La Croix., 24 décembre 1908, jeudi 24 décembre 1908
[" Fat a i swe Î veste GNO VINCES La \u201c\u201cCrotx** 66 RUE NOTRE-DAME EST Holte de Pests 978 Paraît le Jeudi JOSEPH BEGIN \u2014Directeur \u2014 lPropriétaire\u2014 a Téléphone : Beth: Main 1355 RLLIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, JOURNAL VIS-R-VIS DD ECONOMIE POLITIQUE, PENSEE DU JOUR Un jouvnut eatholique dans une paroisse c'est une mission perpétuelle LEON X11 Les causes de la criminalité à Montréal Sujet de grande importance.En 190.l'on comptait à la cour criminelle de notre district judiciaire 223 procès plaidés.Cette année, il yen a plus de 70.Et, cn outre, combien de centaines de bandits que la justice n'a pu rejoindre et dont elle n'a pu faire le procès ! Ces chiffres sont très alarmants.Mais s'ils nous donnent l\u2019état de maladie de la ville de Montréal, ils ne nous disent pas quelles sont les causes générales de tant de crimes.Nous allons essayer de les esquisser.\u201c a =» Le Canila du 22 décembre, au cours d'une entrevue qu\u2019un de ses rédacteurs a eue avec un de nos magistrats, sur ce sujet, donne comme principales les trois causes suivantes : l\u2019intempérance, le manque d'éducation et l'inefficacité de notre système de police.Et de ces trois causes, d'après ce magistrat que notre confrère de la rue Saint-Jacques qualifie d\u2019éminent, pour la circonstance, la mauvaise éducation est la plus grande.Lisez plutôt : «Le remède à apporter au fléau alcoolique est peut-être le problème le plus difficile à résoudre,attendu qu\u2019il est préventif et commence à l'école, il tient de l'éfucalion plus que de toute autre chase.«la mauvaise éducation tient probablement le premier rang dans les trois points donnés.lille a été nulle chez la plupart des criminels qui ont été victimes de vices non réprimés dans l'enfance par des parents ignorants ou peu consciencicux.** Notre instruction demande de grandes réjorntes ct nolre éducation de plus gran- desemcure, car c'est du monde (sic) encore que l'on doit attendre la perfection du caractère.Nos enfants sont généralement mal Herés, voués à tous leurs caprices, #7s pullictent dans toutes ces salles oit ils voient continuellement des scènes ant-dessus de leur portée ct nuxquelles ils s'initient avant l'âge.» Nous nous sommes permis de souligner la démonstration du savan! juge, afin d'en faire mieux ressortir les conclusions qu'il n\u2019exprime pas.Et vous, buns Frères et bonnes Sœurs, et vous pieux professeurs, ct vous dévoués éducateurs lniques qui avez dépensé votre vie à façonner les âmes à l'image de Dieu ct à mettre dans les cœursde la gent écolière les vertus du parfait chrétien, vous avez donc travaillé cn vain, vous avez perdu votre temps, que disons-nous, vous êtes la cause -c'est l'éminent magistrat du Canada qui le dit \u2014- de l'augmentation désespérante de la criminalité à Montral! Vous ne le saviez pas; vous ne vous en doutiez même pas! Eh bien, apprenez-le 1 Æf nunc erudimini ! I y a de ces assertions qui nous font sourire tant elles sont cocasses ; celle-ci Rous suulève d'indignation.Si nous l'avions entendue encore de la bouche d'un vulgaire hâbleur de hustings, nous l'aurions dédaignée ; mais qu'un juge lu profère, sans la signer, caché suus le masque de l'anonymat, laissant ainsi tomber sur tous ses honorables confrères le mépris Public qui en est la cause, c'est ce qu'on appelle agir un peu en poltron.- » » Nos lecteurs sont trop intelligents et Îls ont trop Lien appris à apprécier à sa haute valeur \"instruction qu'ils ont re- gue dans nos écoles cet dans nos cou- Vents, pour que nous nous attardions à réfuter une telle accusation.; Parmi les vrais causes de la crimina- litt à Montréal, l'on doit mettre au premier rang l'intempérance.U ya aujourd'hui dans notre ville 464 débits de boissons cnivrantes et 537 épiceries ayant le droit de vendre des liqueurs alcooliques, Que de sources d'où sortent les crimes ceptions, mais elles sont rares.- .° Vi tres.Pourquoi le magistrat en question n'a-t-il pas mis en cause ces boutiques où la jeunesse va se corrompre à jamais ?L'autre jour, par hasard, nous avons vu les habitués du Théâtre Royal, venant de la représentation d'une pièce.Parmi ces sept à huit cents jeunes gens, il n\u2019y avait peut-être pas une figure honnête.Tous laissaient voir la pourriture qui rongeait leur cœur.Plusieurs nous cnt paru être de cette clas'e d'individus prêts à commettre un crime afin d'avoir quelques piastres pour acheter des liqueurs alcooliques et payer leur entrée au théâtre.Ne travaillant pas, n'ayant aucun emploi, ils volent, pour aller voir danser de misérables filles et entendre chanter de sales grivoiseries, Et les journaux qui invitent leurs lecteurs à aller à ces théâtres et à boire à profusion telle ou telle boisson enivrante sont-ils des moins coupables ?JOSEPH BEGIN.L'UNIFORMITÉ DES LIVRES La question de l'uniformité des livres est revenue sur le tapis à une séance de la commission scolaire de Montréal, tenue le 23 décembre courant.Mtres Gustave Lamothe, D.-R.Murphy et Aimé Geoffrion, consultés par la commission, ne s'accordent pas sur la portée des termes \u2018\u2018 écoles sous contrôle\u201d du paragraphe 4e de l'article 215e du code scolaire.Les deux premiers disent, avec raison, que les écoles subventionnés par la commission scolaire ne sont pas par ce fait sous la gouverne de celle-ci.Ils ajoutent que le cas particulier dont il s'agit ici, est régi par les conventions des parties ct qu'une opinion précise ne saurait être donnée dans chaque cas sans que la teneur des contrats intervenus ait été connue.L'autre est de l'opinion contraire, c'est-à-dire de celle de Mtre S.Beaudin, exprimée dans un mémoire adressé il y à quelques jours à la commission scolaire.Celle-ci décide alors de s\u2019en rapporter au tribunal qui doit juger le mérite de la requête du notaire Saint-Denis, et elle nomme pour la représenter dans cette cause Mtres Gustave Lamothe et Aimé Geoffrion.Autant nous avons confiance dans la science légale du premier, autant nous redoutons les tendances frop libérales du dernier.Mais attendons la fin.Ur motif d'encouragement Le pauvre journaliste eatholique devrait, ce nous semble, être l\u2019objet particulier de la générosité de ses 'ecteurs.Il leur est si facile d'ajouter une obole au prix de l'abonnement.T1 yen a parce qu'ils n'ont les moyens de ne nous donner qu\u2019une minime somme, qui n'osent nous l'offcir.Pourquoi nous privent ils ainsi de leur précieux concours.Venant d'un cœur généreux toute aide sera pour nous un grand motif d'encouragement.108:\u2014\u2014 Le Transcript, de Boston, a publié le 21 décembre, la dépêche suivante venant de Rome ct que nous reproduisons avec réserves : \u2018On annonce comme certaine la nomination de l'Archevêque O°Connell de Boston au cardinalat et cela très prochainement, avant le départ de Mgr O'Connell pour le Japon, vers la fin de janvier.* I] parait absolument fondé que le chapeau de cardinal décroché par I'Ararchevêque canadien en vue.+ Mgr O'Connell est nommé, la nomination d'un cardinal canadien sera remise indéfiniment.\u201d À pleins bords ! Il y a d'beureuses ex- t ensuite les mauvais théâ- chevéque O'Connell était destiné à un SES \u2018Nouvelle Religion\u201d Nous lisons dans le *\u201c Courrier breton\u201d que la Chambre des députés français, devenue une Chambre de muets, a voté à la course le budget de l'Instruction publique.H ne s\u2019est trouvé personne pour démasquer la \u201cnouvelle religion\u201d qui prétend s'imposer à toute la jeunesse de France, \u2014{ rotéger le fils contre son père ot remplacer le catéchisme \u2014at qui, au lieu d'être séparée de l'Etat, coûte 274 millions de francs aux contribuables.Le rapporteur annonce qu'à ce chiffre fantastique il faudra bientôt njouter 31 millions.Cela fera pour le «tulte de la déesse de In Raison 305 millions de francs, au lieu de 49 millions que coûtaient les anciens cultes.C'est une économie à rebours de 265 millions, pareille à celle que l\u2019on réalise dans les hôpitaux en rempla- cant les Sœurs par des irdirmières laïques.Comment se fait-il qu'aucun député n'ait signalé cette gigantesque entreprise d'apostasie, qui devient tous les jours plus audacieuse et plus impudente ?On n\u2019a même pas protesté contre les menaces du rapporteur hu- gucnot, qui prétend rendre l\u2019école de plus en plus obligatoire à mesure qu\u2019elle devient plus mauvaise, et qui veut charger un fonctionnaire de l'Etat, un juge de paix, de punir sur les parents l'absence des écoliers.Or, l'absence de l'école sera bientôt le seul moyen que les familles fran- Cuises cutholiques auront de sôus- traire leurs enfants à un enseignement antireligieux, que l'instituteur nura refusé de modifier.Mgr Gigure vient de préciser sur ce point le devoir des catholiques.Après avoir rappelé les périls de l'école neutre et la préférence à donner à l'école chrétienne, fût-elle plus éloignée, il déclare que, si l'école soi- disant neutre est positivement mauvaise, les parents ne pourront, sous aucun prétexte, y envoyer leurs an- fants.\u201cCe n\u2019est pus possible en \u2018conscience, disait Pie IX.Les pa- \u201crents ne peuvent jamais envoyer \u201cleurs enfants dans une école positi- \u201cvement maunvaise, leur en coûtût-il \u201cla perte de leurs bidps et même do \u201cleur vie.\u201d Notes et Critiques Le roi Edouard et les exilées françaises T1 y a quelques mois, des Ursulines françaises, obligés de fuir le sol de France, rendu inhospitalier par les \u2018\u2019loufoques \u201d de Fanticléricalisme, débarquaient à Douvres.Peu accoutumées aux voyages, perdues presque dès leur arrivée sur la terre anglaise, elles avisent un monsieur portant une casquette blanche galonnée d'or.Un chef de gare, peut-itre 2.Celui-ci, très aimable, s\u2019empresse de donner des ordres pour que l'on fasse monter les exilées dans un wagon de ere classe.Nous n'avons que des billets de 3e classe, font remarquer les religieuses.Le monsieur ne veut pas entendre.Les religieuses sont installées dans un wagon réservé spécialement pour elles.On arrive à Londres.De nouveau les sœurs s'adressent au monsieur si obligeant.Elles veulent encore quelques renseignements pour entrer au village.surabondant de détails précis.Elles veulent reparler de leurs billets de 3e classe, car ces Ames délicates ne sont pas encore tranquilles.Elles sont renscignées avec un luxe Alorsle monsieur aimable leur dit en souriant : \u2014 Rassurez-vous, le roi d'Angleterre vous en prie.Condamnation d\u2019un diffamateur du clergé La F.*.André, fondateur ct vénérable dela Loge \u2018\u201c La Fidélité *àh Alençon (France) avait diffamé, dans son journal, l'Avenis de l'Orne ,un prétre du diocèse universellement respecté, l'abbé Barbon, curé de Place.Le tribunal d\u2019Alenyon vient de condamner le diffamateur à 50 francs d'amende, 400 francs de dommages- intéréts, deux insertions dans les journaux locaux et aux frais.C'est bien.Ligue maçonnique de l'Enscignement Le conseil général de cette ligue a procédé au renouvellement de son bureau à Paris.Ont été nommés : * Président : M.Desoye, député ; vice- présidents: Mme Jules Ferry, MM.Edouard Petit, Cleftie, Maurice Faure ; secrétaire général : M.Léon Robelin ; Trésorier : M.Maurice Bertcaux ; secrétaires : MM.Baudrillart, Bordier, Bourguignon.Parmi ces membresdu bureau se trouvent, bien entendu, des FF.MM.notoires.Nous donnons ces noms afin que nos compatriotes connaissent bien quels sont en France les ennemis les plus en vue de l'enseignement catholique.il importe que ces misérables soient connus.Démasquez la franc-maçonnerie, à dit Léon XII: a ° .Un mariage en France D: la Semaine Religieuse de Moulins : Un père, voulant marier sa fille, disait simplement qu\u2019il lui donnait cent mille francs.Les prétenius uccoururent, aliéchés.par la dot peut-être ; et le père sourlait finement Aleur empressement affectueux.Lui ne se pressait pas ; il examinait, il attendait.Parmi les jeunes gens si assiJus, le père en remafqua un qui lui parut moins enthousiaste et moins fat que les autres.On dirait qu\u2019ila du bon sens, celur-là se disait-il tout bas.\u2014 C'était un commerçant, actif, intelligent, laborieux.Le père, le recevant un jour chez lui : ** Voulez-vous, dit-il, que nous causions intimement de la dot de ma fille ?\u2014 Mais rien ne presse, fit le jeune homme ému et heureux.\u2019 \u2014 Qu\u2019importe ?Vous saurez mieux ce que vous faites.Tenez, voilà la note complète.Etle papier communiqué contenait ces lignes que le père lut en les accentuant : Education soignée, esprit juste, sens droit Pas de coquétterie, goût délicat, un peu sévère ; mais ni fantaisie,ni enthousiasme pour la toilette 20:000 Régularité dans les pratiques religieuses \u2014 Economie, ordre.\u2014 Femme d'intérieur, dirigeant elle-même sa maison Pas d'attraits pour les bals et les spectacles ; se prétant aux convenances, ne se livrant jamais aux choses du dehors Laborieuse ct adroite, pouvant se passer de modiste et de coutu- ridre, les dirigeant au besoin 10000 Enfin, comptant 10 000 Et ces 10 000 francs valent plus que ne vaudrait une fortune avec les défauts contraires aux qualités que je garantis dans ma fille.Je ne parle pas de son dévouement, un père là-dessus se fait toujours illusion, mais je sais qu'elle voit dans le mariage quelque chose de divin.Le jeune homme fut tout d'abord un peu désappointé, mais il avait du sens, 1) comprit la leçon du père et épousa la jeune fille.On dit qu'il ne s'en est jamais repenti, 20-000 30 000 10 000 AGRICULTURE, Le Jeudi, 24 Décembre (908.Tel.VI, Ne 831 oùx.CATHOLIQUE 66 RUE NOTRE-DAME EST, MONTRÉAL.PRALRIS DE JUOTIOR ETC, \u201cL'Action Socials\u201d L\u2019 \u201cAction sociale\u201d vient de commencer, sa deuxième année de publication.Son édition-anniversaire est fort volupnineuse.L\u2019on voit que le \u201cnerf\u201d de la guerre ne lui fait pas défaut.Tant mieux ! Aux vœux de sucoès que nous ndressons à notre confrère nous croyons devoir ajouter quelques comsi- dérations de circonstance.Nos lecteurs savent que nous avons toujours été un fervent tenant de la bonne presse et que, sur tous les tons, par I'exemple et par la parole, nous n\u2019avons jamais cessé den prd- cher la nécessité au Canada.L'écho de notre voix, nous assure- t-on, est allé jusqu\u2019au Vatican, où la, \u201cCroix\u201d, notamment, a l'honneur insigne d\u2019être Tue depuis plus de cinq uns.Un jour, Rome laissa à entendre à Québec que l'on désirait voir un organe catholique quotidien se fonder dans la ville de Champlain.S.G.Mgr Bégin, toujours prêt à se dépenser pour les âmes, se donna spontanément à lu création de cette graimxdle œuvre.L\u2019on suitrs'il y réussit.Les obstacles ne tinrent pas devant sa volonté.Bénie pur Notre Saint-Pére, patronné par S.G.Mgr l\u2019Archevêque de CGyrène et appelée par les vœux du clergé canadien qui avait appris à apprécien les services d\u2019une bonne presse par les journaux catholiques déjiv existants, l\u2019\u201c\u201cAction- sociale\u201d -a donc paru sous les meilleurs auspices.Elle n'eut qu\u2019à tendre la main: les bourses étaient tout ouvertes pour elle.Aussi en profita-t-elle largement, et elle fit bien.a + + Noblesse oblige.Née d\u2019une idée catholique, elle doit done être catholique avant tout.Rien, pas même des raisons d\u2019op- portumisme, ne doit la faire dévier du l'droit-chemin.Mais si ello s\u2019en écarte elle tombe comme les autres journaux sous l\u2019action de la critique de la presse.Taire les erreurs d'un confrère quelque bien intentionné qu\u2019il soit, serait les approuver, tromper sciemment le public et l\u2019induire par consé- quont au mal.Toute conscience doit se refuser à ce silence moins catholique qu\u2019opportuniste ct moins honnête que malfaisant.C\u2019est pourquoi, nous avons, durant année écoulée, dit à l\u2019\u201c\u2019Action sociale\u201d, aussi bienvelllamment que possible, ce qui nous a paru absolument répréhensible dans ses pages.Notre confrära ne saurait nous en vouloir s\u2019il vout sincèrement servir les moilleurs intérêts de l\u2019Eglise au Canada, car c\u2019est justement en vue de ces intérêts que nous avons fait cela.1 \u201cAction Sociale\u201d estelle plus politique que catholique, comme le prétendent le \u201cSoleil\u201d, la \u201cVigic\u201d et le \u201cCanada\u201d ?A, cette question, nous avons le plaisir de répondre carrément : non.Si elle pêche sur ce point, c\u2019est plutôt par son abstention à traiter à leur mérite une foule de questions qui touchent de près ou de loin à la Religion.Elle paraît craindre de se tromper ou de s\u2019aventurer, et elle cherche moins à former elle-même l\u2019opinion de ses lecteurs qu\u2019à bien ren- scigner ceux-ci.Par exemple, dle leur sert souvent, par larges tranches, presque indifféremment et sans commentaires, les discours de Laurier et de Borden, et \u2018eux de Gouin &u de, Bourassa.\"Ne devrait-elle.pen, plutôt, ob ola Payables d'avance \u201d CANADA 9 1 ap, $3: 6 mois, an.; EN VILLE (Parle Piste) 1 an $3; 6 mols, $1.ETATS,UNIS \" ETRANGER (Union postale) \u201c1am, $2.35; 6 mois, $1.35 ABORNEMENTS do PROPAGANDE (payables d'uvance) 8 abonnements de 1 an 810,00 8 \u201c 5.00 sans tombert dans l\u2019esprit de parti politique: contre lequel Pie X l\u2019a bien mise en garde, donner À ses lecteurs, sur ces questions, une ligne de conduite au lieu de leur Inisser, la peine d\u2019en choisir une ?Lo mission du journaliste\u2018 catholique ne consiste-t-elle pas précisément À indiquer en tout ce qui vient sous sai plume la meilleure voie à suivre ?Certes, le role ie reporter cst beaucoup plus facile à jouer ; mais, à en abuser l\u2019on court le risque de tomber dans des pièges d\u2019où l\u2019on ne s8t pas toujours sain ot saul.On nous répondrai peut-être que l'intérég du journal est là ; que si I\u2019 \u201cAction Sociale\u201d n\u2019en agit pas ainsi, elle sera devancée par la \u201c\u201cPresse\u201d, le \u201cSoleil\u201d, la \u201cPatric\u201d ét d\u2019autres feuilles.Ce n\u2019est pas une raison.Puisque l\u2019 \u201cAction sociale\u201d est née catholique qu'elle vive donc d'une vie de catholique avant tout : le reste lui sera donné par surerôit.> Par ailleurs, notre confrère est digne deg meilleurs encouragements Quo Dieu bénisse ses travaux et lui donne une longue vie ! } i JOSEPH BEGIN.«ees 21 déc.1908.Monsieur le Directeur de la Croix, Veuillez trouver.ci inclus cinq pes tres ($5.00) dont deux pour mon abonnement et les trois autres à titre d' vous faites contre les idées et les institutions malsaines qui menacent d'envahir notre province.J'aimerais que la Croix fût répandue et lue partout: elle pourrait éclairer et redresser.bien des opinions.Continuez, mon cher monsieur, à dépenser votre énergie et votre dévouement au service de la religion et de la patrie.Luttez toujours sans peur et sans défaillance.Vous ne trouverez pas la récompense en ce monde, mais au-delà de la tombe elle sera magna nimis.\u2018Veuillez me croise, Votre bien dévoué, .Ptre.\u2018LEURS AYBUX Us en plaisantent ! \u201cL'argent, que l\u2019on donnait aux curés, dit Ulric Alles, dans le Réveil, de Paris, versé au budget, aurait pu contribuer à rendre le pays un peu plus rospire.\u201c+ Mais il faut bien reconnaître que le contraire à eu lieu et que malgré l'argent descultes, nous payons de plus en plus d'impôts.* Au fond, nous n'en sommes pes fâchés, car M.Caillaux nous a dit que \u2018 les nations les plus florissantes sont celles qui paient le plus d'impôts.\u201c Nous nous moquons de l'argent des cultes et ne cherchons pas à savoir ce qu'il a bien pu devenir.** Le principal pour nous est de savoir Que nous sommes une nation florissante.Nous ne sacrifierons jamais assez pour cela.Aussi est-il sage de dire à ceux qu'effraye le montant de leurs contributions : \u2018\u201cRéjouissez-vous, vous avez été \u201c\u2018 augmenté de quarante sous, parce \u201c que la nation est de plus en plus flo- \u201csissante.L'année prochaine, Ça.\u201c ne faudrait pas que la France cesse un seul instant d'être florissante.Le \u201c jour, où le fiæc vous ayant tout pris, il - \u2018\u2019 ne vous restera plus un sou, wows * aurez la joie de nous dire : :C'est pour \u2018la nation qne jeme suis ruiné 1° et ; pour être fiers d'être Français.\u201d An Te couragement pour-la bonne lutte~ que \u201ceue vous n'aurez qu'à regarder la colomme iii M1 est curieux de voir aujourd\u2019hui les 3 E 2 A\" \u20ac BAPTEMES CIVILS La France avait déjà les baptémes ma- conniques réglés par le Rituel aux 3 voiles, du F.Foussier, ancien Vénérable de la loge Les Trinosophes dv Bercy, ou le Rituel du F.D.Blatin, ancien President du Conseïi de l'Ordre du Grand Orient de France; clic avait aussi les Baptémes organisés par la libre-pensée ; \u201cvoici venir, maintenant ies \u201cbaptemes civils™ inventés par le citoyen Coutant, député et maire d'Ivry-sur-Scine, qui a fait placarder d'avis suivant dans sa commu- ne: \u201cLa population est informée que la municipalité se tiendra à sa disposition à hotel de ville, tous les premiers dt- manches de chaque mois, de dix heures à midi, pour célébrer les \u201cbaptêmes civils\u201d.*Les déclarations devront être faites au scerétairiat de La mairie, au moins quatre jours avant la cérémonie.\u201d A propos des cérémonies de ce baptême, nous sons dans le Gaulois: \u201cLes petits socialistes d'Ivry auront lé- sormpais des parrains et des marraines.On les tiendra, je pense, sur Je comptoir du marchand de vin, et ve petit bleu coulera sur leurs fronts innocents.\u201cM.Coutaut n'a certainement pas voulu se moquer des cérémonies chrétiennes et nous ne devons pas voir dans les bap- tèmes faïques une parotie sacrilège du sacrement initial.\u201cLe député d'Ivry imagine, comme Leaucoup de socialistes.que l'éclat des cérémonies catholiques entretient seul dans les ames chrétiennes le prestige de lise, et naturellement il les copie servilement «lans l'intérêt de la Hibre-pensée.\u201cSon baptême laïque n\u2019est pas copen- «dant inédit, d'autres l'ont pratiqué avant lui et je me rappelle avoir vu un mariage civil qui ressemblait d'étrange façon à un mariage religieux.\u201d Le Temps, organe officiel Ju Protestantisme, te peut s'empêcher de s'exprimer ainsi: \u201cC\u2019est done d'une cerémemie qu'il s'agit; elle sera céébrée le dimanche, qui reste, même à Jvry, le jour du Seigneur : il serait nécessaire de s'y préparer à l\u2019avance, et pour ceux qui lu dirigent et pour ceux en l'honneur de qui elle est faite, pour les fihlèles aussi bien que pour l\u2019officiant.\u201cH s'en faut done de bien peu pour que le prétendu Laptéme civil ne prenne ainsi le caractère d'un vrai baptême reli- gicux.Nous ne savons pas encore quels ent seront les rites.l'ar quoi seront remplaces les fonts baptismaux et Peau bénite?Entendra-t-on le maire en personne marmoter des formules sur le visage du nouveau-né?Ce prêtre d'une nouveile religion lui dira-t-il, comme l'ancien: ac- cipe vestem candidam (reçois ici la robe blanche)?M.Coutant se doit évidemment à lui-meme de remplacer en cette OCCASION leur roug \u201cMais à \u2018eau bénite près, nous voici resents aus cérémonies religieuses que le ja couleur blanche par la cou- député socialiste et ses pareils ont mis tant d'obstination et tant de haine à pros- «rire.Si c'est pour en arriver là, bien des gens ne manqueront pas d'observer que, franchement, cette obstination et cette haine étaient plutôt superfites.\u201d La communion fréquente Quan! Notre-Seigneur lesus-Christ parcourait les villes et les bourgades de la Judée et de la Galilée, qui le suivait et venait l'entenire* Sequebatur cie multitude magna lit saint Jean.Cette multitudo constituait bien, je crois, un milieu populaire; or, dans ce milieu populaire que disait Notre-Seirieur?Retiez le chapitre VIe de l'Evangile selon et ce pain que je v ma chair.vou- donner, c'est En vérité, je vous le dis, si et ce pain que je vais vous donne, c'est ma chair.En vérté, j vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fis de l'homme, si vous ne buvez sua sat rez point la vie en vous,\u201d et! vous n'a.reste, Les Apotres, dans leurs prédications, ne firent qu'expliquer et commenter les paroles de Natre-Seigneur, its los firent pratiquer surtout, Les documents les plus authentiques attestent que les premiers chrétiens, \u201cpersévérant dans \u2018a doctrine des Apotres\u201d, waient de 1 sainte Rucharistie, qu'ils l'emportaient chez eux pour se communier cux-mémes et leurs persécuteurs ignorant le my leurs rites religieux jes n que stere de accusaient de s\u2019adonner à la manducation sanguinaires de petits enfants Égorgés, .Je ne veux pas vous faire l'histe ia sainte communion parmi les de «lifférents siècles.de vous rappeler que ! èles s'étant refroidie à la suite d'hérésies diverses, l'Eglise fut obligée de prescrire au moins Ja communion annuelle pour ceux qui voulaient rester :lans ire Je chrétiens Qu'il me suffise a ferveur des fi- son sein; mais en même temps ce exprima son désir que chaque fidèle communiât le plus souvent possible et ce plus souvent va jusqu'à la communion quotidienne.Et cela se compreud: «i la vie physique et naturelie consiste dans l'union de l'âme et du corps, la vie chre- ticane, Ea vie surnaturelle, à la quelle nous sommes tous appelés, consiste dans l'union de tne avec Dieu.Au moyen des aliments matéricis.nous entretenons vie «du corps.I! faut entretenir la vie de l'âme au moyen de l'aiiment qui lui convient et qu'indique Notre-Seigneur : l\u2019eni wt witam habeant.Je n'insiste pas.Cette doctrine a été nettement mise en lumière par le récent Décret du Souverain Pontife Pie X, sur \u201cla Communion quotidienae\u201d.Ce décret fixe plusieurs points importants que je me permets de rappeler ici: 1.La communion fréquente et quot:- dienne en tant que vivement désirée par Notre-Seigneur et par l'Egiise catholique doit être accessible à tous les fidèles de quelque classe et de quelque condition qu'ils seient, de sorte que personne, s'il est en état de grâce et s'en approche avec unc intention droite et pieuse, ne puisse être écarté de la sainte Tahi 2.Cr, l'intention droite consiste ce que le communiant ne soit pas conduit par l'habitude, par la vanité où par es raisons lunnaines: maïs qu'il conununie pour plaire à Dieu pour s'unir intimement à lui par la charité et pour opposer ce remède divin à ses infirinités et à ; c\u2019est Lamartine qui parle : $ Ilest un homme, dans chaque paroisse, qui n'a point do famille ; muis qui est de la famille do tout lo monde; qu'on lhamanité, où appelle comme témoin, commo = conseil où comme agent dans les actos de Ia vie ci vile, sans lequel on bo peut maître ni mourir, qui prend l'homme au sein de sa mére ct nelsiuisso qua 1s tombe, qui bénit ou consacre le b'aceau, la coucha conjugale, Jë lit de mort et lo cercueil ; un homme quo los petits cufants s\u2019accontument à aimer, à vénérer «t à craindre ; un homme que les iuconnus appellent mon père ; au pied duquel les ch étiens vout répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les plus sccrè- tes ; un hh nine, qui est le consolateur par état de toutes les misèrea de l'âme ot da corps, l'inteumédiniro obligé de ln richesse et de l'in-ligence, qui voit lo pauvre et le riche frapper tour 4 tour awn porto: le riche pour y verser l\u2019aumône sccrdte, lo pauvre pour la recevoir sansrougir; qui d'étant d'aucun rang social («nt également A toute les classes ; aux classes inéfrieures par ln vio pauvre et souvent par l'hamilité dom nni-ssnco ; aux classes élevées par l'éducation, In science, et par l'élévation des sentiment- qu\u2018uno religion philanthropique inspire ct commando ; un homme, enfin, qui shit tout, qui n le droit de tout dire et dont In parcels tombe do haut sur len intelligences ober lie cœurs, avec l'autorité d'une mis Won divine et l'ompiro d\u2019uno fui touto faito.Cet homme, c'est le Curé ! .\u2026.Nous ramus au mois do décembre, et il ot 1] hr uren do soir.Tout lo monde dort Bu villng- de X \u2026, Inraque le chsrretier Ce le ferme de - Aulnnies arriva au trot de son Cheval, tenvorsa ln grande place du village Où w'arêta «devant le porte du presbytère.LA, ili pied à terre et conua, Un inetant Après, une fenêtre s'ouvrit au premier étage.® Gertrude, In worvante de M.le Curé, montra In té ©, TQu'ent-ce quo c'est ?demands-t-elle du ton de mécontentement qui convient à une Peronne dérangée dans ron sommeil.\u2014Moître l'ictre do la ferme des Auinaie, St tombé de voitureen revenant du mar- hé, on vient de le ramener sans cance.\u2014=Que vonlcz-vous que j'y fasse! \u2014On est très inquiet, ajouts le charretier ; oi Monsieur le Curé pouvait venir te voir ou envoyer M.le vicaire à sa place, je sais rile que.\u2014Ah gv ! mon gerçon, répondit lirasci- ble servante, voux déraisonner.Aller cette nuit chez Maître Pierre aux Aulnaice, à une srande lieve d'ici quand il gle à plerre fendre, il y & de quoi attraper Ia mort., Vous direz à la ferme que vous nous y rendrons demain matin.Ah ! mon Dieu ! mon Dieu ! Courir aux Aulnaies d'un temps pareil, connais- en pleine nuit?Je vous demande #'ilest permis de déranger ainsi les gens ! Bien tûr que je ne vais pas réveiller cos Messieurs pour leur faire prendre un gros rhume ou une fluxion de poitrine ! Ah ! mon Dieu | mon Dieu ! Le monologue continue oncore quolque temps sur ce ton, mais d\u2019en bas, le charretier n'en entendit pas davantage, carla fenêtre s'était refermée brusquement.Tl demeurs quel juos instants comme stupéfait de l'accueil \u2018 qu\u2019il avait reçu ; | puis ayant réfléuhi qu'il no lui servirait à rien de grelotter plus longtemps à la porto du presbytère, il remonta sur son cheval et partit Cependant, M.le curé de X \u2026 ainsi que son vicaire s'étaient réveillés au bruit.\u2014 Allons, alions ! pensa M.le Curé, voilà encore cotte bonne Gortrude qui en fait à as tête.C'est trop de dévouement.Je no veux pas réveiller mon vicaire ; c'est un jouno homme.Tl aime à se reposer, c'est bien naturel ; tandis que moi, à mon âge, je suis habitué à toutes lcs oxigances du ministère.Debout et hâtons-nous d'eller voirce qui vient d'eriver au père Pierre.Là-devaus, M.le Curé s'habilla à la hâte, s'enveloppa sérieusement dans son manteau, coiffs son grand chapeau et sortit à p-tita pas.Mais de ron côté, lo vicaire avait fait diligence.\u2014 Bon, s'était-il dit, je ne comprends pas Gertrudo do renvoyer ainsi les gens.Le père est grièvement blesté, ot jo me ropen- tirais toujours de l'avoir laissé mourir sans qu\u2019un prêtre conto'ât ses derniers momouts.M.lo Caré dort.A morveille ! Ne lui divons rien ! Je vais m'hibiller et me mettre en route à sa pluce.Il a soixauto-quinze ans passés, ot peut bien so permettre dc passur tranquillements les vuite.Los = missions fatigautes me rcvienuent do droit à moi qui suis encore dans Ja force de l'âge.M.le vicaire tait ses résolutions en pratique et, au mument ci son curé quittait le presbytère, il s'avançait déjà sur le chemin de la ferme des Aulnaies.Nous l'avons déjà dit, c'était au mois do décembre, la nuit était sombre et froide, on w'entondait aucun brait dans la campagne ; seulement, par intervalle, un vent glacé passait en sifflant, ot faisait gémir les vieux arbres de la route qui gro'ottaient de toutes leurs branches.M.!e vicaire, lesdeux maius dans ses poches, son capuchon sur ia tête, an cache.nez autour dacou, accélérait sa marche, faisant souner sous 6es piedela terro durcie, et traînait apiès lui une grande ombre fantastique qui semblait danser sur le lande, quaud la lune s'échappait de dessous les nuages.Li fit si bien que peu après minuit il distingua les bâtimonts dos Aulnaies, et les lumières qui semblniout sller ot venir d\u2019uno fenêtre à l'autre.Enfin il arrive à la portede la grande cour de la forme qui était ouverte à deux battants.On apercevait le long du mur le cabriolet du médecin du village voisin.Eu entrant danr ls salle commune, M.le vicaire vit tous les domestiques de la ferme causant à voix basse auprès d\u2019un grand feu.Il ad quelques paroles à ces L gens, qui attendaient avec inquiétode la déclaration du mélecin, et péuétru dans in chambre de maître Pierre.Le formier était étendu, sursun lit, © teiut pâle, mais l'œil vif, l'air diapos.En apercovant le vicaire de ss paroisse it eut un bon sourire.\u2014 Je suis tout à fait confus, Monsieur l'abbé, de vous avoir fait lever cette nuit.Le charretior avait dit que vous ne vien driez pas et j'en étais presque satisfait.Jo ne vais pas si mal qu'on à pu vous dire.\u2014 Ma fui, interrompit le docteur, vous avez du bonheur, maître Pierre.Un autre ve serait brisé lee vôtes, et vous en êtes quitte poar quelques contusions esns gra vité.Allons ! Allons ! Vous ns trépassiiesz pas encore cette fois.\u2014 Je l'espère bien, fit gelemont le f>r- mier.C\u2019est égal, Monsieur l'abbé, je vous remercie d'être vena malgré le froil et la neit.L\\-dassas, le dosteur laisss los oazaon te sur la tablootae retira avec le vicaire tandis que lez gons do la forme rassurés sur l'état de lour mul:ro regagnaient leur réjuit.Le mé iecin offrit à l'abbé do le prendre dans ea voitare pour le ramoner aw pres- byièro,ce qui fat mocepté et, quelques instante après, tous lus doux = quittaient la | terme, dont les lumières o'égeigoaient une à une dans la nsit.Ils n'avaient pas fait doux pas our la grande route qu'ils virent un personnage v'avancer au devantde cabriolet.LA CROIX PTS CE \u2014Qui diable peutee promener à cette heure ?grommels le docteur.Hulé ! hé l'homme ! cris-t il, allez s droite.Ile passèrent sans reconnaître M.le curé de X.qui, d'un pas ralenti par l\u2019âge, erri- vait une demi-heure après son vicaire Il we retourna à plusieurs reprises.\u2014Je no me trompe pas, dit-il, c'est bien ls voiture du docteur Lan.Tant mieux ! tant mieux ! si le médecin s\u2019en va, c'est que le malade est en bonne voie de guérison.Au moment où il atteignait la porte de le ferme, Jacques le charretior formait le dernier battant, \u2014Bonsoir Jacques, mon garçon, lui dit-il, \u2014Comment ! c'est vous, Monsieur le Carée réplique le charretier avec le plus profond étonuement.: \u2014 Est-ce que ma présence a lies de te surprendre ?Gertrude, il cet vrai, t'a congédié on pou brusquement, mais j'ai entendu ta demande, et me voilà.\u2014\u2014C'est que.fit l'autre toujours un peu atupéfait.\u2014Voyons Jacques, dit M.le Curé, tu as l\u2019air de no pas me reconnaître.Le médecin sort d'ici, n\u2019est ce pas ?\u2014 Oui, Monsieur le Caré.\u2014Que dit il ?\u2014 I dit que maître Pierre va beaucoup mieux.Il paraît que son accident n'est pas Krave comme on l\u2019avait cru tout d'abord.Tout sers fini dans deux ou trois jours.\u2014C'est une bonne nouvelle, Jacques, je s'en doutais du reste, et jen suis trés satisfait.Que fait en co moment maître Pierre ?\u2014 Le dort, Monsieur le Curé.\u2014Ah ! s\u2019il dort, ne le réveilions pas.Allons, je m'en retourne et je reviendrai demain daus la journée.Adieu.Et lo bon curé reprit le chemin du presbytère.Il rentra prademment chez lui, craignant surtout que Gortrade ne s'aperçut do son voyage et ne le condamuât pendant plasieurs jours à une tisane obligatoire.Le lendemain matio, M.le curéet son vicaire prenaient le café au lait dans la salle à manger du presbytère: M.le curé avec un sourire malin qui amusait à voir, l'abbé, de son côté, lui lançait des coups d'œil moqueure.\u2014Eh bien ! Mousieur le curé, vous avez pasté une bonne nuit, je pense?.\u2014Comment donc !.Et vous, mon cher a'bé?\u2014Moi aussi, Monsieur le curé, moi aussi.Franchement, pensait l'abbé, M.le caré à l'oreille dure, et j'ai bien fait de le laisser reposer.\u201c C'est étonnant, songeait M.Je Caré, comme ces jeunes geus dorment de bon cœur, rien ne pourrait les réveiller.&t ils se séparèrent tout joyeux d'avoir Kardé chacun leur secret : Au service de Dieu son modèle et son maitre, Il ne sera jamais de repos pour lo prêtre.Le mai à repousser, le bien à soutenir, Voilà sa grande tâche et qui ne doit finir Qu'au jour où flairont ses propres desti- P.Giunerr Sanor.Dans un pays libre! Obéissant aux ordres, les moines fran- ais se sont dispersés, mais chacun d\u2019eux, vivant dans un pays qui se dit libre, devrait rester naturellement libre de conserver le costume qui lui plaît.Le parquet de Lorient pensa sans doute le contraire ; en effet, récemment, un Père Capucin, qui se promenait sur le cours Carnel, fut accosté par un brigadier de police qui le pria de le suivre au poste pour «une intéressante c-m- munication », dit-il.Arrivé dans le bureau, le brigadier demanda au révérend Père de lui décliner ses nom, prénoms et qualités.7,Comme le Père s\u2019y refusait, it l'invita à le suivre chez le commissaire central.Celui-ci lui annonce qu'il l'avait fait arrêter par ordre du Parquet\u2014 Mais il faut un motif pour arrêter quelqu'un ?\u2014 Vous savez que vous appartenez à une congrégation qui est dissoute et que vous n'avez pas par conséquent le droit de porter cet habit religieux qui est d'ailleurs contre nature._\u2014 C'est tout ce que vous avez A me dire, monsieur le commissaire ; alors j'ai bien l'honneur de vous saluer ! Et le père Capucin retourna tranquillement dans la direction de Carnel.Des vexations semblables ne sont pas un fait isolé.Le Pr.Marcellin, des Capucins du Mans, a comparu, le 5 décembre devant M.le juge d'instruction.Il était assisté de M.Moulière.Le juge s\u2019est borné à lui demander son état civil.Quel pays | CA ET LA Une prophétie Elle est extraite du Bullelin des communes, de Paris, et c\u2019est le ministère du 16 mai 1876 qui l'avait fait publier pour combattre les candidats de gauche hostiles au maréchal de Mac-Mahon.SI vous nommez ces hommes, s'ils reviennent aux affaires, voici ce qu\u2019ils feront : Ils bouleverseront toutes les lois.Ils désorganiseront la magistrature.lis désorganiseront les services publics.lls désorganiseront l\u2019armée.Ils persécuteront le clergé.Ils rétabliront Ja loi des suspects.Ils poursuivront Iss évêques.Ils détruiront la liberté de l'enseignement.lls fermeronties écoles rétabliront le monopole.Ils porteront atteinte à la propriété privée et à la liberté individuelle.Ils remettront en vigueur les lois de violence et d'oppression de 1792, Ils expulseront les ordres religieux et ouvriront les portes de la France aux hommes de la commune.\u201d S\u2019est-elle bien réalisée cette prophétie ?libres et Echo d\u2019une faculté de Droit Une amusante fistoire faisait récemment le bonheur des étudiants en droit de l\u2019une des facultés d\u2019une université française.Un candidat d\u2019un âge quelque peu mûr se présente à un examen de droit pour le diplôme delicence.\u2014 Quelle est votre profession ?monsieur, lui dit l\u2019examinateur.\u2014 Juge de paix, monsieur l\u2019examinateur.\u2014 Juge de paix, ah!'très bien, veuillez alors, s'il vous plait, me parler du tribunal du juge de paix comme juge de simple police.Les réponses de M.le Juge de paix furent de telle nature qu\u2019il obtint de suite\u2026 l\u2019ajournement, comme disent les gens bien élevés ; autrement dit, qu\u2019il fut refusé avec tous les honneurs dus à son haut rang de magistrat insuffisamment documenté.Vous pensez si l\u2019on a ri de l'aventure ! Comme c\u2019est agréable pour les Français de posséder un gouvernement qui leus impose des juges de paix de ce calibre et comme c'est rassurant de savoir que l\u2019on est exposé chaque jour à avoir affaire à des juges incapables de répondre d'une manière à peu près suffisante sur les lois qui sont l'essence même de leurs attributions et qu\u2019ils sont chargés d'appliquer aux dépanses des Français.Un juge de palx ignorant les fonctions du juge de simple police ! 0: Mgr J.Cloarce, breton, prélat romain et curé de l'église Saint-Joseph de Burlington, a été nommé administrateur du diocèse de Burlington.a dans ces pemédes Y soi-disant Inatile d ajouter que ce Aeura, et dopuls plus de LB ans notre cou: ee onda servi Le nosremèdes avec sucoès ¥ Sainte- A BAS L\u2019ALOUOL, nécoss Mesayes VOUS POUVEZ PRATIQUER LA TEMPÉRANCE.Même dans les remèdes que vous prenez.Los ronièdos où vogne contiennent sosvent Ba pe ited eg de ce proverbe qui dit : \u2018\u2019A o0lé de la maladie.Ia I'rovidence a placer lo remède\u201d, nous avons à force d'étudos, Lronvé, et nous soumet les souls qui préparons LELS, com de plantes, racines, Jeuilien rt ls vmix MEMKOKS VKOKTAUX NATURELS posés jen ra Méeirant les poros remèdes et Las toalados de la ville désirant Los pe ns de nos remèdes 9 de A 3 1 3, lous dresser directement à manc cam des villes éloignées, pourront ro uno des- Ee ee de DOS envoyer par la malie.en ajoutant un timbre de deux 1a ré Carat, dos RL FF.A ate Tlaance, ev.Fire McGarry, oa ry Any ov: ve Marius, du Mont Pr Er sr to av.Laboratoire Go Memodes Vogeteuz Natarots Laiiberte 184 Rue Saint-Denis, Montreal, Nous donnons gratuitement, parie malle ou à nos bureaux, toutes les INFORMATIONS notre pastille \u201c1.0 Digestive\u2019 contre la dyspegaie, Sc Ia bette.jusqu'à 60 r cent d'alcool, glost-Adire quil '.\u2018 u ilué.4 n appa To **W link: rédult\u2019 on aloo smal\u2019 pas une seule fols dé L ) lorma , dovyont 4a lof.tons, de ont en len IIR.PP.do 8.-Viateur, lea RILSS, du Bacré.A BAS LE PUISON , A.VERMONET & A.CLAVE drtistes-Peintres, Officiers d'A fa instruction Médailles d'Or, Dipiomes d'Honneur.ATELIERS ; 5404, AuERST, MONTREAL.Vitraux et Becoratiess d'Eglises CHEMINS BE CROW, Autele on Marbre do Synthese.Rérénances.\u2014 Vitrauxz placée dans la églises suivantes: Qiébee, Basilique \u2014 Montréal, St-Louis de France, St-Jean Bapticte.Sacré- Cœur de Jésus.Immaculée-Concep- tion, Bt Joseph\u2014St-Léon de West- mount\u2014Pensionnat des Sœurs des Saints Noms de Jéeus et Marie à Outremont \u2014 Guelph, Our Lady \u2014 Hull, Notre-Dame ae GiAces\u2014Win- niper, St-Joseph \u2014 Bt-Charlos, Manit} \u2014Bherbrooke, Si-Jean-Bap- ste.RÉFÉRENCES \u2014 Autels en marbre de Synthèse et chemins de croix: Rimouski, Oathédrale \u2014 Québec, la Manrèse\u2014Toronto, St-Paul \u2014 Guelph, Our Lady\u2014 Hochelaga, La Nativité\u2014Notre- me des/Prairies, av.: : .PG Toronto, = W, Biake, 123, Church Street PREVOYANCE Capital souscrit: $125,000.00 Assure Contre les Accidents, les Maladies et les bris de Glaces Garantit L\u2019exécution des contratn et lu fidélité des employés Couvre Les Patrons pour toutes sortes de risques d\u2019ouvriers BUREAUX : Tla Rue Saint - Jacques, Montreal.AGENTS DEMANDES.TEL.MAIN 5027.J.G.GAGNE, Gerant-Goneral, EXAMEN DES YEUX GRATIS No népligez nuçun mal d'yertr, la rie est trop précieuse, netteri faite nde est toujours nuisible.Sg A oy AAC Ee magna re.2 Ton peur sans EE al eh L'INSTITUT D'O TIQUE BEAUMIER, Lo met! 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«an voit aujourd'hui toutes les théo- ries sur l'origine de la religion crouler les unes après les autres et une réaction tri tre la plupart des hypothe traires dont le rationalisme 1 wneom- bré l\u2019histoire des religions.Asi, un Congrès même d'Oxford, M.Salnmon Reïnach, dont les élucubrations sut le totémisme ont alimenté on Beldique, In bibliothèque de propagande libérale en 1906, qu'il n peut-être abusé de In méthode comparative et se montre prêt à sensible se produire con- est_teau déclarer modifier les conclusions de ses vaux.Néanmoins, M.le comte d'Alviellu continue à croire que l'ethnographie, le folklore, le préhistorique à la, philologie fournissent au psychologue et au sociologue tous les éléments dési- tra- rables pour résoudre d'une façon satisfaisante le problème passionnant de l'origiræ de la religion.échantillon hy: * Jexiste-t-il vrande différence entre lu incon dont le sauvage traîte Voici un de su méthode (page son fétiche où son animal sacré et ln facon dont le chien regarde san mai- tre ?L'un et l'autre se trouvent devant un être dont ils reconnaissent lv supériorité.dont ne peuvent comprendre In nature, envers qui ils éprouvent un ils sentiment mixte de crainte ot d'affection, enfin nvoc he quel ils cherchent à nouer des tions pour leur propre bien.J'ud- mets que ce ne soit pas de In religion, mais c'en est peut-être l'antécédent.Etrange doctrine, Le sauvage et l'animal un même rang, au point de vue roli- relu- en vérité ! descendent gieux ; car, on veut bien en convenir, le chien ra pus de religion, non plus que le sauvage, et pourtant on affirme d'autre part que l'attitude de lun comme de l'autre est peut-être ln manifestation qui précède le sentiment religieux et Tui n donné naissance\u201d Comprenne qui peut, On voit à quelles aberrations on aboutit, quand on s\u2018écarte \u2018nu priori\u201d des conclasions de la doctrine entho- tique.« \u201cCorrispendenza Romana.) :0: BON CONSEIL UN Nous prions insta r ment ceux de nos lecteurs qui recevront avec la présente édition de la Croix leur note d\u2019abonnement de prendre celle-ci en sérieuse considération.Un bon conseil : ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire aujourd'hui.:0: L'Association des marchands et des manufacturiers de la province de Québec vient d'inaugurer un mouvement destiné À faire réduire le nombre des hôtels.L'Etat pille les bibliothèques de I'Pglise catholique Des décrets, signés par Fullières, Briand et le F.Doumergue, et insérés à l'Officiel de France, attribuent : À l\u2019État, les documents, livres et ma - nuscrils contenus dans les bibliothèques appartenant aux menses archiépiscopales de Rennes, Lyon, Toulouse, Sens, Tours, Bordeaux, Besançon, Rouen ; aux menses épiscopales d'Evreux Quimper, Clermont-Ferrand, Grenoble, Nancy.Séez, Versailles, La Rochelle, Châlons- sur-Marne, Dijon, Autun ; aux séminai- tes de Verdun, Evreux, Quimper, Rennes, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Nancy, Toulouse, Séez, Versailles, Sens, La Rochelle, Tours, Annecy.Chdlons- sur-Marne, Dijon, Bordeaux, Besangon, Poitiers, Rouen ; aux écoles secondaires ecclésiastiques de Verdun, Rondeau, l\u2019ont-h-Mousson, Fours, Melan, T'annin- ges, Châlons-sur-Marne, Autun, Rouen ; aux Chapitres d'Auxerre etde Rouen.On ne lira pas sans émotion, dit à ce sujet Lau France Chidticnne, cette liste funèbre.L'Etat franc-maçon, quia tant reproché à l'Eglise son ignorantisme, trouve Lon de s'attribuer les richesses intellectuelles de l'Eglise.Vol odieux, doublé d'une contradiction cynique.MM, Fallières, Briand et le F.Doumergue, en confisquant les archives, manuscrits ct livres de l'Église, peuvent se vanter d'imiter deux voleurs célèbres : Dioclétien et Julien l'Apostat.Les catholiques français en congrés L'eAIction libérale p-pulaire à tenu au commencement de ce mois, à Paris, son cinquième congrès national.Un grand banquet à réuni une dernière fuis les congressistes.M.Piou, | âme de l'asso.iation, présidait.la aussi prononcé un discours vivement ang laudi.Après s'être felicité des résultats du congrès et do la vitalité de l'association, \u201cque tant de fossoyeurs empressés s\u2019offraient de mettre au tombeau\u201d, M.Piou exposa ce que devait être la vraie République, \u2018\u2019un gouvernement national\u201d\u2019 et non pas un ** gouvernement de secte et de parti\u201d, Comment y arriver ?Par une constitution intégrale, par la représentation proportionnelle, la décentralisation ari- ministrative, l'établissement d\u2019un statut légat pour l'Eglise, la lutte contre le collectivisme et le socialisme d\u2019Etat, et erfin par la résistance à l'invasior du matérialisme athée dans les lois et dans les mœurs.\u2018Ce que nous voulons, c\u2019est une France libre, fraternelle, titre devant l\u2019étranger et croyant en Dieu.Ce que nous voulons, c\u2019est la fin de la tyrannie du bloc, ce fils incestueux du jacobinisme et de la franc-maçonnerie qui a trouvé le secret de ressembler à la fuis à ses deux parents.\u201d Puis, critiquant le régime parlementaire, l'orateur déclare que l\u2019on doit \u201cle respect à la loi tant que la loi respecte la conscience.\u201d Après un appel à l\u2019union et à la combalvité des membres de l'Action libérale, M Piou a conclu ainsi: On ne gouverne pas la France par ses vices; on peut un instant la surprendre, mais quand elle déméle les perfidies dont elle a été victime, elle a des réveils soudatns gi sont des rèveils térribles.\u201d\u201d Ce discours a été littéralement haché par les applaudissements et les bravos.Lorsque M.Piou eût terminé, une ova- ion indescriptible se produisit.Dans les Balkans D'innombrables bandes serbo-mon- ténégrines tentent à (ont moment de pénétrer sur le territoire de Bosnie et l'Autriche, point, n réuni déjà 120000 hommes, chifire qui ne tardera sur ce pus à être presque doublé, On ussure même qu'un grand conseil militaire secret à été tenu à Vienne, et qu'après avoir longuement envisn- té Liv situntion, les généraux ont obtenu de l'empereur François-Joseph ln signature d'un, ordre général de mobilisation : In monarchie nustro- hongroise serait ninsi éventuellement prète à porter son effort sur In frontière si les événements s'urgravaient.Plusieurs bataillons sont partis de Gulicie à destination de In Bosnia dont ils vont renforcer les garnisons.Lu frontière du côté de ln Russie est ainsi dégarnie, tnadis grandes forces sont frontière serbe, que de très portées sur In LA OROIX EN SERBIE.Lu prolongation de la crise weu des résultats sur la vie économique.La bourse de Belgrade est fermée.Les bunques refusent tout crédit, les retraits d'argent sont incessants, Les maisons de comtnerce sont pour lie plupart menacées de fuillite.Depuis quelques jours, les Juifs de Serbie ont adopté u attitude netbte- ment nationaliste.Îls ont adressé un appel au judaîsme universel Häeur du Serbismes en Us ont mis à lu disposition des comités natiomnux des ressources importantes, L'avis des hommes politiques ser- hes est qu'il ne faut, en anenn eas, provoquer Une crise ministériolle on Serbie.Le cabinet netuel doit à tont prix rester aux affaires.Le ministé- ve de confition n'est prévu qu'au ens Les chefs des différents partis s'efforcent de faire prévaloir cette opinion.oft ln guerre éclaterait.\u2014\u2014\u2014\u20140:; \u201cJe me conforme à la loi divine\u201d \u201cJe subis les conséquences de In toi humaine\u201d Nos lecteurs savent que Mgr Duparc, évêque de Quimper, poursuivi par le tribunal de Lorient pour avoir fait placarder dans cette ville, alors qu'il en était le curé, une affiche rappelant aux catholiques que se porter adjudicataire des bicns appartenant à l'Eglise, c'était encourir des peines spirituelles très graves, a été définitivement acquitté par la haute cour de Poitiers.Lors du procès, après l'audition des témoins, Monseigneur Duparc fit la déclaration suivante : ** Monsicur le président, * Il n'y a eu dans mon acte aucune préoccupation humaine ; j'ai envisagé mon devoir en lui-même cet je l'ai accompli.J'ai vu mes paroissiens en danger de conunettre une faute grave.Je les en ai avertis.Il n'était impossiLle, en conscience, d'agir autrement, Des faits semblables sc passent et se passeront dans la France entière aussi longtemps qu'il y aura des évêques ct des prêtres ayant charge d'âmes, et que Ja loi ex- poserau les fidèles à des péchés que nous devons condamner.Nous ne manquons pas de respect aux tribunaux qui nous jugent : mais les faits de ce genre ci ne sont pas de leur compétence.Nous ne pouvons garder le silence, comme vous nous le demandez.Ce serait aller contre notre fui.Nous préféions encourir les rigueurs de la loi humaine.« Le président.\u2014 Alors, vous ne tenez pas compte de la loi ?« L\u2019évèque.\u2014 I! y a une hiérarchie dans les lois.Je me conforme à la loi divine.Si la loi humaine lui est con- traite, je le regrette.Je ne me révolte pas.Je me soumets aux conséquences delaloi Vous m'appelez devant vos tribunaux.J'y viens, de très loin, et plusieurs fois.Vous m'imposerez peut- être l'amende ou la prison ! Je ne songe pas à m'y soustraire.Mais je nec puis coopérer, pratiquement, par mon silence, h une loi que ma conscience réprouve, «Le président.\u2014 Cependant, M.le docteur Roux, ancien adjoint de Lorient, nous disait tout à l\u2019heure que, dans une paroisse toute voisine de Lorient, on avait autorisé les fidèles à acheter du mobilier ecclésiastique placé sous séquestre ?« L'évèque.\u2014 C'est bien possible.J'ignore le fait auquel vous faites allusion.« Le président.\u2014 Il y a donc des cas où l'excommunication n'atteint pas les acheteurs de ces biens ?« L'évêque.\u2014 Fout le monde sait cela, monsieur le président.« L'Eglise est juge des circonstances où elle peut céder ses droits.Elle l'a fait cn 1801 pour les biens ecclésiastiques dits nationaux.Elle peut le faire encore.Elle charge les évêques de voir dans quelle mesure, ou chaque cas particulier, il est à propos de faire une concession et quelles conditions il convient d\u2019y poser, » Le cardinal ! ecot, archevêque de Bordeaux qui revenait d\u2019une visite à Rome, est mort subitement à Chambérye ° ° Le muire MeClelland, a convoqué une assemblée publique pour étudier l\u2019opportunité de fermer les théâtres de \u2018\u2019 vues anim\u2018es \", le dimanche, à New-York.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi à Montréal ?Mgr L-A.Paquet, protonotaire apostolique, a été nommé représentant de In province ecclésiastique de Québec à Rome, 11 partira pour la Ville-Eternelle le 6 janvier prochain.Les Jésuites missionnaires AU )MIXe SIÈCLE Sous ve titre (1) le R.PP, Brou, un Jeésuite francais, vient d'élever un véritable monument \u2018nd majorem Dei gloriam™, conformément a la devise de l'illustre Compagnie de Jésus.C'est en même temps nn montent à lu gloire de In congrégation fondée pat S.Ignace de Loyola, éerit d'un style cluir.simple, pittoresque, en- trairant, nerveux, coloré et vivant.sons longueurs, Récits pleins d'épisodes émouvants, cle faits inédits, très instruetifs, pro- fondémentt édifiants et surtout en présence des ruines qu'ae- consolants cumulent de nos jours les missionnal- ux de le compagisde de res myste Satan dans les pays civilisés judis pur l'Évangile.Plusieurs de ceux-ci visiblement tomber dans une barbarie cent à commencent à is pire que celle d'où les Gra, il ÿ an des siècles, laminin apôtres de l'Eglisebienfaisante ct douce des # 8 Partant de l'Amérique du Nord où fut fondée Ia plus ane de ln Compagnie tion, le RL P, Brou passe à l'Amérique du Sud, à l'Afrique nustrule et DC mission après su réstirrec- à Madagaseur.Par l'Australie, les Indes Néerlanduises et les Philippines nous remon- tous, avec l'auteur.jusqu'en Chine pour redescendre nux Indes ot terminer le Voyage pur les missions des Jésuites on pays musulmans, sur le pourtour de in Méditerranée, \u201c© + * Le chapitre relaüif aux missions de l'Amérique du Nord tout particulièrement en ce qui con nous intéresse corne des ltats-Unis et le Canada, On se rappelle qu'à ln dernière exe position de Saint-Louis, lu Compa- unie de Jésus, ses universités, ses ob- servatoires ot lu mission des Philippibril- notamment nes epvoyèrent des spécimens lants de leurs travaux.Une grande carte d'ensemble retra- gant le mouvement religieux créé par les Jésuites dans fe continent uméri- cain depuis 1566, Plusieurs documents d'un puissant .exhumés des nrehives de In Compagnie, i eo table de pièces justificatives, pur exemple, servaient le journal maauserit des voyages du Jésuites fran- martyr Isane Joues s, dont le nom est resté aussi vie néré en Cannda qu'aux Etats-Unis, les relations autographes du 1°, Marquette, le découvreur du Mississipi, bles cor poodances du célèbre père belge de Smet, par lui, ete.les eurtes dessinées Ce sont là trois ms qui out gue quis à ln Compagnie aux Etats-Unis.IL y a aujourd\u2019hui une ville de Marquette où s'é belle statue De même qu'en Belgique, à FTermorsle, se dros- de Mardroit de cité We Une du Jésuitese la statue da Jésuite Pierre Smet.Lu status quetle est ér = all Fame \u201d de Washington, le erueitix et le chapelet à ln Quart l'état du Wiscons P.Bron, d où ln mémoire du grand missionnuire fran- vais et jésuite du Jésuite rie dans le of Anture, « ditle KR proposu cet hommage off double vice redhi- bitoire ! les ennemis de In Come pagnie firent opposition.On en triompha vésolunent Marquette un brevet es délivrant à posthume de \u201ceitoyen zeméricnin \u2014bien justifié du reste et les Etats-Unis installérent triomphalement le prêtre de marbre au Capitole, en dépit des oîes de la libre pensée dont les clameurs nvaient contribué à ajouter encore un rayon i la gloire des Jésuites.Ce sont là des traits de justice qui font fonneur aux jones années de la République.LAE JR Les récits du P.Brou, sur l'œuvre des missionnaires Jésuites nux Fats Unis, mériteraient une analyse à part, Mais mous devons x rec r fnute d'espace, Nous prétérons renvoyer le lecteur au livre même, 1) s verrs comment l'admirable père de Smet, 0) Les Jésuites missionnaires au XIXe siècle.Bruxelles, Albert Dewit, éditeur, 53 rue Rayale.1 vol.in $o, 246 pp.2 fr.50.Franco.2 fr.90, soit oj ron Go cents, 90.solt envi er \u2014\u2014 et tant d'au- le PP.Van Quickborn tres, évangtélisèrent los \u201cpeaux rou- wes\u201d ct les blanes qui vinrent peu à peu remplucer les sauvages.C'est une histoire hien touchante, par exemple, que celle des Indiens \u201ctêtes plates\u201d, civilisés par le P.de Smet, Elle abonde en épisodes dva- matiques qui attestent l'amour profond des \u2018\u2019Penux rouges\u201d pour les \u201cRobes noires\u201d.Et savez-vous qui se chargenit de fournir des apôtres jésuites au Nouveau Monde ?La Révolution ma- gonnique sévissait alors en Europe.Ainsi en IS59 des Jésuites expulsés de Suisse se consacrèrent aux missions du Wiscorsin et du Minnesota.En 1851 ce sont des Jésuites, expulsés du Piémont, qui fondent des col- En, 1S61 ce sont lègres en Californie.\u201cdes Jésuites, bannis de Naples par les FEF.Garibaldi, Crispi, ete.qui A .arrivent an Nouveau Mexique.En Iss ces Jésuites fondent! le collège de Denver s'être établis, en 1573.daus le Texasuprès Cv sont pour lu plupart des Jésuites curopéens qui ont fondé le grand collège de Saint-Louis, les trois collèges de la Louisiane, de In Californie, de Spokane ot de Seattle aux Montagnes Rocheuses, ceux de Clevefuntl, ete! ces collègres dl faut ajouter les neuf institutions du Maryland, les sept collèges du Missouri et les trois Quant, aux indiens des Etats-Unis, 53,000 seulement dont catholiques sur 250,000, Les Jésuités Rocheuses collèges du Canadades Mantagenes out 10,000 convertis desservis par 130 missionnaires.Le bicminisant Joué par les Jésuites parmi les saw rôle éminemment vages aux prises avee l'oppression Yankee ot protestants est restée célé- bre.Comme Uimmortel Las Cazes, sous le régime espagnol, les PP, de ln Compagnie se montrérent les vrais proteetdurs des \u2018l\u2019eaux-rouges\u201d.Le gouvernement américain, reconnais- saut lu juste autorité acquise par «sur les tribus indienræs fut plusieurs fois obligré de recourir à olle.le P.de Smet, en IS30 et en 1S6S, s'interposa lee Le der Ainsi deux fois, nu moi efficacement entre gouvernement es et les Indienscette Smet gouvernentent, pisode de intervention valut au Ples rémerciements officiels du et le titre de américair.Ces remerciements étaient d'autant plus mérités que le P, de Sinet engi ane guerre qui fui aurait coûté des millions de dollars et l'entretien armée de 200,000 hommes, de évita an gouv d'une Voilà, ce me semble, des titres sérieux à l'érection d'un second + ve de marbre\u201d dans le Hall of Fame de Wash- iugton ! = - \u20ac Le I.Bron, en historien fidèle, constate, hélas ! que cette attitude rouvernementale, à l'égard des Jé- sUÎtes, successeurs de Marquette subit une écliise humiliante, pour les Yankres sous lu présidence du célèbre gré- néral Grant qui était fort probablement frunc-maçon, très hostile à l°Edlise nt aux Jésuites.1 avait été élu en ISG, sree i appoint d\u2019Allemands à qui Grant fut rep avec raison dn reste, comme l'allié du IF.Comte de Bismarck dans le Kulturkamp.Ine, Aussi Grant mil-it à son programme la guerre au catholicisme (1S69-1S77, y June suivrai pas dans es détails, le récit des mesures prises nlors contro les missionnaires, notamment contre Jésuites.Quand le \u201ccivilisatenr Grant quitta le pouvoir, il y eut une détente.Les missionnaires entholiques nt un peu plus de liberté.Mais l'esprit de perséeution, toujours actif nu fond les des \u201cloges, fit surgir, en 1856, l'American Protective Associntion\u201d (A.1.AY, société sverète dont le programme comportait, dit le P.Bron, non seulement l'ostracisme des catholiques mais \u201cle plein triomphe de l'impiété rntionnliste ot athée\u201d.Cette société, qui jouait aux Kus.Unis.sous l'inspiration du macan- nisme, le même rôle odieux (que jouent en Canada les loges orangistes, avait, du roste, trouvé un appui redoutable duns une autre nssocin- tion sec » ingpîtée du mème esprit, l'Association = dite Ouvriers UC Workingmens Party\" ), fondés des 24 Décembre 1006.vers 1830, par des 8°, MM.en d'imposcr partout ln prétendue, tralité scolaire et de s'emparer, nom de l'Etat, de l'éducation que afin do former des génére complètement déchristinnisées, Le philosophe Brownson Suu n'étais retiré de cette association quand a 5 en eût vu clairement le vrai but, à: fait à co sujet, des révélations utili sées par M.Claudio Janet duns con ouvrage sur les \u201cEtats-Unis conten porains™.Elles le furent aussi day: un autre ouvrage de M.7, Montgemery, ancien fonctionnaire du dépar-'- tement -de In justice à Washin, 5 au sujet de In situation scolaire deg Etats-gyis.Ces confessions Ccrasen: $ tes pour les écoles publiques aux Etats-Unis ont fait l'objet d'un tng impartant article publié on 1804, par.M.T.A.Bernier, aujourd'hui séna- J teur, dans In Revue Canadienne\u201d de À Montréal.; rN) Le PP.Bron indique brièvement k rôle de l'A.PL A.surtout cn ce qui concerne la \u2018\u201cneutralité scolaire\u201d aux: Etats-Unis.Uræ des conséquences de cette campagne évidemment maçon nique fut de supprimer toute aide of: ficielle aux écoles chrétiennes libres | fondées par les mission: nires, I les Sauvages, et d'ériger on monopole: de fait les écoles de l'Etat.On alla: jusqu'à réduire à In famine les en.3 fants indiens coupables de ne pas À vouloir fréquenter ces éeoles of à leur préférer celles des missionnaires.Heureusement, en 1903, une: sociéed se fondn pour venir nu secours deg écoles chrétiennes et en 1905 colles-g i recevaient de ln charité catholique une somme de 197,780 dollars, .La perséeution des Jésuites dupa sept ans aux Etats-Unis.Depuis die s'est ntténnée.Récemment le gow.vernement de Washington négociait- avec les Jésuites du Dakota pour le création d'um pensionnat destiné À\u2019 250 enfants indiens.Au plus fort de: cette persécution nin sénateur protes tant, M.Vest, du Missouri, se coms titua devant les Commissions park mentuires, le défenseur énergique \u201c Indiens convertis et fit un élog .tentissant des écoles chrétiennes fos ; dies pur les Jésuites.Citons un e trait topique, d'un des rapports ob ficiels du Sénateur Vesti.Z t rable de ln prétehdue éducation: \u201cneutre\u201d donnée par les écoles off vielles aux enfants sauvages, le rap: porteur parlementaire leur oppose be: écoles entholiques : **Jamais, dit, Etats, à égalité d\u2019ige, jos té à de meilleurs examens\u201d Et il ajoute : \u2018Prenez un \u201c clergy \u201cman\u201d protestant, envoyez le das! \u2018l'Ouest.VU y va avec ses liens de.\u201cfamille.ne se dévouant qu\u2019à moks Utié à cette vie pénible.Prenez -\u2019 \u2018\u201c\u201cJésaîte.\u201cQue fait-il ?Moitié* sdb 2 \u2018dat, moitié précicateur, il cst de la:3 \u201cCompagnie de Jésus.I n'a 83 \u2018lui que su gobe noire sur le dos.\"TL n'est plus du mondeo.Quel et \u201cle résultat ?Aujourd\u2019hui les To?\u201cPlates sont cent fois plus avant: \u201cdans la civilisation que n\u2019impostë \u2018quel Indien, du moins daos le Mow \u201ctana.\".n'ai ns L.TACAU (à suivre ) On sait généralement que le d'Orléans, à l'exceptionfde sa vill cipale, est ravagé par l'indiff religiense.3 Que faire pour vaincre cette apathié Vingt-trois prêtres habitant ; cantons de l'arrondissement de Giea® sont réunis et ont fondé Eux-mêmes en sont les rédacteurs le moyen des nouvelles locales chaque semainc,ils envoient de communes respectives.Ce journal, s'appelle Le Travailleur de Gien, a co annexe les diverses publications de Bonne Presse.Il paraît depuis mois seulement.Actuellement il est répandu à mille exemplaires chaque semaine & que dans les deux cantons auxquels?s'adresse.Pas un de ces prétresn\u2019s Qué une semaine à envôyer des © les de sa région ; aujourd'hui i voient le résultät.= Si\u201dl\u2019on voulait ! 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