La Croix., 1 novembre 1913, samedi 1 novembre 1913
[" AW % blktin du P Taute- Ville , ri, Franc.» eh.iN HOC.SIGNO VINCES La *\u201cCroix\u2019\u2019 25, RUE SAINT-GABRIEL Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN » Directeur \u2014 Propriétaire réléphone: Bell Main 6974.In pamphlet de M* Langlois Petit Godefroy vient d'expédier une circulaire aux principaux ci- tovens, à la classe instruite !\u2026.L'admirateur du grossier Nathan et de l\u2019infâme Ferrer ne paraît pas du tout admirer nos évêques, surtout Mgr Bruchési.Le non serviam de Lucifer brille de tout son éclat dans ce pamphlet ! Y en aura-t-il beaucoup qui suivront l'appel à la révolte du petit homme ?Espérons que très peu entreront dans ses idées et que la masse l'enverra paître biën loin avec ses théories de mauvais aloi.Laissons le pauvre petit flagorner ses juifs el fudti quanti.Oui, laissons- le au fond du bourbier où il s\u2019est enfoncé.Mettons une bonne fois ce contempteur de notre race au rancart.Il faut le considérer comme une machine détraquée, bonne tout au plus à faire le jeu de nos ennemis | Restons unis à nos évêques.Que nous donnera-t-il en échange de la paix de la conscience que procure la soumission à l\u2019autorité légitime établie par Dieu ?Des fruits gâÂtés, rien de mieux.Des fruits tirés dela fange de son apiété.Bien naïfs ceux qui croiraient recevoir des produits del'Eden ou les pommes d'or des Hespérides.Langlois n\u2019est plus des nôtres, c\u2019est un malheureux transfuge livré tout entier à un petit groupe de grimaciers sans principes et de sectaires haineux.Il faut que ces gens sachent bien que nous ne sommes pas disposés à nous laisser ven \u2018re au profit des tenants du Talmud! Restons unis à nos évêques, à notre clergé qui a fait notre race belle et forte.«Nous n'avons jamais attaqué l\u2019Edisent les gens du Pays, I'Archevêque a cu tort de nous condamner.» Directement.ouvertement, non ; mais indirectement, hypocritement, oui, par l'approbation bien marquée que la petite feuille a toujours donnée aux ennemis de l'Eglise! Nathan, Ferrer, les révolution - naires de 93 ct autres de même espèce.reconnus comme ennemis déclarés de l'Eglise, sont des grands hommes pour les rédacteurs du Pays/.silise, Langlois ne doit pas s'imaginer que les catholiques sont assez benèts pour ne pas lire entre les lignes, pour ne pas s'apercevoir que maints de ses articles sentaient la haine du catholicisme!.Et cet Agneau blanc de la Saint- Jean-Baptiste, si cyniquement attaqué par votre journal, maitre Godefroy, que vous a-t-il donc fait ?Est-ce qu'il symbolise trop bien la divine victime, l\u2019Agaus Dei qui toliis peccata mundi, cet Agnus Dei que vos juifs ont en si grande horreur?Si nous avions pris pour symbole le bouc de vos maçons vous ne cric- riez pas si fort, maître Godefroy, et vos amis non plus ! l£L voilà que ce Langlois, «fils soumis de l'Eglise», prétend traduire son archevêque devant les tribunaux parce que celui-ci a rempli un devoir \u2018le sa charge pastorale.Le juge de la foi et de la saine doctrine, à Montréal, ce n\u2019est plus Mgr Bruché- BENIGION, si, c\u2019est Godefroy, le chef des émancipés, Godefroy, le docteur en fhéolo- gie maçonnique, selon l'expression de quelqu'un! Peuples inclinez vous devant le grand docteur.Et vous, honorables juges, préparez votre sentence ! J.~A.DOLLARD, _\u2014_ Le nouveau juge en chef d'Angleterre est juif Sir Rufus Isaacs, juif, vient d\u2019être nommé juge en chef en Angleterre.On sait que lord Issacs, engagé dans une spéculation de Bourse (affaire Marconi) lorsqu\u2019il était procureur général, fut réduit à s\u2019excuser devant les communes d'une erreur de jugement, et accepta le vote de regret auquel s\u2019est ralliée l'assemblée.Les trois prédécesseurs de sir Rufus Isaacs, lord Arverstione, lord Russell et lor 1 Coleridge, ont compté parmi les grandes autorités morales de I'Angleterre.On a gardé souvenir de la mercuriale que lord Russell adressa un jour au lord-maire de Londres, qui, fidèle à la tradition, était venu se présenter à la barre du tribunal le matin de son investiture pour défendre les praciques financières en usage dans la Cité.« Sir Rufus Isaacs, écrit-on a I'Echo de Paris, pourra juger des délits assez gros pour mériter les sanctions matérielles que le tribunal peut décerner.Il ne sera pas, il ne peut pas être un vrai censeur des mœurs publiques.« À être exercées par lui, les hautes fonctions qui lui sont confiées aujourd\u2019hui ne peuvent que se restreindre ».Le sacre de S.&.Mer Brunet Le 28 octobre, le sacre de S.G.Mgr Brunet, premier évêque de Mont-Laurier, eut lieu dans la Cathédrale d'Ottawa au milieu d'un concours considérable de dignitaires de l'Eglise de prêtres et de fidèles.L'évêque consécrateur fut S.G.Mgr Gauthier, archevêque d'Ottawa.Les allocutions furent données par S.G.Mgr O'Brien, en anglais, et par S.G.Mgr Forbes, en français.La veille, à l'occasion de la prestation du serment d'office, le T.R.P.Alexis fit le sermon, Nous sommes heureux d'avoir l'occasion de renouveler nos hommages à S.G Mgr l'Evêque du Mont-Lau- rier, A nos lecteurs Ceux de nos lecteurs qui ne nous ont pas encore envoyé le prix de leur abonnement nous obligeraient en le faisant le plus tôt possible.* * *, Quelques borrs amis ont commencé à faire avec succès de la propagande en faveur de la Croix.Nous les en remercions chaleureusement._ Mgr Montagnini, légat du Pape à Berlin, est mort le 25 octobre.Mgr Montagnini avait été chargé de la nonciature à Paris, Après la rupture des relations de la France et du Vatican.QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, JOURNAL 26, ce MEURTRE 7 RITUEL CHEZ LES JUIFS Le meurtre rituel existe-t-il chez les Juifs ?Non, si on entend par «meurtre rituel » un sacrifice de sang chrétien, prescrit par la loi juive et fait dans une synagogue.Oui, si on entend par ce terme les meurtres commis par des juifs en haine du nom chrétien.Car l\u2019histoire abonde de ces derniers cas et des plus authentiques.Henri Desportes, dans son ouvraze Le mystère du sang chez les juifs, en cite un grand nombre.On nous retorquera peut-être : Comment se fait-il que les juifs se rendent coupables de cecrime puisqu'il leur est expressément interdit dans le Lévitigue (xvii, 10-14) de manger un sang quelconque d'animal, encore bien plus par conséquent le sang de l'homme.Il faut ne pas connaître les juifs pour croire qu'ils suivent les prescriptions des livres saints, surtout depuis que le sang du divin Crucifié est retombé sur leurs tétes et sur celles de leurs femmes et de leurs enfants.Pharisiens, sépulcres blanchis, race de vipères, ils étaient il y a dix-neuf siècles et ils le sont encore plus que jamais.Depuis ce temps-là que de pages du Testament ils ont déchirées ou altérées, pour satisfaire à la haine qu\u2019ils nourrissent contre Celui dont ils ont versé le sang sur le Golgotha ! Mais, dira-t-on, encore : N'est-il pas vrai que certains papes, au XTlle siècle, ont défendu aux chrétiens d\u2019accuser les juifs du «meurtre rituel » ?On fait ici allusion, sans doute, à Innocent IV et à Grégoire X, Voici dans quelles, circonstances ces deux papes intervinrent-ils entre les chrétiens et les juifs.C'était dans la première moitié du 15e siècle.Les juifs, par leurs dilapidations, étaient alors devenus tellement exécrables aux yeux des chrétiens, que ceux-ci, sans enquête souvent, les accusaient à tort de tels ou tels meurtres rituels.Des erreurs judiciaires avaient manifestement été commises.11 fallait empêcher que ces erreurs regrettables et injustes se renouvelassent et il appartenait au Pape, lui, le mandataire attitré de la Justice divine, d'en prendre les moyens.C'est la raison de l'intervention d'Innocent IV et de Grégoire X.D'ailleurs, il est à remarquer que, dans cette médiation, il n'est question que du «meurtre rituel » proprement dit, c'est-à-dire \u2018de celui qui pourrait être commis dans une synagogue en vertu d\u2019une loi juive et par des juifs autorisés à ce faire par ladite loi.Il y a l'autre «meurtre rituel», celui que des juifs, par haine du chrétien, ont commis secrètement et individuellement dans -le cours des siècles.De l'existence de celui-ci, personne | ne doute ; et.ce sera à la honte éternelle de la race juive de l'avoir commis.Joseph BEGIN.\u2014eeee A limprimerie de la Croiz, vous trom- veres le bon treveil & bon marché 4 LES ÉCOLES BILINGUES D'ONTARIO L\u2019hon.Lucas, membre du cabinet Whitney, ayant dit que les protestations de nos compatriotes d\u2019Ontario, contre le fameux règlement 17, avaient une cause politique, la Commission des écoles séparées d'Ottawa et, en particulier, son président, M.Samuel Genest, ont protesté énergiquement contre cette assertion absurde,car de la Commission scolaire, comme de l'Association d'éducation d'Ontario, conservateurs notoi- Tes comme libéraux font partie.La Croix approuve hautement l'attitude défensive de nos amis d'Ontario et elle les assure de son entier appui.Le eatholieisme au Mexique Le Fornightly Review de M.Preuss (15 oct.) publie des informations signées C.F.d\u2019Arnoux, qui jettent une lumière particulière sur la situation intime des catholiques et de l'Eglise dans Ce malheureux pays, tombé en maçonnerie (lisez en ruines) dès les origines de sa république: « Officiellement, le Mexique n\u2019a pas de religion.Il serait plus exact de dire que les lois du Mexique prohibent la religion (catholique).«Ceux qui ont visité la capitale savent quelles difficultés ils avaient à trouver, par exemple, la plus grande école de grade académique, l'établissement et le couvent des Sœurs du Sacré-Cœur.On pouvait remonter et redescendre la rue Guerrero, sans le trouver, tant sa façade est ordinaire, et se confond avee les autres.C'est seulement sur des indications de gens initiés qu'on en trouve l'entrée.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019intérieur qu\u2019on peut en constater l'étendue et la libéralité avec laquelle il a été orné par de riches catholiques.11 en est de même de toutes les écoles catholiques et des couvents.«En voici la raison.Lorsque la lutte entre les catholiques et-le libéralisme (maçonnique, athée) était le plus aigüe, après l'assassinat juridique de Maximilien, Comonfort (un ministre F.\".M.-.dont le nom est anglais), qui occupait alors le pouvoir sous F.Juarez) porta tout son poids du côté libéral.Toutes les églises fucent confisquées.Le clergé (régulier et séculier) fut expulsé et avec lui tous les ordres religieux d\u2019hommes-et de femmes, (au nom | de la tolérance, de la philanthropie et de Ja liberté).\u2018 «La grande église de San Francisco à Mexico, située alors sur la rue du même nom, au centre de la capitale, fut vendue à des particuliers.« Une rue coupa la grande nef dans sa longueur jusqu'à l\u2019autel.Un hôtel fut bâti sur une autre partie de l'emplacement.La mission pro- teslante acquit une autre Partie de l'édifice sacré.« Heureusement Porfirio Diaz (tout F.*.qu\u2019il fût) prit un pouvoir dictatorial après cela, et, peut-être, plus heureusement encore, il épousa Melle Romero, ardente catholique.Madame Romero-Diaz eut assez d\u2019influence sur son mari pôur l\u2019amener à laisser la loi Comonfort de côté.Por- RUE SAINT-GABRIEL, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULYERE, £ XI.\u2014 No of as.© à Vol.GATHOLIQUE MONTRÉAL COLONISATION, ETC.ABONNEMENT : .\u201c0 ER \u201cpe » Payable d'avance - \u2014 CANADA \u201cLan, 82: 8 mois, $100 MONTRÉAL ET BANE) RUE (per In poste) 1 an, 8260; 6 mols, $1.95 - HTATS-UNIS BTRANGER (Onion postale) 1 an, $2.25 ; 6 mols, 91.25 Un numéro, 8 sous re firio, ne tracassa pas la religion catholique, aussi longtemps qu'elle se tint «à l'ombre» et ne se mit pas en évidence.De là ces façades sans caractère dés couvents et le fait qu\u2019on n\u2019a pu bâtir aucune nouvelle église.«Voilà qui est de nature à expliquer bien des choses.«les indiens mexicains \u2014 un douzième de la population de Mexico \u2014 vivant au milieu des «blancs» qui eux-mêmes ont quelquefois du sang indien, n\u2019ont jamais perdu la foi traditionnelle, qu'ils doivent aux premiers missionnaires espagnols.Ils ne manqueront jamais la messe du dimanche, même s'ils doivent s'y rendre pauvrement vêtus.«Les femmes de Mexico, même celles de la gente decente (les gens «comme il faut») sont de glorieux exemple de dévotion et de régularité religieuse.Mais les hommes (de cette classe) sont, en grand nombre, F.M.Même, en général, les adultes masculins montrent, en matière religieuse, une apathie qui se manifeste souvent de façon à être observée par les étrangers.Le dimanche, une foule de messieurs et de dames se dirigent vers les églises, les dames revêtues de leur mantille de soie noire.Ala porte de I'église, les messifurs ne vont pas plus loin.Ils allument leur cigarette et vont s'asseoir dans Je petit parc, en face de l\u2019église, attendant jusqu'à-la fin de la messe.A la sortie, ils accompagnent, de nouveau, les dames et les enfants.Il serait exagéré de dire que tous les hommes agissent ainsi, mais le nombre de ceux qui le font est énorme.« Ceux qui resteat horsjde l'église se qualifient eux-mêmes de «libéraux» «L qualifient de «fanatiques» les hommes qui entrent dans l'église.«Sous le régime Diaz, grâce à l\u2019influence de sa femme, la loi Comonfort ne fut pas mise en vigueur.Lorsque Porfirio tomba {sous le coup de la conspiration du F.Madero), le grand nombre de relations catholiques dont Madero était entouré, l\u2019em- pécha également de ressusciter la législation Comonfort.Huerta, lui- même, s\u2019est marié dans une famille catholique jusqu'ici il a respecté le vœu des catholiques, sous ce rapport.«Ce que fera son successeur est très problématique.» ! * es 8 Ces très intéressantes informations, confirment pleinement les miennes.Lersque le coup de F.Madero abattit F.Diaz, y'affirmai que la maçonnerie yanko-mexicaine voulait en finir avec le vieux dictateur coupable de tolérer, un peu plus, lé catholicisme.Si F.Madero, son pro- *pre frère et.F.Suarez furent tués par les FF.Huertistes, c'est que F.Madero (Francesco) bien que 33e du rite kabbalo-écossais, ne susciter les lois Comonfort contre les catholiques.Il n\u2019avait été poussé au pouvoir que pour cela.r La magonnerié Se vengea en le faisant assassiner.Toute la campagne actuelle de «rébellion» contre F.\u2018.Huerta est basée sur la même tactique, a le même But et est machinée par les mêmes loges.Et le vrai moteur de la campagne des rebelles paraît n'être autre que F.F.Diaz,neveu \u2018de l\u2019ex-dictateur et un des candidats présidentiels de la.république, «fille'de la maçonnerie», comme\u2019 cellëde la France de R.Poincaté 1.- un EA-CiPLOMATE.s\u2019était pas encore assez pressé de res-, La criss de I'église ge Au dernie®Congrés de l'Eglise anglicane, l'évêque de Londres a noncé un sermon qui a suscité intérêt vivemént extraordinaire.a dit notamment : I «Je voudrais vous demander de tourner vos regards vers un autre monde, d'élever vos regards de la violence des luttes de l\u2019arène de, ce monde vers les spectateurs si nombreux qui suivent d'en haut nos conflits qu'ils connaissent si - bien, parce qu'ils en ont été.Ils sont un million, dix millions.Pendant mon voyage en Russie, j'eus une longue conversation au moyen d'un interprète avec les autorités de l'église russe.Rien ne sembla les étonner plus que les modestes relations que semble possé- « Elles finirent en disant : « Vraiment, votre religion se montre bien dure.Nous aimons les êtres qui nous sont chers dans l\u2019autre monde.Ils restent nos proches., Nos entants parlent à leur mère qui est au ciel comme s\u2019ils se trouvaient au même endroit.Nous ne sommes pas des catholiques romains pas plus que vous.Nous rejetons comme vous la prétention du pape sur nous, mais nous serions sûrement désolés si nous n'avions pas notre part des prières et intercessions que nous pouvons,réclamer avec la grande masse z des fidèles.» : Plus Join, I'évéque de Londres, reconnaissant les difff:ultés qu il fallait ° vaincre, selon lui, si on devait consentir à réintroduire dans les services divins anglicans n\u2019importe quelle forme d\u2019invocation directe des saints, s'exprima ainsi : «Nous serions bien réconfortés, plus que nous le soupçonnons si nous vivions en pensées avec un grand - nombre de ces nobles âmes, qui songent toujours à nous, qui prient par nous et qui nous aiment, Cela p A derait en faveur du renouveau dics.l\u2019église, en faveur de la grande ydôè- trine de la communion des saints.» Ce sermon est consi iéré dans certains milieux comme révolutionnaire.Il nous a paru intéressant de le signaler ici nouveau touchant la crise \u2018que .traverse le protestantisme, Le Rév.Père Pacôme Glu abbé d'Oka côme.supérieur du monastère \u2018 Notre-Dame de Mistassini, a été an abbé de la Trappe d\u2019Oka.n succède à dom Antoine.: L'élection était présidée | par - do Jean-Marie Chouteau, abbé de -Belle- fontaine.Elle devrà être confirmée Rar le-Supérieur de l'Ordre, dom est en route pour le Canadation; le-nouvel abbé sera béni .Mer l'Archevêque: de Montréal.(an b mmages \u2018respectueux.der notre église avec cette multitude.\u201c Quelques jours après sa Sonfirmasfroat g ree ot = comme un document _- Le 24 octobre dernier, le Pare : Etienne, abbé de Gethsémani,: qui .çm Pacôme; la\u201d Croix présente - \u201c4, 1 LES RETRAITES FRAMEES \u2014 Leitre pastorale de S.G.Mer Bruchési Paur BRUCHESI, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, archevêque de Montréal.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et \u2018à tous les fidèles de notre diocèse, salut, paix et bénédiction en No- tre-Seigneur.Nos très chers frères, Les retraites fermées, inaugurées en 1909, dans notre diocèse, par un groupe de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française, ont pris rapidement une grande extension.Elles répandent aujourd\u2019hui leurs bienfaits sur toutes les classes de la société.Hommes de diverses conditions, femmes, jeunes gens, et jeunes filles en bénéficient.Une nouvelle maison fonctionnant régulièrement durant toute l'année est devenue nécessaire.Elle sera bientôt ouverte Nous voulons profiter de cette occasion pour vous donner quelques détails sur cette œuvre, vous dire l'intérêt que nous lui portons et les résultats que nous en attendons pour le plus grand bien des âmes qui nous sont confiées et la gloire de notre sainte religion.C\u2019est au cénacle même, nos très chers frères, sous la présidence de la Vierge Marie, qu'eut lieu ce qu'on pourrait appeler la première retraite fermée collective.Les apôtres s\u2019y renfermèrent pour se préparer à la descente du Saint-Esprit.Les merveilles qu'ils accomplirent à leur sortie de ce sanctuaire disent assez quelle force ils y puisèrent.Cette méthode de sanctification, d'ailleurs, les apôtres ne l'avaient pas trouvée d'eux-mêmes.Elle est d'origine divine.Notre-Seigneur Ja leur avait souvent enseignée par ses paroles et par ses actes.Quand ils rentraient de leurs travaux apostoliques, il les invitait à se retirer dans quelque lieu isolé.Lui-même fuyait fréquemment le monde.Bien que la solitude ne lui fût pas nécessaire pour être recueilli en Dieu, il tenait, modèle sublime de notre vie, à nous léguer cet exemple efficace.Sur le point de commencer son ministère, après avoir reçu le baptême de Jean- Baptiste, il se retire au désert et y demeure quarante jours dans le jeûne et la prière.Plus tard, entre deux prédications, on le verra souvent, abandonner Ja société des hommes, et tantôt avec ses apôtres, plus ordinairement seul, gagner une montagne solitaire et y prier des nuits entières.Cette pratique du divin Maître, les saints de tous les âges, même ceux que leurs occupations ou leur rang retenaient le plus dans le monde l\u2019adoptèrent.Rien ne nouvait les empêcher de se renfermer chaque année dans quelque solitude et d\u2019y vivre huit et dix jours, seul à seul avec Dieu, loin de toute atfaire et de tout bruit.Une telle halte dans la vie leur paraissait si fructueuse que plusieurs d\u2019entre eux voulurent la rendre plus facile aux âmes qu'ils dirigeaient.De ce désir naquirent les retraites collectives.Saint Ignace de Loyola, saint Charles Borromée, saint Vincent de Paul, M.Olier, saint Alphonse de Ligouri furent les plus ardents apôtres du mouvement.ll réussit d\u2019abord auprès du clergé, puis gagna les Jaiques.Les Jésuites en firent une de leurs œuvres principales partout où ils s'établirent.Les Capucins, les Lazaristes, les Eudistes, les Uratdriens s\u2019y dévouèrent aussi.Saint Vincent de Paul ouvrit à Paris une maison qui reçut de son vivant jusqu'à vingt mille retraitants.De pieuses associations de femmes se formèrent pour procurer les avantages des Exercices spirituels aux personnes de leur sexe.Sous la Révolution le mouvement subit un arrêt.Mais il reprit avec une ard=ur nouvelle au siècle dernier.Peu nombreux sont aujourd'hui les pays où il n'ait pénétré.En Belgique, plus de douze mille hommes se retirent chaque année dans une de ces maisons de retraite dont sont si fiers les catholiques belges.«Elles sont nos me*!!aures citadelles, disait résemment un avocat gantois.Il y a longtemps que sans elies le socialisme serait le maître de notre population ouvrière.» Le même témoignage se retrouve unanime sur les lèvres des évêques.A chaque oc- casio, ils proclament la retraite fermée «l\u2019œuvre des œuvres», «le moyen par excellence d'affermir les Âmes dans la pratique du bien »; ils exhortent vivement les prêtres à s'en faire Et c\u2019est parce qu\u2019un grand nombre de curés ont répondu à cet appel.parce qu'ils ont réussi à conduire dans ces écoles d'apostolat quelques- uns de leurs fidèles que la plupart des paroisses de Belgique possèdent maintenant un noyau de catholiques convaincus, une élite qui soutient son pasteur, qui encadre, transforme et guide la masse, Des quatre-vingt-six diocèses que compte actuellement la France, presque tous possèdent aujourd\u2019hui régulièrement établies ou functionnant seulement pendant les vacances leurs maisons de retraites.Elles se remplissent de plus en plus chaque année.Un de leurs hôtes les plus illustres et les plus assidus, le comte de Mun, les a appelées des fabriques d'apôtres.Elles ont contribué pour une large part à former cette génération de jeunes catholiques à la foi robuste et intrépide, se nourrissant chaque jour du pain eucharistique.et consacrant au relèvement moral de leur patrie des énergies associées, inconnues jusque-là, et dont les fruits magnifiques apparaissent déja, sur presque tous les points du sol fran- ais, dans un admirable renouveau de vie catholique.La jeunesse d'ailleurs, n\u2019est pas la seule classe qu'atteignent ces retraites.Parmi les nombreuses et vaillantes associations catholiques qui se sont organisées récemment en France et travaillent à ramener au Christ leur bien aimé pays, associations d'hommes et de femmes, de jeunes gens et de jeunes filles, de pères de famille, de patrons, d'ouvriers, d\u2019employés, il serait difficile d'en trouver une seule qui n\u2019ait sa base, source vivifiante d'où jaillissent les dévouements surnaturels dans la retraite fermée suivie annuellement par ses membres.Un comprend après cela le mot d'ordre qu'un illustre archevêque lançait dernièrement aux pré- tres de son pays : «Jetez des âmes d'élite dans le creuset merveilleux des retraites fermées.Alors nos comités paroissiaux et cantonnaux seront tout faits | alors nos patronages et nos associations se créeront et fonctionneront aisément ; alors l'œuvre de la bonne presse ne sera qu\u2019un jeu facile ; alors l'organisation catholique aura une vie conquérante.Avec de tels apôtres, l'apostolat battra son plein.» En Italie, en Allemagne, en Hollande, en Espagne, en Angleterre, les retraites fermées accomplissent le mème travail : elles forment et organisent une élite de catholiques.Pix X, qui avait déjà appelé l'œu- vre «providenticlle », s'est particulièrement réjoui de la voir établie dans son pays.Recevant l'an dernier des retraitants nuvriers de Rome, il a hautement exprimé lu joie que lui causait leur action et il a fait des vœux pour qu'ils rencontrassent beaucoup d'imitateurs.Il eût été regrettable, nos très les apôtres zélés, les recruteurs actifs.|: LA.OROIX EE EE EE ES chers frères, que le Canada ne profi- tit pas lui aussi de cette admirable méthode de sanctification.Depuis longtemps, il est vrai, les laiques canadiens qui désiraient se recueillir quelques jours pouvaient se retirer dans différentes maisons religieuses.Mais outre qu\u2019un nombre très restreint y trouvaient place, aucune organisation n'existait qui les y attirât, et les y groupât pour des exercices communs.Sans doute, encore, nous avons nos retraites ou missions paroissiales, Elles fonctionnent admirablement, et de longue date.Elles sont une source de régénéraeion spirituelle pour notre peuple.\u20181 est un fait cependant, absolument incontestable: cette parole divine tombe bien souvent dans des âmes distraites qu'asservissent des préoccupation tenaces, que les affaires et et parfois! s plaisirs reprennent au sortir de l\u2019église.Elle est obligée, en outre, de s'adresser à des auditeurs de tout rang et de toute vertu, et partant de demeurer dans des applications pratiques générales.De bons résultats se produisent sans doute, pas aussi excellents toutefois que le désirerait le zèle du prêtre.On rompt les liens coupables, on secoue les mauvaises habitudes, on raffermit ses principes, en un mot on reconquiert l\u2019état de grâce et on s\u2019arme pour le mieux conserver, pour demeurer chrétien pratiquant.C\u2019est déjà beaucoup.Nous bénissions le ciel que les missions paroissiales soient entrées dans nos mœurs et qu\u2019elles donnent de tels fruits, Avouons-le cependant: elles ne parviennent pas à transformer le chrétien ordinaire en apôtre, c\u2019est-à-dire en homme pleinement convincu de la divinité de sa religion, la vivant intégralement, la défendant efficacement, la propageant même sous l'autorité et la direction de ceux que Dieu lui a donnés comme chefs spirituels.C'est l\u2019aveu que faisait un grand chrétien au siècle dernier, habitué lui aussi des retraites fermées.M.de Marguerie, Après avoir rappelé les secours nombreux dont la religion nous entoure, il ajoutait: ** Tout cela nous apporte la grâce avec abondance.Tout cela est plus qu\u2019il n\u2019en faut pour l'entretien et le progrès de la vie chrétienne.Et nous expérimentons, hélas! que tout cela ne suffit pas à nous préserver de l'envahissement de la routine et de la tiédeur, et que ces deux maladies lentes atteignent jusqu'à l'usage même que nous faisons de ces divins remèdes.Nous ne parvenons pas à orienter comme il faudrait nos affections et nos actes, à relever en les rapportant à Dieu, nos besognes quotidiennes, an'user que pour lui des biens et des maux, des joies et des tristesses.» De l'observation de ce fait et dans le but d\u2019y remédier sont nées les retraites fermées au Canada.Elles ne s'adressent pas tant à la masse pour qui suffisent les missions qu'à des groupes assez restreints composés d'hommes d'une même paroisse, d'une même association, d'une même profession.La condition de ces groupes se fait par sélection.On veut y réunir des chrétiens d'une certaine valeur morale, capables d'exercer dans leur milieu, paroissial ou profesionnel, une véritable influence, qui peuvent devenir, s'il ne le sont déjà.des chefs, des entraîneurs puissants.Sur de telles natures les retraites fermées agiront merveilleusement.Elles transformeront leur mentalité, surnaturalise- ront leur vues, échaufferont leurs âmes, Elle en feront des hommes nouveaux, des convaincus, des ardents, qui n'auront pas seulement la volonté réfléchie et fermement déterminée de sauver leur âme, mais qui souffrirons du danger couru par d'autres âmes, qui voudront voler à leur secours, les sauver, qui seront, en un mot, des apôtres.Quelle force invincible au service du bien, quel ferment régénérateur serait, dans chaque paraisse, dans chaque profession, dans chaque association, un noyau decu- tholiquns de cette trempe! (A suivre) Un archevêque nommé curé Il arrive de temps en temps, dans les pays catholiques, que quelque curé zélé et pieux, après de longues années de ministère, se voit appelé à de plus hautes fonctions et devient évêque ou même archevêque.Mais la réciproque est plutôt rare.C'est cependant ce qui vient d'arriver à un archevêque russe.Mgr Simon, qui a été nommé, à l'âge de 72 ans, curé de Notre-Dame de Cracovie.Le nom de cet archevêque est lié à un épisode assez important dc l'histoire du catholicisme en Russie.Mgr Simon est né en Volhynie, dans la Russie occidentale.Il exerça d'abord le ministère dans le diocèse de Zytomierz.En 1853, il fut nommé recteur de l'Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, puis.en 1891, l\u2019archevêque de Mohilew, qui réside à Saint-Pétersbourg, le prit pour évè- que auxiliaire.Le gouvernement russe avait alors entrepris, depuis 1870, une campagne pour russifier le catholicisme.Le divcese de Vilna, qui était administré, pendant la vacance du siège, par Mgr Zylinski, fut le théâtre de ces premières tentatives.Il se trouva seize prêtres pour introduire le russe à la place du polonais dans la prédication et l'enseignement religieux.Mais les fidèles, qui n'avaient pas demandé ces changements.se montrèrent très mécontents, et il en résulta beaucoup de querelles entre les curés et leurs paroissiens.En 1877, le Pape, mis au courant de ces faits, rendit un décret qui interdisait l'usage du russe et rétablissait l'ancien état de choses.Le Saint- Père se basait sur ce fait qu'il n'y avait pas de catholiques de languc russe, la liberté religieuse n'existant pas et les lois interdisant aux pravo- slaves de passer au catholicisme.Mais ce décret ne put ctre publié officiellement en Russie à cause de l'opposition du gouvernement.En 1897, sous le pontiticat de Léon XIII, quand la Russie commença à entretenir des rapports plus cordiaux avec le Saint-Siège, Mgr Simon, remplaçant l'archevêque malade, fit publier le décret papal.Le gouvernement russe fut très irrité de cette mesure.Le prélat fut obligé de quitter Saint-Pétersbourg, et le gouvernement lui assigna pour résidence la ville d'Odessa.Ce n\u2019est qu'après un long espace de temps, en 1904, que Mgr Simon obtint la permission de quitter cette ville.Il se rendit à Rome, où, avec le titre d'archeviéque in purtibus, il vécut de longues années.Il avait été obligé de quitter son pays, mais les Polonais avaient obtenu vain de cause.Dans cette ville, il se lia d'amitié avec le prince Sapicha, et lorsque celui-ci devint évêque de Cracovie, il emmena son confrère en Pologne.Dans son premier discours à ses paroissiens, Mgr Simon a exprimé toute la joie qu'il éprouvait de se retrouver au milieu des Polonais.«Je désirais beaucoup, a-t-il dit, travailler de nouveau en qualité de curé, en Pologne, au centre de cetts chère ville de Cracovie, dans cette église de Notre-Dame, une des plus anciennes et des plus belles de toute la région, une de celles qui se rattachent le plus étroitement aux séculaires traditions de la nation polonaise.Aussi j'ai accepté avec juie lu parvisse que m'offrait Mgr Sapicha.On dit que pour un archevêque c'est une petite situation qu'une cure.Je suis d'avis que toutes les charges ecclésiastiques sont importantes, parce que dans toutes on peut et on doit travailler au bien des âmes.» Les fidèles ont accuilli avec joie leur nouveau pasteur, et de toutes les parties de la Pologne sont arrivées des lettres de félicitations.\u2014_\u2014\u2014 eee Nous recommandons l'hôpital des Incurables à la srénérosité de nos lecteurs.! \u2014\u2014 Montréal, 1 Novembre 1619 LES EXPULSIONS Après les expulsions de Toulon et de Grenoble, en \u2018oici une encore à Périgueux (France).Vingt-sept religieuses Ursulines ont été chassées de leur couvent dans des conditions révoltantes.On a conté leur lamentable histoire: comment, avant le jour, les policiers, ayant barré les rues voisines et éteint les becsde gaz à la manière de vulgaires cambrioleurs, escaladèrent le mur du couvent et défoncèrent le portail d'entrée; comment le secrétaire général de la préfecture interrompit brutalement dès les premiers mots la protestation de la Supérieure pour lui déclarer: « Vous avez dix minutes pour vider les lieux»; comment on se saisit des religieuses et on les fit sortir par une porte dérobée, deux par deux, entre des gendarmes.On connaît l\u2019ignominieuse attitude des expulseurs envers une religieuse infirme: elles étaient deux que l'on dut enlever sur des civières; une des civières se rompit, laissant rouler à terre la malheu- se impotente; Tant pis pour elle, proféra une des brutes qui présidaient h cette agression nocturne; si elles avaient accepté departir d\u2019elles-mêmes, les infirmes auraient été tranportées de façon différente.En quelques minutes l'opération était accomplie; c\u2019est à peine si l'on avait permis d\u2019enlever le Saint-Sacrement «et quelques objets du culte.Et maintenant les religieuses n\u2019ont plus d'asile sur la terre que celui qu\u2019elles doivent à la compassion de personnes charitables.Voila comment le président du Conseil cherche à refaire sa réputation laïque! Venant après le discours d'Aix, l'expulsion des Ursulines de Périgueux doit constituer un gage des dispositions sectaires que mettent en doute les radicaux tant qu'elles ne passent pas des purules dans les actes.Cependant la bienveillance des radicaux revient-elle à M.Barthou?Le lulletin offt-ic! du parti nous édifie h ce sujet.Lisez, entre autres passages analogues, celui que nous extrayons du /ulletin du 2 octobre: «Et malgré nous, nous nous reportons au discours que M.le président du Conscil a prononcé à Aix-les-Bains ces jours-ci.Nous ne consentirons jamais à une reconciation; la République l\u2019écolelaique sont inséparables, etc.Ce sont, hélas! des déclarations que nous avons entendues bien souvent! M.le président du Conseil a déclaré en outre, il est vrai, que la contrainte ct la répression s'exerceront là où la persuasion n'aura pas suffi.Ensuite, me direz-vous, le chef du gouvernement a sans doute indi- \u2018qué les projets de loi, les décrets qui vont être proposés au parlement ou promulgués, les actes qui vont suivre ces excellentes paroles: Comme vous le connaissez peu! Comme vous connaissez peu ces laiques en chambre! M.le président du Conseil à fait un très beau \u2018liscours, vous attendrez longtemps, j'en ai peur.le plus petit acte de sa foi laique.» Dans un autre article, on qualific les discours du président du Conseil de « discours à l'usage de la gauche qu\u2019il faut amadouer à la veille du con- grés de l\u2019auet de la rentrée des cham- Les.Oui, M.Barthou cherche à amadouer la gauche, et ne s'en tient pas, hélas! aux discours, Comme il prend figure de dupe lorsqu'on voit l'accueil que lui réservent les radicaux! Et pourtant.Ceux-ci accordent peut-être plus de confiance à M, Barthou qu'ils ne lui en témoignent.Con- Huissatit su pusillanimité, ne l'exci- tent-ils point, par la proclamation de leur méfiance, à leur donner toujours de nouveaux gages?ils lui portent des défis, pour le courber à leurs pieds.-.Dé quelle basse comédie les Ursulines de Périgueux, après tant d'autres, ne sont-elles pas \u2018+5 pitoyables victimes?Correspmdance Hvblomadaire.La \u201c\u2018 cruelle laïcité \u201d Plusieurs confrères français relatent ce fait: - Les enfants de l\u2019école laïque de Crossac ( France ) ont.été ces jours-ez les témoins d'une scène -révoltante.Un jeune élève, entré le matin dans l'école, se trouvait en récréation à 11 heures, lorsqu'on vit arriver sa mère.\u2014 Rendez-moi mon enfant qui est ici malgré moi, dit celle-ci, je veux l'emmener à l'école libre! L'enfant s'était déjà réfugié auprès de sa mère, L'instituteur repoussa bruta'ement celle-ci et, saisissant l\u2019enfant, il voulut, à deux reprises, le charger sur son épaule, comme un paquet, pour l'emmener; deux fois ce brutal le laissa lourdement tomber à terre.Enfin, il réussit h emmener l'enfant chez lui où il l\u2019enferma à cléetlelais- sa sans manger jusqu\u2019à une heure.La mère avait suivi l'instituteur jusque chez lui pour reprendre son enfant.L'instituteur s\u2019élança sur elle, furieux, et une personne de la maison dut intervenir pour l'empêcher de se livrer à des voies de fait., .- - La pierre philosophale > .Des savants officiels, le professeur Soddy en tête, déclarent, que le moment n\u2019est pas éloigné où, grâce aux corps radio-actifs récemment découverts, on fera de l\u2019or avec du plomb.Il est à croire pue l'or qu'on obtiendra ainsi coûtera infiniment plus cher que celui que l'on tire des entrailles de la terre, mais moins un grand chimie.ce n\u2019en sera pas triomphe pour la N'arrive-t-on pas aussi à fabriquer des rubis, qu\u2019il est impessible de distinguer du rubis naturel, mais qui reviennent aussi cher que celui-ci?La transmutation des métaux, révée par les alchimistes d'autrefois, n'apporterait probablement pas, si elle s'opérait, un bouleversement bien considérable dans les conditions de l'existence.\u2014_ Le Premier Asquith, dans un discours fait à Lady Bank, en Ecosse, a manifesté l\u2019entention de faire voter le bill du Flome Rule, en dépit des menaces qu'il reçoit de l'Ulster\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Greco Les élections des deux députés provinciaux de Saint-Jean et de Huntingdon auront lieu le 10 du courant.\u2014_\u2014 La danse l\u2019ar Mgr L.-M.Doc as, P'rot, Apost.L'auteur a condensé dans cet opuscule, au sujet de la danse, la vraie doctrine telle qu'exprimée par les pères, les docteurs, les synodes, les conciles, les évêques ct les catéchistes de l'Église, et il a ajouté à ce compendium le témoignage des payens ct des gens du monde.Ce petit livre devrait être d'autant plus répandu que la danse est devenue l'une de nos plus grandes plaies sociales, même au sein de sociétés soi-disant catholiques comme les Chevaliers ce Colomblin vente à la Croix, 25, Saint- Gabriel, Montréal, au prix de 15c, l'exempiaire; $5.00 les 50 exemplaires; .100 se 7.00 le © \u2014-\u20140 à L'IMPRIMERIE DE LA \u201c CROIX\u201d A l'imprimerie de In Croix, vous trou- vorez le bon travail à hon marché.ree ny PT Montréal, 1 Novembre 1913 .LA OROIX 1 \u2014\" rer Louis Veullot ET LES SIENS Louis Veuillot, lors de sa naissance, fut déclaré à l\u2019état-civil de Boynes sous le prénom de François.C\u2019est à son baptême, quelques jours plus tard, qu'il reçut le prénom de Louis, sous lequel il devait être désigné ul- téricurement dans le cours de son existence.\u2019 Après des débuts très durs, le jeune homme, entraîné vers les lettres et le journalisme, avait eu la grâce de se convertir, le courage de se consacrer au service exclusif de l'Eglise, et l'nénneur d'échanger les plus rudes coups avec les plus redoutables ennemis de Dicu.Il vivait.il luttait, il pourvoyait à l'entretien de son frère Eugène, de cinq ans plus jeune que lui, de sa sœur Annette (devenue plus tard Mme Stanislas Desquers), de sa sœur Elise.et il songcait à se marier.ll avait une haute idée du mariage chrétien, comme on peut le voir par les pages immortelles qu\u2019il a écrites sur ce ma.gnilique thème.11 trouva en Mlle Mathilde Murcier une compagne digne de lui, et leur union avait été ce qu'on pouvait attendre de cœurs si généreux et si chrétiens.Elle lui avait donné cinq filles, dont trois moururent cn bas Âge, lorsqu\u2019il plût à Dieu de rappeler à lui leur pieuse mère.Par ces lignes que Louis Veuillot écrivait alors à un ami, on peut se rendre compte de ce qu\u2019a dû être cette épouse chrétienne : \u201c «Dieu a récompensé une sainte qui avait gagné sa couronne, et puni un pauvre pécheur: il faut courber la tête, adorer et se convertir.«Quand j'ai annoncé à ma chère femme qu'elle était bien près de quitter la vie, elle a levé les yeux au ciel, et, sans se permettre de verser une larme sur ses cinq filles ni sur elle-même, elle a dit: Que la volonté de Dieu soit faite! » De ces cing orphelines, Marie, l\u2019ai- née, faisait, par son esprit, son caractère et sa piété.l'orgueil de son père.Elle avait 9 ans quand elle mourut, suivie de près dans la tombe par deux de ses sœurs.Gertrude et.Madeleine.«Madeleine, qui n'avait pas 3 ans, écrit-il, est morte comme ses sœurs en faisant un acte de piété.Elle tenlit ses petits bras affaiblis, prit le crucifix, le porta à ses lèvres, sourit en regardant les cieux et rendit doucement le dernier soupir.» la tendresse du père se reporta sur les deux filles qui lui restaient, Agnès et Luce.Dans Agnès, ontrouve les traitsde la jeune fille qui devra plustard épou- serun éminent officier et qui s'appelle aujourd'hui Mme la générale Pierron.De ce mariage sont issus ces petits- enfants et arrière-petits-enfants de Louis Veuillot qui ont porté dans diverses parties du monde sinon le nom «de l\u2019aïeul, du moins la foi et les traditions qui ont dézoulé du baptême reçu le 24 octobre 1813, à l'éghse de Boynes.Luce se fit Visitandine.Tout ce \u201cu'on peut savoir d\u2019une Visitandine, \u201c\u2019est la profondeur du vide que son départ cause dans le cœur de ses parents, On a publié à cet égard des lettres à la fois déchirantes et réconfortantes du père qui voit disparaître un soleil au commencement de ses vieux jours, Mais le chrétien se déclare heureux que.Jésus lui ait ensei- gué à dire : «Que votre volonté soit faite.» «Ce jour-là (le 25 mais, jour où sa fille doit se donner à Dieu), je recevrai, écrit-il, de Dieu un grand et terrible honneur ; un glaive de joie me fera dans le cœur une belle et immortelle blessure.Ma fille Luce ne veut pas rester dans le monde, lle se donne à Dieu.Je connaissais sa résolution ancienne ; mais j'avais, je ne sais quel espoir imbécile que cela ne m\u2019arriverait pas, ou que je mourrais auparavant, ou que j'aurais le courage nécessaire.Le jour a été soudainement fixé, et me voilà alla veille de ce grand sacrifice.En Vérité, c'est dur ! Je le veux cependant de tout mon cœur.» Un autre jour, il éerit à sa Visitandine : «Je t'assure qu'il est bon et doux de penser qu'on est le père d'une religieuse.Cela rabaisse et relève en même temps.» La même pensée revient souvent dans les lettres de Veuillot, qui restaient toujours un sujet d\u2019édification pour sa fille.La pieuse Marie-Luce a rendu sa belle Ame à Dieu au couvent des Visitandines de la rue Den- fert-Rochereau, il y a quelques année.* LJ .Le nom d\u2019Elise Veuillot, qui jamais de sa vie n'écrivit que des lettres, mais combien belles et nobles ! est entré dans l\u2019histoire du journalisme militant du XIXe siècle.La avierge de fer », comme la surnommaient ironiquement les adversaires de Louis Veuillot, a occupé uns place si importante dans la vie de son illustre frère que sa personnalité est inséparable de celle de Louis.Elle tint, durant de longues années, le ménage de son frère, masquant à ses yeux, par des prodiges d'économie, la res angusta domi, élevant ses filles, orphelines de leur mère, l'accompagnant dans tous ses déplacements et, après sa mort, entretenant jalousement le culte de sa mémoire et la survie de sun esprit intime.Son immolation à la personne et à l\u2019œuvre de son frère a eu sa récompense dans la glorieuse immortalité que lui assure la Correspondance de Louis Veuillot.Nous avons d\u2019abord son portrait au physique lorsqu'elle était toute jeune fille, «On ne peut rien voir de plus riant, de plus frais, de plus noir et de plus charmant à la fois; elle a des yeux d'ange et des épaules de maçon », écrit gaiement Louis, à son frère Eugène.Mais elle n\u2019a pas encore eu à don- nerla mesure de son dévouement fraternel et maternel.C'est lorsqu\u2019- elle a trouvé sa voie, dans le sacrifice et les devoirs nouveaux offerts à la générosité de son cœur, -\u2018u\u2019elle mérite cet admirable portrait tracé par la plume de son frère : « J'esquisserai ici ton noble ct doux visage, embelli à nos regards.comme aux regards des anges, par les soucis qui l'ont fatigué avant le temps, toi qui par amour de Dieu t'es refusée au service de Dieu et qui par charité, te sèvres des joies de la charité.Tu n'as pleinement ni la paix du cloitre, ni le soin des pauvres, ni l\u2019apostolat dans le monde, et ton grand cœur a su se priver de tout ce qui était grand et parfait comme lui.Tu as enfermé ta vie en de petits devoirs, servante d\u2019un frère, mère d'orphelins.LA, tu restes, comme l\u2019épouse Ja plus attentive et la mère la plus patiente, te donnant tout entière et ne recevant qu\u2019à demi.Tu as donné jeunesse, liberté, avenir; tu n'es plus toi-mérne; tu es celle qui t'est plus , l'épouse défunte, la mère ensevelie; tu es une vierge veuve, une religieuse sans voile, une épouse sans droits, une mère sans nom.Tu sacrifies tes jours et tes veilles à des enfants qui ne t'appellent pas leur mère, et tu as versé des larmes de mère sur des tombeaux qui n'étaient pas ceux de tes enfants.Et dans ce travail, et dans cette abnégalion, et dans ces douleurs, tu cherches et tu trouves pour tout repos d'autres in- tirmités encore à secourir, d'autres faiblesses à soutenir, d'autres plaies à guérir ! Oh ! sois bénie de Dieu, comme tu l\u2019es de nos cœurs ! » La croix de Boynes a son histoire, qui se mêle à l\u2019histoire des Veuillot.Avant que Louis Veuillot fût le grand soldat de l'Eglise que l'on sait, sa grand'mère s'était déjà illustrée devant le ciel par un acte mémorable d\u2019héroïsme chrétien.C'était au plus fort de la Terreur.Les sans-culotte, de Boynes ct environs, surchauffés par les excitations des révolutionnaires impies, avaient projeté d'abattre la croix, très vénérée, qui se dressait aux environs de la bourgade.Les hommes du pays, qui avaient été baptisés, restaient abasourdis de consternation.Jamais ils n'auraient cru qu\u2019on pat aller jusque là dans la haine de la religion.Au fond de leur cœur, quelques-uns pleuraient.Les autres, transis de peur, se taisaient, Les femmes, priaient et quelques-unes déploraient à haute voix le sacrilège qui allait s'accomplir.L'une d'elles ne se contenta pas de prier.Faisant honte aux hommes et encourageant les femmes, elle prit une hache et alla se planter devant la croix.Comme elle devait avoir plus tard, pour descendants, Louis Veuillot, Eugène Veuiliot, Elise Veuillot et toute cette forte race que notre génération a pu connaître, nous pouvons sans témérité supposer que la vaillante paysanne était de muscle solide autant que de foi robuste, Elle s'appelait Marianne Bourassier, née Adam.«Eh bien ! qu'ils y vienuent, s\u2019écria Marianne devant les gens du village.Le premier qui touche à la croix de Jésus-Christ, je lui fends la tête » ; Un souffle vivifiant passa sur cette foule de paysans.Ils sentirent tout d\u2019un coup opérer en eux la grâce de leur baptême, la force du sacrement de Confirmation la vertu de la race française, toutes choses dont ils ne s'étaient jamais peut-être bien rendu exactement compte eux-mêmes.Et, sans autre miracle que le geste de Marianne, ils comprirent tout d'un coup ce que c\u2019est que d\u2019être des chrétiens.Ils se rendirent tons auprès de la croix.Devant leur fière attitude, la horde impie battit en retraite et ne revint jamais plus à Boynes.Marianne avait sauvé la croix de son village.Nous regrettons de n'avoir pas sous la main le récit de cet émouvant épisode, tel que Louis Veuillot l\u2019a raconté dans un de ses ouvrages.Le P.Delaporte, poète jésuite, a fait là- dessus une pièce de vers que nous retrouverons quelque jour, espérons- le, pour la mettre sous les yeux de nos lecteurs.Le fait en lui-même, dégarni des commentaires, est assez éloquent pour nous faire aimer la croix de Boynes Nous prions tous, en récitant les litanies des saints, pour que Dieu humilie les ennemis de la sainte Eglise, ut inémécos sanc- tae Ecc'esiae humiliare digneris.La véritable charité chrétienne étant la charité pour le Christ comme pour nos frères chrétiens et persécutés, Marianne Adam a compris la charité comme il est dit dans les litanies des saints., Ce sentiment était en germe, à l'origine, dans l'Ame de Louis Veuillot sans qu'il s\u2019en doutât.N'a-t-il pas, écrit lui-même qu\u2019il avait accompli sans en avoir bien concience de ce qu\u2019il faisait, le grand acte de sa première Communion?Mais au ciel, où l'on est bien renseigné, il avait été tenu compte de la foi ardente de Marianne Bourassier, foi qui s'éveilla un beau jour, à Rome, dans l'âme de son petit-fils, Louis Veuillot, Quelle famille a, dans ses archives, le souvenir d\u2019une croix d'honneur plus précieuse que ne l'est la croix de Boynes pour les descendants de Marianne ! « D'ailleurs, écrit quelque part Louis Veuillot, qui sait mêler la note gaie aux faits les plus sévères, le nom d'Adam, celui de ma grand'mère, remonte à la plus haute antiquité.» JOSEPH MOLLET.Vers la Terre Sainte Par I'abbé J.-A.L\u2019Archevique Ce magnifique volume de 450 pages eat en vente à la Croix an prix de 50 sous l'exemplaire; ou, par la poste, 60 sous l'exemplaire.\u2014\u2014 een À l\u2019imprimerie de la Croiz, vous trou verez le bon travail à bon morché.J onchées d'automme « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,car il seront rassasiés.Cette parole seule suffit à me prouver le Ciel, ce rassasiement que le Dieu de vérité promet et dont j'éprouve un besoin si impérieux, peut-ilse rencontrer ici-bas ?.Quand nous sentons que nous n\u2019avons plus de place dans le coeur des autres.songeons que, dans le sein de l'éternel Amour, nous en avons une que nous pouvons perdre seulement par notre faute.> ee mes mts m= Si nous jetons un coup d'œil sur l\u2019ensemble de notre vie, nous verrons que nos joies les plus vives ont été l'attente d'un bonheur et non la réalité de ce bonheur: au Ciel seulement seront dépassées nos espérances les plus audacieuses.=\u201c * =x Les sentiments vrais et profonds n'ont ni passé niavenir,ils appartiennent à l\u2019Eternité et Ja commencent dès ici-bas.x x =» Si vous avez aimé réellement, ardemment saintement, ne fût-ce qu\u2019- une fois et si vous avez été payé de retour, ne demandez plus rien à la vie: Dieu vous a donné votre part de bonheur.* * Dans toute affection vraie, Dieu met une lumière, une force, une joie, Je modifie à mon usage une parole de saint Jérôme, je crois.« Apprenons sur la terre des choses dont nous puissions nous souvenir au Ciel.» Et je dis: Aimons sur la terre des | êtres que nous puissions aimer au Ciel.+ = * Que la vertu paraît belle, quand il nous est donné de l\u2019admirer dans lâ- me de ceux que nous aimons.* * % Comme notre divin modéle savait bien les besoins de notre cœur,quand il a daigné se choisir des amis surla terre! \u2019 Toute affection pure et sainte s\u2019ébauche seulement ici-bas, et elle n\u2019atteindra son complet épanouissement qu\u2019au Ciel, dans le sein de l\u2019éternelle Amour.* * + O vous qui aimez et qui n\u2019avez jamais prié ensemble, je vous plains! une des joies les plus exquises de l'amitié vous reste inconnue.Si nombreuses que soient nos affections, notre cœur peut toujours se dilater, s'agrandir: n° est-il pas fait pour po sséder Dieu ?.! * * * Nous aimons anos amis, i's nous le rendent que c\u2019est doux! \u201cDieu nous aime pour ceux qui nous haïssent et que malgré tout nous voulons chérir : que c'est divin! Vous qui ne voulez pas admettre l\u2019Eternité, vous n'avez donc jamais aimé?.\u2026 S'il vous a été donné d'entrer dans l'intimité d\u2019une belle Ame, voüs avez Quelque idée d\u2019une des joies du Ciel?.\u2026 Pourquoi dire en parlant de ceux que la mort nous à ravis « je les aimais».Avez-vous donc cessé de les aimer ?\u2026.M.FOURRURES.Quantité énorme de Pardessus en drap av 8 ec 2 : Wf , collets en fourrures.Bon drap.Doüblures en PE foie ou a farmer» satin.Toûtes les grandeurs ?CL à partir de $25.00 en montaût.Pardessus doublés en toutes sortes de fourrures avec garniture en loutre, vison, aseal» , ou mouton de Perse.Prix aussi raisonnables que Possible.Immense assortiment de toutes soîtes de fourrures pour Messieurs, Dames et Enfants.Chas Desjardins & Cie LIMITER 130, RUE SAINT-DENIS\u2019 ; P2000D000DE00DS0SMDSOOLDSONUDOOOMDOCSSDOCOMOCOEDSOOSOSES.© 3 Pour aveir un bon travail à bon marché, il faut venir a L'IMPRIMERIE de la \u201c Croix \u2019\u2019 25, RUE SAINT-GABRIEL, - MONTREAL Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu'à la simple circulaire, et depuis le catalogue de commerce jusqu\u2019aux formules de compte ou de lettre, Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne sommes contents que lorsqu\u2019ils le sont eux-mêmes, a Y # Nous donnons des estimés à tous ceux qui nous en demandent LA \u201cCROIX\u201d 25, Saint-Gabriel, Montreal Tél.Boll Main 6974.me 2S UN LIVRE QUi FAIT EPOQUE Sore Histoire de l'Eglise Catholique \u201c DANS L'OUEST CANADIEN (1659-1905) a rt ue Par le R.P.A.-G.MORICE, O.M.IL.Trois forts volumes reliés, superbementaillustrési@le photdgravures, cartes, fac-similés.32 (80 chapitres au lieu des 43 de la traduction \u2018anglaise) PRIX: $5.60 et $6.60 FRANCO\u2019 SELON LA QUALK'E DE LA RELIURE 7 -__Adressez les commandes à la CROIX, Montréal, Votre voyagade Vacances est simplement une TORONTO ; IN question de distance \u201c0.05 nam.ob *10 ot *1t p.m.\\ \u2014il n'y a qu'une HALIFAX seule'route idéale par Quitté a \u201cTS p.an.w : pen A :33p vagon & dinor de Monteéal eau.: c'est le x.SHERBROOKE ot LENNOXVILLE Quitto A *8 23 a m., 15 30 pam, \u2019Bpn oO na , 19 Snint-La : it.° OTTAWA ° \u201c7, Quittoù 1805a in 5840 x 1m, 1V 15 à tu, 9458 m MILLE ISLE MONTREAL a 14 D tm, 97 Spin, 48D in, \u201c10% pm ROONESTER QUEBEC 5 QUEBEC CHUTES NIAGARA | TABOUSAC Quittoh :V am, «1 30 +5 ot 1130 pus, CLEVELAND LE BAS BU SAINT: | Toyalen jours, excopte lo di: he \u2014 © T DETROIT LAMENT Sours} Lo dimanche Es Tous le et le .«SAGUENAY SUREAUX DES BILLETS .Bureau dea, billets des-lignes de la * 149 ot 148, rue Saint-Jacques, :Montré: Riche t fats Téléphone Boll.Main DIES cliew ot On - Ou aux gares Viger ot Windeor, 8-11, Carré Vietstia, - 8 + Uneeneyelique maçonnique Nous est tombé sous les yeux, ces jours derniers.le texte d\u2019une encyclique élaborée par le F.Pierre Tempels, auditeur général honoraire à Bruxelles, « Souverain Grand Inspecteur Général, Vénérable lieutenant Grand Commandeur du Suprême Conseil .\u2026.de Belgique», etc, etc.L'encylique, adressée aux Mag.:.Belges, sous forme de lettre au F.H.Vandervelde, vante l'œuvre entreprise, à Bruxelles, par l'Union des Familles.Cette Union des Familles se compose de FF.'.recrutés dans les quatre loges de Bruxelles, au nombre de plus de 200, lesquels, avec leurs familles, représentent plus de 600 personnes, groupement constitué il y a peu de temps pour organiser des réunions profanes auxquelles participent des \u2018familles de maçons, sorte d'agence matrimoniale maçonnique.Ce sont plutôt les familles qui forment des «unions ».Le président de l\u2019Union des Familles est le F.H.Vandervelde, qu'il ne faut pas confondre avec le député du même nom.Nous ne prétendons pas que l\u2019encyclique du F.Tempels soit bien sensationnelle.Les multiples fuites que les Fils de la Veuve ont eu à déplorer, ne permettent plus de livrer à l'impression les pièces destinées à l'absolu secret.Constatons toutefois que le F.Tempels verse des larmes sur la décadence des loges: «Leur influence, écrit-il, est inférieure à cg qu'elle a été jadis.Les hommes de science n'y sont pas assez nombreux ; les hommes à instruire n'y sont pas assez altirés.Nos anciennes loges en sommeil ne se réveillent pas.» Alors, comme la qualité fait défaut.le F.Tempels conseille de se rabattre sur la quantité.Et par quel moyen ?En attirant les femmes et les enfants, en offrant à tous les distractions profanes, en rattachant l'individu et la famille à la loge, par les liens de l'intérêt.« L'idée, dit le F.Tempels, a une fécondité éblouissante.«Sa première application conduit à faire un local toujours ouvert, où le \u201cvieux Bruxellois trouve à faire son estaminet, sa partie de cartes ou de billard et son bon faro, etc., un dictionnaire de Larousse, et des amis et la gaîté, » Ce n\u2019est pas tout; il faut unesec- tion de symphonie, une section dramatique: « Quel réveil pour nos belles lettres des Marolles! Quelle scène, quel auditoire! Car Beulemans est maçon, non des moindres.» Ce n\u2019est pas tout encore.Le F.Tempels rêve d\u2019une coopérative de maçons : aL\u2019idée a des précédents, écrit-il.Des loges d'Allemagne achètent en gros des vins qu'elles distribuent à leurs membres, même à d'autres.Dans une loge du Rhin on me disait que la part de bénéfices retenue par la loge suffit à alimenter son trésor.» Il est une chose pourtant à quoi le PF.Tempels ne veut pas que la franc-maçonnerie renonce, fût-ce pour recruter de nouveaux membres dans le monde profane.Et cette chose, ce sont les simagrées et le clinquant du rituel maçonnique.Le rituel répond, paraît-il, au besoin d'idéal que le vulgaire satisfait dans les dogmes religieux : «C'est par la mise en scène du culte que les religions établissent leur empire.Le procédé maçonnique tient compte de ce caractère humain.Comme les religions, il saisit l'imagination et la sensibilité.» Le PF.Tempels n'a pas voulu terminer sa lettre encyclique sans rappeler les étroits rapports qui unissent le parti libéral à la franc-maçonnerie: « Aux époques d'exthoustasme libéral, dit-il, fa multiplication des loges a été un effet de cet enth usiasme et une cause de sa prop rgation.A ne voir que les élections, il semble que la Belgique n'est plus dans une de ces époques.» Le F.Tempels se console par la pensée que, si les hommes du parti libéral mordent la poussière, du moins les idées libérales survivent et triomphent.P+\u2018s vient la cemplainte traditionnelle: « Le [parti libéral manque d'œu- vres: il n'a pas d'argent, il n'a pour lui que la raison austère(!), lente à entrainer, tandis que l'adversaire a le fanatisme qui par sanature, détermine les dévouements, fait donner l'argent, produit les œuvres.» Heureusement, l\u2019Union des Familles est venue.Comme elle sera une en- treprise d'amusements, sinon une agence nationale, le F.\u2018.Tempels attend d'elle un renouveau de prospérité pour les enfants de la Veuve.! Bien Publi, de Ga.d.\u2014_\u2014\u2014 Belle protestation de Mgr l'Evêque de Langres L'évèque de Langres, Mgr de Durfort.a publié à l'occation des fêtes de Diderot,de ce grossier et frénétique encyclopédiste qui figure parmi les grands précurseurs de la Révolution, la belle protestation qui suit: - « Le dimanche 19 octobre, la ville de Langres célébrera, par des fêtes officielles,le bi-centenaire de Diderot.S'il était question d'honorer la mémoire d'un littérateur ou d'un savant respectueux de leurs croyances, les catholiques se feraient un devoir de s'associer à ces fêtes, mais ils ne peuvent ni ne doivent oublier, \u2014les porte- parole de la libre pensée se sont chargés de leur rappeler,\u2014 que l'on veut, avant tout, glurifier l'homme néfaste qui, avec les philosophes du dix-huitième siècle, a travaillé de tous ses efforts à détruire la religion chrétienne et à renverser les principes fonda mentaux, sur lesquels repose toute la société, mettant au service de cette criminelle entrepriss l'impiété la plus audacieuce, alliée parfois à la plus abjecte immoralité.« En outre, une partie de ces fêtes se donnera dans la grande salle qui était et reste, malgré la spoliation,la propriété du Petit Séminaire.Ainsi, à l'injustice s'ajoute l'inconvenance, et I'inconvenance est ici particulièrement choquante.Pour honorer l'écrivain, qui ne s'est guère servi de la plume que pour insulter l'Eglise et ses prêtres, on transforme en un lieu de réjouissances publiques une maison, destinée par l'Eglise à la formation première deses ministres.Contre cette injure, qui blessera toutes les consciences catholiques, l'évêque de Langres proteste de toute l\u2019énergie de son âme indignée.Il espère que les fidèles auront à cœur de répondre à cette protestation par leur attitude.La seule qui convienne à leurs croyances outragées et à leur foi perséeu- tée,c\u2019est l\u2019abstention.[is ne voudront pas, par leur présence, se rendre complices, de si loin que ce soit, de la main-mise sacrilege sur ce bien d'Eglise et dela nouvelle profanation dont il est l'objet.t OLIVIER-MARIE, évêque de Langres.» \u2014_\u2014\u2014\u2014 Le 29 octobre dernier S.G.Mgr Bruchési a célébré son 58c anniversaire de naissance.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 M.Eduardo Dato, ancien ministre de la justice, succède, comme premier ministre d'Espagne, au comte de Romanones qui a été forcé de donner «sa démission par la chambre des députés qui lui a refusé un vote de confiance.Li Congo belge magonnifi La Croix du 18 octobre a publié une trds importante déclaration de Mgr Augouard, concernant la magon- nification du Congo belge.- J'y remarque ce qui suit, adressé à un journaliste belge : «Votre belle colonie, réalise, à certains égards le paradoxe d'être une colonie maçonnique dirigée par un gouvernement catho\u2019ique».C\u2019est parfaitement cela.L'évêque français sait tiès bien ce qui en est là-bas et ce qu'il dit.S'il regardait du côté de la France il pourrait penser, hélas!\u2014et sans doute, il y pense toujours en son cœur d'évêque français \u2014à sa patrie.à la France catholique, dirigé par un gouvernement maçonnique.Paradoxe peut-être plus lamentable encore!.Chose assez remarquable, le 28 avril 1913 un «petit Belgen du Canada publiait, dans l'Action Soctale, de Québec, un article, Le Congo Belge et les Loges, dont l'auteur affimait et prouvait, faits en mains, identiquement.le tristeet stupétiant paradoxe signalé épiscopalement.Dernièrement encore j'ai eu sous les yeux, la photographie du pavillon du Congo, à l'exposition de Genp, photographie publiée par le Supplément illustré du catholique Courrier de Bruxelles.Eh! bien, non seulement flotte sur ce pavillon la loque bleue maçonnique, avec, au centre, l'étoile maçonnique (drapeau national du Congo, s.v.p.adopté et imposé, sous le règne de Léopold II, 10i peu catholique, il est vrai) mais encore le triangle, le compas, l\u2019équerre, les.symboliques du maçonnisme figurant dans des motifs décoratifs du pavillon.Et cela dans une exposition internationale belge ! Et cela sous un gouvernement catholique belge ' Heureusement, il se prépare, lh- bas, un mouvement pour mettre fin à de pareilles énormités, en remplaçant la loque bleue étoilée par le drapeau national belge.qui s'impose, depuis la reprise , oificielle, de la colonie du Congo par la Belgique, sous un gouvernement catholique, et sous un roi ; lus catholique que Léopold II.Et si ce gruvernement a l'intelligent courage de mettre une belle croix blanche, distinetiv:, sur le tricolore du Congo belge ce sera mieux encore.L.HACAULT.\u2014_\u2014_\u2014 Les catholiques d'Armentières, évêque en tête, devant le Juge de paix Le 2 ectobre comparaissaient devant le tribunal de simple police d'Armentières, Mg: Charost, les deux doyens de la ville, plusieurs ecclésiastiques et un groupe important d\u2019industriels et d'ouvriers.Ils étaient en tout vingt-trois, inculpés d'avoir, le 14 septembre, jour de la bénédiction de la nouvelle église Saint-Louis, à Armentières, contrevenu à un arrêté municipal défendant les cérémonies religeuses sur la voie publique.Mgr Charost lut lui-même, devant le tribunal, ne déclaration très noble et très ferme: « Représentant 1,200,000 catholiques, je suis, dit-il, le défenseur de leurs libertés, et de leurs droits atteints par ce procès.« Aucune puissance humaine ne fera que je me résigne ou que je me taise devant cette oppression sans exemple.» Me Delepoulle,de Lille,après les ap- LA OROIX plaudissements qui ont accueilli les paroles de l\u2019évêque, prononça une éloquente plaidoirie juridique.Le juge de paix, M.Delsaux, sans rien\u2019 réfuter, et pour cause, a infligé machinalement 1 piastre d'amende a chacun des inculpés.À la sortie, Mgr Charost a ét\" respectueusement félicité par son peuple que ne gêne nullement un service d'ordre, ridiculement exagéré de policiers et de gendarmes commandés par M.Chas, le maire radical.Bénédiction de l\u2019église d\u2019Outremont S.G.Mgr Bruchési a béni, dimanche dernier, la nouvelle église de Saint-Viateur d'\u2019Outremont.Le Rév.Père Charbonneau, curé, à cette occasion, fit l'historique de cette belle paroisse ; mais il oublia de dire que si les citoyens d'Outremont ont au- jourd\u2019hui l'un des plus beaux temples de Montréal, érigé à l'endroit voulu pour les fins religieuses de la paroisse, ils le doivent en grande partie à leur très dévoué et très distingué curé actuel, le Rév.Père Charbonneau lui-même.\u2014_\u2014 La [Vue conférence interprovineiale La conférence interprovinciale, tenue à Ottawa, s\u2019est terminée le 29 octobre.La question de l'augmentation des subsides fédéraux aux provinces a rallié tous les membres, de même que celle de l'augmentation des indemnités des lieutenants-gou- verneurs.Elle a aussi demandé unanimement que la décision de la Cour Suprême, dans les causes d'incorporation des compagnies, soit considérée comme finale.Quant à la représentation des provinces maritimes au parlement fédéral, elle a adopté la résolution suivante, sur division : «Ilest de l'avis de cette conférence qu'il n'appartieat pas aux provinces de régler cette question de représentation fédérale et en conséquence elle refuse d'agir.» \u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 Commissaires d'écoles en congrès Un congrès des commissaires d'\u2019écoles des comtés de Chambiv.Verchères, Richelieu et d'une partie d'Yamaska a eu lieu à l'Académie Commerciale de Longueuil les 27 et 28 Octobre dernier.S.G.Mgr Bruchési l\u2019a honoré de sa présence.Les conférenciers ou orateurs ont été Mgr l'Archevêque de Montréal, M.de la Bruère, M.le chanoine Bernard, M.l\u2019abbé Baillairgé, M.l\u2019abbé Desrosiers, M.l'abbé Perrier, M.l'abbé Payette, M.C.J.Magnan, M, Désaulniers, M.P, M.Hébert, inspecteur du district, et autres.\u2014\u2014 Le 25e anniversaire du S.G.Mgr Bégin enmme évéque de Chicoutimi tombait le28 octobre.Comme Mgr l'Achevêque de Québec devait ce jour-là être à Ottawa pour assister au sacre deS.G.Mgr Brunet, Ja messe solennelle qu\u2019il devait célébrer à l'école Normale Laval où il était principal lors de son élévation à l'épiscopat,lut rernise au 30 octobre.sacre de \u2014_\u2014 Le troisiéme anniversaire de 1'6rection de la Confrérie de Saint-Joseph sera célébré à l'Oratoire de la Côte- des-Neiges le 15 novembre courant Il y aura une messe solonneile à 9 heures et 45a.m.ct «lans l\u2019après- midi il y aura réception de nouveaux membres.Le procès du juif Beiliss L'audition des témoins se continue.On entend notamment l'archimandrite Ambrosius, qui déclare que si la terre pouvait s'ouvrir on y découvrirait les nombreux ossements de ceux que les juifs firent périr au milieu des tortures.La cour de Kief condamna déjà aux travaux forcés un juif impliqué dans l'assassinat d'un petit chrétien.Cependant, l'archimandrite, avant d'être converti au christianisme.n\u2019avait jamais entendu parler de l'emploi de sang chrétien dans les cére- monies rituelles juives Pour la première fois depuis le communcemnnt des débats, Beiliss fait une observation.Il se récrie à certains passages de la déposition de l\u2019archimandrite.Celui-ci.qui est de descendance israélite, fait verser aux débats deux documents relatifs à de prétendus meurtres rituels,au NVIIIe siècle.La cour refuse.Depuis ma jeunesse, reprend l\u2019archimandrite, mes maîtres m'ont mis en garde contre les juifs et m'ont dit de ne pas avoir de relations avec eux parce qu'ils mettent les petits enfants à la torture.L'archimandrite déclare qu'il connaît des cas d'enfants torturés, Il raconte qu'il avait badtisé un enfant, mais que les juifs corrompirent .moine schismatique pour les aider à enlever cet enfant et que deux ans plus tard on trouva celui ci assassiné.Un fonctionnare, chargé de missions spéciales par le gouverneur générale, ayant dans son ressort les affaire: concernant les juifs, déclare que le 12 novembre 1911 on demanda l'autorisation d'installer une chapelle israélite dans le réfectoire alors vacant de l\u2019hospice nouvellement construit dans l'usine Saitsev.La chose ayant paru étrange, le gouverneur visita l\u2019hospice et constata que le réfectoire était une synagogue entretenue comme hospice avec les revenus de l'usine.Le gouverneur repoussa alors la demande.Le témoin signale que deux juifs très pieux, MM.d'Oettingare et Landau, avaient habité l'usine, mais il ne peut indiquer la date à laquelle ils partirent pour l'étranger.On interroge de nouveau la femme Vera Tcheberiak et son mari.Vassili Tcheberiak.Vera dépose que son fils, le petit Eugene, lui avait dit avoir vu chez Beiliss deux juifs mystérieux, portant des couvre chefs d'apparence étrange.Les juits faisaient leurs prières.La description \u201cqu'en fit le petit Eugène, correspond au signalement de Shncerson et anssi du père de Slineerson.Le petit Eugène répéta à Vera que le juge d'instruction lui avait déclaré que s'il ne disait pas là vérité, il lui arriverait la même chose qu'a Youtkhtechenski.Vera affirme qu'elle fut arrêtée d'abord sur la dénonciation d\u2019une femme à laquelle elle avait donné des coups au cours d\u2019une querelle.Un journaliste qu'elle nomme, lui dit que son mari perdrait sa place dans l'administration des postes, si elle et lui n\u2019'aidaient pas à faire découvrir les assassins.Le journaliste l'engagea à se déclarer coupable ; on lui donnerait pour cela beaucoup d'argent et on la conduirait à l\u2019étranger.Mais au cas où elle serait arré- tée, on lui \u2018lonnerait les avocats.Etant allé à Kharkoff avec le journaliste, Vera eut une entrevue, dans une chambre d\u2019hôtel, avec un avocat nommé Marcolin, et deux autres personnes inconnues, qui lui offrirent vingt mille piastres pour prendre à sa charge la culpabilité de l'a:sassinat.\u2019 meilleurs Les deux inconnus déclarérent qu'il importait de laver Beiliss de cette accusation.Vera répondit Montréal, 1 Novembre 1929 ass qu'elle rélléchirait.Le journaliste engagea Vera à ne jamais avouer qu'elle connaissait Marcolin.Le révérend père Pranaites, Prêtre catholique, a comparu dans la boîte aux témoins ct a dénoncé les juifs qui se rendent coupables de ses atrocités rituelles.Ses avancés sont basés sur les déclarations d'un certain nombre de juifs.M.Poincaré et les \u201c\u201c Préjugés Vaineus \u201d Courrionk.\u2014 L'église de Flavy-le-Meldeux a été cambrio.léu, les deux tabernacles ont été forcés et la porte de la sacristie à été défoncée ; une patène on or, deux calices et une hoite pour l'Extrème-Onction ont été volés, TouLos, 15 septembre.\u2014 Des cambioleurs ont pénétré pendant ln nuit dans l'I£glise Cathédrale, Hs ont défoncé les troncs et les tabernacles, profané divers autels et brisé trois crucifix.Gueret.\u2014 Un banquet fut servi dans une salle qui était, il n'y a pas longtems encore, la chapelle d'un couvent appartenant aux Sœurs de la Providence.La salle avait revêtu la décoration de circonstance, et ce n\u2019était pas un spectacle banal que de voir accrochés aux murs, où autrefois #émissait le Christ au long de ses Stations, des faisceaux de drapeaux et des cartouches mordorés où la Semeuse (1) jette son srain d'un este éternel (fes journaux.) Ainsi done le Président Poincaré, déférant à toutes les invites sacrilà- res du maire de Guéret, Vénérable de la loge les Préjugés \u20191incus, a accepté d: banqueter avec sa suite, y compris Mme Poincaré, dans une chapelle fraîchement volée aux Sœurs de ia Providence ! Passe pour al\u2019éteignoir » Vivian; et pour le juif Klotz : eux.c\u2019est tout naturel.Mais M Poincaré, l'élu des cutholiques.l'espoir des libéraux, M.Poincaré qui «n\u2019exclut personne de ses vœux, ct ne connait que des Français» (2), ça paraît un pen fort!.Eh bien.non, c'est tout aussi naturel, c\u2019est mème très logique.Tant que les francs-maçons tiendront le pouvoir, tant qu\u2019ils FERONT le pouvoir, tant que leur Convent annuel \u2014 «t nous y sommes \u2014 Ppréparera .cs lois pour le Parlement, nous verrons des cambrioleurs, des Ministres et des présidents profaner des églises ou des chapelles.Comité antijuif el antimaçonnique de lu Lotre-Inférieure.\u2014\u2014\u2014\u2014o_ Le comité du monument Dollard, avec les 3,000 piastres que les commissaires de la Ville ont décidé de lui souscrire, aura en caisse 2H,121 piastres, nous le félicitons du bon travail qu\u2019il a fait.\u2014 Par mandement de S.G.Mgr Emard, adhérant à celui de S.G.Mgr Bruchési, la lecture du Pays est interdite aux fidèles du diocûse de Valleyfield\u2014_\u2014_ À l'élection particulière d'un député provincial, à Saint-Jean, il ya trois candidats libéraux, Le candidat concervateur n\u2019est pas encore connus.(1) Le Matin du 12 septembre :\u2014 La Semeuse coiffée du bonnet phirygien est, on le sait, l\u2019embième de la Franc- Maçonnerie, ct ce qu'elle porte dans son sac n'a rien à voir avec le bon grain de de l'Evangile.(2) Discours de Limoges.\u2014 Il est vrai que, d'après le texte officiel, c'est dans la République seulement que M.Poincaré nie veut connaître que des Français.On s'explique dès lors qu\u2019il laisse fermer des établissements comme l'école des Petites Sœurs des Pauvres de Montmartre ou l'Externat Saint-Joseph, h Toulon.Hors de la République pas de salut ! rot que np "]
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