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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 30 novembre 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1907-11-30, Collections de BAnQ.

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[" ss\" a ge © 36° Ro ae «Ses IN HOC SIGNO VINCES La \u201cCroix\u2019\u2019 JOURNAL CATHOLIQUE KT INDDÉPENDANT PUSLIÉ A MONTRÉAL 66 RUE NOTRE-DAME EST Boite de Poste SITS Paratt le Samedi JOSEPH B BEGIN \u2014 Directeur \u2014 Propriétaire \u2014 Téléphone : ; Bell Est 2381 SE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle.LEON XIII.LE JUGEMENT DE \u201cMOLOCH\u201d Voici d'après le \u201c Star\u201d du 13 novembrà, le jugement qu\u2019un magistrat de London (Ont), Sir W.Mulock, a rendu dans l'affaire Tru det (le mari ) contre Prudel (l\u2019épou- Il s'agissait d\u2019un pére cunu- dien-français, mis \u201c protestant \u201d\u201d, qui demandait une \u2018\u201c injonction \u201d in- terdisunt à su femme, restée fidèle à In meligion catholique, de confier Jours enfants à une ** école séparée \u201d c'est-à-dire entholique.Se basant, dit le ** Star° en p tie du moins, sur un jugement du juge Anglin, rendu il yn: 2 ans et portant que le mari avait le droit de décider si ses enfants tréquenteraient, oui ou non, une école contre laquelle il avait des objections de conscience, Sir W.Muloek n déclaré qu\u2019une école séparée étant une école religieuse, par conséquent, les cours de justice ou les au- tories publiques n'avaient le droit d'y cavoyer aueun enfunt\u2014and there- jore the courts and authorities hail no right to send any child there.En exuminant de près cette déci- nux résultats sui- se)., , en par- siot on arrive vants : lo\u2014Une cour de justice n\u2019a pas l'autorité d'envoyer Un enfant à religieuse \u201d à la demande d'une mère chrétienne, mais elle a pur l\u2019autorité d'envoyer l'enfant duns une école \u2018 non religieuse \u201d ou plutôt irréligieuse (marquée de neutralité ) sur lu demande d\u2019un père apostat.20.\u2014L\u2019¢cole neutre, irvéligicuse, ou non religicuse, peut être rendue obli- atoire par arrêt de justice pour un non l\u2019école une évole * contre enfant catholique, mais religieuse ou chrétienne.Bo \u2014Si même un enfant né catholique, soutenu par sn mère chrétienne, refuse de fréquenter une école non chrétienne où irréligieuse, une cour de justice (!) pourra l'y contraindre en armant le père protestant à la fois contre In mère ct contre l\u2019enfant eutholiques.do\u2014Si lurs du mariage, en supposant que le père fût déjà protestant les époux sc sont engagés, selon ln règle formelle de l\u2019Eglise ca- tholique\u2014en cas d\u2019union mixte\u2014 à fnire élever les enfants à naître dans lu religion catholique, uns cour de justice nura l'autorité de ne pas te- niv compte de cet engagement de vonsciunce, Lille pourra violer ls volonté exprimée par les parties lors du mariage, en Violant la volonté de la mère, pour le cas où, après l\u2019engagement pris, le mari l\u2019aurait violé contre sa femme, afin de protestantiser ou de déchristianiser ses enfants.5o.\u2014Une cour de justice ( ! ) n\u2019a le droit de connaître ou de reconnaître \u201cue l\u2019école \u2018neutre\u2019, non chrétienne, et doit ignorer l\u2019école chrétienne ; pur conséquent, s'il s'agit d'enfants abandonnés, où d'orphelins sans tuteurs où parents, qu\u2019ils soient catholiques ou non, qu'ils le veuillent ou Won, ludite autorité judiciaire pour- Ta les condamner à l\u2019école noutre forcée °, Ces conséquences semblent telle- Mont révoltantes qu'il faut capérer ue cette décision ne fera pas jurisprudence.En tout cas elles sont de nature a justifier pleinement l'interdiction portés désormais par l'Eglise en Canudu contre les unions entre catholiques tt protestants.Lu décision de Sir W.Mulock méri- le d'être signalée tout apédialoment Aux jeunes filles catholiques.Qu'elles ¥ regardent à deux, dix et cent fois, «ant de s\u2019unir à un protestant ! On ne saurait imaginer, pour le cœur d\u2019une mère chrétienue rien de Plus atroce, que le supplice légal auquel vient d'être condamnée la pauvre femme en cause.Cela rappelle le supplice des mères de Carthage forcées d\u2019offrir leurs enfants au dieu Molock.Ici, le Moloch, Dieu ! Et duns tout cela que devient le droit de l\u2019enfant chrétien ?Sans doute le père de famille a des dnoits mais la mére ct enfant en ont aussi.L'enfant bien que mineur a droit à sa liberté individuelle de conscience catholique, s'il est d'âge à l'exercer.On admet l'enfant, même mineur, à prêter serment, s\u2019il appert qu\u2019il apprécie ln valeur du serment, et on ne l\u2019admettrait pas i donner son témoignage prépondérant, quand il s'agit de son âme et de sa foi !.c\u2019est l\u2019école sans \u201c IN GoD WE TRUST * nayées aux Etats-Unis ne portent pus la devise traditionnelle: * In Cod we trust.\u201d L'omission est due à un ordre du président Roosevelt.En réponse aux nombreuses protestations regues à la Maison Blancho à ce sujet, le président w écrit une lettre qu\u2019il a rendue publique.* Quand lu question du nouveau monnayage vint sur le tapis\u2018, dit- il entre autres choses, ** nous exami- nûmes la loi et découvrimzs qu\u2019elle ne contenait aucune instruction de mettre sur les piècès ln devise : \u2018* In Cod we trust.\u201d \u201c Comme cette coutume, bien qu\u2019elle ne fût pas sanctionnée par la loi, s'était perpétuée, j'étais libre de conserver l'inscription, si j'avais approuvé su présencessur nos pièces de monnaie.Comme je ne l'approuvais pas, Je n\u2019ai pas ordonné qu'elle fût mise sur les nouvelles.La question légale est absolument du ressort du Congrès, et tout ordre de sa part sera exécuté immédiatement.** Mon opinion personnelle sur cette question est basée sur une très ferme conviction que mettre une telle devise sur les pièces de monnaie, ou s\u2019en servir de quelque - autre manière semblable, non seulement ne fait aucun bien, mais fait positivement du mal.C'est.un manque de respect.qui confine au sacrilége.\u201cMT est certainement bon d\u2019inscrire cette devise sur nos grands monuments nationaux, dans nos temples judiciaires, dans nos salles législatives, en Un mot, partout \\pù sa présence tend à inspirer une émotion élevée chez ceux qui la regardent.Mais il me semble éminemment peu sugo de rapetisser une telle devise en la gravant sur notre monnaie : c'est comme si l\u2019on en faisait usage sur les timbres-poste ou sur les\u2019 billets de réclame.\u201d Lo président ajoute que la devise sur les pièces de monnaie n\u2019a jamais, à su connaissance, excité une émotion élevée, qu\u2019il n\u2019en a jamais entendu parler avec respect et, qu\u2019au contraire il a vu des centaines de fois cette phrase si belle et si noble provoquer le vidicule ou le sarcasme.La lettre présidentielle se {ermine par l'expression de.l'espoir que le sentiment religieux et l'esprit de respect du pays empécheront le congrès de replacer Ia phrase en question sur In monnaie.Nous ne voudrions pas penser que le président Roosevelt ait assumé la responsabilité d\u2019ôter le nom de Dien de la monnaie de son pays dans un esprit d\u2019irréligion.Mais, nous croyons qu\u2019il cest, en cola, l\u2019instrument des loges.L\u2019apparente sinoéri- tt de ses raisons = n\u2019ompêche pas qu'elles soient dénuées de fonde- QUESTIONS SOCIALES, ment.L'argument de respect porte à iaux.On n\u2019inculque pas le respect de Dieu ou d\u2019un grand homme en ne prononçant son nom que dans des circonstances solennelles ou cn ne l\u2019inserivant que sur quelques rares monuments.Les sujets de l\u2019immense empire britannique seraient bien étonnés, si on les accusait de manquer de respect à Sa Majesté Edouard VIF, parce que les pièces de monnaies, dont ils font usage, non- seulement portent son nom, mais sont frapptes à son effigie.L'histoire de là numismatique de tous \u2018les pays renferme un grand nombre de formules religieuses.Les Souverains Pontifes eux-mêmes uvant d'être dépouillés de leurs états, ne croyaient pas profaner les paroles même de la Sainte Ecriture, en les faisant graver sur la monnaie romaine.La France a conservé pendant des siècles des pensées religieuses sur ses valeurs monétaires.ll était réservé aux odieux valets de la franc-maçonnerie, qui la gouvernent.aujour- d\u2019hui, d\u2019en rayer les mots: \u2018 Dieu protège la France.\u201d M.l'abbé» Klein, dans une conférence récente à Boston, faisait allusion à ct acte de vandalisme et s'écriait avec une assurance qui ne serait plus de mise : \u2018* Pouvez-vous imaginer que le peuple américain fasse disparaître de sa monnaie les mots : \u2018In God me trust ?\u201d Ce conférencier n\u2019est pas le seul étranger, chez qui, contrairement à l'affirmation du président, la devise uit excité une émotion élevée.Tout récemment encore, Mgr Glorienx ; prélat romain, après une visite dans la Nouvelle-Angleterre, terminait une série d\u2019articles sur la prodigieuse expansion de lu race canadienne dans ces états, par ces paroles: \u201cUne telle vitalité inspire aux Cunadiens américains une grande confiance dans l'avenir.Plus que personne ils font leur la devise quo la grande République maintient fièrement en pleine frappe de ses deniers publics : \u2018\u201c In God we trust\u201d.Comment croire que les Américains eux-mêmes, en bonne partie, du moins, n'nient jamais réalisé la noblesse et lu signification de cet acte de piété nationale ?Les nombreuses protestations re- ques à la Maison Blanche auraient dû, œ semble, empêcher M.Roosevelt de l\u2019insinuer.Et depuis quand l\u2019abus que l\u2019on fait d\u2019une chose prouve-il contre la raison d'être de celle-ci, surtout quand l\u2019abus est amplement compensé par un bien supérieur ?L'individu, qui jette cavalièrement sn pièce de monnaie sur une table d\u2019auberge, peut manquer de respect envers son Créateur, mais la nation qui émet cette pièce, en y gravant le nom de Dieu, fait une profession publique de sa foi.La morale publique et la morale privée, la profession religicuse de la collectivité et la religion de indivi: du sont ici choses distinctes.La république aussi bien que l\u2019individu tient de Dieu son existence et sa conservation.Son autorité législative lui vient de Dieu.Pourquoi la nation ne fernit-elle pas une profession publique de In religion ?Aux Etats-Unis, les liens religieux officiels sont si peu nombreux qu\u2019il n'est pas besoin d\u2019en rompre.L'acte du président Roosevelt est donc profondément regrettable, et c\u2019est à bon droit que la presse améri- caîne catholique proteste.| Depuis longtemps l'école publique ignora Dieu, son culte et ses commandements.À son tour l'hôtel des mon- naîes devient athée.ANDRE CHAUVEAU.20 fmm \u2014 M.John Stanfield, conservateur, a été élu député de Colchester, par 198 voix de majorité.LITTERATURE, \u201c SOYEZ DES BXCITATBURS ! \u201d Monsieur le Directeur, D\u2019après moi, la CROIX est l\u2019œuvre nécessaire du moment.J\u2019ose affirmer qu\u2019elle est l\u2019œuvre des œuvres, Depuis plus de cinq ans, que de bonnes paroles vous avez dites, que de belles entreprises vous avez efficacement encouragées, que de mal vous avez empêché et que de bien, enfin, vous avez fait.Je ne saurais parler trop avantageu- senient de la CROIX, moi qui sais, à peu près, toutes les difficultés qu'on a mises sur votre chemin pour vous arrêter, toutes les indifférences contre lesquelles vous êtes venu vous heurter, mais sans vous décourager.Ah! laissez-moi vous répéter, mon cher Directeur, que je ne connais pas d'œuvre aussi pressante que celle de la CROIx.Sans vouloir aucunement déprécier les autres, je ne puis taire que celle de la presse catholique est, aujour- jourd'hui, la plus utile et Ja plus salutaire, Aussi, je ne puis comprendre l\u2019état d'âme de ces catholiques, instruits, intelligents pourtant, qui n\u2019ont pas même honte d'afficher publiquement leur indifférence à l\u2019endroit des bons journaux ; Je ne puis pas comprendre non plus qu\u2019on puisse trouver tant d'argent pour des entreprises comme celles de la Presse, de la Patrie, du Canada, des théâtres, etc., et qu\u2019on ne parvienne qu\u2019à force de bonnes raisons et de longues supplications à réaliser quelques centaines de dollars pour la presse catholique, à Montréal.Je vois là le triste symptôme d\u2019une grave maladie qui nous mine sans que nous nous en apercevions, et dont nous mourrons peut-être comme les Français.Vous nous faites espérer, dans votre dernière édition, que la CROIX est destinée à dévenir tôt ou tard quotidienne.Plaise à Dieu que votre sainte entreprise aboutisse à des résultats encore plus tangibles, car de toutes les villes du Canada, c\u2019est Montréal qui a le plus besoin d\u2018un bon journal catholique.Autrement, ce serait le signe que nous sommes murs pour les chaînes honteuses et mortelles que le juif et le franc-maçon nous forgent secrètement.Reportez-vous dans les provinces du Manitoba, de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan ; étudiez bien les courants d'opinions qui se forment dans votre grande ville en matière d'instruction ; voyez ces nombreux théâtres où votre jeunesse va perdre son innocence avec ses vertus et où son âme s\u2019amoilit jusqu\u2019au point de tomber misérablement dans la fange des vices les plus honteux ; voyez ces nombreux hotels qui rendent bien tous leurs propriétaires riches, mais qui, hélas! jettent la misère; la honte, le crime même dans les foyers ; voyez ces milliers de femmes, se pensant encore honnêtes, qui poussent l\u2019indécence jusqu'à se promener, étant nues jusqu\u2019à la poitrine, dans les rues de Montréal, sous les regards impudiques de milliers de passants ; voyez ces crimes de toutes sortes qui emplissent nos prisons.Mais je m\u2019arrête, ce tableau est déjà assez sombre ; et je finis par la parole d\u2019un grand évêque français, que j'ai lue dans la Croix : Soyez des excitateurs ! disait ce nouveau saint Paul aux journalistes catholiques de France.Vous avez été, M.le Directeur, un salutaire excitateur, continuez à l\u2019être.Révelllez les endormis, secouez les indifférents et bafouez les lâches.Un jour viendra où nos compatriotes comprendront l'importance et la nécessité de votre œuvre et alors ils vous aideront et vous seconderont, C\u2019est mon espérancè.Sincèrement à vous dansle Cœur Sacré de Jésus.MT.\u2014{s\u2014 Une conversion Mme René Marion, née Cordray, (anglaise de naissance) s'est convertie au catholicisme samedi dernier.La cérémonie du baptême eut lieu à l'église Sainte-Brigide Mme Marion a fait sa première communion et prochainement $.G.Mgr\u2018 Bruchési lui administrera le sacrement de \"confirmation.Le Samedi, 30 Novembre .v, Neo 34 \u2018 Oix.JOURNAL CATHOLIQUE 66, RUE NOTRE-DAME EST, MONTREAL.VIS-A-VIS OU PALAIS DB JUSFiOE ECONOMIE POLITIQUE.AGRICULTURE.LYC.SOUDATS, AUX ARNES ! \u2014 ll s\u2019agit d'aller faire la guerre à M.Godefroy Langlois dans Saint-Louis, à la prochaine lutte électorale.Et nous invitons tous les vrais catholiques, conservateurs, libéraux, nationalistes, à se grouper et à se concerter sans retard dans ce but.Aux armes ! Tous, réunissons nos efforts pour jeter par-dessus le bord de la barque législative ce politicien dangereux et encombrant, ce journaliste plat et anti-patriotique.Tous, forts des intérêts religieux et nationaux qui nous lient, marchons, comme un seul homme, à la conquête du comté de Saint-Louis.Que ce soit une guerre sainte ! NOTES ET CRITIQUES A propos du cardinal Netto Des nouvelles fantaisistes ont présenté la démission du cardinal Netto, archevêque de Lisbonne, sous des couleurs absolumént inexates.Depuis trois ans déjà, le cardinal Netto, en raison de sa santé faible, demandait au Pape de l\u2019autoriser à démissionner, Pie X, ayant trouvé un sujet capable de remplir ces - importantes fonctions, a accepté.Les religieuses exilées en Angleterre A une exposition artistique et industrielle qui s\u2019est tenue récemment a Plymouth, les religieuses Ursulines de Quimperlé, réfugiées en Angleterre depuis leur expulsion de France, en avril dernier, ont remporté la plus haute récompense pour leurs magnifiques travaux en dentelle et broderies.Le jury les a classées * hors concours \u2018\u2019, et le président de lu Commission s\u2019est exprimé à leur égard dans les termes suivants : \u201c I y a dans notre exposition une petite mais ravissante collection de travaux éxécutés par les religieuses Ursulines qui sont venues s'établir récemment à Beaconsfield, près de Plymouth.Cette collection est tellement supérieure à toutes les autres, que nousavons dû en faire une section à part et lui attribuer un diplôme spécial de super-excellence, avec la première médaille, ** A propos de Balzac Mme Hanska, dont la mère épousa Balzac quelques mois - avant la mort du grand écrivain, a écrit pour lé Temps, de Paris, quelques notes, dont nous citerons ces passages.Voici pour la puissance de travail de l\u2019auteur de la Comédie humaine jusqu\u2019en ses dernières années : \u2018* Il continuait pourtant, hélas ! son néfaste régime : 1! passaities nuits à travailler, en prenant de l\u2019essence de café d\u2019une force inouïe.Ma mère avait essayé de lui faire remplacer, le soir, cette funeste boisson, à laquelle il devait sa maladie de cœur, par des glaces au thé, friandise locale qui lui était particulièrement agréable.Mais il revenait toujours à son café.\u201d Et voici pour les sentiments catholiques de Balzac : \u201c* Il était profondément catholique et manifestait toujours pour l\u2019Eglise\u2018 la plus grande admiration, dans ses causeries avec mol sur ce sujet qui m\u2019est si parth culidrement cher.| ; \u201c li mourut dans les sentiments les plus chrétiens et les plus catholiques, souténu par les pieuses exhortations de M.le curé de Saint-Philippe du Roule, sa paroisse.\u201d Cependant, il fut loin d\u2019avoir des sentiments catholiques dans ses œuvres, comme on le sait.see Les ¢ Enfants de Gergevie\u201d De la confrontation qui eut lieu, le 14 du courant, à Limoges, entre MM.de Lannoy, Romeuf, Dufay et les.FF.Thomas, il feut retenir quelques paroles, par où l\u2019on voit à quel point la F.Mest compromise dans cette vilaine, affaire de cambriolage.Thomas, à son retour de Londres, se présenta chez M.de \u2018Lannoy, Ce dernier le congédid, en le\u201d \u2018cinglant de paroles\u2019 sévères.aff 5 Or \u2014 nécuLins \u2019 ve CANADA 1 an, 83; 1 mel.81, alg iff 1 ne * * EPATSUNIS dE gL (Union postale) 1 an, $2.95; 0 mols, $1.35 «( Payables.FAVOR) ore\u201d in et 2; 6 gr ABONNEMENTS de PROPAGAHDE Afin de faciliter } ropagacd Omosx nous Tous établi en on fs vor de pouvez = abonnés seulement.\u20ac err Yon ne pourra connaître \u20ac en Fea nats a 8 abounementa de 1 an, 83.00 e \"» \" Boo \u2014-Tout doux ! repartit Thomas.Mais de quoi vous effrayez-vous donc ?Penseriez-vous peut-être que je suis le vil voleur que l\u2019on dit ?J'ai de hautes protections au Grand-Orient, et soyez assuré que rien ne sera fait contre mol.Ul paraît, toutefois, que Thomas escomptait un peu trop de ses protecteurs.Et quand M.Romeuf ditau F.-.Dufay: \u2014Dufay maintenant que vous voilà convaincu de la malhonnéteté de Thomas, et puisque vous m'affirmez votre innocence, vous n\u2019avez plus qu\u2019à dénoncer cet homme 2 la justice, Que répondit le F.-.Dufay ?Il répondit : \u2014Je ne le puis, Thomas fait partie de ma loge, et il est interdit Aun franc- maçon d\u2019en dénoncer un autre.Les règlements s\u2019y opposent.M.Romeuf a raconté cela tout au long, sans commentaires ! e © #e Brigands honnêtes ll y a quelque temps, un missionnaire français allait d'Ourmiah à Mavana wile lages de Perse).Dans les montagnes, il fut attaqué par des Kurdes (brigands) qui le dépouillèrent complètement, Les choses se firent d'ailleurs sans violence, \u2014Donnez-nous tout ce que vous portez avec vous, dirent les brigands.Le missionnaire, Comprenant qu\u2019il fallait être de bonne composition, donna son argent, ses armes et sa montre même.Les brigands ne savaient pas se servir de cette montre à remontoir.Ils prièrent le missionnaire de leur en indiquer la manière.Celui-ci y-consentit, Puis, échange de bons procédés, deux cavaliers conduisirent ensuite le \u2018prêtre jusqu'au village voisin, où il devait dire la messe, et, généreux, ils lui donnérent, -quelque crgent pour lui permettre de continuer le voyage.Il faut avouer que ces brigands ont:de très \u201c* drôles \u2019* façons de faire.On raconte même que s'ils reconnaissent dans ceux qu\u2019ils attaquent des pauvres paysans ou des ouvriers sans ressources, les Kurdes, loin de taire mal à ces malheureux, leur donnent de l\u2019argent et des objets pris à des caravanes plus fortunées.C'est une façon de faire l\u2019aumône à la Briand, de France ! \u2014\u2014\u2014 DANS CHATEAUGUAY Plusieurs, et nous sommes de ceux- là, avaient espéré voir M.Bourassa reprendre sa revanche dans lecomté de Châtauguay qui doit bientôt s\u2019élire \u2018uh député provincial.Mais on nous, informe que M.Honoré Mercier, candidat du parti libéral, ne I\u2019aura pas pour adversaire.C\u2019est dommage! I! nous semble que l'occasion d'entrer à la Législature était bonne pour I'ex-député de Labelle, ici,au moins, les chances de succès auraient été Eolas de part et d'autre.- \u201410 Sr .A LIRE .Gentille, touchante, suggestive, -Vs- toire du vieux Michel, que nous publions en deuxième page.Cette * nouvelle,\u201d intéressante parte que vécue et racontée dans un stylé à la fois naturel et entrat- nant, est due à la plume d'un membre distingué du clergé de Québec.Le vieux Michel était plus qu'un brave homme.Sa confiance en la toute puissance de Dieu en a fait un héros.Puisse-t-# servir de modèle à tous ceux qul sent adonnés à l\u2019ivrognerie, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 per EFFORTS TNUFILES : M: OliVar-Anin a \u201ca retenu \u2018les de deux ou .\u2018Antayah et d\u2019autres: Ils ont beats frotier; laver et rincer leur homme, le refrottes, le relaver et le rerincer, il reste noir.Sur son front, surtout, on voit: tous jours très lisible t le j , pg ! at æ peau, le président de la ) Pulpe de Chicoutimi, wat eur poopie.o-oo Tes fo eur -on cet insu:cès ?iUn peu, Mais, A /planchis \u2018nègre, : ne perd-on peo 200.24 von | RQ pj { fol ht 4 editor 2° Hy A SE L'histoire du vieux Michel Ce jour-là l'animation était grande dans la petite cabune sise sur la grève.Vous avez beuu dire et beau faire.qui a bu Dboira, criait de tous ses poumons un gros gnillard qui voulait clore une discussion déjà trop longue et convaincre ses amis que l\u2019ivrogne était bel et bien incorrigible.\u2014Tout doux, pus si vite, mon brave, lui dit le vieux Michel, vieillard aimé et respecté de tous par sa bonté et sa vie franchement chrétienne.Qui a bu boira., non, non, pas toujours.Ecoutez, mes amis, mon histoire, histoire vraie et vécue celle-li.Peut-étre pourra-t-elle vous être utile.Au bon vieux temps, le rhum coulait à flots dans nos bonnes paroisses, 1! n'était pas, 3] est vrai, frélaté, comme celui d'aujourd'hui, mais.c'était encore du poison.L'abus était énorme, le rhum avait su place partout.Dans toutes les réunions, toutes les veillées, il fallait trinquer, puis aux petits verrus succédaient les grands et enfin c'était le désordre, l'orgie.Mes amis, c'étuit triste.Comme autres, j'étais devenu passionné pour la boisson et le stigmate hideux l'ivrognerie se gravait, de jour en jour, plus F-ofondément sur mon front de vingt-cinq ans.Toutes les semuines, je laissais ma raison au fond d'une bouteille.Cependant nous étions pauvres.Ma pauvre mère était veuve, et j'étais l'aîné, le seul soutien d'une uom- breuse famille.Pauvre mère, comme elle à pleuré.J'avais honte de moi et la passion l'emportait toujours.Or, voici, qu\u2019au benu milieu de l\u2019hiver, au temps des plaisirs et des fricots, on annonce -une retraite de tempérance.C\u2019était le grand vicaire Mailloux qui commençait sn grande croisade.Ah ! mes amis, quel homme de Dieu, quel bon prédicateur., Ses sermons, je les ai encore gravés dans la tête ; et son grand signe de croix, si beau, si majestueux, je ne l'ai pas oublié non plus.les de A lu fin de lu retraite.il fait un æppel chaleureux à tous les hommes de cœur, et il nous engage fortement à nous enrôler dans la société de tempérance qu'il venait de fonder.Puis Prenant dans ses mains la grande croix noire de la tempérance, il nous dit: * En avant, mes amis, en avant, Dieu vous aidera ; venez chercher la croix, elle sera pour vous et vos familles un gage de paix et de bonheur.J'étais converti.Les yeux pleins de larmes, me voilà à la table sainte et généreusement, je m'engage à ne plus faire usage de boisson enivrante et aussitôt, mon vieux Curé tout joyeux me remet la croix de tempérance.J'étais heureux et fier.ma vieille mère versait des larmes de joie.Les semaines s'écoulent, je reste fidèle à ma promesse.Bientôt le printemps nous arrive, la flotte est nombreuse, c'est pour nous bateliers le temps de la moisson, donc à l\u2019œuvre.1l s'agissait d'accoster les navires pour remplir bateaux de la pierre à chaux qui leur servait de lest et la transporter ensuite dans les quais alors en construction.La besogne n'était pus toujours fn- cile.Il fallait compter sur la Lonne humeur de l'équipage et.pour mettre les matelots en verve, le petit coup avait un effet magique.Car, ces vieux loups de mer, même après avoir passé l'océan, vous arrivaient -la langue sèche.Et, comme depuis mon entrée dans la Société de Tem- Pérance,.je ne gardnis plus de boisson, on m'envoyait souvent promener.Je manquais donc de bonnes aubaines.Voyant celu, je demande À notre curé la permission de donner un petit coup aux matelots qui l\u2019exigeraient absolument.II hésita un peu, et il me dit: \u201c\u201c c'est toujours dangereux, mon gar- gon, de jouer avec du feu.Et pour \u2018toi, n\u2019as-tu rien à craindre \u201d ?Oh ! non, lui dis-je, je suis solide comme un brick.Te curé, hochant la tête, nous voila nos sourit et après quelque sages avis, il toléra la chose.Quelques instants après, j'arrivais à mon hateau, en possession d'une fumeuse bouteille de rhum que je pluçgai avec précaution sous mon oreiller.Chose étrange, on ne me parla plus de boisson.Les semaines passèrent et la bouteille, comme moi, dormait en paix.Si bien que j'avais fini par l'oublier.Tout allait bien, santé et besogne.j'étais toujours sobre, j'étais heureux.Mais hélas ! c'était le calme qui précède la tempête.Le démon de l\u2019intempérance me guettait comme le serpent guette su proie.Un soir, nous arrivions au quai, pour y passer ln nuit.La journée avait été chaude et exténuante, le travail dur, j'étais épuisé.Tout à coup, l'idée de boire du rhum me vient en tête.D'abord, je la méprise.Mais en vain, la tentation persiste, elle augmente, elle fait rage.C'est une vraie obsession, c'est une Bourrasque qui me secoue avee fureur.Toutes mes passions mauvaises se reveillent.Je sens du feu couler dans mes veines et me monter à la gorge.J'étouffnis.j'avais soif, une soif terrible de boire du rhum.ce rhum que je sentais tout près de moi.Mais, comment faire ?mon compagnon, brave homme s'il en fut jamais, était là ; comme moi, il faisait partie de la Société de Tempérance et je ne voulais pas y manquer en su présence.D'habitude, j'allais acheter moi-mé- me les provisions qu'il nous fallait, or, ce soir-la, je lui dis: \u201c Camarade, je suis malade, cu ne va pas, va donc te procurer ce qu'il nous faut\u201d.Un peu surpris, il me regarde, mais ne se doutant de rien, il part comme une flèche.Enfin, j'étais seul.D'un bond, je saute dans mu cabine.Je prends d\u2019une main fiévreuse la bouteille et approchant une large tasse, je commence à In remplir.Je vide et vide toujours.Mes yeux étincelaient.je n\u2019en avais jumais assez pour étancher ma soil, apaiser ma passion.La tasse est remplie, je lu saisis avec avidité et la porte à mes lèvres desséchées.Mais.en levant lu tête, j'aperçoi- la croix appendue à Ia cloison.Ce fut l'éclair qui déchiru le voile épais de ln pussion.Je compris tout.Mon Dieu ! m'écriai-je, que vais-je faire la.Mon engagement solennel.ma parole d'honneur donnée au pied de l'autel.ma croix de tempérance.Instinctivement, jo tombe à ye- noux.Les yeux toujours fixés sur la croix, je murmure un ** Je vous salue, Marie\u201d.Je tremblais comme une feuille, une sueur froide ruisselait de tous mes membres.Lu lutte était affreuse, Soudain, je me lève ; d\u2019un geste brusque je renverse la tasse, et saisissant la bouteille je la lance au fleuve, J'étais victorieux.Bientôt mon compagnon arrive tout joveux.En me voyant, il s'écrie : Comme tu es pâle, mon pauvre Michel, qu'as-tu donc Ÿ Tigns, cou- che-toi, je vais faire la besogne.Non, lui dis-je, je ne suis pas mals- de\u2026 et je lui raconte mun aventure.Le brave homme, il pleurait.C\u2019est affreux, disait-il tout bas, en se promenant de long en large, c'est affreux.- Tu l'as échappé belle ; certes, tu de vras un beau cierge à la madone.Allons, nous n'avons pas encore dit notre chapelet ce soir, récitons-le pour remercier la Sainte Vierge d\u2019une si grande faveur.Nous tombons à genoux.Ce fut, je le crois bien, le meilleur chapelet de mu vie.Certes, la lutte avait été dure, la victoire chaudement disputée, mais*: elle fut décisive, complète.9 A partir de ce moment, aucune tentation vicieuse contre la tempérance.La boisson m'est devenue un objet de dégoût.Oui, il y a bien de cela din- quante uns et pas une goutte de boisson n\u2019a effleuré mes lôvres, non, pus mêmé une goutte de vin.Pourtant les occasions n'ont pas manqué, les sollicitations des faux amis, non plus, LA CROIX \u2019 Non, pas une goutte de boisson, pas méme dans la maladie.Le grand choléra a passé, les victimes tom- buient nombreuses, je fus atteint.\u2014Tiens, Michal, prends co verre de boisson, me disuit-on, vite ou tu cs un homme mort.\u2014Non, non, un autre remède, celui- là.jamais.Mes compagnons sont morts, j échappé au danger.Je suis allé partout où le devoir m'appelait.mais je n'ai jamais été téméfuire.Cette rude épreuve avait été pour moi une leçon salutaire.Je me définis de mes forces, j'étais devenu plus humble.Aussi ne comptant pas sur moi, je demandais, tous les jours, au bon Dieu les grâces dont j'avais besoin.Mes garçons.Inissez-moi vous le dire, sans bigoterie, le secretide ma persévérance, je l\u2019ai trouvé dans la dévotion à In Suinte Vierge et In communion.Je ne me souviens pas d'avoir pus- sé deux mois sans m\u2019approcher de In table sainte et mon chapelet\u2026 Dieu sut si je l'ai roulé.Ah ! je devais trop à la Ste Vierge pour l'oublier.Oui, depuis cinquante ans la vieille croix noire de Tempérance occupe Une place d'honneur à mon foyer.Cette croix, je l\u2019ai respectée, je l'ai usée par mes baisers.Aussi, au soir de ma vie, comme je remercie le bon Dieu de ses faveurs.Comme je le bénis de m'avoir donné la belle vertu de tempérance.Ma vie a été dure.fertile en épreuves et pourtant.elle n été heureuse.L'uisance est venue s'asseoir à mon foyer.L'union la plus parfaite a régné dans ma gamille.Ma femme nu été pour moi un ange de dévouement et de consolation.Mes enfants font ma joie et mon bonheur.Je leur ai montré le chemin de l'honneur et du devoir, je leur ni montré aussi le chemin de l\u2019église, jamais.celui de la buvette.Tous m'ont suivi.A ma mort, je ne leur lèguerai pus de grandes richesses, je ferai mieux : je leur laisserai un nom honorable et l\u2019exemple d\u2019une vie laborieuse et bon- nifte.Qui à bu boira ! non, non, ce dicton n'est pus vrai, pour celui qui sait vouloir et prier.Lè vieux Michel so tut.Deux grosses larmes coulnient sur ses joues.Sa parole franche, animée, avnit porté lu conviction dans tous les cœurs, et plusieurs disaient tout bns : C'est vrai nous sommes des là- ches, ai Cette histoire du vieux Michel je l'ai entendu raconter pur lui-même, il y a déjà longtemps.Je la trouve admirable.Comme nos ancétres étaient des hommes de foi, de caractère.On le voit, le sang des'eroisés coulait encore dans leurs veines.Aussi, dans ces jours ou l'on fait une guerre si fructueuse contre l\u2019alcoolisme, j'ai cru de mon devoir de ne pas laisser dormir dans la poussière de l'oubli cet acte d\u2019héroisme et de vertu, fruit de la première croisade contre l'intempérance.D'ailleurs, cette histoire touchante, ne pourrait-elle pas trouver place dans quelque revue de Tempérance, et faire du bien.\u2018Exempla trahunt.* Le bon Dieu se sert de tout pour sauver les âmes.Qui suit, ces lignes, tombant sous les veux de quelques misérables victimes de l'alcoolisme.jetteront peut-être duns leur ame abattue un rayon d'espérance et le désir efficace d'une vie meilleure.Et, c'est ainsi qu\u2019on pourra dire ; \u201c\u201c de- functus adhuc loguitur.\u201d Oui, dans la poussière du tombeau, dormant son dernier sommeil à l\u2019ombre de la croix qu'il à tant aimée, le vieux Michel continuera encore à faire du bien.MICHEL LABONTE :O: Londres a vu récemment, en y comprenant la reine de Grande-Br tagne, cinq souveraines, quatre reines et une impératrice.On n'y avait pas vu autant de Majesté fé- ininines depuis le Jubilé de la reine Victoria.li ne s'agit d\u2019ailleurs ici d'aucune cérémonie officielle, et le hasard seul a réuni dans Ia brumeuse capitale du Royaume-Uni, les reines qui, pour des motifs différents, sont venues du continent.La reine Maud de Norvège et Inreine Victoria d'Espagne sont en villégiature familiale.La reine du Portugal vient assister au mariage de sa sœur Louise de France.Seule l'impératrice d'Allemagne est en visite ofi- cielle avec le kaiser.Nouvelles de Rome Ln licence biblique Les épreuves orales de la liconco ès-scien- ces bibliques sont terminées.Trois candidats: les abbés Cascum et Gontard, fran çais, et Mozzatusa, italien, ont été reçus.Les éprouvea écrites avaient consisté dans les questions suivantes: pour l'exégèse, trois sujets, parmi lesquels les candidats pouvaient choisir: le discours de Notre- Seigneur aux bons ct aux méchants au jugement dernier, lu résurrection do la fille de Jaire, le bon Samaritain ; pour l'introduction générale, saint Marc ; pour l'histoire, les procurateurs romains, leur rôle dans l'histoire évangélique et apostolique.® oe eo Nouveaux cardinaux Uno dépéche venue de Rome, nous an- nonco qu\u2019au prochain consistoire, Mgr Luçon, archovèque de Reims, Mgr Andricux, éviquo de Marseille, ot Mgr Gasparri, secrétaire do la Congrégation des affaires oxtraordinaires ecclésiastiques, seront élevés au cardinalat.\u2014_ 0: NOTES POLITIQUES Le docteur d'Amour, étant malade, ne briguern pas les suffrages des électeurs de Labellesee M.Campbell, député fédéral d'York-Cen- tre, et M.Belcourt, député fédéral d'Ottawa ont été faits sénateurs.En conséquence, il y aura, dans ces deux comtés, des élections de nouveaux députés, le 25 décembre prochais.Les électinns des députés de Labelle et de Nicolet auront probablement lieu le même jour.see Pendant la campagne électorale, parfois un candidat ne peut remplir tous ses engagements par suite des grandes distances qui séparent souvent les lociiités.Pour remédier Angleterve d'employer dorénavant des gramophones qui répéteront les discours des candidats aux électeurs.Le candidat député ou conseiller n'aura donc plus besoin de s\u2019égosiller ! Le parti conservateur qui vient d'engager une campagne active contre le socialisme, donne de nombreuses réunione par ce moyen original, dans toute l'Angleterreà cet inconvénient, on a l'intention en Sir Chs Hibbert Tupper rovient dans l'arène politique.Il a accepté la candidature conservatrice qui lui n été offerte par un groupe d\u2019électeure de Pictou (N.-E ).Le gouvernement Laurier aurait l'intention de créer des sous secrétaireries pour les principaux départements d'Ottawa.On aurait méme déjà rédigé un projet de loi à cet effet.Les chefs de ces sous-scerétaireries seraient des dépatés, recevant un salaire spécial et devant subir une réélection, tout comme les tinistres, après leur nomination officielle.Les promoteurs de ce projet voudraient que chaque ministère fut représenté dans chaque chambre : par le ministre aux Communes et par le sous-secrétaire au Sénat, ou vice versa.:0: Suint Martin et Dunkerque La Saint-Martin est, à Dunkerque, une grande fête pour les enfants.Ceux-ci parcourent, durant toute la soirée, les rues de la ville, chantant de vieux refrains et portant à la main des lanternés de formes très variées.Il en est qui affectent la forme de bateaux, de maisons de constructions très ingénieuses.Des groupes de jeunes matelots font sonner sur le pavé leurs lourdes bottes, et de leur \u2018\u2018 teutre \u2019\u2019\u2014corne de bœuf qui leur sert de trompe\u2014ils tirent de grands sons sourds.Il faut mentionner aussi les lanternes originales formées de betteraves grossièrement \u2018\u2018 sculptées\u2019 et affectant la forme de têtes humaines.Tous ces lanterniers et ces joueurs de trompe rappellent une vieille légende, ll paraît que saint Martin, lorsqu'il vint porter la bonne parole au hameau des dunes\u2014qui devait ensuite devenir Dunkerque \u2014 perdit son âne dans les Dunes.La population dévouée se serait mise à rechercher À grands cris, et pendant la nuit à grande luniière la monture de l\u2019apôtre, et finalement l\u2019atteignit.Il faut croire que cette course à travers les dunes fut fout à fait dans le goût des Dunkerquois, puisqu'ils cherchent encore, bien qu'ils aient trouvé il y « seize siècles ! 0:2 Nous prions ceux de nos lecteurs dont l\u2019abownement cest expiré de ne pas attendre plus longe temps pour en payer le renouvellement.instamment Seuls du Patro Lu Londres, 7 octobre 1907.Moa cher ami, Lo guignon\u2014en grec ananké\u2014m's ine piré l'idée d'envoyer six tableaux à une exposition de Paris.Coût : cinquante francs.Or, cette exposition ferme ses portes duns quelques jours.Si mos toiles no sont pas culovées, l\u2019Ad-mi nis-tra-ti on les met d'otllce au garde meuble, 217, rue NN.Coût : inconnu.Ne pourrais-tu psg en te serrant ut pou, loger mes œuvres chez toi.Elles sont très convenebles ot dignes du saint homme que tu es: Effet de neige, Moules de paille en hiver, Péniches sur la Tamise, ctc.Je reprendrai le tout, en t'apportant un plum pudding au jour de l\u2019An, et tu éviteras ainsi à ma bourse, dont la santé est ruinée, une rodoutablo angine de poitrine.Merci d'avance, et vieux sentiments.Joux Hannisson, Fulham Road, 8.W.J'ai trouvé cette lettre avant hier dans mon courrier.Elle w\u2019avait fidélement suivi, à vingt-quatre heures do distance, pendant toutes les vacances.Elle avait pris le pa quebot, reçu dos coups de tampon des poings les plus variés et les plus vigoureux\u2026 facteur anglais, facteur rural, fac teurs de Paris, de Marseille, factours bé douin, kroumir, ka\u2019 yle, lo tout terminé par la poigne aristocratique des facteurs do Chaillot.Et elle rovenait poussiéreuse, fatiguée, barbouilléo d'adresses multicolores.\u2014Catu !.\u2014Voila L.voila!l, \u2014Mon chapeau.! mon parapluie.?Al lons vivement 1.Pour diner.1 co que vous voudrez lL.Eufiu.je ne prux pus mieux vous dire I.Oui.assez 1.Et jo me précipitai dans la rue.Trouvez-en beaucoup d'amis moi Lcomme C'était l'heure indécise que, dans les cam.pagues, on appelle \u201centre chien ot loup, \u201d l'heure où les becs do gaz vont être allumés.l'heure où tous les chats devieunent presque gris.l'heure mélancolique.I'heure, ete.Il tombait une petite pluie fine.La rue N.1 au bout du monde.rues !.rues !!.numéros |.numéros 11, 101.157.193.204.215.puis, un chantier de construction avec des chevaux qui tiraient à plein collier.Huet.Dia !.Enfin, un grand établissement on briques.vastes fenêtres, toits plats.\u2014 Voici le garde meubles, me dis-je.Salut, demeure chaste et purel.Je tire mon portefeuille, je préparo mos six reçus, je ferme mon parapluie, je secoue au vent du soir la bouo de mes souliers.J'entre.D'abord, uno logo ubolument vide.un long couloir où silo un bec de gaz, grand ouvert.Puis, une petite cour.puis, un autre long couloir avec d'autres becs de gaz qui sifflent., vifflent.Et plus- j'avance, plus c\u2019est long et sonore.\u2014Beau garde meubles, pensnis-joe,.mais mal gardé ! Alors, je m'arrétai, ot me mis à crier, avec discrétion, d'une petite voix arrondie.\u2014Personne.1 L'écho wurmura : \u2014 \u2026 onne.\u2026.\u2014PersOnne.1 répétai jo en tirant lew trompettes, \u2014 .Onne.répondirent les corridors, \u2014Perso.0.0nune.11 Ev jo tirai toutes les bombardes.\u2014 .0.Onnetous les escaliers.Puis, partout le silence retomba, noirâtre.\u2026.roulèrent en tempéto Je revins sur mes pas, un pou drôle.Comme jo ropussais sous un bec do gaz, tout à coup j'entendis un grand cri.un cri que j'ai encore là.dans l'oreille.le cri que doit pousser un paisible bourgcois quand subitement, devant lui, s0 dresse un apache, surin au poing.un cri d'angoisse.d'indi- guation.do stupéfaction.\u2014Mais.Munsiour I.mais ! 1.Du fond do la cour, un hounne so précipitait vers moi, un Monsieur redingoié, chapesuté.J'arborai mon plus gracieux sourire : \u2014Pardon, Monsieur, dis-jo eu mo décuu vrant\u2026 pourriez-vous.?\u2014Que faites-vous ici 1! \u2014Ce que je fais.mais.\u2014Vous venez jusqu'ici fants !.\u2014Moi.1 \u2014Oui.vous.À co moment, un autro cri fondit l'air, un cri de femino, nigu, ragour, dans los cordes hautes.\u2014 Monsieur ! !.\u2014Quoi.1 \u2014Par où êtes-vous passé\u2026 ?\u2014Par Ia porte.je suppose !.~\u2014~Pas possible 1., C'est pas vrai ! I.\u2014Ab.et pourquoi.1 \u2014Parco que jo auis ln concierge, ot quo jo no quitte jamais ma logo !.racoler des on- 30 Novembre 1999 1 \u2014Eh bien Madame, j'ai le regret de vous sssurer que.\u2014Vous avez profité de ce le grand * escayer, \u201d \u2014Je n'ai profité de rien du tout que je balayais Mais l\u2019homme redivgoté rentre en li ut, avec un geste jupitérion : \u2014Enfin, Monsieur, dites-nous ce que voug vouez fairo ici, avec votre soutane |.\u2014Vous n'auriez pourtant pas voulu que je la quittasse.?fis-jo avec un subjonctif conciliatour.\u2014\u2014Moi, je veux surtout quo vous vous en nlliez !.\u2014 Alors !.Et j'avançais de quelques pas.\u2014Oui, mais j'ai le droit de savoir.\u2014Eh bien, je viens chercher six pastels de M.John Harrisson.\u2014Six pastels ! !.L'homme regarda la femme.La femme regarda l'homme.+ En mime temps uno grande porte s'ouvrit ; des ombres d'enfants glissèrent le long des murs.Derrière oux, marchait un sue- veillant ; il s'arrêta à ma vue : \u2014Tonuerre !.on dirait un curé |.Il courut comwe pour chercher du renfort.Ea effet, J'ai sontie que de partout on mo fixait duns Vombregue, LI Nous fimes ainsi uno dizaine de pas en silence.C'était idiot, \u2014Quel état dame, cela suppose chez vous !.m'écriai-jo en haussant les épaules, \u2014S'agit pas d'état d'âme !.il s'agit que je n\u2019y comprends rien à vos six pastels |.\u2014Je comprends que vous ne compre.viez pas, mais si, au lieu de me bousculer.Tt fit un geste résigné ; ot moi, lente ment, je lui racontai l'histoire, Eu l'écoutant, il secouait In tête d\u2019un air très ennuyé, se rendant peu à peu à l\u2019explication que je lui donnais\u2026 regardant tour à tour le plafond, la concierge, et le bout do ses pieds : \u2014Non.lo garde meublos n'est pas ici il se trouve là-bas.au foud du chantier\u2026 Savez-vous où vous êtes, Monsieur, lo saves.vous., 1 \u2014Ma foi, non ! Il se redressa, ot d'une voix sombre : \u2014Vous êtes dans une école primaire, laique.communale !,, \u2014 Au !.répondis-je tranquillement, \u2014Et cela ne vous fait rien.t \u2014>Moi.Non.\u2014Vous a-t-on vu entrer.?\u2014C'est bien possible, \u2014 Mais alors!.\u2026 C'est plein de conséquences pour moi!.car cnfin., on peut ervire !.on peut tout croire ! !.Si jamais un inspecteur arrivait ! |, Allons.vite.Ils mo poussaient tous, comme inatinc- tivement vers la porte avec un geste d'esclaves apeurés qui redouteraient de voir surgir, au coin d\u2019un corridor, la sihouette cafardo duno casserole.Scule, la concierge se débattait comme un beau diuble.\u2014Je vous assure, Monsieur le directeur, il n\u2019a pas pu prendre lo corridor, car enfin, jo l'aurais entendu !.\u2014Taisez-vous !.\u2014J'ai bien le droit de mo défendre |.oo 0 Enfin, apparut ls porte.Jalluis y parvonir, toujours entre mes geudarmes, quand déboucha sur mous un gamin d'une douzaine d'années Qui sorteit d'une classe, en agrafant son collet.Jo m'attendais à un solide ** Houkou /\" Pas du tout.Le gosse me coula un œil entendu, un œil camarade, presque un œil complice, et rat tachant lu courroie do sa gibecière : \u2014 Bonjour, M\u2019sieu |.cria-til à pleine voix, en retirant un débris de casquette.\u2014Bonjour, mon potit ami ! Je lui effleurai la jouc.\u2014T'u n'as pas peur du curé, toi.1 L'unfant s6 redressa à son tour.\u2014J'suis du patro !.fit-il en poitrinant avec fierté.Et dans la nuit noire, où la bâtisse es construction dressait sa carcasse livide, je réfléchis, qu'après tout, co monsieur chauve, redingoté, tremblant pour sa place, ce direc- trur qui suait d'angoisse à la vue d'une soutane dans son corridor, ce monsieur-lé était certainement \u2018le passé\u201d et que, peut-être lopetit gamin hardi, Kyimpathique avec son \u201c Honjour, A'sieu\u201d claironnant sur le seuil d'une école luique\u2026 co gosse du patronage qui snit\u2026 on en à vu d'autres.il serait peut-être l'avenir ! Croix, Paris.Pierng L'Enmste 203 Avec l'assentiment de 8S.G.Mgr Bes tieault, lo gouvernement Gouin fonders pro Lablemont bientôt uno école normale à Nicolet, L'échovin Martin proposers au Conseil de Villode Montréal une motion à l'effet de soumettre à un plébiscite Ia question de réduire lo nombre des \u2018échevins i un sel représontant par quartier au lieu de des 30 Novembre:1907 re ÈS Autour du temple de la \u201cVeuve\u201d Orphelinat maçonnique ll existe à Paris un orphelinat maçonnique.Le saviez-vous ?C'est d'ailleurs une des très rares œuvres philanthropi fondé par les FF.Mais si cet orphelinat wa rien en lui-môme de très curieux, il y a cependant intérût à souligner ces quelques iignes du compte rendu financier de l\u2019établissement pour l'exercice 1906, On lit sous In rubrique : ** Subventions \u201d Conseil municipal de Paris.10 000 te, Conseil général de la Seine.6 000 fr.Le ministre de Vintérieur.1 000 fr.Total : 17 000 francs de subventions OFFI- cinuLes ! c'est-à-dire sortisde la poche dé tous les contribunbles pour élever de petits Jrancs-maçons.La séparation de l'Eglise et de l'Etat s de drôles conséquences, quelque fois ! ee oo L'œuvre du F.Thomas Le Rudicut, de Paris, trouve que le Fo.\"\u2019homns, en volant des objets d'art des églises, à fait une œuvre utile.Lisez plutôt ce qu'il dit : Au point de vue social, les Thomas et consorts ne font peut-être pas œuvre tout à fait inutile, en rv tala lati des valeurs improductives et dont le mounayage pourrait être beaucoup plus utilement employé.« À quoi ça sert-il, tous ces bibelots en or et on pierres précieuses dont sont bondées nos églises ?\u201d .Evidemment il faut proposer les FF.Thomas au ministre des Beuux-Arts, pour In décoration.Leur cas fern sans doute moins de difficulté que celui de Snrah- Bernhardt.Mais avec le raisonnement du Radical on ne voit pus ce qui empêcherait les cambrio, Jeurs de subtiliser & tous les collectionneurs \u2014parmi lesquels il y à bien j'imagine quelques candides ** friends\u201d et quelques FF.\u2014 les trésors qu'ils immobilisent dans leurs cabinets où leurs salons.Allez, messieurs les cambrioleurs, au nom de l'utilité socinle, remettez tous ces bibelota en cireulntion, Vous ferez une bonne œuvre.Crest Jo Radical qui vousle dit 11?Ca et la YOUR DISSIPER LB BROUILLARD Le brouillard, c'est le mul de Londres.Les Auglais voudraient le dissiper.A cette fin, ln Commission de contrôle du Conseil de comté de Londres examine actuellement un apparoil inventé par M.Demeetrius Maggona, ayant pour but l\u2019utilisation des vibrations atmosphériques pour cmpêcher In formation du brouillard on pour le dis- porser s'il est déjà formé.L'inventeur prétend que ceci peut être ef- fectné nu moyen d'explosions d'acétylène ou d'autres guz, en se servant d\u2019un canon d'acier ayant environ 60 pieds de hauteur et 4 pieds de dismètre.Avant de s'ucrêter à une décision, la Commission va faire sérieusement examiner l'appareil par In direction du bureau météorologique de Londres.\u2018Très bion ! Mais est-ce que Londres sans brouillard n'aura pas perdu quelque chose de sa physionomie particulière ?11 est vrai gac nous n'y sommes pas enco- rel e + © LBS RECORDS DU GHEQUE M.Pierpont Morgan,ayant remis l'autre jour, un chèque de vingt-cinq willions de francs à M.Cortelyou, secrétaire d\u2019Etat,aux finances américaines pour venir en aide au Trésor des Etats-Unis, il n'en a pas fallu davantage pour qu'on écrivit que M.Mosan avait signé le plus gros chèque du mon- du, On rectifie cette erreur.M.Pierpont Morgan a déjà rempli des chèques infiniment plus considérables.Il y a quelques années, quand il s'est agi de liqui- dur in situation de M.Carnégie dans un trust, il lui a fait tenir un chèque de 130 millions 518,855 francs et 30 centimes ; mais ce chèque no constitue lui-même pas un record, Le record appartient, en effet, à la Banque d'Angleterre, qui remit, ily a douze ans, è M.Hayashi, ministre du Japon & Londres, un chdque de 275,221,875 francs, montant du premier versement do l'indemnité de guerre que In Chine devait payer au Japon.Ce chèque extraordinaire.ce chèque fabu- \u201ceux, ne sa différencinit pas le moine du mondedes chèques ordinaires et il portait dans son angle lo modeste et vulgaire petit timbre-quittance d'un penny ! Quant au plus petit chèque qui ait jamais existé, c'est M.Gleveland, l'ancien président des Etats- Unis, qui en était le détenteur.M.Oleveland ayant abandonné la présidence de la République, on s'aperçut qu'une erreur avais été commiso dane le calcul de ses appointements : le \u2018Trésor fit rechercher cette erreur ; elle s'élevait à un centin, au détriment de M.Cleveland.En conséquence, le Trésor lui envoya un chèque pour parellle somme.M.Cleveland n'ayant pas un besoin pressant d'argent préféra faireencadrer le chèque ! IL FAUT TBNIR JUSQU'AU DERNIER HOMME L'action libérale populaire.ln grande association politico-catholique de France, dont M.Piou est l'âme, vient de tenir un grand congrès à Bordeaux.L'enthousiasme n'a pas rm Le comte Albert de Mun y a fait un tous ecadis- cours d'ailleurs.En voici le texte: Messieurs, Je vous remercie de votre chaleureux accueil.Il m'émeut au fond du cœur comme la touchante expression d\u2019une inlassable sympathie, toujours vivante malgré les épreuves, J'aimerais y répondre, en laissant librement mon Ame s'épancher dans les vôtres ; mais vous savez quelle raison, plus forte que ma volonté, entrave l'effort de ma voix et me condamne, depuis quatre ans, à un dur.très dur silence.Je n'ai pu cependant, m'arseyant à ce banquet, me résoudre à m\u2019y taire tout à fait.Déjà, au Congrèsde 1905, j'avais voulu, le premier, répondre présent à l'appel que M, Piou adressait aux catholiques pour ladéfen- 86 de leur Dieu répudié.Aujourd'hui encore, après les jours douloureux de 1008, dans la détresse de l'Eglise dépouillée et de la patrie oppritmnée, à l'heure sombre où pourraient défaillir des cœurs inst pés que les vôtres, je veux, entre les mains du chef, toujoursà son poste malgré des fatigues sans nombre et sans mesure, répéter avec vous les serments de 1905, \u2019 Je veux surtout vous olfrirà vous-mûmes un hommage attendri, comme le soldat vaincu, tombé près de son arme brisée, se découvre, le regard chargé d'espé , devant les bataillons nouveaux qui le dépassent en courant au combat.Mais d'autres pensées encore, il! faut que je vous en fasse l'aveu, montent ici de mon cœur à mes lèvres.De luintaine, d\u2019inoubliables souvenirs m'attachent au peuple de Bordeauxdes champs de Toibinc aux plaines de l\u2019atay, depuis la conversion d'Henri IV jusqu\u2019à la grande réconciliation du Concordat, éton- nartle monds au penchant des ablimes, par des sursaute libérateurs qui, toujours, quelles que fussent ses épreuves ou ses fautes, la ramenaient, pleine de vie, vers ses destins providentiels, Celn, c'est le miracte français.Pour l'avoir méprisé, les hommes que la fortune ou le hasard font, en notre temps, leu maîtres de la France, poursuivis par une fatalité mortelle, se voient réduits à n'être que des destructeurs, incapables de fonder la liberté et d\u2019 ir l'autorité, ne derrière eux que I\" hie grand te, et, dans une sorted\u2019horreur tragique, au terme de leur carrière, reculant épouvantés dovant leur œuvre.Aujourd'hui, châtiment suprôme, l\u2019idée même dela patrie se dissout à leurs yeux, de cette patrie dont les fondements sacrés furent sapés par leurs coups.Laisserons-nous donc jusqu'au bout s'accomplir cette ruine savrilège ?see Messieurs, prenons garde aux morte! Nous entendions leurs voix, ls semaine der, nière, quand, réveillés par dea mains impi dans la terre chrétienne où ils dorment en attendant l'heure de Dieu, ils soulevèrent un moment leur front baptisé pour maudire les artisans de l'apostasie nationale.M.Briand peut essayer d'en rire.Mais nous, qui ne rions pas de ces choses, prenons garde qu\u2019ils ne nous accusent, nous aussi, i ces morts qui furent nos pères dansla foi, ces morts \u2018\u2018 qui reviennent \", comme disait hier Henri Bazire, prenons garde qu\u2019ils ne nous accusent de trahir leur mémoire, ei, lassds, nous abandonnions, parce qu'il est inégal, le bat ot I'l nous engage.Ce combat, ce n'est pas un choc d'ambitions rivales, ce n\u2019est pas une bataille de partis,ce n\u2019est même passeulement, j'ose le dire, quelle que soit l'ardeur de ma foi, une lutte ruligicuse : c'est la lutte pour la vie nationale.Car j'ai attesté l'âme populaire, et l'histoire quatorze fois séculaire, et la cendredes morte, j'atteste encore le sang une humble sulle, voisine de Péglise de Saint- Seurin.C'était le premier cercle catholique fondé dans la ville.J'étais venu, appelé par eux, pour 60on inauguratior,, portant encore 1e vêtement militaire, qu'alors on n\u2019arrêtait pas au seuil des maisons marquées du signe des chrétiens.J'avais dit peu de paroles.Un ouvrier s'avança pour tne répondre ; dès les prewiers mots, saiei d\u2019un trouble soudain, il s'arrêta, et, tout en pleurs, se jeta dans mes bras d'un mouvement impétueux, Ah ! les larmes de cet homme du peuple, j'en sens encore sur ma joue In marque brûlante.\" y eut, autour de nous, une minutes de frémi L'étreint 2 noude sous le regard du Christ, du soldat et de l'ouvrier, du pauvre et du riche, parut un lumineux symbole ; il sembla qu'entre ces murs étroits, tout à coup, l« France chrétienne paraissait, debout, entourée de ses tile récunciliés.Qui eût dit, alors, qu\u2019un jour viendrait où, dans un déchirement affreux, cette étreinte seraît violemment rompue, où la triple ar mure de la France serait mise en morceaux, où le Ohrist renié, l'armée trahie, le peuple trompé seraient livrés s «ns défense à la haine ot au mensonge, comme jadis les barbares victorieux piétinaient, en se jouant des vaincus, les débris de leurs autels renversés et les tronçons des glaives arrachés i leurs bras! Messieurs, cet homme rencontré, il y a déjà tant d'années, à mon premier pas dans la vie publique, vous le connaissez, il est assis parmi vous: c\u2019est l'humble serviteur de la cause qui nous rassemble ici et qui vit de son dévouement, travailleur de la terre ou de l'usine, du magasin ou de l'atelier.combattant ignoré.qui n'attend de son courage ni gloire ni profit, qu'assiègent sans trôve le conseil perfide et le blasphème impie, et qui, fldéle à an foi, malgré les menaces et malgré les promesses, demeure dans la France conquise par l'ennemi de son Dien, Vincorruptible témoin de ses traditions impérissables.Ce héros obcur, je le salue comme un sanc- tune vivant ; il porte, en ea rude poitrine, ame de la nation.M.Clemenceau évoquait, l\u2019autre jour, à Aumilene, lo muirvecle grec dont Renan révait sur PAcropole, et, cherchant pourquoi il s'était évanoul, ne laissant à In postérité qu\u2019un souvenir intellectuel, il accusait la Grèce antique d\u2019avoir perdu \u2018 le sens eupé- rieur de la patrie hellénique\u201d.Il faut méditer cette parole.Je ne sais si M.Clemenceau a bien jugé les Hellènesvais je suis sûr qu\u2019ila du méme coup, sans y songer, condamné, plus près de lui, ceux qui, agente où complices de la conjuration maçonnique, ont méconnu le sens supérieur, mystérieux et profond de ls patrie française.Le sceau du christianisme .pour les desssins divine, frappé notre dans son berceau, d'une marque ineffaçable, qui la distingue entre toutes les nations, et qu'elle a, durant quatorze siècles, portée sur tous les chemins de sa merveilleuse épopée, ee qui remplit nos veines, la France est chré- Un jour, voici près de trente-cing é ti par par tion, j'allais dire quelques hommes étaient assemblés duns | par définition.C'est pourquoi toute ln politique se réduit à ce dilemme inexorable : refaire la France chrétienne, ou consentir à sa perte.Je sais dans notre histoire un I mémorable qu\u2019il est permis d'invoquer, bien qu'il vienne d\u2019un vainqueur et qu'il éveille le souvenir d\u2019un grand deuil, Pendant qu'au soir de Waterloo se rusient, sur le plateau du mount Saint-Jean, Jes phalanges héroïques de Napoléon, le duc de Wellington, immobile, interrogeait l'horizon par où le Prussien devait venir à son aide.Des officiers accouraient de toutes parts, lui montrant se péril, et demandant de nouveaux ordres.Mais ** le duc de fer \u201d, l\u2019œil fixé tour À tour sur sa montre et sur le ciel assombri, répondait seulement : = FI n\u2019y a pas d'autre ardre que de tenir jusqu\u2019au dernier homme.\u201d Messieurs, je n'ai rien de plus à vous dire.A.pE Mux, de l'Académie française.30: AUX PRIÈRES Nous recommandons aux prières de nos lecteurs l\u2019Ame de M.l\u2019abbé C.Benjamin Dionne, curé de Saint-Elzéar de Beauce, mort subitement le 24 du courant.\u2014 Le Rév.Père Armand Bouchet, aupé- rieur de l'orphélinat de Montfort et provincial au Canada des Péres de Ia Compagnie de Marie, décédé cette semaine.0: NOTES DIVERSES Dans un cercle militaire de Metz, un officier allemand a porté le toast suivant, trde suggostif : \u201cJe bois aux instituteurs français, qui \u201c\u201c préparent l'entrée de notre empereur à « Paris.\u201d Voilà l'opinion que les instituteurs antimilitaristes de Franco ont créée à l\u2019étran- Ror.Ils peuvent dtre flers de leur œuvre ! .* so Le tribunal de simple police de Brest, en France, a rendu son jugement dans Uaflaive des dixz-sept prétres poursuivis pour avoir contrevenu a Varrdté municipel, en précédant des convois funèbres, vêtus d'habits sacerdotaux.On sait que 63 contraventions avaient été relevées contre eux.Les prêtres ont été condamnés par défaut 4 uo franc d\u2019'amends par contravention et aux dépens.see Lors d\u2019uno mission récemment donnée à Clégueree (Morbihan), le Société de la Jeunews catholique de l'endroit parut eux processions, drapeau déployé, drapeau tricolore orné d'une croix et de deux hermines, et portant, avec le nom do la Société en langue bretonne et en langue française, la devise: * Dieu et patrie!\u201d Plusieurs cont ti furent dressées contre les porteurs qui comparaisesient.devant le juge de paix lo 6 novembre, sous l\u2019inculpation de \u201c port de drapeau séditieux.\u201d Le jugement a été remis à un mois.Le coup de soleil électrique La curiosité.même quand elle est justi- flée par un intérêt scientifique, à souvent des inconvénients.Nous en prévenons nos lecteurs, etdans lecae dont nous allons parler, les dames tout epécialement, leur satin étant beaucoup plus exposé que le parchemin du sexe fort.A bord d'un croiseur qui était naguère en réparation à Portemouth, ondevait percer un trou dans le blindage d\u2019une tourelle.Les procédés mécaniques qu\u2019il est d'usage d'employer pour des travaux de ce genre étaient eilonts A entamer la paroi d'acier, qu'un officier de torpilleur demanda l'autorisation de percer l'ouverture au moyen de l'arc électrique.On sait en quoi consiste le procédé : la d'acier à fondre ou à per est relié à l\u2019un des pôles d'une source électrique ; l'autre pôle est en connexion avocun gros charbon muni d\u2019un manche isolant, que l'opérateur tient en main ; le charbon est amené au contactdu métal, unarc électrique s'amorce et le métal ne tarde pas à fondre au-dessous des points où le charbon eat présenté successivement.L'expéri » quoique bien avait attiré beaucoup de curieux parmi l'équipage, depuis le commandant jusqu'aux matelots.Tout alla bien, et l'acier du blindage, sous l'action du courant, couls comme de ln glace approchée d'un tison ardent.Mais, le lendemain, tous les hommes qui avalent assisté à l'opération étaient à moitié aveugles ou horriblement brûlés, L'officier qui avait dirigé le courant avait ia pea 1 de la face complètement boursouflée, d'une couleur cuivrée ; il en coulait un liquide séreux comme d'une clog ionnée par une brûlure.Plusieurs marins qui se trou- valentà une dist assez grande dels tourelle ont eu la vue si wifectée qu'ils ont dû être traités à l'hôpital et que l'on à craint qu'ils ne perdent la vue.\u2018 Il o'agissait d'un coup de soleil électrique.On connaît le coup de soleil\u2019 produit paz le soleil ; nous n'y insisteront pas ; qu'il suffise de rappeler que la susceptibilité dela peau aux rayons solaires est extrêmement variable.Les peaux fines, transparentes et blanches, sont plus vulnérables que les peaux épaisses et pigmentées.Chez les nègres, le coup de soleil est une rareté.Le pigment qui lea itue, en effet, une défense dont l\u2019efficacité est encore augmentée par l\u2019abondant enduit sébacé qui recouvre leur peau.On a cru longtemps que l'érythème solaire était une brûlure : il n\u2019en est rien.11 est uniquement produit par ln lumière solaire.Si cette lumière est réfléchie par la neige, elle devient particulièrement dangereuse, et plus d\u2019un alpiniste en a fait la douloureuse expérience.En montagne, sur les glaciers ou les névés, les touristes peuvent être atteints de coups de soleil graves, même avec un ciel nuageux et une atmosphère froide.C'est un véritable coup de soleil à l'ombre produit par les rayons chimiques de la lumière.L\u2019arc électrique, riche en rayons chimiques, surtout lorsqu'il se produit entre certains métaux, peut donner lieu, comme on l\u2019a vu plus haut, à des accidents du même genre.D'où la nécessité de se protéger quand on doit s\u2019exposer à un arc puissant ou à la lumière d'une lampe à vapeur de mercure en verre de quarts, permtable aux rayons ultraviolets (le verre ordinaire, employé pour les lampes Cooper-Hewitt utilisées industriellement, arrête suffisamment les rayons chimiques dangereux).Si l'on n'a point 'avantage d'être nègre, il faut se couvrir la figure et les mains avec un masque et des gants appropriés ; dans tous les cas, éviter de fixer du regard ces lumières intenses, à moins que les yeux ne soient protégés par des conserves colorées.Se défler donc, dansia vie courante, de l'éclairage par les lampes à arc, oi Parc est nu et si aucun globe n'intercepte, au passage, ces vilaine rayons chimiques.:0: La nouvelle-loi militaire suisse aogmente de dix jours ls durée de service militaire annuel, ls durée de l'école des recrues étant portée de quarante-cinq à cinquantecing jours.Cette légère aggravation de charges est compensée toutefois, pour le soldat, par la meilleure répartition du service.Les so: cialistes ont trouvé que cette augmentation de dix jours de service pouvait être taxée \u201c d'oxagération militariste.\u201d Ils ont re cuoilli des signatarse en asses grand nombre pour que la loi soit soumise au referendum populaire, comme l'autorise le consti- tation.Le campagne faite en faveur de la loi, contre les antimilitaristes, prend done toute l'allure d\u2019une imposante manifestation patriotique.A Borne, à Earich, à Saint-Gall, des assemblées comptant chacune dix mille personnes ont acclamé la loi et ceux qui la défendent.L'agitation, disent les correspondances de journaux, est particulièrement intense dans ls campagne, où la Ligue des paysans mène une lutte énergique \u201cpour protéger la patrie contre les soolalistes internationaux.\u201d La Ssisse assiste en 00 moment à un puismat mouvement de réaction contre l\u2019antimiliterisme.uv à EN VENTE AUX BUREAUX DE LA \u201cCROIX\u201d \u2014\" .watt UNE FLEUR MYSTIQUE DB LA NOUVELLE FRANCE VIE DE LA MERE | Marie-Gatherine de Saint-Augastin Religieuse de 1\u2019'Hotel-Dieu de Québec: 1632-1668 .- Sous ce titre, M.l'abbé LL Hudon, 8.J., directeur du Mxssaoxe OANADIEN DU Ba.CRÉ-CŒUR, vient de publier la vie d'une Sainte du Canada presque inconnue, une vie remplie de merveilles mystiques, comme on en rencontre chez les plus grande saints.L'auteur nous révèle ces merveilles et lo rôle considérable autant que salutaire joué, dans l'histoire du Canada, par l'humble reli- Rieuse, comme apôtre de la prière et de la souffrance.Elle fut une parfaite amante du Sacré Cœur de Jésus, choisie par lui pour remplie la mission eublime de victime epéciale pour le salut de la Nouvelle France, ce qui donne à sa vie un exceptionnel cachet d'originalité et d'intérêt.Son nom se trouve ainsi intimement mêlé aux événements de\u2019 l\u2019époque.On y verra aussi avec un intérêt particulier l'intervention surnaturelle du Père Jean de Brébeuf : elle éclate à chaque page pendant les dix dernières années de cette vie étonnante.C et digne émule de la Vén.Marie de l\u2019Incarnation, ls Mère de Saint- Augustin est un grand exemple & mettre sousles ycux de noscompatriotes, Table des matière DéDicace.LETTRE DE SA GRANDEUR Mon Béaix A L'AUTEUR.PRÉFACE.DECLARATION DE L'AUTEUR.OHAPITRE 1 \u2014 Naissanon.\u2014 Premières années, » II \u2014 Au Noviciat des Hos- ! pitalières.\u201d III \u2014 Vocation et Départ pour le Canada.» IV \u2014 ¢ Le Petit Paradis de Québec\u201d, » V \u2014 A l'école des Saints.\" V1 \u2014 Les Épreuves de la Vie mystique.: \" Vii \u2014 L'Appel divin & l'Apostolat de la Souffratce- VIII \u2014 Quelques mots d'expll- > cation.hd IX \u2014 Monseigneur de Laval.\u201d X \u2014 La victime volontaire.» XI \u2014 Les Anges dela Patrie canadienne.\" Xu \u2014 \"0\" (ewite) se XII] \u2014 Les Agonies de Ia sainte Victime.\" XIV \u2014 M.de Mésy.\u201d XV \u2014 Joies myatiques.\" XVI \u2014 Fin de la Crise politique et religieuse, APPENDICE au chapitre XVI \u2014 La dédicace de ln Cathédrale de Québec.CHAPITRE xvi \u2014 La Sainte Hospitalière.» XVIII \u2014 Suprême Hotocauste et Dernières Agonies, » XIX \u2014 Dans la Gloire.GRAVURES HORS TEXTR : La Mère Marie-Catherine de Saint- Augustin Le Père Jean de Brébeuf Le prix de cet ouvrage est très modique : © ¢.frais de port en plus (10 c.).VIBNNENT DE PARAITRE La causalité instrumentale en Théologie, par le R.P.Ed.Huaox, des Frères Prêcheurs, Maître en sacrée Théologie.Un voi.in-12 de xv1-223 pages.Prix: 2 france.(Librairie Douniol, 39, ree de \u2018Tournon, Paris.) Œuvre originale ot d'ane forte envergure philosophique, synthèse vigoureuse qui résume les dogmes fondamentaux du chris tiaoleme.On n'avait pas encore exposé en notre langue française avec tant d'ampleur cette haute théologie.Le grande lucidité de l'auteur, un talent littéraire incontestable, lu- ont permis de mettre à la portée du publie.de rendre i:téreseante, envourense même, une métaphysique en apparence tebé abstraite.| C'est d'abord la notion de l'inetrument qui est expliquée on des age claires, de tes, marquées au\u2019 coin dd mie per ho 4 FR 23 \"Les 2 Glut 1\u201d codtions | \u201c FARR ved gf RETAIN Jésus-Christ.an pre Rs ire que Inf » faite la thiclogle the in d'iatérôt ie chapitre ou lo cotialhd des sacrements ot des ministres de le mew veille lol.Comme le prêtre erù grand dems cette théorie | On v'attache ausel aux coniidérations ur la caucalité inetrumentale dane les misasles (ceux de \u2018Lourdes, on particulier) ob dar\u2019 l'action universelle de la \u2018Mère dés \u2018cts tiens.Partisan convaineu des doctrines the: mistes, lo F.Hugon n\u2019est pas un lutran- sigeant : il reste toujours Je théolegien courtois qui sait respecter le sentiment des astres écoles.Un dernier chapitre indique brièvement quel parti ls piété chrétienne pont tirer de ces enseignements.Ainei, l\u2019ouvrage, malgré son oûté spin latif, ne manque pes de portée pratique.Il est: un bommage au Christ Seavesr: il tend à inspirer un amour plus vit du sur naturel ; il fait naître le désir d'étutier plus i fond cette puissante philorophie de mint Thomas que le Pape Pie X vient de recommander avec tant de solennité et d'autorité aux écoles catholiques du monde Instructions et conseils aux enfants de Marie, par P.F.Vixcexr.Un vol.in-18, Prix: 1 franc.(Librairie Douniol, 29, rue de Tournon, Paris.) Ce livre, qui compte plus de cing conte pagos, dovrait être rutro les maine de toutes les enfants do Marie.Elles y spprendront d'abord boaucoup de choses eur le dévotion à la sainte Viorge, sur son bistoire et les avantages des congrégations ; elles y trouveront les atatuts authentiques de\u2018 Varchiconféiie, Jes obligations de chaque digai- taire et de chaquo affilié, des instructions et des conseils, enfin des pratiques de\u2019 piété et des prières.Livre précieux of trde iplela- lement recommandé.Le long du chemin, par Antolbette Graco- MELLE, traduit\u2019 de l'italien sur la 5e édition ; préface de M.Gzorazs GOYAU, Un vol.in-12 de 400 pages.Prix : 3 fe, 50.(Ancienne maison Ch.Douniol, 39, rue de Tournon, Paris VIe.) - C'est un livre dont la lecture \u2018 s'impose.Simple, on apparence, car sa trame se repère sur des dates, à mesure que se présentent les faite à noter ; mais au fond très doste, à propos de rien et de tout, parce que les plus petites choses out leur côté.plein d'intérêt.Aussi n'est-ce pas seulement sur le rvéridon où la table des salons qu'on mettre ce beau volume d'Antoinette Glacomell, Ze \"Long du Chemin, co'sers divs te valise ou moment d'aller en voyage ; et \u2018en wagon comme dans ls villa, Le Long du Chemin sers l'ane des plas attrayantes lectarse gee l'on puisse rêver.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le semen gn Mira Prgms.de Vit.\u2014Ua vol.in-12 de 433 pages.Pris xi 3 fr.50.(Librairie Doaniol, 30, red do Tournon, Paris Vie.) Le problème souial #5 pose, claque jour, plus engoiseant.Comment le résoudre ?Bors co par Ia Tutte deb castes | Vellasion du sang?Noo, mais plutôt par cordiale des classes.Daas lo serment de Marthe Pargwin, Tonteur, Charles de Vitis, met en soles ume ous ile do la soblases épousatt uu'homme sorti des range du pouple, mais.\u2018digne d'elle par la noblesse de son omer et-l'intel- Higence de son activité.; Charles de Vitis à fait le tour dp mendes; 208 connaissances variées ot le charme de vou atyle vif ob alerte rendent co romen intéremant.\u2019 \"Chacun voudre Tire le Serment dé Marehe Pargwin dont Viction \u2018tour à tour densie- tique et touchéate ws découle à Pick mn \u201ctun; Le gouvernement autrichien - fait que \u2018 Il y a en ce moment , un mouvement assez Intense qui porte les émigrants au trichiens vers la Louisiane, et et en wind.tél vers les Etats-Unis du'Sud.On recommande À ces migrants\u2019 \u201c plus grande \u2018citconspection, attendu\u2019 que\u2019 les nouvelles\u201dreçues dé là-bas âû tent - pas des plus satisfaisantes.Les jet locaux eux-mêmes racontent\u2019, les nouveaux venus sont \u2018presque poulllés de\u2018leur liberté :individuélle |.les patrons qui les exploitent, et sontabtt- gés de rester sur, les ht eut commencé à travailler,\u201d \u201cLeur.: ' oa un is, rippelleut asses.calle le 4 anciens esclaves, entier.2 blier un avertissement aux: \u2018persbtées .qui désirent émigrer.yers l\u2019Amérique;, | Le \u2018 rachitique de l'intelligence \u201d DE LA \u201c PRESSE \u201d Maintenant que lu \u201cPresse\u201d tient ses lecteurs sous sa griffe puissante et en a fait des esclaves, elle peut s\u2019en moquer, Qui aurait pu soup- gonner qu\u2019à propos du \u2018\u201c concours du sac de sel \u201d\u201d, des Canadiens français auraient mérité de passer pour des \u2018\u201crachitiques ge l'intelligence \u2018 ?C\u2019est.le compliment que Ia Presse\u201d adressuit à ses milliers de lecteurs duns son édition du 23 novembre, parce que M pour cent do ceux-là n'ont pas embrassé l'opinion du fameux instituteur de ce concours bestial.Voilà le fondateur de c sport à jamais immortel tombé dans le cé- lire des persécutions imaginaires.II\u201d voit des ennemis partout.Ses nerfs sont fatigués.Il à besoin de repus.Le suc de sel puraît l\u2019avoir harassé énormément plus que notre héroïque paysan M.Ouellette.D\u2019où vient done su rage ?11 s\u2019en prend aux = journaux et aux journalistes.qui ne lui ont rien dit vu n'ont fait que re procher à la Presse\u201d de déployer Lien plus de zèle à promouvoir les intérêts du \u2018\u2018sport\u201d qu'elle n\u2019a montré d\u2019empressement à assurer l'avenir religieux et nationul de nos coreligionnaires et cumpatriotes de l\u2019Ouest\u2026 \u201cLa \u201c\u201c Presse\u2019 n peut-être juxé l\u2019avenir sportif sinon plus important, du moins plus pratique.\u201d Y a-t-il beaucoup de jalousie «uns ces paroles ?Y a-t-il de quoi, surtout, exaspérer un homme de la taille et de la force intellectuelles et morales de l'immortel fondateur du concours du sac de sel !! .I! faut donc qu\u2019il l\u2019ait reçue bonne la raclée dans son cabinet de travail ! Il a dû recevoir une giLoulée d\u2019opinions sur son concours du sac, qui ne s\u2019allient pag tout à fait à la sienne.Aussi les correspondances qu\u2019il a reçues l\u2019ont bien plus énervé que les remarques froides de quelques journalistes.Lé Pharaon du journalisme jaune s\u2019est vu ussailli par une légion de moucherons qui ne le flattaient pas.aucsecces \u2026.sa fureur extrème.Le fatigue, l'abat : le voilà sur les dents.Le pauvre homme, il sent aujour- d\u2019hui que l'opinion publique n'a pas entonné ln note patriotique (! ) qu\u2019il \u2018u donnée à son suc de sel.Nos bons paysans qui ont pus de bon sens que le promoteur du fameux concours se sont contentés de répondre: tout cet étalage de la \u2018\u201cPresse\u201d, c\u2019est jeune, c'est enfant.Les plus sérieux disaient : c\u2019est stupide.C\u2019est le sentiment des 90 p.c.des Fecteurs du grand journal, j'allais dire rachitique, oh ! Le directeur de cette feuille sent le besoin de s\u2019expliquer.Mais il a une mauvaise manière.Il est pris de délire: du moins c\u2019est l\u2019idée qui règne dans la campagne.Personne ne lui en veut ; on le prend en pitié.ll n voulu donner à son concours une note patriotique trop aiguë, il n détonné.Les lecteurs (excepté ceux qui avaient le.suc da sel sur le cou; ils ne le pouvajent pas ) ont fait une moue, ou se sont moqués Cela voulait dire, vieux journaliste, qu'avec une belle intelligence prostituée au dévergondage du journalisme à la mode, et peu de jugement, on peut se rendre ridicule, ct que par le désir effréné de faire fortune par des chemins raccourcis, fât-on journaliste, on peut se rendre odieux et subir des humiliations.Prenez un grain de bromure pour calmer vos nerfs, et profitez de la leçon.Vos lecteurs ne méritaient pas tous de passer dans votre imagination malade pour des rachitiques de 1'intelligence.Vous en avez atteints un bon 90 pour.cent.Il est Lien vrai qu\u2019on ne peut pas attendre beaucoup de la plupart des lecteurs de ln \u201cPresse\u201d, mais le grand nombre, ce nous semble, doivent être encore moins rachitiques que le journaliste qui\u2018 a pondu, ;samedi dernier, la première page du journal de M.Berthiaume.En tout cas, c'est injuste ; aussi injuste que de les croire assez dévergondés pour oxiger des journalistes qu\u2019ils leur \u2018servent en pâture une partie de ce que la rue et le bouge produisent de plus sale et de plus immoral.Méme si cela était ce +- rait aux journalistes de leur faire comprendre qu\u2019un écrivain honne- te n\u2019a pas le droit d\u2019empoisonner ses lecteurs, et que leur devoir à eux est de se préserver du poison qui tue l\u2019âme et aveugle la conscience ; comme il était de votre devoir, M.le rê- ducteur de la Presse\u201d, de ye pas faire croire que l'idéal du peuple eu- nadien c'est moins d'être grand par le prestige des vertus que puissant par la force brutale.Il faut rendre justice au \u201csac de sel\u201d, et au fon- duteur du concours.Ce dernier a eu une bonne inspiration, mais dont la mort n\u2019a suivi que d'un instant la naissance : C\u2019Ast quand il à dit que M.Ouellette devait.sa force et son endurance à su parfaite abstinence des liqueurs alcooliques.Le peuple lui devrait beaucoup, si, profitant do cette précieuse inspiration, il avait ouvert un concours aux gens sobres au lieu de celui ouvert æux rachitiques de l\u2019intelligence.1 se serait épargné un verdiet de blame et de désapprobation, et personne n'aurait sougé peut-être à lui dire qu'il est devenu sans le savoir un rachitique de intelligence, de ln morale et du vrai patriotisme,et,par conséquent, il n'aurait pas risqué d'être seul de son concours nouveau genre.Hélas ! quel mal ne peut-on pas faire quand on ignore les devoirs les plus rudimentaires d'un bon, journaliste ?Allons, vieux journaliste, ue- ceptez l\u2019humiliation et revenez à votre devoir.Dieu vous avait donné du talent, qu'en avez-vous fait ?Cependant vous pouvez faire un bien immense avec un bon vouloir.Quels sont ces devoirs ?En voici quelques-uns trop souvent oubliés de nos jours.Il faut non seulement être soumis aux autorités religieuses, et respectueux du pouvoir civil, dévoué aux institutions de son pays, les défendre et les protéger au besoin, être dévoué aussi à notre langue et à nos lois, mais encore tenir compte de lu loi de Dieu.Est-il vrai que l\u2019on dit généralement que les journalistes ne reconnaissent plus le huitième précepte du décalogue, qui défend la médisance, le mensonge et la calomnie.Parce que vous êtes reporter il ne vous est pas permis de colporter au bout du monde avec les noms et prénoms des auteurs, forfaits que quelques gens de votre quartier ont le malheur de commettre.Soyez donc soucieux de la morale.Pourquoi raconter à les vos lecteurs aveu force détails des crimes que vos mères ne Vous ont jamais Inissé dire au foyer * Elles doivent rougir de lire ce que vous leur écrivez aujour- d'hui.Vous êtes aussi étonné que nous des cAmes nombreux qui «= commettent de nos jours, du moins faites l\u2019étonné.Eh bien ! voici l\u2019opinion de M.le docteur Moreau, de Tours, sur la multiplicité des crimes.Il soutient \u2014et «rtes l'expérience ne le prouve que trop péremptoirement\u2014que c'est la publication des crimes qui en rê- pand la connaissance et il demande comme remède nécessaire qu\u2019on fasse silence à leur endroit.La \u2018Presse, à l\u2019en croire.a fuit un bien immense.Soit ! Mais mal qu'elle a répandu est septante fois sept fois plus énorme.Et de dix-huit ! ! ! FILS DE CULTIVATEUR.: 0: AUX COMMUNES vous le Jeudi, le Gouverneur Général du Canada ouvrit, avec le cérémonia) ordinaire, la quatrième aossion du dixième parlemont.Le discours du Trône n'offre rien de très intéremant.Il note le traité de commerce franco canadien, dont le texte à été déposé sur la table de |s Chambre ; il constate une augmentation de l'immigration ; il fait ro marquer que si, jusqu\u2019anjourd\u2019hui, lo chemin de fer transcontinental ne peut donner que deux cent cinquante milles de voio au trafic, c\u2019est dû à la difficulté de trouver des matériaux et des ouvriers, il annonce quo le gouvernement prendra les moyens de compléter le pont de Québec daus un temps raisonnable ; enfin il ajoute que le moment eat venu de placer sous le contrôle du gouvernement fédéral, les compagnies de télégraphes et de téléphones pourvues de chartes du parlement fédéral, et qu'on projet de loi à cstte fin sere soumis à la Chambre.Les débats sur ce discours commenceront lend.LA CROIX Ce que l\u2019on pense de la \u201cCroix\u201d Un pleux prêtre du diocèse de Québec nous écrit : \u2026Permettez-moi, bien cher ami, de profiter de l\u2019occasion pour vous féliciter du grand bien que vous faites en combattant si courageusement le théâtre, la franc-maçonnerie, le socialisme et la juiverie ; quatre grands fléaux qui minent sourdement notre chère patrie et l'entraînent vers le gouffre.Oui, voilà bien nos ennemis ! Ne cessez pas de leur faire une guerre à mort.Ah | je le sais,il vous faut du courage, et beaucoup.Les épréuves ne manquent pas, et vos bonnes intentions ne sont pas toujours comprises.Mais, que voulez-vous, il en a toujours été ainsi : le bien ne se fait pas, sans souffrances, ni sacrifices, Continuez donc à travailler avec prudence et générosité, et le bon Dieu bé nira votre œuvre.Votre tout dévoué in Xto.Un autre prêtre, curé, du diocèse de Rimouski : Cher Monsieur, J'inclus avec la présente $2.00 pour l'abonnement à votre excellente Croix.Bon courage ! Je vous admire, dans votre lutte.Vos principes sont les principes d\u2019un catholique avant tout.Vousne faites pas du journalisme pour faire du journalisme, ou de l'argent, mais pour combattre l\u2019erreur.C\u2019est d'autant plus admirable que, dans notre siècle, le plus grand nombre sert Mammon avant la vérité.Votre tout dévoué.30: Les vrais chefs occultes L'ACTION -MAÇONNIQUE Dans l\u2019article sur le dernier convent maçonnique tenu à Paris en septembre dernier, que la \u201c Croix \u201d a publié le 19 octobre, l'auteur, très bien informé, affirme que derrière les hommes qui jouent actuellement les roles en vue dans le gouvernement maçonnique de lu République fran- Guise, que derrière cet état-major de parade il s'en trouve un autre constituant une divection très occulte non seulement pour les \u2018* profunes \u201d mais encore pour l'immense masse des Fl°.eux-mêmes.C\u2019est dans ce dernier état-major que se trouvent en cfiet les vrais clufs, ceux qui mettent en œuvre les pions, morpions et scorpions des loges exécutant la \u2018pen de derrière lu tête\u201d de la maçonnerie universelle.e Et la * Croix \u201d ajoutait, d'après lu \u2018* Croix \u201d, de Paris : * Les hommes qui, ainsi que M.Copin-Albancelli, ont franchi un certain nombre de grades duns la ma- Gonnerie et se sont évadés de ce milieu * de mensonge, d\u2019hypocrisie et de lächeté , ont nettement perçu cette direction invisible qui fait marcher comme des pantins toute la phalange disciplinée de \u2018\u2018Vénérables\u201d, de \u201cChev.Rose-Croix\u201d, de *\u2018Princes du Royal Sceret\u201d, vte.L'ARFEOPAGE SECRET Copin-Afbancelli\u2014qui n\u2019est pas un ** elérieal \u2014 est auteur: d\u2019un petit livre vigoureux, clair, précis, con- cluant-et très instructif : \u201c Comment je suis entré dans la franc-ma- Sonnerie et comment j'en \\suis sorti Après avoir raconté avec Une Verve sarcastique, riche en détails authentiques, son initiation dans lu loge \u2018Avant-garde mac.\u201d de Paris, il indique les procédés qui l'ont élevé successivement aux grades supérieurs de Chevalier Rose-Croix, grade impie ct ohbscène renouvelé des \u201c\u201c Rosi-Cru- cinns\u2018\u201d du XVIe siècle et, en cette qualité ( 7), de membre du \u2018\u201c\u2018chapitre \u201d In \u2018\u201c Clémente Amitié \u201d, fondé à Paris au XVIIIe siècle et composé exclusivement de susdits \u2018 chevaliers\u201d\u201d (18e degré de perfection ! ) Ce \u2018\u201c chapitre\u2019 est désormais célè- bro pur In déclaration \u201c\u201c anti-thée \u201d et sataniquement = blasphématoire qu\u2019y fit, dans un banquet de fête et de convent, le I.de Lannessan, ministre de in République franc.- maçonnique : \u2018\u201c\u201c Nous devons écraser l\u2018Infâme ; mais l\u2019Infme ce n\u2019est pus le cléricalisme, l\u2019Inlâme c\u2019est Dieu \u201d.Quand le F.Copin-Albanceili, après 3 ans de suggestion anti- chrétienne à jet continu et d\u2019inoculation rabique à haute dose, fut parvenu à ce dogré de \u2018\u201c perfection \u2019\u2019 qui permettait, vu son ifitelligence re- marquable, et son prestige en loge, d\u2019en espérer beaucoup, les chefs occultes lui firent l\u2019honneur de lui envoyer un PF.\u2018 sondeur \u201d chargé de lui proposer de le pousser à un degré de perfectionnement Encore supérieur.Voici son récit (p.71) : \u201c Un des hommes les plus considérables, non pus du monde politique, mais du monde maçonnique, m'avait proposé un rendez-vous pour une communication qu'il me disait être d'une extrême importance.Je me rendis à son appel.demander qu\u2019il me Il commenea par me le secret sur lu conversation allait avoir avee moi.Puis il dit : \u201c Vous pouvez mesurer la puissance de ln Pr.Mnç\u2026 Et pourtant vous êtes aussi à mûme de vous rendre compte de In médiocrité des éléments qui la composent.Nous sommes tout puissants, Mon pas parce que les FF.MM.sont plus intelligents, plus habiles, ou plus instruits que les ** profunes \u201d\u2019 les plus vulgaires, car vous suvez qu'il n\u2019en est rien : mais parce que nous sommes organisés.NOUS SOMMES ORGANISES TANDIS QUE LES AUTRES NE LIL SONT PAS, ce qui est déjà un avantage considérable.De plus LIS PAYS IGNORE NOTRE ORGANISATION ET NOTRE BUT.Il en résulte que NOUS POUVONS AGIR SANS QU'IL S'EN DOUTE, pur conséquent sans qu'il s'oppose à notre action.LA EST LE SECRET DE NOTRE FORCE.\u201c Mais au lieu d'une association se composant de 25,000 * nullités \u201d, supposez une autre association qui compterait seulement 1000 membres, mais qui n'en admettrait jamais un nouveau sans l'avoir étudié et suivi pendant des années, qui crécrait autour de lui, les circonstances les plus diverses dans le but de l'éprouver, qui lui susciteruit des difficultés contre lesquelles il pourrait donner par In puissance de son effort In mesure de sou intelligence et de sa volonté, Supposez une telle association acrivant, par un pareil recrutement à ne compter que des membres de choix, tels, qu'à eux on pourrait dire qu'ils n'auraient QU'UNE TETE, QU'UN COEUR, QU'UN BRAS., que pense- riez-vous de la force dont disposerait une pareille association.\u201cJe répondis naturellement que cette association serait lu reine du monde.*\u201c Alors, après m'avoir répété que ce qu'il allait me faire savoir devait it tout jamais rester entre nous, mon interlocuteur me dit : \u201cEh bien! CETTE ASSOCIATION EXISTE et je suis autorisé, si vous le voulez, à vous y faire pé- nêtrer.\u201d\u201d *a\u2026J'obéis à un sentiment instinctif de lovauté ct je iis cette réponse que je regrette maintenant : * N\u2019allez pas plus loin, Vous me supposez évidemment f.
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