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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 22 mai 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1920-05-22, Collections de BAnQ.

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[" am * JOSEPH BEGIN, directeur 4B rue Saint-Gabriel, Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS,LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT,COLONISATION \u2014 LE JOURNAL CATHOLIQUE Quelques mots sur ce très important sujet +5 HA La Croir est née libre de tous liens autres que ceux qui l'attachent à la Sainte léglise Catholique.124 durant dix-sept ans elle a véeu en dépit des diffieultés que son caractère de avancée lui eréait chaque jour.de journal de combat, sentiuelle Depuis une couple d'années, la plupart des journaux ont doublé, au moins, le prix de leur shonnement; celui de Ia Croix est resté à deux piastres, bien que les frais de publication soient con- sidérahlement augmentés, Nous signalops ce fait à ceux qui, par ailleurs, pourraient suppléer à ce déficit, Aux Etats-Unis, en France, en Talie ete., il se fait, dans l\u2019opinion publique, en faveur de lg presse catho- \u201chn lique, un réveil rassurant Datus un mémoire soumis, à la demande du cardinal Amette, au congrès diceésaîn de Paris, M.Vietor Bucaille, Cerit : * Ou peut dire de la presse ce qu\u2019en un apologue fameux Esope disait de la langue : elle sert à expritner les meil- Dans notre société moderne, dont elle est une elle bonnes el manvi lises leures des choses of les pires.puissances fait A notre regard, elle est une des reconnues, peut faire et elle besogues.foree qu'il suit d'utiliser, une forre bonne qu'il faut diriger où une force manvaise qu'il faut endiguer et com- battre- Depuis près de deux cents ans, les l\u2019rancais.tous les l'ranenis, à quelque classe sociale qu'ils appartiennent, les riches comtne les pauvres, les eultivés de l'immense anarehie intelleetnelle et mo- Ile qui de comune les moins doués, souffrent vide qui a submergé le monde, est consciente où inconsciente ; nous, ne l'a retrouvée dans sa propice formation ?Mais ce n\u2019est point ni et un jour, ni en un an, ni en.une génération d'hommes, que le courant peut être remonté, la doctrine et la morale chrétiennes réjustullées daus les esprits de boune volonté.Nos pères ont déjà commencé ; s'il plaît à Dieu, nous ne latisserons pas tomber en déshérence cet talent, héritage précieux, et ve nous voudrions le rendre décuple A nos fils \u201cqui eonlinueront.\u2018Apprendre à bien penser, c\u2019est, je crois l'avoir déjà dit, po pas seulement l\u2019heureuse formule d'un Paseal, c'est le programme constamment soutenu et constamment poursuivi de l\u2019I2- vlise ensvignante, maîtresse de vérité.Ue n\u2019est pas un axiome pour une élite intellectuelle, c'est une vérité pour lu société tout entière.La jeune fille qui danse une valse exotique et coupable, la marchande qui majore outre mesure les prix.de ses denvées, 1'éerivain qui sa- erifie 4 son amour des images la valeur de son oeuvre, sont directement ou indirectement des agents de destruetion Ia le travail continu de morale.L'intelligence, conscience, l'âme réclament formation.Daus ces domaines dont la vie est la rèvle, on ne peut pus demeurer sur son aequis ; il faut à chaque instant se reformer et s\u2019enrichir ; l\u2019arrêt iunmène J'eugourdissement, l\u2019affadissement et la mort : li mort de l\u2019esprit et lu mort de l'âne Notre devoir est d'être non pas seulement, des mainte- uetrs de lu lumière, des vvilleurs de la vérité, mais des apôtres assidus à l\u2019en- Il ne faut pas cesser d\u2019exposer les prin- scignement, attachés à l\u2019exemple.cipes, de rappeler les règles de la morale, les exigences de la justice et de la charité ; il y a une civilisation chrétienne qui n\u2019était pas ln civilisation romaine, mais qui n\u2019est point non plus la civilisation moderne.\u201d Après la lecture du rapport dont nous venons dextraire quelques lignes, le Congrès du , dont voici le iu organisé l\u2019oeuvre * Frane de la Presse programme : lu.soutenir les journaux catholiques et indépendants dans leur vie 20.fournir le moyeu d\u2019étendre leur propagande ; do.donner, en eas de besoin, un eon- cours péeuniaire pour la création et la publication matérielle; leur de journaux eatholiques dans les régions où il n\u2019en existerait pas.lin outre, dans une récente lettre pastorale sur la presse, son Eminence, le Cardinal Archevêque de Lyon dit: \u201cNous sommes certain tout à la fois et de répondre aux voeux \u2018du Saint- Siège et d'obéir à une nécessité de l\u2019heure présente en fondant l\u2019OEuvre dio- vésaine de la Bonne Presse.Les mem- hres en seront plus spécialement réeru- lés au seip de nos deux Ligues des Droits des catholiques et des Femmes françaises, qui doivent faire de la lutte contre les mauvais journaux et de la diffusion des bons l\u2019un des buts principaux de leur activité.\u201d On voit l'intérêt que les autorités ecclésiastiques de France portent au journal catholique.Ce salutaire mouvement tend à se répandre de par le monde.C\u2019est de bon augure.', JOSEPH BEGIN.Congrès diocésain de catéehisme ll s'est tenu à Rome, dans une des plus vastes salles du palais de l\u2019Apollinaire, un congrès diocésain de catéchisme, exemple excellent qui ne manquera pas d\u2019être suivi dans beaucoup de diocèses du monde eatholique- Ileut un caractère éminemment pratique, l'as de long discours ; tout en, rapports de sections, Voici quelles furent les principales questions étudiées : le catéchisme pour les adultes dans les paroisses ; le catéchisme dars \u2018institutions de Jeunes filles ; \u2014méles associations et les Jeunes gens et de j thoJes et manuels; \u2014 écoles interpa- roisdiales pour l\u2019enseignement moyen et supérieur de la religion ;\u2014 catéchisme pour les enfants dans les paroisses, : eullaboration des religieuses et des Lifques 5; formation des catéchistes volontaire ; \u2014 organisation paroissiale de la confrérie de la Doctrine chrétienne ; \u2014 enseignement de la religion dans les écoles communales sicdindres : : \u2014 Oeuvres sub- tableaux, projections, concours, fêtes de enthéchisme interparois- slales ; promercades-pèlerinages aux catacomhes ct aux tombeaux des mar- tvrs, | Comme il fallait s\u2019y attendre, le Congrès a mis en reliel In gravité du pro- bième.C\u2019est un cri d'alarme qui a été jeté pour la conservation de la foi dans la capitale même du monde catholique: Comment s\u2019en étonner?La population de Rome s\u2019est acerue, durant ces vingt dernières années, en des proportions anonmales ; il était humainement impossible que celte progression fût suivie parallèlement par l\u2019organisation des paroisses, ni par celle des écoles et des oeuvres.Il est angoissant d'entendre, par exemple, le euré de Suint-Jeau de Latran, l\u2019église mère et maîtresse de la ville «et du monde, dénoncer «ue, pour sa paroisse de 55,000 unes, un millier d\u2019enfants à peine suivent le catéchisme, Pourtant le curé, don Cartoni, est un modèle de zèle apostolique ; il est aidé par les élèves du Grand Siminaire romain, que la ear- dinal vicaire a mis à sa disposition, et que leur préfet d\u2019études, Mgr Scrafini, évêque titulaire de Lampsaque, forme à ce ministère par un censcignement didactique tout spécial.Mais c\u2019est surtout à la péripliérie de Rome, autour des portes, que se sont concentrées les nouvelles populations ; et le zèle pastoral, ici comme daus les grandes villes, se trouve souvent impuissant pour entamer ces grosses agglomérations.Dans son état actuel, la législation scolaire en Italie est très confuse pour ce qui concerne l\u2019enseignement de la Elle manifeste ln campagne sournoise et perfide 3.et - maçonnique; religion dans les écoles publiques.menée par d\u2019esprit scetaire toujours influent au de l'instruction ministère publique: raison de lu volonté et des familles qui restent religieuses et attachées à la foi catholique pour avoir de la nation Dans l\u2019enseignement primaire, les écoles communales dépendent principalement des municipalités pour le choix des matres et des programmes.Mais des décrets sont venus restreindre leurs droits en ee qui re- gurde l'enseignement de Ja religion.On alfiche un certain respect pour la volonté des familles, mais or fournit aux municipalités les moyens de leur opposer toute sorte d'obstacles.La dictature du juif macon Ernest Nathan fut désastreuse pour Rome à ce point ef Te stupeur, de vue: Jongrès a appris, non sang que le Conseil municipal, heaucoup plus niodéré aujourdhui avec une majorité de eatholiques-n\u2019a pas suf- fisumment réparé les injustices de l\u2019administration \u2018du Tiloe, | Les parents doivent faire inserire leurs enfants, s\u2019il veulent leur voir suivre les conrs de entéchisme dans les locaux scolaires, de Or, sur 40,000 enfants qui fréquentent les écoles com- midi à une heure- munales de Rome, il y en a à peine 9,000 qui sont inscrits.7 Les statistiques ne sont pas moins désolantes pour l\u2019enseignement moyen et supérieur, masculin et féminin.Mgv Ermini, un apôtre zélé du catéchisme, donue une statistique : pour l\u2019ensei- gusment käique ».useuljn, il ÿ a à Rome J3étallissenments seconf ldives clifysiques - 4 lycées-gymnases, 7 écoles techniques, un Institut technique supérieur, école moyenne de commerce.Sur toute cette population scolaire, 2,000 jeunes gens environ sont touchés, d\u2019une façon ou \u201cd\u2019une autre: d'enseignement une par quelque ocuvre Pour les jeunes filles, sur les 6,000 qui fréquentent les 23 écoles d\u2019enseignement moyen et supérieur, 5,000 restent sans instrue- tion religieuse: EE Comme remède à cette situation, le Congrès a souhaité l\u2019organisation d\u2019écoles interpuroissiales; au moins d'une religieux.tlonzaine, duns le voisinage des grandes écoles publiques.Pour tout résumer, le Congrès a émis le voeu que la Commission diocésaine du eatéchisme, d\u2019une activité déjà si loun- ble, ct qui avaif préparé le Congrès, devienne uncentre toujours plus cffi - encc d\u2019unité et d'organisation, que tou- les les associations laïques s'intéressent à du religion, que les parents soient cons- , \u201c(par la poste), | 1 an $2.50 ; 6 6 mois\u2019 28 ETATS-UNI Is 1 an, 2.26 ; 6 mois \u2014 Un numéro, 5'sous 1.25 tannneut ruppelés à l\u2019attention sur leurs devoirs relatifs à ce sujet, que prêtres: religieux, laïques, soient invités à prêter de plus leur concours aux oeuvres «le catéchisme.Relevons quelques autres détails, on à recommandé beaucoup l\u2019enseignement de la liturgie et des éléments de la sociologie catholique, à tous les degrés, en proportionnant les nations à la capacité des enfants, À On asouhaitéla publication de périodiques d\u2019allure apologétique réfutant les objections en cours, résumant l'histoire ceclésiastique du Naa sid:ie, cte.a LL C1 8 ds, Une fête nationale de Jeanne d Are M.Maurice Barris, député de Paris, a déposé à la Chambre française la proposition de loi ci-après, contresignée par un grand nombre de ses collègues: « Il y a longlemps que nous au- rionsdû nous parer davantage de Jeanne d'Arc devant l'univers, et la glorifier chaque année dans une journée nationale, comme la sainte de notre Patrie et la fleur de notre sang.« Nous le désirons tous.La République des Etats-Unis, outre sa fête de l'Indépendance, a sa fête de Washington.La République française outre sa fête du 14 juillet, devrait avoir sa fête de Jeanne d'Arc.À plusieurs reprises, le Parlement fut sur le point de le décider, En 1884, 250 députés républicains en signaient la proposition En 1894, le Sénat la votait.En 1912, M.Poincaré, président du Conseil, déclarait que le Gouvernement y était favorable et la Commission de la Chambre l'approuvait quasi à l'unanimité (par 10 membres sur 11).« Et pourtant jusqu'à cette heure nons n'avons pas abouti.Pourquoi ?Disons le franchement, il restait un doute dans certains esprits.Quelques-uns craignaient que la fête de Jeanne d\u2019Aro ne fit la fete d'un parli.«11 n\u2019y a pas un Français, quelle que soit son opinion religieuse, politique ou philosophique, dont Jeanne d'Arc ne satisfasse les vénérations profondes.Chacun de nous peut personnifier en elle son idéal.Etesvous catholique ?C'est une martyre et une sainte que l'Eglise vient de mettre sur les autels.Etes-vous roy.aliste ?C'est l'héroïne qui a fait consacrer le fils de saint Louis à Reims.Reletez-vous le surnaturel ?Jamais personne ne fut aussi réaliste que cette mystique; elle est pratique, frondeuse et goguenarde, comme le soldat de toutes nos épopées; elle a les lèvres toutes fleuries de ces adages rustiques qui sont la sagesse de nos paysans; élle incarne le bon sens français.Pour les républicains, c'est l'enfant du peuple qui dépasse en magnanimilé toutes les grandeurs établies, et les révolutionnaires eux- même en 1793 décorèrent de son surnom « la bergère » le canon fondu avec le métal de sa statue d'Orléans.Enfin les socialistes ne peuvent pas oublier qu'elle disait: « Les pauvres gens venaient à moi volontiers parce que je ne leur faisais pas de déplaisir.» (Procès, t.Ier, p.102.) Et encore: « J'ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux.» (Procès t.III, p.87.) es « Ainsi, tous les partis peuvent réclamer Jeanne d'Arc.Mais elle les dépasse tous.Nul ne peut la confisquer.C'est autour de sa bannière radieuse que peut s'acoomplir au- jourd'hui, comme il y a cinq siècles, le miracle de la réconciliation nationale.« Pourquoi, dès lors, nos retards et nos hésitations ?« Je crois que, à notra insu et par une sorte d'instinet, nous attendions une occasion parfaite.Nous attendions d\u2019être plus sûrs de notre accord profond les uns avecles autres et de notre accord avec cette haute figure Quelque chose nous avertissait de ne pas nous presser et qu'une heure élue sonnerait, une de ces heures magnifiques qui portent en elles la vertu de hausser tous les esprits et de réconcilier tous les cœurs.« Elle a sonné, cette heure victorieuse.Nous avons accompli notre union sacrée devant l'envahisseur.Comme à Bouvines, comme à Denain, comme à Valmy, comme Jeanne l'avait obtenu pour la délivrance d'Orléans, toutes les forces de la nation se sont redressées dans un sursaut d'enthousiasme pour bouter dehors l'ennemi qui déjà se croyait sûr de vaincre.C'est l\u2019éternel miracle français.Saisissons cette minute sacrée.Voici l'instant de glorifier, par une fête annuelle de Jeanne et du patriotisme, ces puissances de résurrection que la France possède plus qu'aucune autre nation.« La vierge guerrière, dont l\u2019i- |- mage symbolise la patrie armée contre l'envahisseur, montre en même temps à l'univers\u2019 lé-visage |\" - héroïque et bienveillant de la vaillance à la francaise.Bon.pour les Allemands d'aller chercher des modèles dans les ténèbres des époques barbares et de recueillir au fond de leur conscience nationale toutes les épaves des races païennes, tous les dieux conseillers d'incendie, de massacre et de pillage! La Belgique, nos provinces dévastées et les ruines de cette insigne cathédrale de Reims, de cette paroisse de l'histoire de France, brûlée comme Jeanne d'Arc, attestent à l'univers ce que sait faire un peuple formé dans une admiration religieuse pour les plus effroyables scènes d'humanité primitive et qui fait d'une mythologie féroce ses grands textes sacrés.Celle autour de qui lgs Frangais de tous les partis veulent se rallier forme le contraste le plus saisissant avec la monstrueuse Germania, dressée au bord du Rhin comme une apothéose dela guerre organisée en industrie nationale.Jeanne d'Arc fait- la guerre par amour de la paix.Elle la fait chevaleresquement.Après l\u2019apothéose \u201cde Reims, la seule grâce qu\u2019elle demande au roi qu'elle vient de faire couronner, c\u2019est qu\u2019il la.laisse s\u2019en retourner dans son village, auprès de sa mère et de ses parents, prendre sa part à l'œuvre de reconstruction.C\u2019est le vœu de la France d'aujourd'hui, « Tel serait le sens d'une fête nationale de Jeanne d'Arc.«En conséquence, nous avons l'honneur de reprendre, pour la soumettre à la Chambre, ia proposition de loi qui, dès le 30 juin 1884, avait été présentée.au Parlement par l\u2019infatigable apôtre que fut M.Joseph: Fabre.« PROPOSITION DE LOI: « La République; française célèbre: annuellement la \u2018fate.\u2018de\u2019 Joanie ont \u201cd'Arc; fête du-patriotièmez» = - a Une erise de la es protestante: Il y a aux Etats-Unis une, crise\u2019 \u2018de la parole protestante: les prédicateurs manquent aux chaires, parce qu'ils ne se trouvent pas suffisamment nourris par l'exercice de.leur mission et éprouvent le besoin\u2019 de vivre aussi de pain.Pour remplacer :.les pasteurs qui abandonnent ainsi\u201d le troupeau des fidèles, une confé- i rence protestante tenue - récemment.à Boston a proposé l'emplai du phonographe: économique, infatigable, admettant sans protester toutes Tes\u201d + coupures commandées par les .cir-' constances, le sermon mécanique a de grandes qualités.Il se prête ala - reproduction indéfiniment répétée, non seulement des textes les plus éloquents, mais de la voix \u2018même \u2018et des effets oratoires de .ceux qui.les.ont prononcés.Que ne donnerions- = nous pas, si Edison eût vécu au dix- jourd\u2019'hui « les restes d'une\u201d voix qui tombe»! _\u2014\u2014 es igi il 'Entente et los Soviets: : Lhe.LT rr, Nous avons déjà annoncé l'échec, ; probable des négociations entre Tes co représentantants de l'Entente et.les Co délégués bolchevistes à Copenhague: Un nouveau télégramme de - cette- ville confirme cette nouvelle; la.déle- gation des soviets retournera en Russie probablement sous peu.Les conditions de paiement des marchandises offertes par les bolcheviks n! \u2019ont pas été, en effet, acceptées par l'Entente.; Cependant, Litvinof, représentant provisoire du gouvernement des so: viets a signé, à Copenhague, un accord avec les représentants.fra: çais et belge sur l'échange des pri sonniers de guerre, qui devra être effectué complètement dans-un: délai de trois mois.On a reçu à Londres, de si Remo, l'autorisation de délivrer des passeports aux membres de la délé- 0 gation mixte du parti uniohe À et à la\u201c se Xx a ARR fhe 2 Victime de la : Îrane-magonnerie Nous avons déjà étudié la situation pelitique de lu nouvelle Autriche et sa détresse économique.Jetons un regard maintenant sur sa situation morale of religieuse.DANS LA CAPITALE AFFAMEE ON S'AMUSE Les grands cataclysmes politiques amènent souvent comme quences l'appétit de la spéculation et la frénésie du plaisir.Ce phénomène s'est vu en lrance après la Terreur; il s'observe à Vienne.Dars un article précédé de cette épigraphe ironique tirée du Corricre della Sera: O mia Vienna, fu soi diventata abitu- colo di tutti i dolori (« O ma Vienne, tu est devenue le séjour de toutes les douleurs»), un Autrichien, le Ur Karl Auersperg, décrit ainsi cette folie: « Au moment même où notre chancelier expose notre détresse au Conseil suprême (de Paris), il s'ouvre chaque jour dans notre capitale aux abois de nouveaux établissements de plaisir; les cabarets et les bars amé - ricains poussent comme des champignons; toutes les deux maisons on trouve un cinéma, devant lesquels les «pauvres » Viennois doivent faire queue dès le début de l'après-midi.L'affi:he du Comité américain de bienfaisance est d'un appel: « Où m'amuserai-jele mieux ?» À l'Université de Vienne, un savant de renom enseigne que « les réjouissances favorisent l'épanouissement de la civilisation et que le christianisme a malheureusement supprimé ce facteur essentiel de la culture ».Le spectateur s'étonne à juste titre qu\u2019à Grinzing et à Sievering le vin précieux coule à flots non seulement dans les coupes des profiteurs de guerre, mais dans le verre de gens qu'avec la meilleure volonté du monde on ne peut pas appeler des bourgeois.«A propos de la malheureuse situation des enfants d'Autriche.M.HENRY ReEvERDY fat cette réflexion, d'ordre philosophique et bien juste, que l'enfant est consé- recouverte cette remarque, relative à la dé bauche, compagne naturelle des troubles: « En relâchant les liens conjuga-x, en développant les sentiments d'indépendance, en émettar.t les doctrines morales les plus fausses ou les théories sociales les plus con: - munistes, la révolution précipite la femme dans le libertinage.» NOUVEAUX SIGNES D'AGITATION REVOLUTIONNAIRE Cependant la masse des Vicennois se plaignent et soufirent; et l\u2019on sent peser sur la ville cette misère et cette tristesse de tous.Excellent terrain pour les agitateurs révolutionnaires.Le coup militaire de Berlin leur a fo:irni l'occasion de rassembler leurs troupes dans une grande démonstration qui a eu lieu le dimanche 14 mars 1020, Elle a commencé par une sortie en masse de la Volkswehr (garde populaire) dans les rues de Vienne, drapeaux et musiques en tête.Toute la garnison se massa devant le Parlement, où se trouvait le sous-secrétaire d'Etat Deutsch.Les troupes poussèrent de nombreux vivats en l'honneur de la République, nnis, ies soldats regagnant leurs casernes, les organisations ouvrières socialistes défilèrent dans le plus grand ordre.Presque toutes portaient des pancartes avec les inscriptions: Vite la révolution mondiale ! Vive la dictature du prolétartat ! L'après-midi, les organisations ou- \u2018Vrières se retrouvèrent au cimetière central sur la tombe des victimes de la révolution de 1848.Le secrétaire d'Etat, dans un discours, fit allusion verre |Hhle des anciens souverains » .hie _désignéedestévolutions.Etil ajoute aux Événements de.Berlin.« Nous sommes (écidés, dit-il, à défendie là Képublique les armes à la main, afin de sauvegarder les conquêtes de la révolution, » Alors, les ouvriers défilèrent en jetant sur\" fa tombe les œillets rouges qu'ils portaient à la boutonnièrs.Le gouvernement se sent faible et le laisse voir.Le contlit de la boulangerie de l'Ancre à été tranché au bénélice des grévistes; on a donuêé tort à l'ouvrier qui «dénigrait le Syndicat socialiste »; le tribunal a cependant maintenu en principe la liberté pour l'ouvrier de choisir son Syndicat.En (évrier, les fonctionnaires ont menacé de faire grève.Le gouvernement s\u2019est empressé de négocier, et les accords conclus assurent aux fonchionnaires célibataires Un mini mum de 18,090 couronnes, Des allocations sont prévues pour les femmes et les enfants, Ces augmentations représentent pour l'Etat use surcharge de 2 milliards.LES FRANCE MAÇONS La dynastie des Habshourgs, très necucillante à l'égard de certains éléments considérés ailleurs commne dangereux, par exemple les Juifs, avait cependant maintenu son veto absolu contre les sociétés secrètes, Aussi la franc-maçonnerie profita- t-elle de la révolution de novembre 1918 pour s'installer à Vienne et formuler, en méme temps que sa haine pour le déchu.tendresses pour le socialisme athée régime £es et triomphant.Au début de juin 1919, la Grande Loge de Vienne à tenu «en grande pompe » sa première réunion en présence deplusieurscentaines de frances- maçons.Comme grand maître, on n élu le Dr Richard Schlesinger, qui a prononcé un discours indiquant le programme à suivre.Il s'est efforcé de laver les franc-maçons de l'accusation d\u2019être les principaux auteurs de la guerre mondiale.Le premier devoir de la Grande Loge de Vienne, déclara ensuite le grand maître Sehlesinger.est de se rapprocher des organisations maçonniques des Etats neutres et même des Etats jusqu'ici ennemis.Un avoué, le Dr Alexandre Mintz, juge de paix en Saxe royale.prit alors la parole pour exposer «l'atti- Il exprima «le regret que la frane-maçon- nerie ne fût Hbre de parler que sur la tombe de la monarchie, et qu'il effondrement eût fallu cet briser ses chaines.Tout franc marçon pour duit se réjouir du fond de son cœur que le socialisme soit appelé à -/fucer la honte des misères populaires (sic).Par contre, les Loges ne sont ni les servantes d'une bourgeoisie tiable, ni les esclaves d'un prolétariat tromphant; cf vont leur propre chemin».insa- VERS LE DIVORCE Parallèlement ou conséeutivement À ce retour de la franc-maçonnerie, on remarque un courant d'idées en faveur du divorce.Le Landeshauptmann de Basse- Autriche permis d'adopter une de dispense mutrimcniale, que les fonctionnaires inférieurs se sont empressés de généraliser même dans les centres à ma\u2018orité chrétienne- sociale.La guerre a amené un re'a- chement moral si grand réformes de sous-ordres ont rencontré, hélas! bien des sympathies.Une Société fon lée vw pour obtenir la réforme du mariager a tenu le 1 décembre une série de réunions duns les villes principales de l\u2019Autriche allemandes'est procédure que ces VERS L'ENSEIGNEMENT ATHLE De par le Concordat passé le 18 août-1855 entre le pape Pie IX ct l'empereur François-Joseph Ier, l\u2019en- scignement dans les collèges ct les lycées était à buse religieuse.les articles 5 et 7 le déclaraient formei- lement.«Arr, 5 \u2014Toute l'éducation de la jeunesse dans toutes les écoles publiques et privées sera conforme à la doctrine de la religion catholique.Cz sont les évêques qui, en vertu de leur dignité et fonction pastorule, «dirigeront la formation religieuse de tu jeunesse dans tous ves établissements publics et privés d'enscigne- ment: ils veilleront avec soin à ce que dans tout l'enseignement il n'y ait rieft qui soit contraire à la reli- giou catholique et à l'honnêteté des meurs.«Art, 7.et dans toutes les écoles moyennes on fie Nommiera que des professeurs -\u2014 Dans les gymnases et des maitres catholiques.Toute l'éducation sera dirigée en vue de graver dans les cturs, suivant lu nature du sujet truité, la loi Je la vie chrétienne, Les tivres à employer dans ces écoles pour l\u2019enseignement de la religion seront désignés par les évêques dans des réunions qu'ils tiendront à cet effet » Ces dispositions, peut être quelque peu méconnues dans la suite, avaient toutefois maintenu à l'enseignement secondaire extérieur chrétien.Un travail s\u2019est Fait dans les esprits, un ct il existe un parti de professeurs qui voudraient laïciser l'enseignement, L'association obligatoire des pro- lesseurs de l'enseignement secondaire de Vienne s'est occupée, dans sa Se Commission, de la question de l'enseignement religicux et des exercices religieux.Il n\u2019y à pas eu de vote ; on a décidé de transinettre les vues exposées, sous forme de résolutions, à la Commission plénière pour qu'elle en décide.Voici les trois résolutions: «1° L'enseignement religieux confessionnel constitue Hne contrainte pour la conscience; 2¢ introduction Je cet enseignement dans l\u2019école publique donne eu à des coullits et à des essais d'empiétement de l'influence confes- d'en- scignement et sur l'école en rénéral: 3* Le meilleur moyen d'assurer le libre exercice de la religion et celui sionnelle sur les autres ordres de l'enseignement profane serait de dé arer l'enseignement religieux fu- cultatif et de le faire donner hors di l'école.» Cette agitation a déjà cu un 1é- s\"iltat.Gireckel, sous secrétzne À EE- tut à l'Instruction publique, à pulrlié sur l'assistance aux offices relipioux nu décret dont l'effet n'a pus tardé à se faire sentir dans l'enseignement secondaire.Dans plucieurs gvm- Mises (Iycées) et écoles pritnaires supérieures (Real Schulen ; Va sise ! tance a diminué de 50 pour 100 of plus encore, Lv WIC FON Cf ESSE Dl L'ÉCOLE PRIU VIRE Powe l'enseignement primaire le Concordat de 1555 edictait save- ment.CALs Tous les ait res des coules elementiires destinces aux catho- Hiques seront commises à Finspeetion veclesiastique, Sa Majesco hpe vide choisira les inspecteurs diove sains des ecoles poem es hones proposes qe levêque du diveèse, Le candidat au peste Liisi ear deve Sore de bonnes Toi ef moeurs, SU commet des écris, il sera dee placé\u201d Cetaurtiele, joint a l'art 5 cite plas lout, garantis=etit à la nation un en- seignemtent irréprochable quant «la on.doctrine et a l'esprit.le sous- scerétaire d'Etar Gloeekel u rendu Une ordonne supprimant pour fa Jeunesse des écoles l'obligation de prewdve quiet aux exercices religions jusqu'ici ef usage, En outre, le de pate Tonly demandait l'interdiction de toutes des évoles privées ef fa fer- mettre de toutes les Ecoles normales primeives qui ne seraient pre des instituts d'Etat.De arandes réunions Furent populaires orgalil-tes pour protester contre ces projets, La resistanee pa avoir ett énergique surtout dans le Saïzhonre \\ \"ne impe ant vénnion des cathotiques de eo pays, l'évêque, Mer Rieder, se prononea véhémenee out en termes d'une , LA CROIX : apostolique contre ces entreprises, \u201cCeux qui révent de Kultorhampt ne queeviensdron( Janis à priver de sex écodes Le population catholique, Unis ic leurs évêques, les calholiques sanrent s'opposer a leurs menées 7 Fi da résolution suivante l'ul votée d'enthoustasie \"L'assemblée des catholiques de Salzhoure teconnaît la nécessite d'une réforme seolidee, elle toutes tentatives qui mis proteste énerg'quement contre vise- rateut à supprimer où à restreindre les droits légaux et les Hibertés de la population cathiotique en matière d'éducation, que ce soit par l'introdue- tion d'un monopole scolaire, pair des cotraves à Penseignement religions CUOAUN cxereices religieux duns les classes, or pwn interdiction sax Or dres religieux denseigner,.À cette heure où de Pra Ne {rouvre cn borde Labtme, les partis politiques qui entreprendraient contre Técole chrétienne une guerre finpie mérite.varie d'étre notés d'inlènnie comm traltres an qua ss d'a-semblée invin.les députés chrétiens soctaux à ne phi vedere pas dans ces questions de principes: let, les rompre 1is sent impossibles! Docites à cette invitation, les de puités ciboliques ont rouvert le di- bat sûr La question de Li prière à l'école, et Glovekel, interrogé ir ec su- Jet at repondu La question de com- mener li classe qua fa prière est taie des plus diffieiles à résondie: peut-etre pourrait ong comme be sng aire M eNtreiers qeligienx reservés aux en Sehocustetues.prévoir des rants catholiques\u201d CAL CUP, UN FRYER DELI CAT Hos SiN REE Le méme sous sveretiiie d'Etat a nn autre idee, celle des Comited'éducation populaire, doux font par tis des detegites des Conseils on vices er don Beeler does pratique end ened Hae pan faire bou visage à Vi que des esprits taneraives oa malin: tntiotrnes l'intro out precotiisée dite à Pecole Peoducation sexuelle viligastoire, Ou diseule avce passion à Vienne des avantages et des danaers de lu l'initiation Isat od campiene on faves de \u201c leur Insti est consacré, \u201cNous ue voulons: pas \u2014 disait à Reichenberg one reliciense Ursuline tu RL Mire Augusta nous ne voulons pas, 4 cette heure furenbure, - sérieuse of {EVE oft toni se reno velle nous tenir solitaires, à l'écart, sûr les routes désertes: nous ne vou lous pas assister, inactives of indit- férentes, à la ruine du passé, i la Nous avons sonfiert aver notre penple ef maissanes du monde potvennt,
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