Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 12 mars 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Croix., 1910-03-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ça que Se era as 5 À HOC SIGNO VINCES La \u201c\u201cCroix** 300 RUE SAINT-PAUL Holle do Poste 2173 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Properiétaire JOURNAL Le Snmedi.r2 Mars 1010.309 RUE SAINT-PAUL, Voi.VII, We G0 CATHOLIQUE MONTRÉAL.Téléphone : Bet Main 6074, RELIGION.QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURt, | CONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGNICULTURE(, COLONISATION, ETC.\u2014 are eee - re - : - PENSE DU JOUR Un journal catholique dans une pa- roïsse c'est une mission perpétuelle, LEON XIII C'EST UN CANARD LA «UROIX » ET LE«DEVOIR» \u2014\u2014 Si vous aimez la chasse, allez au Canadu.11 y ald beaucoup de gibier.L'on yavu.il n'y a pas longtemps, une espèce de hibou assez rare, que l'on ne rencontre généralement que dans les antres ténébreux de certaines contrées soumises au sceptre de la « Veuve.» Ce devait être un amphibic puis- qu'on l'a vu aussi nager dans les « Eaux limitrophes ».Mais il faut croire que l'air de la Législature lui va mieux.11 est reparti à tire d\u2019aile vers le parlement de Québec où il fera plusieurs volées, durant la prochaine session, au grand désespoir de M.Gouin qui aurait depuis quelques jours grandement peur de cet étrange oiscau.Un y trouve aussi des canards, au Canada.À certaines saisons de l\u2019année, il en foisonne.Ainsi, jeudi, nous en avons vu un superbe s'envoler de la direction de ce journal.Mais il n'a pas été loin.Aussitôt vu, aussitôt tué.Car, nous n'avons jamais eu l'intention d\u2019aller au Devoir.Sans déprécier celui-ci nous estimons que le drapeau de la Croix qui nous a conduit à de grands et patriotiques combats vaut bien mieux que celui du journal de M.Bourassa.Ceux de nos lecteurs, donc, qui auraient pu croireù l'avancé du Canadu et qui auraient été émus à Ia pensée que nous lesabandonnions, peuvent se rassurer.Vive la Croix ! JOSEPH BEGIN.QUEL- SOUFFLET ! La Croix a déjà publié une information capitale, autour de laquelle les agences de la presse ont soigneusement organisé la conspiration du silence.Le Japon payen vient de renoncer ala néfaste expérience de l'école meutreet de la morale sans Dieu, pour rétablir l'école publique confessionnelle et la morale religieuse.Le décret du ministre japonais de l'instruction publique est du mois d'août dernier.ll déclare que « la «morale civique ou neutre étant « totalement inutile et ayant don- \u201cné des résultats entièrement né- « galifs, il y a lieu de rétablir l'en- « seignement religieux confession- « nel » dans les écoles publiques.Quel soufflet, donné de main payenne à la maçonnerie, dont l'école neutre est l\u2019œuvre ! Quel soufflet aussi certain M.Laurier ! ANDRE CHAUVEAU.\u2014\u2014\u201401 donné à un M Achille Bergevin, ex-député de Beauharnois, a été nommé conseiller législatif pour la division de Repentigny, à la place de l'hon.Horace Archambault qui a été nommé juge de la Cour d'Appel\u2014\u2014\u2014:0: Ln Gazette dit que M.Langlois ne Sera pas fait conseiller légist@tif.\u2014_\u2014 Aux Etats-Unis, quinze millions d'enfants du peuple passent annuellement par l\u2019école de l'état sans Dieu mais nbligatoire.LA, grâce à l'école de l'Etat neutre, le peuple tend de plus en plus à oublier les commandements de Dieu.Voyons cumment les résultais de cette «éducation nationale» se font sentir.Ceci est à méditer profondément en Canada, même dans notre province, où l'on pousse l\u2019État à mettre la haute main sur l\u2019école du peuple.Examinons un peu la valeur actuelle de la vie humaine aux Etats- Unis.M.André D.White, ancien président de l\u2019Université Cornell et ancien ambassadeur des Etats-Unis à Berlin et à Saint-Putersbourg, a consacré ces dernières années à une enquête soigneuse sur l'administration des lois critninelles dans les Etats de l'Oncle Sam.Résumant les conclusions de cette enquête, M.White dit textuellement : «Aujourd'hui, il est plus facile de tuer un homme que de tuer un cert.» Cela veut dire que le mécanisme des lois criminelles atteint beaucoup plus sûrement le braconnier que l'assassin et que la répression est à l'inverse de la grandeur des crimes.Il ajoute : «ll ya 20 ans, il y avait environ 1,50U meurtres par an aux ltats- Unis.Il y en a maintenant 8,000 (je dis huit mille), soit une augmentation de 500 pourcent, en comparaison avec une augmentation de 25 pour cent dans la population.« Le pourcentage des meurtres, aux Etats-Unis, en proportion de la population, cest quarante trois fois plus élevé qu'en Canada » Est-ce que ce progrès colossal du crime, aux litats-Unis, ne serait pas une des raisons pour lesquelles tant d'américains émigrent dans le Nord Ouest ?Ils fuient le meurtrier !.Ils fuient surtout l'impunité relative accordée à l'assassin.Et d'où proviendraient donc cette Liberté du crime, cette multiplicité du crimeet cette impunitédu crime ?De l'abaissement terrible de la moralité privée et publique, abaissement attesté d\u2019un côté par la hausse croissante dela criminalité sanguinaire, de l'autre par la paralysie croissante de la justice répressive.Mettez en regard de ces chiffres ceux du divorce et du « suicide de la race », Et conciucez ! L.HACAULT.0: S.G.Mgr Bruchdsi a préché cette semaine une retraile pascale aux étudiants de Laval.su s\u2014\u2014-\u2014\u2014 M.Pérodeau, conseiller législatif, est entré dans le cabinet provincial comme ministre sans portefeuille.M.G.Langlois a donné sa démission comme sécrétaire de la Commission des Eaux limitrophes, afin de garder le droit de représenter Saint-Louis à la législature, parce qu\u2019il ne pouvait pas cumuler les deux fonctions.M.l'abbé L.-D.Grenier, curé de Notre-Dame de Worcester, a fait une bénne sortie le 6 du courantscontie les théâtres de « vues animées ».Le crime aux Etats-Unis A bas la Commission scolaire de Montréal ! En vertu d\u2019une résolution basée sur un jugement de l'honorable Monet et votée le 22 février dernier par la Commission cles évolescatholiquescle Montréai, toutes les congrégations ou per- somnes subventionnées par ladite Commission ont été averties que leurs contrats avec celle-ci étaient illégaux el annulés, parce qu'il n\u2019y avait pas été tenu compte de l\u2019uniformité des livres, 2\" qu\u2019elles avaient à s'entendre de nou- Vent avec la Commission pour continuer leurs services scolaires et que cette entente ne pouvait avoir lieu que si elles consentuient à se soumetire.iv la loi euncernant l'uniformité des livres.La Commission pourrait obvier cette loi en demandant au Licutenant- Gouverneur en Conseil, comme l'article 230° du Cie scolaire le leur permet, l'autorisation de conclure des conven- Lions spéciales et exceptionnelles avec eus congrégations où ces personnes, inais la majorité de lu Commission ne semble pas avoir même l'intention de recourir ce moyen pour remédier à la situation, Hest clairqu\u2019elle tientavant tout et en dépit de tout is imposer aux catholiques de Montréal l\u2019uniformité des livres, si chère au cceur des loges, dussent pour cela les citoyens débourser pour l'instruction de leurs enfants ic double de ce qu'ils paient aujour- d'hui.Car, il est certain, les chiffres officiels le prouvent, que l'enseignement donné par les congrégations subventionnées est meilleure et coûte au moins trois fois moins cher aux pères de famille que l'instruction donnée dans les écoles qui sont sous le contrôle immédiat de la Commission.Et si celle-ci ne revient pas sur sa décision.les congrégations lui refuseront leurs services.Car nous savons qu\u2019elles ne sont pas en peine d'elles.tous les jours obligées de refuser des avantages très sérieux faute de sujets.D'un autre côté, nous ne pouvons pas nous passer de leur dévouement et de leurs capacités pédagogiques.En l'occurrence, il ne restera plus qu\u2019une chose à faire, ce sera de demander au Licutenant-Gouverneur en Conseil la tête même de la Commission des écoles catholique de Montréal et de fonder.iv In place de ce corps devenu nuisible, des commissions scolaires paroissiales.Tot ou tard il faudra en veniricette conclusion.Il vaut mieux que ce soit aujourd\u2019hui, puisque l'occasion s'en présente, que demain.Déjà la paroisse Sainte-Brigitte a manifesté sa volonté en ce sens devant la «Commission Royale», pourquoi les autres paroisses intéressées ne sui- vraient-elles pas celle-ci.À bas la Commission scolaire de Montréal! JOSEPH BEGIN.VERS LE GOUFFRE Il y à quelques semaines, nous disions ici mème que le sort en était jeté au sujet de lu marine de guerre.Nous ne nous Lrompions point.Jeudi, après avoir entendu encore une douzaine de discours, les uns dans un sehsoppositionniste, les autres dans un seus ministériel, la Chambre se prononça sur la deuxième lecture du bill Brodeur.Le gouvernement l'emporte par 119 voix contre 78, soit une majorité de 41 voix.Nous croyons devoir afficher les noms des Canadiensfrangais qui nous poussent ainsi dans l\u2019abîme du nava- lisme; les voici: MM.E.Beauparlant, Béland, Bureau, Carrier, Champagne, Delisle, Demers, Dubenu, Écrément, Éthier, Fortin, Gauvreau, Geoffrion, Gervais, Girard, Gladu, Lachance, Lafortune, Lanetôt (Laprairic-Nap.), Lanctôt (Richelieu), Lapointe, Laurier, Lavergne,le Blane, Lemieux, Major, Marsil, (Bagot), Martin (Montréal), Mayrand, Michaud, Papineau, Parent, Proulx, Rivet, Ross (Rimouski), Roy (Durchester), Roy (Montmagny), Savoie, Séguin, Sinclair, Tobin (Richmond- Wolfe), Turcotte (Nicolet), Turcotte (Québec), Turgeon et Wilson (Laval).Honte à ces députés ! La veille, l\u2019amendement Monk, demandant un plébiscite, fut rejeté par 175 voix contre 18.1! nous fait plaisir de mentionner Lout spécialement ces dernières: MM.Monk, Paquet, Forget, Nantel Blondin, Lortie, Worthington, Doherty, Lous conservateurs de, Québec, M.Verville, député ouvrier de Maisonneuve, MM.Broder, Wilcox, Lewis, White (Renfrew), Currie (Simcoe), Chisholm (Huron), Sharpe (Ontario), Jameson, Herron, tous conservatelirs anglais es autres-provinces.Honneur à ces braves! L'amendement Borden fut.aussi défait par 129 voix contre 74, MM.Monk, Nantel, Forget, Paquet, Blondin, Lortie et Clare, conservateurs.votant contre avec tous les ministériels.Un autre amendement, présenté ù lu dernière heure par le député uppusi- tionniste Northrup, stipulant que «l'étude de ce projet de loi soit renvoyée lu six mois », eut le mênie sort par 119 voix contre 78.: Le bill Brodeur va maintenant pus- ser au comité de législation où il subira peut-être un petit savonnage ct .re- pour y être lu et adopté'une troisième fois.\u2019 } Ensuite il im devant lc Sénat.La majorité libérale qui y siège ne nous laisse pas de doute sur le résultat final de cette épreuve.Nous aurons donc une marine de guerre, en dépit de nos protestations et de celles dc la majorité de l\u2019électorat de Ia province de Québec.Si encore le gouvernement s'arrè- tait à la dépense préliminaire de vingt à vingt-cinq millions de piastres, qu\u2019il a annoncée, lc malheur ne serait pas irréparable.Mais quand nous aurons été jetés dans le courant du militarisme et du navalisme, Dieu sait si nous pourrons jamais rejoindre quelque planche de salut avant de tomber dains le gouffre que vont nous offrir les budgets toujours de plus en plus croissants de la marine de guerre.JOSEPH BEGIN.te Ilyaeu récemment à Manchester une grande réunion de mutualistes sous la présidence du Dr A.A.E.Brien.Ils ont jeté les bases d'une fédération régionale de leurs excellentes sociétés et prévu le raliement subséquent de ladite organisation à la Fédération Catholique franco- A: De partout on les demande.Elles sont viendra bientôt devant la Chambre- Rien n\u2019est moins rare que les tristes «à quoi bon» de l\u2019utilitarisme dans la bouche de notre jeunesse moderne, surtout sur notre terre d\u2019Amérique.Atteinte à son insu de la fièvre d\u2019activité qui dévore la société américaine, elle ne prend plus la peine de penser, de réfléchir.de s\u2019instruire, de vivre un instant, séparée du monde et de la foule.Il lui faut, dès l'âge où elle ne devrait songer qu\u2019à développer ses facultés, voir clair et distinet le but immédiat vers lequel elle va diriger son énergie naissante.Elle veut être avant tout pratique.Et, malheureusement, il ne manque point d\u2019homimes assez peu clairvoyants pour flatter cette énervante, cette déprimante inclination.C'est oublier deux grandes lois de la psychologie et de l'histoire rappelées, il n'y a pas longtemps (1), avec tôute l'autorité qui s'attache à son non), par M.Henry Joly, de l'Institut.Voici la première: «Il est des énergies intellectuelles qu\u2019on doit d\u2019abord exercer avec désintéressement, j'oserai dire sans but, si l\u2019on veut qu\u2019elles aident efficacement, un jour ou l'autre imposé par des circonstances supérieures à la fantaisie d\u2019un adolescent.» Un célèbre sculpteur, Paul Dubois, estiniit qu'un jeune homme en qui on cultivait des dispositions trop précoces pour le dessin, la sculpture, l\u2019art enfin, ne devait faire généralement qu'un amateur ou un vieux rapin.Cette loi se légitime facilement aux yeux de quiconque veut bien y réfléchir un instant.L'action, pour être efficace, doit être comme un fruit mûr qui se détache de lui-même de l'arbre, dont il emporte les énergies accumulées.Dès lors, comme lui, elle tombe dans le champ où l'arbre a été placé, le parfumede son odeur bienfaisante.Or, cela suppose une accumulation lente des énergies de tout l\u2019homme, c\u2019est autant dire le développement complet des facultés.Autrement dit, toute vraie action intellectuelle, sociale, religieuse ou autre, doit découler, selon le mot du Docteur Angélique, en plenitudine contemplationis.C'est l'écoulement du trop plein.Mais alors, où le jeune étudiant trouvera-t-il à se remplir, si dès l\u2019adolescence, il songe déjà à déborder?Enfin,c\u2019est une vérité incontestable, l\u2019homme agit bien plus par ce qu\u2019il est que par ce qu\u2019il fait.Encore une fois, l\u2019adolescent, pour être une valeur, doit se livrer à l\u2019étude des sciences humaines qui, de tout temps, ont servi à former les grands hommes.Et cela veut dire qu\u2019il doit s\u2019en tenir au vieux système de /'Idéalisme, sans songer pour le moment, à diriger ses forces vers un but déterminé, pratique.C'est peut-être pour méconnaître cette grande loi de l'éducation que, de l'aveu de l\u2019un de ses maîtres, M.l\u2019abbé Groulx, du collège de Valleyfield, «notre jeunesse n\u2019a point dans l\u2019âme la fleur exquise d\u2019idéalisme des jeunes de France et de Belgique.» Ainsi, M.Joly a mille fôis raison.(1) L'Univers, 26 novembre 1909.TA MM.ASSELIN ET FOURNIER Le Devoir de jeudi\u2018a annoncé que M.Olivar Asselin avait Jaissé ce journal pour devenir secrétaire d'une institution financière.Le lendemain, M.Jules Fournier a déclaré à un journaliste qu'il avait aussi donné sa démission comme rédacteur au Devoir.Les motifs de ces départs inattendus, quels sont-ils ?\u2019 On dit que les principaux actionnaires de ce quotidien, voyant leur capital menacé par les nombreuses: poursuites pour libeile dont il est dé- Utilitarisme et Idéalisme dans l'Education .- à atteindre sûrement le but choisi ou | - ABONNEMENT # \u201c(Payables d'avance)\u201d: TGANADA 1 an, 88; © mois, sL0e EN VILB (par le poste) i\u201d | an, $2.50: 6 mols, 91.25 * ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale), 1 an, $2.35; 6 mole, 91.25 | Un numéro.5 sous lorsqu\u2019il avance cet aphorisme: «Rien n'est moins pratique que-de vouloir être pratique trop tôt.» Ce système conduit à faire des \u2018sans-valeur\u2019, des médiocrités, des hommes sans influence efficace sur leurs contemporains, \u2018des atones enfin.: Voici \"autre loi, d\u2019histoire celle-ci, trop mise au rancart par notre jeunesse modémme: «Un homme d\u2019élite ne se forme ni ne se développe sans l'idée bien arrêtée de faire rayonner autôur de lui, selon les besoins qui le solliciteront, les forces accumulées ct écono- miisées.» Ceci revient à dire#que jamaiszun - homme d'élite ne s'est formé sans être emporté par un grand idéal et nullement par l'appât de l'intérêt.1 Faut-il citer pour la démontrer?\"4 D'Israéli assis, près d\u2019une fontaine non loin d'Oxford, s\u2019écrie un jour: «Je serai premier ministre» et l'ÂH- gleterre a eu D'Israéli.Bossuct, jeune clerc, se dit: «Je veux être le rempart de la foi», et l'histoire a pu-lire sur sa tombe cette magnifique épitaphe, résumé de sa vie: Per quem in con- cussa manet religio sacerdos.À coup sûr, il est bon, pour un futur prêtre, un futur avôcat et tout autre homme d'action, d'allerdesactes aux faits, des faits aux idées.Mais encore conviendrait-il d'aller faire cette expérience au contact des faits{du .passé, étudier sous le regard serein d'une saine critique plutôt qu\u2019à celui des faits du présent trop complexes, pour une jeune âme.L'étude du dirons-nous avec M.Joly; n'est-foint faite pour empêcher des initiatives.Au contraire, à notre avis,elle les fera naître.Des exemples de sublime dévouement, de la vue des difficultés \u2018de tout genre vaincues, jaillira dans l'esprit du Jeune homme cette noble image qui s'appelle un idéal.Je dirai plus, Pour ne pas être un agité, un ahuri sur ia scène du monde contemporain, c'est à l'histoire écrite ou vivante qu\u2019il faut aller demander son idéal'ou du Moins, la précision de son idéal.Mais cet idéal, grand, noble, élevé, il le faut, si l\u2019on a la seule prétention de devenir un homme d'élite., Ainsi donc, voulez-vous, jeunesgens jeunes adolescents, voulez-vous être.vraiment pratiques, eh bien, ne -le soyez point.Croyez À l\u2019histoire, la psychologie ct l'expérience.Déposez tout ce que ce mot renferme pour vous de bas, de vulgaire, d\u2019intéressé.Sans vous demander à quoi bon ce latin, ce grec, cette géométrie, cette physique, vous saurez que leur «bon » est de développer lentement vos facultés, toutes vos facultés.\u201c Animez votre jeune courage parla vue souvent renouvelée- d\u2019un idéal élevé.Fât-il \\chimérique, il allumera en votre âme un noblelenthousiasme.Et lui, semblable à la vapeur qui eme porte nos locomotives, entre les mains d\u2019un bon mécanicien, vous emportera vers des régions auxquelles la Providence aura réservé les fruits de votre Jeune activité.; wel Ceux-ci la parfumeront de leur bienfaisante Jodeur ; devenus à leur tour semence, ils produiront au centuple.jh chargé, avaient exigé de M.Boumassa qu'il jetât par-dessus bord ses deux amis.U,s'agirait avant tout de sauver ila barque.Lorsqu'elle sera asrivée.d bon\" port, M.Bourassa sers sans nouveaux Jonas, oi la baleine, qui à - dû les avaler, à la complaisance de : les rejeter sur la grève.2° Qui vivra verra.; Un bel hommage C'est celui qu\u2019a rendu récemment h Pniladelphie le pasteur presbytéries Talmage, dans une réunion publique convoquée pour améliorer lu situa tion des enfants de la classe vuvrière.Le Rév.Talmage demanda la permission de « choquer » quelques-uns de ses auditeurs.Et sans attendre qu'on lui octroyât cette permission voici ce qu'il dit : « Lu seule Eglise qui s'occupe comme il convient du développement spirituel de l'enfant, c'est l'Eglise catholique.Aussi, grâce à ses écoles paroissiales, l'Eglise catholique-\u2014retenez bien ce que je vous dis \u2014 est destinée à devenir l'£- glise universelle en Amérique, la véritable Église ae l'avenir.Le Credo qui réunira un jour tous les citoyens de cette république, c'est le Credo de l'Église catholique.» Aveu à retenir \u2014 :rême si on ne reconnait pas au Rév.Talmage le don de prophétie.Le Rév.Talmage ignore probablement l'action redoutable des sociétés secrètes et ne tient surtout pus compte de celle des écoles neutres d'Etat dues aux soriétés secrètes dunt ia mayonce- rie est la tête, la mère.Ces écoles ds christianisent plus de 15 millions de petits Yankees.Mais il à taison en comptant sur les écoles puroissiales chrétiennes.Quandles 124 15 millionsue catholiques des Etats-Unis cesseront de contier leurs pauvres enfants a l'ecole neutre de l'État sans Dieu, contre Dieu, quand ils auront partout l'école paroissiale, le christianisme parviendra h tirer les Etats-Unis de l'ab me.L.HACAULT.\u2014\u2014\u2014\u2014 0: Les derniers Peaux-Rouges \u2014\u2014 La tombe s'est à peine refermée sur Nuage-Rouge (Red-Cloud ».le fameux chef des Sivux, mort récemment à l'âge de 86 ans, qu'on signale la fin de toute anc tribu d'Iudiens, les Loummnis, au- tréfois si nombreux et si belliqueux.Fait curieux ; il ne s'agit point d\u2019une extinction lente.[1 y a un an, lt Loumnis sont subitement morts d'une maladie de cœur : ils furent suivis rapidement par 150 autres et aujourd'hui il ne reste de toute lu tribu qu'une .vieille femme et deux jeunes hommius.Ces trois Indiens errent tout seuls dans le vaste territoire réservé par e «Pere Blanc» (le président de la République) aux Loumnis.La tribu comptait autrefuis des milliers de membres et était une des plus puissantes du Nord-Ouest des Etats-Unis.Les hommes se signalaient par leur adresse dans tous les sports nautiques.L'abus de l'alcoul « fait de grands ravages parmi eux et c'est à l'eau-de-vie qu'on attribue cette maladie de cœur qui depuis un an a presque achevé le reste de la tribu.Et qui donc a répandu l'usaze de l\u2019eau de mort parmi ces malheureux Loumnisen dépit des efforts des robes noires ?C'est le Yankee, c'est le «blanc».cent fois plus méprisable et plus funeste que le «peau-rouge».Cette diffusion de l\u2019alcuolisme parmi les Indiens a été systématique, voulue, consciente, préméditée.Il fallait fer le «Peau Rouge ».On l\u2019a tué par l'empoisonnement à jet continu.Il failait dépeupler la « réserve » du « Père Blanc » et le « Père Blanc »a laissé faire l'œuvre de mort de l'eau de vie.Maintenantenfin la « réserve » des Loumnis pourra être ouverte par le bon « Pere Blanc » à ses bons fils.Le d'us- kee pourra plonger la charrue dans un sol où il a caché comme engrais \u2018es cadavres des derniers « Peaux Rouges».Et le Yankee représente la « civilisation »!.L HAUAULT.Ho Francs-maçons, Juifs, Anarchistes En novembre dernier, un anarchiste assassinait, à Buenos-Ayres (Républi- Que Argentine ), le préfet de police et son secrétaire.On procéda à des recherches judiciaires et l\u2019on arrêta une foule d'affiliés aux loges maçonniques internationales.On se = trouva, preuves en mains, devant un vaste complot \u2014 comme en Espagne \u2014 ourdi contre toutes les autorités de lu nation.Le président de ls république, des ministres, des magistrats, des me:n- bres du clergé et de la police, telles étaient les victimes désignées à la Lombe ou au poignard.Elles devaient être « exécutées » tour à tour, ou en groupe, le ler ou le 30 de chaque mois.Le nom de l'assassin à été révélé.lose faisait appeler Moise Schwazmais son vrai nom, suivant la presse de Montevideo, sernit Simon Kabenekyli est d'origne juive, de nationalité russe ut né en Catalogne (Espagne) de parents russes.Il est agé de 23 ans, la législation argentine interdit la condamnation à mort de tout individu n'ayant pas attient 24 ans.Tout cela est du domaine public.Ce qui l\u2018est moins, n\u2019est la quantité d'emprisonnes et de déportés après l'attentat.On a parlé de 70) détenus : d\u2019autres font moater ce chiffre jusqu'h 3,000.Ce qu'onapucunstater,c'est qu'une cen- tine d'afliliés aux loges \u2014 nationaux nu naturaliss argentins- ont été dé portés soit a V'lle-des-Etats, soit à Ushuaia ( Terre de Feu).i es autres sont envoyes par lots, à leur pays d'origine ou ailleurs.Pourvu que les exports de malheur ne prennent pas le chemin du Canada ! Avis aux autorités de l'Immigration.Il y va de la sécurité publique et de celle des auturités officielles surtout Quon \u2018ait l'œil sur les Juifs! .À -is à Munitréal- J.-B.GARDAYOU.oi Pie X et les femmes chretiennes Le + juillet 1908, la princesse Boudinieut l'honneur de proposer au Pape les projets de statuts d\u2019une vaste organisation féminine catholique, qui prendrait le nom d' « Union des femmes catholiques d\u2019 Italie», Le 21 avril 1909, Pie X reçut en audience solennelle les Dames du Comité Central de cette Union, auxquelles s'étaient jointes nombre de Dames de à nobiesse italienne et des Comités de provinces.Le Pape leur dit ces paroles mémorables, que nos Dames du Canada liront, l'es au-si, avec profit : « La femme a.en Nehors de son fover, à remplir des devoirs vis-à-vis du prachain : c\u2019est à elle de secher les larmes de ceux qui pleurent, à elle de consoler les cœurs meurtris, à elle de soulager les misères les cor,s et des ames.En accomplissant ces devoirs, elle remplit une mis- sim sociale, qui fait d'elle un ange de charité au service de l'humanité souffrante.» Voici le programme d'action arrêté par ce nouvel organisme catholique pour l'exercice 1999-1910 : !, Propagande religieuse.\u2014 Leçons de catéchisme, d'apologétique, conférences sur la religion etsur l\u2019histoire de l'Eglise.2.Action sociule.\u2014 Outre les associations professionnelles des couturières et téléphonistes, il s'agit de créer des organismes propres à sauvegarder la di- gmté dela femme.à lui assurer une vieillesse respectée et à l'assurer contre les accidents.3.Culture religieuse et sociale.Le groupe des dames italiennes se propose decréer des cours supérieurs populaires de religion et de sociologie catholique pour les Dames.@A ET LA A QUELLES EX TRAVAGANCES ONEN ARRIVE SOUS PRETEXTE DE NEU- TRALITE SCOLAIRE La Croix, de Paris, vient de publier un curieux article qui démontre par le fait, par des preuves invraisemblables, à quelles extrémités en sont arrivés, sous prétexte de neutralité scolaire, les instituteurs laïques de France.Le manuel qui fournit le sujet de cet article date «le 1903.On y parle encore de Dieu, de la prière.Mais l'instituteur, homme éconoimne, n\u2019a pas voulu contraindre les enfants à changer de manuel : il s\u2019est borné À leur dire d'en corriger le texte.Et voici quelques exemples de «es corrections bouffonnes : « Une des leçons, dans lesquelles la morale s'enseigne sour forn:e d'apolo- que, débute ainsi: « C'était un dimanche, et Paul ramenait sa petite sœur de l'église.» « C'est inoffensif, direz-vous.Pas du tout.Dans l'école neutre.il n'y a, parait-i),ni « dimanche », ni déglise».Et voici ce que devient la phrase corrigée : « C'était un lundi, et Paul rume- nait sa petite sœur de l'école.» «Autre exemple.Voici une phrase du manuel : « Dans les montagnes des Alpes, le» voyageurs se trouvent engloutis dans les neiges ; mais de grands chiens dressés par les religieux du mont Saint-Bernard vont à leur recherche.» « Cette phrase, paraît-il, viole la neutralité ! En quoi ?direz-vous.C\u2019est un fait.C\u2019est un fuit que les religieux Dt ED PSS LA OROIX ee du mont Saint-Bernard se sont assignés une mission périllcuse a laquelle les « maîtres laics » n\u2019ont jamais songé à se consacrer.Eh, précisément, dans l'Etat laic il n°y a plus de religieux.l£t voici ce que devient la phrase : « De grands chiens dressés exprès au mont Saint-Bernard.» C\u2019est grotesque, tout simplement.Et rien ne démontre mieux que les corrections sont inspirées, non par le désir de respecter certaines convictions, mais par une hostilité bête qu'on ne prend pas la peine de déguiser ! On nous dira : Cela se passe en Frunce, cela ne se passe pas en Belgique.Un instant, dit le « XXe Siècle ».Voici un fait qui se passe dans une école cumimunale de l'agglomération bruxelloise, à Ixelles.La maitresse de classe donne comme devoir à ses élèves de construire une phrase sur des mots ; isulés Parmi ces mots, le mot « parabole ».Et l'élève écrit : « Jésus enscignait à ses disciples sous forme de paraboles ».La phrase fut biffée.Elle violait la sacro-sainte neusralité ! ! ENCORE UN CURE CONDAMNE POUR AVOIR FAIT LE CATECHISME Le juge de paix de Chanac « Lozère) vient de rendre à son tour un jugenient de persécution.Le 19 février dernier, M.l'abbé -Séguin, curé de Barjac, comparaissait devant lui pour iufraction à la loi de 1852 sur l'obligation scolaire.Son crime ?M.le curé de Barjac fuisait le catéchisme le mardi matin, aux heures de classe, prétend M.l\u2019Inspecteur primaire.Me Masméjea.s, l'éloquent avocat du barreau de Mende, à démontré en vain que la contravention relevait de la commission scolaire, qui n'existe pas, et non du juge de paix.Il a rapprlé que l'article 2 de la loidu 28 mars 1882 exige que les enfants aient un jour par semiaine à leur disposition pour recevoir l'instruction religieuse en dehors des édifices scolaires, et que le curé n'avait pas outrepassé, en fait, par suite des circonstances particulières au pays, son strict droit légal.Dans sa dernière audience, M.le juge de paix de Chanac vient de rendre son jugement.Il à condamné M.ie curé de Barjac à un franc d'amende et aux dépens.On annonce que d'autres curés de la Lozère vont être poursuivis pour le meme fait.< CE QUE LES JUIFS PENSENT DE JESUS Les Juifs, depuis quelques unnées, ont modifié leur attitude à l'égard de Jésus.S'il faut encroire The North American Review, sans le reconnaître comusie le Christoule Messie, ils voient en lui un successeur de leurs prophètes.Le professeui Isidor Singer fait remarquer ce changement et dunne à l'appui sa propre expérience, « Quand j'étais enfant , dit-il, c'est-à-dire il y a trente- quatre ou trente-Cinq ans, si dans ma ville natale mon père ou un des membres de la Congrégation avait entendu prononcer en chaire le nom de Jésus, il aurait protésté avec indignation en quittant le lieu de piété et le rabbin aurait été certainement démis de sa fonction.Aujourd'hui, il n'est pas rare dans beaucoup de synagogues d\u2019entendre l'éloge de Jésus.» En 1849, sur l'initiative du Docteur J.-X- Funk, un certain nombre de Juifs, éminents théologiens, historiens et philosuphes de l'Europe et des Etats-Unis, lurent priés de donner leur avis sur la doctrine de leurs coreligionnaites concernant Jésus.Le Docteur Kolher, répondant à Ja question, déclara que Jésus avait un modèle de piété, de résignation et d\u2018humilité et que pour les juifs d'aujour- d'huiil était un idéal d'incomparable beauté.« Jésus est l'âne de notre£ame, la chair de notre chair, dit Max Nordeau ; Théodore Reinach voit en lui le continuateur des vieux prophètes et son opinion est partagée par Jacob H.Schiff.LA FORTUNE DE L'EMPEREUR DU JAPON Un journal japonais,le flochi Shimbun, vient de publier une note curieuse sur la fortune colossale de l'empereur.D'après les chiffres suivants on peut voir que cette fortune est une des plus considérables qui existent.Elle se répartit.de la manière suivante : Banque du Japon : 96,060 actions ; Yokohama Specic Bank: 00,400 actions ; Banque industrielle : 10,000 ; Banque de Formose : 2,522 ; Nippon Yesen Kaisha : 80,550 ; Compagnie du Gaz de \u2018Tokio : 2,000 : Compagnie d'électricité de Tokio : 5,839 ; Fabrique de papier Tuji : 10,000 ; Prod.marit, Dai Nippon : 500 ; Compagnie orientale de colonisation : 5,000.Ces s2tions à leurs cours actuels ont une valeur de 92 millions de yens.11 faut ajouter à cette somme 20 millions de titres de guerre, 27,422 nctions de l'ancienne Compagnie des chemins de fer japonais et 27,900 actions de la Compagnie de navigation h vapeur des charbonnages de Hokkaido, ce qui porte cette somme à 160 millions de yens.Les propriêtés immobilières qui comprennent 2.088,000 chos de forêts et 149,000 chos de landes peuvent valoir environ 300 millions de yens.Il faut encore mentiunnes les parcs, les paluis impériaux et les diverses constructions, que l'empereur possède dans 253 endroits différents, ainsi que les objets qu'ils contiennent Sans parler, bien entendu, des richesses artistiques qui remplissent les palais, la fortune mobilière de l'empereur peut être évaluée à plus de deux cents tuil- lions de piastres.Les déponses navales dePfAn- gleterre augmentent d\u2019itnoée en annee D'après l'Ængineering, les dépenses navales prévues pour l'année 1910-1911 s'élèveraient à 10 mullions de livres sterling ; c'est le plus gros budget qu'ait jamais demandé l'anirauté britannique ; il est supérieur de 75 millions de p'astres au budget d'il y à dix ans.La grosse part de l'augmentation provient des constructions neuves : le cui russé Neptune et le croiseur /ndejutigu- ile.du programe de 1908, seront terminés au cours de l\u2019année fiscale et absorberont une partie importante des crédits ; mais ce sont surtout ies navires issus du programme de 1949 (vo cur- rassés et 2 croi:eurs cuirassés) qui causeront la plus forte dépense, Ces huit navires devront être achevés au cours de l'an vée fiscale 1911-1917, Hs représentent une somme d'environ SO millions de piastres à répartir sur deux exercices, dont l'exercice prochain sujp- portera la plus grosse partie.D'autre part, les navires mis en chantier pendant le prochain exercice apporteront leur contingent de dépenses.On compte que quatre cuirassés seront commencés, deux dans les arsenaux et deux dans des chantiers prives.Par ailleurs,ces derniers auront à construire deux croiseurs type /ndejutiguble aux fraisde l'Australie et dela Nouveile- Zélande.Les mises en chantier comprendraient en outre deux croiseurs protégés, vingt contre-torpilleurs et des sous-marins.Les prévisions pour le budget de l'exercice courant onteté dépassées et les crédits supplémentaires pour les services de la flotte s\u2019élevent 3,444,500 piastres e - e La Intte religieuse en Espagne La revision du Concordat, le plat de résistance servi par tous les can \u2018idats ministériels libéraux espagnols depuis vingt ans, forme partie intégrante du programme du ministère Canalejas.El Libéral dit que le président du tmi- nistère a eu avec Mge Vico, nonce apostolique, un entretien au sujet de lu modification du Concordat, tant au point de vue du nombre des dio: eses que des ordres religicux non prévus par ce traite.De plus, tout comme en France, on veut porter coups uu l'École chrétienne.Aussi, allant au-devant du danger, les catholiques de Valence ont-ils convoqué duns leur ville métropolitaire une grande assemblée, en vue de protester d'avance contre tout ce que le nouveau ministère libéral pourrait tendes ter contre l'Eglise, le Concordat, l\u2019Ecole chrétienne et les catholiques espagnols.Lu presse catholique espagnole nous apporte sur cette «démonstration des détails à noter.L'assemblée à eu lieu d: ns l'immense enceinte du Jai Alai, qui peut contenir facilement plus de 20,000 personnes.Valence, voulant se montrer digne de son titre de ville de Nuestra Senora de los desemparadvs, à Été représentée à ve meeting par toutes les classes de la société, Les galeries étaient remphes de femmes chrétiennes et, sur la piste, se tenaient des milliers d'auditeurs, venus de lu ville et de la huerta, ln célèbre banlieue valençaise.Le meeting à commencé par lu lecture de l'udhésion de tout l'FEpiscopat espagnol et de celle de nombreuses us- sociations catholiques, représentant 250,000 adhérents Cette lecture finie, M.Parellada, de Barcelone, l'illustre champion de lu presse catholique catalune, a flétri dans res termes énergiques lu partie du programme ministériel, qui porte atteinte aux droits Je la religion.Dix orateurs lui ont succédé à la tribune et tous unt énergiquement repoussé le programe ES «.de la loge.Tous ont traité la question au point de vue des faitset non des personnes.Il Correo espanol dit : « On n\u2019a offensé personne et encore bien moins insulté.Les discours étaient empremts de foi vive et de culture ideale.l\u2019uis deg orateurs ont su donner la note humoristique, la note intellectuelle et la note pratique.» Le peuple catholique de Valence u prouve, par cette manifestation de 20,000 hummes, qu'il a conscience de son obligation morale, de ses devoirs, de la nécessité, pour lui, de prendre en matiere religieuse et civile une orientation quiseuie pourra sauver l'Espagne des dangers moraux et religieux dont elle est menucée.L'exemple de Valence portera ses fruits : vouloir en dunter serait calomnie: les sentiments catholiques de la irttion espagnole.2 QF \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les socialistes peints par eux-mêmes Les citoyens socialistes de France ont tenu récemment un congrès à Nimesls s\u2019y sont dit des vérités utiles à méditer - n Cunada français, notamment à Montréal, où la maçonnerie, la juiverie et le socialisme font un bloc dont l\u2019anarchie est la tin.«Un pur trouve toujours un plus pur qui l\u2019épure.» Cela se faisait du temps des «grands ancêtres» à coups de guillotine frater- ncile, Aujourd'hui, l'on commence par l'exconmititication,en attendant mieux.C'e:t ainsi qu'a Nîmes, les citoyens «plus purs» se sont mis à cépurer » les citoyens moins purs : Briand, Jaurès, M ilerand \u2014des illustrations du parti et were Viviand, l\u2019éteigaoir céleste sa- Tistum en l>re\u2014tous des ministres de la république, fille de la maçonnerie, - .L'épuration à commencé par Briand, le \u2018cf du cabinet du F.Fallières, celui qui.en 1905, proclumait à Amiens, devant des milliers d'instituteurs nen- tres, la dsit- de l'homme.«libéré de Diu» Le citoyen Faute (Ferdinand) a de- nouce le ciluyen Briani (Aristide) comme un rencgat.«Il espère qu'on lui fera mordre la poussiere lors des prochaines élections.» Ila, dans ce but, réclamé le concours financier de la commission administrative du parti socualiste.Un autre citoyen a flétri les «corsaires du socialisme».Le citoyen Chastenet a combuttu à outrance le trio Buand, Viviani et Millerand.Ces motions ont été prises en considération.On a procéde aussi à l'épuration du groupe parlementaire socialiste.C'est le emoyen FL M2.Hervé, anarchiste pro- fessioncl, qui « ouvert le feu, Il va bientôt passer cing ani en prison \u2014 où les FF.sauront le tirer, quand ils le soude ont, en agissant sur la clémence du Fo.Fallières.Voici quelques échantillons sténogra- p 16s de son réquisitoire : abe proletariat attenduit de vous\u2014 les parlementaires-que vous empéchiez de parier !e cnef des renégats (Briand), que vous lui crachiez hla figure !.Qu'avez-vous fait ?Lu moitié des parlementaires socialistes a voté contre lui.L'autre s\u2019est abstenue.Quelques jours après.le pendeur de toutes les Russies (le Czar ; annonçait g« visite.Le prolétariat s'attendait à voir le groupe parlementaire protester, mais rien «scandaleux » ne s\u2019est produit.» L'orateur reproche Jaurès et à Senbatrf< m4 d'èlre venus, comme bons terre-neuve ministériels, se ieter à l'eau pour sauver une loi repoussée pur les «travailleurs» (de la mare sorialistey.Il flétrit ceux qui conservent des relations de camaraderie Briand et Viviani, de a de avec sa as «Va découvert, dit-il, grâce à un witinilitariste du ministère de lu guerre, un petit paquet de lettres Oh ! il il ne s'agissait pas de Panama.C'étaient nos parlementaires de toutes les nuances qui écrivaient à « mon cher ininis- tie » Quand on écrit au « camarade Hervé, on ne prend pas ces précautions.Il est vrai que Hervé n'est pas ministre ct ne prend pas le chemin pour le devenir ! « li yavaitune lettre de Goniaux demandant le rétablissement des régi ments d'artillerie à Douai |.Nous avons trouvé plus de cent lettres | Je ne vous accuse pas de mulhonnêtetés, mais ce sont des faiblesses.Quand on dunne du « cher ministre » à l'ennemi de la classe ouvrière, on ne doit pas prendre l'attitude que vous avez à chaque instant.» 12 Mars 190 Aa A y= \u2014\u2014\u2014 Des délégués interrompent, Lun\u2019 deux s'éerie © Nous perdons un temps ! notre Hervé reprend, ; de rlus © rouailleur : 0 plus .« Nos parlementaires subissent être un peu trop l'influence de On voit du Eroupe parlement ger la tête et l'encoture de penche vers les doctrines d Viviami et de Millerand\u2026 devenus presque exclusiveme ti parlementaire et un parti «Quelques actes d'énersie, quel, manifestations brutales ferxient plus ue vos beaux discours.Il ÿ # parmi vous trop de bourgeois et de bourgeois oy Moi qui suis toujours sous la memes d\u2019une exclusion, je me demande si ee finirai pas par vous tirer | révérence.Je me demande si Je ne dois x vous débarrasser de ma personne: me demande si je dois, en restant vs vous, me permettre de conserver un air révolutionnaire que vous n'avez pas ! M.Delory.\u2014 Au revoit et merci ! \" M.Hervé quitte la tribune.La sail est protondément agitée oe - peut.e Jaurès, aie Émer.Jaurès qui e Briand, de Vous êtes nt un par.electoral, Après soa réquisitoire contre lementaires socialistes, le citoyens Hervé a fait des confidences aux combistes du Matin L'inventeur de 1a formule, le drapeau dans le fumier », qui doit prochainement entreren prison pour un terme de cing ans \u2014 conséquence de l'apologie qu\u2019il fit du crime commis par Liabeuf, l'assasein des agents \u2014 s'est exprimé en ces termes : « J'étais venu au Congrès avec l'idée b en arretée de dire que je commengais a en avoir assez de donner, uvre mes amis insurrectionnels, l'estampille à un parti qui ne s'occup: que «de cuisine électorale et qui est devenu une du parts radical.« J'étais entré dans le parti avec le double but d\u2019amienes la masse obscure des révolutionnaires àù obliger l'état- major parlementaire à redevenir un parti d'opposition intransigeante, et par le parti socialiste de France, d'amener la sociale démocratie allemande et les autres fractions de l'internationale socialiste à devenir un parti de révolte ce d'insurrection.Je constate, après cinq ans d'eiforts, que le parti soctaliste français, sous l'influence de ses mauvais bergers parlementaires, continue à ne prêter d'attention qu'à la grande gamelle ékc- torale.« Au \u2018dehors du parti, il y a des re- voiutionnaitres dispersés, des anarchistes dégontés, des syndicalistes revolution: naires qui croient que lu C.G.T.ne sutfit pas i tout et qu'elle à besoin d'avoir à côté d'elle er parti insurrectionnel, composé de révoltés, qui empêchent entin les élus parlementaires de saboter le socialisme, » les pare queue \u201c a =» Beaucoup de nos bons «conserva: teurs » et de nos bons « libéraux » s\u2019imaginent que nus «citoyens» socialistes sont absolument inoffensifs et qu'on ne duit pas s'attendre à les ve ir jamais £er- vir de précurseursaux Îlervés.Ces braves gens se font illusion.Le socialisme, comme la maçonnerie, est partout lë mème dans essence des principes qui leur sont communs.Il aboutit nécessai- reiment, fatalement, à la « manifestation brutale », à lu formation inéluctable d'une armée internationale de 16 volte et d'insutrection.les socialistes « inodérés » pavent la route, donnent la main ou cident le pas aux sucialistes « avancés» ; ceux-ci seront remplacés, coûte que coûte \u2014 comme un clou chasse l'autre \u2014par les socialistes anarchistes.Ceux-là pusteront non plus seulement la logue rouge de la guerre civile,rnais la loque noire avec le vrai cri de guerre : Ni Dieu ni Maitre.Et si les bonnes gens ne s'organisent pas, dès le début, contre les apôtres de la loque rouge ils seront livrés aux bandits.* PIERRE LEMOINE.\u2014_\u2014\u2014i OE \u2014\u2014 \u2014 NOUVELLES DES ETATS-UNIS M.l\u2019abbé J.C.Allard, curé de Woscester, a mis récemment ses parvissiens en garde contre la presse jaune.vo.M.l\u2019abbé Bérubé revient des Etats Unis avec plusieurs centaines de colons qui iront s'établir dans l\u2019Ouest, C'est bien, et nous espérons qu'il continuera ainsi à travailler au rapatriement des nôtres.eo e oe L' Association catholique dela Jeu: nesse franco-américaine se développe rapidement.La petite tige d'hier est déjà presque un grand arore dont les branches, fortes et puissantes, s'elen- dent sur presque toute la Nouvelle- Angleterre.Honneur à nos bons jeunes anis «de lh-Las ! t2 Mars 1930 à Rome On voit partout dans les rues de Rome l'affiche suivante : « Romains ! Le 17 février 1600, frà- te Grurdano Bruno était brâlé vif au Campo dei Fiori.Aujourd'hui, à plu- sicurs sièvles de distance, des citoyens de notre belle Italie veulent entourer son supplice de l'aurévie du martyre ! Qui vent-on glorifier ?Le misérable suteur du « Chandelier » et de la « Ib re Lriomphante » ne songe» certes jam ris qu'un jour 1.5 hommes vien draient autour de sa statue pour brûler ae l'encens, chanter des hymnes, répandre des fleurs.« Comment aurait-il pu le prévoir, Jut qui toujours injuria le peuple ?Lui qui se MOQUE des Uavailleurs, insults la fens, aduls les puissants pour en obtenir de l\u2019argent > Lui qui combattit l'Eylise après ca avuir revêtu la soutane : Lui, un philosophe dont les prin- eipes étaient la fureur et le cynisme, la hine et l'envie contre tous et contre tout ?Si dans les écrits de Giorduno Bruno on lit quelque parole plus douce, elie est pour le vice vt pour ceux dont il esperait des fuveurs.Voila le hérus qu'on veut aujourd'hui fèter ! « l'andis que parto+ts'impusc la dé- mucratie, Où Veut honorer un adulateur des tyrans, Un contempteur du peuple.Tandis que partout un crie contre le vice, on veut honorer un écri- vam qui n'a cessé de louer le vice dans ses Cerits extravagants ! « Quelle est donc la raison pour laquelle 1rère Giordano est célébré par ceux-là mêmes qu'il vouluit traiter à coups de verge?Cest la haine à la religion, c'est la pensce que Bruno fut rebelle « celte religion dont il portait l'habit, c'est la pensée qu'il Llusphéma Dieu et n'eut que de la haine pour I'Eglise.« Roumains ! Ne suivons pas ceux qui n= trouvant point de meilleure idole pour leur adoration que les cendres de Giordano Bruno.luspirvas-nous d'une vrate et saine dé'nocratie, et travaillons avec toute notre énergie afin que notre Italie, poar le bien de son peuple furt et pour i nonneur de ses familes, aspire toujours à ut wdéal bien plus noble et plus élevé que celui de l'apostat de Nole.» Cette atliche porte les signatures de la Dure:tivi cliocéstine et des num- breus s associations catholiques de Rome, y compris les unions professionnelles où syndivats des emplosés de magasin, des fesmiers catholiques.des infirmiers catholiques, des ouvriers ma- vons, des cochers de fiacre du quartier Borgo Prati.En 1»pit des vérités de fait rappelées par cette attiche, la manifestation de Gior Jano Bruno a battu son plein.« Nou- avons vu de nouveau, écrit l'Usservatose Romano, défiler par les rues de In Cité plusieurs milliers de jer- sonnes, groupées autour le drapeau de toutes formes et de toutes couleurs | milés à ces \\ssociations plus ou moins miçonniques et plus ou moins anar chistes, se trouvait une large représentation des plus bas fonds de Kome ct du votsiauge.« Nous svons éprouvé cette espèce de stupsur qui, en dépit de la répétition de ces m unitestations, envahit toujours l'âme chaque fois que la faiblesse des pouvoirs publics rend possibles ces démonstrations : elles sont la preuve la plus élo juente de la fidélité avec laquelle est taue la promesse que Rome cun- server sit toujours sun caractère de siège pacifique et respecté du Pontife romain.» ce eo La « féte » a commencé le matin au nouveau local de l'Association Giordans Bruno, Un coctège à traversé la ville depuis la place l'Esedra, dev.\u2026nt Sainte- Marie-des-Anges jusqu'au Campo dei Fiori par la Via Nazionale et le Corso Vittorio Emanuele.Afin d'éviter les démonstrations ordinaires, sous les fe- nôtres de l'ambassade d'Autriche, place de Venise, lu questure avait obligé les Organisateurs à faire un crochet ; ce qui fit passer le cortège devant l\u2019église des Douze-Apôtres, l'église dela Minerve, le Siminaire français, la questure elle- Même, autant Je points qui furent marqués par des Loudées de siMets, La ma- nilestation la plus violente eut lieu devant les bureaux du journal antiblocard à caricatures, le Buslone.Les libres-penseurs marquèrent leur respect pour les Opini ns qui leur déplaisent en enlevant l'enseigne du journal, en brisant des vitres et en brûlant quelques numéros du Bustone.Au reste, les rures prêtres qui s\u2019étaient uventurés sur le passage du cor- têge.ou qui étaient aperçus uux fené- tres étaient sulués par des : hou | hou ! et des cris de A bas les prêtres ! À bas le Vatican ! Combien étaient ils dans ce cortège ?La Tribuna parle de 10,000 en y comprenant sans doute une bonne partie de la foule inussée sur les trottoirs.Le Corriere d'Italia ramène à cing ou six mille.Dans des rues fort étroites, comme au pied du Seminaire français, le d-/filé prit une vingtaine de minutes.On avait surtout la tristesse d'y apercevoir de petits enfants, garçons et fillettes, mobilisés par les patronages luiques.!s précedaient les garibaldiens en chetnises rouges.En tête du cortège, une dizaine d'individus portaient déployés au buut de bâtons des numéros du pocnographe sino.Toute cette masse ne pouvait marcher sous une en- suigne plus significative, Beaucoup de drapeaux verts des lo- #es maçonniques, et noirs des groupes anarchistes.La police avait prisles mesures des plus grands jours ; les troupes étaient consignees, et des détachements de ca- valeric et d'infanterie occupaient les puints stratégiques.En dchors des cris, des tempêtes de sifiets, et des dégâts aux bureaux du Bastone, il n'y eut pus d'incidents.Au pied dela statue de Giordano Bruno, trois orateurs parlèrent, le député Mazza au nom des républicains, le -léputé duc C:æetani au nom des radi- ciux du groupe d mocratique constitutionnel, le député Bissolati au nom es socialistes.Ce furent les déclamations anticléricales ordinaires.Le moins bien accueilli de la foule, fut le prince Cætani.Il eut beau rappeler qu'il parlait comme député du quartier où s'élève la statue de Bruno, ajouter qu\u2019en 1885 il avait assiste comme étudiant déjà anticlérical àl\u2019érection dela statue.Sa voix fut couverte de coups de sifflet,et de cris de protestation venant des socialistes qui n\u2019ont accepté qu'à contre-cœur l\u2019alllance uvec les « aristocrates » et les « bourgeois » méme anticléricaux.Le duc Cietani a tiré de la manifestation des conclusions en faveur de l\u2019école laique.C'était le but poursuivi, comme le isait l\u2019ordre du jour proposé sur cette glace du Campo dei Fiori, et l'inscription de la couronne portéeen tête du co:tége : « Contre les congrégations religieuses, \u2014 Contre les jesuites, \u2014 Pour l\u2019école, \u2014 Pour la famille ».Un dernier vrateur évoqua le souve- nis de Garibaldi « qui du haut du Jamicule veille sur les batailles de la libre pensée contre l'ennemi qui se dresse au loin en face de lui ».Ce fanatisme libre-penseur croit sans aucun doute avoir rapproché ses batteries de l'ennemi, le Vatican, en s\u2019installant à la Porta Angelica.Ce soir-lii, sur cette placé Saint- Pierre ordinairement si majestueuse dans son silence nocturne et sa demi- vbscurité, un coin resplendissait de feux ruuges comme an bûcher.La Givrdane Bruno sougeoyait de mille lampions aurdolant es prétendus «martyrs» de la libre-pensée, formant des étoiles\u2014 l'étuile de Savoie -et des croissants.On dit que bientôt sur le toit s'élèvera une tour de fer qui portera bien haut, presque au niveau des fenêtres du Pape, un phare au puissant rétlecteur.Le respect juré au chef de l'Eglise catholiqueet «également garanti» dans Rome sera complet ! « De tels spectacles, ajoute l'Osservatore, remplissent l'âme de profonde commisération et d'épouvante, non point pour l'Eglise blasphémée et outragée par ces forcenés, et qui n\u2019a rien à craindre de l'avenir, mais pour la société qui.sous l'action démoralisante du libéralisme sectaire, à pu produire des rejetons qui sont déjà aujourd'hui sa faute etsa honte, et qui seront un Jour sa condamnation et son châtiment.» Les catholiques romains se sont d'ailleurs courageusement défendus.Dans tous les quartiers, ils avaient\u2019 organisé des conférences pour rappeler ce que fut l'apostat Giordano Bruno.Les jeunes gens ont répandu à foison dans les rues les plus lointaines, les tracts de l'Union Populaire ;plus de 60,000 ont été ainsi distribués.Mais cette munifestation doit avoir son douloureux retentissement sur tous les points du monde catholique.Il faut rappeler, sans se lusser, le sens éclatant de telles démonstrations.L'Osservatore Romano l'a précisé dans un article qui n'a point l'heur de plaire Là manifestation Giordano Bruno LA à la Tribuna, mais qui trouvera un écho profond dans tous les cœurs catholiques : allest opportun.en présence de ces manifestations, de relever les inconvénients d'une situation impossible et intolérable que les habiletés de la politique, les prévoyances ct les énergies toutes lounbles qu'elles soient des auto- r.tés, les sophismes et les illusions de certains convertisseurs de la révolution ne parviendront jamais à modifier substantiellement, parce qu\u2019il y a un défaut d'origine.«Ce vote fondamental est dans les principes sur lesquels a été élevé l\u2019édifice révolutionnaire.l\u2019our en venir à quelque chose de plus copcret, à ce q'ilya dunscette situation de plus tangible et de plus intolérable, l\u2019absurde c'est d'avoir fait du siège du catholicisme, de la maîtress» séculaire de toutes les nations, le centre d\u2019un Etat moderne, fondé sur les principes du libéralisme, avec toutes ses erreurs.Le conflit, l'incompatibilité, l'absurdité de la coexistence des deux destinations diverses apparaît avec évidence et constitue un défaut d'origine inguérissable.«ll n'est pas tolérable que cette chaire de saint Pierre d\u2019où retentil la paro- 1e de vérité voit surgir autour d'elle cent autres chaires d'erreur et d\u2019iniquité ; il n'est pas tolérable quesur ln tombe des Apôtres on établisse, comme le faisait un journal hier soir, un parallèle sacrilège entre l'apôtre Pierre ct l'apostat de Nôle, en aspirant au jour où la statue de Giordano Bruno sera érigée sous la coupole de Saint-Pierre.« Il n\u2019est pas tolérable que les fidèles pèlerins de Rome se heurtent à des bandes enivrées de haine contre l'Eglise, blasphémant les choses et les personnes les plus sacrées.« L'intérêt suprême de la catholicité requiert des garanties plus stables que de provisoires expédients, des garanties absolues.Pour certaines situations il suilit de relever les absurdités, de les rappeler de temps en temps aux esprits, en laissant au bon sens et à l'honnêteté des âmes sercines et à l'histoire, souveraine maitresse et justicière de l'hu- imanité,le soin d'en formuler les conclusions.» so: L'expansion catholioue EN ANGLETERRE Mgr Bourne, archevêque de Westminster, propose, et sa proposition vient d'être approuvée avecenthousias- me par l'Episcopat tout entier et toutes les Associations catholiques d\u2019Angleterre, laconvocation annuelled\u2019un congrès catholique.Le 29 septembre prochain, dit l'Univers, il y aura soixante ans que Pie IX, de sainte et glorieuse mémoire, à rétabli par la bulle Universalis Ecclesiae, la hiérarchie catholique en Angleterre et dans le pays de Galles.Le Souverain lontife.lans sa sagesse, évita autant que possible, de conférer des titres épiscopaux dont l'Eglise anglicane s'était naguère cmparé, maisileut soin de fixer le siège des diocèses dans les principales villes du royauine connues pour leur développement prodigieux.Londres fut choisi comme siège mé- tropolitiin ; mais comme l'Eglise anglicane connaît un évêque de Londres, le métropolitain porte le titre d'archevé- que de Westminster ; la province comporte quinze diocèses suffragants, dont celui de Southwark, formé par les quartiers londonniene de la rive droite de la Tamise ; celui ae Manchester où il y acgalement un évêque anglican porte le titre de Salford, ville-sœur de Manchester.La nouvelle province métropolitaine prit bien vite un essor considérable.À dire vrai, la religion catholique n\u2019avait jamais complètement disparu.Même sous le règne d'Elizabeth, la sanglante reine Bessy, il y eut encore un certain nombre de catholiques à Londres, dans le Stafford, le Lancaster et le York.Sous Georges IIl, de la maison de Hanovre, on comptait 60,000 catholiques et plus de 200 églises, desservies par 359 prêtres et religieux.En 18.9, au moment de l'émancipation des catholiques, ils étaient déjà au nombre de 550,000.Et soixante ans après leur émancipation, l'Angleterre comptait 1,359,831 (idèles, 2,435 prêtres, dont 833 religieux, 1,603 églises, 55 couvents et abbayes d'hommes «et 218 couvents et monastères de femmes.A Londres mème on comptait, en 1850,46 églises et chapelles, actuellement il y en a plus de 200, dont la superbe et majestueuse église métropolitaine de Brompton près de l\u2019abbaye de Westminster.Aujourdjhui, l'Angleterre et le pays de Galles comptent près de trois millions de catholiques sur un chiffre de 35 millions ES CROIX d'habitants.Voilà un progrès bien consolant ; il justifie pleinement Ja décision prise par Mgr Bourne, le métropolitain de l'An- £leterre.Sous su direction, s'est formé un comité permanent des futurs congrès ; il lui incombe de préparer la partie matérielle des congrès.Un a choisi la ville de Leeds comme siège du premier congrès.C'est la cinquième ville du royaume ; elle compte plus de 500,000 habitants.Elle cst plutôt une ville moderne, car il y a cent ans elle comptait à peine 80,000 habitants, Dans le voisinage, à quelques kilomètres au nord-ouest dela ville, deux monuimnente rappellent le glorieux passé catholique de la ville et de ses environs.Ce sont les majestueuses ruines de l'abbaye de Kirkstall, jadis la plus flo- ritsante del\u2019ordre de Citeaux en Angleterre, puis celles de l'abbaye \u2018le Bolton, la plus célèbre abbaye de l'ordre de Saint-Augustin du Vorkshire.Il y a soixante ans, on pouvait dire que le catholicisme anglais était à peine sorti des catacombes ; aujour- d'hui l'Eglise d'Angleterre peut être fière de ses progrès.Le congrès convoqué A Leeds pour le 29 juillet prochain marquera une nouvelle étape sur la voie de ce progrds, La persécution reli- gieuse en France Mgr Gieure, évêque de Bayonne, avait été,comme on sait, condamné à 100 piastres d'amende par le tribunal de Bayonne.Le jugement avait été porté le 5 juil- Jet dernier, mais le fisc attendit vainement d'être payé et recourul sans succès à des menaces de saisie.Les catholiques de Bayonne se promettaient à cette cccasion une grande manifestation ; maisils parlèrent trop vite et l'on chercha le moyen d'opérer loin d'eux.On découvrit alors, comme nous l'avons déjà rapporté, dans un coin des Landes, au milieu des dunes et des pins, la maison de famille de Mer Gieure : c'est là qu\u2019on voulut faire la saisie et la vente a eu lieu récemment.La solitude s'était peuplée.Automubiles, voitures, breaks et bicyclettes y avaient porté de nombreux catholiques, qui voulaient protester contre la persécution religieuse et qui tenaient aussi à témoigner leur vénération ct eur respectueuse sympathie pour la personne de l'évêque de Bayonne.Serrons les rungs, catholiques de France ! À nos pasteurs jurons fidélité.L'Église aura la liberté 1.Voilà ce que chantait la foule, tandis que l'huissier et ses deux témoins portaient péniblement devant la porte un malheureux piano.La mise à prix a été de trois cents francs.Un individu qu'on croyait peu solvable a proposé aussitôt de donner 305 francs et devant la protestation unanime qui s'est élevé de la foule, l'huissier a dit qu\u2019il se portait garant \u2018u paiement de cette somme.On a pu croire une 1ninute que l\u2019adjudication allait être faite à ce prix, mais une voix a crié : « huit cents francs ! » C'était la somme réclamée par les agents du fisc pour l'amende et les fraise Un prêtre vénéré a expliqué alors que ses confrères de la région de Messanges avaient sollicité et obtenu l\u2019honneur de racheter les meubles du vail- tant prélat condamné à l'amende.La vente était finie, mais un prêtre s'est mis au piano pour accompagner le Parce Domine.C\u2019était bien la prière qui convenait.Un lion qui commande à des ânes est plus redoutable que des lions commandés par un âne.: TALLEYRAND.ee Il y a vraiment une intervention providentielle et toute miséricordicuse du Père céleste dans ce fait, qu'au fur et à mesure que décline la,pénitence parmi nouss'accroissent les nécessités des œu- vres catholiques pour lesquelles notre charité est largement mise à contribn- tion.Dieu ne veut pas que nos dettes envers sa justice se multiplient indéfiniment.Voyant donc que nous ne voulons pis les acquitter par les pratiques mortiliantes et humiliantes, qui consti: tuent la pénitence chrétienne, il dispose les événements de telle sorte que nous soyons forcés, pour ainsi dire, de nous acquitter autrement.L'abbé Eur PERRIN.(L'Evangile et le temps présent.p.255).LE NOM SEUL EST UNE GARANTIE SUCRE GRANULE MANUFACTURE PAR THE CANADA SUGAR REFINING CO.Limited; Montreal, Can.- 34 VINS GR ny SE DE Marque : \u201cVATICAN\u201d Cru Vus sa veconnuandent par teur t Crrtients d'authonti- tour fabrication, Mer l'Archovêque de Montréal.Prix et Echantillons sur demande \u2014\u2014\u2014 DEPOSITAIRKS ; Québre.\u2014 @.et Kd Cont Foiy.\u2014 diellrfeuilte et Giroux, Troie: Rivières Leis Laporte, Martin & Cie, Lite, Montréal.Avthur Drolet, St Sanrauy, [sau IE ye ery MESSE Marque : \u201c SANCTUAIRE\u201d qualité ot les soius apportés à té approuvés par Sa Grandeur Livres Venez à La id Croix '\u2019, 309 rue Saint-Paul EET POUR L'IMPRESSION DE Brochures Revues Annuaires LA \u201c CROIX * Cataloques Typographio artistique 309 rue Saint-Paul, Montréal Prix tres medérée SOUVENIR de Famille, PAR l'abbé E.-P.CHOUINARD portant l\u2019éimprimatur de Mgr l'Evêque de Rimouski.Excellentes nôtions sur le mariage, le baptême et la premiere communion, accompagnées du décret de PIE X sur tes Fiançailles el le Mariage, et suivies de formules d\u2019un registre familiai.En vente aux prix de Sto.le cent exemplaires, ou 15 c, l\u2019exemplaire, cliez I\u2019 .uteur, M.1\u2019'abbé E.-F.Chouinard, curé, à Saint-Paul-de-ju-Croix, comté Témiscouata ; Ala Librairie Laval (M.) À.Pelletier),à Trois-Rivières ; à la Propagande du Livre, à Québec ; ou chez J.P.Garneau Grue de la Fabrique à Québec.(16 oct.\u20196m.) { MARCHANDS et INDUS IRIBLS Vous devez annoncer dans la Croix, si vous voulez atteindre une clientèle choisie.3100:\u2014\u2014 Il est impossible à l'annonceur d'atteindre nos nombreux lecteurs pdr-un autre organe.» \u2014 108: Le seul fait d'annoncer dans la Croix constitue aux yeux du public une sérieuse recommandation en faveur de l'annonceur et des marchandises annoncées.LE PACIFIQUE CANADIEN Las trains purtont «le Montréal: I OE LR GARE WINDSOR BOSTON, LOWELL a0) A.M., 81.43 I TORONTO, CHICAUO au OTTAWA BES A, AL, a a pu L6.00 de, ., M.SuEl To OT TE Hu \"at AN US CTON i) S725 1 pa, M- 47.28 P.M CPAUL MAE, 1,46 VIS NUPHG-VANCOU V.AIO a \u2019 ve DELA GANE viesm BEC, b0.00 A, M., 81.30 I), M,, all30 1.34.ROIs.IV ù 2.8 ble i EAT raat om INIGAN FALLY, 12.00 a.m.b1.20 pm JULIETTE, U2.te, bi Ld BLOAMTEL, 0000 5 pr BOR: om A # ni.\u201c Ste-AGATHE, nats a.m., we -., bte 20.NOMININOUK, tats um.DLE pm.(a) Quot.(b) Quot.oxcopté dim.toi di, soul, - ks EE ar 1 Sue va (mie \u2014 : - .! io , > .9 BUREAU DES BILLETS DE LA VIL & Fr ?rue St-Jacques\u2019 près du Nureau de Peste CL TAUX REDUITS RG En vigueur jusqu'au 15 avril 3020 jeele- Bilicte d pour esions UE Eiken rede case .SEATTLE, VICTORIA; VAN COUVER.PORTLAND., NELSON ET SPO I 1 70 ROSSLAND Srokang.$4 ° SAN FRANC > .a ELES, SA DIS) $49.00 G MEXICO CITY, MEX.: l\u2019rix bas pour plusieurs autres on droits.e \" oy LES WAGONS LITS.POUR TOURISTES: Quitiont Montréal ies Lundis, Meresedis et Vendredls, à fu.les paosagors ayast den wiles de CAGO et L'OUEST \u2018à 12 COTE Pacifique.Un peix fuer - ur les wi o.ks po a! qui peuvent être véser\u2026.Bureau des billets \u2018 St-Jacques.Tél, Maia, » où à le gare Benaventere. 4 Malics et ignorance LE \u201cPAYS\u201d Ce journal n'est pas rédigé par des catholiques, quoiqu'il le dise.Pres que tous ses articles portent la griffe.ou de l'hérétique ou du franc-maçon, ou du libre-penseur.Le numéro du 6 mars est tout particulièrement rempli de l'esprit sarcastique de Voltaire.Ce père de l\u2019impiété érigée en école, avait un talent remarquable pour déverser le ridicule sur la religion catholique : i) avait un die- tionnaire a lui.Quand il parlait d\u2019un bon chrétien, c'était toujours avec les épithètes de bedeau, de sacristain, de saint homme, etc.Ses enfants l'imitent.On les reconnait à leur langage comme on reconnaît les animaux à leur cri.Notre-Seigneur disait aux juiis voltairiens d'alors : « Vous êtes les enfants du diable : vous faites les œuvres de votre père.Vos ex patre diabolo estis \u2014 vos jacetis opera pa- tris vesiri.Nous disons aux gens du pays : Vous êtes les enfants de Voltaire : vous parlez son langage.et vous faites son œuvre qui est l'scu- vre de Satan.Dans un court entrefilet, ce journal pose une question qui dénote une ignorance profonde des lois de l'Eglise catholique et de sa doctrine.À propos du don généreux de Lord Strathcona pour le congrès eucharistique, il demande ce que diraient les catholiques si M.Rodolphe Forget faisait un don semblable aux méthodistes pour leurs œuvres religieuses Il y adans cette question de lama lice.Elle est faite pour susciter des préjugés et exciter des dissenssions sociales.11 y a également del'ignorance.Disons d'abord que nous n\u2019avons pas à juger les protestants qui peuvent être de bonne foi.Ceci est matière entre eux et Dieu qui connait tout et qui saura bien rendre à chacun ce qui lui est du.Les protestants font leurs ccu- vres ; nous faisons les nôtres ; nous bâtissons nos églises et ils bâtissent les leurs.Si les hérétiques veulent faire aux catholiques des générosités.pour le.irs œuvres religieuses, il n'y a aucun mal à cela pour eux, parce qu\u2019ils estiment que tous les religions se valent et mènent également à Dieu.Il ne peut en ètre ainsi des catholiques, parce que le catholique instruit desa religion doit savoir et croire fermement que su religion est la seule vraie.S'il ne croit pas cela, il est hérétique lui-même et hors des voies du salut ; il n'est plus catholique que de nom.Or, s\u2019il est convaincu, comme il doit l'être, que la religion catholique est la seule vraie, il sait qu'il ne lui est pas permis de contribuer de ses deniers aux œuvres religieuses des hérétiques.Un hérétique peut assister à nos offices religieux ; tandis qu'il est défendu à un catholique de fréquenter les temples hérétiques.Voila ce qu'un bon catholique doit savoir et croire, sous peine de péché.Sile Pays était rédigé par des catholiques, il n'aurait pas fait la question insidieuse qu'il a posée.Nous respectons les protestants honnêtes ; nous prions pour eux en notre particulier ; nous pouvons les secourir dans leurs besoins, c'est-à- dire procurer de la nourriture et des vêtements aux hérétiques pauvres.Mais nous ne pouvons jamais les aider dans leurs œuvres religieuses, ni fournir quoi que ce soit,à l'érection de leurs temples.Au reste, tous les protestants intelligents respectent nos convictions et n\u2019y trouvent rien à redire.[i n'y a que les voltairiens du Pays Qui s\u2019en plaignent.PIERRE BAYARD LA CROIX met Parmile petit groupe des échevins qui nese sont pas engagés vis-à-vis des sociétés de tempérance à voter le règlement Carter, on compte M.Resther, un de ceux qui se sont faits, apparemment, depuis leur entrée au conseil de ville, les champions de la tempérance.M.Resther, dans son projet de réglementation, réclame \"ouverture des buvettes depuis cing heures du matin jusqu'à minuit, et cela, ce qui constitue la partie la plus importante de son projet, il veut le faire consacrer par la législa ture de Québec.Actuellement, la ville de Montréal peut réglementer l'ouverture et la fermeture d- ses établissements licenciés.Le projet Carter, qui est aujourd\u2019hui devant le Conseil de ville, s'appuie Justement sur ce droit de réglementation pour taire fermer les établissements licenciés depuis dix heures du suir à sept heures du matin chaque jour de la semaine, sauf le samedi, où ils seraient termés de sept heures du soir & sept heures du matin, le lundi suivant.Il est done de toute évidence que le projet Resther a pour but: lo de maintenir l'ouverture et lu fermeture des buvettes aux heures actuelles ; 20 d'empécher que la ville de Montréal ne puisse désormais les réglementer elle- même et adopter des heures plus hâtives le suir ou plus tardives le matin, comme celles prévues, par exemple, dans la proposition Carter.On nous uvbje tera que le projet Resther exise que sous les établissements licenciés soient des restaurants, sauf les épicerirs.Ceci, evidemment, n'est pas un correctif quant à la durée d'ouverture des débits de boissons alcooliques, et n'est pus davantage un correctif quant aux occasivns offertes aux consomaia- teurs, parce que la buvette est toujours placée en avant du restaurant et crée ainsi une uccasien de plus de consommer de l'alcool.pour celui qui y entrerait seulement pour y trouver 4 manger.Quant à la pénalité de $1000 impo- s-e pour la 1ère infraction, etla suppression de la licence pour la 2e infraction, comment peut-on sérieusement supposer «qu'elles seront appliquées, quan | te Recorder et les Commissaires de licences, qui ont devant eux la loi des licences, chargée de pénalités moins sévères pour toutes espèces d'infractions, ct qui peuvent en outre imposer des retraits de licence dans bien des cas, ne s'esl servent pas ?Ce ne sont pas davantage les inspecteurs \u2018du gouvernement, que le projet Resther propose d'établir, qui moui- fieraient la situation, puisque l'otficier du revenu, agent du g \u2018uvernement, demeure actuellement impassible devant les plaintes les mieux ctablies.l'out ceci est un leurre, ou plutôt un moyen de désarmer encore (avantage les citoyens qui prétendent faire exécuter la loi.La ligne de conduite qui s'impose aux echevins, élus au conseil de ville, dans la journée du ler février dernier, par la volonté populaire, .lai- rement et fortement exprimée, est de fairevoter sansambages, ni concessions, ni compromissions, le règlement Carter.Ils ne doivent pas cela va sans dire, donner dans le panneau de l'un ou l\u2019autre des intrigants de l'Association des débitants de liqueurs, qui cherchent à tirer le meilleur parti possible de lu situation, en essayant mème au besoin de l'améliorer pour eux, en faisant intervenir le Parlement de Québec dans la réglementatio 1, laquelle doit demeurer le droit absolu de lu municipalité.Que les échevins élus par le mouvement de réforme réclament du parlement de Québec la réduction des débits de liqueurs à deux cent cinquante (2501, distribués par quartiers suivant la population, qu'ils en augmentent lu taxe, afin de créer une compensation de revenus, s'il en plaît ainsi au gouvernement, qu'ils exigent une protection analogue pour les quartiers nouveaux qui pourraient Être annexés à Montréal ; ceci est dans l\u2019urdre, et c'est la volonté formellement exprimée par la très grande inajorité des citoyens de Montréal, qui considèrent l'alcoolisme comme un fléau qu\u2019il faut détruire.Mais qu'ils ne cherchent pasà compliquer lu situation ; ils ne l\u2019amélioreraient pas, ils 'empireraient.Voilà qui doit etre bien entendu ; il ne doit pas y avoir d'équivoque à cet égard.Comment la situation doit-elle être atnéliorée, au point de vue de la surveillance et de l'exécution stricte de lu toi ?La solution en est bien simple.Que la police fasse son devoir ! Et que, tandis que lu loi est violée du soir au matin, comme elle l'est actuellement, les commissaires ne puissent plus venir nous dire dans lenrs rapports, comme ils l'ont fait l\u2019an dernier, que la loiest bien observée parce que seulement scize rapports de police leur ont été fournis durant l'année.Le omité exécutif a dans ses attributions la direction dela police.S'il lui donne des instructions précises et qu'il y tienne la main, il faudra bien que la surveillance de la police soit el- fective.Les Commissaires de licences ont montré jusqu'ici une grande faiblesse dans l'interprétation et duns l'exécution de la loi des Hcences.Ils sont chargés de veiller à son respect et ont le pouvoir suprème de refuser toute licence chaque année au débitant qui ne s\u2019est pas conformé à la los, ou qui l'a enfreinte d'une façon grave Quoique la loi soit formelle,dans bien des cas, ils hésitent.Ainsi, par exemple, ils avouent que, sur quatre cent soixante six établissements, il y en a deux cent trente quine sont pas en règle avec la lui ; cependant, ils les tolèrent et cette situation n'existe pas d'aujourd'hui llsse contentent demena- cer ces débitants, qui,à leur su, n'observent pas la loi.du retrait de leur licence si dansiles trois mois ils ne se conforment pas à loi.Pourquoi n'ont-ils pas agi dans tous les cus où ils savaient que des plaintes sérieuses avrient été adressées à l'officier du revenu, qui lui non plus n'y avait pas donné suite ?La raison que les Commissaires semblent donner dans leur rapport, est qu'il ne peut pas être dans l'esprit de la loi qu'un tort soit faitau débitant de boissons, et que leurs sentiments d'humanité s'opposent à ce qu'ils prennent la responsabilité de faire exécuter lu loi à la lettre.Il nous est avis qu'il n'appartient pas aux Commissaires de licences de faire dévier, pat leur interprétation, la signification des lois qu'ils sont chargés d'appliquer an qualite de juges et non pas en qualité de législuieurs.Quand 1 s'agit d'infractions à la loi aussi patenteset flagrantes que celles qu'ils sont obligés de constater eux-mêmes, ils n'ont pas à hésiter.sous peine de se voir soupçonnés (es plus graves compromissions duns l\u2019accomplissement de leur charge.Le legislateur, quand il a formulé cette loi.n'ignorait pas que l'intérêt public prime l'intérèt particulier .qu'un commerce qui vit forcément du vice du peuple n'est pas respectable et n'a droit qu\u2019à une somme bien faible de considération.En eftet, l'intérèt de quelques brasseurs et le quelques marchands de gin en gros qui détiennent directement ou indirectement la presque totalité des licences sous des prète-noms, doit-il tenir en échec tout un peuple voulant se débarrasser d\u2019un vice quile mine et qui tente sa faiblesse ?C'est pour cette raison que la loi des licences est si pleine de restrictions et de pénalités pour la moindre infraction.L'argument invoqué par les Commissuires n'est qu'un prétexte pitoyable et n'a aucune valeur pour les justifier de leur inestie.S'ils persistent à se servir du même argument pour continuer à ne pas exécuter exactement les termes de la loi.l\u2019opinion publique devru exiger leur remplacement par des juges qui seront des interprètes plus fidèles du code C'est ainsi, sans aucun doute, que nous arriverons graduellement, à Montréal, à amélivrer la situation au point de vue de la tempérance A part quelques amendements à apporter à Ja loi des licences, il n\u2019y a pas à chercher Jde nouvel: les solutions dans une nouvelle loi, mais seulement à appliquer entièrement et Énergiquement clle que nous possédons.C.JUSTE On télégraphie de Rome ,u'un catholique anglais, qui désire garder l'anonymat, à fait remettre au Pape, par l\u2019entremise du P.Funck, une somme de 100,000 piastres pour un institut d'études bibliques.Les lendernains de révolution.on s'enferme entre honnêtes sens pour gémir, tandis que larue s'encombre de toutes les défections.COSTA DE BEAUREGARD, de l'Académie française FAITES OBSERVER LA LOI DES LICENCES :IL FAUT ETRE PRAN- La proposition Resther est un fruc CHEMENT CATHOLIQUE l.\u2018« Ossservatore Romano » revenant sur la « Lettre du Pape » au sujet de I'action catholique sociale, expose dans un excellent article comment il faut \"inir franchement l'action : ette- ment catholique à l\u2019action sociale, et éviter avec soin certains systèmes de « pénétrotion » mitigés qui voilent le côté catholique dans l'espoir illusoire de mieux réussir : « Au moment où la lutte contre le pricipe et lesentiment catholiques est la plus vive etla plus aveugle, où la guerre est fuite à l\u2019Église et à son action sociale de la manière la plus violente et la plus déloyable, ce nest pas certes, en repliant sa bannière ou eu la plaçant dans une pénombre voulue, ce n'est pas en cachant ouen travestis- sont en partie l'étiquette catholique que l'on peut espérer le succès de cette œuvre de restauration.Si la société m derne s\u2019est éloignée progressivement de sa profession franche et ouverte, celu s'est fuit à truvers une suite de faiblesses, de condescendances coupables, parlesquelles on a cummencé & dévier de la rigidité intlexible des principes, pour en arriver peu à peu dans l'application partique à une latitude parfois si illimitée qu\u2019il est devenu impossible de discerner certaines lignes de démarcation qui devraient turjours rester nettes et inviolables.«En conséquence pour le retour si «é- siré de lu société dans ces limites, l'action catholique ne peut rien faire de mieux ni de plus concluant que de maintenir bien nette une telle démarcation si bien que, à mesure qu'un homme se placera au dehors ou au dedans, il aura ou perdra le droit de s'if- firmer comme militant dans le camp de cette action.«A ce concept fondamental.si clair et si beau, de l'action catholique, s'oppose un dangereux préjugé qui s\u2019est peu à peu insinué dans nos rangs.C'est celui qu'on reprend généralement dans la formule ressassée de « programme de pénétration » « Mais pénétration ne veut pas dire atnalgame, ni combinaison, ni mélange d'éléments réfractaires, ni encore moins confusion.« L'exemple le plus grandiose, le plus magnifique de pénétration que présente l'histoire, est celui de la civilisation chrétienne et de la foi catholique à travers les âges et les peuples Jamais cette pénétration ne s'est accomplieau prix de subterfuges, de feintes, de formules douteuses, de lumières incertaines, mais seulement par des alfirmations franches et ouvertes, par «des professions de foi explicites et courageuses.« 11 ne faut pas oublier en effet que dans la mesure où l'un diminue etoùl'on attéaue la vigueur du caractère, dans la même mesure on amoindrit la force de résistance et d'expansion d'une idée.« ll ne faut pas oublier que partout où cette vigueur, cette force et cette résistance ne sont pas sutlisamment mises en sûreté par une sélection opportune, la pénétration peut souvent, ct sans qu\u2019on s\u2019en apperçoive, se produire, mais en sens contraire.« Etsi le fait de cacher, de dissimuler notre personnalité - - c'est-à-dire nos principes et notre profession de foi \u2014 doit avuir pour but d'attirer dans nos rangs ceux qui ne professent pas ces principes ou qui les professent moins clairement, cela équivaut 3 rendre possibles des communications et « des contacts dans lesquels la cause catho ique subira certainement plus de dommages qu'elle ne trouvera d'avantages ».« La parole auguste du vicaire de Jésus-Christ,qui résout cette si impor- taote question ne pouvait être écoutée qu'avec un sentiment de vrai soulaye- ment et de saint enthousiasme par tous ceux qui combattent à visicre levée dans le camp de l\u2019action catholique et s'intéressent sincèrement à son avenir et A son etlicacité sociule.» Quelles consolantes paroles pour les rédacteurs de lu Croix, qui ont toujours tenu haut et ferme le drapeau catholique, en dépit des moqueries de leurs adversaires et malgré, même, le sentiment de certaines gens, bien intentionnés sans doute, qui auraient voulu nous voir le dissimuler derrière un upportu- nisme d'uccasion.JOSEPH BEGIN.La vertu de dévotion ne consiste pas seulement à observer les divers commandements, mais à les observer avec promptitude et volontiers.Ce n'est pus tout de vouloir faire la volonté «de Dieu, il faut encore la faire gaiement.S.FRANCOIS DE SALES (latroduction à la vie dévote) Pédération générale des Ligues du Sacré-Coeur \u2014 GRANDE DEMONSTRATION A l'occasion du prochain Congrès Eucharistique, la Fédération régionale des Ligues du Sacré-Cœur de Montréal organise une grande démonstration à laquelle prendront part des milliers de ligueurs venus de tous les coins du Canada et des Etats-Unis et qui formeront une superbe garde d'honneur au \u2018Très Saint Sacrement durant la grande procession.La lédération régionale jettera aussi alors les bases d'une Fédération générale, sclon le vœu formulé à son congrès le ler décembre dernier.Ces beaux projets ont reçu l\u2019ussen- timent de S.G.Mgr Bruchési, exprimé en ces termes : Montréal, le 5 mars, 1910.Au Révérend Père L.Hudon, S.J.Conseil de la Fédération Régionale des Ligues du Sacré-Cœur à Montréal.Mon révérend Père, J'accepte avec empressement le concours des Ligues du Sacré Cœur pour notre Congrès Eucharistique Ce sera assurément un beau spectu- cle que celui qu\u2019elles offriront en prenant part à la procession du Saint Sacrement.J'approuve aussi de tout mon cœur l'idée de former une Fédération générale des Ligues du Sacré- Cœur.J'ai déja pu constater le bien qu'elles font en s'unissant pour une région.En étendant encore les bases de l'association, elles élargiront leur champ d'action et donneront plus d'efficacité à leurs efforts pour promouvoir les bonnes causes.Je bénis donc avec bonheur votre projet de fédération et je souhaite ardemment de le voir réussir.Recevez, mon révérend Père, avec mes meilleurs vœux, l'expression de mon cordial dévouement.PAUL, Arch.de Montréalvues 149 3-20 2 PENSEES Une \u201cdes plus dangereuses tentations est celle de l\u2019orgeuil Jans le bien.Alors arrivent des chutes terribles qui étonneut et consternent, les chutes inattendus, effrayants exemples des jugements divins.Prends garde à l'orgueil, car il est le père de la haine, de l\u2019envie, de la violence, de la fausse secu- rité et de l'endurcissement.Sorti de l\u2019abfige, il s\u2019y replonge ; le reste est le mystère de l'éternelle justice.LAMENNAIS (Réflexions sur l'Imitation, livre (11).-.L'esprit grandit quand il fat chaud dans l'âme.Les pensées sont grandes quand le cœur les dilate.P.P.GRATRY.Lorsque, sous des motifs plus ou moins spécieux, et sans consulert I'Eglise,qui est ici partie essentiellement intéressée,les gouvernements ont frappé les couvents parce «u's y voyaient une proie far ile à saisir, la violence est retoinbée sur eux memes.Les spoliations n'enrichissent point le trésor public, l'expérience le prouve ; elles N'apaisent point les révolutions ; elles les rendent insatiables et éternelles, en les poussant à de nouvelles spoliations et à de nouveaux crimes, qui amènent des réactions désespérées.Bt les spoliateurs apprennent, à leur tour, que la force est bien faible lorsqu'elle n'est point appuyée sur le droit.Baroy DE GERLACHE ((Euvres, Tome VI, p.25).to: Ayes toujours un bon mot pour la «Croix n 10: Ne perdez jamais tune occasion d\u2019aider à la «Croix», \u2014\u2014\u2014 re.Que la « Croixn soit votre labarum d'acticn sociale et politique, 12 Mars 1919 La lutte pour la liber.° té religieuse en Allemagne -\u2014 Au oarlement allemand, le centre à renouvelé sa motion traditionnelle fo mulan.un vœu en faveur dela su , pression de toutes les entraves gia.tives et administratives à la liberté religieuse, existant encore dans div Etats de l'Empereur.(re .La proposition a été lnnguement motivée par le prince de Lowenstein Dans un discours des plus remarquables,il a cité des faits qui montrent que malgré toutes les aflirmations contraires, dans certains Etats de l'empire allemand, les catholiques sont considérés comme des citoyens de seconde classe que l\u2018on tolète, mais qui ont mauvaise grâce à revendiquer des droits, me Hom Se CRs Te que,dans une localité assez importante, le clergé catholique n\u2019est autorisé à celébrer que quatre fois par an des services religieux etle délégué du Brunswick au conseil fédéral areconnu l'exactitude des faits.Cela ne l'a pas empêché de déclarer que le gouvernement de Brun: wick ie montrait très tolérant envers les catholiques.D'ailleurs, a-t-il dit, c'est au gouvernement eL non pas à l'évêque catholique à déterminer les nécessités du culte pour chaque localité du pays ! Dans ce même pays de Brunswick, un prêtre catholique de nationalité allemande, mais n'habitant pas le Bruns.Wick, a été condamné à 30 marks d'amende pour avoir baptisé un enfant imnourant sans l\u2019autorisation du pouvoir civil.[I faut avouer que ce sont .à des faits que les catholiques \u2018allemands ne peuvent toleter et contre les juels ils protestent avec infiniment de raison.Ils ont d'ailleurs été exj.osés par le prince de Lowenstein avec un culmect une élévation d'idées auxqueis l\u2019orateur du parti conservatcur lui-mème a dû rendre hommage : mais il n'a pas pu convuincre la majorité.Du côté des conservateurs comme de celui des nationaux libéraux et des libéraux ona opposé la question préalable.Ona dit aux orateurs du Centre que la constitution de l'empire ne permettait pas au chancelier d'intervenir auprès des gouvernements des autres Etats.Le baron Hertling a répondu fort justement à cela.qu\u2019on ne demandait qu'une intervention amicale, À s conseils du chancelier aux divers gouvernements et que la constitution ne pouvait interdire cela ! Le baron Hertling a d'ailleurs expliqué très franchement pourquoi le Centre avait introduit sa proposition au Reichstag.Dans les pays visés par cette proposition, et surtout la Saxe etle Brunswick, il n'y a pas de catholiques au Parlement et c\u2019est bien par l'intermédiaire du Reichstag quele Centre doit faire connaîtie ses vœux ! Mais la politique du Bioca laissé manifestement des traces profondes chez les libéraux dont l'animosité contre le Centre et contre les catholiques se manifeste toujours encute d'une façon plus ou moins vivlente, N'eston pas allé jusqu'à repr.cher au Centre son désir de dumination qui seul justifierait sa proposition ! Au vote, qui a cu lieu vendredi, la motion du centre fut repoussée par 160 voix contre 150.Si elle cut été adoptée, la motion n\u2019eût, d'ailleurs, pas été accueillie davantage par le conseil fédétal de l\u2019Empire ; car il ne faut pas oublier que le Parlement allemand n'a, en fait d'initiative, d'autre droit que celui de formuler des vœux.LA RAT Seay QUATRE TRAINS TOUS LLS JOURS DOUBLE) VOIE POUIE TORONTO, BUFFALO.DETROIT, CHICAGO ot tons Jos pobnta (ost auitont Montrenl a tha, i, 2200p, sie, BLD QU Montreal-Ottawa Part de Montrenl, as n., BLAS p, 1, 6800 pom, Arrive a Otlawi, all, pan, al LS Montrén Vin Delaware 3 LUCE .\"nom, Mountrén)-Boston-Springlicld Vik Vermont Centml ARH pan.LDN rélænd 1p.rt slo Atrivon Ho 215 1.Et, « Fons fus Jours, be - Los Jours de somnine.Curr Sislons air low teins du for of CharsDor tolre sur Ses traders do null, BUREAU DES BILLETS EN VILLE 13) enue St-Juogn re), Main us, 08 us.in (nee Munavotar Faites l'aumône du pain intellectuel de lu « Croix» à ceux qui en oul besoin "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.