La Croix., 22 avril 1911, samedi 22 avril 1911
[" LS a, \u201c Fee ath wet Q ow > we ox HOC SIGNO VINCES La **Croix\u2019\u2019 BOY RUE SAINT-PAUL Uoits de Poste 23175 JOSEPH BEGIN Dirsciour \u2014 Propriétaire véléphone : Rell Main 6974.les loges devant la justice RE 1GION, Caron vs Bégin La cause de M.L.-A.Caron contre le directeur de la Croix, est venue jeudi, en cour supérieure, devant l\u2019hon.juge de Lorimier, pour âtre plaidée au mérite.Voici le fond du litige.Le 5 février 1910, la Croix publiait la liste complète des officiers des cœurs Unis.Dans cette liste,on lisait le nom de M.L.- À.Caron, vén.d'hon.\u2019\u2026 Quelques jours après, M.A.- L.Caron, de la maison Caron [Prères, nous demandait de publier dans la Croix une note à l'effet de prier nos lecteurs de ne pas le confondre avec M.Caron des C'œurs- Unis, vu qu\u2019il était déjà venu à sa connaissance que, dans le public, on le prenait pour son homonyme.[La demande de M.À.-L.Caron était toute légitime Afin de faire cesser toute équivoque, voulant rendre justice à qui justice était due, nous avons publié dans la Croix du 11 juin 1910, en 4e page, la note suivante : « Nos lecteurs sont priés de ne pas confondre M.A.-L.Caron, de la imai- son Caron Frères, bon catholique, avec M.L-À.Caron, comptable et membre des Cœurs-Unis.» Dans la première page du même numéro, il y a aussi un article signé par nous, dans lequel il est dit que «la plupart des frères.ont, ancrée bien profondément dans leur cœur, une haine insatiable contre Dieu et tout ce qui est de Dieu», et qui finit par ces mots: «Guerre à l'Emancépationn.Mtre Gonzalve Desaulniers, procureur du demandeur, rapproche cet.ar- Licle,écrit contre les loges en général \u20act contre l'Imancipation en particu- ler, de la note de la 4e page, et con- elut que,par la publication simultanée de l\u2019un el de l\u2019autre, nous avons dit particulièrement de M.L.-A.Caron qu'il avait «bien profondément ancrée dans son cœur une haine insa- Liable contre Dieu et tout ce qui est de Dieux».Cette prétention est inadmissible.Le directeur de la Croix, par le ministère de Mtre Oscar Dorais, a prouvé par deux témoins considérables, MM.Edwin tlurtubise et Joseph Versailles, qu\u2019il n\u2019y a aucune lai- son entre l\u2019article et la note; que le premier est la suite d\u2019une série d\u2019écrits contre la maçonnerie, qui a commencé avecla Croix et qui se continue, et que l\u2019autre est une note particulière publiée à la demande juste d\u2019un tiers qui souffrait d'une erreur que commettait le public à cause de la ressemblance des deux noms en question.Mais, comme Mtre Desaulniers prétendait toujours qu'il y avait un rapport, nous avons dû prouver que l'article était absolument vrai et fondé.De là le témoignage catégorique du révérend Père Garant, rédemptoriste.«Léon XIII, dit le savant théologien, a employé à l'endroit de la maçonnerie des expressions encore plus sévères que celles de M.Bégin, citées plus haut »,et il mit devant la Cour I'encyclique Humanum Genus dans laquelle I'illustre pontife anathématise de science certaine la sre- te infâme.Mtre Dorais.\u2014 L'Eglise fait-elle une distinction, dans la condamnation qu'elle porte contre la franc- maçonnerie, entre les divers rites de cette société ?R.P.Garant\u2014 Aucune\u2014 Fait-elle une exception en faveur du rite anglais ?\u2014Non, elle n\u2019en fait pas.Je suis qu'il y a eu des démarches faites par des francs-maçons afin de détourner les anathèmes de l'Eglise contre ce rite maçonnique, mais ces démarches n\u2019ont abouti qu\u2019à une nouvelle confirmation des condamnations portées contre toute la maçonnerie .» Appelé à témoigner, nous avons démontré, en produisant devant la Cour des documents aathentiques émanant des Grands Orients de I'rance et de Belgique, que la maçonnerie a essentiellement = un caractère anti-catholique, anti-chré- tien et anti-social.C'est alors que Mtre Desaulniers demanda au Tribunal le privilège de faire entendre un ou deux témoins pour contredire notre déposition et en particulier pour essayer d'établir que les loges clu rite français, dont l'Emancipation fait partie, n'ont pas un esprit anti-chrétien.La cour y a acquiescé, et la cause a été ajournée aux premiers jours de mai.Nous avons une certaine hâte de voir les efforts que va faire M.Desaulniers pour disculper la société dont il était à Montréal l'un des principaux membres.JOSEPH BEGIN.LE CONGRÈS DES RACES \u2014 Il n\u2019y avait plus que celui-lk qui manquait à la nomenclature des congrès.ll aura lieu à Londres.Il réunira des représentants de cinquante races.Des mémoires y seront lus.Parmi ces représentants il y a vingt cing présidents de parlement, la plupart des membres de la Cour d'arbitrage, nuit anciens Premiers britanniques, quarante ministres de religions, cent trente professeurs de droit international, etc.202 =m LE SECRETAIRE DU DELEQUE APOSTOLIQUE On uous informe qu'à une réunion des membres du clergé tenue à l\u2019archevêché, le 17 avril courant, un certain groupe de prêtres canadiens- français ont décidé d'adresser une requête à S.E.le délégué apostolique pour lui demander de choisir un prêtre canadien-francais, comme secrétaire, vu que les catholiques de langue française, dans tout le Dominion, forment plus des trois quarts de la population catholique ct que les catholiques de langue anglaise n'en (or- ment que le quart.su: \u2014\u2014 UN ACTE SALUTAIRE La Commission des écoles catholiques de Montréal a congédié définitivement les cinq professeurs accusés d\u2019avoir appartenu à l'Æmancépation, malgré leur pourvoi en justice contre cette exclusion.QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, JOURNAL LITTERATURE.ECONOMIE POLINIQUE, ENSEIGNEMENT, AGKS.ULEURE, 809 RUE SAINT-PAUL, S.E.MGR STAGN A MONTREAL S.E.Mgr Stagni rendait visite à S.G.Mgr l'Archevêque de Montréaldimanche.À cette occasion.il y eut grand\u2019messe pontificale et réception de citoyens à l'archevéciié ; une foule de catholiques se sont empressés d\u2019aller rendre leurs hommages au Représentant du Pape en Canada.Après le chant de l'Evangile, S.G.Mgr Bruchési, se faisant l'interprète de la foule immense qui se pressait dans la cathédrale, s'adressa à Son Eminence Mgr Stagni : «Vos premières paroles, dit Sa Grandeur, dans la capitale fédérale où le Saint-Siège a fixé votre demeure, ont été des paroles de paix.Vous avez prêché l'union des esprits et des cœurs.Or cette union nous la désirons tous.Elle est possible assurément, elle est facile si tous veulent faire taire les préjugés et les passions, se rappeler les enseignements du Mattre qui a dit: «Aijmez-vous les uns les autres»; les préoccupations maternelles et les attentions délicates de l'Eglise pour ses enfants à quelque race qu\u2019ils appartiennent et quelque langue qu'ils parlent; avoir enfin présents à la mémoire les droits, les libertés, les privilèges clairement, affirmés dans la constitution civile qui nous régit et placés sous la protection du drapéau bri- | tannique.«11 y a dix-sept ans, continue Mgr I'Archevéque, en ce jour de Pâques, nous faisions I'inauguration de cette église cathédrale, que mon illustre prédécesseur Mgr Bourget avait voulu être construite autant que possible sur le modèle de Saint-Pierre de Cet odieux attentat contre Pie x Rien ne prouve mieux le mal que font à la société la maçonnerie et l'anarchie que ces actes de criminels nourris par leur littérature.Desanti qui a attenté à la vie de Pic X en tirant un coup de revolver, dans Saint-Pierre de Rome, sur un groupe de chanoines est un sujes autrichien résidant à Rome depuis quelque temps.Après avoir été pincé par Î:s gardes du Vatican il a déclaré lors de l'enquête sur son crime: «J'avais le projet de tuer le Pape.J'ai, pour cela, essayé tous les moyens; n'ayant pas été admis aux séances données au Vatican, j'avais demandé d'être admis dans le corps des gendarmes pontificaux.Ma demande fut repoussée.«J'ai essayé, finalement, d\u2019être engagé comme jardinier: les autorités du Vatican ont repoussé encore cette dernière demande.Ils ont eu bon nez, car, à l'heure qu\u2019il est, Pie X n'existerait plus.Ayant manqué le chef, je me suis rattrapé sur l\u2019un de ses représentants: c'est ainsi que j'ai visé le prêtre à l'autel de Saint-Pierre.» Le commissaire demanda à Desanti s\u2019il regrettait son acte: Allons donc, répliqua-t-il, si je pouvais, je recommencerais, et alors Je ne manquerais pas mon coup.\u2014 Votre motif?\u2014Le désir de satisfaire mes con- Rome.Ce nous est une grande joie de célébrer cet anniversaire en présence de Son Excellence Aussi, voyez comme la foule est nombreuse, comme le peuple s'est porté en grand nombre » L'amour des Canadiens pourle Pape est traditionnel.«jadis, sur un appel de Pie 1X, les fils du Canada allèrent s\u2019enrôler à Rome dans l\u2019arméedes Zouaves.Plusieurs.des survivants de 1870.qui se rendirent à Rome pour la défense du Saint-Siège, sont ici, en cette cathédrale; leur drapeau est ici; tous les noms des Zouaves cana- - diens sont inscrits sur des tables de marbre.S'il en était besoin, les enfants feraient aujourd\u2019hui ce qu'ont fait leurs pères « Mais c'est uneautrelutte qu'il faut faire aujourd'hui; la lutte par la prière et, comme nous l\u2019enseigne l'Eglise, par la communion.«Au moment où, sous les murs du Vatican, on veut célébrer à Rome l\u2019anniversaire du plusodieux attentat dont l'histoire fasse mention, nous nous joignons aux catholiques du monde entier pour prier et communier aux intentions du Souverain Pontife.» S.E.Mgr Stagni trouva le thème | de sa réponse dans l'épître du jour.i} apporta des paroles d'union et de concorde.Plus que jamais, en effet, nous en avons besoin.Carles ennemis de l'Eglise sont nombreux et puissants.Il importe beaucoup qu\u2019à leurs bataillons serrés nous opposions une armée unie de cœur et d'esprit.JOSEPH BEGIN.et de suivre les conseils d\u2019un journal anliclérical que je lis chaque jour.» Hélasique de ceraeauxlesjonrnanx anticléricaux d'Europe rendent criminels comme celui de Desan:i.Et ces journaux, qui les rédigent?La plupart, des francs-maçons.LA CONVENTION DOUANIÈRE ENTRE LE CANADA ET LES ETATS-UNIS Sous ce titre, M.Bourassa disait le 31 janvier dernier : « Dans l*« nsemble, si l'on ne considère que le mérite intrinsèque de la convention, elle paraît suffisamment avantageuse, dans l'intérêt général du Canada, pour mériter l'attention général du parlement et de la presse indépendante.» Deson côté, M.Monk appréciait cette méme convention en ces termes : ' « Dans cet embrouillamini général où la stratégie politique joue le rôle prépondérant et domine toutes les autres considérations, le pays et le peuple canadiens courent le risque, assurément, de voir leurs véritables intérêts passer au second plan.» Voilà, à n'en pas douter, deux op:- nions diamétralement opposées sur la même question.Nous aivons donc raison de dire dans notre dernière édition qu\u2019il y avait des dissensions entre les conservateurs et les nationalistes au sujet de ce traité de commerce.victiôns antireligieuses, répondit-il, Mais le Devoir de lundi affirme Le San-di.29 Avril-LU1s.Vel.IX, Ne 3 ox CATHOLIQUE MONTREAL CO.ONISATION, ETC.que ces dissensions ne sont qu'apparentes ou du moins peu accentuées et et que les députés de Jacques-Cartier de Saint-Hyacinthe restent comme par le passé deux bons amis travaillant cote à côte.Nous en sommes trés heureux, ear nous espérons beaucoup plus de bien de l'entente de M.Monk avec M.Bourassa que de celle de M.Knox avec M.Fielding.La guerre \" Le Morning Post, de Londres, dans son édition du 14 avril, prédit que le traité de commerce américain-cana- dien conduira à l'union politique de l'Amérique du Nord.Il fait entrevoir que, dans quelques années, les colons américains et les immigrants européens de la basse classe seront plus nombreux que les Canadiens et les Anglais et qu\u2019ils seront les maîtres de la destinée du Canada.Le journal anglais continue: « Pourquoi les colons\u2019 américains ne penseraient-ils pas à réunir les provinces de la prairie à la mère- patrie, de laquelle elles ne sont séparées que par un fil de fer?» «N'\u2019est-il pas bien américain de répondre: « Du Panama au pôle »?beaucoup de Canadiens qui disent: bien-aimé, nous lutterons jusqu'au dollar!» «It semble que M.Taft connaissait bien ces sentiments; aussi travaille-t- il en conséquence.Il organise une armée navale sur les grands lacs, qui sera capable du travail auquel on la destine et qui est-une menace à l\u2019indépendance du Canada ou bien «Du Panama au pélen?.ce pays une profonde méfiance.» 3m: Un trio maconnique représentants belges, terrompus par les hurlements tradi la calotte I» rieux.A quoi bon s'adresser d la rai le public que visent nos adversaires, \u2018 [Oe «Dans le Canada oriental, ily a « Plutôt quede voirdivisernotrepays dernier homme et jusqu'au dernier «Est-ce là «la paix et l\u2019arbitrage »?«M.Taft a réussi à éveiller dans Un meeting, organisé par la Ligue maçonnique de l'Enseignement, a eu lieu à Bruxelles pour protester contre le projet de loi scolaire, soumis aux délibérations de la Chambre des Au dire des journaux libéraux, l'assemblée était très nombreuse et s\u2019est montrée très enthousiaste.Il semble bien, en effet, que les discours prononcés ont été, maintes fois, in- tionnels : « À bas les couventsi*A bas Certains esprits qui se proclament volontiers supérieurs, s'imaginent, sans doute, que ces cris, empruntés au libéralisme de grande voirie, sont doués d\u2019une valeur démonstrative qui dispense de tout argument sé- son lorsqu'on fait appel à la haine et au fanatisme antireligieux ?.Ce n'est pas à éclairer et à convaincre c'est à l'aveugler, à le passionner, à l\u2019égarer.\u2014 Disons, cependant, que l'attitude générale de l'opinion ne fait pas pronostiquer le succès de cette manœuvre, et l'exemple de la France et du Portugal qu\u2019on a _invo- Qué pour stimuler la guerre anticléricale, n\u2019est pas de.nature, croyons- ABONNENENT (Payable \u2018d'avance) | GGANaDA #1 ¥ Van, $2; 6 mols, 91.00 \u2014 2.% KN VILLE (par la poste; 1 an, $2.50 ; 6 mols, 91.25 ETATS-UNIS WTRA NGER (Union postale) 1 an, $2.96 ; 6 mois, 91.25 * Un numéro, 3 sous nous, & séduire la paisible Belgique.Ce sont trois hauts dignitaires du Grand Orient de Bruxelles, le V.PF -, Buls, le V.\u2026.F.Paul Hymans et enfin le V\u2026.F.Emile Vandervelde, organe du socialisme rallié à la loge, qui ont eu les honneurs de la séance.11s sont tous trois des adversaires déclarés du catholicisme et ils affublent de masques « neutres ».Ils appartiennent, tous les trois, a un ordre irréligieux et ils pronent In suppression des ordres religieux.Ils se proclament, tous les t is, les champions de la Constitution menacée, et, cependant, ils traitent la religion catholique en ennemie, la liberté d'association en ennemie lorsqu'elle est exercée par d'autres que par eux, Ja liberté d'enseignement en ennemie bien qu\u2019elle soit formellement garantie par la Constitution Belge.En vérité, il ne suffit pas de crier ou de faire crier: «À bas la calottet À bas les couventsi» pour expliquer d'aussi flagrantes et d'aussi grossières contradictions.\u20140 LA «CROIX» Sous cette rubrique, l'excellente Vérité, de Québec, a salué la neuvième année de la Croix en ces termes\u2019 «La Croix vient d'atteindre sa neuvième année d'existence.\u2018 «Notre confrère mérite plus que tations des vrais catholiques.uCette année il s\u2019est distingué parmila presse catholique par sa lutte effective contre la loge l\u2019Emancipation, lutte qui n\u2019a pas été sans présenter des difficultés, du travail et des dangers.«La Croix accomplit à Montréal une œuvre absolument nécessaire et urgente.«La Croix est le seul journal catholique de la métropole\u2014centre de la libre-pensée et de la secte impie \u2014qui travaille résolument et sans ménagements ?-démasquer Ja franc- maçonnerie.«Honneur à la Croix pour sa vigoureuse et pratique campagne contre les petitsmasques del\u2019 Emancipation ! Longue vie à ce vaillant soldat de la cause catholique!» Cet incident dans l'affaire Caron vs Bègin [ M.Caron, des Cœurs-Unis, rendait +: son témoignage.Après avoir débité \u2018 \u201d- plusieurs incongruités, il était à dire que, à sa loge, on faisait une avant de commencer les séances afin d'attirer les bénédictions de Dieu sur les travaux dela loge, lorsque, s\u2019apercevant que cette déclaration .étrange faisait sourire les auditeurs, il en apostropha un, en y le R.P.Garant, en demandant à la Cour qu'elle fit cesser tous ces souris.Mtre Gonsaive se mit natureile- ment de la partie.C'était, en vérité, demandé beaucoup.Les auditeurs réglèrent la question en s'efforçant de = jamais encouragement et leg félcis-cr soups 2 L\u2019émeute à Bar-sur-Aub Les vignerons secouent le joug de Monis Nous avons dit que l'anarchie envahissait la France et que le dro peau rouge flottait sur les édifices publics de Bar-sur-Aube, en Champagne, et que les mécontentements des vignerons avaient pris soudain une tournure grave.Un ordre ministériel, matin, prescrivait au nouveau sous- préfet, M.Causeret, de faire enlever les drapeaux placés par les manifes- tantsà la façade de l'Hôtel de Ville.M.Causeret fit mander M.Clercqprésident du Comité de défense des vignerons, et plusieurs membres influents de ce Comité.Illevr fit part des instructions qu\u2019il \\enait de recevoir de Paris et les supplia de se charger de les exécuter.Sur leur refus, un ouvrier de bâtiment, réquisitionné par le préfet ct protégé par 40 gendarmes, procéda aussitôt à l'enlèvement des drapeaux rouges et des inscriptions placés à l'Hôtel de Ville.En même temps, des troupes \u2018mandées de Troyes débarquaient à la gare.Cette nouvelle bientôt répandue déchaina une vive agitation dans la ville et ses environs.arrivé le Le tocsin sonne À ce moment, le tocsin fut sonné.et donna l'alarme aux campagnes environnantes.Immédiatement, les vignerons quittèrent leurs travaux et se dirigèrent sur la ville, armés de « paisseaux » ou échalas, et de « fousseux », instruments dont ils se servent comme pioche à vigne.Vers 3 heures, 5,000 personnes parcouraient la ville, en chantant l\u2019Internationale des vignerons.L'exaspération était telle qu'on s\u2019empara d'un porc frais grillé et qu'on le promena triomphalement en criant : «Monis est motti» au plus fort de l'exaspération, le bruit se répandit que le préfet venait d'arriver en automobile.On décida alors de se porter à la sous-préfecture.La sous-préfecture envahie Le cortège, lentement, se déroula par les rues, et, après avoir passé devant la gare, gagna le rond-point de Paris, où se trouve le kiosque.M.Scheq prononça une harangue ; il invita les manifestants au calme.On revint ensuite du côté de l'Hôtel de Ville.Entre temps un millier d'hem- mes et de femmes, porteurs de solides échalas, defousseux, de drapeaux rouges et d'inscriptions comminatoires, venaient d'arriver.Tout de suite ils se rendirent à la sous-préfecture ; les clameurs les avaient signalé d'assez loin.Aussi trouvèrent-ils les portes fermées et solidement cadenassées à l'intérieur.Ce fut alors un grand désordre et l'explosion de mille imprécations à l'adresse du représentants de la République.Avec rage, les uns se cramponnaient à la sonnette qui tintait éperdument d'autres heurtaient la porte, grimpaient aux fenêtres, criaient et cassaient quelques vitres afin de jeter un coup d'œilà l\u2019intérieur.Enfin, deux jeunes gens, au prix d\u2019une difficile gymnastique parvinrent à remplacer le drapeau tricolore qui flottait au fronton de l'édifice par le drapeau rouge.Le préfet parlements et prené la tête d'un cortège de manifestants Les démonstrations se bornèrent là et les nouveaux venus allèrent grossir le flot des manifestants qui se pressaient sur la place de l'Hôtel de Ville.Une nouvelle vola alors de bouche en bouche : «Le préfet est arrivé!» Et, en effet, M.Marais était venu en automobile en toute hâte de Troyes.Au passage.llavait pu se rendre compte de l'importance du mouvement.11 essaya de parlementer avec le comité de M.Scheq.Le préfet se présenta à une petite fenêtre du premier étage de la sous- préfecture, il chercha à calmer la foule par une harangue de circonstance ; maissa voix fut couverte par les cris etil ne put que prononcer : « Mes amis, retirez le drapeau rouge.» Le reste de ses paroles se pezdit dans le bruit.Devant cette situation M.Marais fit ouvrir toutes grandes les portes de la sous-préfecture et se présenta à la foule précédant les magistrats, les commissaires de police et les gendarmes.Il fut accueilli avec une certaine déférence, et les cris à son adresse cessdrent presque aussitôt.On l'obligea à se placer en tète de la manifestation quise dirigea encore vers le kiosque.M.Marais monta les degrés et, se tournant versa foule qui recommençait à crier.prononça quelques paroles.Le retrait des troupes Les membres du Comité et M.Scheq sommèrent le préfet de faire retirer les troupes de la ville : les vignerons l'entourèrent en criant : «Vous allez retirer les troupes immédiatement ou sans cela nous ne «épondons pas de nous » Le préfet essaya en vain de parlementer.Enfin, devant les cris de la foule il céda et déclara que les troupes allaient partir immédiatement.Les vigneions se rendirent à la gare pour s'assurer si cet ordre était exécuté.En effet, la compagnie de chasseurs quitta Troyes.Victoire des manifestants La situation, le soir de cette triste journée, était donc la suivante : le drapeau rouge flottait à l'Hôtel de Ville, les troupes étaient parties, les vignerons avaient donc obtenu satisfaction complète Ils sont rentrés chez eux contents, en chantant victoire, mais décidés plus que jamais ala lutte pourln question principale.On brûle encore l'effigie de M.Monis À Vendeuvre-sur-Barse, un coitè- £e imposant a, au milieu d'une vive vffervescence de salves pyrotechniques et de fanfares, promené l'effigie de M.Monis, qu\u2019il a brûlée sur la place publique.Les démissions Le préfet de l'Aube a reçu actuellement 200 démissions de Conseils municipaux, ainsi que celle du Dr Bordes, conseiller général d'Essoyes, et de deux conseillers d'arrondissement.Les rapports entre l'administration et les communes sont rompus Les membres des Comités centraux de Bar-sur-Aube et de Bar-sur-Sei- ne ont adopté les résolutions suivantes, qui ont été transmises aux comités locaux d'exécution : 19 Les maires démissionnaires refuseront les plis officiels et les lettres portant la mention: «M.le maire de.» 2° Les ex-maires et les adjoints feront de droits partie comme membres des Comités locaux.3° Les membres des Comités précités décident de repousser toutes mesures autres que celle de l\u2019incorporation de l'Aube tout entière dans la Champagne délimitée et ce sans restrictions ni réserves.4° Le Comité met en garde les naires démissionnaires contre toutes tentatives d\u2019intimidation de la part des autorités administratives.5e Les invite à réunir d'urgence, et d'accord avec les Comités locaux d'exécution,lesdocuments nécessaires, Les rapports entre l'administration et les communes sont done rompus.LA LRULX Le ménage de ces deux puissance: le socialisme et la franc-maçonnerie, en France, longtemps exemplaire si l\u2019on peut dire, fait l\u2019objet, depuis quelques temps, de commérages infinis.Est-ce Elle qui a tous les torts, ou est-ce Lui?Tout ce qu'on sait de certaine science, c\u2019est qu\u2019 Z/le se tait, étant d'humeur fort secrète.et que Lui parle haut et ferme, accusant sans pudeur, dans les gazettes el dans les assemblées l'ancienne amie muée en infidèle.La question a été portée récemment, devant le Congrès de Milanqui, par 6,696 voix sur 12,455 votants, a sanctionné l'ordre du jour Mondoilfi.déclarant l'incompatibilité entre le socialisme et la maçonnerie La presse, d'autre part, fait cho- rusaux meetings.Nous lisons, par exemple, dans le Socialiste de Sacne- el-Loire: «Tous les militants savent bien que l'ennemi Je plus acharné du socialisme, l'expression méme de conservatisme bourgeois, le soutien du radicalisme gouvernemental.c'esi la loge maçonnique.Elle en est à l'époque des bénéfices à recevoir et des privilèges à conserver.Considérons simplement la maçonnerie comme l'ennemi.» Ecoutozs maintenant le citoyen Chochoy expliquant dans le Réveil de Boulogne, les raisons de sa récente démission de la franc-maçonnerie: «le ne sont pas de mesquines questions personnelles qui m'ont Un ménage en désaccord Le socialisme et la franc-maconnerie amené à démissionner : ce sont des considérations générales sur Ja franc-maçonnerie même qui n'ont guidé dans ma détermination.J'ai eru longtemps qu'on pouvait être franc-macon et socialiste.J'ai fini par me convaincre que la franc- maçonnerie ne pouvait être que blncarde.Si les francs-meçons boulonnais m'ont dégonté de la franc- maçonnerie, la cause de ma démission repose uniquen ent sur la constatation que, depuis plusieurs années, la franc-maçonnerie est devenue une institution anti-ouvrière et anti- socialiste.» Vous goûterez aussi, je n'en doute pas, les propos savoureux du citoyen Maillet, dans la Défense de l'Aube : «Nos camarades, y écrit-il, ont unebesognebien pluspressante que de porter leurs gros sous et leur bonnes volontés à des groupements rétro grades.Qu'ils restent à la disposition desseules org inisations ouvrie- res, et que, sous prétexte de philosophie amoureuse ce l'humanité, ss ne se mélent pas à des adversaires déclarés et venimeux du prolétariat.» Ainsi donc, le socialisme se sépare d:la franc-maçonnerie, parce que celle-ci, composée surtout de bourgeois urrivés ou uarrivistes, tient à garder pour elle toute l'assiette au beurre, mécontentant par là les socialistes qui voudraient hien en avoir leur part.Cette scission entre les deux larcons d'hier est fort amusante pour les catholiques.Mysterious Occurrence Sous cette rubrique le Rév.Père Emile Piché écrit dans son bulletin paroissial l'Action Ouvrière: Voici un titre pas très français qu'il faut nécessairement expliquer: Deux semaines de suite en Irlande un orangiste tira deux coups de feu dans ma chambre à coucher.police elle-même après enquête se contentèrent d'appeler cet attentat du nom de mysterious occurrence; Plus tard, en revenant d\u2019excursion avec mes jeunes gens du Cercle,comme le train traversait uue localité orangiste, une balle fut tirée dans un des compartiments, risquant de tuer un de nos passagers.la presse orangiste nomma encore cela: A mysterious occurrence.Or ce mois-ci une \u201cmysteréons occurrence se produisait à l\u2019école Dollard: Le feu prit dans une propriété voisine appartenant à un juif, habitée par plusieurs familles juives et deux familles canadiennes.L'incendie s'est déclarée dans un hangar où un juif reçoit de vieux meubles, espèce de Capharnaum d\u2019Abraham, d'Isaac.de Jacob & Cie; personne n\u2019habite la nuit dans ce taudis.Aux premières lueurs du sinistre, avant tout embrasement de la maison juive adjacente, le frète Directeur aperçut le feu du hangar, prévint ses frères, et Lrois minutes après la maison voisine tlambait, l'incendie attaquant aussi l\u2019école.Mais, «mysterious nccurrence», les locataires juifs étaient déjà tous sortis, complètement vétus, leur linge rangé et laissant tranquillement brûler les locataires catholiques et sans se troubler d'aller sonner l\u2019alarme!! Ce fut le veilleur de nuit de l'école Dollard qui, réveillé par la fumée, avertit les familles catholiques et courut sonner l'alarme.Pendant tout le jour il avait fait une tempête de neige; le vent à trois heures du matin soufflait encore avec force sur l'école; le chien d'un voisin jappa furieusement à cause du bruit insolite qui se faisait près Les journaux fanatiques et la.du hangar avant l'incendie: tersous occurrence! Si la pression d\u2019eau eut manqué l\u2019école Dullard aurait eu le soit de l'école de M.le Chanoine Le Pailleur Ceci, posé je constate que c'est la troisième propriété juive qui tlambe en quinze mois près de nutre église.Et maintenant je ne comprends pas pourquoi des Canadiens vendent aux Juifs achètent des Juifs et louent aux Juifs.Car, étant donné que le Juif ne s'assimile jamais au pays où il tombe, qu\u2019il s'efforce d'y implanter ses loisen dépit des luis dela contrée qui lui donne l'hospitalité, que pour lui l'intérêt juif par tous les moyens permiset défendus prime tous les autres intérêts, je blâme sérieusement le chrétien qui les encourage.La question n'est pas de savoir si, & certeins jours, ils vendent meilleur marché que les autres, mais de comprendre que I'élement juif dans un pays est une plaie sociale.Quand bien même un Juif m'offrirait de m'ouvrir la porte du ciel, je refuserais, car je suis sir qu'il en aurait volé la clef! L'implantation du Juif chez nous & été un terrible contre-poids à l\u2018influence chrétienne, et lu fécondité juive est là pour contrecarrer la fécondité canadienne; c\u2019est un crime d'avoir jeté dans notre ville de Montréal un élément plus nuisible que celui des nigres aux Etats-Unis Aujourd'hui les Américains ne savent que faire de leurs nègres, dans dix ans nous ne saurons que faire de nos juifs; mais les Juifs sauront Quoi faire de nous! nys- = meme GB = rs GOLLEGE BOURGET Si l'on en juge par l'enthousiasme qu\u2019éveille parmi les Anciens de Bourget l'annonce de la fête des 19 et 20 juin, elle sera des plus gracieuses ct des mieux réussies.Sa Grandeur Monseigneur Emard, évêque de Valleyfield.a bien voulu en accepter In présidence d'honneur des prêtres distingués ct des laïques occupant de hautes positions sociales rivalisent de zèle dans les différents comités d'organisation, cependant me = = - lue les élèves actuels soupirent après la fonte complète des neiges, qui qeur permettra de secrifier gaiement récréation et congés aux travaux d'embellissement de leur cour et de Lourdes.Chaque jour nous apporte des adhésions chaleureuses au projet d\u2019une association amicale: réussite assurée Chaque jour aussi nous enregistrons de multiples adresses, mais nous sommes encore loin decompte.C\u2019est pourquoi l\u2019on nous pardonnera du renouveler l'appel du mois dernier: «qu'il plaise à chacun des Arciens d'envoyer au Collège son adresse ac- sail + mieux encore, d\u2019y joindre celle de ses condisciples de classe ou dc cours.» De cette façon, nous n\u2019aurons pas le regret d'avoir omis une seule invitation ou froissé de légitimes susceptibilités.Et qu'on fasse diligence.car le temps presse : bientôt vont sortir les invitations et le programme de la fé- te; bientôt nous devrons être fixés sur le nombre de ceux qui viendront à cause surtout des chambres à préparer soit au collège mème, soit dans la ville de Rigaud, dont les citoyens se font d'avance une joie de nous héberger.D'ailleurs la plupart ne sont- ils pas comme nous les enfants de Bourget ?Encore une fois, nous pouvons le dire, car nous savons: netre fête de famille.pour toute intime qu'elle doit rester, ne saurait manquer d'é- tre un succès, et laissera dans tous les cœurs, un souvenir ineffagable.N »1:revivrons les joies de notre jeu- ites 5 fteuss, nous réchaufferons d'anciennes amitiés, nous prierons Aux pieds dela Madone -de Lourdes qui nous a toujours suivis de son regard de Mère dans les chemins variés de nos vies diverses, nous y p'eureruns mème peut-être, qui sait?mais à coup sûr, nous ne regretterons pas d'être venus.Le Comité Crénéral-u.VIENNENT DE PARAITRE LE BIENHEUREUX THÉOPHA- NE VÉNARD 1 vol in 12 illustré de 350 pages.2 francs - En vente chez (rranger & frère a Montréal.Ce récit supplémentaire de la vie du martyre du B.Th.Vénard que nous présentons aujourd'hui au public, offre au lecteur nn intérêt Lont, spécial.À lire certaines pages de l'ouvrage, il nous semble entendre un écho fidèle des premières persécutions ou revivre les heures sombres de la Terreur.Mème héroisme dans les prètres, méme dévouement parmi les fidèles qui n'hésitaient pas à cacher dans leurs maisons, même au prix de leur vie, les vénérables proscrits.Les détails nombreux et authentiques de la Passion douloureuse du martyr.racontés avec une grande simplicité, je dirais même avec une bonhomie de bon aloi, rendent la lecture de cette vic particulièrement attrayante ; on ne la quitte pas sans se sentir vivement ému, et pro\u2018ondé- ment sollicité à devenir meilleur.«oe.> LE PROBLEME DU MAL, parle R.P.de Bonniot Le l\u2019.de Bonniot a écrit ce livre avec sa science trés réelle et très profonde de philosophe chrétien, mais il reconnaît, précisément , parce qu'il possède bien son sujet, que certaines difficultés ne se peuvent résoudre que par une connaissame adéquate de la création.Devant ces difficultés particulières, nous n'avons plus quit adorer les insondables desseins de Dieu sur nous I) n'en est pas moins vrai que les sophismes des incrédules sont réduits a néant par la plume toujours alerte et souvent mordante du spirituel écrivain.Ce livre restera, car il sera toujours d'actualité.\u201cui Tirer vanité de son rang, c'est avouer qu'on est en dessous.Marie LECKZINSKA, Reine de France.2e Avril 19; Comme larrons en foire Nous lisons dans la Vérité: «Le Pays,la Vigie etleCanada peuvent bien se chamailler sur le dos de Papineau et sur certaines questions, mais ils font la paix, à l\u2019occasion, pour voler ensemble à la défense des Juifs et des émancipés.La Vigie à reproduit les commentaires spirituels du Canada dans l\u2019affaire Lemieux.LeCanada reproduit la lettre du catholique dela Vigie qui dénonce comme une honte publique l'acquittement de Lemieux, Le Pays lui, reproduit à son tour la lettre du catholique de la Vigie et les commentaires de Graindorge du Canada.Le trio fait chorus.C'est infaillible, ces trois feuilles libérales à nuances radicales plus ou moins prononcéeset quireprésentent des groupes différents, souvent hostiles, s'entendent comme lartons en foire sur les questions de la juiverie, de l'Emancipation et du castorisme, Si ce ne sont pas tous des Frères trois points,ce sont du moins des frères qui s\u2019accordent sur trois points.» mere me mm meee Depuis longtemps, les hornmesat- tribuent volontiers leurs maux au destin ou à toute autre cause plus puissante que leur volonté.Les lrançais donnent souvent dans ce travers; ils rejettent la responsabilité sur le gouvernement, même lorsque le mal estla conséquence directe de leurs propres vices.De leur côté, nos gouvernants ont tout fait, depuis deux siècles, pour encourager cette aberration.Sousla monarchie absolue, comme dans i'tre des révolutions, ils ont affiché hautement la prétention chimérique de prendre en charge, méme dans la vie privée, le bonheur des citoyens, Les citoyens se garderont plus aisément les reproches injustes si es pouvoirs publics 1eroncent avx empiètements abusifs; mais ils reculeront indéfiniment l'époque des 1é- formes s'ils n\u2019acceptent pas franche ment les responsabilités qu'aucez régime ne saurait annuler.LE PLAY.Le grand malheur de la France c'est qu'elle est tombée, depuis quelque trente ans, sous la dictature de Homais malfaisants qui l'ont réduite à l\u2019état où elle est.Ce n'est pas la population seulen ent qui a din incé chez nous, c\u2019est le niveau intellectuel et moral de ceux quigouvernent le pays.Edouard DRUMONT.(Libre Parole, 6 avril 1911).\u2014 et, mm GE QUE DIT PIE X DE LA PRESSE CATHOLIQUE Pie X, s'adressant à un piêtre qui voulait connaître son opinion sur la presse catholique, s\u2019exprima en ces termes: «Ah!la presse, on ne comprend pas encore son importance.Ni les fidèles, ni le clergé ne s'en occu pent comme il le faudrait.Les vieux disent quelquefois que c'est une œu- vre nouvelle, et qu'autrefois on sauvait bien tout de même les Ames sans s occuper de journaux.C'est bientot dit : autrefois! autrefoés! Mais ces mauvaises têtes ne font pas attention qu'\u2019autrefois le poison dels mauvaise presse n'était pas répandu partout et que par conséquent, le contre-poison des bons journaux n\u2019était pas également nécessaire.«ll ne s'agit pas d'antrefois.Nous ne sommes plus à autrefois: nous sommes à aujourd'hui.Eh! bien, c'est un fait, qu\u2019aujourd'hni le pes ble chrétien est trompé, empoisonné, perdu par les journaux impies.Fs vain vous bâtiriez des églises, vous précheriez des missions, vous fonde riez des écoles, toutes vos bonnes œuvres, fous vos efforts seraient dé fruits si vous ne saviez pas manier même temps l'arme défensive ct off sive de la presse catholique loyale,si cère.» Ces paroles claires et autorisées® passent de commentaires. 22 Avril 1900 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 Les récentes controverses entre les catholiques allemands A propos de l'orientation politique du Centre allemand, une controverse s\u2019est élevée au courant de laquelle nos lecteurs ont ététenus.Ils liront cependant avec intérêt cet excellent résumé.Le 13 avril 1909, plusieurs personnalités catholiques se réunissaient à Cologne, autour des députés Bitteret Reeren, pour étudier l'orientation qui, dans les circonstances actuelles, conviendraient au Centre allemand.Ce fut la conférence, bientôt célèbre, de l'«Osterdienstag» ou du «mardi de Pâques».On s\u2019y inquiéta d\u2019une tendance représentée par plusieurs publicistes, notamment par le docteur Bachem, et qui consistait à retirer de plus en plus au Centre l'aspect d'un parti de défense religieuse, dévoué avant Lout aux intérêts de lu population catholique, pour en faire principalement un parti national, populaire et social, contribuant pour une part à la direction politique de l'empire et barrant la route au collectivisme.La conférence du mardi de Pâques jugea, au contraire, que lu force, la popularité, la cohésion du Centre tenaient essentiellement à son passé de défense religieuse, à son caractère de parti, non pas tout entier catholique, mais dévoué au catholicisme On ne devait donc pas, sous prétexte que les lultes religieuses ont aujourd'hui perdu de leur acuité en Allemagne, tendre à restreindre, à dissunuler ce caractère traditionnel du Centre.On devait, franchement, udopter la définition suivante: « Le Centre est un parti politique qui s'est donné pour tâche de représenter les intérits du peuple tout entier dans tous les domaines de la vie publique, «en harmonie avec les principes de la fui catholique ».À vrai dire, les chefs politiques du Centre n'avaient jamais contesté, ni en théorie nien pratique.que leur parti dût agir «en harmonie avec les principes de la foi catholique».Beaucoup estimèrent donc inopportune el superflue la déclaration des «Osterdiens-tagsleute », les a gens du mardi de Pâques», ils crurent même v reconnaître une indication dans le sens de la «confessionnalité» pure et simple du parti c\u2019est-h-dire une suggestion impolitique et un danger pour union.Plusieurs Évêques jugérent bientôt ainsi et travaillèrent à éteindre la controverse.Néanmoins, durant les premiers mois qui suivirent la conférence du mardi de Pâques, la campagne de MM.Bitter et Rœren trouva réellement faveur en certains milieux catholiques, Si elle fut ardemment combattue par la Gazette populaire de Cologne elle fut discrètement appuyée par la Germania, de Berlin.L'opinion de l'Allemagne catholique parut osciller entre la tendance dite de Cologne et la tendance dite de Berlin, cette dernière favorable et l'autre contraire aux «Osterdienstagsleute».Au mois de juin 1909, le Centre contractait alliance avec les conservateurs pour faire échec à M.de Bulow et pour former, contre les libéraux, le bloc noir et bleu, Ce pacte obligen les députés catholiques à rejeter l'impôt sur l'héritage et à voter pour 350 millions de taxes nouvelles sur les consommations, conformément aux exigences des groupes de la droite 11 y eut des régions catholiques de l'Allemagne où l'attitude du Centre dans le conflit budgétaire parut nuisible aux intérêts de la po- pulntion.D'où quelque mécontentement contre une orientation politique que l\u2019on accusa d'être contraire à l\u2019indépendance traditionnelle du Centre et de viser, pour des motils très profanes, à la conquête et aux jouissances du pouvoir, Semblable disposition, partout où elle s\u2019affirmait, ne pouvait que favoriser la propagan- - at ee de de MM, Bitter ct Reeren.Le 9 août 1909, une réunion publique de catholiques allemands, tenue à Coblentz, approuva (par la grande majorité de ses membres) les conclusions de la conférence du mardi de Pâques.On se défendit, au reste, de vouloir faire du Centre «un parti systématiquement = confessionnel», mais on acclama la formule de Windthorst: «Le Centre est la représentation parlementaire des catholiques en Allemagne.» On blâma, en outre, lu «Gazette populaire de Cologne» de paraître oublier la place que méritent les revendications seligieuses et catholiques dans le programme du parti.Peu à peu, grâce à l'influence des évêques, l'agitation s'atténua et la controverse finit par être circonscrite aux seuls milieux intellectuels et dirigeants.Elle ne fut pas toujours sans amertume.Pendant les années 1909 et 1910 articles et brochures s'entremélèrent.M.le docteur Kaufmann et surtout M, le vicaire Schopen, d\u2019Oberhausen, dénoncèrent avec fougue les périls que, d\u2019après eux, la tendance de Cologne faisait courir au catholicisme allemand.D'autre part, MM.le docteur Bachem, le docteur Fassbender et le docter Martin Spahn combattirent Aprement le cléricalisme et l\u2019ultramontanisme des représentants de la tendance de Berlin.Dans cette polémique, des pages très regrettables furent écrites.Le mieux sera de ne pas nous y attarder.Enfin, le 24 octobre 1910, était signé le traité de paix.Devant le Comité directeur du parti, le député Reæren déclarait que le Centre est, « par principe, un parti politique non-confessionnel » et renonçait à toute autre formule.La controverse était proclamée close.Malgré les fâcheux inconvénients, cette controverse n'aura pas été inutile, car elle aura mieux précisé, défini les situations- le Centre est « un parti politique non-confessionnel », c'est-à-dire un parti qui reçoit des adhérents étrangers au catholicisme, pourvu que ceux-ci admettent catégoriquement eux-mêmes le programme politique du parti.Mais, d'autre part, la liberté religieuse, la défense de l'Eglise catholique, dont le droit légal fut violé naguère par le « Kulturkampf », constitue le premier article de ce programme; c\u2019est la défense religieuse qui, avec les réformes populaires, donne au Centre sa meilleure raison d\u2019être.Les discussions provoquées par la conférence du mardide Pâques auront mis, du moins, cette vérité en relief.La défense religieuse n'est pas oubliée, d'ailleurs, dans la politique du «bloc noir et bleu».Ce qui cimente\u2019 plus que tout le reste, l'alliance du Centre et dela Droite depuis le départ de M.de Bulow, c\u2019est une commune résistance aux partis anticléricaux, non moins qu'aux partis révolutionnaires; c'est un commun attachement aux écoles professionnelles; c'est une même volonté de garantir à la religion sa place dans l'éducation populaire.Le Centre tient, pareillement, à ne laisser planer aucune équivoque sur les principes politiques de ses adhérents, L'un des contradicteurs extré- mes de MM.Bitter et Rœren, le docteur Martin Spahn, professeur à l'Université de Strasbourg, ayant été récemment élu député au Reichstag, n\u2019a pu être admis dans le groupe du Centre dont son propre père est le «leader», qu'après avoir marqué publiquement ses regrets au sujet de certaines démarches et de certaines publications où il avait fait preuve d'un condamnable libéralisme.L'unité du Centre est donc sauvegardée contre toute tentative de schisme ou de désunion, et cette unité politique est maintenue sans que, parmi les catholiques allemands, rien n'ait été sacrifié de la franchise des attitudes ni dela clarté des prin cipes.Après avoir résumé la controverse relative à la confessionnalité des as- LA sociations ouvrières, M.l'abbé de la Brière raconte ainsi le dénouement : Le bruit avait circulé, en 1910, d\u2019une condamnation imminente'des syndicats interconfessionnels par le Souverain Pontife, Dans tout l'ouest de l\u2019Allemagne, où l'on constatait le brillant essor des syndicats chrétiens, leur influence considérable, leur énergique résistance au collectivisme, pareille perspective causa une véritable angoisse parmi les catholiques.Mais l'inquiétude se dissipa, lorsque le cardinal Fischer, archevêque de Cologne, put écrire, en revenant de Rome, au mois de décembre dernier, la lettre pastorale dont nous allons citer un paragraphe: «Je le répète: ne vous laissez ni égarer ni troubler.L'idée n\u2019est même pas venue au Saint-Père de condamner d\u2019une façon quelconque nos organisations.Au contraire, il fait leur éloge et les bénit.Nous pouvons, devons et voulons les conserver el les développer de plus en plus.Si quelque imperfection s'y est attachée, nous l\u2019écarterons ; nous nous efforcerons de les rendre de plus en plus parfaites dans l'intérêt de la sainte cause que nous servons et pour le bien de notre peuple.Ceci n'est pas seulement le sentiment de votre archevêque , c'est le sentiment du Saint-Siège.J'ajoute encore expressément que le Pape a déclaré d\u2019une manière décisive que, dans la question des syndicats, il prend la même position que précédemment, c'est-à- dire qu'il reste également neutre vis- à-vis ces deux directions qui existent cet égard, en Allemagne.Ceci est destiné à tranquilliser nos ouvriers catholiques qui ont adhéré aux syndicats chrétiens, ou qui ont l\u2019ine tention d'y adhérer.» En effet, dans la Lettre.parue quelques semaines plus tard, où il il féliciterait l\u2019épiscopat allemand des décisions prises à la dernière conférence de Fulda, le Souverain Pontife montrait une égale faveur aux «deux espèces de syndicats ou- vriersn d'Allemagne, exprimant l\u2019espoir que l\u2019une et l'autre association «travailleraient, chacune dans sa région, pour le vrai bien des maîtres et des ouvriers, dans l'intérêt de la vie religieuse et civile.» eChacune dans sa région»; les syndicats interconfessionnels resteront dans l'Ouest; les syndicats confessionnels, à Trèves et dans l\u2019Est.La direction de Cologne et la direction de Berlin ne devront plus créer en un même centre deux Syndicats concurrents, comme il est arrivé quelquefois.Le Pape recommande, en outre, d'agir «pour le vrai bien des maîtres et des ouvriers».C'est là exclure ces griefs peu mesurés contre la classe patronale, qu\u2019ont fait entendre naguère certains syndicats chrétiens.De fait, le «Journal central de syndicats chrétiens» vient de publier une déclaration très nette, au sujet des droits du patron et des services qu\u2019ont rendus les grands industriels et commerçants à l\u2019économie allemande.Enfin, tout doit être ordonné à l'intérêt de la vie «religieuse ct civi- len.Conformément aux instructions du Pape et des évêques, les ouvriers catholiques appartenant aux syndicats chrétiens devront toujours appartenir également aux associations religieuses, aux congrégations de travailleurs, aux confréries de piété.qui se juxtaposent à chaque syndicat.De la sorte, le pain de \"Ame ne sera pas moins assuré que celui du corps.La parole du cardinal Fisher, au sujet des syndicats interconfession- nels, se trouve donc réalirée dans les conditions les meilleures: « Si quelque imperfection s\u2019y est attachée, nous l'écarterons».Mais l'institution elle- même est conservée intacte.Un même organisme économique et social, réunissant ouvriers catholiques et ouvriers protestants, sous l'égide commune de l'idée chrétienne et pour la défense des intérêts professionnels, prraît correspondre aux exigences UNROIR des provinces occidentales de l\u2019Allee magne: pays mélangé de protestants et de catholiques, avec manifeste prépondérance de l'élément catholie que.Les conditions n'y sont pas les mêmes que dans les provinces orientales de l'Allemagne, non plus que dans les deux provinces catholique ou dans les neuf provinces protestantes du royaume de Hollande.À vrai dire, sous la diversité des méthodes et des formules, les directions pontificales s\u2019inspirent partout du même esprit: faire pénétrer l'influence chrétienne dans les œuvres charitables et les œuvres sociales, «aussi profondément que le permettent les circonstances de chaque milieu», pour assurer la féconde et maternelle influence de l\u2019Eglise catholique sur la vie des peuples.(Études).re La plus utile et la plus honorable occupation d'une mère de famille, c'est la science du mesnage.C'est sa maîtresse qualité, et qu'on doit chercher, avant toute autre, comme le seul douaire qui sert à sauver ou à ruyner nos maisons.Je vois avec despit, en plusieurs mesnages, monsieur revenir maussade et tout mar- miteux du tracas des affaires, environ midy, que madame est encore après se coeffer et attifer en son cabinet.C\u2019est à faire aux roynes, encore ne scais-jel.MONTAIGNE.(Essais, L.IT].Ch.IX.) ess IFIQUE \"CANADIEN Service de Toronto Le Traia &e 110.46 p.n, es Le Train de Nuit Favori EEE 21 EXCURSIONS DE COLONS Manitoba, Saskatchewan et Alberta ; Les 2, 16 et 30 mai, et à chaque deuxième mardi jusqu'au 19 septembre inclusivement.Billets bons pour retour durant 60 jours.BUREAU DES BILLETS EN VILLE, 218 tue St-Jacques entre les rues St-Pierre ot MeGill, Tel main 8732, 3738, on Place Viger et Gare Windsor.RAILWAY SYSTEM CRAND TRUN 7: Heures Montréal 4 Toronto Vole duuble sur tout le parcours, in plus belle vole errée et équipenient, Falls d'acier pesant 100 Iba la verge.lu mellleur service de wagon- Sate t sur le con: tinent, employés courtois et prévenants.L'««laternationa! 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dsghur Drolet, 3 Seneeur, Quite.\u2014 0.\u2014 ©.« Bd.Coutars, Lévis, \u2014.- Soublive | Taporte, Martin & Cie, Lée, M Marque : \u201c SANCTUAIRE + LE tar Frole ividves.om \u2018 Limite rus Sassen, Ostewe : Varueu >.8 Cte 7 4 la réciprocite au congrès de Etats-Unis \u2014 On avait prêté l'intention, au président des Etats-Unis, de proroger le congrès aussitôt après le vote du trait* de réciprocité avec le Canadu.Des polémiques mêmes s'étaient engagées au sujet du pouvoir constitutionnel en ce qui concerne la prorogation des chambres.En tout cas, jamais aucun président des Etats-Unis n'a usé d'une telle prérogative.Le sénat et la chambre des représentants ont toujours été d'accord pour fixer la clôture des travaux législatifs de chaque session; leur entente fut toujours aisée sur le terrain du repos et des vacances, comme on le pense bien\u2019 » Le président Taft a tenu, toutefois, à mettre fin à ces rumeurs de prorogation.Il a écrit au représentant MacCall une lettre destinée à faire justice de cette trop ingénieuse conception, qu'on lui a prétée, d'évoquer une prérogative assoupie que contiendrait la constitution, pour en user, en cette occurrence,à l'égard de la majorité démocratique du congrès.Tout porte donc à croire qu'en dépit des changements que la session extraordinaire a occasionnés aux membres du congrès, celui-ci poursuivra sa tâche librement et prolongera sa session aussi longtemps qu\u2019et- le apparaîtra nécessaire pour l\u2019exécution du programme législatif à l\u2019ordre du jour.Et ce n'est point assurément, le président Taft qui cherchera à mettre des bâtons dans les roues, alors que les membres de la législature se livreront à l'examen et à la discution des projets et réformes à l'étude, sous - l'inspiration de la conscience de leur mandat et de leur dévouement aux intérêts du pays.Que lu session soit courteou qu'elle brave la saison estivale, on ne saurait donc en avoir cure.Ce qui doit préoccuper les esprits, c\u2019est la besogne législative.Or, l'on sait, maintenant, que, par 128 voix contre 29, les démocrates de la chambre des représentants ont décidé, en une réunion tenue mardi, et après de laborieux débats, de commencer par la discussion du traité de féciprocité avec le Canada avant de dérouler les paperasses des tarifs.De plus les représentants démocrates ont repoussé la proposition d'annexer au projet de traité de -réciprocité une liste des produits et articles nécessaires aux fermiers et dont la réduction des droits serait diminuée.Assurément, cette clause serait nc- cueillie avec une certaine satisfaction par la population agricole avoisinant les frontières en Canada.Mais elle aurait pour effet de rouvrir les négo- ciutions entre les deux gouvernements et de retarder l'adoption du traité ce à quoi probablement ceux-ci n'acquiesceront pas.Cet abaissement des droits pourra se produire ultérieurement, dans la revision des tarifs et rien ne sera plus facile que de diminuer les produits et articles qui intéressent particulièrement les populations agricoles du nord des Etats-Unis, articles dont une liste a été minutieusement dressée déjà par des membres du comité du congrès.Cet ordre des travaux législatifs convient (galement au «speaker», M.Clark;en sorte qu'on peut le considérer comme ne devant pas rencontrer, au sein du congrès, une sérieuse opposition.Cette priorité octroyée au traité avec le Canada répond aux désirs du président des Etats-Unis qui sera, peut-être, sollicité de réclamer du gouvertigment du Dominion quelques autres concessions par une clause du congrès.On le voit, les Etats-Unis tiennent au traité de réciprocité.Il fait leur affaire.Pera-t-il le nôtre nous en doutons font.\u2018 @A ET LA Le Vatican ot lee intérêts Catholiques on Espagne La Correspondance de Rome publie une note re'ative aux mesures les plusopportunes pourla défense des intérêts catholiques en Espagne.Ces indications répondent exactement aux vues des plus hautes personnalités du Vatican, qui Jes considèrent comme les seules propres à donner nn résultat pratique.Cet exposé de ligne de conduite peut être ainsi résumé : « 1] faut renoncer à chercher l\u2019union catholique sur la base de principes et de formules politiques aJop- tés jusqu'à présent comme indications positives ou exclusives de certains partis.Ces formules, en raison de la profonde divergence des programmes politiques, doivent tatale- ment éloigner des personnalités sa- tholiques, qui sont disposées à prendre part à la défense religicuse et ne veulent pas renoncer, ou simp'e- ment paraître renonce; à leur pasti.Or, une union ne peut être efficace si elle se prive du concours des représentants de certains pastis, qui comptent des catholiques dans leurs rangs.La seule manière d'atteindre le but est donc de former pure: ment et simplement en ce moment une union ayant pour strict objectif la défensedes corporations religieuses, dont l'attaque marque, comme en France, la première étape de la lutte contre l'Eglise, et d'écarter tout autre compromis doctrinal ou pratique.S i,plus tard, l'instruction religieuse, ou base chrétienne de la famille, est menacée.les catholiques devront former une ligue pour défendre ces principes.» En suivant cette méthode, basée sur l'expérience, les innombrables Espagnols restés fidèles ala foi et aux traditions de leurs ancêtres feront acte de bons catholiques et de vrais patriotes, car ils assureront non seulement le triomphe de leurs idées chrétiennes, mais aussi la vrai et traditionnelle grandeur de leur patrie.Cot attentat contre is Pape Devanti, l'auteur de la tentâtive de meurtre, commise, il y a quelques jours, à Rome, à la basilique Saint- Pierre, à été interrogé sur les mobiles de son crime.On lui a demandé s\u2019il était socialiste ou anarchiste; il a déclaré assez dédaigneusement qu\u2019il ne s\u2019occupait pas de politique.qu\u2019il était tout simplement et avant tout anticlérical.\u2014-Son projet était de tuer le Pape, chef de l'Eglise, et, faute de pouvoir exécuter ce dessein, il s\u2019est borné pour manifester son anticléricalisme à tirer sur lepremiier prêtre venu.Le seul regret qu'il éprouve, c'est de n'avoir pu faire mieux.Cet attentat a produit, à Rome, une émotion facile à comprendre.La presse maçonnique et gouvernementale, pour atténuer cette fû- cheuse impression, se produisant au milieu des festivités officielles, essaie de faire croire qu\u2019il ne s'agit que de l'acte d\u2019un fou.Cette explication ne tient pas devant l'évidence des faits et devant l\u2019évidence des faits et devant le langage du meurtrier lui-même.Cet homme est peut-être «monomane », mais sa manie ne va pas jusqu'à lui enlever la conscience de ses actes.Sa mentalité ressemble à celle de beaucoup de libres-penseurs, non- seulement italiens, mais français ou autres.\u2014lëlle reflète, d\u2019ailleurs, très fidèlement les idées propagées par la presse impie dent Devanti faisait, de son aveu, sa lecture habituelle.Aveux et causes de criminalité - Le Journal (socialiste) de Charleroi écrit: «Il faut remarquer une chose, c\u2019est que l'instruction pure et simple n'a rien à voir avec la moraie:la con- naissance de la mappemonde ou du - LA OROIX Be livre de géométrie n'empêche cn rien un crime de la jalousie! Au contraire, facilitera, par le développement de l'intelligence, la réalisation d'un crime.«Ce qui n'existe pas assez, c'est l'éducation, l'instruction morale, à côté et même au-dessus de l'instruction scientifique.Cette instruction morale devrait être donnée à tous les legrés de l\u2019enseignement ct voilà où le bât blesse.» Ce sont des aveux que nous tenons à souligner.[ls pourront servir à l'occasion.«Nous voudrions connaître, dit le Rappel, de Paris, les bases sur lesquelles le Journal peut bien échafauder sa morale.Sa Constatation de «l\u2019immoralité qui se généralise dans les classes inférieures» n\u2019en est pas moins tristement symptômatique! Et le Rappel ajoute: «Cependant, le Journal n'a jamais passé pour un puritain.Ses goûts sont plutôt dépravés: il recherche goultnmient les scandales, et se roule cyniquement dans la fange pornographique.Dieu sait les ravages qu'il a produits chez ceux qui en font leur pâture.«Qu'il ne déplace ni les rôles ni les responsabilités; il exerce l'influence la plus malfaisante et la plus cor- cuptrice sur la caisse ouvrière.» Le serment antimoderniste et le gouverne mont prussion La Chambre des seigneurs de Prusse a discuté la question du serment antimoderniste.Le cardinal Kopp a exposé que l'on s'est exagéré l'importance du serment antimoderniste, et quand au fond et quant à la forme.Ceserment rentre en entier dans le domaine purement ecclésistique et ne porte atteinte ni à la fidélité envers l'Etat, ni à l'œuvre des universités.Le Pane n\u2019anullement songé à introduire une chose nouvelle.L'orateur estime que la dispense du serment,accordée aux professeurs d'Université à fait disparaître toutes sources de conflit avec l'Etat.En ce qui concerne les Facultés catholiques, le Pape a déclaré au cardinal Kopp ne songer nullement à les supprimer.Les citoyens catholiques considè rent \u2018ue les récentes mesures du Saint-Siège n'ont modifié en rien leur situation à l'égard du gouvernement de l'Etat etde leurs concitoyens non catholiques.Ils continueront comme par le passé à rivaliser de zèle pour la grande cause de la nation ; mais l'épiscopat s'efforcera comme jusqu\u2019à présent, de mettre et de maintenir en harmonie avec les intérêts et les lois civils l\u2019observation des prescriptions de l'Eglise.Le ministre de l'instruction publique a fait la déclaration suivante: «Depuis le discours prononcé à la Chambre des députés par le Premier Ministre de Prusse, il ne s\u2019est rien produit qui pût amener le gouvernement à abandonner le point de vue auquel il s'était placé.La situation des Facultés catholiques a été rendue, il est vrai, sensiblement plus difficile par le serment antimoder- niste, mais, à l'avis du gouvernement, elles rendent maintenant encore des services.« Legouvernement n\u2019a aucun motif de douter de la bonne volonté des évêques, mais le ministre laisse en suspens la question de savoir s'il sera possible d'éviter tous conflits entre les autorités civiles et les autorités religieuses, et si la mise à exécution des derniers décrets n'entraînera pas des difficultés susceptibles d'avoir degraves conséquences ».LE NOMMÉ PIGEON Y a-t-il quelqu'un de plus ignare et de plus épais que le nommé Pigeon du Bulletin?\u2014Je n'en connais pas.\u2014Ses épithètes favorites sont.\u2014Un vrai langage de charretier, alors.\u2014 Pardon; les charretiers, en général, parlent mieux que lui.to \u201c- UNE DATE MEMORABLE Le vendredi, 12 avril 1861, i quatre heures vingt minutes du matin, le premier coup de canon de la guerre civile entre les Etats du nord et cenx du sud était tiré à Fort Sumter, dans le port de Charleston.De longues négociations avaient eu lieu d\u2019abord entre le major Robert Anderson commandant à Fort Sumter.et le général Gustave T.Beauregard, chef des troupes confédérées en formation.La nouvelle de ouverture des hostilités ne fut pas connue à New- York avant une heure avancée .de la nuit et elle ne fut annoncée au public que par les journaux du 13 au matin.Le samedi, on apprit la reddition de Fort Sumter par le major Anderson\u2014\u2014\u2014 (2 \u2014\u2014 PROGRÈS DE LA FOI EN CHINE ET EN MONGOLIE Sous ce titre, nous lisons dans la dernière livraison de la Revue des Missionnaires de Scheut : La publication de l\u2019«Annuairc » par les RR.PP.Jésuites de Zikawci (Shanghai) est toujours une bonne fortune pour quiconque s'intéresse aux questionsscientifiques, cor mcr- ciales, politiques ou religieuses de l\u2019Empire chinois.Nous devons aux savants et dévoués auteurs de ce travail une re- connaissanie paiticulière parce que, entr'autres renseignements utiles l'Annuaire nous présente le bilan, sommaire mais complet, de toutes les missions de Chine durant le dernier exercice.Cet exposé substantiel est précieux, voire mème nécessaire, à qui veut se rendre un compte exact dés progrès réellement intensifs et remarquables que le catéchisme -ait en Chine.D'après le dernier Annuaire, en 1910, la population chrétienne de la Chine s'élevait à 1.752,000 fidèles, dont, 1,293,634 baptisés, contre 1,210,054 l'année p'érélente: soit un gain de 83,580 néophytes.Remontons maintenant à vingt ans plus haut.Pour ce faire, nous n'a vons qu\u2019à additionner les patiente statistiques que le R.P.Joseph Hoogers, procureur des missions de Scheut, à Shanghai, a bien voulu dresser nour l'année 1539.Nous trouvons qu\u2019à cette époque la Chine ne comptait qu'environ 100,000 fide- les dont 342,664 haptisés.La comparaison de ces données avec le total de 1910 est aisée, non moins qu'éloquente, elle nous révèle qu\u2019au cours des vingt dernières années.et ce, en dépit d'une perséeu- tion terrible qui ruina des missions entières et- fit des milliers de martyrs,\u2014l\u2019apostolat catholique accuse un progres de 1,352,000 fidèles el compte près d\u2019un million(950,970)de néophytes cn plus.Durant le même laps de temps, la jeune mission de Mongolie ne s\u2019est pas moins vigoureusement développée.Les chrétiens et catéchumènes qui en l'année 1889 n'atteignaient pas le chiffre de 20,000, dépassent aujourd'hui les 30,000! 195: \u2014\u2014\u2014 L'UNION ELECTORALE CATHOLIQUE M.le comte V.O.Gentiloni, président de l'union électorale catholique italienne, à reçu de S.Em le cardinal Merry del Val, en même temps que les nouveaux statuts de l\u2019Union, dont nous avons parlé dans la Croix du 15avril, la lettre suivante : Du Vatican, 20 mars 1911.INustrissime Monsieur, Je vous transmets, ci-inclus, le nouveau statut et règlement de l'Union électorale catholique italienne qui devra remplacer celui qui est actuellement en vigueur, à partir du 15 avril prochain.C\u2019est, comme vous le voyez, une nouvelle preuve de la sollicitude apostholique que Sa Sainteté a toujours manifestée, depuis les débuts de son Pontificat, puur l'action catholique en Italie Il me plait de le rappeler.grace à l'impulsion qui lui a été donnée, et à lu docile coopération de tous les hommes de bonne volonté, cette action catholique pourra croitre de plus en plus jusqu'à réaliser pleinement, en un jour qui n\u2019est pas éloi- yné,les hautes fins que poursuivent ceux qui combattent dans le camp catholique.C'est précisément pour favoriser ce développement salutaire des asscci- ations électorales catholiques, fondées dans les divers diocèses, et pour tirer parti des leçons fournies par de récentes expériences que ce nouveau statut et règlement est devenu nécessaire, soit pour établirune coordination plus rationnelle et p'us harmonieuse des petits aux grands centres, des particsau tout: soitaus- si pour répandr: en l\u2019intérieur de chacune des associations un souftle de vie nouvelle, un mouve ment plus rapide versie but qui forme toute leur raison d'etre et d'agir, à savoir la défense des intéréts les plus vitaux du peuple, ses intéréts religieux, moraux et sociaux.L'Auguste Pontife a toute raison de compter que sa parole, comme le bon grain dont parle l'Evangile, tombera dans une terre bonne et fécondée par la grâce et cette correspondance généreuse dont vous lui avez toujours offert tant d'exemples, et qui donne lieu à juste titre d'espérer Je zèle dncile les adhérents de l\u2019U.E.C.I, pour produire les fruits abondants que désirent vivement tous les bons, et \u201cont le besoin se fait sentir de plus en p'us impérieusement.Et pour que celte commune attente reçoive un heureux couronnement, Sa Sainteté vous accorde de tout \u2018œur, ainsi qu\u2019à tous ceux qui vous aident dans le Conseil directif de l'Union et à tous les membres de l\u2019Union la bénédiction apostolique, dont il implore l'abondance sur tous ceux qui, avec la grâce divine, sont décidés à suivre avec promptitude et parsévérance les vuies tracées par les -lirections pontificales.Avec des sentiments de bien sincères estime, j'ai le plaisir de me dire v.s.Le très affectionné serviteur, R.Card.MERRY DEL VAL.Contrairement à ce qui a été annoncé le Non expedit est pleinement 22 Avril 1911 conservé.Les dispositions FCntilica- les en matière électorale :cr1 cc nlis.mées.\u2014 memes 24} [semer J.P.TARDIVEL Le 24 avril courant ily aura six ans que le grand journaliste catholique, J.P.Tardivel est mort.yolenrs de droits \u2014a\u2014>me La Vérité, de Québec, dit avec beaucoup d'à-propos : « On parle beaucoup de vol et de *oleurs par le temps qui court.À propos de vol et de voleurs, il sera peut-être \u2018intéressant de rappeler en quelques mots le crime odieux commis par des politiciens, il y a quelques années, alors qu\u2019ils voit- rent de sang-froid, non pas au coin d'un bois, niais en plein parlement, les droits sacrés des catholiques de l'Ouest canadien.Ce vol, c'est de l\u2019histoire.Nos journaux ministériels l'ont approuvé, ils ont travaillé ferme pour tromper et endormir la conscience publique justement indignée.Ce vol de droits acquis, de droits sucrés avait été commis à la demande pressante, menaçante des orangistes ; et c'est M.Laurier et ses po-g¥ liticiens qui l\u2019ont perpétré.Ce vol commis pour satisfaire le fanatisme de l'orangisme, on l'a excusé en faisant valoir des intérêts de parti.Les journaux ministériels qui ont approuvé le vol des droits scolaires des catholiques, pour satisfaire les bandes orangistes et sauver le parti, devraient au moins avoir la décence de se taire au sujet de Lemieux qui a enlevé quelques papiers à une secte illégale et diabolique, pour l'empêcher de faire du mal à la snciété et à l\u2019Rglise.so: DIAMANTS Des terrains diamantifères ont été reconnus dans le sud de la Colombie Anglaise, non loin de Princetown.C'est une région formée de plateaux, coupés de rivières encaissées.L'une de ces rivières, la Tulameen, traverse le district où la richesse diamantifà- re paraît la plus considérable.On recueille déjà de l'or dans cette partie du Canada, qui est toute voisine de l'Etat américain de Washington.Deux amis de la « Croix » Un abonné de Ham-Nord Un abonné de Taunton Mass.M.Georges Roy, Lévis Un lecteur de la Croix Un ami Un abonné de Holyoke, Mass.M.Ans.Dubé, Trois-Rivières Un curé du Maine Un abonné de Malbaie Un prêtre de Québec Revds Pères Oblats de Matlawa Un ami du Lac St-Jean Un ami de la Croix Un abonné de Mont Laurier recteur.SONSCRIPTIONS POUR AIDER À LA CAMPAGNE DE LA \u201cCROIX\u201d CONTRE LA FRANC-MACONNERIE TROISIEME LISTE Un ami de St-Paul de Montmagny Rév.P.E.Myre, ptre, mis., Marcelin, Saste.Un abonné de Saint-Guillaume d\u2019Upton M.l'abbé Elz.Bergeron, Albanel M.l'abbé IL.DD.Grenier, curé, Worcester, Mass.M.l'abbé P.M.Denoncourt, curé, Caribou, Me.Rév.Albert Forget, cure, Bouchett M.l\u2019abbé O.Larouche, curé, St-Fidèle, Charlevoix Un soldat de l'Eglise, Beauharnois, M.11.15.J.Vacher, Kelowna, C.A.Note \u2014 Les souscriptions doivent être adressées à la Croix ou à son 8 50.00 5.00 7.00 3.00 2.75 2.00 5.00 1.00 2.75 15.00 10.00 5.00 5.00 1.00 1,00 5.50 2.00 560 1.00 3.00 1.00 2.1 1.00 2.25 # "]
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