La Croix., 17 août 1912, samedi 17 août 1912
[" Le Sameas, 17 Août 1912.Vol.X.\u2014 No 19.path Veolia.+ ao tC - .al WN HOC SIONO VINCES \u2014\u2014 La \u201c\u201cCroix\u201d\u2019 uw, HULL NOTRE-DAME Es Holte de Ponte 38B JOURNAL CAIHOLIQUE JOSEPH BEGIN Diroctour \u2014 Proprietaire 9, RUE NOTRE-DAME EST, MONTREAL pééprone: TN sinin 4078.MENIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LIVTERATOURE, ECONOMIE POLITIQUE.ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLOMISATION, ETC.\u2014 l\u2019homme de Blarney-Stone Non, il ne s'agit pas d\u2019un préhistorique fossile quelconque de l\u2019âge de la pierre, brute ou polie ; mais d'une des illustrations du jingoïsme impérial d'Angleterre, de Winston Churchill, premier lord de l\u2019amirauté Cet homme, qui doit visiter le Canada, vient, du haut du banc des ministres, au parlement de Westminster.de montrer le poing au kai- ser\u2014à distance respectueuse -\u2014 en criant à la Majesté impériale de Berlin: «Allez ! allez ! construisez des dreadnoughs tant que vous voudrez ! Moi, je vous ferai deux fois plus, by Jrnge.» Et cet amiral civil vient de mettre le comble à sa gloire en allant en Irlande baiser la pierre fameuse de Blarney Laissez-moi vous raconter son exploit, d'après le \\Veekly Star (17 août 1912).Lui seul, de tous ses colle gues, alors dans la verte Erin.a eu l'audace de se ren Ire.en automobile.au chàteau ruiné de Blarney, pour y toucher de ses lèvres.déjà éloquentes, la pierre qui doit le transformer en «sur homme».Désormais, dit le Star, Winston sera considéré comme un homme po- tique plutôt «dange\u2018eux » (sic).Les lexicographes sont d'accord, en efiet, pour assurer que celui qui a baist la pierre de Blarney reçoit le nouvoir de blurner (ce qui veut dire,en irlandais pup'-laire, la faculté d'exceiler dans l'art du chumbug».en français très vulgaire, carabis- luuiller), et, en outre.le pouvoir de cajoler oratoirement.en vue d'atteindre un certain but.Cela veut dire aussi, sclon le S/1r, «pratiquer, itvec une extrême facilité de ver- Liage ot sans aucun scrupule, Part des flatteries et des compliments ».* * * Le premier lord de l'amirauté a donc grimpé au sommet de la tour du château légendaire.Se pencher au-dessus du parapet croulant, regarder en bas, apercevoir la pierre noire triang alaire (sie) in sérée, au moyen de c\u2018ampons de fer, dans la ptroi extérieu \u2018e de la tour, à distance du parapet, ce fut pour le hardi parlementaire l'affaire d'un instant La pierre mystérieuse étant placée à p'usieurs pieds de l'endroit où se trouvait Winston il se mit À plat ventre \u2014position extraordinai- tement impériale\u2014la tête en ba .de façon à pouvoir se laisser glisser hour atteindre la pierre Des amis, y compris sir James Long\u2014nom bien ehoisi lui tinrent les talons.C\u2019est iunsi que le premier lord de l\u2019ami- fauté put atteindre, la tête en bas.Is pieds en l'air, la pierre de Blar- Ney.et la baiser.Puis, ho! hisse!\u2026 | L'héroïque col lgue d'Asquith reprend sa position normale, pour devenir aussitôt le premier cajoleur «humbugiste» de l'empire.-« LA .Serait-il défendu de penser, avec tout le respect dû à la dignité ami- tale et impériale, que c\u2019est peut-être, \u20acn Vue de ses prochaines parndes ct Teprésent ations oratoires, chez nous.\u2018ie Winston Churchill a tenu à baiser la pierre merveilleuse.Quoi qu'il en soit je ne crois pas dépasser les limites de ln permission, enconscillant aux Canadiens français \"déjà fortement enjôlés par la grande campagne impérinliste actuelle, Par les Borden et les Asquith, conti- ant les Grey ot insti quanti, de se défier du maître cajoleur, de retour de Blarney.Qu'ils retiennent ce: mot, échappé au Star, peu suspect : « Désormais Winston Churchill doit être considéré comme un homme politique plutôt Jangereux » Pierre LEMOINE.= Petites Flèches Payez ! ou je vous laisse là ! Une dépêche de Londres nous apprend que l'évèque épiscopalien Blair.les îles Falkland (Amérique Ju Sud), menace sus coreligionnaires d'ab: ndonner son poste de pa: teur, s'ils ne lui donnent pas les 500,000 piastres qu'il reuiert pour continuer son ministère.Il a jusqu'aujourd\u2019hui reçu 30,000 piastres; mais il prétend que ce n'«st pas suffisant pour conduite à bonne fin les | rojets qu\u2019il a en vue.En tout cas, cn voila un dont le zèle (postolique ne paraît pas très solide.Payez ! ou je vous laisse là ! diable, les âmes ! * * * Viendra-t-il ?ne viendra-t-il pas ?Voilà la question du jour, celle qui empèche nos bons impérialistes de dormir.On avait assur que Winston Churchiil, de l'amirauté, viendrait en Canada à l'au\u2018cume en vue de la marine de guerre.Cette nouvelle est maintenant contrdite.Churchill trouverait-il que les rasins sont encore trop verts?! - - * Au Sam Hughes nart en guerre ! Décidément, Sam Hughes esi parti en guerre ! mironton, mironton, mi- rontaine ! Le 8 «iu courant.i Vancouver, il tit un grand di Cours sur le péril allemar.d.Ah !si vous l'aviez vu brandir son épée ! Quel bravecoionel.quand l\u2019ennen:i est loin \u2018 Sam voudrait quu le Canada fit la leçon à l'Ailemagne ; et à cette fin il lui conseille fortement de se joindre à la Nouvelle-Zélande, à l'Australic et à l'Afrique Sud pour donner à l'Angleterre une puissante marine.Plus que cela; il part incontinent pour l'Europe afin d\u2019y étudier le fonctionnement du militarisme et de nous en gratifier à son retour.I] amène toute une suite de militaires, heureux d'avoir cette occasion de s\u2019amuser à bon marché ! \u2014 Bon voyage, colonel; mais gare aux électeurs canadiens, à ton re- NOTRE APPEL Nous ne saurions manifester trop de reconnaissance aux personnes qui, sous l'inspiration d\u2019une générosité el d\u2019un sentiment qui les honorent, ont répondu à notre appel.D'autres ont l'intention de nous faire parvenir leurs souscriptions un jour ou l'autre, Si clies pouvaient iv lune avant le ler septembre, elles nous obligeraient.Joseph BEGIN.NOTRE IMPRIMERIE Elle ne le cèdera bientôt en rien aux autres imprimeries les plus modernes de Montréal.VOYEZ COMME ILS ONT PEUR ! Militarisme et La Libre Parole.de Paris, a publié il y a quelque temps,les noms de tous les frans-maçons de la Ville-Lumière.Si la franc-magonnerie était une institution bienfaisante, comme ses adeptes le disent, ce serait un honneur d'y appartenir.Mais il parait que les FF.n- pensent pas de la sorte Car,à peine leurs noms étaient-ils ainsi lancés aux quatre coins de la France.que les logs se sont mises en fureur ; la publication des noms de leurs mem bres produisit sur elles l'effet d\u2019un coup de pied dans une fourmilière.La loge.la France Socialiste, du Grand Orient de Paris écrit à ce propos à ses affiliés (11 juin 1912) «Depuis trop longtemps déjà, les fuites succèdent aux fuites, jetant ainsi le trouble et l'indécision dans le monde maçonnique.«Nos adversaires qui ne reculent devant rien, jettent en pâture les noms des maçons, voulant air:si les atteindre dans | urs intérêts privés.«Cette con- idération seu'e ne saurait pourtant nous ¢mouvoir, mais plus haute et plus grave est là :jues- tion.«D'où proviennent ces fuites: pourquoi se renou+ellent.elles aussi souvent?«Quel remède, quelle sanction apporter à un pareil état de choses?«C'est pour examiner toutes ces questions que la France Socialiste a décidé de provoquer un: tenue collective de tous les At.» On tremble à lu pensée qu\u2019à la loi du secret.dont certains MM.semblent faire si pen de cas, va s'ajouter sous pu true sanction venger sse! D'autre part, la loge le Fuy.r maçonnique, aussi du Grand Orient de Paris, envoie à ses adeptes la circulaire suivante (21 mai 1912): «la loge le Foyer maçonnique.dans sa tenue solynnelle du 13 maj 1912, a adopté, à l'unanimité.l'ordre du jour ci-dessous et a décidé de le communiquer à toutes les loges de la région parisienne ; «La loge le Foyer maçonnique demande: «1 Qu'il soit procédé à une enquête sur la façon dont un journal de Paris a pu sc procurer les adresses des F., M.; 20 Que le Conseil de l'Ordre soit respectueusement prié de poursuivre le journal en question et de se mettre pécuniairement à la disposition des FF.qui désirent intenter un procès à ce journal.» Les francs-maçons de Paris sont, comme ceux de Montréal.dez hiboux : ils n\u2019osent affronter la lumière du soleil et leur œuvre doit s'accomp'ir dans le secret et l'ombre de la nuit LE Home Rule Irlandais ET LES ORANGISTES Après le discours de M.Bonar Law i Blenheim et la confirmation de ses menaces au palais de Westminster, et après l'intervention de M.Asquith on :e rend de plu< en plus compte qu'il y a quelque chose de changé dans la mentalité des chefs unioniste:, en Angleterre.Quand le parti de l\u2019oppositi n était dirigé par M.Arthur Balfourcelui-ci avait bien l'habitude de se prononcer, chaque fois qu'il en avait l'occasion, contre l'autonomie de l\u2019Irlande, m (is jamais il ne se serait permis de conseiller à ses amis politiques de sortir des voies légales pour fair échouer tout projet de Home Rule.Aujourd'hui son successeur à la leadership aux Communes n'éprouve pas les mêmes serupules.Avecle franc- parler qui ie caractérise il ne cache pas que les unionistes anglais feront cause commune avec les orangistes de l\u2019Uleter si ces derniers s\u2019insurgent contre les nationalistes de l'îÎle sœur et contre les gouvernants anglais.Le geste de M.Bonar Law est d'autant plus menaçant que les ul- tra-protestants de Belfast y verront une incitation nouvelle à la révolte.Dicu sait cependant si leurs esprits sont déjà surexcités.Depuis un mois ils font attaquer presque journellement les ouvriers catholiques employés dans les chantiers de construction navale, sous prétexte que ceux- ci ne font pas partie d\u2019un syudicat local, mas en vérité parce qu'ils les soupçonnent d\u2019avoir des sympathies pour le Home Rule.C'est à 21500 qu'on peut évaluer le nombre des travailleurs qu\u2019ils ont fait expulser des établissements de la Cie Harsand et Wolff.Dans ceux de la Cie Worman et Clark, ls ont aussi pu obte- nir le renvoi d\u2019une partie du personnel.Naturellement.le- nationalistes ir- landa:s out protesté vivement contre l\u2019intolérance des syndicalistes oran gistes.Ilsont prétendu que l'agitation actuelle.i la fois politique et confessionnelle.était provoquée par les chefs du parti unioniste en Irlande, d'accord avec M.Bonar Law et ses amis politiques d\u2019 Angleterre.En mé- me temps ils ont demandé, par I'organe du député Devlin.quelles mesures le cabinet Asquith comptait prendre pour m.ttre fin aux agissements de cevx qui, à Belfa-t.portaient sans cesse atteinte à la libe: té du travail et faisaient jeter des milliers d'ouvriers sur le pavé.La réponse de M.Birrell secrétaire pour l'Irlande, a été catégorique.ll a déclaré, en plein parlement, que les griefs des ouvrier, catholiques étaient fondés et qu\u2019il y avait lieu de sévir contre leurs persécuteurs, les syndi.alistes orangistes.En même temps ila annoncé l'envoi dans le chef-leu de l'Ulster de six magistrats anglais qui feraient une enquête sur les dernières atteintes à la liberté du travail, et de trois bataillons de highlanders qui sauraient mettre à la raison ceux qui depuis le 2 juillet se sont rendus coupables de 80 agressions contre les ouvriers catholiques des chantiers Workmau et Harland.Naturellement, cette intervention armée dans les affaires des orangistes n'est pas du goût de tout le monde.Les unionistes anglais estiment que les me ures militaires prises sont injustifiées.De leur côté, les ultra-pro- testants de Belfast prétendent que le gouvernement de Londres ne fera qu\u2019exaspérer les populations de l'Ulster, en employant la manière forte.On ne pouvait certes pas laisser sans défense les Duvriers catholiques de l1-bas.On se doutait bien que F.-.Baden- Powell conçût, par infusion, au fond du conseil secret impérialiste, une A BONNEMENT Pyoble d'avance .CANADA 1 an, 82: 6 wois, 81,00 \u2014 MONTRÉAL rr BANÉIEUE (par la poste) 1 an, $32.80; 6 anis $1.25 ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) 1 an, 82,26 ; 6 mois, $1.95 Un numéro, 5 sous Ce qui prouve que le «boy-scou- tisme» est bien le militarisme s'appliquant aux jeunes, c\u2019est ce qui pensée de derrière ln tête, loisqu'il\"|-Vientde se\u2019Passer en Angleterreentreprit de «boy-scoutiser» la je .- nessc anglaise.L'Angleterre, n'ayant presque plus de paysans\u2014donc bientôt plus de soldats- le Suprême Conseil *.a décrété la militaris ttion de l'enfance.Les Boy-scouts\u2014dont rn fait tant de bruits et qu'on propage, autant que possible, en Canada, même en France \u2014constituent en réalité non seulement une entreprise cachée d\u2019émancipation précoce.par la soustraction de l'adolescent à l'atmosphère de la famille, afin de le lancer daus \u2018a vie aventureuse des grands chemins ; ce n\u2019est pas seulement une sorte de société uérile, avec serments, secrets, mots de passe, signes de reconnaissance, etc, etc.; c'est encore la «conscription » des jeunes par l'enrégimentement et la vie des camps.l'encasernement, petit à petit, suivra.l3ref, c'est la militarisation.à la mode payenne de Sparte, où l'enfant n'apj'artenait pas aux parents, mais à la République.Cet «immortel principe» a été proclamé en l*rance par les « grands ancêtres» révolutionnaires.Il l'est encore, aujourd'hui, par la maçonnerie d'Etat, revendiquant le monopole de l'éducation nationale, laique-gratuite- obligatoire et.athfe.L\u2019affaire Chiniquy-Bégin CE QU'EN PENSENT NOS LECTEURS Un vénérable curé du Maine : Mon cher M.Bégin, Pardonnez-moi si je ne vous ai pas envoyé mon obole ($10.00) plus tôt.Mais il vaut mieux tard que jamais Je vous adinire, cher monsieur, dans la belle lut'e que vous faites pour défendre la vérité et l'Eglise contre nos petits sectaires qui sont la honte de notre race.On vous a frappé dernièrement d'une amende sacrilège.On a voulu et on veut encore vous faire disparaître de l'arène afin de pouvoir mieux attaquer nos croyances religieuses qui font notre force et notre gloire.Ne vous découragez pas, \u2018enez bon.Un curé du diocèse de Nicolet : Monsieur, Avec mes plus sincères sympathies.je vous envoie ce faible cadeau ($5), en vous souhaitant toujours bien du courage et les moyens nécessaires pour défendre votre noble cause.Votre dévoué, Un missionnaire du Manitoba ; Monsieur Joseph Bégin, Directeur de la Croix, Montréal.Cher Monsieur, Vous n'ignorez par que dans not: Ouest canadien le clergé a beaucoup a fairs.La construction des établissements religieux est très souvent en gr nde paitie à la charge du curé.Ici particulièrement notre chapelle, où j'ai ma résidence, n\u2019e:t plus capable de contenir notre population, et j'ai réservé mes px tites économies à cette œuvre.Une dépêche de la Presse Associée (Londres 3 août), porte que «les Boy Scouts du Kent sont partis, ce jour-là.pour commencer un mouvement de mobilisation ct de communications militaires, préparé par l'ex- commandant Galloway (marine militaire) et d\u2019autres officiers.«L'opération doit durer trois jours et trois nuits (passés hors du toi: paternel).Les Boys Scouts ont reçu l\u2019ordre de surveiller, par détachements, le littoral sud-ouest anglais.Ils doivent, par ordre militaire, trans- metlie des communications depuis les côtes jusqu'à Londres Ils doivent établir ainsi une ligne reliant les comtés adjacents.Les starions sont espacées de demi-mille en demi- mille.On va se livrer à ces ma- nœuvres (militaires) annuellement » Je n\u2019ai pas à discuter ces manœu- vres au point de vue stratégique.Je me borne à constaler que ce service militaire, auparavant confié aux soldats de l'armée régulière.en temps de guerre, va désormais être le partage des Boys Scouts.Leur militarisation commence; le reste ira tout saul, Et le tour sera impérialement joué.Un Père de Famille.Mais nos œuvres locales ne doivent pas nous empêcher de nous intéresser aux œuvres catholiques d'un caractère plus général, comme la bonne presse.Je vous inclus mon chèque de dix dollars pour vous aider à tenir ton contre les ennemis de notre saiûte religion.Votre tout dévoué en N.S\u2014_\u2014\u2014\u2014 L'appel en faveur des Pretres de Monnoir rejete On se rappelle que le lendemain de l'assemblée publique tenue à Saint- Jean, sous la présidence du juge Monet, quelques citoyens signèrent une requête en faveur des Prêtres de Monnoir, qu\u2019ils envoyèrent à la Consistoriale.Réponse A cette requête vient d\u2019être faite par lecAblogramme suivant : « Mgr Stagni, Délégué Apostolique, Ottawa.«Le cardinal secrétaire de la Consistoriale me charge de té égraphier à Votre Excellence ce qui suit : Aujourd'hui les recours télégraphiques et écrits, contre les dispositions épiscopales, en faveur des prêtres de Monnoir, ont été rejetés par le Saint - Siège, en conformité de la lettre de la Consistoriale du 18 juillet, laquelle demeure ferme.\u2018 (Sigué) Card.Merev-par-Vairs = \u2014\u2014\u2014\u2014 - Le Daily Mail, de Londres, le 25 juillet, déclarait que notre premier ministre aurait promis à l'Angleterre, aun m du Canada, une contribution de trente millions de piastres pour la construction de trois dreadnoughts, mais que cette nouvelle ne serait con- tirmée qu'au retour de M.Borden en Canada ; 5 Se dag ar LETTRE DE \u2018 Nos Seigneurs de Montreal et de Saint-Hyacinthe AU CLERGE ET AUX FIDELES DE LEURS DIOCESES Promulguant les dernières ordonnances du Saint-Siège, relativement à l'affaire du collège de Sainte-Marie de Monnoir La lettre suivante a \u201816 Ine, dimanche dern\u2018er, dans les églises des diocè-es de Montréal et de Saint- Hyacivthe : Nos très chers frères, Chargés comme Ordinaire des d o- cè-es de Montréal et de Saint-Hya- cinthe, de faire connaître.à tous les fidèles, les crnières et graves ordonnances du Saint-Siège à l'égard des prêtres du Celiège de Sainte-Marie de Monnoir, et de ce collège Ini-mém2, nous nous acquittons de cette douloureuse mission, en portant a votre connaissance la lettre même que nous n adressée conjoint ment Son Eminence le Cardinal De La, secrétaire de la Sacrée Congrégation Consistoriale.Cette lettre n\u2019a pas besoin de commentaires.Elle vous fera voir que le Saint- Siècn confirme de son aut-rité suprè- me les défenses que nous avons «du porter.après le départ de Mgr le Délégué Apostolique.en date du 13 mai dernier, et elle vous montrera aussi ce qu'il faut penser de tout ce qui a été dit et publié au sujet de l'événement le plus pénible peut-être qui se soit eitcore vu parmi les ca- | tholiques de notre pays.Seront la présente lettre et le document pontifical ¥ annexé lus au prône de toutes les églises et chapelles publiques, et en chapitre dans les communautés religieuses de nos diocèses, le dimanche (ui en suivra la réce, tion.Donné à Montréal le neuf du mois d'août, mil neuf cent douze.+ PAUL Arch.de Montréal, t A.-X.Ev.de Saint-Hyacinthe.(Par ordre ), ADELARD HARBOUR, Ptre.Chancelier.[I S.Congrégation Consistoriale N.Prot.243.Rome, le 18 juillet 1912.Aux illustrissimes et révérendissimes Ordinaires de Montréal et de Saint-Hyacinthe.INustrissimes et révérendissimes Seigne urs, Les dix-huit prêtres de l'ancien collège de Sainte-Marie de Monnoir ont interjeté recours au Saint-Siège co - tre le décret en datedu 13 mai d:r- nier, par lequel Mgr le Délégué Apostolique les frappait de suspens, sous prétexte qu'une telle peine était injuste, parce qu'il leur était impossible d'obéir aux ordres donnés.La question ayant été examinée selon l'usage par cette Sacrée Congrégation, le vote unanime des éminentissimes Pères a rejeté le dit recours le 11 juillet, et dans une audience du jour suivant, la décision a été confir- méc par Notre Saint-Pèrele Pape.En conséquence, les prêtres susdits condamnés par le suprême jugement du Siège Apostolique, et frappés de censure doivent être regardés comme suspens a divinis en tous lieux.Ce sera le devoir de Vos Grandeurs en votre qualité d'Ordinaires de l'endroit et des prêtres eux-mêmes, d'en informer par vos lettres et ces prêtres et tous les iidèles.Comme la résistance si prolongée et si opiniâtre de ces prêtres aux ordres de leurs Uriïnaires, aux sentences régulièrement ct légitiio-sment portées.et même aux aviset aux commandements du Siège Apostolique, est une chose souverainement condamnable, surtout chez ceux qui, à raison de leur caractère sacerdotal et de leur état, à raison de la promesse solennelle de leur ordination, devraient donner l'exemple de la dis cipline et de l'obéissance à ceux que l'Esprit-Saint a préposés au gouvernement de l'Eglise de Dieu: comme.d'un autre côté, ils ne recourent qu'à des prétextes futiles, qu\u2019ils pourrarent eux-mêmes faire disparaître, pour refuser d'obéir; il suit que cus prêtres doivent être considérés comme véritablement rebelles à la légitime autorité de l'Eglise; et conme tels absolument indignes que les fidèles leur contient l'éducation de leurs enfants Comment.en effet, pour- raient-ils avec autorité former ces enfants à la discipline.au respect envers les supérieurs légitimes, ala soumission et au respect envers les parents, ainsi qu'aux vertu- chrétiennes, eux qui donnent depuis si longtemps et publiquement un si triste exemple d\u2019ind scipline et de désotzéis- sance\u2019 Eux à qui les enfants pourraient bien dire: « médecin, guéris-?oi toi-même»?Eux enfin qui ont été condamnés par l'autorité suprème de l'Eglise et éloignés des fonctions sacrées.Voilà pourquoi, par ces présentes lettres,le Sièye Apostolique, non seulement approuve et confirme votre intention d'empécher les fidèles de confier l'éducation de leurs enfants à ces prêtres et à ce collèye, mais il demande de lus, si la chose n'est déjà laite.que vous mettiez cette intention à exécution le plus tôt possib'e, et il vous charge en outre d\u2019avertir les fidèles de la faute grave qu'ils commettraient en confiant l\u2019éducation de leurs enfants à ces prètres non pas uniquement dans la maison qu'ils occupent actuellement en la ville de Saint-Jean, mais partout ailleurs, jusqu'à ce qu'ils aient fait acte de soumission, et qu'après une pénitence convenable pour |: tres grave scandale donné ct le péché commis, ils manifestent de tels signes de repentir qu\u2019ils méritent d\u2019être réhabilités et que, de fait, ils soient réhabilités dans l'exercice du saint ministère.Que si, dans le coilège occupé par ces prêtres à Saint-Jean, il existe un oratoire, cet oratoire devra être soumis à l'interdit aussitôt après la réception de ces lettres.si cela déji fait.Quant à ces prêtres, ils devront être très sérieusement avertis que s'ils s\u2019obstinent (ce qu'a Dieu ne plaise) à demeurer dans leur lamentable condition de censure et de con tumace, ils encourront des peines plus graves encore, selon les règles en vigueur des saints canons.Dans les meilleurs sentiments, je me souscris, s\u2019en n\u2019est de Vos Grandeurs, le frère dévoué, (Signé) CAJETAN, Cardinal DE Evique de Sabine, Sécrétaire.LAL \u2014\u2014\u2014\u2014 ENHAINE DU PRETRE Le 25 juillet, un prêtre francais, lisant tranquillement son bréviaire sous les ombrages du Parc, à Bruxelles, a été poignardé avec une licheté extraordinaire par un individu, nommé À.J.Beyl, de Gand.Le prêtre est l'abbé François Fleuwel, agé de 60 aus.Ii est inconnu de l'assassin et ne le connaît pas.Beyl marchait.sournoisement, derrière l'abbé.Ses allures avaient attiré l'attention d'agents de police.Armé d'un poignard caché, il accosta l'abbé qui voulut passer outre, lisant son bréviaire.Beyl le poursuivit, criant : LA OROIX «Vive la République ! Les prètres sont des canailles.qu'il faut supprimer I» Puis il frappa l\u2019abbé, dans le dos.La victime s'affaissa sur un banc, après avoir pu ramasser le poignard abandonné par l'assassn.L'abré jeta l\u2019armre dans un fossé Mais la polie sais:t le misérable et retrouva l'arme.Le prêtre aété secouru h temps, bien qu'évanoui par suite de la perte de sang.On craint pour sa vie.Quant à l'assassin, sûr de l\u2019imnu- nité\u2014la peine de mort n'étant plus appliquée en Belgique depuis long- teins nen seulement il ne montra aucun repentir, mais il déclara : «Que \u2018idée di crinu> lui est venue à la suite des derniers débats pale- mentaires auxquels il assista.(Dans ces débats récents \u2014A la suite de leur défaite électorale -les membres des loges et les socialistes, députés au Parlement, se sont livrés, cou re le clergé, à une véritable orgie d'injures couvertes par l'immunité parlementaire.) «Que s'il avait eu le moyen d'acheter un revo'ver (en Belgique ln vente publique des armes prohibées n'est pas pius réprimée au\u2019 Montréal) il aurait tué, le 24 juiflet, en pleine sé ince de la chambre, le premier ministre de Broqueville et le Ministre de la justice ; «Que s\u2019il avait pu rencontrer, au Pare, ou ailleurs, S.Em.le cardinal Mercie-.il l'aurait poignardé comme il a poignardé I'abbé Fleuret.» Le parquet fait examiner Beyl par les médecins légistes qui le déclareront.peut-être, atteint de Ja «folie furieuse des persécutions », sous le coup des excitatio:s parlementaires, ou de la férocité anti-cléricale.Cet assassinat produit en Belgique une profonde sensation d'horreur et d'indigna'ion contre la maçonneric prétrophobique.Beyl est un-soldat, renvoyé de l'armée, pour inconduite, Il doit être non seulement «libre penser» enragé, mais encore anarchiste pratiquant.Voila un des fruits de la haine anti- chrétienne \" - .- En voici quelques autres : Au mois de mars 1908, un prêtre du diocèse de l\u2019aris, âgé d'une soixantaine d'années, traversait paisiblement la place de la Concorde, iors- qu\u2019un ouvrie:, qui arrivait en sens inverse, l'interpella et l'injuria grossièrement.L'ecclésiastique.sans répondre, accéléra sa marche, mais il iut bientôt rejoint par le quidam qui se jeta sur lui et le frappa d'un coup de poing au d'éma- tior\u2026 Ils ont vou'u molester les curés.Les prêtres, pour eux, c'est la bète noire, c'est l'influmie » [I comprenait très bien, ce mais trat que le mobile qui avait fait agir les meurtriers, ce n\u2019était ps la folie, mais en réalité le fanatisme antcléri- cal.Devant de pare Îles constatations, qui viennent se corroborer de façon si éclatante.la conclusion indéniable se dresse: c'est qu'il y a d'autres coupables que ceux qui ont franpé Ces coupables, c-+ sont les excitateurs.les précheurs de guerre religivuse, les thé riciens de la h.ime du enfin les francs maçons.L\u2019INTERNATIONALE Libéralisme, Socialisme et Franc- Maçonnerie I woetre, Nous avo: 5, a de multiples reprises, et toute la presse catho'iqueavee nous, établi l'esprit subbversif et ré volutionnaire de ia franc-\u2018naçonne- ric.La Revue A pologétique a pub'ié, il v a quelque temps, une ctude du R.B.Van Triel, O,S A, ~urlafranc- maçonnerie, en général, dans laquelle l'écrivain étatilit nottement commrnt 1e libéralisme et le socialisme découlent d\u2019elle.Nos lecteurs nous sauront gré que nous leur ccmmuniquions le cha, itre en question.Le I\u2019 Van Triel établit d'abord comment.pousse, exXité, aveuglé par sa doctrine, le franc-macon est capable de tout, du fait qui a comme air ambiant le crisie.mensonge et l'hvpo- l\u2019uis il poursuit - Nous avons pt constater que la franc-maçonnerie ne cherche qu\u2019i dearter Dieu pour tuer toute religi n: elle vise la disparition des frontières.donc plus de patrie; elle ne 1ccon- nait pas l'autorité paternelle, donc plus de famille; elle veut l'abolition des titres, a disparition des classes, donc plus de maîtres; d'où découle fatalement la ruine de la propriété, ete, ete.N'est ce pas aussi tout le programme des s cialistes?icoutons les orateurs, et leurs livres: ouvrons Dans la «déclaration les dioits de l'homme de 1793,» lu trat.c-ma- connerie dit textuellement dans son article 7e : I.« Dans le nouvel ordre social, la propriété cst le droit qu'a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui Ini est garantie par la loi, » Donc, destruction de la propriété privée.Dans son article 37e 1, « Ladestruetion de la ramille actuelle, tel que l'ont tait la nature et l'Evangile.Car t- us les homes sont frères, » 2.«la destruction des patries diverses, Je ne suis pas français, je ne suis pas europ£en, ie suis humain.» 3.«e La destruction de toute ma gistrature civile commandant au nom de ibieu, Les rois, le aristocrates, les tyrans, quels qu'ils vient, sont des esclaves révoltés contre \u20ac souverain de la terre qui el le genre humain, cl contre le législateur de l'univers, qui est la nature.» 4.« La destruction surtout de la hiérarchie catholique, dont les pouvoirs viennent de Dieu et de son Verbe incarné par une institution dositive.Je ne connais rien de plus contraire que le christianisme, à l'esprit social.» (J.1 Rousseau.) Le citoyen Larive s'écria à la Conventionde 1790 : « L'Eglise n'a aucune puissance législative, exécutive ou judiciaire; le peuple.«de qui dérive toute puissance » semblable, n'en délégua jamais la moindre portion aux ministres des autels Aussi le catholicisme voi l'ennemi » Dans \"article 27 de «la déclaration ds droits de l\u2019homme», nous lisons encore : «Que tout individu qui usurperait ou contesterait la sou- verainc té du peuple.soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.» Enfin, il est écrit dans le livre : «les principes de 'a franc maçonnerie \u2018ans la vie des peuples», p.108- 171, Ce qui sui* : «Dans l'état mème surgit un nouveau des;ote : le capital.Or, comme autrefois la légitimité de l'Eg'ise et celle de la monarchie ont été condamnées dans leurs origines et dans leur développement, le mème phénomène se reproduit aujourd'hui pour le capital, destiné lui-même à disparaitre bientot.» 1 sera grandement utile de don- nor un petit aperçu des différents noms dont le socialisme s'affuble pour les besoins de sa cause.Ici, aussi, nous trouvons cette méme hypocrisie dont c-t tis-ce toute la maçonnerie, et dans le socialisme.ce voile, es\u2019 j.eut-être plus serré h cause des pauvres ouvriers qu'il doit inluire en erreur Le « socialisme », lu dit un systeme qui concerne l'association, la société, le contrat social en véné- ral.Dans son acception ordinaire, il désigne un système quia pour objet une nouvelle organisation du travail.dela propriété.de la famille.Mais.pour que ce système soit complet.il faut arriver à la communauté du pouvoir, des liens et des personnes.nom :e assez, désigne une doctrine ou Le «\u20ac communisme » est la même chose que le socialisme avec cette aggravation qu\u2019on veut aussi la communauté des biens, quelles que soient les théories des adhérents sur le pouvoir et sur \u20ac la jouissance des pla/sirs innocents de la vie ».(l\u2019aro- les infämes ).Le «cosmopolitisme » est la négation des nationalités particulières.Une pose.seule patrie nniverselle s'im- Enfin, pour linir ce chapitre, un petit mot sur l\u2019e[ntercationale» dont on par.e beaucoup, mais dont l'ori- vine et les tendances sont peu connues.Plus qu'ailleurs pourtant, nous verrons ici le rôle de Ia franc-maçonnerie.De 1830 à 1848, les prolétaires s'organisent dans divers pays, principalement en Allemagne.Au mois de novembre 1847, les socialistes allemands tiennent une conférence Londresa Le principal acte de cette conférence fut la convocation d'un congres international i pour 1848 Bruxelles La chose échoun, à cause de la défaite subis en France par la Révolution.En 1850 paruten Allemagne un manifeste, signé pour la première fois par Engels et Marx et où nous lisons en tite cet appel: «l\u2019rolétaires di Lous les pays,unissez-vous.» En 1862, l'association prit un dés loppement immense avec le nom définitif «-l'association intern: tionale des travailleurs » Les chefs protiterent de l'exposition universelle de Lon lres, pour voir et enrôler les ouvriers venus des quatre coins du moule.On déclara queles intérèts des prolétaires étaient solidaires par tent l'un f , ol qu'il importait d'o ganiser une Association internationale pour présider à ln défense de leurs droits communs.I y avait dis lors des internationalistes dans toutes les nations: mais Vinternationale n'aveut encore pas d'orsa- nisation arrêtée.Les chefs et, spécia= lement Marx, travaillèrent à cette 17 Août 1079 \u2014\u2014\u2014 organisation.Enfin, en 1864 le conférence à Londres pou rer les statuts de la société.L\u2019talien Mazzini propose ay comité un mani\u2018este et des statuts: ils sont rejets.Marx présente un ay.tre projet d'adresse ct d'autres statuts: ils sont adoptés à l\u2019unanimité - ils furent « nsuite solennellement approuvés au congrès de Gendy firmés en 1873.Nous y lisons: «Le mouvement qui s'accomplit parmi les ouvriersdes pays les plus industrieux de l\u2019Europe, en faisant naître de nouvelles espérances, donne un solennel avertissement de ne pas retomber dans les vieilles erreurs (entendez ici l'Eglise et l'Evangile) et conseille de combiner tors les efforts isolés», Voilà pourquoi le congrès conclut par ses significatives paroles: «Tous les individus adhérents à l'internationale reconnaîtront, comme devant être la base de leur conduite envers tous les hommes.la vérité, la justice, la morale, telles qu'elles sont indiquées dans ln «déclaration des droits de l'homme.» » Nouvelr élabo.ect con.Durant le même congrès, on fit inscrire dans le chapitre: «capital et travail», ces mots blasphématoires «la divinité n'est nas et n'a jamais pu étre qu'un idéal de perfection».Bebel était done logique, lorsque, du haut de la tribune du Reichstag, il fit retentirces graves paroles: «Nous voulons en politiquela république, en économie le sorialisme, en religion l\u2019athéisme.» Ceque «le Mirabeau», organe socialiste belge, depuis longtemps disparu,fit traduire: «l\u2019idée de Dieu est immorale et absolument contraire à tout progrès.» Un autre organe socialiste belge va encore plus loin: «Nous maudissons l'idée de Dieu!» (l'Ami du peuple).Et dans un numéro suivantce cri de haine: «nous serons esclave, aussi longtemps qu\u2019un prètre vivra.» Le citoyen Sanlaville s'éeria au congres internationaliste de Lyon en 1378: «Arrachons l'ouviier à ce monstre hideux qui a sa tête à Rome et dont les innombrables bras étreignent le mond- entier.et qu'on a si bien nommé la pieuvre nuire.(Applaudissements).Il ne faut pas nous le dissimuler, il faut saper avec acharnement l'Eglise et le confessionnal, \u2018qui sont les abattoirs de l\u2019intelligence.» Entin Vézinier, dans une réunion d'internationalistes, à Londres, en 1869, fit retentir roles: ces infâmes pa- «Nier Dieu, c'est affirmer l'homme, unique et véritable souverain de ses destinées ; c\u2019est tuer le prêtre et la religion.La négation de la divinité, c'est l'homme s\u2019allirmant dans su force et sa liberté.«Quant ala famille, nous la repoussons de toutes nos lorces au nom de l'émancipation du genre humain ; c'est à la famille que nous devons l'esclavage de la femme, l'abrutissement de l\u2019enfant.L'enfant appar tient à la société ct tion à ses parents.À la société de l'instruire, de l\u2019élever, d'en faire un citoyen.Quant aux parents, ils ne doivent que le produir*.Nier la famille, c'est affir- ter l'indépendance de l'homme dès le berceau ; c'est arracher la femme « l'esclavage où l'ont jeté les prêtres ct une civilisation pourrie (la civilisation de l'Evangile).Quant à la patrie, nous la répudions, parce que nous n'acceptons pas qu\u2019on puisse faire égorger des hommes au nom des nationalités.Tous les travailleurs, tous les prolétuires sont frères.L'en- nvimie, c\u2019est lu société telle qu\u2019elle est organisée, La soi iété est mauvais se, donc il faut la changer.\u2018Travail leurs «le tous pays, h l'œuvre! Nous déclarons une guerre à mort à la réuction rion phaate, au droit divin, ila répub ique bourgeoise, au cap .tal, à l\u2019Eglise, à l'Etat, en un mot, a touts s les manifestations de la vie sociale actuelle.» \u201c mer Après avoir entendu où lt toutes ces horreurs, quel est l\u2019homme qui pourrait trouver une ligne de démarcation entre ln (runc-magonnerie et le socialisme?Les deux veulent l'& crasement de Dieu, ln ruine de la patrie, In perte de la propriété, la glorification des sens ct la révolu- tion Ia plus complète. 17 Août 1913 -\u2014 ar la Une vingtainede religieuses étaient poursuivies.tout dernièrement, devant les tribunaux de Morlaix et de Brest, en france.Que leur repro- chait-on?Dans un siècle passionné pour l'éducation, on leur reprochait de s'être réunies pour s nider mutu- element et assurer le succès de leur enseignement.Le président du tribunal de Brest Jeur dit : «Vous êtes en révolte contre Ja loi».Et l'une des religieuses, en plein tribunal, répondit et faisant çessortir les conséquences iniques et monstrueuses de la loi, avec une vigueur, unc précision qui produisirent un grand effet.Ecoutez ce dialogue.Le président.\u2014 « Pourquoi êtes- vous restée à Kérinou, puisque vous avez été condamnée?La Sceur.\u2014 « Je suis restée à Kérinou parce que je cherche vainement un lieu où je puisse me retirer sans courir les risques des poursuites.«ll y adix ans, j'étais directrice de l'école Saint-Julien, de Landerneau.Persuadée que nous n'avions pas à demander l'autorisation, nous ne l'avons pas demandée.J'ai été jetée dans la rue par les forces policières « Je suis allée à Saint-Pol de-Léon.LA, l'étatilissernent était autorisé formellement.Un décret survient qui nous enlève l\u2019autorisation pour l'école, Je suis de nouveau sans emploi.«Je viens de Kérinou.On y a demandé l'autorisation.mais le président du Conseil à répondu: « Je ne «uge Das à propos de communiquer «votre demande au C nseil d'Etat \u2014 aqui scul, pourtant.a mission de sta- «tuer - ; fermez votre établisse- ament.» «Done, messieurs, à Landerneaujai été jetée à la rue, parce que je n'avais pas demandé l'autorisation; 3Saint -Pol, je l'avais.on me l\u2019a retirées à Kérinon, nous la demandons, on nous la refuse.Que faire?\u2026 Nous rendre à la maison mère?\u2026.Mais la maison mère est une maison de formation etde repos, c\u2019est dire qu\u2019elle n'a pas été construite pour loger les 2,000 religieuses qui compo sent la Congrégation.L'espace y fait donc défaut.De plus, le budget, déjà bien maigre pour entretenir nos Sceurs âgées, malades, ou infirmes, ne saurait suffire à la subsistance de tant de religieuses.«Alors que faire?Nous disperser ?Mais, à dix, nous ne constituons aujourd'hui quin établissement congréganiste; dispersées.nous verrons émettre la prétention Que nous en constituons dix, et on viendra nous sommer, à nouveau, de nous disperser, \u2014C'est juges.\u2014C\u2019est exact, a répliqué M.Le Guen, l'éminerit avocat du barreau de l3rest, défenseur des inculpées.Et il a montré qu\u2019à Saint-Fierre-Quil_ bignon, à Penhars, à Ergué-Gabéric, une religieuse seule a été sommée de se disperser ; le substitut lui même a dû en convenir.inexact, ont repris les \u2014Que faire, donc?a poursuivi la religieuse.Me séculariser?J'y gagnerais vraiment ! D'inculpée, je deviendrais suspecte.je serais, sous la surveillance de la police, exposée » la surveillance d'un mouchard et à de nouvelles poursuites.«C\u2019est donc à l'exil que nous sommes condamnées.quoique Françaises, uniquement parce que nous soîn- mes religieuses.» En dépit de ces déclarations vraiment saisissantes et irréfutables, les religieuses poursuivies ont toutes été condamnées à l\u2019a nende.Le juge Greens'iields n\u2019était pourtant pas la! Et voila comment, en France, les amis des Langlois et des Désaulniers récompensent des femmes qui, sans coûter un sou à l'Ütat, ont consacré leur vie à instruire lesenfants des pauvres l'amende.c'est-à-dire la faim.ou l'exil! M.C.J.Magnan ET LE \u2018\u2018 PAYS \u201d Sous cette rubrique, nous lisons dans le Soleil, de Québec : «Un imalin a certainement voulu se payer la tête du directeur du Pays.Une intrigue se poursuivrait dns le bat de préparer la retraite du surintendant de l'instruction publique, qui serait remplacé par M.Magnan.«Pur effet d'une imagination surexcitée.Nous ne pensons pas «ue l'honorable M.de Laliruère.qui est til parfaite santé, songe à donner sa démission.Quant à l'inspecteur général, tout entier à ses labeurs, ceux quile connaissent savent combien les propos extravaçants du Pays à son adresse, sont injustes.«L'article du Pays, intitulé «Le Magnanisme»,a fait tout simplement fire les gens bien informés, quant à la rumeur itaginaire de la succession de M.Magnan à M.de LaBruère.Mais, dans ce même article, il y a des insinuations malhonnétes et d'une profonde canaillerie à l\u2019égard de M Magnan, qui lutte depuis bientôt trente ans pour améliorer notre sys- tême scolaire.La chose a été établie maintes fois devant la Législature : M.Magnan n'a jamais reçu un seul Sou qui n'ait pas été légitimement hagné.«D'ailleurs, nous sommes informé fue ce dernicr point sera probablement soumis aux tribunaux, où Vindicator », du Pays aura toute liberté Pour prouver ses avancés.Justice.» sect de NOTRE IMPRIMERIE 3 .Blle ne le cèdera bientôt en rien AUX autres imprimeries les plus modernes de Montréal.Question des Jesuites A la Chambre Ilante de Bavière, le comte Torring remplit le rôle de chef de la fraction libérale et antica- tholiaue Le 31 juillet, lc comte a profité de la discussion du budget de l'intérieur pour porter le débat sur l'attitude du cabin t Hertling Jans la question des Jésuites.H s\u2019est livré à des attaques passionnévs con.re le baron von Hertling eta terminé son discours par ces mots: «Nous savons maintenant ce que vaut M, von Hertling.Dès lors, il ne nous restera qu\u2019à demander aid et protection ailleurs.Nous nous adresserons au gouvernement impérial pour qu'il nous protège contre les Jésuites, puisque notre gouvernement nous refuse cette protection.J'espère que notre appel sera entendu à Berlin.» Au milieu d'une intense émotion, le baron von Hertling s\u2019est levé pour défendre,en termes énergiques, la politique du gouvernement.Il a rappelé l'origine de la loi d'exce.tion co.tre les Jésuites, votée lors du Kulturkampf pour satisfaire, en 1872, la ligue protestante, et maintenue dans la suite, malgré les votes ré:térés dela majorité du Reichstag, quiende- manda l'abrogation.Ces votes étaient In véritable cel sincère expression de la nation qui ne croit plus aux aceusations mensonpères ct absurdes contre les Jésuites.Le gouvernement bavarois a donc répondu aux vœux du peuple catholique et de nombreux protestants, en apportant des atténu- ntions à l'exécution de la loi, atténuations qui ne sont contraires ni au texte ni à l'esprit de la loi.La Chambre Haute a longuement I\u2019 Exil 9 |epplaudia cette réponse ® Puis.le prince Georges de Bavière.neveu du prince régent, a protesté en ces ter- Mes contre les paroles du comte Torring: «Je partage l'opinion de l'honorable ministre-président; je suis de ces bons Bavarois qui salueraient d'enthousiasme la rentrée des J(suites dans le paye.«La manière d'agir de M.le comte de Torring qui demande protee- tion au gouvernement impérial, de LA UROIX Berlin.contre le gouvernement de son propre pays.est sans précédent cette haute assemblée, Je tiens pour regrettable ct pour incompréheasible pareille façon d'agir; car j'ai une opinion trop élevé de l'indépendance historique de la Ba: ière pour admettre que le gosvernement de Rerlin puisse s'immiscer en = ;roteccteur dans nos affaires.J'espère, d'ailleurs, que cet appe: du comte Toring s ra le dernier de l'espèce, » I est difficile d'imaginer plus pitoyable comédie que celle qui va se dérouler en Italie sur les divers tréteaux où se trétmioussent les pitres des multipl.s troupes concurrentes du socialisme italien : réformistes de droite, réformistes de gauche, révolutionnaires modérés, révolutionnaires intransigeants, en un mul toutes les gradations et dégradations d'un socialisme qui ne sait au juste lui- même s\u2019il est conservateur ou révo lutionnaire et dont en dernière ana lyse les exercices les plus violents ne sont que des trurs d\u2019équilibristes entre ces deux tendances.Soyez persuadé du reste que ce que ces messieurs cherchent surtout à tenir en équilibre.c'est l'assiette au beurre et que, même les plus révolutionnaires, ne la perdent jamais de vue, crainte qu'elle ne leur échappe.Cette préoccupation secrète n'empé- che pourtant pas d'épater la galerie par des scissions éclatantes, de virulentes accusations réciproques.des démissions théitrales, bre! par tout le tremblement des grands jours La comédie a débuté au Cungrès de Reggio par le désaveu infligé par la masse soi-disant révolutionnaire de l'assemblée à la tendance réforn iste, (au moins réformiste de droite, car il y a aussi un réformisme de gauche personnifié par M.\u2018Furati) représentée par les quatre boues émissaires qui ont nom Bissolati, Bonomi, Cubrini et Podrecca tous excellents anticléricaux du reste, tous, aussi, monarchistes honteux et méritant à ce titre le nom de «socialistes de Sa Majesté» décerné à M.Bissola!i à la suite de la mémorable visite qu'il daigna faire au Quirinal, lorsqu'il fut question de \u2018ui offrir un portefeuille dans le cabinet Giolitti.Les bouvs émissaires su:dits ont trouvé la plaisanterie mauvaise et les voila fondant à grand renfort de manifestes un parti socialiste réformiste, indépendant du parti officiel qui se proclame hautement révolutionnaire.la première preuve de révolutionnarisme sérieux devrait être de rompre partout les blocs anticléricaux qui reposent sur une alliance avec les partis bourgeois, car c'est précisément à ne pas pactiser avec les partis bourgeois que consiste le purisme révolutionnaire.Mais, il y a l'assiette au beurre et dès l\u2019abord les plus avisés des bouillants révolutionnaires se sont aperçus qu\u2019il ne fallait pas la compromettre ! Aussi, ont ils cu soin de remettre à une date ultérieure la solution de la question de savoir si les socialistes pourvus de mandats administratifs devraient ou non renoncer à ceux-ci.11 fallait pourtant sauver la (ace, comme disent les Chinois.De 1a une pluie de démissions offertes partout et notamment à Rome, mais avec l\u2019arrière pensée qu'après quelques évolutions plus ou moins compliquées tout s\u2019ar- sangerait et l\u2019on trouverait une formule, une «combinazione», pour permettre aux socialistes pourvus de ne pas abandonner leur position.1! n'y a pas | ombre d\u2019un doute que ce ne sera pas là le dénouement de la comédie.La franc-maçonnerie, qui tient les fils de tous ces pantins, est Ih pour y pourvoir et bien naifs étaient les quelques cerveaux brûlés qui, au congrès de Reggio, ont provoqué un vote réclamant la rupture des socialistes avec la secte.Cette décision, parfaitement absurde, a provoqué la démission éclatante du Une nouvelle comedie socialiste révolutionnaire l.erda, un des gros bonnets du parti, lequel s'est hautement proclamé franc-ma- son.Fort peuauds du pas de clerc commis les votants révolutionnaires se sont Hâäté.de ne pas a-cepter cette démission et le vieux sectaire aalors consenti à ne pas la maintenir.considérant cette dernière résolution comme un désaveu de la première.Ai: note juste, i, nus rentrons dans la ui peut ainsi s'exprimer : les socialistes s'agitent et la franc-maçonnerie les mène.Ce qui restera des démélés auxquels nous assistons, c'est la division en deux du parti socialiste.Nous aurons le parti socialiste officiel et révolutionnaire qui sera suivi par les masses prol tariennes, et le parti socialiste réformiste qui contiendra les meilleures êtes de l'ancien parti.Cela posé les loges trouveront tne forme ou l'autre de bloc qui fera maisher tout le monde d'accord dans le sens anticlérical et alors on pourra dire : e fi- nita la commedia ! Le diable en tout cas n\u2019y perdra rien.ni M.Giolitti non plus si tant est qu\u2019il persiste à fomenter une politique blocarde dont le principal pivôt ne pourra être que le parti radical, lequel est complète nent dépourvu à la foisde program - me et de sc upules, mais non d\u2019influence ni d'argent et qui est lui aus-i un fils chéri de la maçonnerie.Son essence est d'être anticlérical et coi- me tel il est tout désigné pour grouper autour de lui les socialistes de toute nuance.LE SIGNE DE CROIX Le jour du fameux combat de Bul!- Run le général Smith arrivait avec sa division trop tard pour savoir quel était le signe de passe: prévo- vant que, s'il avançait, il cssuierait le feu de son parti, il demanda un homme de bonne volonté qui fat prêt à sacrifrer sa vie, Un homme sortit des rangs: \u2014Vous allez être Lué.Oui mon général.Alors Smith écrivit sur un morceau de papier: » Envoyez-moi le signe.Général SMITH.» Puis il donna ce billet au soldat.ll se disait que le messager une fois tué, on trouverait ce billet important.Le jeune homme part, il approche des avant-postes.\u2014Qui vivre?\u2014 Ami\u2014 Donne le signei Il avance sans rien dire; tous les fusils se dirigent vers lui ll! fait r.- piden.ent le signe de la croix ct lève la main droite versle ciel.A l'instant les fusils se relèvent.Le signe que le soldat catholique venait de faire pour se recommander à Dieu était juste celui que Beauregard, général catholique, avait donné le matin à son armée.RR & O Nav Co.4 Outre le service qu'à Québec si on le désire.étiennent des billets de cabine.dans l'histoire de la Baviére et de |.uotidien de Québec, Murray Be veau MAPEUR SAG ENAY partira de Montréal, à pour la Baie des La n°! aur la reidre Sagacnay et lea princi avrivant à Montréal, au retour, & 10 a.m., les vendre dis n Tundin ports intormédiaires, billets sont bons pour Ia saison et des arrête seront pormis Des pormis d'arrôt sont aussi donnés À tous ceux qui Ligne MONTRÉAI-TORONTU (viû lea Mille Iles et Rucheste ,N.Yor Lea t x: partent tour les jours de semaine, A midi et demi.° es nan Tree achine.(Prauez le tram du Grand-Tronc partant de, Montréal A 9.10.0.m.) -.\u2019 cordements directs avec tous les endroits de l'Ouest.BUREAU DES BILLETS, NOUVEL EDIFICE RICHELIRU, 9-11 8g.VICTORIA (Editice 233-239, rue Bleury === MEDAILLES == INSIGNES DE SOCIETES En Or, Argent, Bronze ot Aluminium te toutes couleurs et de première qualité t&\"Oatalogne envoyé gratis aur demande.CARON FRERES EMBLEMES CHAPELETS seulement.Caron) MONTRÉAL UNE donner jusqu\u2019au plus facile.remplir à leur plus INVITATION e
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.