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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1917-08-11, Collections de BAnQ.

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[" o *%, xn, .\u201cip Plo, fe) ©, ve,» a\u2018) J IN HOC SIGNO VINCES La \u201cCroix\u201d 26, RUE SAINT-GABRIEE MONTREAL Bolte de Poste 1329 N Le Samedi, 11 Août 1917.Voi, XV.= No 14 OX JOURNAL GATHOLIQUE JOSEPH BEGIN 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL \u2014P jétsi .Directeur roprietatre RELIGION, (QUESTIONS SUGIALES, SCIESCES, ABTS, LITTERATBRE, LGONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRIGELTBRE, COLONISATION, BTG.Téléphone : Bell Main 6974.VINGT ANNEES D'ÉPISCOPAT Pt 3 ee S.G.Mgr Bruchési est archevêque de Montréal depuis vingt ans.Le 8 du courant, ce joyeux anniversaire a Été célébré à lacathédrale par une messe solennelle et à l'ar- chevéché par un banquet, auxquels assistaient un grand nombre de membres du clergé, entreautres NN.SS.Mathieu, Emard et Forbes, pour ne mentionner que des dignitaires de l'extérieur.La guerre ne porte pas aux grandes réjouissances.Aussi, Monseigneur y a fait allusion dans les quelques paroles qu\u2019il a dites à assistance de la cathédrale.Vingt années d'épiscopat, c'est déjà un long règne, surtout quand ce règne s'exerce sur un diocèse aussi populeux ct aussi difficile à administrer que celui de la métropole du Canada.On ne connait pas généralement toutes les questions importantes qui ont été étudiées et réglées durant ce laps de temps, tout le travail qu\u2019elles ont nécessité ct toutes les inquiétudes qu\u2019elles ont causées.Un évêque, c\u2019est un père qui aime ses enfants ct qui en est aimé.De ce chef, il reçoit beaucoup dc consolations.Mais il est aussi le pasteur responsable devant Dieu des âmes qui ont été confiées à sn garde.Quelques Lbrebis sont-elles perdues, il lui faut laisser là tout le reste du troupeau et aller à la recherche des égarées.Pas de repos pour lui avant qu\u2019il ne les ait trouvées.Aussi tout catholique bien né nourrit-il la plus vive affection à l'endroit de l'évêque, 1! l\u2019aime profondément; il prie Dieu de l'assister et de le bénir dans tous ses actes.C\u2019est le sentiment qui nous anime et cet anniversaire est pour nous une occasion de l\u2019exprimer par nos voeux et nos hommages à S.G.Mgr l\u2019Archevêque de Montréal.Ad mudtos annos! Joseph BEGIN.AUTOUR DE LA CONSCRIPTION Le Stnat a voté la troisidme lee- ture du projet de loi Borden, éta- blissunt la conscription au Canada, après y avoir apporté quelques légers amendements.La majorité de la chambre basse aurait décidé d'accepter ces amendements sans discussion, de sorte que ce bill peut devenir loi sous peu.Le Ministre de la Milice a déclaré qu\u2019il serait aussitôt mis en vigueur.Déjà il a pris des dispositions à cette fin.Par contre, les journaux répandent la rumeur que le gouverneur général aurait décidé, après avoir eu une entrevue avec MM.Laurier, Borden, Gouin, Sifton et G.-P.Graham, à Ottawa, de ne pas apposer sa signature sur ce projet de loi avant les élections générales.Mais ce n'est qu\u2019une rumeur, que des intéressés auraient pu faire naître afin de mettre le gouverneur général en bonne posture devant le peuple du Canada.Ici et 13, on le rend en partie responsable de la politique conscriptionniste du gouvernement et il se servirait de cette tangente pour sortir lui-même de l'impasse tout en signant la conscription.- » La date des élections générales est encore inconnue.Rien n\u2019a transpiré du cabinet sur ce point.C\u2019est notre opinion que le gouvernement essaiera de les retarder le plus possible afin de permettre aux autorités militaires de faire fonctionner la machine conscriptionniste, parce que le résultat de la convention libérale de Winnipeg lui laisse clairement voir que le serutin ne lui sera pas favorable.La province d'Ontario sera écrasée sous la majorité des provinces de l\u2019est et de l'ouest.D'autre part, comme le moribond qui se cramponne à la vie qui le laisse, M.Borden espère encore pouvoir organiser un gouvernement mixte dit de coalition.Ses espérances seront sûrement déçues.Le Dr Clark a déjà vécu.Il ne reste plus de sa volte-face qu'un faible souvenir.Lui-même a senti sa bévue et sa faiblesse, à l'ouverture de la convention de Winnipeg.Il est parti sans tambour ni trompette après avoir avoué qu\u2019il n'y serait d\u2019aucune influence.» 8e La grande voix de l'électorat va donc t6t ou tard se faire entendre et c\u2019est notre conviction qu'elle va hautement réprouver la conscription.Que fera le successeur de M.Borden ?Rappellera-t-il la loi?ou la laissera-t-il son cours?L'élément anti - conscriptionniste, dans le groupe libéral, sera-t-il assez fort pour imposer sa volonté ?Questions très importantes à étudier dès aujourd'hui.T! faudra bien s'assurer des «lispositions des candidats afin d'éviter dc douloureuses surprises.\u201cot avoir Joseph Béglu -_-\u2014_\u2014_\u2014 Brisons cette chaîne d'or ! Monsieur lc Directeur - de la Croix, Continuez, continuez à promouvoir la sécession du Canada.Là est le salut de notre race et la réalisation du magnifique rêve qu\u2019a fait Champlain.Le temps est venu de travailler à une nouvelle constitution politique.Québec autonome, avec les provinces maritimes, c'est ce que nous aurions dû faire il y a cinquante ans.Nous aurions gardé notre population, dirigé une saine immigration et exploité nos ressources naturelles au profit des nôtres: Nous serions aujourd'hui nombreux et forts.Mais, il n\u2019est pas trop tard.Il s'agit d'abord- de nous détacher de la Confédération.Ce point obtenu.l'organisation de notre nouveau dominion sera facile.La province d'Ontario s\u2019y oppose; elle s\u2019indigne même que nous ayons pensé à nous séparer d'elle.\u2014 Eh !dit- clle, par un de ses organes de Toronto, que fera Québec sans le capital anglais ?\u2014Qu'avons-nous besoin de ce capital?A-t-il jamais servi à quelque chose de bon pour nous ?Le capital anglais! mais c'est lui qui est un peu la cause de notre pauvreté relative.Il nous a exploités tant qu\u2019il a pu et il s\u2019est accru à nos dépens.Il a pris nos richesses nationales, il a pris notre travail, nos forces et nos Énergies ct il ne nous a rien laissé, si ce n\u2019est un morceau de pain dédaigneusement jeté.Qu'il s\u2019en aille, ce capital! Débarrassés de cette pieuvre, libres enfin, nous saurons bien en acquérir un qui sera à nous ct dont nous pourrons disposer comme nous l'entendrons.Qu'elle soit enfin brisée, cette chaîne d'or qui nous rive au service de l'Anglais, afin que nous puissions prendre notre vol vers les hautes sphères que la Providence nous réserve! Votre, M.T\u2014-_\u2014 Un Juif, dictateur de la \u201cSainte Russie\u201d Il manquait assurément quelque chose encore au bonheur de cette pauvre Russie, révolutionnée de fond en comble par les sectes se- crétes, la maçonnerie internationale en tête et l\u2019ancien Bund juif en queue.T1 lui manquait un maître À poigne juif, socialiste à tous crins, un autocrate «de fer et de sang», paroles désormais célébres du Juif hissé sur trône du Czar «orthodoxe» de toutes les Russies ex-impériales, du pape in partibus du Saint-Synode schismatique, antipapiste depuis le juif Phocius, et perséeuteur 2 mort de l'Eglise, des catholiques russes.le Ce dictateur in cxtrentis sc nomme Karenski.11 est imposé, manu militari, par le trop fameux comité de guerre des soldats révolutionnaires et des Ouvriers socialisés par le Bund juif qui, lors de la guerre mosco-japonaise, tenta une première fois, avec l\u2019appui et l'or de Londres, de profiter des désastres, pour tuer le Czar, par le poison, par la bombe, par «le fer et le sang», pour tuer la Russie de ce pauvre Nicolas, au- jourd'hui M.Romanoff tout court et prisonnier de la Révolution.Tout cela s\u2019est fait au nom de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité des peuples: triologie sacro-sainte, importée de la république de France.La mission occulte archimaçonni- que de cette république nouvelle est «de travailler à organiser partout la démocratie, c'est-à-dire la cépu- blique universellen.Cette mission est conforme au programme occulte tracé par le Sup.\u2019.Conseil et le Gr.Or.de Paris, en 1897, selon le Compte rendu des «Travaux du G.'.Or.\u2019,, 16 jan- vier-28 février 1897».(p.10.) .*- » Or, le pauvre sire Czar, grice Ala «cordiale entente» ct à l'alliance anglo-franco-russe, avait, sans le savoir, préparé la révolution et l'avènement du Juif de 1917, en laissant dormir les vieux ukases contre la maçonnerie.Il avait laissé, fermant ses yeux de Czar «enchanté», comme disait Joseph de Maistre en 1811, les bons FF.philanthropes d'Angleterre et de France, travailler, À leur aise, avec les compères juifs, du fond de Saint-Petersbourg, de Moscou, de Kronstad, d'Odessa et d'autres centres d'action occulte.a .e Ainsi, comme l'écrivait encore de Maistre,de Saint-Petertbourg,au ici de Pi¢mont, le dernier des Romanoff avait fait, parfaitement, sans le vouloir, «les affaires de la grande et formidable secte qui a juré depuis longtemps le renversement de tous les trônes.Et c'est des princes mêmes dont elle se sert, avec une habileté infernale, pour les renverser.Le talent de cette secte pour enchanterl es gouvernements est un des plus terribles phénomènes qu\u2019on ait vus dans le monde.» (1) .- > Il n\u2019y a pas de doute possible sur l'origine judaïque de Karenski, un faux nom cachant son nom hébraïque.II est l'élu dela Douma, des concentristes constitutionnels et des socialistes; il est l'élu du Bund juif, l'homme supplantant le prince Lvoft.Le Foston Iferald, organe officieux des loges, a publié, le 27 juillet, la note suivante: «Si nous étudions bien les événe- ments des trois derniers mois, nous constatons que la Russie a fait surgir un homme d'un caractère héroïque.Quoiqu'il soit encore dans la trentaine, Kerensky, enflammé d'un esprit de liberté, conduit la Russie avec sagesse, Il se sacrifie pour son peuple pour le sauver de l\u2019anarchie et lui donner la jouissance de la liberté.Peu nous importe, à nous, mais nous demandons ce que penseront les vieux partisans de l'ancien système de voir la Russie sauvée par un Juif» Cela dit tout.Pauvre «Sainte Russie !n Quel châtiment ! Dens quos vult perdcre demental\u2026 Un Canadien belge.m\u2014\u2014 re.Bs ms La lumière se fait Les criminels sont punis La Croix a souvent dénoncé la Serbic officielle, comme repaire dc brigands et d'assassins, bien que la plupart des journaux n\u2019en voulussent rien croire.Nous avons aussi relaté à nos lecteurs les événements tragiques qui accompagnèrent l'accession du roi Pierre au trône de Serbie.Nous avons montré ce pays aux mainsd\u2019une bande d'assassins, hauts officiers.Nous avons levé le voile qui cachait les intrigues criminelles que ces bandits, protégés par Pierre, complotèrent contre l'Autriche-Hon- grie et qui aboutirent à l'assassinat de l\u2019archidue Ferdinand et de son épouse.Cependant, on faisait la sourde oreille et on fermait les yeux dans |.les sphères officielles du Canada, intéressées à rendre l'Autriche responsable de la guerre.Mais la vérité finit toujours par éclater.Les régicides dc l'armée serbe, qui, il y a quinze ans, pénétraient la nuit dans le palais royal de Belgrade, et assassinaient le roi Alexandre et la reine Draga, ont été découverts, au commencement de juillet dernier.Six hauts officiers serbes ont été fusillés, récemment; sept autres, y compris un général serbe, ont été (1) J.de Maistre, Oeuvres com- blètes.T.XII, p.42.condamnés À la détention perpétuelle et une trentaine d'autres ont été condamnés à un emprisonnement de moins de cing ans.Les exploits criminels de cette bande d\u2019assassins ont été pendant plus de quinze ans mêlés à l'histoire de la Serbie.Tandis que le monde extérieur était ébranlé par des guerres incessantes, ces assassins de l'armée profitaient d'une immunité voulue et tolérée, dans leur pays.À eux le roi Pierre était redevable de sontrône.Par l'assassinat d\u2019Alexandre ct de la reine Draga, son épouse, les régicides avaient replacé sur lc trône la dynastie du roi Pierre.Le peuple serbe, par nature simple et honnête, se révolta à la nouvelle que leur roi et que leur reine de la plèbe comme lui, avaient été assassinés.Mais les régicided trds puissants dans l'armée protégèrent leurs complices et mirent toute l'aristocratie dans leurs complots.C'est ainsi que par la terreur et l'intrigue ils devinrent une des forces dominantes de la Serbie.La politique du roi Pierre fut de jeter le voile sur le régicide et de le laisser À l\u2019oubli.Le peuple n\u2019oubliait pas, mais laissait faire.Un silence de malaise planait sur le pays.Pendant ce temps, les potentats faisaient leur œuvre.Ils devinrent si influents dans les conseils de l'armée que tout officier qui voulait rappeler le régicide ou semblait le désapprouver, était renvoyé de l'armée et placé dans la réserve.L'Angleterre avait envoyé son ministre en Serbie et la guerre des Balkans avait raffermi le trône du roi Pierre.Cependant, tant de crimes ne pouvaient rester impunis.La guerre fut déclarée, la Serbie envahie et subjuguée.Le prince Alexandre, qui administre depuis un an, à Corfou, les affaires de la Serbie, parce que son père Pierre en est incapable, ayant été récemment lui-même l\u2019objet d\u2019un complot de la part de ces mêmes officiers-bandits, mit la main sur les criminels, fit leur procès et les fit condamner aux peines ci-haut indiquées.Au cours du procès plusieurs détails de l'assassinat du roi Alexandre et de Draga, son épouse, furent rendus publics.Vaut mieux tard que jamais! Mais, si Pierre de Serbie avait exécuté cette bande, comme l'Autriche l\u2019exigeait, en 1914, nous n\u2019aurions peut-être pas eu la guerre.Pierre, au contraire, a volu les protéger.Qu'il porte devant l'histoire la responsabilité de sa faute! J.-A.DOLLARD + mati \u201care à ces dépêches \u2014\u2014\u2014\u2014 Les journaux du Canada publient souvent des dépêches de Rome insinuant que le Souverain Pontife est sous l'influence de l'Allemagne et que ses gestes, conséquemment, manquent d'impartialité.Il faut se défier de ces dépêches.Elles sont fausses et de nature à diminuer la confiance, que nousavons en S.S, Benoît XV.D'habitude on fait précéder l'insinuation de quelques faits assez vraisemblables, afin de capter l'attention des lecteurs et de donner à toute la dépêche une certaine apparence de plausibilité.Qu'on ne se laisse pas prendre à cé truc! J.B\u2014 ABORNEMNENT Payable d'avance Ep CANADA tan, 82; 6 mois 82.00 \u2014 MONTRÉAL xr BANLIEUR (par la poste) , lan, 9260; 6 mois 81,25 | BTATS-UNIS STRANGER (Union postale\u2019 1 an, 82,26 ; 6 mois, $1.95 Un numéro 5 evus L'ironie des événements et Dans une proclamation au peuple russe, le congrès des ouvriers, des soldats et des paysans, réuni à Petrograd, celui-là même qui a incité l'ours moscovite à se révolter contre le czarisme, publie les lignes suivantes : «Nous nous tournons vers vous, nos représentants, dans un appel passionné ; appuyez l'autorité révolutionnaire ; essayez de vous assurer la pleine soumission des ouvriers, des soldats et des paysans à toutes les décisions de la majorité démocratique.Inspirez-les.réveillez en eux l'enthousiasme.Exercez votre entière volonté, votre entière êner- gie.; «Ralliez tous nos centres russes et nous démontrerons au pays et au monde que la nation qu\u2019a créée la plus grande révolution dans le monde, ne peut pas et ne doit pas périr.» La Révolution supplie ses fils de ne pas être révolutionnaires comme elle l'est, de se soumettre, d'obéir dans l'ordre pour sauver la patrie en danger.Eh ! que ne donne-t-elle elle-même l'exemple 1 N otes Nouvelles LA POPULATION DE MONTREAL D'après le nouvel almanach des adresses de Lowell, la population de Montréal est de 757,996 Ames.La population de la ville proprement dite est de 664,640 Ames, tandis que celle des municipalités suburbaines est donnée comme suit: Westmount, 17,500; Maisonneuve, 34,856; Outremont, 12,000 et Verdun, 28,000.LE JAPON S'APPROCHE DU VATICAN Le Messaggero annonce l\u2019arrivée prochaine à Rome d\u2019un envoyé extraordinaire du gouvernement japonais, en mission diplomatique près du Saint-Siège., Le motif de cette mission serait le désir commun du Saint-Siège et du Japon de s'entendre pour organiser les hautes études scientifiques au Japone e #w LE PREMIER BORDEN N'EST POINT MALADE Au bureau du premier ministre, à Ottawa, on nie formellement la nouvelle parue dans un journal de Montréal, disant que sir Robert Borden aurait perdu\u2019 connaissance deux fois cette semaine écoulée, Aux Prières \u2014 Nous recommandons wusgiiiis de nos lecteurs le Rév.Père P.-X.Caisse, S.J., décédé le 9 du courant.\u2018 \u2014 M.l'abbé G.E.Dion, curé de Saint-Simon de Bagot, décédé le il juillet.ANOSLECTEURS ve x Le compte d'abonnement que vous avez\u201c reçu, ne le mettes.pas trop -loin sur votre table de travail afin de ne pas l'oublier et a d> nous obliger.Le La promulgation du Droit Canon Le texto de la Constitution manne A nos Vénérables Frères et bienuimés Fils les patriarches, primats, archevêques, évêques ct autres ordinuires, et en outre, aux profésseurs et élèves des Universités et des Séminaires, Benoît évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, pour en perpétuer le souvenir.L'Eglise a été constituée pur le Christ, son Fondateur, de telle sorte qu'elle se trouvÂt munie de toutes les notes qui conviennent à une société parfaite; aussi, dès ses premiers jours, où, obéissant à l'ordre du Maître, elle conunença à enseigner et à régir toutes les nations, elle entreprit aussi, en mère pleine de prévoyance, à assurer cl À garantir par des lois, Ia discipline du clergé et du peuple chrétien.Dans la suite, ct surtout lorsqu'elle eut conquis sa liberté et que, par des progrès chaque jour grandissants, elle se fut propagée de toutes parts, elle ne cessa jamais d'exercer et de développer la fonction législative qui, dès sa naissance, lui: appartenu comme un droit propre: elle promulgua ainsi, par l'organe des Pontifes romains et des Conciles oecuméniques, une multitude de décrets divers par leur objet et par leur époque Par ces lois et ces préceptes, elle pourvut avec sagesse au gouvernement du clergé et du peuple chrétien, et, en même temps, comme l'histoire en témoigne, elle servit merveilleusement la cause du bien public et de la civilisation.L'Egliseen effet, ne se préoceupa pas seulement d'abroger les lois des peuples barbares et de former à l'humanité leurs moeurs violentes, mais elle adoucit, elle corrigea, elle perfuc- tionna par l'esprit chrétien le «droit des Romains lui-mème, monument insigne de la sagesse antique, qui a mérité d'être appelé «la raison écrite», et l'efficacité de son oeuvre fut si profonde qu'elle acerut 'honnêteté des mocurs publiques ct privées; que, sur plus d\u2019un point, elle les poligça davantage, et le moyen âge, puis les temps modernes se virent préparer par elle une abondante matière pour les loi.qu'il leur fallut édicter.ce que, Toutefois, ainsi que remarque lui- même Notre prédécesseur de sainte mémoire, Pie X, dans son Motu proprio, Arduton sane, publié le 15 mars 1904, les conditions des temps ct les besoins de l'humanité s'étaient rno- difiés, comme la nature des choses le comporte, et le droit canon parut cesser d'atteindre facilement, toute son étendue, l'objectif qui lui était assigné.Car, dans le cours des siècles, beaucoup de lois avaient été promulguées dont certaines furent abrogées par la suprême auturité de l'Eglise, ou tombèrent d'elles-mèmes en désuétude; certaines autres devinrent d'une exécution difficile à raison de la condition des temps, ou bien leur utilité actuelle pour le bien commun ou leur opportunité apparurent comme singulièrement diminuées.Il arriva aussi que les lois canoniques devinrent si nombreuses et répandues en des documents si divers et si peu liés entre eux, que nombre d'entre elles en restaient inconnues, non seulement au vulgaire, mais aux hommes les plus versés dans lu science du droit canon.Pour ces motifs, Notre prédécesseur, de sainte mémoire, dès lc commencement de son Pontificat, réfléchit à tous les avantages qu'il v aurait\u2014pour restaurer ct affermir la discipline ecclésiastique\u2014 à remédier sans retard aux graves inconvénients que Nous venons d'énumérer, et il forma le dessein de rassembler et de on coordonner en un ordre lumineux toutes les lois de l'Eglise édictées jusqu'au temps présent, et donc, d'éliminer les lois déjà abrogées ou tombées en désuétude, et aussi d'en mieux adapter d'autres, pour autant que le besoin s'en faisait sentir, A nos moeurs actuelles, et enfin, suivant qu'il paraîtrait nécessaire ou expédient, d'en instituer de nouvelles.Après mûre délibération, il entreprit cette oeuvre ardue à coup sûr, mais il estima qu'il convenait de consulter à ce sujet les évêques que l'Esprit a établis pour gouverner l'Eglise de Dieu, et de connaître clairement leur sentiment; il prit donc soin et il voulut que le cardinal secrétaire d'Etat envoyât une lettre à chacun des Vénérables Frères les archevêques de l'univers catholique, et qu\u2019il les chargeÂt «de recueillir les avis de leurs suffragants et des autres Ordinaires, s'il s'en trouvait, tenus À assister au Synode provincial, puis de rapporter brièvement au Saint Siège si,à leur propre sentiment ct au sentiment de leurs suffragants, il y avait des points qui avaient plus spécialement besoin de quelque changement ou de quelque amélioration, et quels étaient ces points».La constitution résume ensuite, à grands traits les phases de la codification: la nomination de consulteurs choisis purmi les canonistes les plus compétents de Rome et de toutes les nations, le mandat confié à S.Emle cardinal Gasparri, alors aurche- vèque de Césarée, de «diriger tout le travail, de le perfectionner, ct au besoin de le suppléer»; 1a formation d'une Commission cardinalice char- aée de revoir et d'examiner - après avoir entendu le rapport du cardinal Gasparri\u2014les canons préparées, et «s'ils le jugeaient utile, de les modifier, de les amender, de les retoucher», Une deuxième fois, le Souverain Pontife recourt À l'autorité et dala prudence de tous les membres de l'épiscopat, ct il leur envoie, en même temps qu'aux supérieurs généraux «d'Ordres religieux, un exemplaire du nouveau Code «afin que chacun fit connaître ses desiderata sur les canons préparésn.Mais, continue le Saint Père, Notre prédécesseur, d'immortelle mémoire, vint à quitter cette vie parmi les pleurs de l'univers catholique.et il Nous fut réservé à Nous, qui par un secret de Dieu avions été appelé au pontificat, de recevoir, après la considération requise, les suffrages rassemblés de toutes parts de l'Eglise enseignante avec Nous.Alors enfin, le nouveau Code de tout le droit canon, déjà réclamé au sein du Concile Vatican lui-même par plusieurs évêques et commencé depuis douze annéeslargement écoulées, fut reconnu par Nous en toutes ses parties, approuvé, sanctionné.dessein du C\u2019est pourquoi, après avoir invoqué l« secours de la grâce divine, Nous confiant dans l'autorité des bienheureux apôtres Pierre et Paul, de Notre propre mouvement, de science certaine et dans Ia plénitude de la puissance apostolique dont Nous sommes investi, Vous promul- cette Constitution à laquelle Nous assignons une valeur perpétuelle, le présent Code, tel qu'il est composé, Nous décrétons, Nous ordonnens qu'il ait désormais Jorce de loi pour l'Eglise universelle.Nous vous le remettons pour que vous le conserviez par votre bonne garde et votre vigilance, guons, par Afin que, cependant, tous ceux qu'il concerne puissent prendre sérieusement connaissance des prescriptions de ce Code avant de les mettre en pratique, Nous décrétons et Nous ordonnons que ces décrets n'auront force obligatoire qu\u2019à partir de la Pentecôte de l'an prochain, c'est-à-dire le 19 mai 1918.Suivent les énergiques formules d'usage en ces graves documents, pour interdire toute altération du texte du Code, puis la date.Donné à Rome, près Saint-Pierre, LA le jour de la Pentecôte de l'année 1917, de Notre pontificat, la troi- side.t Pierre Gasparna, Secrétaire d' Itat Card.CAGGIANO vi AZEVEDO, Chancelier de la S.Eh.Auteurs comiques devenus sérieux FAR François Veuillot Trois des plus renommés, parmi les écrivains qui faisaient profession de nous divertir avant la guerre, ont occupé récemment publique.l'attention Je veux parler de MM.Alfred Capus, Maurice Donnay ct Henri Lavedan.[Les comédies qu'ils ont fait jouer, depuis tantôt vingt ans, sur les théâtres parisiens, comptent parmi les plus piquanies et parfois, hélas! parmi les plus osée s que nos contemporains aient applaudies.Mais ce n'est point la représentation de quelque pièce nouvelle, qui, cette fois, les a mnis en vedette.Alfred Capus, nommé à l\u2019Académie française il y a trois ans, s\u2019y voyait reçu avec le retentissement habituel à ces cérémonies littéraires; Maurice Donnay était chargé par la compagnie d'adresser le discours d'usage au nouvel «immortel»; enfin, Henri Lavedan vient de publier un ouvrage sur la famille française.Mais, direz-vous peut-être, une réception académique, où un célébre auteur de comédies est compliment à par un de ses émules; un livre où un écrivain de théâtre entreprend un sujet que la scène a trop souvent ravalé ou bafoué,\u2014-ce ne sont peut- être pas des Cvénernents très sérieux, si Nos trois auteurs comiques ont pu y retrouver l\u2019occasion d\u2019étaler leur esprit frivole et d'amuser la galerie.Eh bien! c\u2019est précisément le contraire qui est advenu.Le parallèle entre les auxquelles ces trois dramaturges ont dû jadis leurs premiers succès, et le langage, qui leur vaut aujourd'hui la sympathique approbation du publie, est merveilleusement repré- oeuvres, sentatif de l'ascension française.Et c\u2019est À ce titre que je tiens à le souligner.Je m'occuperai, cette fois, des deux premiers écrivains.Le troisième, Henri Lavedan, fera le de IL y a trois ans, lu réception académique d'un Capus par un Donnuv eût été surtout un assaut d'esprit.Sans doute, A la solennité de l'autre jour, ni l'humour, ni le trait n'ont manqué.Mais ils ont été dominés de très haut, dans l'un et l'autre discours, par la grave sujet ma prochaine vorrespon- dance.et presque austère élévation des pensées.La spiritualité, le patriotisme ont inspiré les deux orateurs.Le sujet, À vrai dire, en même temps que les circonstances, les en- Le personnage éminent, que M.Alfred Capus remplace à l'Académie, ne prête pas aux comunentaires légers, ni aux observations superficielles C'est Henri Poincaré, cien et philosophe.Ce qui fit la gloire et presque la popularité de ce savant, ce ne furent point ses travaux purement techniques, en dépit de leur transcendance.Par leur nature, ils échappaient, non seulement à la foule.mais encore, dans l'élite mème, à tous les esprits étrangers aux mu- tratnaient vers ces hauteurs.mathémati- oeuvres philosophiques qu'Ilenri Poincaré connut le renom jusqu\u2019à la vogue.fa Svience et l'Hypothèse, la Valeur de la science, Science ef méthode,-ces grands ouvrages, clairs et vigoureux, jetèrent un éclat imprévu dans les nébuleuses accumulées par les adorateurs de la science.Des maîtres, qui excelluient duns le | champ de leurs connaissances parti- thématiques.C'est surtout par ses OROIZ Montréal, 11 Août 1847 culières, mais qui se donnaient le tort d'en dépasser étourdiment les limites, Heckel en Allemagne, Berthelot en France, avaient prétendu que la «certitude scientifique» suffisait à fonder la loi morale.Et ils avaient recruté de nombreux disciples, dans cette foule impatiente ct jouisseuse qui, sous le manteau de la théorie nouvelle, espérait démolir la religion.Sans gravir, hélas! jusqu'au faite les sommets de la vérité, l'illustre mathématicien eut la clairvoyance et le courage de s'élever au-dessus de ce brouillard trompeur et malsain.Lui, savant incontesté, remit Lt science à sa place.Il sut en montrer, tout À la fois, le vaste domaine et les frontières infranchissables.Et si parole, aussi convaincante en son cours qu\u2019autorisée dans sa source, eut le bonheur de dissiper le mirage.Ainsi rendit-il, à la cause du vrai, l\u2019un des plus précieux services que réclamaient les tendances et les préjugés du temps.Il procura, sans le vouloir, à l'apologie chrétienne, des arguments précis dont Dieu, nous l'espérons, l'a récompensé à l'instant supréme.C'est ce rôle que M.Alfred Capus a mis en relief avec une conviction et une autorité que ses comédies de jeunesse ne permettaient de prévoir.Il a esquissé un heureux parallèle entre la courageuse loyauté scientifique de son prédécesseur et les pas recherches sincères et anxicuses de Littré, -\u2014 de Littré, cet autre célèbre puissant incrédule, à qui Dieu permit d'aborder au port de la foi.et Littré.devant l'énigme dela destinée humaine, confessuit un jour.avec une éloquence magnifique ct douloureuse: «Sur l'océan de ces mystères dont la vue est aussi salutaire que formidable, nous n'avons ni barque ni voiles.» Henri Poincette lumicre de humaine, aurait pu signer le méme card, la science aveu, Ces évocations et ces remarques ont donné discours du nouvel acaddémicien un accent ému et grave, au Les préoccupations de l'heure présente ont trouvé naturellement leur place duns l'éloge de ce philosophe qui, naguère, en nous débarrassant d\u2019une idole spécieuse cet redoutable, était ii son insu l'un des artisans de l'esprit nouveau qui allait fleurer au souffle de la mort.Et M.Capus lui- même en a reçu l'impression, de cet esprit nouveau.Ne l'a-t-il pas délicatement indiqué, quand, dépei- Hnant en \u2018ermes généraux les répercussions intimes de la grande épreuve, il a souligné ce trait, qui est peut-être une confidence personnelle: «Pour chacun d'entre nous, il n'est point jusqu'aux souvenirs de jeunesse qui ne reviennent à la mé- muoire chargés d\u2019un autre sens.» Mais il n\u2019appartenait pas au nouvel académicien de parler de soi- même.Ce rôleincombait à «l\u2019ancien», M.Maurice Donnay, naturellement, aloué, chez son nouveau collègue, le très spirituel et très agréable auteur dramu- tique.Mais, lui voulu atteindre, au-dessus des comédies d'hier, le niveau des drames d\u2019au- jourd'hui.Et c'est sans effort, avce aisance, avec élan, qu'il a réalisé cette ascension, chargé de le recevoir.aussi, a Son sujet, autant que ses pensées profondes, l'aidait, d'ailleurs, à monter.Car ce n'est pas d'aujour- d'dui seulement que M.Capus s\u2019élève au-dessus de la satire.Journaliste, il est devenu, dès les premiers temps de la guerre, un des échos de l'esprit public et, en même temps, Plus d'une fois, ses articles brefs, énergiques et sages ont exalté bravoure ct inspiré confiance.Et même, avant l'heure tragique, il avait entrepris cette campagne Mounayant sa verve dramatique en articles brillants, il avait déjà tiré des aventures et des événements contemporains, der leçons utiles à notre santé nationale.De quoi M.Donnay l'a particulièrement félicité.À la veille l'un de ses conseillers.Ia Ia de la guerre, lui a-t-il dit, «vous devenez attentif au grand mouvement patriotique qui se dessine dans la jeunesse, comme si elle pressentait que l'heure devait donner bientôt, à l'horloge qu'on.ne voit pas, l'heure terrible de la guerre formidable.» Et l'orateur ajouta ce souvenir émouvant: «On découvre en vous des respects qu'on ne soupçonnait pas, ou que l'on connaissait mal.Vous m'avez raconté que votre mère, À son lit de mort et tandis que vous lui teniez la main en pleurant, vous avait dit: «Mon enfant, ne «pleure pas, tu ne sais pas où je vais «et tu ne te doutes pas de la félicité «qui m'attend».Un homme qui a entendu de telles paroles, duns de telles circonstances, ne peut jamais être irrespectueux envers la foi sincère».On conçoit que, sur un tel plan de pensées, M.Maurice Lonnay n\u2019ait pas eu de peine à opérer la soudure entre le panégyrique d'un Henri Poincaré et l'éloge d'un Alfred Capus.Car c'est la coutume, au Palais Mazarin, que l'académicien, chargé d'accueillir le nouvel élu, ajoute sa palme aux rameaux dont celui-ci doit couvrir son prédécesseur.Dercchef, on a donc entendu, en termes pénétrants, l'apologie du mathématicien philosophe.Je n\u2019y reviendrai pas, sauf pour reprendre une citation, qui relic plus étroitement le savant mort en 1912 à la génération de 1914.Un jour, Henri Poincaré constutait l'embarras que nous pouvons ressentir à justifier, par lu froide raison, notre patriotisme.«Mais, reprenait-il aussitôt, que nous nous représentions par la pensée notre armée vaincue, la France envahie, tout notre coeur se soulèvera, les larmes nous monteront aux yeux et nous n'écouterons plus rien.Et si certaines gens accumulent aujourd'hui tant de sophismes, c'est sans doute qu'ils n'ont pas assez d'imagination; ils ne peuvent sc représenter lous ces maux, et si le malheur ou quelque punition du ciel voulait qu\u2019ils les vissent de leurs yeux, leur âme se révolterait comme la nôtre.» Telles furent les pensées qui s'é- changerent au cours de cette réception académique, où discouraient deux «amuseurs» d'autrefois.Et M.Henry Lavedan, rival des Capus et des Donnay dans l'art de divertir, monte encore plus haut qu'eux vers les sommets de l'idée et de la morale.Je le montrerai, pro- chuincinent, par quelques notes de son livre sur la famille française.François VEUILLOT.\u2014 UN Avantage pour nos abonnés BET UNE Aide pour la \u201cCROIX\u201d Plusieurs abonnés nous ayant manifesté l'intention de profiter de notre offre, nous donnerons, jusqu'à nouvel ordre, A NUS ABONNÉS DU CANADA (excepté Montréal et !n banlieue ): $5.10.Trois années d'abonnement pour six a\u201c LE) x A NOS ABONNES DES Brats-Unis: Trois aunées d'abonnement pour $6.Six \u201c \u201c \u201c 11 A Nos ABONNES pE MONTREAL ET DE LA BANLIEUE Deux années d'abonnement pour $4.50 Quatre * \u201c 8.00 L'IDEAL CATHOLIQUE vous intéressera.$1.00 par année.25 rue Saint-Gabriel, .Montréal.\u2014 \u2014 \u2014 Le problème ukrainien Dans le journal Die Ililfe, Paul Rohrbach étudie la question des futurs rapports entre la Russie et l'Allemagne et insiste sur l'importance de la solution qui sera apportée au problème ukrainien: «La faute de tous les hommes po\u201d litiques, socialistes ou non, qui s'occupent chez nous de la Russieécrit Rohrbach \u2014 c'est de faire abstraction des droits de souveraineté que la Grande-Russie prétend exercer sur l'Ukraine.Des futurs rapports entre la Grande-Russic et l'Ukraine dépend entièrement la question de savoir si la Russie sera un Etat fédéré ou une Fédération d'Etats.«En moment du moins, les Grands-Russiens ne songent nullement à donner un régime politique spécial à l'Ukraine, qui compte de 30 à 40 millions d'habitants, comprend toute la région de la Mer Noire, avec les trois quarts du char- ce bon et du fer quise trouvent en Russie.«Si l'Ukraine devient indépendant, c'est que sera effectivement entrée dans la voie où Guwhre (l'écrivain socialiste allemand) et tant d'autres avec lui estiment, avec plus de précipitation que de jugement, qu'elle est, déjà engagée.«Si, contraire, les Grands- Russiens accordent à l'Ukraine l'autonomie politique, tout en muinte- nant un lien avec elle, l'Etat fédéré par Gochre ne plus qu'une illusion, et la Grande-Russie, dont 1c penchant pour les conquêtes et pour la politique d'oppression sera tout aussi fort sous le régime républicain que sous le tsarisme, conservera sa souveraineté.Alors, le danger russe subsistera pour l'Allemagne.«Il est tout au moins prématuré de traiter comme une réalité politique, fondement des relations futures entre l'Allemagne et la Russie, l'hypothèse d'une République fédérative et d'un sentiment de solidarité assez fort, pour unir les peuples qui la composeraient: ce serait méconnaître une des plus claires leçons qui se dégagent de l'histoire russe des cinq derniers siècles, et compter pour rien le terrible esprit de domination et d'oppression les Grands-Russiens.» Etat Russie un la au sera qui anime \u2014\u2014 0 - Le Monténégro accusé de trahison \u2014 La (sazette de Lausanne donne l'analyse d'une brochure cn langue serbe, dont l'auteur révèle certains dessous de la politique monténé- grine dans le conflit curopéen.D'après l'écrivain serbe, le gouvernement du Monténégro n'aurait fait que contrecurrer tout effort serbe.Officiellement, Cettigné était en guerre avec l'Autriche.En réalité, on causait: ily avait communication entre les adversaires: «Le commandant de Lovcen, déclare l'écrivain serbe, le fils du roi Nicolas, le prince Pierre, s'est tenu en relations constantes avec le commandement supérieur autrichien de Cattaro.ll y avait même communication téléphonique.Le gouvernement de Cettigné était, d\u2019ailleurs, au courant de ces rapports illicites; mais à l\u2019enquête qui les révéla, il ne fut donné aucune suite légale.Comment n'eùt-on pas été renseigné ?Le commandant du Lovcen cachait si peu ses sympathies qu'il fit exécuter l'hymne bulgare le jour où se répandit la nouvelle que les Bulgares venaient d'entrer à Uskub.Le Monténégro officiel favorable aux Bulgares et hostile aux Serbes, quelle édifiante révélation!» La brochure serbe signale encore des entretiens secrets entre le prince Pierre et le colonel autrichien Hubka et des négociations du prince Danilo avec Benckendorff, représen- lant des empires centraux. Montréal, 11 Août 1917 LA OROIX mers se \u2014 re mn \u2014 \u2014 mt \u201c Compagnie des Services Publics\u201d, La principale place d\u2019affaires de In L'énumération des pouvoire accor- | gnie, ou pour services rendus ou à ren- AVIS est donné au publie que, en vertu de ln loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant- gouverneur de In province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d'avril 1917, constituant en corporation François Lapointe, comptable ; Albertine Huden, sténo- duetylographe ; Armand Gauthier, comptable ; l'léonore Lauzon et Arienne Bulthazard, sténo-dactylographer, de la cité de Montréal, daus les buts suivants : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprendre, exécuter, acquérir tous travaux d'ulilité publique ; acquérir de toutes corporetion, compagnie, société ou per- sunte Lous privilèges, permis et immunités, droits et propriétée, valeurs et biens, ou partie divise ou indivise d'iceux, les vendre ou autrement en die- poser ; Conformément au chapitre 51, de 4 Geo.V, Québec, hy pothéquer, garantir ou mettre en guge, pour garantir le paiement de ses obligations, cu déLen- tures, ses biens mobiliers ou immobiliers présents ou future qu\u2019elle possède où possèdern dans la province : Emettre et céder comme ncquittées et non appellnbies les où des nctions, débentures cu autres valeurs «le In compagnie cn paiement complet où r rtiel dos acquisitions par ln come pagnie, ou pour services rendus ou à rendre à ln compagnie ; Souscrire, recevoir en paiement ou en gurantie, acquérir et porzéder des actions et autres valeurs d\u2019autres compagnies et en disposer ; S'associer ou se joindre avec d'autres compagnics ; L'énumération des pouvoirs necordés par les présentes ne gern pus interprétée comme exclunnt ceux que la loi confère À cette compagnie, sous le nom de «Compagnie des Services Publics», avee un fonds social de douze mille piastres (12,000.00), divisé en six vingt piastres ($20.00) chacune.cent (GOU) actions de} corporation, sera à Montréal.Datédu bureau du secrétnire de la province, ce vingt-et-unième jour d\u2019avril 1917.Le sous-secrétaire de In province, C.-J.SIMARD.\u201cCompagnie d'Aquedve du Lic Saint-Jean\".AVIS est donné au publie que,en vertu de ln loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant- gouverneur de lu province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d'avril 1917, constituant en corpwstion François Lapointe, comptable ; Albertine Hudon, sténo- dactslogrsphe; Armand Gauthier, comptable ; Eléonure Lauzon et Adrienne Balthozard, sténo-dactylo- graphes, de lu cité de Montréal, dans les buts suivants : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprendre, exécuter, nequérir tous travaux d'utilité publique ; acquérir de toutes corporation, compagnie, société ou personne tous privilèges, permis et immunités, droits et propriétés, valeurs et biens, ou partie divise ou indivise d'iceux, les vendre où autrement en disposer ; Conformément au chapitre 51, de 4 Geo.V, Québec, hypothéquer, garantir ou mettre en gage, pour garantir le paiement de ses obligations, ou dé- bentures, ses biens mobiliers ou immo- bilierg, présents ou futurs, qu'elle possède on possèdern dans In prc-ince ; Emettre et céder comme aquittées ct non appellables les où de actions, débentures ou autres valcurs de la compagnie en paiement complet ou prrtiel des acquisitions par la compagnie, ou pour services rendus ou À rendre À In compagnie ; Souscrire, recevoir en jaicment ou en garantie, acquérir et posséder des actions et autres valeurs d'autres come pagnies et en disposer ; S'associer où se joindre avec d\u2019au- (tres compagnies ; dés par les présentes ne sera pus interprétée comme excluant ceux que ln loi confère À cetle compognie, ecus le nom de «Compugnie d\u2019Aqueduc du Lue Suint.Jean», Avec un fonds gocinl de trente mille piustres (S30,000.00), divisé en quinze cents (1,500) actions de vingt pinatres (820.00) chacune.La principale place d\u2019affaires de lu corporation, sera à Metabetchouan.Daté du bureau du eccrétaire de ln province, ce vingt-et-unième jour d'avril 1917.Lie sous-secrétaire de la province, C.-J.SIMARD: coe «Compagnie d'Aqueduc du Cap-do-la- Madeleine ».AVIS est donné au publie que, en vertu de lu loi des compagnies de Québec, il a Été necordé par le lieutcnant- gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du vingt- unième jour d\u2019avril 1917, constituant en corporation François Lapointe, comptable ; Albertine Hudon, sténa- dactylographe ; Armand Gauthier, comptable ; Eléonore Lauzon et Adrienne Balthazard, eténo-dactylo- graphes, de In cité de Montréal, dans les buts suivants : Manufacturer, commercer, exploiter comme principal ou agent ; entreprendre, exécuter, acquérir tous travaux d'utilité publique ; nequérir de toutes corporation, compagnie, société ou personne tous privilèges, permis et immunités, droits et propriétés, valeurs et biens, ou partie diviee ou indivise d\u2019iceux, les vendre ou autrement en disposer ; Conformément au chapitre 5), de 4 Geo.V, Québec, bypothéquer, garantir ou mettre en gage, pour garantir le paiement de ses obligations, ou dében- tures, «es biens mobiliers ou immobiliers, présents ou futurs qu'elle possède ou possèdera dans la province ; Emettre et céder comme acquittées et non appellables les ou des actions, débentures ou autres valeurs de ln compagnie en paiement complet ou partiel des acquisitions par la compu- dre à la compagnie ; Souscrire, recevoir en paiement ou en garantie, acquérir et posséder des actions et autres valeurs d\u2019autres compagnies et en disposer ; S'associer ou se joindreavec d\u2019autres compagnies ; L'énumération des pouvoirs accordés par les présentes ne seru pasinterprété comme excluant ceux que la loi confère À cette compagnie, sous le nom de «Compagnie d'Aquedue du Cap-de-ln- Madeleine», avec un fonds rocial de quatre-vingt-dix-neuf mille piastres (549,000.00), divisé en quatre mille neuf cent cinquante (4950) actions de vingt pinstres (20.00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera à Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce vinet-et-unième jour d'avril 1917.Le sous-secrétuire de la province, C.-J.SIMARD.L\u2019Idéal Catholique Revue MENSUELLE ILLUSTREE Guide sûr Informations Bons conseils Saine littérature Utile et agréable ABONNEMENT Un an, 1 numéro chaque mois $ 1.00 Un an, 10 numéros chaquemois 8.00 Un an, 20 numéros chaque mois 12.00 20, rue Saint-Gabriel, 25 MONTREAL RQ PS \u2014 PT en re ee re ED étendu le détai au 2 mai.AVIS Quelques amis de la langue française désirant prendre jast ù notre liGisien © Cancun: Mais, après cette date aucun manuscrit n'a j.u tre accepté jOur CE CONCOUTS.TOUS CT NOTE Grand Concours DE Langue Francaise ORGANISE PAR L'IDEAL CATHOLIQUE Chaque mois 1'I/déal Catholique annoncera ici-même un nouveau concours de langue française.celui de l'institution à TROISIEME Dix Piastres en Or Seront données au concurrent qui aura fait [a meilleure composition on français sur le sujet suivant : L'action eivilisateiee de l'Helise Catholique au Canada.CONDITIONS 1 Ont droit de concourir toutes les personnes abonnées à l'IDÉAL CATHOLIQUE pour au moins un an.2.Les concurrents dont les travaux sont parvenus au bureau de l'IDEAL CATHOLIQUE avant 5 heures le 20 mai 1917.3.Tout travail qui a plus de 1,500 mots est, rejeté.4.Lacomposition qui aura mérité à son auteur le prix ci-haut mentionné sera publiée dans l'IDBAL CATHOLIQUE avec le nom de l'auteur et à laquelle il appartient.Autres Concours j = t Joli Cottage EN BRIQUES complètement isolé, fini à la moderno il y a deux ans.Planchers en merisier verni ot glacé.À VENDRE 35 ave Piedmont Tout près de la nouvelle Basilique Saint-Joseph, Mont Royal, .Bonnes conditions Y'adresser a 35 ave Piedmont, MONTREAL EOS EP EOSIN ECE 000 E> S08 EP 08D 60865 $0048 JOM ECIBVOIES OT, ACHETEZ AUJOURD'HUI TOE adh RI N'atlendez pas plus longlemps pour acheter les fourrures dont vous avez besoin, Le nombre des peaux offertes sur lo marché, cette année, est sensiblement inférieur à celui des années passées, ce qui fait prévoir une augmen(ation fans le prix des fourrures, l'automne prochain.N'attendez pas cette hausse inévitable : profitez dès aujourd'hui des magniËques occasions el des rabais extraordinaires que nous ofrrons, Nr TN A Be Chas Desjardins & Cie LIMITÉE 180,rue St-Denis MONTRÉAL SUR LA h \\ Question de la Guerre La \u201cCroix\u201d s\u2019inspire A ROME Et se documente aux Meilloures sources d'information. me A dt eas aes L\u2019Evangile Le Île dimanche après la Pontocôte / - \u2014 be dans 22\" S.Marc, vir.En ce tempe-là, Jésus quitta le pays de Tyr, traversa In Décapole et alla par Sidon vers la mer de Galilée.Alurs on lui amena un homme sourd et muet, et on le prix de lui imposer les mains.Jésus, le tirant de la foule et le prenant À part, lui mit les doigts duns les oreilles et de In salive sur In langue; puis, levant les yeux au ciel, il fit un soupir, et lui dit: Ephôta, c\u2019est-à-dire ouvrez-vous.Aussitôt ses oreilles s\u2019eu vrirent, en langue se détia, et il parlait distinctement.Jésus leur défendit d'en parler à personne; mais, plus il le leur défendait.plus ils le publinient; et dans leur admiration ils disaient: Ila bien fait toutes choses: il a fait entendre les gourds et parler les muets.Le calendrier de la semaine \u2014 Dimanche, 12 août \u2014 XI Pentecôte.Lundi, 13-\u2014S5.Iyppolite et Cassien, martyrs.Mardi, 14 \u2014 S.Eusèbe, prêtre, confesseur.Mercredi, 15 \u2014 Assomption de la B.V.M.Jeudi, 16\u2014 S.Jouchim, père de la 13.V.M.Vendredi, 17- #.Hyacinthe, confesseur.Samedi, 18\u2014Jeûne.Ste Hélène, impératrice, veuve.RÉVÉLATIONS STUPÉFIANTES Le 21 juillet 1894, au début d'une «conférence (secrète) maçonnique universelle», tenue à Anvers du 21 au 24 juillet, (100 délégués internationaux de la haute et de lu basse maçonnerie), le haut F.Morayta- y-Sagrario, aujourd\u2019hui sénateur cs- pagnol, alors G.Maitre du G.\".Orient espagnol et Gr\u2019.Commandeur du Supr.\u2019.Conseil de Madrid, (haute maçonnerie), disait inter frutres notamment ce qui suit (1): «.Nous avons fondé unc véritable puissance magonnique qui a voulu soutenir, contre les prêtres, le bon combat.Les prêtres forment, en Espagne, une très grande force.» «.L'Espagne est un pays religieux et la réaction \u2018contre les loges) y est cléricale.Comme FF.MM.nous avons le devoir de combattre, du toutes les mantères, cette réaction cléricale.Car, chez nous, le cléricalisme dispose d'une force épouvantable.» (sic).Voilà pour la religion de l'Espagne.Voilà pour, ou plutôt contre, I'Autel.Puis, page 16, le haut Fo.international déclarait: «.Le temps de la politique des rois est p:ssée.Dans la nouvelle orientation des peuples, la maçonnerie pourra exercer une salutaire influence.» .Le 23 juillet suivant, le F.Morayta, devant les 400 FF.délégués, déclarait aussi: (2) «.L'Espagne est un pays très libéral.Il est peu connu parmi vous.Nous avons plus de liberté (maçonnique) que vous ne le pensez.Nous avons fait, par exemple, une loi contre ( ?) les anarchistes, mais nous avons le respect de Ja liberté (maçonnique) de la propagande anarchiste»\u2026 (genre Ferrer, Leroux Iglesias et Cie.) (1) «Conférence maçonnique universelle d'Anvers».Compte rendu secret authentique, Bruxelles, P.Weissenbruch, imprimeur, 45 rue du Poinçon, pp.15-16: (2) Ibid, p.63-04: LA OROIA A \u2014\u2014\u2014\" nn.«Nous avons donc respecté le droit (sic) de propager les idées anarchistes.» Ni Dieu, ni roi, maître! «Nous n'avons mis aucune limite à lu liberté de la presse.aNous avons la démocratie dans les lois, le système républicain sans la république.» Et voici le mot de la fin (p.64): ni prêtre, ni «La république est en Espagne, un progrès nécessaire et immédiat.» Voilà contre le Trône.À cette époque Alphonse XII, père du roi actuel, le dernier des Bourbons - régnait mais sans gouverner.Et sous sa mère, la triste reine Isabelle de Bourbon, morte réfugiée en Angleterre, la maçonnerie\u2014grâce aux fdées du parti dit «libéral»\u2014était devenue une institution d'utilité publique et philanthropique (sic) reconnue par l'Etat, comme l'est aujourd\u2019hui, sous la république, «fille de la Maçonnerie», le Gr.Or\u2019.de France.Maintenant, à la faveur de l\u2019effroyable guerre déchainée originairement, par un Crime international archimaçonnique, guerre préméditée, en 1912, au fond de la maçonnerie, en France, le siège définitif de l'Espagne catholique et royaliste commence, ct ans après la conférence maçonnique d'Anvers, ct cela «par tous les moyens» (style Morayta), même ceux qui ont servi à maçonnifier le Portugal et le Mexique, si ceux récemment employés en Grèce ne suffisaient pas\u2026 cela 23 Le crime de l'Espagne et de son Roi?ou plutôt le prétexte de ce siège?C'est leur neutralité obstinée.Le roi et les catholiques, là-bas, connaissent très bien le secret des origines occultes de la guerre internationale, voulue par des scélérats profonds, formés à l'école des Weissaupt et des Mazzini.On le savait à Madrid, dès 1914, dès septembre 1912 même, comme on le savait au Vatican, sous Pie X qui fit tant d'efforts pour empécher Vienne et Berlin, où le secret était aussi connu, de faire le jeu de la «secte infâme, infernale», en déclarant cette guerre préméditée deux ans auparavant.I! était archiconnu à Paris comme à Rome, à Saint- Pétersbourg comme à Lisbonne, à Londrescomme à Athènes,à Belgrade comme à Bucharest, voire même à Washington.I! était connu des 28 Suprêmes Conscils.\u2019.internationaux, y compris surtout celui de Rome.11 était connu de maints chefs officiels d'Etat\u2026 eo à L'Espagne et le dernier des Bour bons, dynastie condamnée scerète- ment depuis deux siècles, exactement, lorsque te FL.François Arouet importa de Londres à Paris, en 1728, la célèbre et mystérieuse devise LL.Po.Do.Lilia Pedibus Destrucre.(Foulez aux pieds les Lys de France).l'Espagne et sa dynastie sont occul- tement aux prises, pour la dernière fois peut-être, avec la secte qui marche à la souveraineté, dénoncée il v a 33 ans par Léon XIII.Comme l'écrivait Joseph de Maistre, de Saint-Pétersbourg, au roi de Piémont, en 1811, «la grande et formidable secte a juré le renversement de tous les trônes; et c'est des princes mêmes dont elle se sert, avec une habileté infernale, pour les renverser» (33.Elle s'est, en effet, fort servie en France, des Bourbons: Louis XVI, Louis XVII, Charles X et Louis-Philippe.En Espagne, plusieurs Bourbons, À partir de 1775, première tentative de république révo'utionnaire bâclée par les loges de fondation anglai- (3) Oeuvres complètes de J.de Maistre, t.XII, p.12.x Si Vous n'avez pas encore reçu les numéros { et 8 (juin et juillet) de DEMANDEZ-LES Rellé, l'IDEAL CATHOLIQUE fera, chaque anrée, un magnifique volume de Flus de 2E0 pages.L'IDEAL CATHOLIQUE a un format de 11 pouces par 14 pouces avec une couverture Un an, idea! 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dan: des temps de périi, les ressources entières du pays, morales ct matérielles, sa puissance en hommes et sa richesse sont justement à la disposition du gouvernement, pour la préservation de ses libertés nationales.Le devoir impéricux du peuple du Canada, aujourd'hui, au sujet de la guerre, c est de la poursuivre vigoureusement: «l,\u2014En conférant avoc le gouvernement britannique, dans le but de connaître définitivement l\u2019étendue ct le caractère de tous les services que le Canada peut readre le plus avantageusement, dans la conduite de la guerre; «2, ~~ En maintenant intacte la force au front de nos troupes ct en prenant toutes les mesures nécessaires pour obtenir les ments requis dans ce but; renseigne- «3.\u2014En organisant la production de nos autres aides À la guerre, telles que la nourriture, les munitions ct Catho que SOE BIOL FOLSOM IOCM ROS TI 00D - - $ 1.00 S 8.00 - 512.00 lique .Montréal.0 rosmecaæeco C | | | les autres choses nécessaires À la guerre, d'une manière plus efficace: «el Ensupprimant complètement les profits excessifs dans tous les senres d'affaires relatifs aux muni- Lions et aux nécessités de Ia vie, par la nationalisation de ces industries, vi c\u2019est nécessaire, ou par l'adoption du système britannique d'établisee- ments sous contrôle: «5.En faisant le.depuis le commencement dela gucrie par l'exploitation du peuple pour subvenir aux l'Etat; «fh,\u2014Par l'application d'un svs- tème combiné d'impôts énergiquement proportionnés sur le revenu el sur les profits excessifs, ce qui assurera que chaque citoyen supporters va pleine part du In rentrer dans le t'ésor profits execsrifs oLtcnu\u2026 besoins actuels de fardeau de Guerre, selon ses moyen: ; «7.-En organisant- parfaitement Le nation et en exécutant co pro- Bramme par tous les moyens qui peuvent être nécessaires pour mise à exécution.» sa On remarquera qu'il y est fait abstraction du service militaire obli- vutoire; nus que, cependant, les libéraux, si on juge de leurs intea- tions pur lc paragraphe, veulent maintenir «intacte la force de nos troupes au front en prenant fontes nécessaires les me- pour obtenir les renforts requis dans ce but.» sures Et si la conscription devient n- Cessdire pour maintenir Gutucte la foree de nos troupes au front», les libéraux l'imposeront-ils ?Ce point délicat, les conventionnels paraissent l'avoir intentionnellement laissé dans le mystère, par tactique politique, peut-être, afin d'accoler le plus possible de partisans et d'adversaires du service militaire obligatoire, aux prochaines élections fédérales.Cette autre résolution a aussi été adoptée : «Attendu que depuis le commen cement de la guerre, il n'y a pas en un seul moment, où le premier ministre, Sir Robert Borden, n'aurait pu avoir l'appui sans restriction du chef du parti libéral, et aussi des membres de ce parti, dans la formation d'une administration nationale, dans le but de réunir les ressources et la puissance en hommes, au Ca- Montréal.11 Août 1917 nada, afin qu\u2019clles puissent permettre la pleine mobilisation de Ia nation, pour la poursuite de la guerre; «Attendu que le gouvernement Borden a plutôt profité de cette guerre pour en faire une entreprise commerciale, en conduisant les affaires du pays de manière à faire profiter certains groupes, et en poussant la chose jusqu'à diminuer l'effort qui aurait dû être donné à l\u2019enrôlement ; «Attendu que le patronage a supplanté les nécessités de la guerre; «Attendu, que cette tactique clé- loyale, à la cause des Alliés, et les bévues commises par le gouvernement Borden, ont conduit le pays dans une impasse telle \"qu'il a été dans l'obligation de faire appel aux libéraux, pour se sauver, se déclarant ainsi inhabile à conduire le pays; «Par conséquent, cette convention est d'opinion qu'il est du devoir, en ee temps de crise, de ne pas faire revivre le gouvernement Borden, qui cest un gouvernement moribond, qui ne peut gouverner avec eflien- cité; «Il est donc résolu que, dans l'opinion de la convention, que les éiTuires du pays ne seront conduites surement qu'entre les mains de Sir Wilfrid Laurier, et que par conséquent cette chet libéral.» convention appuie le Celle-ci est la conséquence de la première, Elle dissipe toutes les perspectives d'un gouvernement unioniste, nourries par les conserva- Leurs, a .Ha aussi Été résolu: \u201cCette convention exprime son admiration pour le plus grand des Canadiens, le très honorable Sir Wilfrid Laurier».\u201cQuoique la commission Drayton- Ackworth a démontré que l'équité de MAL Mackenzie ot Mann n'était d'aucune valeur, l'arrangement récemment soumis au parlement, par lequel on propose de payer un prix arbitraire pour soixante millions de dollars de stock commun du Canadicen Nord est inexcusable A tous les point: de vue»., Que tous les journaux, revues, Journaux commerciaux et autres pé- riodigues qui publient des articles pour influencer l'opinion publique devraient être obligés, de temps à autre, à publier des déclarations \u2018ssermentées donnant les noms des propriétaires, des gérants, des éditeurs, des actionnaires, des détenteurs d'actions et de toute autre personne ayant quelqu'intérêt dans tels journaux, revues, journaux commerciaux ou autres périodi- quesy.ala loi des banques devrait ètre amendée de façon à permettre Ia création de banques rurales sous la surveillance du gouvernement.» Ces banques devraient avoir un capital minimum payé de 550,000 et avoir le pouvoir de prêter sur biens meubles, mais non celui d'établir des W.-R.Motherwell, «te la Saskatchewan, a dit que le système suceursales.L'hon.des banques, au Canada, était récommandable sous bien dus rapports, qu\u2019il avait bien servi le commerce, mais qu'il n'avait pas satisfait les intérêts agricoles, .»s » Sir Wilfrid Laurier a approuvé le travail de la convention par le télégramme suivanf qui a été lu par l'hon Oliver et applaudi pur les délégués : «Les résolutions, telles que rapportées dans les journaux du matin, sont très satisfaisantes Le résultat est très encourageant.» Voilà donc de nouveau les deux partis politiques dans leurs camps respectifs.La guerre curopéenne avait fait la paix entre eux: mais cette paix était fausse et trompense, Elle n\u2019a pas duré, parce que le peuple, dont les intérêts les plus sérieux étaient sacrifiés, s'est enfin soulevé ct a enfin manifesté clairement son indignation, "]
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