La Croix., 25 octobre 1913, samedi 25 octobre 1913
[" ~N IN HOC SIGNO VINCES La \u201cCroix\u201d 26, RUE SAINT-GABRIEL Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.\u2014 rer RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, Ve RER wren mg Sameas:, 25 Octobre (915, Vol.+ XI.\u2014 No 31 JOURNAL CATHOLIQUE 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION, EiC.ABONNEMENT Payable d'avance \u2014 CANADA lan, $2: 6 mois, $1.00 MONTREAL Er BANLIEUR (par la poste) 1 an, $2.60 ; 6 mois $1.26 \u2014 ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) 1 an, 83.25 ; 6 mois, $1.25 \u2014 Un numéro, 5 sous LE MEURTRE RITUEL Les Juifs du monde entier se soulèvent pour étouffer - Ja vérité ASSEMBLÉES DE PROTESTATIONS organisées par eux, à Toronto et à Moniréal RESOLUTION des dchevins Blumenthal (Juif) et Boyd, au conseil-de-ville de Montréal \u2014 L'instruction du procès du juif Mandel Beiliss, accusé d'avoir assassiné ritualistiquement, 3 Kief,en Russie, le jeune chrétien Youstchinsky,en le frappant méthodiquement de quarante-sept coups de couteau, dont Je dernier seul a causé la mort, et cela dans le but d\u2019extraire son sang jusqu'à la dernière goutte, a ému profondément le grand et le petit monde juifs.Ils avaient cru d\u2019abord que cette accusation serait étouffée, car tous les moyens \\avaient été imaginés pour empêcher la lumière de se faire et la vérité d\u2019éclater au sujet du «meurtre rituel» que l'affaire de Keif met remarquablement en relief, à leur grand dépit.Mais devant la persistance du ministère de la Justice russe, 1ls ont décidé de remuer mer et monde afin de mettre l\u2019opinion publique de leur côté.\u2019 Nos lecteurs se rappellent que cette tentative d\u2019étouffement a été commencée au dernier congrès international des médecins tenu à Londres.La grande presse, en partie aux mains des juifs ne négligea rien, dès lors, pour la faire aboutir.Elle mit à sa rescourse teus les puissants moyens dont elle dispose: agences télégraphiques correspondants, rédacteurs, reporters, organisateurs de meetings, etc, à ce point que l'affaire de Kief a traversé les mers et est devenue l'affaire des juifs du Canada.Heureusement la lumière et la vérité l'avaient devancée par l\u2019entremise de la Croix et de quelques autres rares journaux et c\u2019est peut-être la raison du zèle tout récent des youpins de Toronto et de Montréal.En effet, dans ces deux villes, ils ont eu dimanche dernier (pas le jour du Sabbat!) des assemblées publiques où ils se sont répandus en cris et en larmes contre les \u2018\u2018ignares\u201d et les \u2018\u2018fanatiques\u2019\u2019 qui accusent les juifs d\u2019avoir commis le \u2018\u2018crime rituel\u201d\u2019.Tout près d\u2019eux, à Montréal en particulier, on a vu M.Lavallée, le maire, et M.Godefroy Langlois, le député de Saint-Louis, versant avec eux des larmes de.juifs.Ne cette leur, devaient-ifs par bribe de reconnaissance eux qui leur doivent en bonne partie leur mandat respectif ?: Mais notre maire ne fut pas seul à les consoler.Bien qu\u2019il s'y entende, il n\u2019aurait pas suffit à la besogne, car ce n\u2019est pas d\u2019hier que l\u2019histoire impartiale les charge du \u201ccrime rituel\u2019\u2019 et que, conséquemment, leurs coeurs de crocodile saignent.Non, les hautes et sin:éres(?) condos léances de notre premier magistrat ne pouvaient pas sécher le déluge de larmes que ces bons juifs ont dû verser depuis des siècles, sous le coup de cette accusation.Aussi les échevins Blumenthal (juif) et Boyd (anglais) sont-ils venus à son aide; au conseil de ville, par la résolution suivante que le conseil a adoptée à l\u2019unanimité: \u2018Proposé par I'échevin Boyd, appuyé par I'échevin Blumenthal: \u201cQue les membres de ce Conseil croient devoir offrir leurs sympathies à leurs collègues et concitoyens d\u2019origine juive, à l\u2019occasion de certaines accusations ayant pour but de faire croire que les Juifs de Russie se rendent coupables de \u2018\u2018crimes rituels\u201d; \u2018Que la conduite de la population jujve, ici, dans notre ville comme ailleurs, justifie ce conseil de croire et de déclarer que ces accusations sont mal fondées et injustes\u201d\u2019.Bien que cette résolution soit en elle-même assez anodine, puisqu'elle ne précise rien quand à l\u2019affaire de Kief, et que en outre elle ne nie pas que des juifs se soient rendus coupables du \u2018\u2019crime rituel\u201d, nous croyons que le conseil de ville a grandement eu tort de voter cette fiche'de consolation aux Youpins de Montréal.Il est vrai que l\u2019échevin Ménard, pour compenser cet écart, a fait adopter par le même conseil une résolution de protestation \u2018\u2018contre les les insultes faites aux gymnastes catholiques à Rome, parmi lesquels se trouvaient un groupe de gymnastes montréalais\u201d; mais cette compensation n'empêchera pas les Juifs, pris en général, s'entend, de se prévaloir de la résolution Blumenthal pour se laver du crime qui pèse sur eux.À ce propos, nous faisons nôtres les remarques de la Croix, de Paris.La juiverie, qui ne se sent pas la conscience tranquille dans le passé, au sujet des Crimes rituels, remue toutes les officines de nouvelles et tous les laboratoires d'opinions pour innocentef à l'avance l\u2019accusé Beilisg parce qu'il est juif.Mais la question domine \u2018aujourd\u2019hui l'accusé Beiliss pour se confondre avec la réalité des meurtres rituels.Déjà, sur l'initiative du rabbin hongois Lebovies et du rabbin de Salonique Meyer, 700 rabbins, entre autres ceux de Constantinople, Manchester, Belfast et Andrinople, publient que les juifs ne répandent pas de sang dans des buts religieux et que même la Thota et la Kabbale interdisent l'emploi du sang Mais la haine qui s\u2019est manifestée contre le Christ et qui s\u2019est perpétuée par la suite des siècles a engendré plus d\u2019une fois ces crimes rituels qu'a enregistrés l\u2019histoire, notamment en Russie.I1 existe dans plusieurs églises de Russie et de Pologne des plagues at'estant officiellement le caractére rituel de certains crimes accomplis par des juifs.Les crimes rituels d'Israël sont de la même origine satanique que les messes notres, mais les chrétiens de la Veuve.\u2018.n'ont pas la puérilité de nier qu\u2019elles aient jamais existé, en invoquant pour motif re qu'elles ne sont point prescrites dans leurs constitutions maçonniques.D'autre part, un journal, qui fait ordinairement profession d'antisémitisme, vient de lancer, avec des procédés de réclame qui paraissent quelque peu suspects, un numéro qui veut être sensationnel.Ce journal, tout en affichant une vive hostilité contre les juifs qui, dit- il, ont fait preuve d\u2019une absence absolue de scrupules dans leurs efforts en faveur de Beiliss, attaque violemment le ministère public russe, déclare que l\u2019acte d\u2019accusation ne tient pas debout et réclame l'acquittement de l'accusé, en qui il voit une victime.Les esprits qui s\u2019élèvent au-dessus de la mêlée des partis, et qui, jusqu'ici, évitent, par ignorance, de se prononcer sur la réalité des crimes rituels et plus encore sur la culpabilité de Beiliss, ont été fâcheusement impressionnés par cet article, qu\u2019ils soupçonnent de n'être pas spontané.Tout cela prouve que les juifs s\u2019efforcent de tromper l'opinion sur cette question qui, sans doute, commence à les ennuyer énormément, parce que le public veut aujourd\u2019hui la connaître à fond.Mais, ils n\u2019y réussiront pas.Que Beiliss soit coupable ou qu\u2019il ne le soit pas, il ne restera pas moins certain que des crimes rituels ont été commis par des Juifs, à leur grande honte.Joseph BEGIN.rrr Ore LA LECTURE DU \u201cPAYS\u201d est interdite aux Trois-Rivières, à Saint-Hyaeinthe et à Sherbrooke Par un mandement de S.G.Mgr Cloutier, daté du 25 septembre dernier, la lecture du Pays a été interdite dans le diocèse des Trois-Riviè- res.S.G.Mgr Cloutier dit notamment: «C'est un devoir pour l\u2019évêque de protéger les fidèles de son diocèse contre les écrits dangereux, et de leur interdire la lecture de journaux préjudiciables aux intérêts de la foi et de la morale chrétienne.Monseigneur l'Archevêque de Montréal, dans son mandement du 25 septembre, vient de s'acquitter de ce pénible devoir en interdisant aux fidèles confiés à sa garde pastorale la lecture du journal Le Pays.«A l\u2019exemple de notre vénéré Métropolitain, Mgr l\u2019Archevêque de Québec, Nous vous communiquons ce mandement, et.Nous vous faisons les mémes défenses & I'égard de cette feuille malsaine.» La méme interdiction a été portée par-S.G.Mgr Bernard, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, par un mandement signé le 12 octobre courant, et par S.G.Mgr Larocque, dans le diocèse de Sherbrooke.À nos lecteurs Ceux de nos lecteurs qui ne nous ont pas encore envoyé le prix de leur abonnement nous obligeraient en le faisant le plus tôt possible.*x #- x Quelques bons amis ont commencé à faire avec succès de la propagande en faveur de la Croix.Nous les en remercions chaleureusement.Le dernier convent DU &\u2026.0.DE FRANCE \u2014 Le Convent du Grand-Orient vient de tenir à Paris ses assises annuelles.On y a fait comme d\u2019habitude de vilaine besogne anticléricale bien entendu, et anti-française aussi.C'est ainsi que l'assemblée franc-maçonne à cru devoir protester contre l\u2019augmentation de la durée du service militaire, flétrir «les excitations chauvines» et demander l\u2019organisation nationale de l\u2019armée\u2019 ce qui paraîtra d\u2019ailleurs une assez ridicule prétention quand on saura que cette motion fut votée «à l\u2019unanimité et sans débats» par des journalistes, des avocats, des médecins, des entrepreneurs, etc\u2026, gens obscurs et de nulle compétence.\u2026 En outre,on a vivement protesté dans un ordre du jour véhément contre la circulaire du ministre de la marine rétablissant\u2014et on.sait avec quelle timidité\u2014a célébration du Vendredi-Saint \u2018à bord des bâti- timents de la flotte en rade étrañ- gère.Quelques délégués, rapporte la Lanterne, ont rappelé à cette occasion que le F.'.Baudin qui est «membre fidèle de la Jérusalym Ecossaise» présida il y a quelques années un banquet du Vendredi-Saint, à Paris.Abominable reniement, s\u2019écriait la F,.M.Ainsi voilà un homme qui, - porté au pouvoir dans des circonstances difficiles, a compris la néces- | sité pour garder à la France sa place dans le monde, de ne point faire de l\u2019anticléricalisme un article d\u2019exportation, A cause de cette preuve bien modeste d'indépendance, la franc-maçonnerie le honnit.N\u2019avons- nous pas raison de dire et de répéter que pour elle toute préoccupation française doit céder devant sa haine du catholicisme et sa rage de le détruire, dût la patrie périr sous les ruines qu\u2019elle accumule.Et de même peu lui importe que sombre la morale et que les sociétés disparaissent dans la plus effroyable des anarchies.Avant tout, pas de morale religieuse.Et une fois de plus, ce postulat étant posé, les francs-maçons ont dû reconnaître qu\u2019ils avaient tout sapé par la base dans le domaine moral.Et une fois de plus ils ont décidé de reconstruire.Œuvre difficile, ils s\u2019en rendent compte, œuvre impossible, les plus intelligents le savent.Mais il faut donner l'illusion.Alors, cette année, on a échafaudé l\u2019invraisemblable projet que voici : «On ouvrira parmi les loges une vaste enquête, enquête menée suivant les méthodes scientifiques actuelles et qui permettra de déterminer un certain nombre de faits constants.On posera aux loges des questions portant, par exemple, sur les préliminaires de la recherche et de l\u2019union des conjoints, sur le but du mariage, sur les moyens employés : relations mondaines, fréquentation des bals, annonces, agences, etc, sur la sincérité ou l'hypocrisie des conjoints avant le mariage, sur la confession mutuelle de leur passé, sur le choix de l\u2019un et de l\u2019autre, sur leurs conditions sociales, leurs divergences d'opinions religieuses, politiques, artistiques ou littéraires, sur leur culture intellectuelle respective, sur leurs conflits sentimentaux\u2026 » Quand la franc-maçonnerie possédera les résultats de \\cette vaste investigation, elle pourra en dégager, a conclu le F.'.rapporteur, «en y adoptant la morale scientifique, les enseignements de la morale, les règles de la conduite humaine selon les A principes de la science et l\u2019idéal de la société moderne v.Tout cela est tellement puéril et vain que ce n\u2019est même pas discutable.Quand donc le peuple de France comprendra-t.il que la préoccupation profonde et vraie de la franc-maçonnerie est de détruire tout ce\u201c\u2018qui jusqu\u2019alors a fait la force des individus, des familles, des sociétés, tout ce qui à soutenu celles-ci, et consolé ceux- là, tout ce qui lui a aidé à marcher dans la voie du progrès et du bien.Lorsqu\u2019elle abandonne son œuvre de ruine, la secte n\u2019est plus capable que de faire miroiter des mots aux yeux de la foule qui trop souvent, hélas ! s'y laisse prendre.Le F.-.Sembat en a fait l'aveu au convent lorsqu\u2019il évoqua les enthousiasmes que provo- quêrent jadis «les idées nouvelles», le darwinisme, la science.Eh oui ! naguère à la suite de quelques intellectuels plus sectaires que savants, exploitant des idées mal connues encore, les masses s'enthousiasmèrent pour des hypothèses qu\u2019elles comprirent peu ou point, mais dont on s'efforce de leur faire admettre qu\u2019elles ruinaient la doctrine catholique.Cette besogne de haine et de mensonge ne donne plus aujourd\u2019hui les mêmes résultats qu'autrefois.Les hommes qui l\u2019ont menée, et la franc- maçonnerie qui l\u2019inspirait l\u2019ont par trop déconsidérée.Et nous voulons espérer qu'ils ne réussiront pas à susciter l'enthousiasme des Français pour les enseignements de leur morale, « pour les règles de la conduite humaine selon les principes de la science et l'idéal de la société moderne», leur dernière invention.C\u2019est l'Eglise et la vérité religieuse qui détiennent le secret de susciter les enthousiasmes vainqueurs : les catholiqaes n\u2019ont qu\u2019à vouloir.La France antima çonnique.Un jugement important L'hon.juge Malouin, de Québec, a rendu jugement, le 22 du courant, dans la cause des juifs Benjamin Ortenburg et Louis Lazarivitch contre le notaire J.E Plamondon et le propriétaire de la Libre Parole.On se souvient que M.Plamondon était accusé par ces juifs d\u2019avoir fait une conférence dans laquelle il était dit notamment que le Talmud conseille l'assassinat des chrétiens par les juifs.L'hon.juge Malouin a débouté l\u2019action parce qu\u2019il n\u2019y avait pas matière à procès, personne dans la conférence n\u2019ayant été particulièrement désigné, et qu\u2019une accusation quelconque lancée, en général, contre une race ou une religion, ne pouvait faire l\u2019objet d\u2019un procès en dommages intenté par un-individu appartenant à cette race ou à cette religion.Aux prières.Nous recommandons aux prières de nos lecteurs, Mme J.-B, Charbonneau, mère du Rév.Père Charbonneau, C.S.V.et curé d\u2019Outremont.Mme Charbonneau est décédée dimanche dernier et ses funérailles ont eu lieu à l\u2019Immaculée-Conception où elle résidait.Nous recommandons aussi aux prières de nos lecteurs, Mme Vve Fabien Sabourin, mère de M.l\u2019abbé Sabourin, supérieur du collège de Valleyfield.LES Suffragettes d'Angleterre Savez-vous pourquoi les \u2018protagonistes en suffragisme égalitaire, fondé sur le dogme kabbalo-magonni- que de l'égalité absolue et de l\u2019équipollence «humanitaire», n\u2019ont pas la chance de réussir, en dépit de leurs exploits, à «emporter le morceau » dans la protestante et impériale Angleterre ?C\u2019est qu\u2019il y a là-bas un million 700,000 femmes de plus que d\u2019hommes \u2014 phénomène caractéristique de la décadence de la race anglaise.C\u2019est ce que le plus gros propriétaire de journaux anglais, tous impériaux, lord Northcliffe, a déclaré récemment, & un lunch au Club de la presse (Chicago).Si le régime absurde du vote universel dit démocratique \u2014 un homme une voix \u2014s\u2019établissait en Angleterre et s\u2019il était étendu au sexe féminin \u2014 une femme.une voix \u2014 les femmes voteuses domineraient,de haut, les hommes voters; et ce serait le féminisme politique qui deviendrait le maitre des destinées de l\u2019Empire.Elles pourraient chanter à plein gosier le Rule Britannia au milieu du poulailler impérial.Ce serait les poules et poulettes qui exécuteraient le coco-rico traditionnel du seigueur cog!.Cette perspective révolte ce qui reste encore de bon sens chez John Bull.Il se laisse depuis au moins deux siècles mener, sous main, par la maçonnerie impériale.Il se laisse, depuis près d\u2019un siècle, dominer de plus en plus par la juiverie cosmopolite et cosmopolitique, alliée intime, partout, de la maçonnerie mondiale, tout cela étant sorti naturellement, logiquement du protestantisme, lui-même d'origine kabbali- que, au XVIe sièc'e, grâce au F.Rose-Croix Luther.Mais, quand il ,s\u2019agit, pour John Bull, de se laisser dominer par la féminocratie autre sous-produit du kabbalisme protestant et maçonnique, il se rebiffe enfin! Nous verrons combien de temps il résistera.L.HACAULT.Les Forestiers eatholiques et M.Olivar Asselin La Cour provinciale des Porestiers catholiques de la province de Québec, à son assemblée régulière du 4 octobre 1913, a désapprouvé la lettre du Chef Ranger provin- «cial, à monsieur Olivar Asselin, parue dans le journal L\u2019Action du 13 septembre dernier, et a profité de l\u2019occasion pour exprimer à Sa Grandeur monseigneur l\u2019Archevéque de Montréal, ses sentiments de respectueuse soumission.\u2014_\u2014 armee Demain, kura lieu la bénédiction solonnelle de la nouvelle église de Saint-Viateur d\u2019Outremont.S.G.Mgr l'archevêque présidera.Le sermon sera donné par M.l\u2019abbé Elie Auclair. LA, OROIX ee ee SES Montréal, 25 Octobre 1t15 _ ma mm 3 rm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pare Louis Veuilo \u2014 SON ŒUVRE \u2014 A l\u2019occasion du centenaire de Louis Veuillot, Raphaël Gervais, (le Rév.Père Gonthier, O.P.).2 publié dans la Nouvelle-France une série d'articles remarquables.Le dernier mérite d\u2019être cité en entier.Nos lecteurs liront ces pages a vec intérêt : C'était trop peu d'avoir créé un journal et d\u2019en avoir fait «une grande institution catholique »\u2014le mot est de Mgr Parisis, mort évêque d\u2019Arras\u2014, Louis Veuillot allait être condamné à lutter toute sa vie pour le maintenir et le défendre contre ceux- là mêmes qu\u2019il travaillait à aider et à sauver malgré eux.Certes, les critiques et les observations pouvaient être nécessaires Louis Veuillot le reconnaissait et il en tenait compte.Mais il avait le droit d'attendre de ses frères pour lesquels il avait tant travaillé sans compter, à défaut de reccnnaissance et de charité, un peu de justice et de largeur d\u2019esprit.Il ne rencontra ni l\u2019une ni l\u2019autre.Et dans cette longue lutte si pénible et si douloureuse de quarante années, sa patience et sa modération ne furent pas moins admirables que sa fermeté d'âme et sa sagesse pratique.La première lutte vint d\u2019où on de vait le moins l'attendre, d\u2019un catholique recommandable par son talent et ses vertus, dont on vient de célébrer le centenaire: Ozanam.Per- \u2018sonnellement, Ozanam n\u2019aimait pas la guerre faite ouvertement au monopole et à l\u2019enseignement universitaire.Incorporé à l\u2019Université lui- même, il trouvait sans doute dans cet état de lutte ardente un obstacle\u201c à la bonne influeuce qu'il tâchait d\u2019exercer sur les maîtres et les élèves.I avait accueilli sans enthousiasme le manifeste de Montalempert.Du devoir des catholiques dans la question de la liberté d'enseignement.Il prit ouvertemen:t parti contre le journal qui menait ia campa gne, et se sentant en communauté d'opinion avec Mgr Afire, jusque-là le patriarche des timorés et des pacifistes, sans provocation aucune, il prit sur lui de dénoncer dans un discours au cercle catholique, devant un nombreux auditoire, en présence de l\u2019archevêque, les écrivains laïques qui combattaient l'Université, et de les menacer du destin de Lamennais.Louis Veuillot dut se défendre, et défendre son journal.Il le fit avec une grande modération, mais avec fermeté.À ceux qui, sans mandat, et sans autre titre que leur crainte et leur mauvaise humeur, lui prê- ES contre les journalistes catholiques de l\u2019Univers qui n\u2019entendaient pas comme lui la croisade contre l\u2019impiété et la défense des idées catholiques.Après avoir maintes fois manifesté son opposition au journal catholique, il finit par en fonder un lui-même en 1848, l\u2019Ere Nouvelle, qui vécut peu, ne fit crier personne, ni n\u2019inspira de terreur dans le camp des ennemis de l'Eglise, et ne fut jamais soupçonné d'avoir ramené personne à des idées plus catholiques.Le journal mort, sans avoir vu dépérir l\u2019Univers, Ozanam se consola dans le Correspondant en rangeant le rédacteur de l'Univers avec Lamennais et de Maistre dans l\u2019école de la colère, pour rester, lui et ses amis, à la suite de Chateaubriand et de Ballanche dans l\u2019école de l\u2019amour! On n\u2019est pas pour rien du parti de la charité et de la modération.Louis Veuillot n\u2019eut qu\u2019à souffler sur cette charitable insinuation pour montrer jusqu'à quel point elle s\u2019écartait de toute vérité et de toute justice, lui n\u2019ayant jamais rien eu de l\u2019esprit de Lamennais et M.Maistre n\u2019ayant jamais été, de l\u2019avis de tous les bons juges, le chef d\u2019une école de colère, mais d\u2019une école de foi et de bon sens, et l\u2019un des écrivains qui ont le plus honoré l'Eglise et lui ont rendu les meilleurs services! (1) Une lutte plus douloureuse encore attendait Louis Veuillot.Ce journal que personne n'avait pu faire viable et qu'il avait enfin, à force de dévouement, de sacrifice, de travail et de talent, réussi à'mettre sur un bon pied\u2014de cinq à six cents abonnés il l\u2019avait monté à six mille\u2014, on voulut qu\u2019il n\u2019en fût plus le maître, qu\u2019il n'y exerçat plus qu\u2019une autorité en tutelle.Montalembert, à titre de chef du parti catholique, entendait y commander à discrétion.Louis Veuillot, étant le directeur responsable du journal, (2) prétendait bien n\u2019y rien qu\u2019on se crit autorisé à soustraire à sun autorité le journal dont il avait fait depuis des années toute la valeur et influence, et qu\u2019on se crût dispensé à son égard de la plus élémentaire honnêteté et loyauté ?Que s\u2019était-il donc passé ?Trois choses, qui expliqueut tout l\u2019inexplicable.: Il y avait d\u2019abord que Montalembert, qui savait commander aux autres, n'avait jamais su se commander à lui-même, allant avec la même impétuosité de l'extrême sympathie à l\u2019extrême antipathie, sans autre raison que le besoin naturel d\u2019être dans l'excès.M.Bailly, qui avait beaucoup souffert de ces extrêmes variations, disait qu'il excellait 2 changer souvent d'idée fixe.A la tribune, son impressionnabilité lui donnait le sens exact de ce qu\u2019il pouvait, dire et il y paraissait parfaitement maître de sa parole, n\u2019y mettant de passion que ce qu\u2019il en fallait pour émouvoir et entraîner.À sa table de travail, où d'ordinaire les autres hommes apportent plus de sérénité, de calme et de sens de la mesure, Montalembert, au contraire, se laissait emporter sans retenue par la passion ou « l\u2019idée fixe du moment» ; il était rarement maître de sa plume à laquelle jusqu\u2019à la fin de sa vie, hélas ! il permit les emporte- ménts les moins dignes de sa noblesse d\u2019âme et les moins excusables chez un chrétien.Plus d\u2019une fois, il avait glissé dans l'Univers de petits articles, non des plus inoffensifs, pour lesquels il avait dû subir dans les salons des remontrances sur «les violences de Louis Veuillot », car alors on ne signait pas dans le journal.Mais il arriva qu'en 1844, Louis Veuillot lui refusa de publier dans l\u2019Univers la folie soudaine de Villemain et tous les détails de sa folie, beaucoup par pitié pour le malheu- publier qu\u2019il ne pât approuver et qui ne fÂit dans la vraie note du journal catholique tel qu'il le comprenait et l\u2019avait fait.II se croyait le droit de publier lui-même, sans l'autorisation de qui que ce soit, sous sa seule responsabilité, tout article qu\u2019il jugerait nécessaire ou opportun pout la cause catholique.S\u2019effacer complètement du journal ne lui coûtait pas, collaborer d\u2019une façon ou d'une autre à la condition de n\u2019âvoir pas devant le public la responsabilité du journal, il y aurait consenti volontiers ; il voulait aider, servir efficacement, non imposer ses services.Mais il voulait que son éloignement, ou du moins son désistement de la-direction du journal fat rendu public, afin que sa responsabilité fât dégagée.C\u2019est ce qu\u2019on -ne voulait pas, parce que déjà manifestement l\u2019opinion catholique ne l\u2019eût pas supporté.Sans le consulter ni l'entendre sans entendre davantage Taconet, directeur officiel et seul représentant légal de la propriété du journal.chaient la modération, il se contenta de recommander le zèle.Quant à laisser en paix «ces prétendues savants, ces docteurs de mensonge, qui sans cesse désolent les âmes en répandant sur la jeunesse les flots de leur impiété », il n'y consentira pas.Il faut lire cet article admirable de.logique et de bon sens chrétien comme aussi de vraie modération.(1) «Prudence, modération, charité tant qu\u2019il vous plaira! Devant de pareils hommes, celui qui nous recommande de ne pas troubler les leçons de ces pauvres impies, assez malheureux de ne pas croire, de ne point les irriter surtout, parce qu'ils pourraient devenir plus méchants et rompre toute relation avec des fidèles moins indiscrets ; celui-là, quelles que soient l'ardeur de sa prière et l'abondance de ses aumônes, nous n\u2019avons qu\u2019une réponse à ses avis : N\u2019ayez point peur , l'Eglise n\u2019en mourra pas ! «Nous tâcherons de l'imiter dans la pureté de sa vie, dans son amour pour les pauvres ; nous prierons Dieu de nous inspirer la même patience dans les adversités, la même modération dans les désirs ; mais nous ne nous croirons pas obligés de renoncer au combat, parce qu\u2019il n'aime pas le combat.» Ozanam non plus ne renonça pas au combat, non contre les voltairiens et les impies de l'Université, mais (1)\u2014 Mélanges, 11.p.T2 et suiv.Montalembert s\u2019était constitué avec quatre de ses amis, Dupanloup, Lacordaire, de Ravignan et Lenormant, en comité de direction et s\u2019était donné autorité absolue sur le journal.De quel droit ?Les cinq ne peuvant guère se réunir tous les jours, et en pratique ne pouvant guère s'entendre parce qu\u2019ils étaient loin d\u2019avoir sur tous les points les mêmes idées, se feraient représenter au journal par un rédacteur en chef qui ne rédigerait rien mais jugerait en dernier ressort quels articles seraient publiés ou ne le seraient pas dans l\u2019Univers.Quel serait ce rédacteur omnipotent, on ne le disait pas probablement on ne le savait pas encore,\u2014et finalement on ne le trouverait jamais.On était à la fin de 1844.Que s'était-il donc passé depuis un an ?Quels méfaits avait donc commis Louis Veuillot pour qu\u2019on méconnât son dévouement, son désintéressement, ses souffrances, la prison et l\u2019amende pour la cause commune, et - (1) On lira cet article langes, le dernier du ay IV des Mé- (2) En faitet en prati (2) En fa ue, qui était directeur nominal ne onet.tait au rédacteur en chef.cme reux auquel il était redevable d\u2019une forte amende et d\u2019un mois de prison, et aussi par compassion pour sà fa- avait aussi refusé d'entamer avec la Gazette, rédigée par des catholiques, des polémiques dont il ne voyait pas l'opportunité, à, un moment où toutes les forces et le zèle des catholiques devaient être tournés contre l'ennemi commun, et que Montalempert lui-même se félicita plus tard d'avoir évitées.Il avait évité d\u2019attaquer nominativement certains évé- ques, comme l\u2019eût voulu Montalembert, qui les trouvait trop bien avec le ministère.En le retenant, Louis Veuillot n\u2019avait eu en vue que le bien du journal et de ce qu'on appelait alors le parti catholique.C\u2019était de l\u2019indiscirline de la part d\u2019un journal qui ne lui appartenait pas.Il y avait encore que Montalembert s'était livré depuis peu à l\u2019influence de l\u2019abbé Dupanloup, avec l'emportement extrême de sa nature, et celui-ci en avait déjà fait son homme, et en ferait bientôt sa chose.C\u2019était manifestement Dupanloup qui était au fond du comité de direction, lui aussi qui suggérait un rédacteur de sa façon, qui eût été un gant dans sa main ; et, pour rendre le succès plus certain, il avait poussé l'archevêque de Paris à faire contre l'Univers une sortie .malheureuse que, détrompé à temps, celui-ci fut heureux d'éviter.C\u2019est le commencement de cette guerre de vilain, qui sera menée avec un acharnement égalé seulement par sa déloyauté contre Louis Veuillot et le journal catholique.Dupanioup apparaît tout entier dans cet incident tel qu\u2019il sera jusqu\u2019au Concile inclusivement.Grand vicaire de l\u2019archevêque de Paris, l\u2019abbé \u2018Dupanloup s\u2019était fait un grand renom comme éducateur et directeur d\u2019Ames.Légitimiste en politique, gallican en religion, il était très répandu dans la haute société, qui honorait son ministère et le pénétrait à son insu de ses préjugés.Son cœur vaillant et généreux ne valait pas son esprit qui était moindre que sa volonté.Impétueux, autoritaire, très insinuant à la fois, et très persévérant, il était fait pour \u2019 : , : l\u2019action\u2014d\u2019autres disent pour l\u2019intri- mille qui l\u2019en avait fait prier.Il gue - et s\u2019y jetait avec emportement, tête baissée, tout entier au bien qu\u2019il voulait faire.Car il voulait toujours le bien: ce qu\u2019il voulait, Dieu le voulait, et lui résister, c\u2019était faire obstacle au bien et « mettre son salut en danger».Or il était, et il voulait être partout, il était nécessairement le premier ; plus volontiers, il était tout, supprimant ceux qu\u2019il ne dominait pas absolument.Tempérament oratoire de premier ordre, écrivain médiocre, nul en philosophie, très dépourvu en théologie, en histoire ecclésiastique et en droit canon, il lui manqua toute sa vie d\u2019avoir fait un bon traité de l\u2019Eglise, de n\u2019avoir pas vu assez complètement celui de la justice, et de n\u2019avoir: pas un commentaire suffisant du huitième commandement de Dieu.Du reste, pré- tre très zélé, d\u2019une grande piété, d\u2019une très belle tenue, et d'une inflexible régularité, avec toutes ses lacunes.il eût pu exercer une influence bien autrement fAurable et féconde sur les catholiques de France, s\u2019il eût rencontré auprès de lui un conseil, ou si le malheur \u2018de son tempérament n\u2019eût empêché qu'il eût sous la main autre chose que des instruments.C\u2019est par Montalembert que l\u2019abbé Dupanloup, hostile jusque-là au parti catholique et à toutes ses idées, Ÿ entra et fut mis de suite au premier rang.Clen était fait de l\u2019unité des vues et de l\u2019action.Il faudrait suivre le nouveau venu sur son terrain d\u2019action ou se résigner à voir une partie des troupes, et méme des chefs catholiques militants, se détacher du gros de l'armée ralliée avec tant de peine et de travail, marcher à sa suite avec Montalembert et dépense r plus d\u2019ardeur et d\u2019acharnement à combattre les soldats de l\u2019Eglise que ses ennemis.Louis Veuillot reste au journal et le journal reste dans sa voie.Sa voie, c\u2019était celle de l\u2019Eglise romaine : en politique, le désintéréssement de tout ce qui ne met en question ni les principes de la foi, ni les droits de l\u2019Eglise et la liberté de son ministère, la franche et libre acceptation de l'Etat social, des institutions politiques et des lois civiles, en tout ce qui n\u2019est pas incompatible avec la liberté des âmes, et l\u2019action du pouvoir ecclésiastique, sans aucune alliance, si ce n\u2019est contre les erreurs antisociales et antichrétiennes.En religion, la plus entière et la plus filiale docilité à toutes les directions du Saint-Siège, de quelque façon qu'elles soient connues.C\u2019était le salut de la cause catholique et ce serait le salut du journal.Sfirement, ce n\u2019est pas par politique mais par conviction que Louis Veuillot voulut que son journal fût en France le plus fidèle écho des idées romaines.* Pour lui-même être catholique c\u2019était d\u2019abord avoir sur toutes choses la pensée de l'Eglise, et la pensée de l\u2019Eglise bien claire et bien authentique, appliquée aux circonstances présentes, il l\u2019attendait des lèvres de Pierre.Pour la France, il croyait que toutes ses infortunes et tous ses malheurs présents étaient le juste châtiment de l\u2019indépendance et des libertés que s'étaient données ses docteurs, ses pasteurs et ses maîtres vis-à-vis de la Chaire apostolique, et que pour la refaire ce qu\u2019elle doit être sous peine de périr, la première des nations chrétiennes, il faut lui apprendre à demander à Pierre seul les paroles de vie qui sauvent les sociétés comme les individus.Il comprenait aussi que ce serait le seul moyen de faire pratiquement l'unité d\u2019esprit et l\u2019unité d\u2019action parmi les catholiques.D'où viendraient en effet à un journal catholique son autorité, son influence et son eificacité pour rallier les catholiques?Du talent des hommes qui le rédigeraient?Le talent n'est pas toujours une garantie suffisante: on l\u2019avait bien vu au temps de l\u2019Avewér.Il ne fallait pas recommencer l\u2019expérience.Puis, les évêques souf- friraient-ils volontiers l'influence sur les idées et l\u2019action des catholiques d\u2019un journal rédigé par un laïque, si catholique qu\u2019il fât?Ne verraient- ils pas dans l\u2019action du journal un empiètement sur leurs droits, et dans l'indépendance relative, qui lui est nécessaire pour dire à temps le mot qu\u2019exige la situation, une espèce de limite au pouvoir essentiel à leur état?Plusieurs, les gallicans Surtout, et il y en avait encore et parmi les plus illustres, le penseraient fortement.Or, on sait que les gallicans et les libéraux qui aiment à se donner de grandes libertés vis-à-vis du pouvoir suprême de l\u2019Eglise, n\u2019entendent pas concéder facilement aux autres les libertés légitimes, rnême les plus nécessaires, et s'ils ont d\u2019extrêmes complaisances pour le pouvoir civil, ils ont, par contre, d\u2019extrêmes sévérités et des exigences despotiques pour les fidè'es laïques qui mettent spontanément leur talent et leur influence au service public de l\u2019Eglise.Un journal catholique rédigé par un laïque, pour rallier les catholiques et ne pas succomber sous l\u2019hostilité des évêques en mal de gallicanisme, devrait être couvert et garanti par une autorité qui ins pire aux premiers la confiance et aux au tres le respect.Quelle serait cette autorité?Celle d\u2019un évêque?Mais la juridiction de l\u2019évêque est limitée à un diocèse, et le journal, lui, ne l\u2019est pas; il est rarfois plus répandu et peut exercer une action plus profonde dans les autres diocèses que dans celui où il gimprime.Celle de l\u2019épiscopat ?Hélas! en France il y avait un très grand nombre d'évêques très dignes, plusieurs très méritants, mais depuis longtemps il n\u2019y avait pas d\u2019épiscopat.Iln\u2019y avait pas entre cette multitude d\u2019évêques unanimité de vues et de pensées, sauf sur les points nettement définis de dogme et de morale.Ce qui était vérité à Reims et à Lyon était erreur à Paris et à Besançon, et réciproquement.Pour être vrai partout, catholique partout, le journal devait refléter toujours la pensée de l'autorité qui ne connaît pas de limite et ne peut se contredire nulle part : celle de l\u2019Evêque des évêques, et ainsi il serait partout et toujours sous sa protection.Non seulement Louis Veuillot se fidèle de la pensée romaine; mais il aspirait de toute son âme, par amour pour l\u2019Eglise et pour le \u2018Pape, par amour aussi pour son pays, à tourner le plus possible les cœurs et les esprits vers Rome.Toute campagne menée contre les erreurs et tendances gallicanes ou séparatistes qu\u2019il ne pouvait pas, lui laïque, entreprendre lui-même, touvait son journal ouvert et y recevait le plus généreux appui; toute croisade pour développer l\u2019amour de la sainte Eglise romaine et la dévotion au Pape, il la secondait et la préchait avec enthousiasme.Comment le Pape n\u2019aurait-il pas aimé et protégé le journal fidèle et dévoué, qui se faisait le défenseur intrépide de toutes les vérités de la foi, le plus puissant propagateur en France et dans le monde entier des idécs Tomaines?Comment eût-il ; laissé briser entre ses mains un instrument si précieux, et d\u2019autant plus efficace, qu\u2019il travaillait de lui-même par pur zèle, et par pur dévouement, à faire de jour en jour plus étroite cette concentration des catholiques autour du Chef suprême de l'Eglise, qui était la grande nécessité des temps présents et assurait l\u2019heure des grandes luttes l\u2019unité d'esprit et l\u2019unité d\u2019action ?C\u2019est ainsi que Louis Veuillot mérita cette encyclique Inter multipli- ces, qui est la bulle d\u2019or du journalisme catholique laïque et consacre son droit au service public de l\u2019Eglise.C\u2019est parce que, fidèle à son programme, il fut toujours catholique avant tout et sincèrement dévoué à toutes les idées et directions romaines, que Rome lui resta fidèle et 1ésista à toutes les intrigues \u2018et à toutes les pressions politiques et épiscopales pour obtenir, sinon la suppression, au moins le désaveu du préoccupait d\u2019être toujours l\u2019écho journal, au bénéfice de politiciens oppresseurs de la conscience catholique ou de prélats anxieux de rester en terre gallicane.Mais, encore une fois, ce n'étais pas chez lui politique ou diplomatie: c'était le besoin de sa foi entière, dévouée et pratique qui attendait toute lumière de IE.glise, et, dans PEglise, du Pape qui est le docteur universel et enseigne toute vérité au nom de Jésus, quel que soit son caractère et qu'il S'appelle Grégoire, Pie ou Léon.(1) N\u2019eût-il fait qu\u2019obtenir cette charte pontificale du journalisme catholique, et leur donner la gloire d'avoir eu pendant tant d'années le premier journal français par le mérite lit.raire et le premier journal catholique du monde, les catholiques de France auraient une raison suffisante de témoigner lvur reconnaissance à Louis Veuillot et de célébrer unanimement sou centenaire.Mais leur convient-il d\u2019oublier et de taire les services immenses et longtemps trop méconnus que le grand journaliste leut a rendus, par son journal d\u2019abord, et par toutes ses œuvres ?Je puis à peine les énumérer à la fin de cette trop longue causerie.Et d\u2019abord, il a été avec Montalembert, et autant que lui, sinon plus que lui, l\u2019âme de la grande et glorieuse campagne catholique pour la liberté de l\u2019enseisnement sous la monarchie de Juillet.Non seulement Louis Veuillot y a été pour sa très grande part par ses brochures et l'action vigoureuse et incessante de son journal, mais il y a été plus encore par son heureuse influence sur Montalembert.Personne ne l'a mieux secondé et encouragé aux heures difficiles.Personne ne l'a autant glorifié, même lorsqu'il en recevait les plus dures paroles et les plus in justes traitements, et n\u2019a plus contribué au retentissement de sa parole.Et il faut bien dire que si Moctalembert ne se fût pas mis tout eu tier sous une autre influence, la loi de 1850, gagnée non par ceux qui \"ont faite, mais par ceux qui avaient fait la campagne, au lieu d'être une loi de semi-servitude, eût pu être une loi de parfaite liberté.Un autre service que Louis Veulot a rendu aux catholiques de so temps, ç\u2019a été de leur apprendre à faire face à tous les ennemis en dé ployant fièrement leur drapeau.Il leur a montré à être fiers de leur foi, à s\u2019en glorifier devant l'ennemi, et à réclamer pour elle le respect.II leur a appris que dans la guerre des idées, comme dans la guerre politique, le succès est aux forts et aux courä- geux qui ne se contentent pas de dé fendre et de couvrir toutes leurs po sitions, mais ne craignent pas de faire des sorties vigoureuses et d'a taquer les positions de l'ennemi.Per sonne autant que lui n'a glorifé 6 foi catholique, personne noû plus 18 humilié et flagellé davantage bout les sottises et toutes les impiétés 9\u2019 osaient s\u2019élever contre le Christ & son Eglise.Et finalement, an catholique de son temps na rés?gagner plus complètement l'estime l'admiration des ennemis de l'Eglise eux-mêmes.Quand Veuillot co mença sa collaboration > J'Univers,! était entendu que le catholicismé a thentique et intégral 'avait pas droit de se montrer en public, ' n\u2019est en chaire et peut-être ale v bune avec Montalembert Le tes?\u2019 était dû à l\u2019impiété : la miles | persiflage et le mépris étaient ou la religion, si ce n'est peat religion sentimentale, sonore 7 de Chateaubriand.Par la «?qu\u2019il fit toute sa v impiétés qui s'attad co vor le nombre infini des imp ë des sots que sa Verve indig od en pâture à la railierie française i et 8 1.\u2014 Le premier évêque de No trouvant à une audience de Sion I le Pape lui raconta \u2018ë detec\u2019 ent! écrivain catholique, et qu te catho avait fait prier un jour fiste a de 1 de Paris de gentremettre 240 \u201cyy \u201cAh! dit: le Pape, si le view ot} avait été là, je n'aurais er 2 ait at\u2019 dire et deux jours après il à mes pieds !\u201d Montréal, 25 Octobre 1913 LA OROIX y en neti inspira aux incroyants une crainte | vice, si quelques-uns ont encore quel- £ : \u201cal \u2018 Dore ae salutuire qui fut un commencement que peine à le pardonner, personne LË CEN TEN AIRE Les élections italiennes et © e de respect.Il veut ensuite prouver que le catholicisme est une source d\u2019inspirations supérieures dans les Ames qui en vivent, et les élève, même les plus humbles naturellement, à une beauté idéale que les lettres humaines n\u2019ont jamais connue si ce n\u2019est dans l\u2019histoire des saints.On a dit que Chateaubriand a dé- paganisé la littérature moderne et l\u2019a christianisée.Chateaubriand était trop peu chrétien lui-même pour créer la littérature catholique, et jusqu'ici les premiers et les plus beaux modèles de la littérature vraiment catholique sont dans les œuvres de Louis Veuillot.(1) Pour qui sait l'influence immense de la littérature sur les idées et sur les mœurs, qui ne comprendra quel immense service Louis Veuillot a rendu aux catholiques de langue française, montrant aux littérateurs catholiques ce qu\u2019ils peuvent tirer d\u2019inspirations et de beautés supérieures du catholicisme ?Il a portê le dernier coup à cette hérésie littéraire, qui faisait de la littérature un champ réservé d\u2019où les sentiments les plus nobles et les plus élevés de l\u2019Âme chrétienne sont exclus, et montré quelle poésie et quelle beauté idéale la foi donne aux vies les plus ordinaires et dans toutes les conditions de la société.Il est vrai que les catholiques ne peuvent pas s\u2019énorgueillir des palmes académiques qu\u2019il n\u2019a jamais reçues.Mais il est de ceux en petit nombre à qui ne manque pas l\u2019Académie, mais qui manquent à l\u2019Académie.L\u2019Académie se fat honorée de le recevoir, mais lu1 ne se fat pas cru honoré d\u2019y être admis: il se serait demandé en quoi il avait pu déchoir et démériter du catholicisme pur et sans aucun alliage, pour cueillir des sympathies et des couronnes dans un tel milieu.Il ne pouvait être où il allait que le symbole vivant de la vérité intégrale et de la foi sans atténuation qui n\u2019y sont pas reçues avec faveur.: \u201c En guise de palmes académiques, il leur a légué ce que l\u2019Académie \u2018avait perdu depuis le grand - siècle et ce qu\u2019elle eût empéchée de retrouver : une langue vraiment française et vraiment chrétienne.Il disait aux jeunes littérateurs, dans un de ses premiers ouvrages, que leur devoir, \u201cet leur mission, était de se rendre maîtres de cette belle langue française catholique et chrétienne depuis le grand siècle et de lui donner un nouveau baptême.Personne n\u2019a fait plus que lui pour renouveler la langue française et lui rendre avec la précision, la netteté et la gravité de la langue classique, l\u2019aisance, la vivacité et la grâce des âges précédents., Personne, non plus, n\u2019a fait autant que lui pour baptiser à nouveau la langue française et en faire le véhicule des idées chrétiennes et catholiques.; Ai-je fini d\u2019énumérer les services rendus par Louis Veuillot aux catholiques de France ?Non.Il a, autant que qui que ce soit en France, combattu le gallicanisme sous tous ses formes, et c\u2019est peut- être lui qui a le plus fait pour le dé- populariser.Il a combattu, et avec quelle énergie ! cette hérésie moderne qui est le fléau des pays catholiques et qui fait du catholique un homme à conscience amphibie, vivant du surnaturel dans sa vie privée, vivant de rationalisme et de naturalisme dans sa vie publique, donnant à Dieu et à l\u2019église le plein domaine de tous ses actes privés, lui soustrayant au nom de la liberté tous les actes de vie politique même les plus importants.Enfin et surtout, personne n\u2019a plus travaillé et plus efficacement à accroître la foi et la dévotion au Pape et au Saint-Siège qui allait être dans la grande crise de l\u2019heure présente le salut de la France.Ce ser- (1) Je ne parle pas, bien entendu, des ouvrages qui traitent ex professo de religion, ne le conteste.Et c\u2019est celui qui le rangera avec de Maistre parmi les laïques qui ont mérité davantage de la France catholique et de 1'Eglise romaine.\u2018 RAPHAEL GERVAIS.\u2014_\u2014 l'Irlande est-elle à la veille d\u2019une guerre civile ?Aux terribles conséquences d\u2019une crise économique, l'Irlande va-t-elle voir s\u2019ajouter les horreurs d\u2019une guerre civile ?C'est vers ce but que tendent tous les efforts d'un nouveau Catilina, représenté par sir Edward Carson.Cet agitateur politique, avec autant d\u2019impudence et plus d\u2019impunité que les meneurs syndicalistes, parcourt le pays en excitant les citoyens à s\u2019armer les uns contre les autres.Sir Edward Carson n\u2019est pas le premier venu ; c\u2019est un des principaux avocats du barreau de Londres, il a fait partie du dernier ministère unioniste, et il est actuellement le chef des orangistes, ou protestants du nord de l'Irlande.Le but de sa campagne est de pousser ses partisans à lever l\u2019étendard de la révolte le jour ou le «Home rule hill » deviendra la loi du royaume, et dès à présent il se prépare à ouvrir les hostilités.Non content de prononcer des harangues fougueuses, de tenir des propos séditieux, il passe des | revues de « volontaires», il les organise en corps d\u2019armée, il met à leur tête un général en retraite de l\u2019armée de l'Inde et s'occupe de leur procurer des armes.Il a même formé un corps d\u2019infirmières, véritables amazones, qui sembleraient plus disposées à faire des plaies qu\u2019à les panser.Ces menées commencent à alarmer la presse libérale, qui reproche au gouvernement de ne point se préoccuper de ces tentatives de trahison.Il peut se faire que ce soit tout simplement du «bluff» de la part de sir E.Carson et ses amis.Les orangistes sont coutumiers du fait.Ils font du «bluff» quand ils prétendent parler au nom del\u2019 Ulster.Cette province, la seule des quatre de l\u2019Irlande où l\u2019on fasse de \"opposition au «Home rule», n\u2019est pas en majorité hostile à cette mesure, puisque sur ses 33 députés au Parlement, 17 sont en faveur de l'autonomie irlandaise.Les orangistes font du «bluff» lorsqu\u2019ils prétendent qu\u2019ils ont enrôlé dans leur «armée» 170,000 jeunes gens, la fleur de l'Ulster.D\u2019après le dernier recensement, toute la population masculine de la province s\u2019élevait à 242,627 hommes entre les âges de 15 et de 35 ans, dont une bonne moitié sont catholiques, et parmi les protestants beaucoup sont en faveur du «Home rule».Ils font du «bluff» quand ils\u2019 disent que la plus grande partie de l'armée britannique est de cœur avec ex et ne marcherait pas contre eux.Ce qul est-malheureusement vrai, c'est qu\u2019un certain nombre d'officiers en retraite les ont assurés de leur sympathie et leur ont offert leur concours actif.Il est possible, il est probable même que les orangistes n\u2019aient point vraiment au fond l'intention de s\u2019insurger.Néanmoins, les journaux ministériels trouvent que le gouvernement pousse trop loin la longanimité ; ils le pressent de poursuivre sir E.Carson en vertu de l'article 3 de la loi sur la trahison-félonie, ou tout au moins de rayer son nom de la liste des membres du Conseil privé; parmi lesquels un traitre est indigne de siéger.\u2014_\u2014\u2014 , Vors la Terre Sainte Par l\u2019abbé J.-A.L'Archevêque Ce magnifique volume de 450 pages est en vente à la Croix au prix de 50 sous l\u2019exemplaire; ou, par ls poste, 60 sous l\u2019exemplaire.de Louis Venillot à Boynes \u2014\u2014 Une touchante et émouvante cérémonie a eu lieu, le dimanche, 5 octobre, dams la jolie petite ville de Boy- nes-en-Gâtinais, à quelques milles de Pithiviers, pour y commémorer le centenaire de Louis Veuillot.Après la grand\u2019messe, où une allocution vraiment remarquable de fond et de forme fut prononcée par un curé voisin, M.l\u2019abbé Frédet, curé de Baule, un banquet était offert aux invités par la Corporation des publicistes chrétiens, sous la présidence de son président, d\u2019un dévouement inlassable, M.Taunay.Plus de 200 convie ves, tous les journaux de Paris, catholiques ou libéraux, étaient représentés, ainsi que nombre de journaux de la région.Au dessert, M.Taunay eut tn mot heureux pour les personnalités présentes: Mgr Baudrillard, recteur de l\u2019Institut catholique, le colonel Keller, le général Canonge, M.D.Delahaye, sénateur; M.Lethelleux, éditeur; M.l\u2019abbé Hubert, supérieur de l\u2019école de Pithiviers, etc, et, pour les membres de la famille Veuillot, largement représentée.Puis, Mgr Hermet, au nom de Mgr Touchet, évêque d'Orléans, dit son admiration pour l\u2019intrépide défenseur de 'l\u2019Eglise.M.François Veuillot, neveu du grand écrivain, au nom de la famille, rappela quelques souvenirs émouvants.Le colonel Keller traça un magnifique portrait de Louis Veuillot.«Pendant près de quarante ans, dit-il, un homme se dressa en face de toutes les incrédulités, de toutes les erreurs, de tous les mensonges, de tous les blasphèmes.À cette tâche, il se prodigua, il s\u2019épuisa, il se sacrifia tout entier.Quelles attaques audacieuses, quelles ripostes décisives! » Après le colonet Keller, on applaudit quelques vers bien frappés de M.Gaston Jolivet, et les toasts de M.Lasurier, directeur de l'Echo de Pithiveiers, l\u2019infatigable organisateur de la cérémonie; de M.le curé de Boynes et de M.le maire de Boynes, qui a prêté un concours si précieux et si utile à cette solennité.A 2 h,, visite de la maison natale de Louis Veuillot.Cefut la partie la plus émouvante de la journée.Le R.P.Janvier, l\u2019éloquent prédidateur de Notre-Dame, en des pages tour à tour émues spirituelles, d\u2019une haute tenue littéraire, etaux superbes envolées, évoqua le souvenir des ancêtres de Louis Veuillot, notamment de cette admirable femme qui, en 1793, la hache à la main, menaça quiconque oserait jeter à bas la croix qui gardait l\u2019entrée de la ville, et son enfance dans cette maison rustique conservée telle quelle, fleurie de chèvrefeuilles et riante à travers le feuillage, sa jeunesse.Ce discours, très beau-de forme comme de fond, est salué de vifs applaudissements.On se rend ensuite à Ja Croix de Boynes, élevée dans les champs et qui a remplacé celle qu\u2019en 1793, la grand\u2019mère de Louis Veuillot défendit, la hache à la main, contre.les démolisseurs.Puis un salut solennel en musique est chanté dans l\u2019église paroissiale et se clôture par une visite aux fonts baptismaux sur lesquels Louis Veuillot fut tenu, le 24 octobre 1813.La première partie des fêtes du centenaire est terminée.Elle a parfaitement réussi et fait bien augurer de la grande cérémonie du Sacré- Cœur, au mois de novembre, où prendra la parole Mgr Touchet, l\u2019illustre évêque d'Orléans\u2014_\u2014 Gr L'IMPRIMERIE DE LA \u201c CROIX \u201d A l'imprimerie de la Croix, vous trouverez le bon travail à bon marché.les catholiques + eT EL D\u2019aprés un rapport présenté au dernier conseil des {ministres italiens, il y aurait déjà 1,952 candidats aux futures élections législatives du 28 octobre.Le suffrage étant devenu à peu près universel, le nombre des électeurs a quadruplé.On peut calculer que dans quatre ans, il atteindra à peu près le chiffre des électeurs français.Dans certaines circonscriptions, les catholiques ont cru avantageux de soutenir les candidats conservateurs contre les radicaux, socialistes, républicains, libéraux, -anticléricaux et a.tres.Mais toutefois ils ont exigé de ces candidats un certain nombre de garanties minima.Ce sont les suivantes * «lo Défense des institutions de l\u2019Etat et des garanties constitutionnelles accordées à la liberté de conscience et à la liberté d\u2019association ; aussi opposition à toute proposition de loi contre les «congrégations religieuses» ou à toute autre qui tendrait à troubler la paix religieuse de la nation ; 2o Développement de la législation scolaire de telle sorte que, tout en augmentant le plus possible le nombre des écoles publiques, on ne vote pas des conditions qui entravent.ou empêchent les œuvres d\u2019enseignement privé, facteur important de diffusion et d\u2019élévation de la culture | nationale : 30 Soustraire à tout arbitraire et à toute incertitusie, munir d\u2019une pre- cédure juridique sérieuse et de garanties pratiques et efficaces le droit des pères de famille d\u2019avoir pour leurs enfants une sérieuse instruction religieuse dans les écoles municipales; 4o Résister à toute tentative d\u2019affaiblir l\u2019unité de la famille et s\u2019opposer absolument au divorce | So Reconnaître dans les Conseils de l\u2019Etat des droits égaux aux représentations des organisations économiques ou sociales indépendamment des principes économiques et sociaux qui les inspirent ; 60.Réformes graduelle et continue des institutions juridiques dans le sens d'une meilleure application des principes de justice dans les rapports scciaux; 70 Appuyer une politique qui tende à conserver et renforcer les forces économiques et morales du pays et à développer progressivement Vinfluence italienne dans la civilisation internationale.» Les candidats qui désirent être soutenus par les catholiques doivent donner sur ces «points d'entente » des garanties complètes; ou bien ils s\u2019engageront en particulier par écrit à les défendre, ou ils devront les adopter et les inscrire nettement sur leur programme public.Ces exigences sont aussi modérées que patriotiques ; mais, craignant lé triomphe des partisans de l\u2019ordre, les anticléricaux crient néanmoins à l'intolérance.Il est probable, en \"effet, que les éléments de conservation sociale et de liberté religieuse appuyés par les catholiques triompheront à la fin du mois pour le plus grand avantage intérieur et extérieur de l'Italieee tre A VENDRE Bons contrats de la Caisse Hypothécaire Limitée, Nos 127, 286, 287, 440, 441, 442, 528, et 529.S\u2019adresser à R.FAUCHER, Tailleur, 915, Mont-Royal Est.Téléphone, Saint-Louis 6047 \u2014\u2014 res L\u2019IMPRIMERIE DE LA \u201c CROIX\u201d A l\u2019imprimerie de la Croix, vous trou- verez \u2018le bon travail à bon marché.FOURRURES ! Quantité énorme de Pardessus en drap avec collets en fourrures.Bon drap.Doublures en soie ou «farmer» satin.Toutes les grandeurs à partir de $25.00 en montant.Pardessus doublés en toutes sortes de fourrures avec garniture en loutre, vison, «seal» ou mouton de Perse.Prix aussiraisonnables que possible.Immense assortiment de toutes sortes de fourrures pour Messieurs, Dames et Enfants.Chas Desjardins & Rie LIMITEE 130, RUE SAINT-DENIS ICIS EOIB IIB EOIS ICBO @smscse § Pour avoir un bon travail à bon marché, il faut venir à L'INPRIMERIE de la \u2018\u201c Croix \u201d PEOSE 0S 0S E00 EOI IIB 0S ECS SOB 0B ICSD 0ST 25, RUE SAINT-GABRIEL, - MONTREAL Nous exécutons tous les tra- et depuis le catalogue de çom- merce jusqu'aux formules de compte ou de lettre, Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos cHents et nous ne sommes contents que lorsqu\u2019ils le sont eux-mêmes, vaux, depuis le gros volume jusqu'à la simple circulaire, LA \u201cCROIX\u201d 25, Saint-Gabriel, Montreal Tél.Bell Main 6974., Nous donnons des estimés à tous esux qui nous en demandent UN LIVRE QUI FAIT EPOQUE Histoire de l'Eglise Catholique DANS L'OUEST CANADIEN (1659-1905) Par le R.P.A.-G.MORICE, O.M.I.Trois forts volumes reliés, superbement illustrés de photogravures, cartes, fac-similés.(80 chapitres au lieu des 43 de la traduction anglaise) PRIX: $5.60 et $6.60 FRANCO SELON LA QUALITÉ DE LA RELIURE Adressez les commandes à la CROIX; Montréal.| IE PACIFIQUE CANADIEN TORONTO *9,05 a.m.et *16.00 p.m.à le gare Union Wagon observatoire-bibliothèque sur train du jour.*11.00 p.m.: 4 1a gare delarue Yonge Wagons-lits et Acompartiments éclairés a la lumière électrique.Votre 7 est simplement une question de distance \u2014il n\u2019y a qu'une seule route idéale par eau : c'est le vieux grand Saint-Laurent.Ou aller: MONTREAL 0yage de Vacances i Tous le?jours, excepté le dimanehe \u2014 * Tous le MILLE ISLE jours \u2014 $ Le dimanche seulement.ROCNESTER QUEBEC EXCURSIONS DE COLONS CHUTES NIAGARA TABOUSAC Billets aller et retour pour Winnipeg, Edmonton CLEVELAND LE BAS DU SAINT.et stations intermédiaires.À vendre tous les mardis DETROIT LAURENT jusqu\u2019à 28 octobre.Limite de retour,deux mois.ot le SAGUENAY BUREAUX DES BILLETS 141 et 143, rue Saint-Jacques, Montréai Téléphone Bell.Main 8125 Ou aux gares Viger et Windsor.9-11, Carré Victoria, - Bureau des billets des lignes de la Richelieu et Ontario Montréal een dw ; EEE - Ru oo tli.\u2014 = aa.A LA OROIX TN Montréal, 25 Octobre 1913 re Le procès du Juif Beiliss BN à Kiel Il y a quelques jours que s\u2019est ouvert, à Kief, en Russie, le procès du juif Beiliss, détenu depuis deux ans sous l'accusation d'avoir assa- siné le jeune chrétien Youstchinsky, On se rappelle que le corps de cet enfant fut trouvé dans une cave complètement exsangue et troué de coups de couteau.Ce crime, ayant les caractères du meurtre rituel tel qu\u2019il est présenté par la tradition historique, occasionna dans toute la ville une émotion considérable.L'opinion accusa immédiatement les juifs, qui sont très nombreux à Kief.L'influence des juifs dans la ville s\u2019employa à faire disparaître tous les documents\u2018qui \u2019 pouvaient servir à la divulgation dela vérité.Les inpica- teurs dé police sur l'indépendance desquels on comptait, furent mis àla retraite ou déplacés.On terrorisa la population pour arrêter les témoignages.,.- Faux témoignages, revocations de fonctionnaires, tentatives de corruptions de témoins, suicides, rien n\u2019a manqué pour faire de ce procès une cause extrêmement troublante.Deux enfants qui avaient été vus les derniers avec Youstchinsky, quelques instants avant sa disparition définitive, furent interrogés par: le juge\u201dd'intruction, il y a deux ans, et moururent presque aussitôt d'un mal mystérieux.Le crime avait été commis le 20 mars 1911.Le 3 août dela même année, le directeur d'une petite briqueterie;voisine,le juif Mendel Beiliss, que avait été vu avec Youstchinsky peu de temps avant le crime, fut arrêté et emprisonné.Il comparaît pour assassinat, mais la question de «crime rituel» se pose à cette occasion d\u2019elle-même.Les assises sont présidées par M.Boldirief.Les jurés se composent de six paysans, trois employés subalternes du gouvernement, deux marchands et un homme appartenant à une profession libérale.Le prisonnier Beiliss qui n\u2019a cessé de protester de son innocence, est assis - té par quatre avocats de premier plan.Les experts sont très partagés sur SA pourchassez-les.N'oubliez pas l'assassinat d\u2019un enfant orthodoxe.» mande au chef de la police de produire un exemplaire de cette feuille.Le ministère public s\u2019y refuse.: s\u2019agit de l'assassinat de Youstchinski, dit-il, et non pas d'une distribution de feuilles.M.Sawnislowékÿy, porte-parole des Cent Noirs, approuve le ministère public.oo La défense insiste néanmoins, Mais la cour décide que la feuille ne sera pas versée aux débats.Une femme du nom de Vera Tcheberiak, demeurant près des Youstchinsky, prétend qu\u2019on lui a offert 20,000 piastres ainsi qu\u2019un passeport pour l\u2019étranger, si elle voulait prendre sur elle la responsabilité de l\u2019assassinat ; mais elle ne précise pas qui lui a fait cette offre.\u2019 Elle parait, cependant, étre impliquée dans ce meurtre, si on en croit le témoignage de Catharina Diakonoff, une de ses connaissances, qui, un jour qu\u2019elle était en visite chez Vera Tcheberiak, vit sous un lit un gros paquet contenant apparemment le cadavre d\u2019un enfant.La veille, il y avait eu chez la Tcheberiak, une grande orgie, à laquelle avait pris part plusieurs personnes.Beiliss était-il parmi ces personnes ?C'est le point à éclaircir.Le procès se continue.\u2014\u2014 Le Pape et la jeunesse catholique de France Quand le Pape donne des tonseils, exprime des sentiments, aux associa - tions, aux corporations catholiques qui sont admises à lui présenter leurs hommages et leurs protestations de dévouement, ce n\u2019est pas seulement, sauf certains cas tout à fait spéciaux, pour ceux auxquels il répond que sa parole a de l\u2019importance, chaque catholique peut en faire son profit.«Nous sommes catholiques intégralement, avait dit la Jeunesse catholique de France dans son adresse au Souverain Pontife, parce que nous nous soumettons sans restrictions à l'autorité de l\u2019Eglise\u2026 Nous avons le désir ardent de faire mieux pénétrer dans l\u2019organisation de la Société la bienfaisante et nécessaire influence des principes chrétiens.» Le Saint-Père leur répond : «Devant la fécondité de votre action et le chevaleresque'entrain qui la distingue, le Souverain Pontife salue votre Association comme une la question de savoir si l\u2019on se trouve | grande espérance pour l\u2019Eglise et ou non en présence d\u2019un crime,rituel, | pour votre patrie.Il vous félicite mais, depuis l'arrestation de *Beiliss, de marcher intrépidement, fidèle les juifs se sont efforcés de susciter par toute l\u2019Eufope un mouvement favorable à l'accusé, dont Israël a épousé la cause, et c\u2019est ce qui laisse fortement soupçonner que nous sommes en face d\u2019un «crime rituel».Et puis, les juifs ont envoyé de partout des centaines de correspondants à ce procès, afin de créer un mouvement d'opinion dans la presse.i La lecture de l'acte d\u2019accusation a duré une heure et demie.La mère du jeune Youstchinski dépose qu\u2019elle fut d'abord accusée elle- même d'avoir assassiné son fils, qu'elle fut jetée en prison ainsi que son mari, et qu\u2019on s\u2019efforça de lui faire avouer sa prétendue culpabilité.Elle n\u2019a soupçonné personne de I'assassinat.Les ficelles qui liaient les mains du cadavre étaient semblables à celles qui servaient de bretelles à son enfant, mais les lambeaux de taies d'oreiller qui avaient été employés pour l\u2019empaqueter ne lui appartiennent pas.Le professeur catholique de l\u2019enfant dépose qu\u2019il n'avait pas vu le jeune Youstchinski après être entré jà l\u2019école.Il raconte que le jour de Penterrement on distribuait aux assistants une feuille contenant les mots suivants : Chrétiens orthodoxes, le jeune Youstchinski est mort au milieu des tortures de la main des juifs.Attaquez donc les juifs et a votre programme, qui est de travailler à la régénération de la société chrétienne par la piété, par l\u2019éttde et par l\u2019action.«Vos œuvres faites dans la discipline et dans l\u2019obéissance affectueuse aux Evêques et aux aumôniers qui agissent en leur nom auprès de vous, seront à la fois des «réponses» et des «remèdes» ; des réponses à l\u2019erreur et à la passion antireligieuse, Il.Venillot ttt Le chroniqueur parisien de l\u2019Indépendance s'occupe de Louis Veuillot, dont les publicistes chrétiens ont inauguré le buste, le 5 octobre courant.Ti fut un temps où il y avait quelque beauté à reconnaître le mérite de Veuillot, et à défendre son honneur.C'était quand une meute s'acharnait après lui pour le diffamer, le bâillonner, le ligotter.Aujourd\u2019hui, justice lui est enfin rendue.Du côté libre- penseur, Jules Lemaître a payé d\u2019exemple, il y a des années déjà.Tout le monde suit.C\u2019est à qui déposera sur cette tombe réhabilitée la fleur du compliment tardif., Le chroniqueur de l'Indépendance y va du sien, il rappelle combien Veuillot fut désintéressé, refusant les situations qui n'étaient pas à la taille de ses convictions : «M.Louis Dixmer, dit-il, raconte qu\u2019en 1860, quand l\u2019Empire eût supprimé l'Univers, Louis Veuillot se rtouva sans situation et sans fortune.Villemessant alla lui proposer d\u2019écrire au Figaro et lui offrit 1,000 francs par semaine.C'étaient des appointements inconnus à l'époque; depuis, ils ont été rarement atteints.Louis Veuillot refusa.Sachant la grosse influence que Mlle.Veuillot exerçait sur son frère, Villemessant se fit présenter à cette vieille demoiselle quj tenait la maison du polémiste et essaya de gagner la sœur à sa cause.«Elle ne fut pas plus stentée», écrit M.Louis Dixmer, et les offres du célèbre manager furent repoussées.Louis Veuillot était un lutteur; il voulait écrire, parce qu\u2019écrire c\u2019était lutter pour ses idées; le rôle d\u2019amuseur, de jongleur de mots, d\u2019enfileur de perles lui déplaisait, il ne l\u2019accepta pas, \u2018 «Le banquier israélite Mirès, qui fondait à ce moment les Chemins de fer romains, et supposant non sans vraisemblance que l'influence de Louis Veuillot, auprès du »Vatican, pourrait servir son entreprise, proposa au journaliste d\u2019entrer dans son conseil d\u2019administration.C\u2019était le pont d'or: l'écrivain refusa de le franchir.» Ce témoignage du désintéressement de Louis Veuillot, venant d\u2019un adversaire, à sa valeur.CA ET LA Le Saint-Siège et le gouvernement Français A propos des commentaires des journaux français sur la question des relations avec le Saint-Siège et des intérêts catholiques en Orient, l\u2019Osservatore Romano publie la note suivante: «Ces commentaires et polémiques nous semblent avoir un intérêt parti- des remèdes au mal qui envahit de toutes parts.Vous lutterez efficacement contre les sacrilèges entreprises qui tendent de plus en plus à substituer les drois de l\u2019homme aux droits de Dieu, à violer notamment le droit sacré qui donne pour base à l\u2019enseignement de tous les degrés les préceptes de la religion.«.Vous lutterez contre les décevantes utopies sociales et contre le | souffle perfide du libéralisme qui insinue le mensonge sous mille formes variées.» Le droit sacré qui donne pour base à l\u2019enseignement de tous les degrés les préceptes de la religion ! Voilà bien la question qui agite aussi notre pays Et nous connaissons « le souffle perfide du libéralisme», aussi bien que «les décevantes utopies sociales, \u20140_ À l\u2019imprimerie de la Croix verez 1s ban twavail & on culier et une valeur éminemment instructive pour certaines catégories de ceux qui, de temps en temps, se plaisent à répandre le bruit que des pourparlers se poursuivent entre le Saint-Siège et le gouvernement français pour la reprise des relations diplomatiques; pour ceux qui, dans ces derniers temps, se sont parfois posés en négociateurs diplomatiques, alors que, de fait, ils n\u2019avaient aucune mission, ni aucun mandat à ce sujet, pour tous ceux, enfin, qui ont affirmé et vont continuellement répétant que la responsabilité de la rupture des relations entre le Saint-Siège et le gouvernement frangais et la persistance de cet état de choses doivent être attribuées à la politique du Vatican, c\u2019est-à-dire au Saint-Siège lui- même, «C\u2019est seulement à ces divers points de vue que les communtaires des journaux parisiens peuvent avoir, Le désintéressement de \u2018À ces mots un des défenseurs de- | personnes déterminées à savoir: pour | nous semble-t-il, une importance quelconque.» .& * Congrès international de la libee-pensée Au congrès de la libre-pensée qui se tient présentement chezles carbo- narios de Portugal avec le concours des Lorand et des Charbonnel de tous pays, se disent des choses qui méritent d\u2019être notées.Un compte-rendu envoyé à l\u2019organe socialiste et rationaliste de Charleroi apporte d\u2019intéressants renseignements.Un M.Bazire, parlant au nom de « l'Union fédérative de la libre-pen- sée de France et des colonies » signa - le que les libres-penseurs « ont beaucoup travaillé en France, mais que les efforts ont été très dispersés et qu\u2019on n\u2019en aperçoit pas les résultats » Puis c\u2019est le tour d\u2019un prêtre défroqué; écoutons le journal de Charleroi: « Victor Charbonnel constate que les libres-penseurs français sont actu - ellement les victimes de la victoire.Au lendemain de la loi de séparation.ils se sont dit: maintenant que l\u2019Eglise est vaincue et que la question cléricale est résolue, occupons-nous d'autre chose, payons notre dette aux ouvriers et aux socialistes qui nous ont soutenus dans la question anticléricale et réalisons des réformes sociales.C\u2019est généreux; mais l\u2019Eglise n\u2019est pas vaincue, et il s\u2019est formé un parti politique, dit d\u2019apaisement, qui s\u2019est habilement créé une popularité et qui encercle la démocratie dans des œuvres d'apparence démocratique, mais cléricales au fond.» = x + La faillite de la morale libre- penseuse M.\\Lucien Descaves, un anticlérical avéré, s'occupe des crimes monstrueux commis en France par des adolescents.Il écrit dans le Journal, de Paris, n° du 11 octobre: « La vérité, qu\u2019il faut dire courageusement, c\u2019est que la morale indépendante ne nous a pas donné, vis-a-vis de l'enfant, le frein nouveau que nous attendions d'elle.Je crois fermement qu'il est suffisant pour arrêter sur la pente une conscience formée ?\u2026 Mai la conscience de l\u2019enfant l\u2019est-elle et par qui?\u2026 Hélas! Elle ne l\u2019est pas, elle ne l\u2019est pour personne, elle ne peut l\u2019être sans l\u2019éducation religieuse.M.Lucien Descaves se voit bien forcé de le reconnaître, « courageusement», dit-il.Le vrai courage serait d\u2019aller jusqu\u2019au bout dans le terrible aveu auquel la réalité l\u2019oblige, Le vrai courage serait de remonter la pente où tout aujourd\u2019hui dégringole parce qu\u2019au lieu de regarder en haut vers Dieu, on s\u2019hypnotise à fixer le gouffre.=» = Le Cardinal et le Président On lit dans I\u2019 Agence Internationale Roma ; « Une certaine presse catholique libéralisante s\u2019était empressée de faire tapage autour d\u2019une note de S.Em.le cardinal Andrieu, archevêque de Bordeaux, dispensant ses diocésains de l\u2019abstinence au moment du passage de M.Poincaré, Président de la\u201dRépublique, dans sa ville épiscopale.On voulait avoir la une sorte d'avance au gouvernement ou de ralliement à la politique du chef de l\u2019Etat.Dans une lettre très digne et très remarquée à la Croix, le Cardinal remet les choses au point.Il explique que la mesure qu\u2019il a prise n\u2019a d'autre motif que la raison canonique d\u2019un concours extraordinaire du peuple, qu\u2019il a eu en même temps le soin de réclamer des persécuteurs la liberté de l\u2019Eglise et de demander à cette intention des prières.Cette noble attitude soulève de nom- breux commentaires.» La danse Par Mgr L.-M.Ducas, Prot.Apost.L'auteur a condensé dans cet opuscule, au sujet de la danse, la vraie doctrine telle qu'exprimée par les pères, les docteurs, les synodes, les conciles, les évêques et les catéchistes de l\u2019Église, et il a ajouté à ce compendium le témoignage des payens et des gens du monde.Ce petit livre devrait étre d\u2019autant plus répandu que la danse est devenue l\u2019une de nos plus grandes plaies sociales, même au sein de sociétés soi-disant \u2018catholiques comme les Chevaliers de Colomb.En vente a la Croix, 25, Saint- Gabriel, Montréal, au prix de 15c.l\u2019exemplaire; $5.00 les 50.exemplaires; 7.00 le 100 \u201c te Pre Le Concordat de la Serbie avee le Saint-Siège À la suite du démenti publié dans l\u2019Osservatore Romano concernant l\u2019envoi d\u2019une mission serbe à Rome, le chargé d\u2019affaires de Serbie près le Quirinal, M.Liugomir, a fait des déclarations intéressantes.Le chargé d\u2019affaires a confirmé pleinement l\u2019intention du gouvernement serbe de négocier un concordat avec le Saint- Siège et cela dans l\u2019intérêt même de la Serbie.« Si la Serbie, a-t-il dit, n\u2019a pas encore conclu de concordat avec Rome, c\u2019est que, dans le royaume de Serbie, les catholiques sont peu nombreux, 8,000 en tout et presque tous de nationalité étrangère.Aujourd'hui la Serbie,en s\u2019agrandissant, s\u2019est annexé plusieurs milliers de catholiques nouveaux, et il est naturel que le gouvernement de Belgrade songe à régler leur situation légale.Un catholique serbe, le docteur Davtitch, a été chargé d'élaborer un projet de concordat qui sera soumis au Saint - Siège, et une mission serbe se rendra prochainement à Rome pour engager des négociations avec le Vatican.Cette mission sera présidée par le ministre de l'instruction publique et elle comprendra un professeur de droit et un conseiller à là cour de cassation.Cette mission devait se trouver à Rome prochainement, mais les troubles suvenus à la frontière albanaise ont forcément retardé son départ.Elle partira dès que la question des frontières serbes sera réglée entre la Serbie et l\u2019Albanie.» « Le gouvernement serbe a plaine confiance d\u2019arriver à une entente avec le Saint-Siège, et cela, malgré la campagne de presse autrichenne.» L\u2019impression qui se dégage de ces paroles est que le gouvernement serbe est animé, àl\u2019égard des catholiques, des bons sentiments et qu'il veut réellement conclure un concordat avec le Saint-Siège, pour régler d\u2019une façon satisfaisante la situation dés nouveaux catholiques serbes.yn rest Huit ans après la Rupture du Coneordat Après un assez long séjour à Rome au cours duquel il a obtenu une'audience particulière du Saint-Père et a pu converser avec les plus hautes personnalités ecclésiastiques, Mgr Odelin, vicaire général et directeur des Oeuvres diocésaines, vient de rentrer à Paris.Par la situation prépondérante qu\u2019il occupe dans le diocèse aussi bien que par les nombreuses et anciennes relations qu\u2019il possède dans la Ville évernelle, Mgr Odelin est certainement l\u2019un des membres du clergé de France les mieux placés pour ap précier à leur juste valeur les conséquences de la rupture du concordat.Un confrère parisien a prié Mgr Ode- lin de lui faire part des im qu\u2019il rapportait d'Italie : | « En mars 1904, a-t-il répondu, à a veille du voyage de M.Loube j'envoyai de-Rome à l\u2019Echo 4, Par une note qui m'avait été demandé, par l'un de ses rédacteurs.Cette note commençait ainsi: « La France as.bi un Sedan militaire; mais elle a ! dé malgré tout une supériorité mor le incontestée: auprès du Saint-Siège elle a toujours une place Pprépondérante.Mais le gouvernement de M, Com bes lui pré ; \u2019 \u201cÊtre que l\u2019autre par ses conséquences.» + A neuf ans de distance, le Sedan \u2018diplomatique est un fait que personne ne peut plus nier.« Auprès du Vatican, toute les puissances, même dissidentes, comme I'AL lemagne et la Russie, sont officiellement représentées ; une seule manque: la France.L\u2019 Allemagne possade auprès du Saint-Siège un ambassadeur ea tholique, admirablement choisi, très intelligent, très sympathique et très actif.Je ne sais ce qu'il y a de vrai dans les bruits qui courent de la nomination d'un nonce a Cologne et de | création d'un cardinal allemand de curie, mais soyez persuadé que l'Allemagne fait les efforts les plus grands pour occuper la place quela République française a follement laissée Jjbre, à l\u2019encontre de tous les régimes qui se sont succédé dans notre pays même celui de la Convention.» \u2014 Il nous reste heureusement l\u2019influence des congrégations frantaises.\u2014 Cetteinfluence est déjà moindre et diminuera fatalement chaque année.Actuellement l'Italie tend à se substisuer à nous dans tout le Levant.Un prélat italien me disait récemment: « Pourquoi parlez-vou: toujours des congrégations frangaises en Orient} Votre gouvernement les a expulsées de France; il est donc impossible de les protéger en\u2018Orient.C'est l'Italie qui est appelée à ramplacer la France dans cette mission et à les protéger.» «En fait le protectorat nous échappe peu à peu depuis quelques années par la force même des choses.L'influence française en Orient est due à nos seules congrégations.Partout en Turquie on parle natre langue et les Allemands du chemin de fer de Bazdad seront obligés de l\u2019employer pour se faire comprendre; les noms des stations ont dû même être écrits en turc et en français.« Ce résultat, je le répète, est dû uniquement 2 nos congrégations.Or celles-ci, expulsées de leur pays d'origine depuis 1902, ont di, bon gré mal gré, s\u2019établir a I'étranger et depuis se tranforment lentemant mais fatalement, en congrégations étrangères.» «Telle congrégatton de missionnaires qui a dû transporter à Cologne son noviciat voit celui-ci rempli de jeunes Allemands; dans dix ans d'ici, les membres de cette congrégation seront en majorité de race germank que.Dernièrement, une congrégation d'hommes, française par son fonda: teur et son origine, a dû nommer ul supérieur général.Les délégués de France, d'Angleterre, de Belgique, de Hollande, des Etats-Unis, du Car nada, de l'Amérique du Sud se sont réunis à Rome; un Français a ét élu, mais non sans de sérieuses difficultés.Et l\u2019on prévoit que son suc cesseur ne sera pas l\u2019un de nos compatriotes.,( \u2014Ce que vous me dites là, Monset | gneur, est singulièrement grave # point de vue de l'influence françaisé dans un avenir prochain.\u2014Hélas! oui, et je ne saurais trop insister là-dessus.La parole de Léon XIII, dans ln lettre qu'il écrivit aus évêques en 1901, se vérifie ave une douloureuse exactitude : «En 0% pant l'arbre, on se privera de 5 fruits.» Pressiong a \u2014_\u2014\u2014\u2014 Dimanche, aura lieu à Chambl une démonstration patriotique po\u201d les auspices de la Saint-Jean-Bapts ; de Montréal, pour commémof! | centenaire de la bataille de Châte#\u201d guay."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.