ont pour protection que l'injustice ct pour armes le mensonge?.Que serait-il arrivé si les apôtres cussent dit au Sauveur : Seigneur, vous n'y pensez pas, nous sommes une infime minorité et vous voulez qu\u2019on attaque de front les erreurs, les préjugés et les vices de la formidable majorité des payens et de leurs puissants rois ! Que serait-il arrivé si Thémistocle avait cédé devant l\u2019opportuniste Eurybiade ?Jamais la Grèce n'aurait enregistré le brillant fait d'armes de Salomine, et elle aurait perdu sou indépendance.Alexandre n\u2019était certes pas opportuniste pour oser entreprendre, avec 30,000 hommes, la conquête de l'Asie en faisant tomber l\u2019Empire des Perses.Léonidas el ses trois cents Spartiates sont cerlaînement plus glorieux que leurs vainqueurs ! Il est certain aussi que tous les héros de l'antiquité, du moyen-âge et des temps modernes n'étaient pas des peureux de la majorité ?Est-ce que les Sproul et consorts trouvent opportun de se taire devant l\u2019immense majorité du pays ?Les blocards français pensent-ils qu'il est opportun de laisser la très grande majorité de leurs concitoyans en paix ?Enfin croit-on que les fanatiques de tous les pays qui luttent comme des chiens enragés contre l\u2019Eglise, contre les gouvernements, contre tous les gens de cœur, cherchant à dévorer tout ce qui est bon, juste et bien, au profit de leur père, le diable, jugent qu\u2019il est opportun de se taire et de s'arrêter ?\u2018 Oh ! votre opportunisme n'est rien autre chose qu\u2019un libéralisme aveugle et un leurre.Qu'on vienne, malgré vous, puiser dans vos coffres ; qu'on essaie de vous arracher votre position, ou de troubler votre tranquille personne, vous ne trouverez pas si opportun de faire lu courbette, Mais, vous trouvez op portun, chrétiens, de céder surtout dn «matières religituses, parce que votre foi s'en va mourante.Et, parce que votre libéralisme vous égare, parce que vous faites passer vos intérêts temporels avant les éternels, parce que, comme Balaam, vous mesurez Dieu à votre aune, vous vous imaginez qu\u2019il va retirer ses ordres.À la vue de la prospérité inouie dont jouissait la France à l'approche de 1870, Ernest Hello s\u2019écriait dans un esprit prophétique: \u2018\u2018 Les barbares sont aux portes!.\u2019\u2019 Quand je vois nos journaux vanter notre prospérité et la corruption nous envahir, je me dis : ** Malheur à nous, Dieu frappera ! Conclusion : Mes bien chers compatriotes, lorsque vous entendrez des hâbleurs sur vos tribunes ou sur le perron de vos églises, ou que vous verrez vos grands journaux, toujours intéressés, faire appel à l\u2019esprit de tolérance, vous pré- cher libéralisme ou largeur de vue en matière de principes, croyez bien que ces beaux discoureurs vous cachent le font de leur pensée, ou qu\u2019ils ne sont flue des machines au service d\u2019hommes pervers !., Ne vous laissez pas endarmir, ni tromper par ces apôtres de l\u2019opportunisme ; craignez que l'appui que vous leur donnerez ne se tourne contre vous; craignez que ces endormeurs ne deviennent vos maîtres et ne vous traitent en parias ; craignez que, dans quelques années, comme dans certains pays d\u2019Europe, on ne pille vos églises et qu\u2019on ne chasse vos religieux.L'opportunisme voilà l\u2019ennemi ! J.-A.NaDEAU.Un mot au \u201c Soleil \u201d Allons, monsieur le rédacteur du Soleil, soyons sérieux, cessez donc de conspuer monsieur Bourassa, parce qu\u2019il critique certaines mesures du gouvernement Gouin.Vous traitez monsieur Bourassa de ronchonaliste,de démagogue, d\u2019ambitieux.Fait-il plus mal que monsieur Gouin lui-même qui s\u2019est insurgé, avec messieurs Turgeon et Weir, contre son chef M.l\u2019arent, et s\u2019en est bruyamment séprré avec ses deux collègues pour prendre sa place un peu plus tard ?Dans le temps, le \u2018* Soleil * n\u2019a-t-il pas jugé que la conduite de monsieur Gouin et de ses acolytes était un peu étrange ; n'i-t-il pas pris la défense de \"honorable Parent?Mais que voulez- vous ! Rien de plus semblable à la girouette et au caméléon qu\u2019un journal ministériel ! En tout cas, MM.Gouin et Tuigeon recucillent aujourd'hui ce qu\u2019ils ont semé.Hs ont mis à la porte du ministère, monsieur Monet pour faire une place à M.Prévost, c'était une lourde taute.\u2026.Je veux bien croire que M.Turgeon estinnocent, que les accusations portées contre lui sont fausses, mais il faut avouer qu'il a fameusement manqué de tactet de discernement d\u2019esprit, en dunnant aveuglément sa confiance au baron de Lepine comme il l\u2019a tait ! ! Dans le su/eit de samedi, 20 septembre, je trouve une protestation passablement saugrenue qui viendrait des ouvriers, et qu\u2019il aurait été plus habile de passer sous silence, protestation qui ne peut être que le fait de quelques intéressés.Je dirai à ces prétendus représentants des ouvriers : Primo, que les affaires des colons dans le sens qu\u2019ils les traitent ne les regardent pas, puisque les colons leur luissent exercer leurs métiers en paix ; secund\u201d, qu'il est faux qu\u2019actuellement la classe pauvre soit maintenue dans l'ignorance ; tertio, qu'il est également faux que la mesure de l'uniformité des livres soit chère aux ouvriers dont la plupart savent partaite- ment à quoi s\u2019en tenir au sujet de ce leurre ; qu\u2019en somme elle n\u2019est chère qu'aux citoyens Langlois et consorts\u2026 Si le Conseil National des métiers et du travail rétlète les idées de Monsieur Gouin, ce que je ne pense pas, ce Monsieur n\u2019est pas digne de la confiance des catholiques sérieux.Je crois que M.Bourassa est bien intentionné, mais il a un tort : il ne devrait pas trainer à sa suite maître Asselin dont les principes sont tort douteux.En ceci, il semble marcher sur les brisées des libéraux qui maintiennent Godefroy Langlois, aux idées très libéralès, à la tête de l\u2019un de leurs principaux organes.UN CITOYEN :0: Nouvelles de Rome RECEPTION D'UN MINISTRE DU COU.VERNEMENT AUSTRALIBN PAR PIE X Le Pape a reçu récemment M.Daniel O'Conner, ministre des Postes de l'Australie, député depuis trente ans et ministre à deux reprises.M.O'Conner a introduit en Australie trois Ordres religieux : les Jésuites, les Franciscains et les Passionistes.M.O'Conner, auquel le P.Brandi, directeur de la Civilta cattolica, servait d'interprète, a fait au Papé un tableau intéressant des progrès du catholicisme en Australie.Quand il y arriva, il y a cinquante ans, il y trouva un seul pré- tre ; aujourd\u2019hui, l'Australie compte un archevêque, 22 évêques, un nombreux clergé et beaucoup de religieux.Pie X a remis en souvenir à M.O'Conner deux superbes médailles en or et en argent.ACCORD ENTRE LE VATICAN ET LA RUSSIE L\u2019Osservalore romano publie le texte de l\u2019accord passé entre le Saint-Siège et le gouvernement russe touchant le plan et le programme d'étude de la langue, de l\u2019histoire et de la littérature russes dans les séminaires, ° e e SUSPENSION DE PELBRINAGES La suspension des pèlerinages a été étendue jusqu'à novembre : l'important pèlerinaye de Metz, annoncé pour novembre, est donc supprimé.Les récents incidents anticléricaux, la campagne violente de la presse en vue des élections municipales complémentaires de novembre ne permettent point d'espérer le retour rapide du calme.:0: AUX PRIERES \u2014 Nous recommandons aux prières de nos lecteurs M.lo chanoine J.-B.Blanchet, curé do Saïnto-Luce, diocèse do Rimouski, décédé récemment.LES DIX COMMANDEMENTS DU CANADIEN FRANCAIS Ta patrie ameras Beaucoup et constamment.\u201cFes pères chérirus Leur foyer mêmement.Tes fils élèveras En vertu tendrement.Du prochain n\u2019enviras Les succès bassement.Tes affaires feras Toujours honnêtement, Partout te conduiras Irréprochablement.\u2018Tous tes droits défendras Patrie également.L'Eglise écouteras En tout fidèlement.Gens d'honneur enverras À ton gouvernement.Ainsi faisant iras Ton chemin fièrement.JEAN de Canadaz20: et là Ca ACTES SACRILEGES Pendant les grandes manouvros des 43e ot 4a briguley, qui viennent de s6 découler eutro Pontivy, Guémené, Faovët ot Gourin, ou France, un nete snerilégo seandaloux a été accompli par des soldats logés nu pon- sionnat Saint.Yves, à Guurin.La directour avait mis plusieurs classes à la disposition des militaires.Dans Vane des classes, un soldat s'était acharné sur an crucifix avec un coutoru et avait osnyé \u2018do décapiter le Christ.Sur In poitrine, on a relové un coup do couteau.Now réussissant pas à lui couper ln têto, il lui coupu les deux jumbes.Dans l'autre, un soldat déerocha un cra- cifix on bronze ot s\u2019en sorvant commo d\u2019un marteau, il briva In croix et les deux bras du Christ.Quelles scènes ! quels sacrilèges ! .ee.LA LECON D8LA MORT Il y à quelques jours, M.Cnze, sénatour radical do la Haute Garonne, on France, mourait.Il était l'un dos mombres du \u201c bloc.\u201d Il soutint de ses votes, à ln Chambre d'abord, au Séunt ensuite, tontes len mo- sures de porsécution les plus soctaires ; il fut de ceux qui ont fait en sorte d'éloigner partout du chovet des mourants, dans les hôpitaux comme duns lu murine et dans l'armée, les suprêmes consolations do lu religion, Et puis.quand lui même a senti venir la mort, il à reçu, en pleine connaiesance, lex sucremouts de cotte Egliso qu\u2019il avait tant combnattue et il i entondu les paroles d\u2019es poiret du pardon dont,à cause de lui et de ses anis, tant d'enfants du peuple ont, en cotte heuro redoutable, été privés.A lui aussi, comm à tant d'autres de sos prreily, 1a mort avait apporté son ensoigne ment salutaire.Mais de quelles amortumes doivent être pététrées ces heures durnières, où l\u2019homme public comprend toute la portée des mesures auxquelles il w'est as:ocié contro l'âme du pouple! Iloureux lorsque lu grâce divine lui pormet, ainsi qu'à M.Elimond Caze, de #6 reconsîteo ot de s0 donner à lui-même ot À ses actes une finale contradiction ! LU .e LES GAINS D'UN GRAND POETE On n'uxagère rien quand on dit que lo \u201cmétier\u201d do puète, même de grand poète, ne nourrit pas son homme.En veuton pour prouve Vexemple do Sully Prudhomme ! Peu do temps avant su mort, le poète faisait cet avou : \u2014 Oh! maintenant, c'est ä-diro depuis qu'on m'a fait l'honneur do w'attribuer le prix Nobel, mes droits d'auteur mo font des revenus presque considérables,environ 3,000 francs par an.Mais il avait été très éloigné d'en être do même auparavant.Je mo suis amusé récemment à fuice le compte de tout co que j'avain gagné depuis lo commencement de ma production réelle, ct j'ai trouvé ainsi gue toutes mes «œuvres m'avaient rapporté un moyenne 900 francs par an, c'est À dire moins de 2 fr.50 par jour.\u2018Les braves gens qui bâtissent des mura ou font du pain n'avaient rion à m'envier on imutière de nalaire.Maintonant, jo gagno autant qu\u2019un bon ouvrier.un bon ouvrier de lettres.\u201d ee.LES FOUILLES DE CARTHAGE On connait les découvertes importantes faites par lo P.Dolattro dans ses fouilles de Carthage.Déjà il a découvert lo tombeau do sainte Perpétuo ot de sainto Félicité.Récomment, on a communiqué à l'Académio des Tnscriptionsos Bellos-Lottres do France un nouveau rapport du P.Delattre, qui complète ses promiors ronsei- gneutems sur la Zasilica Majorum.Du plan qui était joint à ce rapport, il résulto quo la bavilique do Carthage n'avait pas muius de nouf nefs ot qu'il y avait des sépulturos duns touto son étondue.Colles do sainte Porpétue et de sainte Félicité so trouvaient dans uno chapello dito de \u201cla Confession \u201d, dont on à pu reconstituer In construction ot les formes.Tl wagit là, on lo voit, d'une grande œuvre archéologique ot historique.eco LE PRIX DES GUBRRES A l\u2019houro où retentissent partout les pr roles de paix\u2014mais ott l'on so but nu Ma roc\u2014il est intéressant do reproduire une statistiquo qui Vient d'être publiée.Tl en ressort que l\u2019Augletorre n déponsé, dans les guerres du dernier sièclo, l'énorme sumimo do 87,550,318,555 dollars.Voici comment so répartit cetto déponse : 4 milliards pour les campagnes contre Na poléon, de 1793 à 1315 ; In guorro de Cri mée, de 1851 à 1856, lui coûts 500 mil lions ; In seconde cumpaguo de l'Afghanistan, do 1375 à 1830, n'exigen que 90 millions ; par contre, ln guerre sud africaine, de 1899 a 1902, a englouti | milliard 250 millions de dollars.Et l'on no compto pas les vies d'hommes sacrifiés\u2026 * ee L'ETUDE DES LANGUES BTRANGERES AU JAPON Les journnux do Tokio publient les statistiques suivantes sur l'étudo des langues étrangères par les Japonais : \u201c Dans les examens du fin d'études de l\u2019Ecolo des langues de Tokio, à lu fin de In première annéo do ln fondation de cette école on juillet 1900, on constata que les langues los plus cultivées par leu étudiants étaient l'anglais, le chinois, l'aflemand ot le russe ; puis, à un moindre dégré, le français, l\u2019espugnol ot le coréen.\u201cEu 1901, lo nombre des élèves apprenant le chinois avait doublé, colui des élè ves apprenant lallemand avait augmenté.En 1907, par contre, on voit quo l'allemand est déluissé tt n\u2019occupo plus que lo septième rang.Cetto année, 30 élèves ont passé d'une façon satisfaisante l'examen en anglais, 27 en chinvis, 21 on russe, 20 en français, 19 en espagnol, 16 en coréen, 13 on allemand.L'ailemand n\u2019est plus guère appris que par les étudiants qui voulent se livrer à des recherches scientifiques.\u201d 1035 Le mouvement politique à l'étranger ESPAGNE la plupart des journaux espagnols, à Madrid et en province, persistent dans leur attitude hostile à toute coopération de l'Espagne, dans l\u2019action française an Maroc, qui dépusseruit les limites restreintes tracées par ln convention d'Algésivas.Les feuilles qui mènent cette cunpagne du presse font les réserves les plus expresses sur la loyauté de leurs intentions vis-à-vis de leurs français \u201d.sur leur sincère désir de muinte- * amis nir Uentente cordinle avee le France, qui, à leurs yeux, implique à lu fois une antre entente avec l\u2019Angleterre.PORTO-RICO ly a quelques jours, I'Eeening Post publinit une Jettre qui lui était adressée par un Portoricnin.C'était un véritable réquisitoire contre le gouvernement des lltats-Unis et res fonctionnaires À Porto-Itico.Le gouvernement américain, disait cette lettre, ne fait rien pour l'Île qu\u2019ila enlevée à l'Espagne : quant À ses fonctionnaires, ils ne se donnent méme pus ln peine d'apprendre l'espagnol pour se faire comprendre deleurs administrés.Ln situation est telle aujourd'hui que les habitants de Porto-Hicoen sont arrivés À regretter le régime espagnol.Récemment, le Net Fork Times puldinit une dépêche de Washington d'après Inquelle Inpolicefédérale aurait découvert un complot dont le but serait d'organiser le soulèvement de Porto-ltico contre l'autorité des Etate- Unis.Les conspiratenrs seraient encourugés pardes Cubnins hostiles, eux nussi, à ln domination américnine aux Antilles.10: L'ANTIMILITARISTE HERVE ET M.ASSBLIN Un médecin allemand aurait écrit à l'Echo de Paris : \u2018+ M.Hervé n'est pas un penseur, c\u2019est un malade.\u201c M.Hervé est atteint d\u2019une maladie bien vieille, connue depuis Hippocrate ou presque.ll est atteint de xénomanie La xénomanie, que nous définissons en allemand : nberirichene Vortiche fur alles Auslandiche, est la résultante d\u2019une émotivité nerveuse spéciale, cataloguée aussi bien que \"agoraphobic ou que la Kleptomanie ou même.sil'on veut que l\u2019érotomanie.M.Hervé est un monoma- ne.\u2018\u201cEn Allemagne, M.Hervé eût été arrété, examiné par les médecins et condamné.par eux à la douche à haute pression, après les bains tièdes.Quelques cuillerées de bromure eussent achevé la guérison.\u201c Comme vous le voyez, il n'y a pas 12 de quoi effrayer un gouvernement ou scandaliser un pays.\u201d N\u2019empéche, ily a des malades qui sont dangereux tout de même ! Exemple : Olivar Asselin.MGR BOURNE La question des écoles catholiques EN ANGLETEBRE Des innombrables congrès qui se tiennent en Augleterre pendant les mois d'noût et de septombre, celui tenu par In Société de le Vérité catholique est incontestablement le plus utile et le plus intéressant.Cette société, nos lecteurs le savent, est une admira- He organisation suscitée par les catholiques les plus éminents d'Angleterre pour servir d'antidote aux nombreuses sociétés bibliques et à leur propagande.Onsnit que ces associations procèdent dans leur œuvre néfaste par voie de calomnies ot de diffamation.A chacune du ces attaques parfois violentes, toujours perfides lu Vérité catholique riposte par un coup droit, réfutant erreur, rectifinnt les faits, mettant les choses au point.La conférence de lu Société de la Vérité cutholique s'est tenue cette année, à Preston que Mgr Whiteside, évêque de Liverpoll et président de la réunion, n'a Pas craint d'up peler la ville In plus catholique de l'Angleterre.En effet, c'est la seule, si je ne me trompe, dans laquelle Ju population catholique surpisse en nombre la population protestante.La question de l\u2019enseignement Le discours d'inauguration à été prononcé pur Mgr Bourne, archevêque de Westminster.Duns les circonstances actuelles, l'éloquent prélat n'a pas eu de difficulté à crouver un sujet pour su harangue.La question de Fensvignement, qui prisue toutes les autres.en Angleterre en ce moment, lui en fournis- suit un tout trouvé, Sa Grandeur l\u2019a traité avec son élévation et son talent habituels.Etle n de nouvenu revendiqué pour la com munauté, dont l'archevêque de \\Westminster est le chef spirituel en Angleterre, * des écules catholiques duns lesquelles l'enseignement soit donné pur des maîtres catholiques, sous lu surveillance teurs catholiques \u201d.d'administra- Le simulacre d'instruction religieuse qui so donne dans les écoles oflicielles ot qui ua- tisfait les non conformistes ne suilit pas.\u201cNous avons, au dit Mgr Bourne, 'expérience d'une génération d\u2019ensciguement lui- que en France, et nous pouvons voir les ter riblos résultats d'un attentat qui consiste à dépouiller un peuple chrétien de un foi héréditaire.Lo nouvel edifice si longtemps promis d\u2019un ensoignement moral civique n'est pas oncoro visible ; en attendant, la jeuncsso des doux sexes étonno le monde par le cynisme logiquo de ses crimes, par son jmmoralité, par son iniquité.Déraciuez In fui catholique du cœur de coux qui l\u2019ont roçue comme l'héritage de plusicurs siècles, ot ils resseront do croire on un Dieu ot en un maitre.Lo socialisme, l'anarchisme, l'assassinat politique vont les châtiments do coux qui refusent l'ouscignement religieux aux potits enfants.\u201d Mgr Bourne ne veut pas croiro que co soit ià où la imujorité des non-conformistes, gens honorables et bien intentionnés, vou lent en arriver.Quelques-uns, sans doute, dans leur fanatisme haineux, verraient avec Joie nnéantir Vinfluonce catholique, même si co sé-ultat dovait aboutir à l'anarchie et à l\u2019inpiété.Mais ce serait fairo injure au plus geand nombre d'entre eux qno de lour attribuor les desoins nussi sinistres, Hélust je craîus que le charitable prélat no so fasse illusion sur les dispositions des non-confor- inistes.Ils n'ont pout être pas tous mauvais cœur, mais ils ont l'esprit étroit.diablement 0: L'affaire Parent Logris s\u2019est déroutéo do- vant lo juge Cooke, à Trois-Rivières.Voici un vomimnnire des plaidoiries quo lus avocats ont fuites do part et d'autre : M.F.8, Tourigny, C.R., après avoir fait le résumé de la prouve, à insisté sur lou dominagos très élovés qui dovaient être on courus, vu le hauto position des parties en chuse, l'ancien premier ministre d'un côté ot un sénatour, do l'autre, ot aussi la gravité dus accusations portées.Il n également insisté sur In déclaration de Sainte-Thérèse, où l\u2019hou.M.Parent fut necusé de fraude, et il récapitula plusieurs témoignagos.M.Alex.Tascherenu, C.R., ontra duns plus de détails on repassant les déclurations des difléronts témoins.Jl cita ontro autres, lo témoignago de M.Thibeaudeau Rinfret, avocat de Saint Jérôme, qui était présont à l'ansombléo contradictoire ot qui aurait on fondu les accusations du brigandage portor contre M, Parent, de mêmo que l'assertion à l'effet que M.Parent devait êtro ou bien fou vu bion crimiuel, on parlant du son ad ministration, ajoutant que sûrement M, Parent n'était pas fou.Mtre Désy, C.IL, do \u2018Frois-ltivières, fut le scul avucat de lu défense.It dit on substance yuo l'hon.sénateur Logris n'avait pas nttiqué personnollement l'hon.M.Parent, mais n'avait fait quo discuter son admi nistration.Quant à le question dos droits de coupe, l'avocat réforrs aux documents publics établissant que ces droits n\u2019avaiont pis été porçus.TI ajouts quo M.Legris n'avait pas accusé M.Paront d'avoir volé, mais qu\u2019il s'était contenté de dire que le brigandago oxistait quelque part.Un F.Macon se retire des loges avec fracas Le Grand Orient dv France a tenu, les 14, 17et 18 septembre courant, son assemblée annuelle, à Pris (rue Cadet).Cette année, de minutieuses précautions ont été prises, paraît-li, pour éviter les indiscrétions, Le regime de délation et de suspicion, dont In maçonnerie est l'expression la plus parfaite.répugne d'ailleurs à plusieurs de ses membres qui ne sont pas encore initiés à tous ses secrets.Nous en avons li pronve dansces deux lettres adressées nu Vénérable dess Loge d'une part, et de Vantre au I, Desmons, président du Conseil de l'Ordre, pur M.Pan.siot-Daudé : Paris, 16 sentombre 107, 3 h, solr, T.CO.et Il.F.*, Desmons, Je viens, immédiatement, protester contre l\u2019infamie nouvelle qui vient d'ôtre commise À mon égard.J'étais, à l'instant, aux tribunes du Convert quand un l*.°., membre du Conseil de l'Ordre, vint vers moi et me dit : \u2014Vous êtes bien Pansiot-Daudé ; c'est vous qui preniez des notes À l'instant ?3 {\u2014 Oui, lui répondis-je.je prenais Ia copie de l'ordre du jour du Convent, comme font, du reste, d'autres FF, \u2014 Eh bien ! sortez, J'étais interdit Je me trouvals sous le coup d'une émotion profonde et machinalement, je sortals.snns savoir où j'allais.Que s'est-il prsss en moi pendant ces quelques minutes ?.Je lignore!.je marchais et je tme trouvais, sans m'en être aperçu, rue Druot.quand je fus appelé à la réalité par un accident de voiture.Passons.Qu'avais-je pu faire pour que l'on ait pris, de plano, cette décision à mon égard?J'avais beau chercher, naïf que j'étais ! quand, tout À coup, je me suis rappelé que J'avais prie ln défense du F.-.Piermé.Voila, voilà mon crime !.\u2026\u2026.Faut-il que la Maçonnerie soit tombée bien bas pour être obligée d'employer de tels procédés ! C'est une honte, Messieurs du Conseil de l'Ordre, mes FF.de ce matin ! Vous me mettez à ln porte parce que je voulais le droit et la justice, pour l'honneur de la Maçonnerie.C'est bien ; je m'en vais en éprouvant un réel soulagement, car il y R, croyez-moi, des ! qui rép à in i En présence des Iichetés successives qui se connuettent, on verra bientôt où sont les infAmes, les traîtres.\u2026\u2026 11 faut ausi espérer que tous les maçons indépendants sauront secouer le joug dece \u201c* Vadécardisme * que vous subissex, qui, hélas ! n tué la Franc-Maçonnerie\u2026.Veuillez, Monsieur Desmons, agréer mes civilités empressdes.ALFRED PANSIOT-DAUDÉ, Membre démissionnaire de la Loge l'Ecole Mutuelle et Atelier socialiste du Grand Orient de France, M, Chaumont, Vénérable de la Loge l\u2019Ecole Mutuelle et Atelier socialiste, 5, rue de In Colléginle, Paris.Monsieur, Je vous adresse mn démission de la Loge.Je ne veux plus faire partie de In Maçonnerie où il n'existe que lécheté, hypocrisie et mensonge.Agréez, Monsieur, mes salutations, ALFRED PANSIOT-DAUDR, Paris, 16 septembre 1007, .sortez.© En voilà encore un d'écœuré 1 Nous reviendrons eur ce Grand Orientconvent du 30: Les électeurs du nouvel Etat d\u2019Oklahoma étaient appolés, le 17 septembre, à voter sur l'adoption de lu constitution, tlle qu'elle t été rédigéo par Ia convontion constituante do 1906.La majorité nn faveur de l\u2019adoption de cette constitution dépasse -G0,000 voix.L'interdiction du commorce dea liqueurs alecoliques est votéo par environ 15,000 voix de majorité, Les démocrates auront une forte wajorité dans chacune dos doux chambres de Ia 16.gislaturo ; cola lour permettra d\u2019élire deax démocrates pour représentor I'Etat au sénat do Washington.On avait pensé quo l\u2019Oklahoma, qui touche au Kansas, scrait un Etat républicain, commo ce dernier ; mais lo nouvel Etat toucho aussi au l'oxan, qui est démocrate et qui lui n fourni uno forte partie de sn po- pulstion.C'est co qui explique pourquoi l\u2019Oklnhoma votera avoc les Etats du Sud, avee * the Solid South\u201d, au licu de groesir lo nombre des Etats républicaine, HH Lo gouvernement fédéral des Etats-Unis a intenté, devant la cour siégeant à New- York, uno action ayant pour objet ln dis solution de la \u201cStandard Oil Company,\u201d du Now Jersey, qui ost, comme on saît, le \u201c* trust\" du pétrole.Le 27, on w procédé à l'audition prélimi- tairo do certains témoins cités à la requête du gouvernement fédéral.L'un do ces témoins, M.Charles G.Fay, sous-contrôleur de ls \u201cStandard Oil Company,\u201d n été amené à fairo l'intérossante déclaration que voici : Do 1899 à 1906, los bénéfices de la com- pagnio ont été do plus de 490 millions de dollars, ot los dividendos payés aux action- naîros pendant cos sopt annéce, ont dépassé 304 millions de dollars 8 Septembre 1907 M Votre chien n'est qu'une bite Ce n\u2019est pas le hasard qui, cette fois, m'a jeté à la tête une idée de Matutinaud: la préméditation est acquise, et Agénor m'avait donné un rendez-vous précis: ** Cher Monsieur, m'avait-il écrit en substance, je voudrais causer encore avec vous des animaux dont nous ne descendons pas : ils ne sont point nos ancêtres, soit ; mais ne sont-ils pas un peu nos cousins ?Je voudrais vous prouver qu\u2019ils sont moins bêtes qu\u2019ils n\u2019en ont l'air, et vous demander si leur intelligence n\u2019a pas quelque degré de parenté avec la nôtre.J'irai vous voir tel jour, à telle heure (1).si toutefois vous n\u2019avez rien de mieux à faire que d'écouter et de refuter, s\u2019il le faut (2), votre jeune ami.\u201d Le lieu, le jour et l'heure du combat ayant été ainsi réglés, la rencontre se fit dans les conditions prévues.Ne nous arrêtons point aux bagatelles de la porte : vous savez, chers lecteurs, que j'aime à aller droit au fait, Mais où vais-je?et qu'ai-je besoin de vous exposer mcs théories ?Ne vaut- il pas mieux que je les mette en pratique ?.et c\u2019est ce que je vais faire sans autre délai : \u2014 Vous disiez donc, Matutinaud, que l'intelligence des animaux vous paraît cousiner avec la nôtre, qu'il n\u2019y a entre elles deux qu'une différence du plus au moins, et que, par suite, avec le temps, l\u2019une pourrait devenir égale à l'autre.\u2014 Oh ! je n'ai pas dit tout cela.\u2014Pas encore, mais vous l'alliez dire, ou l\u2019insinuer, si je ne vous avais prévenu.Eh bien.rassurez-vous, cher ami : jamais l'intelligence d\u2019un cheval ou d\u2019un chien ne cousinera avec la nôtre, pour la bonne raison qu'elles ne sont pas de la même famille.Ce n\u2019est pas ici une question de quantité, mais de qualité.Je veux bien, si vous y tenez, employer le mot d'intelligence en parlant des bêtes, mais je commence par protester contre cette appellation même : connaissance des bêtes, instinct des bêtes, oui, j'accepte tout cela ; quant a intelligence des bêtes, je ne la connais point, et il y a entre elles et nous, sous ce rapport, des différences si essentielles, que je me refuse à appeler du même nom des choses absolument dissemblables.\u2014 Jusqu'ici, cher Monsieur, je ne vois que des affirmations.\u2014 Les preuves vont suivre.Et je vais vous montrer , entre nous ct les bêtes, des abimes infranchissables, qui interdisent le passage de l'animal à l'homme, même par voie de progrès.\u2014 Je vous écoute.Premier abîme ?.\u2014 Le voici.L'homme a des idées, l'animal n\u2019en a point.Ainsi, vous avez l'idée d'une âme, l\u2019idée de Dicu\u2014 Mais il v a des hommes qui nient Dieu ! \u2014 ls le nient, mais ils ne peuvent le nier sans s\u2019en faire d\u2019abord une idée Est-ce que les animaux ont l'idée de Dieu, de l'âme, de quoi que ce soit en dehors de la matière ?Ils y sont, ils y restent ; nous, nous pouvons nous élever au-dessus delle.\u2014 C'est déjà, je l'avoue, une différence notable, et, sur ce terrain, il me paraît impossible d'espérer quelque progrès de la part des animaux.Encore peuvent-ils se faire une idée dus choses matérielles ?\u2014 Halte-là ! ils se représentent un triangle qu'ils voient, deux triangles, trois triangles, mais jamais le triangle, c'est-à-dire ce qui fait le triangle, ou,- si vous voulez, la triangulité.En d'autres termes, ils ne généralisent point : ile en sont incapables.\u2014 Cela leur serait-il bien utile ?\u2014 En tant qu'animaux, ils n\u2019en ont pas besoin ; mais, pour être des commencements d'hommes, cela leur serait indispensable.Et, dans cer- taînes circonstances, nous prenons sur le vif cette absence d'idées générales.(1) Ai-je besoin de faire remarquer à mon perspicace lecteur que Matutinaud ne s'est pas contenté d'écrire tel jour, telle heure, mais qu'il a mis les points sur les à, quoiqu'il n\u2019y en ait ni dans jour, ni dans heure?La seule discrétion m\u2019a obligé A substituer à ses indications précises cette formule d\u2019un vague Ica) le faudra ! (Note de l\u2019auteur.) Voici un chien ; frappez-le avec\u2019 un bâton, une fois, deux fois : il aura peur du bâton, mais la cravache qui est à côté et qui peut lui faire autant de mal, il ne la craindra point., jusqu\u2019à ce qu\u2019on l'ait fait servir au même usage.- \u2014 Ceci est un exemple.frappant!, Donc premier abîme : l\u2019homme est un particulier qui fait du général ; l'animal, au contraire , en général et | méme toujours, reste dans le particulier : il n\u2019a pas d\u2019idées.\u2014 C'est parfaitement résumé., et je cours au second abîme.L'homme associe des idées, il forme aussi des jugements et construit des raisonnements.Or, la bête n'a jamais raisonné, ne raisonne point et ne raisonnera jamais.\u2014H y a tout au moins une exception : l'âne.\u2014 L'âne raisonne ?\u2014 Ou tout au moins sa peau résonne admirablement dans les tambours.\u2014 Allons, jeune homme, je vous pardonne ce mot-là., mais n\u2019y revenez pas !.Sérieusement, même avec les animaux les plus intelligents (1!) emploie-t-on le raisonnement ?Espère-t-on qu'ils se formeront des jugements ?Quand on veut dress*r un cheval, un chien, en faire un animal savant, on emploie l'argument physique, le bâton ou le morceau de sucre ; mais la raison, on la laisse de côté.Et tenez : de tout enfant on peut se demander quand il aura ou quand il a eu l\u2019âge de raison.S\u2019est- on jamais demandé à quel moment le chien, le chat ou le serin arrivent à l'âge de raison ?\u2014 Rien que la question fait sourire.Mais vous avez parlé des animaux savants : il est de fait que j'en ai vu qui faisaient des choses extraordinaires.\u2014 Oui, moi aussi.applaudi ?\u2014 De toutes mes forces.\u2014 Dites-moi, cher ami, était-ce la bête ou l'homme que vous applaudissiez ?\u2014 J'avoue que c'était l\u2019homme.Mais c\u2019est égal : nous faisons faire aux animaux des choses.renversantes ! Et vous avez \u2014 Vous avez parfois, cher ami, des mots qui sont des révélations.Oui, ces choses étonnantes, ce ne sont pas les animaux qui les font, c\u2019est nous qui les leur faisons faire, ce qui est bien différent.C'est donc nous dont l\u2019intelligence est en cause.Un cheval dressé et présenté en liberté par un homme ne prouve qu\u2019en faveur .de l\u2019homme : ce qui prouvera en faveur de la bête, c\u2019est quand vous verrez un homme dressé et présenté.par un cheval ! \u2014 On cite pourtant des faits extraordinaires, qui supposeraient que certains animaux sint capables de raisonnements : On en raconte qui auraient cu pour auteurs des ours, des renards, des canards.\u2014 Des canards, surtout ! Mais remarquez, cher ami, que ces faits se seraient toujours passés dans des pays lointains, où il nous est impossible d'aller en contrôler l'exactitude.Remarquez, de plus, que ces historiettes, même prouvées, ne prouveraient pas l'intelligence des animaux.En vou- lez-vous un exemple ?\u2014 Je préférerais vous en citer un moi-même., d'autant plus qu\u2019il ne s\u2019est point passé aussi loin que vous disiez tout à l\u2019heure.\u2014 Et de quelle bête s'agissait-il ?\u2014 D'un chien, d\u2019un chien de berger.Ce chien s'était glissé dans la salle à manger de la ferme, au moment où l'on allait se mettre à table : un Énorme et appétissant gigot, déjà servi, répandait son fumet dans la pièce ; le chien entre, il reconnaît, dans ce gigot, l'odeur du mouton, une partie d\u2019un animal que maintes fois il avait gardé.Que fait-il ?il saute sur la table, et il se met à tourner tout autour du gigot, continuant ainsi à remplir ses fonctions de chien de berger.N'est-ce pas extraordinaire ?\u2014 Si extraordinaire, que votre chien ressemble beaucoup à un\u2019 canard.Mais qu'est-ce que cela prouve ?\u2014 Ne vous semble-t-il pas voir là un signe d'intelligence ?\u2014 Pas du tout, cher ami, et j'y vois plutôt la preuve que votre chien n\u2019est qu\u2019une bête.| S'il avait eu tant soit peu d'intelligence, il aurait compris que sa garde était inutile au mouton., et nuisible À la vaisselle ! \u2014 C'est vrai, je n\u2019y avais pas ré- Le radium NA = 0 TF SHE # oy inlasonn lo radium, dont une oO so moquers du A lo rôvo de nos ition ot une Ta ntirutésimale nous rondra ln chaleurot la lumiè- fomiño 60 chnu: Vhiver avoc un wrain do ru diumns comprimé 1.tout loratger La politique l\u2019étranger En +1, NE Ex Alarm EN Fn L'année veille énorvée, Le amu \u201800 insistance ln Sento, Enconselente, Madaiallmmie montant nécessite- nue oh \u201cul Tasomblo nie * Bloe \u201c aécinro qu'elle ne met By une diversion À l\u2019exté- ottos ct nugmente sem veut srander comme pes que vieu: eat es zou or falro In fléchi, et je vois que j'ai eu tort de trop écouter ceux qui vantent l\u2019intelligence des bêtes.\u2014 Oh ! vous pouvez les écouter ; car plus ils raisonnent, plus ils déraisonnent méme, en argumentant de travers, plus ils mettent en action notre supériorité sur l\u2019animal ; en effet, la bête ne peut même pas penser.une bêtise : c\u2019est un privilège réservé à l'homme ! \u2014 Et voilà un second abîme infranchissable.Mais, comme dit le proverbe, l\u2019abîme appelle l\u2019'abîme., et ce second en appelle un troisième.\u2014 Nous y voici.L'homme communique ses raisonnements à ses semblables par le moyen du langage : il a toujours parlé ; la bête, au contraire, n\u2019a jamais parlé et ne parlera jamais.\u2014 Et que faites-vous des cris de certains animaux ?\u2014 J'en fais des interjections.Si nous n'avions à dire que des oh ! oh ! ou des ak ! ah ! nous n\u2019aurions pas le langage.Cela me rappelle une phrase que j'ai lue quelque part : \u2018\u201c Oh ! oh ! s\u2019écria-t-il en portugais.\u201d\u2019 Pourquoi cela fait-il rire ?Parce qu\u2019il n\u2019y a pas besoin d'être Portugais pour dire oh! oh !.11 suffit d\u2019être homme : ce n\u2019est pas du langage, c\u2019est du cri.\u2014 Alors les chants des oiseaux, les appels de certaines bêtes.?\u2014 Mettez tout cela dans les interjections, cher ami ; les animaux peuvent les produire ; pour avoir le Iangage, ils n\u2019ont plus qu\u2019à y ajouter le substantif, l'article, la préposition, la conjonction et l'adverbe.\u2014 Peu de chose, en effet ! Mais si les animaux ne parlent pas, c\u2019est sans doute parce qu\u2019ils n\u2019ont pas les organes nécessaires, \u2014 Ce serait une raison., mais ce n\u2019est pas la principale.Et la preuve, c'est que le singe a tout ce qu\u2019il faut pour parler, et qu\u2019il ne parle pas.Et tenez, voici un contraste frappant : prenez deux singes, doués de tous les organes nécessaires à la parole : jamais ils ne se parleront ; au contraire, prenez deux sourds-muets, dépourvus de l'organe de la voix : ils arriveront à échanger des idées.\u2026 ! \u2014 Pas par parole.\u2014 Assurément, mais par le langage.Car , notez-le bien, il n\u2019y a pas que le langage parlé : il y a le langage mimé, le langage écrit, le langage transmis au loin par le télégraphe ou le téléphone, le langage conservé par le phonographe : tout cela, c\u2019est la communication des idées, et tout cela, c'est l'apanage exclusif de l'homme.\u2014 Pauvres bêtes ! (Je parle des animaux !) Il y en a pourtant dont on dit : \u201c11 ne leur manque que la parole ! \u2014 C'est possible.Mais elle leur manque bien ! Et elles ne parleront jamais.que dans les fables de La Fontaine.L'ansé E.DuUrLEssy 20: \u2019 Nous prions instamment ceux de nos lecteurs dent l\u2019aboumement est expiré de ne pas sttendre plus longtemps pour en payer : le : renouvellement.guerre aux eur Un remède et un antidote Nous conseillons très fort d'exposer, soit par écrit, soit de vive voix, les éléments des principes ancrés qui constituent ln philosophie chrétienne.Cetto recommandation a pour but de guérir, par une scieuce de bon aloi, les maladies intellectuelles des hommes et de les prémunir tout à la fois contro les formes multiples do l\u2019orreur et contre les nombreuses séductions du vice, surtout en un temps où la licenco des écrits va do pair avoc une insatiable avidité d'apprendre.Léon XIII.IEncyol.Humanum genus, 2 avril 1881] 20: La candidature présidentielle anx Etats-Unis \u2014\u2014\u2014 Le New York Herald, reçoit de Washington une bien curieuse information à proprs de M.Roosevelt ut de la candidature présidentielle en 1908.On sait que M.Roosevelt a déclaré à plusieurs reprises qu\u2019il n\u2019accepterait pas, l'année prochuine, la candidature À la présidence, même si elle Jui était offerte À l'unanimité par la convention nationale républicaine.I! & môme dit, et celn n été publié, quesi la convention, malgré son refus anticipé, le désignait quiand même comme candidat, il refuserait après comme avant, ce qui obligerait les républicains à convoquer de nouveau la conv s'ils persistaient à mé 1 tre sa décision bien arrôtée.Eli bien ! au dire du Herald, cette résolution du président ne serait pas ausei absolu- tent définitive qu'on le croyait.Il pourrait se faire que M.Ruosevelt changeât d'avis.Si, dit le Herald, les grands financiers que le président à combattus continuent à l'atta quer ; s\u2019ils persistent à dire que M.Roosevelt refuse d'avance In candidature présidez.tielle parce qu\u2019il sait ne pouvoir l'obtenir et qu\u2019il prévoit d'ailleurs une défaite pour novembre 1908 ; \u2018si cette guerre de coups d'épingl continue, M.Roosevelt pourru se décider à devenir, une fois er core, le candidat du parti républicain.Voilà les adversaires du président dûment avertis.Il est curieux de noter que cutte nouvelle attitude de M.Roosevelt est annoncée le lendemain du départ pour les Philippines ae M.Taît.Le secrétaire de la guerre croyait déjà tenirla candidature présidentielle.Il comptait sans les adversaires du président, sans ces maladroits qui s'avisent de mettre en doute ua réélection.Défler un ancien rough rider de faire quoi que ce noit, n'est-ce pasle pluseûr moyen de le lui faire faire aussitôt P Un moyen d'édification Puisque, au temps préscnt surtout, lee méchants abusent des journaux pour la diffasion des mauvaises doctrines et la dépravation des mœurs, estimez de votre devoir d'user des mêmes moyens: eux, indi nement, pour la destruction, vous, sainte ment, pour l'édification.Il sera assurément très utile que des hommes inatruits et pieux s consacrent à des publications quotidiennes ou périodiques ; les erreurs étant ainsi pou à peu et graduellement dicsipées, la vérité ee répandra, lus âmes engourdies te réveilleront, et Is foi qu'elles cultivent on elles-mémés pour leur salut, elles so meot- tront à la professer publiquement et à le défendre avec vaillance.Léon XIII.Lættre aux évêques du Pérou, Ier nund 1886 La voix des poissons! Malgré l'autorité que, dit-on, pressntent.les aphoriemes échappée à la Sagesse due nations, le proverbe, muet comme un poissons n'est, au moins, pas absolument exact, puis Que l\u2019on connaît des poissons qui possèdent Ia faculté d'émettre des sons vocaux percep\u201d tibles ; il serait mûme tout à fait menteur, si l'on en pouvait croire M.Kæilicker, directeur de l'aquarium de Naples, qui assure que tous les poi saus ption, ont une manid- re de langage avec lequel ils s'entretiennent entre our.M.Pérez, donne dans le Cos:nos une longue listo des poissons auxquels on a reconnu In faculté d'émettre des sons; nous n\u2019en citerons que quelques-uns : Le thon, d'aprés de La Blanchère, \u2018* passe la tête hors de l'eau pour chanter d\u2019une voix rappelant celled'un enfant qui pleure \u201d ; cependant son agonie est muette.C'est tout le contraire des sardines qu'on n'entend jamais crier de leur vivant, mais qui poussent avant de mourir, un faible cri de souris, La dorée, ou poisson de Saint-Pierre, décèle su présence dans les flaques, à la marée basse, par une sorte de gloussement qui lui 8 fait donner par lez pêcheurs le surnom de poude d'eau.Le muaigre, vulgairement aigle de mer, magnifique poisson gris argenté.assez commun sur certnines côtes, fait entendre un bruit sourd, une sorte de mugissement, assez fort pour être entendu sous vingt brasses d'eau, assurent les pôcheurs.De La Blanchire cite encore parmi les poi lant ; un batiste, * grinçant des sons mél liques et plaintifs le cri d\u2019une roue de voiture \u201d: les pégonins, à la voix pareille À un roulement de tambour ; un amacrure, legrenadier à ronfilement de toupie : le shal vieillard,au raugissement profond.M.Thoron, dans une exploration dans la baie du Fallon, au nord de In République de l'Equateur, a rencontré dee polssons chantants que les habitants du paye appellent les anunicos.M.LeMecsle décrit daus un voyage au Cambodge le brillant concert que lui ont donné des poissons.Mais nous ne saurions prolonger ici cette nomenclature.Qu'il suffise de constater que parmi les poissons, non pas tous, mais certainement quelques-uns, possèdent une voix que nous pouvons entendre.M.Kællicker, n\u2019y va pas par quatre chemins.Il admet d'abord quece phénomène est général dans toutes les vepèces.En outre, s'étant fait immerger à 358 ou 40 pieds, il réussit, tapiderrière uneroche marine.à enregistrer avec un microphonographe de son invention lessons émis par ses voivias, et il affirme que les poissons que l'on croyait muets do toute éternité, émettent entre eux une série de léger bourdonnement dont chaque variation répond à une situation nettement curactérisée et provoque In môme action chez ceux auxquels il s'adresse, de sorte qu'on ne saurait lui dénier le titre de langage! On ne n'attend pas.nous l'eapérons à ce que nous Inissions parser sans protester une pareille affirmation.En vérité M.Keellicker abonde t un peu trop dans la théorie du trop célèbre Garnier sur le langage des singes.Supposer que ces poissons ont un langage, c'est montrer qu'on ne possède pas les principes d\u2019une saine philosophie.Pour qu\u2019il y ait langage, il faut en réalité | qu'il y ait jugement et raisonnement basée au moins implicitement sur un concept abs trait et universel.Ces notions sont manifest en del de la portée de l'animal.Les animaux poussent des cris instinctifs, toujours les mêmes chez une même espèce, pour marquer tel ou tel besoin, pour appeler, ote., mais cela n'est pas plus un langage, qu'un animal n'est un homme.En résumé, les poissons ne seraient pas muets, et cependant on peutêtre certain Qu'avcun ne prononce pas méme des discours comme ceux dè M.Olivar Acselin ! C'est.un besoin actuel Que vos anins ascidus se portent aux choses destinées à la publicité, soit journellement, soit à époque fixes.Vous connaissez les tempa présente : d'an côté, les hommes sont animée d'une aviditd insatiable de lire ; de l'autre, nn torrent de mauvais dorits se répand en toute licence ; et c'est à peine si l\u2019on pent évaluer quels ravages il en résulte pour l'honnêteté des mœurs, quel détriment en est produit pour l'intégrité de ls religion.Persévérez donc à exborter, à avertir par tous ies moyens et sous toutes les formes en votre pouvoir, afin de détourner les hommes deces goufires do corruption et pour les amenor sux sources salutaires.Il sers très utile à out effet que, par vos soins ot sous votre conduite, on publie des journaux qui, au pies répandu de toutes parte, opposeat remèle opportun, en present ls défense de la vé-ité, de la vertu et de la religion.LÉON XIII aus évôques du Portugal.Un drame de: ii 4 T1 y a quelque vingt viegt aos; viva à Me réal un riche manufactarier qui avait une le de six eufants.Cot homme était bon, généreux, simablo; oo ne pouvalt trouver maison plus unie ni plus heureuse.Mais los affaires allèrent mal et l'homme ve mit à boire On essays de tous les moyeus pour l'arrêter, et pendant quelque tempe, grâce à la prière ot aux sacrements, la passion enrayée oessa de faire des progrès.Le juur de Noël 18.il At venir un prêtre chez lui.Là, daus le salon de le famille, en présence de sa fomme et de ses enfants, le père demanda hambloment pardon des scandales qu'i: avait donnés par ua boisson et des chagrins qu'il avait causés À ea famille.Puis, avec une éloquence touchante, il supplia ses enfants de ne jamais toucher aux boissons fortes de lvar vie, et © jetant à genoux, il implors pour lui et = famille la bénédiction du prêtre.: Pendant un temps, il se maintint par faitement sobre ; malheureusement, il négliges la pratique dea sacremeats, et le terrible passion s'empars de nouveau de lui pour ne plus le lâcher.Deux ans plus tard vint ls banqueroute.Il fallut tout vendre et allor so réfugier dans un des faubourgs de la ville.Débilité par la boisson, le père no put trouver de l'emploi, «t Ia gine so fit sontir à le maison ; mais, lui, continuait de boire.Il réussit à trouver do modestes wsitus- tions pour scs deux miués, l\u2019un âgé de quatorze aus, l'autre de douze.Ils gagnaient | ) huit pisstres par, mois, c'était tout ce qu'il y avait pour soutenir la famille.Le malheureux père, emporté psr sa passion, guettait ses enfants le jour de la paie, et leur arrachait la plus grande partio do leur maigre ralnire, qu\u2019il allait boiro à l'auherge, tandis ouo la misère Ia plus profonde réguait dans la maison.Un jour de janvier, il n\u2019y avait plus ni pain, ni bois, ni argent.A quetre heures de l\u2019après midi, la fomme et les enfants n\u2019avaient pas encore mangé de In journée.Il fallut aller mendier des secours au presbytère de ls paroisse.Et le père buvait toujours.; Cet homme si bon autrefois, ai affectionné à sa femme et à scs enfants, était devenu violent et brutal.Il en vint aux menaces, puis aux coups, et, plus d\u2019une fois le police dut protéger la famille contre les assauts de l\u2019ivrogne.Quatre années v'écoulèrent de la sorte.La dégradation du père devonait de plus en plus profonde et irrémédiable.L'ainé des garçons avait atteint ces dix- huit ann, mais épaisé par un travail trop fatigant, miné surtout par le chagrin que lui causait la conduite de son père, il tombs malade et mourut ea bout ae quelques jours.Le père était en fête.-Tl n'eut connais sance du malheur qui était arrivé qu'au moment même où l'on allait porter le corpe à l'église.Alors, ne jetant sur la bière de son fils, il éclata en sanglois.\u201c Mon pauvre enfant, c'est moi, ton père, qui t'ai donné Ia mort | Misérablo que jo suis! Pourquoi donc Dieu ne w'a-t-il pas frappé à ta place $ Mon : fils, pardoune à ton malheureux père 1 \u201d L'infortuné suivit le cadavre de wom enfant à l'église et au cimetière, mais le noir, quand il revint à le maison, il Stait ivre.Quolques années encore s'écoulèsent, Un jour, eur la res Craig, je vis venir de loin un homme titubant eur le trottoir.Son aspect était sordide, il avair l'air d'en ve- gabond de la plus triste espèos.Les vête- meats en haillons et souillés de boue, le barbe et les cheveux dans le plus grand désordre, le-vidage taméfié et abrati par le boisson, les yeux regardant vaguement dans le vide.ot len passante »e détournalent avec dégoût da chemin de I'ivrogune.Arrivé plus près, je reconnus le melhou- reux ; c'était M.X.Le ruine écait.complète.Et je me souvine des jours d'autre fois, et je revis la maison où l\u2019on views ol honreux, et je me reppelai la touchante scène de Nol.Tout ecole n\u2019était plume qu'sn réve ; la triste réalité, je l'avais sou les yeux.uoiques mois plus tard, d'irrogne | am: bait pour ne plus se relever.- Riv.Phas Hiwom, Ba \u201cJone me fale pes d'illusicn curia HW .berté que l'on nous céfre.Les t établir le\u2019 ob leurs savages one le vide : volitridémens = Joieoppollans.De mime, lo liboreé quo l\u2019on proclame of haut semble nites depuis le a To i chaîner colle des autres où en particules barbares jpé-.| 1 {i I LA MAÇONNERIEB AMERICAINE La maçonnerie des pays latins Le catholique de ce siècle ne doit jamais perdre de vue que le sol qu'il foule est miné de tous côtés par les sociétés secrètes ; que ce sont elles qui donnent la note aux polémiques anti-catholiques.La lutte actuelle est principalement avec un ennemi invisible, qui se présente .rarement avec sa véritable devise.Don SARDA Un mot d'ordre, partant sans doute de la Grande Loge d'Angleterre, à été donné à la maçonnerie anglaise et américaine : c\u2019est de jouer la comédie du désaveu, direct ou indirect, à l\u2019égard de la maçonnerie des pays latins, plus spécialement de celle de France.La Grande Loge d'Angleterre, qui fut l\u2019aïeule du maçonnisme moderne et surlout de la maçonnerie française, dès les débuts du XVIII° siècle, sait que le monde profane, non initié aux secrets des loges, a les yeux sur la France où règne visiblement la franc- maçonnerie, où le Grand Orient est seigneur et maître et dirige le gouvernement même de la République.La maçonnerie anglaise se rend compte du fait que le spectacle des exploits de cette domination maçonnique sur la France \u2014 jadis \u201c* fille aînée de l'Eglise \"\u2019 \u2014 ust de nature à influencer profondément l'opinion publique et à nuire profondément aussi à la maçonnerie anglaise ou américaine.Pour parer au danger de voir l\u2019opinion publique si \u2018ongtemps aveuglée, au moyen d'une presse et d'hommes politiques asservis aux loges, se retourner enfin contre la maçonnerie et commencer un vaste mouvement de réaction, les chefs secrets ont organisé la parade du désaveu.C'est ainsi, que, le 13 février 1907, à Montréal, le Grand Maître de la Grande Loge de Québec, le F.-, Manson, faisait publier dans le Star, à sa dévotion, une déclaration dans laquelle it affirmait, au nom de la maçonnerie anglaise, que celle-ci n'avait aucuns rapports avec ln maçonnerie française.Plus récemment encore, le IFitness, deMontréal, publiait un article inspiré par le même chef d'orchestre mystérieux, dans lequel on désavouait plus particulièrement les loges fran- Çaises créées dans le Canada par le Grand Orient de France.Le mot d'ordre aux Etats-Unis Le mot d'ordre fait actuellement son tour dans les Etat-Unis.Le Catholic fortnightly Review public, dans son numéro du 15 septembre, sous ce titre: La franc-maçonnerie et l'Eglise, un discours maçonnique du maçon J.-C.Strother, juge, de louisville (Kentucky), prononcé devant la loge de Louisville, No 400.Ce discours est évidemment destiné à la publicité profane, car la règle du secret n\u2019est levée que dans des circonstances spéciales, quand il s'agit de faire le jeu des loges.Ce discours contient les passages suivants : ** Je ne puis dire qu\u2019il y a diverses sortes de maçonnerie, dans un sens (sic).La franc-maçonnerie n\u2019est point connue, enscignée et pratiquée partout, dans le monde, avec cette pureté de croyance en Dieu (sic) comme Supréme Architecte de l\u2019univers, ni avec cette élévation de sentiments moreux (sic) qui caractérisent les loges de notre pays.La franc-maçonnerie, telle qu'elle existe en France, en ltalie, en Espagne, en Portugal et dans le sud de l'Amérique \u2014 (le F.: : Strother néglige ici de citer les loges de Belgique, Hollande, Suisse, Hongric qui sont aussi ouvertement anti- chrétiennes que celles de France.\u2014N.B.) \u2014est une association anti-reli- gieuse qui, dans ces dernitres années, i'est développee en une sorte de secte anti-théiste qui ne dissimule nullement sa haine contre la religion révélée.*\u2018* La franc-maçonnerie s'introduisit en France probablement vers 1720 ct dans les autres pays ci-dessus nommés probablement plus tard.Un grand nombre de gentilshommes français s'affilièrent aux loges où la li- bre-pensée et l'incroyance* relhigisuse furent ouvertement disculées(!).Des lôges de femmes, non moins licencieuses (sic) que celles d'hommes, furent organisées et ces loges virent des membres de la famille royale et des hautes classes appartenant au monde politique devenir de ses membres assidus.\u201d Ici le F.- .Strother néglige d'indi- \u2018| , \u201c WE dre qûer*d'où virit la magonnerie\u2018iñtrodui- te en France par la Grande Loge d\u2019Angleterre, mère aussi des loges améri- caînes.11 néglige en outre, de mentionner que les loges créées en Belgique, en Ilollande, etc, par les FF.-, d'Angleterre, l'ont été à la même époque que celles de la France.** Dans une société aussi éminemment libre de toute influence religieu- su, continue M.Strother, les loges maçonniques présentaient une sorte de terrain neutre (sic) sur lequel on pouvait se livrer à toute espèce de débats, loin de I'influence ou de Phostilité de l\u2019Eglise ou de l\u2019Etat.** Dans leur réunion l\u2019existence historique même du Christ, pour ne rien dire de sa divinité, devint l\u2019objet de discussions joyeuses( sic) ( Jocular dispute).Cette situation a sans doute aggravé si elle ne l\u2019a pas créé l\u2019antagonisme qui existait entre la franc-maçonnerie et l\u2019Église catholique romaine.\u201d Ici le \u201cbon\u201d F.-.Strother néglige encore de révéler que la guerre au Christ, au Christianisme, à l\u2019Felise, fut organisé d'abord dans les loges de France par les soins des FE.de la Grande Loge d'Angleterre, ,ai, en 1726, initinient À leurs mystères anti-chrétiens, à Jondres même, le F.-.Arouet dit Voltaire, le même qui en 1764, lançait aux FF.-.des loges de France le cri de guerre fameux, le vrai mot d'ordre de la maçonnerie universelle : \u2018\u201cEcrasons l\u2019infâme\u2018*\u2014 c'es la ** Religion chrétienne » \u2018\u201cL'antagonisme entre l\u2019ordre maçonnique et l'Eglise, dit encore M.Strother, devint si violent, qu\u2019en 18g), le Grand Orient de France vota des résolutions significes comme ordres obli- fatoires À toutes les loges subordonnées, placées sous sa juridiction, résolutions portant qu\u2019il était du devoir de tout bon maçon d'usee de son influence pour arriver à la suppression de toutes les associations religieuses d'éducation ou de charité, et pour amener la confiscation de leurs propriétés par l'Etat.Ces résolutions portaient aussi qu\u2019il était du devoir de tout frane-Maçon de réclamer l'exclusion des fonctions officielles quelconques, civiles, militaires, ou navales à l'égard de tout élève sortides collèges ou des écoles catholiques, Les relations de la franc-maçonnerie avec la religion dominante de France, d'Europe, de Portugal et des Etats de l'Amérique du sud sont par conséquent loin d\u2019être en harmonie avec les crovances où les pratiques de la Religion Catholique Romaine.\u201cL'opposition de l'Eglise aux ten- dences athées et aux habitudes dissolues de pensée et de pratique des maçons, a développé une activité correspondante de la part des maçons, dont la puissance politique en France dépasse de beaucoup leur importance numérique (sic), laquelle puissance constitue cependant sans aucun doute la force non visible mais considérable qui produit actuellement la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État, amenant en France une révolntion complète bien que non sanglante jusqu'ici, \u2018* * + * Le \u2018\u201c bon\u201d Frère Strother Cette déclaration, combinée sans auveun doute en loge, est due, peut- être, à la bonne foi d'un F.- .de grade inférieur non initié au vrai but des luges.Le \u201cbon I.-, Strother, de Louisville, comme beaucoup de FF.+, de son espèce, paraît croire que la maçonnerie anglaise et américaine n\u2019a rien de commun avec celle d'Europe, à charge de laquelle il fait, du reste, des aveux écrasants, qui resteront comme un témoignage non suspect de l'athéisme et de l\u2019anti-christianisme maçonniques, Le \u201cbon\u2019\u201d F.- , Strother paraît ignorer que la franc-maçonnerie universelle est une ct poursuit partout la réalisation du mème plan d\u2019impiété radicale, d\u2019anti-christianisme irréductible et de révolution sociale ou anarchique, en vertu même de la conspiration ourdie dès le NVI\", organisée plus savamment en Angleterre au XVIIe et au NVIII* siècles.11 paraît encore ignorer que cette conspiration a fait explosion en France en 1789, après 35 ans de préparation machiavélique au sein des loges, créées dans ce pays ct ailleurs, cn Europe, par les émissaires de ln Grande Loge d'Angleterre, la véritable inspiratrice de la révolution française, la complice satanique des loges du Grand Orient et du suprême conseil de France.Les loges de femmes, dont parle le F,-.Strother, comme si elles n\u2019existaient qu\u2019en France et dans les pays latins, sont d'origine anglaise.Actuellement elles sévissent sur une grande échelle, mais sous les masques divers, aux Etats-Unis ct même en Canadn.Le \u2018\u201cbon \u2019F.-.Strother paraîl admettre que les condamnations portées par l'Eglise catholique contre la franc-maçonnerie sont légitimes, à raison du caractère profondément impie et anti-chrétien de celle-ci, mais il semble \u2014 à l\u2019instar du \u201cbon \u201d Frère Edouard, prince de Galles en 1883 \u2014 en exempter la maçonnerie américaine qui est d\u2019origine anglaise tout comme la maçonnerie française et celle du reste de l'Europe.Mais les Papes savaient à quoi s\u2019en tenir mieux que les \u201cbons\u201d FF.-.quant à l\u2019hypocrisie absolue de la maçonnerie anglaise, mère et maîtresse de la maçonnerie universelle du monde moderne, et c\u2019est pour de solides motifs, qu\u2019en 1884, Léon NIEL refusa catégoriquement d\u2019exempter les loges anglaises de la nouvelle et foudroyante condamnation qu\u2019il porta contre les sociétés secrètes anti-chrétiennes.Les faits actuels de France justifient pleinement cette condamnation.Les révélations que le \u2018bon \u201d F,-, Strother lui-même, fait à charge du Grand Orient de France organisant en 1891 la persécution des ordres religieux et la mise hors le droit commun des catholiques français, coupables de donner à leurs enfants une éducation chrétienne, prouvent que l'on sait parfaitement, dans les loges des lêtats- Unis, comment procèdent les FË.-.et amis de France, \u2018\u201c dont le pouvoir \u201c* politique, hors de toute proportion \u2018avec leur importance numérique, \u2018* (32,000 affiliés sur 36,000,000 d\u2019A- \u201c\u201cmes), constitue cependant l'invisi- \u2018bles mais puissante force qui a pro- \u201cduit la séparation \u2014 c\u2019est-û-dire l'apostasie officielle de la France.Cette révolution irreligieuse plus complète que celle du NVIII° siècle duit, humainement parlant, entraîner, dans un laps de temps peu considérable, une révolution sociale autrement plus terrible que celle qui suivit la révolution maçonnique de 1789.Cette double révolution est destinée, selon un plan universel, auquel travaillent aussi bien les loges d\u2019Amérique que celles d'Europe, y compris la Grande Loge d'Angleterre, à s'étendre à toute l\u2019lEurope et ensuite à tous les pays du monde où les loges peuvent espérer s'emparer, comme en France, de la puissance politique.L.HACAULT \u20141086\u2014 A PROPOS DE LA PROPAGATION DE LA FOI La Semaine religicuse, de Québec, fait remarquer, en termes un peu cavaliers, à notre distingué collaborateur caché sous le pseudonyme /.-B.Gardavon, que les statistiques sur la propagation de la foi, qu'il a empruntés de l\u2019Ami du Clergé, revue réputée très sérieuse, sont incomplètes et qu\u2019elles ne rendent pas entièrement justice au Canada.Cependant, à l'encontre des prétentions implicites de notre trop aimable confrère québecois, nous trouvons encore quele Canada catholique ne fait pas tout ce qu'il pourrait pour l\u2019œuvre si belle des missions.Sir Frs Langelier,à la grande assemblée de la Ligue anti alcoolique, tenue récemment dans la vieille cité de Champlain, a déclaré, statistiques officielles en mains, que les Canadiens consommaient annuellement environ 12,000,000 de gallons de liqueurs enivrantes, soit pour une valeur de 24,000,000 de dollars.Or, comparés à cette fabuleuse somme dépensée au grand détriment des Ames et des corps de nos compatriotes, que sont les quelques milliers de dollars que nous donnons pour la propagation de la foi ?Peu de chose, n\u2019est-ce pas ?Presque rien, It y a donc lieu de stimuler le zèle encore trop froid de nos catholiques pour l\u2019œuvre par excellence des Missions étrangères.Et c'est justement ce qu\u2019a voulu et ce qu\u2019a fait notre collaborateur.Le rédacteur de la Semaine semble faire une faute à J.-B.Gardavou de n'avoir pas tenu compte, dans son articie du 14 septembre, du fait que déjà nous avons en Afrique, aux Indes et ailleurs quelques compatriotes qui y annoncent 1\u2019Evangile aux infidèles.Ici, nous devons dire à notre confrère qu\u2019il sort délibérément du cadre tracé par l\u2019écrit de notre collaborateur, puisqu'il n\u2019y est question que de contributions, en argent ou autres valeurs matérielles, à l\u2019œuvre de la propagation de la foi.D'ailleurs, c'est avec une joié ct une satisfaction profondes que nous avons, à l'instar de la Semaine religieuse, publié, qua nd l\u2019occasion s\u2019en est présentée, ces départs de nas braves missionnaires, frères ct sœurs, pour les pays lointains jui d'autant plus profondes que, du nombre de ces heureux appelés de Dieu, se trouvent déjà trois de nos proches, JOSEPH BEGIN.Honneur et succès LA LIGUE ANTIALCOOLIQUE DE QUEBEC! Nous aurions été heureux de pouvoir assister, comme nous y étions particulièrement invité, à la grande démonstration antialcoolique qui a eu lieu, mardi dernier, au manège militaire de Québec.Plusieurs sommités ecclésiastiques et civiles du Canada y assistaient.Citons quelques noms : Messeigneurs Bégin, Bruchési, Emard, Blais, Labtecque, McDonald et Blanche, Mgr Mathieu, le Lieutenant-Gouverneur Jette, Sir Frs Langelier, les hons Chapais, Pelletier Roy et Choquette, Les orateurs de la circonstance ont été Messcigneurs les Archevêques de Québec et de Montréal, le L.-G.Jetté, Sir Frs Langelier et l'hon.Pelletier.Notre cadre restreint nous oblige, à regret, à ne donner ici qu\u2019un résumé des éloquentes et persuasives allocutions de Messgrs Bégin et Bruchési, que nous empruntons d\u2019un confrère : $.G.Mgr Bégin:\u2014M y a déjà plus d'un an, Messeigneurs les évêques entreprenaient une vigoureuse croisade contre l\u2019intempérance.La voix des zélés missionnaires a été écoutée et a produit de beaux résultats, Des milliers, les quatre cinquièmes de la population se sont enrôlés dans les sociètes de tempérance ; tous ont promis de ne jamais payer lu \u2018\u2018 fameuse traite \u2019\u2019 et de combattre le fléau de l\u2019alcoolisme.Le nombre des débits de boissons a diminué de beaucoup depuis, et Mgr l\u2019Archevêque a calculé, au cours de sa dernière visite, qu\u2019on pouvait parcourir plus de trente paroisses sans trouver un seul débit de boissons.(Appl.) Bien peu ont manqué à leur promesse et le clergé s\u2019est chargé de faire observer les engagements pris et de faire tout en son pouvoir pour le plus grand progrès du mouvement antialcoolique, en un mot pour le salut du pays.Les journaux sont remplis de détails.de crimes abominables dus à l\u2019intempérance, ajoute l\u2019éminent orateur, qui cite quelques opinions sur l\u2019intempérance, de François Coppée, Gladstone, Mgr de Nancy et autres hommes distingués.Veut-on connaître le meilleur moyen d\u2019enrayer ce fléau, demande Sa Grandeur ?C\u2019est de diminuer le nombre des (débits de boissons, car \u201c\u2018\u2018 l\u2019occasion fait le larron,\u201d et bien des personnes ne chercheraient pas à boire s\u2019ils ne rencontraient sur leur chemin une auberge où des soi-disant amis les invitent à prendre une consommation.En Angleterre, une société d\u2019abstinence compte 5,000,000 de membres absolument abstinents naturellement.Le bon exemple est aussi absolument nécessaire pour arrêter le fléau de l\u2019intempérance.A la dernière séance du Conscil de l'instruction publique, il a été décidé de faire donner des leçons sur l'alcoolisme en rapport avec l'hygiène et autres enscignements.Sa Grandeur Mgr l\u2019Archevêque croit qu\u2019un bon moyen également serait de fournir aux instituteurs et institutrices des ouvrages spéciaux sur l'alcoolisme et cite plusieurs auteurs d'ouvrages de ce genre, entr'autres M.Edm.Rousseau, secrétaire de la Ligue.L'éminent orateur compte beaucoup sur les résultats de la Ligue antialcoolique qui compte déjà dans ses rangs nos hommes les plus éminents, des juges, des ministres, des avocats et autres hommes de profession ainsi que des di- fnitaires ecclésiastiques.Il souhaite que ia Ligue devienne une force puissante à laquelle tous devront donner le - cordial appui qu\u2019elle mérite à tant d\u2019égards.(Longs appl.) * .* S.G.Mgr Bruchésie ;\u2014 La démonstration de ce soir, dit le prélat distingué, est l\u2019un des plus beaux succès enregistrés encore pour la grande cause antialcoolique.L'alcoolisme est la cause de toutes sortes de ravages ; il met la misère aux foyers, il tue avant le temps et prive nos \u2018milles de chets vénérés sur lesquels elles comptaient durant de longues années encore, Les remèdes sont tout trouvés, on les voit dans les journaux, dans les revues, et cependant le mal existe toujours.Est-ce un mystère ?Le peuple canadien est-il livré à l'alcoolisme que depuis vingt et trente ans ?Non.Tous diront qu\u2019on ne voit plus dans nos paroisses cette ivrognerie abjecte qui s\u2019y rencontrait, mais il y a dans les villes un usage extrémement déplorable.Le nombre de buvettes a diminué et l\u2019on a vu de beaux traits d\u2019héroisme, Mais, ne voit-on pas, dans toutes les fêtes ou démonstrations un usage immodéré des boissons alcooliques ?Durant les années passées, on n\u2019a jamais enscigné aux enfants, dans les écoles et pensionnats, des leçons anti-alcooliques, comme on va le faire maintenant, et les instituteurs n'étaient pas seuls à blâmer : nous étions tous coupables.Au sortir dl\u2019école, l'enfant a eu la leçon de choses ; la vu son père ou d'autres membres de sa famille sc passer le ** petit verre *\u2019 avant le repas, après et durant la journée même.Le désir lui venait à lui aussi de goûter à ce \u201c petit verre\u201d\u201d qui semblait si doux, si bon, que le père, les fils aînés et autres prenaient tout en restant dans les justes bornes.Mais il en est autrement pour l\u2019enfant qui, après avoir pris le premier verre, y trouve goût et ne tarde pas à devenir un alcoolique, L'orateur raconte un tait qui date de sa jeunesse: ** Un soir on amenait dans un hôpital un jeune homme appartenant À une excellente famille; il avait été transporté à l\u2019hôpital pour y mourir et il ne pouvait articuler que quelques mots ; ces mots il mourut en les prononçant : \u201cUn petit coup,\u201d encore un *\u2018 petit coup!\u2019 (Sensation dans l'auditoire).L'orateur continue l\u2019une des plus brillantes péroraisons en disant que ce qui est encore le remède suprême c\u2019est la prière, la prière seule qui nous fera remporter la victoire que nous cherchons tous.Nous prierons donc au foyer, devant la croix noire de la zhaumière, à l'église, dans les écoles, Il faut que les maîtres, les maîtresses répêètent constamment aux enfants : \u2018* Prenez garde à l\u2019ivrognerie ; ne buvez jamais de boissons \u2019\u2019 ; plus tard au catéchisme, les directeurs de conscience les mettront de nouveau en garde contre l\u2019affreuse passion de l\u2019alcoolisme, et plus tard encore, au collège leurs professeurs continueront le même enseignement, et la génération qui pousse, la génération de demain sera tempérante et le besoin des buvettes aura cessé d'exister (appl.).eLe savant conférencier cite encore d\u2019autres faits se rapportant à l'exemple que l\u2019on doit donner aux enfants pour les garder dans la bonne voie, à celui qui les tiendra constamment en dehors des occasions d\u2019intempérance.Le mot ** hôtel \"\u2019 est profané, dit encore l\u2019orateur, car c\u2019est un mot magnifique ; il signifie qu\u2019on peut y trouver le - repos dont on a surtout tant besoin et on y a même accolé le nom de Dieu, pour dési- ner les hôpitaux où les malades ct les blessés sont soignés avec tant de soins et d'abnégation par nos dévouées religieuses.(Appl.).Dans la cité de Montréal, avec ses faubourgs, il ya Goo hôtels, auberges, buvettes, sans compter les magasins où l'on vend de la boisson.Dans l\u2019une des paroisses du district de Montréal Monseigneur, au cours d\u2019une visite, avait posé au curé, publiquement, la question suivante : * Combien y a-t-il d'hôtels dans la ville ?\u2018\u2019 Et la réponse fut : \u2018\u201c douze \"\u2014 Combien y a-t-il de boulangers ?\u201d*\u2014 Trois.(Rires).Le conférencier raconte un autre fait: \u2018* Un dimanche,\u2014 ce n\u2019était pas À Québec,\u2014un hôtel de la grande rue était fermé, maisla porte privée était ouverte et une quarantaine de jeunes gens s\u2019y introduisaient.Un peu plus loin, la silhouette d\u2019un homme de police apparaissait : lc gardien de la paix protégeait les jeunes ivrognes ,rires.) C\u2019estau milieu d\u2019une brillante improvisation que Sa Grondeur Mgr l\u2019Archevêque de Montréal termine l\u2019un des plus beaux discours que nous ayons encore entendus.Hotes diverses M.Jean Prévost aurait déclaré à un journaliste qu\u2019il restera à son porte de ministre, quand même on lui offrirait, pour le lui faire abandonner, une position de juge avec un salaire de S12,000 par année, En voilà un qui tient au moins à son porte-feuisle ! .+ * Il est rumeur que l\u2019hon Tessier sera fait juge et que le De L.-J.Lemieux, député de Gaspé, lui succedera comme trésorier provincial.En France, tous les bons journaux ont donné des résumés de l\u2019Encyclique de Pie X, dont nous commençons aujour- d\u2019hui la publication.Tousen soulignent l'importance, tous reconnaissent que le Pape a exercé en la publiant un acte de sa charge suprême digne de l'attention universelle.Des journaux catholiques, les uns expriment hautement leur reconnaissance et léur joie, les autres résument et s\u2019inclinent avec respect.Il n\u2019y a pas cu, jusqu'ici, de note discordante.L' Action, In Lanlerne, I\" Aurore, le Kao dical, \\e Siècle, le Malin, prennent parti pour les modernistes contre le Pape.Après la condamnation du Chef de l'Eglise, cette adhésion en est une autre très frappante aux yeux de tous les hommes non prévenus.28 Septembre 1907 M.Langlois et M.Asselin li restera, À la honte du Nationalists et de son directeur actuel, d\u2019avoir beaucoup contribué, en 1904, À faire élire le député Godefroy Langlois dans Saint- Louis de Montréal, tandis que, nous- même, après avoir révélé au public canadien, preuve à l\u2019appui, que le directeur du Canada appartenait à la loge l'Emancipation, nous faisions les plus grands efforts pour démasquer l'hypoëri- sic du protégé de M.Asselin.Nos lecteurs et ceux du Nationaliste s\u2019en rappellent bien, C'était en novembre 1904.I! s\u2019agissait de donner un adversaire à l'hon.Rainville, candidat de M.Parent.Certains journaux \u2018parlaient de M.Côté, dela Presse ; mals le Nalionalisle, lui, se hita de mettre en vedette le p'eit Langlois, ajoutant que M.Asselin qui avait déjà manifesté l\u2019intention de poser, lui aussi, sa candidature contre M.Rainville, ne le terait pas, afin de ne pas nuire au succès du directeur du Canada.Ce sont dés faits authentiques, ceux- A; etil suffit de lire le Nalionaliste d'alors pour en avoir la preuve la plus évidente possible.Aujourd\u2019hui, M.Asselin a, apparemment, tourné le dos à M.Langlois.Nous disons apparemment parce qu\u2019en réalité ces deux individus sont bien faits pour s'entendre.Car sur les questions d\u2019éducation et de théâtres, notamment, ils marchent presque côte à côte et la main dans la main, contre les tenants des bons principes en ces graves matières, Pourquoi ces deux, journalistes sem- blent-ils aujourd\u2019hui se fouetter mutuellement les orcilles ?Histoire de crèche gouvernementale, au fond, sans doute.PIERRE BAYARD :0: À L'ECOLE NORMALE LAVAL Les fêtes du cinguantenaire de l'Ecole Normale Laval ont été brillantes et M.Maman, qui en a été le principal orgnnisntenr, peut en être filer, Elles ont duré deux jours.Le premier, il y à cu une réception des anciens élèves à l'École Noumale, une autre réception, à Spencer Wood, par le 1,-G.Jetté, Une rucréation musicale pour les dilettanti et un concert promenade sur les te: raîns de l'Ecole ; le second, il y n eu une grand'messe pontifleule nvec sermon de circonstance, À V heure tn grand banquet et le soir une intéressante séance littéraire ot musienle.SON HONNETETE ! Le directeur du Nationalisie, convaincu que le mensonge dont savait si bien se servir Voltaire, est une arme dont les coups portent toujours, publie une grande colonne d\u2019injures et de mensonges contre un confrère.Celui-ci réfute le tout point à point.Il confond son insulteur.Il lui prouve péremptoirement qu\u2019il est un vil mentéur quë la Justice aurait vite mis à sa place si on voulait se donner la peine de le 1 livrer.Que fait alors M.Asselin ?Une farce, une misérable farce de malfaiteur littéraire.M.Bourassa, ce nous semble, mériterait d\u2019avoir pour l'aider, au Nalionaliste, dans sa campagne politique, un autre individu que celui-là.N'est-il pas notoire qu\u2019il suffit à M.Asselin de se montrer pour contribuer au malheur des siens ?Ainsi, il s\u2019est montré dans T'errebonne et Jean sans fête l'a battu par une ma- Jorité de près de 1700 voix.Si Jean avait eu une fie donc, il est évidént qu\u2019Asselin n'aurait pas cu cing éléc- teurs dans tout ce comté pour appuyer sa candidature.Dans Charlevoix, en voulant aider à M.Chis Angers, il a contribué sûrement À sa défaite.Dans Sainte-Marie de Montréal, Ainey, lc candidal des ouvriers pourtant, bien qu'il eût tout mis en uvre pour assurer son élection, a été défait à cause de la présence d\u2019Asselin et /ntl/ quanti.Il est temps que l\u2019on change de directeur, au Nalionalisie.PIERRE BAYARD 10: Les honorables Membres du Conseil do l\u2019Instruction Publiquo (comité catholique) 40 sont réunis morcrodi matin au palais législatif, à Québec.Sa Grandeur Mgr Iroynat, vicaire apostolique do MacKonzio ot du Yukon, était de passage à Montréal cette somaine.310: Nous prions instamment ceux de nes lecteurs dont l'abonnement est expiré de ne pan altendre plus leagtempe pour en payer le renouvellement, "]
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