La Croix., 25 septembre 1915, samedi 25 septembre 1915
[" Pra Svidenas, Mai a S:e-Cather qe + son- Mere, rine- Est, 28 oct, 1915 IN HOC SIGNO VINCES Lr \u201cCroix\u201d 26, Re SAINT-GA BRIEL MONTREAL - Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.RELIGION, QBESTIONS SOCIALES, SQIENEES, CITTHRATURE, ARTS, ÉCONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, JOURNAL 25, Le Samedi, 25 Septembre 191E.AGBIECLTERA, Yoi.X111.\u2014 Ko ¢3.GATHOLIQUE RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL COLONISATION, ETC.ABONNEMENT Payable d\u2019avance CANADA 1 an, $2; 6 mois 81.06 MONTRÉAL ET BANLIEUR (par la poste) 1 an, $2.50 ; 6 mois 81.25 ETATS-UNIS BTRANGER (Union postale) 1 an, $2.25; 6 mois, $1.25 \u2014 Un numéro 5 sous LE RADICALISME A MONTREAL Nous ne voulons pas attacher une trop grande importance à l'Action, qui sert de dépotoir à MM.Jules Fournier et Olivar .Asselin.Cependant, il importe d'attirer l\u2019attention des catholiques sérieux sur la diffusion de la presse radicale à Montréal, Depuis trois ou quatre ans, il s\u2019y est fondé plusieurs hebdomadaires qui se chauffent les uns du bois de l'indifférence et les autres de celui d\u2019un anticléricalisme qui ne prend même plus la peine de se dissimuler, tant il est sûr de trouver des lecteurs, en dépit de l\u2019interdiction de l'autorité religieuse.Le Pays n'a pas interrompu sa publication; l\u2019Action marche sous ses brisées et d\u2019autres \u201ctendent à graviter autour d'eux.Louis Veuillot, qui s\u2019y connaissait, disait que le moyen le plus efficace de faire la guerre aux mauvais journaux, c\u2019était de propager.les bons.À côté du poison, l\u2019antidote.À Montréal, on n\u2019a pas compris cette vérité.On a cru qu\u2019il suffisait d\u2019avertir les fidèles qu\u2019un tel journal distillait habituellement des principes délétères pour, les prémunir contre la tentation de lire ce journal; on devra admettre aujour- d\u2019hui qu\u2019on s\u2019est trompé.S.G.Mgr Bruchési a fait son devoir de pasteur d\u2019Âmes en interdisant la lecture du Pays, et il n\u2019y a eu qu\u2019une voix dans les rangs des catholiques éclairés pour l\u2019en féliciter et l\u2019en remercier.Mais, les catholiques, eux, ont-ils fait le leur ?À côté du poison, analysé et désigné par l'autorité compétente de manière que personne n\u2019en doute, ont-ils fait quelques efforts pour mettre l\u2019antidote?Combien ont fait quelques sacrifices pour propager la Croix qui, depuis treize ans, défend avec intelligence et désistéressement I\u2019 Eglise, ses oeuvres, sa doctrine, ses évêques et ses prêtres, contre les attaques de l\u2019extérieur et de l\u2019intérieur, et qui, à cause de cela, a subi de ruineux procès,et a été traquée de toute façon par des ennemis sans scrupule ?Combien sont venus à notre aide dans les moments critiques ?Combien ont entendu nos appels au secours quand, presque seul, nous craignions de tomber sous les coups de nos adversaires ?Ignorance, indifférence ou préjugés, peu nous importe le motif.Nous avons seulement à souligner l\u2019état d\u2019âÂme de ceux qu\u2019on appelle les bons catholiques.Pourtant, il est plus nécessaire de propager le bon journalà Montréal que dans toute autre partie du Canada.Ayant une population de près de 700,000 âmes tiraillées par des milliers d\u2019agents de toutes sortes de sectes et de races, défendant des intérêts divers et parfois tout-à-fait opposés, et exposées à nombre d\u2019influences occultes et de suggestions maisaines, la métropole canadienne offre un champs facile et vaste aux semeurs de mauvais grain.Aussi, s\u2019y sont-ils mis à l'oeuvre et ont-ils vu, malheureusement, leur semence produire des fruits dont ils se serviront peut-être le printemps | 14,000 prisonniers, prochain pour agrandir le champ du mal.Que les bons catholiques ne se fassent pas illusion sur le strict devoir qui leur incombe dans les circonstances ; qu\u2019ils n\u2019aillent pas croire que le champ du bien, lui, s\u2019agrandira, sans qu\u2019ils y {ravaillent avec ardeur et discernement! Joseph Bégin \u2014\u2014 Les alliés avancent sur le front franeo-helge \u2014 Un dépêche, reçue de Londres au moment où nous mettons la Croix sous presse, nous annonce que les alliés, sur le front franco-belge, ont eu aujourd\u2019hui d\u2019importants engagements qui ont été à leur avantage.Les armées françaises et anglaises auraient repris aux Allemands de grandes tranches de territoire entre Verdun et la côte belge, capturant, au cours de leur engagement, des tranchées ennemies sur un front d'environ quinze milles et enlevant huit canons et nombre de mitrailleuses.En méme temps, les navires de guerre anglais et français et les batteries belges ont lourdement bombardé les positions allemandes sur la côte entre Zeebrugge et Nieuport.L'offensive a commencé ce matin.Pendant plusieurs semaines, il y a eu un bombardement, presque sans relâche, avec de gros canons, bombardement qui s\u2019intensifia encore davantage, hier et avant hier, particulièrement dans les secteurs où les attaques de l'infanterie ont eu lieu, Les Français, qui ont mis à leur crédit le plus gros gain, ont livré leur principal assaut contre les lignes allemandes, autour de Perthes, Beauséjour et Suippes, en Champagne, où, en décembre, ils firent une acquisition territoriale considérable L'attaque d'aujourd'hui, toutefois, supportée par un feu d'artillerie formidable, leur donne la possession de plus de territoire qu\u2019ils n\u2019en avaient pris aux Allemands lors de la victoire de la Marne.D'après les communiqués français, les Allemands ont été délogés de leurs tranchées sur un front de 15 milles; et sur une profondeur variant entre deux-tiers d\u2019un mille à deux milles et demi.L'avantage semble devoir être poursuivi parce que le communiqué français ne fait qu\u2019une fort courte mention de l'opération.L'importance de ce gain consiste dans le fait que chaque verge de terrain prise dans cette région affaiblit la position des Allemands autour de Verdun, d\u2019où les Teutons pourraient bien être forcés de se retirer, si les Français réussissent à pousser leur avance plus loin.Les Français ont aussi recouvré le cimetière de Souchez et les tranchées à l\u2019est du «Labyrinthe», dans le district d'Arras, qui a été la scène d\u2019un combat des plus sanglants, commencement de l\u2019année, L'attaque a été livrée avec la coopération des Anglais, qui ont attaqué sur l\u2019un et l\u2019autre des côtés du canal de la Bassée.L'attaque, au sud du canal, a été un complet succès, Cependant, au nord du canal, les Anglais, bien qu\u2019ils aient combattu toute la journeé, se sont sentis incapables de garder le territoire acquis et ils ont dû se replier sur les tranchées qu\u2019ils avaient laissées, le matin, au Les Gerbères de Viviani|$ ey Depuis que la guerre est commencée, la plupart de nos journaux canadiens-frangais reproduisent complaisamment, à pleines colonnes, des articles et des informations puisés dans les journaux de France, surtout ceux de Paris, Or, la censure française, établie par le gouvernement dès l\u2019ouverture des hostilités, avec des pouvoirs arbitraires et illimités, prohibe sous les peines les plus sévères la publication de tout ce qui est favorable aux Allemands ou aux Autrichiens.Aucun journal, aucune revue, publiée en France, ne peut impunément dire un mot de vérité qui soit à l\u2019a- ventage des empires du centre de l\u2019Europe.Par contre, ils peuvent et même on les incite à emplir leurs pages de diabribes contre eux.Et c\u2019est ainsi que des écrivains catholiques qui, avant la guerre, ne perdaient jamais une occasion de proposer les Allemands catholiques comme modèle aux Français, ne peuvent pas trouver aujourd'hui d\u2019expressions assez fortes pour les noircir, Comment en un vil plomb l\u2019or pur a-t-il pu se changer ?Interrogez les censeurs de Viviani et la haine antigermanique qui est née avec la guerre, elles vous répondront.Un certain comité de Paris, agis sant sous l'oeil de ces Cerbères, nous a fait parvenir plusieurs écrits de cette marque, quelques-uns même signés par des auteurs estimés, nous avons dû lui en refuser la publication.À la Croix, nous sommes catholique, avant d\u2019être français.Il ne nous est pas plus permis, en temps de guerre, de tromper nos lecteurs et de calomnier les peuples, qu'il ne nous le serait en temps de paix.Mais, rien ne nous empêche d\u2019avoir nos sympathies et, nous sommes fier de le dire hautement, ces sympathies vont tout droit à la France et à la Belgique.Aussi, demandons-nous instamment au Dieu Tout-Puissant de délivrer ces deux pays de leurs ennemis, de leur rendre la paix, la paix dans le bien.Par ennemis nous n\u2019entendons pas seulement les Allemands.La France, surtout, a, à l\u2019intérieur, un ennemi plus redoutab'e: la franc-maçonnerie.Puisse-t-elle en être délivrée à jamais! Alors seulement elle aura la paix et reprendra dans le monde son rôle glorieux de filie aînée de l\u2019Eglise.Joseph Bégiu.NOTES POLITIQUES cette M.E.-L, Patenaude, député de Laprairie à Québee, succèderait dans quelques jours, comme secrétaire d'état, à l\u2019hon, Ls Coderre qui serait fait juge, et M.C.P, Beaubien, C, R., serait fait Sénateur, Il occuperait le siège de M.de Boucherville.» # #8 Le procès préliminaire des quatre ministres manitobains accusés d\u2019avoir conspiré pour détourner l'argent du Trésor puplic a été ajourné à mardi.000000060946 94® \u201cNOTES et goritiquess Ils n\u2019ont pas fêté Sedan Les journaux allemands du 2 septembre ne mentionnent aucune cérémonie spéciale à l\u2019occasion de Sedan.Le plus grand nombre d\u2019entre eux ne consacrent aucun commentaire à cet anniversaire.La Deutsche Tages Zeitung, journal agrarien et conservateur, écrit, tcu- tefois : « La guerre d'aujourd'hui est beaucoup plus dure, becuceup plus sanglante, beaucoup plus longue que celle de 1870.Il s\u2019agit pour le peuple allemand de déferdre ce qu\u2019il a conquis à Sedan et depuis Sedan.Jamais un peuple n\u2019a eu à traverser d'aussi rudes épreuves que la nôtre.L'enthousiasme qui s\u2019empara de nous au début de la guerre vit encore au- jourd\u2019hui dans le coeur des Allemands.Sans doute, il est devenu plus silencisux, mais il n\u2019en est que plus profond.?»s = Les Anglais et la Paix La Tribune, de Londres, faisant allusion aux rumeurs de paix répan- \u2018dues aux Etats-Unis, publie : «Aucun Américain ne devrait s\u2019y tromper, Selon les points de vue de Londres, de Paris, de Petrograd et de Rome, la guerre vient de commencer ! la paix viendra lorsqu\u2019il y aura eu une décision ; jusqu'ici, il n\u2019y en a aucune : dans un an d\u2019ici, il sera peut-être possible de parler de paix ; mais en parler aujourd'hui, c\u2019est du côté de l'Allemagne montrer qu\u2019elle poursuit certains buts : de la part des alliés de la Quadruple Entente, ce serait absurde, » LS DERNIERS ÉVÉNEMENTS DE LA GUERRE tate mg La mobilisation des.troupes de la Bulgarie et de la (irèce La Bulgarie ayant mobilisé une partie de ses troupes et paraissant disposée à se jeter dans la guerre à côté des empires allemands et autrichiens, la Grèce a aussi décrété la mobilisation de ses forces navales et militaires.De sorte que l\u2019action de la Bulgarie, en faisant des préparatifs militaires, a fait prendre les armes au dernier état balkanique, à l'exception de la Roumanie, qui, bien que mobilisée incomplètement depuis quelque temps, a ses troupes déjà prêtes à parer au danger.On fait naturellement une foule de conjectures sur les desseins de la Bulgarie, et sur les intentions de la Grèce et de la Roumanie, Une chose semble clairc, toutefois : la Bulgarie et la Turquie, ennemis jurés pendant de si longues années, ont apaisé leurs querelles.Cependant, une communication,télégraphiée à la légation bulgare à Washington par le premier ministre bulgare Radoslavoff, annonce que la Bulgarie n\u2019a pas d\u2019intentions agressives contre aucun de ses voisins, et que sa mobilisation ne doit pas être interprétée comme un indice qu\u2019elle est sur le point d'entrer en guerre.Le ministre Panaretoff s\u2019est présenté au secrétariat d\u2019état, Ila dit que le premier ministre Radoslavoff avait expliqué l\u2019action de son gouvernement comme parallèle à celle prise dans les autres pays, adjacents aux belligérants,ccn me la Suisse et la Hollande, qui ont pris les armes pour se protéger elles-mémes, Ces explications n\u2019ont peut-être été données que pour couvrir le vrai but de la mobilisation de la Bulgarie.Car, les navires de guerre bulgares qui étaient stationnés à Varna, sur la Mer Noire, ont cherché un refuge dans la baie voisine mieux abritée, et de nombreux ouvriers travaillent à fortifier tous les ports de la Bulgarie.Toutes les monnaies et objets de valeur qui étaient en dépôt dans les succursales de la Banque Nationale, à Bourgas et à Varna, ont été envoyés à Sofia.On est d'opinion, en Bulgarie, que si l\u2019armée nationale se met contre les Alliés, la Russie tentera de s\u2019emparer du port de Varna, qui n\u2019est qu\u2019à 30 heures de voyage d\u2019Odessa.Sur les frontières de la Galicie Le général russe Ivanoff a obtenu la Galicie.Les Autrichiens auraient même été obligés d\u2019évacuer la forteresse russe de Lutsk, Ces succès, qui s\u2019étendent jusqu\u2019à la frontière soumaine, serviraient, dans l\u2019opinion des observateurs militaires, à adoucir la situation sur l\u2019aile roumaine, au cas où la Roumanie se joindrait à la Russie, et, en plus, ils pourraient bien empé- cher les Austro-Allemands d\u2019envoyer une armée qui doit consister, dit-on, en un demi-million d'hommes, pour livrer une attaque contre la Serbie, ».= 8 An contre et au nord des lignes Pusses Dans le centre, les Russes retraitent encore, tandis que, dansle nord, le feld-maiézhal Von Hindenburg continue à progresser avec son offensive contre Dvinsk, bien qu\u2019à une moyenne beaucoup plus lente qu'auparavant, parce que les Russes augmentent leur résistance.A l\u2019est de Vilna, les Allemands admettent un échec temporaire, au cours duquel ils ont perdu des canons aux mains des Russes.\u2019 ® # Les sous-marins Après une quinzaine de jours d\u2019inactivité,au cours desquels ilsn\u2019ont coulé que cinq navires marchands anglais, les sous-marins allemands sont de nouveau en croisade sur la côte d'Irlande.Depuis mardi, ils ont envoyé cinq vapeurs anglais au fond de la mer.= = ® En Palestine Les Turcs ont creusé des tranchées entre Caiffa, Nazareth, Foulé et Chafa-Arm.Ces tranchées sont également utilisées pour canaliser les\u2018 eaux du Jourdain dans les environs de Tiberiade.L\u2019embranchement de voie ferrée entre Jéiusalem et El- Foulé, dont les rails avaient été précédemment enlevés et reposés vers le Sud, a été inauguré de nou- quelques succès sur les frontières «le | veau et les trains recommencent à circuler.Toutefois, en raison du manque de charbon, on est obligé d'employer le bois.Des milliers de réservistes turcs sont utilisés à abattre les forêts dont ils transror- tent le bois dans les gares, Les autorités militaires turques ont fait démolir tontes les maisons hautes, de crainte qu\u2019on n\u2019y installe des appareils de télégraphie sans fil, Pour cela aussi, la tour monumentale du couvent de la Terra Santa de Tibériade a été rasée.Toutes les inscriptions gravées sur les murs ont été également effacées de peur qu\u2019elles ne renferment des indications pour les alliés, Pr Que feront les Allemands sur le front oriental ?Du Times, de Londres : «Il est très illogique de présumer qu\u2019après avoir mené pendant quatre mois les opérations militaires avec une vigueur sans précédent, les Allemands, sur le front oriental, se laisseront entrai- ner dans une poursuite indéfinie jusqu'à ce que les neiges de la Russie entravent leurs progrès.«S'ilsne parviennent pas à réaliser leur but principal qui est la destruction des armées russes, \u2014 et il est à peu près sûr maintenant qu\u2019ils ont peu de ¢han- ces d\u2019y parvenir, \u2014 ils sauront certainement quand et où ils devront s\u2019arrêter.«On doit plutôt s\u2019attendre à ce que, établissant une sorte de compensation entre leurs gains définitifs, d\u2019ailleurs considérables, et leurs espoirs non réalisés, ils cherchent ailleurs l\u2019occasion d\u2019utiliser leurs énergies.» 2 EXPLICATION DE LA BULGARIE Legouvernement bulgare a officiellement communiqué aux puissances une note, dans laquelle il déclare de la façon la plus catégorique que la mobilisation de l\u2019armée bulgare a été décrétée dans l\u2019intérêt de la nation, et qu'el'e n'avait pas le moindre caractère d\u2019agression, La note déclare que « l\u2019entrée de la Bu'garie dans un état de neutralité armée est expliquée par les changements qui se sont récemment produits dans la situation politique» et que «Ja Bulgarie n\u2019a pas la plus légère intention agressive, mais qu'elle a décidé de s\u2019armer complètement pour défendre ses droits et son indépendance.» \u2014\u2014_- NOUVEAU JUGE Il est rumeur que Mtre Gustave Lamothe, C.R., a été nommé juge.Cette nomination serait très bien vue du public, et le barreau l\u2019accueillerait avec beaucoup de satisfaction.RETRAITE FERMÉE Une retraite fermée pour les marchands et les hommes d\u2019affaires aura lieu à la Villa St-Martin du jeudi soir, 30 septembre, au lundi matin suivant.Ceux qui désirent prendre part à cette retraite sont priés d\u2019envoyer leur nom au Père Archambault, Villa St-Martin, Abord-à-Plouffe, LE REV.PERE RUTTEN Le Rév.Père Rutten est revenu parmi nous, après une absence de quelques semaines en Europe.Il se retire à l\u2019Archevêché de Montréal.EDWARDS vs LE PETIT SEMINAIRE DE SAINTE-MARIE La cause de Edwards vs le Petit Séminaire de Saite-Marie de Monnoir est finie.Le demandeur s\u2019est désisté des ses prétentions. LA OROIX Montréal, 25 Séptembre 1916 Une déclaration importants de Lloyd George en faveur de la conseription David Lloyd-George, ministre des munitions, au cours d\u2019une lettre à l\u2019un de ses commettants, lettre publiée par le bureau de la presse officielle, fait un appel au peuple anglais, À qui il demande de donner une chance de décider de la question du service obligatoire, et il réitère son opinion que la situation est grave et qu\u2019elle demande que l\u2019empire, si la victoire doit revenir aux alliés, ge serve de toute sa puissance.Voici les principaux passages de la lettre de Lloyd-George : «Vous dites, et avec bon sens, que le gouvernement doit indiquer à la nation la direction À suivre sur cette question du service obligatoire, et décider si d\u2019une obligation morale pour tout homme, physiquement capable de défendre son pays, on ne devrait pas faire une obligation légale de s\u2019acquitter de ce devoir pendant cette guerre.«Je puis vous assurer que le gouvernement est tout à fait en position de donner à la nation cette direction, dont vous parlez.Il est à considérer le sujet, avec le dessein d\u2019adopter la meilleure décision.Un délai indu serait désastreux ; mais une trop grande hâte pourrait être également désastreuse.Evitons les deux.«Ceux qui disent qu\u2019ils s\u2019opposeront au salut de leur pays, et de la liberté du monde, même si on leur démontre la nécessité de le faire, ne se sont pas encore amenés en lice pour soutenir leur théorie ; et s\u2019ils le font, je prédis que leurs protecteurs ne se trouveront point parmi les classes ouvrières.«L\u2019opinion que je me suis faite sur l\u2019action qui nous incombe, dit Lloyd George, est inspirée par la conviction sincère que, seul, le recours À toutes les forces que nous possédons peut nous permettre de remporter la victoire.Après en être arrivé à cette conclusion, il est de mon devoir d\u2019obtenir cet effort sans le moindre souci pour les effets que mes appels peuvent avoir sur ma propre fortune politique.: «Cette question est la plus grave qu\u2019aucun pays n\u2019ait encore été appelé a régler.Déaidons-la donc avec un esprit à la hauteur de sa gravité.\u201cJe ne retranche rien de ce que j'ai déclaré déjà sur la gravité de la position.Naturellement, je conserve l\u2019espoir dans l\u2019heureuse issue de la cause à laquelle je suis intéressé; mais je sais trop bien qu\u2019ignorer les dangers que vous pouvez apercevoir à l\u2019œil nu, si vous regardez autour de vous, est la source la plus féconde de calamités en toutes circonstances.\u201cJe me sens donc mû par le péril que court mon pays natal, quand je sonne l\u2019alarme.Je le fais, confiant que, si je réussis à faire donner tout l\u2019effort dont nous sommes susceptibles, nous triompherons.\u201d Les Russes n'auraient plus que 1,093,260 soldats Le nombre de Russes faits prisonniers depuis le ler mai par les Autrichiens et les Allemands est estimé par la Suisse à 2,571,750.On dit que 6,000 çanons et 4,000 mitrailleuses ont aussi été pris.Le journal dit que ces chiffres ont été compilés d\u2019après les bulletins officiels publiés à Berlin et à Vienne, et ajoute: «Les chiffres officiels donnés avant le mois de mai accusent un total de 1,395,- 000 prisonniers russes, sans compter les civils, les morts ou les blessés.Le général Polivanoff, ministre russe de la Guerre, à informé la Douma que le chiffre total des officiers et hommes au front depuis le commencement de la guerre était de 5,060,000 hommes.Par conséquent l\u2019effectif actuel des Russes seraient de 1,093,250.» Un cultivateur émérite M.Arsène Denis, cultivateur important de St-Norbert de Berthier, a exhibé les produits de sa ferme aux expositions des Trois-Rivières, Québec, Sherbrooke et Ottawa.Or il a remporté 331 prix dont 167 premiers, 84 deuxièmes, 55 troisièmes, 217 quatrièmes prix, représentant en tout $2,719.M.Denis a exposé des chevaux et des bestiaux qui ont fait l\u2019admiration des juges et des visiteurs.LES FINANCES ALLEMANDES Par l'abbé Wetterlé Une fois de plus, les Allemands «bluffent».À en croire leurs émissaires en Suisse, en Espagne et aux Etats-Unis, la situation financière de l'empire serait très brillante, et on en aurait la preuve prochaine dans l'émission du troisième emprunt de guerre, que le Reichstag vient de voter et dont on annonce qu\u2019il rapportera vingt milliards de marks.A ces vantardises nous opposerons une série de faits avérés : 1.Les emprunts de l\u2019empire de 1905 et 1906, qui portaient sur les sommes relativement minimes de 200 à 264 millions de marks, n\u2019ont pas été couverts.A la même époque, la Prusse émettait un emprunt de 800 millions qui ne trouvait pas davantage preneurs ; 2.C\u2019est pour faire face au déficit menaçant que le Reichstag dut voter 500 millions d\u2019impôts indirects annuels, qui provoquèrent un tel mécontentement que les anciens partis de la majorité durent prendre l\u2019engagement de ne plus frapper d\u2019impôt les articles de consommation courante ; 3.Quand les trois augmentations successives du contingent de paix eurent de nouveau mis le trésor impérial à sec, le Reichstag dut, pour couvrir les frais de la formidable dépense, adopter l'im pôt exceptionnel de 1 pour cent sur les fortunes supérieures à 40,000 marks et l'impôt triennal sur l\u2019augmentation de la fortune.Ce dernier impôt n\u2019a pas encore été prélevé.Le premier devait, d\u2019après estimation, rapporter unmilliard.Devant les protestations des contribuables, il fallut en répartir la perception sur trois exercices.Iln\u2019y a donc eu, jusqu'ici, que 600 millions effectivement perçus ; 4.Le trésor de guerre de Spandau, qui avait été doublé (il était de 400 millions de marks en août 1914) devait à peine suffire à couvrir les premiers frais de la mobilisation.5.Le premier emprunt de guerre n\u2019a été couvert en versements effectifs que pour un tiers environ.Les deux autres tiers ont été «garantis) par les sociétés de crédit, banques, caisses Raiffeisen, caisses d\u2019épargne.Or, les disponibilités des banques se trouvent, en Allemagne, engagées dans des affaires industrielles, et celles du Raiffeisen ne dépassaient pas 20 millions.Quant aux caisses d\u2019épargne, dont les dépôts atteignaient l\u2019an dernier, 17 milliards, ce sont, en Allemagne, des instituts autonomes qui consentent des prêts aux provinces, aux villes et aux particuliers et qui, ne prélevant sur l\u2019intérêt qu\u2019elles touchent qu\u2019un quart pour cent destiné à couvrir leurs frais d'administration, n\u2019ont que des réserves minimes.Leur garantie, comme celle des autres établissements de crédit, est donc absolument illusoire.6.On a procédé d\u2019une façon encore plus hasardeuse lors de l\u2019émission du deuxième emprunt de guerre, puisque les titres du premier ont été acceptés comme couverture, ce qui faisait que le même argent reparaissait pour la troisième fois.LÀ encore les souscriptions effectives n'avaient pas dépassé le quart de la somme prévue.On peut estimer qu\u2019environ 8 milliards de marks des derniersemprunts n\u2019ont pas été couverts.7.Malgré la chasse à l'or qui a.été organisée par les procédés les plus violents, l\u2019encaisse métallique de la Banque d\u2019empire a dépassé à peine 2 milliards depuis le mois d\u2019août 1914.Comme les Allemands sont obligés de payer en or toutes les marchandises qu\u2019ils achètent à l\u2019étranger, cette encaisse tend constamment à diminuer ; 8.L'empire n\u2019ayant pas cru devoir proclamer le moratorium, a dû établir, au commencement de la guerre, des caisses de prêts hypothécaires sur marchandises et mobiliers, qui ont immobilisé près d\u2019un million et demi ; 9.Les charges de l\u2019Assistance publique obligatoires ayant augmenté dans des proportions formidables, et d\u2019un autre côté la monnaie divisionnaire faisant défaut, les villes ont fait des emprunts détournés en émettant des coupures de 1 et 2 marks, tandis que certains industriels payaient les salaires de leurs ouvriers en « bons».Toute là vie économique de l\u2019Allemagne était déjà autrefois établie sur crédit.Depuis douze mois, la situation s\u2019est encore aggravée.La Gazette de \u201cFrancfort le reconnaissait elle-même le mois dernier, quand elle écrivait que seul le paiement par les alliés d\u2019une indemnité de guerre énorme pourrait sauver l\u2019empire de la banqueroute.Non seulement les Etats allemands sont surengagés et n\u2019arrivent pas à boucler leur budget, mais, par suite des procédés bancaires usités en AlI- lemagne et des crédits enchevêtrés qui en sont la euite inévitable, chaque faillite importante en entraine plusieurs autres.Or, malgré les efforts désespérés tentés par le gouvernement, les faillites des grandes entreprises industrielles et commerciales se multiplient en ce moment.La fortune publique libre de toute charge était dans l\u2019empire d\u2019environ 300 milliards de marks, l\u2019an dernier, d'après les statistiques les plus optimistes.Elle à dû subir, durant les derniers mois, de très fortes atteintes.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019Allemagne est arrivée au bout de son effort financier.Tous ses hommes d\u2019affaires réclament la paix, même une paix boîteuse, à grands cris.Chaque journée nouvelle la rapproche de l\u2019inévitable et fantastique catastrophe.Raison de plus, pour les alliés, de tenir jusqu\u2019au bout, et quelles que soient les épreuves passagères.E.WETTERLE, ancien député au Reichstag et à la chambre d\u2019Alsace-Lorraine, réfugié en France.Conditions de paix La Tribune, de Chicago, publie une information émanant d'une personnalité qui est en contact intime avec l\u2019ambassade américaine et qui confirme que la promesse de soumission faite par l\u2019Allemagne aux Etats-Unis dans la question des sous-marins est due à l\u2019espoir qu\u2019a le kaiser d\u2019acquérir l\u2019aide du président Wilson pour obtenir la paix dans un mement où le suceès des armes est en faveur des Allemands.La personnalité en question dit qu\u2019il y a quelque temps le comte Bernstoff envoya au kaiser le message suivant : «A mon avis, la paix ne pourrait être obtenue qu\u2019à l\u2019aide de l\u2019influence du président des Etats-Unis.» En conséquence, les Allemands vont s\u2019efforcer de gagner de plus en plus la sympathie des Américains.Quand aux conditions de la paix allemande, elles seraient les suivantes: Erection d\u2019un royaume indépendant de Pologne comme état-tampon entre la Russie et l\u2019Allemagne: Cession de toute ou partie de la Courlande à l\u2019Allemagne; Autonomie de la Finlande; Partage de la Serbie entre l\u2019Autriche et la Bulgarie, une petite partie étant éventuellement attribuée à la Grèce: Cession du Congo belge à l'Allemagne comme compensation de l\u2019évacuation de la Belgique; Cession de territoires coloniaux de l\u2019Afrique à l\u2019Allemagne par la France comme compensation de l\u2019évacuation du nord de la France; Restitution des colonies africaines de l\u2019Allemagne; Accord international sur la liberté des mers.Il va sans le dire que nous donnons sous toutes réserves ces conditions de la paix allemande.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Choses de Guerre Vers Constantinople à travers la Serbie La campagne des Austro-Allemands contre la Serbie est commencée.L\u2019artillerie teutonne a entrepris systématiquement le bombardement des positions serbes, sur la rive sud du Danube et de la Save, à divers points de la frontière, mais particulièrement vers le confluent des rivières Drina et Morava.Cette action est probablement entreprise surtout dans le but de masquer le passage de troupes nombreuses de l\u2019autre côté du Danube et de s'emparer d\u2019une tête de pont d\u2019où l\u2019invasion des Balkans pourrait se produire.Où se fera ce passage ?C\u2019est naturellement le secret des états-major ennemis.La route la plus courte pour arriver sur le territoire bulgare passerait à travers le coin nord-est de la Serbie, où il n\u2019y aurait qu\u2019une trentaine de milles à franchir, mais c\u2019est un pays de montagnes, dépourvu de chemins de fer et qui touche à la frontière roumaine.Or les Roumains pourraient avoir quelque chose à dire à ce sujet.Il est donc plus probable que les Teutons essaieront de passer par ce qu\u2019on appelle encore la route des Croisés, plus à l\u2019ouest, en remontant la vallée fertile de la Morava.Dans cette vallée il y a de bonnes routes et un chemin de fer qui va vers la Bulgarie et la Turquie.Ce chemin de fer a deux points de départ sur le Danube, à Belgrade et à Semendria.Ces deux places sont actuellement sou- = mises au bombardement de l\u2019ennemi.Le erédit de l'Angleterre ot de la France aux Etats-Unis Après quatre jours de discussions et de conférences avec les membres de la commission financière anglo-française, qui sont actuellement à New-York, les financiers américains ont acquis la conviction: 1.Que tout projet, pour l\u2019ouverture aux Etats-Unis d\u2019un crédit à la France et à l\u2019Angleterre, dans le but de rétablir le.change à son cours normal, ne doit être basé sur aucune garantie fournie par ces puissances qui estiment que leur crédit est assez bon pour les en dispenser.2.La France et l\u2019Angleterre désirent que ce crédit s\u2019élève au moins à un milliayd de dollars, dont la totalité sera employée à des achats de blé, de coton, de viande, de grain, ete, dans les Etats-Unis.3.L'achat de munitions de guerre n\u2019est pas la raison principale de la demande d\u2019ouverture d\u2019un crédit par la France et l\u2019Angleterre, car ces deux pays ont assez d\u2019or disponible pour ces achats spéciaux.' * = 8» Ce que dit le général Arz Interviewé par un rédacteur du Berliner Tageblait, le général autrichien Arz, qui opéra à Brest-Litovsk, a déclaré : «En pénétrant à Brest-Litovsk, nous avons laissé derrière nous le sol polonais et maintenant nous foulons la véritable terre russe.«Les troupes russes n\u2019en continuent pas moins à tout incendier sur leur passage.Mais nos troupes sont habituées à se faire des abris, même si ceux-ci n\u2019ont pas de toits.Nos troupes techniques établissent en un clin d'œil les communications avec l'arrière et les approvisionnements se suivent aujourd\u2019hui avec une régularité mathématique.Les distances n\u2019existent plus pour une ar- :mée moderne.» Avant de le quitter, le journaliste lui ayant offert une fleur de lis, le général observa : «Je sais que la fleur de lys fut autrefois la fleur de prédilection du vieilempe- reur Guillaume ; pour cette raison, il fut un temps où, chez nous, personne n\u2019eût voulu la porter.Mais ce temps, grâce à Dieu, appartient désormais à l'histoire.Aujourd\u2019hui, les Autrichiens et les Hongrois peuvent arborer cette fleur à leur boutonnière avec fierté et avec joie, car elle est devenue le symbole de la fidélité et de l\u2019incomparable union intime de nos armées.» $$ x = Le traitement des officiors français en Allemagne Par une voie détournée, un officier français prisonnier en Allemagne a pu faire parvenir les renseignements suivants sur la façon dont lui et ses camarades se trouvent traités.«Le camp où je me trouve est un de ceux où nous sommes le plus favorisés.Jugez par là des autres.Nous avons la bonne fortune d\u2019être nourris par les soins d\u2019une commission française, mais ses achats sont surveillés par l\u2019administration allemande et ils sont insuffisants.Le matin, du café.À midi, de la viande bouillie et des légumes secs.Le soir, une soupe aux légumes ou du potage condensé, du fromage ou des confitures de mauvaise qualité.286 grammes de pain par jour \u2014 et quel pain \u2014 quelques pommes de terre à l\u2019eau.«C\u2019est le régime de l'internement absolu.Les prisonniers sont logés dans des hangars à voitures par groupes nombreux.Dans un seul de ces hangars ont vécu empilés pendant plusieurs mois 360 officiers.Ils sont aujourd\u2019hui partis pour d\u2019autres camps.On les a remplacés par des Russes, des Belges et des Anglais, car on transfère fréquemment les officiers captifs, afin de les exhiber et de donner à la population l\u2019impression qu\u2019il y en a des quantités.«Le couchage est insuffisant: un lit sans matelas avec paillasse, un sac, un drap, deux couvertures.«La correspondance est strictement limitée.«Tous les dix jours environ, intervient un ordre restrictif du droit d\u2019écrire; les lettres mettent deux ou trois semai- nesà nous parvenir, ainsi quelesréponses.La censure intercepte tout ce qui ressemble à une plainte.» Aux prières Nous recommandons aux prières de nos lecteurs M.l\u2019abbé Ls-H.Paquet, chapelain des Sœurs Franciscaines de Québec, décédé le 19 du courant.A l'imprimerie de la Crosx vous trouverez le bon travail à bon marché, LA BELGIQUE sous [a botte teutonne Les condamnations à des peines les plus sévères continuent à pleuvoir sur les Belges dans toutes les provinces occupées.C\u2019est ainsi qu\u2019on apprend que le comte Georges de Beaufort, bourgmestre d\u2019Onoz, a été condamné à dix ans de travaux forcés pour haute trahison.En réalité, le comte de Beaufort n\u2019a pas commis d\u2019autre crime que de donner simplement asile à un soldat français.A Anvers, les Allemands ont procédé à l\u2019arrestation d\u2019une quarantaine de personnes qui se réunissaient dans un cabaret d\u2019où partaient les courriers emportant des lettres pour la Hollande.Les arrestations et les condamnations se multiplient d\u2019ailleurs dans toute la Belgique.A Turnhout, un notable industriel a été condamné à 3,000 marks d'amende, le curé de Mazé a été condamné à six mois de prison pour manque de respect à l\u2019égard des soldats allemands, et une dame de Pétigny a été condamnée à deux mois de prison pour avoir parlé du kaiser d\u2019une manière peu respectueuse.Un ingénieur et deux dames belges, qui essayaient de franchir la frontière belgo-hollandaise, du côté de Limbourg, ont été fusillés.Un correspondant d\u2019Anvers rapporte que le P.Bonnen, du collège des Jésuites, vient d\u2019être condamné à quinze ans de prison pour avoir aidé des Belges d\u2019âge-militaire à franchir la frontière néerlandaise.D'autre part, les autorités allemandes d\u2019Anvers ont arrêté M.Verlinden, socialiste bien connu et membre du conseil provincial.Les raisons de cette arrestation sont ignorées.Une nouvelle série de mesures viennent d\u2019être prises au point de vue économique par les autorités allemandes.Celles-ci ont fait afficher dans tout le pays un arrêté annonçant la saisie de toutes les racines de chicorée.Ceux qui ne déclareraient pas les quantités qu\u2019ils possèdent chez eux seront condamnés à cinq ans de prison ou 20,000 marks d\u2019amende.L\u2019affiche était à peine apposée sur les murs de Bruxelles que dans tous les magasins le kilo de chicorée augmentait de prix.Un autre arrété oblige tous ceux qui ont chez eux des dépôts de caoutchouc de n'importe qu\u2019elle espèce, des déchets de caoutchouc brut ou préparé, à en faire la déclaration à l\u2019autorité allemande, faute de quoi ils seraient condamnés à un an de prison ou 10,000 marks d\u2019amende.La question du travail au profit de l\u2019armée et de l\u2019industrie allemandes paraît être actuellement la préoceupa- tion dominante des autorités teutonnes en Belgique.Le refus de l\u2019immense majorité desouvriers belges de travailler pour les Allemands crée à ces derniers une gêne très sérieuse.Les ouvriers qu\u2019on a pu faire venir d\u2019Allemagne sont en nombre insuffisant pour compenser le manque de main-d\u2019oeuvre belge.Dans certaines villes de province, où la population est pour ainsi dire isolée et où les ouvriers ne sont pas organisés, les autorités militaires ont pu faire violence aux travailleurs et ramener quelques centaines d\u2019entre eux aux ateliers, où ils sont maintenant sous une étroite surveillance; mais dans les grands centres, toute pression de ce genre est impossible et tous les efforts tentés pour gagner l\u2019élément ouvrier ont échoué.C\u2019est en présence de cet insuccès que le gouvernement général a décrété que toute personne qui refuserait d\u2019entreprendre ou de continuer un travail d'intérêt public, en conformité avec ses occupations habituelles et demandé par les autorités allemandes, sera punie.D'autre part, quiconque empêchera par la force, menace, persuasion ou tout autre moyen d\u2019autres personnes de travailler pour les autorités allemandes sera également puni.L°000D0004P0004P600VO0ODO0N Nouvelles Trois voleans en éruption Des éruptions fréquentes se produisent de la part des volcans italiens, dit une dépêche de Rome.Le Vésuve, l\u2019Etna, le Stromboli sont tous actifs en même temps, ce qui ne s\u2019est jamais vu auparavant.Aucune de ces éruptions cependant n\u2019a de proportions telles qu\u2019elles puissent causer une alarme sérieuse.Les récoltes au Canada Un fait remarquable de la saison de croissance qui se termine actuellement est que l\u2019état des récoltes s\u2019est maintenu très bon de mois en mois.Du 31 mai au 31 août les chiffres pour le blé, l\u2019avoine, l\u2019orge et le seigle ne sont maintenus au-dessus de 90 p.c.d\u2019une moyenne représentant une pleine récolte.Pour tout le Canada les chiffres représentant l\u2019état à la fin d\u2019août excédaient aussi 90 p.c.pour les grains mélangés : ils étaient de 80 à 90 p.c.pour les pois, les fèves, le sarrazin, la graine de lin, les récoltes de racines et de fourrage ; et étaient au-dessous de 80 p.c.pour le maïs à grain (79) et le foin et le trèfle, 71 seulement.L'évaluation préliminaire de la récolte de blé de cette année place le rendement 3 308,839,900 boisseaux, récoltés sur 12,981,400 acres, soit un rendement moyen de 23.78 boisseaux par acre.Ce total est supérieur de 147,559,806 boisseaux, ou 91 p.c.au rendement de 161,280,000 boisseaux récoltés l\u2019an dernier.x $ 8 Candidat cholsl A une grande convention libérale qui a eu lieu à Chicoutimi et à laquelle étaient représentées toutes les municipalités du comté Chicoutimi-Lac-St- Jean-Saguenay, le Dr L.N.Michaud, d\u2019Hébertville, à été choisi comme candidat libéral aux prochaines élections fédérales.La convention avait d\u2019abord choisi M.B.À.Scott, mais ce dernier a refusé.x % +%#& Nomination ecclésiastique Par décision de Sa Grandeur Mgr l\u2019archevêque de Montréal, M.l\u2019abbé Stanislas Tranchemontagne, P.S.8., a été nommé curé de l\u2019Annonciation d\u2019Oka, en remplacement de M.Daniel Lefebvre, P.8.5., décédé.\u201cL\u2019Enseignement Primaire\u201d Cette excellente revue pédagogique a commencé sa trente-septième année avec son édition de septembre courant.«À cette occasion, dit son directeur, notre revue a fait toilette neuve, et elle poursuivra consciencieusement son œu- vre pédagogique.Aider le personnel enseignant à mieux remplir sa tâche, voilà notre but.A cette fin, nous continuerons : 1° à fournir chaque mois aux instituteurs et aux institutrices'des études pédagogiques théoriques qui leur permettront de compléter leur formation professionnelle et de se mettre au courant du mouvement scolaire au Canada et à l\u2019étranger ; 2° à donner des modèles de leçons, au chapitre de la méthodologie, propres à faciliter la préparation des classes ; 3° à fournir des documents, officiels et scolaires, dont la lecture profitera aux maîtres et aux maîtresses en leur faisant connaître les desiderata des autorités et les travaux des associations pédagogiques ; 4° à mettre chaque mois à la disposition du personnel enseignant une partie praiique, contenant des textes, compositions, problèmes, etc, etc, très appréciés des maîtres qui y trouvent des matériaux adaptés à chaque degré du cours.Enfin dans Le Cabinet de l'Instituteur nous publierons, comme par le passé, une foule de notes, y compris des chants scolaires avec musique, capables, d\u2019élever l'âme des éducateurs et de les instruire.| «Franchement catholique et cana- dienne-française, sans aucun chauvinisme, notre revue portera toujours haut et ferme le drapeau que nous arborions, ily a déjà vingt-cinq ans, alors que l\u2019on nous confiait la direction de L'Enseignement Primaire.» Nos meilleurs voeux de prospérité et de longue vie à notre confrère ! EXCURSION DE OOLONS Chaque mardi Jusqu\u2019au 26 oct.WINNIPEG et rotour .00 GALGARY et retour ., *a00 EDMONTON ot retour - .48.00 Taux réduits Pour autres cudroits 10.30 a.m, 10.15 p.m.Céte Nord du Pacifique.SEATTLE y - PORTLAND of mb 0\" 1 VANCOUVER et retour : | - | Le choix des routes.VICTCRIA et retour L .| Service des Trainsha hm Vin Rôcheuses canadiennes di pm Whig St-Paul et Rocheuses.10:00 Dm | Via les Grands Lacs 10.50 p,m.| ou via Chicago.Wagons-lits ordinaires ct équipements modernes à tous les trains.membre met BUREAUX DES BILLETS 141 ot 148, rue 8aint-Jaoques, Montréal Téléphone Bell, Main 8125 = Qu aux garan Viger of Windser, + Montréal, 25 Septembre 1915 LA OROIX L'immunité des biens d'Eglise dans la pro- vinee de Québec Raphaël Gervais (pseudonyme du Rév.Père Gonthier, O.P.) a publié, dans la Nouvell-F,ance, un article documenté sur l\u2019immunité des biens d\u2019Eglise et des biens des institutions de charité et d'éducation, dans la province de Québec, Il cn fait d\u2019abord l'historique depuis l\u2019établissement de la colonie pour en venir à la législation provinciale codifiée depuis l'établissement de la confédération et qu\u2019il commente en ces termes : La loi de la Province pour les municipalités rurales non érigées en cités ou villes se trouve dans le Code Municipal, aux articles 712 et 713.Les voici : «712\u2014Sont des biens non imposables: «1.Les propriétés appartenant à Sa Majesté ou tenues en fidéi-commis pour son usage, et celles possédées ou occupées par des corporations municipales ; «2.Celles occupées par le gouvernement fédéral ou provincial ou qui lui appartiennent ; «3, Celles appartenant À des fabriques ou à des institutions ou corporations religieuses, charitables ou d\u2019éducation, ou occupées par ces fabriques, institutions ou corporations, pour les fins pour lesquelles elles ont été établies, et non possédées par elles uniquement pour {en tirer un revenu ; } «4, Les cimetières, les évêchés, les presbytères et leurs dépendances ; «5.Toutes les propriétés appartenant à des compagnies de chemin de fer recevant une subvention du gouvernement provincial, pour tout le temps que cette subvention est accordée ; «6.Toutes les maisons d\u2019éducation qui ne reçoivent aucune subvention de la corporation ou municipalité où elles sont situées, ainsi que les terrains sur lesquels elles sont érigées, et leurs dépendances ; «'713\u2014Les occupants des biens mentionnés aux paragraphes 3, 4 et 5 de l\u2019article précédent sont néanmoins tenus aux travaux d'entretien sur les chemins de front situés en face ce ces biens, dans les municipalités locales où ces chemins ne sont pas à la charge de la Corporation.«Ils sont aussi tenus aux travaux des cours d\u2019eau, du découvert des fossés de ligne et des clôtures de ligne dépendant de ces terrains.» La loi municipale est du 24 décembre 1870, sauf le paragraphe 6 de l\u2019article 712 qui a été ajouté plus tard pour plus de précision.(41 Victoria ch.VI, 26).Le lecteur remarquera : 1° qu\u2019elle consacre l\u2019immunité totale et complète des propriétés publiques de toute taxe et de toute contribution ; 2° qu'elle consacre également l'immunité des biens d\u2019Eglise, non possédés uniquement pour en retirer un revenu, de toute taxe et contribution ; 3° que si elle leur impose l'entretien du chemin de front en face de leur propriété, là où l'entretien des chemins est à la charge des particutiers, elle les ea exempte là où l\u2019entretien de ces chemins est à la charge d'une corporation, Aux termes de la loi les biens dé- -clarés non imposables ne sauraient être frappés d'aucune taxe commune, générale ou spéciale, pour des travaux faits ou à faire dans toute la municipalité.Les occupants de ces biens sont tenus à certains travaux requis pour le service des terrains occupés par eux, et s'ils ne font pas exécuter eux-mêmes ces travaux, ils sont tenus en justice à payer le prix de ces travaux pour la part qui leur incombe, non à payer en proportion de la valeur totale ou annuelle de la propriété.On voit combien une taxe foncière, qu\u2019on l\u2019appelle ordinaire ou spéciale, sur les biens d\u2019Eglise et sur ceux des institutions de charité et d'éducation, est contraire à la lettre et à l'esprit de la loi qui régit les municipalités rurales.Voyons maintenant la loi générale des cités et villes.\u2014_\u2014 \u2014\u2014 La première loi élaborée par la Législature Provinciale pour les cités et villes se trouve dans les Statuts refondus de 1888, article 4,500.Elle est de 1866, 40 Victoria, ch.XX1X, 325.En voici le texte : «Sont des biens non imposables : «l.Les propriétés appartenant à Sa Majesté ou tenues en fidéi-commis pour son usage, et celles possédées ou oecu- Dées pat la corporation de la municipalité ; «2.Celles occupées par le Gouvernement fédéral ou provincial ou qui leur appartiennent ; «3.Celles qui appartiennent à des Fabriques ou à des institutions ou corporations religieuses, charitables ou d\u2019éducation ; «4.Les cimetières, les évêchés, les presbytères et leurs dépendances ; «5.Toutes les propriétés appartenant à des compagnies de chemin de fer, recevant une subvention du gouvernement provincial, pour tout le temps que cette subvention est accordée.» En comparant cette loi qui a régi les cités et villes jusqu\u2019en 1903 avec le cole municipal on constatera qu\u2019elle en diffère en deux points : 1° Elle ne distingue pas entre les propriétés possédées par les institutions religieuses, charitables et d\u2019éducation pour en retirer un revenu et les propriétés occupées pour les fins mêmes de ces institutions.Aux termes de la loi, les unes comme les autres seraient exemptes de taxe, ce qui est conforme à l'esprit et à la lettre des lois antérieures (1).2° Elle n\u2019assujettit les biens d\u2019Eglise à aucun des travaux publics entrepris par les cités et villes, sans doute parce que ces travaux étaient à Ja charge de la corporation des cités et villes.Le Législateur a été conséquent avec lui-même, Il n\u2019avait pas voulu de taxe ni d\u2019impôt sur les biens d\u2019Eglise dans les municipalités rurales : il n\u2019en veut pas davantage dans les cités et villes, d'autant que dans celles-ci la corporation est généralement chargée des travaux qui dans celles-là sont généralement à la charge des particuliers, Nous sommes arrivés à la dernière étape de notre législation sur l\u2019um- munité des biens d\u2019Eglise, La loi de 1876 est restée en vigueur jusqu\u2019en 1903.Depuis cette dernière date nous sommes sous le coup d\u2019une loi des cités et villes qui a rompu avec toutes les lois antérieures sur l'immunité et, je regrette de le dire, dont la rédaction est aussi défectueuse que l'esprit, Le précepte de Boileau ne serait-il pas fait pour les législateurs comme pour les écrivains ?Quoi qu\u2019il en soit, les lecteurs réfléchis ont pu remarquer que jusqu\u2019en 1876 nos législateurs se sont manifestement inspirés de principes toujours les mêmes, et l\u2019on peut dire que la rédaction même des différentes lois n\u2019a guère varié.Les législateurs de cette époque Ont été de leurs temps, sans doute, et ils ont subi des influences puisqu\u2019ils étaient hommes; mais manifestement, ils avaient conscience que les lois incarnent des principes, que les principes ne varient pas avec les élections, et que ce qu'il y a de meilleur dans les lois est ce qui est consacré par l\u2019expérience des sages et la tradition.Ils savaient leur métier de législateur, le prenaient au sérieux, et les formules claires et précises qui disaient tout en peu de mots accusaient une maturité de pensée et de réflexion qu\u2019on ne sera pas tenté de trouver dans la rédaction de la loi de 1903.Celle-ci serait à peine pardonnable à un étudiant en droit de première année (2).La voici telle qu\u2019elle se trouve dans les Statuts refondus de 1909, article 5,729.«l.Sont des biens non imposables: «a Tous les terrains appartenant à (1) La remarque est d'autant plus importante À noter que cette distinction ge trouve dans un amendement à la charte de la cité de Québec, 1855, et a été faite par la loi municipale de 1870.(2) Cela s'entend toujours de l\u2019article particulier qui nous occupe.Sa Majesté ou tenus en fidéi-commis pour le service de Sa Majesté; «b Les propriétés du gouvernement fédéral, celles du gouvernement provincial et celles de la municipalité; « Les biens possédés et employés pour le culte public, les presbytères, maisons curiales et cimitières; «d Les établissements d\u2019éducation, ainsi que le terrain sur lequel ils sont situés, et les immeubles employés pour des bibliothèques ouvertes gratuitement au public; «e Les bâtiments et terrains occupés et possédés par une institution de bienfaisance; mais les propriétés possédées par les institutions religieuses, ainsi que par les corporations de bienfaisance et d\u2019éducation, dans le but d\u2019en retirer un revenu, ne sont pas exemptes de taxes.«2.Les propriétaires, locataires et occupants d\u2019immeubles mentionnés dans les paragraphes c, d et e sont néanmoins assujettis aux travaux requis pour l'ouverture et l\u2019entretien des rues et des cours d\u2019eau et pour l\u2019éclairage public, en vertu des règlements en vigueur, et au paiement de toute taxe spéciale ou cotisation imposée pour ces fins, ainsi qu\u2019au paiement de la consommation de l\u2019eau.\u2014(3, Ed.VII ch, XXXVIII 473.)» Manifestement le législateur de 1903 a eu le souci de reproduire matériellement les lois antérieures sur l\u2019immunité en en retranchant ce qui en est l\u2019esprit.Notre législation avait jusque-là consacré le principe de l\u2019ummunité totale de certains biens, Le rédacteur de 1903, sans s\u2019apercevoir qu\u2019il supprime cette immunité totale de la plupart des biens auxquels la loi générale l\u2019a accordée depuis la fondation du pays, emprunte la formule des lois antérieures: « Sont des biens non imposables», et continue la litanie sans distinguer entre biens nullement imposables et ceux qui le sont devenus par la loi.Est-ce une ruse à?Est-ce une ânerie?Je ne saurais dire, Jusque-là, la loi générale ne connaissait d'autre immunité que l\u2019exemption de toute taxe: il n\u2019y avait pas une immunité pour les biens d\u2019Etat et une immunité différente pour les biens d\u2019Eglise, et les uns et les autres étaient énumérés logiquement après la formule unique et nullement équivoque: «Sont des biens non imposables.» C\u2019est un non sens, et c\u2019est induire en erreur le lecteur que de comprendre sous une même formule plusieurs catégories de biens comme s\u2019ils jouissaient du même et unique privilège, tandis que les uns sont totalement exempts, et que les autres ne le sont que partiellement ou ne le sont pas du tout.Je ne dis pas que tout est mauvais dans la loi, et que même certaines innovations ne sont pas justifiables et conciliables avec l\u2019esprit des lois générales antérieures.Que les biens d'Eglise ccntinuent d'être exempts de toute taxe imposable en proportion de leur valeur totale ou annuelle, ou pour les travaux généraux de la cité; mais qu\u2019on les assujettisse à payer leur quote-part des travaux de front qui bénéficient immédiatement et directement à ces biens, l'Eglise n\u2019y trouvera pas à redire.Mais la loi est mauvaise et défectueuse telle quelle est faite; et j'ai démontré déjà par le cas de Saint- Hyacinthe qu\u2019elle peut inspirer et légaliser les plus monstrueuses injustices.Si la loi eût été rédigée par un légiste de race, voulant assujettir les biens d\u2019Eglise à certaines contributions, sans cependant violer le principe de l\u2019immunité si profondément inculpé dans nos lois, elle eût dit clairement trois choses: 10 Que ces biens seront assujettis à leur part raisonnable des travaux communs dont ils bénéficieront immédiate- menti 2o Que cette part sera déterminée non selon la valeur foncière ou annuelle des biens exempts, mais d'après le prix des travaux éxécutés sur le front des propriétés: 3o Qu\u2019en aucun cas la part de ces travaux d'amélioration ne saurait être plus élevée que la taxe spéciale imposable à un autre propriétaire pour les mêmes travaux dans les mêmes conditions.Le chef-d'œuvre de cette législation de 1903 c\u2019est la création de la taxe spéciale qu\u2019elle prétend concilier avec l\u2019exemption.De cette taxe spéciale il n\u2019est fait nulle mention dans la loi générale avant cette époque, et pour cause.La taxe spéciale de 1903 n\u2019est que la taxe foncière dissimulée pour atteindre des biens et des propiiétés qui, en saine économie politique et d'après les principes de la civilisation chrétienne, doivent en être exempts.La taxe spéciale de 1903 n\u2019a pas d\u2019ancêtre dans la législation antérieure de la Province, ni dans les lois municipales, ni dans les lois générales des cités et villes ; elle est née de parents inconnus ou trop connus pour avoir un état civil respectable.Elle n\u2019a pu entrer dans la loi générale qu\u2019à la condition de renier tous les principes et de brouiller toutes les notions admises jusque- là dans notre législation.Comment a-t-elle pu forcer la porte?Elle est entrée par la porte suspecte de la législation particulière.En effet, depuis la Confédération, notre Province a été affligée d\u2019une véritable épidémie de législation particulière, et c\u2019est elle que je soupçonne à bon droit d\u2019avoir brouillé nos législateurs avec la tradition constante et l'esprit de nos lois sur l\u2019immunité des biens d\u2019Eglise.Il ne LE FROID NOUS GRIPPE DEJA ! | Pensez à vos fourrures | N'attendez pas que l'hiver - Vous surprenne ! VOTRE CHEZ | Chas.Desjardins & Cie Ltée 130 RUE SAINT-DENIS VOUS TROUVEREZ L'ARTICLE DE CHOIX.se présente pas de session où quelques députés ne saisissent la Législature de quelques projets de charte ou d\u2019amendements de charte d'incorporation de ville ou de cité.Comme bien l\u2019on pense, ces projets de charte ou d\u2019amendements, rédigés en général par des gens assez courts de science juridique, et en général fort peu préoccupés de rester dans l\u2019esprit et la tradition de nos lois, n\u2019étant pas présentés pour la plupart par le Gouvernement ni étudiés par lui à loisir, sont soumis pour la forme aux comités des Bills Privés de l\u2019Assemblée Législative et du Conseil Législatif, qu\u2019on a appelés avec plus de justice que de respect les comités de la pipe.Il est très rare que ces projets y subissent une discussion sérieuse, à moins qu\u2019une opposition énergique et intelligente n\u2019en impose l\u2019étude.D'ordinaire les votes sont comptés avant tout examen, et souvent plusieurs se donnent en conscience de député sans aucun examen de la question.Ce n\u2019est jamais question de principes, ni question de droit; ceux qui votent Ia ont conscience de faire le droit : c\u2019est - question d\u2019influences.Or les influences ne s'occupent ni des principes du droit, ni du bien public de la Province, mais d'intérêts particuliers à servir.Qui ferait l\u2019histoire vraie d\u2019une centaine de projets de charte ou de modifications de charte de ville soumis à la Législature, et accordés ou rejetés par elle depuis cinquante ans, mettrait dans un singulier jour notre industrie de fabrication des lois particulières\u2026.sont eux-mêmes.TEL.BELL MAIN 6974 À l'Imprimerie de la Vous aurez un Bon Travail à Bon Marché ese £ Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu\u2019à la simple circulaire, et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux formules de compte ou de lettre.£ Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne sommes contents que lorsqu'ils le 25, RUE SAINT-GABRIEL MONTREAL Croix | SOYEZ LES la bienvenue.profit.nouvelles.dans la CROIX.Les scènes sanglantes de nos pages.de la CROIX ! À nos nouveaux lecteurs DORE B EE OS Se pr Be Be re Bree La CROIX, l'organe catholique de Montréal, le meilleur journal de famille qu\u2019À y ait, vous souhaite Elle sera heureuse de vous compter au nombre de ses lecteurs assidus, Soyez certains que vous en tirerez le plus grand La CROIX, publie, chaque semaine, des articles sérieux et, des renseignements divers sur tous les sujets propres à instruire ; elle vous intéressera, Elle traite de tout, de religion, de politique, d\u2019agriculture, d'enseignement, ete, et elle donne les dernières De plus, elle eravache proprement les petits franes- maçons, quand ils osent sortir de leurs trous à Montréal ot ailleurs, et elle fastige les hommes publies qui nous! volent et nous vendent impudemment, Rien qui choque la morale et les bonnes mœurs, crime, telles que les grands journaux jaunes de Montréal en donnent tous les jours, sont radicalement éliminées Nous voulons éduquer, nous voulons élever l'âme et le cœur, et non pas les ravaler dans la fange d'une eu- iosité malsaine, comme le font tant d\u2019autres fouilles.Soyez done les bienvenus dans la grande famille BIENVENTS ! qui familiarisent avec le LA DIRECTION. LA CROIX Montréal, 25 Septembre 1915 | L\u2019Evan sile Le dix-huitième Dimanche après la Pentecôte S.Matthieu, IX.En ce temps-là, Jésus, étant monté dans une barque, traversa le lac de Génésareth et entra dans la ville de Capharnaüm, où on lui présenta un paralytique étendu sur un lit.Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon fils, ayez confiance, vos péchés vous sont remis.Alors quelques-uns des docteurs de la loi dirent en eux-mêmes : Cet homme blasphème.Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : Pourquoi vos \u2014 coeurs forment-ils des jugements injus- | \u2018 {réal a reçu du Cardinal Secrétaire tes ?Lequel est le plus facile de dire : Vos péchés vous sont remis; ou de dire : Levez-vous et marchez ?Or, enfin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés: Levez-vous, dit-il au paralytique, emportez votre lit, et retournez dans votre maison.Le malade se leva aussitôt, et retourna dans sa maison.À cette vue, le peuple fut saisi de crainte, et rendit gloire & Dieu, qui avait donné un tel pouvoir aux hommes.+ Le calendrier de la semaine Dimanche, 26 sept.\u2014X VIII ap.Pent.Ste.Justine.Lundi, 277 \u2014 SS.Côme et Damien, mm.Mardi, 28\u2014S.Wencelas, martyr.Mercredi, 29\u2014S.Michel, archange.Jeudi, 30 \u2014 S.Jérôme, docteur.Vendredi, 1 oct.\u2014S.Rémi, év.et conf.Samedi, 2 \u2014 SS.Anges Gardiens.Hommage aux fondateurs du Mérite Agricole Le discours que Sir Lomer Gouin a fait à l\u2019occasion des Noces d\u2019Or du Mérite Agricole devrait être cité en entier, Nous regrettons de n\u2019en avoir pas le texte sousla main.Les journaux nous en ont donné quelques bribes.part à nos lecteurs: « Par cette fête on a voulu rendre hommage aux fondateurs de ce Mérite Agricole dont les lèvres sont maintenant muettes, mais qui par- \u2018lent encore dans les ouvres patriotiques qu'ils ont laissées après eux,» Sir Lomer rappelle la mémoire du Col.Rhodes qui, le preinier, a pensé à doter la province de ce Mérite Agricole.Il parle de Sir Henry Joly, de Mgr Labelle, le grand colonisateur ecclésiastique,et de Mercier, le vrai fondateur du Mérite Agricole, dont le souvenir reste vivace au coeur de tout bon patriot decette province.«C'est aussi une fête de l\u2019espérance, continue Sir Lomer, parce qu\u2019en récompensant, en médaillant les possesseurs de charrues et les semeurs, vous donnez l\u2019espérance à la jeunesse.Et le premier ministre rappelle les splendeurs qui ont accompagné la décoration des premiers Médaillés du Mérite Agricole, il y a 25 ans, fête au cours de laquel- ie les chefs religieux et civils virent passer devant eux les 28 premiers décorés de l'Ordre, et qui fut pleine de sonorité et d'éloquence, «Jamais auparavant l\u2019agriculture avait été honorée comme elle le fut parlesfondateurs du Mérite Agricole, et ils avaient bien raison, car s\u2019il y a une classe qui mérite considération, c'est bien celle des cultivateurs, Et ce soir, vous voyez toute la province vous apporter son tribut d\u2019hommages, de félicitations et de bons souhaits.C\u2019est de la classe agricole que dépend le développement et l\u2019avancement d\u2019un pays ; c\u2019est à la campagne que les villes, les cités et les villages doivent leur prospérité et c\u2019est d'elle qu\u2019ils dépendent, Nous en faisons | «Cultivateurs, dites bien à vos fils combien honorable est votre profession, combien est heureuse la part que la Providence leur a faite, combien ils doivent s\u2019estimer heureux de vivre à l'ombre de la maison ancestrale.Vous êtes les privilégiés.Conservez vos enfants au berceau qui fut le vôtre et à la maison qui fut celle de vos pères.» \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 Le congrès des Prêtres-Adorateurs s\u2014areeemeement Monseigneur l\u2019Archevêque de Montd\u2019Etat la lettre suivante : « Del Vaticano, le 25 août 1915.« Monseigneur, «Votre Grandeur ne s\u2019est pas trompée en pensant qu\u2019au milieu des tristesses et des angoisses de l'heure présente, elle apporterait un puissant réconfort à Notre Saint-Père, en lui adressant vne brève relation du récent congrès national des prêtres adorateurs du Canada, qui a eu lieu à Montréal, les 13, 14 et 15 juillet dernier.«Il a été, en effet, très agréable au Souverain Pontife et particulièrement consolant pour son cœur d\u2019apprendre les détails édifiants eur la tenue de ce congrès, le nombre considérable d\u2019évêques, le très grand nombre de prêtres qui y sont intervenus, la part que les fidèles eux- mêmes ont voulu prendre à ces fêtes, sur les séances d\u2019études et les travaux, enfin sur le magnifique succès de ces assises sacerdotales eucharistiques.«Sa Sainteté s\u2019en réjouit vivement avec Votre Grandeur, avec ses vénérables collègues et tcus les congressistes et elle remercie Notre-Seigneur Jésus-Christ, vivant dans nos tabernacles, des grâces de choix qu'il s\u2019est plu à leur accorder pendant les jours bénis de ce congrès, dont la solennité a rappelé la splendeur et la magnificence des assises eucharistiques internationales de Montréal en l\u2019année 1910, « Aussi bien n\u2019est-il pas douteux que les prêtres qui ont eu le bonheur de prendre part à ce congrès ne soient repartis plus enflammés d\u2019amour envers Jésus-Hostie et animés d\u2019un plus ardent désir et du ferme propos de se dévouer toujours plus généreusement à promouvoir le culte de la Très Sainte Eucharistie, à allumer dans les âmes le feu sacré de la charité et de l\u2019amour envers le très auguste et adorable Sacrement de nos autels.« Le Saint-Pére en a la douce cbn- fiance, et c\u2019est dans cet espoir et en invoquant sur Votre Grandeur, sur ses collègues et sur les prêtres-ado- rateurs du Canada, l\u2019abondance des faveurs célestes, qu\u2019il renouvelle de grand coeur aux évêques et à leurs coadjuteurs le bienfait de la bénédiction apostolique, « Je saisis avec empressement cette occasion pour vous renouveler, Monseigneur, l'assurance de mon entier dévouement en Notre-Seigneur.« P, Card.GASPARRI, « A Sa Grandeur Monseigneur «PAUL BRUCHESI, « Archevéque de Montréal.» La prière pour la Paix preserite par le Pape \u2014 Cinquante sept mille Portraits du Pape avec, au verso, la Prière pour la Paix, ont déjà été vendus.La demande presque universelle qu\u2019on en a fait prouve que cet article de piété.répond parfaitement au désir des catholiques canadiens.On ne peut se le procurer qu\u2019à la Croix, 25 rue Saint-Gabriel, au prix de $10 le 1,000, $6 les 500 et $2 le 100.1l est inutile de s\u2019adresser aux librairies.\u2014 ee \u2014 A l'imprimerie de la Croix, vous trouverez le bon travail à bon marché.GRANDE sent la réciter souvent.En vente à la \u201cCroix\u201d $10.00 le.1000 6.00 les.,.500 200 le.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.160 0,05 l'unité.UNE POUR OBTENIR LA PAIX MAGNIFIQUE PORTRAIT (LUSTRÉ EN OR,FORMAT 3 PAR 5 POUCES) see DE ess S.S.Benoit XV AVEC, AU VERSO, La belle Prière pour la Paix RÉDIGÉE ET PRESCRITE PAR LE Souverain Pontife glorieusement régnant Et portant l'Imprimatur de Mgr I'Archevéque de Montréal (Indulgence de 300 jours, chaque fois que l\u2019on récite cette prière.Décrel du Saini-Office, 21 janvier 1915.) Les traits du Pape sont parfaitement rendus.Cette prière devrait se trouver dans les livres de masse de tous ies fidèles du Canada,afin que ceux-ci puis- C\u2019est le désir de S.S.Benoit XV.C'est lu soul moyon d'obtenir la Paix.25 pue Saint-Gabriel, Montréal CROISADE Pour une commande de 5,000 $6 le 1,000.Pour une commande de 10,000 $5 le 1,000, LE DERNIER DISCOURS DU TSAR DE RUSSIE Voici le texte du discours prononcé le 2 septembre, à Saint-Pétersbourg, au comité de défense nationale, par le tsar: «La question confiée à la conférence spéciale de défense nationale est la plus grave et la plus importante de l\u2019heure actuelle ; elle concerne un ravitaillement plus intense de l\u2019armée en munitions; c\u2019est l'unique chose que nos vaillantes troupes attendent pour arrêter l'invasion étrangère et faire revenir le succès de nos armes.« Les corps législatifs que j'ai convoqués dans la présente session m'ont donné fermement, sans la moindre hésitation, la seule réponse qui soit digne de la Russie, réponse que j'attendais et qui est de poursuivre la guerre jusqu\u2019à la complète victoire.Je ne doute pas que telle soit la voix du pays russe tout entier.«Nous avons une grande tâche devant nous; nous y concentrons tous nos efforts soutenuspar le pays entier.Laissons de côté pour le moment toute autre préoccupation, quand même elle serait grave, quand même elle concernerait l\u2019Etat, si elle n\u2019est pas essentielle dans le moment présent, Rien ne doit distraire nos pensées, notre volonté, nos forces du but maintenant unique, qui est de chasser l\u2019ennemie de nos frontières, «Dans ce but, nous devons tout assurer le complet équipement militaire de notre armée active, ainsi que des troupes convoquées sous les drapeaux.«Cette tâche vous est désormais confiée, messieurs ; je sais que vous consacrerez toutes vos forces, tout votre amour pour la patrie, à son accomplissement.« Au travail, avec l\u2019aide de Dieu!» Importants changements dans la marine allemande Steet L\u2019amiral von Holtzendorff, ancien commandant de la flotte allemande sur les hautes mers, est maintenant le chef de l'état-major de la Marine, en remplacement du vice-amiral Bachman.Le vice-amiral Behnke, vice-chef de l'état-major naval, a aussi quitté son poste et il est entendu que son successeur sera l\u2019amiral von Koch, inspecteur dn service d\u2019instruction de la Marine à l\u2019Académie navale.Cette nomination n\u2019est cependant pas encore confirmée.Ces changements, faits il y a quelque temps, sont le résultat des mc- difications apportées à la politique sous-marine allemande, telle que les avait signalées à Washington l\u2019ambassadeur von Bernstoiff.Les amiraux déplacés étaient opposés dans le temps aux modifications suggérées, L\u2019état-major naval en temps de guerre est supposé avoir la haute main sur l\u2019administration de la Marine.Il a charge de toutes les opérations de la flotte ; c\u2019est lui qui a dirigé les mouvements stratégiques et fait mobiliser les navires de guerre, les croiseurs, les sous-marins et les vaisseaux aériens, En temps de paix, l\u2019état-major naval s\u2019efface devant la personnalité dominante de l\u2019amiral von Tirpitz, le ministre de la Marine, vétéran des mers, dont le nom est intimement lié au développement de la puissance maritime allemande, Le nouveau chef de l\u2019état-major de la marine allemande, dit le correspondant de la Presse Associée, est un partisan déclaré de la nouvelle politique sous-marine concernant les navires à passagers.Il est déterminé a prendre toutes les mesures possibles pour empêcher le retour d\u2019aucun accident ou d\u2019aucune erreur sous ce rapport, Les commandants des sous-marins ont reçu instruction de ne plus torpiller les navires transportant des passagers, sans s'assurer que toutes les personnes à bord ont été sauvées, à moins que ces navires ne tentent de se défendre ou de fuir._{_- \u2014 \u2014 Le massacre des Arméniens Nous ne savons jusqu\u2019à quel point on peut ajouter foi aux dépêches qui nous viennent de Londres relativement aux récents massacres des Arméniens par les Kurdes de-la Turquie, mais nous savons par l\u2019histoire que le peuple arménien a toujours été l\u2019objet de la haine musulmane, Donc, d'après Londres, le mode d'opération consiste à chasser d\u2019un village arménien autant de gens qu\u2019un train peut en porter.A Konish, ou quelque gare avoisinante on les fait descendre et une escorte les dirige dans les montagnes Tourus.L'autre côté, on leur donne des aliments pour quelques jours et on leur dit d\u2019aller du côté de Mosiel.Avant d'y atteindre les hordes des Kurdes maraudeurs, ou encore des Bedouins pillent ces malheureux, hommes, femmes et enfants, si bien que ceux qui ne sont pas encore tués, meurent de faim et de soif dans un affreux désert.Cà et là 7 Une société scientifique anglaise présidée par un Allemand Dans le courant du mois, la «British Association,» la plusimportante société scientifique anglaise doit tenir son congrès à Manchester, en Angleterre, sous la présidence du professeur Arthur Schuster.Ce dernier, qui est également secrétaire de la Royal Society, est né en Allemagne et le fait qu\u2019il a été élu président à l\u2019unanimité par le conseil de l'association soulève de vives protestations.Le Globe, notamment, mène une ardente campagne pour amener le proesfseur à démissionner.Personne ne doute de la loyauté du professeur ni de son attachement à son pays d\u2019adoption, mais on estime qu\u2019une assemblée d\u2019hommes de science réunissant les plus éminents savants de la Grande-Bretagne ne doit pas être présidée par un étranger.Le professeur Schuster était président honoraire du Club allemand londonnien le German Athenoeum, dont son frère était président.Ce club présenta au kaiser, lors de sa dernière visite à Londres, une adresse exprimant son attachement à l\u2019Allemagne.+.= # L'Espagne et les conséquences de la guerre El Liberal (Madrid) : «Pour la fin de la guerre, on craint un grand exode des capitaux espagnols vers les pays du centre de l\u2019Europe, parce que l\u2019on croit que ceux-ci, pour rétablir rapidement leur vie économique, offriront un taux d'intérêt assez élevé de manière À attirer à eux l'argent des pays neutres.« Un distingué économiste, M.Julio Lazustegui, nous disait que lorsque la paix sera rétablie la crise que traverse l'Amérique du Sud prendrait fin et que les travailleurs espagnols se rendraient vers ces régions en plus grand nombre peut-être qu\u2019auparavant.Et de même que les bras et les intelligences iront chercher à s\u2019employer en Amérique, ils ge rendront, ainsi que les capitaux, dans l'Europe centrale.«Pour éviter cette éventualité, dont on ne prévoit pas comme on le devrait les conséquences funestes, il n\u2019existe qu\u2019une solution immédiate et efficace : que l\u2019Etat espagnol prenne l\u2019initiative de la construction de 4 ou 5,000 kilomètres de chemin de fer secondaires.«Le travail que cette construction nécessitera et les innombrables sources de richesses qui pourront être mises en exploitation grâce à ce chemin de fer amélioreront dans de larges proportions le mal en perspective.» * * * Les embarras financiers suisses.On paraît vouloir préparer l\u2019opinion publique suisse à de nouveaux sacrifices financiers (création de monopoles et nouveaux impôts).Le produit des recettes douanières en 1914 a été de 20 millions inférieur à ce- lui de 1913.Les comptes d\u2019Etat se sont soldés en 1914 par un déficit de 22 millions ; les frais de la mobilisation, à fin mai 1915, s\u2019élevaient à 177 millions.Après un an de guerre, à fin juillet 1915, la Dette nationale s\u2019élevait à 455 millions, soit à 311 millions de plus qu\u2019avant la guerre, et les emprunts des chemins de fer fédéraux ne sont pas compris dans ces chiffres.Or, ceux-ci, dans les sept premiers mois de 1915, ont déjà fait 17 millions de recettes d\u2019exploitation de moins que dans la même période de 1914.L\u2019anarchie régne en Chine En Chine, c\u2019est toujours le désordre, c\u2019est toujours l\u2019anarchie, on paraît s\u2019y douter bien un peu de la conflagration générale et ce n\u2019est pas la lutte soutenue par le colosse russe ou la coopération japonaise qui semble préoceuper la nation.Les luttes intestines déchirent les partis : la nation ne veut pas de la République, on y pense qu\u2019une monarchie serait préférable.Suivant son he- bitude, l\u2019Allemagne a mobilisé dans le Céleste Empire également une armée d\u2019espions : la surveillance des autorités n\u2019étant pas rigoureuse, la propagande germaine y a trouvé un terrain propice, elle a des agences partout dans les grands centres, et commes elle ne lésine pas, elle est parvenue à corrompre biens des consciences.Il s\u2019agit de pousser les gouvernants à lancer des hordes chinoises sur les steppes sibériennes, à envahir la colonie de Kiao-Tchéou, à marcher contre l\u2019Afghanistan ; mais les Chinois tiennent plutôt aux doux rêves de leur opium.On dit que les Allemands disposent de deux puissantes stations radiotélégraphiques à Pékin; ils en ont établi deux à Tien-Tsin, une à Shanghaï, une à Ming-Po ; cela est certain.Le gouvernement japonais sait de très bonne source que les Allemands disposent d\u2019une fabrique de munitions de guerre à Pékin (ils y fabriquent journellement, dans des caves souterraines, des fusils et des cartouches).Nous savons aussi qu\u2019il reste toujours des espions allemands dans la colonie de Kiao-Tchéou où ils essaient de se préparer pour des temps plus propices, pour le jour où, comme ils le croient la flotte allemande viendra à leur secours.\u2014_\u2014\u2014\u2014 Le erédit de I'Angleterre ot de la France baisse La commission envoyée par l\u2019Angleterre et la France aux Etats-Unis pour y négocier un emprunt de un milliard de piastres n\u2019a pas encore réussi à l\u2019obtenir.Les représentants de l\u2019Angleterre et de la France ont appris, a-t-on déclaré de source autorisée, que le maximum de ce crédit ne pourrait pas excéder 500,000 000.On rapporte qu\u2019ils ont répondu aux banquiers qu\u2019ils avaient besoin de plus et qu\u2019on peut s\u2019attendre à ce qu'ils obtinenent davantage.Sir Edward Holden, représentant les banques à fonds social de Londres, qui est l\u2019une des personnalités les plus en relief dans le monde financier anglais et l\u2019une des figures dominantes de Ja Commission, maintient énergiquement que la Commission a besoin de plus d\u2019un demi-billion de dollars et que l\u2019intérêt maximum ne dépassera pas 5 p.c.Quand la Commission arriva à New- York, elle fit savoir qu\u2019elle venait y chercher un milliard de dollars.On dit que la Commission avait cherché à trouver un billion de dollars sur les obligations des gouvernementsanglais et français, sans garanties collatérales, portant un intérêt de quatre et demi pour cent.Mais, elle apprit que sa mission serait vouée à un échec, si elle n\u2019offfait pas des conditions meilleures.Elle proposa alors un intérêt de cinq pour cent, avec l\u2019assurance positive que ce taux ne serait pas dépassé.Elle demanda toujours un billion de dollars.Il y a quelques jours, au dire d\u2019un banquier américain, la Commission dut également se désister quant au chiffre de l\u2019emprunt.\u2014\u2014\u2026- La Censure Un camelot hurlait : «Demandez les dernières nouvelles: von Kluck fait prisonnier avec tout son état-major».Un agent l\u2019interpelle : \u2014 Il est défendu de crier ce qu\u2019ily a dans le journal! Et le camelot de répliquer : \u2014 Mais puisque cela n\u2019y est pas !» A l'imprimerie de la Croix vous trouverez le bon travail à bon marché, "]
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