Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 9 avril 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Croix., 1910-04-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" IN HOC SIGNO VINCES La \u201c\u201cCroix\u201d\u201d SOW KUE SAINT-PAUL Voile de Poste 3175 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire voléphone : Bolt Main 6074, LETTRE PASTORALE, RELIGION.QUESTIONS SUCIALES.Des pERES DU fer CONCILE PLENIER DU CANADA Les écoles catholiques Un commencera demain dans la plupart des églises du Canada la kvture ce la lettre pastorale des pores du preutier coneile plénier (14 wptembre ler novembre 10) sur esprit chrétien dans } iuelivielu.dans Les Vstrilles et dans la société, Ce ducrunent est de Li plus hante importance.1 est ' de bons conseils\u201d qui ne ange pont pas de porter dans nos esprits of dans nos cours les Fruits les plus aves of les pins ahondants.Nous Hous ferous un devoir de te relire souvent et de nous en servir au besoin pour défendre les causes catholiques.Ainsi, anjourd'hui.pots eh citous la magnifique page intitulée Vecole catholique et mu invitons les gens du Pays, de l\u2019Areur du Nord, de la Uigie et dn Ca nada, ot les auteurs des lois seu pires du Manitoba, de l'Albertir el de lu Saskatchewan à s'en bien pé uétrer : une \u201csemence \u201cMais les parents, d'une façon générale, ne sont pas eu mesure de donner paur eux-mêmes aux enfants toute la l'ormation intellectuelle et orale i dnequelle ils ont droit.Cette debe dépasse le cadre ordinaire des devoirs domestiques, et il Faut, pour faccoruplir, avoir recours à l\u2019evole, 13 devient alors comme un prolon- geuent du foyer et une succursale de la famille.Loutetors, il est evi- «dent que les pères et meres, ei con- fiaut 4 d'autres mains le soin de continuer et de partaire education de leurs enlants, ne perdent aucun de leurs droits el n'échappent à au- vine des lesponsabilités qui pesent air eux.lls ont le devuir rigou- veux de ue transmettre leur auto- vité qu'à des maitres qui soient dignes et capables de l'exercer pour le plus graue bien des l'andlles; ils doivent surtout avoir à coeur que d'école ne devienne jamais un peril Wats qu'elle teste toujours un abri st une sonvegarde pour ba foi et la worale de leurs enfants.\u201cLue triste expérience démontre que l'influence d'une bonne educa tion domestique ne vésiste pus long leups aux atleintes d\u2019une mauvaise \u201cdieation scolaire, Quand l'évole se dresse comme un ennemi en fice du foyer, la victoire reste générale- went à l\u2019école, L'autorité de l'ins fitüteur est prépondérante et son influence décisive dans la Formation de l'enfant.VE net sur l'esprit, le mer ef Ja volonté de son élève une empreinte qui demeure, Voilà ce ue ne doivent jamais oublier ceux qui se prévecupent du si difficile problème de l'éducation.Avec les développements rapides que prend l'instruction populaire, aver la né \u201cssité (toujours croissante où l\u2019on est d'accentuer la formation sco- Juive, les peuples sont de plus en plis à lt merci des éduenteurs de l'enfance.C'est l\u2019évole d\u2019aujour- Thai qui prépare la société de de- min.Et c'est parce que l\u2019école were celte influence toute puis- Mile sur Ian vie des nations, c\u2019est Jarce qu'elle est ln grande pour.\u201coyeuse d'hommes, que nous Voyons Xe concentrer sur elle, à l'heure pré- Xente, toutes les espérances et ton- les lex craintes, et qu\u2019autour d'elle se livrent les plus émouvantes batailles, Tous les amours et toutes ts haînes, tous les sublimes dévoue- ents of tous les étroits fanatismes Montent à l'assaut de cette citadelle YU garde ln vie où donne la mort.selon les maîtres qui In possèdent.\u2018Nous voulons, nos très chers frères, vous rappeler ici les prinei- pes que l\u2019léglise enseigne touchant cette vitale question.et la ligne de conduite qu'elle trace à tous les ea- tholiques.l'our cela, nous ne san- tions mieux faire que d'emprunter a Léon NAIVT la doctrine st précise et lumineuse de Penevelique Affaré cos, udressée, en décembre ISUT, ie tout l'épiscopat canadieu.\"llne saurait être permis d'aller \u2018demander pour enfants le \u2018\u201chienfait de l'instruction à des éco \u201cles qui ignorent la religion catho \u2018tique, où qui lu combattent positi- \u201cvemenut, à des écoles où sa doctri si nos \u201cne est anéprisée ol ses prineipes \u2018répudiés.Que si liglise a per \u201cris quelque part, ce n'a été qu\u2019a- \u201cvec peine, et en entourant les en- slants de multiples sauvegardes \u201cqui, trop souvent, d'ailleurs, sont \u2018reconnues insiffisantes pour pi- \u201crer le danger.Pareillement, il \u2018faut fuir à Lout prix, comme très \u2018funestes, les écoles où toutes les \u2018croyances sont acucillies indifré- Sremment ef traitées de pair, com- \u201cme si, pour ce qui regarde Dieu \u2018et les choses divines, il importait \u2018peu d'avoir où non de saines due- \u2018trines, d'adopter la vérité ou l\u2019er- \u2018\u2019reur.Vous êtes loin d'ignorer, \u2018*vénérables l'rères, que toute école \u201cde ee genre a été condamnée par \u201cl'Eglise, parce qu'il ne se peut \u2018rien de plus pernicieux, de plus \u201cpropre à ruiner l\u2019intégrité de la \u2018foi et à détourner les jeunes intel- \u2018Jigences du sentier de la vérité.\u201d **Ces puroles, nus très chers frères, sont décisives.Illes réstunent avec précision et autorité l'ensei- guement de l'Eglise nu sujet des écoles neutres et anti-eatholiques.Vous y trouverez.(rès nettement tracée, une ligne de conduite dont il ne Vois est pus permis de vous écarter saus offenser Dieu ef saus mettre en péril la foi de vos enfants.Partout où existent des écoles ea tholiques, c'est une obligation de conscience pour les parents d'y envoyer leurs enfants.là où écoles l'eraient défaut, notts demandons aux pasteurs et aux fidèles de travailler à en établir, en usant de tous les droits que la loi leur ve- connaît; et dans ces parties du pays, où les catholiques ne peuvent pas l'aire servir les taxes scolaires, qui jeur sont itnposces, à l'instruction entholique de leurs enfants, qu\u2019ils prennent tous les moyens à leur disposition pour assurer à ceux-ci, au prix même des plus grands sucri- fices, le hienfait d'une éducation en conformité avec leur foi, \u201cAprès avoir signalé les écoles condumuables, Léon NIV indique quelles écoles les catholiques ont le droit et.le devoir de réclamer pour leurs enfants : \u201cLa justice et la raison exigent que nos élèves trouvent dans les \u201cécoles, non seulement l'instruction \u2018scientifique, mais encore des con- \u2018\u2019mutissances morales en harmonie \u2018ave les prineipes de leur religion, \u201cconnaissances sans lesquelles, Join \u2018d\u2019être fructueuse, l\u2019éducation ne \u2018suurait être qu'absolument fu- \u2018\u2019neste.De là, In nécessité d\u2019avoir \u201cdes maîtres catholiques, des livres de lecture et d'enseignement approuvés par les évêques, et d\u2019avoir \u2018la liberté d'organiser l\u2019école de fa- \u201ccon que l\u2019enseignement y soit en \u201cplein accord avec lu foi cutholique, \u201cainsi qu'avee tous les devoirs qui \u2018\u2019en découlent.Quand done les ves \u2018\u201c\u2018entholiques demandent, et c\u2019est \u2018leur devoir de le demander et de Le Samedi.© Avril 1950.Ve).VIN, Ne 2 : JOURNAL CATHOLIQUE 308 RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL.SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE.ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION, ETC.\u201cle revendiquer, que l\u2019enseignement \u2018des maîtres concorde avec la reli- \u2018*giou des enfants, ils nsent de leurs \u201cdroits.Et il ne se pourrait rien de plus injuste que de les mettre \u2018dans l'alternative, où de laisser \u2018leurs enfants croître dans l\u2019igno- \u201cranee, on de les jeter dans un mi- \u2018lieu qui constitue un danger ron- \u2018>nifeste pour les intérêts suprèmes \u201cde leurs âmes.\u201d Nous avons tenu, nos très chers frères, à remettre sous Vos yeux d'aussi salutaires enseignements.Us vous font voir quelle importance l'iglise attache au grave problème de l'éducation, ot de quelle mater nelle sollicitude elle enveloppe ces chers enfants, qui forment la por tion choisie de son troupeau, Volontiers elle fait céeho au terrible unaithème que Jésus a prononcé contre quiconque seaneladise un seul de tes petits: ** Mieux vaudrait, pour \u201ceet hone, être précipité au fond \"de ln mer avec une rueule de mou- \u201clin an con\u201d Inspirez-vous hien de ces sentiments el laissez-vous guider par*cette doctrine.Rappelez vous toujours que l'école, pus plus que le foyer.ne saurait échapper à votre vigilant controle.Les lecons et les exemples du maître, comme les vôtres, donnent à l\u2019en- faut lu vie où la mort, selon qu\u2019ils portent à son ame Ia vérité ou l\u2019errer, la vertu où le vice, Votre veuvre ne sera done complète, et votre devoir rempli, que le jour, où, par vos svuins.l'école et le loyer.\\raiment restanrés dans le Christ, prépareront à la soviété les citoyens et les chrétiens dont elle a besoin.\u201d JOSEPH BEGIN.5005 ee Oriaine- et évolution des principes modernes Le moyen âge avait été l\u2019exaltation de l'autorité religieuse et de l\u2019autorité civile.Celle-lit avait été surhaussée par exaltation du sentiment religieux, lequel développa le sentiment artistique.Mais ce beau couronnement fut suivi d'un affaissement général, caractère de la fin de cette grande époque : affaissement politique dans la dissolution de l'empire carolingien; affaissement religieux, l'humain est substituéau divin ;etaffaissement artistique.Enfin, celui-ci amena par une loi de réaction la renaissance, point de départ de l'ère moderne.La renaissance, en apparence mouvement purement artistique, était en réalité la continuation dela marche du monde vers Ja décadence religieuse commencée à la lin du moyen Âge, laquelle n'était en somme que ce qu'est tout relachement individuel ou social, c'est-à-dire un retour vers le paganisme.Celui-ci en cffet n'est que le culte de l'honsme, ou l'individualisme sous toutes sus formes.\u2018Le mouvement individualiste ft des progrès sensibles et bientôt, malgré les efforts des Panes il envahit, comme un fleuve menaçant, l\u2019Europe et la chrétienté.Ce fleuve débordant, inondait le monde d'égoïsme, d'indépendance, de gloire humaine :sentiments naturels de l\u2019individualisme.C'était un terrain tout préparé pour le protestantisme, qui n'est qu'une protestation de l\u2019individualisme contre l'autorité.Aussi germa-t-il tout naturellement sur cette terre de l\u2019individualisme, on mieux, fut-il la floraison des semences jetées par lc fleuve de l\u2019individualisme sur le monde.Le moyen âge et l'antiquité avaient vécu par la raison de l'autorité ; 1 époque moderne inaugurée par la renaissance va vivre par l'autorité de Ia raisen humaine Voilà le principe du mosde nouveau ; il n\u2019est pas moderne, il est très ancien.Mais vaincu par Jéus-Christ qui l'avait soumis à son attorité divine, il secova ce joug dans li renaissance.Lutler fut l'incarnation nouvelle de ce grincipe vieux par sa nature et son origine.C\u2019est dureste la loi de l'histoire : «l'apparition d\u2019un réformateur est généralement la manifestation d'un état d'esprit».Avwssi la querelle des indulgences, l\u2019histoire en fait foi, fut bien moins lu cause que le prétexte de l'apparition de Lutier sur la scène.Avant cet incident ÿ était déjà poussé, par l'im- puissanz refréner l\u2019homme qui grondait en lui, à émanciper sa chair du joug de la loi divine qu'il déclarait impossibe à observer.La doctrine sur la jutification ne fut qu'un leurre ; les vraic dispositions de son Ame s'étalèrat devant le tribunal de Charles J auquel il déclara qu'il ne croyait pi au Pape ni aux Conciles.Voilà &atic l'autorité de la raison, contre laraison de l'autorité.La parole de :uther fut l'étincelle qui fit exploser l'ngin révolutionnaire tenu en respectjusqu'à ce jour.Aussi ue double révolution éclata dans e dmaine politique et religieux.Sur I terain politique les princes de Frane, ¢ Hesse, de Brandebourg, alliésphs tard à François 1, défendirent y leur puissance la révolution que lr cœur autant que leur raison avaie des raisons d'approuver.La gueri des paysans révéla une effer- vescce bien profonde dans les masses.tarles Quint, en homme religieux maisvant tout diplomate, usa d\u2019ater- moicents déplorables et dut finir par caquer la réforme à main armée, dana ligue de Smalkade.Sue terrain religieux on commença rer les conséquences morales des primes de Luther.On ne croyait plus: Pape ni aux Conciles,il ne res- taitme que la raison.Mais on était encctrop religieux pour être ratio- nalis tout court.On se crut donc insp et Munzer, suivi, quoique contre : gré, par Luther lui-même, en vint tout le protestantisme avcc lui à seposer sur leur raison indivi.duellans l'interprétation de la Bible.La wale naturaliste, palliée de cer- tainextes de l'ancien Testament, suiW'émancipation dela raison.Latte politique aboutit 2 la paix relipse d'Augsbourg.Elle ne fit qu'armistice.Celui -ci fut bientot ront et amena la terrible guerre de trerans.Le traité de Westphalie ac- corau protestantisme la reconnais- samfficielle par les Etats européens.C\u2019é{ le triomphe du principe de l\u2019ingendance sur le principe de l'autorité est l'origine du grand prise moderne : l'autorité de la raishumaine en opposition avec la aisdel'autoritédivine.L'histoire du mo; moderne jusqu'à nos jours en estitriste évolution.| PIERRE LE PATRIOTE | (à suivre) 0: STE CONDAMNATION ge Lanctôt a condamné récem- mé à l'amende trois épiciers juifs u'ils avaient vendu le diman- d l'amende maintenant contré fabricants juifs qui font travail- legs employés le jour du Seigneur ?Association, à Toronto, le 4 du courant, l'on a recommandé la création d\u2019une commission de l'instruction publique siégeant à Ottawa et ayant juridiction sur tout le Canada.C\u2019est une maladie universelle: le paysan, en France, en Espagne, en Allemagne, partout, abandonne ln terre\u2014qui pourtant le nourrit bien\u2014et prend le chemin de la ville.C\u2019est une lièvre qui passe par le monde «t dont lu province de Québec depuis une quarantaine d'années est aussi sérieusement atteinte.Quelle en est la canse première?quel en serait le remède?L\u2019économiste qui répondrait justement à ces deux questions rendrait à humanité un immense service.Non nom mériterait de passer lu postérité à l\u2019égal de ceux des génies qui ont fait leur marque dans l\u2019histoire et qui captivent notre admiration.I} y n aussi des causes secondaires où locales, mnis celles-ci ne tiendraient pas debout si la raison première de ce chambardement mondial, de cette migration homicide de Phomme quittant ses champs\u2014où il respire l'air pur ct où il vit une vie de honheur et de grandeur \u2014et allant s'engouffrer dans les villes, était supprimée.Mais quel est done cet étrange aimant qui l\u2019attire ninsi vers sa propre décadence?quelle est donc cette l'ascination qui le pousse vers l\u2019abîme.Ah! il lit, tous les jours, le crédule, dans les journaux, et il entend dire tous les jours par certains prôneurs qu\u2019à Ia ville on devient riche en travaillant peu, et, après avoir comparé dans son imagination cette prétendue facilité d\u2019acquérir l\u2019aisance à ses peines et à ses travaux quotidiens, il se met à regarder ln terre avee moins d\u2019amour et a lui donner moins de travail.En retour naturellement celle-ci lui rapporte moins.Alors il la trouve ingrate et avare et ainsi petit à petit son âme se laisse envahir par le dégoût et n\u2019uspire bientôt plus qu'à aller s\u2019enfouir dans quelque coin d\u2019une grande cité.Oh! progrès, voilà de tes coups! Que de désastres financiers, que de ruines morales, que de misères humaines, il fant t\u2019imputer ! Autrefois, il y avait moins d\u2019usines.mais il y avait aussi moins de prolétaires.Autrefois.il y avait moins de gros capitalistes; mais il y avait aussi moins de pauvres; la fortune était mieux répartie entre les hommes.Autrefois il y avait moins de chemins de fer, les communications entre les pays étaient plus difficiles, Encore le cheval des Grecs.Au congrès tenu par l\u2019Educational Ce projet n'est pas nouveau.Il a \u201c la fièvre des déjà germé dans la cervelle de plusieurs petits francs-maçons qui y voient une arme à tourner contre lé cole confessionnelle et au profit de l'école neutre nationalisée.Nos compatriotes devront donc être en garde contre cette innovation et la considérer comme si c'était le fameux cheval-dont les Grecs se servirent pour entrer dans Troie.JOSEPH BEGIN.tarts co $0] § ramen A sonnsnédré Q(Payables vd'avancet \u2026; 2 ; CANADA | l'an, 92: 6 mois, 81.00 EN VILLE .(par In poste) 1 an, $3.50 ; 8 mnis, $1.25 ÉTATS-UNIS ETRANGER (Union posale) 1 an, 62,25 : 6 mois, 91.25 ; Un numéro, 5 sous villes mais les paysans étaient aussi plus attachés à leur sol natal, îls- l\u2019aimaient d\u2019un amour plus généreux et il leur rendait au centuple ce qu\u2019ils Ini prêtaient.Quelle fièvre! et contre elle les meilleurs remèdes ont peu d\u2019efficacité.Cependant, elle pourrait être lo- culisée, maîtrisée même.Pour cela, il faudrait:que les politiciens cessassent de battre monnaie sur le dos de l\u2019homme des champs.À force de dire qu\u2019il est abandonné, qu\u2019il mène une vie de misères et qu\u2019il est bien fou de se sncrifier aîn- si, il finit par le croire et niême s\u2019en persuader, et, de là, pur s\u2019en aller chercher une existence qu\u2019il s\u2019imagine être moins pénible aux Etats.Unis.Comment pourrait-il aimer si terre et continuer à la enltiver quand des quatre coius du pays on Ini erie dans les oreilles qu\u2019elle est hien ingrate envers lui.Attribuer cette ingratitude, pour des fins politiques, aux torts des gouvernements.ne rémédiera nullement à l'espèce de déconragement que l\u2019on sème par cette exploitation coupable dans le coeur du paysan.Dun autre côté, il faudrait que nos gouvernants amendassent la loi façon à satisfaire aux besoins- de In colonisation.Le député de Kamouraska, dans le discours qu\u2019il a fait au début de la session pour développer le programme politique du cabinet Gouin, A laissé à entendre que durant la présente législature ses chefs accorderaient, par un projet de loi, l\u2019indépendance absolue au Bureau de co- ionisation et qu\u2019ils lui donneraient des réserves de terres cultivables.Nous espérons que ce ne sera pas une vaine promesse, comme celle que nous a faite M.Turgeon, au grand congrès de colonisation qui fut tenu.i Montréal il y a quelques années.Nous savons que le domaine de la Couronne est une source de revenus publics considérables et que le gouvernement de Québec y tient pour équilibrer son budget.Mais ue serait-il pas mieux pour la province d\u2019avoir moins de revenus de cette source et d\u2019avoir plus de colons sur son sol?Evidemment oui, n'est-ce pas?Alors, pourquoi n\u2019agiton pas dans ce sens?.JOSEPH-BEGIN.Ce que l'on pense de la \u201c Croix \u201d On nous écrit de Saint\u2018Hyacinthe : Cher Monsieur Bégin, Sous ce pli veuillez trouver le prix demon abonnement à la Croix pour l\u2019année commencée hier, $ avril.Mes félicitations sincères à la vaillante Croix.Tous les bons combats, elle les livre avec dévouement et courage.C'est toujours pour moi un plaisir nouveau quand elle m'afrive.Que le bon Dieu daigne bénir les y mettent si généreusement la main ! Votre tout dévous ea N.8.siège encore à huis clos.Pourquoi.a.t-il donc si peur de la lumière ?.concernant les terres publiques de \u2018 travaux qu'elle exécute et ceux qui .Le Bureau de contrôle de Montréal. La bataille scolaire en Belgique Dans six semaines, la Belgique sera en pleine lutte électorale.ln attendant.les partis politiques en cause préparent leurs armes.La question scolaire, là comme ailleurs, captive les esprits.L'anticléricalisme poussé par la franc- maçonnerie tente souvent des assauts contre ce point de la forteresse eatholi- que.M.Masson, député libéral de Mons, u affirmé à la chambre belge : « Je le déclare très franchement, mon idéal, c'est la loi de 1879.» Or, la loi scolaire de 1879, que les Belges ont stigina- tisée du nom de « loi de malheur », était ouvertement dirigée contre la religion.« S'ilest un enseignement qu\u2019il faut exclure des écoles, a-t-il encore ajouté, c'est l'enseignement du dogme.» \u2014 « J'ai approuvé M.Combes, s'écriait de son côté M.Berloz, député socialiste, et je I'approuve encore aujourd'hui.» Et quand M.le baron Descamps, ministre des Sciences et des Arts, signalait un instituteur qui aurait dit ses élèves qu'ils ne devaient pas croire en Dieu, il fut interrompu par M.Furnémont, socialiste, qui ponetua : « C\u2019est très bien cela ! » \u2018 Ces aveux et ces menaces auront un écho dans le pays.En 1879, quand les pères de famille curent conscience du danger moral que couraient leurs enfants, ils se levèrent et dirent : « Nous défendrons, fût-ce au prix des plus lourds sacriti- ces, l'âme innocente de nos enfants.» Partout des écoles catholiques furent créées ct en 1884 le gouvernement oppresseur des consciences fut renversé parce que, surtout.il avait heurté de front et violemment les sentiments chrétiens de ces populations.L'expérience de 1879 à éclairé les Belges et les menaces qui viennent d'être faites à la Chambre constituent le meilleur appoint que leurs adversaires pouvaient leur faire à la veille des clee- tions générales.La bataille du 22 mai prochain aura pour enjeu l'âme de leurs petits cu- fants ; c'est autour de l'école «qu\u2019elle se livrera.En 1894, les électeurs allé- rent à la bataille en chantant le célèbre refrain : Zij zullen haar niet hebben De schoone sie! vau het kind (Ils ne l'autont pas la belle âme de nos enfants).L'enjeu, cette fois, est le même, ut la victoire, nous en avons l'assurance, sera la même, c'est-à-dire éclatante et durable.« Si nous ne renversons pus le gouvernement en 1910, à dit M.Vandervelde, le chef de la gauche socialiste, s'il résiste à notre assaut, c'est un nouveau bait de 10 ans qu'il fait avec le pouvoir.» Comme durant la période 1879- 1884, la prière des Belges sera aujourd'hui : Des écoles sans Dieu et des maîtres sans foi, préservez-nous, Seigneur.Les Belges n\u2019ont jamais reconnu à personne le droit de s'emparer de la formation morale de leurs enfants ; ils ne tolèreront jamais qu'un gouvernement se réserve tout droit à cette formation.Ils le significront éloquemment aux politiciens antireligieux, libéraux et socialistes, lc jour des élections prochaines.\u2014 0; Les Cloches de Saint-Boniface (1 Avril 1910) SOMMAIRE Le fidèle intendand\u2014Par l'entremise de S.S.Pie X\u2014Un autre don généreux pour les Ruthènes\u2014 Visite de S.G.Mgr Dontenville, Q.M.1.\u2014Visite pastorale de S.G.Mgr l'Achevèque en Saskatche- wan\u2014Nominations ecclésiastiques L'œuvre de presse catholique des RR.PP.Oblats\u2014Une leçon du Japon\u2014Visi- te de S.G.Mgr l'Archevêque à Kenora \u2014 Qui fera la grande œuvre?\u2014Districts de concentration- Au Sucré-Cœur de MEME BUT, MEME HAINE Nous avons dit récemment qu\u2019il y avait des mésintelligences apparentes nu sein des trois grandes loges vicilles- prussiennes au sujet des relations amicales que la franc-maçonnerie allemande voudrait développer avec le Grand Orient de France.A ce propos deux fr.directeurs de luloge d'Osnabrüek ont adressé, au nom de nombreux membres, au grand- maitre national Gerhardt, de Berlin, une protestation qui fait preuve de lu meilleure entente vis- Grand Orient de France, et qui prouve aussi que, le inaçonnerie allemande, prussienne, protégée par un prince royal officiellement, prince d\u2019un Etat ofti- ciellement religieux, n\u2019a d'autre but que celui de la maçonnerie française ou italienne : saper le catholicisme, saper les dynasties, démocratiser le peuple et le déchristianiser, sous prétexte de le moraliser et de lui donner lu pleine et entière liberté.« Les loges de France, v est-il dit vis du en substance, travaillent en accord avec nous pour les plus hauts biens de l'humanité au seus franc- maçon du not.» Ces plus hauts biens, fuit remarquer avec ln Germania, \u2014journaÿ catholique allemand.ceux qu'énimnère Gruber dans ses Essais le mème journal la lutte contre le terrain de raison sont d'inton édités par catholique, savoir : l'ultramontamsne sur l'instruction, lu mise à l'écart de toute lévitimité, de tout ordre d'Etat ou social, la «diffamation, le mépris et Ia persécution «des ordres religieux, surtout «les Jésuites, et tout autre semblable idéal = maçonnique.«Dans beaucoup de luttes politiques, ils\u2018agit de ces plus hauts biens de l'humanité, continue la protestation.Ce appelez politique n\u2019est, notre point de vue, chez les Français pas autre chose que lu lutte contre les excès et les abus du cléricalisme ro- tatin, une sorte de kulturkampf dans le meilleur sens du mot.La France est un pays purement catholique, et que Vous it li quintescenee de cette lutte est de délivrer la vie de l\u2019Etat et la civilisation de la domination forcée du cléricalisme, lutte qui se trouve au parfait exprimée dans la formule classique de notre fr.Cavour, créateur de l'unité de l'Italie nouvelle : l'église libre dans I'Etat libre.Si vous appelez cela faire de la politique, il faudrait alors faire le même reproche in la franc-maçonnerie allemande, car un protocole de nos loges allemandes, nous apprend que franc-maçonnerie ct ul- y reviennent regard, jeté sur lc les thèmes : tramontanisme, continuellement.» Suit une déclaration d'amour et d'obéissance au « grand Architecte du monde », source primitive de toutes cte., choses, refrain dont l'air est partout connu.Décidément la loge « A la Roue d\u2019or » d'Osnabruck ne dit rien de bien neuf.Elle est authentiquement dans le mouvement maçon, c\u2019est son aveu.Nous ne referons pas ici le commentaire que la Germania fait de cette protestation.I] en appert seulement que les principes antireli- pieux, antidynastiques et antisociaux de la Révolution française sont les principes embrassés et suivis par toutes les loges.L'Allemagne antircligieu- se imite la France antireligicuse, 11 en est de même en Canada.Le grand é\\rchitecte des loges est dans toutes le mame, inspirateur de la méme haine et du méme mal, qui ne connaissent point les nationalités ni les frontières, Le Pérou et l'Euaquteursont äla veil- led'en venir aux armes l'un contre l\u2019'autre.Dans l'attente d\u2019une guerre probable l'amiral Villaincencio a été nommé commandant en chef de la flotte péruvienne et le colonel Alvarez général Winnipeg\u2014Le «Canada Ecclésiastique » \u2014Ding ! Dang | Dong!\u2014R.I.P.\u2018LA CROIX CA ET LA La déclaration du duc d'Or: léans L'Univers écrit à propos des récentes déclarations faites par le duc d'Orléans et que nous avons publiées dans la dernière édition de la Croix : «ke duc d'Orléans livre su pensce sut la situation politique et donne à son parti des instructions d'un ordre général.Son attitude à l'égard de lar mée montre un désintéressement noble et patriotique.Son opinion sur le caractère foncièrement corrupteur dela République affirme une convictior très profonde et, chez lui, trop naturelle.« Mais il nous à semblé percevor un arrière-goût de scepticisme et de de- senchantement dans l'affirmation de ses espérances et duns l'expression de ses conseils.Sans duute, ilse délare assuré du retour de la monarchie ; mais son langage est plus fait pou refroidir que pour exciter les impétueux quile croient pruchain et qui voudnient en précipiter l'échéance.I se repscà tenter un coup de force et wnvie plutôt ses troupes à se prépare: une restauration probable.« Au fond, le duc d'Orléans remplit dignement son devoir envers ses neix, ses fidèles et sa patrie.Mais il ae se fait pas beaucoup d'illusions sur ses chances.1l ne semble fonder sua su- prème espoir que sur la possibiiité des changements les plus inattendus dans un pays qui, depuis cent vingt ns, a connu tant de catastrophes.fspoir permis, d'ailleurs, mais qui hdque assez clairement que la restaimzion monarchique est regardée comm: 10 de ces événements imprévus qu'on 1e peut nisûrement escompter ni prowquer, efficacement «C'est dans cette cunvictior que, pour notie part, sans blimer nicoatre- carrer les royalistes, nous bornms nos efforts à défendre la religion, sot par la résistance aux anticléricaux sctaires, soit par la conquéte du peupl éguré.Le miracle est toujours pussibl ; mais il échappe aux prévisions come sux préparations humaines.«Notre œuvre, d\u2019ailleurs, si at pant de vue étroitement politique, de >a- tait plus timide et plus bornce.st en vérité la plus audacieuse et li pus étendue.Elle ne se préoccupe ps Jde renverser ou de consolider l'esprt lu peuple.Indépendante des questions'e la forme du gouvernement, clle travi- lea en tmodiñer le cégitme; nous l\u2019acco- plissons sous la République et, le & échéant, nous la poursuivrions sous monarchie.Car ce serait une illusion: croire qu'il suffira d'un changement constitution pour guérir l'âme natior le.«Or.cette guérison, c'est la nécess primordiale et urgente.Et, laissant Dieu ce qui n'est possible que par coup de la Providence, nous invite tous les catholiques, royalistes ou publicains, à s'unir, pour y travaill sous la direction du Pape et des é ques.» UNE DEMISSION A LA COUR PONTIFICALE L'Usservatore romantu publie une c rieuse information.Il annonce que Pape a accepté lu démission present par le comte Edoardo Soderini, de charge de camérier sccret participa ainsi que de ses fonctions de porteur la rose d'or auprès des membres d maisons régnantes La cause de cette Jémission a été proclamation de la candidure à lad putation de comte Soderini dans la ci conscription d'Albano, dans l« provins romaine Le Vatican n'admet aucune compte mission avec les catholiques qui asp rent à jouer un rôle dans le italien.Le vicomte Eugène Melchiur de Varenne, à Parisvement à la littérature.de l'armée.Cependant on espère que les Etats-Unis vont intervenir à temps.lutter contre le naturalisme en littésa- ture.Le livre lui-même contribua à propager.avec la connaissance du roman russe,le mysticisme d'un Tolsto: ou d\u2019un Dostoïevski.En 1888, il fut élu membre de l\u2019Académie française, en remplacement de M.Désiré Nisard.De 1593 à 1898, il représenta le département de l'Ardèche à la Chambre.Ses principaux ouvrages sont : Syrie, Palestine, Mont-Athos, Histoires orientales, Chez les Pharaons, Boulacq, et Saqqarah, les Portraits du siècle,le Fils de Pierre le Grand, Mazeppa, Souvenirs et Visions, Spectacles contemporains, Cœurs russes, Devant le siècle, Regards historiques et littéraires, Ileures d'histoire, Histoire et poésie, Jean d'Agrève, les Morts qui parlent, roman de mœurs parlementaires ; le Rappel des ombres, Puges d'histoire, le Maître de la mer, Sous l'horizon, Hommes et Choses d'hier, ete\u2026 Il avait en outre écrit la préfuce du Carnet de route du colonel de Villebois- Mareuil, tué au Transvaal vendant la guerre anglo-boer.La pratique religieuse fut chez lui incomplète.Cependant, il fut généreux aux malheureux, dévoué à su patrie.Léon XIII lhonora d'une certaine affection.- LA VISITE DU CHANCELIER ALLEMAND AU VATICAN Toute la presse italienne «et toute la presse allemande continuent à s'occuper de la récente visite de M.von Beth- mann-Hollwez au Vatican.Le fait est que cet événenieut mérite d'être commenté, Il démontre d'abord que le nouveau chancelier de l'empire allemand tient à ne pas rompre avec une tradition remontantau temps de Mmarck et observée depuis plus de vingt ans par tous les chanceliers de l'empire.Comune le comte de Caprivi, comme le prince Hohenlohe et comme le prince de Bulow.ila voulu, en se rendant dans la Ville Eternelle, aller présenter ses hommages au chef spirituel de 1'[5- glise catholique.Comme ses devanciers au pouvoir, le nouveau chancelier a voulu atfirmer publiquement devant le monde le désir qu'a l'Allemagne de maintenir les relations les plus cordiales avec le Souverain Pontife.Bien qu'il suit protestant comme M.de Bulow et comme laplupart des autres prédécesseurs, il n'a fait aucune difficulté pour se soumettre aux prescristions du cérémonial de la cour pontificale.Comme les autres chanceliers, il a consenti à faire sa visite au Pape en partant non de l'ambassade allemande près le Quitinal mais de l'hôtel occugé par le représentant de son pays près le Saint- Siège.Enfin, après s'être entretenu trois quarts d'heure avec le Saint Pere et le Cardinal secrétaire d'Etat, M.von Bethmann-Hollweg est descendu jusqu'aux tombeaux des Apôtres, dans lu basilique de Saint Pierre.Ce sont là des faits importants, si l'on songe que le gouvernement de Berlin a di discuter, avant son départ pour Rome, les moindres détails relatifs à la visite du chancelier au Vatican.Ils prouveut que l'empereur Guillaume cherche non seulement à rester en bons termes avec le Souverain Pontite, mais encore qu'il cherche à resserrer les liens d'amitié qui unisent son pays avec le Saint-Siège.a L'AMIRAL VON KOESTER EXPOSE LE PROGRAMME NAVAL ALLEMAND L'amiral von Kæster, président de la ligue maritime allemande, à exposé à l'arlemes s'y maintenir.Ce programme exige que MORT D'UN HOMME DE LETTR ent sera de lu soste complètement re- cnouvelé.Vogüé, membre ac l'Académie Fraz « Nous ne suivrons pas encore, dit l'o- çaise, est mort subitement, le 23 marräteur, l'exemple de certaines marines dernier, en son appartement de la ruétrangères qui attachent peu Né à Nice en 1848, il fit son éducdaut des croiseurs et aussi des cuirassés tion au collège Notre-Dame d'Auteuiqui vaillent ceux des autres nations, » Pendant la guerse de 1870, sit brillant Au sujet des formations de réserve, conduite lui valut la médaille malitaisl\u2018iuniral von Kœæster voudrait que cha- En 1871, il entra dansla diplomatique navire eût régulièrement deux qu'il quitta comme secrétaire d'ambaéquipages sade en 1852, pour se consacrer exclus 11 collabora a la Revue des Lemée.C'estla un devoir patriotique, ter- Mondes et au Journal des Dévats, publinine l'amiral.des récits de voyages, des études mora Lu Gazelte de l'Allemague du Nurd les vu littéraires, des rumans, ctc, Darsflirme que, contrairement aux déclara- la préfuce de son important ouvragions de M.MfacKenna, premier lord de sur le «Roman russe», paru en 1880, l'Amirauté, à la Chambre des Commuvicomte de Vogué, donnant le signdes, l'Allemagne n'aura à l'automne du mouvement «néo-chrétien», fuisait2 que 13 grands navires et non pas appel aux partisans de l'idéalisme pou]?prêts à être utilisés.En outre la du- Cologne, dans une réunion de cette association, le programme naval de 1'Allemagne.Ceprogrummeserésumententroispoints «Jusqu'à présent, la ligue s est maintenue dans les limites du programme tracé par le Reichstag, et elle continuera à la construction de navires pour les un- nées prochaines ne dépasse pas le nombre de quatre.D'icià 1917, le contin- d'importance aux croiseurs cuirassés.Il nous Enfin, il demande que la flotte de auute ner soit une bonne fois complé- Bis rée de construction des navires du type a Nassau » cst en moyenne de 38 mois 6 jours et non pas de 26 mois, comme le prétend M.MucKenna.e LACOURSE À LAFAILLITE Quatre milliards 203 millions 525,583 francs ! Tel est exactement le total formidable des dépenses inscriies au budget de 1910, en France, tel que la commission des linances le soumet au sénat.Et ce n'est là que le montant du bud- Bet ordinaire.A cechffir « énorme, il faut encore ajouter 64 millions.En sorte que le budget de 1910, ordinaire et extraordinaire, atteint le total monstrueux re « quatre milliards deux cent soixante-huit millions ».Et l'équilibre financier \u2014 si on peut dire \u2014 est ubtenu au moyen d'un «emprunt de deux cents quarante-sept millions» en obligations du Trésor.Sion veut se rendre compte de la progression insensée des charges qui pèsent sur les contribuables français, il suilit de jeter un coup d'ivil sur le tu- bleau ci-dessous, qui montre le mouvement ascensionnel du budget de la France depuis un siècle : Budget de 1810 900 millions Budget de 1530 1,010 millions Budget de 1850 1,360 millions Budget de 1809 Budget de 1371 Budget de 1875 Budget de 1890 Budget de 1397 Budget de 150: 3,880 millions Budget de 1910 4,208 millions Le budzet de la France a done quintuplé depuis un sièele.I à augmenté de près de deux milliards depuis quarante uns Ils'est accru de plus d'un emi-milliard durant la législature qui finit.Siles contribuables français veulent que cette danse folle des millineds con- tiaue et que les charges liscales se lassent plus cerasantes encote, ilsle diront aux élections du 24 avril, en votant pour tes candidats du Bloc ! 2,000 millions 2,367 millions 3,000 millions 3.141 millions 3,523 millions LIL a UNE HISTOIRE DES JESUITES La Compagnie de Jésus n'avait pas encore d'histoire, quoiqu\u2019on ait déjà beuucoup écrit sur elle, en bien ou en mal.Elle est plus connue de réputation que par ses œuvres.Lu malveillance lui à créc une légende qui, pour le plus grand nombre, tient lieu d'histoire.De tous les ordres religieux, l'institut des Jésuites est ie plus en vue et certainement le moins connu.Jusqu'à présent, il semblait lui-même ne pas avoir eu le souci desc faire connaître autrement que par son action.En dehors des anciennes chroniques latines des PP.Orlandini et Sacchini.et des biogiaphies ou monographies concernant la Société de Jésus, il n'y avait guère d'autre vis- toire de la célèbre compagnie que celle publite, au milieu du siècle dernier, par Crétineau-Joly et qui, sous bien des rapports, était fort insuffisante.in 1895, à la suite d\u2019une réunion extraordinaire tènue à Rome à la fin de l'année, le RP, Genéral Louis Martin ré:olut de taire enfin publier l\u2019histoire de la Compagnie de Jésus et décida qu'elle serait composée simultanement dans les six «Assistances», ou Erandes 1égions nationales, entre lesquelles se partage le gouvernement de tout l'Ordre : Italie, Espagne et Portugal, France, Allemagne, Pologne et Russie, Angleterre et Amérique, et dans la langue de chacune d'elles.Des histoires particulières de ln Société de Jésus dans chacune des « Assistances» , 11 sera tiré ensuite une grande histoire d'ensemble, qui sera l'histoire générale dela Compagnie.L'Espagne, l'Allemagne, l'Amérique, l'Italie, ont dejà commencé.En 1905, 1907, 1909, ont successivement paru les premières parties des publications res- psctives du ces pays.Le tome 1ér de l'Histoire de la Compagnie de Jésus en France, des vrigines à la suppression, par le I.Henri Fouqueray, vient de paraître.\u2014 Arthur Loth.0 UN VISITEUR Dis TINGUE \u2014 5.G.Mgr Bourne, archevêque de Westminster, primat de I'Eglise catholique en Angleterre, à manifesté l'intention d'ussister au Congrès Eucharistique qui sera tenu h Montréal en septembre prochain.llestprebable que Sa Grandeur Sera accompagnée du duc de Norfolk, l\u2019une des sommités catholiques anglaises, | En Canada, ces distingués visiteurs iront à Ottawa, à Toronto, à Hamilton, à Niagara Falls et à d\u2019autres places notables.S.Grandeur a accepté l'invitation, offerte par M.Chs.M.Hays, président du G.T.R., pour lui-même et sa suite, Votes diverses On dit que S.| Malines viendra au Con ristique.> 2.le cardinal de Erès Eucha.Une délégation des à l'Association pour l'avancement de Sciences et des arts, sousla direction du Dr J-.Dubé, a demandé Que la ville vienne en aide à l'Associati ; en vue dela création d\u2019un musée d'art à Montréal.Ce musée devra être gratuit et avoirun caratère ét cationnel avant tout.La société n'a pas d'ambition personnelle et elle est prête à laisser à la ville l'initiative de la création du musée et de lui céder son travail, ses influences et sesamitiés d'outre-mer, Le Dr Dubé dit que M.Doumuc a déjii réussi à former un noyau d'œuvres d'art ot il s'agit de compléter le musée, en donnant à celui-ci un local dans une des salles municipales.Les autorités municipales ont promis d'aider à l'exéculion de ce pro- Jetirecteurs de > Cetle année, Ontario n'acenrdera tout au plus que 2000 licences pour Ia vente des liqueurs aleoolisées, Le rapport annuel du département.provincial qui été rendu public, samedi, montre qu'à l'expiration des années 1886 «1 1887, alors que Ta loi Scott \u201clait en vigueur, le nombre des licences pour Le vente des spiritueux a sensiblement décru et, de 6,185 qu\u2019il était en 1874, il ne fut, l\u2019année dernière, que de 2,328.Et cette diminution des licences est d'autant plus remarquable qu'on a ouvert de nouveaux territoires dans Ontario ct que la population « sensiblement augmenté, Les statistiques mettent en éviden- cu les progrès de cette province dans la tempérance.Cette année plus que jamais la tempérance a gagné beaucoup de terrain.Le revenu de lu province provenant des licences fut, l\u2019année dernière, de $353,929.06, tandis que l'année précédente il avait été de $557,771.11.Cependant il faut remarquer que ks dernière année fiscale fut plus courte d'un mois.105\u2014\u2014 LA PIETE \u2014 Que d'abus dans la dévotion ! Les uns la font consistez uniquement dons la tnultiplicité des prières ; les autres danse grand nombre des œuvres extérieures qui vont à la gloire de Dieu et au soulagement du prochain.Toutes ces choses sont bonnes : elles sont même nécessaires jusqu'à un certuin degré.Mais on se trompe si on y place le fond et l'essentiel de lu véritable piété, Cette piété, quinous sanctifieet qui nous dévoue tout entiers à Dieu, consiste à faire tout ce qu'il veut, et à accomplir, précisément dans le temps, dans les lieux et dans les circonstances vù il nous met, tout ce qu'il désire de nous.e e 8 Soyez gai comme un homme quia trouvé le vrai tresor et qui n\u2019a plus besoin de rien.Vivez au jour la journée, sans vous mettre en peine ; car chaque jour, comme dit Jésus-Christ, aura soin de lui-même.C\u2019est que chaque jour apporte sa gsfce et son onction, avec ses peines et ses tentations.e .LU Fréquentez les sacrements.Ne réglez pas vos cummunions par votre vie, mais réglez toute votre vie par vos communions fréquentes.Du reste\u2019 soyez gai, commode, compatissant aux défauts d'autrui, et appliqué à corriger les vôtres, suns vous flatter et sans vous impatienter dansce travail qui recommence tous les jours.Faites honneur à In piété en montrant qu'on peut la rendre aimable dans tous les em- pluis.Ne prenez pas la piété par un ce:tain sérieux triste, austère et contraignant.La où est l'esprit de Dieu, là est la vrois liberté.Si une fois vous l'aimez de tout votre cœur, vous serez presque tou- joursen joie avec le cœur au large.Si vous n'allez à lui qu'en juif, pars crainte, vous ne le trouverez point, et vous ne trouverez, au lieu de lui, que d'ètre l'hôte du Grand-Trone durant sun voyage h travers le Canadagine et trouble de cœur.FENELON 9 Avril 1010 Le Congrés Fucharistique \u2014\u2014 S.G.Mge Brunault, évêque de Nicolet, a adressé à S.G.Mgr Bruchési la lettre suivante : Evêché de Nicolet,le 2 février 1910.A Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevéque de Montréal.Monseigneur, Dansce pays que Votre Grandeur.en cette mémorable journée de l'Alber( Hall, 1908, appelait justement une Terre Eucharistique, il serait superflu, croyons-nous, que l'épiscopat vous autessit des paroles d'adhésion au projet d\u2019uo Congrès International de l'Eucharistie.Pour s'en dispenser, il lui suffit d'être vraiment dans cette pure tradition du Canada : « fidèle au Christ et loyal au Roi ».Déjà, en effet, quand Votre Grandeur, en ce décor de foi universelle, répétait devant le cardinal légat du Sou- verain-Pontife et les plus nugustes représentants de la catholicité : « Terre eucharistisque.le Canada catholique a le droit de solliciter l'honneur insigne d'un de nos prochains congrès, et je prédis un immense triomphe à notre bien aimé Sauveur surles bords du Saint-Laurent », quand ces nobles paroles tombèrent de vos lèvres, Monseigneur, tout le peuple de cette contrée parlait par votre voix.Eût-il été présent, sa satisfoction cût éclaté en un eri de jubilation enthousiaste et de parfaite unanimité.Et cette satisfaction patriotique et ce religieux enthousiasme n\u2019ont été que grandissants depuis qu\u2019il nous a été unnoncé qua vos vœux de 1908 recevraient leur pleine réalisation en septembre prochain.Aussi bien, Monseigneur, ce sont plutôt des paroles d'espérance et de vœux sincères pour le succès de ce congrès ; ce sont, surtout, des paroles de félicitations et de louanges que je veux au- jourd'hui formuler comme matidre de concours à l\u2018œuvre que Votre Grandeur « entreprise pour l'honneur du pays et la gloire de la religion.Du reste, nous savons d'avance «ue la Providence du bon Dieu veillera elle- même sur le syccès de Ce Congrès et que les béné dictions de Notre-Seigneur Jésus-Christ lui donneront une ampleur et une eflicacité que sollicitent également et la piété des fidèles et le zèle et la générosité du Pasteur.Si notre jeune et lointain Canada ne peut se flatter de surpasser, par l'ag- grégation des princes de l'I£glise et le décur rronumental de sa métropole, la splendeur des précédents congrès de Paris, de Rome, de Lourdes, de Londres ou de Cologne, nous maintenons le ferme espoir que, par l\u2019affluence des fidèles, par la spontanéité des dévouements, par l'intensité de lu foi, ce déploiement de notre amour pour le Dieu de l'Eucharistie ne sera inférieur à aucun.Apothéose de la fidélité populaire au Dieu des tabernacles, Maître aimé de la nation canadienne.tel sera sertout ce congrès en votre ville épiscopale, Monseigneur, et cela sans préjudice aucun pour son caractère d\u2019internationalisme.Aussi, c'est bien un des plus profonds bonheurs de mon épiscopat de me faire l'organe de la portion diccésaine du peuple de cette Province, pour bénir Dieu des précieux hommages de foi nationale qui lui seront offerts, et rendre grâceà votre personne, Mnosiegneur, pour le mérite et la gratitude que vous vous serez acquis auprès de vos concitoyens.Car, Monseigneur, outre qu'il sera nécessairement, pour la multitude des croyants qui y prendront part, une grande leçon d'édification et un «ntei- gnement aoctrinal concret et vivant.ce congrès ne pourra manquer d'appa- raiître à la population de ce pays comme une grande récompense pour sa foi indéfectible.Trois siècles d'histoire nationale rayonnaient devant votre souvenir, Monseigneur, quand vous sollicitiez de vos illustres auditeurs de Londres la consolation de rappeler brièvement en quel honneur vos concitoyens tenaient le Dieu de l'Euharistie dans les villes et les campagnes de leur patrie.Si les détails de la vie de notre peuple cussent été permis à Votre Grandeur, queile série de merveilles vraiment eucharistiques elle eut pu faire se dérouler sous les yeux de tous ces apôtres du Sacrement de nos autels ! Pour ne parler que de cette Ville- Marie, votre ville épiscopale, Monsei- Eneur, en quelle lumière édifiante la parole éluquente de Votre Grandeur eût fait surgir son saint fondateur, Maisonneuve ;et tous les héros inspirateurs decette fondation : M.M.Olier, de la Dauversière, Francamp ; et les artisans de l'œuvre commencée : mademoiselle Mance, Marguerite Bourgeoys, Chs Lemoine,le major Lambert Closse qui ne souhaitaient rien tant que de « mourir dans les combats pour le service de Dieu » ; et les martyrs et apôtres Brebeuf, Lallemant, Jogues et Bresciani.Où donc, si ce n'est dans l'Eucharistie, tous cesvaillants trouvaient-ilsla force de telles abnégations sublimes et de tels dévouements sans limites ?.Où donc avaient-ils puisé le secret de leur générosité'ces dix-sept héros du Long-Saut qui « comme des géants s'élevèrent au prodige » ?La grande histoire s\u2019honore de nous l'apprendre : dans l'Eucharistie, pain des forts ! Fière de son origine, cette ville u grandi,travaillée sans doute par l\u2019ennemi du bien, mais sans défaillances jamais, parce qu\u2019elle s'est souvenue de ses traditions d'énergie spirituelle, semence de progrès incessants.Deux cents tabernacles, abrités dans votre cité de Montréal par une floraison de temples superbes toujours monumentaux en certains endroits, sont là pour expliquer cette fidélité à un passé pieux autant que chevaleresque et patriotique.Etce nesera pas un des caractères les moins glorieux de ce prochain con- urès, Monseigneur, ique l\u2019on puisse s\u2019y dispenser de parler rénovation ou retour vers une vie eucharistique plus intense en songeant à des déchéances dans le passé.Etape plus solennelle d\u2019un développement régulier et normal de trois siècles de vie religieuse canadienne : voilà ce qu'il sera éminemment ! De ve chef, les croyants de ce pays le tiendront pour un grand encouragement dans leursluties pour le salut commun.Artisan de cette glorieuse rétribution, vous serez justerreut acclamé, Monseigneur, par les catholiques du Canada, et Jésus-Hostie aura recueilli, une fois de plus, les hommages qui Lui sont dus au milieu des siens.11 me reste, Monseigneur, à vous of- trir assurance qu dévouement de mon clergé et des fidèles de mon diocèse pour l'œuvre du 21ème Congrès, et l'hommage de la coopération de nos communes prières pour en assurer le succès.Veuillez agréer, cher et vénéré Seigneur, l\u2019expres.on de mon respectueux et fraternel attachement en Notre- Seigneur.\u2019 J.S.HERMANN, Év.vB NicoLuT.Autre lettre de sa Grandeur Mgr Latulippe, Vicaire apostolique du Témiscamingue : - À Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevûque de Montréal.Monseigneur, L'annonce du Congrès Eucharistique, qui se prépare à Montréal, a fait passer comme un courant de joie sainte d'un bout à l'autre du Canada catholique.Cette joie, elle est ressentie profondément dans le vicariat apostolique du Tétniscamingue et l'humble évêque du Nord tient à l'honneur de venir l'exprimer A Votre Grandeur.Certes, elle est belle la moisson que l'Eglise canadienne offre aux regards du Père céleste ; cependant, qui ne voit, cà et là, l\u2019ivraie qu\u2019a semée parmi le bon grain l'homme ennemi.Le hideux blasphème trop souvent fait entendre sa voix ; la plaie de l'intempérance, qui tend à se cicatriser, n'est pourtant pas encore complètement guérie ; des idées pernicieuges pénètrent dans les esprits ; l'amour exagéré du bien-être, le luxe et bien d'autres germes du vieux paganisme s'emparent de notre société chrétienne.Mais, Dieu soit béni, le Sauveur du monde va passer et l'immense hosanna qui l'acclamera fera monter de son cu'ur adorable à ses lèvres divines la paroles de pitié : Mésereor super tur- bam.{1 touchera nos plaies, il bénira le peuple croyant, il le bénita dans son esprit at dans son cœur ; et cette fête de l'Eucharistie sera pour tous, le clergé, les communautés religieuses et les tidèles, comme un signe de ralliement, comme un rappel au drapeau, comme un chant de victoire.Soyez béni, Monseigneur qui, le premier, avez songé à donneric: ce triomphe à la sainte Hostie.Au Canada on aimera à rappeler 1910, l'année eucharistique.Puisse le divin soleil, que votre zèle va faire lever eur l'Église canadienne, rester toujours à sou midi pour éclairer la marche et les conquêtes de l\u2019asmée du Christ.Avec mes meilleurs vœux de succès, veuillez agréer, Monseigneur, l'assuran- ee de mon entier dévouement en Notre- Seigneur, BLIE-A, bv.DR CATENNA, Haileybury, 22 février 1910 V.A.Teee Le Messager Canadien dus Sacré-Cœur a ouvert un concours littéraire à tous ses lecteurs et lectrices.Le sujet traité devra être à la fois eucharistique et national ; il ne devra pas dépasser cent vers, s\u2019il est sous forme de poésie,ou six pages du Messager, s\u2019il esten prose.e © =o Sous la rubrique, Vers Montréal, M.François Veuillot écrit dans l'Univers : «Sous la direction très active et très entendue de Mgr Bruchési, l\u2018organisation du Congrès se poursuit sans relû- che et avec méthode.On met au point les détails des magnifiques solennités qui se dérouleront pendant quatre jours dans la «Cité de Marie» et l\u2019on approfondit les différentes questions qui seront soumises A l'étude des congressistes.Tout permet d'espérer que, sur les rives du Saint-Laurent, s'épanouiront des manifestations vraiment inoubliables, propres à enthousiasmer les fidèles qui en seront les témoins et à forcer l'attention et le respect du monde entier.Parmi les catholiques de Francé, il en est beaucoup qui, attirés par ce grandiose et réconfortant spectacle, en même temps que séduits par les facilités du voyage, font le projet de traverser l'Océan.Nous souhaitons qu'ils soient aussi nombreux que le permettront le prix du parcours et la longueur de la traversée.Nous exposions naguère l'importance et l'opportunité de ce Congrès eucharistique, au point de vue de la doctrine et de l'esprit chrétien.Les progrès de la dévotion pour le Très Saint-Sacrement de l'autel constituent de très précieux antidotes aux ravages du modernisme.Le modernisme, cn eflet, disions- nous, c\u2019est le doute infiltré dans l'esprit.c\u2019est la troideur venant glacer les âmes.Or, l'Eucharistie baigne l'intelligence de \u2018surnaturel et moetle feu divin jusqu\u2019au plus profond du cœur.Certes, ilya là une considération primordiale et tellement élevée que toute autre sollicitude est confondue devant elle.Et cependant, nous voudrions insister aujourd'hui sur un point de vue secondaire, mais qui n'est pas sang importance.Il y a pour nous un intérêt national à ce que la France soit dignement représentée dans la grande assemblée canadienne.Les échanges de relations se font de plus en plus fréquents entre les deux rives de l\u2019Atlantique et, pourtant, on peut regretter Qu'ilsne soientencore ni assez nôm- breux, ni assez bien organisés.On peut regretter que, par suite, les Canadiens- Français, catholiques entiers et trésolus, soient portés à voirla mère patrie à travers le prisme menteur de nos agences officicuses et sous le voile dont l'impiété maîtresse cache, aux regards lointains, la vitalité chrétienne.Il est certain que, dans les deux Frances, on pourrait pugner à se mieux connaître, à se mieux pénétrer.Nous appsen- drions de nos frères d'outre-mer coim- ment ils ont maintenu la religion dans la liberté et la dignité qui lui appartiennent ; ils apprendraient de nous comment nous résistons encore en dépit de nos défaites et pourquoi nous gardons une indéfectible espérance ! L'été dernier, un éminent professeur de Québec, M.Magnan, venu pour quelques semaines en France, eut I\u2019occasion, daus plusieurs réunions catholiques, d'exprimer le vœu qu\u2019il se constituât dans les deux nations sœurs des comités permanents et pour ainsi dire jumeaux, qui serviraient à resserrer les liens noués naturellement par une double parenté de race et de foi.Nous aussi, nous souhuitons ardemment que ce désir canadienefrançais se réalise.Or, dans quelles meilleures conditions, sous Quels auspices plus favorables pourraient se former ces nouveaux nœuds, si ce n'est au millieu des grandes fêtes instituées en l'honneur de la Très Sainte Eucharistie, foyer et symbole de la plus intime unité ?» Les décorations des édifices et des rues sur le parcours de la procession promettent d'être splenaides.Le comité des architectes, sous la présidence de M.curé Bélanger, a eu récemment une réunion et on y a décidé d'allouer $35,000 pour 13 arches de types différents, environ 75 groupes de colonnes ou pyramides, 750 mâts avec bannières ou piédestaux avec fleurs ou statues, 1 reposoir pouvant contenir à l'aise {500 personnes et pour d\u2019autres fins.L'Evangile préché par des gens sans nom, sans étude, sans éloquence, cruellement persécutés et destitués de tous le= appuis humains, nelaissa pas de s'établir en peu de temps par toute Ia terre.C'est un fait que personne ne peut nier et qui prouve que c'est l'oy- vrage de Dieu.BAYLE.(Dictionnaire philosophique.) LA CROIX Er rs LE \u201c GEANT DES LIVRES * 11 y a dans laBibliothèque royale de Stockholm, entre autres curiosités, un manuscrit des plus précieux généralement covnu sous le nom de « Bible du Diable » ; on l'appelle aussi « le Géant des livres ».à cause de ses dimensions extraordinaires.Il mésure 90 centimètres de longueur sur 50 centimètres de largeur.Son poids est tel qu'il faut trois hommes pour le soulever.lla maintenant 309 pages ; 7 ont étéper- dues.Chaque page est écrite sur deux colonnes.On a calculé que le parchemin de ce manuscrit a exigé la peau de 110 ânes, Les lettres sonten petite gothique ; les majuscules sont en or et en couleurs et ornées de figures.La reliure est en chêne massif de 4 centimètres WU2 d'épaisseur avec des fermoirs en métal.Lors du grand incendie du Palais royal de Stockholm, en 1097, la « Bible du Diable »a beaucoup souffert.Elle fut jetée par la fenêtre dans la rue et ses fermoirs furent abiimés : on lesa restaurés depuis.On voit encor l'anneau qui servait à attacher l'ouvrage à une chaine comme il arrivait souvent au moyen âge, pour le préserver des entreprises®des voleurs.Le contenu est très disparate et très curieux.On y trouve d'abord les livres de I\u2019Ancien et du Nouveau Testament, puis les antiquités juives et le « Bellum Judaicum » de Josèphe ; ensuite les écrits d'Isidore de Séville, le fameux théologien et érudit espagnol, mort en 656, et de Johannicius Johannes ;la chronique de Bohême et enfin des formules de conjuration pour guérir le haut mal et mettre sur la piste des voleurs.La calendrier finit en 1224,ce qui fixe la date du manuscrit ; on croit «u'il fut achevé de 1224à 1239.Mais la première partie, la plus importante, semble être plus vieille de deux siècles et remonterait de l'an 900 à l\u2019an 1000.Où le manuscrit a-t-il été composé ?On ne peu.pas le dire avec certitude.On suppose que c\u2019est dans le cloître bohémien de Podlaritz, en tout cas quelques lignes en latin insérées dans lemanuscrit \u2018disent que ce couvent en fut le premier propriétaire.Plus tard, désireux de soustraire ce trésor aux pillards qui, dans ces jours de troubles ne respectaient rien, les moines de Podlaritz le confièrent aux Cisterciens de Sedlitz et finirent par le vendre aux Bénédictins de Brunau.On en parla beaucoup et l'empereur Rodolphe II, le protecteur de Tycho-Brahe et de Kepler, bien connu pour son amour des lettres, voulut le voir etle fit porter à Prague où il resta dans la bibliothèque impériale jusqu'en 1648.C'est alors que le général suédois Ko:nigs- mark s\u2019en empara pendant le siège de Prague et l'envoya en Suède.ll fut offert à la reine Christian qui le plaça dans sa bibliothèque où il s'est conservé, Mais pourquoi ce manuscrit s\u2019appel- le-t-il la « Bible du Diable » ?Une légende qui s'est gardée à Prague en donne l'explication.Un imoine, pour une faute qu'on ne dit pas, avait été condamné à mort et devait être emmuré.Il réussit à obtenir sa grâce en composant, en une nuit, le précieux manuscrit.Naturellement le travail dépassait les forces humaives ; il fallait que le condamné eùt un collaborateur, et ce collaborateur était le Diable.Mais les érudits, destructeurs de légendes, prouvent que celle-ci, comme beaucoup d'autres, repose sur une confusion ; qu'on a traduit « obmuratus » par emmuré, quand il fallait le traduire par « inclusus » (enfermé) et que la tradition reviendrait à dire qu\u2019un moine enfermé dans sa cellule a composé le manuscrit, ce qui n'a rien d'extraosdinai- re.Ces bons moines, que de services ils ont rendus aux lettres en dépit des vilaines légendes.PENSEES Les sots sont presque invariablement entêtés dans leurs opinions.R.P.PABER, *e eo 0 Pour trop de journaux, il y a l'intérêt de boutique, lequel trouve son compte dans le bruit.La nouvelle h nensation, qui est le plus souvent un mensonge, une bêtise, une calomnie, fait marcher la vente (au numéro).C'est étonnant comme le journal qui donne à profusion desinfor- mations, presque toujours démenties dès le lendemain, s'attire la réputation de feuille bien informée.Le public aime pourle moins autant à être trompé que la femme de Sganarelle aimait à être battue.L'UNIVERS ds ssptembre 1899, Marque : \u201cVATICAN\u201d Ces vins « recommandent lour fabrication.Certificats d'a Mgr l'Archovôque do Montréal.bus p au Livres Vemez Typographie artistique WB Pe LE NOM BSEUL.EST UNE GARANTIS SUCRE GRANULE MANUFACTURE PAR THE CANADA SUGAR REFINING CO.Limited, Montreal, \u20ac VINS DE MESSE per leur qualité ot les soins apportés à uthonticité approuvés par Sa Grandour Prix et Echantillons sur demande DEPOSITAIRES : Arthur Drolet, St-Sauvewr, Québec.\u2014 G, et Ed.Couture, Lévis.\u2014 Mellejeuille et Giroux, Trois-Rivières.Laporte, Martin & Cie, Ltée, Montréala \u2014\u2014\u2014\u2014 GT La \u2018 Croix \u2019\u2019, 309 rue Saint-Paul Tee POUR L\u2019IMPRESSION DE Brochures Revues LA \u201c CROIX \u201d 309 rue Saint-Paul, Montréal 3 eS v Marque : \u201cSANCTUAIRE\u2019 > Cataloques Prix tres medérée SOUVENIR de Famille PAR l'abbé E.-P.CHOUINARD portant l'imprimaiur de Mgr l'Evêque de Rimouski.Excellentes notions sur le mariage, lo baptême et la première communion, accompagnées du décret de PIE X sur les Fiançailles et le Mariage, et suivies de formules d'un registre familial.En vente aux prix de $10.le cent exemplaires, ou 15 c, l\u2019exemplaire, chez l'auteur, M.l\u2019abbé E.-P.Chouinard, curé, à Saint-Paul-de-la-Croix, comté Témiscouata ; à la Librairie Laval (M.J Québec.(16 oct, 6m.) A.Pelletier),à Trois-Rivières ; à la Propagande du Livre, à Québec ; ou chez J.P.Garneau 6 rue de la Fabrique à MARCHANDS et INDUSTRIELS Vous devez annoncer dans la Croix, si vous voulez atteindre une clientèle choisie.\u2014 25 ;=\u2014 Il est impossible à l'annonceur d'atteindre nos nombreux lecteurs par un autre organe.\u201429:\u2014 Le seul fait d'annoncer dans la Croix constitue aux yeux du public une sérieuse recommandation en faveur de l'annonceur et des marchandises annoncées.\u2019 LE PACIFIQUE CANADIEN EXCURSIONS Manitoba, Saskatchewan et Alberta $ et 19 Avril ; 3, 17 et 31 Mai ; 14 et 25 Juin; 12 et 28 Juillet; 9 et 23 Août; BILLETS Sons Se Git Cen JOU, RS cr ER PE TE rm 0 aan av v it VANCOUVER.: VICTOR are * SEATTLE, PORTLAND, Ore., NELSON, oss.| $47 10 LAND, SPOKANEK.SAN_ FRANCISCO.LOS AN- GELOS.SAN DIEGO 9 00 MEXICO CITY.Meas.® Prix bas TAUX REDUITS .«Eu riqueur Jusqu'au 15 aveil 100 lucia.EE et oe VI RIA, VANCOUVER, PORTLAND.: NELION ET BPOKANE.| $47.70 Les Pères du Concile \\a presse catholique \u2014 Les révérendissimes Pères du ler Coucile plénier du Canada donnent.dans leur lettre pastorale.dos eon seils marqués au coin de lu plus haute sagesse, aux citoyens.aux législateurs et aux écrivains cath tiques et les font suivre des précieux encouragements suivants à Padres se des journalistes cntholiques : | ++ Diviggés per des catholiques sin coves, dans un esprit de foi et de respectueuse soumission a toux > enseignements de Elise, ler jour nnux sont de puissants maitres de vérité et de vertu, Lar la variété et l\u2019étendue de leur apostolat, ils al teignent tous les milienx, ponrsui- vent le vice et l'erreur duns toutes leurs Voies tortueuUs=es ol jusqu au fond des obsenres retraites vi ils cherchent à =e dissimuler.Aux at mi il= donnent tont taques de l'enne \u2018 qu'on attend et de suite la réponse atte qui déjoue les sophismes, dissipe les insinuations malveillantes el met en jour vraie posture les ealomia tons; sur toutes les questions oe préoceupent le public et uit la pis sion et l'intérêt font glisser tant de tenèbres, ils projettent la sereine ln l'opinion et lui jenters ibs re les mière qui éclaire permet de bien s'or veillent les énergies, groupent volontés et remontent les couraszes en jetant le cri d'alarme et en men trant le drapeau qu'il faut suivre.Belle et xlorieu-e mission, bien ei pable de tenter le zèle et le devon ment de ceux qui ont reçu dee Dien quelque talent et qui venlent le faire Pructifier: bien digne aussi de reve voir de tout le peuple chrétien les encouragements et l'appui pratique dont elle a besoit pour réussir! \u201cQu'ils evoissent donc ete mul tiplient les journaux Vrantent ct tholiques.Que partout, dans notre pays, et duns toutes les fansnes, ils exercent leur fécond apostolat et portent la bonne nouvelle du Christ.C'est nutre ardent désir que les f- dèles sy abounent et les soutiennent de toute façon, que le clergé les en courage et travaille à leur diffusion.I n\u2019y a peut-être pus, à l'heure ae tuelle, de moyen plus efficace de dé- rendre ln cité du bien, que de poster solidement.sur les remparts dre par notre foi, les vaillantes sentinelles du journalisme catholique, et de les aider, par notre confiance et os secours opportuns, à faire bonne garde.à épier attentivement les mouvements de l'ennemi et à re pousser tontes les attaques parties de la cité du mal\u201d ses Un bon témoignage Un témoignage en faveur du français qu\u2019il importe de signaler, c'est celui rendu au Congrés de 1' Educational Association, récemment,à Toronto, par M.Gourley : « Nous ne sommes, ni ne serons ja mais une nation parlant = uniquement l'anglais, dit-il, car la popula tion de langue française augmente beaucoup plus vite que lu population de langue anglaise.Ontario voit ses enfants (de race anglaise), ses jeunes gens distancés, parce qu'ils n'ont pas une connaissance suttisante dela langue française.« Nous resterons ultra protestants, continue M.Gourley, tant que nous ne voudrons pas comprendre que nos garçons ct nos filles ne doivent pas chercher à apprendre seulement leur langue.Il faut bien se persuader que le français et l'anglais doivent marcher de concert, au pays.«il faut donc qu'on enscigne le français dans nos écoles publiques.» 11 nous fait plaisir de citerces paroles à l'encontre des propos qu'a tenus ily a quelque temps l'Zrisk, pardon, le Catholic Register, sur le même sujet.J.B.:0: Faites l'aumêne du pain intellectuel de la « Croix» à ceux qui en ont besoin Lettre du Pape sur la manifestation Bruno Son Eminence le cardinal Couillé, archevêque de lyon, écrivant au Saint-Père, il y a quelques semaines, pour lui présenter les vœux de sa piété filiale à l'occasion de la fête de saint Joseph, avait en même temps exprimé 1 Sa Sainteté les sentiments de douleur éprouvés par tous les catholiques à la suite des manifestations injurieuses envers la sainte Église et son Chef vénéré, organisées dernièrement à Rome.Le S.iint-l'ère a daigné répondre à Son Eminence en lui adressant la lettre suivante, qui paraît dans la Semaine religieuse du diocèse de Lyon.« A notre cher Fils Pierre Couillé, cardinal-prèêtre de la sainte Eglise romaine, archevêque de Lyon PIE X PAPE.Notre \u2018Très Cher Fils, Salut et bénédiction apostolique.«les faitshostiles et outrageux,envers la suinte Église, récemment survenus à Rome, alors que les troupes fédérées de l'impiété célébraient l\u2019anniversaire d\u2019un homme particulièrement infime, ont certainement apporté à Notre Ame.déjà accablée de tant de soucis, le surcroit d'une peine profonde.Nous avons vu un tel excès de liberté donné dans la Ville sainte aux ennemis de la Croix et du Christ, quela majesté du l\u2019on- tificat romain et la sainteté de la religion catholique ont puêtre ouvertement bafoués, dans l'éclat des invectives d'une incroyable audace, et.chose plus douloureuse encore, au grand scandale de la jeunesse et de la foule ignorante.Cependant.par la gricedu Dleu des miséricordes \u201cui sait tempérer de consolations opportunes l'amertume des événe- ments et qui a coutume de tirer le bien du mal, il s'est trouvé que, pendant ces jours mauvais, les catholiques, émus jusqu'au fond de l'âme devant de semblables indignités, Nous ont envoyé.de toutes parts.les témoignages les plus magnifiques de leur piété filiale et de leur respect, et ont ainsi apporté à Notre chagrin un adoucissement dont Nous avons senti tout :e prix.Dans 'accomplissement de ce devoir.nul ne fut plus empressé que vous, Notre Très Cher Fils, qui, dans une lettre débordante d\u2019affection.Nous promettiez, au nom de votre dioccse comme en votre propre nom, la plus indéfectible fidélité.Et pendant qu'avecle France catholique tout entière vous nous donniez d\u2019illustres témoignages de cette fidélité, au milieu de mille maux supportés pour la sainte Eglise avec une fermeté admirable, voici que vous avez cu la délicatesse de Nous apporter la joie bien douce \u2018le vos consolations et des souhaits que vous formiez pour Nous à l'occasion de Notre fête patronale.De tout cela, Nous vous remercions, et du plus intime le Notre âme, Notre Très cher Fils, en vous accordant bien affectueusement, à vous-même ainsi qu'à votre clergé et ; votre peuple, la bénédiction apostolique, gage des bienfaits de Dieu ct témoignage de votre particulière tendresse.1Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 14 mars 1910, en la septième année de Notre Pontificat.PIE X PAPE.» _ -\u201c0>- NOUS AVIONS RAISON Nous avons inis récemment nos lecteurs en garde contre une dépêche de Milan, :umonçant que le Snuverain Pontife avait l'intention d'adresser aux évèques français une lettre pour leur conseiller lu modération ; nous avions bien raison.Le correspondant romain de l'Univers dément catégoriquement cette fausse information.0: Ne perdez jamais une occasion d'ai- der & lua Croix».Det \u2014\u2014 LA CROIX LETTRE IMPORTANTE Nous tenons à faire part à nos lecteurs de la lettre suivante que nous avons reçue d'un membre en vue du clergé de Québec.Elle touche à des sujets de grande actualité : Cher M.Bégin, Ci-inclus un mandat-poste pour le renouvellement de mon abonnement i la Croixln même temps je vous félicite de Iinitiative,que vous avez prise, de demander la téte de la commission scolaire de Montréal et son remplacement par des commissions paroissiales, élues parles pères de famille, De ces commissions paroissiales le curé devrait faire partie et être le président de droit.La loi actuelle \u2014 mème paroisses de la campagne, où les com- mrissaires sont élus par les francs tenanciers - ignore le curé, Il ne peut faire partie de la commission scolaire que sil est élu comme tel.Et pourtant il serait logique qu'il fât membre de droit decette commission, comme les évêques dans les sont membres de droit du conseil provincial de l'instruction publique.Autre chose.La tentative (faite par la Vigie) d\u2019infirmer la force probante des statistiques publiées par M.René Dupont sur les départs des habitanis de la province de Québec pour les Etats-Unis par l'allégation du nombre de billets de chemin de fer vendus la- bas à des gens revenant dans notre province, est simplement puérile, Pour que la comparaison vali, il faudrait qu'elle fût faite entre le nombre de billets pour venir auCanada etceux vendus au Canada pour aller aux Etats-Unis.Cela donnerait des totaux bruts comprenant à la fois les simples touristes et voyageurs aussi bien que ceux changent vffectivement le.vendus aux Ptats-Unis qui de domici- Je comprends que les chiffres de M.Dupont ont été obtenus des curés de la province.Or, il n'est pas d'usage dans les statistiques paroissiales de noter commie dépurts les courtes absences que vailler, font les gens pour aller tra- l'hiver, dans les chantiers et l'été, dans les briqueteries des Etats- Unis ou ailleurs.On considére comme absents ceux qui sont partis pour un temps indéfini ou pour quelques années au moins.De ceux-li, un certain viennent après sejour plus ou moins prolongé aux E.-U.Mais il est rare que les familles reviennent au complet.Et combien qui, après un court temps passé ici, repartent, cette fois définitivement.D'où le dépeuplement graduel «t constant des anciennes paroisses, Ainsi, dans la mienne l'année dernière, je notais le départ de 30 familles pour diverses destinations et le retour de 10 seulement.Il y a 14 ans j'avais environ 1,500 communiants.Cette nombre re- un année j'en u moins de 1,300.Et combien d\u2019autres paroisses sont \u201cuns le même cas I.CONTRADICTION Nous extrayons d'une conférence intéressante en somme, qu'a donnée M.Henri Dourassa cette semaine à laval, sur « la formation de l'esprit publie à l'université ».la contradiction suivante : « Il y a brancoup d'idéalisime chez nos voisins (des Etats-Unis), quoi qu'on dise.Cet idéalisme n\u2019est; pas encore systématisé.l'ane nutionaule est mutérielle.Pourquoi ?parce qu'on n'enseigne pas l'esprit publie dans les universités.» Comment peut-il y avoir beaucoup d'idéalisme chez nos voisins si nationale est matérielle ?CURIEUN l'iume Le service anniversaire pour le repos de l\u2019ime du docteur L.-B.Durocher a été chanté le 6 du courant à l\u2019église Saint-Jacques.L\u2019incident Roosevelt L'ex-président Roosevelt s'est vu refuser l'entrée du Vatican parce que.ù l'instar de M.Fairbanks, il n'avait pas voulu promettre aux autorités du Saint-Siège qu'il n'issisterait ii aucun «meeting » donné en son honneur par les méthodistes de Rome sous la direction du pasteur Tipple.Souverain Pontile a recevoir dans sa de lu le droit mutison qu'il Le absolu de qui il veut et l'entend.I ne faut pus perdre de vue que Pie X est toujours Pontife-Roi et.que par conséquent ceux qui sollicitent la manière faveur insigne d\u2019être admis ic sa cour doivent lui témoigner les égards dus iuson très haut rang, nous dire à son unique rang.Or, il v ai Rome une secte particulière «qui, avec une mauvaise foi évidente, s'ullie à tout ce qu\u2019il y a de plus canauiîlle pour insulter, en toute devons occasion, le représentant de Jesus- Christ.Rouvsevelt, par ignorance sans doute, à cru qu'il lui était permis de faire lu cour à cette se rendre ensuite au Vatican.11 a appris, n'est pas ainsi que l'on doit traiter le Chef suprém- de l'Eglise catholique.Aussi, se hata-t-il, atin de réparer tant bien que mal sa bévue, d'annon- secte et de à ses dépens, que ce cer h qui de droit qu\u2019il n'issisterait pas ila réception organisée en son honneur prar les méthodistes de Rome.Celle-ci n'eut done pas lieu.Voici d'après 5, EE.Mgr Sharretti les raisons de l'attitude du Saint- Siège dans cette affaire : « L'attitude adoptée et maintenue par les autorités du Vatican, sans égard pour la personne ou le rang, de Roosevelt, est tout simplement une attitude imposée par la dignité et le respect dus ausSaint Siège.Onn\u2019y a mélé aucune question de tolérance ou d'intolérance à propos des vues religieuses comme telles, parce qu'il y a continuellement des non-catholiques de toutes les sectes, mime des paiens admis en audience auprès du Saint- Fère.«l'attitude de cesméthodistes envers le Vatican a Rome, leur antagonisme malicieux et agressif ü la Foi catholique et aux vues du Saint-Siège, leurs fausses représentations envers le Pape, dans le but de pervertir le pauvre et le faible.sont les seules raisons qui aient forcé !e Pape d'agir ainsi à leur égard.Le ton violent et fanatique de la déclaration publiée par la presse, telle que revue d\u2019un membre éminent de cette mission méthodiste, qui cherche partout à faire des adeptes, et le langage grossièrement = insultant prononcé par un chef américain de cette secte contre un des membres les plus distingués et les plus respectés dela hiérarchie américaine expliquent suffisamment la prudence etla sagesse de l\u2019attitude prise par le Vatican à leur égard.» De son côté Mgr l\u2019alconio délégué apostolique aux Etats-Unis, a fait les commentaires suivants : «« Jusqu'à présent, a dit Mgr Falconio, je n'ai reyu de Rome aucune communication et je ne connais de l'incident que ce qu'en disent les journaux.Il est certain que le Pape ala plus haute estime pour M.Roo sevelt, en tant qu\u2019homme et en tant qu'ancien président des Etats-Unis, et il l'aurait reçu avec plaisir.« Dans le cas présent, de méme que lors de la visite de M.Fairbanks + Rome, il n'est nullement question de religion, mais il s'agit simplement de la dignité du Saint-Siège.M.Roosevelt aurait pu visiter n'importe quelle autre église protestante de Rome.« Mais, les méthodistes s'étant organisés en un parti opposé au Vatican, le Saint-Père ne pouvait nullement les reconnaître, encore imnoins fortifier leur position aux yeux des cutholiques italiens.Il est très fâcheux que cette situation ait dû être rendue publique à l\u2019occasion de la visite dedistingués citoyens américains à Londres.« Quoi qu'il en soit, ni le Pape ni le Cardinal secrétaire d'Etat ne sont à blâmer à cause de cette situation intolérable qui a été faite au Saintsiège par les méthodistes de Rome.« On doit se souvenir que le Pape se considère toujours comme souverain et qu\u2019il est reconnu comme tel par d\u2019autres nations.En outre, se trouvant à la tête d'au moins deux cent cinquante millions de catholiques, il a droit à une considération particulière et ilest lui-même le meilleur juge de ce que cela veut dire.Tout gouvernement a son étiquette qui doit être observée.» Nous devons ajouter, comme preuve supplémentaire à l'appui du Vatican, que le pasteur Tipple à fait le 4 du courant, deux jours avant la rée ception annoncée.une autre violente sortie, sous forme de déclaration, contre le Souverain Pontife.Après eclie-ci, il n'était plus possible à M.Roosevelt, s'il tenait à sa réputation de gentil homme, d'avoir des relations olficielles et publiques avec les mé- thadistes de Rome, \u2014\u201410: - A PROPOS D'ENTERREMENTS CIVILS Dernièrement, à Fours, se réunissait une « Société des cérémonies civiles d'Indre-et-Loire ».Le F.René Besnard, Grand Conseil de l'Ordre maçonnique, député et lanter- nier, présicait ii ce concile maçonnique, Ces Messieurs votèrent deux ordres du jour.L'un contre la liberté de l'enseignement primaire et secondaire France.et c'était un hommage obligé aux récentes prouesses de leur président ; l'autre, plus original.En voici le texte : «\u20ac Considérant la loi 'de séparation des Églises et de l'État : « Considérant que les funérailles n'ont pas toujours le caractère civil que les décédés voulaient avoir ; « la Société des cérémonies civiles de Touraînes émet le vœu suivant : « Tous les enterrements seront dé- sormuuüs faits civilement.«1 n\u2019y aura d'exception que pour ceux qui seront stipulés par testament.» On admirera le souci de ces démocrates envers le peuple, qui ne « teste » guère ; la loyauté de ces croque- membre du de morts lilves-penseurs, qui dressent ce traquenard aux Llrépas imprévus, aux suprémes résipiscences, aux familles éplorées, et préteudent, du berceau à la tombe, étendre lu main du rmonopo- le maçonnique, athée et universel.C'est ce qu'ils appellent le « règne de lu liberté » ! AUX PRIERES Nous recommandons aux prières de nos lecteurs M.Chs Pageau, imprimeur du Roi, de Québec, décédé mardi.Il était le beau-père de notre distingué confrère M, Paul Tardivel, de la Vérité, Premier Congrès de l'Association anti-maçonnique de France \u2014\u2014 Sous ce titre, l'Association de Paris vient d'élanicer le compte rendu authentique du congrès tenu à Paris, les Set 9 juin 1909, et sur lequel la Croix, a, dans le temps, publié des correspondances intéressantes, On peut se le procurer à Paris, 42 rue de Grenelle, VIe arrondissement.Il serait à désirer que ce compte rendu très important, très complet \u2014 fut mis en vente, en Canada, chez tous les libraires catholiques.11 suffirait d'en faire la demande direc tement in Paris.Ce travail mérite la plus grande publicité.Nous y viendrons.leur re- C'est une œuvre de haute actualité.On y trouve bien des choses qui concernent le Canada français.\u2014; ;-\u2014\u2014 Un vrai soldat du Christ ne crasut pus de se faire le défenseur public de a « Croizn.Le Congrès de l'AG TTA TR TTT .9 Avril 1910 \u2014 Nous lisons dans le Semeur au sujet du prochain congrès de l'Association catholique de la Jeunesse canadienne- française: «Autant qu'on peut le prévoir à cette heure, la séance solennelle \u2018d'ouverture aura lieu le vendredi soir, 24 juin; des orateurs spécialementinvités pour lacire constance etces membresde l\u2019A.C.JC.adresseront lafparole.Les séances de travail, sur le sujet indiqué dans Le Sk.MEBUR de mars, rempliront toute Ja journée du lendemain.Le dimanche, après Ju messe des congressistes, où se fera la communion générale et la consécration au Sacré Cœur, le Conseil fédéral tien- deu ses assises annuelles, et l'on precè- dera aux élections.Le soir, clôture so.leanelle du congrès et proclamation des résolutions adoptées.Le lendemain,lundi, excursion et amusements.Le public est admis à toutes les séances du congrès; seul les membres de l'A.CG.J.Cprennent part aux délibérations du Gunveil fédéral.» A LA CHAMBRE DES COMMUNES ANGLAISES ne, M.Asquith a proposé à la Ghambre de se former en comité, afin d'examiner les relations entre les deux Chambres du Parlement et la question de la durée du Parlement, M.Asquith a déclaré que la grande majorité des représentants du peuple a reçu mandat direct et exprès de mettre fin à l\u2019état de choses actuel en Ce qui concerne les finances et la législation .M.Asquith croit à l'utilité d\u2019uze seconde Chambre, mais il nie que, sauf de nom, l'Angleterre ait un système de deux Chambres.«Lorsque les unionistes étaient au pouvoir les Communes seules comptaient et lorsque les libézaux sont auxaflaires, les lords seuls comptent.La Chambre des lords est l'organe d'un seul parti.Ele vote les bills de ce parti et rejette ceux du parti adverse.Basée sur l'hérédité, la Chambre des lords échappe à toute autorité.Mieux vaut une autocratie absolue, une Chambre unique responsable envers la nation, qu'une Chambre complétée par une superfétation constitutionnelle, laquelle est prète ù sacrifier, comme lord Lansdowne en a convenu, ce qu'elle considère comme les meilleurs intérêts nationaux.» 0: REQUETE _\u2014_\u2014 La Ligue antialconlique de Mentréal fait signer une requête par les citoyens, adressée aux députés de l'assemblée législative et demandant de fermer Jes buvettes de 10 heures du seir 4 7 heures du matin tous les jours excepté le samedi où elles devront être fermées de 7 heures du soir à 7 heures le lundi suivant ; de n'accorder une licence qu'aux établissements qui se conforment rigoureusement aux pres- eriptions de la loi des licences ; d\u2019abe- lir les licences spéciales comme les li- cencées tle bateaux, el ce refuser la licence aux clubs organisés en vue seulement de la vente des liqueurs alcee- liques.\u2014 LES ELECTIONS LEGISLATI- VES EN FRANCE Le Conseil des ministres a définitivement arrêté lu date du 24 avril peur les élections législatives.La Commission du suffrage umi- versel à examiné le projet tel qu\u2019il nvait été amendé parle Sénat, sur la liberté et le secret du vote.Le Sé nat, repoussant deux des dispositions adoptées par lu Chambre, c'est-à-dire l\u2019isoloir ct le présence officielle de mandataires des candidats aux bureaux de vote, avait seulement retenu le vete sous enveloppe.Mais il paraît que les millions d'eu- veloppes nécessaires ne pourront être livrées à temps pour les élections législatives prochaines.Aussi, sur la prope- sition de M.Krantz, la Commission à repris son ancien texte avec toutes les dispositions repoussées par le Sénat.Il ne sera donc rien changé, lors de la prochaine consultation électorale, à lu manière de voter en France.* 1m ron -y "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.