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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 30 septembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1922-09-30, Collections de BAnQ.

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[" ma Le Samedi, 30 Septembre , 1922 =~ Volxx = No Is JOSEPH BEGIN, directeur Montréal, Case postale 1329 iELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE POLITIQUE, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE, ENSEIGNEMENT, Nouveau Judas \u2014 On se souvient que l'Autriche,au printemps de 1918,offrit de mettre bas les armes sans condition.Mais l'Autriche catholique avait, parmi les alliés, des ennemis que l'Allemagne protestante n'avait pas, et ces ennemis voulaient moins gagner la guerre qu'écraser, anéantir, faire dispa- raitre le grand empire catholique.Wilson, président des Etats Unis, fut leur porte-parole.Il repoussa l'offre de l'Autriche et s\u2018acharna, avec l'Angleterre et l'Italie, sur cette nation expirante qui demandait qu\u2019on lui lais:ât au moins la vie.C'était un crime monstrueux contre l'humanité.Tout journaliste franc et honnête devait ie réprouver.La Croix n'hésita pas.En dépit des menaces des sicaires du gouvernement Borden, se faisant l'écho très humble mais très vaillant de la voix du Saint-Siège, elle osa protester énergiquement, au nom de l'humanité souffrante, contre cette attitude de Wilson qui fit verser sur les champs de bataille, inutilement, à seule fin de détruire un peuple catholique, le sang de plus d\u2019un million d'bom- mes, alors que la paix aurait pu être faite avec l\u2019Autriche-Hongrie et Lous les avantages légitimes de la victoire obtenus par les alliés, sans continuer encore durant des semaines cette horrible boucherie.Si la protestation de la Croix sauva alors l'honneur de la presse canadienne-française, si ignominieusement compromis par l'impérialisme anglais armé jusqu'aux dents, elle n'eut pas l'heur de plaire gouvernement .Borden.La tête de la Croix fut mise à prix.Le Solcil,de Québec, nouveau Judas, par un article que l'Iscariote aurait signé desdeux mains, la livra aux potentats d'Ottawa qui la tranchèrent d'un coup de guillotine.Le Soleil jubilait.La Croix ne viendrait plus lui reprocher ses palinodies, ses lâchetés et ses trahisons.Mais, 9 miracle! la Croix, après six mois, sort plus vivante que jamais du tombeau qu'on lui avait fait! Nous ne dirons pas si Borden et le Soleil restèrent étonnés! Le coup qu'ils avaient porté avait complètement raté.Et même il en rejaillissait de la gloire sur leur victime.Cet incident souligne d'un trait ineffaçable la bassesse du principal organe libéral de Québec, Il faudrait souvent le mettre en évidence pour que le peuple se pénètre bien que si, aujourd\u2019hui, il souffre des conséquences de la guerre, il le doit autant aux libéraux qui ont voulu bâillonner les voix libres et fières et ont voté les crédits de guerre et le reste, qu\u2019aux Borden et aux Meighen qui gouvernaient à Ottawa.A l'appui de l'attitude que nous avons tenue à l'égard de l'Autriche lorsqu'elle demanda la paix à Wilson, nous citerons les paroles que M.HMymans, représentant de la Belgique, a dites à la Société des Nations le 9 septembre courant: «Si la Société des Nations réussit a msttred flots l'Autriche, elle au aura accompli une grande oeuvre et aura bien mérité pour le maintien de la paix.» En effet, l'empire d'Autiiche- Hongrie était dens les Ba'kuns le pouvoir nécessaire.Il aurait fallule maintenir.En le détruisant, par le traité de Versailles, l'Angleterre et les Etats- Unis, ont jeté À pleines mains, en Orient, une semence de gueries perpétuelles, qui ne profitera, à la fin, à aucune nation, pas même aux Etats Uuis.JOSEPH BEGIN oO Les relations de.l'homme avec le démon Les relations de l'homme avec Satan remontent à l'origine du monde, au paradis terrestre.Sous la forme sensible d'un serpent, Lucifer a converté avec la première femme et depuis lors, à mesure que l'humanité s'est développée, ces relations n\u2019ont jamais cessé, sous des formes sensibles.Les relations des hommes avec le démon furent le grand crime des hommes antidéluviens, qui détermina Dieu à détruir la race humaine.La familiarité avec laquelle ils vivaient avecle démon leur avait appris une malice épouvantable, au point que leur conversion était devenue comme impossible.Ce qu\u2019en dit la sainte Ecricure, avec de grandes réserves nous fait soupçonner le reste.Le grand docteur de l'Eglisesaint Augustin, dans des commentaires sur les géauts qui apparurent à celte époque, nous donne à penser que ces relations étaient habituelles et familières.Les enfants de Noé n'étaient pas sans avoir connu cette perversité universelle.Les traditions s'en ccn- servèrent et peu à peu chez les descendants de Noé la grande magie démoniaque reprit son cours.Cependant les familiarités ne furent pas aussi intimes qu\u2019avant le déluge, Ce fut par l'idôlatrie que le démon reprit ses relations avec les hommes, soit par des signes, soil par des sons articulés.Le peuple payen devint bientôt un peuple tout adonné au culte du démon et à la grande magie.Alors Dieu pour se former un peuple fidèle à la révélation tira de \u2018la Chaldée son serviteur Abrahem de qui est né le peuple juif.Tout le reste des hommes, appelé la Gentilité, s'adonna à l\u2019idôle- trie ,c'est-à-dire,au culte du démon.La terre n'était plus qu'un vaste temple d'idoles, où Satan rendait ses oracles.Le démon, singe de Dieu, comme le dit Tertulien, voulait être consulté par sesadorateurs tout ccn n e Dieu l'était pas les justes.Au chapitre XVIII, verset Dième du Deutéroncme, Moire dit au peuple juif: «Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur votre Dieu vous donnera, prenez bien garde de vouloir imiter les abominations des peuples qui l'ba- ~ bitent.» Ces abominations, c'étaient la grande magie, les relations habituelles avec le démon.«Qu'il nese trouve parmi vous personne qui interroge les morts pour apprendre d'eux la vérité: car le Seigneur a en abomination ces choses, ot il exterminera ces peuples à votre entrée à cause de ces sortes de crimes qu'ils ont commis » Tertulien parlant des mystères des temples payens dit qu\u2019on y cor- sultait le démon au moyen des tables tournantes : per fobulasrotantes.On voit queles tables tournantes 1e datent pas d'hier.Dans les temple s payens il y avait beaucoup d'autres moyens de faire rendre des oracles au démon.On se servait de petites planchettes tout comme les spirites le font aujourd'hui.Puu importe au démon les moyens dont on ie sert pour converser avec lai.Il y avait dans les temples «1.Egypte des serpents qui parlaie: 1 à leurs prètresses, comme celui (ui parla à la première femme Paradis terrestre.L'abbé G.DUGAS er La Guerre Les esprits se calment.Kémal a laissé à entendre qu'il acceptesait les offres des alliés apièsles avoir | modiliées quelque peu.Mair il fait le silence sur la question de la Zone Neutre de chaque côté des Dardanelles, que les tAnglais voudraient régler à leur avantage.Cependant, on espère que les nuages de guerre vont se dissiper pour un temps, grâce à l\u2019interver- tion des Français.Quant aux Grecs, ils ragent et préparent la revanche.La guerre n'est donc que partie remise.Tant qu\u2019il n\u2019y aura pas en Oricrt un autre empire d'Autriche-Hon- grie, capable de tenir en respect les diverses races qui y fourmillent et de trancher les différends qui y surgissent chaque jour, le canon te fera entendre autcur de Constantinpple.Il aurait beaucoup plus importé dans l'intérêt de la paix du monde, de détruire l'empire turc que celui de la double monarchie.Mais les Habsbourg catholiques faisaient plus ombrage aux Wilson, et aux Lloyd Georges que les sultans mahométans de Constantinople et les popes schismatiques d'Athènes.J.B.Abus des cigarettes nis On reconnaît que, dès lors que les anglaises se livrent à un pasie-, temps, à un amusement, ou contractent une habitude, elles n'y vont pas à petits coups.Ence myment, il paraît qu\u2019elles ont la rage de la cigarette, déclare le correspondant médical du Timas, d\u20ac Londres.A tel point que c'est devenu pour la plupart d'entre elles un véritable vice.Nous ne pouvons que plaindre les- Anglais! ; Quête en Amérique, Notes et nouvelles \u2014 | vement agraire.Cela nous fait penser à un petit fait arrivé durant les dernières élections fédérales: deux petits notaires escortaient un soir M- Robb, alors candidat libéral dans M.Robb se promène! M.Robb, à peine arrivé d\u2019Eui0- | pe, doit repartir le 12 octobre pour l\u2019Australie.Il va, a-t-il déclaré aux journaux, bâcler un traité de conm- merce.I! voudrait que l'on vendit nos patates aux Australiens qui n'en ont pas besoin! Pas 2 la porte du Canada, ce pays-1a.Nos tubercules arriveraient bien pourris là-bas / En attendant.M.Robb se promène A nos frais et dépens.L'occasion s'en présente, il la saisit aux cheveux.Et tant que les cheveux du Canada resisteacnt, il tiendra! Pour ça, il a une poigne vraiment anglaise! Les dindons au Canada | Il paratt que le dindon est originaire de I'Amérique.Un fait est certain, dit un de nos confrères parisiens: «Il existait en ebor dercc à l'état de liberté, au moment de la con- des dindons que les gens du vieux monde n\u2019y : avaient pas introduits, et pour cause,» parce qu'il fallait qu'il Le confrère a peut-être raison, y cût, en 1914, pas mal de dindonsen Canada pour engager celui-ci dar - l\u2019en- | grenage de la guerre sans qu'on cn ait prévu les funestes conséquer-_ ces! ! * * * Anglais à la table rnsse + 1 i La banque anglaise Russo-Asiati- : que et le gouvernement des soviels | ont conclu à Berlinun accord en vue d'exploiter | pétrole russes.Le directeur de la Russo-Asiati- que a quitté Berlin, en \u201ccompagnie de lord d'Abernon, ambassadeur d'Angleterre, pour mettre le gouvernement anglais av courant de ces négociations.Il est intéressant de signale: que l'Américain M.Hoover et sir Philipp Sassoon,un juif, ami de M.Lloyd George, font partie du gioupe de la Russo-Asiatique.M.Krassine est parti en avion pour(Moscou afin d'obtenir de son gouvernement la ratification de cet accord.Comme on le voit, les Anglais tiennent a manger a la table russe tout comme les Allemands! le minerai et le æ * * Hypocrisie et canaillerie | I] ne se passe pas de jours sans Que la Soleil nous rapporte quel- yre éclatant exploit d'un libéral en vedette ou quelque furieuse dénonciation d'un ministre indigné.Cette fois, c\u2019est M.Caron qui, «sous les peup'iers argentés du vieux manoir Deschènes à Saint Roch-des-Aulnaies, sous les.vieux arbres dont l'ombre, image de cette ombre bienfaisante du parti libéral qui.» (voir le Soleil), à dénoncé en termes vigoureux les dangers d'un mou-, .presque tous les 3890.3i, sn bien des choses, ! participer à la guerre Châteauguay-Huntingdon.Tous deux se posaient en amis de la classe agricole et dénoncaient fortement eux aussi le mouvement agraire, mouvement dangereux di- - ixient-ils.Hélas,un deces deux amis de la class: agricole, quinze jours après, s'enfuyaitau Mexique après avoir ruiné en les volant «habitants» de sa] paroisse, et l\u2019autre.est de vant ses jugus à Saint-Hyacinthe et n\u2019est plus député.Nous souhaitons à M.Caron une meilleure fin à tous ses discours! ¥ « # Hommage à Jeanne d'Arc Les protestants d'Angleterre sont sur le point de = parfaire un acte de réparation à la grande sainte de France.Les anglicans avaient ouvert l'année dernière une souscription pour la construction d\u2019une niche dans la cathédrale de Winchester où devait être placée une statue de sainte Jeanne d'Arc.La souscription est maintenant close et bientôt la statue de la Vierge d'Orléans s'élèvera sous les \u201c murs de cette cathédrale anglaise, rendent ainsi hommage à celle que l'Angleterre a martyrisée et si longtemps méconnue.\\ A A * \u201cUn beau geste A l'occasion de son élévation au rang de Prélat Domestique de S.S,le curé de la paroisse Saint- Patrice de Cleveland, Ohio, a reçu de ses paroissiens une bourse de on ne doit pas suivre l'exemple des américains, en .générosité du moins, ilsne nous sont pas inférieurs.\u2018 La presse catholique aux Indes On vient d'organiser aux Indes une «Association de Presse catho - \u2018ique» dontle tout est d\u2019encourager et de propager la lecture des publications catholiques dans le pays.* ff w On proteste enocre Bien que les meneurs de guerre soient de moins en moins nombreux, on Continue à protester contre la participation des Dominionsd la guerre anglo-turque, Une ligue internationale, à Moronto, vient de demander au gouvernement de s'abstenir de pour la raison que c'est plutôt une entreprise \u2018 impérialiste qu'autre chose.Et en Australie les ouvriers | syndiqués ont publié un manifeste\u2018 \u2018dénogant l'attitude de leur \u2018pre- Abonnement Payable \u2018avance CANADA | 1 an, $2 :6 mois $1.00 MONTREAL zr BANLIEUE (par la poste) 1 an $2.50 ; 0 mois 1.38 ETATS-UNIS ETRANGER (Union postale) 1 an, 2.25 ; 6 mois 1.25 \\ Un numéro, 5 sous ee, mier ministre, et menacant de déclarer une grève générale encas de guzrre, afin d'empêcher la fabrication des munitions et les envois de troupes et de matériaux.C'est bon signe.La dernière guerre a ouvert les yeux.Xx + Le blé en Franoe La France a eu cette année une récolte de blé que le ministère de l'Agriculture évalue à un tiers seulement de celle de l'année dernière, Ce qui veut dire que ia France - devra acheter du blé à l'étranger, elle en u même acheter un peu du, Canada et des Etats-Unis à un prix inférieur aux prix courants en France.Il est heureux que les pays exportateurs, comme le Canada,aient un surplus de blé, car on calcule que le déficit de l'approvisionnement est de 15 p.cent en Europe.M.l'abbé L-E.Gagne,.et le R.P.Gras, S.J.Nousrecommandons aux prières de nos lecteurs M.l'abbé Lucien Gagné, ancien curé de Saint-Ferdi- nand d'Halifax, décédé à Québec, et le R, Père Gras, S.J., curé de Caughnawaga, décédé à l\u2019Hôtel- Dieu, à Montréal.LL.- \u2018 Lo = \u20ac trams () ripe \u2018Qu\u2018entend-on par \u201cgrand homme\u2019?À l'occasion de la mort du millionnaire Angus, l'Action Populaire,de Joliette, a dit qu'avec lui disparaissait un «Gras.Canadien.» Il y a vraiment de quoi sus pren- dredans cette expression dela part d'un journal canadien-frangais.Avec tout le respect que nous gardons pour la mémoire d'Angus, le millionnaire, nous disons que le journal de\u2018 Joliette s'est trompé en proclamant un Ecossais, né en : \u2018Ecosse, et presbytérien, Grand Canadien.Angus est venu au Canada pour chercher fortune, ce en quoi il a fort bien réussi, d\u2019ailleurs.Angus a été grand financier, habile manipulateur de dollars, énergique exécuteur de grandes entreprises, et accumulateurde millions, tout en restant extérieurement le type.- du gentilhomme selon le monde: * Si cela suffit pour lui mériter le titre pompeux et honorable.de grand Canadien, il le fut: à coup sûr.Il « bien administré la banque - de Montréal et allongé indéfiniment les voies du Pacifique Canadien; mais, après tout cela, il - reste écossais -presbytérien.LL Selon nous, ilfautd'autres qualités que cellesd\u2019habile financier et de brasseur de millions Four mériter.le + titre de Ecossnis et presbytérien.| Si on élevait un monument à.grand homme.et de grand \u2018Canadien, tout en restant or Jt Jes ei Te Angus quels emblèmes figur raient ed sur le socle de sa colonne?un sac d'écus,ebsdes lisses de fer avec in deviéé=Partes vulpium erunt. rR LA CROIX \u2014 ) MONTREAL, 30 SEPTEMBRE 1922 Phistoire d'une - Jeune Lille L'Echo de Paris fait une enquête pour découvrir la jeune fille la plus méritante de France et lui accorder une récompense.Parmi les vies très intéressantes dont ce journal relate les principaux traits, nous citerons la suivante dont la grandeur n\u2019échappera à personne.Ce n'est pas un roman.C'est une histoire vraie et d'autant plus poignante qu'elle a pour théâtre une humble ferme de paysans: Avec l'abbé Brasier, curé de Saint-Ferréol (Haute-Savoie), que je suis allé surprendre dans son presbytère, nous cheminons par la sente qui grimpe en zig-zag sur le flanc de la montagne pour aller jusqu\u2019au Lautaret, le hameau de trois maisons où habite Géorgine Gerfaux.En bas, le coquet village de Saint-Ferréol s'enfonce peu à peu dans la verdure.Autour de nous, à mesure que l'horizon s'élargit, la campagne fertile resplendit par ce bel après-midi estival.Les prés sont puissamment colorés; de hauts noyers, de gros pommiers ou des poiriers, tour chargés de fruits, nous protègent du soleil ardent.et à travers troncs bruns, la vallée et les tagnes, légèrement voilées d'une buée bleue, apparaissent en unc succession de tableaux agréables.Il semble que la nature s'efforce de donner de la beauté et de la joie et on ne peut y rester indif- férent.Néanmoins, le brave curé est visiblement préoccupé, et je sens bien être la cause du trouble que je ne m'expliquerai que plus tard.Aux questions que Je lui pose sur Georgine Gerfaux, il répond sans élan, et pourtant chacune de ses phrases sont autant d'éloges qui augmentent mon admiration pour celle que je viens voir.Nous arrivons près d\u2019une son toute blanche, en pierre et bois, une maison de mais d'un aspect riant avec ses fleurs sur le devant; sa petite vierge nichée dans un mur et au pied de laquelle est un bouquet frais; sesrideaux propres aux fenêtres:les ustensiles posés çà ut là.les mon- mai- en montagne, non par désordre mais parce que tout à l'heure on en aura besoin pour puiser l\u2019eau à la claire fontaine qui coule à côté, ou bien traire les vaches, ou encore rentrer le foin qu\u2019on entassera sur celui embaumant déjà la vaste grange.Dans une remise ouverte d\u2019un côté, des instruments agricoles sont à l'abri, bien entretenus\u2019 une faucheuse mécanique, des charrues, un long chariot qui semble fait de deux échellesposées sur quatre roues.Des beuglements se font entendre d'un bâtiment à droite et d\u2019un autre qui est un peu plus loin à notre gauche.Le curé m'observe regardant tout cela, et cet inventaire rapide, qu'il devine, paraît encore augmenter son trou ble.J'ai l'impression que, pouvait, il cacherait les quinze on vingt troncs de sapin, empilés sur le sol près de nous, et dont quelques-uns sont à moitié équarris.Un chien jappe dans la maison et son insistance attire l'attention d'une jeune fille qui parait sur le seuil.\u2014Bonjour Bugénie, ditl'abbé.Georgine est-elle là, car voudrait la voir?s'il le monsieur \u2014Non, monsieur le curé.Ma soeur fane au Solliet.Mais je vais la chercher s\u2019il le faut.Le temps de monter et de redescendre, nous serons ici daus une petite heure.que j'aperçois au-dessus de ma tête, et qui s'élève à neuf cents mètres.L'heure qu'il\" fallut attendre passa vite.D'un beau verger dominant le paysage, le curé m'avait désigné les villages joliment disposés dans la vallée où coule la Chaise, dont le lit très large et mrintenant à peu près desséché, est comme un gros serpent jaune dans la verdure des champset des bois.Je savais que par la vallée de gauche on gagne Thônes; par celle en face, Ugineet Albertville, et par celle de droite, Tamié, célèbre dans la région par son couvent de Trappistes.J'avais aussiappris encore beaucoup de choses sur la vie rude des paysans; on avait causé de Georgine Gerfaux et je commençais à deviner la cause du trouble du bon curé, un autochtone qui, depuis vingt- six ans qu'il poursuit sa mission à Saint-Ferréoi, n'imagine guère la vie moderne.Le brave homme re loutait l'effet produit sur moi par tout ce que j'avais vu déjà appartenant aux Gerfaux.Tous ces biens pouvaient-ils inspirer, sinon la pitié, du moins l'intérêt de ce comité de Paris que je représentais.Il ne pouvait supposer qu'au contraire il y avait lieu d'admirer tout ce que la laborieuse réalisé.Car c'était cela que j'avais sous les yeux: la maison, les champs, les bêtes et tout ce que j'allais découvrir encore sont le produit d'un travail opiniâtre, d'une volonté tenace.N'\u2019était-ce pas [à un des beaux exemples que nous cherchions, non pasau commencement de sa réalisation, mais «à peu près terminé »y,comme allait nous l'expliquer celle qui en avait conçu le plan.x kx x Par la sente qui descend de la montagne, deux formes légères apparaissent tout à coup, que des éclats de rire ont annoncées.Ce sont deux jeunes femmes vêtues très proprement d'une même robe de toile grise, coiffées d\u2019un même chapeau de paille noire, large et encadrant bien le visage.Toutes deux fluettes se ressemblent étrangement; toutes deux tiennent à la main un bouquet de fleurs de couleurs vives cueillies au passage Jans la descente.La plus petite, c'est Eugénie que j'ai vue il y a une heure;la plus grande, m'en- nonce l'abbé, c'est sa soeur: (reorgine Gerfaux.Les présentations sont bientôt faites ct déjà nous sommes sur les gros assis troncs empilés, qui s'offrent comme un banc de géants.Je sais ce que j'ai à dire: pourtant un moment je ne puis parler.Je fixe Georgine, qui a enlevé son grand chapeauet se tient un peu tournée vers mei, les mains jointes sur les fambes, la tête légèrement penchée et les yeux,\u2014 de grands yeux clairs couleur du ciel pur,\u2014 regardant bien en face.Elle n'est pas jolie; son visage trahit mille souffrances ou fatiques; mais ses veux, intelligents, bons, honnêtes, {rancs, vous préoccupent seuls et vous charment d'un seul coup.Georgine, devant moi, semble la repro luction vivante de ces portraits de la Vierge qui sont parfois de si grands chefs-d'oeuvre.Que je sois venu de Paris et que je sache tant de sa vie, étonne la jeune fille, et elle gronde ment son curé de l'avoir désigné à notre attention.Puisqu'il le faut, elle parle, et les souvenirs s'égrénent depuis 1908.Jusqu'à cette époque, la famille Gerfaux, originaire de Saint-Fer- réol, avait vécu comme les autres dans le pays.Mais pourtant, elle avait vécu si laborieusement, et 3lle se sentait tant d'ardeur, qu\u2019en 1905, le père, d'accord avec sa chère femme, avait décider d'acheter la grande maison voisine Le Solliet, c'est le sommet vert de cinquante mètres de la leur si ténacité d'une jeune femme avait Ç plus tragique.En 1910, M.Gerfaux modeste où était née la mère.Ce qui avait tenté surtout le paysan c\u2019étaient les terres du petit domaine qu\u2019il savait fertiles et capables de bien produire.La dépense était forte: 24,000 francs! Des arrangements furent pris avec le notaire et l'affaire faite: cinq mille francs comptant et le reste par annuités.1 genti- La famille s'installa dans la nouvelle maison qui avec l'ancien - ne et les dépendances: grange, remise, écuries, étables et les prés, et les vergers et les champs, constituaient un vrai paradis terrestre pour ces braves gens.Îls vivaient là dix personnes: le père, la mère, un vieil oncle malade et sept enfants: François 16 ans, Georginc 14 ans, Eugénie 10 ans, Emile B ans, Léontine 6 ans, Justin 3 ans et Louise qui venait de naître.Sans doute parce qu'elle avait trop travaillé en se négligeant par économie, Mme Gerfaux mou- fut après une courte maladie, en 1908.Georgine, l'ainée des filles, était délà une petite femme ménagère, adroite, intelligente et .minutieuse.Près de ses trois f1ères et de ses trois seurs- et il y en avait de touts petits elle remplaça la mère.Déjà son mérite était grand.Mais ne nous attardons pas: il y a mieux parce que maurt.Voilà les sept enfants mineurs, orphelins de père et de mère.ll reste seize mille francs à payer au notaire pour le petit domaine acheté en 1905.\u2014«Va falloir qu'on liquide, chuchote-t-on dans le pays».Et déjà les vendeurs de 1905 réapparaissent, prêts à racheter, mais pas au même prix «car tout a bien diminué de valeur», affiz- ment-ils, Je demande: \u2014Pourquoi n'avez-vous vendu, Georgine ?J'ai frappé au coeur: les grands yeux bleus me fixent, infiniment bons ; une brume les voi'e; la bouche s'arque.\u2014Ah!.Ah! monsieur, vendre la maison de papa et maman.je n'aurais jamais pu! Pour Georgine, qui n'avait pas encore dix-neuf ans à cette époque.la situation se résume ainsi: six frères et soeurs À élever et diriger, car François, l\u2019aîné, malingre n'avait pas la force morale ni physique d'assumer pareille responsabilité; seize mille francs de ; dettes plus les frais de médecin, de sépulture, de succession avec des mineurs, etc., son vieil oncle à soigner; les terres à cultiver.Pour tout cela, pas d'argent.\u2014Mais Georgine, comment fai- siez-vous, puisque vous ne pouviez pas alors prendre d\u2019ouvricre pour les gros travaux ?pas \u2014Ah! mais, me répond-elle naturellement, je savais depuis longtemps conduire la charrue.Peu après, François part pour le régiment.\u2014C'était deux bons bras qui manquaient, Mais alors nous Louchions l'allocation de quinze sous par jour, précise Georgine.Bref, la vie s'organise.La maison est bien tenue; les champs produisenti aux échéances, les dettes sont payées et, non sans surprise, dans le pays, on voit que le «Lautaret» prospère lentement mais sûrement.Pour cela, Georgine, d'apparence si fréle, se lève le matin 2 cing heures, hiver comme été.Aidée des plus grands, elle soigne le bétail, trait les vaches dont le petit troupeau s'augmente peu à peu; les heures qui suivent, dans la belle saison, elle va aux champs, laboure, ensc- mence ou réculte.La moisson cst une périole particulièrement dure: faucher, botteler, charger le petit chariot qu'il faut conduire habilement en redescendant par les mauvais chemins de montagne.Chaque semaine, le pain est fait à la maison.L'hiver dans la neige, on monte jusqu'à la forêt de sapins, faire du bois.Et le temps qui reste on nettoie et range la maison, on confectionne, on répare les vêtements.\u2014 Mais, ne vous reposez-vous jamais Georgine ?Ne prenez- vous jamais de distraction! \u2014Oh! que si- Je vais à l'église.Et dans cette exclamation, ses yeux disent bien le bonheur qu'elle en ressent.Au cours des années qui se succédèrent, le vieil oncle mourut, en 1914.En 1915 et en 1916, les Jeux frères aînés sont mobilisés.François, qui était revenu du front blessé deux fois et malade, meurt, malgré les soins de sa soeur après trois années de souffrance, le 29 juillet 1921.Le petit Justin, bon élève à l\u2019école, obtint une bourse et Gzsorgine l'envoie au collège de Thônes, car il veut être prêtre Louise la soeur cadette, créature fragile,est mise au couvent l'Annecy en mai 1920.Les = trois autres travaillent avec G:orgine; ils sont grands maintenant, heureux, et vénèrent leur soeur, à laquelle ils doivent tout.Cette année, il y a dans l\u2019étable deux boeufs pour le labour et sept vaches au poil brillant.Les granges sont plaines, et sur les seize mille francs dus pour la maison, il ne reste plus que mille francs à donner au notaire.\u2014 Mais Georgine, c'est magnifique, tout cela.-Oh! je suis allez .Cette bien année, contente, Jai encore une grosse dépense à faire, car il faut réparer la grange.C\u2019est pour cela que mes frères et moi nous avons été, cet hiver, couper dans la forêt ces sapins sur lesquels nous sommes assis.Pour les descendre, ce n\u2019était pas facile! Et elle rit de bon coeur en me racontant comment, pour ce rude travail, ses frères et elle devaient s'antourer les jambes de bandes de grosse toile, parce qu'ils en- fongaient souvent dans la neige jusqu'à la ceinture.Comme je déclare devoir bientôt descendre dans la vallée, le Lautaret est à près de six cents mètres, Georgine insiste de si bon coeur pour «que je prenne quelque chose», que j'accepte une tasse de café.Nous entrons alors dans la mai- sonet c'est pour moi l'occasion nouvelle surprise que cet intérieur si simple, si bien tenu.La cuisine pourrait être montrée en exemple; tout y est propre; le fourneau, la batterie de cuisine; sur une table de grandes jattes de lait sont soigneusement protégées.La salle à manger est charmante avec bien astiqués.Sur un mur, à la place d'honneur, je remarque deux grandes photo- graphics entourées d\u2019autres cadres avec des images picuses.\u2014C'\u2019est papaet maman, me dit Eugénie avec émotion.Je vois aussi dans un coin une machine à coudre.Je ne pouvais m'en passer pour faire nos habits.C'est si utile, affirme la jeune femme.Chaque fois qu'elle dit avoir acheté quelque chose: les boeufs, les instruments aratoires, la machine à coudre, zlle semble avoir honte de pareilles dépenses qu'elle a faites pourtant grâce à ses économies.d'une ses meubles rela- re- La place me manque pour ter cent détails touchants, cueillis au cours de quelques heures passées au Lautaret.J'ai seulement tenté de tracer à grands traits, la vie extraordinaire de cette fille de montagne qui n\u2019a quitté qu'une fois son village, pendant «rois jours, pour aller embrasser à Lyon son frère François, hospitalisé là pendant la guerre, après une de ses blessures.Maintenant Georgine a trente et un ans.Plusieurs fois déjà elle a refusé de se marier; on devine 1 l'avec ses qualités elle est sol- ticité.Elle ne s'appartiendra pas tant que ses frères et soeurs ne seront pas tous Ginstallés».\"\u2014Ce ne sera pas avant sept ans, déclare-t-elle avec une souriante résignation.Le soleil bis commençait à rougeoyer; il fallut -se quitter.Georgine me tendit la main à la lisière du grand verger d'où je regardai une dernière fois le petit domains du Lautaret et aussi pour ne jamnis oublier, les grands yeux bleus de celle qui a développé tant de vertus.JEAN CLAIR-GUYOT -0 Se tenir à table On court beaucoup le monde, en septembre.Ou, sil'on ne voyage point au vrai sens du mot, l'on se trouve en général loin de sa demeure.Nous voici par conséquent en droit de demander, nous autres sédentaires, à ceux qui vont revenir: «Qu'avez-vous appris au loin, durant vos courses à travers les frontières, ou bien sur les plages et autour des sources magiques?» Qui ne connaît l'anecdote fameuse ?Louis NVI, jour, interrogeait ainsi, avec la dernière malveillance, le duc d'Orléans son cousin, à la suite d'un des déplacements continuels qu'effectuast Angleterre le futur Philippe Egalité, déplacements qui exaspéraient le souverain: «Eh bien, qu'avez vous appris de passionnant, là-bas ?» À quoi le prince, qui était déjà un snob, répondit que chez les voisins, il avait appris à penser.un cr \u2014-Les chevaux, sans doute?ajouta le roi vexé.Mais Louis XVI avait tort, et quand ce neserait que le pansage, il y a toujours lieu de Tapporter une connaissance nouvelle retour de la moindre randonnée.Notre curiosité est donc Lrès natu- au relle.Malheureusement, que pourrait - on bien apprendre de (rès utile dans l'atmosphère des casinos ou des villes d'eaux, ainsi que dans les hôtels pleins de touristes pressés ?Ce n'est toujours point là que l'on a'instruira À parler avecaisance et bonne grâce, ni à montrer affable ou seulement poli vis-à-vis de son prochain, ni mieux penser, à l'exemple du candide duc d'Orléans.Enfin, l'on pourra toujours se rabattre sur \u201cqu:lques petites choses : ainsi à force de rencontrer gens qui indiscutable se dans les restaurants des mangent avec une distinction, les personnes moins habituées à se terir 'élégamment à table trouveraient là l\u2019occasion, si elles le voulaient, de prendre les meilleures leçons de convenance et de maintien.Il ne faut pas hausser trop dédaigneusement les épaules, comme si les jolies manières à table n'étaient que fadaises et niaiserics, indignes d'occuper \u201cpendant deux minutes l'attention d'un monsieur sérieuxet d'une madame digne de ce nom.Nous répéterons d\u2019abord à ce sujet ce que nous disions naguère de la courtoisse: en ce temps de brusquerie, de bousculade sociale et d\u2019indésirable méli-mélo, iln'y a plus qu\u2019un seul privilège qui puisse distinguer de la foule grossière ou des affreux parvenus les personnes d'une nature plus fine.et c'est la politesse.Notez que ce privilège-là, ni la fortune, ni naissance ne suffisent à le donner.Mais il est A la portée du premier venu, riche ou pauvre, qui s'en veut parer.Dès qu'on ie désire, on l'acquieit très vite et bien aisément .Seulement, voilà, les rustauds n'en ont jamais envie, et les goujats n'y songent méme pas.la Naturellement, nous conviendrons'qu\u2019ily a moins: d'intérêt à aire telle ou celle gfimace mon- daîne, ou à manier sans erreur sa fourchette et son couteau, qu\u2019à savoir discourir avec agrément, comme à se montrer avenant envers autrui.C\u2019est pourtant aussi une «gentillesse»\u2014 au sens où 1'entendaient nos pères\u2014 et quelque chose d'analogueà ce quereprésentent,par exemple, les civilitées de la haute école.Sans nul doute, on peut s'en passer: mais ceci mène A cela pour peu qu'on le souhaite, tout naturellement, Et puisil y a de mauvaises façons qui déclassent,à moins que d\u2019autres qualités, bien éclatantes ou souveraines, ne fassent tolérer ces vilaines hatitudes chez ceux qui en sont affligés.Or, une parfaite tenue à table, il est en vérité si élémentaire del'acquérir, puis de l'observer sans faute, que l'en n'hésite pas à dire de quiconque ne s'en soucie guère: «Mais d'où sort-il celui-là.Et c\u2019est depuis hier, apparemment,que cette dame- ci dine en ville ?» Nous n'ignorons pas que tous les hommes passent pour égaux, et qu'il ne doit point exister des classes de citoyens dans l'Etat.Certes, et il ne s\u2019en trouve en effet ni socialement, ni politiquement, du moins sur le papier.En réalité, pourtant, et sans que la fortune en soit toujours le signe, bien loin de là, on les distingue aussi ncttement que si on leur avait imposé un uniforme.Car il y a ceux qui ne savent ni se gêner pour autrui, ni s'excuser, ni prononcer quelques mols de compliments ou d'obligeance, ni se retenir de cracher ou de lâcher des paroles ignobles, ni entrer sansfiacas, ni sortir avec précaution, ni sourire discrètement, ni s'asteoir sur une chaise fragile, ni manger comme il faut, ni même proprement.Et puis, il y a les autres, en bien plus petit nombre, hélas! Or, appelez comme il vous plaira les premiers; mais il faudra bien nommer les autres «la bonne société», et c'est le moins qu'on en pourra dire.Si seulement cette bonne société consentait d s\u2019exprimer en un français correct, en renonçant à ses: «Je pars à tel endroit, je vous cause, je m'en rappelle, la chose que j'ai besoin, je demande à ce que, etc!.» Laissons, laissons un si beau rêve! Cependant les personnes honorablement élevées ont vraiment le meilleur air quand on les voit\u2014 sans les entendre!\u2014 à teble.Il n'y a qu'à les imiter avec soin, ce n'est pas si difficile: on ne trouvera nulle part un plus heureux modèle.Regardez plutôt ce couple si discret qui vient de s'asseoir en face de ces deux couverts, dans le restaurant de l'hôtel, tout simplement.lls ne sont pas entrés dans la salle d'un pas orgueilleusement lent, en dévisageant tout le monde.Au lieu de s'entretenir à voix haute avecle maitre d'hôtel ou la servante, comme s'ils commandeient le diner du roi, ils prononcent doucement et modestement ce qu\u2019ils ont à dire aux garçons.Ils ne causent pas non plus entre eux sur un ton éclatant, ni d'un air de théâtre, pour la galerie.Ils ne se jettent certes point sur les mets qu'on leur apporte, mais n\u2019affectent pas non plus de les oublier pendant do longs instants sur leurs assiettes avant ane d'y toucher.Bref, ils ne cherchent jamais à étonner autruit, paraissant au contraire ignorer qu'il y a là d'autres personnes mu\u2019eux: ils sont tout simplement seuls, ils sont chez eux.Le couteau saisi délicatement par trois doigts, à la façon d'une baguette de tambour, la fourchette tenue également de très haut, et non pas par le milieu du manche, ils mangent sans hâte et sans bruit, et boivent de même, en des verres toujours nets.Quoi, c'est ridicule, toutes ces précautions pour rendre le moins bestial possi- a.ia a dil WEL MONTRE AL, 30 SEPTEMBRE 1022 ble l'acte gni consiste à se nourrir ?\u201c Mais non, il 1.\u2018y a là que le plus haut degré de civilisation manifesté dans une humble chose, et voilà tout.Mizuscule offensive humaine contre la bi-harie! Applaudissonsy,tant qu'elle dure.On ne le cruic pas assez, mais c'est déjà un embryon de morale, qu'une tenue parfaite: on y trouve en effet comme un vague reflet de moJéial.on et de goût, une apparence au moins de modestie, de tact, un ersafz de sociabilité.En somme,il semble ne vouloir surtout offenser personne, ce couple si distingué, qui se comporte à table avec tant de raffinement, et pour suit sous nos yeux un \u2018dialogue paisible et souriant.Mais au fait, de quoi parlent-ils ?Ce monsieur et sa compagne si exquisément comme il faut ont-ils bien de l'esprit?Forment-ils des pensées ingénieuses, variées?Ah, ça, dame! c\u2019est une autre affaire.M.B.Conseils pratiques \u2014 POUR DEGRAISSER UNE MACHINE A COUDRE Il arrive souvent qu\u2019une machine, laissée longtemps au repos, fonctionne avec difficulté,ce qui décourage les travailleuses inexpérimentées.Ce petit mécompte provient de l'épaississement des huiles.Dans ce cas il faut d'abord essuyer aussi complètement que possible tous les endroits builés.Remplacer l'huile dans la burette par de l'essence de térébenthine et en humecter toutes ls parties habituellement huilées.Faites marcher la machine.L'essence dissout le cambouis.Quand cette dissolution est bien opérée, essuyer de nouveau partout où a été appliquée l'essence de térébenthine, remettre de l'huile comme à l'ordinaire.CUIR DES CHAISES ET FAUTEUILS Laver à l\u2019eau savonneuse tiède, laisser sécher.App'iquer au pinceau sur les parties éraillées un peu d'une solution de 1 gr.brun Bismarck dans 10 cc.d'alcool dénaturé, recouvrir les parties ainsi maquillées d'eau gommée.Après séchage, frotter à l'aide d'un LA CROIX chiffon de laine légèrement imprégné de crème cireuse: encaustique à la cire vierge ou autre.POUR PARFUMER L'ATMOSPHERE D'UNE PIECE Imprégner des feuilles de papier buvard d'un mélange de teinture de myrrhe et de benjoin.Laisser sé-Yer: detemps en temps, brûler quelques morceaux de ce papier; l'air sera purifié et une odeur suave se répandra dans la chambre.UTILISATION DE L'ORTIE L'ortie offre une bonne nourriture pour la vache; elle augmente la masse etla qualité du lait.Il suffit, au printemps, de couper de jeunes ortieset de les laisser un peu se faner à l'air.Pourvu qu'on les mêle, ensuite, dans la proportion d'un quart environ au foin et à la paille, on n'a rien à craindre pour la bouche des animaux qui la mangent avec avidité DIVERS EMPLOIS DES VIEUX JOURNAUX L'odeur de l'encre d'imprimerie éloigne les insectes,mites, etc C\u2019est pourquoi il est saged'en envelopper les abjets en laine ou les fourrures que l\u2019on veut protéger.Les vieux journaux donnent le dernier poli aux couteaux et fourchettes que l\u2019on vient de net- NOUVEAUX CATALOGUES Envoyés gratuitement sur demande Articles de Bureau 88 pages Articles dé Classe (illustré) 120 « Livres Classiques Canadiens 16 « Actiolea Beligieux (3 parties) 82 « Articles en papier et autres pour table ét maison (illustré) 24 Décorations en prpiet, Drapeaux, Lanternes, Fleurs dillus- tré) Jouets, Articles de Sport, Voitures, Autos, Carosses (illustré ) 56 Argenterie, Articles de Fantaisie, Articles de Fumeurs, Instruments de Musique Articles de toilette et de parfumerie 32 R 16 « 20 « LITTERATURE, LIVRES RELIGIEUX GRANGER FRÈRES Importateurs \u2018Montréal Libraires, Papetiers, EE toyer, et à tous les étamés en général.Frottez-les bien at laissez sécher.Les vieux journaux Jloyés avantageusement volir les poêles, Enfin, une des propriétés les plus précieuses \u2018e ce papier dans l'économie domestique.c\u2019est d\u2019être imperméable à l'air.D:la glace soigneusement enveloppée dans les journaux, façon à empêcher toute intrusion pour temps que de toute autre manière.Un pot d'eau glacé placé dans un bien tordues emsemble, de façon à n'offrir aucune issue & l'air, se conservera toute la nuit quelle que soitla chaleur de la chambre en été, sans que la glace fon ie d'une façon sensible.ustensiles ! sont em- | le l'air, se conservera plus long- journal, dont les extrémités seront .eee eee ea | .| Pour conserver un liquide très chaud, ce genre de thermos est | éminemment bon marché et pra- | 1 ! tinue, Il s\u2019agit comme ci-dessus \u2019 l'empêcher tout contact avec l'air.| EMPOIS POUR UNE | ROBE DE MOUSSELINE de | Faites une bonne eau de riz dans | laquelle vous ajoutez quelques | gouttes de vin aigre.Quand votre tissu est clair, vous prenez du vin : blanc de préférence.Il est facile | d'en faire sûrir un demi-verre.| Votre étoffe trempée dans cet POURQUOI vos-lorguons où lunettes ticnnent- ils simal sue tre: nez?Pourquoi vous fatiguent-ils au lieu de vous ropose?C'est parce Que vous les avez ipris chez un vendeur.quelcongi qui s'est contenté de vous donner uue monture quelconque.A l'avenir, slressez-Vous donc à Un opticien compétent, qui choisisre et ajuste à la forme de votre nez et de vos yeux la monture qu'il vous faut.\u201d CONSULTATIONS: À l'Hôtel-Dieu par Rod: Carrière, de-9.30° à 11 heures, excepté les mercredis et samedis, Aux Saione d'Optique par Rod.Carrière, de 1 bre p.m.à 5 hrs p.m., par H, Sénécal, Em.Carrière Ad.Sénécal, Ad.Valois, de 9 hrs a.m.à6 hrs p.m.=, Nous prions nos lecteurs et nos clients de se défier d'un certain a nombre dc charlatans et colporteurs de lunettes qui passent.dans: des villes et les campagnes qui exploitent 1a crédulité publique, qui.savent.tout, alors qu\u2019ils sontignorants « et qu'ils sefont passer comme repré: empois et repassée, aura la consis- { tance et la souplesse d'une étoffe : neuve.santauts de notre maison.N.B.Nous n'avons pas de représentatts, : PS Notre atelier est sur les lieux, QUALITE, SERVICE, COURTOISIE.L'oeuvre du bon journal | FF (TE PEI (IO) Pig recommmandée par Pie X of Benoit XV | Notre Saint Père le Pape Benoit XV écrivait, le 6 mai 1916: «Le peuple chrétien,toujours royalement large pour toutes les initiatives qui intéressent le salut des Ames, ne fera pas attendre sa généreuse contribution à l'oeuvre de la bonne presse, dès qu'il aura été éclairé sur la souveraine nécessité | de cette oeuvre et ! qu'il aura appris à la regarder la noble protectrice de ses intérêts.» comme les oeuvres de côté, «Mettre de presse disait le saint et clairvoyant Pie X, c\u2019est se condamner à n'avoir aucune action sur le peuple et ne rien comprendre au ; caractère de son 43 Notre-Dame Ouest, temps.» Aux Détenteurs des Bons de la Victoire du Canada, à 5 ans et à 5; pour X cent d\u2019intérét Emis en 1917 et échéant le ler décembre 1923 OFFRE DE CONVERSION E MINISTRE DES FINANCES offre aux détenteurs de ces bons, qui désirent placements sous la garantie du Dominion du Canada, le privilege d'échanger à l'échéance les bons de l\u2019une et de l\u2019autre catégories portant intérêt de 53 pour cent, payable semestriellement : (a) Les bons de cing ans, datés du ler novembre 1922, échéant le ler novembre 1927.(b) Les bons de 10 ans, datés du 1er novembre 1922, échéant le 1er novembre 1932.Tandis que.les bons échéants rapporteront de I'intérêt jusqu\u2019au ler décembre 1922, les commenceront à produire de l'intérêt à partir du ler novembre 1922, CE QUI DONNERA UNE BONIFICATION D'UN MOIS ENTIER D'INTÉRÊT À CEUX QUI PROFITERONT DU PRIVILÈGE DE LA CONVERSION.Cette offre est faite seulement aux détenteurs de bons arrivant à échéance et non pas à d\u2019autres prêteurs.Les bons à émettre en vertu de cette proposition seront .virtuellement de même nature que ceux échéants, sauf que l\u2019exemption de taxe ne sera pas appliquée à la nouvelle émission, Daté à Ottawa, le 8 août 1922.14 at [SS ea fe Hi | Sad WY DOS Les détenteurs des: bons échéants, qui désirent profi- | ter de ce privilège de conversion, devraient porter leurs - = bons, LE PLUS TOT POSSIBLE, MAIS NON PAS KE PLUS TARD QUE LE 30 SEPTEMBRE, a une succur- js pale de toute banque chartrée au Canada, afin d\u2019en rece- .voir en échange, pour les bons remis, un reçu contenant une promesse,de distribution de bons sorres- pondants de la nouvelle/énission.Les détenteurs des bons échéants pleinement enregis- | trés, dont l'intérêt est\\payable par chèques émié à Ottawa, recevront, le lerkdécembre, comme à l\u2019ordinaiee, leurs chèques d'intérêt.\\Les détenteurs de bons à cou- Co pons détacheront ct retiendront le dernier .coupon -non ERTS beh avant de remettre let bon lui-même pour être con- \"À vert Les bons remis seronttenvoyés+ par: les banques au ministère des Finances, Ottawa, oll ils seront échangés contre des bons de la nouvelle émission, sous forme de bons pleinement enregistrés, ouyde bons à coupoms enregistrés, ou de bons à coupons lau porteur, avec intérêt payable le 1er mai et le ler novembre de chaque année, pendant la durée del\u2019 \u2018emprunt - Le paiement du premier intérêt se fera le ler mai 923, et les bons de la nouvelle émission seront transmis) aux /banques pour distributién - immédiate aprés la réceptionfdes bons remis.Ri continuer leurs nouveaux bons n\u2019ent pas été convertis/en \u2018vertu de cette Les bons de l'émigsioni arrivant à échéance, qui - seront acquittés le infor ven de RE W.,S.FIELDING, mn Ministre des Finances.| a Un conseil de Pie X à méditer \u201cC\u2019est un fait qu\u2019aujourd\u2019hui le peuple chrétien est trompé, empoisonné, perdu par les journauæ impies.En vain vous bâtiriez des églises, vous précheriez des missions, vous fonderiez des écoles, toutes vos bonnes oeuvres, tous vos efforts sze- raient détruits si vous ne saviez manier en même temps 'arme défonsi- ve et offensive de la presse eatholi- que, loyale, sincère.\u201d\u2014B.B.PIE X.L'IDÉAL CATHOLIQUE Grande revue illustrée paraissant le 15 de chaque mois Littérature | ABONNEMENT: 1 an, $3.00 ADRESSE: L\u2019'IDÉAL CATHOLIQUE 46 rue Selnt-Gabriel, Montreal.ppp pet S Très attrayante et très instruettve vos irréprochable NOTE IMPORTANTE rm ; Pour cesser de recevoir la Croix, il faut renoncer formellement à son abonnement.Il ne suffit pas de refuser un numéro qui arrive par la poste ou qui souvent n\u2019arrive pas.Il faut donner avis à l\u2019administration de la Croix, verbalement ou par écrit.nestion d comme sar toutes a ee EEE SUR LA La \u2018\u201cCroix\u2019\u201d\u2019 s\u2019inspire A ROME Et se documente aux Lo Meilloness .sources d'information.Ce qu'il ne faut pas oublier «Ceux qui écrivent et répandeat des journaux et publications, qu\u2019a- mime l'esprit catholique, méritent bien de la religion \u2018et de l'Eglise » LEON XIII, Votes contribution a la \u201cCROIX\u201d ost-olle payée ?6 la Guerre les autres questions Haute Qualité Bas Prix SONT MAINTENANI UNE NÉCESSITÉ Nos manteaux, pèlerines, tuniques, mail beets parures de printemps possèdantlé armé d\u2019une particulière distinction.L'élégance des fourrures Desjardins est plus carpe et plus prenante que jartiais dans nos nouveaux.modiles avant-coureurs des modes d'hiver.dont nous-pouvons vujound'ididisroser, au; asd} fice de notre clientèle.Chas Desserts | 4 eee 3 Co ° Ub TT ret eus Cie Rl Ee ie es ce ee da LA CROIX Vem mv a et Lo .MONTREAL, 30 SEPTEMBRE 1922 = 1 = a?=o Low : ci Lu ta | .=r wi XVIIE-Dimanchs à près la Pentecôto (T'Evangite Evangile selon S.Metihieu En ce temps-là, Jésus, étant monté danà une barque, traversa le lac de Génésareth et entra dans la ville de Capharnaüm.où on lui présenta un paralytique étendu sur un lit.Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : Mon fils, ayez confian- ca,vos péchés sont remis.Alors quelques-uns des docteurs de la loi dirent en eux-mêmes: Cet hoinme blasphème.Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur dit: Pourquoi vos coeurs forment-ils des jugements injustes Lequel est plué facile de dire: Vos péchés vous sont remis; ou de dire :Levez-vous et marchez'?Or,afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés: Levez-vous, dit-ilau paralytique, emportez votre lit, et retournez dans votre maison.Le malade se leva aussitôt, et retourna dans sa maison.À cette vue, le peuple fut saisi de crainte, et rendit gloire à Dieu, qui avait donné un tel pouvoir aux hommes.Le pain complet Dans quelques jours, les boular- geries, en France, recevront une farine moins blanche que d'habitude et livreront du pain complet.Cette décision fut prise en conseil des ministres, sur la proposition de M.Chéron, Est-elle bonne ou, au contraire, [ait elle pescr sur l'alimentation essentielle la menace d\u2019une mixture antihygiéri- que?On peut être assuré à cet égard.Le bluiage excessif de la farine, c'est-à-dire son tamisage pour en séparer le son, n'est nullement désirable.Deux ordres de faits le prouvent: celui des expériences comparées, poursuivies en Danemark, eur le pain blanc et le fain bis (de bisus) gris), et celui des recherches curieuses et concluantes sur les Vitamines.Je ne suppose pas que ces données scientifiques, que j'exposerai brièvement, aient fait l'objet des délibérations consulaires.Mais il est heureux qu\u2019elles viennent corroborer une décision d\u2019'inspiration économique et tranquilliser le peuple sur l'avenir de la santé.Bn 1913, à Copenhague, le professeur Hindhede eut à s'occuper de ce problème.On soumit plusieurs personnes à une alimentation uniforme dans laquelle les uns consommaient un poids connu de pain blanc, les autres un poids égal de -pain bis.L'avantage fut pour ces dernières.Et le savant danois de préconiser le mélange de son A farine.Peu après, en 1917, son collaborateur Ejkmarn établit ,sans contestation possible, que la farine ainsi mêlée possède une valeur nutritive plus grande, en même temps qu'elle est plus économique que la farine blutée.Sommes-nous donc en présence d'un préjugé qui s\u2019acharnait sur lc pain bis pour que, dans les campagnes, le paysan tâcheà se procure: un pain de blancheur immaculéeet dédaigne celui dont ses parcnis et ses aieux se sont toujours bien trouvés ?D'autre part, s'il y a vraiment des inconvénients pour la santé à manger du pain de luxe, s'il est \u2018moins nourrissant, moins complet \u201cQue l'autre, comment se fait-il que personne n'en paraisse souffrir?En termes plus précis, quels la principes .ne contient-il pas, que renferme au contraire son concurrent de couleur ?Voilà qui nous conduit à la découverte, relativement récente, des Vitamines.=\u201c En effet, on a reconnu que la cuticule des céréales, ou le son, a des propriétés physiologiques importantes.Du riz ou du blé décortiqués sont manifestement = dangereux, toxiques.Ils déterminent les maladies du genre scorbut ou béribéri.Les bites nourries de la sorte maigrissent, présentent des troubles nerveux, paralytiques, et souvent ne tardent pas à mourir.Ce futle cas.par exemple, des pigeons alimentés de riz décortiqués par le physiologiste italien Ramoino.Mais lorsque ce savant leur eut fait absorber du son délayé dans un peu d'eau, ils revinrent 2 la vie et reprirent leurs forces comme auparavant, Ils semblaient s'être remis d\u2019un empoisonnement par l'action d'un antidote.Ce fut Funke le premier qui réussit À extraire du son le produit antitoxique, assez mal défini encore; il n\u2019y est qu\u2019en traces infimes.Ce produit étant nécessaire à la vie normale et accompagnant généralement la partie azotée, animée, des substances alimentaires, Funke l'appella Vitamine.Toute maladie résultant de l'absence de Vitamine rentre dans la catégorie des maladies de carence ou Avitaminoses.Un examen plus étendu, où se sont distingués Weill et Mauriquand de Lyon, Osborn et Mendel aux Etats-Unis, a révélé les vitamines dans les légumes frais, les fruits, notamment les fruits acides, tels que oranges et citrons, et enfin le lait naturel, beaucoup plus dans le lait de la femme que dans celui des animaux.Dès ce moment, les expériences sur le pouvoir nutritif du pain sont orientées;le son devient le support de certaines propriétés indispensables à une alimentation saine.[! véhicule, à travers l'appareil digestif, la vitamine salutaire, ce principe quelque peu mystérieux qui gouverne, croyons-nous, la sécrétion des glandes et l'équilibre nerveux.Agit-il en tant que régulateur ou excitant\u2019 On ne sait: mais cette action est de nature chimique, vu la faible quantité qu\u2019il faut pour conjurer les pires maladies, La question ne se pose pas pour les plantes, les vitamines qu'on leur a fait assimiler n'ont amélioré ni leur floraison ni leur vitalité: ce qui justifie notre hypothèse d'un mécanisme nervo-secrétoire,en jeu, exclusivement, dans les espèces zoologiques.* + H est permis alors de se demander pour quelles raisons le pain blanc est prauiquement inoffensif.La réponse est fort simple.Ceux qui en font usage sont des gens aisés qui, à l'encontre de l'Ayuvergnatde Voltaire, ne se privent jamais de légumes frais, de viandes, lait, poissons, fruits.Ils ont, dans les vitamines de ces denrées, de quoi compenser largement la carence du blutage.Ils ne sont donc jamais en état d'avitaminose.Mais cela n'empêche pas que la farine trop brutée est hygiéniquement mauvaise.Aud-elà de 85 p.c., elle perd toutes ses vitamines et peut nuire à la nutrition.Je l'estime plus indiquée pour les poudres de parfumerie.: Ainsi, le pain bis doit avoir la préférence du pauvre, surteut des personnes qui voyagent,des marins dont l'animentation comprerd rarement des légumes frais, qui vivent plutôt de conserves C1 scr la proie du scorbut.Il bénéficie, aux périodes de restriction, de la double faveur des hygiénistes et des économistes.Rencontre inespérée, car j'imagine que si nos récoltes n'étaient point déficitaires, ces derniers réclameraient pour le pain blanc.Le régime mixte qui est celui de l'homme, et l'emploi d'une nourriture faite de laitage, poissons, légumes, expliquent la résistance des populations pour lesquelles le riz est l'aliment principal.Chinois et Japonais ne sont pas près de délaisser ce mets, d\u2019ailleurs propre à entretenir la force musculaire.En France, la pomme de terre, qui est de consommation usuelle, est très riche en vitamines; ellea dû préserver des maladies de carence plus d'un partisan des farines ultra-blutées.Elle permettrait, si malheursusement on n\u2019en était pas appauvri celteannée, de ménager le froment et d'attendre des jours meilleurs.On en peut faire un pain quia bon goût.Du reste, n'oublions pas que si le blé a tendance à devenir l\u2019aliment universel, plusieurs nations s'en étaient passé pendant des siècles.L'orge, l'avoine, même le gland leur avaient servi jusque là, comme le riz chez les Asiatiques, Seulement, le blé l'emporte par ses qualités, sa composition, ses vitamines prophyiactiques.Reme en avait onstitué des greniers et l'Europe entière n'eut point de plus pressant souci que le commerce de cette céréale, dont chaque pays voulait sa suffisance.0 Charlemagne et Napoléon Le \u2014\u20140 Dans une des chambres du Vatican j'ai vu la figure de Charlemagne: Carolus Magnus, Romanuc Ecclesiae ensis clypeusque.Epée et bouclier de l'Eglise romaine, de l'Eglise de Jésus-Christ!- Je peux dire que cette inscription à détrempe, dans un recoin du Vatican, m'a fait comprendre la gloire.i Parlons encore de Charlemagnela charmant de l'histoire.Ils donnent bien la stature de Charlemagne, parce quel'on y voit son humilité.Un héros, un conquérant, un empereur humble, voilà qui sort tout à fait des proportions humaines.Napoléon ler, haute figure, laissait traiter de Charlemagne moderne; il avait le sens de la gran leur.Néanmoins, il rappelie davantage Frédéric de Prusse.Entre Charlemagne et Napoléon, la différence éclate surtout dans la manière d'agir envers la Papauté.Charlemagne arrivant aux portes de Rome après avoir remis saint Pierre en possession de tout son territoire, demandait au Pape la permission d'entrer dans la ville.La première dalle de porphyre que l'on rencontre dans la nef de Saint-Pierre est celle sur laquelle Charlemagne s'est agenouillé au seuil du Latran.Le traité de Tolentino n'est pas l'équivalent de ce début, et la suite de Napoléonne correspond pas à la suite de Charlemagne.Les lettres de Napoléon à Pie VII, si conciliant, si doux, si désarmé, sont dures, injurieuses même, et menaçantes.La menace ne reste pas sans effet.Ce fut un terrible incident que le mariage du frére Jérôme avec une demoiselle d'Amérique.Napoléon en demande la rupture.Le Pape n'y voit aucun moyen.Napoléon passe outre, démarie et remarie son frère.Charlemagne, à vingt- huit ans,avait cru pouvoir légitimement répudier Himiltrude et s'unir se Hermengarde.Le Pape, gardien À Rome, il est très vivant.Les rapports de Charlemagne avec le Pape Adrien sont un épisode des lois saintes, lui enjoint de renvoyer la concubine et de reprendre l'épouse: Charlemagne obéit.[l'est toujours beau d'obéir à la loi divine, et cela est très beau lorsqu'on aurait assez de puissance humaine pour s'en dispenser.De plus, cela est très sage: car l'obéissance à la loi dispense de l'obéissance ila force.Charlemagne eut l'humilité d\u2019obéir - au Pape, il n'eut pas l'humiliation d'obéii aux Saxons.Charlemagne n'est pas seulement plus pieux que Napoléon, plus éclairé dans sa foi, plug large dans ses vues et dans ses oeuvres, il est incomparablement plus civilisé.Ses lettres au Pape sont d'une urbanité exquise.Il traçait lui- même le programme des formes dont les ambassadeurs devaient usar envers le Vicaire de Jésus- Christ; «Ils salueront premièrement le seigneur Pape au nom de son fils le roi Charles etau nomde sa fille la reine Fastrade, au nom des fils et des filles du Roi et de toute la maison royale, au des Prêtres, des Evéques, des Abbés et des Religieux, et enfin pour l'universalité du peuple des Francsnom «Las ambassaleurs lui diront: «Le Roi regarde comme joie, prospérité et salut d'avoir mérité de recevoir des nouvelles de votre santé conservée de Dieu, et de la bonne situation de votre peuple, populi vestri» Napoléon écrivait à Pie VII: «Votre Sainteté \u2018est souveraine de Rome, muis j'en suis l'empereur.» 11 prétendait avoir hérité ce titre de Charlemagne! LOUIS VEUILLOT 0 Au temps des diligenees et aujourd'hui Ces jours derniers, aux fêtes de Lorette, deux cardinaux ont reçu ce que l'on appelle,\u2014 même lorsqu'il ne s\u2019agit pas de personnalités ecclésiastiques \u2014 le «baptême de l'air».# Tout aussitôt l'on s\u2019émerveille: des cardinaux en aéroplane!- Le chapeau rouge à côté du casque de l'aviateur!.Quelle illustration et quel symbole! I ne faut rien exagérer.Nul mode de locomotion n\u2019a soulevé autant d'appréhension, fait dire et imprimer plus d\u2019avis au début, que le chemin de fer.Et je suis persuadé que, lorsque, pour la première fois, on a pu voir des cardinaux monter dans un train, cela aussi dul être considéré comme un événement.Puis il y a eu l'automobile.I! y a trente-cing ans passés, lorsque nous rencontrions les premitres «voitures sans chevaux», imagi- nions-nous qu'elles circuleraient un jour dans Montréal et Paris jusqu'à y causer de si terribles encombrements, imaginions-ncus que la traction automobile bouleverserait les conditions, non seulement dela vie, mais de la guerre, et même nous servirait, appliqué,aux tanks, à gagner la guerre!.Mais il est bien évident que nous ne soupçonnions pas plus les tanks que nous n'envisagions alors sérieusement une guerre.C'est elle, pourtant, c'est la guerre qui a permis à l'aviation de brûler les étapes, et de parvenir, avec une rapidité foudroyante, à ce prodigieux développement.Il est certain que l'on est arrivé très vite, pendant ces années où, à vrai dire, les conditions de l\u2019exis» tence étaient assez extravagantes et singulières, on est -arrivé à ne plus considérer que le fait de circuler dans les airs constituât, à lui seul, un risque dontil y avait tout de même lieu de tenir également.compte.Magnifique et généreuse inconscience! Elle aura été pour tous une précieuse école, car, Dieu merci! le courage sait être persua- tif et contagieux.Et c\u2019est grâce à l'exemple, à la leçon si crâne des aviateurs militaires, grâce aussi à leurs recherches et à leur entraînement, \u2018qu'avant vingt ans le premier voyageur venu (rouvera -aussi naturel de «prendre l\u2019aéroplane» - que l'autobus ou bien le train.Qui sait même si automobiles et wagons de chemin de fer ne apparaîtront pastalors aussi désuets que les vieilles diligences ?mae () em saan Choses et Autres Lo] Des cardinaux en aéroplane Aux fêtes religieuses de Lorette, en Italie, les cardinaux Tacci et Ranuzzi dei Bianchi, escortés par : les carabiniers royaux, se rendus au camp d'aviation, où ont été reçus officiellement par toutes les autorités militaires et civiles, Les deux cardinaux sont montés sur un appareil Caproni, piloté par un colonel, et ont effeotuéun vol de vingt minutes le long des côtes de l\u2019Adriatique.Ils ont ensuite alterri dans le camp, au milieu d'acclamations enthousiastes.: sont ils x * * Une nouvelle triple alliance Le Dr Sun Yat-Sen, ancien president de la Chine du sud, a reconnu l'authenticité de certaines ! lettres pupliées par le Telcgraph, de Hong-Kong.Ces lettres ont été prises dans le coffre-fort de Sun Yat-Sen, à Canton, et elles dévoilent le projet de former une triple alliance devant comprendre la Chine, l'Allemagne ct soviétique.; Il reste à savoir si on a donné suite à ceprojet.la Russie Un miracle à Lourdes Les journaux signalent un miracle qui aurait eu lieu à Lourdes: la guérison d\u2019une fille de 26 ans souffrant de la tuberculose.Mlle Eugénie Couillette\u2014c'est son nom\u2014 appartient à une famille de six en- | fants dont quatre sont morts de tuberculose.La joune fille elle même était tuberculeuse très avancée lorsque, le 29 août dernier, prenant part à une procession à Lourdes, elle se trouva - guérie.Plusieurs semaines durant elle resta scus l'observation des médecins: à la suite de quoi six docteurs attestè- tent que la patiente avait souffert de tuberculose, que sa guérison était complète,et que cette guérison ne pouvait être attibuée à aucun procédé naturel connu.x x ¥ Une histoire de lathe francaise ; «Sommes-nous toujours le peuple généreux dont les navigateurs, les colons,les missionnaires, les soldats ont porté aux quatre coins du monde le drapeau d'une France, tantôt monarchique et républicaine, \u2014 mais grande toujours?Ces noms prestigieux , de Champlain, de Coibert, de Carnot, nous tanto; | de Napolénn, sont-ile encore autre chose que le retentissement sonore d'un tombeau?» Qui de nous ne , s'est posé cette question?Or, une | belle oeuvre vient d'y répondre: ; l'Histoire religieuse de la Nation : frauçaise que vient de nous donner | Georges Coyau, est en réalité une ; histoire de l'âme française, | Quand des générations et des | générations ont patiemment infusé À un.peuple l'esprit de foi et que .toute sa formation politique s'est ; développée sous l'action du tonique religieux, cet apport spirituel fait \u2018 partie indissoluble de son ter péra- ; ment national.Un seul siècle, le dix-huitième\u2014 où passent encore | de grands saints\u2014.n\u2019annule pas | l'oeuvre des siècles.Au contraire, | les convulsions qui le\u2019 terminent | poussent au jour les profondeurs populaires, mettent à vif la foi qui {sy préservait: le dix-neuvième siècle social d'Albert de Mun et de ; Lacordaire donne la main, par | dessus la Révolution, à travers : l'apologétique de \u2018Bossuet et de i Pascal, à travers la scolastique de l\u2019Universités de Paris et Je labeur \u201c de saint-Bernard, à l'enseignement que recevaient au Ile siècle les chrétientés lyonnaises de la bouche , de saint Irénée et de saint Pothin, ; issus de cette même Asieoù avait vécu le Christ.Pas une défaillance, pas un arrêt, pas une déviation dans ce rayonnement continué.L'histoire, qui montre dans les fastes de l'Eglise de Rome la suite de la tradition apostolique, découvre dans les actes de l'Eglise de France la «suite» de la tradition d'apostolat.Les qualités de l'aluminium bo | L'aluminium se ternit d'autant moins vite qu\u2019il est plus pur; c'est | un métal léger, facileà échauffer, | me fondant pas à feu vif.i Pour les ustensiles de cuisine, | l'épaisseur doit être d'un milli- ; mètre, plus si c\u2019est possible.Il | est préférable qu\u2019il soit embouti, ! car sa soudure, et par conséquent sa réparation est une opération délicate.On doit le nettoyer à l\u2019eau chaude, mais ne pas le plonger dans l\u2019eau de vaisselle, qui contient des cristaux en dissolution, car l'aluminium noircit irrémédiablement lorsqu'on le trempe dans ce : liquide.Le savon minéral nettoie bien; pour donner le brillant, un peu de pou lre Tripoli, humectée d'eau.L\u2019aluminium estun excellent conducteur de la chaleur, mais quand il est suffisamment épais, il ne brûle pas et ne donne aucun goût aux aliments.Pour le manier plus facilement, il est préférable de garnir Jes anses avec de la ficelle enroulée très serrée ou des fibres de rafia; en isolant ainsi les mains de tout contact brâälant, on évitera ainsi \u2018des brûlures désagréables.La durée de l'aluminium est égale à celle du cuivre, plus grande que celle de:l\u2019émail.On peut même cuire des confitures dans.des bassines en aluminium, y \u2018laïsser séjourner les fruits, ce métai n\u2019est- jamais attaqué.Avec des récipients de ce même métal, quand il est épais, certaines personnes peuvent faire cuire du caramel, il ne brûlera pas.A mon avis, on peut donc lui donner la préférence dans le choix d\u2019une batterie de cuisine.0 M Nitti, ancien président du conseil d'Italie, poursuit depuis quelque temps une campagne violente contre la présence des troupes noi es, dans les rangs alliés, sur?le \u201cKhin, auxquelles il attribue les pires méfaits de barbarie et de prostitution.or "]
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