La Croix., 30 janvier 1915, samedi 30 janvier 1915
[" va Sl IN HOC SIGNO VINCES La \u2018Croix\u2019 25, RUE SAINT-GA BRIEL Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.RELIGION, me Ütez la cause, vous ôtez l'effet \u2014 Je l'ai dit dans un article précé- dent : la cause des maux qui pèsent sur le monde c\u2019est la franc-maçonnerie dont le but, qui est celui de Satan, est d'établir le règne de la raison sur les ruines du Christianisme, Tant que les hommes se feront illusion sur ce point, jamais ils ne pourront remédier au mal dont ils souffrent ni rétablir la paix.Dieu ne permettra pas que l'enfer remporte une victoire, mais, par exemple, il va flagel'er la terre jusqu\u2019à ce que les hommes ouvrent les yeux.Dieu triomphera de leur aveugle ment et de leur, endurcissement, ça c'est certain.Quelquefois il peut se servir de moyens radicaux.Ila dompté l'iniquité des géants anti diluviens, en noyant le monde, à la grande surprise des incrédules qui depuis cent ans envoyaient Noé aux quatre vents, comme les ministres de France y envoient les prêtres aujour- d'hui.Tous les fléaux sont aux ordres du Tout-Puissant, Il a le trésor des \u2018 tempêtes en réserve pour les jours de malheurs: il n\u2019a qu\u2019à ordonner aux anges d'en ouvrir les portes et c\u2019est fait.Il est patient.mais cette patience, infinie en lui, ne s'exerce que d\u2019une manière finie sur nous Les Egyptiqns hypocrites el reve: | ches ont été obligés de céder sous la croissance des châtiments, Après neuf avertissements inutiles, l'ange exterminateur frappa un coup plus terrible.Le roi céda; mais, il n'était pas converti.Pour dernier châtiment de son incrédulité, Dieu le noya quelques semaines après dans les eaux de la mer Rouge, lui et - toute son armée.L'histoire ar.vienne est remplie de \u2018® faits analogues.Le monde serait sage si I'expérience pouvait le corriger; mais, c\u2019est toujours à recommencer, parce que l'homme reste libre de se ranger sous la bannière de Satan.Dieu laisse aux méchants tout le temps voulu pour se convertir, afin qu\u2019ils ne lui reprochent pas de leur avoir refusé le temps et la grâce.Comment Dieu va t-il s\u2019y prendre pour museler la franc-maçonnerie ?c\u2019est son secret.Ce qui n\u2019en est pas un, par exemple, c\u2019est qu\u2019il ne manque pas de moyens.Quand les hommes auront assez souffert des maux accumulés sur eux par cette société infernale, ils prieront Dieu d\u2019en délivrer le monde, afin que des jours de paix luisent pour l'Eglise.Alors, il enverra son ange exterminateur frapper les Phataons modernes, et refouler « au fond des abimes les démons qui parcourent le.monde pour la perte des âmes».Dieu brisera momentanément les forces des loges secrètesen les privant des inspirations immédiates de Lucifer, premier chef de la franc-maçonnerie.Les bons, raffermis dans la foi, reprendiont courage ét cesera la | fin dela guerre, Après cela, on sera surpris de voir / Que la franc-maçonnerie était la mè- - re de nos maux.La grave question de l\u2019enseignement religieux sera réglée, elle ne Tencontrera plus d'opposition, parce que Dieu en aura fait disparaître la cause.C\u2019est la franc-maçonnerie qui tient \u20acn main la question des écoles neu- Il a quelques années un premier ministre canadien, Sir John Thompfon, sincére catholique, était allé à Rome pour y voir le Pape à propos de cette question.Il s'agissait pour lui d\u2019une affaire de conscience, chose dont ses prédécesseurs et successeurs ne se sont pas occupés.En partant de Rome, sa détermination était arrêtée de rendre justice aux catholiques du Manitoba, Il avait compté sans la franc-maçonnerie.En passant à Londres, le premier ministre canadien fut traité avec honneur, on l\u2019invita à un banquet.A \u201cla fin du repas, il tomba foudroyé en buvant une gorgée de vin.Ce fut un émoi en Canada, quand la nouvelle de cette mort subite arriva, il circula une rumeur, étouffée aussitôt, que notre premier ministre, trop catholique, avait été supprimé.Vous savez ce que c\u2019est que d\u2019être Supprimé, c\u2019est ce qu'on a fait à François-Ferdinand d'Autriche, et c\u2019est ce qu\u2019on avait fait aussi à Garcia Moréno, Le nombre des supprimés est plus grand qu\u2019on ne le croit.Les loges ont le soin de décrêter la mort de tous les personnages importants qui sont sur leur chemin.Sir John Thompson eut arrêté leur plan de n\u2019avoir au Nord-Ouest que des écoles neutres, il ne devait pas vivre.On lui a fait de pompeuses funérailles et tout a été fini.Maintenant, la question des écoles sera réglée, quand la franc-maçonne- Plerre BAYARD.ete lee em.Les prineipaux revenus et déboursés de la provinee D'après l\u2019état des recettes de la province tel que produit, à la Législature, par le Trésorier de la province, les principales sources de revenus, au cours de l\u2019année fiscale, seraient les suivantes avec les chiffres qu\u2019elles ont produits.Balance en banque, le 30 juin 1914, $973.347 99.Subside fédéral et intérêt sur fonds en fidé: corm's $2,027 845 42 Terres et frrêts, $640.803 O1.Mines et pêcherirs $34,249.09, Admini- tration de la justice, $311,\" 622 16.Timbres d\u2019enregis rement, $117,- 587.97, Licences, $108,225 97.Taxes sur corporations, commer- eiales, $872,860.23.Droits sur les successions, $441,- 728.50 Droits sur les transferts d\u2019actions, $8.939.98, Droits sur les véhicules-moteurs, $25,531.55, Emprunts en vertu de la loi des bons chemins, $2,728,651.04.Emprunts temporaires, $4,000,000.Vcici les principaux items des paiem nts : Intérêt sur dette publique, primes, rachat, etc, $796,846 35.Salaires des employés du gouvernement, $302,985.88.Administration de la justice, 8495,- 702.83.Instruction publique, $861,020.20.Asiles d\u2019aliénés, $309,196.98.Travaux publics, $545,091.31.Agriculture, $255,000 Voirie, $175,000.Loi des bons chemins, $4,689,- 764.71.Terres et foréts, $224,500, Colonisation, $262,821.34.Don par la provinee au gouverne- tres, ment impérial, 9695000.QUESTIONS SOCIALES, rie aura eté-muselée: ~~ - ~~ SCIENCES, SP \u2014\u2014 Le Samea3, te, JOURNAL 26, IC Jeavies AGRICULTURE, 1815.Vol.X11, \u2014 No 41 GATHOLIQUE RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL ARTS, LITTERATGRE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, COLONISATION, ETG.ABONNEMENT Payable d\u2019avance \u2014\u2014 CANADA lan, $2; 6 mois, $1.00 MONTRÉAL ET BANLIEUE (par la poste) 1 an, 82.60 ; 6 mois, $1,256 \u2014 ETATS-UNIS BTRANGER (Union postale) 1 an, 82.25: 6 mois, 81.25 \u2014 Un numére, 5 sous Une alliance entre Canadiens français ot Anglo-Saxons Un membre de l'Association Catholique de la Jeunesse nous a demandé à quelles fins particulières devraient être consacrées le plus efficacement les souscriptions ver sées à l'Association pour nos compatriotes d'Ontario.La réponse à cette question est un peu difficile à faire Cependantnous n'hésitons pas à préconiser avant tout une campagne énergique contre les loges anglaises qui fourmillent dans la province voisine et qui y font la loi, à la législature Chose certaine, les écoles calho- liques et françaises d\u2019Ontario n\u2019auront pas la vie libre tant que la franc-maçonnerie contrôlera la majorité des législateurs de Toronto.Supposons, au mieux, que le- rè- -glement 17e et les autres dont se plaint la minorité soient déclarés illégaux par le Conseil Privé, qui pourra empêcher les chambres d\u2019Ontario de voter de nouveaux règlements qui, sous une autre forme, auront le même effet?Personne, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019organisé un groupe de politiques, qui, a Pinstar du centre allemand.s it assez fort pour en imposer à toute majo rité arbitraire.Quelques gens, plus, ardents que Sages, prêchent une lutte radicale et tranchée entre Anglo-saxons d\u2019une part et Canadiens français de l\u2019autre, sur le terrain scolaire Cette tactique serait très malheu reuse.\u201d Elle aboutirait à des désastres continus.Nous croyons que, dans les %ir- constances, les dirigeants de nos compatriotes de là-bas doivent chercher à nouer une alliance durable avec l'élément droit el honnête des Anglais et l\u2019inciter à marcher avec eux contre les loges, perturbatrices de l'ordre et de la prospérité partout où elles s\u2019implantent.Joseph BEGIN.mre per ecty.Le concours trè: précieux de S.E.le Cardinal Bé_in Le concours qu'apj.orte à la cause des écoles catholiques et frangaises d\u2019Ontario Son Eminence le Cardinal Bégin est trds précieux.Cette voix la p'us autorisée qui soit, dans l\u2019Eglise, au Cunada, non seulement elle encourage puissamment fos compatriotes d Ontario à revendiquer leurs droits scolaiies, mais, implicitement, elle fait taire certaines voix discordantes qui,comme celles de Mgr Fallon, par exemple se prévalaient de leur situation pour conire-airer et les mouv ments avantageuse même combattre des nôtres.J.8.Chiniquy vs Bégin La Cour d'Appel, I'hon.juge Carroll étant dissident, a ordonné une nouvelle audition de cette cause, alléguant que la Cour de Révision avait rendu un jugement final en faveur du défendeur et non pas un jugement snierlocutoire.Ainsi, elle permet à la demanderesse de porter son appel sur toutela causeiet non pas seulement sur le point de savoir si dame Chiniquy a été dûment et légalement autorisée par son mari à inrveater evtte action.| Notes et critiques :Pourgroi on trompe le public, « À la guerre, les trois quarts sont des affaires morales.La balance des \u2018orces réelles n\u2019est que pour un quart.» À qui appartient cet aphorisme ?À Napoléon naturellement, qui pouvait parler en connaissance de cause.On en peut glaner d\u2019autres analogues dans sa correspondance Celui-ci, par exemple : « Décourager les gens, ce n\u2019est pas la manière d\u2019en tirer parti.» Et cet autre : « fl ne faut laisser à l'ennemi aucun avantage, même d'opinion.» C'est sans doute pour cette raison que les agences télégraphiques de Londres et de Paris éliminent de leurs dépêches tout ce qui pourrait é.tre /avorable aux Allemands.Aussi, ces dépêches-là, sont-elles imglicitement mensongères et laissent elles leurs lecteurs sous une im- impression fausse.La vérité, nous ne la connaîtrons qu\u2019Après la guerre ] * * * [importantes déclarations du comte ë Tisza On mande de Budapesth que le comte Tisza, répondant à un discours de Khuen Bedervary, chef du parti gouvernemental, qui lui présentait ses souhaits à l\u2019occasion du nouvel au.dit, entre autres choses: « Au Nord, nous cOmbattons avec des chances diverses ; bien que nous ayons l'espoir d\u2019une issue heureuse.le sort définitif du combat n\u2019est pas encore décidé.« Je ne peux parler que le cœur serré de l'évacution de la Serbie.Je suis sûr que d'ici à peu de temps, nous prendrons notre revanche ; mais je suis affligé qu\u2019une armée qui combattait avec un héroisme sans égal et qui ceint aujourd\u2019hui son front des lauriers d'une gloire impérissable ait été obligée de battre en retraite.parce qu\u2019on exigeait d\u2019elle des cho-es surhumaines, des efforts incessants qu\u2019aucune armée n\u2019aurait pu accomplir.» Le comte Tisza a ajouté : « On a attribué successivement à mon voyage au qu-rtier général allemand divers motifs ; on a dit que j'avais voulu régler certains différends, ceci n\u2019est que pure fantaisie, \u201cNous avions, sans façon, au quar- tir général, des pourparlers sur les gran ies questions relatives à la guerre, et aux temps qui suivront la guerre.\"La conflance entre nous et l\u2019Allemagne est inébranlable, » - ® x =» La reine de B:Igique pleure Une des raisons qui ont fait la popularité de la reine Elisabeth de Belgique, parmi les héroïques soldats belges, est qu\u2019elle leur rerid royalement leur affection en partageant leurs souffrances.Visitant récemment une ambnlan- ce du front, elle s\u2019arrêtait à chaque lit, interrogeant chaque blessé, s\u2019inquiétant de son état, des circonstances dans lesquelles il avait été atteint.Et au furet à mesure des réponses, ne pouvant maîtriser son émotion ni articuler une parole, elle pleurait simplement\u2026 comme une femme.* = * Une réponse du gouvernement fran- gais qui vout être subtile La réponse du gouvernement à la pétitfon nationale pour le rappel des religieuses expulsées est sévèrement jugée dans tous les milieux sérieux et honnêtes.Jouant du mot «exilées» employé par les pétitionnaires pour désigner les Sœurs, le gouvernement s'étonne qu\u2019on parle d\u2019« exil » ; iln\u2019aexilé personne.Oui, ila dit simplement aux religieuses et religieux : je vous prends tout et je vous empêche de vivre en religieux ou en religieuses.C'est-à-dire : si vous voulez vivre la vie religieuse, exilez- vous, Done, c'est un vrai et propre exil auquel on a poussé les victimes de la Secte.Les anciens romains n\u2019exilaient personne ; seulement ils défendaient aux condamnés d\u2019em- P'over l\u2019eau et le feu (igne et aqua prohibitus) { mais on appelait ¢a carrément I'« exil ».Donc la pétition demandait de ne plus contraindre 2 s\u2019exiler des personnes qui veulent vivre la vie religieuse.La réponse du gouvernement est un sophisme qui cache une grande pauvreté d\u2019intelligence et de conscienee, de vie politique supérieure et de patriotisme vrai.Mais quand on est dans la Secte ! \u2014_\u2014\u2014 Le Clergé catholique belge à partieulièrement souffert, de l'invasion allemande nt La légation de Belgique communique les renseignements suivants: «Le cleigé catholique semble avoir eu tout particulièrément à \u2018Souffrir de l'invasion allemande en Belgique.Les églises et les établissements religieux ont été détruits ou profanés dans presque toutes les localités rurales et dans bien des villes où les troupes allemandes ont passé : la plupart du temps, ils ont été transformés en écuries ou en prisons ; dans beaucoup de localités, les vases sacrés ont été dérobés.Les membres du clergé ont été spécialement l\u2019objet des attentats commis par les soldats allemands.Dans les diocèses de Liége, Namur, Malines et Gand de noinbreux prêtres et religieux ont été fusillés ou pendus.Beaucoup ont été conduits en Allemagne, où certains d\u2019entre eux paraissent avoir été traités de manière abominable.Beaucoup ont été injuriés, menacés et molestés odieusement.A Louvain, un groupe de plus de 70 civils, parmi lesquels se trouvaient un prêtre américain et un prêtre espagnol, ont été molestés, injuriés, de toutes façons, menacés à tout instant d'être fusillés, conduits enfin dans l\u2019église de Campenhout où ils ont été enfermés et ont passé la nuit.Le 21 août, le curé de Buecken, le révérend M.De Clerck, a été arrêté par les soldats allemands et accusé d\u2019avoir tiré sur eux, ce qui était tout à fait faux puisqu'il était malade et que depuis longtemps il ne pouvait plus rendre de services.Le pauvre malade fut placé sur un canon, il en fut ensuite arraché et jeté dans une fosse.Puis les soldats le prirent les uns par un bras, les autres par une jambe et le trafnèrent ainsi sur le pavé.Torturé de pareille façon et totalement épuisé, le vieillard disait qu\u2019il préférait mourir plutôt que d\u2019avoir à supporter encore de pareilles cruautés.Il a alors été fusillé.Le révérend M.De Clerck était âgé de quatre-vingt-trois ans.Un témoin dépose ce qui suit : «J'ai vu le curé de Galrode arriver le 24 août à Aerschot avec trois bles- CAT SR qu\u2019il était un espion anglais.Ils le conduisirent à l'hôtel de ville oû ils le maltraitèrent.Le lendemain on l\u2019a conduit devant l\u2019église | il a été frappé violemment à coups de crosse de fusil, ses mains étaient en sang.Puis il a été conduit au pont du Demer et a été fusillé, Son cadavre est resté jusqu\u2019au lendemain sur le sol, puis ila été jeté dans le Demer, » Un prêtre, qui a échappé miraculeusement à la mort, dépose comme suit : «Le mardi 15 août, vers 9 heures, les Allemands sont arrivés subitement, comme un essaim, dans le village de Schaffen.Sous prétexte qu'on avait tiré sur eux, ce qui est tout à fait faux et ce à Quoi personne n\u2019avait songé, ils ont commencé à assa£siner, à incendier et à piller 170 maisons, dont la maison communale et la cure, ont été totalement brûlées, 22 bourgeois, dont le clerc, furent lâchement assassinés.Je tombai aux mains de ces bourreaux.Ils m'ont maltraité de toutes façons 1 ils ont préparé pour moi une potence, disant qu\u2019ils allaient me pendre ; ils m\u2019ont contraint pendant longtemps à regarder le soleil.Ils ont brisé les bras du forgeron, qui était prisonnier avec moi, et puis l\u2019ont tué.Un moment donné.ils m'ont forcé à pénétrer dans la maison du bourc- mestre qui brâlait, puis m'en ont retiré.Cela a duré toute la journée, Vers le soir, ils m'ont laissé regarder l\u2019église, disant que c'était la dernière fois quë je ia verrais.SA «Vers 6 h, 45, ils m\u2019ont relâché en me frappant avec des cravaches de cavalier.J'étais en sang et je glisais par terre.A ce moment, un officier me fit relever et m\u2019ordonng de partir.A une distance de 200 mètres, ils ont tiré après moi une cinquantaine de coups de feu, à tel point que les balles sifflaient autour de ma tête.Je ne fut pas atteint.Je tombai et restai pour mort.Ce fut mon salut.Je demeurai alors toute la nuit, demi nu, avec des véte.ments déchirés, nu-têté, couché sous un arbuste, Les Allemands crurent m'avoir tué.Je réussis à atteindre Diest.» La commission d\u2019enquéte a recueilli des témoignages d\u2019après lesquels dans le seul diocèse de Malines 26 prêtres ont été tués sans aucun motif.Les mêmes horreurs se sont passées dans d\u2019autres diocèses.Dans le diocèse de Liége, une dizaine de prêtres ont été tués, notamment les curés de Surice, d'Anthès, d\u2019Onhaye, de Spontin.Le curé de Spontin a été suspendu tantôt par les pieds, tantôt par les mains :il a été percé à coups de baïonnette et finalement fusilié.Dans le diocèse de Tournai, S.Gl\u2019évêque, veillard de soixante-quatorze ans, a été pris comme otage.Il a été conduit à Ath et a été traité ignominieusement, laissé sans couchette, sans converture.Un soldat même lui donna un coug de poing dans le dos.Dans le diocèse, trois ecclésiastiques ont été fusillés ; les curés de .Rosélies et d\u2019Acoz, et un séminariste de Tournaier meses On annonce qu\u2019un régiment de hussards allemands est arrivé à Orsova, sur la frontière serbo-rournaine, Les soldats du génie serbe ont miné les gorges du Danube depuis Trehia jusqu\u2019à Belgrade et ont fortifié tous les défilés à travers lesquels les troupes austro-allemandes pourraient on- | ss.Les Allemands prétendaient vahir la Serbie. Les Juifs et la - grande guerre \u2014\u2014 - - ar Un phénomène extraordinaire, inoui jusqu'ici dans les annales du judaisme, c\u2019est le nombre énorme de juifs dans les rangs des armées européennes se truant les unes sur les au tres à la suite du crime maçonnique de Serajevoya quelque temps, le Weekly Star, de Montréal, le principal organe judéo-maconnique de la presse anglaise en Canada, publiait un article évidemment dû à une plume juive, d'où il résulte que pas moins de 319,850 juifs sont enrôlés dans ces armées tirées de peuples en immense majorité chrétiens.L'auteur de l'article répartit comme suit ce chiffre entre les diverses armées.Russie, 250,000 ; Autriche-Hon- grie, 52,000; France, 10.000; Allemagne, 6,1501 Serbie, 700; Belgique, 1,000.D'autre part, la Pree Press, de Winnipeg, (11 janvier), autre organe au service de la judéo-cratie maçonnique, a publié une statistique dressée par le rabbin Michael Adler, de Londres, d\u2019où il résulte qu\u2019avant la guerre l\u2019armée et la marine anglaise ne comptaient que 500 juifs.Aujourd\u2019hui ils s\u2019y sont enrôlés au chiffre de plus de 10,000.Cela porterait la statistique des juifs dans les armées à au moins 329,850.Mais il faut, d'après ce rabbin, y ajouter un grand nombre de juifs enrôlés dans les troupes anglaises d'Australie, actuellement en Egypte, ceux qui ont servi dans les opérations anglaises de l'Océanie contre les colonies allemandes de Samoa et de la Nouvelle-Guinée et les centaines de juifs, fils d'émigrés russes et roumains, enrôlés dans les contingents volontaires du Canada.Si l\u2019on ajoute les juifs enrôlés dans la république maçonnique du Portugal etenvoyés en Afrique,ceux quise sont enrôlés au service de l\u2019Angleterre dans l\u2019Agrique du Sud, ceux qui figurent dans les contingents des Indes, etc., etc, on peut sans exagération évaluer le nombre des juifs engagés dans la grande guerre entre peuples chrétiens a au moins 400,000.Cela ne s\u2019est jamais vu dans l\u2019histoire des juifs.11 faudra encore ajouter à ces chiffres celui des juifs enrôlés de force ou volontairement, dans l\u2019armée de la Turquie, aujour- d\u2019hui sous la domination d\u2019un comité maçonnique dit Union et Progrès, à la suite d\u2019une conspiration juive internationale dont le centre était à Salonique,où les juifs sont nombreux de même qu\u2019en Turquie, en Grèce, dans les Bal- kans, en Asie-Mineure, en Palestine et en Syrie, etc.Il ne serait nullement étonnant dès lors que près d\u2019un demi-million de juifs, sur les 12 à 13 millions répandus dans le monde,soient engagés de divers côtés dans l\u2019épouvantable conflit allumé le 24 juin 1913, à Serajevo, par un complot de la haute maçonnerie internationale, essentiellement anti-chrétienne et dont l\u2019organisation est l\u2019œuvre du judaisme talmudo-kabbalique, inspirateur de tant de révolutions dirigées depuis le XVIe siècle contre le Christianisme et le règne du Christ, objet d'une haine dix-neuf fois séculaire.#1 ee Ce phénomène est un signe du temps.Jusqu'à la guerre, la Russie «orthodoxe», ,obéissant à un instinet national, s'était prémunie contre le péril juif qu\u2019elle à pu apprécier, il y a dix ans, lors des exploits du terrorisme judaïque, après et durant la guerre avec le Japon.La Russie avait tenu le juif loin de sa marine et de son armée.Aujourd\u2019hui, 1e Star assure non seulement que les 250,000 juifs enrôlés de force jouirent bientôt de l'égalité eivile et po- Be = Er a comme sous la république mais que litique, maçonnique de France, cette égalité sera étendue à tous les juifs de Russie, au nombre de cing a six millions.De plus, les juifs ne seront plus.écartés, dit le Star, des hauts grades militaires en Russie.En Europe.Vofficier juif qui occupe le plus haut grade est le général Ottolighi, de l\u2019armée italienne, qui a été ministre de la guerre.En France, en dépit des leçons de l\u2019affaire Dreyfus, la république, «fille de la maçonnerie», a poussé dix officiers juifs dans les postes supérieurs.Lors de la guerre des Balkans contre la Turquie, en Serbie, où.avec des complicités officielles, établies par l'instruction judiciaire autrichienne, fut monté le coup scélétat de Serajevo (1), la population juive, autrefois de 7000, s\u2019est augmentée de plus de 10,000; de ces 7000 juifs, 5,600 résident à Belgrade, centre d'action maçonnique qui a fourniles assassins et les \u2018armes au complot contre l'Autriche catholique (2).Plusieurs milliers de juifs de Serbie et de Bulgarie ont servi dans la guerre des Balkans.Le chiffre des Juifs enrôlés actuellement dans l\u2019armée Serbe, au lieu de 700, peut être porté à plusieurs milliers, d\u2019après l\u2019article du Star.En Grèce, par suite de la guerre des Balkans, toujours selon le Star les juifs qui étaient au nombre de 65,000 sont portés 2 85,000.Salonique, devenue partie du nouveau (1) Au sujet de ce crime, nous lisons dans la Semaine Religieuse, de Québec: «Le vieil empereur catholique d'Autriche dit avoir été entraîné à la guerre contre la Serbie par la participation, qu\u2019il regardait comme certaine, du gouvernement serbe et du prince héritier de Serbie au complot qui a amené l\u2019assassinat de l\u2019archiduc Frangois-Ferdinand, prince foncièrement chrétien, dévoué à l\u2019Eglise et au Saint-Siège, et dont la Maçonnerie avait décrété la perte.« À l\u2019occasion de la déclaration de la guerre, le primat d\u2019Autriche a lancé une lettre pastorale où nous relevons ce passage: «Par suite des provocation sinces- «santes et sans bornes d\u2019un Etat «convaincu de complicité dans un «crime qui crie vengeance au Ciel, «notre auguste Empereur, vénéré « par toute l\u2019Europe comme une co- «lonne de la paix, s\u2019est vu forcé de «tirer l'épée et de déclarer la guerre, «une guerre juste et inévitable, « La patrie vous demande aujour- d\u2019hui des sacrifices et des prières, » (2) Il est profondément regré- table que l\u2019instruction judiciaire et du procès des assassins jugés à Serajevo, alors que la guerre était commencée et que les Serbes projetaient le siège de cette ville, n\u2019ait pas pu, jusqu'ici, être livrée à l\u2019Europe Elle anrait dû recevoir une retentissante publicité dans toutes les langues.Peut être l\u2019Europe aurait-elle vu plus clair.Le dossier des preuves, accumulées contre les assassins et leurs complices serbes, a été étouffé, sur un mot d'ordre donné à la presse, non seulement en Autriche, en Allemagne, en Russie et dans les Balkans, mais en France,en Angleterre, en Italie, etc.Les quelques brides d'informations données par cette presse, dont les représentants ont pu assister au procès, ont gardé sur ces preuves un silence prudent.Il en a été de même de l'acte d\u2019accusation dont ils ont donné une analyses absolument sommaire.Cette instruction faite par la magistrature autrichienne, le gouvernement autrichien, avant de déclarer la guerre, a tenté d\u2019obtenir du gouvernement serbe d'y prendre part, de commun accord, avec des garanties d'impartialité, impliquant nécessairement la participation d\u2019enquêteurs autrichiens et serbes.Ces garanties indispensables furent, sous l'influence russe, repoussées alors que la Serbie paraissait agréer les autres demandes de l\u2019Autriche, désireuse d'éviter la guerre.Le refus de la Serbie, appuyée sous Main par d\u2019autres puissances, entraîna la déclaration de guerre.Il a pu confirmer en Autriche les s Q - cons de la complicité serbe.P LA OROIX royaume gree, compte 70,000 juifs et de nombreuses loges mogonniques internationales, où ils jouent un rôle prépondérant.Dans la malheureuse Autriche-Hongrie, la population juive, une des plus anciennes d'Europe, se décompose comme suit : Autriche, 1,313,687 ; la Hongrie, remplie de loges où le juif joue le même rôle qu\u2019à Salonique, à Belgrade et à Bucharest (Roumanie), compte 932,406 juifs.La Bosnie- Herzégovine, capitale Serajevo, 12,- 169.Ce qui fait un total de deux millions, 558,262.Enfin, dans la même Autriche-Hongrie les juifs | étaient huit pour cent de l\u2019armée, avant la guerre.Ce chiffre a été dépassé depuis, peut-être 10 p.c.et plus.Les juifs autrichiens, assure le Star, se vantent de voir des médecins juifs dans presque tous les regiments.Il est toujours défendu aux chrétiens de prendre des médecins juifs.Quel rôle les 50 à 60 mille juifs de l\u2019armée austro-hongroise ont ils joué dans les revers qu\u2019elle à essuyés jusqu'ici?Peut-être le saura-t-on un jour.Ce qu\u2019on sait à coup sûr, c\u2019est qu\u2019avant la guerre ce fut un officier juif qui livra à la Russie les plans de la mobilisation autrichienne, dressés, d\u2019accord avec l'Allemagne, par l\u2019Archiduc qui fut assassiné en haine du catholicisme et de I'Autriche impériale.Ce Dreyfus se suicida, lorsque sa trahison fut découverte, trop tard, par l'état-major dont il partie.Au lieu de laisser ce traître se supprimer par le revolver, il eût fallu, au contraire, le garder bien vivant et faire son procès avec le plus de publicité possible, afin d\u2019édifier l\u2019opinion de l\u2019Europe sur le rôle joué par la «Sainte» Russie et la juiverie dans ce drame qui précéda la guerre de quelques mois.Peut-être a-t-on préféré, en Autriche, ménager les juifs et la Russie qui déjà alors pourtant, se faisant livrer par un Iscariote les plans de l\u2019état- major autrichien; préparait le rôle qu\u2019elle devait jouer plus tard.En étouffant cette affaire d\u2019Etat, l'Autriche catholique, obéissant à une politique de génerosité mal placée, a commis une erreur dont elie doit aujourd\u2019hui se repentir amérement .* x = Maintenant, nous autres chrétiens, en présence de cette guerre mons.treuse, fruit du complot de la maçonnerie internationale où le juif, depuis longtemps, tient le premier rôle occulte, nous pouvons nous demander à quelle poussée mystérieuse les juifs obéissent en prenant part, dans une pareille proportion, à la grande tuerie entre peuples chrétiens ?On pourrait hésiter à attribuer ce fait extraordinaire à la haine anti- chrétienne qui est séculaire au sein du judaïsme kabbalo-talmudique, mais, qui n\u2019est pas partagée par tous les juifs dits orthodoxes, restés fidèles aux lois de Moise.Cette haine incontestable serait attestée par des textes du Talmud et de la Kabbalah découverts par des hébraïsants chrétiens voire protestants, dès les XVIe et XVIIe siècles, et affirmés, au XVIIIe et XIXe siècles, par des érudits autorisés, citant des éditions non tronquées, authentiques du Talmud, Mais ces textes connus des chrétiens depuis des siècles sont hautement niés par les juifs contemporains, intéressés, du reste, à rassurer les chrétiens au milieu desquels ils se sont implantés.Quoi qu\u2019il en soit, il y a lieu de faire des réserves nécessaires | car dans la plupart des armées engagées actuellement.les juifs sont récrutés de force, en vertu du principe odieux de la servitude militaire générale.C\u2019est le cas partout, sauf en Angle terre et dans l'empire anglais Mais le chiffre anormal d\u2019au moins 10,- 000 juifs enrôlés volontairement dans l\u2019armée et la marine anglaises, | sans compter les milliers de juifs des faisait- contingents du Canada, de l\u2019Australie, et des Indes, est de nature à faire réfléchir.x Le monde chrétien sait que, de l'aveu des chefs du judaisme, le patriotisme local et le judaisme universel sont contradictoires.La race juive n\u2019a qu\u2019une patrie à laquelle elle reste fidèle à travers les siècles : la Judée, la terre de ses ancêtres qu'elle rêve de reconstituer un jour, en royaume on'en république, pour y rassembler sa nationalité dispersée dans le monde.Cette reconstitution doit, selon les prophètes hébreux, marquer aussi l'époque de la conversion juive au christianisme.* * * Est-ce que le phénomène inoui.que nous constatons, en 1915, serait une des étapes involontaires du peuple dispersé de Jéhovah vers ces événe ments prédits par les Saintes Ecritures ?La séculaire conspiration contre les peuples chrétiens dont la guerre européenne est un terrible épisode, doit-elle aboutir.après d'affreux bouleversements, au triomphe final du christianisme, à la conversion finale du judaisme, 3 la pacification du monde régénéré, une fois de plus, par le Christ Rédempteur ?Fiat.L\u2019homme s\u2019agite, Dieu le méne.Pierre LEMOINE.PAITS DE GUERRE \u2014\u2014 Les Allemands supplient les Etats- Unis d'intervenir La Gazette de Cologne vient de publier un article dont les passages suivants valent la peine d\u2019étre cités : «Serait-ce trop de demander à l\u2019Amérique, juste afin de parfaire sa neutralité, de rendre possible l\u2019envoi de matériel de guerre à l\u2019Allemagne et l\u2019Autriche, au besoin sous la protection de cuirassés américians ?« Le gouvernement américain doit se demander s\u2019il peut assumer devant l'Histoire la responsabilité de laisser les règles établies par l\u2019Angledes précédents pour les guerres futures ; et si la guerre ne sera plus désormais décidée par les hommes ou les canons, par les batailles et par le courage, mais par le «maririsme» despotique d\u2019une nation assez riche pour construire une flotte gigantesque qu\u2019elle emploie pour fermer les mers neutres, dans le seul but d\u2019affamer et de ruiner un qu\u2019elle ne peut vaincre ?« Dans ce cas,le droit international ne serait plus qu\u2019une plaisanterie pour une puissance agissant comme l\u2019Angleterrec».La Frankfu ter Zeitung publie un article également inspiré et qui brode d'autres variations sur un thème semblable.ennemi, * = Une opinion - allemande sur la guerre Le major Morath écrit dans le Berliner Tageblatt, journal allemand : aCe serait montrer un optimisme excessif de croire que l\u2019offensive tant annoncée de Joffre est désormais complètement arrêtée.Les combats violents qui se livrent sur tout le front démontrent clairement que l'ennemi tâte nos lignes pour chercher le point faible.Il semble que ce point faible n\u2019ait pas encore été trouvé et que les Français aient jugé d\u2019une meilleure tactique d\u2019abandonner l'offensive pour le moment.Mais, dans une guerre de coalition, ce ne sont pas toujours les raisons milivaires qui l\u2019emportent.Par la force des raisons politiques, Joffre sera contraint, dans un très bref délai, de tenter la trouée de nos Ëlignes, non pas à leur point le plus terre dans la présente guerre devenir | faible (il n\u2019en existe pas), et il sera bien regu.« L'agitation qui se fait en France pour obtenir l'aide du Japon me semble dictée par le découragement qu'inspire la situation actuelle.Je ne crois pas que le Japon consente à sacrifier sa meilleure jeunesse pour la France et l'Angleterre.Je ne crois pas non plus que le Japon soit en état d'expédier en Europe une grande armée et en même temps d\u2019en entretenir une autre chez lui pour veiller sur les événements d'Extrême-Orient.Mais à supposer que nous devions, vers la fin du printemps, saluer la débarquement de 300,000 Japonais à Marseille, il n\u2019y aurait pas lieu de s'en épouvanter pour cela » ss & 8 La perte du \u201cFormidable\u201d dans la Manehe Un survivant du Formidable raconte ainsi la perte de ce cuirassé : «ll faisait nuit.Nous étions aux premières heures de la matinée, vendredi, et le mer était très grosse.\u2018Tout à coup, nous entendimes le bruit d\u2019un choc suivi d\u2019une formidable explosion.Le coup avait porté à l'arrière, vers les soutes à munitions.L'eau s'engouffra aussitôt dans le navire, les chauffeurs éteignirent leurs feux et accoururent sur le pont; heureusement, car nous aurions tous péri, «Quand j'arrivai sur le pont, le cuirassé donnait fortement de la bande à tribord ; rapidement les chaloupes furent mises à la mer.Un cotre coula ; nous éprouvâmes beaucoup de difficu'tés pour mettre à la mer une pinasse et un autre canot.«Nous nous éloignâmes à force de rames, dans le canot, mais nous réussissions tout juste à nous maintenir à la surface des lames, «Nous aperçâmes le Formidable qui se renversait lentement à tribord, se couchait dans la mer, puis coulait.Ce fut l\u2019affaire de trois quarts d'heure, pendant lesquels les sirènes du navire ne cessèrent pas de retentir.«Le capitaine, impassible, resta à son poste jusqu\u2019à la fin, et quand le vaisseau disparut, englouti, nous aperçûmes un dernier signal qu\u2019un marin du bord nous faisait avec une lanterne.«C'était la fin.» x %x #= Une proclamation du Kaiser à ses troupes A l\u2019occasion du nouvel an, l\u2019empereur Guillaume a adressé à ses troupes la proclamation suivante .«Nous commençons une nouvelle année.Apres cing mois de lutte acharnée, de brillantes batailles ont été gagnées, de grands succès remportés.Presque partout, les armées allemandes sont sur le territoire ennemi.Les tentatives répétées de l\u2019ennemi pour envahir le territoire allemand avec de uom- breuses armées ont échoué.Mes vaisseaux se sont couverts d'honneur sur toutes les mers ; leurs équipages ont montré, non seule ment qu'ils peuvent être victorieux, mais qu\u2019ils savent aussi mourir bé- roïquement quand ils sont écrasés par des forces supériures.Derrière mon armée et ma marine se tient le peuple allemand, animé d\u2019une esprit d\u2019union sans précédent, prêt à sacrifier le meilleur de lui- même pour le foyer sacré que nous défendons contre une attaque criminelle.Nous avons accompli une tâche importante durant l\u2019année écoulée ; mais l'ennemi n\u2019est pas encore maîtrisé ; il continue de lacner de nouvelles masses contre nos armées et contre celles de notre alliée, mais leur nombre ne nous effraie pas | quoique la situation soit sérieuse et que la tâche qui est devant nous soit ardue, nous pouvons regarder l\u2019avenir avec une ferme confiance.> 30 Janvier 1945 Confiant dans l'aide écl Dieu, me reposant également sur | bravoure incompaiable de : armée et de ma flotte, sachant eu je puis compter entièrement ar .peuple allemand, je vous dis : c rage donc, pour la nouvelle sunt en avant vers de nouveaux exploits et de nouvelles victoires, au nom d la patrie bien-aimée | ¢ Signé : GUILLAUME y L\u2019aristocratie allemande décimée De l'écrivain bavarois Lach dans le Berliner Tageblait : «Notre aristocratie a été si ters.blement éprouvée Qu'après la guerre nous aurons une armée nouvelle et de composition démocratique comme corps d'officiers, à l'instar de ja France.«En total, soixante listes quotidiennes de tués et de blessés mop.trent que dix régiments considérés comme les p us « chics » ont laissé en moyenne la moitié de leurs officiers sur les champs de bataille.Quatre régiments ont perdu leurs colonels, Deux autres les deux tiers de leurs capitaines, airée de mann, « Pas un nom aristocratique Qui ne figure dans la liste des tués et blessés, Parmi les noms militaires et poli tiques : Bismarck, Moltke, Bulow, Blucher, Bredow, Kleist, Stein, Dans les provinces du Nord, on compte plusieurs familles où tous les membres ont péri à l\u2019ennemi.Dans le Brandebourg et la Poméranie, les deux boulevards du pouvoir des Hohenzollern, quatre princes, appartenant à environ vingt-trois familles régnantes, sont morts ou blessés, » L'Allemagne prépare sa défecse économique La Guzette de Francfort annonce qu\u2019une société des céréales de guerre vient d'être fondée par le gouvernement prussien avec le concours des villes contenant plus\u2019 de 100,000 habitants et des représentants de la grande industrie.Cette société aura pour mission d'acheter de grandes quantités de céréales pour la fabrication du pain, de les entreposer et surtout de prendre les mesures nécessaires pour assurer les besions de la consommation pendant les mois critiques qui précèderont la nouvelle récolte.Les journaux conviennent, en effet, maintenant,que la réserve actuelle de cèréales est considérablement inférieure à celle qui existait en temps de paix.Il faut, ici, tenir compte des céréales que l\u2019on avait l'habitude d'importer et de la médiocre abondance de la récolte de cette année qui a été moins bonne que celle de l\u2019année précédente.Le déficit est estimé à 15 0 20 ojo de la consommation totale.C\u2019est pour y parer que ['on recom: mande à la population de restreindre l'emploi de la farine de blé et de la remplacer par l\u2019emploi du pain K, contenant de la fécule de pomme de terre.Si la population pe se pas aux recommandations vue d'économiser le pain dés DA tenant, cette société recevra des pouvoirs étendus pour contrôler le marché des grains.ss 8 8 Le bruit du canon sur la Jungfrad Des alpinistes, qui se trouvaient, vers 4 h.30 du soir, le 25 décembre dernier, au sommet de la Jungle (Suisse), ont entendu très distinc \u2019 ment le son du canon dans la dire tion de l'Alsace.Etant dom & grande distance (environ 250 po mètres) d\u2019où parvenait le brat .détonations, ce phénomène d py tique est trés remarquable.a une légende disparue, celle a «qu aucun bruit humain 1° >.troubler les cimes de la montag?eee per Croix\" vous bos marsh conforme faites en 4 A l'imprimerie de la trouverez ie bon troyalls Montréal, $0 Janvier 1916 Un Pilerinage qu Palais de la Paix à La Haye « | \u2014 Un journaliste français est allé faire une visite au Palais de la Paix, à La Haye, le 1er février et raconte ainsi ses impressions : Le Palais de la Paix ! En ces heures de tragédie où les pires instincts, meurtre, pillage, sac, incendie, sont devenus la loi des hommes, avouez qu'il fallait une âme bien trempée pour risquer ce pèlerinage.Mais peut-on quitter la Hollande,sans invoquer, à la façon de consultants antiques, la déesse de la moderne Delphes ?Cette visite s\u2019imposait : c\u2019est quand la calamité fond sur nous qu'il convient de consulter les présages! Sur la route de Scheveningue, en plein parc royal du Zorgvliet, il se dresse, ce palais, en granit rose de Norvège, mêlant au byzantin la douce renaissance, coupé d'\u2019arcades, trouant la brumie à coups de beffrois.Un vrai burg au goût américain : château autant que buslding.Ce matin 13, le brouillard de Hollande, ce gris-perle créateur de clair obscur, qu'on retrouve chez Rem- * brandt ou dans les toiles de Ruysdaël l\u2019enveloppait.En plein midi, la maison prenait un air crépusculaire.Sa tour surgissait, lointaine, comme une échauguette À fantômes.On sentait sur Je temps peser le deuil du temps.Ma carte fut portée au chevalier Michiels Van Verdugnen, conservateur de céans.J'ignore si c\u2019est là le calumet de paix, mais de leurs groses pipes de porcelaine, ce que je puis affirmer, c\u2019est que les deux gardiens de l\u2019entrée tiraient de si volcaniques fumées que la loge d'attente était irrespirable.Brume et pétun : on ne pouvait se voir à bout portant.J'en profitai pour errer seul dans le parc, à la française, au long de la grille d'honneur.Des cartouches de bronze ornaient chaque vantail.Une femme allégo- gorique est gravée dans le métal.Sa dextre tient, renversée, une torche, \u2014 une vraie torche incendiaire qui dégage feu et fumée, Son pied s'appuie sur un canon montrueux type 420.L'allégorie prend une saveur particulière en ce temps de guerre.Le chevalier était absent.Un secrétaire, fort cérémonieux, cravaté et ganté de blanc, en babit, prit sur lui de me faire les honneurs.11 était si étonné d\u2019apercevoir un étranger, et si heureux à la fois qu'il m'adressa d\u2019abord la parole en américain, jugeant que seul, un délégué de M.Andrew Carnegie pouvait en un tel moment visiter un tel lieu.Je lui confiai ma qualité.11 se refusa d\u2019y croire, et sourit, confidentiellement, pour me laisser entendre qu\u2019il respectait mon incognito.\u2014 Depuis trois mois, nous n\u2019avons regu ici aucun Européen.Nos der- Diers touristes remontent au mois d'août dernier : quelques baigneurs échoués à Scheveningue.Un guide de l'agence Cook les menait.Ces promeneurs appartenaient à des nations belligérantes.Dans la salle du Petit-Arbitrage que voici, ils en vinrent aux mains.On dut faire intervenir le personnel pour les séparer.Depuis, par précaution autant que par absence de visiteurs, nous n'ouvrons le palais qu\u2019une fois la semaine.De salle en salle, nous avons cheminé, pareils à quelques rondes de nuit dans un manoir abandonné.Les chambres glaciales étaient plongées dans la ténebre.Il fallait chaque fois tourner les commutateurs pour donner vie à ces sépulcres, De grandes salles certes, où le palissandre, le cèdre et le sapin se disputent les moindres Tecoins : de grandes sales aux lustres massifs, ici carrelées en mosaique ou en grès de Delft, là drapées de velours d\u2019Utrecht ou tapissées de soie japonaise ailleurs colorées de vitraux.L\u2019 1 : allégorie fait fureur dans les corridors.On lit de fort belles devises : « Si vis pacem, cole justitiam ! » (Si vous voulez la paix, pratiquez la justice).Pax alma vens | (paix maternelle, apparaissez).Virgile, Ovide, Lucrèce ont été mis à contribution.Bellone et son cortège de désastres sont, par la statue, la frise et le vitrail,stigmatisés comme il convient.Mais., Mais, je n\u2019ai trouvé nulle part trace de ce que je cherchais : la paix!La déesse est absente, Cette maison aux plâtres humides n\u2019était point de son goût, Elle vagabonde là-bas, hors d'Europe, du côté des Amériques.Tout se ressent de son indifférence ! Voyez.Dans la grand salle des Partis, si pareille à un prétoire d'assises, de lourds fauteuils trônent en demi-cercle: mais couverts d\u2019une housse qu\u2019on ne lèvera pas de si tôt.Dans la chambre du Conseil, les pupîtres s\u2019étagent à la façon d\u2019un amphithéa- tre de la Faculté ; mais des tapis verts les voilent, qui portent chacun en trois langues un petit carton impérieux : « Défense d\u2019 crire sur les tables ».De monstrueux encriers de cristal ornent le bureau en bois de teck : ils sont éblouissants, et lugubrement vides d\u2019encre.La bibliothèque elle-même, àtra- vers son treillis, offre quelques rares livres, à riche reliure.Avisant les œuvres de Hugo Grotius, j'en tirai le tome I, avec le dessein d\u2019y butiner quelque profitable maxime à mettre en épigraphe à cet article.Hélas ! les livres mêmes sont truqués.Apparence et illusion : leur rouge cuir à lettrines d\u2019or est somptueux, mais il ne sert qu\u2019à cacher une boîte de carton vide.Le secrétaire s\u2019excusait : «On est allé trop vite en besogne\u2026 En août 1913, on a inauguré des murs, des vestibules, des socles, \u2014 la façade.Le palais n\u2019est pas en état : du reste 2 le rendre habitable | ,.» Par aventure, en longeant la grille, j'avais découvert le don de I'Allemagne.Je demandai à saluer le souvenir de la France.C'était dans la salle du Grand-Arbitrage.Au mur, entre des baguettes d\u2019or, deux grands trous \u2019 apparaissaient, couverts d\u2019une toile d\u2019emballage.L\u2019un doit enfermer un tableau de Besnard, l\u2019autre, un Gobelins tissé sur un canevas de Luc-Olivier Merson.Rien de plus symbolique que ces grands cadres désolés.Au long des couloirs glacés, dont l\u2019écho prolongeait la rumeur de nos pas, entre des socles sans statue, nous avons atteint la Chambre de Justice.Quelques chaises armoriées ; deux tab'es à tapis vert, avec l\u2019éternelle «défense d'écrire».Aux murs, vingt-six portraits de souverains et chefs d'Etat; du tsar Nicolas au Président Mac-Kinley, ceux mêmes qui acceptèrent, à l'été de 1908, de participer au Congrès.À la lumière des lampes, comme dans la grande scène d\u2019Hernans, mon guide me les présenta.«De ces souverains, fit-il en conclusion, six sont moris assassinés | ce qui donne la proportion de 25 pour cent.D'autres sont morts de leur belle mort.Le reste, aujourd'hui, est en guerre.» Par l\u2019escalier d'honneur, vrais spectres grelottant de brume, le seciétaire en habit de soirée et son hôte sont redescendus vers des ombres moins souveraines ! Dans le marbre, au carrefour des cryptes, une mosaïque s\u2019arrondissait.Un soleil énorme s\u2019y étale, avec cette invocation en pierre rouge: Sol justitiae, silustra nos ! (soleil de la justice, éclaire-nous !) Mon compagnon dut faire craquer une demi- boîte d\u2019allumettes pour me faire | admirer le soleil flamboyant { LA CROIX ER SOYEZ LES profit.nouvelles.dans la CROIX.Les seènes sanglantes de nos pages.et, tant, d'autres feuilles.de la CROIX ! BBG DO On On Guen Qu Er ee A nos nouveaux lecteurs La CROIX, le grand organe catholique de Montréal, le meilleur journal de famille qu'il y ait, vous souhaite la bienvenue.| Elle sera heureuse de vous compter au | nombre de ses lecteurs assidus, Soyez eertains que vous en tirerez le plus grand La CROIX, publie, chaque semaime, des articles sérieux et des renseignements divers sur tous les sujets propres à insteuire ; elle vous intéressera, I Elle traite de tout, de religion, de politique, d'agri- \u201c eulture, d'enseignement, ete., et elle donne les dernières De plus, elle cravache proprement les petits franes- maçons, quand ils osent, sortir de leurs trous à Montréal et ailleurs, et elle fustige les hommes publies qui nous volent et nous vendent impudemment.Rien qui choque la morale et les bonnes mœurs, crime, telles que les grands journaux jaunes de Montréal en donnent tous les jours, sont radicalement éliminées Nous voulons éduquer, fous voulons élever l\u2019âme et le cœur, et non pas les ravaler dans la fange d'une eu- riosité malsaine, comme le font la \u201cPresse\u201d, la \u201cPatrie\u201d Soyez done les bienvenus dans la grande famille BIENVENUS ! qui familiarisent avec le LA DIRECTION.Héroïque dévouement d\u2019une Française Entré dans Embermenil, un officier demanda à une femme de la commune s\u2019il ne restait pas de soldats français dans le voisinage.Sur une réponse évasive plus que négative, le lieutenant aliemand fit avancer ses hommes, qui furent reçus par une salive des français \u2014des alpins \u2014 lesquels entraient au même moment de l'autre côté du village.Le lendemain, le sort des armes fut favorable aux Allemands, qui s'installèrent dans Embermenil.Aussitôt.l'officier, \u2014 le: même qui commandait la veille, \u2014 convoqua les 200 personnes composant la population à l\u2019église, et sur le ton d\u2019aménité qu\u2019on devine, il posa cette simple question : \u2014 Hier, une femme m'a induit en erreur | si, avant cinq minutés, elle ne s\u2019est pas fait connaître, tous les gens de la commune seront passés par les armes ! ! Une femme sortit de la troupe : c\u2019était Mme Masson : \u2014 C'est moi, dit-elle, qui vous ai renseigné.Cinq minutes après, la pauve femme était fusillée en même temps qu\u2019un sieur Louis Dime, dont le | physique ne revenait pas sans doute à l'officier sanguinaire.Et, par mesure de représailles, leurs deux maisons furent incendiées.Depuis, on dit à Embermenil que la victime n\u2019était pas la coupable, mais qu'elle préféra s'immoler pour épargner ses compagues.La danse Par Mgr L.-M.Ducas, Prot.Apost.L'auteur a condensé dans cet opuscule, au sujet de la danse, la vraie doctrine telle qu\u2019exprimée par les pères, les docteurs, les synodes, les conciles, les évêques et les catéchistes de l\u2019Église, et il a ajouté à ce compendium le témoignage des payens et des gens du monde.En vente à la CroIx, 25, Saint- Gabriel, Montréal, au prix de 10 c.l\u2019exemplaire; $3.00 les 50 exemplaires | 5.00 le 100 \u201c VIENT DE PARAITRE English Accentuation (ABRIDGED) Speller and Reader REV.F.T.BARRÉ, C.S.C.Seconde édition, améliorée et augmentée de seize pages avec gravures.Indispensable aux maisons d'éducation qui veulent bien enseigner la prononciation de l'Anglais à leurs élèves.PRIX : 15cts l'exemplaire Par la poste : 16cts.Le gros, broché, 35 cts Par la poste :37 cts En vente aux bureaux de la Crosx, 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, et chez l\u2019auteur, au Coliège Saint-Lau- rent, près Montréal.& sont eux-mêmes, TEL.BELL MAIN 6974 \u2014_\u2014 ne TAT 0908 À l'Imprimerie de la Croix Vous aurez un Bon Travail à Bon Marché es £ Nous exétutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu\u2019à la simple circulaire.et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux formules de compte ou de lettre.£ Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne | sommes contents que lorsqu'ils le | eee 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL Histoire de I'Eglise Catholique DANS L'OVEST CANADIEN (1659-1905) Par le R.P.A-G.MORICE, O.M.Trois forts volumes reliés, superbement illustrés de photogravures, cartes, fac-similés, (80 chapitres au lieu des 43 de la traduction anglaise) Prix : $5.60 et $6.60 franco, selon la qualité de la reliure.Adressez les commandes à la CROIX, Montréal.ATELIER FONDÉ EN 1852 Diplôme à l'Exposition Provinciale 1894 Médaille d'Or à l'Exposition Provinciale 1901 Références des mieux autorisées.Toujours de nouveaux dessins en cours d'exécution.JOS.VILLENEUVE Entrepreneur et Manufacturier d'Autels, Bancs, Chaires, Confessionnaux, et tous objets servant aux besoins du çulte.Seulpture d\u2019ornementations, d'églises, en bois et en plâtre.Saint-Romuald, P.Q.Spécialités: Exécution d\u2019architecture, de sculpture et de dorure.0 BROMA est le tonique Reconstituant par Excellence du Sang et des Nerfs 11 signifie : EN VENTE PARTOUT Dr ED MORIN & CIE, ) SOI SCSI IG 00M 306 DOCO Porce, Vigueur, Santé pour les personnes affaiblies et souffrant de dépression nerveuse qui en font un usage persévérant.Il guérit la dyspepsie et tous les troubles d'estomac.Pris avant le repas, il excite l\u2019appétit.Pris après le repas, il facilite la digestion.Limitée, QUEBEC, Can.A l\u2019imprimerie de la Croix, vous trouverez le bon travail à bon merché.tome om men LE PACIFIQUE CANADIEN ST-JEAN-HALIFAX 6,35 tous les jours excepté le dimanclie De Montréal.Diner sur le train QUEBEC 19 à mu, *4,30 p m, *11.30 pm OTTAWA Départ place Viger : °8 à mm, t5.45 pu Départ Gare Windsor : *9.05 à m, t4 p m, 47.45 p *9p m, *9.45pm Chars dortoir au train,de \u20189 p m tTous les jours excepté le Dimanche.*Tous les jour- $Dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS 141 ot 143, rue Saint-Jacques, Montréal Téléphone Bell, Main 8i25 Ou aux gares Viger et Windser, Avis important a ha Bern he rs Rat\u2014 wo.\u2018 ._\u2014h L.\u2014 L'abonnement à la UKOLX est Puyuble d'avance et nous snviions nos lee leurs u xalsejuvre fsdeleanent à cette ob yubm, z\u2014 Tout chèque à lordrg de ls UHULX ou de son darecteur doit être [as payable au par à Lirutreal.d'u ne l'est pas, be amgnaitaire doit ajouter, Ou mone tant qu'il veut payer, Lo cis pour les fraia ue perceplion wuust cheque.8.\u2014 Lout lecieur gus aesvre cesser de recevosr la UHKUIX dost au preaiable payer tour ce qu'il dol a noire Gdmanietrain o.nous avsser LUI-MHMK de son désir.Autrement, sl comple sur son maître de poste pour nous donner tel av, À doit s'attendre à des désagréments, car, souvent, le maître de posts oublie ou néglige de le faire et de là naissent des dif férends dont nous voudrions évi' 1 les com sequences à nos lecteurs.J Ce E4 DI™ .JTION. _ psp pains end te L\u2019Evangile Les Dimanehe de la Septuagésime S.MATTHIEU, XX.En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.Après être convenu avec eux d\u2019un denier pour leur journée, il les envoya à sa vigne.Etant sorti vers la troisième heure, il en vit d\u2019autres qui étaient oisifs sur la place publique ; et il leur dit : Vous aussi allez à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable ; et ils y allèrent.Il sortit encore vers la sixième heure, et vers la neuvième heure, et il fit la même chose.Enfin il sortit vers la onzième heure, et en ayant trouvé d\u2019autres, il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour dans l'oisiveté ?C\u2019est, lui répondirent-ils, parce que personne ne nous a loués.Et il leur dit : Et vous aussi allez à ma vigne.A la fin du jour, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelez les ouvriers, et payez- les en commençant par les derniers et en finissant par les premiers.Ceux donc qui étaient venus vers la onzième heure, s'étant approchés, reçurent chacun un denier, Ceux qui avaient été loués les premiers, venant à leur tour, s\u2019attendaient à recevoir davantage, mais ils ne reçurent tous qu\u2019un dernier | et en le recevant ils murmuraient contre le père de famille.Ces derniers, di- saient-ils, n\u2019ont travaillé qu\u2019une heure, et vous leur avez donné autant qu\u2019à nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur.Mais il répondit à l\u2019un d\u2019eux : Mon ami, je ne vous fais point de tort : n\u2019êtes- vous pas convenu avec moi d\u2019un denier ?Prenez ce qui vous appartient, et retirez-vous : je veux donner à ces derniers autant qu\u2019à vous.Ne m'\u2019est-il pas permis de faire ce que je veux ?Faut-il que votre œil soit mauvais, parce que je suis bon ?C'est ainsi que les derniers seront, les premiers, et les premiers seront les derniers | car il y en a beaucoup d\u2019appelés mais peu d\u2019élus.LE OALENDRIER DE LA SEMAINE Dimanche, 31 janvier\u2014 Septuagésime.S.P.Nolasque.Lundi, 1 février\u2014S.Ignace, év.et martyre.Mardi, 2 \u2014 Purification de la B.V.M.Mercredi, 3\u2014S.Blaise, év.et m.Jeudi, 4 \u2014 S.André Corsini, év.etm.Vendredi, 5\u2014 Ste Agathe, v.et m.Samedi 6 \u2014 S.Tite, év.et c.Pour les écoles catholiques et - Irangaises d\u2019Ontario La La manifestation organisée par le comité régional québecois, de l\u2019Association de la Jeunesse en faveur des écoles catholiques et françaises d\u2019Ontario, a groupé dans la salle des promotions de l'Université Laval de Québec les plus hautes sommités religieuses et sociales : Son Eminence le cardinal Bégin, S.G.Mgr Roy ; Mgr le Recteur de l\u2019Université, Mgr Marois, Mgr Rouleau, Mgr Dauth, Sir Lomer Gouin et Lady Gouin, Sir F.Lemieux et Lady Lemieux, l\u2019hon.Landry et madame Landry, l\u2019hon.Choquette et madame Choquette, l\u2019hon.juge Belleau et madame Belleau, l\u2019hon.juge Dorion et madame Dorion, I'hon.Taschereau et madame Taschereau, l\u2019hon.Décarie et madame Décarie, le Rév.Père G.Charlebois, provincial des Oblats, et un grand nombre d'autres personnages très en vue.Les discours furent au diabason de l\u2019auditoire.\u2026 Tous mériteraient d\u2019être cités en entier.L'espace restreint dont nous disposons nous oblige à ne reproduire que celui de S.E.le cardinal Bégin et des extraits de ceux des hons Chapais et Turgeon.= È DISCOURS DE SON EMINENCE C'est une nrble et patriotique initiative qui réunit ce soir autour d\u2019une même idée, et en faveur d'une même revendication, l\u2019élite de la population québecoise, des dignitaires de tous les ordres, des représentants de tous les partis politiques et de toutes les classes sociales.Et je félicite l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne- Française d\u2019obéir si intelligemment, dans l'interprétation de son rôle et dans l'exercice de son action, à cette poussée généreuse qui, depuis quel- nationale au-dessus des vulgaires intérêts et des mesquines considérations et à l\u2019orienter vers un idéal de plus en plus dégagé de ce qui abaisse les esprits et les peuples.Cet idéal, c\u2019est la paix dans l\u2019ordre, le progrès dans la vérité, l\u2019harmonie dans l\u2019éternelle justice.Sa Sainteté Benoît XV nous le disait récemment: «Les nations se meurent des haines profondes, des conflits d\u2019ambitions, des rivalités de races, qui creusent entre elles de larges fossés et des tranchées sanglantes, et qui sèment jusqu\u2019en leur propre sein des germes virulents d\u2019interminables discordes».L'esprit de l\u2019Eglise du Christ est un esprit de paix.Dieu désire et son Vicaire demande que les hommes se témoignent une mutuelle bienveillance, qu'ils imprègnent de bonté, de charité et de fraternité les rapports qui les mettent journellement en contact et les efferts qui les associent.pour le bien de la société,dans un ensemble imposant de devoirs et dans une vaste communauté de labeurs.Fils dociles de I'Eglise, nous voulons donc la paix, la paix de l\u2019Eglise et du monde, plus particulièrement la paix de notre cher pays.Et c\u2019est parce que nous la voulons, cette précieuse paix.franchement, cordialement que nous cherchons à l\u2019établir sur un fondement de justice, et que nous travaillons à lui assurer les seules bases qui puissent la rendre solide et durable.Si, en effet, messieurs, certaines provinces canadiennes sont aujour- d'hui le théâtre de malaise qui va s\u2019accentuant et qui pèse, d\u2019un intolérable poids, sur des centaines de familles paisibles, c\u2019est que, dans ces mêmes provinces, la justice a été violée.C\u2019est qu\u2019on y a foulé aux pieds des droits imprescriptibles et sacrés : droits issus des entrailles mêmes de la nature ; droits imprimés par Dieu dans la profondeur des consciences ; droits conquis par le laboureur, l'explorateur et l\u2019apôtre ; droits fixés par l\u2019histoire, consacrés par l'usage, reconnus par des actes publics § droits que notre charte fédérative implique, que les intéréts de la civilisation réclament, et qui se rattachent par des liens étroits, pour ne pas dire indissolubles, à la conservation nécessaire des croyances et à l'expansion légitime de notre vie intellectuelle et de notre influence religieuse.Voilà ce qui a troublé la paix.Et cette paix, désirable et féconde, ne saurait être rétablie sans la restauration des droits lésés, et sans le respect de la loi envers une langue qui la première a salué de son doux parler notre patrie, qui a accompli Sur nos rives le premier travail civilisateur, et que parlent de l\u2019est à l\u2019ouest, dans la pleine conscience de | Santes.Il s'offre, leur force et avec le vif souci de leur liberté, deux millions d\u2019honnêtes et irréprochables citoyens.Le bilinguisme, ai-je besoin de le dire, n\u2019est ni une nouveauté ni une anomalie.Il forme le régime social de plusieurs contrées, unies et floris.dans notre Provin- ques années, tend à soulever l\u2019âme | LA OROIX ce de Québec elle-même, à la reconnaissance de toutes les âmes droites et à l\u2019admiration de tous les esprits sincères.C\u2019est le témoignage qu\u2019on vient de lui rendre en des accents fortement pénétrés, et dont les échos, unanimes et graves, se sont répercutés non seulement sous les voûtes de nos salles législatives, mais à travers toutes les villes, toutes les paroisses, tous les foyers du Canada français.De ce témoignage si beau et de ce geste si digne, je tiens ici à remercier l'honorable Premier Ministre de.notre province; et je remercie également tous les hommes de bon vouloir et de fier langage qui.soit dans les Chambres, sans distinction de parti, d\u2019origine ni de croyance, soit dans la presse, soit dans les assemblées publiques, n\u2019ont pas hésité à faire entendre des paroles d\u2019équité, de réclamation courageuse et d\u2019opportune pacification.,Ç J'ai déjà exprimé ailleurs, et j'exprime de nouveau l'espoir que, revenus à des pensées plus hautes et à des sentiments plus justes, les gouvernants des provinces où la minorité est en souffrance, voudront réviser leurs actes et leurs règlements injustes,et ne faire à personne un crime ni de sa race ni de sa langue.La langue que nous parlons se fait gloire d\u2019être fidèle à Dieu et loyale envers le Roi; et elle prétend trouver dans cette double et inviolable fidélité le secret d\u2019un courage et d\u2019une constance qu'aucune puissance humaine n\u2019est capable de lasser années encore, le seuil des écoles publiques.On ne fermera sur elle ni les 1è- vres, ni les bourses, ni les coeurs.Qu'on continue donc à réclamer la liberté de la langue française, mais toujours, comme le demandait récemment Mgr l'Archevêque de Montréal, avec calme, sans blesser ou insulter personne.avec le plus grand respect pour l'autorité religieuse et civile, comme il convient à toute noble lutte faite pour le triomphe de la justice et du droit».= 8 QUELQUES TRAITS DU DISCOURS DE L\u2019HON.Ths CHAPAIS \u201cLe gouvernement ontarien tient une conduite impolitique et retarde l'union sincère des deux races, dans une crise où Français et Anglais combattent pour la justice.Au lieu de s'affirmer, d'employer nos forces à progresser, nous perdons notre temps et nos énergies dans des luttes intestines, nées de 'oppression.\u201d Le conférencier cite ici une phrase de Talleyrand qui condamnant un acte de Napoléon-disait: \u201cC\u2019est plus qu\u2019un crime, c\u2019est une faute ! \u201d Une faute, par conséquent quelque chose qui ne profite pas à ses auteurs mais qui embarrasse et frappe en retour.Lord Elgin, parlant d\u2019un campagne d'anglification, protestait et la trouvait impolitique, Faute politique, faute contre le droit, faute contre la justice, faute contre la liberté, faute contre l\u2019union nationale.Faute que l'Allemagne a commise en Alsace et en Lorraine, mais qu'ici dans un pays britannique, il ne faut pas imiter.Mais citons I'orateur lui-même : \u201cQuelle anomalie et quel anachronisme en ce moment, que cette lutte entre la majorité anglaise et la minorité française d'Ontario! Là-bas, dans les plaines glacées de la Flandre, les soldats des deux races fraternisent, rivalisent d\u2019héroisme, et versent en commun leur sang pour la liberté dy monde.Les deux nations, longtemps séparées par des rivalités d\u2019ambition et d\u2019intérét, sont devenues deux nations sœurs.Leurs drapeaux s\u2019entrecroisent, leur âmes se comprennent, leurs cœurs s\u2019unissent l\u2019Entente Cordiale est demeurée une obligation sacrée, cimentée par le sacrifice et auréolée Par la gloire, Le monde contemple ce Spectable : la France qui_ acclame l\u2019Angleterre, et A \u2014 On pourra lui interdire, quelques | l'Angleterre qui aime la France ! \u201d M.Chapais cite ensuite un article du Times qui considère que le plus grand bienfait de la guerre.a été d\u2019unir la France et l'Angleterre comme des sœurs : « Lorsque l'amitié anglo-française trouve en Europe de tels accents, pourquoi faut-il que nous assistions ici à l\u2019inimitié anglo-française ?Le Canada est notre patrie commune, la Providence a mêlé nos destins : elle a voulu associer nos deux races à l\u2019œuvre du progrès canadien, de la grandeur canadienne.Mais cette œuvre ne saurait s\u2019accomplir que dans le respect de la justice, et dans la pratique généreuse et loyale de la liberté.«Voilà ce que nous demandons à \u201cnos concitoyens anglais d\u2019Ontario, Ils sont assez forts pour être justes, assez sûrs d'eux-mêmes pour ne pas redouter le\u2019 libre essor d\u2019une nationalité dont le patriotisme a fait ses preuves.Qu\u2019ils s\u2019inspirent des meilleures traditions britanniques.Qu'ils prêtent l\u2019oreille aux enseignements et aux leçons des plus fameux hommes d\u2019État de l\u2019Angleterre : Pitt, Canning et Gladstone ; de nos gouverneurs les plus illustres: Dorchester, Elgin et Dufferin ; de leurs chefs les plus vénérés : Robert Baldwin, John A.Macdonald et Edward Blake.Et qu\u2019ils donnent à la Confédération ce glorieux spectacle : une majorité qui s\u2019incline devant le droit, et qui proclame que la force du nombre n\u2019est pas le dernier mot dela science politique.» * * EXTRAIT DU DISCOURS DE L\u2019HON.A.TURGEON « M.lesénateur (Belcourt), en rentrant dans la capitale fédérale pour continuer l\u2019œuvre que vous poursuivez avec tant de vaillance, je voudrais vous faire le porteur d\u2019un dou- Fble message pour nos compatriotes de l\u2019Ontario, non seulement ceux de langue française, mais aussi nos compatriotes de langue anglaise.A ceux- £i voulez-vous répéter qu\u2019il n'y a dans l\u2019ordre politique que deux lois | pour la gouverne des hommes : la loi de contrainte et la loi d\u2019amour, et que l\u2019histoire nous éclaire par d\u2019illustres et quelquefois par de tragiques exemples sur l'influence bienfaisante de l\u2019une comme sur les épouvantables conséquences de l\u2019autre.Voyez l\u2019Irlande.Ce n\u2019est pas ici, devant un auditoire de haute culture, qu\u2019il est nécessaire de rappeler l\u2019histoire de ce pays.Au commencement du mois d'août, loasque la guerre éclata, Ia loi de contrainte en Irlande était sur le point de donner son ultime rendement et, sans la guerre, les fèères ennemis, les nationalistes irlandais et les hommes de\u2019 Ulster, rougiraient de leur sang les plaines de leur malheureux pays.Voyez l'Alsace et la Lorraine.Après quarante-quatre ans d\u2019intimidations, de vexations et, pour tout dire, de violence et de contrainte, jamais la haine de l\u2019Allemagne ne fut plus intense et, par contre, jamais le culte de la France, de son verbe, de ses formes d'esprit, de son idéal ne fut plus solidement ancré dans le cœur des populations annexes.Et croyez-vous, monsieur, que si la Grande-Bretagne, avec ce sens Supérieur, si avisé qui en a fait l\u2019héritière du génie politique de la Rome impériale, n\u2019avait pas, après les trois années de guerre, à la conclusion de la paix, octroyé aux Boers les plus larges franchises politiques, croyez- vous que la rébellion eût été aussi- subitement reprimée qu\u2019elle l\u2019a été par.le général Botha, et ne voyez- vous pas que si le gouvernement Campbell-Bannerman, en dépit d\u2019une violente opposition, avait décrété la loi de contrainte au lieu de la loi d\u2019amour, d\u2019un bout à l\u2019autre du velt, le Boer vaincu mais indompté aurait repris les armes et, avec le concours des colonies allemandes, aurait peut- être chassé le pavillon britannique de l\u2019empire Sud-Africain.Cette parole n\u2019est pas une menace: elle est # , ; ; l\u2019expression d\u2019un sentiment humain.Le peuple auquel vous conservez le dépôt sacré du passé, la langue, la religion, les traditions ancestrales, devient votre appui, votre auxiliaire.I vous reste attaché par la reconnaissance sans doute, mais par un lien autrement plus solide, par une égoïste loyauté, la plus sincère, sinon la plus haute: l'intérêt, le désir légitime de conserver ce qu\u2019il a de plus cher au cœur.Dites aussi aux Canadiens-français del'Ontario quenoussommesaveceux, entièrement, complètement, non pendant une heure d\u2019enthousiasme, pendant l\u2019instant d\u2019une fusée oratoire, mais comme les soldats de France dans les tranchées, l\u2019Ame haute sans doute, mais les dents serrées, froids, calmes, résolus, Nous pouvons être divisés sur des questions d\u2019administration ou sur des questions plus hautes d'orientation politique et nous continuerons à l\u2019être, mais pour leur cause nous ferons taire toutes les dissidences, nous ferons l\u2019apaisement des esprits et des Ames, nous ferons l\u2019oubli du passé et, s\u2019il le faut, jusqu'au souvenir des heures cruelles qui, malgré soi, rouvre des plaies mal cicatrisées.Nous en faisons le serment solemnel.Nous devons bien ce sacrifice à la langue de nos mères ! Qu'ils continuent leur lutte avec ardeur, mais c\u2019est mon sentiment personnel, sans haine, sans injures sans violence de langage, par la raison, par la persuasion, par un appel constant à la justice et même à la générosité.Je crois au «fair play » britannique.Il est quelquefois lent à s\u2019émouvoir, mais il n\u2019est pas inaccessible à la foi jurée.Il ne se peut pas que, parmi les descendants de la génération de 1840, il ne surgisse un homme au cœur chevaleresque, nourri des plus saines traditions de l\u2019histoire politique anglaise, héritier-et continuateur de Robert Baldwin qui ne veille, pour lui-même, pour sa province et pour sa race, écrire une grande page dans l\u2019histoire.- Dites-leur surtout que les peuples qui veulent vivre ne sauraient mourir.Des hommes politiques à courte vue croient creuser leur tombe et, mener le deuil de leurs funérailles mais quand tout paraît fini quelque chose de spirituel subsiste qui les ressuscite, Oh ! pas toujours le troisième jour, mais il vient une heure où le vent du ciel souffle sur la plaine et fait renaître la fleur immortellc.» Les autres orateurs ont été le sénateur Belcourt, M.Armand Lavergne, et M.Oscar Hamel, président rigional de l\u2019A.C.J.C, -_\u2014 Importante Declaration mme i T Le général Von Falkenhayn, ministre de la guerre en Allemagne, a fait àun journaliste la déclaration suivante : «Cette guerre n\u2019est pas une guerre d'agression, ce n\u2019est pas une guerre produite par une caste militaire ou un parti militaire de l'Allemagne, mais bien une guerre de légitime défense.Comme soldat, je ne puis parler de l'aspect Politique ou des causes de la guerre, mais je l\u2019envisagerai au point de vue militaire.«Elle nous a été imposée par la mobilisation russe en face de la quelle nous ne pouvions faire autre chose que de nous armer nous mêmes.La Russie a été avertie par Sa Majesté le Kaiser et par notre ambassadeur que, si elle mobilisait, il nous faudrait pour nour défendre, ordonner la mobilisation générale et prendre les mesures nécessaires pour protéger notre existence nationale.La Russie ccntinua cependant sa mobilisation én entretenant quand même des négociations diplomatiques.«Lorsqu'un homme vient discuter Montréal, 30 Janvier 1918 an avee vous dang votre un fusil, vous n\u2019atten ment pas qu\u2019il lève vous avant de prendr défendre votre vie, « Notre situation cellente.Nous n\u2019avo de nous plaindre, la guerre des deux de l'ennemi et nous y sommes enco après cing mois d\u2019hostilités, Nes lignes présentes sont très fortes Jusqu'ici ies avantages sont tous de notre côté.«Si notre première avance avait complètement réussi, e été un brillant fait d'armes, été toutefois.admirable, parler librement à ce sujet, je n\u2019eus rien à décider dans de campagne.Mais on ne peut s'attendre à faire la guerre sans éprouver des échecs, et lorsque nous fumes repoussés, nous aous emparâmes de la ligne actuelle où Nous avons remporté de grands succes, y a chambre avec drez Certains.Son arme sur ela votre pour Présente est ex.ns aucune raison Nous avons porté côtés sur le pays sur Pais lle aurait Elle à Je puis puisque Ce plan \u2014\u2014 Comment Tête-de-Faux fat enlevée par les troupes françaises \u2014\u2014 - ,Ç D'un territorial qui a participé à l\u2019attaque de la Tête-de-Faux, qui commande le col du Bonhomme en France.; « Toutes les batteries tonnent à la fois, Invisible, dissimulée on ne sait où, l'artillerie de montagne fait rage.'Comme le 75, elle élève sa Voix sèche et cassante, et le concert s'accentue.Les mitrailleuses s\u2019en mélent, puis la fusillade éclate.L'action presque toute entière se déroule sous bois, Mais dans le crépitement rageur des milliers d'armes, l'esprit la suit, cette action.Il semble qu'on entend d\u2019imperceptibles frémissements, des bruits de feuilles sèches, foulées, de branches qui cassent sous les pieds, de gens qui marchent, courent, halètent, de corps qui tombent sur la terre dure avec un bruit mat, sinistre, « Déjà, tout en haut, des clairons sonnent la charge.Des cris montent, multiples, furieux, féroces, emplissant la vallée.\u2014 En avant !.à-la baïonnette!.« On devine les sections qui s'élancent, les pointes qui frappent.Sous mes yeux, la compagnie de chasseurs s\u2019est levée : elle s'est élancée vers les tranchées des boches, sur leBonhomme.mais c\u2019est la grêle des marmites.Elles, sifflent, tombent, éclatent, empestant l\u2019atmosphère\u2026 Oh! qu'ils sont prompts à se garantir ! En voici un qui, poursuivi, trois fois se couche sous la pluie de fer et trois fois se relève.En voilà d\u2019autres qui, eux, ne se reléveront plus.« Le drame continue, de plus en plus sourd, ct comme ouaté i l'écho de la fusillade intense vient de l\u2019autre côté des monts.Les nôtres ont dépassé la crête | c\u2019est qu'ils sont les maîtres.« Tout au fond, en bas, des maisons brûlent, déroulant leurs volutes rouges sur l\u2019écran noir de la nuit.» \u2014\u2014 mee Les réglements du soldat romain Voici, d\u2019après un historien.du quatrième siècle, la traduction des règlements imposés aux soldats romains en campagne : | \u201c Défense de prendre À autrui UN poulet, de lui tuer une brebis.Défense d'enlever le raisin, de nuire aux récoltes, de détruire les moisson.Défense d'exiger du paysan, l'huile, le sel et le bois.Que chacun fourbisse ses armés et montre des chaussures en bon état.Que chacun garde dans son baudrier la solde qu\u2019il a gagnée et ne la dépense pas au cabaret.Que chacun serve son voisin comme un esclave.Les médecins devront soigner gra tuitement les malades.Défense de donner l'argent aux sorciers.je Quiconque suscitera une queré sera battu.\u201d "]
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