La Croix., 20 juillet 1912, samedi 20 juillet 1912
[" - rranç- eh.NCES du Part.: quatletU Wo nuse-vitle La \u201c\u201cCroix\u2019\u2019 Le Samedi, 20 Juilllet 1912.Vol.X.\u2014 No 16.Où ABONNEMENT Pyablo d'avarce CANADA 1 an, 82: 6 mois, $1,00 MONTRÉAL rr BANLIEUR (par ta poste) al.1 35 y», RUE NOTRE-DAME EST 1 an, 8250; 6 moin eut Lo Holte de Poste 388 : = JOURNAL GATHOLIQUE ETATS-UNIS JOSEPH BEGIN ion postale) eta 9, RUE NOTRE-DAME EST, MONTREAL an Wien py an, + 8 mols, $1.35 - \u2014 REHIGION, QUESTIONS & » SCIENCES ay C y \u2014 wéléphono: Holl Main 6974, OCIAIES.SCIENCES, ARTS, LIFIERATURE, C-NSOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION, ETC.Un munére, 5 sous \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Godefroy.et la Grenouille | La Marine de Guerre Dans un de ses derniers numéros, le Pays, tout larmoyant, s\u2019écriait On exploite le pauvre !.Imaginez done, on fait cent pour cent sur les Jivres classiques LY pensez-vous?Que: desastre!.O tempora! O mores! Mais ce cent pour cent du Pays est-il bien exact ?Nous en doutons fort ; nous avons pris des informations i ce sujet et il appert que le gain général est de 10, 15, 20, 25 pourcent, selon l'importance de l'ouvrage ct son peu d'écoulement.Chez les Frères des Ecoles chrétiennes ce bénéfice est employé tout entier en récompenses pour les enfants et en movens d'émulation.M.Langlois a-t-il fait une perquisition chez les buvetiers, ses amis - Sait-il quel bénéfice ils réalisent - Il est venu à notre connaissance qu l\u2019un de ces messieurs débite sur le pied de 81: le gallon du whisky qui lui coûte environ quatre piastres.Faites-le pour cent, M.Langlois! Un autre vend 50 centins la bouteille du Vin qui ne vaut pas 50 cen- tins le gallon, trouvez encore le pour cent M, Godefroy.Un hôtelier pourvu d'une licence disait : Ma licence me vaut un petit Kondike !\u2026.Que pensez-vous de ceci, monsieur le de puté - Sur ce point, comme sur bien d'autres nun moins nnéreux pour l'ouvrier, le Pays garde un silence absolu, Que voul: z-vous, ce genre d'affaires ne fait parti du programme de la petite feuille que pour en obtenir des annonces grassement payées ! En tacticien de grande envergure, Langlois ne voit le salut du pauvre ouvrier que dans la gratuité de 1'¢- cole et du livre !\u2026.« Toulon est 1a, disait Napoléon à son général, en lui montrant un point faible de la muraille de la ville » Il nous semble voir Langlois, montrer de son doigt tripointé, inscrits en caractères gras, aux trois angles d'un majuscule triangle.montrer, disons nous à ses très chers fils.ébahis, ces trois mots : Minéstère, Gratuité, Uniformité !.Et dire avec un geste grandiloquent: «Lesalut estl! quand nous aurons pris ces trois positions, nous serons les maîtres de l'école.» Oh ! le grund homme.clament en chœur, tous les benéts de Montréal et d\u2019ailleurs !.Hourrah, pour le député des Juifs * hourrah pour notre député !.Alors, petit Langiois, c¢nflé comme la grenouille sans cependant crever parce peau est plus épaisse.jourre sa (ite dans son chapeau \u2014 car petit Langlois a un chapeau, c'est dans icelui qu'il reçoit les traits d\u2019Armand lavergne au parlement ![.que su J.A.Dollard.CETTE POLITIQUE DE HAINE Le sauvernement libéral Scolt est sorti des dernières élections provinciales de la Saskatchewan avec une majorité de 35 voix.Nous ne sommes pas faché de voir archibattu M.Haultain, l'ancien premier ministre des Territoires.N'est-il pas le premier auteur des troubles scolaires de l'Ouest?Le résultat de ces élections aurait encore une autre signification.Haultain, le lendemain de sa défaite aurait fait la déclaration suivante : «Autant que j'en puisse juger, le sentiment en faveur de la réciprocité était encore plus accentué, que les lihéraux eux mêmes, je pense, se le figuraient Je que la réciprocité était fort populaire en Saskatchewan, l'automne dernier, et j'ai toujours été surpris que le gouvernement n'ait point fait appel plus vite au pays.J'ai déclaré ouvertement, ce printemps même, ñ mes amis, que si le gouvernement provincial faisait des élect:ons, nous se- tions balayés.J'attribue la victoire libérale presqu'exclusivment h la popularité de la réciprocité en Snskatchewan.» savais, assurément, ll se pourrait que la question de la réciprocité commerciale y soit/pour quelque chose: mais nous croyons que la politique de haine suivie par M.fMaultain contre Jes Canadiens français et catholiques a été la cau- Se prédominante de la victoire de M.Scout.Jules-Monsi Poincaré, mathéma- licien, «st mort le 17 du courant à Paris.UNE AUTRE ECHAUFFOUREE DU JUGE MONET Les lettres circulaires de NN.SS.Bruchési et Bernard concernant les prêtres du collège de Sainte-Marie de Monnoir n'ont pas plu au juge Monet ! Nous devions nous y attendre ! Le juge Monet a toujours été un enfant terribie et nous croyons bien qu'il est destiné à ne pas mürir.Son échauffourée de mardi dernier, à Saint-Jean, ressemble à celle dont il fut l'auteur, en 1896, à l\u2019endroit de Mgr l'Evèque de Trois-R1- vières.Impoli, par tempérament, il voudrait, étant joge, chasser le naturel, mais le naturel revient au galop Le grand argument de M.Monet en faveur des prêtres de Monnoir, c\u2019est que, s'ils obéissent aux ordonnances ccclésiastiques, ils tombent sous le coup de la loi civile et deviennent passibles d\u2019un emprisonnement.Cet argument n'a aucune valeur aux veux des vrais catholiques.Le directeur de la croix s\u2019est vu récemment à peu près dans catte situation et il n\u2019a pas craint de proclamer hautement la priorité de la loi de l'Eglise sur la loi civile.A cause de cela, il a été condamné à trois mille piastres d'amende ; mais qu'importe l'amende et même la prison, quand il s'agit d\u2019attester la vérité catholique ! André Chauveau.En L'hon J.EE.Caron, ministre de l\u2019agriculture, a été élu député des Iles de ln Madeleine.Sa majorité serait de 191 voix.Elle est redevenue la question du jour, depuis que nos ministres fédéraux, MM.Borden, Hazen et Doherty, sont entrés en conférence à Londres avec les représentants du gouvesne- ment anglais.Notre premier ministre, parlant au banquet du Royal Colonial Institute, a déclaré : « C\u2019est un lieu ¢ .nunun de dire que l'existence de l\u2019empire dépend essentiellement de sa prépondérance navale.Il nous a aussi paru, au Canada, que cette prépondérance ne peut être conservée que par une marine unie: un seul roi, un seul drapeau, une seule et puissante marine : voilh notre idéal.» C\u2019est peut être l'idéal de W.Borden et de M.Hughes, mais ce n'est pas sûrement celui des Canadiens français.En tout cas, ça sent déjà l\u2019impérialisme et pour cause.Le Comité de défense im; ériale a eu sa première réunion le 11 du courant.Rien, apparemment.n'y a été décidé ; mais subséquemment, il a été déclaré dans les milieux officieux que le Canada, par l\u2019entremise deses ministres, offrait à l'Angleterre un subside annuel de sept millions de piastres, destiné à la construction de dreadnoughts qui seraient exclusivement sous le contrôle de l\u2019Amirauté anglaise.En retour, l'Angleterre offrirait au Canada un siège dans le Conseil impérial.Voilà une politique navale que M Borden réussira difficilement à faire accepter par les Canadiens.Il le sait bien, puisque déjà, au banquet que lui a offert, le 17 du courant, l'Association parlementaire de l'Empire, il a cru prudent de commencer à convertir l'opinion publique à ses vues.ou plutôt aux vues de l'Amirauté.Ecoutez le : «11 faut admettre que, lorsque l'heure du péril est arrivée, l'heure des préparatifs est passée.« Les dix prochaines années seront décisives pour l'empire.Que nous fassions partie des lles Britanniques ou des colonies, Dieu fasse que nous nous conduisions de façon i ce que l'avenis ne nous réserve pas\u2019 le calice des vains regrets, à cause des occasions négligées et à jamais disparues.» Allons! quel «st donc ce péril auquel fait allusion M.Borden?Seriit-ce le péril allemand ; Mais, n'avons nous pas lu dans les journaux anglais, il y a à p ine quelques jours, qu'il n\u2019était pas à craindre, que l'Allemagne et l'Angleterre se regardaient aujourd'hui d'un bon œil ct que ces deux puissances avaient bien décidé de maintenir réciproquement la paix?N'avons-nous pas vu récemment les hauts gradés de la franc-maçonnerie allemande reçus et festoyés par les hauts gradés de la franc maçonnerie anglaise, à Londres, dans un banquet où la grandeur des deux pays fut exaltée et où des santés à la bonne amitié qui existe entre eux furent proposée: ?Joseph Bégin CONGRES EUCHARISTIQUE et l\u2019Empire austro-hongrois Nous lisons dans la correspondan- cs romainedel'anticatholique Corriere della Sera: « I1 semble que ce soit la volonté de l'Empere-r d'Autriche de donner au Congrès Eucharistique les proportions d\u2019un événement de la plus haute importance.Le souverain a cn effet invité le cardinal légat du Pape le religieux Rédemptoriste Van Rossum, à se considérer comme son hôte au palais impérial.11 a fait savois qu\u2019il enverra à la frontière autrichienne le train impérial pour conduire le légat à Vienne et le «Yacht» impérial pour le retour sur le Danube à travers la Hongrie.«De son côté, Pie X anommié toute une phalange de prélats ct de gentilshommes à la suite pour faire cortège au Cardinal Légat ct aussi pour aller au-devant du désir de Sa Majesté Apostolique et des catholiques autrichiens.Un autre signe non moins expressif de la couret du gouvernement autrichien c'est le fait qu\u2019à Rome les séances préparatoires du comité pour le Congrès catholique ont eu lieu au palais de l'ambassade d'Autriche près le Vatican et qu'elles ont été présidées par l'ambassadeur lui-même, !e prince Schœnbourg, cas tout à fait extraordinaire « Toutes ces manifestations remarquables ont probablement une signification politique ct ne sont pas une simple conséquence des bonnes relations entre l'empire Austro Hongsois et le Saint-Siège.L'Autriche en cette occasion semble vouloir en quelque sorte montrer unc fois de plus aux sujets de l'empirecombien elle tientà l'appui du Saint Siège et combien elle s'ttache ¢n toute occasion à \u2018ui rendre des hommages particuliers.» Ces dernières lignes ont encore leur importance, venant de cette source, \u2014bien que la religion de l'Empereur suffise à expliquer ses actes en cette rencontre.rep en, JUGES DE PAIX JUIFS Sous ce titre, nous lisons dans la Vérilé: « La dernière liste de nomination de juges de pnix contient des noms de Juifs.On nousdit qu'il ya un très grand nombre de youpins qui exercent ces fonctions importantes et honorables daus la ville de Montréal.Qu les Juifs aien* parmi eux quelques juges de paix, passe, mais il nous semble que grâce à certaines influencesces sortes de nominations se multiplient un peu trop.ll serait important et aussi fort intéressant de savoir qui les protège ainsi.Heureux youpins !» Nos lecteurs sont priés de prendre note que les bureaux et l'impri- merice de la Croix ont été transportés au No 9 de la rue Notre-Dame Est, près de la rue Saint-Laurent.Nous les prions de plus de ne pas différer de payer leur abonnement.Quant aux lettres qui nous sont envoyées, il suffit, pour qu'elles se rendent à leur destination, de les adresser à: La Croix, Montréal, Canada.Voici quelques-unes des nombreuses lettres que nous avons reçues à ce sujet: D'un jurisconsulte : Cher monsieur.J'ai suivi avec beaucoup d'intérét et d'attention les péripéties de votre procès et je suis convaineu que le droit, la raison et lc simple bon sens sont pour vous, mais la mentalitéde certains juges ne leur permet pas de faire les distinctions juridiques, philosophiques et théologiques qu\u2019il faut faire quand il s'agit de la doctrine catholique.Cette triste mentalité, formée par les efforts d'une école que j'appelle anti-évangélique, laquelle a entrepris de saper et refaire les bases de la société chrétienne pour les remplacer par les principes du philosophisme du XIIIe siècle, existe malheureusement chez les juges de notre nationalité.Les principes d'ordre religieux semblent être en baisse sur le banc comme dans les parlements : on veut les réduire à la plus simple expression et, à cet effet, on interprète nos lois dans un sens matériel et rétréci.L'action maçonnique fait son œu- vre, et, à part quelques âmes d'élite, je ne vois personne cherchant à endiguer le torrent.Triste! Triste!! Triste!!! Cependant, il faut combattre, un contre dix, un contre cent! Faisons notre devoir, essayons de réagir, de renseigner nos concitoyens, et quand sonnera notre dernière heure, eh! bien, nous nous endormirons dans le sommeil du juste avec la satisfaction d'avoir accompli notre devoir.Sic vita! Je vous serre la main.D'un membre du clergé d'Ottawa: M.Joseph Bégin, La Croix, Montréal.Cher monsieur, Vous avez fait votre devoir; vous l'avez fait sans vous arrêter aux conséquences matérielles.Vous avez droit aux félicitations de tout catholique ain ant vraiment notre Mère la Sainte Église.Vous avez droit à plus que des félicitations, et je souhaite que votre circulaire rappelle à plusieurs que la défense de la Sainte Église est le devoir de chacun de ses enfants.Tous ne peuvent, il est vrai, y concourir par la parale ou la plume, mais il est un genre d'action qui est à la portée d'un très grand nombre: c'est d'aider de leurs deniers, selon leurs moyens, ceux qui se dévouent pour entrer de plein pied dans la lutte.Pour ma part, je regrette que mes moyens ne me permettent pas de vous envoyer aujourd'hui plus quela petite offrande ci-incluse, étant retiré du ministère et pourtant chargé d\u2019une œuvre cmnsidérable\u2026 .Je m'efforcerai cependant d'économiser encore quelques sous pour vous envoyer une autre offrande un peu plus tard.Ci-inclus un chèque de 87.00, dont $2.00 pour mon abonnement.Veuillez croire, moncher monsieur Bégin, à mon\u2018dévouement Bien sincère.L'affaire Chiniquy-Bégin CE QU\u2019EN PENSENT NOS LECTEURS D'un abonné de Sainte-Anne de Prescott, en date du 16 juillet 1912 : Cher monsieur, Ci-inclus un chèque de $ 10.00 pour vous aider à vous protéger dans la guerre déloyale que l'on vous fait.Mes félicitations pour votre grand courage, et mes sympathies en même temps en vous voyant la victime de l'ennemi du vrai chrétien.= J'espère que tous les bons amis de la bonne cause vous tendront la main.Je regrette de ne pouvoir vous offrir d\u2019avantage Restez toujours le soldat courageux de la Croix du Christ avec mes meilleurs saluts et vœux de succès, Je demeure, Votre dévoué, D'un Curé du diocèse de Chicoutimi : Monsieur le directeur, -\u2026 Je vous remercie profondément pour la bonne part que vous prenez à la défensedela foi.Notre religion née dans les épreuves, fécondée dans et par le sang, a eu pour héritage les persécutions promises parle Christ.Et,tous les jours, nous avons des preuves de cette divine parole.Ci-jointe la somme de $ 10:00 avec regret de ne pouvoir donner plus.Veuillez agréer mon entier dévouement D'un autre membre du clergé : M.Joseph Bégin.Montréal.Mon cher monsieur, On en veut à votre vaillante plume de catholique sincère.On ne parviendra pas à la briser.Puissiez-vous en cette circonstance avoir tout l'encouragement que vous méritez.C'est une liberté élémentaire que vous défendez, cellede dire franchement et loyalement votre pensée.Que Dieu vous ait en sa sainte garde et que tous les amis de la vérité et du franc parler vous aident de leurs prières et de leurs deniers.Inclus : S10!00.rm co 2) See LA SANTÉ DU PAPE Des journaux italiens et étrangers ont publié des nouvelles au sujet du prétendu malaise dont le Pape aurait été frappé à la suite de la chaleur excessive de ces jours derniers et qui aurait causé dans son entourage de vives préoccupations.Au Vatican, on dément de la façon la plus formelle ces informations.Pie X est dans les meilleures conditions de santé, Il passe la plus grande partie de sa journée à travailler dans sa bibliothèque particulière, où l'épaisseur des murailles permet de maintenirune fraîcheur relative.La seule modification dans s3 vie est la suppression de la promenade de I's- près-midi dans les jardins du Vatican, où il se rend maintenan matin.Mgr MeNeil, archevêque de Vancouver, a été nommé archevêque de Tôronto.Il succède à Mgr Mol£voy, LETTRE DE S.@.Mar BERNARD ÉVÈQUE DE SAINT-HYACINTHE Au sujet des prêtres de Sainte-Marie de Monnoir La lettre suivante a été lue dans toutes les églises du diocèse de Saint- Hyacinthe : ALEXIS-XYSTE BERNARD, par la grâce de Dieu et l'autorité du Siège apostolique.évêque de Saint-Hyacinthe.Au clergé séculier et régulier.aux communautés religieuses et ü tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Natre- Seigneur.Nos très chers frères, Depuis cinq ans.\u2014 nous pouvons en rendre le témoignrge public.\u2014 c'est avec une tendresse toute paternelle et avec une indulgence toujours renouvelée dans la prière, que nous avons traité les prêtres \u2018du petit sc- minaire de Sainte Marie de Monnoir.Ce sont nos vnfants, ce sont nos pic- tres.À la seule pensée de sévir contre eux, notrecœurse brisait.Hélas: la bonté que nous leur avons témoignée et que l'on a taxée en certains lieux de faiblesse, la bonté dont notre Âme est encore toute pleine et qui vourirait toujours se répandre en indulgence, a été inutile : nos conseils, nos exhortations, nos supplications n'ont produit aucun résultat.Aujourd'hui, nous devons à notre conscience «l'évêque, à l\u2019autorité dont nous sommes revêtu par l'Esprit Saint pour régir l'Eglise qui nus a été confiée, surtout à l'autorité souveraine du Pape jusqu'ici méprisée.à notre amour mème de père pour des enfants égarés, de faire connait re h tous la conduite de ces prêtres et les devoirs qui s'imposent.En 1907, après l'incendie de leur collège, les prêtres du petit séminaire de Sainte-Marie de Monnoir nous demandeèrent la permission de transporter leur maison Saint-Jean.Conscient du serment prété, au jour de notre consécration, de défendre et de garder intacts les biens de notre diocèse, Nous avons dû refuser cette permission.Seul le Saint-Siège pouvait l\u2019accorder.lls en appelerent donc à Rome, et Rome, comme nous, repoussa leur demande nous enjoignant méme de les \u2018rapper de suspense, s'ils osaient passer outre.Hélas ! malgré Notre défense, malgré l'opposition de Mgr l'archevèque de Montréal, malgré les ordres formels de la Sacrée Congrégation de la Propagande- il y a maintenant trois ans\u2014ils se transportaient ü Saint.Jean et y installaient leur maison.C\u2019était déja la révolte contre l\u2019autorité légitime.Nous avons dil sévir, alors, et nous avons, en effet, fulminé la peine de suspense.Cette suspense, cependant, nous l'avons retirée devant des promesses de soumission au jugement du Délégué Apostolique.Ce jugement qui les condamnait et les ohligeait à sc remettre hleur évéque, n'a jamais été pareux exécuté.Pourtant, avec quellecon- descendance, avec quelle longanimité nous nous sommes prêté ù toutes les mesures capables de les ramener au devoir, à la claire vision de la voie à suivre.Tout a été inutile.Enfin, le 2 avril dernier, remplissant la mission que lui avait confiée la S.C.Consistoriale, Son l£xcellence Mgr le Délégué Apostolique, au nom du Saint-Siège, fulminait aux pré- tres du Petit Séminaire de Sainte- Marie de Monnoir, entre autres injonctions, les suivantes : a « 10 À la fin de la présente année scolaire (1911-12), vous devez absolument quitter Saint-Jean et cela sans aucun espoir d'y pouvoir demeurer plus longtemps, et d\u2019obtenir la permission d'y ériger un college quel qu'il soit : Zo L'offre qui a été faite d'lber- ville pour v établir le collège de Sainte-Marie de Monnoir n'est pas maintenue ; par conséquent, il ne vous vst pas permis d\u2019e transporter ledit collège, ni de vous établir vous- méme: 30 Le révérendissime évêque de Saint-Hyacinthe choisira, selon les directions du Saint-Siège, le lieu où ledit collège ou séminaire de Sainte- Marie de Monnoir * ourra v être établi; so 30 La Sacrée Congrégation consistoriale vous fait à tous ct à chacun de vous l'obligation d'accepter toutes ces décisions imposées par le Saint-Siège, et de déclarer par écrit avant un mois à partir du jour (4 avril 1912) où cette lettre vous sera remise, que vous les acceptez.Si, ce qu'à Dieu ne p'aise, vous refusiez de vous y soumettre, ou si après les avcir acceptées vous veniez à manquer à la parole donnée, je vous avertis que vous deviendrez passibles des peines canoniques infligées aux rebelles chstinés.» Les prètres du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Monnoir ne se sont pas soumis à cet ordre pourtant très clair el bien formel.En conségence, le 13 mai dernier, Son Excellence Mgr P.E.Stagni, délégué apostolique au Canada, fidèle exécuteur du mandat reçu de la S.C.Consistoriale et approuvé par le Pape lui- mème, les a frappés de suspense À divinis.Cette peine est attachée à leur personne, elle les tient partout en tous lieux où ils se trouvent, elle leur enlève tout pouvoir d'ordre et de juridiction ecclésiastique, is n\u2019ont plus le droit d'agir comme prêtres.Ce décret, puisqu'il est l'expression de la volonté du Pape, est sans appel.Est-il besnin de vous dire, nos Très Chers Frères, combien nous sommes afiligé de cette situttf=: Dieu sait avec quelles larmes et avec quelles prières nous avons demandé que ce calice d\u2019amertume fut détourné de nous, détourné de sôn Eglise.Eux aussi, ils savent avec quel cœur de pere nous les avons suppliés de rentrer dans le devoir, de nous donner la consolation de les recevoir, de leur remettre de nouveau la blanche étole du prètre soumis et obéissant, du pretre fidèle à sa mission de docteur et de sauveur des âmes, Hélas, il ne nous est plus permis d'écouter la voix de l'indulgence.Nous devons garder le dépôt qui nous a éié confié, nous devons faire respecter l'autorité du Saint Siège qui a parlé, dous devons éclairer les âmes qui attendent de nous leur lumière et la direction qui doit les guider.ll faut quele scandale, qui a duré trop longtemps déja et qui a fait trop de mal, prenne fin.Nous espérons cependant encore, et nous le demandons à Dieu avec toute la ferveur de notre âme, nous comptons que ce scandale va finir par la soumission pleine et entière de ceux qui l'ont donné.Qu'ils écoutent enfin la voix de leur conscience, qu'ils se rappellent les engagements sacrés qu'ils ont pris au jour de leur ordination sacerdotule, et leur obéissance aux ordres du Pape édifiera les fidèles ct fera oublier leur conduite passée.ils y retrouveront eux memes nen senlement toute la gloire de leur sacerdoce, mais aussi la paix de leur conscience, le honheur de se sentir en union avec l'Eglise, par conséquent avec le Christ Jésus, le divin consolateur, la source héatifiante des âmes, Si, hélas, ils ne se soumettent pas et persévèrent dans la voie où ils se sont cngagés, s'ils osent de nouveau ouvrir leurs classes à Saint- Jean, le devoir de note clarge nous oblige à déclarer ce qui suit: lo Les prêtres du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Monnoir n\u2019ont pas le droit d'enseigner à Saint-Jean.IIs sont là sans mission légitime.bien plus, en révolte formelle contre l'autorité de Mgr l'Archevêque de Montréal et contre la nôtre: 20 En conséquence, nous défendons, sous peine de péché mortel, aux parents d'envoyer leurs enfants dans ce collège et aux élèves d'y _aller, Les uns et les autres, en effet, se feraient ainsi complices et coopérateurs d'une désobéissance grave vis-h-vis de l\u2019Église; 30 Cette défense, évidemment.oblige encore davantage les prètres- wr péché de désobéissance, en fa ori- sant le recrutement des élèves pour cette maison, ils ajouteraient celui du scandale.Sera le présent mandement lu au prône de toutes les églises paroissia les et chapelles où se fait 'ollice public.et en chapitre dans les communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.Donné à Saint-Pie, au cours de notre visite pastorale, sous notre seing et sceau, et le contre seing de notre sous-secrétaire, led 7 juillet 1912.t ALEXIS XYSTE, Evèque de Saint-Hvwacinthe.F.-A.LAROCHE, Sous-secrétaire, Evâché de Saint-Hyacinthe.CA ET LA La main-mise de I\u2019Etat sur la bienfaisance privée Un projet, dont les premiers articles «ont déjà votés, et dont le bu- est de faire passer sous ie contrôle de I'Etat les établissements de bient aisance privée, est actuellement en discussion devant la Chambre française.Une réunion de protestation a eu lieu a Belleville, contre cette loi ; l'assemblée.composée en majeure partie d'ouvriers, a voté un ordre du jour dont voici la partie essentielle : «Le Journal Officiel nous à appris que la loi sur les établissements de bienfaisancé privée allait faire fermer quatre cents orphelinats et que cinquante mulle orphelins vont être jetés sur le pavé.«Nous sommes stupétiés de voir que sous prétexte de créer encore de nouveaux fonctionnaires, on frappe ainsi de pauvres peitts malheureux.Ouvriers, nous pensons qu'u jour, peut-être, nos petits enfants n'auront pas d'autre abri que ces maisons.« Nous demandons aux pouvoirs publies de ne pas voter cette loi barbare.«Et, puisque les lois sont votées au nom du peuple français, nous conjurons les ouvriers de toute la France d'envoyer des délégations le plus tôt possib'e, contre l'acte monstrueux que l\u2019on prépare.» « .Le drapeau du Pape est un emblème séditieux ! Mgr Chesnelong, archevêque de Sens, avait Clé traduit devant la tribunal de simple police pour « exhibition d'emblèmes séditieux » ; ce prèlat avait, cneffet, à l'ozcasion des fétes de Jeanne d'Arc, arboré le drapeau pontifical.Un industriel, M, Crosnier, ct le président des « Came lots du Rois, M.de Tanchy, avaient êté poursuivis en même temps que lui.Mgr Chesnelong avait comparu à l'audience du 6 juin dernier et avait lu sa défense devant le tribunal de LA CROIX simple police dont le jugement avait été reporté à la date du + juillet.En vertu de ce jugement.rendu à l'audience du 4 juillet l:rchevêque de Sens a été condamné à six amendes d'un franc chacun, le délit ayant été commis et constaté six fois.= Tension entre le parti libéral et le parti du travail Doux élections vont avoir lien en Angleterre, l'une à Hanley, pour donner un successeur ù M Enoek Edward Wards, chef des mineurs anglais, décédé.l\u2019autre à Crowe, où le siège est vacant pir s ite de la mort du député libéral Mare Laren.Le parti libéral présente un candidat à Hanley, circonscription qu'il n'avait jam is disputée au parti du travail: par représailles.ce dernier parti menace d'opposer une cand da- ture ouvrière au candtlat hbéral i Crowe, et de retirer, momentanément, pour les besoins ce sa campagne électorale, ses 44 duputés de la Chambre: le ministère hbéral perdrait ainsi 44 voix el serait complètement à \u2018a merci du groupe irlandais.Les récentes grèves, où le ministère hitéral fit intervenir la police et la troupe, furent les principales étapes vers Lette scission qui semble aujourd'hui inévitable entre le parts libéral et le parti du travail, celui-ci prenait une orientution de plus en plus soziali te.Celui-ci, tôt celui-là.partielles ou tard, mangera CECI TUERA CELA Eloquent article de la croix, de Paris : Nos bons apôtres de l'esprit laïque nous étonnent.Comment n'ont-ils jamais songé à immortaliser aux murs de la Sorbonne ou de quelque autre temple de ix pensée moderne, la fameuse scène de « Notre-Dame de \u2019aris» où, debout parmi ses cornues et ses in-folio, l'archidiacre Dom Claude Frollo, étendant la main droite sur le premier livre frais sorti des presses de Mayence, et la main gauche vers l'immense cathédrale prononce les mots fatidiques : « Ceci tuera cela»?Decette formule, Victor Hugo a fait sortir comme à plaisir, ainst que d'un chapeau à surprises, un déballage philosophique, archéologique, historique, littéraire, ol tout n'est point sot.Mais la postérité, qui n'a pas de temps à perdre, a négligé les vérités de détails et n\u2019a voulu retenir que la ;rrosse antithèse qui se voit de loin et fournit un lustre imposant aux discours du réunion publique.Ceci tuera cela * La presse tuera l'Eglise ; lu raison tuera la foi; la science s'alfranchira du dogme ; toute l'émancipation chanter ! Si ce theme n'a pas trouvé un peintre digne de lui, en revanche, depuis quatre-vingt ans, la plume et la parole le ressassent ; on y à cru comme à un nouvel Evangile ; on y croit encore, bien que tous les faits proclament le contraire, et la cérémonie du Panthéon.en l'honneur de Jran- Jacques, n'a voulu être qu'une nou velle illustration de ce blasphème.humaine à En vérité, durant les deux derniers siècles, l'I£glise parut abandon née et près de sa ruine Toutes les forces humaines se dressèrent contre elle.l\u2019eut être pour humilier la raison trop fière de ses conquêtes, Dieu permit-il que les plus grands génies deces temps n'employassent leurs dons qu'à protéger l'erreur ct le vice?Toute l'élite intellectuelle, ou peu s'en faut, renia le christianisme et tenta par tous les moyens, cynisme, mensonge où sublilité, de ressusciter l'antique esprit paien ; on alla plus loin, on osu identifier le néant et Dien.lin mime temps, on chargeait l'Eglise de tontes les infimies ; on lui imputait tous les crimes du passé.Oui, vraiment, ceci, qui s'appelait .iy Voltaire, Rousseau, embert, Diderot, Montesquieu, puis .Michelet, Renan, tentait de tuer cela : une seconde fois la raison humaine rejetait la foi de la terre.La sainte Victime comme aux jours d'Hérode et de Caiphe se taisait.Elle savait que le triomplie des méchants est court et que.selon d'éloquente expression du Psalmiste, leur glaive finit t>üjours par entrer dans leur propre cœur.Dans leur haine de Dieu ils avaient déchainé celte force aveûgle, cet horrible monstre ii mille têtes, orgueillux et envieux, que le regard d'un Shakespeare à seruté jusqu'en ses plus noires profondeurs et qu'il a nomme Cahban.Platté parleur encens.Caliban se crut tout permis, et s'écria : «Je suis le Nombre, donc c'est moi qui commande.» Îl brouila tout, renversa tout.Lus sages du siècle finirent par s'inquiéter de ce barbare : «Caliban devient dangereux, pensèrent ils : peut-être le catholicisme n'est-il pas le chaos de contradie- tions que nous voulons qu\u2019il soit ?Peut-être son joug n'est pas si tyrannique que celui de notre monstre ?» Cependant les sages du siècle fai saient des découvertes qui les étonnaient : c'étaient, entre autres, expériences sur les fermentations qui détruisaient l'hypothèse des générations spontanées et remettaient en valeur l'axiome scolastique : vx nihilo nilil : c'étasent les lois de l'héridité qui justifiaient le dogme du péché originel ; c'était la loi de constance qui réduisait à néant la transformisme.[En même temps la morale, la sociologie, la politique, retronvaient les principes naturels qui régissent l'individu, la société, l'Etat : et tous ces principes, contrôlés par les faits les plus indémables, ne cessaient de rendre témoignage à la sagesse de l'Eglise qui les avait toujours soute- nuset promulgués On vitun Balzac, un Auguste Comte, apporter au catholicisme le tribut de leur admiration.Inquiet, Caliban dressait l\u2019e- reille ; il continuait à débiter ses folies, crinit toujours plus fort : mais les sages le lâchaient de plus en plus.Aujourd'hui, il n'a plus guère ù son service que des primaires en délire, à l'exception d'Anatole France et de deux ou trois malheureux retardataires.\u2026 les Pauvre Caliban * lui qui croyait bien que la science avait classé définitivement nombre des pathes et des fous tous les saints et tous les mystiques, voici qu'il assiste à un renouveau prodigieux en leur faveur ; dans leurs élans les plus hardis, on vient puiser des inspirations héroiques et de sages leçons.Un françois d'Assise se voit entonré d'un culte passionné ; un Barrès de- wanda un Ignace de Loyola des lumières pour discerner les états spirituels les plus complcres et discipliner nos énergies au névro ; une Catherine de Sienne émeut un payen comme d'Annunzio par la profondeur lyrique de sa vision ; les œuvres d'un Ruys brock attirent un Macterlink : une Angele de Foligno, un Tauler.sont traduits, lus avec avidité ; l'an dernier, une grande maison d'édition internationale n'a-t-elle pas chargé M.Henry Bordeaux de présenter au public, dans une collection oi se rencontrent plutôt d'ordinaire des romans célèbres, l'æ Introduction à la vie dévote»n, qu'elle lançait nvilliers d\u2019exemplrires ?h des Et ce n'est pas uniquement chez les esprits naturellement chrétiens, comme les désignerait Tertullien, que ce retour se manifeste, mais chez les p'us rebelles à toute attache théolo- fique : c'est un Maurras qui reconnaît dans l'Eglise la plus haute forme de l'ordre ; c'est un Durkeim qui dé clare Ia religion «un fait social, primordial et nécessaire »: c'est la revue positiviste de M.Georges Deherme, Ju «Coopération des idées», qui démontre l'impossibilité d'exclure le surnaturel de l'histoire en matière religieuse : «Nous commençons, y peut-on lire, à bésiter ñ suivre sur ce terrain, soit M.Homais, soit M.Renan lui-méme».C'est un Bergson qui 20 Juillet 1979 = «léclare récemment que de toute sa philosophie «se dégage netterient l'idée d\u2019un Dieu créateur etlibre nérateur à la (ois de la vie».Ah ! grâce à Dieu, les temps sont bien changés ! Non, ceci n'a pas tué cela ! Au contraire, ceci est en train d'apporter à cela les plus belles pierres qu'il y eût jamais pour réédifier l'antique cathédrale.Un grand devoir nous presse.c'est de relever l'imsolent défi et de le retourner contre Caliban * montrant de la main droite le Livre que nous avons reconquis, et de la main gauche la Babel Laïque, 1 nous de dire cela » gé.la matière et de : «Ceci tuerg Telle estla nouvelle croisade à laquelle l'Eglise nous convie : ce nest plus par le sang qu'il nous est donné de combattre les puissances du mal, mais par la science, par intelligence, Que ceci reprenne son rôle d\u2019éducation, que ceci travaille enfin à ce que le P.Gratry appelait le triomphe intellectuel de la croix, et hâte ce que de Maistre entrevoyait Prophétiquement quand il parlait «des admirables reconstructions que Dieu prepare».ve Yee el Maurice Barrès et Jeanne d'Arc Jeanne d'Arc naquit le jour des Rois de l'an 1412 : il y a tout justement cinq cents ans, et M.Maurice Barrès, qui aurait tant voulu voir fèter ce demi-millénaire par de grandes cérémonies nationales, en a, du moins, autant qu'il était en lui, célébré le souvenir.I a, en une belle plaquette d'une somptueuse et bell= typographie, chanté le «Jubilé de Jeanne d'Arct» Quelques pages seulement.quelques pages de méditation profonde, grave et tendre, qu\u2019il a écrites en «replaçant devant lui les images parmi lesquelles Jeanne passa son enfance», et ces pages sont très émouvantes et très belles, et elles portent en frontispices des images d\u2019Angel, compo sitions d'un art achevé.\u2014_\u2014\u2014 LA DELATION EN ALSACE LORRAINE La chambre des députés d\u2019Alsace- Lorraine a adopté plusieurs motions tendant à modifier la loi municipale, notamment ence qui concerne la nomination des maires.Un député de Lorraine, M.Barthélemy, à signalé à ses collègues l'existence d'un curieux questionnaire secret.qui est envoyé aux gendarmes chaque fois qu\u2019il est question de nommer un maire indigène dans une lo- ralité d\u2019Alsace-Lorraine.Ce questionnaire portesur les points suivants : I.Le candidat a-t-il une certaine souplesse d'échine?2.A-L-il des rapports suivis avec des Français ?3.A-t-il des parents dans l\u2019armée française?4.les murs de ses appartements privés snnt-ils ornés de gravures françaises ou de drapeaux tricolores?LA FÊTE NATIONALE DE JEANNE D'ARC À LA CHAMBRE FRANCAISE Le rapport de M Aynard, sur la propusition tendant à instituer la fête nationale de Jeanne d'Arc, à été fhstribué aux membres de la Chambre, Voici le texte que la commission soumet : «Article premier.- La République française célèbre annuellement In fete de Jeanne d\u2019Arc, fête du patriotisme.«Art 2 - Cette fête a lieu le deu- xieme dimanche de mai, jour annie versaire de la deliveance d'Orléans.«Art 3 H sera élevé, en hone neur de Jeanne d'Are, sur la place de Rouen, où elle n été brûlée vive, un monument avec celle inscription: A Jeanne d'Arcle peuple reconnis: sant». 29 Juillet 1913 Un fou et a Ene oeuvre de folie \u2014 Aloccasion du bi-centenaire de Jean-Jacques Rousseau, que l'on vient de célébrer en France avec un grand fiasco, Paul Bourget écrit dans la Revue critique des Idées : «les pauvres réponses de MM.Guist'hau et Viviani an ferme et sa guce discours de M.Barrès, dans la séance «du 11 juin dernier, au l'alais- Bourbon, promettent de joyeuses mi- putes à nos ironies, quand sonnera l'heure des suprèmes harangues ofli- cielles.Préparons-nous à répéter, le vieux mot vengeur : «Habemus fa- cetos consules ».C'est qu'aujourd'hui le portrait mental de Rousseau a Été fixé dans ses lignes profondes, avec une précision si justifiée qu'elle ne laisse plus de place au doute.Ce prétendu révélateur de la justice sociale comme dit M.Viviani, fut un déséquilibré de la plus classique espèce.L'Alle mand Kreepelin a repris le mot grec de «naranoia», pour définir ce trouble initial des facultés qui confine au délire systématique.Il consiste à déformer sans cesse la réa ité, si bien qu'aucune impression n'étant tout à fait exacte, aucune adaptation elti- cace n'est possible.Les médecins peuvent différer d'opinion sur la lésion qui fut l'origine du désordre.Ils sont d'accord sur ce point qui seul importe : l'auteur des «Confessions» fut un malade mental et il le fut toute sa vie.C\u2019est un malade mental que les pouvoirs publics se proposent d\u2019honorer comme un des prophètes de la Révolution, le plus efli- cace peut-être.Ils n\u2019aperçoivent pas qu'ils jugent ainsi la nature de ce mouvement.Ce véritable excès de Bychose collective devait avoir pour initiateur un psyehopathie caractérisé.D'une pensée radicalement, intimement faussée, il ne peut sortir qu\u2019une conception du monde et dela vie faussée comme elle.11 s'est trouvé que Rousseau avait, au service de ses erreurs, le plus remarquable génie d'expression.Il s'est trouvé aussi que ses erreurs se raccordaient d'une façon singulière à quelques-unes des illusions de son époque.De là cette entreprise puissante que_\u2014sous ne pouvons plus comprendre, sinon par un ucifort rétrospectif.Comme tous les dégénérés de son espèce, Rousseau est à la fois un égoiste et un émotif.11 ne voit que lui.ne connait que lui.Son «moin hypertrophié ne lui permet pas de se représenter dans sa réalité concrète une autre éréature que lui.Mais qui dit égotiste ne dit pas éguiste au sens où le langage ordi taire prend ce terme.Un égotiste peut infiniment sensible, et Rousseau l'a été au plus haut degré.Seulement c'est sensible, d'une sen- Sibilité sans amour, sans tendresse, sans dévouement, celle des névropathes, chez lesquels une sécheresse de cœur littéralement monstrueuse s'associe à tous les spasmes de la constitution émotive : exaltations et dépressions soudaines, alternatives déconcertantes d'enthousiasme et de désenchantement.Quand vous fermez les «Confessions», pouvez-vous dire d\u2019un seul des personnages qui traversent ce livre, pourtant si passionné, que Rousseau l'ait vraiment aimé ?Non.Et pas an dont il n'ait Plus ou moins souffert, à l'occasion duquel il ne se soit construit un drame imaginatif, que\u2018quefois d'en Bancment, le plus souvent de défiance, Le pathétique de ces pages est di, dans la plainte inconsciente et continue qui s'en dégage.La vie fait Saigner cet homme par trop de plaies.Vous l'approchez, vous l'écoutez, Vous le prenez en pitié, Il vous parle et c'est Ini qui cherche à vous prendre dans sa logique de maniaque.Nous nous en défendons parce que Nous le savons ; ses contemporains tre l'ignoraient.Quelques-uns disaient bien - aC'est un fou I» Quelle signification ce mot avait-il pour eux ?La plus indéterminée, la moins scientifique.Quant à établir un lien entre la valeur des idées d'un esprit et les tares de cet esprit : quant à dire: un délirant ne peut produire qu\u2019une systématisation délirante, comment eussent ils franchi ce passage de l\u2019effet à Ja cause, alors que la psychologie en était encore au tout premier stade de son développement ?Suivez maintenant notre maniaque égotiste dans sa dialectique morbide, et voyez son étrange rapport avec certaines utopies de son temps.On a souvent cité le mot de Talleyrand : «Qui n\u2019a pas véeu avant 89 n'a pas connu la douceur de vivre».On n'en à pas assez souligné la vérité profonde.La France du XIIIe siècle était si heureuse, si comblée \u2014 je parle dans ses classes hautes et moyennes, qu'elle avait perdu la notion vraie de la société.lille ne se rendait pas compte que notre ci- Vilisation est une conquête toujours continuée sur une barbarie toujours renaissante.Pour les Français d'alors l'homme raisonnable était un fait de nature.11 naissait tel.LI n'était pas un résultat, mais une donnée première.Que cet homme raisonnable fût l'aboutissement d'une hérédité longuement élaborée.qu'il ne püt se maintenir tel qu\u2019en fonction d'un milieu de meeurs.et que ce milieu lui-même fût un produit instable.une réussite fragile et précieuse à ménager, % ne pas moditier, sinon avec une extrême prudence, où nos ancêtres d'avant la Terreur eussent- ils appris ces quelques vérités, \u2014élémentaires, croirait-on ?Elles supposent l'histoire, et cette science ne s\u2019est, elle aussi, constituée que de nos jours.Gens du monde et philosophes ignoraient également, au XVIIIe siècle, que la créature humaine fût conditionnée.Le problème politique et social qui nous apparaît, à nous, les élèves des Le Play, des Taine des Fustel, comme la recherche de ces conditions.se posait pour eux avec une simplicité tout autre, com nc une question abstraite de législation rationnelle.Un maniaque du type de Rousseau, pour qui la réalité n'est qu\u2019un prétexte à de spa- cicuses et imprudentes constructions logiques, nous révèle aussitôt son mal par cette seule prétention.Cette extravagance n'étonnait pas sescon- temporains Ils ne s'étonnaient pas davantage de cette audace dans l'affirmation où nous démélons encore un des stigmates du candidat à l'aliénation.Ils ne discernalent pas non plus, dans l'homme sensible\u2014 comme on disait alors\u2014de la « Nouvelle Héloïse» et des «Confessions», le névrophate irrémédiablement sec, implacablement personnel, en dépit de toute son éloquence et de toutes ses effusions.Cette crudité méme et ce cynisme, qui tiennent du plébéien sans doute, mais encore plus de l\u2019impulsif et de l\u2019anormal, les intéressaient, les eubjuguaient par le contraste avec l'atmosphère tout ar- tificiclle ott ils se mouvaient.En faut-il plus pour expliquer l'équivoque extraordinaire, si logique pourtant, qui fit prendre par toute une époque un infirme moral, d'ailleurs artiste littéraire de premier ordre, pour le législateur de la Cité nouvelle, l'annonciateur de la justice et l'apôtre de l\u2019avenir ! On lui donnera encore ces titres dans la cérémonie qui se p-épare.On les lui a donnés à la Chambre.Seulement, personne n'est plus la dupe de cette phraséo- logic.11 en sera de la célébration de bicentenaire comme il en a été des funérailles du triste sectaire Brisson.Le geste y sera, et la parole ct la pompe oflicielle.La foi n\u2019y sera plus.La Révolution a gardé ses charlatans ct ses profiteurs.Elle en est h compter ses croyants.C'est vraiment d'elle qu'il faut redire les SE beaux vers de Louis Bonilhet dans Ja Colombe : Ta porte n'ouvre plus sur le vaste avenir\u2026 Elle représente la superstition d'idées reconnues inexactes et dont le caractère régressif s'est aussitôt manifesté par une fièvre de destruction et d\u2019égarement.En célébrant Jean- Jacques Rousseau, les politiciens qui sc posent comune les derniers tenants du jacobinisme se cro\u2018ent habiles.lls sentent la religion des faux dogmes de 89 s\u2019en aller de toutes parts.lls s\u2019efforcent d\u2019en restaures la litur- gic.lls viennent, je le répète, de cé- finir cette affreuse période de notre histoire, en lui reconnaiesant comme patron, un malheureux.atteint \u2014c'est le diagnostic de la science actuelle \u2014 de « neurasthénie spasmodique obsédante».Traduisez ces trois mots dans leur réalité simple.Vous avez la formule unique dece que M.Cabanès a si justement appelé la névrose révalu- tionnaire.« Neurasthénie» c'est l'excitabilité folle et quia perdu tout contrôle d\u2019elle-même.Relisez les cemptes rendus des séances de la Convention ou le récit de la nuit du + août.\u2014«Spasmodique », c'est la réaction violente et sauvagement animale del'instinct qui frappe et qui tue avant que la conscience ait pu être avertie.Relisez le détail du 14 Juillet et des massacres de Septemdre.- «Ubsédant», c'est Ja hantise involontaire anxieuse, irrésistible d'une phobie qui s\u2019insinue dans toutes nos conceptions pour les incliner dans une même direction de chimérique défense.Relisez les discours de Marat.de Robespierre et de Saint- Just.Rappelez-vous la loi des suspects et le tribunal de Fouquier-Tin- ville.Il vy a dans Paris un certain nombre de locaux tout désignés pour les cérémonies qui consacrent les an - niveriaires de cette sanglante tragi- comédie ct ses protagonistes: cesont les préaux de la Salpétrière, de Bicétre et de Sainte-Anne.» \u2014\u2014 LL; on van La faillite de l\u2019instruction { obligatoire En France, l'instruction est obligatoire depuis 1882, En Belgique,elle ne l'est pas, mais le nombre des illettrés diminue d'année en année et la per- suation fait plus que l'obligation et la contraint, En France, les résultats obtenus par f'obligatian scolaire sont déplorables.Ils le sont à ce point qu'on va maintenant employer la police, les gardes-champêtres pour ramasser dans la vue les enfants qui font «l\u2019bartiau » et pour les conduire ma- nu millitaré à l'école?Voici ce qu'\u2019écrit à ce sujet le Temps, journal parisien d'esprit libéral voltairien : «LA LOI MOURANTE\u2014Une loi s'en allait mourant, qui avait tout pour fleurir ct prospérer, à la condition que la loi républicaine qui protégea sa naissance la soutint ardemment dans la vie.Il s\u2019agit de la loi du 18 mars 1882, qui prescrit l'obligation scolaire.Elle se mourait doucement, sous les regards indifférents des autorités responsables.Il n\u2019a fallu rien de moins que \u2019acca- b'ante proportion des conscrits 'llet- trés pour pousser, l'épée aux reins, les pouvoirs responsables.«On ne peut plus nier\u2014 encore qu'on ergote sur les statistiques\u2014 que l'obligation a beau être inscrite dans nos textes légaux, elle n'a point passé dans nos moeurs.De récents projetsont été déposés que des arrière-pensées politiques frappent de suspicion.Pour relever la mourante, la commission de l\u2019enseignement, à la Chambre, a fait un pas décisif.Elle recourt au commissaire.« Et elle a raison, puisqu'il le faut! Pour assurer la fréquentation sco- LA UROIX laire, elle commence par modifier l'article 10 quia trait aux cabsen- ces».À défaut de la tFonté naturelle de l'homme, principe hasardeux de Jean-Jacques.ce qui appert, c'est que l'enfance abandonnée à clle- Même se trouve très vite sans défense contre le mal.La rue est une démoralisatrice prodigicuse ; et les magistrats savent avec quelle rapidité l'école buissonnière aboutit au ruisseau.«Zn conséquence, sur la proposition de M.Dessoye, la commission a pris dernièrement le parti de donner au ruisseau un coup de balai.« Tout enfant d'âge scolaire qui sera trouvé dans la rue sans motif légitime pendant ! s heures de classes sera conduit par les soins de l'autorité municipale à l'école à laquelle il est inscrit, ou d'office à l\u2019école publique, si les parents où personnes ayant charge de l'enfant n'ont pas fait lu déclaration prévue par la loi de 1884.» Désormutis, ces petits réfractaires ou déserteurs prendront le chemin de l\u2019école sans plus de cérémonie que les autres celui de la caserne.«La mesure est déjà appliquée i l'étranger, et même chez nous dans quelques grandes villes.Ellea donné de bons résultats.Quand le garde champêtre ou l'agent de police ramassera dans la rue cette mauvaise graine, il y a chance que les fleurs du mal y poussent moins vivement.«ll va sans dire que des mesures hygiéniques s\u2019imposeront pour éviter, le premier jour, un contact entre ces petits vagabonds et les élèves.Mais notez que les réfractaires ne sont pas les seuls déchets scolaires «Dans la Secine-Inférieure, qui n'est pas un département pauvre ni arriéré, les rapports des inspecteurs, en 1910, constatent dans 657 écoles 7,201 manquants.Or, le plus grand nombre sont des en\u2018ants irréguliers, qui font des absences temporaires, trop souvent avec la complicité des parents.«Lorsque ceux-ci connaîtront «par raison démonstrative» que leur progéniture, cueillie dans la rue ou dans les champs, aux jours et heures de classes rejoindra «manu municipali» l\u2019école publique sans préjudice des responsabilités et sanctions fixées par la loi, ils y regarderont à deux fois, si l'on peut dire, avant de fermer les yeux.«Il a coûté davantage, semble-t-il, à la commission de l\u2019enseignement de supprimer les commissions scolaires institué par l'article 5 de la loi 1882 et définitivement organisées par le chapitre 11 de la loi du 30 octobre 1881.Ce définitif aura été provisoire, par leur faute, leur très grande faute.L'idée était libérale et vraiment répub'icaine d'associer les municipalités dans la proportion d'un tiers à la vie de l\u2019école, et d'en faire, sous la présidence du maire ou de l'adjoint, avec l'assistance d\u2019un ou plusieurs cantonaux, une sorte de tribunal scolaire et familial.«Ces fonctions mêmes, ces simples fonctions presque paternelles, de rappel de la loi, de conseils et d'avertissements, les commissions n'ont pas eu le courage de les remplir.La difficulté, ou plutôt abdication commença, dès qu'il s\u2019agit de faire comparaître ou d'aflicher.Le législateur avait compté sans les passions rurales, les ambitions politiques et l'horreur des responsabilités que la conscience du devoir civique demeura impuissante à surmonter.«Encore est-il qu'à cet organe défaillant il faudra suppléer par autre chose, un conseil scolaire où les fa- R & OnNavCo Outre le service veau VAPEUR SAG 233-239, rue Bleury =\u2014 MEDAILLES =\u2014= INSIGNES DE SOCIETES -\u2014\"\u2014 En Or, Argent, Bronze et Aluminium de toutes couleurs et de première qualité 9 Catalogue envoyé gratis sur demande.CARON FRERES (Edifice Caron) EMBLEMES \u2014 CHAPELETS seulement.MONTRÉAL UNE donner jusqu\u2019au plus facile.INVITATION GG» Nous invitons TOUS nos lecteurs à ne pas leurs commandes d\u2019impressions avant de les avoir soumises à la \u201c CROIX * ; qu\u2019il s\u2019agisse de n\u2019importe quel genre de travail depuis le plus difficile à exécuter certains de pouvoir remplir à leur plus grande satisfaction.de Vimprimerie de la Croix.L'ADMINISTRATEUR milles aient leur place et exercent sinon une autorité judiciaire, au moins un prestige et une force de persuasion, à côté du commissaire et du gendarme.Sans les mœurs, la loi meurt.» Ces aveux d'un des partisans de l'obligation scolaire sont à noter.\u2014\u2014\u2014\u2014m}prummmmmme-n-=mars \u201cEN GARDE!\u201d Termes anglais et Anglicismes, par l'abbé ETIENNE BLANCHARD.Table des matières :\u2014L'anglicisme, voilà l'ennemi !\u2014 Beauté dela langue française\u2014Danger, de l'anglicisme\u2014 L'anglicisme nous envahit\u2014Causes de I'anglicisme\u2014L\u2019anglicisme et le chemin de fer\u2014L'anglicisme et le sport\u2014 L\u2019anglicisme et le commerce\u2014L'anglicisme et le commerce\u2014L'anglicisme et l\u2019annonce\u2014L'anglicisme et les noms de famille \u2014L'anglicisme et les relations sociales-\u2014L'anglicisme et les journaux-\u2014L'anglicisme et la ferme- - L'anglicisme et les chantiers\u2014L'anglicisme et nos hommes de ioi\u2014Pot- pourri d'anglicismes-Tort des manufacturiers et des commerçants \u2014 Le remède au mal\u2014Dangers de l'heure présente \u2014 En conservant notre langue, conservons notre foi.En vente à la Croix : 15 sous l'unité ; par la poste, 17 sous.BONNE NOTE L'abonnement à la Croix est payable d'avance.Ne vous laissez pas arriérer; ce ne serait profitable ni à uotidien de Quebec, Murray Bay, \u2018l e ENAY partira de Montréab, à 0,30 p, ui.les mardis et vendredis, vous ni à nous._\u2014 \u2014 Nouveau Service LE BIJOU DES VOYAGES O'ÉTÉ v adousac ut Chicoutimi, le non- pour bn Baie des Tia! Hi! sur lu rivière Sag tenay et les principaux ports intermédiaires, arrivant a Mantidal.au retour, À 10 à.mm, les vendredis ot lundis.Les bilbots sout bons pour ls anison et des arrête seront permis aux places d'eau ainsi qu'à Quebec vi on lo déuire.dét lennent den billets de cabine.Des pormis d'arrêt sons nunvi donuds A teus ceux qui Ligne MONTREAL-TORONTO (vif leu Mille lien et Rochester, N.Y.) \u2014 Les bateaux partent tous les jours de vemaine, & midi ol demi.hine, Le dimanche, à 10 a, m., du quai de (Prenez lo train da Grand-Trone partant de Montréal à 9.10 n.m.) Raccordement» directe avec tous les enciroite de l'Ouest.BUREAU DEs HILLETS, NOUVEL ÉDIFIOK RICHELIEU.9-11 Sq.VICTORIA Avis imoortanis 1.\u2014 L'abonnement à la «Croix est payable d'avance et nous invitons nos léc- leurs à satisfaire fidèlement à cette obligation.2.\u2014 Tout chèque à l'ordre de la « Croixp ou de son directeur doit être fait payable au pair à Montréal.S'il ne l'es pas, le signataire doit ajouter, au montan qu'il veut payer, 15 cts pour les frais de perception dudit chèque.3.\u2014 Tout lecteur qui désire cesser de recevoir la aCroixn doit au préalable payer tout ca qu'il doit à notre adminis tration et nous aviser LUI-MEME d son désir.Autrement, s'il comple sur son maître de poste pour nous donner tel avis, fl doit s'attendre à des désagréments, car, souvent, le maître de poste oublie ou néglige de le faire et de là naissens des différends dons nous voudrions éviter les conséquences à nos lecteurs.LA DIRECTION «EGLISE maitron de pointure DECORATION ARTISTIQUE Copicados gra rellæfouse.Compositions de Tableaux, Freaques, Chemins de Croix, ote, PRIX MODERK: + i À VENDRE: Fists guvgaiion e LH Eile, Elio, Lama, Sabhactank;~ Grand Christ en peluturo, de 5 pk encndré, Trin bolle ok preanloncA vamie PRIX MODERE Des QUEYROUX, 336, RUE MACKAY Tél.Up zu.A.Artiste.Peintre \u2014 \u2014 LE PACIFIQUE CANADIEN SERVICES DES TRAINS Kenuebankport, Old Orchard $9 a.m, + 9.18 flim.jodton nko.mi [a] & p.m, mr Bem Halifax [ 17.25 pm, st John, N.ii.[»] 7.35 p.m.nu Sotonto [LEX qh] 10.p.m.à Yonge Street 'n dade (010.00 nm, (A) LUPIN.(15.00 p.m.(8 a) Tous los jours: (b] Tous 1 jo aa\u2019 {e) Toun lee be excopté i manors?le Manitoba, Saskatohowan of Alberts Los 23 JullloL ti ot 2 ont ot les deuxième mardi, sn Jusqu'an 17 soptembre rie a Hillet u bone ponr Ah 2ovpe, - .pr ntorfnédinirée, MIN nes et 1000 Eat ns due BE BUREAU DBS BILLETS 238 ue g9t-Jacques.\u2014T Mais : OU aux gares Viger et Windoos.Lu = - Ce L\u2019anarchie entre en Canada 11 Les peuples où les jeunes générations, en masse, sont crétinisées par la déchristianisation scolaire doivent fatalement passer à l'anarchie.Les nations que le maçon-.isme anarchise dans ses milliers de loges doivent nécessairement être la proie de l'insurrection contre les lois de Dieu * x * Qui done soutlle au ceeur des masses ouvrières l'esprit révolutionnaire et anarchiste ?Qui leur inspire les principes dévastateurs dont ia due vise « Ni Dieu ni Maitre» la dernière expression ?Qui prépare de longue main les esprits athéisés à mettre en pratique.en action, la morale de l'anarchie su- est préme ?Ce sont lus sociétés secrètes organisées par le Juif anti-chrétien, conspirateur permanent et séculaire.En tête de ces sociétés de destrue- tion sociale, marche la maçonnerie.Le F., Adam Weishaupt a indiqué en 1775 la marche du maçonnisme dont il fut l'éflientinateur : «Tous lrs membres de ces sociétés secrètes, tendant au même but, s\u2019ap puyant les uns sur les autres, ef dont le vœu est une révolution universelle, dnivent chercher à dominer blement\u2026 à souitler partout un même esprit, dans le plus projond silence, avec toute l'activité possible\u2026 «Cet empire invisible une fois établi, par l'union et la multitude des adeptes secrets, que [1 jorce succède à l'empire invisible.«Liez les mains à tous ceux qui résistent, subjuguez.étouffez la me- chanceté (de la résistance) dans son germe.innist « Ecrasez tout ce qui reste d'hommes que vous n'aurez pas pu convaincre » La méthode judaique se continue au XXe siècle comme au XVIIIe.Le maçonnisme est resté toujours illuminé.Les coups de force n\u2019ont cessé, depuis, d\u2019illuminer l'histoire des temps modernes, enmmes des coups de foudre.La haute maçonnerie contemporaine suit la méthode qui fut celle de la révolution française C'est d\u2019ailleurs celle de la révolution universelle.Elle a servi en Italie.en Portugal, en Turquie.Elle servira un jour en Amérique, coinme en Europe.Le temps approche.tris visible ment, ou, grice aux «libertés modernes» issues du maçonnisme,et propa- fées : ar le lihéralisme menteur.aucune nation, aucun état moderne n'aura la chance d'échapper à l'apa- cherie mondiale.Les mesures de répression s'épuiseront, s'useront.Elles seront à la fin sans efficacité.Le maçonnisme après avoir miné secrètement l'autorité, finira par s'en emparer, pour la retourner en sa faveur contre la résistance.Et c\u2019est par l'anarchie qu\u2019il compte triompher de l'autorité.Weishaupt prophétisait quand il disait : «Oui, les princes, (les \u2018tats, les «gouvernementz constitués sur la «base du christianisme) et les nations «(chrétiennes) disparaîtront de la «terre.Oui, il viendra ce temps où «ies hommes (émuncipés par la ma- « connerie) n'auront plus d'autre loi «que le Livre de la Nature).Cette «révolution sera l'ouvrage des sociétés «secrètes.» Ce fut vrai pour la révolution maçonnique au XVIIIe siècle.Ce sera plus vrai encore pour la révolution universelle au X Xe siècle.Et Weishaupt ajoutait : « Tous les efforts des princes, (des états et gouvernements) pour empêcher nos projets seront pleinement énutiles (parce que ni les princes, ni les nations n\u2019ont voulu détruire alors l'œuf de l'anarchie pondu par les sociétés secrètes).| L'étincelle peut longtemps encore couver sous la cendre, mais le jour de l'incendie viendra.» Ce jour-li approche it vue d'ail + » = Que veut réaliser, dans le monde moderne, l'anarchie organisée par la maçonnerie ?Il s'agit d'imposer par tous les movens, finalement par la terreur, la pratique universelle de la morale immorale dont le Juif de la Kabbale et du Talmud est l'évançéliste.Le Fo.Albert Pike, célébrité américaine eL Maçonnique, grand commandeur de la haute maçonnerie mondiale, dans son évangile secret intitulé .Morals and Dogma of the ancient and accepled Scottish Rite op Free Munsonry (1), enseigne la déité l'homme maçonnisé, libéré de leicu, anti-théisé, dogme fondamental del'anarchie : ui Dieu, ni Maitre, et de la religion de Satan : Vous seres comme des dieux, complété par le Non Serviwmde L'homme ainsi déité ne fait qu'un avec la Nature dont Weishaupt présentait le livre comme l'évangile de ja «Bonne Nouvelle».L'homme, divinisé sataniquement.est son propre législateur individuel.Au nomn de sa rafsca, proclamée divine comme la Nature, dont il est l'expression dernière, chaque humme- dieu se fait sa propre loi morale, à sa guise, Il est son propre disu, son propre roi, son propre juge, son propre prètre.Sar ligion est celle de l'humanité, délivrée de Dien, s'adorant elle meme.C'est à cette religion que le ma- geonnisme universel se charge de dresser un temple mondial.Mais il faut.au p'éalable, que l'anarchie ait déblayé le terrain.fait sauter le temple du vrai Dieu et la civilisation basce sur l'évangile du Christ.Le Saint Empire Après avoir proclamé, du haut de son infaillibilité maçonnique, la déification de l'humanice sans Dieu, dans son instruction secrète au «sublime Prince du Royal Secret», dernier degré de perfection du haut maçonnis- me transcendant.le grand commandeur conclut les s61 pages de son évangile\u2014 adaptation moderne des dogmes ésotériques de la Kabbalah talmudique \u2014en s'écriant : «Tel est, mon F., la Vraie Purole «du Maitre Macon.«Tel est le Æor.:l Secret qui rend «possible et rendra, un jour, réel.le «Suint Empire de la vraie Fraternité « Maçonnique.« Gloria Dei est celare verbum.« Amen,» (La gloire du dieu (maçonnique consiste à cacher son verbe).Le latin et les majuscules sont de Pike.On devine aisément de quel dieu il s'agit.pourquoi il «cache son verbe» et quel espèce d'empire il se prépare.Voilà le dieu du maçonnisme révélé, dans sa gloire obscure.C'est le dieu de la « vraie lumicren \u2014 1 excelle à s\u2019entourer encore de ténèbres temporaires où il aime à se cacher ! Il attend le jour où il pourra se montrer dans toute sa gloire, dans toute sa puissance, dans tout son éclat impérial : Quo non ascen- dam ! Ce dieu-la, c'est le type parfait de l'anarchiste nec plus ultra.Le « Prince du Royal Secret ».c'est l'anarchiste radical, atssolu.Première preuve, écrasante, de l'identité de l'anarchisme parfait avce le maçonnisme parfait.(1) « Morale et Dogme du rite macon- nique écossais ancien et accepté, » - - Macoy Publishing and Mage ; Co., 34, Park Row, New-York \u2014 Char leston (1880-81).Voir la dissection de cet ouvrage, publié secrètement sous l'autorité du Su préme Conseil de Charleston \u201cdans À Study in American Masonry.A.Preuss, Saint-Louis, Herder ic Sup ra 1908.LA OROIX Le sinistre Ferrer était un dien de ce calibre.Il jouit, dans la maçonnerie uni verscile, d\u2019une gloire qui ne se cache pas.Il en sera de même des Bonnotdes Garnier, des Fromentins et autres Ferrerde France Bux aussi ont droit à la canonisation, à l'apothéose dans le Panthéon de la maçonnerie.La liberté de la Bête Ecoutons le souverain pontife Pike Voici ce qu'il proclame cairé ment et triangulairemont dans son évangile à l'envers, tiré dela Kabba lah, que est la Bible + rebours - «Le Maçen ne jait pis la guerre à ses instincts» p.231).En effet, le maçon parfait, maître d «Royal Secretn, est son propre dieu, (Morals and Dogma.Ce dieu, satanisé, ne peut pas se faire guerre i lui meme Est-ce que tons ses instincts, toutes ses passions, tous ses appétits, tous ses vices, ne sont pas dirius * ! Ce dieu doit être infaillible impeccable! I ne pourrait être criminel en se livrant divinement à ses instinets quelque qu'ils soient aux profanes.De quel droit une autorit*.autre que la sienne propre.se dressera- t-clle contre ce diew, dont la gloire ne consiste pas seulement à «cacher son verbes, mais précisément, et surtout, à commettre, librement, ce que les « profanes» imbéciles osent qua- litiet et réprimer comme crime ?' Toutes ses pensées.ses paroles, tous ses actes ne sont-ils pas divins ?! C'est l'autorité profane, prétendant interdire, réprimer les actes de l'homme anarchisé, qui est criminelle, tyrannique, intolérable.Contre elle, contre toutes ses lois, tout est bon.tout est permis, tout est divin / Le droit absolu, le devoir parfait de ce dieu est de détruire radicalement fl'autorité quelconque osant s'insurger contre le «Saint Empire ».C'est la politique logique du ma- çonnisme et de l'anarchie s\u2019exerçant au nom des « droits de l'homme » déifié.Les faits contemporains, se multipliant de plus en plus, attestent que cette politique est suivie jusqu'au tout.C\u2019est un combat à contre toute autorité On ne peut pas fuer Dieu, ni autorité divine, mais on peut tout au mains fuer l'honme et l'autorité humaine.féroces, infâmes, odieux mort, décisif.Cela devient d'autant plus logique.plus facile.quand l'autorité humaine, clle-mème, ne reconnait plus ni Dieu, ni l'autorité divine dans l'école du peuple.Ce faisant, l'Etat est le complice et le précurseur de l\u2019anarchie.De l'école neutre le peuple passe à l'école moderne pour en sortir l'ennemi mortel même de l'état «éducateur national».Le maçonnisme et les lois de Dieu Voici la proclamation vraiment triangulaire de la morale anarchique du maçonnisme.C'est un texte du «grand-haut- prêtre-général du grand chapitre général des Etats-Unis», successeur du Foo AL Pike au trône pontifical, le Fo Go Albert Mackey, aussi Prince du Royal Secret, aussi 33 fois parfait tres arts occultes : «Le Décalogue.- On appelle ainsi «les Dix commandements de la Loi \u201cmosaique, comme avant été pro- «clamés du haut du Sinai, et tels «qujils sont enregistrés au ch.XX «de l'Exode.«Ils ue sont pas obligatoires pour «de macon, comme maçon - - parce «que l'institution mac\".est tolérante «et cosmopolite, Elle ne peut exiger «de ses membres d'adhérer a aucun «dogme ou précepte aul ceux du «amagonnisme) excepté ceux qui ex- «priment une croyance à l'existence «de Dieu» (le dic du muçonnisme) «et à l'immortalité de l'âme » (de l'homme divinisé avec la Nature.que Pike.et de plus docteur en au- Encyclopedia of Free 205).Voili comment la maçonnerie an glaise interprète la Bible «sous le Compas».La tolérance maçonnique ne veut, pas plus que la tolérance anarchique.des commandements d'un Dieu qui n'est pas le diet du maçonnisme ct masonry, p.que nie l\u2019anarchisme.Les commandements de ce Dieu, dont l'homme déifié se libère définitivement, sont done, pour le diu maçonnique, non existants.Ils ne sauraient le lier : non serviam ! Als sont contraires à la liberté absolue de la conscience de l'homme divinisé.En 1879, au sénat belge, le FL.die l Van Humbueck.alors ministre de l'instruction publique, l'avait déclaré, avant Pike, avant Mackey Il annonça que les «commandements de Dicu», faisant partie de la doctrine religieuse d'une secte.ne se raient plus enseignés dans les «coles neutres de l'état.En Manitoba, ils ne sont plus enseignés dans l'immense majorité (régions anglaises) des écoles pubdigues neutres, depuis 1890, 11 en est probablement de mème dans le Nord- Quest, dans la Colombie-Angiaise, etc.Partout où l'Etat à pu mettre la main sur ecole, par la personne interposée d'un ministre de l'instrue- tion publique, au nom de la neutralité, il on scia fatalement de même.Or le Décalogue est la codification sublime dé la loi morale de l'humanité.C'estla base de toute ci ilisation, de tout oidre.de toute autorité, de toute loi.C'est le fondement de la liberté du bien, la condamnation de la liberté du du crime, de l'anarchie.Le Décalogue, confirmé par l'Evanile du Christ, clef de voûte de la société humaine régénérée et rachetée, tient ensemble l'humanité.Le maçonnisme s'insurgeant contre Dieu, s'insurge naturellement contre ses lois, au nom de la liberté des instincts de l'homme.Le ma- çonnisme achève, ainsi, de montrer son identité avec l'anarchisme Le maçonnisme transcendant place sa dynamite sous les fondements de l'édifice, l'anarchie le fait sauter.vraie mal, Aussi, les pays où le maçonnisme est libre \u2014 c'est-à-dire protégé \u2014 dans sa propagande, ses doctrires, ses actes, ses influences, ses loges, ses atcliers de «bombes à renversement », sans être combattu par toutes les forces sociales organisées, pour la défense et pour l\u2019attaque, -ont fatalement exposés à sauter le jour où le «Saint Empire» de la vraie fraternité maçonnique deviendra pos- sable ct réei.C'est à hâter l'avènement de cet empire, de moins en moins invisble que «dans le plus profond silence » et «sou flant partout le méme esprit», les sociétés secrètes travaillent, de nos jours.«avec toute l'activité possible», sur tous les points du Globe, où la maçonnerie impériale a semé ses ateliers depuis les débuts du XVIIIe siecle.¢ maconnisme anglais.33 fois parfait.au fond duquel, comme le révèle clairement Pike dans Morals and Dogma, est le Juif déicide, son Talmud sous un bras, sa Kabbale sous l'autre, cachant son verbe et sa gloire, telle Saint Eropireest Ju tête du L'anarchie, non moins judaique, ainsi que le socialisme, dont tous les propagateurs sont juifs, telle est la queue de la Bête avec laqualle les nations civilisées par le chiistianis- me sont aux prises depuis plus de deux siècles.Tête et queue ont surgi, un jour, du milieu de la mer, Lu Bête a été prédite par l'Evangéliste du Christ, C'est de l'uncienne «lie des Saints» qu'elle est sortie pour raviger le monde et préparer la «grande apostasie des nations», dont l'anarchie sera le couronnement.Le Canada laissera-t-il établir ce Saint lEmpire - Jean-Baptiste Gardavou 20 Juillet 1942 Sous le titre législation civile du Canada concernant le mariage et le divorce en regard de lu législation ve- clesiastique, le Révd Père Duvie, O.M 1 et professeur de théologie mo- rile h l\u2018Univaisité d'Ottawa, a publié récemment un ouvrage de la plus haute actualité.Cet exposé porte une appréciation C'ogieuse d\u2019un de nos éminents avocats, M.Gustave Lamothe.Sous le sous-titre notions préliminaires, l\u2019auteur s'exprime ainsi : 1.- Dansla Puissance du Canada, les lois civiles qui règlent le mariage proviennent de trois sources.lo de la loi anglaise qui n été mise en vigueur successivement dans différentes parties du pays par des décrets du parlement anglais; 20 des lois votées plus tard par les législatures provinciales de la Puissance (1): 30 du code civil en vigueur dans la scufe province de Québes Ce code reproduit les dispositions du code Napoléon, mais avoe d'assez nombreuses divergences, tandis que lu législation matrimoniale des autres provinies ainsi que celle des Territoires non organisés est tirée de la loi anglaise Au ourd'hui encore toutes les questions concernant le mariage, qui ne seraient pas règlées par les [ois provinciales, le seraiont par les tribunaux d'après la loi anglaise el cela dans toutes les provinces.J'indiquerai d\u2019abord les prescriptions de la loi naturelle, lorsqu'il y a lieu, puis les lois de l'Eglise catholi- ue aux-quelles on pourra comparer celles de lu province de Québec, tirées de son ende civil, ainsi que cel les des autres provinces que j'exposerai ensuite sur chacun des points traitésr 2,\u2014 11 ya une différence très caractéristique entre la législetion civile du mariage de la province de Quéhiee et celle des autres provinces du Canada.Celles ci ont pris leurs lois concernant les conditions du ma- rage, ses empéchements, sa dissolution, dans la législation anglaise: qui leur fut apportée par leurs premiers colons anglais: tandis que la province de Québec, colonisée exclusivement par des français obtint.par !e traité meme de cession de ia colonie à l'Angleteire, le droit de conserver ses coutumes ct ses lois, aussi bien que l'exercice de sa religion.Ces coutumes étaient les anciennes coutumes françaises que l\u2019on appclait aussi le Droit de Paris.Elles suffirent aux habitants de la province jusqu'en 1805, époque où l'on sentit lu nécessité de les corlifier d\u2019une ma- iere plus précise et plus uniforme C'est alors que fut nommée une commission qui rédigen le code civil ne- tuel, Il fut sanctionné le 18 semp- tembre 1565 et mis en vigueur à partir du mois d\u2019août 1586.3.\u2014 Voici le jugement qu'en porte S.Pagnuelo, célibre avocat etex- cellent cutholique de Montréal; « Depuis le lerd\u2019Août 1889, nos lois ci- vile- sont réunies dans un code qui s'est attaché spécialement à reproduire le droit existaut i cette époque; on peut dire que généraloment al rend d'une manière fidèle le droit du pays, et si l\u2019on faisait disparaître certaines taches que nous synalerons plus loin, il serait, ainsi que l\u2019a fait remarquer le Dr de Angelis, de Rome, l'un des plus catholiques des codes modernes.» (2).Ces défauts se rencontrent surtout duns la matière que nous traitons, les lois du mariage; nous ne manque- Tons pas de les signaler nous-mêmes 4 mesure que nous les rencontrerons, 4.\u2014 Comme remarque générale, (1) Outre les Territoires non orgamses du Nord-Ouest, le Canada compte au- joved'hui neuf provinces dont chacune à sa législation spécinle relativement au mariage.(2) S, Pagnelo, Etudes sur ln liberté cligicuse en Canada, p.254.exprimons dès maintenant le regret que le code civii de la Province de Québec, tout en laissant à l'Eglise le pouvoir de déterminer les conditions de la validité de l\u2019union conjugale (Art.127), et reconnaissant Par ih mème au contrat de mariage.le caractère d'un acte religienx, Je regarde en mème temps comme un con trat civil et prétende avoir le droit de mettre lui méme des obstacles à sa validité, en s'appropriant les em.pèchements de lEglise et leur ajoutant d'autres empéchements que I'Eglise ne reconnaît pas.Nous verrons dans le cours de ce travail ce faut penser de cette prétention ; le moment, constatons seulment que de là peuvent surgirent des difiicul.tés sérieuses, soit au sujet de la cé lébration du mariage soit au sujet des conditions requises pour sa validité 5.\u2014 comment, et effet, les catho- ques pourront-ils satisfaire en mime temps, à la loi civileet ;, la loi écclésiastiqua, si elles se trouvent eu contradiction?Des époux dont le mariage est reconnu comme valida par l'Eglise, vont donc pouvoir se séparer si ce mariage a été contracté avec un empêchement civil 3 cop.clure une nouvelle union qui sera valide aux veux de la loi civile, mais qui ne sera qu'un pur concubinage auxyeux de l'Eglise?ô -\u2014 Il faut reconnaître cependaut due le mariage produit des effets civils importants et dans des matières qui sont du ressot de la loi civile, meme s'il s\u2019agit de catholiques, commie par exemple les droits de succession; aussi est il juste et nécessaire que le pouvoir civil ait le moyen de constater sûrement que tel mariage a été célécré, entre telles personnes, .: à telle date et l\u2019on ne peut trouver \u20ac: mauvais que les époux soient tenus, sous des sanctions civsles, de notifier \u2019 à l'autorité publique, avec sreuves à l'appui, qu'elles ont contracté mañia ge validemdnt.) Malheureusement le code civil va : pus loin: iloppose, à la validité du mariage, des obstacles que lEglise ne reconnait pas; il dissout des ma-, + riages que l'Eglise déclare indissolu- A ai La Législation ecclésias- \u2018 tique sur le mariage qu'il Pour > \\ .2 8 bles; il appelle à son tribunal et dé- .: cide des causes matrimoniales qui sont uniquement du ressort des trie bunaux ceclésiastiques.Ce sont lb autant d'empiètements sur le domaine de la juridiction ecclésiastique, chrétiens.5 00 aes RETOURNEZ-Y Cercle A.M.H.Notre visite du 9 juin dernier fut un sucrès.On cut lieu d'être ,content de tout.ni sur le C, P.R.ni sur le Gr-nd- ; Nord.Service modèle ; le trajt de Montréal à Montfort s'est effectué.presqu'en trois heures.De tous côtés on réclame un lendemain à cette*s fête.Ce sera pour le dimanche.4 anit.11 y aura place pour un millier de personnes.Départ à 7 hr; a,m.gare Viger.Messe et dîner aux a deux écoles.# l\u2019our intéresser leurs visiteurs, les { Orphelins de Montfort ont organisé: une série de jeux et de matchs.* Quelques personnes charitables ont -; envoyé des prix : balles, montres - livres et autres objets utiles aus enfants.Bel exemple a suivre: tout sera distribué avec reconnalf\" since.| Pour plus amples informations 5 s'adresser au KR, I\u2019, Meussen, orgasi- sateur en chef, 391 rue Lagauché tière Ouest, téléphone Uptown 3336 Prix des billets : $1.75 et $4.0 à enfants $1.00, 3 A ui au moins s\u2019il s\u2019agit du mariage des Aucun contretemps "]
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