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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 4 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1913-10-04, Collections de BAnQ.

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[" T iN HOC.SIGNO VINCES La **Croix\u2019\u2019 », INT-GABRIEL pry i .Poste 1329 Bate \u2014 a JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Hell Main 6074.LA FRANC- MAÇONNERIE veut enrégimenter la femme Les francs-maçons ne se contentent pas d\u2019avoir mis la main sur les jeunes \u201cgarçons, ils prétendent la mettre aussi sur les jeunes filles : après les Boy-Scouts, les Scouts- Girls ; après les Eclaireurs, les Feux de Bivouac, titre attribué au groupement féminin \u2014cependant plus militaire, plus tapageur encore\u2014qui vient de s'ajouter aux Boy-Scouts,en Europe.Quant aux grades, au nombre de 3 comme toujours, ils se rapportent tous a I'entrétien du feu ou de la lumière, si chers aux hommes du 30 appartement : lo ramasseuse de bois ; 20 chargée de faire le jeu ; 30 porte-flambeau.Chaque groupe, d'une vingtaine de jeunes filles de 12 à 20 ans, est dirigé par une gar- * dienne de feu, femme d'âge mûr, et les groupes sont réunis en sections locales.Voici en quels termes le comité antimaçonnique de la Loire-Infé- -tleure s'élève contre cette nouvelle organisation aux allures militaires : Et maintenant que fait-on dans ces Feux de Bivouac, si soigneusement allumés et entretenus par les cantinières des loges ?Pour accéder aux différents grades, il faut : préparer et servir le repas \u2014 raccommoder les bas \u2014 tricoter et ourler \u2014 tenir un livre de comptes \u2014 dormir la fenêtre ouverte ou en plein air \u2014 cultiver les exercices physiques \u2014 s'abstenir de sucreries entre les repas, pendant un certain temps au moins\u2014 justifier de notions d'hygiène infantile et savoir donner les premiers soins aux victimes d'accidents.Toutes choses excellentes d\u2019ailleurs en soi, mais où il convient de voir l'application positive d\u2019une loi non Moins positive et, note\u201c le dan- * ger, sans aucune prohibition, loi qui peut être résumée en ces quelques commandements principaux : Cherche la beauté ! Sois serviable ! Dêéveloppe ton savoir ! Fais qu'on puisse compter sur toi! Veille à ta sunté ! Glorifie te travail ! Et enfin : Sois heureuse ! ! Lui encore, comme chez les Boys- Scouts, d'excellents préceptes et même un premier ct un dernier tout à fait de nature à séduire le beau sexe ; mais, de quelle façon chercher la beauté et le bonheur, au point de vue positif exclusivement ?La git le secret de la Société, et nous sommes, en effet, en présence d'une véritable Société secrète, poursuivant «l\u2019éducation morale positive » de la femme.La beauté n'est plus un don, mais seulement un moyen.Les services rendus ne le sont.qu'au nom d\u2019une vague solida- Tité, Loute de surface, et à titre formel de réciprocité.Le travail n\u2019est plus une nécessité méritoire, mais il à pour uniforme mobile le lucre et l\u2019orgueil, et, quant au bonheur promis (?), laissons parler M.+ od- Broda qui en donne la définition dans les Documents du progrès : «Le dernier commandement, par- «ticulièrement solennel et impérieux, «tient en ces deux mots : Sois heu- «reuse ! 11 signifie que la source de -| divinisé de la franc-magonnerie.Ja RELIGION, «toute joie, ainsi que de toute beau- «té, est dans l'être lui-même, et que «le bonheur est avant tout un état «d'âme.» L'être institué ainsi, maître de sa destinée, n'a évidemment nul besoin de Dieu, c'est le surhomme, l'homme La preuve que c'est bien la notion de l'idée de Dieu qu'on veut arracher de l\u2019esprit et du cœur de la femme, nous la trouvons dans la conclusion du même article, véritable aveu maçonnique : «On voit que les Feux de Bivouac.«auxquels peut-être les Boys-Scouts «anglais ont servi de lointain mo- «dèle, se proposent non pas seule- «ment de développer chez les jeunes afilles le goût de la vie au grand air, «ce qui serait peu de chose, mais «encore et surtout de leur fournir, «en dehors de tout système religieux, «une base morale de vie, ce qui est « considérable ».Considérable au point de vus maçonnique, nous le croyons sans peine, et c'est pourquoi nous crions : Sus aux Feux de Bivouac des filles comme à la Ligue d'Education nationale des garçons, comme à toute tentative de scouling et de camping importés d'Angleterre et d'ailleurs par les Fils de la Veuve\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 Les révolutionnaires italiens à la \u201cPorta Pia\u201d Des manifestes multiples avaient invité le peuple romain à participer nu cortège du 20 septembre, l'un signé \u201cNathan\u201d, et une autre \u201cFerrari\u201d, grand-maître de la Wiaçontierie, 10 (roisième adressé aux garibaldiens, Le cortège ne réunit cependant que deux à rois cents persontes au tmaxi- mom.L'Association \u201cGiordano Brune\u201d v était largement représentée: ui groupe ide jeunes gens, nmissés autour des étendards noirs de lu \u201ctiordano Bruno\u201d poussèrent, dans le vortège, des cris de \u201cA bus le Vie tienn! Vive Ferrer?A bas l'Autriche! A bus les étudiants clérieaux ! A bas la ventn enttolien™ tholiques !\u201d Les cris contre l'Autriche \u2018nmenérent l'intervention de ln police, tions \u201cGio- ! A has les gymnastes ca- Les Associa- In \u201cVive le roi! la foule de curieux réunie sur la place, en face de ta \u201cPorta Pia\u201d.Nuthan.Celui-ci développa sou thème ordinaire où il opposa l'Italie présente à celle des temps du pouvoir temporel, 11 v eut sur les gyumastes catholiques des monarehistes, qui formaient queue du cortège, crinient : Vive In Maison de Savoie!\u201d écoutas le discours de réflexions que l'Osserratore Romana a ve- levées avev une sévérité méritée.l'Osserratore Romano est revenu, dans ui rewarquable article de son directeur, M.Angelini, sur les paroles singulières du mire Nathan, qui eu arrive à s'étonner que les équipes de gymnastes parcourent \u201cimpunément\u201d les rues de Tome pour affirmer, en plusieurs langues, leur \u201cimpuissante™ volonté de ln restituer au lontife.Lnissons de vôté, dit l'Osservatore Romane, ln prétendue affirmation qui n'existe que dans l'imagination malade du maire Nathan, IV reste seulement ce fit que, dans i Rome entho- ligne, duns la Rome papale, le premier magistrat de la ville puisse s'étonner et se seandaliser que l'on parcoure puisible- ment les rues de lu Ville ISternelle, non pour lanver des injures au Vieaire de Jésus-Christ, mais pour faire un simple nete d'hommage à sn dignité.J Il serait plus Meite de bâtir une ville dans les airs avec du sable, que de cons- (truire une soviélé sans croyance à la Divinité, : PLUTARQUE.terres Lux principes religieux sont millo-fois | plurnécessnires aux nations que les codes civils et les instiiulions politiques.COUSIN.QUESTIONS SOCIAL! S, SCIENCES, ARTS, Un aveu et Une Péminiscence de M.Asselin DOCUMENTS POUR L'HISTOIRE M.Asselin a dit, à sa manière, deux mois à M.Bourassa, dans l\u2019avant-dernière édition de l'Actson.De ces deux mots, voici le premier sorti de la bouche même de Mtre Olivar : «Quant à M.Bourassa, je ne l'ai pas toujours connu aussi scrupuleux sur le caractère et les qualités de ses partisans.Qu'il fut élu contre M.Gouin en 1908 avec le concours actif de M.Langlois, de M.Paul Turgeon,\u2019 de M.Gaston Maillet, de toute la loge maçonnique, c\u2019est un fait que lui seul ignore, s'il l\u2019ignore.Que ce concours lui était acquis, lui seul à cette époque l'ignorait, s'il l\u2019ignorait.» M.Asselin doit en savoir quelque chose, puisqu\u2019il était alors l'agent d'élection de M.Bourassa.Or, le lendemain de cette élection, la Croix jugea à propos de signaler au public ce fait étrange: la loge supportant M.Bourassa et combattant M.Gouin.Quelques braves gens, plus naifs que clairvoyants, prétendirent -que | nous nous trompions.Et le Devoir, Quelques mois après, chercha à nous donner tort en bâclant un bout d'article où triomphalement il disait à ses lecteurs que cette coopération de la loge à l'élection de M.Bourassa était une nouvelle légende qui avait déjà pris le chemin des autres.Mais voilà qu'elle revient au galop, non plus avec l'allure d\u2019une fiction, mais avec celle d'un faic historiquement établi, défiant les ravages du temps et des écrivains ! L'autre mot a plus d'actualité.Nous le copions sans y ajouter un fola : « J'ajouterai que M.Bourassa tra: vestit les faits \u2014 à son insu sans doute \u2014 en affirmant que c\u2019est moi Qui ai causé le dissentiment actuel.Le dissentiment a été causé par ceux qui, tout à coup, je pourrais dire à propos de bottes, sont venus jeter le trouble dans la conscience d'une partie des membres de la société en décrétant Agneau de Dieu un animal dont tout le monde avait eu jusque- la le droit de se moquer, et dont effectivement tous les gens intelligents se moquaient, à \u2018commencer par lui, M.Bourassa, qui au banquet du 24 juin 1911, à l'hôtel Viger, disait textuellement, aux applaudissements unanimes des convives : «Je félicite la Société Saint-Jean- « Baptiste de vouloir entin entrer «dans la voie des œuvres nationales.«Je la télicite surtout d'avoir tue Ie «Mouton ».ll est bon que ces textes soient cités.Ils pourront peut-être un jour servir à l'histoire.En tout cas.M.Bourassa a un grand mérite que M.Asselin n'a pas: il a recornu loyalement son erreur en conseillant, sous sa propre plume, à M.Asselin de la reconnaître lui aussi et d'agir de manière à ne pas s'attirer des «appuis détestables», faisant allusioh au groupe Langlois.C\u2019est la marque d\u2019un esprit droit et d\u2019une conscience honnête.Malheureusement, on ne la voit pas encore poindre ches M.Asselin.André CHAUVEAU.ma LITTEMATORE, ECONOWIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, MANDEMENT de S.G&.Mgr Bruchési interdisant le \u201cPays\u201d Dans toutes les églises et chapelles de l'archidiocèse de Montréal, dimanche dernier, on a lu, au prône, le mandement suivant, interdisant la lecture du Pays à tous les catholiques de l\u2019archidiocèse : PAUL BRUCHÉSI, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque de Montréal.Au clergé séculier et régulier, aux commuaautés religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut paix et bénédiction en Notre-Sei- gneur.Nos très chers frères, Il y a plus d\u2019un an, nous donnions aux rédacteurs du journal Le Pays, un avertissement solennel que vous n'avez pas oublié, et que nous terminions par ces paroles : «Nous espérons qu'ils se rendront à notre appel, qu'ils changeront de méthode et de langage.Qu'ils mettent donc, nous les en conjurons, leurs talents et leur plume au service de meilleures causes ; qu\u2019ils restent fidèles à nos vieilles traditions religieuses et nationales ; qu'ils respectent l'Eglise, ses dogmes, ses préceptes, sa discipline et tous ceux qui sont les dépositaires de son autorité.«lls nous causeront une grande joie ; autrement ils nous forceront à remplir envers eux, pour protéger l'âme de notre peuple, un devoir très douloureux, sans doute, mais devant lequel notre conscience ne reculera pas».Ils n'en ont pas moins continué leur œuvre déplorable, et ils nous obligent ainsi à recourir à des mesures pénibles que nous, aurions voulu éviter.Mais le bien spirituel de nos diocésains nous est plus cher que tout le reste.Vis-à-vis de ces fidèles confiés à nos soins et soumis à notre juridiction, nous sommes comme le père de famille vis-à-vis de ses enfants.Nous avons le strict devoir et le droit indéniable de les mettre en garde contre tout livre, tout journal dangereux, et, au besoin, de leur dire en nous adressant à leur conscience : «N'y touchez pas».Considérant donc que Le Pays est de nature à nuire gravement aux intérêts religieux et à causer un mal réel, surtout au sein de la jeunesse ; en vertu des pouvoirs inhérents à notre charge épiscopale et de ceux que nous tenons du Siège Apostolique ; n'ayant en vue que le bien de la religion et le salut des âmes | le saintnom de Dieu invoqué, nous interdisons formellement la lecture de -ce journal à tous les catholiques de notie diocèse.Sera le présent mandement lu au prône des églises et chapelles publiques où se fait l'office divin, le pre mier dimanche après sa réception.Donné à Montréal, sous notre seing et sceau, et le contre-seing de notre chancelier, le vingt-cinq septembre mil neuf cent treise.t PAUL, Arch.de Montréal.Par ordre de Monseigneur, ADELARD'HARBOUR, prêtre, Chancelier.Nous n'avons pas de commentaires | JOURNAL GATHOLIQUE RUE BAINT-GABRIEL, MONTEBAL | AG@EUL TURE, cetomsanen, BIC.= à ajouter à ce mandement.Nous tenons seulement à dire que cet acte de l'Ordinaire a été accueilli avec la plus grande satisfaction par la population catholique, dont le Pays offensait presque chaque semaine les croyances les plus sacrées.ce Gress er ran, LE F.:.POUPON Découpé ce qui suit dans un article de M.H.Bourassa (Devoir, 21 sept.1913) intitulé \u201cBorden ira-t-il à Londres, à genoux ou debout ?\u201d : \u201cDécidément, lu politique impérinle est fatale à la vertu de nos hommes d\u2019Etat.\u201cIl est juste d'ajouter que M.Borden reconnait que la présence d\u2019un ministre canadien aux séances du comité ne peut être \u201cune solution finale de ce grave problème\u201d.\u201cMnis, dit-il, le génie de notre race nous porte à procéder dans ces matières avec lenteur ct circonspection\u201d.\u201cT] faut se traîner, avant de savoir marcher\u201d \u2014 \u201cWe must creep before we walk.\u201d \u201cSi c'est dans celte posture de poupon emmaillotté que le premier ministre du Canada va \u201cse traîner\u201d à Londres et discuter avec les hommes d\u2019Etat les plus re- turs et les plus expérimentés de l\u2019Europe les graves problèmes qui perturbent le pays depuis plus de quatre ans, inutile d'espérer qu\u2019il décidera les maîtres de l\u2019Empire à considérer les gouvernants des colonies comme leurs égaux, \u201cSi M.Borden a le moindre souci de sn dignité et de ses responsabilités, il ne se traînera pas, comme un poupon: il se lèvera et sc tiendra debout, comme un homme; \u2018il parlera et agira en homme.\u201d Parfaitement pittoresque, et, de plus, très exuet.A In question finale je réponds sans hésiter: F.: Borden ira à Londres comme un bon poupon bien obéissant, un peu malgré lui peut-être: mais non debout, \u201ccomme un homme\u201d.Pourquoi cela?C\u2019est que cet homme, vu ce poupon d\u2019Etat canadien cst avant tout un F.:.En cette qualité primordiale, dans la question impériale, il est nécessairement aux ordres des FF:.de Lon- Ares.C'est là que se tient l\u2019araignée maîtresse de In toile si fortément Lisaée depuis trois siècles.Et l\u2019on sait ce que l\u2019araignée fait de la mouche attirée dans son parloir.La mouche, ici, c\u2019est le Canada, autonome pour ln frime.De gré ou de force, par une série d\u2019habiles manoeuvres, ourdies depuis longtemps avec un génie incontestable, te Canada est entraîné de plus en plus fortement par l\u2019araignée.\u201c = * Mais, demandera-t-on, quel imgnense intérêt l\u2019Empire peut-il bien avoir, pour les FF:.de Londres, à impérialiser le Canada en dépit de son autonomie de parade?C\u2019est que la maçonnerie impériale, en réalité, n fait l'Empire.Protégée et prd- tectrive, tout à la fois, de l\u2019Empire, elle a un intérêt saprême.à la puissance de cet Empire, inséparable de sa propre puissance mondiale.Or, l\u2019Empire, vieux de trois siècles, commence à donner des signes incontestables de décadence, de désorganisation, de déliquescence sénile.Les FF:.ont beau crier, sur tous les toits de toutes leurs loges et de leur presse, et par la voix de conférenciers ambulants, que jamais cet Empire n\u2019a été plus fort, plus compact, plus solide; que jammis Albion n'a été plus saine, plus riche, plus prospère, plus vertueuse, plus intacte, plus robuste, plus féconde en hommes, capitaux, navires, soldats, etc, etc, ils savent, in pelto, que l\u2019Empire a des fissures et craque dans les jointures.Depuis trois siècles, sous l\u2019influcuce occulte de la maçonnerie kabbulique, révaut Ne (taken) we hold.* +* , 2 + l'empire du monde, Albion a trop embrassé; elle ne sait plus étreindre ni réftiser pleinement Ho fameux what we have Voila pourquoi les FF:.de là-bes, inquiets, font Jouer tous les ressorts, toutes Tes ficelles qui, de Londres, lient, à la patte, les FF:.hommês d'Etat de l\u2019Em- | Van.08; ea 100 tous Le poste) len, 00.00; Swmeols S188 .\u2018 UTATE-UNIE STRANGER (Usien pestale) ! lon S15: Smale, 618 \u2019 On wavs.8 sone pire, de l\u2019Angleterre et des dominions, de John Bull.Un signe de cette déliquescence se voit, : en Angleterre, d\u2019un bout à l'autre du pays.Elle ne fait plus de paysans, donc plus\u2019 d'hommes robustes, plus de soldats ni de - marins.Les campagnes sont vides.Les villes sont combles.L\u2019éméigration Bee vers les colonics est phénoménale.Cles l\u2019émigration à l\u2019extérieur après l'émigre- tion à Pintérieur, colle des champs dans les grands centres.Signe de décadence profonde de la race en Angleterre.Ce même signe s\u2019ost vu dans l\u2019Italie impériale de la décadence romaine, Avant Finvasion des barbares, Rome comptäit cing millions de citoyeus.- Hors de Rome c\u2019étaiont les lati fundia; le .désert italien peint par Tacite.Co Aujourd\u2019hui Londres a plus de 6 mil- 0 lions d'habitants et cela va crescendo.\u2026 Tu La preuve que ce sigue crève les yeux LU des hommes d\u2019Etat de Londres, c\u2019est que vont Lloyd Gcorge est fort occupé à monter toute une machine d'Etat dont le but est, : de repeupler, artificiellement, l'Angleterre \u2019 A rurale en socinlisant le sol, avec l'espoir.d\u2019amener les derniers paysans, socialisés, à s\u2019y fixer et à faire souche de ruraux.L\u2019utopiste impérial à renoncé à vider,en partie, sur les campagnes anglaises le trop Plein des grandes villes, dû su \u2018à un exode rural, incessant depuis plus de soixante ans.- = \u2018Lloyd George cspère pouvoir saisir au collet les derniers paysans anglais, sur le.point de s\u2019embarquer pour les colonies, et 3 les treplanter sur Je vieux sol, dont le dépeuplement a commencé au XVIe siècle, à l\u2019époque de la \u201cRéforme\u201d, des, tructrice véritable de l\u2019agriculture et créatrice du paupérisme.Tl s\u2019agit donc, vraiment, de \u201csauver l\u2019Empire\u201d, mais oe\u201d un autre sens que ue le clament les horitiés c-Tondres au { jourd\u2019hui.: : Th Véritablement, tl Y a \u201curgence\u201d F comme il y avait, sous \u2018Facite urgence de Ce sauver l\u2019Empire romain, sans paysans romains, sans soldats-romains, et menacé de toutes parts par les \u201cbarbares\u201d \u201cde Pextérienr.Et voila pourquoi F.Borden doit aller un de ces jours à Londres au secours d\u2019AI- bion à bout de forces humaines sutoch- tones, mais non de capitaux \u201cpompée\u201d partout par les Juifs, alliés intimes de John Bull dont ils sont plus Jes maîtres qu'on ue croit (1)\u2014et aussi intéressés, si pas Plus, que les FF.: et amis, à \u201csauver l\u2019Empire\u201d\u2014-leur empire à deux.Quant au point de savoir si F, Borden ira là-bas, comme un \u201c\u201cpoupon\u201d où comme un \u201chomme\u201d laissez-moi\u2019 rappeler, :ici un épisode célèbre de l\u2019histofre de -l\u2019Italie- Une, autre fabrication politique de la maçonnerie kabbalique, fabrication à laquelle PAlbion maçonnique, protestante, impé- .riale a aussi mis ls main.I s\u2019agit de Victor Emmanuel, instr ment obligé de la secte mondiale, contre - In Papauté! C'est F.:.Gioané Garducci, 38e \u2018degré, auteur de l\u2019hymne maçonnique et kabbe- ligue à Satan et mort sénateur italien, qui\u2019 parle: \u201cAh! L'entrée & Rome! Le gouver- \u201cnement d'Italie (Victor-Emmanuel) \u201cmont la voie triomphale, comme si cé\" \u201ctait lu Scala Sonta, (escalier du palais \u201cde Pilate, gravi par le Onrsst) à genoux, \u201cla corde au cou faisant des bras en croix, \u201cà droite et à gauche, et implorant pitiés- \u201cJe ne puis pas faire le contraire, je ne.\u201cpuis pas! On m\u2019s poussé à coups de pieds \u201cpar derrière !\u201d Le texte italien dit: \u201cdans le derrière\u201d.F.:.Borden assurément.est un instre- ment lui aussi, dans son genre.-\u2018 Mais s\u2019il va à Londres, ce sers à géouz, la corde au cou.Îl ne dira pas: - To ue puis pas fairs le contraire; ce serait impolitique.Mais à Londres, ou tient ferme le.corde\u201d du \u201cpoupon\u201d.Pre came.oD Voir là-dessus les révélations de Doedalus: L\u20194 letars juios \u2014 \u2014 le 5 raël chez John Ba.Le triage des dirigeants -t i nécessaire dans un Etat ristér À la foule peut devants shemiité.Ti chal capable de a conduire dal - ODIEUSH ONDUITE des anti-cléricaux au Chili LEUR ECHEC La franc-maçonnerie tâche d'envahir les jeunes nations catholiques de l'Amérique du Sud.En Aruguay, par exemple, elle veut faire passer une loi autorisant le divorce par simple volonté de la femme.La secte pourtant ne triomphe pas toujours.Les dernières élections colombiennes ont été pour elle une grosse défaite.Nous avons vu que le crucifix a été replacé triomphalement dans nombre de prétoires brésiliens ; sur la cime des Andes, frontière de l'Argentine et du Chili.les deux gouvernements ont inauguré un «Christ de la Paix», dont une copie a été placée au Palais de la Haye.Au Chili, la secte a commencé par s\u2019introduire dans la politique.Elle à dressé un parti démagogique en face du gouvernement remarquable auquel le pays doit sa prospérité.Elle a entrepris ensuite de séduire la jeunesse universitaire, puis, mêlant la religion à la politique, elle a provoqué des manifestations anticléricales et des bagarres dans quelques villes, surtout dans celles du Sud.Enfin, son audace augmentant, elle a osé faire attaquer directement le représentant du Souverain Pontife, I'internonce lui-même, Mgr Sibilia.Mgr Sibilia, archevêque de Sidon en Pamphilie, lequel occupe, depuis 1908, les fonctions d\u2019ablégat apostolique auprès du gouvernement du Chili, est né à Anagni, la célèbre ville du patrimoine de Saint-Pierre, le 12 mars 1850, et eut à son baptême pour patron saint Henry, empereur d'Allemagne.Mgr Sibilia avait dû s'absenter durant six mois pour négocier à Rome le problème de l'administration ecclésiastique de provinces annexées par le Chili, il y a 30 ans, après la terrible guerre du Pacifique.A son retour dans la capitale du Chili, sa voiture fut assaillie et 2 moitié détruite par les étudiants anticléricaux ; l\u2019internonce lui-même fut insulté et frappé : il dut se réfugier au collège des Salésiens: Le soir, les étudiants se réunirent de nouveau et parodièrent une procession, avec chant et \u201drnements sacrés.Mais les étudiants de l'Université catholique qui, depuis vingt ans, donne d'excellents résultats, s\u2019assemblèrent, pourchassèrent les sacrilèges et leur infligèrent une correction méritée.Les catholiques et la police les ayant empêchés de troubler une procession religieuse qui sortit quelques jours apres, les anticléricaux voulurent se plaindre au président de la République, qui ne les reçut pas.Le prétexte de leurs attentats était que Mgr Sibilia voulait faire passer à l\u2019étranger les biens des congrégations ; on démontra à la Chambre I'inanité de cette accusation.À Témuco, il fallut l'intervention de l\u2019armée, les anticléricaux ayant maltraité l\u2019évêque et voulant saccager le couvent des Sœurs de la Providence, coupables d'élever trois cents petits Indiens.La grand majorité du pays, composée d'excellents catholiques, a voulu effacer complètement l'impression de ces déplorables événements en célébrant d\u2019une façon grandiose la fête patronale de Mgr Sibilia.L\u2019éminent prélat a été l'objet de nombreuses ct extraordinaires manifestations d'hom- \u201c mages affectueux ; elles ont été en réalité une solennelle réparation des ex-ès commis par les jeunes étudiants envers le représentant du Saint-Siège lors de son retour, éxcès qui sont l\u2019objet de la réprobation générale.Ces splendides manifestations se sont déroulées au Palais de la Légation pontificale de Santiago, où de nombreux et remarquables discours ont été échangés entre les députations et S.Exc.I'internonce apostolique.\u2014\u2014\u2014 Les Macédoniens et l\u2019union avec Rome Les Macédoniens orthodoxes ont tenu une assemblée à Kustendil, le 17 août dernier et ont adopté les résolutions suivantes : «Les émigrés macédoniens réunis à Kustendil, à l'école « Dalkal Dimitri», appuient à l\u2019unanimité l'appel fait en faveur de l\u2019autonomie de la Macédoine, persuadés que c\u2019est, pour l\u2019Europe.la façon la plus juste de régler la question d'Orient.Si la situation créée par la conférence de Bucarest doit être maintenue, l\u2019assemblée émet la déclaration suivante : \u2014Les Bulgares de Macédoine et les Bulgares de la mère-patrie, marchant la main dans la main, mènent campagne depuis un siècle pour la libération de la Macédoine.Malgré les attentats commis contre leur nationalité par leurs voisins grecs.serbes et turcs, ils ont réussi à maintenir cette nationalité, à garder leur langue et à surpasser leurs voisins en instruction et en progrès.Le peuple de Macédoine a travaillé au nom de l'orthodoxie et au nom du slavisme à \u2018aire son unité nationale au prix de .ailliers de victimes.Malgré tant de sacrifices son organisme est aujourd'hui écartelé vivant par les Serbes et les Grecs dont tout le monde connait la manière violente de s'assimiler les peuples récemment annexés Le droit à l'existence des nationalités a été consacré par des congrès internationaux et par l'Europe civilisée.Le Macédonien n'a en rien mérité la sentence de mort dont l'Europe le frappe.Si done l'Europe reste sourde à cette supplique des Bulgares de Macédoine, l'assemblée décide de s\u2019arrè- ter aux trois moyens de salut suivants, dont le dernier a été adopté à l'unanimité : lo Faire de l'agitation parmi la population bulgare de Macédoine, surtout dans les villages, pour la faire émigrer en Bulgarie; mais en dernandant au préalable au gouvernement de lui indiquer les terres où elle pourrait s'installer et de Jui donner les moyens de le faire, 20 Prier 3a Béatitude l'exarque de faire, pour le salut du peuple bulgare, le sacrifice très grand de l\u2019orthodoxie et de nous conduire dans le sein de l'union avec Rome.3o Prier Sa Sainteté le Pape de reconnaître l'exarque bulgare en Macédoine et d'obtenir aux Bulgares uniates la protection des états catho- iques, ainsi que la garantie de l\u2019'au tonomie ecclésiastique et scolaire de ces fidèles.Il sera envoyé une copie de ces décisions à Sa Béatitude l\u2019exarque, au ministre président, ct au président du conseil macédonien, afin que cette motion soit répandue si elle n'est pas trouvée nuisible aux intérêts du peuple bulgare.Le président, S.Josephof ; le secrétaire, St.D.Nedelkof ; le conseiller, pope, P.Kélef.» \u2014\u2014\u2014\u2014 L'IMPRIMERIE DE LA * CROIX\" À l\u2019imprimerie de la Oroiz, vous trouverez le bon travail à bon marché.LA OROIX LOURDES ei l\u2019opinion anglaise Le Daily Mail, un des principaux organes protestants de Londres, a envoyé, à Lourdres un de ses collaborateurs, faire une enquête sur les guérisons qui se produisent là-bas.Ce colle borateur est médecin.L'article de l'envoyé spécial du journal anglais a paru dans le Daily Mail, du 15 septembre ; en voici la traduction : « Lourdes est en émoi à la suite de trois nouvelles guérisons.Ce matin, (dimanche, 14 septembre), Julie Bournay, 51 ans, pèlerine dauphinoise, s'est réfugiée \u2018dans un magasin pour se soustraire à la foule qui la suivait, et m\u2019a raconté son histoire: «Depuis quatre années elle était complètement impotente par suite de rhumatisme articulaire aux jambes.Elle ne pouvait se traîner, et encore avec de grandes difficultés, qu\u2019à l'aide de deux béquilles, En revenant d\u2019une visite faite le matin à la piscine, elle sentit subitement la force revenue dans ses jambes.[Elle jeta ses béquilles et marcha avec facilité pour la première fois depuis quatre ans.«En me narrant son cas, Mme Bournay allait et venait sans cesse, comme pour démontrer que sa guérison était vraiment durable.Pendant ce temps, des groupes de gens, faisant partie de la foule enthousiaste qui stationnait au dehors, étaient admis à voir la femme guérie et à la féliciter.«La seconde guérison d'aujour- d\u2019hui fut celle d'une fillette de neuf ans, Jeanne Bodet, de Liège, qui était sourde et muette et souffrait de la danse de saint Guy depuis une scarlatine dont elle avait été atteinte il y a trois ans.Ce matin, tandis qu\u2019elle s\u2019habillait, elle fut stupéfaite d'entendre sa mère dire : «J'ai perdu un soulier».Sa mère, hors d'\u2019elle- même, se précipita avec elle au bureau des constatations médicales où, en compagnie de nombre d'autres médecins, je fus admis à comparer son état actuel avec celui décrit dans les notes prises dès l\u2019arrivée à Lourdes de la fillette qui était c-rtes, de toutes les personnes présentes à ce moment dans la salle, la moins excitée.Elle prononçait réellement les noms des objets qu\u2019on lui montrait, et ne préser«ait plus aucune des caractéristiques typiques de la danse de saint Guy, lesquelles, au témoignage des médecins présents, étaient si accentués le jour précédent.Son audition est encore quelque peu défectueuse en ce \u2018qui concerne l'oreille droite, mais elle paraît normale en ce qui concerne l'oreille gauche.«Un petit garçon, Thomas Downey, 7 ans, demeurant, 13, Glenview Street, à Belfast, a été le premier guéri des malades faisant partie du pèlerinage irlandais.ll était atteint de tuberculose avancée de la hanche, avec écoulement purulent, et se trai- nant lamentablement à l'aide de deux béquilles.Hier soir, les infirmières qui le soignaient furent fort surprises de l'entendre affirmer qu'il se sentait beaucoup plus fort, et ce matin, après une visite à la piscine, il déclara tout à coup que ses Lgquilles lui étaient devenues inutiles et il marcha par ses propres moyens, Lorsque cette miraculeuse et soudaine amélioration (miraculous and sudden improvement) cut été examinée et vérifiée au bureau des constatations médicales, l'enfant fut reconduit a son hotel.La, il fit l\u2019admiration de la foule en se levant et en se promenant sans aide aucune par les chemins du jardin.» Sans doute, la suite de l\u2019enquête nous renseignera-t-elle sur les conclusions de l\u2019auteur qui, aujourd'hui se borne à rclater les faits merveilleux dont il a été le témoin averti.Le fait de cette enquête n\u2019annon- ce-t-il pas un retour important de l'opinion anglaise protestante vers le catholicisme comme le démontrait si bien M.de Bernhardt dans la dernière édition de la Croix ?\u2014\u2014 Les francs-magons et la loi militaire française Nous avons dit que les francs- maçons de France avaient tenu leurs assises annuelles, à Paris.Ils ont voté la résolution suivante : «Affirmant à nouveau les principes de fraternité humaine et de paix universelle de la franc-maçonnerie, flétrissant les excitations chauvines d\u2019où qu'elles viennent, et regrettant \u2018qu'au lieu d'exiger l'organisation de l\u2019armée nationale, le gouvernement ait jugé plus simple de faire voter l'augmentation de la durée du service militaire, exprime le vœu qu\u2019en attendant un allègement de l'impôt du sang qui pèse surtout sur le peuple les charges financières de la loi de trois ans soient uniquement supportées par la richesse acquise.» Détail assez curieux, pas un journal français ne se donne le luxe de reproduire encore moins de commenter cet ordre du jour.Seul, le Figaro le signale en quelques lignes ironiques : «Dans leur séance de mercredi, écrit-il, au grand convent de France, ces penseurs ont exprimé le regret «qu\u2019au lieu d'exiger l\u2019organisation de l\u2019armée nationale, le gouvernement ait jugé plus simple de faire voter l'augmentatlon de la durée du service militaire.» «L'immense majorité des Français s'était figuré que cette augmentation de durée du serviec avait précisément pour objet une organisation meilleure de l\u2019armée nationale.Mais non ! il paraît que ces deux choses n\u2019ont aucun rapport ! Ce sont, du moins, les francs-maçons qui l\u2019affirment.« Braves penseurs ! Subtils consi.» ma- Ce silence des journaux est un signe des temps.Le Grand-Orient de France est la pépinière où le parti radical-socialiste recrute ses chefs dc file.Mais ce parti, qui longtemps géra souverainement les affaires de France, est aujourd'hui frappé d'un discrédit dont les dernières élections nous ont donné toute la mesure.Le Grand-Orient s'est trouvé atteint par ricochet et ses rodomontades contre une loi militaire qui fut votée à une majorité écra ante ne font que souligner le discrédit contre lequel il se débat.Ce n\u2019est pas sa vaine phraséologie et ses appels «à la fraternité humaine, à la paix universelle» qui le tireront de là.NOTES DIVERSES La protestation du Saint-Père contre les violences dont les gymnastes catholiques ont Cté victimes ces jours derniers, aura lieu probablement à la clôture des fêtes constan- tiniennes.\u201c Au dernier convent maçonnique tenu à Paris, un ordre du jour a été voté par acclamations en faveur des soldats français condamnés pour rebellion au moment du vote de la loi les maintenant sous les drapeaux.La loge en faveur des rebelles, c\u2019est dans l\u2019ordre des choses maçonniques ; \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 L''MPRIMERIE DE LA * CROIX \"* A l'imprimerie de la Oroix, vous trouverez le bon travail à bon merohé.+ UN AUTRE DISCOURS de M.Poinearé \u2018ew Le président de la République a visité récemment la ville de Toulouse M.Poincaré a prononcé, à un banquet offert par le conseil général, devant 3,000 convives, un discours dans lequel il a dit : « Les populations républicaines veulent qu'à l'abri des institutions parlementaires la démocratie poursuive sans relâche la réalisation des progrès sociaux.Elles voient dans la laicité de I\u2019'Etat le corollaire de la suverainelé populasre et dans la neutralité de l'école publique la garantie de la liberté de conscience (!) Elles attendent de l'union des forces répu- blizaines une .action continue de justice et de fraternité.» La laïcité de l'Etat et la neutralité scolaire sont les deux pilules dont M.Poincaré prétend se servir pour faire des progrès sociaux.Nous craignons fort que ces pilules aient des effets tout à fait contraires.Et puis, est-ce sur ce même M.Poincaré que certains journalistes de Montréal comptent pour arracher la France aux grilles maçonniques ?Il y aura des déceptions ! La question romaine Extrait d'une lettre de Rome au Journal de Bruxelles, au sujet des violences dont les gymnastes catholiques furent l'objet il y a quelques jours à Rome, et en diverses villes d'Italie : «Les libéraux italiens vont sans cesse répétant qu\u2019il n\u2019y a plus de question ro naine et que quarante ans de faits accomplis ont suffisamment démontré la possibilité d\u2019une cohabitation paisible des deux pouvoirs dans la Ville Eternelle.Mais si les fidèles catholiques ne sont pas ibres de venir à Rome et de se rendre au Vatican sans être exposés à des injures ou à des violences, la thèse libérale pèche par la base et la libre- communication du Pape avec le monde catholique, promise solennellement par le gouvernement italien par la loi des garanties, subit une sérieuse atteinte.Que les officieux et les libéraux italiens y réfléchissent : des incidents comme ceux que nous venons de raconter font le plus grand tort à l\u2019Italie\u2014la Trébuna elle- méme le reconnaît-et ils justifient pleinement les protestations du Saint- Siège qui n\u2019a jamais cessé de soutenir que la question pontificale reste une question ouverte et que la situation créée par l'établissement de la capitale italienne dans la métropole du monde catholique n'est pas une situation normale.Une légende au sujet de Pie X À propos de la mort du cardinal Vivès y Tuto que certains disaient avoir un grand ascendant sur Pie X, M.Jean Carrére, dans le Temps, de Paris, feuille ultra-libérale, républicaine et protestante, s'élève contre une légende qui montre le Pape actuel comme un instrument entre les mains de conseillers très influents.Nous le citons, parce que ces lignes, venant de cette école, ont le cachet d'un aveu dont nous aurons peut- être l'uccasion de nous servir: «La vérité est tout à l'opposé.Montréal, 4 Octobre 34 pan Quand le moment sera venu l\u2019histoire impartiale du Pie X, on montrera combi tendu curé de campagne contraire, un des caraétères fermes, les plus énergiques mot les plus autoritaires l\u2019Église.Il n\u2019exista au Vatican, à aucun moment du présent Pontificat aucune lutte entre l'élément libéral et l'élément intransigeant, pour la bonne raison que le Pape n\u2019a jamais subi l\u2019influence de personne et qu'il ne permettrait à personne de le conduire et de le guider.Qu'il ait bien ou mal mené la barque de Saint- Pierre, il appartiendra à l\u2019histoire impartiale de le dire.«Mais ce qui est certain, c'est que c'est lui, et lui seul qui mène, et qu'il ne laisse à personne le soin de tenir le gouvernail.S'il a été ou sla paru intransigeant en certains de seg actes, ce n'était pas pour obéir à un entourage qui n'avait aucune influence sur lui, c'était pour obéir au principe qui a fait la direction de tout son règne: « Omnia instauraro in Christo».Et quand le moment sera venu de raconter sa vie par le détail, on apprendra que bien souvent, loin de se laisser guider par des conseil lers implacables, c'était lui qui imposait à son entourage des mesures sévères dont parfois ses collaborateurs essayaient d'atténuer la vigueur.«Bref, tout ce qui s\u2019est fait au Vatican depuis dix ans, c\u2019est Pie X Qui l\u2019a fait et qui l\u2019a voulu, bien ou mal.On peut aimer ou ne pas aimer son œuvre, mais si on le connaît bien, il est une chose qu'on ne peut pas refuser à Pie X ; c'est une réelle admiration, une sorte d'admiration esthétique pour la beauté et la fierté de son caractère.Cela étant, on voit ce qui reste de la légende de ses conseillers ténébreux.Le cardinal Vivès y Tuto, qui fut considéré comme l\u2019un d\u2019eux, n'eut donc pas'au Vatican ce rôle d'«éminence grise» qu'on a tenté de lui attribuer.Collaborateur dévoué et soumis du Saint-Siège, il a rempli son sôle aussi bien qu'il l'a pu, à sa place, comme tous les autres.Sa mort ne changera done rien à la ligne de conduite du Vatican, dont Pie X seul a toujours été et reste le maître.» de faire rêgue de en ce pré.a êté, au les plus , en un Qu'a eus \u2014\u2014\u2014\u2014 1 L'Ofpicial Catholic Directory publié a New-York cet.e année accuse la présence gde 15,154,158 catholiques aux Etats-Unis.Le 2 du courant, la famille Parns- worth-Phaneuf a célébré, à Montréal, le 200e anniversaire du mariage de son ancêtre Claude-Mathias Farnsworth- Phaneufee Je ee On dit que le bill de redistribution de la carte électorale du Canada comporte la disparition du comté de l\u2019Islet, au profit des comtés de Kamouraska et de Montmagnyooo medium \u2014\u2014\u2014\u2014 Une motion de l'échevin Mayrand demandant au Conseil de ville de Montréal l'abolition du bureau des Commissaires a été rejetée lundi dernier.\u2014\u2014\u2014 esse + Par 217 voix contre 15.1n 29e convention du Congrès des métiers et du travail, tenue la semaine dernière à Montréal, a rejeté une motion de l'union locale des mineurs de Ladysmith, C.A., tendant à mettre le Congrès sous la domination socialiste.AUX COMMUNAUTES Spécialité de terres à vendre pour emplacements de communautés.;, rand choix entre nombreuses terres situées sur l'Ile de Montréal :ou auxien- virons: sur le Lac Saint.Louis, Rivière des Prairies, lle Jésus, etc.THOMAS Cie, Main 5079 214, Saint-Jacques.ay Montréal, 4 Oetobre 1913 Le soetalisme absorbe le syndicalisme en Angleterre Les \"Frade-Unions viennent de tenir à Manchester deur Je congrès nunuel, 557 sont-il=- accrus en proportion des progrès numériques des Unions?Que pensent les deux millions et quart de syndiqués an- vais des 51 détés Û gués réunis à Manchester?Qu'en pensent les travailleurs non vodiqués, qui, à Phenre actuelle, formem encore les quatre cinquièmes du monde du Travail ?INDICES DE FAIBLESSE Un fait s'impose à l'attention: cest l'augmentation extraordinaire du nombre et de la longueur des grèves au cours de ves dernières années.De 1902 à 1906, environ 11 millions de journée de travail furent perdues pur des grèves dans le Rovantue-Uni.Pendant Jes cing années qui suivirent, de 1907 à 1911.le nombre \u201cles journées perdues atteignit 33 millions.Dans la seule nunée 1912, il dépassa JU millions, Et tout cela pour aboutir à des résultats assez minees, Car il résulte des statistiques du \u201cBoard of Trade\u201d que le notubre des syndiqués sans travail qui.de 1594 à 1906, était.en moyenne, de :L9 pour cont, a passe, de 1907 à 1912, à 5.2 pour cent.St les mêmes statistiques prouvent que l'augmentation des salaires qui, avant 190%, atteignait 3-1 pour cent par année, ns pus dépassé, depuis cette date, Li proportion d'un demi pour cent par an.alors que le coût de In vie, représenté de 1899 4 1906 por le chiffre de 161,4, s'est élevé, pendant ln période 1905-1912, an chiffre de 108,5.Done, les salaires, pris dans teur ensemble, sont restés, pratique- meuf, à puu près stationnaires, et ceer est d'untant plug singulier que l'industrie an- Elise jouit, depuis quelques années, d'une exceptionnelle prospérité, L'ACTION POLITIQUE Colte impuiseance des syndicats à oble- nie pueifiquement une amélioration sen- \u201cthle des conditions du Pravail a conumen- vé à xe manifester depuis un événement qui n en une influence profonde sur l'orientation du syndicalisme et de tout le mouvement ouvrier anglais: In purticipa- tion directe des Trade-Unions à la poli- tigue 1 In constitution dans lenr sein ou, du moins, sous leur pnironage direct, d\u2019un parti nouveau: le Parti du \u2018Pravail, où l'élément socialiste n° ses franches condées.ba participation des Unions à ln politique est devenue un dogme.Ty a quelques jours encore, le congrès de Manchester, à l\u2019unanimité de ses délégués moins trois voix, donnait son appro- Intion à une résolution conctunnt à ln né- vessité de l'action politique dans les syn- dients.Mais cest à 1906, qu\u2019il faut re- monler pour voir lu première application du dogme nouveau.En 1900, le \u201cLabour Party\u201d s'était constitué sous le nom de \u201cLabour Representation Commitiee\u201d: «était une associntion, en vue de In rénlisa- tion de projets politiques, des \u2018lrade- Unions et de trois groupements socinlistes.Les socialistes Fournirent les dirigeants, et un embryon de programmes les T'rade- Unions apportèrent leurs troupes et leurs ressources: l\u2019action politique, ce serait pour elles, déjà si influentes, un renforcement inespéré de leur puissance, une con- séeration définitive de leur autorité: elles obtiendraient plus sûrement et plus rapidement par In loi ce que n\u2019avait pu leur donner encore l'effort.collectif; le succès apparaissait d'autant plus certain que les libéraux, désireux d'assurer le renversement de Ia majorité conservntrice, uvaient fuit au nouveau parti des offres tentantes, Aux élections générales de 1906, trente candidats entrèrent au Parlement sous les auspices du \u201cLabour Party\u201d.Aux éleetions suivantes leur nombre monta à 42: il est netuellement de 40, sur G70 membres que comptent ln Chambre ses Communes, et le groupe est représenté dans le cabinet par M.John Burns, prè- sident du Board of Trade\u201d.A première vue.il semble que l'évène- ment ait justifié ces prévisions des ini- tinteurs de la politique nouvelle.Les \u201clabonrs members\u201d, bien que ne défendant aneur programme précis, ont cepeudant vu réaliser, depuis leur entrée au Parletuent, un nombre important de prétendues réformes sociales et politiques dans le sens prévonisé par lu démocratie In plus avancée: introduction de ln journée de 8 heures dans les houillères, loi sur le mi- nimmn de salaire en faveur des ouvriers mineurs, lois sur les assurances sociales et sur les accidents du travail.lois décrétant l'insaisissabilité du patrimoine des Trade-Unions et autorisant celles-ci à per- vevoir des cotisations dans un but politique, impôt progressif sur les successions, impôt sur la rente du sol, abolition du suffrage plural, suppression du veto de In Chambre dis Lords, ete.Ce serait, toutefois.s'illusionner sur lu force réelle du \u201cLabour Party\u201d que de croire que lu présence de ses délégués aux Communes ait beaucoup contribué à l'adoption de ces réformes.On peut tenir pour certain que, sans eux, les radicaux.naturellement inclinés vers In politique de surenchère et, d'ailleurs, entraînés par des réformateurs l'auduce d'un Lloyd George et d'un Winston Churehill, eussent voté exactement les mêmes Mesures.Et l'on en vient dès lors à > demander si les ouvriers anglais ont tant à se féli- viter de cette représentation politique au trimophe de laquelle ils ont consacré le micilleur de leur activité et dont le maiu- tien continue de leur coûter beaucoup d'argent et de peines.de LA DEPENDANCE POLITIQUE fn réalité In députation travailliste de Westminster est, si j'ose employer vette comparaison.vi imposant étalage de ma- asin, mais, s'il n'y avait pas d'étalage, la marchandise qui se trouve derrière se ven- dirait peut-être -tout aussi bien, sinon mieux.NU ya àceln plusieurs raisons, Tout d'abord, le nouveau parti s'est trouvé placé, dès ses débuts, dans un élat de dépendance vis-à-vis d'autres groupements politiques.Sa situation électorale est très faible jusqu'ici: ses candidats, aux dernières élections: n'ont recueilli que 310,802 voix.Encore, ln plupart d'entre eux ne fussent-ils janmis entrés au Parlement par leurs propres forces: d'est à la complaisance du parti Hibérat qu\u2019ils doivent d'occuper leurs sièges.M est à remarquer qu'aneure des candidats travaillistes, aux dernières élections, n'a eu à affronter d'opposition libérale.En mainte cireonserip- tion, le parti libéral leur prêta officiellement son convours, Certains d'entre eux, méme, sont tout sinfplement d'anciens députés libéraux ouvriers (\u201cLiberal Labour members) qui.à partir de l'année 1906 et avec l'assentiment de leur parti, se sont fait élire comme {ravaillistes.On juge quelles doivent être les conséquences de vette sujélion des candidals du \u201cLabour Party\u201d vis-h-vis des libéraux.M.Philippe Snowden, un des chefs parlementaires du parti et, pur nilleurs, un coryphée du ro- vinlisme en Angleterre.los développe avee candeur dans un récent article intitulé L'Avenir du Labour Party: \u201cLa politique parlementaire du \u201cLabour \u201cParty\u201d, écrit-il, à en juger pur les vues \u201cde ln monjorité de ses membres, conlinuern \u201cprobablement à appuyor, d'une façon gé- \u201cnôrale, le gouvernement libéral, Des mem- \u201cbres qui doivent leur siège aux voix li- \u201chérnles ne peuvent en effet, pousser l'in- \u201cdépendance Irop loin.Mais le mévon- \u2018\u201ctentement que cette politique ovensionne sya se manifester vraisemblablement de \u201c plus en plus dans lo partic A ln Chambre \u2014e eee MA ME des Communes, le \u201cLabour Party\u201d ne peut pas avoir une politique fort en \u201cavance sur le programme libéral.Son importance numérique limite forcément ses moyens\u201d.\u2019 , L'avis est suge, sinon très encourageant.Les libéraux, nu surplus, ne manquent pus une occasion de rappeler à leurs alliés les obligations auxquelles les astreignent le cartel qu\u2019ils leur ont librement octroyé, On l\u2019a vu à Chesterton, où M.Kenuvon, candidat ouvrier, mnis désavoué par In direction du \u201cLabour Party\u201d, n'a da son ré- vent succès qu\u2019à l\u2019appui officiel du parti libéral, ce qui a permis à tous les orgunes de In majorité d\u2019acclumer une \u201ccrushing defeat of Sovialism\u201d ef une \u201cgreat Liberal victory\u201d.Plus révemment encore, le \u201cLabour Party\u201d ayant annoncé qu\u2019il présenterait, aux prochaines élections, 15 nouvelles candidatures, outre celles des députés sortants, les libéraux ont dévidé, dans 12 cir- conseriplions, \u2014 et ce n'est I, évidemment, qu\u2019un début, \u2014 qu\u2019ils combatiront les candiduts du travail.Contenu pur lu férule libérale, le \u201cLnbour Party\u201d est, d'autre part, l\u2019objet des tentatives d'absorplion des socialistes.\"Près peu nombreux, sans passé à sauvegarder, les sovinlistes nnglnis se sont montrés singulièrement entroprenants et actifs sur ve terrain politique.17 \u201cIndependent Labour Party\u201d, le seul groupement politique des socialistes an- gluis, qui ne compte guère plus de 30,000 adhérents, a réussi à occuper 24 des 10 sièges dévolus au parti du travail.Il y æ placé ses leaders les plus influents, comme MIM, Keir Hardie, Snowden ef Mace.Dottald ; il y domine par l\u2019ascendant de ses chefs, par Pesprit de centralisation dont il cherche, de plus en plus, à imprégner le parti, pur son habileté à faire tourner en sa faveur les serutins préparatoires aux élections.Des 45 nouvelles candidatures du parti, il en a obtenu 16, contre 29 attribuées aux Frade-Unions à titre de représentation directe; mnis de ces 29 il y eu a 17 dont les titulaires se déclarene ouvertement socialistes.Balloité entre les rrigences libérales el intimidation socialiste, soucieux de ne pas contrecarrer ouvertement la politique des premiers et im puissants a résister à l'envahissement des seconds, le \u201cLabour l\u2019arty\u201d est certes dans une situation peu enviable.Il ne peut se mninteuir en vie qu'à condition de renoncer à ce qui fait sa raison d'être: il ne peut conserver su puissance apparente qu'en s\u2019évertuant à éviter tout ce qui ressembicrait à une manifestation de cette puissance.Et le patronage socialiste qui pèse sur ses destinées est peut-être à la veille de lui aliéner symputhies libérales =i chèrement payées.Ce sont là débuts difficiles.D\u2019autres dangers, cependani, menacent le Parti du Travail et, ce qui est plus grave, le mouvement.symdieal qui Lu mis au jour.les \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES BIENFAITS DE LA LIBRE-PENSÉE dans les hôpitaux de Paris Dans les hôpitaux de Paris, In visite est donnée dans des conditions abominables.Le sujet est interrogé of visité devant le troupeau d'indigents qui est parqué dans des grandes salles pleines de courants d'air.I1 serait pourtant si facile que le méde- vin, entouré déjà de ses internes et de ves externes, reçoive les malades un à un dans une chambre spévinle, attenante.mais non, on a pris des habitudes d'impudeur.\u2026.et on les garde.Dans les hôpitaux de France, on n'a plus le respect.du malade.Admis, le malade doit subir les plus effarantes promiseuités, alors que de simples rideaux on qu'un petit mur \u2014 haut de six pieds \u2014 de carreaux de plâtre blanehis souvent à In chaux, pourraient lui donner l'illusion d'être un peu chez lui.On manque de places, on manque de lits.seulement on conatruit, comme entrée d'hôpital, des portes monumentales \u2014 comme colle de Saint-Antoine \u2014 qui coûtent des containes de mille francs! C\u2019est du gâchis, La nuit, l'hôpital devient, pour le malade, un enfer dantesque et il faut rudement tenir à In vie pour n\u2019on point désespéror au milieu de toutes ces agonies, de tous ces râles, de toutes ces plaintes et de toutes les puanteurs qui s\u2019exhalent des poumons et des blessures des hospitali- #ése.C'est un fait reconnu: le malade, lA-bus, à l'hôpital, ne dort jamais la nuit\u2026 à moins qu\u2019on ne initie aux douceurs de lu morphine! Un médecin de l'hôpital Inordonne, tous les jours, jusqu\u2019à 120 pi- qâres.Ah! on dort, chez tui!.soule- ment ses malades contractent facilement In fatale habitude par le remède qui est le pire de tous les maux.Lorsque l\u2019on meurt chez soi, on a le droit de faire appeler un prêtre, un pus- teur, un rabbin, ou si par hasard vous n\u2019avez plus la force de vous exprimer, votre femine, vos proches, au courant de vos dé- airs, n'hésitent pns à les satisfaire.Dans les hôpitaux, \u201coù le pauvre est chez lui\u201d, tout se passe d\u2019autre fuçon.\u201cAlors qu\u2019il se sent mourir.il lui faut signer une demande!\u201d La femme, les proches, personne n\u2019a le droit d'intervenir pour le moribond, dont le seul espoir est de recevoir le vintique qui lui ouvre ln porte du ciel.C\u2019est.une honte pour la véritable libre- pensée.: \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014el ate La France et le Saint-Siège Excellente riposte du Comte de Mun, duns l\u2019Echo de Paris, en réponse à un article de Clémenceau duns Z°/Fomme Libre au sujet des relations de In France avee le Saint-Siège.Nous en détuchons ce passage : \u201cDone, expliquous-nous, tout simplement, devant l\u2019opinion publique, en vue de l'intérêt national, sur une des questions les Plus hautes, les plus graves que le pays ait à juger.Le \u201cTemps\u201d assure qu\u2019elle n\u2019est pus posée.Au conseil des minisires, je n\u2019en doute pus.Mais devant In France, Cest une autre affaire.\u201cUy a trois ans qu\u2018Aynard la posait à la tribune, sans soulever de protestation.Au Sénat.l'année dernière, à propos des crédits pour le Maroc.M.Jenouvrier I'n sutlevée devant M.Clemenceau lui-même.Un peu plus tôt, dans ln \u201cRevue des insti; tutions cultuelles\u201d, un républicain, M.Georges Lagresille, adressait à M.Poincaré, son ami, alors ministre des affaires étrangéres, une lettre ouverte qui fit le tour de la presse, et dans laquelle il vitait une parole de M.Loubet, président de ln République.lui disant à lui-même qu\u2019avant quelques années on serait obligé, dans l'intérêt de l'Etat.de renouer des reln- tions avec Rome, pour négocier un concordat de Séparation\u201d.M.Loubet!!! M.Clemenceau n\u2019a pas oublié le célèbre: \u201cJe vote pour Loubet!\u201d \u201cAiusi ln question est posée.devant le pays, et elle se pose chaque jour avec plus de force, sous In forme que voici: 11 s'agit de savoir si la France, seule entre les na; tions, doit rester dans la position d\u2019infé- tions de politique extérieure, sa rupture avec le Saint-Siège.( \u201cJ'ai à peine besoin, j'en suis sûr, de faire remarquer à M.Clemenceau que la question de ln Séparation est tout à fait distincte de celle-lk.11 est trop bien informé des choses de l'étranger, pour ne pas savoir beaucoup mieux que moi que, dans tous les pays où lu Séparation des Eglises et de PEtat est le régime légal, les relo- tions officielles avec le Saint-Siège demeurent cepeudant établies, soit d\u2019une manière permanente, soit pour la solution des cas particuliers.El sait par exemple à merveille, pour n\u2019en citer que deux.non des nloindres, que le Brésil garde son ambassadeur près du Vatican et reçoit, avec des honneurs exceptionnels, les envoyés du Snint-Siège, de même que les Etats-Unis traitent directement avec lui les questions religieuses, comme il est advenu pour les Philippines.\u201cDonc, ne mélons pas les deux sujets.Je ne parle même aujourd\u2019hui que de l\u2019extérieur, parce que c\u2019est le point capital.Ln rupture, bien évidemment, a troublé la politique intérieure, cela n\u2019est douteux pour personne, Elle l\u2019a troublée, en faisant de lu Séparation un coup de persécution, au lieu d'un régime loyalement concerté avec le Chef de l'Eglise.Elle In trouble encore en lnissant, pour ainsi dire en suspens toute la vie religieuse du pays ct en ren- dunt impossible son organisation légale, paradoxe insoutenable dans un Etat ordonné.\u201cLa vie religicuse intérieure n\u2019en continue pas moins avec une intensité toujours croissante, parce que, si le pouvoir public peut rompre avec le Pape, il est impuissant.À briser les liens qui unissent à lui, par l'institution des évêques et par la fidélité des âmes, le peuple catholique.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014 RÈGLES POUR LA PRONONCIATION DE L\u2019ANGLAIS \u2018Voici ce que dit la Nouvelle-France, de Québec, de I'Englisk Accentuation par le Rév.Père Barré, C.S.C.« * Le distingué professeur de sciences au collège de Saint-Laurent n\u2019a pas cru déroger à sa dignité en traitant de l'art si difficile de l'accentuation anglaise.Il y a quelque quarante ans, un éminent lexicographe écrivait: Il n'y a pas de principes quipuissent servirhdéterminer l'accent anglais.Le Père Barré, à la suite de bien d'autres patients et riorité où In place, dans toutes les ques- [ Pour:ayoir un bon marché, if faut: voiir'à a bon travail à c L'IEPRIMNERIE.de la \u2018\u201c Cro 28, RUE SAINT-GABRIEL, Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu'à la simple circulaire, et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux forinules de, compte ou de lettre, Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne sommes contents que lorsqu'ils le sont eux-méiies; Nous donnons des estimés à tous ceux qui mews: en LA \u201cCROIX * 25, Saint-Gabriel, Montreal Bell Main Tét.974.UN LIVRE QU! FAIT EPOQUE Histoire de I'Eglise Catholique DANS L'OUEST CANADIEN = (1659-1905) Par le R.P.A-G.MORICE, O.M.L &.TU \u2014 TL Trois forts volumes reliés, superbement illustrés de photogravures, cartes, fac-similés.x \u2014 ; \"4 ¢ (80 chapitres au lieu des 43:de la traduction anglaise) PRIX: $8.60 et $6.60 FRANCO SELON LA QUALITÉ DE LA RELIURE .a Adressez les commandes à la CROIX, Montréal.\u2018 inventifs ouvriers, à assumé la tâche quasi téméraire de faire mentir ce jugement par trop absolu.A l\u2019aide de quatre règles simples, claires, décisives, il résout la majeure partie des cas : (80,000) par la deuxième ; (40,050) par la troisième et ainsi de suite.Sans doute il y a des exceptions, et elles sont légion, mais avec un répertoire aussi riche, on n\u2019a pas lieu d'être intimidé, puisque celui d\u2019un parleur usuel se réduit à quelques centaines de mots.Il y à une cinquième règle pour les mots empruntés aux langues étrangères.L'auteur donne une règle infaillible pour la prononciation du \u2018 th\u201d, comme dans \u2018 that\u201d.et comme dans \u2018\u2018 think \", qui va sauver du désespoir maints professeurs, et que nous recommandons pour l'avoir expérimentée pendant une vingtaine d'années sous une forme moins parfaite, et partant, moins efficace.; LL\u201d .(Nouvelle-France) Vers la Terre Sainte Per l\u2019abté J.-A.L'Archovéque .- Ce magnifique volume de 450 pages.wt en vente à le Crois au prix de 50 sous\u201d lezemplaire;\u2019 on, per-is poste, ! Tape sia + ay Vote royagede Vacances _ est simplement une - question de distance .\u2014il n\u2019y a qu\u2019une seule route idéale par - eau : c'est le vieux: grand Saint-Laurent.Ou aller: 020 ROCNESTER quEses : CHUTES MAGARA TADOUSAS © = CGLEVILANG LE BAS BUSAN: TTR LAURENT: -.stile .SAGUENAY : Bureau des billets des dela 9-11, Carré Victoria, - \u2018Montréal 0.00 am.o WW pa.+ alger Unies ; ;.oar ine ue oan ds - \u201cU.0pm dls gandolarseYage : Wagous-lits TAS Anite.dalalods & te» sont mn tment EXCURSIONS | LES FARCES DE LA PRESSE « EN BOULANT MA BOULE! \u201d Telle est la devise du Père Ladébauche dit Bonguienne; et, sur ce refrain, il roule sn bosse tous les samedis, au grand plaisir des badauds qui trouvent ce genre amusant.À chacun son goût; il y a des gens que le sérieux ennuie; il leur faut du pouffon, de la grosse farce; ils appellent cela de l'esprit à la portée de tout le monde.Nous avons dit, il y a quelque temps, ce que nous pensions de ce genre détestable, indigne d'un journal de bon ton et de bonne compagnie.Tant qu'il reste dans les bornes du burlesque, on peut le laisser aller; ce n\u2019est pas scandaleux; c'est simplement ridicule.Mais du moment qu\u2019il verse dans\u2019 le grivois et dans l'irrespectuenx.envers les choses religieuses, alors on a le droit de dire: Père Ladébauche, vous poussez vos farces trop loin vous devenez scandaleux, comme cela vous est arrivé dans votre débauche du 27 septembre.Vous pouvez tant que vous voudrez tourner en ridicule nos hommes politiques; pour plusieurs, vous n'irez jamais trop loin: mais, de grâce, ne vous mêlez pas de plaisanter sur les scènes de la Sainte Ecriture et, encore moins, sur la majesté des jugements de Dieu.Ceci n\u2019est pas de votre domaine, Père Ladébauche.Vos parodies pourront faire rire, en disant par exemple qu'Adam a donné sa démission comme jardinier du Paradis terrestre, après enquête royale du Père Eternel.C'est tout simplement une plaisanterie gretesques.Il est défendu de parodier l\u2019Ecriture Sainte et de parler de Dieu comme d'un juge de paix.Comme la Presse est admise dans quelques-unes de nos bonnes familles, il est bon qu\u2019on les mette en garde contre certaines farces déplacées du Père Ladébauche.Pierre BAYARD.te et NOTES et CRITIQUES FAIRE DU SOCIALISME, ÇA PAIE On savait que Bebel était riche.Cependant, au lendemain de sa mort, on démentait les chiffres donnés de sa fortune.Son exécuteur testamentaire les prétendait inexacts et les réduisait à 200,000 piastres, ce qui était déja un joli denier pour le leader du socialisme,niveleur des conditions.Ces chiffres étaient, en effet, inexacts.La déclaration faite par les héritiers à l'administration fiscale de Zurich a baussé ce chiffre.La fortune laissée par Bebel, qui, fils d'un pauvre sous-officier, débuta comme apprenti tourneur, monte à 340,000 piastres.Il vaut mieux, décidément, tourner des discours socialistes que des pieds de chaise.LETTRE PASTORALE DES.G.Mgr LATULIPPE S.G.Mgr Latulippe vient de publier une lettre pastorale sur le problème de l'éducation chrétienne dans Ontario, dans laquelle il expose la doctrine de l'Eglise sur les rôles respectifs de l'Eglise et de l\u2019Etat dans l'enseignement.C'est un arsenal où tous ceux qui s'occupent d'instruction pourront trouver des armes contre les tenants de l\u2019école neutre.LE CATHOLICISME AUX ETATS-UNIS Les pertes subies \u2014 Les causes \u2014 Le remède \u2014 Un correspondant de la Croir écrit: En avril 1912, Mgr Cunevin, évêque de Pittisburg, s'efforçait de prouver, dans In revue Truth.de New-York, que les pertes de l'Eglise américaine sont presque insi- anifiantes.ln correspondant de ka Fortnightly Review, qui signe \u201cA Catholic Missionary\u201d, lui répond duns les numéros du 15 novembre BHL, du ler et du 15 mars 1913.Maur Canevin entreprend d'établir que, tout compte fait, les catholiques des létats- Unis ne devraient pas être.aujourd\u2019hui plus de 1S,5451,320, Comme ils sont 14.- GISZUL et probablement davantage, selon lui, les défections dont on parle ne sauraient être considérables, Cependant Mgr Canevin ne tient pus compte des convertis, plus nombreux aux Etats-Unis.dit-il, qu'etr aucun autre pays d'Europe.De plus.pour arriver à sa conclusion.il doit supposer, sans le prouver suffisamment, que de (S0# à 1900, 40 pour L00 des immigrés sont retournés dans leur pays où sont disparus prématurément.Sans discuter les caleuls hypothétiques et les chiffres alignés dans les deux revues, hornans-nous à Une constation.De l'aveu méme de Mgr Canevin, Ia proportion de l'immigration catholique, de 1540 à 1890.fut d'environ 53 pour 100 de l'immigration totale.De 1890 à 1910, ce pourcentage oscille entre 17 pour 100 et 52 pour 100, (Voir Truth, avril 1912.p.15.).D'autre part, tous admettent que le chiffre de In natalité est plus élevé chez les catholiques que chez les protestants, Si done l'Eglise n'a pas subi de pertes aux Etats-Unis, elle est en progrès, si elle fait beaticoup de conversions, l'augmentation des catholiques, depuis 1840, devrait égaler au moits celle des nou-catholiques, Or l\u2019aus- mentation totale de la population des Etats-Unis fut, de 1540 à 1910, de 75 millions, la population sélevant de 17,060- 403 à 91,932,267, La population catholique aurait donc dû S'accroître d'au moins tv millions.Elle s\u2019est acerue de 14 millions, pussunt de 661.254 4 11,618,561, 25 millions au moins sont done perdus pour l'Eglise.25 millions perdus 15 millions vonser- vis, dont 6,551,83S d'après Mgr Canevin et les statistiques oficielles sont nés en pays étrangers: c'est ce que suggénit, en 1910, le I.Coakley.de Pitsburg, Dès 1350, on comptait, aux États-Unis, ?millions d'apostats, surtout irlandais.En 153$ M.Ford, directeur de l'Irish World, de New-York, écrivait qu\u2019il aurait dû y avoir 24 millions de catholiques, sur ure population totale de 35 millions.En 1591, M.Cahensly, l'apôtre de In protection des éniserants, estimait les pertes à 16 millions, et, en 1901, Mure MacFaul, évêque de T'renton, les portait à 30 millions.Cest le chiffre auquel on doit arriver si, romme dit =A Catholic Missionarv\u201d on traite cette question * suns aucune considération\u2019 pour l'orgueil national qui aveugle = souvent et conduit aux pires erreurs, sans la préoe- \u201cupation de faire bonne figure devant l\u2019opinion où devant histoire, et, par-dessus tout, it Rome.\u201d si les causes de ces pertes ont été millions.[Leurs pertes sont moins en.sibles, cependant depuis qu'ils out im- plunté en Amérique leurs admirables organisations nationales.Les Italiens, sans organisation puissante, s'américanisent vite et se donnent volontiers pour prote- tints, D'un autre ¢ité, les Américains de Janue française qui ont été les plu- fidèles à leur langue, sont aussi les plus attachés à leur foi, ls sont près de 2 millions sortis en grande majorité du Cannda français établis surtout dans les Etat= du Nord-Est, dans la Nouvelle-Angleterre, Ts n'ont
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