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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 15 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1915-05-15, Collections de BAnQ.

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[" ¢ \u201c Providenes, Maison-Mère, 1271 Sste-Cotheriné-Esl, @ 28 oci.191$ 9 VINCES ha \u2014 La \u201cCroix\u201d 25, RUE SAINT-GABRIEL Bolte de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.! Le Samedi, 15 Mai 1916.JOURNAL 26, RUE SAINT-GABRIEL, Vol.21iT.\u2014 No' 7.GATHOLIQUE MONTRÉAL RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRICULTURE, COLONISATION, ETC, ABONNEMENT Payable d'avance \u2014\u2014\u2014\u2014 CANADA 1 an, 82: 8 mois, $1.00 MONTRÉAL ET BANLIEUR - (par la poste) 1 an, $2.50 ; 6 mois.$1.26 ETATS-UNIS BTRANGER (Union postale) 1 an, $2.25 ; 6 mois, $1.26 Un numéro, 5 sous L'erreur d'un savant Le Le président de Harvard et la paix En réponse à une lettre que lui avait adressée M.Levinson, lui demandant instamment de préciser quelles seraient, d\u2019après lui, les bases sur lesquelles pourraient s'appuyer la conclusion d'un armistice et l\u2019ouverture de négociations de paix, le Dr Eliot, président de l\u2019Université Harvard, indique les sept conditions suivantes : | 1.Toutes les nations belligérantes doivent reconnaître qu'aucune \u2018nation au monde ne peut étendre sa domination sur d\u2019autres nations civilisées, grandes ou petites, parce que la majorité des nations civilisées s\u2019opposeront inévitablement à toute domination par une seule puissance } .2.L'indépendance des petits Etats d\u2019Europe doit être basée sur des garanties plus solides que celles existant actuellement, aucune population européenne ne devant être forcée à une fidélité contraire à ses désirs ; les peuples de l\u2019est et du sud-est de l\u2019Europe recevront des satisfactions dans une mesure raisonnable ; 3.Les océans, mers, canaux et détroits doivent être libres et placés sous des garanties internationales; 4, La politique dela «porte ouverte » doit être acceptée comme le meilleur moyen de faire progresser le commerce de tous les pays manufacturiers | 5.L\u2019abandon de la politique con- .sistant a s\u2019approprier par la force des colonies éloignées ou des provinces attenantes et à les conserver contre le gré de leurs populations ; 6, La Belgique doit recevoir une compensation proportionnelle aux pertes que l'invasion des Allemands et leur occupation ont occasionnées ; 7.Le principal but de la conférence internationale, réunie pour fixer les termes de la paix, sera de préparer une réorganisation de l\u2019Europe telle que les armements nationaux puissent être réduits en toute sécurité, ainsi que la \u2018création d\u2019un tribunal suprême international et d\u2019une force militaire et navale internationale.; En terminant sa lettre, le Dr Eliot dit: «Si l\u2019expérience acquise, pendant les neuf mois qui viennent de s\u2019écouler, a fait admettre à tous les belligérants la justesse des idées exposées plus haut, aucun d\u2019eux n'aura plus aucune raison valable de prolonger la guerre, et la terrible et horrible destruction qui a lieu actuellement pourrait alors cesser, » s a = Le Dr Eliot est certes animé de bonnes intentions, mais nous craignons fort que les conditions qu\u2019il pose pour que la paix soit durable n\u2019atteignent pas leur but.Confier la paix à des conventions où seules des considérations purement humanitaires entrent, autant vaudrait la confier à un gendarme qui, avant même d'entrer en fonctions, a la conviction que, si la paix est attaquée, il ne pourra en aucune façon la défendre et l\u2019empêcher de devenir la proie des hommes de guerre qui la guettent de partout.Non, le sort de la paix doit dépendre de considérations plus hautes et plus durables que celles-l>.Les moyens suggérés par_le Dr Eliot pour la garantir ne valent pas grand chose.en ey, \u2014 eb 00 Qui veut arréter un effet doit d\u2019abord chercher à en faire disparaître la cause, Or, la guerre n\u2019a qu\u2019une cause, c\u2019est la perversion des hommes.Autrefois, le Seigneur punissait les peuples coupables en faisant tomber sur eux les feux du ciel.Trouvez-moi dix justes, avait dit Jéhovah, et je ferai grâce à Sodome et à Gomorrhe.Aujourd'hui, la guerre a remplacé le feu du ciel, Et, si l\u2019on en juge par l'étendue et l'horreur du conflit actuel, l\u2019humanité doit être grandement déchue aux yeux de Dieu.La guerre a donc une cause morale, Et le Dr Eliot, dans les conditions de la Paix future qu'il a arrêtées, a eule tort très grave de l'avoir ignoré.Ses calculs, quelque savamment élaborés qu\u2019ils paraissent, valent à peine le papier sur lequel il les a faits.; Joseph Bégin Le Ciel s'obseureit La frane-maçonnerie paraît triompher On sait que la haute maçonnerie, dont le chef est à Rome même, travaille dianoliquement à resserrer de plus en plus les chaînes qui lient le Vicaire de Jésus-Christ au Vatican depuis 1870, et à susciter autour de la barque de Pierre la révolution universelle, espérant qu\u2019elle la submergera dans ses flots impurs.Mais, nous avons la promesse de Jésus-Christ : Tu es pierre; sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l\u2019enfer ne prévaudront point contre elle, O consolante et rassurante promesse, dans ces \u2018jours de ténèbres jusqu'ici inconnus, tu nous apparais, à l'horizon, comme une étoile briilan- te nous annonçant que la tempête aura une fin et que nous serons sauvés si nous nous confions à la sagesse de notre Pilote et si nous l\u2019assistons de nos prières, Cependant, la révolution gronde en Italie;le peuple, excité par les loges, demande du sang.S'il n\u2019a pas celui des Autrichiens à verser, il fera couler celui de ses propres frères, et alors ce sera la guerre civile avèc toutes ses horreurs.Nous devons craindre qu\u2019à la faveur de cette guerre intestine, les meneurs socialistes, anarchistes et maçonniques ne poussent les révolutionnaires jusqu\u2019à attenter au peu de liberté dont jouit notre Saint Père, à sa vie même, .S.S.Benott XV prévoit de grands et terribles événements, puisque, d\u2019après une dépêche reçue jeudi, il aurait déjà décidé de demander aux ambassadeurs d'Allemagne, d\u2019Autriche et de Bavière, accrédités auprès du Vatican, de quitter Rome, et de rappeler les nonces papaux qui sont dans ces divers pays.Il redoute déjà la populace italienne.- Mais le Pape ne cesse d'intercéder auprès du Dieu des miséricordes, pour en obtenir la paix.Dans la prière il a mis toutes ses espérances.Avec.lui, mettons-nous à genoux au pied du tabernacle et demandons au Tout-Puissant de faire cesser cette terrible guerre.Demandons-lui de prendre «pitié de tant de mères angoissées pour le sort de leurs fils ; pitié de tant de familles orphelines de leurs chefs ; pitié enfin de la malheureuse Europe que menace une si vaste ruine».Joseph Bégin \u2014\u2014 L'organisation de la eampa- gne allemande aux Etat-Unis [a L'organisation de la campagne allemande aux Etats-Unis est divisée en trois groupes: le service diplomatique et secret, le service de propagande et de publicité et enfin le service politique.Le chef du premier groupe est le comte Bernstoff, ambassadeur d\u2019Allemagne, secondé par le capitaine Boy- Ed, attaché naval, et le capitaine von Papen, attaché militaire.Le second groupe, celui du service de la propagande, a pour chef M.Bernhard Dernburg, ancien secrétaire d'Etat, ministre allemand aux colonies, Il est assisté des professeurs Munsterberg et von Mach, de l\u2019université Harvard; du professeur Kuno Meyer, de l\u2019université de Liverpool; de M, Herman Ridder, propriétaire du New-Yorker Staatszeitung ; de M.Horace L.Brand; propriétaire de_ l'Illinois Staatszeitung ; de M, George ; Viereck, directeur du Fatherland ; et du docteur Hexamer, président de l\u2019Alliance nationale germano-améri- caine.Ce groupe dispose, en outre de 140 journaux allemands répandus dans l\u2019Amérique du nord, du concours de professeurs allemands, membres d'universités américaines, et des présidents de sociétés al'emandes locales de toutes sortes qui foisonnent dans le pays.Enfin vient le troisième groupe, le groupe politique sous la conduite de M, Richard Bartholdt, ancien membre de la chambre des représentants pour Saint-Louis (Missouri) et président de «l\u2019Union de l\u2019indépendance américaine», Cette organisation pos litique, qui comprend cing millions d\u2019électeurs germano-américains, a combattu en 1912 M.Wilson, et par conséquent l'avènement du parti démocrate.Elle dirigera à l\u2019avenir sa propagande contre tous candidats à des fonctions politiques qu\u2019elle reconnaît antipathiques à la cause allemande.\u2019 L\u2019Alliance nationale germano-amé- ricaine, dont il est parlé plus haut, a été formée en 1899 de l\u2019amalgamation.de toutes les sociétés allemandes qui existaient aux Etats-Unis.Quoique, pour l'extérieur, cette société soit bien américaine, son but réel est d'empêcher les Allemands qui habitent les Etats-Unis de s\u2019américaniser.Derrière cette énorme société qui compte 1,750,000 membres, travaille une Organisation secrète appelée la « Deutsche-Amérikanische Soldaten Bund» en abréviation D.A,S.B.Tous les réservistes de l\u2019armée allemande en Amérique sont iné-itablement incorporés dans la D, A.S.B.«L'influence de la D.A.S.B.provient de membres de l'Alliance qui ont une puissance politique considérable, et qui font tout ce que la D.AS.B.leur demande, sans poser aucune question, L'influence de la D,A.S.B.s'étend, non-seulement sur tous les Etats-Unis, mais en Argentine, au Brésil et au Chili, \u2018ayant donné sa démission, parce \u2018| Vention, le roi Victor-Emmanuel a | faire face à la situation.La Révolution en \u2018Italie Le cabinet Salandra, favorable à l'intervention de l'Italie en faveur des Alliés, dans le conflit européen, qu\u2019il rencontrait de la part de M.Giolitti, ancien premier ministre, une forte opposition à cette inter- dû demander à M.Marcora, président de la chambre des députés, d'organiser un nouveau ministère.Bien que M.Marcora soit quelque peu populaire, il est très probable qu\u2019il ne réussira pas plus que Salandra à grouper autour de lui une majorité suffisante pour imposer la guerre à l'Autriche et à l\u2019Allemagne, et que M.Salandra sera rappelé à organiser un nouveau cabinet.Entre temps, le peuple, chauffé à blanc par les meneurs socialistes et les affidés des loges, organise la révolution par toute l'Italie.A Milan, à Florence, à Gênes et à Naples,la foule est surrexcitée.Les troupes italiennes ont peine à maintenir l\u2019ordre.A Rome, les ex-ministres Bertolini et Factu, du dernier cabinet Giolitti, et les députés Valenzani et Graziadel, ont été assaillis et battus ainsi que d\u2019autres amis de Giolitti.« L'agitation prend un caractère révolutionnaire.La ville en- | tière est occupée par les autorités militaires, La foule s\u2019est rendue à la Chambre des députés et y est entrée en brisant les portes et les fenêtres.A Milan,une grève a été proclamée en manière de protestation contre le cours des événements politiques en Italie.Les troupes occupent tous les points stratégiques de la ville.Il y a eu plusieuts émeutes, La situation est des plus graves.La police a fait tout ce qu\u2019elle a pu pour prévenir les émeutes, mais, comme elle est impuissante à enrayer les troubles, on a dû appeler les troupes pour Ce commencement de révolution et de guerre civile est plein de conséquences graves, Pour notre part, nous tremblons pour la sécurité du Souverain Pontife.J.-A.Dollard ; Périsse la patrie! Deux mille hommes, employés à construire des maisons pour le logement des ouvriers de l'arsenal de Woolwich, le plus important de la Grande Bretagne, se sont mis en grève le 3 mai, Ils demandent une augmentation de salaire.Nous avons déjà dit que le travail dans les arsenaux maritimes et dans les usines de munitions de guerre, en Angleterre, souffrait beaucoup parla suite des exigences des ouvriers unionistes qui le font.Or, le colonel Repington, correspondant militaire du Times, de Londres, envoie des quartiers-généraux anglais en France une dépêche où il dit que les attaques anglaises de dimanche dernier dans la région d'Elles et de Richebourg ont été décourageantes par le manque d\u2019obus explosifs, tandis que les Français ont remporté de grands succès vu l'abondance de munitions chez eux.«Nous avons trouvé l\u2019ennemi, dit-il, beaucoup plus fortement établi que nous nous y attendions et neus n'avions pas assez de forts explosifs pour raser les parapets.Quant l'infanterie en tenta l'assaut, elle trouva une garnison sans frayeur avec des treillis de fer intacts et des mitrailleuses de tous côtés.Nousne pâmes tenir les tranchées gagnées et ne crâmes pas bon de faire avancer les réserves dans ces circonstances.«L\u2019insuccès de notre vaillante infanterie fut causé par le manque de munitions de forte puissance explosive, Nous avons subi beaucoup de pertes cette semaine et si nous n'avons pas remporté d\u2019éclatants succès nous avons retenu des forces égales et facilité l'offensive française à notre droite qui balaya tout devant elle vers la route Arras-Lenz.» Ainsi dong lee ouvriers anglais; forts de l\u2019appui des unjons auxquelles ils appartiennent, préfèrent voir l\u2019Angleterre battue par l\u2019Allemagne plutôt que d\u2019acquiescer aux justes et équitables demandes du gouvernement et des patrons anglais, «Périsse la patrie! semblent-ils dire.Nous sommes les maîtres de la situation ; nous entendons en profiter ».Nous avons déjà attiré l\u2019attention du gouvernement canadien sur le danger auquel notre pays est exposé par les unions ouvrières affiliées à l\u2019Internationale, qui pullulent surtout dans les grands centres indus- triels tels que Montréal, Winnipeg, Toronto, Halifax, Vancouver, etc.Supposons que les hasards de la guerre nous mettent en difficulté avec les Etats-Unis.Que feront nos ouvriers unionis- tes ?Affiliés en grand nombre à des sociétés dont la haute direction est à Chicago ou à New-York, ils suivront à la lettre le mot d\u2019ordre qui leur sera donné pat leurs chefs.Naturellement, ce mot d'ordre sera dans les intérêts des Etats- Unis.Nos gouvernants auront beau protester, implorer, supplier, rien n\u2019y fera.Les intérêts du Canada seront irrémédiablement sacrifiés, Une grève sur nos chemins de fer peut empêcher le transport destrou- pes ; une grève dans nos usines peut arrêter la fabrication des munitions de guerre.Que d\u2019autres moyens pourront être pris pour nuire à la défensive du Canada et favoriser l\u2019offensive des Etats-Unis.Il nous semble que jusqu'ici les pouvoirs publics ont laissé les unions ouvrières soumises à l'Internationale se développer trop librement.Il est aujourd\u2019hui plus temps que jamais d\u2019y mettre une sourdine.Joseph Bégin.Arora J \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le président Wilson passera en revue la semaine prochaine la flotte américaine, \u2014 4 GHANDE sent la réciter souvent.En vente a la \u201c\u2018Croix\u201d 0,05 l\u2019unité.UNE POUR OBTENIR LA PAIX MAGNIFIQUE PORTRAIT (LUSTRÉ EN OR,FORMAT 3 PAR 5 POUCES) \u2026 DE \u2026 S.S.Benoit XV AVEC, AU VERSO, La belle Prière pour la Paix * RÉDIGÉE ET PRESCRITE PAR LE Souverain Pontife glorieusement régnant Et portant l'Imprimatur de Mgr I'Archevéque de Montréal Les traits du Pape sont parfaitement rendus.Cette prière devrait se trouver dans les livres de messe de tous les fidèles du Canada, afin que ceux-ci puis- | 25 pue Saint-Gabriel, Montréal $10.00 le.1000 | Pour une commande de 5,000 6.00 les.,\u2026 500 $6 le 1,000.200 le.100 | Pour une commande de 10,000 CROISADE C\u2019est le désir de S.S.Benoit XV.C\u2019est lu seul moyen d'obtenir la Paix.$5 le 1,000, stats mie LA OROIX a Montréal, 18 Mai 1915 D'AFFAIRE CHINIQUY \u2014\u2014\u2014 La 2me plaidoirie de Mtre Gustave Lamothe \u2014 L'union du prêtee dévoyé avec Euphémie Allard \u2014\u2014\u2014\u2014_ Nous avons publié la semaine dernière la partie du factum principal de Mtre Gustave Lamothe démontrant que l\u2019autorisation ou l'assistance de son mari manquant à dame Rebecca Chiniquy, elle n\u2019avait pas le droit de nous poursuivre et que, conséquemment, comme l'avait décidé «énterlocutoirement» la Cour de Révision, la Cour d'Appel n'avait pas le droit de procéder sur le fond de la cause avant que ce défaut capital de l\u2019action ne fût corrigé légalement.Cependant la Cour d'Appel passa outre, ordonna une deuxième audition de la Cour afin de permettre à la demanderesse de plaider au mérite, bien que Mtre Désaulniers lui- même eût reconnu explicitement, dans tout son ler facium et par sa 1ère requête en appel, que le jugement de la Cour de Révision était interlocutoire, Cette deuxième audition donna l'occasion à Mtre Gustave Lamothe de faire la plaidoirie suivante : I Dans son factum déjà produit, PIntimé a discuté toutes les questions se soulevant dans la cause.Nous référons cette honorable Cour à ce factum.Nous y ajoutons cependant quelques remarques.IT \u201c Le jugement rendu par cette honorable Cour, le 21 janvier 1915, ordonne une ré-audition; et cette or- dannance est basée sur le fait que cette Cour a été d\u2019avis qu\u2019elle avait devant elle, non pas un jugement interlocutoire, mais un jugement final.L'Intimé a excipé respectueusement de ce jugement du 21 janvier 1915; et, c\u2019est gous réserve de cette exception, que l\u2019Intimé va procéder à argumenter la cause.L'une des raisous motivant cette exception est que les parties n\u2019ont pas été entendues sur la question de savoir si le jugement rendu par la Cour de Révision est un jugement interlocutoire en tout ou en partie.Pas un mot n\u2019a été dit à ce sujet lors de l\u2019audition.C\u2019est que, comme le dit bien cette eonorable Cour, les parties ont « considéré et traité le dit jugement, comme un jugement interlocutoire »; c'est que la demande faite devant le tribunal, par l\u2019Appelante, particulièrement çar son savant avocat, a été que le dossier fut renvoyé à la Cour de Révision pour que cette Cour rendît un jugement final dans la cause.Ce qui nous porte à faire ces remarques, c\u2019est que cette Cour paraît n\u2019avoir considéré comme final le jugement de la Cour de Révision que quant à cl\u2019appelv, et non gant à la cause, Le jugement serait donc interlocutoire quant à la cause même.Il a toujours été permis aux parties de prendre, devant cette Cour, la position qu'elles jugent appropriée, Les parties peuvent ne squmettre, au tribunal d'appel, qu\u2019une ou deux des questions soulevées; elles ne sont pas obligées de les soumettre toutes.Les parties peuvent faire des admissions, soit dans leurs procédures, soit verbalement, devant cette Cour; et ces admissions ne sont ni sans valeur ni sans effet.Dans le cas présent, les deux parties ont été d'accord à admettre qu'il s'agissait d\u2019un jugement interlocutoi- re.Dans sa requête pour permission d'appeler, la Demanderesse-Appelan- te a donné pour raisons que ce jugement décide en partie le litige, qu'il ordonne de faire une chose à laquelle le jugement final ne peut pas rémédier, et qu\u2019il a l'effet de retarder inutilement les procédures, C\u2019est bien là l'essence du jugement interlocutoire; et les raisons données dans la requéte sont bien celles qui sont énumérées à l\u2019article 46 du Code de Procédure Civile.La Cour de Révision n\u2019a prononcé aucun arrêt sur le fond du litige; il n\u2019y a pas de jugement maintenant l\u2019action ou la rejetant.Il est ordonné que le dossier soit renvoyé à la Cour Supérieure pour procéder à compléter la preuve.Sur ce point, le jugement de la Cour de Révision est nettement interlocutoire.If est un simple jugement d\u2019instruction, ordonnant la ré-ouverture de l'enquête.La chose arrive fréquemment.Les tribunaux d\u2019appel peuvent rendre de pareilles ordonnances lorsqu'ils sont d\u2019avis que les fins de la justice seront mieux atteintes par ce moyen.Sans doute, un tel jugement met fin à l'inscription en Révision que l\u2019on nomme quelquefois, improprement «appel».Cette inscription en Révision n\u2019est pas introductive d\u2019instance.La Cour de Révision est la cour supérieure revisant ses propres jugernents.Il n\u2019est pas nécessaire de refaire l'historique de cette Cour, \u2014 historique qui a été fait souvent et que tous les juristes connaissent.Devant la Cour de Révision, il n\u2019y à pas une partie appelante et une partie intimée, \u2014 le Demandeur reste « demandeur» tout simplement et le Défendeur reste «défendeur» tout simplement.Pour remplacer l\u2019audition devant trois juges qui existait autrefois, on a imaginé ce moyen pour permettre à la Cour Supérieure, siégeant à trois juges, de reviser ses propres jugements.La Cour de Révision peut rendre tous les interlocutoires que la Cour Supérieure pouvait rendre.Avant de rendre jugement sur le fond, la Cour Supérieure pouvait décharger le délibéré et ordonner la réouverture de l'enquête.Qui peut prétendre qu\u2019un tel jugement n\u2019eût pas été un jugement interlocutoire ?La Cour de Révision a le même droit, Sans doute, pour qu\u2019il y eût ouverture d'enquête, il fallait casser le jugement; mais, en cassant le jugement (car il ne peut y avoir enquête lorsqu'il y a jugement sur le fond), il fallait se garder de rendre un jugement final, soit en maintenant l\u2019action, soit en la rejetant, Et, évitant cet ésueil, le jugement restait interlocutoire.Comme nous le disons plus haut, même si le jugement de la Cour de Révision était en partie final ( quant à l'inscription en Révision) et en partie interlocutoire ( quant au renvoi de la cause devant la Cour Supérieure), il était libre aux parties de ne faire appel devant cette Cour que sur la partie interlocutoire, C\u2019est ce qui a été fait.La requête de I'Appelante, pour obtenir permission d\u2019appeler devant cette Cour,ne se plaint pas de la partie du jugement qui casse la décision de la Cour Supérieure ; car cette partie n\u2019est que la conséquence nécessaire de l\u2019ordre de renvoyer le dossier devant le tribunal de première instance pour y ré-ouvrir la preuve.L\u2019Appelante se plaint que la Cour de Révision a « décidé en partie le litige», \u2014 ce qui veut dire que la Cour de Révision a trouvé fatal le défaut d'autorisation de la femme, lorsqu'il n\u2019est pas remédié à ce défaut.L'Appelante se plaint, de plus, que ce jugement ordonne de faire une chose à laquelle le jugement final ne peut remédier, Il s\u2019agit évidement de la ré-ouverture de l\u2019enquête qui, après qu\u2019elle a eu lieu, constitue un fait qui ne peut plus être effacé.Enfin, l'Appelante se plaint que ce jugement retarde les procédures; elle vise évidemment le retard causé par la ré-ouverture de l'enquête.Il n\u2019y a pas un mot, dans cette requête, constituant un grief contre la partie du jugement de la Cour de Révision qui casse celui de la Cour Supérieure.Evidemment, l\u2019Appelante n\u2019a voulu se plaindre que de la partie interlocutoire du jugement,\u2014 s\u2019il y à une autre partie qu\u2019on puisse appeler finale.Et l\u2019'Intimé a accepté le litige tel que l\u2019Appelante l\u2019a posé; et il a le droit de tenir l\u2019Appelante sur ce terrain, nous le soumettons respectueusement, La conclusion de l'Appelante, sur cette appel, a été que le dossier soit renvoyé à la Cour de Révision.La Cour du Banc du Roi peut-elle «adjuger au-delà des conclusions » prises ?( voir art 113 C.P.).Elle peut certainement restreindre les conclusions et n\u2019en accorder qu\u2019une partie; mais elle ne peut les amplifier.III Le texte du jugement rendu par cette cour, le 21 janvier 1915, ne comporte pas décision de la question résolue par la Cour de Révision: la Demanderesse est-elle autorisée ou assistée suivant la loi?Nous avons peu de chose à ajouter, sur ce point, à ce qui est contenu dans le factum principal de l\u2019Intimé.Nous désirons seulement répondre Aune objection faite lors dela première audition.Cette objection serait la suivante: la Demanderesse-Appelante s\u2019est décrite, dans le bref, comme étant autorisée par son mari : cette «description » n\u2019ayant pas été attaquée ni niée, l\u2019Intimé se trouverait à avoir admis quel'Appelante était autorisée.Cette objection aurait de la force s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une nullité relative, \u2014 et non pas d\u2019une nullité absolue, de plein droit, relevant de l\u2019ordre public.Notre code s\u2019est écarté du Code Napoléon sur ce point.Le législateur, dont la volonté est suprême lorsqu'il s'exprime claireméat, a déclaré que le défaut d\u2019autorisation du mari «comporte une nullité que rien ne peut couvrir».Ce n'est pas souvent que l\u2019on trouve de pareilles expressions dans nos lois, ce n\u2019est pas souvent que le législateur parle avec cette force et cette netteté.C\u2019est qu\u2019il aeu en vue, non pas l'intérêt personnel des parties litigantes, mais bien l'autorité maritale ; c\u2019est que le législateur a voulu qu\u2019on ne pût faire échec à cette autorité maritale, même avec la connivence du mari, même avec l\u2019admission des parties en cause.L'article 183 du code civil veut dire que c\u2019est à la femme, se présentant devant un tribunal, à prouver clairement et absolument qu\u2019elle y vient avec l'autorisation préalable de son mari ou qu\u2019elle est ou a été assistée par lui dès le commencement.Et ce fardeau qui lui incombe ne disparaît pas et ne peut pas disparaître par suite du silence de l\u2019autre partie en cause, ni même par suite de son admission, L\u2019objection que nous réfutons a donc pour base une erreur légale, à savoir que le défaut d\u2019autorisation ne constituerait qu\u2019une nullité relative que les parties litigantes peuvent facilement éluder par leur admission ou par leur silence, ; Une action en justice et le jugement qui s'ensuit constituent un contrat judiciaire.La jurisprudence et la doctrine sont d'accord sur ce point ; et ce contrat ne peut intervenir que conformément aux règles qui régissent l\u2019ordre public.L'article 13 du code civil dit : «13.\u2014On ne peut déroger par des «conventions particulières aux lois « qui intéressent l\u2019ordre public ou les «bonnes mœurs».Si on ne peut faire, sur ce point, une convention expresse, on ne peut pas plus faire une convention tacite, IV D'ailleurs, y a-t-il admission dans le cas présent ?Nous répondons négativement, avec toute l'énergie dont nous sommes capables, La règle fondamentale de notre droit est que celui qui allègue un fait doit le prouver.La preuve offerte doit être la meilleure, dont le cas, par sa nature, soit susceptible.Une preuve secondaire ou inférieure ne peut être reçue.(Art.1204 C.C.) - L\u2019allégation des faits peut être contenue «dans le bref même ou «dans la déclaration qui y est join- «te».(Art, 123 C,P.) Le poursuivant a l\u2019option d\u2019alléguer les faits, Ou dans le bref ou dans la déclaration.Mais il faut qu\u2019il fasse son choix.Il ne peut alléguer une partie des faits dans le bref et l\u2019autre partie dans la déclaration.Dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, il est obligé de numéroter ses allégations (art.108 C.P.).Et, s\u2019il opte ,pour une déclaration numérotée, son adversaire n\u2019est tenu que de nier les allégations par numéros.Et c\u2019est le défaut de nier une allégation numérotée qui a l'effet d'une présomption d'admission, (Art.III).Le texte dit que, dans ce cas, le fait allégué et non nié «est censé admis».Ce n\u2019est qu\u2019une prétomption, \u2014présomption qui n\u2019a aucune force lorsqu\u2019il s\u2019agit de l'ordre public.Les lois d'ordre public ne peuvent être éludées.La Demanderesse-Appelante ayant fait une déclaration, \u2014au lieu de se contenter d'un bref,\u2014et ayant numéroté ses allégations, la partie adverse n\u2019était pas tenue de nier autre chose que ce qui était contenu dans la déclaration.Vv Est-ce que la négation nese trouve pas dans le plaidoyer?Nous maintenons qu\u2019elle y est.Nous persistons à dire qu'aucune admission, soit expresse, soit implicite, ne peut valoir dans le cas présent, Mais nous prétendons respectueusement que le plaidoyer a nié suffisamment, \u2014sans que ce fat nécessaire,\u2014 par l\u2019allégation 13 : «130\u2014La Demanderesse, poursui- avant seule, n'a pas le droit de se «plaindre dudit article ».Les mots «poursuivant seule» s'appliquent aussi bien au fait qu\u2019elle n\u2019est pas autorisée qu\u2019au fait qu\u2019elle n\u2019est pas assistée.Dans l\u2019un et dans l\u2019autre cas, elle se présente seule devant la Cour, Et, comme aucune formule n\u2019est impérative, les mots dont s\u2019est servi l\u2019Intimé doivent être considérés comme suffisants.Meme si les mots «poursuivant seule» sont interprétés d\u2019une manière étroite et restrictive, il ne peut en être ainsi des derniers mots du paragraphe: «sa demande est non- «seulement mal fondée, mais elle «est aussi érrégulière et illégale et «doit être rejetée pour cette raison».Les mots «sa demande» s\u2019appliquent à toute la demande faite par l\u2019Appelante; toute cette demande est attaquée comme irrégulière et illégale.Que faut-il de plus?Sans doute, l\u2019Appelante pouvait demander des détails par motion; elle pouvait demander en quoi la demande était irrégulière et illégale.Elle ne l\u2019a pas fait; et l\u2019allégation est restée avec toute la force de ces termes généraux.VI Il serait extraordinaire qu\u2019en face du texte de loi si positif qui dit qu\u2019il s\u2019agit «d\u2019une nullité que rien ne «peut couvrir», il s\u2019établirait une jurisprudence disant que cette nullité peut être couverte par le silence ou l'admission de la partie adverse, Ce serait faire d\u2019une nullité radicale une nullité relative.Ce serait changer la loi,\u2014et non pas l'interpréter.VII Les autres questions sont traitées dans notre factum principal, (1) Montréal, 1 mars 1915.LAMOTHE, ST-JACQUES & LAMOTHE, Procureurs de l\u2019Intimé.Les autres questions traitées dans notre factum principal, nous les a- vons déjà exposées dans la Croix, en juillet 1914, quelques jours après que la Cour de Révision eut rendu son jugement interlocutoire.Nous y renvoyons nos lecteurs.Ces autres questions sont très importantes.Telles sont : 10.La demanderesse n\u2019a pas prouvé légalement qu'elle est la fille légitime de Charles Chiniquy et d'Euphémie Allard.2o.La demanderesse n\u2019a pas prouvé légalement sa filiation.3o, L'article de la Croix, son sens et sa signification.40.La vérité des faits au point de vae catholique où s\u2019est placé l\u2019auteur.50.Distinction entre le fait et le commentaire d\u2019un article.60.L'intérêt public de l\u2019article.70.La demanderesse n\u2019a pas prouvé qu'elle avait subi un sou de dommages.Les fêtes jubilaires de S.G.Mgr Blais Les fêtes jubilaires de S.G.Mgr Blais, évêque de Rimouski, ont été splendides.S.E.le cardinal Bégin les a ré- haussées par sa présence.A la grand\u2019messe pontificale, le 5 mai, Mgr Blais a officié assisté du chanoine Carbonneau, comme archiprêtre, et des chanoines Sylvain et Côté comme diacre et sous-diacre d\u2019honneur.S.G.Mgr Roy, auxiliaire de Québec, a fait le sermon de circonstance.= rer Le produit de prises de guerre ne sera plus attribué aux équipages français prete L\u2019abolition de l'ancien usage, qui consistait à attribuer aux équipages des navires de guerre français le produit de la vente des prises en temps de guerre, est proposée dans une note publiée par le ministère de la marine.Cette note est ainsi conçue : «Le gouvernement, agissant sur l\u2019initiative de M.Augagneur, ministre de la marine, propose les changements suivants dans la loi réglant la disposition des navires capturés en mer : «La législation actuelle accorde, aux marins qui ont effectué la capture, les produits de la vente de leur prise.La loi projetée accorde au trésor tous les produits provenant de prises maritimes, car c\u2019est le pays seul qui supporte toutes les dépenses de guerre, payant en outre toutes les indemnités pour les saisies en mer qui sont effectuées irrégulièrement ou sans raison suffisante.« Cependant, la loi projetée accorde un tiers des produits, comme prime non à ceux qui ont fait la prise,mais à une institution prenant soin des anciens marins invalides, organisant ainsi un fonds de secours spécial pour tous ceux qui ont été blessés au service du pays depuis l\u2019ouverture des hostilités et créant un fonds commun dont bénéficieront les officiers, les matelots et leurs familles.LE ee Le Dr G.H.Baril, président de l\u2019A.C.J.C., a adressé au Sénateur Landry, à l\u2019occasion de sa nomination comme président de l\u2019Association d'Education d\u2019Ontario, une lettre pleine de sincères félicitations et de bons vœux.Dans sa réponse le Sénateur Landry a dit : «Déterminés, comme nous le sommes, à combattre jusqu\u2019à la fin,nous ne sortirons pasde cette lutte, quelle que longue qu\u2019elle puisse être, sans avoir remporté la victoire.On n'écrase pas une race qui veut vivre et nous voulons vivre,» mer EE A A l'imprimerie de la \u201cCroix\u201d, vous - Yeres Je bon jravail à bon marché, trou D'ALLEMAGNE © qu'on Voy ait et colle qu'on vt\u2019 ne voyait pas (par l\u2019abbé WETTERLE) b\u2014\u2014 L\u2019Instruotion publique\u2014Les Primalres L'Allemagne attache, à bon droit, une importance capitale à l\u2019école.L'Instruction primaire est (àtort) obligatoire.Elle l\u2019est avec cetteri- \u2026 gueur que les Germains apportent à l\u2019application de toutes les lois.Quatorze ans révolus pour les garçons, treize ans pour les filles, voila les limites en deçà desquelles aucun enfant n\u2019obtient de dispense, Les parents des contrevenants sont, sans pitié, franpés d\u2019amendes d'abord, de prison ensuite.L'école buissonnière est donc inconnue dans l'Empire.De plus, des lois sociales protègent efficacement l'enfant, qui ne peut pas être employé à des travaux industriels ou commerciaux en dehors des heures de classe.Le programme scolaire est très chargé.On y trouve des cours d\u2019histoire, de géographie universelle, de géométrie, d\u2019algèbre, de physique et de chimie, ce qui, pour des élèves d\u2019écoles primaires, représente un effort beaucoup trop dispersé, Il en résulte que les enfants ont des connaissances aussi variées que superficielles et que les éléments de l\u2019instruction : lecture, écriture, calcul, ne leur sont pas suffisamment familiers.Les banquiers, les commerçants, les avocats et les notaires, qui engagent leurs petits scribes à la sortie de l\u2019école, expriment tous le même jugement défavorable sur des méthodes scolaires qui leur fournissent des sujets tout à fait insuffisants.On est également tout surpris de trouver, dans les lettres de soldats, tant de fautes d'orthographe et de construction.Cela tient à la place énorme que prennent, dans les programmes, les matières qui devraient être réservées à un enseignement supérieur, et au rôle accessoire qui, par suite, est réservé à la grammaire et aux exercices de style.La pédagogie allemande a des règles rigides.Le maître est strictement obligé de s\u2019en tenir, heure par heure, presque minute par minute, à l\u2019ordre du jour établi par la direction de l\u2019instruction publique, qui n\u2019abandonne rien au hasard et se méfie des fantaisies individuelles de ses fonctionnaires.Cet enseignement mécanique supprime toute initiative personnelle.On peut dire que, dans toutes les écoles d\u2019une région déterminée, tousles instituteurs professent les mêmes matières, en suivant les mêmes méthodes et en employant les mêmes formules.C\u2019est l'unité matérielle réalisée dans l\u2019uniformité la plus intransigeante.Autre principe du régime scolaire allemand.Le maître doit adapter son enseignement à l'intelligence des élèves les plus faibles et les plus paresseux.Les bons travailleurs marqueront le pas jusqu\u2019à ce que les cancres les aient rejoints.L\u2019Allemand ne veut pas de sélection, c\u2019est à la production d\u2019une bonne moyenne qu\u2019il s\u2019emploie.Ce système a présenté, du reste, de tels inconvénients que, dans les dernières années, à la demande des instituteurs et des familles, on a êréé, dans les écoles des grandes villes des classes spéciales pour enfants moins bien doués, Seulement, là, une nouvelle difficulté a surgi : les parents dont les petits obtenaient ce certificat public d\u2019incapacité ont protesté contre un classement que, presque toujours, ils estimaient arbitraire, Il y a, d\u2019ailleurs, des écoles primaires pour tous les goûts : l\u2019école ordinaire, où l\u2019enseignement est, presque toujours, gratuit | la spéciale d\u2019où le prix de l\u2019écolage écarte les enfants pauvres ; la moyenne, où il est fait une place plus large aux langues vivantes et où le cycle sco- .Que fût-il advenu, s\u2019ils avaient pu Montréal, 15 Mai 1916 laire comprend deux classes de plus que dans les autres, La loi prévoit également, pour les ons, des cours postscolaires obli- gatoirés,-qui durent deux ans, Ces cours remplissent une journée par semaine, ou deux demi-journées.Les patrons sont obligés de donner congé à leurs jeunes apprentis ou employés, pour leur permettre de recevoir cet enseignement, qui porte surtout sur les langues vivantes, la comptabilité et d\u2019autres connaissances pratiques.Là, encore, des peines très sévères sont prévues pour ceux qui essayent de se dérober à l\u2019obligation légale, Les Instituteurs Les instituteurs allemands ont une situation enviable.Dans la plupart des Etats, ils arrivent 2 des traitements de six cents à huit cents piastres.De plus, ils touchent, dans certaines communes, des suppléments de solde respectables, variant de deux cents à quatre cents piastres.Ajoutez à cela les cours du soir, ou lës cours postscolaires, qui sont rétribués à la raison de 100 marks l\u2019heure hebdomadaire.Enfin, l\u2019instituteur, dans une petite commune, est, presque toujours, greffier et organiste, ce qui lui rapporte encore de sérieux revenus accessoires.Je ne parlerai que pour mémoire du logement qui lui est fourni gratuitement, du bois de chauffage qu'on lui offre, des cadeaux en nature qu\u2019il reçoit.Il n\u2019est, dès lors, pas surprenant que le nombre des candidats soit élevé et permettre de procéder à un choix sévère, Le futur instituteur passe un examen pour être admis à l\u2019école préparatoire, où il passera deux ans.S'il donne.satisfaction à ses maîtres, il est, ensuite, reçu à l\u2019Ecole normale, où les études sont de quatre années.Phénomène curieux: les instituteurs avaient demandé avec insistance, dans ces derniers temps, qu\u2019on prolongeât encore la durée de leur formation, et ils désiraient surtout ardemment qu\u2019on leur permit de suivre, pendant au moins deux semestres, les cours de l\u2019Université, Les Parlements s\u2019étaient toujours opposés, jusqu'ici, à la réalisation de ce vœu singulier, l\u2019enseignement des premiers éléments.à de jeunes enfants du peuple n\u2019exigeant, en aucune manière, une préparation si étendue, Et puis, on se méfiait.Déjà, les intituteurs, dont les associations professionnelles montraient des exigences sans cesse croissantes, étaient bien génants.prétendre à une certaine égalité avec les universitaires ?Les instituteurs avaient obtenu, au cours des dernières années, une faveur à laquelle ils attachaient le plus grand prix: ils pouvaient devenir officiers de réserve, leur examen de sortie de l'Ecole normale ayant été assimilé at certificat de l\u2019enseignement secondaire, qui donne droit au volontariat d\u2019un an, Pour qui sait combien la caste des officiers est fermée en Allemagne, c\u2019était la un avancement formidable dans la hiérarchie sociale.Les autorités militai- taires ne s\u2019étaient, il est vrai, résignées à cette concession qu\u2019en suite de la crise que traversait le recrutement des cadres, depuis que les obli- gatiôns des longues périodes d\u2019exercices et la servitude des tribunaux d\u2019honneur avaient éloigné de l\u2019armée un grand nombre de jeunes gens de familles aisées.On emploie encore, en Allemagne, les instituteurs à la direction des services de la Croix-Rouge, à la formation des éclaireurs, des «chercheurs de sentiers», comme on appelle, là-bas les boy-scouts.L\u2019instituteur allemand est, enfin, devenu un agent politique de premier ordre.Il entre dans les organisations politiques, où on lui fait le meilleur accueil, il parle dans les réunions publiques, il brigue les mandats électifs.En Allemagne, l\u2019enseignement primaire est, presque dans lous les Etats, confessionel, c\u2019est-à-dire qu\u2019il y a des écoles catholiques, protestan- tes ou israélites.Les cours de religion font partie du programme.La conséquence en est que les Ecoles normales elles-mêmes ont dû prendre un caractère confessionnel.I! va sans dire que les ministres du culte font leurs cathéchismes dans les bâtiments scolaires et que les enfants sont tenus d\u2019y assister, L'interconfessionnalité n'existe que dans les écoles moyennes, où, cependant, l\u2019enseignement religieux est encore donné obligatoirement, à des heures déterminées, les enfants étant groupés à cet effet, suivant la religion de leurs parents.Patriotisme L'école allemande est avant tout patriotique.Dans tous les Etats, l\u2019histoire de la Prusse a remplacé, peu à peu, celle de l'Autriche et de l\u2019Allemagne du Sud.Ceux-là seuls peuvent se faire une idée des mensonges et des falsifications de texte dont les manuels classiques sont remplis, qui ont pris la peine de feuilleter ces apologies de la piraterie prussienne, Les anniversaires patriotiques sont célébrés, avec éclat, dans les écoles primaires.Offices religieux, puis séance de déclamations avec discours prononcés par le maître, rien n'y manque.Il fut un temps où on obligeait les petits Alsaciens-Lorrains, fils des vaincus de 1870, à fêter ainsi la défaite de Sedan.Les protestations de familles indigènes et de la presse indépendante mirent fin à ce scandale, Deux journaux le Wolkblatt, de Mulhouse, et la Colmarer- Zzritung, furent cependant supprimés, pour avoir, à propos d\u2019une de ces solennités scolaires, publié un article identique, sous le titre: Wir machen nicht mit («Nous ne nous associons pas à la fête»).Les pédagogues allemands, toujours à l\u2019affût d\u2019inventions nouvelles |- pour \u2018fortifier le patriotisme de la.jeunesse, changent sans cesse les livres de classe, malgré les réclamations des parents, auxquels ces transformations multiples occasionnent de fortes dépenses, Il y a, d\u2019ailleurs, dans cette façon de procéder, une arrière-pensée de lucre chez les éditeurs de livres classiques, qui trouvent des complices dans les directions de l\u2019enseignement.Bon nombre de libraires ont fait une grosse fortune avec les fournitures d'écoles, dont ils avaient,d\u2019une façon détournée, obtenu le scandaleux monopole.Les instituteurs, qui favorisaient ce commerce honteux, n\u2019y perdaient rien, soit qu'on leur consentit des remises personnelles, soit qu\u2019on versât des sommes importantes à leurs Sociétés d'assistance mutuelle.C\u2019est ainsi qu\u2019en Alsace, un libraire immigré de Guebwiller, nommé Boltze, s\u2019est enrichi, rien que par la fourniture de cahiers très chers dont les maîtres d'écoles imposaient l\u2019achat à leurs élèves.On fait beaucoup de gymnastique, dans les écoles primaires allemandes; mais cette gymnastique est surtout militaire.Rien de plus curieux et de plus attristant que de voir, dans les cours, les pauvres petits évoluer comme des soldats.Le commandement est donné par l\u2019instituteur, sur ce ton rogue et cassant qui est particulier au sous-officier prussien.On se croirait dans une caserne, Mais, aussi, l'Allemagne n\u2019est-elle pas, avant tout, un pays de proie et ne faut-il pas dresser, dès le plus bas âge, sa jeunesse aux guerres de conquêtes.Pour me résumer, la réputation de l\u2019école primaire allemande a été surfaite.L'enseignement qu\u2019on y donne ne développe en aucune manière les facultés individuelles de l\u2019élève ; il nivelle plutôt les intelligences à la hauteur d\u2019une moyenne très insuffisante.Tout y est mécanisé, L\u2019enfant en sort avec un bagage varié, mais léger, de connaissances superficielles, Si les cours postscolaires et l\u2019enseignement professionnel ne corrigeaient pas, en partie, ces lacunes, l\u2019école populaire allemande fournirait des résultats purement négatifs.Les autorités scolaires, atteintes de LA OROIX la mégalomanie générale, ont trop élargi les programmes et imposé aux maîtres des méthodes trop rigides.Leurs théories ont fait faillite.Abbé WETTERLÉ ms es Le dernier vol de Garros eet D'après un récit publié dans la «Gazeite de la guerre » de la quatrième armée allemande, et reproduit par le Corriere della Serra, une panne de moteur à sept cents mètres d\u2019altitude a été la cause de la capture de Roland Garros par les Allemands, Garros survolait la ligne de chemin defer d\u2019Ingelmunster à Courtrai, quand un train passa.Il fit une merveilleuse descente en vol plané d\u2019une hauteur de mille mètres à quarante mètres de la terre, en décrivant une série de cercles au-dessus du train, puis lança une bombe qui fit sauter une partie de la voie ferrée.Au moment où les sentinelles tirèrent sur lui à Courte portée, il lança une autre bombe et s\u2019éleva à une hauteur de sept cents mètres.Soudain le moteur s'arrêta et l'aéroplane se balança dangereusement, mais Garros descendit en vol plané et réussit à atterrir, Il g\u2019élança au dehors de sa Machine, y mit le feu et se réfugia dans un cottage.Les soldats qui le poursuivaient, le trouvèrent après de longues recherches blotti dans un fossé derrière une haie épaisse.Comme on lui demandait s\u2019il avait un compagnon, Garros donna sa parole qu\u2019il n\u2019en avait pas, Il expliqua que son moteur avait probablement été atteint par une balle.| sont eux-mêmes.TEL.BELL MAIN 6974 rs À l'Imprimerie de la Croix Vous aurez un Bon Travail à Bon Marché ets £ Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu'à la simple circulaire, et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux formules de compte ou de lettre.£ Avant tout, nous cherchons à il satisfaire nos clients et nous ne sommes contents que lorsqu'ils le sa 0 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL SOYEZ LES la bienvenue.profit.nouvelles.dans la CROIX.Les scènes sanglantes de nos pages.et tant d'autres feuilles.de la CROIX ! 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Piosité malsaine, comme le font la \u201cPresse\u201d, la \u201cPatrie\u201d Soyez done les bienvenus dans la grande famille DIENVENUS | qui familiarisent avec le LA DIRECTION.VIENT DE PARAITRE English Accentuation (ABRIDGED) Speller and Reader REV.F.T.BARRE, C.S.C.Seconde édition, améliorée et augmentée de seize pages avec gravures.R Indispensable aux maisons d\u2019éducation dui veulent bien enseigner la prononciation de l'Anglais à leurs élèves, Prix : 15cts l\u2019exemplaire P r la poste : 16cts.En vente aux bureaux de la Croix, 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, et chez l\u2019auteur, au Collège Saint-Lau- ent, près Montréal.La danse Par Mgr L.-M.Ducas, Prot.Apost.L'auteur a condensé dans cet opuscule, au sujet de la danse, la vraie doctrine telle qu\u2019exprimée par les pères, les docteurs, les synodes, les conciles, les évêques et les catéchistes de l\u2019Église, et il a ajouté à ce compendium le témoignage des payens et des gens du monde.En vente à la Croix, 25, Saint- Gabriel, 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L'abonnement à la CRO17 eu Payable d'avance et nous invitons nos lee- teurs à satisfaire fidélement à cstte oblt- gation, 2.\u2014 Tout chèque à Vordra de la CRUIX ou de son directeur doit être fait payable au pair à Montréal.S\u2019Ü ne Vest pas, le signataire doit ajouter, au montant qu'il veut payer, 15 cts pour les frais de perception dudit chèque.3.\u2014 Tout lecteur qui désire cesser de recevosr la CROIX doit au y lable Payer tout ce qu\u2019il doit à notre au nis- tration ci nous aviser LUI-MEME « son désir.Autrement, il compie sur om maître d: poste pour nous donner tel à, Ÿ doit s'attendre à des désagréments, car, souvent, le maître de poste oublis ou néglige dé le faire et de là naissent des déf- férends dont nous voudrions évi'-r les con séquences à nos lecteurs.F£ DIT.-JTION, LA OROIX Montréal, 15 Mai 1916 ge | l'Evangile Dimanehe dans l\u2019Oetave de l\u2019Aseension S.JEAN, XV-XVI En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Lorsque le Consolateur sera venu, cet Esprit de vérité qui procède du Père, et que je vous enverrai de la part de mon Père, rendra témoignage de moi; et vous aussi vous en rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.Je vous ai dit ces choses afin que vous ne soyez pas scandalisés.Ils vous chasseront de leurs synogogues, et le temps même approche où quiconque vous fera mourir croira rendre gloire à Dieu, Ils vous traiteront ainsi parce qu\u2019ils ne connaissent ni mon Père ni moi.Mais je vous ai dit ces choses afin que, quand ce temps arrivera, vous vous souveniez que je vous les ai dites.LE CALENDRIER DE LA SEMAINE Dimanche, 16 mai \u2014 Dim.dans I'oct.S.Ubald Lundi, 17\u20148.Pascal Baylon, c.Mardi, 18 \u2014 S.Venant, m, Mercredi, 19\u2014S.Piérre-Célestin,p.c Jeudi, 20\u2014 S.Bernardin de Sienne Vendredi, 21 \u2014 S.Hospice; Ste Iberge.Samedi, 22\u2014 Jefine.Ste Julie,v.m.\u2014 Les derniers actes de l\u2019ambassadeur allemand à Paris \u2014 sup C'était le 30 juillet.La Russie mobilisait ses troupes depuis quelques jours sur la frontière de l\u2019Autriche.L'Allemagne, ripostant, avait depuis quelques heures ordonné la mobilisation de quelques corps d\u2019armée, M.de Schoen, ambassadeur allemand à Paris, entrant tout à coup dans ses bureaux y rencontre un Français notable.La Russie, lui dit-il, vient de faire un mouvement irréfléchi en massant des troupes sur la frontière autrichienne.Mais \u2018j'ai toujours été très optimiste dans ma vie et cela m\u2019a constamment réussi.Je serai plus optimiste que jamais.\u2014L'\u2019Allemagne, lui fait-on observer, n'a qu\u2019à intervenir auprès de son alliée et votre optimisme sera justifié.L'ambassadeur répond vaguement que l\u2019empereur ne peut rien et que l\u2019Autriche est maîtresse et juge de ses actes.Et il s\u2019en va en jetant négligemment 1 «Voyez, tout cela, c\u2019est la lutte du germanisme et du slavisme, » L\u2019ambassadeur d\u2019Allemagne a encore un rendez-vous le samedi matin 1er août; lorsqu'il arrive, il lève les bras au ciel et s\u2019écrie, en essayant de rejeter le fait de l\u2019aventure horrible sur les alliés : «Mon optimisme s\u2019en va, je deviens pessimiste.La France ne veut pas la guerre et je sais qu'elle a agi de tout son poids auprès de la Russie.« Nous-mêmes, nous avons fortement invité l\u2019Autriche à ne pas être \u2018ntransigeante, mais nos efforts ont été vains, » Les deux hommes se serrent la main.M.de Schoen ouvre la porte, la tire pour la refermer, l\u2019entrouvre et voici son dernier mot: \u2014C\u2019est le suicide de l\u2019Europe! \u2014\u2014 tint On annonce que Son Eminence le cardinal Bégin visitera \"Ouest au cours de l\u2019été.Il n\u2019a pas encore définitivement fixé la date de sa\u2018 visite, mais elle aura lieu tout probablement avant août.On ne sait pas encore s\u2019il ira plus loin que Saint- Boniface.NOTRE CROISADE 4 La croisade de prières entreprise par la Croix obtient un succès extraordinaire, Evidemment elle répond à la piété filiale de- Canadiens français pour le Pape et à leur sympathie profonde pour tous ceux qui souffrent de la guerre.Près de quarante mille personnes se sont jusqu\u2019ici procuré la « Prière pour la Paix» de 5.5.Benoit | XV, que nous éditons.Et la croisade ne fait que commencer.Ce résultat est grandement à l'honneur de nos compatriotes.Le eabinet Roblin a démissionné tty Le cabinet Roblin a démissionné, et le chef de l'opposition libérale du Manitoba, M.T.C.Norris, a été chargé de former un nouveau minis- tere.En 1899 le gouvenerment Greenway se faisait battre rudement aux polls.Sir Hugh John Macdonald forma un cabinet, mais se retira quelques mois après pour entrer dans l'arane fédérale.Sir Redmond Roblin, l\u2019un de- ses plus actifs collègues, prit sa place et établit un record de durée au pouvoir de cette province.Plusieurs changements furent opérés depuis la composition du ministère en l'affaiblissant parfois.Par conséquent Sir Redmond Roblin, à la fin de l\u2019élection provinciale l'an dernier, se trouva élu avec une faible majorité de six ou sept voix.Cette démission vient à la suite de l\u2019enquête publique faite sur la construction des nouveaux édifices de la législature du Manitoba.On dit que, en outre de M.Roblin, le Dr Moutague,ministre des travaux publics, M.H, Armstrong, trésorier provincial, et M.Coldwell, ministre de l'instruction publique, abandonneront complètement la politique, ce qui permettrait à M.Norris d\u2019avoir une majorité à la chambre, Que sera le cabinet Norris, au point de vue catholique ?On sait qu'il est partisan de I'instruction obligatoire et qu'il entend appliquer dans toute sa rigueur la loi du Manitoba.Espérons qu\u2019arrivé à la tête du gouvernement il se montrera plus équitable pour les catholiques, Nr \u2014\u2014\u2014 Du calme et de fa prudence S.E.le Cardinal Gibbons a déclaré ce qui suit au sujet du désastre du a Lusitania» : « Je suis attristé et terrifié de cette horrible tragédie.C\u2019est certainement une tragédie de voir tant de femmes, d\u2019enfants et de non-combattants perdre la vie.Le peuple américain doit être calme et prudent, Il est mieux de laisser le sort dela nation aux mains du président et du gouvernement.Le sentiment populaire ne doit pas être suivi précipitamment.La délibération calme de l'exécutif de notre pays nous donnera la meilleure solution de la question, En attendant, ce qu\u2019il y a de mieux à faire pour nous, c\u2019est de demander à Dieu qu\u2019il guide notre président et notre gouvernement versla meilleure décision.re t\u2014 er Mgr M.G, Rouleau, principal de l'Ecole Normale Laval, de Québec, va être nommé membre-adjoint du comité catholique du Conseil de l\u2019Instruction Publique, sur recommandation de ce comité.M.l'abbé Lelaidier,de l\u2019évêché des Trois-Rivières, a été recommandé par ce comité au poste de principal de l\u2019Ecole Normale des Trois-Rivi- ères.lemagne qu\u2019il L'INCIDENT DU \u201cLUSITANIA\u201d La note du président Wilson à l'Allemagne L'incident du « Lusitania», de la compagnie Cunard, coulé par un sous-marin allemand sur les côtes d'Irlande, a soulevé l'ire des amis de l\u2019Angleterre aux Etats-Unis.Le président Wilson, pour satisfaire évidemment à ce sentiment bien légitime, a fait parvenir au gouvernement allemand la note de protestation suivante : 5 « Secrétariat d\u2019Etat, Washington, 13 mai 1915, «Le secrétaire d'Etat à l\u2019'ambassade des Etats-Unis à Berlin : «Veuillez aller faire visite au ministre des Affaires étrangères allemand et, aprés lui avoir lu ce communiqué, lui en laisser une copie: «En raison d\u2019actes récents des autorités allemandes en violation des droits des Américains voyageant sur les hautes mers, et particulièrement de la destruction du paquebot anglais «Lusitania», le 7 mai 1915, par laquelle plus de cent Américains ont perdu la vie, il est prudent et désirable que le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement impérial allemand en viennent à se rendre compte exactement de la situation grave qui en résulte.«La destruction du paquebot anglais «Falaba» par un sous-marin allemand, le 28 mars dernier, par laquelle un citoyen américain, Léon C.Thrasher, a été noyé; l'attaque le 28 avril sur le navire ameéricaid, «Cushing» par un aéroplane allemand; la destruction par une torpille, le ler mai, du navire américain «Gulflight, qui a causé la mort de plusieurs Américains, et finalement la destruction du paquebot «Lusitania» par les torpilles d\u2019un sous-marin allemand, constituent une série d'événement, que le gouvernement des Etats-Unis a considérés avec une émotion, une stupeur croissantes.«Se rappelant l'attitude humaine et éclairée que le gouvernement impérial allemand avait jusque dernièrement suivie en matières de droit international, particulièrement au sujet de la liberté des mers; reconnaissant l\u2019influence en faveur de la justice et de l'humanité exercée maintes fois par ce gouvernement, dans les champs des obligations internationales, et croyant que les instructions données par le gouvernement allemand à ses marins ont dû être basées sur le code naval adopté par les autres nations,\u2014le gouvernement des Etats-Unis a de la peine À croire que les actes rappelés ci- dessus, si contraires aux règles, aux usages, à l'esprit de la guerre moderne, aient pu être sanctionnés par votre gouvernement, Il croit de son devoir de s\u2019adresser à ce gouvernement avec une parfaite franchise, espérant ne pas se tromper en s\u2019attendant que l'Allemagne voudra corriger l\u2019impression qu\u2019elle a créée et se justifier d'avoir voulu attenter à la liberté sacrée des mers.« Le gouvernement des Etats-Unis sait que le gouvernement allemand s\u2019était cru obligé, par les circonstances extraordinaires de la guerre actuelle et par les mesures adoptées par ses ennemis qui cherchent à empêcher tout commerce avec l\u2019Allemagne, d\u2019adopter des mesures de représailles en proclamant une zone de guerre d\u2019où il a prévenu les neutres de s\u2019éloigner.Mais le gouvernement américain a déjà informé l\u2019Alne peut admettre l'adoption de telles mesures, ou l'avertissement d\u2019un danger en place des droits de tous capitaines de navires américains en haute mer et qu\u2019il est obligé de tenir le gouverne- = ment impérial allemand strictement responsable pour toute violation de ces droits, intentionnelle ou accidentelle.Il ne croit pas que l\u2019Allemagne mette ces droits en doute ; il suppose au contraire que le gouvernement impérial admet comme règle que les non-combattants, qu\u2019ils soient de nationalité neutre ou de nationalité belligérante, ne peuvent être exposés aux dangers résultant de la capture ou de la destruction d\u2019un navire marchand et qu\u2019il admet aussi\u2014comme d'ailleurs toutes les autres nations\u2014qu'\u2019il est obligé de prendre les précautions habituelles de visite et de recherche pour s'assurer si un navire suspecté est réellement un belligérant ou s\u2019il transporte de la contrebande de guerre sous un pavillon neutre.«En conséquence, le gouvernement des Etats-Unis appelle l\u2019attention du gouvernement allemand sur l\u2019extrême gravité de ce fait que l\u2019objection à leurs méthodes actuelles porte sur ce qu\u2019il est pratiquement impossible d\u2019employer des sous-marins pour détruire le commerce sans violet toutes les lois de loyauté, de raison, de justice et d'humanité que l'opinion moderne considère comme inviolables.Il est pratiquement impossible pour les officiers d\u2019un sous- marin d'examiner les papiers et la cargaison d'un navire marchand en pleine mer.Il leur est pratiquement impossible de l'emmener comme prise, et s\u2019il leur est impossible d'y laisser un équipage de prise, ils ne peuvent le couler sans exposer tous ceux qui sont à bord à la merci des flots.Nous supposons que l\u2019Allemagne admet tout cela, et cepen- \u2018dant nous sommes informés que bien souvent on n\u2019a même pas donné à l\u2019épuipage d\u2019un navire marchand le temps d\u2019essayer à se sauver et que dans certains cas on n\u2019a même donné aucun avertissement avant de le frapper à mort.Il est donc évident que les sous-marins ne-peuvent être employés contre des navires marchands sans violer tous les privilèges de justice et d'humanité.«Les citoyens américains sont dans leur droit strict, indiscutable, quand ils voyagent en haute mer sur leurs navires, en toute confiance que leur Vie'ne sera pas mise en danger par des actes contraires aux obligations internationales et que leur gouvernement ne manquera pas de les soutenir dans l'exercice de ce droit.«lla été publié récemment, dans les journaux américains, je regrette de le dire, un avertissement formel, annoncé comme venant de l\u2019ambassade allemande à Washington, pour déclarer au public américain que ceux qui voudraient exercer ce droit de voyager sur les hautes mers le feraient à leurs risques et périls, si leur voyage les conduisait dans la zone où l\u2019amirauté allemande a envoyé des sous-marins contre le commerce de la Grande-Bretagne et la France, malgré la protestation faite antérieurement déjà en termes respectueux, mais fermes par le gouvernement des Etats-Unis, Je ne relèverai pas aujourd\u2019hui toute l\u2019irrégularité qu\u2019il y a dans un communiqué adressé directement par l\u2019ambassade allemande au peuple des Etats-Unis Lar l'intermédiaire des journaux, mais je ferai remarquer que avertir qu\u2019on commet un acte illégal ou inhumain ne peut excuser ou pallier cet acte et n\u2019ôte rien à la responsabilité de le commettre.« Par suite des longs rapports avec le gouvernement impérial allemand et reconnaissant les principes d\u2019équité qui ont guidé ce gouvernement dans le passé, le gouvernement des Etats-Unis ne peut croire que les commandants de navires qui ont commis ces actes illégaux ne l\u2019ont pas fait par une fausse interprétation des ordres des autorités navales allemandes.Il croit, au contraire, qu\u2019autant que possible, ces commandants de sous-marins devaient, d\u2019après leurs ordres, éviter de commettre aucun acte mettant en danger la vie des non-combattants ou la sécurité des navires neutres, au risque même de manquer leur but, de capturer ou de détruire ces navires, «Il s'attend en conséquence que le gouvernement allemand désavouera les actes dont se plaint le gouvernement des Etats-Unis, et qu\u2019il fera réparation autant que possible pour leäpassé, en prenant immédiatement des mesures pour empêcher que des faits pareils se renouvellent, si contraires aux principes de la guerre loyale, auquel le gouvernement allemand dans le passé était si sagement et fermement dévoué.«Le gouvernement et le peuple des Etats-Unis s\u2019attendent avec une grande confiance que le gouvernement allemand adoptera promptement uñe action équitable et éclairée sur ce sujet vital, parce que nos deux gouvernements sont liés non seulement par de nombreux actes amicaux mais aussi parle traité explicite de 1828, passé entre les Etats-Unis et le royaume de Prusse.« Des expressions de regrets et des offres de réparation matérielle en ce qui concerne la destruction de navires neutres coulés par erreur ne pourraient justifier ou excuser une pratique dont les effets seraient d\u2019exposer les nations neutres et les personnes de nationalité neutre à de nouveaux risques incommensurables, «Le gouvernement impérial allemand ne doit pas s\u2019attendre que le gouvernement des Etats-Unis reculera devant aucune affirmation ou aucun aete qui serait jugé nécessaire dans l'accomplissement de son devoir sacré de soutenir les droits des Etats- Unis et de ses citoyens et de les protéger dans leur libre jouissance de ces droits.» - (Signé) BRYAN.Une opinion allemande \u2014\u2014 Le Volkszeiluug, de Cologne, commentant l'opinion américaine sur le torpillage du Lusitania dit : «Les Américains sont très inclins à critiquer, sans s\u2019attendre à ce qu\u2019une telle bataille de mots fasse une bien grande impression sur ceux qu\u2019ils décrient, Ils se sentent soulagés quand ils ont exprimé franchement leur irritation.En Amérique, toutefois, la guerre est impopulaire, parce qu\u2019elle exige tant de sacrifices et qu'elle détruit les affaires.«Il n\u2019y a donc aucune crainte à entretenir de voir l'Amérique se coaliser contre nous, dans le conflit présent ; mais on peut être convaincu que Ja vague de haine anti-allemande continuera de monter encore davantage.Nous le déplorons, mais nous ne pouvons pas l'empêcher.Le sentiment anti-allemand est un ferment d\u2019agitation.Il a crû lentement et il disparaîtra aussi lentement.I cme Prey Notes diverses \u2014\u2014 Le Rév, Père Albert, capucin, ancien curé de Limoilou, près de Qué- \u2018bec, a été tué sur le champ de bataille en France, le 22 avril dernier.Nous le recommandons aux prières de nos lecteurs.L\u2019arnarchie règne en maîtresse à Lisbonne.La bataille dans les rues se poursuit entre les rebelles et les troupes du gouvernement.Le bombardement a été arrêté faute de munitions.Le nombre des personnes tuées ou blessées est élevé.Beaucoup d\u2019édifices ont été incendiés, et les maisons des loyalistes connus ont été saccagées, iE P\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Janet 3 F2 A l'imprimerie de la \u2018Croix\u2019, vous trou- veres le bon travail à bon marché.Les dernières nouvelles Une révolution à Trieste Une dépêche de la frontière autrichienne mande qu\u2019une révolution a éclaté à Trieste.La plupart des hommes ayant été appelés sous les drapeaux, les femmes ont envahi les square en face du palais du baron Les manifestantes firent entendre les cris de : «Mort à François-Joseph! A bas l\u2019Autrichel» Elles brûlèrent un drapeau autrichien ainsi qu\u2019un portrait de l\u2019empereur, puis elles tentèrent d\u2019attaquer le palais.Le gouverneur ordonna aux gendarmes de charger la foule et les femmes soutinrent vaillamment le choc.Les lampadaires furent démolis ainsi que les enseignes des débitants de tabacs qui portent l\u2019écusson autrichien, pour la raison qu'ils sont les représentants du monopole de l\u2019Etat.- La dépêche annonce que 47 femmes ont été tuées et plus de 300 blessées.* x = Les munitions sont retardées Le correspondant du -Tsmes, de Londres, à Glasgow déclare que la situation dans le nord de l\u2019Angleterre et de l\u2019Ecosse est peu satisfaisante et que vraisemblablement il en ira ainsi à moins que de grands changements ne se produisent.On sait que ce sont les ouvriers de ces régions qui produisent les munitions de guerre du gouvernement anglais.L'enquête du correspondant l'amène a dire que les trades-unions empé- chent les ouvriers de produire autant qu\u2019ils le pourraient.Il déclare que les chefs font de leur mieux,mais que les hommes ne tiennent pas la promesse qu\u2019ils ont faite au gouvernement de ne plus limiter leur production.Les unionistes non seulement font {trainer le travail mais ils empéchent les autres de travailler activement.C\u2019est ainsi que dans certaines usines de munitionson voitles machines immobiles sans que les ouvriers puissent les mettre en marche.Ils en sont empêchés par les règlements de l\u2019union des mécaniciens, Le correspondant termine son rapport en déclarant que l\u2019ivrognerie et la perte de temps sont de très sérieux obstacles à la production intensive sur la Clydex Xx = Bataille à la frontière italienne Des escarmoucues entre des troupes italiennes et autrichiennes auraient lieu à la trontière.Les Autrichiens, dit-on, tentèrent de franchir la frontière, mais furent repoussés par les Italiens qui prirent un prisonnier, , Une autre nouvelle non confirmée disant qu\u2019un bataillon autrichien avait franchi la frontière a répandu l'émotion dans Rome aujourd\u2019hui.Le ministère de la guerren\u2019a reçu aucune corroboration de cela.Des dépêches subséquentes ayant le cachet de la plus évidente authenticité porte qu\u2019une bande d\u2019Autrichiens a traversé la frontière, mais que des patrouilles italiennes l'ont repoussée à la pointe de la baïonnette.; x =» = Les lignes allemandes percées Le feld-maréchal Sir John French a rompu le silence, relativenent aux mouvements de l\u2019armée britannique au nord-ouest de La Bassée.Il anno ce que celle-ci a avancé de près d\u2019un mille dans les lignes allemandes, Ce progrès, joint à la poussée continuelle des Français au uord d'Ypres et au sud-ouest de La Bassée, constitue le point saillant de la situation militaire aujourd\u2019hui.Les commentateurs considèrent que l\u2019avancé des troupes anglaises est très importante et fait présager la rupture du front allemand, laqueile, si elle est maintenue, devra forcer l\u2019ennemi à retraiter sur une vaste section du térriitoire envahi.Friessekin, gouverneur de la ville.de la guerre-\u2014 \u2014 "]
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