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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 26 août 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1911-08-26, Collections de BAnQ.

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[" La \u201c\u201cCroix** 309 RUE SAINT-PAUL Boite de Poste 388 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire sell Main 6974, vétéphone : Un odieux attentat contre Pie JOURNAL Le Samedi.26 Août 1911.Vel.IX, Ne a7 ox\u2019 GATHOLIQUE 30 RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION.BIC.Ernest Nathan, grand-maitre de la franc-maçonnerie italienne, a convoqué pour le 20 septembre prochain, à Rome, tous les francs-maçons de l'univers, qu\u2019il a affublés, pour la circonstance, du titre de «représentants \u2018les consciences libres, de la rai son éclairée et du progrès civil ».Sa lettre d'invitation dit explicitement que cette convocation est un défi lancé par la maçonnerie universelle au Souverain Pontife jusque adans sa citadelle», au jour «anniversaire de la brèche de la Porta Pia et de la prise de Rome».Devaat une impiété aussi audacieuse, personne n\u2019a le droit de rester indifférent [1 suffit d'être honnête homme pour sentir son cœur bondird'indignation au spectacle de cette meute de loups.*.allant'hurler leur rage avec leur haine jusque sous les fenêtres de la maison du Successeur de saint Pierre.Ce convent met en pleine lumière l'esprit diabolique q'ii anime les loges et jette bien loin dans l\u2019ombre la prétendue philanthropie dont elles se couvrent, surtout en Canada, pour attirer les nigauds.S'il y a encore, en ce pays, des catholiques qui croient aux mensonges des fils de la Veuve.'., nous les invitons à jeter les yeux sur ce qui se passera à Rome, le 20 septembre, et ils seront bien forcés, à moins qu\u2019ils ne soient uveugles, de se mettre résolument dans nos rangs à la défense de l'Eglise du Christ contre l\u2019église de Satan.JOSEPH BEGIN.l\u2019oeuvre néfaste de M.Laurier Un grand admirateur de Sir Wilfrid Laurier me disait il n\u2019y a pas bien longtemps : «Nest-ce pas, Monsieur, qu\u2019on ne pourra jamais reconnaître tout le bien que cet homme nous a fait ?\u2014Ab!Monsieur,lui ai-je répondu.je suis à cent licues de votre opinion ; non seulement je n\u2019ai aucune admiration pour M.Laurier, mais je me demande, parfois, s\u2019il est possible de mesurer tout le mal qu\u2019il a fait à la race canadienne-française ?Il en a été le mauvais génic.Nous parviendrons peut-être à réparer une partie du mal qu'il nous a causé, mais nous ne le réparerons jamais complètement.Son passage au gouvernement est pour nous un désastre.Vous êtes étonné de m\u2019entendre parler de la sorte ?Laurier vous a fait du bien, il a été pour vous un bienfaiteurs mais vous, Monsieur, vous n'êtes pas toul le pays, et ce n'est pas au point de vue des faveurs dont il vous a comblé qu\u2019on doit le juger.Pour le juger selon ses mérites, il faut élargir l'horizon ct examiner ce qu'il a fait, non à quelques particuliers, mais à la nation cana- nadienne tout entière.D'abord, en 1896-97, il a sacrifié les droits de la minorité catholique du Manitoba en acceptant comme règlement définitif l\u2019arrangement biclé entre lui et Greenwayarrangement par lequel les droits que lescatholiques avaient à des écoles séparées ont été complètement méconnus.On a beau dire que la question est réglée, elle ne l\u2019est pas, et elle ne le sera que lorsque justice complète aura élé rendue aux catholiques.La question est réglée comme celle de Sheldon avee ses victimes, comme celle d'un Lanqueroutier qui paie 20 cents dans la piastre.Si elle était réglée avec justice, Léon XIII n'au- mit pas dit dans son document A/- fari vos : continuez à demander jusqu'à ce que justice soit rendue.Monseigneur Langevin bâtit pare tout dans son diocèse des écoles catholiques, autant que ses moyens le lui permettent, afin de remédier au malheur des pauvres petits ens fants exposés à perdre la foi en fréquentant les écoles neutres.Perait-il tant de sacrifices si en Téalité les écoles de l'Etat étaient des écoles catholiques ?Par son arrangement de 1896-97, Laurier qui avait promis de rendre Justice complète aux catholiques a manqué à sa parole et livré l\u2019âÂme de petits enfants au souffle empoisonné des écoles neutres qui mènent à la perte de la foi.Qu'on cesse de répéter que la question des écoles est réglée.Non, elle ne l\u2019est pas.La politique s\u2019en est débarrassée, voilà tout] Après la question des écoles vient celle de la part que le Canada a prise dans la- guerre des Beers.Cette guerre était une geurre injuste et en aidant l'Angleterre à faire perdre l'autonomie à ce petit peuple, nous avons participé à un crime de l'ès- humanité, qui tôt ou tard attirera sur la nation canadienne un châtiment qui, pour être différé, n'en reste pas moins suspendu sur notre tête.Nous pourrions citer plusieurs exemples de ce genre tirés de l\u2019Ecriture Sainte.Au livre des Rois, nous voyons que, sous le règne de Davidle peuple d'Israël fut affligé d'une grande famine, parce que Saûl avait fait une guerre injuste à un petit peuple.Vient en troisième lieu le sacrifice de nos droits religieux et nationaux dans l'établissement des deux nouvelles provinces du Nord-Ouest.Pour prouver à quel point ils ont été sacrifiés.nous citons un fait tout récent rapporté par le Progrès, de Morinville, pourtant sympathique à M.Laurier: «La semaine dérnière \u2014 à Morinville, Alberta \u2014 notre dévoué pasteur commençait le catéchisme pour la première communion des enfants de la paroisse; et, aussitôt, l'inspecteur des écoles vint l'avertir qu\u2019enseigner Dieu à la jeunesse était contraire aux lois de la province et le catéchisme cessa.« Voila où nous en sommes ct c'est avec peine que nous constatons pareil état de chose.« Nous aimerions savoir de quel droit un gouvernement vient dans une paroisse catholique défendre à un prêtre d'enseigner la religion dans une église, propriété des parents, lesquels veulent l'instruction religieuse de leur famille.« On dira : c'est la loi.Bien, voilà où est le mal, et c\u2019est cette loi que nous devons travailler à faire amender ct pour le changement de laquelle nous lançons le cri d'alarme.« C'est assez dormir et devant de semblables incidents, il est de notre devoir de journaliste de réveiller l'opinion publique et d'organiser une poussée, calme mais ferme, pour avoir justice des autorités.» Ce fait met à nu la scélératesse de la loi scolaire de 1905 imposée par M.Laurier et ses partisans à I'Alberta et à la Saskatchewan.Impossible de le révoquer en doute, puisque c\u2019est un journal ministériel qui nous le raconte.- Devant cette monstruosité, le Progrès, de Morinville, n\u2019a pu s'empêcher de protester hautement, mais la Canada et la Vigie prendront bien garde de dire un mot, espérant que leur silence l\u2019empêchera de parvenir jusqu'aux oreilles de l'électorat.Mais à Dieu merci, il y a encore des voix vraimentindépendantesetassez fortes pour se faire entendre d'un bout à l'autre du pays,et le jour viendra où pas un parti ne pourra gouverner à Ottawa s'il ne répare auparavant les injustices dont souffrent nos coreligionnaires de l'Ouest.Le passif de M.Laurier ne s\u2019arrête pas là.\u2026 La marine n'est pas une question religieuse, mais elle est une question nationale dela plus haute importance et qui indirectement touche à la religion.L'impérialisme aura un très mauvais effet non seulement sur notre vie nationale mais sur notre vie religieuse.Englobés dans le grand fon! anglais, nous scrons Ala longue tout pénétrés de son esprit essentiellement protestant ct matéricl; nous: irons nous noyer dans cetté immense agglomération et y perdre nos qualités naturelles et notre sens reli- gicux, tout comme les rivières perdent la douceur de leurs caux en entrant dans la mer.M.Laurier, lui, voit tout cela d\u2019un œil fort indifférent, parce qu\u2019il manque d'esprit chrétien; il a ce qu'on appelle en anglais: a «broad christianity».Ses admirateurs sontdes chrétiens larges:\\es chrétiens intègres le prennent en pitié.PIERRE BAYARD + Ot M.Laurier, les castors ot les nationalistes M.Laurier ne peut plus faire un discours sans parler des castors ct des nationalistes, deux groupes de Canadiens français qu'il abhorre souverainement.Par nationalistes, il entend les gens du Devoiret par castors ceux de la Vérité, de la Croix etde l'Action Sociale.Les castors seraient donc à ses yeux tous les catholiques militants.C\u2019est une classe de citoyens fort respectable.M.Laurier voudrait bien au fond de son cœur la voir supporter les ministériels dans cette lutte électorale.11 en serait très heureux.\u2019 Les castors deviendraient à ses yeux des patriotes de haute volée.Mais, nenni! ils sont trop intelligents pout, se laisser prendre aux paroles mielleuses du Premier Ministre.De là la colère de M.Laurier.Elle n'est pas terriblé;elle ne nous effraie pas ; elle ne nous fait aucun mal.Si M.Laurier y trouve son compte qu'il continue à nous vilipender.Néanmoins, qu\u2019il prenne garde : le castor à la mémoire fidèle ; ilse rappelle encore que le député de Qué- bec-Est a failli h sa promesse relative aux écoles du Manitoba, et, au besoin, il saura continuer à le rappeler à l'électorat.Le JOSEPH BEGIN.Un vote contre Laurier sera-t-il un vote pour Borden ?Les ministériels, afin de tromper l'électorat, disent, sur les hustings et dans leurs journaux, qu'un vote don né le 21 septembre prochain contre M.Laurier sera nécessairement un vote d'acquis à M.Borden.C\u2019est une grande erreur, pour ne pas dire un mensonge, que nos amis feraient bien de dissiper dans l'esprit des Canadiens français, car ceux-ci, acculés à cette impasse, appuieront les candidats ministériels, si personne ne les éclaire ct ne Jeur fait comprendre que voter pour un candidat oppositionniste qui réprouve les lois scolaires du Manitoba et des nouvelles provinces, la loi de la marine et de la réciprocité, ce n'est pas du tout voter pour M.Borden.M.Monk est devenu à Ottawa le chef d'un groupe politique nouveau qui entend bien, si nous en croyons ses déclarations et surtout ses derniers gestes, marcher sous de nouvelles brisées, en dehors des cadres des anciens partis.En plusieurs circonstances, il a cu le courage de combattre M.Borden ainsi que M.Laurier.Nos comnpatrio- tes auraient mauvaise grâce de sup- poter'qu\u2019une fois 12= élections faites ce groupe se fondrait dans le parti tory.Non; nous avons lieu d'espérer mieux de lui.Et puis, nous avons une autre raison grave de demander au Canadien français de le supporter, dans cette lutte électorale.Ce qui a fait notre faiblesse à Ottawa; ce qui a permis à M.Laurier de manquer impunément à la promesse qu'il avait faite, au cours des élections de 1896,de régler à la satisfaction des catholiques la question des écoles du Manitoba; ce qui lui a permis encore de passer outre les droits des catholiques de l\u2019AI- berta ct de la Saskatchewan pour assouvir la haine des loges maçonniques et orangistes contre l\u2019Eglises ce qui lui a permis enfin de voter la loi de la marine pour plaire cette fois aux impérialistes, ce n'est pas tant l\u2019arrogance de nos cunemis que la lâcheté et la veulerie de nos représentants.S'il y avait eu, alors,aux Communes, un groupe de députés canadiens- français assez puissant pour dire à M.Laurier : « Halte-la ! Vous ne passerez pas, ou nous vous renverserons », nous n\u2019aurions pas aujour- d\u2019hui à subir les funestes conséquences de si grandes faiblesses.Voter donc pour les candidats de M.Monk, ce n'est pas voter pour M.Borden, c'est contribuer à former à Ottawa un tiers parti qui pourra nous rendre les meilleurs services dans les circonstances critiques, n'en déplaise à la Végie qui nous crie, de Québec, d'arrêter notre campagne en faveur de cette création.A ce propos, qu'on nous permette d'ajouter quelques considérations d'un autre ordre.Il y a quelque sept ans, Jules Tardivel, défendant cette thèse de la nécessité d'un centre canadien-fran- çais à Ottawa, releva un certain défaut de la cuiras:e politique de M.Bourassa.Celui-ci prétendait que le nationalisme, créé alors par Asselin et dont il était l\u2019expression la plus autorisée, devait être purement canadien et non \u2018pas canadien-fran çais, et cela, afin d\u2019avoir au besoin l'appui des autres races.C'est ainsi que Goldwin Smith, le mange-français et l\u2019anti-catholique déclaré, put devenir un bon nationaliste, avec bien d'autres du même calibre.Tardivel lui fit remarquer que s\u2019il voulait sincèrement travailler à l\u2019avancement de ses compatriotes, il n'en prenait pas le bon moyen.M.Bourassa parut alors suivre le conseil qui lui était donné et nous- même nous avons cru jusqu\u2019aujour- d\u2019hui que le nationalisme de M.Bourassa, en dépit de ses erreurs secondaires, s'était réformé dans le sens indiqué par le regretté fondateur de la Vérité.Mais le Devoir de mardi nous arrive avec un article de première page proclamant que le nationalisme n'est pas canadien-fran çais, mais canadien tout court.C'est le défaut de la cuirasse qui reparaît.Dieu fasse que la lance de l\u2019ennemi ne le voie pas ! JOSEPH BEGIN.A bon entendeur.On nous avertit que des maîtres de poste, par un trop grand zèle politique, suppriment la Croix adressée à nos abonnés, afin d'empêcher que la lumière ne soit faite sur les yestes des ministériels.Nous ne souffrirons pas plus longtemps de tels attentats à la régularité du service postal.Pour les faire cesser, nous traduirons, s\u2019il le faut, ces fonctionnaires publics devant une cour criminelle.LA DIRECTION \u2014;@ Hommages et bénédictions \u201cLe cablôgramme suivant a été adressé à S.S.Pie X par S.G.Mgr Bruchési à l'ouverture de la dernière | retraite des prêtres du diocèse : Montréal, 14 août 1911.Cardinal Merry del Val, Peux cent quarante prêtres en retraite pastorale avec leur archevé- que, prient Dieu de tout leur cœur pour le prompt et parfait rétablissement du Saint-Père à qui ils réità- rent l'hommage de leur plus filial attachement et dont ils implorent la bénédiction.ARCHEVEQUE de Montréal.Monseigneur a reçu cette : Rome, 15 août 1911: Mgr Bruchési, Archevêque de Montréal.Le Saint-Père, touché des hommages de filial attachement et des vœux offerts par Votre Grandeur et nombreux clergé réuni en retraite pastorale, remercie em particulier des prières faites pour lui et envoie de tout cœur à Votre Grandeur et ses prêtres bédédiction apostolique qui les confirme dans les résolutions des saints exercices.= -Card.MERRY DEL VAL.re rm CANADA Poy A lan: 02: 6-mois, 91.00.| == .BN VILLE À (parle patte), °° .[yearn ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) \u2018 1 an, $2.35 ; 6 mols, $1.55 Un numéro, 5 sous Autourde I Emancipation\u2019 Mtre Gonsalve Desaulniers ne sera donc pas candidat.Laval n\u2019a pas voulu de lui.Il n\u2019y a que la loge qui serait disposée à l'élire.Mais elle est en sommeil et les frères.n'auraient pas l'intention de Ia réveiller avant le 21 septembre.Gonzalve restera donc ches lui.Un jour,M.Laurier laissa à entendre qu'il serait fait juge.Mais vint la déconfiture de I'Emancipation.Gonzalve,avec plusieurs autres émancipés d'ailleurs, fut jeté àl'eau pour arracher la barque libérale à la tempête qui commençait à gronder autour d'elle.Et aujourd'hui naturellement, il s\u2019évertue plusà sauver sa peau qu'à courir sur une place de juge.\u2014Godefroy ?\u2014Encore sous sa tente.Il rumine un article de forte résistance contre ses anciens maîtres, ces répus qu\u2019il a montés .au pouvoir et qui aujour- d\u2019hui le renient pour continuer à se repaître ! Pauvre Godefroy ! eo \u2014Et Gustave Francq ?\u2014Les ouvriers lui ont demandé assez clairement de se tenir coi.Trop compromettant, lui aussi.ANDRE CHAUVEAU.l\u2019infisence de la \u201cCroix\u201d La Croix n\u2019a pas le\u2019 tirage des grands journaux quotidiens: mais nous devons dire que, pour former une opitiion publique sérieuse sur les grandes questions du jour, elle a un prestige peu ordinaire.Cela s\u2019explique très bien.Lue par la classe intellectuelle \u2014 membres du clergé, médecins, notaires, avocats, etc.\u2014par elle la Croix exerce sur le peuple une influence d'autant plus grandeet durable que, généralement, les intellectuels sont plus constants dans leurs opinions et plus écoutés quand ils les expriment.\u2014 -2\u2014 \u2014\u2014 S.G.Mgr Bruchési a exposé lui- même aux citoyens de Saint-Jean, dimanche, à la grand'messe les tenants et les aboutissants de l'affaire du collège Sainte-Marie Monnoir.Monseigneur a été très explicite.La fondation du nouveau collège est assurée.Les prêtres du diocèse de Montréal ont déjà souscrit 17,500 piastres (les professeurs du cour classique sont nommiés et ceux du cour commercial seront fournis \"caries par les Frères de l'Instruction Chrétienne.\u2014 L$} pamenmen= Le 20 du courant, à Cobalt.8.G.| Mgr Latulippe a présidé à la bénédiction de la pierre \u2018angulaire du- : premier collège classique et commercial du Nouvel-Ontario.t'édilice actuel de l\u2019Université Lévai - par la cité de Montréal pour y fonder Ea une bibliothèque publique et de cons: truire un autre édifice pour l\u2019Uni- - vorsité sur lo terraie sis \u2018entré lave: awe du Parc et PHotel-Disw.Wry Les groupes non-catho- liques en Angleterre (Suite et fin.) 11.\u2014Les esstes non-éplesepalionnes.Les Presbytériens.[ls remontent à l'assemblée générale de 1560,dans laquelle l'Eglise réformée d'Ecosse reçut son inspiration et sa forme du perturbateur qu\u2019était John Knox, le prêtre apostat.Le temps n'a guère modifié que l'organisation et quelques matières secondaires, sans affecter foncièrement la dogmatiques.Ils se répartissent aujourd\u2019hui en cinq groupes principaux.L'Eglise établie remonte aux origines mêmes de Ia Réforme en Angleterre; elle.se distingue de l'Eglise établie anglicane par son caractère presbytérien, se recommande par son organisation extérieure et son activité paroissiale et sociale.Les Anciens Dissidents (Original Dissenters) représentent les vieux « Covenanters » et offrent ainsi un grand intérêt historique,quoiqu'ils nesoient plus guère qu'une infime minorité, sans pourtant que leur organisation soit moins complète et romplexe.L'Eglise libre unie d\u2019Ecosse revendique l\u2019indépendance vis-à-vis de l\u2019Etat et le droit pour les fidèles d'élire leurs pasteurs : elle est remarquable par son activité littéraire et théologique, ses idées progressistes et même avancées.Les presbytériens libres et l'Eglise libre s'appuient sur le conservatisme des Highlands et représentent le calvinisme plus ou moins rigide dont s\u2019inspira le mouvement presbytérien à ses origines.Au point de vue doctrinal, on peut dire que ces cinq groupes admettent la même doctrine formulée dans la «Westminster Confession» et d'essence nettement calviniste, mais ils I'interpritent strictement ou lar gement.Deux faits à noter: d'une part, un mouvement, dont le caractère ressemble à celui du Tractarianismepour établir la continuité avec l\u2019Eglise d'avant la Réforme, identifier le ministère au sacerdoce catholique, appliquer une doctrine sacramentaire au baptême et à la cène, compléter le cérémonial, revendiquer la succession apostolique, d\u2019une façon presbytérienne cependant et exclusive de l'épiscopat + \u2014 d'autre part, surtout chez les jeunes, le mouvement libéral qui s'attaque à la dogmatique presbytérienne et à la critique biblique, sans cependant aller encore aussi loin que la Nouvelle Théologie.Les non-conformistes Si une nation a le droit de se séparer du groupe des nations chrétiennes qui composent l'Eglise catholique,pourquoi un groupe d'individus n\u2019aurait-il pas le droit de se séparer (au point de vue religieux) des autres groupes d'individus qui composent la nation.Le nom-conformis- me est donc le premier aboutissant logique du principe nationaliste en matière de religion.L'individualisme est le second ; car, si l'on se croit autorisé à briser l'union avec l'Eglise catholique, on aboutit logiquement à ne considérer comme vitale que l'union invisible avec le Christ : on atteint ainsi le fond du protestantisme, l'individualisme | on à perdu l'idée fondamentale du catholicisme ; l\u2019idée d'unc société surnaturelle extérieure et universelle, Et lorsque l'individu à rompu tous les liens qui par un groupe le rattachaient à une tradition et lui fournissaient en même temps une autorité doctrinale, il ne lui reste, en tant que chrétien, que la Bible comme livre, et lui-même comme interprète.\u201cCependant, l'instinct social qui est au fond de l'humanité proteste toujours pratiquement et effectivement contre l\u2019individualisme théorique : et l'on voit se reformer des groupes nombreux, divers, qui essaient par-, fois de 6e réunir en un corps d\u2019une unité non moins imposante que factice.C\u2019est ainsi que récemment les différents groupes non conformistes ont formé la « Fédération de l'Eglise libre » (Free Church Federation.) Avant de passer à l'étude des divers groupes, il faut encore noter quelques caractères qui leur sont communs.Tout d\u2019ahord, l'absence du cérémonial : celui-ci n été réduit ala portion moins que congrue: tout ce qui symbolise la part de Dieu dans la religion a été retranché, et, de ce qui constitue la part de l'homme, le strict nécessaire a été conservé : ni autel, ni table de communion, ni vêtements sacrés, ni cierge, mais une chaire et des chaises, un mou- -vement d'inclination en avant pendant la prière remplace la mise à genoux.Le sermon et la prière sont les seules fonctions ordinaires.La Cène queiques fois l'an, a ordinairement lieu le soir,et le vin est de plus en plus remplacé par des boissons de tempérance ou même de l\u2019eau pure.Un caractère important du Non-conformisme est la célébration des « Revival Services», quelque chose d\u2019analogue aux missions prêchées dans l'Eglise catholique, mais qui atteignent parfois un degré extraordinaire, mais pas toujours salutaire nisurtout durable, de surexcitation religieuse.Sur tous les Non-conformistes \u2014 à l'exception peut-être des Baptistes \u2014 les Congrégationalistes ont priorité d'origine, car ils peuvent revendiquer pour ancêtres ces Indépendants aui, presque au début du règne d\u2019Elisabeth, firent scission d'avec l'Eglise nationale.comme celle-ci l'avait fait d'avec l'Eglise catholique,\u2014 ce qui n\u2019alla pas sans persécution.Leur doctrine est celle qu'on désigne sousle nom de achris- tianisme évangélique».lisadmettent la Trinité.la Paternité de Dieu, la divinité de Jésus-Christ, son œuvre rédemptrice.l\u2019œuvre sanctificatrice du Saint-Esprit.le Paptéme et la Cène.Ts répudient tout sacerdoce le ministre n\u2019est que le délégué de la congrégation Chacune de celles-ci constitue une église indépendante et libre.avec égale indépendance et liberté, au point de vue doctrinal, chez le ministre, qui peut ainsi.si sa nongrégation le suit, prêcher même la Nouvelle Théologie.Les Baptistes sont sans doute des descendants des Anabaptistes qui apparurent sous le règne de Henri VIII.Tis sont unesixaine de millions dans le monde entier, dant undemi- million en Grande-Bretagne.Leur trait caractéristique, indiqué parleur nom même, est leur at titude vis-à-vis du Baptôme dont le caractère.tout important qu'il soit, est cependant pltudt symbolique que réel.I est, en effet.le symbole et une espèce de consécration d'une vraie cenversion.Celle-ci ne saurait exister que chez les adultes qui sont donc capables de recevoir le baptême et celui-ci signifie «immersion», au sens littéral:les néophytes en savent quelque chose.Quelques groupes moins importants méritent d'être signalés.Les Swedenborgiens », fondés au XVIIIe siècle, professent le Christianisme évangélique, mais le compliquent par des révélations de leur fondateur dont les «Arcana cœlestia» remplissent plusieurs volumes.Les «Frères de Plymouth» essayèrent de réagir contre les divisions du protestantisme en établissant un te:- rain commun de conciliation.qui leur resta pour compte leur christianisme évangélique se teinte d\u2019austérité et presque de puritanisme, mais se recommande par la simplicité et la ferveur.Les «Frères Mora - ves» datent d'avant la Réforme: ils professent le christianisme évangélique, sont gouvernés par des éve- Ques et font partout preuve de zèle * apostolique.Les « Unitariens» nient la Trinité et par conséquent l\u2019Incarnation, ct pratiquement l'existence même de l'ordre surnaturel; leur religion envers le Dieu un est cependant profonde, comme aussi leur respect pour le Christ, idéal de perfection humaine.Les Méthediates John Wesley.qui vécut et mourut dans l'Eglise anglicane, n\u2019avait aucune intention sépariste.Son but, comme le nom même l'indique, était plutôt d'organiser des groupements avec une «méthode » de dévotion et de vie capable de réagir contee l\u2019indifférence religieuse.Mais, même avant sa mort, la brèche allait s\u2019élargissant, et la rupture fut bieatôt cmplète.Le Méthodisme s\u2019est subdivisé presque à l'infini.Au point de vue dogmatique, le Méthodisme professe à peu près le Christianisme évangélique Au point de vue pratique, deux traits sont à noter :ce qu'on appelle le «circuit-system», le ministre fait sa tournée parmi uncertain nombre de congrégations, au lieu d'être attaché A une seule; et les «class-meeting », obligatcires pour tous, espdcesd\u2019exercices spirituels hebdomadairesnon sans quelque ressemblance extérieure avec les réunions des fidèles de la primitive Eglise; confession publique (autrefois, du moins, assez fréquente), réprimandes aux scandaleux, même exclusion temporaire.le tout s\u2019achevant par ure prière improvisée et des contiques.Les Quakers ou Amis Gcorges Fox, leur fondateur, vers le milieu du XVIIIe siècle, n'avait pas non plus d'intention sépariste.Peu nombreux aujourd'hui, à peine vingt mille, ils ont cependant exercé et exercent encore une réelle influence sur la pensée protestante.On peut les ranger sous la rubrique Christianisme évangélique avec cette restriction que s'ils ne nient pas l'existence des sacrements, ils ne eur reconnaiseent UCUTE mje ler: ce; la seule chose réelle et impurtan- te, d'après
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