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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 15 juin 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1918-06-15, Collections de BAnQ.

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[" I IN HOC SIGNO VINCES - La \u201c\u201cCroir\u201d\u2019 27 ot 29, RUE SAINT-GA BRIE, MONTREAL Bolte de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Le Samedi, 15 Juin 1918.Vol.XVI - No 9 OX JOURNAL GAIHOLIQUE ABOREEMENT Payadle d'avante CANADA) .Ian.82; 6 mols $1.00 \u201d MONTREAL xr BANLIRUE (par la poste) L'an, 82.60; Gmoie 91.38 BTATS-UNIS .BIRANGER (Union postale\u2019, 47 et 29, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL i an, 3050's 6 mois, $1.5 Diracteur \u2014 Progrriersire .$1.ee KLMIGION.OWESTHLS SOCIALES, SCILYEES, ARTS, LITIERATERE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, AGRIEOLEUNG, COLUNISANION, BTG.VAAN ass Tet Mantes gesTA i Un numéro 5 svus ms = \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ \u2014 \u2014 \u2014nens LES Nouvelle offensive des Autrichiens SUR LE Front Italien \u2014\u2014 Les Austro-Allemands ont cen.- mencé une nouvelle et terrible offensive sur le front italien.Cependant, rapporteun communiqué de Londres, les tenailles autrichiennes n'enserrent pas l'Italie avec autant de précision qu\u2019en cctobre dernier, alors qu'elles forcères t Les armées italiennes du général Cadorna à reculer des Alpes Juliennes jusqu\u2019à la Piave, et nord des montagnes presque jusqu'aux plaines de la Vénétie.Vienne, toutefois, fait entendre un autre son de cloche.région des miontagnes par (xen ple, les Autrichiens prétendent que leurs adversaires n'ont fait aucun gain, ct toutes furent repoussces.du Plans la que leurs contre-attaques Bien plus, ils soutiennent que leurs anndes ont progressé à plusicurs points ct que la bataille suit le cours voulu.L'ennemi réclame même des gains sur le plateau Montello ct une progression de l'aile méridionale comprise entre Fossolata ct Mestre.En outre.le bulletin de Vienne dit que le nombre des prisonniers capturés par les Autrichiens durant la bataille s'élève en tout à COICO «A que 123 canons, de mème que des lance-mines cl des sONL restés entie leurs mains, Dans la seule journée de lundi, les Italiens de leur côté, ont fait 1,550 prisonniers, ce qui, ajouté au ehiffre des Autrichiens capturés par les Alliés, porte à environ 5,000 hommes le nombre des ennemis qui furent capturés.Des rapports non officiels annoncent que les Autrichiens ent jeté quatorze ponts sur la rivière Piave, sur un front de quatorze milles et demi, entre le Zenson ct le pont du chemin de fer à Concgliano.Ce pendant, les Italiens livrent de violents combats et tous les pontons sont sous le feu de leur artillerie.La bataille est encore furieuse le long de la Piave, particulièrement surleplateau Montello, duns la région du Zenson et plus au sud, de Fossolatn & la région marécugcuse qui environne Capo Sile, quelque 20 milies à l'est de Venise.La résistanee effective des Itatiens et celle des autres alliés sur le front français et belge, déconcertent quelque peu les Allemands, Leurs espérances de vaincre sont plus aléatoires.D'autre part, les troupes américaines qui arrivent constamment sur les champs de bataille pourraient bien changer ces espérances en déceptions.En tout cas, la guerre n'est pas encore finie et il n'y a pas lieu d'augurer qu\u2019elle finira avant le printemps prochain.mitroilleuses, Avez-vous payé votre contribution à la CROIX ?Grermano - Américains aux Etats-Unis Une dépêche de Berne peint la situation allemande sons ces sombres couleurs: Les déclarations le fidélité à In cause de l'Entente faîtes ces der- fiers temps par des journaux amé- rienins notoirement allemands et les résolutions votées par l'union nationale germmno-nnéricaine ont attiré de nouveau Pattention de la presse allemande sur la situation faite aux Etats-Unis aux éléments d\u2019origine allemande et sur les pertes matlérielles et porales subies par l'AHemuaggne au-delà de l\u2019océan.La \u2018Gazette populaire de Cologne\u201d éerits \u2018Malgré leur nombre impo- sut, les Germano-Mmnéricains ne formèrent jamais qu\u2019une armée sans officiers.Ils n\u2019ont pus pu résister, Wilson espère les écraser, il y arrivera, La allemande déjà presque anéantie en Amérique, la plupart des écoles allemandes fermées, les associations allemandes se hâtent de dépouiller tout germanis- C'est lu débâcle complète, 1 st pas nécessaire d'être pessi- iste, pour reconnaître que les con- >équences de nos victoires européennes sont en pantie balamedes par lo bilan des pertes que nous avons stibies en Amérique.D'ailleurs tout cela était à prévoir.Les Germano-\\méricains n'ayant auenne culture allemande ne trouvaient pas ei Amérique des emplois pour leur capacité, ceux qui réussirent étaient des industriels, commercantis, désintéressés de la politique, sans influence, incapables de garder leur Larorne et de servir le germanisme,\u201d\u2019 Pour Pavenir, la \u201cGazette popu- lire de Cologne se montre aussi peu optimistes \u2018Après la guerre, les Atemands ne pourront plus en- treren Amérique.Hs ne seront plus admis.1 vaut mieux d'ailleurs leur conseiller de ne pas essayer d'y pénétrer, Les sociétés de navi- cation Hamburg America ot Norddeutsche Lloyd sont inserites au Livee noir.Los autres chautiers of bureaux ont été vendus avee interdiction de revente à PMlemagne après la guerre, La presse américaine parle d'interdire aux Allemands l'achat et la location de chantiers.Ce sera la fin du commerce allemand trans-océanique.ll faut espérer que négociateurs allemands ne permettront pas lors du traîté de paix la réalisation d\u2019un programine aussi l'uneste aux inté- rêls allemands, Outre ces valeurs maritimes, des propriétés allemandes représentant millions de dollars, des stocks de cuivre, de nickel, de coton, de cuir et des produits chimiques ont été saisis, utilisés pour en fabriquer du matériel de guerre américain, lnlin des AI- lemands internés en Georgie sont foreés de travailler aux routes, he.sogne faite autrefois par des nè- ares.\u201d A ee sombre tableau le journal ajoute quelques mots à adresse de Union nationale et de leur hontense attitude qui provoquera dans le peuple allemand la douleur et lindiguation.Jamais l'Allemagne n\u2019aurait pensé à une pareille félonie de ln part de ses fils dégénérés.\u201d presse des les des \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 Co qu'il no faut pas oublier «Ceux qui écrivent et répandent des journaux et publications, qu'anime l'esprit catholique, méritent bien de la religion et de l'Eglise » LEON XIII, L'inscription au Canada LES PENALITES PREVUES DEPASSENT EN RIGUEUR CELLES DE TOUS LES AUTRES PAYS ALLIES Tous les habitants du Cauada se- rort enregistrés le 22 juin.Le S1.John Telegraph, en annonçant len- rexistrément, appuie sur les fortes pénalités qui serout imposées à ceux qui auront désobéi à la loi, ou qui auront refusé de répondre aux questions posées, ainsi qu\u2019à ceux qui au- vont aidé quelque personne à se soustraire à l\u2019acte d'inscription.Tout habitant des deux sexes, an-dessus de 16 ans, qui ne se sera pas enregistrée le jour fixé \u2014 22 juin \u2014 et qui ne pourra présenter une exeuse prévue par in loi, est passilde d\u2019une :unende de 100 dollars, à un emprisonnement d\u2019un mois et d'une pénalité de 10 dollars pour chaque jour de retard apporté dan, son enregistrement.Ces personnes perdront également leurs droits civils, elles n\u2019auront aucun droit de vote et ne pour- rowl être employées ou continuer à teuir ut emploi ou toucher un salaire quelconque.filles ne pourront st proeurer de billets de chemins de fer, de bateaux ou de tramways, ou voyager sur ces véhienles, elles ne pourront pas non plus prendre pension ou être logées dans les hôtels, clubs, restaurants ou maisons de pension, sans avoir une carte d\u2019enregistrement afin de pouvoir la produire sur toute requéte, In cas de refus de la produire, la personne peut être condamnée à 20 dollars d'amende et peut même, si c\u2019est un homme, être amené immédiatement devant un juge de paix qui statue- Tit sur son eus, d\u2019après les lois.Pour refus de répondre à toute question sur la carte d\u2019enregistre- nent, une amende de 100 dollars est inposée, et une amende de 500 dollars, est la pénalité fixée pour ceux qui donnent une réponse fausse ou 1rompense.: Les personnes qui se marient ou changent d'adresse sont requises d'en informer le bureau central d'enregistrement, sous peine d\u2019amende si elles ne conforment Ris, sy \u201croute personne qui en emploie une autre non enregistrée où continue à la garder à son emploi, est passible de lu même amende que celle qui serait appliquée au délinquant.Une amende de 100 dollars peut être imposée à tlont employé de chemin de fer, de compagnie de navigation ou de toute autre compa- mnie de transport publie, qui vend, donne ou «délivre des billets de transport à une personne non enre- «istrée.Tout propriétaire, employé d\u2019hôtel, de restaurant ou de maison de pension est snjet aux mêmes rigueurs, s'il loge ou nourrit une personne non enregistrée.Voilà certes mme rigueur que l\u2019on ne trouve dans aucun des pays alliés, même ennemis.Avez-vous payé votre abonnement à la CROIX?LE SIONISME Nous détachons d\u2019un article de In Revue Hebdomadare, de Paris, sur le sionisme, les tiotes mtéressantes qui suivent: \u201cI est difficile anx mieux informés de suivre ll\u2019effarante multiplicité d\u2019événements qui surgissent aux quatre coins du monde, nequièrent en quelques jours une ampleur imprévue, se bouseulent et se compliquent continuellement Par réactions réciproques.Aussi l'opinion désorientée, en proie à tant de soucis, d'anxiétés « d\u2019espoirs, demeure-t- elle indifférente aux questions qu\u2019elle estime secondaires.Daus le nombre, cependant, il en est dont importance primordinle, aunjour- dPhui méconnue, se révèlera brusquement demain, trop tard peut- être pour qu'il nous soit alors possible et même permis de les régler A notre avantage.Le sionisme n\u2019en ust pas la moins grave; beaucoup le croient encore une utopie et ne s\u2019en inquiètent guère: son activité leur échappe et les plans orgueilleux qu\u2019il caresse les trouvent sceptiques.Renvoyons-les alors à ces lignes signées de lord Cromer: **lLe sionisme devient rapidement une question pratique et d\u2019iei peu les politiciens ne pourront plus le repousser comme le rêve fantnisiste de quelques idéalistes.\u201d° \u2018*Envers In l*rance, si directement intéressée à l'avenir du levant, les progrès du sionisme constituent un péril imminent.le but officiel qu\u2019il pousuit est le rassem- b'ement définitif sur l'antique terre d'Israël du judaïsme errant et dispersé, en un mot, la reconstitution de la patrie juive.Quoique jadis négligeable en soi, cette doctrine nous était hostile paree qu'émanée d'Allemagne, et dangereuse, romme servant au germanisme de moyen de propagande.La Nouvelle Sion luntait déjà les pensées des Juifs russes où roumains, quanrl, en 1896, le Dr Herzt publia Etat Juif, livre qui remua profondément les masses israélites.Séduits par l\u2019idée, les Juifs allemands embo tévent le pas i leurs coreligionnaires des pays slaves et ne fardèrent pas à prendre la tête du mouvement, Beaucoup émigrèreut vers la lerre-Sainte, et, très vite, le Sionisme devint résolument germanophile: c'est en Allemagne, en effet, qu\u2019il avait à cette époque ses principales attaches, de là qu\u2019il tirait le plus elair de ses ressources.Bientôt les Juifs, déjouant le mauvais vouloir des Tures, fort mal disposés à leur égard, ache- torent en Palestine d'immenses propriétés, puis eréèrent une banque à Jérusalem; tandis que le Sionisme agissait par des écoles isrnélites locales, toutes d\u2019ailleurs extréme- ment médioeres et mal tenues et par les écoles filiales de da /ilfverein de Berlin.\u2018Le onzième Congrès sioniste, tenu à Vienne en 1913, envisagea ln fondation d\u2019une université israélite à Jérusalem ; bien que reconnu prématuré, ce projet n\u2019a pas été écarté; 600,000 marks ont méme été déjà souserits pour le faire aboutir.Ile Polytechnicum de Caïffn, qui, Ini, devait être prochainement une rén- lité, avait aussi uncorigine sioniste à tendances, ouvertement allemandes.Daus cette gigantesque institution, véritable école d'arts et métiers, dont l\u2019organisation s\u2019annou- çait merveilleuse, payée et dirigée par des Juifs, et destinée à recevoir, dit-on, de 1500 à 2,000 élèves, étaient prévus l\u2019enscignement de l\u2019hébreu et celui de l'allemand, Or \u2014\" PRIÈRE POUR LA PAIX RÉDIGÉE ET PRESCRITE PAR S.S.BENOIT XV ET, AU RECTO, LE PORTRAIT DU PAPE (lustré en or, format 3 par 5 pouces) En vente à la CROIX, 27 rue Saint- Gabriel, Montréal $12.00 le mille, $2.09 le cent.lhébreu étant une langue morte, on conçoit tout l\u2019avantage qu\u2019un programme ainsi élaboré offrait à l\u2019expansion allemande.D'ailleurs les Sionistes ont adopté un diome judéo-nllemand, le veddiseh, qui, répandu en Palestite, apportait un appoint supplé- nientaire aux efforts allemands dans cette contrée, ninsi qu\u2019en témoignent ces lignes extraites du journal 1/-Kibla, publié à In Meeque 1 en aout 18M6: \u2018La Palestine est devenue allemande grâce aux ef- furts Sionistes qui ont pris Berlin comme eapitale, el gui, s\u2019ap- puvant sur Pemperear d\u2019\\ema- ane, ont tiché de germaniser le pays.\u201d des \u2018\u2018\u2019Phéorique avant In guerre, le Sionisme est entré tout à coup avec elle dans l\u2019ère des possibilités.Demain, si nous n'y prenons garde, ce rove aura pris corps, ct cela grâce au concours imprudent de nos meilleurs alliés.C\u2019est maintenant en Amérique et en Angleterre qu\u2019ii cherche des soutiens et les résultats trés prompts qu\u2019il a obtenus ne sont pus pour le décourager.Aisément les Etats-Unis se laissernient con- vainere de coopérer à la création d\u2019une République juive en Palestiue, sous la condition d'un protectorat américain mitigé.A Londres, lord Rothschild a pris activement en mains la cause des \u2018\u2018aspirations nationales juives\u2019 et ln défend, nom ans suecès; ses instances auprès du pouvoir britannique en faveur des *\u201c\u2018droits historiques et inaliénables des Juifs?\u2019 sur la Palestine ont dès mantenant porté leurs fruits, comme en fait foi In lettre formelle que l'hiver dernier il recevait de M.Balfour: **J\u2019ai beaucoup de plaisir, disait le ministre, à porter à votre connaissance, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avee les ns- pirations sionistes, déclaration qui u été soumise au Cabinet et ap- prouvée par lui: le Gouvernement de sn Majesté considère avec -faveur l\u2019établissement en Palestine d\u2019un foyer national pour le penple juif, et il s\u2019emploie de son, mieux à fneiliter la réulisaton de cot objet.\u201d Une question de M.King, posée à la Chambre des Communes, recevait une réponse identique jusque dans les termes: \u2018\u2018Le Gouvernement de Sa Majesté espdre que l\u2019établissement en Palestine d\u2019un foyer national pour le peuple juif résultera de Ja guerre actuelle.\u201d 5 sous l'unité issurait récemment un sioniste notoire, M.Znngwill, de ses sympathies envers les revendications juives.lénfin, symptômes signifiea- Lif, une légion juive combat en Palestine dans les rangs britanni iques et a pris part aux opérations qui- amenèrent la chute de Jérusalem.Lattitude prise en l\u2019occurrence par le Gouvernement de Londr h valu des ndresses enthousiastes rédigées par les Juifs de toutes les parties du monde; le sionisme allemand lui-même, mis en émoi, prit acte des assurances anglaises dans si dépêche an Bureau Juif de Oôrrespondance de La Haye: \u2018\u2019L\u2019asso- viation allemande sioniste salue avec satisfaction le fait que le Gouvernement britannique a reconnu dans une déclaration officielle Te droit du peuple juif à une existen- ve nationale en Palestine.\u201d D'au- «uns prélendent qu\u2019ainsi l\u2019Anglelerre a suscité nne force morale nouvelle et peut-être financière fu service des Alliés.Affirmation dé- méraire, cai les hommes d\u2019affaires juifs s\u2019embarrassent des sentiments dans In senle mesure où leurs entreprises cn bénéficient; quant aux forces morales dont disposent les Juifs disséminés par tont le globe, elles ont trop souvent, hélas! été destrucirices pour qu\u2019il soit raison- uable de s\u2019y confier aveuglément:\u201d\u201d Divisions américaines -SuP le front Des autorités officielles yd é- partement de la guerre dos Etals- Unis ont déclaré aux membres de 1a commission de l\u2019armée de ln Chambre américaine, que deux divisions américaines complètes, entièrement \u2018 équipées d\u2019armes ot de munitions fabriquées en Amérique, sont actu- France.Doux autres divisièns cé\u201d seront bieñtôt prêtes.7 Ces troupes sont en addition a colles qui combattent avec les Français.- Ces divisions, commandées les généraux.Bundy .et Bulla; comportent respectivement une e Pareillenient, un membre de 1\u2019opposition, le marquis ~de Lansdowne, ri cadgifle complète.d'aviateurs -amé- TICAINS.Le cas vs.re Mariaisai eHement dans la zone de combat, on . Un signe des temps prochains Nous aimons À ciler un délicat hommage décerné à la foi catholique par M.René Bazin, de l'Académie française, dans une conférence récemment faite à Londres, et que publie la Revue des Deux M ou- des.Nous en détachons ce passage : «Vos compatriotes qui se battent en France ont été surpris et émus profondément de constater que les Français sont attachés à leur foi, que les églises n'étaient point vides, et que les actes de religion accomplis par nos soldats ne pouvaient :\u20ac compter.D'autre part, on peut rendre cet hommage aux autorités anglaises qu'elles ont eu le respect scrupuleux de nos églises ct de nos chapelles même détruites, même abandonnées.Un aumônier français, d\u2019une brigade canadienne, n'a rapporté qu'au mois de mars 1917, il avait dit la messe dans l'église d'Athies, où il ne subsiste d'intact qua le portail ouest, chef-d'œuvre de sculpture du moyen âge.Allemands ont fait sauter tout le reste à la dynamite.C\u2019est dans l'enceinte formée par les ruines que l'aumônier avait une première fois dit la messe, sur un bien autel : un amas de décombres et une planche.Quand il revint, le dimanche suivant, pour célébrer la messe de la brigade, il eut la surprise d'apercevois un autel ravissant dressé sur les fonds buptis- maux.Il y avait là une table de marbre, un tabernacle de pierre seulpté surmonté d'une statue du Sacré Coeur en marbre, ct, de claque côté, posées sur des fits de colonnes, deux autres statues.Que de fouilles il avait fallu faire pour trouver tout cela dans les ruincs! L'aumônier admire.11 s'imagine naturellement que ce sont quelques- uns des soidats cathuiiques qui avaient voulu lui ménager cette surprise, mais, en rentrant au Camp, il apprenait que c'était l'ocuvre du chapelain anglican, qui avait voulu montrer au prêtre français son estime et son amitié».Les pauvre Et René Bazin voyait là comme une réalisation du vœu de Jeanne d'Are, souhaitant «qu'il y cut des chapelles, où seraient céléhc: des messes pour fous les morts de la guerre».La langue allemande en Belgique Par la Gazette de Francfort, on vient d'apprendre qu'en Belgique les autorités allemandes avaient décidé qu'à partir du 15 mai, la langue allemande serait seule utilisée pour les affaires officielles dans les provinces du Limbourg belge, de Liège et du Luxembourg belge.«Cette mesure, explique unc dépé- che d'Amsterdam, ¢quivaut pratiquement au remplacement de tous les fonctionnaires bclges ; on prévoit, en effet, le remplacement de tous ceux qui, ne connaissant pas l\u2018allemand, devront démissionner, et l'on y pourvoira par la nomination d'Allemands ou de Flamands pro- allemands.» Et comme, sur mille fonctionnaires belges, il n\u2019y en a qu'un qui sache l'allemand, toute l'administration va passer aux mains des Allemands dans ces trois provinces de la Belgique orientale.C'est toute la Wallonie germanisée d'office.Avez-vous payé votre abonnement à la CROIX?LA RULE \u2014 .C'est la nuit.Les soldats dorment accotés à la paroi houcuse d'un boyau, Malgré le vacarme continue des artilleries, couvert de bouc, un agent de liaison se fraye un passage entre les hommes pour parvenir au poste de comimande- ment.\u201cTandis qu'il secoue sa pipe vide dans les creux de sa main, Perrou.un «vieux» de la classe 13, suit des yeux l'agent de liaison et con state : \u2014On ne va pas moisir ici.Des dormeurs s'éveillent.se secouent, s'étirent ; il y a parmi ces hommes Lassés, presque figés, une ondulation qui se propage el s'amplifie.Presque silencieux, ils +0 regardent.Se comptent-ils ?.Cependant, les officiers rejoignent Un capitaine qu'une vieillir leurs unités.balafre ne parvient pas explique, sans phrase, a ses hommes ce qu\u2019on attend d'eux : \u2014 Mes amis, nous allons remettre à ça ! Les Boches viennent de reprendre L.; 1e général demande qu'on les déloge.I! compte alors, on va y aller.sur nous; Et c'est aussitôt, dans un bruit un peu confus, une activité fébiile; tes ceinturons se bouclent, les équipements s'assurent el chacun se passe soi-même la revue de détail.I y a une telle aisance, un tel automatisme de mouvements cette troupe habituée à l'attaque, aux «coups durs» qu'on aurait peine A reconnaître, dans ces hommes agiles, tout en souplesse, ceux-là mêmes qui, il y a quelques instants à peine, prostrés et sans ressort.Tandis qu\u2019eu file indienne avancent, par les boyaux, vers lu ligne de feu, l'artillerie ennemie redouble de violence ; un bleuct, qui finit un quignon Jde pain en marchant, remarque entre deux bouchées : \u2014 Qu'est-ce qui nous balancent ! On dirait qu'ils nous sentent venir.\u2014Jacte pas tant, bleusaille, et garde ton souffle pour tout à l'heure, t'en auras besoin ! répond Perrou, qui, derrière le bleuet, lui emboiîte le pas.chez paraissaient ils Avec une précision qui enthousiasme les hommes, le barrage protecteur de l'attaque re déclenche, exactement, arrivent aux tranchées de première ligne.Un ordre bref, et c'est l'escalade du parapet, le bond en avant, la dispersion en petits groupes, l'art.Pa platissement, le nouveau bord, et tout cela réglé, pase, méthoedigue, dans l'infernal vacarme où se distingue, malgré tout, le ricanement sinistre des mitruilleuses Mais, sortant de L., l'ennemi parait et s'avance en masses compactes: le barrage, qui s'allonge, fauche dans les rangs serrés, où des trous se Creusent, rapidement bouchés par d'autres rangs qui viennent cimenter les Bréches, Avant de s'aborder en face on dirait que les troupes adverses se cherchent, l'une inclinant vers la gauche l'autre vers la droite, paraissant vouloir se tourner, T'out coup un cri jaillit des poitrines françaises ; la baïonnette haute, les hommes s\u2019élancent.C\u2019est démarrage fou- drovant un bond vertigineux, contact, le choc formidable bouscule, enfonce, pénètie corps à corps, c'est la mélée.Dans un déchainement monstre, c'est Ja lutte d'homme à homme, sauvage, sans merci ; les corps s'agrafent, se secouent, roulent, se relèvent, sc reprennent, s'achèvent : rapides, des éclairs d'acier passent ; des cris rauques, des appels, des plaintes montent.Au milieu de la fumée, l'odeur fade du sang stagné, écocurante, mêlée aux relents de cette humanité en action.On a l'impression que, sur place, tout va fondre comme ils a un le qui c'est le dans l'hécatombe et on s'étonne que des hommes s\u2019agitent encore.Puis, un flottement se produit, l'ennemi lâche pied ; c'est la poursuite à travers les ruines du village, la traîtrise des mitrailleuses em:busquées qui crachent la mort ; les fantassins à fourragère avancent quand même.Des renforts viennent à cousse, le village est repris.la res- Sans qu'ils se soient rendu compte de l'apaisement progressif.la lutte s\u2019achève, les survivants de la troupe d'attaque se regroupent.Il y des vides.Des noms s'appellent.11 y ades silences, de l'angoisse plane, de la tristesse s'épand, a le l'arrière, et ces bem- mes exténués, maculés de boue, de sang, retrouvent leur superhe; se redressent et tendent le jurret pour passer devant leur général, qui.képi bas, plus ému qu'eux, saluant ces héros, leur dit simplement : \u2014 Merci, mes enfants ! Puis, c'est retour vers Un autre coup de Jarnac Une dépêche de Windsor, Ontario, nous rapporte un nouveau coup de Jarnac monté par les Irlandais contre les Canadiens français.Voici cette dépêche : Un événement extrûmement mal- précédent dans l'histoire religieuse de notre diocèse et du Canada s\u2019est produit, hier, dans notre ville, a messe des Syriens, au sous-sol de l'église de l'Immaculée-Conception.La messe des Syriens était sur le_-point de commencer, et on remarquait dans l'église un bon nombre de citoyens de Ford-City, qui, bien déterminés d'accomplir leurs devoirs religieux heureux et suis s'imposent des sacrifices nombreux pour assister à la messe du dimanche dans les églises des paroisses voisines et plusieurs paroissiens de l'Immmaculée-Conception.Le curé dela paroisse, M, l'abbé Robert, se rendit au sous sul et dit aux Canadiens français que In messe ne commencerait pus tant qu'ils seraient dans l'église, qu'ils n'avaient pas d'affaire à venir à cette messe, que le prêtre syrien ne voulait pas les voir et qu'ils devaient sortir immédiatement du temple.Un paroissien de Ford :e leva immédiatement et répondit qu\u2019il n\u2019a- vit jamais entendu parler que les catholiques puissent être cl'astés de l'église.IT dit ensuite que les catboligues ont le droit d'aller à la messe où ils veulent et, qu'en conséquence, ils ne sortiraient pas de l'église.Sur ce, l'abbé Robert manda la police qui obliger tous les Canadiens français à sortir de l'église.On se rendit ensuite voir le prêtre catholique syrien et on Ini demanda s\u2019il était vrai qu'ilne voulait pas voir les paroissiens de Ford et assister à ses offices religieux.Il répondit qu'au contraire il était content de pouvoir leur procurer l'occasion de remplir leurs devoirs de catholiques.Chassés de l'église par la police, les Canadiens français s\u2019en retournèrent indignés, Ona ensuite placë des policiers à la porte de l'église pour empécher teus les autres Canadiens français d'entrer dans le sous-sol.Les paroissiens canadiens-français de l'In.ma- ci:lée Conception sont absolumes.t indignés dela conduite du curé Robert.autres Par l\u2019intervention du Pape Notons la conclusion, à Berne, d'un accord pour lu libération réciproque des prisonniers civils belpes et allemands, à savoir les fen:mes, les enfants, les hommes de moins «le LA ORUIE dix-sept et de plus de quarante cing ans, les hommes inaptes au service militaire, les ecclésiastiques et les médecins, exception faite de tous ceux qui ont été condamnés ou qui sont l\u2019objet de poursuites.Or, cet accord est intervenu à Ja faveur de l'intervention du Saint-Siège, et le gouvernement belge, à cette occasion.a fait parvenir au Cardinal Gasparri, secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, ses remerciements.\u2014 Les eultivateurs ne seraient, pas appelés On affirme que le gouvernement publiera sous peu une communication officielle au sujet des jeunes gens conscriptibles qui sent cm- ployés sur des fermes.11 est entendu cette communication renfermera l\u2019assurance qu\u2019il ne sera plus pratiqué de saignée dans les rangs des agriculteurs, du moins durant le temps que duretont les récoltes, ct ce, bien qu'il ne faille pas négliger l'importance du recru- ternent militaire.Comune il a été annoncé déjà, les jeunes gens de 19 ans qui eurent à se présenter le ler juin ne seront pas appelés avant l'automne.Tout récemment, le conseil du cabinet a accordé son attention à la situation des agriculteurs.que 0.La disgrâce des Romanof On sait que tous les membres de la famille Romanof restés jusqu'ici dans la circonscription de Pétrograd ont été brusquement envoyés dans l'intérieur.Convoqués commission d'urgence instituée pour lutter contre les ennemis de la Révolution, les Romanof ont été informés qu'il ne leur serait plus permis de résider que dans les pou- par une vernements de Yologda de Perm ou de Viatka.Liberté leur était laissée de se fixer dans l'un quelconque de ces gouvernemients sous la condition toutefois que le Soviet de la ville choisie par eux n'y vit pus d'obstacle ! 11 Jeur fut en outre interdit d\u2019habiter ensemble.Le grand-duc Nicolas Nicolaievitch partit donc pour la région de Vologda, Landis que Serge se 1en- dait à Viatka.C'est également près de Yoloyda que s'est installé un des frères de l'ex-tsar, le grand- duc Paul; mais comme il était très gravement malade, on u autorisé exceptionnellement à le rejoindre son fils Dimitri, qui est exilé à Téhéran à la suite du meurtre de Raspoutine.Le grand duc Michel vitch, désigné le lendemain de la Révolution pour succéder à Nicolas Il, est retiré à Perm où il avait été, pendant quelque temps, en prison.Arrachés brusquement A leurs palais par des détachements de soldats désignés pour les escorter jusqu\u2019à leur nouvelle résidence, les grands-ducs n'ont pu emposter aucun bagage.Dépourvus de toute ressource, ils n'ont pu, d'autre part, se procurer sur place ce qui leur fait défaut .Les autres membres de la famille Romanof, qui n'avaient pas quitté la Russie, se trouvent tous en Crimée.Là, vivent notamment la mère de Nicolas II, l'impératrice Marie Feodorovna, et sa fille la grande-duchesse Olga, ainsi que le mari de cette dernière, le grand- duc Nicolas-Nicolalevitch, qui fut, pendant un moment, généralissime; le grand-duc Pierre avec sa femme ct ses deux enfants, enfin le grand- duc Alexandre Michaîloviteh avec ses six enfants.Alexandro- CA \u2014\u2014e EI Sea ne rt Les marins de la flotte de la mer Noire se sant institués leurs gardiens, après les avoir réunis tous dans une maison qui se trouve sur une propriété du grand-duc l'icrre Les captifs y sont, à vrai dire, un peu à l'étroit, puisque, sauf l'impié- ratrice douairière qui dispore d'ure petite chambre, les autres membies de la famille Rormanof sont loge À deux ou trois dans la même pièce.Tel est, en ce moment, la situation des Romanof, Une fantaisie des Soviets locaux, sous la dépon- dance desquels ils ss trouvent, peut la rendre plus pénible encore.Tout est possible.Pourtant, rien dans l'attitude qu'ils ont observée jusqu'ici ne légitimerait un surercit de rigueur.Ils se sont tenus en dehors de tous les mouvements politiques, même le grand duc Nicol:s Nicolaïevitch, qui joué, dans le sud n'a aucunement de la Russie, le rôle qu\u2019on lui avait pendant un me- ment attribué.Les bolchewiki le reconnaissent d'ailleurs et, à chacun des grands-ducs qu'ils viennent de chasser de Pétrogrud, ils ont fait remettre une sorte de vertificet établissant que ce n'est point du tout pour s'être inblés des mine noeuvres contre - révolutionnaires qu'ils sont exilés de la cupitale.Le nom seul qu\u2019ils portent les rend indésirables Notes a Nouvelles LES GRANDES DBATALLILES ECLIPSIEEES Voici, d'après le Daily Mail, de Londres,les chiffres des forces totales engagées dans quelques unes des plus grandes batailles de l'histoire : Austerlitz, 1845 : Français 05,000, Austrichiens 82,00 ; léna, 1S06 : Francais 54 000, Prussicns, 53,06 Wagram, 1809 : Frangais, 181,000 ; Autrichiens, 128,000; Dorodinc, 18:2: Français, 130.000; 121,000 , Waterluo, 1515 : Frangai:., 72,000 ; Anglais, 74.200 ; Prussien , 75,000 ; Sadowu, 1806 : Prussien:, 260,000 ; Autrichiens, 210,600 ; S - dan, 1870 : Allemands.154,006 ; Français, 90,00 ; Ligo-Yang, 1901: Japonais, 2C0,UC0O; Russes, 150,600 ; Moukden, 1905 : Japonaus, 310,000; Russes, 100,(00.Toutes les forces des deux combattants ne prensent part ala bataille.pas toujours \u201cds, par comparaison, on pout dite que lez treu- pes ul comptent trois millions d'hommes, ont devant clles autant de troupes alliées.allemandes en France, oA WwW L'ACTIVITE ALLEMANDE EN BELGIQUE Le Telegraaf, d' Amsterdam, apprend que l'accalnie qui s'était mn- nifestée après lu ten:pête maintenant fait place à nouveau d'activite en Belgique.De longs trains amènent de nouveau des troupes dont un certain nombre viennent de Roumanie, Les derniers renforts allemands comprennent de nombreux adoluecents ct des recrues qui ont été soumires à un entrainement intensif à Gand Les jeunes aviateurs reçoivent l'instruction avec une grande assiduité, à Diest, en Brabant, et beaucoup sont envoyés au front après seulement quatre semaines d'instine- tion.Tout porte à croire qu'une nouvelle bataille cest psoche.Mons ot les villages envizonnants sort pleins de blessés qui, lorsqu'ils sent su fHi- samment remis, sont envoyés plus loin, à l'intérieur, pour faire place à d'autres.Trois cents civils ont été obligés de travailler aux chantiers d'Itoboken, près d'Anvers, en compagnie d'Allemands, à la construction et à dès a un Tce Mortreus 15 Juju 1918 EE EEE la réparation de vuisseaux de guerre.Une situation analogue 1égie a Gand, à Bruges et à Ostende.Le nombre de prisonniers amenés d'AI- lemagne aux vieux ouvrages fortifiés de Diest, dans le Brabant, augmente journcllement * mais on ne sait pas quel est le Lut des Allemands dans ce déplacement de prisonniers.Les Allemands transportent mainterant à l'ancienne maisen de vorrection de Vilvorde, près de Bruxelles, les prisonniers politiques belges qui étaient dans les prisons d'Anstadt, de Cassel, de Werleiden et ailleurs.Les aviateurs alliés ont déployé une grande activité sur le front.Des bombes furent jetées sur le casino de Menin, pendant qu'une fanfare y jounit.Un grand nombre de musiciens ont été tués.Les quartiers sud ct nuest de Menin sont détruits.mé LE UN NOUVELLES REGLES POUR LA CONSCRIPTION AUN ETATS-UNIS L.Provost-Marshal général Crow - der a donné l'ordre de faire une nouvelle classification des inscrits sujets # la consciiption.Le nombre des inscrits de la classe l s'est trouvé dans plusieurs Etats, notamment dans New-York, bien au-destous de la proportion généralement prévue de 28,7 pour cent.Dans certains districts elle cet tem- béc jusqu'à 10 pour cent.Le général Crowder est convaincu que Lien des personnes placées dans la classe 1 devraient régulièrement se trouver dans les classes 1 et 2.lt a l'ordre de faire une enquête tiès sérieuse à ce sujet, car dans bien des districts est déjà épuisée.L: Provost-Marshal général 16- pete a nouveau que la question de la plus haute importance est de lever une armée et par conséquent n'y aura plus d'exemption pour les ouvriers spécialisés ou pour Vagriculture.donné la classe 1 ce ue = L'APPROVISIONNEMENT DES ALLIES D'après le correspondant politique du Daily M il, un projet ayant pour but d'utatsir un cabinet wilié se pour unifier l'approvisionnen (rs on ce qui concerne les vivres et les matières premières, à été appiouvé par le gouvernement britannique.Cinq comités seront établis ct comprendront des représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie etdes Etats-Unis.Chaque comité coordennesu les approvisionnements et les besoins particu- livers, Une amalgamation de russOuICes toutes fes alliées sera con.titule par ces comités, ct leurs rapports sur les approvisionnements et les besoins seront adressés maritime.au conseil ve us is LES REFUGIES DE IA MARNE Paris continue à montrer Je plus grand calme, on ne peut plus léger signe de panique.Pics de deux cent mille réfugiés, pour lu plupart des femmes et des enfunts, sont arrivés dus régions de la Marne cl ont été ensoyés en Normandie et en Bretagne.Les camions automobiles américains aident au tiutispoit de ces milliers de personnes de aris en province.noter le MIE OR DEMISSION DU BARON DE BROQUEVII IE Une dépêche du'Havre à l'agence Havas dit que le baron Charles de Broqueville, ministie des affaires étrangères, à démissionné ct que M.Cooreman, ancien président de Ja Chambre des représentants belges, a été appelé à le remplacer.La démission du baron de Bioqueville est due à une différence d'opinion sur les méthodes de gou- varnement.\u201cM.Cooreman sera également titulaire du portefeuille des affaires économiques.} Montrén .16 Juin 4618 QUELQUES REFLEXIONS La guerre a détruit beaucaup plus de fortunes qu\u2019elle n'en a créées.C'est pourquoi le nombre des nouveaux pauvres restera fort supérieur A celui des nouveaux riches.LE LE Les seuls moyens sûrs d'accroître la production ouvrière sont le Lravail aux pièces el la participation aux bénéfices.La continuation de la lutte des classes ne ferait que diminuer le rendement du travail collectif et appauvrir toutes les classes.s = # 14 fallait que l'Etat fût singulièrement liypnotisé pendant la guerre pur l'iécal socialiste pour persister, malgré tant d'infrue- tueuses expériences, à s'ériger en distributeur des produits et en régulateur des prix.Les résultats obtenus n'ont fait qu'accentuer l'erreur des théories inspiratrices de ces mesures.Irréalisable par les institutions, la déventra'isation cest seulement réalisable par les mœurs, Quand les intérêts locaux se grouperont pour résoudre eux-mêmes les questions sans l'assistance de Etat, quand les syndicats, les coopératives acquerreront une certaine force, la décentralisation se fera d\u2019elle- même :ans aucune loi.\u201cou L'improvisation ne rachète ju- mais complètement l'imprévoyance.se La lé Invisible souvent, la force obscure des choses est.irrésistible toujours.\u2014 -\u2014\u2014_ -\u2014- L'odyssée de puelques soldats belges Les habitants de New-York, qui ont déjà acclamé de nombreux représentants de plusieurs armées alliées, ont.eu l'occasion d'acelamer 239 représentants de l klicique ur- még belge qui, la première, n eu a supporter te poids de avalanche barbure.D'£barqués, 1 y a quelques jours à San Francisco, ces 239 Belges, qui reviennent de Russie, ont traversé toute l'Amérique.Pendant leur séjour à New-York les Belges ont élé passés en revue par M.Cartier, ministre de Belgique à Washington.Ts ont à leur tête le commandant Roze, le commandant en second Bridoux et l'adjudant major ven der Donih.Plusieurs des officiers ont ra- Conté quelques-unes de leurs aventures dans cette guerre à laquelle ils preanent part depuis le début: «Nous savions ce qui allait arriver, avant même que la révolution |\u2018 bolchewiki ait commencé, dit le lieutenant Severin.Nous avons, par conséquent, eu la chance de nous préparer à quitter la Russie, Ce que nous savions ne pas être commode.Il est providentiel gue nous ayons eu la prévoyance de mettre de côté une provision Ce vivres et de vêtements, «La situation en Russic ne peut être méme imaginfe par ceux qui sont en dehors du pays.La masse des Russes ne pense qu'à une seule chose, c'est au fait qu'ils sont libres.La propagande allemande ct l'argent allemand les ont tellement corrompus, qu\u2019il y en a pour longtemps avant qu'ils soient capables de faire quoi que ce soit.«Quand la révolution s'est produite, nous étions en Galicie, où nous nous étions battus dès le début.Nous avons réussi À revenir A ICief, et là nous avons trouvé la situation pire qu'au front.La ville était bombardée par les dilTé- rentes factions et le feu des mitrui!- leuses était constant dans les rues.PTE EE EE LA OROIX «Le commandant Roze a réussi à obtenir un train pour nous transporter à travers la Sibérie.Nous mous rendions compte que Je seule Demandez, le numéro de Mai de Ï = cette direction.Notre train s\u2019est avancé sans difficultés jusqu\u2019à Omsk.LA, une force de Bolche- 9 j wiki l'a divisé en quatre sections.M: Ils nous ont séparés et nous ont N alors déclaré que nous devions nous joindre à eux et leur remettre nos armes.«Bien que notre corps fût ainsi divisé, aucun de nous n\u2019a eula pars ion Nowe wer La or ande question actuelle : le fusils et dit aux Bolchewiki que s'ils les voulaient, ils n'avaient qu'à venir les prendre.Jls sont restés deux heures à contempler les canons A de nos armes ; puis, voyant que - A N O M | nous étions décidés, ils sont partis.\u201cAprès cela, tout a bien marché jusqu\u2019à Chita, où à peu près la a Qui sauvera la race canadienne-française de là, à Kharbine, d'où nous sommes revenus À Vladivostok, où nous tous sommes embarqués pour I'Amérique.» ET, AU VERSO, La Prière pour la Paix EAL CATHOLIQUE | LE PormaIr pu pli GRAN Noxs demandons aux lecteurs de la \u201c CROIX \u201d de faire une DE PROPAGANDE DE =\u2014=\u2014\u2014 : 9 e (Lustré en or, format 3 par 5 pouces) e à à Î O 1 u e En vente À la «Croix», 27 rue Saint- Gabriel, Montréal.§12.00 le mille, $2.00 le cent, 5 sous l'unité.a\" - \u2014_ elié, l'IDEAL CATHOLIQUE fera, chaque année, un magnifique volume de 11 pouces par 14 pouces avec: L'oeuvre du bon journal recommandée par Pie X DANS LES MILIEUX POPULAIRES » june couverture de luxe et de belles Illustrations.8 ABONNEMENT: \u2018 Benoît XV et enol Un an, 1 exemplaire chaque mols - - - - .- - - - - .$ 200 A \u2014_\u2014 Un an, 5 oxamplaires chaque mois > - - - - - $ 7.00 .| Notre Saint Pére le Pape Benoit Un an, 10 oxemplaires chaque mois - - - - - - - - - - - - $10.00 XV écrivait, le G mai 1916: Un an, 20 exemplaires chaque mois - - - - - - - .- - - - - $16.00 «Le peuple chrétien, toujours ro- è yalement large pour toutes les ini- Un an, 50 exemplaires chaque mois \u2018 To LC \u2019 .- 580.00 tiatives qui intéressent le salut Adressés à une ou plusieurs personnes et à un ou plusieurs bureaux de poste.! des ames, ne fera pas attendre sa généreuse contribution à l'ocuvie 9 e la bonne presse, dès qu\u2019il au- C Cc ru élé éclairé sur la souveraine né- a O i Li cessité de cette oeuvre ct qu'il \u2018aura appris à la regarder comme ° ln noble protectrice de ses inté- 27, rue Saint-Gabriel, .ee a + + + eo oo a « « « Montréal.9sts.«Mettre les oeuvres de presse de iot- côté, disait le saint et clairvoyant - - Pie X, c'est se condamner à n\u2019a- eco aDeoNd\u2026éCS SON DOCS voir, aucune action sur le peuple ct ne rien comprendre au caractère de son temps.» LA CITE MYSTIQUE \u2014\u2014 les autres devant suivre bientôt.Bel ouvrage in-8 en huit forts volu- La Prière Pour la Paix mes dont les cinq premiers sont parus En vente chez In traductrice, Rose de Lima $2.le cent Dumas, Suint-Jean-Chrysostome, com- 16 de Lévjs, P.Q., Canada, nu prix de six Jolinrs, payables en une fois, par chè- La CROIX, 27 rue St-Gabriel, que au pair ou par mandat-poste MONTREAL necompagnant In commande, frais d'en- voi À charge des dostinataires.Question de la Guerre La \u2018\u201cCroix\u201d\u2019 s\u2019inspire A ROME Et se documente aux Meilleures \u201csources d'information.| 2.\u2014 envers o09P000W524W PI LES FOURRURES Desiardins Le plus beau, le plus riche et le plus utile eadeau que=vous puissiez Ÿ offeir\u2014c'est une fourrure, \u2014 et la meilleure place pour vous proeurar un cadeau de ce genre, c'est à la MAISON DESJARDINS où le ehoix est plus § = geand que parlout ailleurs et où les prix sont.toujours'raisonnables, oo On n\u2019anra chez nous que I'embarras du choix.4 Tous les artieles que nous offrons \u2014manteaux, paletôts,-pélerines dehappes, Lours de cou, manchons, casques, ete., etc., sont, confoctionnés avec les pelle- 4.= : Levies los plus belles et les mieux choisies, les doublures les plus solides et.# +.les plus nouvelles, et d\u2019après les modèles les plus en vogue et les plus jolis, § VISITEZ-NOUS SANS RETAKD LL Nos salles d'axpasition sat ouvertes au publie tous les soirs, et les visiteurs sent les Meavonns.\u201d Chas Desjardins & Cie ILIMITEE 130, RUE SAINT-DENIS MONTREAL L\u2019Evangile A Lo quatrièmo Dimanche aprôs la Puntecôto S.Lue, VV En ce temps-là, Jésus, étant sur le bord du lac de Génésareth, se trouva accablé par une foule de peuple qui venait à lui pour entendre la parole de Dieu.Il aperçut deux barques arrêtées au bord du lac, et d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets ; il monta donc dans l\u2019une de ces barques, qui appartenait À Simon, cl le pria de s'éloigner un peu du rivage ; puis s'étant assis, il instruisait le peuple de dessus la barque.Dès qu\u2019il eut cessé de parler, il dit a Simon : Avancez au large, et jetez vos filets pour pêcher.Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; néanmoins.sur votre parole, je jetterai les filets.Les ayant done jetés, ils prirent une si grande quantité de poissons que leurs filets se rompaicnt., Alors ils frent signe à leurs compagnons, qui étaient dens l'autre barque.de venir les aidez.ls y vinrent, et remplirent tellement les deux barques qu'elles étaient près de couler à fond.A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux pieds de Jésus, et lui dit : Eloignezvous de moi, Scigneur, parce que je suis un pécheur.Car la pêche qu'ils venaient de faire l'avait suisi d'étonnement et d'effroi, lui ct tous ceux qui étaient avec lui, aussi bien que Jacques et Jean, fils de Zébédée, compaguons de Simon.Mais Jésus dit à Simon : Ne craignez point ; désormais vous sercz pêcheurs d'hommes.Lt ayant ramené leurs Larques uu rivage, ils quittèrent tout et le suivirent.oe een Le calendrier de la semaine Dimanche, 16\u2014IV Pent.S.Lutgarde, vier.Lundi, 17\u2014S.Mardi, 18\u20145.Mercredi, 19 Falconiéri, v.ap.Avit, abbé.Léonce ; S.Amand.-Ste Julienne de Jeudi, 20 -S.Silvère, pape et mart.Vendredi, 21 -S.Louis de Gonzigue, conf.Samedi, 22 S.Paulin, conf.\u2014es L'école chrétienne \u2014 Un instituteur catholique de l'Aveyron écrivait dernièrement à la direction de l'enseignement libre de ce département : «Si vous aviez besoin des conseils d'un vieux poilu pour vous encourager dans l'œuvre que vous dirigez, je vous dirais : continuez, répandez les écoles chrétiennes.J'estinic que ce n'est que par les écoles et les œuvres post-scolaires qu'on conservera la religion en France.J'en ai pour preuve les nombreuses contrées que j'ai parcourues durant ma campagne.Là où se trouve une école religieuse, ly a un noyau cetun foyer qui met la vie et l'entrain à l\u2019église ; là où elle manque, c'est la désertion presque complète de l\u2019église.» M.Adjutor Rivard BATONNIER La réunion générale du Barrcau de la province a cu lieu et Me Adjutor Rivard, C.R., de Québec, a été unanimement élu bâtonnier, à la place de Me H.J.Kavanagh, C.R., sortant de charge.ge ES [a cause de Mge de Laval S.E.le cardinal Régin à adressé à son clergé une lettre, dont nous détachons le passage suivant : «Le 11 juin prochain aura lieu la Congrégation préparatoire cù l'on étudiera l'héroicité des vertus de Mgr de Laval.Je vous recommande instamment cette cause, et je vous prie de lu recommander aux prières de vos fidèles.Parlez-leur du vail lant sdint apôtre que fut le premier évêque de Québec, tâchez de stimuler leur confiance ensa puissante intercession et faites-lcur bien comprendre leur devoir de solliciter dans leurs prières la grande faveur que nous attendons de Rome et du ciel.» L'attaque décisive seule donne la victoire et Le général Poeli, commandant en chef des arinées alliées, dans tar av dele important publié dans Te jour nal hebdomadaive The Field, dans cquel il diseute le problènie du soi dat et le moyen d'arriver à Li vie coîre, fail la déclaration signifien- tive que les batailles ne peuvent être canes en derniere analyse que par L'armée qui preud l'offensive.Le sénéral eu clef s'exprime ainsi: \u201cLa guerre moderne, peur ari fins et imposer ses vo \u2018ontés à l'ennermit, ne reconnait qu'un seul moyens la destruction des for er ir ses ves organisées de l'ennemi, \u2018ba guerre wtte destruction cherelie ot prépare par une hataille qui amène fa défaite de Penne, haut commaude- ment, détenit la discipline de ses soldats et annule ses unités en tant que Fores combative, lésorganise son Notre premier axiome doit être que pour atteindre complètement ce but.une bataille ne doit pas étre Une bataille défensive, meme si elle conduite, nue produit caïuqueur et un vaînen.C'est ne partie à recotemencer, De dent est soit entannée au débat de la bataille ou qu'elle suive la défensive peut seule donner des résultats et pur conséquent doit toujours être eur blessée à fai fire purement défensive.purement est très hien pas un tout cect le corollaire évi qu\u2019une offensive, qu\u2019elle -Mainteuir nos positions n'est puts de synonyme d'être Vietortenxcola prépare meme ln défaite, Ni HOLS Feslols oll Dots =sotines, ot =i pas à l'offensive ponr fixer la direction de l'attaque, pour nous protéger coutre les plais de l\u2018ennetai et Pempécher de répé ter la Hanoeuvre, nous vous chercher à contoater et à li vier de nombreux combats, avant chacun un but déterminé.Hols ne prissolrs mene de- Mais puisqu'il ne reste aueun doute que l'attaque décisive est ia pierre de voûte d'une bataîlle, tou tes les autres actions qui composent une bataille doivent être envisa.woes, considérées, organisées et renforcées dans la tnesure où elles préparent, facilitent et garantissent le développement d'une attaque deed par ses sUrprises, sa Vitesse et pour laquelle par conséquent il sentiel de réserver ln plus grande quantité possible de troupes de mua- noeuvre.Les réserves, c'est-à-dire la massue préparée, sont organisées et maintenues, soigneusement entrainées, pour exécuter la seule action de la bataille dont on attend des résultats: l\u2019attaque décisive, *\u201cLes réserves doivent être éeo- nomisées avee la plus grand parei- monie de façon à ce que la massue soit suffisamment puissante pour rendrele choc aussi violent que pos sible.Lancées à la fin, sans nueu- ue arrière pensée d'économie, avec sive enrnetérisée SOS INASSEs, est es un plan bien mari pour gagner ln bataille à un point choisi et déterminé, les réserves sont jetées toutes it la fois dans une action surpassant en Violence et en énergie toutes les autres phases de lu bataille, une action aver les caractéristiques voulues: surprise, masse et rapidité, En réalité toutes nos forces y prennent part, soit en la préparant, soit en Pexdentant, **Daus cette action qui est notre bat stpréème, nous ne devons pas être déeus par les apparences.Bien que la théorie pèclre lorsqu'elle est ; ppliquée pare des mains faibles, et cuand les points aecessoires obseur- cissent le principe primordial, l\u2019histoire et la raison nous montrent que dans la bataille il n'y a qu'un seul veumient qui ait une réelle valeur, l'attaque décisive qui seule est est capable de nous assurer le ré- \u201cuültat désiré, Li destruetion de Padversaire \u2014 L'Allemagne retire les forces qui lui restent en Russie D'après une déclaration de M.Maxim Gorky dans son journal le Navaia Lhizn, PAHemagne est sur Le point de retirer toutes ses mas du troupes netnellement en Russie pour être emploviées sur le front oe- dental.Le Noraie Zhizn prétend douner le texte d'une dépéclie envoyée par le général Falkenliayn, ancien chef de l'état major rénéral allemand, quai, dit il, a été interceptée et dans laquelle le gévéral déclare que les batailles, sur le front sont critiques et vecidental, décisives, mais qu'en vue d'assurer définitivement ta Victoire ef la fin de la guerre, ln concentration de lorces énormes sur nécessaire, Lit dépéche ajoute: *MAteudu que nes troupes ont atteint leurs objectifs sur les fronts Fisse et ukrainien et sont aetuelle- ment au repos, l\u2019empereur a douné des instruction a l'état major wd uéral de prendre les mesures né- vessaires pour le transport en Fran.Russie ve de la majorité des Torees mandes trouvant Blanche, en lêussie, nv laissant que de petits on Ukriue of en Grande détachements pour le ntintion de l'ordre,\u201d D'après le télécrantne, le trans port des troupes devait s'effcetuer dans une période de sept jours, De vivoureuses mesures devaient être prises dans le cas où les employés de chemins de fer \u201cvu intervenir en ce qui les monvements de troupes, auraient voncertre Ullsses \u2014 Choses de (ruerre LA SITUATION MINISTE- RIELLE EN ANGLETERRE Le projet de constituer un second cabinet an Grande-Bittagne, ayort pour but de s'occuper partionlière- ment des affaires intérieures afin d'alléger le travail du Cabinet de lu Guerre, sera proposé la semaine prochaine aux deux Chambres du Parlement.Le projet a Été discuté récemment dans la presse etila été annoncé que le gouvernement s'était décidé pour deux cabinets, un d'affaires de guerre D'après le Times, intérieures \u20ac l'autre toutefois, le Cabinet de la Guerre actuel re paraît pas accepter vne telle division définitive des fonctions du gouvernement, bien que l'en cem- prenne que de soient projetés.tels changements .+ » LE CONCOURS DES CAINS De 71 Pogrolo d'Hatia, de Milan.LE faut compter sur un autre hiver de guerre et affronter tous lee problètnes qui se posent afin d'être AMER] La CROIX \u2014 _\u2014 - - diy v _ _\u2014 - - \u2014 _ \u2014 prêts au moment opportun, il faut sortir du \u2018point.mort\u201d en oetobre.A notre sens, alice et ln France devraient: a) mettre en sursis extraordinaire et renvoyer à la terre, en prévision des semailles, les vieux territoriaux; b) retirer du front et renvoyer à l'arrière les vétérans de In guerre; «) remplacer les vétérans par des soldats américains.\"ll est indubitalile qu\u2019on peut demander ce concours et lobtenir des Amérienius.Is sont tout disposés à nous le donner.Lies récentes dé- ehtrations de M.Wilson le prouvent.\u201cN'oublions pas que, depuis le mois de mars, le nombre des Amérieins qui arrivent a triplé.\u201d = u += INDICES D'UNE NOUVELLE OFFENSIVE 1 Corvivee della Sera, de Milan : Pau côté allemand on note un grand effort pour relever le moral des troupes et raffermir leur foi.C'est un indice sûr de Poffensive imminente.Dans Lu préparation allemande se révèle Lu prébeeupation de faire vite, d'aecétérer le mouvement, de nanoeuvrer avec une extrème rapi- dit pour ne pas donner a l'adversaire le temps de se remettre ot de riposter, Presque toutes les lignes de chemins de fer ont été remises en état, les tronçons nouveaux ont été ajoutés, les ponts sont reconstruits, routes sont réparéesz enfin, d'itamenses dépôts de munitions ont été créés sur toute la ligne de front.Les aceumulations de vivres el de matériel de guerre, que Penne mia faites, ont quelque chose de fabuleux.lêlles sont destinées à ali- tienter immédiatement et sur une SeheHe timmense le flux offensif les * \u201c L'ALLEMAGNE CHERCHE | SASSURER LE CONTROLE DU TRANSSIBERIEN lies négociations paraissent avoir Été engagées à Moseou pour assurer a PA lemagne le controle du Pranssibérien jusqu'à Irkoutsk.Un explique les projets de lAÎle- nutgne en disant qu\u2019elle veut être en \u2018uesure d'empécher, par des tarifs probilitifs.le transport mar chandises qui seraient envoyées en Russie pur le Pacifique.Ainsi, le commerce allemand jouirait d'un manopole sur le marché russe, Le but que les AHemands poursuivent en vaut d'accapurer le Transsibérien serait done d'ordre économique et nou d'ordre mili tatire, des ess nn + UN APEU DE LENINE An cours d'une séance du comité exécutif des Soviets, äà Moscou, bonne à prononcé sur la politique étrangère, un discours que la presse et de publie attendaient avec trmapa- tience depuis longtemps.Lénine à parlé sans Pentiousiasme des premiers jours.Ha dû reconnaitre que la situation itternationnle était extrêmement précaire et instable.Ayant constaté que, tant que le prolétariat international restera i- norte, la potitique étrangère du gouvernement des Soviets sera égale- ments inerte, Lénine s'est exprimé en ces termes: * Nous ne sommes plus la grande puissance: de toute la Russie, il ne reste que la Russie centrale, mais nous mettons l'intérét socialiste mondial au Létine n'a même pas voulu répondre aux orateurs des partis hostiles et il est parti dès qu'il eut terminé son discours, laissant au président du comité, M.Sverdlow, le soîn de riposter à ses adversaires.\u2014.- Avez-vous payé voire contribution à la CROIX?L'ESCADRILLE La terre a les esendrons, Pair a les eseadrilles, joli mot de légèreté, de rapidité, de vivacité française qui claque et brille nu soleil.Faute de pouvoir y assister, nous aimons nons donner le spectacle du branle-bas qui s'exéente, dès que l\u2019ordre lancée vient toucher l'esea drille.Avec ane promptitude of un lrémissement qu'il n'avait jamais ens, avec une Apreté helliqueuse et hardie, chaque appareil trépide aussitôt d'impatience et de Fureur sa- erie, L'esprit de la cluisse Panime.Comme un æigantesque = gerfaut brusqustmieut décapuchonné, il lanee, ébloui d'ardeur, pique droit et fouille l\u2019espace, Volonté percan- te et impitoyable, il elievehe et tron- ve.Va vite fait de repérer gran: de distance la bange du Teuton, le terrier de sa batterie.l£n un ius- tant il lève la mauvaise nichée qui remue sous lu branche et son tir vient bouleverser rassemble ments avec autant de sûreté que le piece du promeneur fravassant une fourtnilière.Ou bien, =\"il ne porte pis le ravage lui même, il le prépare e( te détermine, en indiquant au chasseur armé du 75 la plaire exacte du gibier, qu'il Casetne déjà, par la menace magnétique de ses orbes.Jusqu'i ce qu\u2019il entende l'éclat du tonnerre, et qu'il l'ait vu toraher à l'endroit ofc il faut, il ne s'interrompt pas de tracer dans Pair le corele rigoureux gui localize le bat se les «qui n linflexihifité d'une condaum nation.Chaente de ses feintes, de ses allées et ventes est Tisible com nie Hu rapport.mouvements qu'il exécute sont une télégraptie Chappe aussitôt transinise, et tout le temps que sa présence est néces- Les siiire, il passe, repasse, et fait sa ronde au-dessus du poiut visé, il y insiste il ne le lehe pasz sa ressent bance avec l'oiseau télle que Von imagine qu\u2019il va tout à coup tomber d\u2019un trait pour battre d'une aîle frénétique en tou chant le sol et remonter triomphe de proie est avec un canon duns ses serres.Dans histoire de l\u2019aviateur écrit vraiment, à la poin te de Paile, un magnifique chapitre.Ise rapproche du marin, Leur es- istence, à lun et à l'autre, et leurs dangers peuvent supporter la comparaison.Aussi difficile et raître qu'elle, Pair et une onde, invisible, impalpable, il ena es cone rants, los remons, les vagnes, les la mes de fond, le calme et los colères, et le vent, comme il fait pour l\u2019eau, le fouette et le démonte.Mais comment exprisier l'état psvehique, ta mentalité spéciale du soldat aie de puis li tninnute où Ia fureur neiîtri- séedu départ l\u2019extivpe du sol et le lance?et dominées! Que de palpitantes et folles ivresses à travers les péripié ties de In mission! Ne faut-il pas franchir toutes les lignes ennemies, celles d'en face et celles d'en haut.essuver les embruns de Li mitraille.traverser les réseaux du brouillaerd, éviter d'être pris of étouffé par les pattes du nuage pareil à un grand ours blanc?Ft le draine du duel vertigineux, la tromhe et les cabrioles de lu poursuite, les ruses du virage, les Fansses ehintes pour éviter La vraie, les pièges, les ehassés-eroi- virtuosités de la science et du conrage mises en jeu dans In rafale afin d'arriver à cette nerve aussi Que d'ingoisses souveraines toutes les SES, surplomber le faucon de Prusse, à le frapper et à le couler à pie
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