La Croix., 30 mars 1912, samedi 30 mars 1912
[" ~ pulictin dw Parl.Frame.= lave Ville deh.] IN HOC SIGNO VINCES La \u2018\u2018Crotx** 309 RUE SAINT-PAUL Belts do Poste 388 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone: Bell Main GDT4.JOURNAL 300 RUB SAINT-PAUL, vo Le Samedi, C00 Mars\u201d INS.Vol IE, We 08 CAN CATHOLIQUE MONTREAL REVISION, QUESTIONS SOCIALES, SEIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIC POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLOMISATION, BIC.Mor Taché, Riel et Cartier COMMENT LA MACONNERIE, DES 1869, COMPLOTA CONTRE LES ECOLES CATHOLIQUES DE L'OUEST Faite historiques qui nous aident à remonter à la source des troubles sooiaires Tous ceux qui cherchent à expliquer la guerre faite aux écoles catholiques en faisant abstraction de l'influence maçonnique ne comprennent rien à la chose et ne remédieront jamais à rien.La politique, l'ambition et la bêtise humaine ne sont que des moyens aux mains des francs-maçons pour nous faire la guerre.Le siège contre les écoles est fait d'avance dans les loges et c\u2019est de là que partent tous les ordres.Si nous voulons nous défendre, faisons d'abord la guerre à V'hydre maçonnique et toutes les batteries qui nous bombardent resteront muettes.Nous en serons tout étonnés ; et nous dirons : en effet, c'était bien cela et pas autre chose.M.Hacault vient de publier dans la Croix de très sages considérations sur cette question de la campagne maçonnique universelle contreles écoles.Il est triste vraiment de constater combien les hommes, même ceux qui paraissent sages, réfléchissent si peu.Le prophète avait bien raison de s\u2019écrier: Desolatione desolato est terra quia nullus est qui recogitel corde.La terre est dans la désolation parce que personne ne réfléchit M.Hacault dit qu\u2019il croît connaî- trela question des écoles depuis 40 ans.Je puis affirmer ici que je la connais depuis 43 ans, et que la- dessus mes convictions sont restées inébranlables.Je dis donc, comme M.Hacault, comme la Croix, que la question des fcoles c\u2019est la campagne antichrétien- ne universelle menée par la franc- maçonnerie.\u2018Tous ceux qui feront semblant de trouver une cause a Ja guerre faite aux écoles catholiques ailleurs que dans la franc-maçonnerie, sont ou des francs-maçons ou des amis de la franc-maçonnerie, ou de francs imbéciles.Pour moi la question des écoles du Manitoba remonte aux années 1869 et 1870.En germe, elle a été le motif déterminant du soulèvement des Métis en 1869.Dès qu'il fut question en Canada de faire entrer les territoires du Nord-Ouest dans la grande confédé- Tation canadienne, le projet fut immédiatement formé dans les loges Masonniques de conduire ce plan politique de façon à donner aux nouvelles provinces, qui seraient créées dans ces territoires, le système d'éducation qui y fonctionne aujour- d'hui, Il fut donc réglé qu'un gouver- Neur plénipotenciaire, franc-maçon.serait envoyé à la Rivière-Rouge, ac- fompagné de cinq conseillers irres- Ponsables et que, là, sans reconnaître aucun droit acquis à la population catholique, il 6tablirait, crm potestats Magna, la constitution qui régirait le pays.On à peine à concevoir comment tn homme d'Etat comme Cartier ait pu consentir à un pareil arrangement, car il était catholique et aimait sa patrie.Plusieurs représentations très sages sur le danger de son projet lui furent faites par Mgr Taché qui lui disait : \u201cSir George, nous n'avons aucune garantie que nos droits aux écoles séparées et à l'usage du français seront respectés ; je tremble pour la.venir\u201d (textuel).«Ne craigaez rien, répondait Sir George ; vous serez bien traités, nous vous traiterons en enfants ga- tés (textuel).Dites à vos gens de ne pas s'inquiéter -t de laisser le chemin libre au gouvesaeur\u201d.Malgré cela, Mgr Taché était loin d'être rassuré.Ces promesses alléchantes furent envoyées à la Rivière-Rouge au moment \u2018où Mgr Taché s\u2019embarquait pour Rome où il allait assister au Concile du Vatican.A Winnipeg, le Dr John Christian Schultz avait fondé une loge magon- nique, la première établie dans ces régions sauvages.Ce fut chez lui en 1869 que les Ontariens tramèrent ce compiot de s'emparer de la Rivière- Rouge poür en faire un pays tout anglais et tout protestant régi par la franc-maçonnerie.Les secrets de la loge transpirèrent au-dehors.Riel était dans la contrée depuis deux ans.Schultz le connaissait et le redoutait ; il eut bien désiré l\u2019attirer à lui ; ils eurent ensemble plusieurs conversations ; une entre autres qui dura toute une matinée.Ce fut dans cet entretien que Riel, fin diplomate, en apprit assez pour comprendre le danger qu'\u2019allait courir la population catholique si le gouvernement canadien s\u2019y établissait sans auparavant donner des assurances que les droits des écoles et dela langue française seraient sauvegardés.Ce futà partir dece moment que la résistance des métis fut décidée pour la défense des droits sacrés des écoles et de la langue française.On sait l\u2019histoire de cette noble protestation faite par une poignée d'hommes et comment elle fut couronnée de succès.L'\u2019Angleterre reconnut la légitimité de leur cause ; le gouvernement de Riel fut accepté et put traiter avec Ottawa sur un pied d'égalité.La liste des droits réclamés fut incluse dans le bill de l'entrée du Nord-Ouest dans la confédération.Mais voici un incident que tout le monde ignore.Dans une réunion de Sir John, de, Sir George et de l'abbé Ritchot, délégué et défenseur de la liste des droits, Sir John refusait d'admettre les clauses des écoles et de la langue française.La discussion était chaude.Sir John ne voulait pas céder.Sans doute, il avait l\u2019ordre des loges de ne | 3 pas admettre ces deux droits.Alors, Sir George, impatienté, lui dit : Sir John, si vous ne cédes pas, je me sépare de vous et j'entre dans l\u2019opposi - tion.Il lui fallut rengainer et les deux clauses entrèrent dans le bill de nos droits.Ce petit incident ne fut jamais connu; mais il me fut raconté par l\u2019abbé Ritchot lui-même présent à la discussion.écoles était bien la clef de voûte du plan des francs-maçons au Nord- Ouest.De 1870 à 1890, les catholiques ont pu jouir de leurs droits aux écoles séparées.La loi de 1890 n\u2019est rien autre chose encore qu\u2019un complot maçonnique.C'est une revanche ni plus ni moins.On voit ici que la question des | La politique de rouge et de Nes n\u2019a été qu\u2019un trompe-l'œil.Pendant que les partisans se chamaillaient, les uns pour garder le pouvoir, les autres pour y monter, la franc-maçonnerie poursuivait sûrement son œuvre.Mgr Taché a été alors odieusement trompé et joué.Un jour il disait à Sir Hector Langevin : J'emporteraé dans la tombe la douleur d'avoir été trahi par les miens.Les ministres d'alors étaient comme ceux d'aujourd'hui : nikil sub sole nOTIM.Pierre Bayard Nous avons reçu de Mgr Ovide Charlebois, Vicaire Apostolique du Keewatin, la lettre suivante qui nous console amplement des petites injures que le ministre Pelletier nous a adressées aux Communes : Le Pas, District du Keewatin, le 11 Mars, 1912.À Monsieur le Directeur de la «Croix » de Montréal.Cher Monsieur, Vous avez droit à toute ma reconnaissance pour la noble etcourageuse attitude que vous avez prise, dans votre\"estimé journal, au sujet de la question des écoles du Keewatin.Nous n'entrevoyons que trop les injustices qui se préparent contre nous; nous en mesutons toute la portée et en pressentons avec angoisse les conséquences funestes.Et pourquoi ces injustices?Est-ce une faute, est-ce un crime d\u2019être la minorité ?Pourquoi donc méconnat- tre ainsi, de parti pris, les droits du plus faible?Nos droits cessent-ils d'être des droits là où nous ne sommes pas en majorité ?Hélas, ceux-là même qui ont mission de nous protéger nous abandonnent.! Bien grande cst donc not-e gratitude envers ceux qui nous restent fidèles; je veux dire envers ceux qui restent fidèles au droit, à la justice, et qui soutiennent de tout leur pou- L'annexisn A ce cadeau que le gouvernement Borden paraît nous donner de » and cœur, est attaché un texte de loi qui fera jeter peut-être des torrents de larmes à nos fils.Comment a-t-il pu se faire, diront- ils, que nos pères aient accepté l'Un- Eava à des conditions aussi antipatriotiques et aussi injustes ?Et, lorsqu\u2019en lisant l\u2019histoire im- partisle ils apprendront que ce pa- a de la clause 2e concernant la représentation des provinces aux Communes a été mis dans ce bill sans pour ainsi dire de la part des Canadiens francais, que penseront-ils de leurs ancêtres ?A-t-on réfléchi sérieusement, dans les cercles politiques, aux conséquences de cette restriction ?Supposons que, dans cinquante ans, l\u2019Ungava annexé ait 1,000,000 d'habitants et le vieux Québec \u201ca la seule population de Québec L'attitude de la CROIX approuvée PAR LE Vicaire Apostolinue du Keewatin voir la cause des pauvres opprimés.À eux aussi nos félicitations ; ils sont de ceux qui aiment la vérité, qui la recherchent, l\u2019exposent, la défendent en amis sincères.Continuez, cher Monsieur, à combattre vaillamment le bon combat.L'union se fait déjà ; elle se fera plus vaste et plus solide à mesure que vous éclairerez davantage l'opinion publique.Nombre d'associations, de paroisses, s'unissent pour réclamer les droits méconnus de leurs frères.C'est an beau mouvement que nous voudrions voir se généraliser rapidement.Veuillez remercier pour nous les généreux amis de la justice, qui ont bien voulu nous donner cette grande consolation au moment de l'épreuve.Leur beau geste nous a été d'un grand réconfort dans la cruelle déception que d'autres nous ont causée.Nous ne perdons pas courage ; nous croyons et disons avec vous tous que «Le droit ne meurt pas».Je bénis vos généreux efforts.Puissent-ils aboutir à l'union des esprits et des cœurs, qui sera le gage du triomphe final de notre cause sacrée.Ovide Charieboie, O.M.L., Vicaire Apost.du Keewatin.UN NOUVEAU CRIME POLITIQUE do I'Ungava province aux Communes, ce quotient sera de 46,154 | taudis que, si la population de l'Ungava est ajoutée à celle de Québec, ce li sera de61,538.Tout le monde mit, surtout M.Borden, que plus ce quotient sera élevé, moins les provinces autres que celle de Québec auront de représentants aux Communes.* C'est la raison du paragraphe a, Par lui, le ministère veut empêcher, d'une manière permanents et seus que l\u2019on puisse y remédier plus tard, les Canadiens francais d'avoit, aux Communes, l'influence à laquelle leur nombre leur donne droit.Cette énorme injustice, elle a été votée.à la Chambre fédérale, le 27 du courant, non ssulement par MM, Borden ot Hughes, mais aussi par des hommes de notre sang, par les Pelletier et les Nantel.Quand une fois on est entré dans la voie des forfaits politiques, on ne sait pas jusqu'où on tra.C'est le cas de ces ministres, Pauvre victime! pas même des larmes sur son sang versé.La plupart des sénateurs anglais ne peuvent dissimuler leur joie de la voir enfin mourir.Ils ont même hâte d'en finir, pour n'avoir plus à entendre ses gémissements.Il y à cependant quelques efforts de faits pour la sauver.Le sénateur Choquette revient à la charge avec un nouvel amendement, au moment de la troisième lecture(1) de la sentence prononcée par le ministère Borden.Il demande aux pères conscrits de faire définir, par la Cour Suprême, les droits et les privilèges de la minorité du Keewatin, avant de voter ce bill.Le sénateur Scott le seconde de ses quatre-vingt-cinq ans.Il constate, trop tard peut-être.que la tolérance n\u2019est plus qu\u2019un vain mot dont s'affuble les politiciens du jour.Le sénateur Cloran parle un Peu dans le même sens.\" \"\"- me a tort de se plaindre ! M.Coffey, cathblique, trouve étrange que le Sénat, né pour sauvegarder les droits des minorités, jette ainsi son mandat aux orties.M.Power, autre catholique, refuse.lui, Ia planche de salut offerte à la victime par M.Choquette, parce que ce serait mécontenté M.Roblin et l\u2019indisposer à l'endroit des catholiques.À chacun son prétexte ! Ah ! s\u2019il se fut agi du bill Lancaster sur le mariage, vous auriez vu tous ces vieux pantins voter à deur mains l'envoi du bill à la Cour Suprême ; mais.L'amendement Choquette est re- (1) Le mardi, 26 du courant.Un procès sensationnel s\u2019est terminé le 14 mars courant au nouveau Palais de Justice de Londres, !\u2019\u201cOld Bailey\u201d.Henry Seddon et sa femme comparais- saint devant le jury sous l\u2019inculpation d'avoir empoisonné une vieille demoiselle, Miss Barrow, pour s'emparer de sa fortune, consistant surtout en pièces, d\u2019or accumulées dans sa chambre.Miss Barrow a été empoisonnée par l\u2019arsenic, et l'instruction a établi que les Seddon s\u2019étaient procuré des quantités suspectes de papier tue-mouches, à base d'arsenic.Depuis l'affaire Crippen, on n'avait vu pa- reilie foule à Old Bailey- Les débats de cette cause, qui pas- sionua le public anglais furent longs et émotionnants.Le jury acquitta mistress Scddon, mais il rapporte contre son mari, un verdict de culpabilité.Le juge qui présidait, M.Bucknill, avant de prononcer la sentence, \u2014 \u2018était In pendaison, \u2014 demanda au condamné s\u2019il n'avait -rien à ajouter pour sa défense, M.McMullen prétend que lavicti- « .oaxana - ¥ Lan, 08: 6 moin, 02.00 Ia poste) .an, 6220: 6mois 81.38 HPATS-UNIS Fe UTRANQUE (Unies postalo) 1 an, $8.38 ; 6 mole, $1.98 Un numéro, 5 som L\u2019HISTOIRE D'UN SACRIFICE sur l\u2019autel de l'ambition (a) sénat) LE SECTARISME L'EMPORTE _Les écoles catholiques du Kouwailn sent mertes.Vivent les - écoles catholiques du Koewatin ! ÉPILOGUE poussé par trente-sept voix contre seize.À signaler parmi les trente- sept MM.Legris, Larivière, Béique, Forget et Dandurand.Tout espoir est perdu.Toutefois, le sénateur David fait un dernier effort, à peu près semblable à celui de M.Choquette.Inutile : les pères conserits ne prennent même pas la peine de discuter son amendement.Ils veulent le vote définitif.Les plaintes de la victime les exaspèrent.Ils sentent qu'ils commettent .un crime politique et, comme tous les criminels de cette nature, il leur tarde de ne plus avoir sous les yeux l'objet de leur forfait.Nous ne parlerons pas d'un amendement que le sénateur Béique proposa à Ja dernière heure.Il semble - n'avoir été fait que pour arracher M.Béique lui-même à la réprobation publique qu\u2019il s'était attirée .en «votant contre celui du sénateur ue.\u2018quette.- Vers trois heures de l'après-midi, \u2014 heure qui nous rappelle celle où les Juifs crucifiaient Notre-Seigneur le Sénat prononce enfin la dernière sentence de mort.Il ne reste plus qu'à ensevelir les écoles catholiques du Keewatin dans le tombeau qui a servi à celles du: Manitoba.Ce sera.la besogne du Gouverneur-général.Mais tout n'est pas fini, non, tout n'est pas fini.La victime du Keewatin, comme celle du Manitoba, n'est pas morte, n\u2019en déplaise à M.Monk et à ses collègues.Il y à en elle un élément divin de vie qui la fera sortir de sun tombeau, glorieuse et triomphante, plus tôt que ses bourreaux ne le pensent.Joseph Bégin ; Signe de détresse maçonnique j'ai à prononcer, je répète que: innocent du crime pour lequel jugé\u201d.En prononçant cette déclaration: don leva les mains et fit le tresse maçonnique.Le juge est grand-mallre provincial des Surrey, vit le signe.TI eu ressentie émotion intense, ses paroles s'arrétèrent dans sa gorge.On pouvait à peine I tendre lorsque, la: tête couverte de : fil *+ i i i: TH F i ii ir Fa thi Te Sma Justice et Liberté Parlons-en de ces hommes d*Etat {| contemporains, tels -qu\u2019ils viennent de se montrer à Ottawa.Parlons des vivants, ceux de droite, ceux de gauche, ceux qui ont tenu le pouvoir, ceux qui le tiennent et qui, sans les catholiques, conser \u2018vateurs ou libéraux, ne l'auraient pas tenu, ne le tiendraient pas.N'entrons pas dans le détail de leurs palinodies.On en remplirait des colonnes, Ne discutons pas les Ossa de sophismes qu'ils ont entassés sur des Pélion de subterfuges.Cela dépasse les Hymaléas.Les cabrioles, les tours de force et de prestidigitation qu'ils ont exécutés, autour de la constitution, autour de la question, afin de torturer celle-là au profit du mensonge, conscient ou non, et d'esquiver celle- ci, au profit du magonnisme, le sachant ou non; les tas de cheveux qu\u2019ils ont fendus en quatre avec le rasoir de l'éloquence la plus parlementaire ; les écheveaux de techni- calités pseudo-juridiques qu\u2019ils ont embrouillés, avec le talent de légistes retors; tout cela et bien d'autres choses encore, je les laisse & l'admiration des gobeurs du parlementarisme moderne tombant de décadence en pourriture.Jam fœtet.Pouah ! Passons! Comme les hommes de la conciliation à outrance, de la concession à perpétuité et des compromis «honorables» ont fait du chemin depuis 1897 et 1905 vers le maçonnisme en tournant le dos de plus en plus au christianisme, au nom du libéralisme qui rend esclave ou du conservatisme qui ne conserve rien, pas même l'honneur, si ce n\u2019est «l'assiette au beurre».«La question est réglée et pour toujours», a clamé le conservateur.«La question est réglée et pour toujours,» a répété le libéral.Celui-ci l'avait proclamé le premier en 1897.Il s\u2019en vante.Celui-là, après avoir protesté jadis, le proclame en 1912.Mais il ne s'en vante pas !.La peur Certains hommes d'Etat, masqués de = libéralisme, ont littéralement peur de la question scolaire, peur de la résoudre pour le christianisme contre le maçonnisme.Ils n\u2019ont pas peur des chrétiens; ils ont peur des maçons seulement.Ceux qui ont peur de la question posée par le maçonnisme cherchent à l'éluder au moyen de compromis, qui compromettent le christianisme sans trop compromettre le maçon- nisme.D'autres n'osent pas y toucher, pour ne pas se compromettre et ne pas compromettre leur pouvoir politique.Ils passent la question sous silence.Complicité par prétérition.Ils s'en tiennent au stats quo.D'autres encore semblent animés d'une bienveillance loyale, d'une pitié généreuse qui a son prix comme la goutte d\u2019eau pour qui meurt de soif.Justice ! Nous, chrétiens, nous avons soif de justice et de liberté.La goutte d'eau, c\u2019est mieux que rien.Mais n\u2019avons-nous pas droit, non pas au minimum, mais au maximum de justice ?N'avons-nous pas druit à fous nos droits, à toute notre liberté ?Combien de temps nous laisserons- nous, comme sous l'antique paganisme que le maçonnisme moderne veut ressusciter, frapper de capités diminutio maxima ou minima, parce que nous avons l'honneur d'être chrétiens ?Sonne legen Que tout ce qui vient de se parlementer ou de se parlementér à Ottawa nous soit à tous une leçon à apprendre par cœur.Sachons surtout en tirer des conclusions pratiques d'action d'organisation et de combat, ES Méditons aussi ln leçon sévère.mais juste, qu'un juriste protestant anglais, M.C.H.Cahan, vient de nous donner de haut, sans mâcher ni les mots, ni la vérité, le samedi, 9 mars, au Monument National de Montréal, .«Je vous dirai ce que nous, protestants anglais, nous avons au fond du cœur.«.Je dis que la faute en est à vous, peuple de Québec (catholique).si la lutte doit aujourd'hui se continuer et si l'on vous prive de vos droits, reconnus cepen Jant par la constitution.En 1896, par un vote presqu'unanime, vous avez comme abandonné vos droits.Vous avez manqué à votre foi.Nous, protestants anglais, nous avons rougi de ceux qui ne voulurent pas imposer la reconnaissance du droit.Nous avons rougi de voir Québec ratifier cette politique en 1900-1904 et 1908.Comment pouvez-vous vous attendre à ce que les protestants anglais prennent la défense de vos droits, quand ceux que vous choisissez pour défendre vos intérêts n\u2019ont pas le courage de faire entendre In voix de la justice et du droit ?.a Mais vous, peuple (catholique) de Québec, vous vous contentez de beaux discours et vous retournez dans vos foyers, sans rien faire.«Ce n'est pas ainsi qu\u2019on gagne des victoires !.\u2026.Cinglant, sanglant et mérité ».C'était ditle 9 mars.M.Cahan prophétisait alors ce qui s\u2019est passé depuis.Méditons encore une autre leçon, qui nous vient de France.Ecoutons la voix d\u2019un de ces prêtres victimes de la persécution maçonnique qui un jour sévira en Canada, si la question scolaire est partout résolue définitivement par le magonnisme contre le christianisme : «La plupart de nous, nous sommes des moutons, c'est-à-dire résignés d'avance à tout subir, gémissant stérilement, au coin du feu, sans rien faire, dans la position abattue des saules pleureurs sur les tombes ; des gens qui abdiquent sans combat, qui pensent toujours comme le plus fort ou le dernier qui parle ; qui s'alignent, de peur de se compromettre à la queue les uns des autres, dans des partis qui éprouvent le besoin d'avoir de petites bergeries, closes contre le grand souflle du large, avec des épithètes qui les séparent.comme dans un troupeau, es moutons qui appartiennent à des maîtres différents portant des marques différentes.» (1) Avec l'auteur de cette page sacerdotale, aussi juste que celle du juriste protestant, j'ose dire aux catholiques : Je vous conjure d'être désormais, par la liberté que vous saurez prendre, des bergers et non plus des moutons =\u2014 c\u2019est-à-dire des hommes qui conduisent au lieu d'être menés, qui influencent au lieu de subir, qui règnent au lieu d'être asservis.A quel bon ?Travailler à renverser ce tas d'hommes d'Etat?À quoi bon?Ils seraient remplacés par d'autres qui, peut-être, vaudraient moins encore.Ce serait rouler le roc de Sisyphe.Un jour, Denys, le tyran de Syracuse, apprit qu\u2019une vieille femme avait publiquement, à haute voix, prié Jupiter, en son temple, pour la conservation du tyran.Il la fit comparaître devant lui: «Pourquoi as-tu prié Jupiter en ma faveur! \u2014Parce que, après toi, il pourrait en venir un pirel» S'adresser de nouveau aux cours de justice, au Conscil privé d'Angleterre?À quoi bon?Ila jadis reconnu nos druits.On lui à ri au nez comme au nôtre.(1) La vieille morale dans l'Ecole, par Joseph Tessier.Paris.1910.LA OROIX coercition, clama le libéral Et la constitution violée, étant muette sur le cas de révolte anarchique de messieurs les hommes d'Etat, nous, catholiques, nous en serions de nouveau pour nos frais.Nous serions de nouveau sacrifiés, ou chloroformi- sés par ordre.La conspiration contre nos droits scolaires est trop évidente.Conservateurs et libéraux coalisés se sont moqués de nous avec toutes les formes parlementaires possibles.Le maçonnisme tient la balance du pouvoir dans le jeu de bascule exécuté surnotre dos.On pèse tantôt à droite tantôt à gauche secrètement, efficacement.Et le macçonnisme l\u2019emporte, le parlementarisme aidant.Mais alors comment en arriver a n'être plus des moutons-\u2014 que les hommes d'Etat conduisent enguirlandés à l\u2019abattoir ?.That is the question: to be or not to be.\u2019 L.Hacault LA LUTTE SCOLAIRE en Hollande ot on Belgique Le législation hollandaise impose aux communes le devoir d\u2019entretenir les écoles primaires publiques et leur défend d'octroyer même des subsides à l'enseignement confessionnel.L'État, de son côté, donne des subsides tant à l'enseignement communal qu'à l\u2019enseignement libre (ou confessionnel).Or, la majorité chrétienne de la seconde Chambre vient d'augmenter le subside que reçoit toute société d'enseignement privé qui bâtit une école.Ce vote a caugé le plus grand mécontentement parmi les anticléricaux : libéraux et socialistes votèreat unanimement contre le projet.C'est scandaleux ! s\u2019écrièrent- ils : voilà que l\u2019État rembourse presque la moitié des frais de construction d\u2019une école libre ! Est-ce vraiment Voyons : Pour la construction d\u2019ane école officielle, l\u2019État paye presque lamoi- tié, la caisse communale paye le reste.Pour la construction d\u2019une école chrétienne, l'État paye presque la moitié, et le reste doit être fourni par les défenseurs de l\u2019enseignement religieux de leurs propresdeniers.Donc, pour une école neutre, les contribuables payent environ le double de ce qu\u2019ils versent pour une école chrétienne.N'oubliez pas que la majorité du corps électoral en Hollande s\u2019est prononcée en faveur de l'école chrétienne, et figurez-vous après cela que les libéraux et les socialistes crient à l'injustice ! Ce que les libéraux voudraient, c'est que leurs écoles reçoivent tout, les autres rien.Kt si les socialistes étaient maîtres, ils retireraient à l\u2019école confessionnelle même le droit d\u2019exi tence.En Belgique, ils ne se cachent pas pour le dire.Dans la séance du 13 mars, la Chambrebelge, discutant l\u2019article 12 du budget du travail (subsides à l'enseignement professionnel et industriel), F.Masson, le chef des so- cialistes-linéraux, déclara sans ambages que si lui et les siens arrivent au pouvoir aux prochaines élections législatives ils refuseront tout subside aux écoles confessionnelles et libres, c'est-à-dire catholiques, ct accorderont toutes les faveurs de leur gouvernement aux seules écoles qui enseigneront la doctrine socialiste-libérale.Partout, la guerre se fait entre catholiques et francs-macons autour de l\u2019école.ANDRE CHAUVEAU.203 LE DECRET \u201c NE YEMERE\" si injuste ?Nous avons fait une nouvelle édition du décret Ne temere, texte latin et traduction française en regard.En vente aux bureaux de la Crois.\u2018 Pas de sanction au jugement! No) LE \u201cHOME RULE\u201d Une dépéche fait le tour de la presse annonçant que le fameux Home rule, cette loi qui gratiefiera de l'autonomie le peuple de l'Irlande, ne serait déposée sur le bureau de la Chambre des Communes qu'après les vacances de Pâques.Nous osons espérer que cette fois le vote du bill tant espéré sera défi- nitit, ct qu\u2019il délivresa les catholiques de ce pays du joug des protestants de Londres.Les premières discussions sur le home rule, ont de nombreuses années de sommeil dans les dossiers du parlement britannique.Elles datent du premier ministère de Gladstone.L'Angleterre maîtresse de la Verte Erin la tenait sous le joug impitoyable de la haine schismatique.Mais l'Irlande, tenace, courageuse, necourba pasla tête,au contraire,elle lutta, multiplia les révoites, et, brisée un peu plus, chaque fois, elle tenait bon pour la liberté de son culte Gladstone se rendit compte,enfin.que les adoucissements matériels que l'on proposerait à l'Irlande ne calmeraient point sa colère, tant que l\u2019on ne reconnaitrait pas officielle ment l\u2019Eglise catholique et qu\u2019on ne lui rendrait pas les subventions nécessaires à sen existence.Ce fut en 1869 que Gladstone put obtenir le vote du bill qui faisait admettre, « implicitement au moins la prépondérance de l'Eglise ».Citons ce que dit M.Ernest Lémonon dans son volume très documenté, ce livre que l\u2019on doit consulter pour bien connaître la question anglaise: L'Etrope el la politique britannique.Cet ouvrage contient toute la politique anglaise pepuis 1882 jusqu\u2019en 1911.On y lira surtout avec haut intérêt les phases de la dernière crise constitutionnelle, la crise du Veto.Revenons au Home rule : «Gladstone avait réglé, par son bill de 1870, le régime des terres qui avait, depuis la conquête du pays, fait l\u2019objet de si longues et si violentes discussions entre les propriétaires anglais, propriétaires par droit de conquête, et les paysans irlandais qui les cultivaient, propriétaires d'après la coutume irlandaise, par le fait seul de leur occupation du sol.Mais ces lois quelques libérales qu\u2019elles fussent, ne devaient pas éteindre les revendications irlandaises '\u2019 Ce ne fut qu\u2019en 1881, lors de son deuxième ministère, que Gladstone améliora sensiblement la situation de l'Irlande, sans lui donner complète la liberté qu\u2019elle réclame toujours, Citons encore M.Lémonon : «Ce bill (de 1881) inaugurait un nouveau système foncier, le système des trois F.\u2014 free sale, fixity of tenure, fair rent »\u2014qui reconnaissait aux fermiers, sur les terres qu'ils cultivaient, un vrai droit de propriété ; la rente que, d'après le bill de 1880, ces fermiers devaient aux propriétaires anglais, et qui était fixée par ceux-ci, ne pouvait plus être augmentée arbitrairement, au cas de fixation d'une rente abusive ou trop élevée, les fermiers avait le droit de recourir aux tribunaux.» Mais ce bill ne suffit point, et longtemps le Home rule ne cessa de troubler la vieille Angleterre.Avce le retour des conservateurs et de certains libéraux devenus les unionistes, vingt-cinq années durant, cette question, passa toujours après leur désir intempestif d'élargir les possessions extérieures.« Avec Gladstone, écrit M.Lémonon, il s'était agi surtout de l\u2019Irlande ; avec Salisbury, chef des conservateurs et premier ministres, et Chamberlain, chefs des dissidents et ministre des Colonies, l\u2019un et l\u2019autre élèves de Disraéli, il s'agit surtout de politique extérieure et colonizle, » Enfin le fameux Home rule va se discuter, une dernière fois, désirons le définitivement acquis pour les fils de saint Patrice, qui luttèrent pour leur foi.\u2014_\u2014 A eee CA ETLA A propos de Ia riforme du Bréviaire On mande de Rome : « Les Etudesecclésiastiques publient un savant commentaire, dû à Mgr Battandier, de la récente constitution sur la réforme du bréviaire.Cette étude contient un renseignement qui peut intéresser les prêtres et résoudre les doutes au sujet de l'interprétation pratique des nouvelles dispositions.D'après la teneur de la constitution, tout prêtre qui a l'obligation de réciter les heures canoniques, peut passer du vieux au nouveau biéviaire ; mais un doute a surgi au sujet des limites de ce droit, c\u2019est-à-dire si, une fois adoptée la nouvelle récitation, il est permis de retourner à l\u2019ancienne, ou, au contraire, si en ce cason doit s\u2019en tenir à la première toujours et partout.Les théologiens et les canonistes étaient en discussion là dessus.D'après ce que rapporte Mgr Battantier, le Souverain Pontife aurait été interrogé, en personne, sur la question et il aurait répondu que son intention était de laisser, sur ce point, jusqu'au premier janyier 1913, la plus grande liberté aux prêtres de prendre ou de laisser le nouveau bréviaire.Le Saint-Père considère l'année en cours, 1912, comme une année d'expérience durant laquelle chacun peut en agirà sa guise en ce qui concerne la récitation du nouveau psautier.Cette réponseaurait étédonnée, mais de vive voix seulement, par le Pape en présence de nombreux prélats qui l'avaient consulté sur ce sujet.La décision, en conséquence, fait observer opportunément Mgr Battandier, n\u2019est pas authentique, puisque pourêtre telle,comme on le sait, elle aurait dû être publiée officiellement par la Congrégation des Rites » - .- Atrocités mises à charge d\u2019une société anglaise Le Daily News vient de publier un formidable réquisitoire A charge d'une «Peruvian Amazon Company», qui fait, au Pérou, lecom- merce de caoutchouc et rangonne les indigenes de fagon abominable.Stiinulée par le désir de faire de gros bénéfices, elle cherche à récolter le plus de caoutchouc possible dans le moindre temps.et, pour arriver à ce résultat, elle n'hésite pas à exercer sur les indigènes une pression qui dégénère en cruauté révoltante.Un officier péruvien a raconté à ce sujet au correspondant du Daily News le fait abominable que voici : «Coupables de ne pas avoir récolté assez de caouthouc, deux garçonnets de 7 et 8 ans furent attachés par deux fils de fer à un four à pain et cuits à petit feu ! Ce forfait fut commis dans une station de la «Péruvian».L\u2019horreur du spectacle était telle que l'officier, ne pouvant faire relâcher les pauvres enfants, crut faire œuvre d'humanité en les tuant à coup de fusil.Ce qui lui valut d\u2019être révoqué.» Et le Daily News nous assure qu\u20191l y aurait pas mal à dire sur ce qui se passe dans le «Paradis du Diable ».ee © ea C\u2019est le curé et non le maire qui règle les heures d'ouverture de l\u2019église C'estce que vient de décider le Conseil d'Etat, en France, par une décision qui mérite d'être connue.Le maire de Lalongue (Basses Pyrénées) avait pris un arrêté règle- mentant, d'ailleurs illégalement, les sonneries des cloches et ajoutant : «Art 7.\u2014 L'église sera ouverte comme par le passé.» Cet ariicle avait pour but d'emp°cher le curé de fermer la porte de l\u2019église après les cérémonies rc'igieuses lorsqu'il le juge utile.M.l'abbé Karrâlongue s\u2019est pourvu en Conseil d'Etat, et le haut tribunal a a.30 Mars réa \u201cà } ù \u2018 Pro We administratif vient d'annuler l\u2019arrézs municipal en se basant aur ce pring, pe que le «curé» est, «à ce titrea \u2014il existe donc encore des curés, malgré M.Briand, qui a fait l'an dernier décider le contraire par à Chambre criminelle de la Cour de cassation \u2014 le «curé», disons- -nous, est «chargé de régler les heuresd\u2019ou verture de l\u2019église», et si le maire à a le droit d\u2019avoir une clé de l'église, c\u2019est «en vue de l'exécution des sonneries civiles et de l'entretien \u2018de l\u2019horloge publique », mais non point «pour mettre à des heures déterminées l'édifice du culte à la disposition des fidèles ».Les députés du Reichstag allemand d\u2019après leur religion La Kælnische Volkszeitung vient: dedresserunestatistique des députés du Reichstag d\u2019après leur religion, Parmi les 397 députés, 179 sont protestants.Lors des élections de 1903,on comptait 199 protestants.Sur ces 179 dé putés protestants, 41 appartiennent à la fraction des conservateurs, 40 aux nationaux-libéraux, 37 au parti progressiste, 22 au parti socialiste, le parti de l'Empire compte 14 adhé rents, l\u2019Union économique 10, les Guelfes 20, le parti réformiste 3, tes «Sauvages» 3, la Ligue agraire 2, 1 Danois et 1 député du Centre (Richter).Les catholiques sont au nombre de 130 (en 1903 ils étaient 140.et 141 en 1907), dont 89 font partie du Centre, 18 des Polonais, 9 des Alca- ciens-Lorrains, 3 de la fraction na tionale-libérale, 3 des socialistes, 2 des progressistes démocrates, 2 des conservateurs.2 des membres de la Ligue agraire bavaroise n'appartiennent à aucun parti.69 députés se sont déclarés sans religion, tous socialistes.En 1903 ils étaient 44 et en 1907 seulement 18.Notons encore 8 libres-penseurs et un vieux-catholique, également * socialistes Tandis qu\u2019en 1903 il n'y avait que 4 israélites parmi les députés, leur nombre est de 7 maintenant, dont deux libres-penseurs, 5 socis- listes.Enfin, 2 socialistes ont, per principe, refusé de faire connaître leur confession.En 1903 et 1907, 2 vieux catholiques et un mennonite avaient été élus.Comme on le voit, Je nombre des catholiques et des protestants a diminué lors des dernières élections, tandis que celui des partisans dels libre- pensée, des députés sans relie ion et des israélites a subi une augmentation.Les députés membres de l\u2019Eglise évangélique sont, pour la première fois, en minorité vis-à-vis des autres coniessions.Les adversaie res du Centre désignent volontiersce parti comme confessionel.0: Double noces d'argent cardinalices LL.EE.les cardinaux Rampolla et Serafino Vannutelli ont célébré, le 16 mars, à Rome, le 25e ann.versaitede leur entrée au Sénat de l'Eglise.Ils ont regu à cette occasion d'innombrables hommages.Le chapitre de St-Pierre, en particulier, a présenté dès le matin à l\u2019éminent archiprêtre de l\u2019illustre hasilique vaticane ses félicitations et ses voeux ; il lui 8 offert une des médailles d'or frappées à l'occasion de ce jubilé.D'autres témoignages sont arrivés de tous les points de l'univers catholique.En effet, les deux Eminences ont naguère oscupé de hautes fonctions diplomatiques du Saint-Siège, l\u2019un, d'abord, comme chargé d'affaires.puis comine nonce A la cour de Msdrid et l'autre, comme nonce apostolique à Bruxelles et à Vienne\u2014; gp; \u2014 RE Le World dit, d'après use information fournie par un des ebels° de la tempérance, que M.Rowe chef de l'opposition, a définitivement Gagné ses partisans et qu\u2019il annoë- cera bientôt son acceptation de le politique \u2018he bar-roons smsst &o.10a C\u2019est en définitive à l\u2019 impricoécie de la Croix qu'il faut venir pou trouver le bon travail et le bop SA, s9 Mars 1913 Grandiose Phénomène LSCLIPSE OÙ 17 AVRIL PROCHAIN Dans le iel il fait grand jour.Un Soleil ardent verse ses rayons sur les plaines dorées ; la Terre s\u2019en abreuve et la chaleur met un tremblement au-dessus des prairies, des champs et des moissons.Tout à coup le tableau change, le Soleil se voile, ça lumière s'éteint : c'est la nuit.À l'horizon, un crépuscule blafard apparaît qui donne aux objets une teinte livide ; la nature s'enveloppe d\u2019un épais voile de deuil, les étoiles s'allument au ciel, jes oiseaux rejoignent leurs nids, les insectes ont cessé leurs bourdonnements: à la chaleur accablante de midi succède une fraîcheur insolite ( là-haut, à la place du grand luminaire qui nous réchauffe, un astre noir s'est installé, les lueurs pâles qui l'auréolent rendent plus sinistre encore sa mystérieuse apparition, un filet de sang paraît teinter ses bords, les animaux sont dans l\u2019effroi et les hommes pâlissent comme à l'approche de la fin du monde.Cependant un point d'orest appa- ruet, comme une flèche rapide, a percé le noir écran voilant la face du Snieil.Une tainute encore et voici qu'un mince croissant lumineux se détache; il augmente à vue d'œil y le jour renaît, le Soleil brille à nouveau, la nature un instant assoupie se ré- veilie, le papillon reprend son vol, l'oiseau ses chants interrompus, tandis que le coq surpris lance son cri matinal pour saluer la réapparition de I'astre roi.En face de cet étrange phénomène d'une éclipse, on comprend la terreur folle qui s'emparait des peuples,ignorants du mécanisme du mouvement céleste.Bien qu\u2019autrefois on ait eu des moyens d'annoncer le retour des éclipses, lesanciens astronomes se trompaient assez souvent.Une éclipse de Soleil arrive toujours quand la Lune passe devant l'astre du jour, c\u2019est donc au moment de la nouvelle Lune.Alors pourquoi n\u2019y a t-il pas éclipse toutes les fois que la Luneest nouvelle ?Question qui ne laissait pas que d'embarrasser les vieux astronomes.Cependant, après mûre réflexion, on s'apperçut que la marche de la Lune autour de la Terre ne se fait pas sur le même plan pour les deux astres.La trajectoire de la Lunc est un peu oblique par rapport à la nôtres elle est donc moitié au-dessus, c'est-à- dire dans l'hémisphère Nord, moitié au-dessous.Lors donc qu\u2019elle coupe le plan dans lequel nous marchons, il se peut fort bien qu'elle le fasse juste à l\u2019endroit du ciel où nous voyons le Soleil, et il y a éclipse.Mais on a calculé que cette circonstance n\u2019arrive que tous les dix- huit ans onze jours.Ce cycle périodique les anciens l'avaient nommé «Saform, et c'est grâce à lui qu'ils arrivaient à prédire ces phénomènes.Pour les éclipses de Lune qui ont lieu lorsque notre satellite se trouve derrière la Terre et dans son ombre, on ne se trompait guère ; d'autant que, dans ces circonstances, l\u2019éclipse est visible de tous les points de la Terre où il fait nuit à ce moment-là.Mais quand il s'agissait de déterminer l\u2019arrivée d\u2019une éclipse de Soleil, c'était autre chose et vous allez saisir la difficulté du problème.L'ombre que la lune projette der- Tière clle ressemble à un cône allon- Gé, sorte de long cornet dont la poin- teseule atteint la Terre.La lon- Rueur de cette ombre varie entre 337,335 kilomètres et 379,800 kilo- mitre; Comme, d'autre part, la Lune s'approche de la surface terrestre à 350,175 kilomètres dans les circonstances favorables, il s'ensuit que l'ombre de la Lune peut pénétrer entièrement le globe qui nous porte, Eh bien en mettant les choses au mieux, il est facile de calculer que la tache d\u2019ombre sur le sol terrestre ne peut dépasser un cercle de 269 kilomètres de diamètre.Il est vrai que ce cercle.grâce au mouvement combiné des deux astres, se déplace constamment, et que l'ombre vient tracer sur la Terre un long ruban plus ou moins contourné.N'empêche que lors d'une éclipse de Soleil, vous le concevez fort bien maintenant, c'est une toute petite portion de la Terre qui est affectée.Quelquefois l\u2019ombre de la Line est trop courte, et il ne peut y avcir éclipse totale.Eh bien ! toutes ces circonstances avaient échappé aux anciens, et, comme ils ne connaissaient que le cycle du «Saros», il leur était impossible de fixer les conditions de l'éclipse ; en d\u2019autres termes, ils savaient fort bien qu\u2019au bout des dix- huit ans onze jours il devait se produire une éclipse de Soleil, mais ils étaient incapables d'affirmer si elle était «partielle», «annulaire» ou totale.À plusforte raison, ne pou- vaient-ils prévoir dans quelles régions du Globe, elle se produirait.L'éclipse du 25 mars 1876, par exemple, s\u2019est développée dans l\u2019Amérique du Nord ; dix-huit ans et onze jours après, autre éclipse, mais celle-ci ne fut visible que dans l\u2019Europe occidentale et en Asie : c'était le 6 avril 1894.Ajoutons encore dix-huit ans et onze jours, nous tombons le 17 avril 1912.Vous voyez que ce système ne nous dit pas où tombera l'éclipse prochaine.Pour le savoir, il nous faut faire des calculs compliqués que neconnaissaient pas les anciens astronomes.Or, nous savons depuis longtemps que le 17 avril 1912, l\u2019ombre de la Lune sera un mince ruban qui partira de Venezuela, traversera la Guyane et l'Atlantique, coupera en diagonalela péninsule ibérique (Portugal et un coin de l'Espagne), pénétrera en France parla Vendée, passera nonloin de Paris, entre le Vésinet et Saint-Germain-en-Laye, gagnera la Belgique, l'Allemagne, traversera la Russie et finira en Sibérie.Et ce chemin colossal, l\u2019éclipse ou plutôt l'ombre de la Lune, ne mettra que trois heures huit minutes à l\u2019accomplir.Lorsque le cône d\u2019ombre passera au-dessus de Saint- Germain, près Paris, Ia vitesse que je viens de calculer à l'instant pour vous donner un chiffre exact, sera de 777 taètres à la seconde, 2,800 kilomètres à l'heure ! Enfoncés tous les records des aviateurs ! Et ce qu\u2019il y a de plus intéressant, c\u2019est que cette ombre «volante», c'est le cas de le dire est parfois très visible.En 1900 et en 1905 où j'ai pu jouir du spectacle merveilleux d\u2019une éclipse totale, d\u2019abord en Espagne, puis en Tunisie, j'étais trop occupé pa- la surveillance des instruments pour ohserver le passage de l'ombre sur la Terre, mais plusieurs personnes l\u2019ont parfaitement vue.Si l\u2019atmosphère se prête à la cire constance, l\u2019ombre de la Lune pourra être aperçue du haut de la terrasse de Saint-Germain, le 17 avril prochain à midi 10.«En 1842, dit Farber, le spectacle du déplacement de l'ombre fut le plus effrayant que j'aie jamais vu.Je me sentis un instant presque étourdi comme si le vaste bâtiment qui était sous mes pieds s\u2019inclinait de côté.» Mais ce qu'il y a de plus merveilleux dans ce grandiose phénomène, c'est la précision à laquelle nous ar- tivons lorsqu'il s\u2019agit de donner la trajectoire et l'heure de l\u2019éclipsæ : vingt ans, trente ans à l'avance, le phénomène peut être prédit à trente ou quarante secondes près, et nous ferons mieux encore après 1912 ! Ceci me rappelle une toute petite histoire, laisses-moé \u201cous la conter pour finir.s'étaient réunis pour former un tribunal où l'on\u2018décrétefait si Dieu existe oui ou non.Les avocats athées avaient parlé tout d'abord.La partie adverse avait pris la parole.Le discours ne fut pas long : «Je joue aux dés, dit l'avocat du bon Dieu, je fais râfle de six « je dis : c\u2019est bien, Je jette encore, et je fais de nouveaux, râfle de six.C'est bien, mais cela m'étonne.~Puis, trois, quatre, cinq fois, cent fois., mille fois, toujours rifle de six ! \u2014Oh ! oh ! il n\u2019y a pas de milieu y les dés sont pipés ! « De même quand je vois lesphéno- mènes arriver toujours avec une régularité parfaite, les levers, les couchers, les mouvements des astres, les éclipses enfin, se reproduire sans cesse conformément aux lois du calcul, je dis encore : il n\u2019y a pas de milieu la nature est pipée.«Dire que la nature est pipée, conclut alors l'avocat, n\u2019est ce pas en même temps, pardonnez-moi l\u2019expression, dire qu\u2019il y a derrière elle un Dieu qui la pipe ?» Abbé Th.MOREUX.Directeur de l'Obrérvatoire de Bourges.38 2 Ce que dit Ple X de la presse catholique Pie X, s\u2019adressant a un prétre qui voulait connaître son opinion sur la presse catholique, s\u2019exprima en ces termes: « Ah! la presse, on ne comprend pas encore son importance.Ni les fidèles, ni le clergé ne s'en occupent comme il le faudrait.Les vieux disent quelquefois que c\u2019est une œu- vee nouvelle, et qu\u2019autrefois on sauvait bien tout de même les âmes sans s'occuper de journaux.C\u2019est Dientôt dit : autrefois! autrefois! Mais ces mauvaisestêtes ne font pas attention qu'autrefoss le poison dela mauvaise presse n\u2019était pas répandu partout et que, par conséquent, Je contre-poison des bons journaux n'était pas également nécessaire.ell ne s\u2019agit pas d'autrefois.Nous ne sommes plus à autrefois: nous sommes à aujouwrd'hus.Eh! bien, c\u2019est un fait, qu'aujourd'hui le peuple chrélien esttrompé, empoisonné, perdu par les journaux impies.En vain vous bâtiriez des églises, vous prêcheriez des missions, vous fonde- riéz des écoles, toutes vos bonnes œuvres, fous vos efforts seraient détruits sé vous ne savies pas manier en même temps l'arme défensive et ofen- sive de la presse catholique loyale, sincère.» Ces paroles claires et autorisées se passent de commentaires.\u201cAvis imoortants 1.\u2014 L'abonnement à la «Croix» est payable d'avance et nous invitons nes lec- fours d'satisfaire fiddlement cette oblige- \u201csion.\u20182.\u2014 Tout chèque à l'ordre de la «Croix» ou de son directeur doit être fait payable au pair à Montréal.S'il ne l'es pas.le signataire doit ajouter, au montan qu'il veus payer, 16 cts pour les frais de perception dudit chèque.3.\u2014 Tout lecteur qui désire cesser de recevoir la «Croix» doit au préalable payer tout ce qu\u2019il doit à motre administration et nous\u2019 aviser LUI-MEME ds || son désir.Autrement, s'il compte sur som maître de poste pour nous donner tel avis, \u201c dois s'attendre à des désagréments, car, souvent, le maître de poste oublie ou né glige de le faire ot de ld naissens des différends dont nous voudrions éviter les conséquences à nos lecteurs.° LA DIRECTION \u2014{frameem=unt |\u2018 DEORET \u201cNE TEMERF\u201d On peut se procurer à la Croéx le décret Ne temere sur les fiançailles et le mariage.Nous en avons fait une édition spéciale du texte latin avec la traduction française er regard.Vu la tempête qu\u2019il soulève en Canada de la part des protestants de toutes les nuances, il importe que tous les catholiques sofent bien fixés sur les termes propres du décret afin de l\u2019obzerver à l\u2019occasion et d\u2019être en mesure de repousser au besoin les attaques de ses adversaires.Pour la propagande, nous avons établi les prix suivants, franco : 1 exemplaire -.10 25 « 81:98 100 < s.00 Caractère bien lisible.\u2014Jolle couverture.LE PACIFIQUE CANADIEN TAUX REDUITS Jusqu'au 15 avril 1912.P ge de de el pour col de Montréal V Sree Netson, Tonainnd.Spoinoe rr: $47.70 Sun Francisco, Los Angeles, San Diego, Wexico Ciy, MOX.ccusanesansec cs cause $40.00 Prix pédulte pour différonts autres endrofta, \u2014_\u2014A Meanitobe, Sackalshewan of Alberta Avril 2 16 ot 30 ot les deuxiéme mardi jusqu'an 17 \u201cPiotr Gone Pour en sur Vancouver ot les intermédiaires, io met 10.90 p.m.lous los Journ, BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jacques.\u2014Téléphone Main 3732-3733, ou sux gares Viger , et Windeor.\\ 4 RR EN Ÿ apprécié avec plus d'éloges.\u201c* votre gracieux envoi.\" ARN AI PSV VIENT DE PARAITRE LE CANADA ECCLESIASTIQUE POUR L'ANNÉE 1912 _ Almanach annuaire du clergé eanadien 268s ANNEE 1 vel.in.8° (5 x B3£ pce), plus de 600 pages, relié toile, 91.50 Nous sommes heureux de publier la lettre que sous à adressée le vénérable archevêque de Québec, au sujet du Canada Ecclésiastique.Après les encouragements vesus du Saint-Père et les félicitations de notre digne archevêque, aucune marque de sympathie ne pouvait nous être plus agréable.De plus, le témoignage de Mgr Battandier, use autorité eu la matière, déclarant notre publication In plus parfaite du Kenre qui soit au moncle,est 1a plus flatteuse recommandation que nous puissions désirer.Jatnais un livre canadien se fat ** Archevêché de Québec, 3 mal 1931.\u201c Votre Canada Ecclésiastique est de plus en plus \u2018 complet, exact, bien fait à tous égards.Je vousen félicite \u201c cordialement.Mgr Rattendier qui publie l\u2019enuuaire Ponti- \u201c fical à Rome, me disait l'année dernière que votre Caneds \u201c Heel.est 1a plus belle publication de ce genre qui existe au \u201c monde.Je crois qu'il a raison.Mille remerciements pour \u2018+ Le N., Arch.de Québec.\u201d Aussi ben: tous les prêtres du Canada devraient-lle avoir en leur possession ce volume qui leur est epéclalement consacré.Les laïques eux-mêmes y trouverent une foule de , d'une grande utitkté.pesvente (Edifice 233-230, rue Bloury art Le Fao AE MEDANCLES === YNSIGNES DE SOCIETES === EMBLENES == [= En Or, Argoèt, Bronze of Abuiniatum \u2014 charsLeTS de toutes couleurs et de première qualité./ seulement.- BOntalogue envoyé gratis our demaside.- .CARON FRERES Caron) ot > + il.Æ donner Moqu\u2019au plus factie.à a Te .> a Nous d'avonspes à démontrer de savoir que c'ést tout, l'Episcopat -du Canada qui en est l'auteur pour julFeconnaître un caractère de bau- of vitales que nous avons cru devoir enfaireune grande diffusion, afin au bescinets:en: pénétrer parfaite- | considérable de cettel uir0 pastorale .de Nos Seigneurs les Evôques (for- 7 Vim portance de ce document.II \u2018suffit|.| cosngesse.Et iltraît- de questions |.que le peupie puisse.au foyer, le lire |\u2019 UNE INVITATION LY» Nowe invitone TOUS nee testeurs à ne pas leurs commandes \u201cimpressions avant de les avoir soumices à la \u201c CROIX \u201d ; qu'il\u2018 s\u2019aglese de n\u2019hmporte quel genre de.travail depuis le plus diffièlle à exteuter News sommes certains de pouvoir les remplir à leur plue grande caticisotion.L'AOMUNGTRATEUR +.a .; ur , ; 7 ; , seu ee .lpg 1 La.| LEITRE _PASTORALE DES .'PERES DU PREMIER CONOILE PLENS : DE QURBEROU 7 ce 10.\u201ca 6.\" 88016 mat grand in-12, our bon papise,avec.| Les ; couverture) | une jette \u2018 rs \u2018 LE So Lt TERRY ~~ 8, Rte A Te Sur le bucher Sur le point de mourir, un riche ct vénérable vicillard mande son fils au- pres \u2018de son chevet, lui donne de sages conseils, puis d'une voix affaiblic par la douleur qui l\u2019oppresse, il lui dit: \u201cMon cher fils, tu vois ce vaste domaine, ces champs fleuris, ces campagnes couvertes d'une opulente moisson.Eh! bien, je te constitue l'héritier de ces immenses possessions que tu lègueras toi- même aux fils que le ciel multipliera autour de toi.De sages lois t\u2019en garantissent à perpétuité la paisible possession.Sois sans inquiétude: tu en jouiras toi et les tiens dans mme sécurité parfaite, absolue.Transmèts à tes enfants les saines traditions de notre patriarcale famille.\u201cQuant a moi, je sens que ma carrière ici-bas est sur le point de se terminer: mes yeux qui commencent à se voiler se fermeront bientôt à la lumière de ce monde.Sous peu, je dormirai mon dernier sommeil à côté de mes pères.\u201d Ces paroles résonnèrent comme un glas funèbre aux oreilles de l\u2019enfant.Emu jusqu'aux larmes, il mit amoureusement ses lèvres sur le front du pieux moribond.Après un instant de silence, il remercia avec effusion le vénérable mourant et lui promit avec serment de respecter ses dernières volontés; puis s\u2019inclinant sous la main défaillante du vieillard, il en reçut la suprême bénédiction.Peu de temps après, le fils fonda un foyer.Et, le ciel bénissant son hymen, il était, quelques années plus tard, père de quatre enfants.Le bonheur entrait avec eux sous le toit paternel.L'avenir lui apparaissait sous le jour le plus radieux et plein d'espoir pour sa postérité, Mais tout à conp les événements prirent une tournure sinistre.Les puissants, qui ont entre leurs mains le sort des mortels, se sont livrés à de perfides et insidieuses recherches; ils ont fouillé, scruté tous les textes de loi ; ils les ont torturés pour leur faire dire que ce fils n\u2019avait pas le droit de vivre.En remuant tous les vieux matériaux, on a cru entendre une voix qui disait de l\u2019égorger et de l\u2019inhumer sur-le-champ.x x x Ayant un jour égaré mes pas dans un sentier qui longeait une prairie solitaire, j'aperçus non loin de là une multitude de personnes qui sc dirigeaient vers le ponant.Voulant m'enquérir de ce qui se passait au sein de ce flot humain, je le franchis a grand\u2019peine.Je me trouvai incontinent en présence d'une scène affreuse.On conduisait au supplice un homme de noble extraction et de haute stature, au torse vigoureux et à l'air distingué.J'ai vu ce brave se tordre sous la verge brutale de conducteurs sans entrailles ; oui, je l'ai vu le coeur gonflé d\u2019émotion, l\u2019ocil enflammé et plein de larmes cheminer sur le sol même qu\u2019il avait déchiré de sa main vierge et arrosé de ses propres sueurs.Son regard se promenait sur les champs fertiles qu'il avait défrichés avec des peines et un soin infinis.Hélas! se disait-il, toutes mes espérances sont dégues.Désormais, ma vie s'écoulera par les blessures que m'ont infligées ceux qui devaient me protéger.J'ai fait entendre une voix lointaine et plaintive à qui pouvait me sauver et contre l'injustice de ceux qui ourdissaient un complot pour me coucher sur le bûcher de l\u2019opportunisme et de la lâcheté.C\u2019est en vain que j'ai cherché des libérateurs.Soudain se présente un jeune héros qui fend la foule, arrête le cortège, et, d\u2019une voix puissante, il dit: Où condui- sez-vous cette innocente victime?Quel crime a-t-clle commis?\u2014 Aucun, si ce n\u2019est qu'elle est le frère des victimes de 96, honteusement immolées sur Vautel du fanatisme et qu\u2019elle est aujourd\u2019hui une entrave aux desseins de quelques arrivistes pusillanimes.Ce preux fait des efforts iouïs pour rompre les liens de l'infortuné aux mains des farouches sbires qui l\u2019entraînent.Vaine tentative: il ne peut le dégager des mille tentacules qui l\u2019enlacent de toutes parts: la force brutale a raison de la bravoure.La lugubre procession reprend sa marche et se dirige vers le théâtre de l'immolation.Bientôt on arrive sur le lieu qui doit être témoin des atroces souffrances de l'innocent condamné à une mortsaffreuse.Des bourreaux étendent la victime sur le bois préparé pour ta recevoir.Eh un instant les flammes l\u2019 veloppent et forment comme un linceul écarlate autour de la victime expirante.Un morne silence régne dans la foule; un dernier râle se fait à peine entendre, puis tout est fini: le crime est consommé, * xk x Pendant la cérémonie légale, je vis à l'ombre d'un saule pleureur le jeune héros qui, sans doute, adressait au ciel une prière pour l'infortunée victime qu\u2019il n'avait pu sauver.les Nicolétains doivent être fiers du jeune député qu\u2019ils ont choisi pour les représenter à la Chambre des Communes.Son coup d'essai est un coup de maître, et de maître \u201cindépendant\u201d.Puisse-t-il toujours être aussi fier et Aussi courageux ! Quant à ceux qui, comme la liane, se tiennent éperdument enlacés, \u201crivés\u201d, \u201cboulonnés\u201d au chêne ministériel, on les apercevra facilement, ainsi que leur holocauste du Keewatin, à travers le voile transparent de cette fiction.J.F.V.L'ENTENTE CORDIALE ! On va inaugurer, au mois d'avril prochain, \u2014 la date exacte n'est pas encore fixée, \u2014 à Nice, un monument élévé à la mémoire de la reine Victoria, et, à Cannes, un monument élevé à la mémoire du roi Edouard VII.À ces deux inaugurations, le gouvernement français sera représenté par M.Poincarré, président du Conseil, et le gouvernement britannique par son ambassadeur à Paris, sir Francis Bertie.Une escadre anglaise viendra, à cette occasion mouiller devant Villefranche.De grandes fêtes seront données en son honneur.C\u2019est une des manifestations de l\u2019entente cordiale qui existe entre l\u2019Angleterre et la France depuis que celle-ci est devenue la fille maçonnique de celle-là.Tant que la France fut chrétienne la Grande Loge d'Angleterre la persécuta; maintenant qu\u2019elle est pro- fondement enlisée dans la maçonnerie, cette même loge l\u2019embrasse avec éclat.Par contre, l\u2019Allemagne, qui est restée chrétienne en dépit des efforts des loges, est l\u2019objet constant de l'animosité anglaise.Tl ressort clairement de ces deux fait indéniables que plus un gouvernement se maçonnise, plus Albion \u2018estime.I] importe que nous, Canadiens français et sujet anglais, nous soyons fixés sur ce point.André Chauvean À propos d'annonces Les annonceurs sont priés de traiter directement avec nous pour la publicité qu\u2019ils désirent faire dans la Croix.Il nous arrive assez souvent qu'on nous demande de communiquer, à cette fin, avec telle ou telle agence de publicité, de Montréal.Nous ne voulons pas d\u2019intermé- dinires entre nous et l'annonceur, et cela pour deux raisons: la première, parce que la plupart de ces agences sont antipathiques à la Croix à cause de notre campagne contre les annonces de gin et de whisky qu\u2019elles font publier à pleines colonnes dans pres- Que tous les journaux de la province, et la seconde, parce que ces intermé diaires sont inutilement dispendieux et à l'annonceur et à la Croix.I'Administration\u2014s{ 2 mn.A NOS LECTEURS \u2014 Nous envoyons encore aujourd'hui leur note d'abonnement à plusieurs qu'on ne négligera pas de nous en faire parvenir le montant.de nos lecteurs.Nous voulons croire- LA-OROIX la \u2018Groix\u2019 à Montréal La circulation de la Croix, à Montréal même, atteint déjà un chiffre de lecteurs que plusieurs quotidiens nous envieraient, et ces lecteurs sont des plus choisis : professionnels.industriels, marchands, financiers, etc, tous citoyens notables qui sauront à l'occasion faire servir leur influence considérable à la grande œuvre de régénération sociale à laquelle la Croix se dépense sans compter depuis dix ans.Et nous ne nous arrêterons pas en si bonne voie.I! nous faut dix mille lecteurs, à Montréal, et nous les aurons, et ils seront autant de soldats aguerris, sans peur et sans reproche, contre lesquels les recrues des loges anglaises ou françaises, les volontaires des buvetiers et tous les autres ennemis de l\u2019ordre public viendront se buter en vain.La Croix va son chemin à l'assaut des forteresses du mal.Que Dieu lui soit en aide ! 0: Amendements importants À la loi des licences Le gouvernement provincial a soumis à la législature des amendements très importants à la loi des licences.Ces amendements autorisent les Commissaires, à Québec, à diminuer le nombre des buvettes à 60 de 96 qu'il est maintenant, c\u2019est donc 36 licences qui devront disparaître dans un bref délai.Mais comme les porteurs de ces titres pourraient se plaindre d'en être dépossédés, s\u2019ils se sont conformés strictement à la loi, le gouvernement leur accorde une indemnité de trois mille piastres dont il devra être remboursé, avec l'intérêt de 4 pour cent, en dix ans, par les 60 autres hôteliers qui conservent leur permis.Voilà, certes, un bon point d'ac- quis pour la tempérance.Nous espérons que le principe de cet amendement sera appliqué bientôt non-seulement a la Cité de Québec mais à toute la province.*o: Votes diverses Sur l\u2019invitation de Mgr l\u2019Archevéque, l'abbé Montanar, ancien missionnaire de Chine, est venu à Montréal prêcher une mission aux Chinoise eo eo On annonce que M.Henri Bourassa ne briguera pas les suffrages des électeurs, aux prochaines élections provinciales.eee Le sénateur MacDonald, un des pères de la confédération, est mort presque subitement à Ottawa le 21 du courant, > e e Le juge Robert Wallace, président de la Cour des Sessions, à Londres vient d\u2019envoyer en prison une nouvelle fournée de suffragettes.La plupart d\u2019entre elles ont reçu des sentences de quatre mois, mais les récidivistes se sont vu octroyer six mois et une de ces dames qui avait déjà comparu deux fois pour semblable offence rêvera pendant huit mais; à d'autres moyens de troubférla paix publique.eee Sa Grandeur Mgr l'Evêque de Joliette a interdir la lecture de La Vie, du Dr Albert Laurendeau, de saint-Germain de Granthane e eo NN.SS.Bruchési, Bernard et Labrecque ont adhésé au projet d'un monument à Cartier\u2014-0.NOUVEL AVIS AUX POLITICIENS La Croix n'est pas un organe conservateur ou libéral ou nationaliite, mais catholique tout court.LA F°, M°, AU- DESSUS DES LOIS |=: L'affaire du F.Légitimue à la Chambre française De F.Légitimus, député de ia Guadeloupe, condamné à deux années d'emprisonnement et à la suspension de ses droits civiques pendant cinq ans par la Cour d'Appel de Basse-Terre, avait formé contre cet arrêt un pourvoi que la Cour de Cassation a rejeté le 26 janvier dernier.Ce jour-là, le F.Légitimus s'embarquait à Bordeaux et il est, maintenant, arrivé à la Ponte-à-Pitre attendant ou faisant semblant d'attendre que ses anciens collègues du Palais-Bourbon aient prononcé sa déchéance.Or, la Chambre a connu de Légitinus le 6 mars seulement.Le F.Henri Brisson, président, annonça qu'il avait reçu, du ministre des colonies, une lettre lui faisant parvenir les arrêts d'appel et de cassation.Conformément aux précédents, le F.Brisson expliqua que la lettre ministérielle serait renvoyée à l'examen d'une commission de onze membres, nommée par les bureaux.Ainsi le veut, paraît-il, parlementaire.d'après les précédents, n'a qu'une chose à faire: intériner les décisions judiciaires et prononcer la déchéance.Aussi, se produisit-il un certain mouvement dans la saîle lorsque le F.Brisson, (Vénérable d'honneur ad citam de la loge écossaise No 133, la Justice) fit savoir qu'il avait reçu de plusieurs députés et en particulier des FF.Etienne et Cuttoli, un projet de résolution en faveur du F.Tégitimus (pourvu d'un l'Affaire la procédure La commission, toujours, oifice trés important dans le Rite Ecossais Ancien Accepté) : \u201cLa Chambre décide qu'il ne sera pas procédé à l'arrestation de M.Légitimus, député de la Guadeloupe, pendant le cours de la présente session.\u201d \u2014Comment cela! interroge M.Emmanuel Brousse.Sommes-nous au-dessus des lois?Cette protestation demeura sans écho! ll y avait alors à peine un quarteron de députés en séance.Le projet de résolution fut adopté sans débat.* x x les FF.Brisson, Etienne et Cuttoli avaient pleinement réussi à exécuter leur tour d'escamotage au profit du F.Légitimus.Nous disons tour d'escamotage parce tie nous croyons savoir qu'un député ou sénateur ne peut, au courant d'une Iégislature, bénéficier de l\u2019immmnité parlementaire qu'à Ja condition formelle d'être présent aux séances du Parlement.Or tel est loin d'être le cas du F.Légitimus qu vient précisément de retourner aux Antilles.Nous avons, plus d'une fois, signalé des scandales de ce genre et administré la preuve évidente, irrécusable, que les FF.MM.savaiem se placer ou étaient placés au-dessus des lois.L'affaire du F.Légitimus ne con- firme-t-clle pas nos assertions?La France Antimaçonnique.\u2018 LA CRISE MODERNISTB DANS L'EGLISE ANGLICANE \u201cLézardes et fissures dans l'Eglise anglicane\u201d, tel est le titre sous lequel la revue universitaire Oxford and Cambridge publie un article qui montre l'impossibilité pour l'Eglise anglicane de se débarrasser du poison mocerniste.L'auteur pousse un cri d'alarme avec la triste conviction qu\u2019il ne sera pas entendu.Le poison va continuer à «évelopper son virus; le terme prévu c'est le glissement ininterrompu vers l'indifférence doctri- L'état de cette église qu'il ne voudrait pas voir disparaître, lui semble désespéré, par le fait qu'aucune \u201cautorité\u201d n'existe pour enrayer le mal: \u201cEn Angleterre, expose l'auteur de l\u2019article, fe mauvais levain est tranquillement laissé à lui-meme: personne ne sera inquiété, Aucun membre enseignant dans l'église établie ne sera poursuivi pour ses opinions hérétiques ; ancun ne sera déposé.Aussi voyons-nous avec effroi l\u2019attaque et l'attaque au grand jour, contre l'historicité et l'authenticité de cette Bible, sur laquelle seule repose notre Eglise anglicane.Parmi ces adversaires, beaucoup de membres du clergé semblent vouloir se «listinguer.Ils répandent le doute sans se rendre compte du résultat final.C'est une vraie révolution.\u201cII est vrai qu\u2019ils procèdent avec mé- thodé et croient ainsi pouvoir en toute sécurité rejeter ceci et garder cela.Tis respectent les symboles, mais portent leurs coups contre la Bible.C'est cn vain qu'ils distinguent la partie historique de la partie révélée qu'ils réservent leurs critiques pour la première et respectent la seconde le peuple ignorant ne fera point de pareilles distinctions dans sa logique, il enveloppera l'une et l\u2019autre dans le même dédain et conclura à l'incrédulité.Il s'apercevra vite que cette Eglise anglicane n'est pas une Eglise capable de défendre ses dogmes et sa Bible.Que voulez-vous qu'il pense lorsqu'il voit ses ministres ne plus croire à la naissance virginale du Christ, à sa résurrection, à son ascension, à sa divinité, à l'éternité des peines?II cessera bientôt de la suivre, de la respecter.\u201d Ce qui prolongera, ce qui aggravera le mal, c'est que le modernisme pratique fait presque partic de Penscignement officiel.Des affirmations touchant les Ecritures qui auraient, il y a cinquante ans, fait pousser des cris d'horreur, dans une Eglise pourtant peu difficile en fait de dogmes, sont aujourd'hui d'un langage courant parmi les candidats aux ordres, Le modernisme n\u2019est donc pas une chimère, Le protestantisme, en tant que religion positive, est en {rain d'en mou - rir.Le catholicisme seul survivra à l\u2019épreuve de ce poison mortel.nale et pratique.L'aplatissement du député Boolay devant l\u2019Orangiste Sproule i Le député de Rimouski avait prononcé les belles vérités suivantes, le 12 mars, aux communes, à l'adresse du Dr Sproule : \u2018Le même homme que je vois au- jourd\u2019hui drapé dans le fauteuil de cette chambre, fut alors (en 1896) l'associé de Sir Wilfrid Laurier.Conservateur à outrance, il transigeait cependant avec ses principes po'iti- ques pour satisfaire ses haines sectaires et son fanatisme ; lui qui se piquait de se croire plus honnête et plus vertueux que tout le reste du monde, ne vit pas l'injustice énorme qu'il faisait à une partie rotable de la population de son pays | il ne lui répugna pas de s'associer politiquement à ce Canadien français qui nous sacrifiait pour satisfaire ses ambitions politiques.\u201d C'était bien dit, cela, et surtout bien vrai.Mais, 6 puissance du patronage, M.Boulay, le 20 mars, présentait à l'Orangiste, devant toute la chambre, des excuses pour avoir dit ces paroles, et demandait en plus que celles-ci fussent retranchées des débats officiels.Voici ses termes : \u201cJe désire exprimer mes regrets pour toute parole que j'ai prononcée dans cette chambre à la séance de mercredi, 12 mars, et qui serait blessante pour l'honorable Monsieur l'Orateur.Je demande qu'il me soit permis de retirer ces expressions et je prie qu\u2019eil.s soient retranché:s du compte rendu officiel des débats.\u201d Deux jours après nous apprenions que M.Boulay avait pu, à ce prix, conserver les faveurs ministérielles.Hélas ! pour quelques sous de faveurs | Pierre Lemoineopm fi Yr LES ECOLES BILINGUBS MENACEES \u2014 D'après Sir James Whitney, la loi scolaire d'Ontario ne reconnaitrait pas l'existence légale des écoles bilingues duns cette province et le gouvernement ontarien aurait l'intention de les fermer, ou de les conformer à la loi.\u201c Des restrictions seraient imposées.L'enfant canadien-francais pourra se servir de sa langue maternelle en entrant à l'école, mais il devra se servir de l'anglais seulement.après avoir terminé ses études \u2018primaires.l'instruction publique trouve loi actuelle, | yd est considéré comme la boy officielle dans toutes ley gu\u2019 excepté dans celles où le ministre di permettre l'usage d'autres = dans le but d'aider les enfants Qui parlent pas l'anglais à apprends cette langue.Ainsi, le francais y serait en danger.Plus de Qualification Fenotère - \u2014 L'assemblée et Je conseil 1 ont définitivement voté rat de la qualification foncière aux charges d'échevin et de maire de 3 Montréal.On sait que cette qualig.cation n\u2019est pas exigée pour être commissaire.Un autre Proiet de ki On sait que MM.Pelletier, Monks} Nantel, pour excuser leur vote en tes veur du bill du Keewatin, ont invos qué la bienveillance du ministègg; Roblin à l'endroit de la minorité oa tholique du Manitoba.Or, quelle est au juste cette blew: veillance ?cs > On peut la juger à l\u2019œuvre parlez 2p projet Caldwell que ce ministère vient de soumettre à la législature cette province.A Ce projet de loi, d'après une dé pêche de Winnipeg adressée aux joug: naux, amende dès sa première clause # l\u2019Acte des Ecoles publiques du Mani: toba, en ajoutant au chapitre 1455: des Statuts Révisés, 3 une clause x qui décréte que Ig mot «école» s'appliquera désormais à toute salle d\u2019école ou tout dépärté ment scolaire dans n'importe quelle maison d'école présidée par un insti tuteur.9 Evidemment le gouvernement mai nitobain entend contrôler non sed ment les écoles publiques établies & par la loi, mais aussi toutes les caise a établies et qu'elle soutient à; ses frais, tout en étant forcée & payer pour les écoles publiques.4 D'après la clause 19 dudit pu prises dans ses limites peuvent & vendues pour le bénéfice dudit trict.\u201cie Les propriétés scolaires privées de la minorité pourront done, d' aprés cette loi, être vendues comme les 5 tres, et cela contre le gré des legis mes propriétaires.y De plus, selon la clause 20, dans » cas de la disssolution d\u2019un district scolaire, c\u2019est l'inspecteur de l'école publique de la division dans laquells® le district scolaire est situé, qui &4 évidemment, les sommes out par la minorité pour ses prôpres les.109 de }\u2019 Acte des Ecoles publiques; confie au Département d\u2019Education la répartition des dépenses devant: être faites par chaque municipalité} comprise dans tel district scolaire wal Enfin en vertu de la clausb M personnc, pas même le curé de Le loss lité, ne peut formuler q remarques en faisant la visite d' école, sans en avoir obtenu I\" sation formelle des Commissaires @4 district scolaire, par une adoptée à une séance régulière del ; Commission.: LE DECRET \u201c RE TEMERE\u201d Nous avons fait une nouvelle tion du décret Ne temere, texte wy ct traduction française en reget Ei vente aux bureaux de le CW "]
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