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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 25 novembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1922-11-25, Collections de BAnQ.

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[" - Tien = En LA aie cmonont Ww 2 3ICON jair: C.noe .JOSEPH BEGIN, directeur Montréal, Case postale 1829 RELIGION, QUESTIONS SOCLA LES, ECONOMIE POLITIQUE,SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE, ENSEIGNEMENT, Pp 3-7 - Garcia Moreno et Mussolini premier ministre d'Italie, M.Mussolini, dont les partisans, appelés fascistes, ont remporté récemment une éclatante victoire sur les communistes et les socialistes, en dépit du gouvernement Facta, n'est pas un politique de paille comme on en voit trop souvent à la tête de tous les pays d'Europe.Interrogé, à Lausanne, relations de son cabinet avec Vatican, M.Mussolini a dit: «Je pense que la religion est une grande force moralisante dans la vie des peuples, et je suis hostile à tout ce qui sent l'athéisme o1 l\u2019anti-cléricalisme.Le catholicisme est une admirable puissance mondiale, ct pour cette raison les relations entre le gouvernement fasciste et le Vatican seront des plus cordiales.» On se rappelle les clameurs de Le nouveau sur les le la presse mondiale quand les fascistes commencèrent à s\u2019affir mer en Italie.On disait, pour les discréditer aux yeux des naifs, qu'ils étaient des révolutionnaires parce qu'ils suppléaient à l'inactivité et à l'insouciance du gouvernement Facta devant la marée montante du bolchevisme.En deux ans, M.Mussolini réussit à former une armée politique de 500,000 hommes ayant des ramifications dans toute la péninsule.Au besoin ses partisans devenaient des soldats parfaitement disciplinés sous les ordres de chefs qui eux-mêmes étaient soumis À Mussolini, de telle sorte que Facta dut donner sa démission, parce que de fait il n\u2019était plus qu'un mannequin de premier ministre.Le jour du triomphe définitif de Mussolini, un personnage ecclésiastique du Vatican alla dire au Souverain Pontife: «La révolution est victorieuse.» Ce n\u2019est pas exact, reprit Sa Sainteté.C\u2019est tout simplement un changement de gouvernement.En effet, il ne faut pas prendre pour des révolutionnaires les gens de bien qui, par des moyens énergiques, veulent rétablir l'ordre dans la société, faire triompher la vraie et saine justice et chasser du pouvoir civil les politiciens qui en abusent ou qui sont indignes des fonctions publiques qu\u2019une clique quelconque leur a confiées.Ce sont, au contraire, des patriotes dans le sensle plus exact du mot, puisqu'ils sacrifient leurs propres intérêts sur l'autel de leur pays.Il en faudrait de ces patrioles dans la province de Québec.Garcia Moreno, Mussolini, sont des noms que l'histoire immortalisera.JOSEPH BEGIN, \u2014_\u2014 \u2014\u2014 Infamie ef eynisme \u2014\u2014 yp\u2014\u2014 Les débats qui:se poursuivent à la Législature de Québec ont révélé une infamie.Le gouve:nement Taschercau en est l'auteur, Notre Alexandre venait de faire voler sa loi, par laquelle il s\u2019insti tuait le grand marchand d'alcool de la province.Il tenait à cette Ini parce qu'il savait qu'elle lui rapporterait les millions dont il avait besoin pour se perpétuer au pouvoir.Mais il y avait des récalcitrants.Il avait peur surtout de la presse catholique et du clergé.11 imagina alors de paralyser l'indépendance de celui-ci en l\u2019attachant par une chaîne d'or à sa loi des liqueurs enivrantes.ll vota donc à chacun de nos collèges classiques ure allecation en- nuelle de dix mille piastres, prise sur les revenus de lu vente de l'aicool.Les supérieurs de nos hautes maisons d'éducation piotestèser1 lls demandèrent à M.Taschereaun de prendre ces dix mille piastres sur le revenu ordinaire de la province.M.\u2018T'aschereau passa outre.Il les lia comme malgré eux au sort de la loi néfaste des liqueurs, et il leur versa comme malgré eux l'argent qui en était le fruit.Et tout cela afin de pouvoir dire au peuple que le commerce de l'alcoo!,qu'\u2019il a entrepris,est honné- te, louable, bienfaisant, puisque nos collèges catholiques en béné ficient pour dix mille piastret chacun annuellement.N'avons-nous pas raison d'écrire que c'est un acte d'infamie?Pour qu'on ne mette pas en doute ce que nous avançons, citons les paroles mêmes que M.Taschereau a diles à la Chambre, le 8 novembre courant, sur une interpellation de M.Sauvé à ce sujet.Nous les prenons dans le Soleil, de Québec, organe du gouvernement : « Les supérieurs des collèges classiques, a dit M.Taschereau, sont venus nous trouver.Nous avons écouté leur demande et nous leur avons promis à chacun une somme de $10,000, ce qui faisait en tout $190,000.Nous leur avons demandé s\u2019ils avaient objection à faire mct- tre dans la loi une clause par laquelle il était déclaré que cette somme serail prise à même les recettes de Commission des Liqueurs.Ils nous ont dit qu'il vaudrait autant ne pas insérer cette clause dans la loi, mais ils n\u2019eurent aucune objection à accepter l'oc- tioi.Nous leur avons représenté que les bénéfices de la Commission la des Liqueurs allaient êtie cmplo- yés à la colonisation, à l'agriculture, à la voirie et, surtout, à l'instruction publique.Grâce à ces revenus de la Commission des Liqueurs, nous pouvons donner maintenant cent fois plus que nous donnions à l'instruction publique et, plus particulièrement, nous \u2018avons pu accorder ce quart de million aux collèges classiques.Mais,a ajouté le premier ministre, nous ne posvons prometire que le jour où nous perdrons celle source de revenus, nous pourrons continuer des octrois.» Ce qui veut dire:si vous tenez à avoir des \u2018 octrois du gouvernement; aidez-nous à faire acceptes notre loi des liqueurs par le peuple catholique de Québec; autrement, nous ne vous en donnerons pas.M.Taschereau,on le voit, sait ; aussi, au besoin, avoir recours au cynisme.JOSEPH BEGIN: I nos députés pelalent\u2026 Aux Communes, avant l'ouverture de chaque séance, nos députés fortune pridre à Dieu Tout-Puissant.À l\u2019Assemblée législative, à Québec, nos députés commencent leur travail comme s'ils étaient des impies.\u2018 Le député Ricard voudrait combler cette grave lacune.Il a déposé sur la table de la Chambre être votée À l'unanimité: tQu'à l'ouverture de toute fasse au nom de prière suivante: «O Dieu éternel «sant, de qui vient tout pouvoiret l'assemblée, la «rois règnent et font des lois justes, «nous voici «présence pour adopter les lois des- «tinées à faire le bien et la pros- «périté de notre province; accor- « lez-nous, nous Vous en supplions, «Dieu de miséricorde,de ne dési- «rer que ce qui est conforme à «Votre volonté, de le rechercher taveè prudence, de le connaître «avec certitude et de l\u2019accomplir \u201cparfaitement pour l'honneur et la- «de notre patrie.Ainsi soit-il.» En effet, nos législaleurs ont un grand besoin des lumières divines.Car ils ont voté depuis quelques germes de perversion sociale dont on commence déjà à voir les fruits.Ainsi, la loi Taschereau instituant le gouvernement marchand de liqueurs enivrantes est des plus néfastes.Elle est un scandale permanent, une source de désordree sociaux, un encouragement = à l'ivrognerie, un obstacle insurmontable à la tempérance.Tout ce que nous reprochions autrefois aux hôteliers, nous pouvons le dire aujourd'hui avec infiniment plus de raisons au gouvernement Taschereau.Les millions qui viennent de ce commerce sont maudits.Ils représentent les misères, les souffrances, les larmes, les douleurs morales et de milliers et de milliersde tristes mères et de pauvres enfants.JOSEPH BEGIN Notes et Nouvelles Lenine-Taschereau Le gouvernement de Québec a fait saisir, aux bureaux de'M.John H.Roberts, tous les documents qui s\u2019y trouvaient.C'est comme en: Russie! Taschereau fait son\u2019 Lenine! | Blanc et noir \u2014 | Une-dépêche d'Ottawa, rédigée sans\u2019 doute par quelque officier du gouvernement, nous dit que les la résolution suivante qui devrait ; séance de cette Chambre, l'orateur ' et tout-puis- «procède toute sagesse, par qui les | assemblés en Votre | «gloire de Votre nom et le bonheur ' + .+ { années des lois qui contiennent des | physiques, le désespoir peut-être [' petit au Royaume-Uni, en octobre, ont Été considérables.D'autre part, la Coopérative centrale des agriculteurs de Québec se plaint, dans un communiqué qu'elle a adressé aux journaux, de ce que les envois de beurre et fromage de Québec au Royaume- Uni ont été presque nuls la semaine dernière.Blanc et noir! * * C'est trop fort + ll est regrettable que la plupart des journaux canadiens-français aieat faitune si grande réclame à Clemenceau.Cet ancien citoyen américain n'a aucun titre officiel.El ne représente pas la France, encore moins la France catholique.,1V n\u2019a rien de l'âme française.Et à quel titre la Presse, de Montréal, s'est-elle permise, «au nom du Canada français», d'inviter Clemenceau à venir nous visiter ?Que la Presse parle en son nom, c'est légitime; mais au nem du Canada français, c'est trop fort.Les inconnus qui y écrivent n'ont - aucun droit à cet honneur.Chandelle légale\u201d Ye oS - L'autre jour, à la législature, M.| Alex.Taschereau a dit de M.Sauvé qu'il n'était qu'une chandelle légale, laissant à entendre que lui Tasche- ;reau il était une grosse lumière.L'opinion du premier ministre vaut.Le public commence à comprendre, au contraire,qu\u2019il y a trop de lumières légales, comme Taschereau, à Québec.Il n\u2019y voit savent embrouiller les choses! Sadisme Nous lisons dans la Vieille France, de Paris: «Je reçois de Vendée une carte postale illustrée: \u2018photographie de Clemenceau accueilli dans- rne école par des orphelins de guerre.«Sur une quarantaine d'enfants, il y en a probablement quinze dontles pères ont été tués parce que l'armée française, en 1914, n'avait pas d'artillerie lourde et qu\u2019il a fallu remplacer les batteries absentes par de la chair humaine.«C'est Clemenceau qui, dans où les Allemands fabriquaient leur artillerie lourde, supprima dans notre budget les crédits co-respondants- afin de désarmer la France.«De sorte qu'il a véritablement assassiné les Français dont les orphelins sont embauchés pour ses apothéoses !» A la Cour d\u2019Angléterre Nous avons vu, en Palestine, les \u2018autorités! britanniques\u2019 cHänger ila date de la naissance du roi pour |nepas- troubler par leurs {sances:oflicislles-une fête.j juive: ; plus clair tant toutes ces lumières ! expéditions de beurre et fromage anne fièrement qu \u2018une récep- : : sur Cette question vaut ce qu'élle | son premier ministère, au moment | réjouis- | tion importante ala cour de Loni\u2018dres, d'abord fix ée pour un ven- Iredi, a été avancée d'un jour «parce que dix dames juives notables (prominent) 'ont demandé, alléguant que leur Sabbath commence le vendredi soir et les em- 3zherait d\u2019être présentes.» Lloyd Georgele sérait-il?Une biographie de Lloyd George (life of Mr Lloyd George, by M.Hdu Parcq, p.8) révèle que le bi- saieu!l maternel: du Premier britannique s'appelait William Samuel.En paÿs protestant, Samuel n'est pas nécessairèment juif; mais il y a une chance; s\u2019il l'était, on comprendrait mieux.= l\u2019intime udion du desceiidant avec les innombrables Samuels; lsdacs; Michelham, Mond, Montagu, Speyer, Sassoon et Rothschild qui ménent l'Angleterre à sa perte.Le règne de là Catidille appeoghie dans Quéliee | Pr = eee mt rare Tay on x a Avant longtemps, dans- Québec, on mettrd les honnêtes gens en- prison et les mm lfaiteurs- aurorft.le champ libre.è Une presse servile par crainte ou par intérêt, c\u2019est le pire des fléaux.= D'autre pârt, une pressé \u2018libre, c'est la bofine \u2018séntinelle a don poste.Les trattres, les voléurs, !és p'évaricateurs, les tripoteurs\u2019 de l'atgent publié, la trèüvent sans\u2019 cesse devant eux.[Isla redouteén't; ils s'arrêtent; ils n'ésént' pas perpétrer'leurs forfaits.La presse libre les.voit, lés dénonce et les forze à s\u2019enfuir.! ¥ 35 Emprisonnez la bonne presse etle règne de la canaille ne tardera: pas.à venir., oo PIERRE BAYARD Leur joe | Quand: Médéric Martin, JF, ny, a pas encore longtemps, déclarait emphatiquement à Montréal.devant un public nombreux.Que, plusieurs députés Québec, à commencer par M.Gouin, avaient \u201cprofité de.leurs.fonctions de; Jégielateurs pour.itremper dans, des.transactions plen-.|t itureuses à.l'insu qu.publie, | notamment dans l'affaire du pare li :de Maisorineuve, ni.M.; Gouin ni M Taschereau ne i\u2019 font is arrêter barre.delà.vi ét te dambèr.à! Ta.| -Jion-n'e pas fait.assez » ministériels de, ETATS-UN 18 oe ETRANGER (anion postée i LS i- us.26; o midi LB.ne dec, © - \u2018 S'il la disait, comment: A in cité dé là léjisidtüre att: Bite pu laisser passer cette Es LR montrer qu\u2019 \u2018ellé Lena \u2018plug\u2019 7 hodneur qu'ad parti \u2018politiquë 2 *, quel elle est liée?| Autre te.ips, aul a PIERRE BAYARD\" Vail al » Joni * ig: \u2014\u2014\u2014 nécéssaire.Les papes; les ne ; l\u2019ont démontré clairement.2 ue VS «Que tous ceux qui j veulent + fleurir la religion et.la ; socié \u2018 protègent de leurs \u2018libéralités.1a.fécondité de la presse, proportionnant sa largesse Ba.a : \u2018fortune.C'est de: \u2018devoir, sdes fidèles de soutenir la bonne presées, \u2018en concourant directement à, Ja \u2018faire vivre et prospérer.En quel nous croyons que, jusqu'à .p chacun 8, bse «RTS - \u201c \"Et.Pie.X: Le Rév.Bare re Marion.drat gai en 1919, au cours \u2018dune: allgeytion, 0 a Ottawa: «Oui, le principal.moy én\u2019 4 educa: tion pour notre peuple, \u201c6 est, \u201cbon -journal,.c\u2019est: à- dire.Te j je : \u201cpatriotique, et catholique qui non seulement informe mais forme.ses.: lecteurs.It n\u2019 ye pas\u2019 d'éducateur, ur, ni é: parce.que.son\u2019 action.est.volés Gn et plus.soutenue.Et son mica: catéchisme, ni, ; conférencier, ; \u2018ge est regu avec, plus de oni nls ;Ce journal, on le.\u2018ergirait abso sorbé {dans le: récit des inne qui, a 14 à RE ca 18, eve a \u201ctravers Ma, vérité de ses: [iintormationsien.a) parence neg: 7 .jfiantes, il est anim lune peste, nstante de foi et\u2019 de \u201cpatriotisme.es.poursuit sans, cesse mime : Fartiflarie de ia; ponies, Kio ne pid n ait d\u2019utile, de décisif, sur.l'opinion {publique sans, son sedi 2050 dieu vac A ger] ce injus tie .ot arréter.les _persécutions; Py (puisse.relier en un, en ne veut, pas, se.lai 4 1,< PRE, epcoi sx, aiTen TES C3 catholiques A Bien mieux!\" -Le Jewish\u201d World: | - \u2014\u2014 N Ce cute ARE T7 LA CROIXK \" MONTREAL, 25 NOVEMBRE 1922 J LETTRE Pa STORALE malades a été simplement héroique.| la divine Providence.Il est unc i ç À d ¢rlonies socurs: It est vrai que cel- | en cing ou six qualilés et c'est a L Nous avons été .témoin de specta- leçon pourtant qui se dégage de |] IN eo 86 g les-ci ne sont pas au rang des | peine si nous faisons la différence PE cles que les anges du ciel n'ont pu nos malheurs, ne l'oublions pas.grands pays industriels et que | entre le fromage fort et le fromage À ° : contempler sans admiration.l\u2019en- Dieu veut nous rappeler sans leurs petits succès de Londres \u2014des | doux.L'indifférence où nous res- \u2019 Mor fi.-A.Latulipe dant que les maisons en {lammes doute ce que nous oublions trop Le sinistre du diocèse d'Haileybury Elie-Anicet, par la grâce de Dieu et du Siège apostolique, évêque d'Haileybury.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et À tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Notre- Seigneur, Nos très chers frères, Un long sanglot exprimerait mieux que cette lettre ce qui se passe actuellement dans notre âme.Mon Dieu! nous adorons vos desseins impénétrables et nous nous soumettons pleinement à votre adorable voionté.Pardonneznous nos larmes: votre Esprit- Saint d'aillenrs nous a dit qu\u2019il est convenable de pleurer avec ceux qui pleurent, et ils sont si nombreux ceux dont nous voyons couler les larmes autour de nous.Le 29 mars 1906, nous arrivions A Haileybury comme prêtre-mis- sionnaire.Nous étions pauvre, mais nous apportions au moins quelques colis.Depuis nous avions bien travaillé, Dieu semblait avcis béni notre labeur et une population docile secondait et dans cette inoubliable nuit du 4 octobre 1922, nous en sortions à travers des ruines fumantes et toute notre forturie tenait en deux sacoches.Tout est ruiné.En deux heures, les flammes ont dévoré notre cathédrale et notre évêché avec tout.ce qu\u2019ils contenaient, notre novi- ciatet pensionnat, notre orphelinat, notre hôpital qui recevait les malades de toute la région, nos éceles,et notre population a dû fuir à la hâte des maisons en flammes, abandonnant tout pour sauver sa vie.Hélas! et c'est notre suprème douleur, quelques personnes, 11 à Haileybury, dont 3 catholiques, ont péri dans l'ouragan de feu, jusque dans la cathédrale où elles étaient allées chercher le salut.Chers enfants, Dieu a entendu vos cris dedétresse et votre suprème prière, il a vu l'épouvante dans vos yeux quand l'horrible flamme approchait et lui qui ne frappe jamais que pour guérir vous aura ouvert les portes de son paradis.C'est notre espérance et combien elle nous conso!e! Pendant que ces scènes de désolation se passaient ici dans des nuages d'aveuglante fumée et à la lueur des flammes sinistres que la tempéte furieuse transportait dans toutes les directions, des villages avoisinants étaient dévoiés et dans la campagne, nos chers colons perdaient, en quelques instants, tout leur avoir: maisons, granges, récoites et restaient sans abri dans la nuit.Nous n'avons pas vu ce qui s'est passéailleurs.Ici notre population a été admirable d'esprit chrétien, de courage et de résignation: «Nous avons tout perdu, mais que Dieu soit béni, nous sommes enco- reen vie.» «Que Dieu est bon! nous avons échappé à la mort qui paraissait certaine!» «Peu importe ma maison et mon humble mobilier, j'ai retrouvé nia temme et tous mes enfants.» \u2019 Au moment du danger, il s'est déroulé des scènes dont le souvenir fait encote couler des larmes.On a\u2018vu desfamilles entières s\u2019enlacer dans une étreinte suprême et se fai- \u2018fe des adieux que l\u2019on croyait devoir êlre éternels.\u2018Le dévouement de nos prêtres, de nos religieuses, de nos gardes- nos efloits, craguajent et s'écroulaient tout autour de l'hôpital, nos soeurs hospitalières n'eurent qu\u2019un souci, sauver el transporter hors du danger leurs chers malades, et ce n'était pas tÂche facile, plusieurs ayant subi des opérations très graves,le jour même.N'a-t-on pas vu une petite soeur prendre dans ses bras un malade et courir la fumée corridors et dans des des escaliers jusqu\u2019à ce qu'elle s'affais-_ sût sur le sol avec son fardeau vivant ?Ne serait-ce pas lecus de répéter ce qu'on lit, au bréviaire, d: saint Jean de Dieu, placé dans [is cirtyastance analogues: «Segniorem in eum [uisse ignem,.qui foris usseratl, quam qui conderat ?intus ac- LesSoeurs du pensionnat et de l'orphelinat avec leurs élèves et d:s centaines d'autres avaient personnes la direction du lac.Rendues au rivage, elles croient qu'une élève, indisposée d:puis quelques jours, est restée au couvent.Sans hésiter, deux religieuses reprenuent le chemin de l'édifice que toutes les flammes entourent déjà.Vous allez périr, leur crie quelqu'un, Nous y allons quand même, est toute leur réponse, Eccelles vont, montent jusqu'au pris dartoir et reviennent heureuses de - trouver avec les autres, surla rive, l'enfant qu\u2019elles croyaient perdue.Bientét pourtant les flammes qui déferlent comme un torrent sur la ville couvrentla grève d'un déluge de tisonset d'étincelles, et il faut descendre dans l\u2019eau, Le danger est si imminent qu'un prêtre donne àlu foule l'absolution C'est alors un de voir générale.spectacle touchant chacune devenir _comme des religieuses le centre d\u2019une grappe vivante d'enfants qu'il faut défendre contre les vagues qui vicunent du large.Après cette agonie qui dure près de deux heures, nas braves religieuses frempées jusqu'aux os, brisées par la futigue i de Québec et : prompte et généreuse assistance.« Merci et glacées par le froid de la nuit, sont enfin receuillies et transportées aux quelques maisons épar- grées d'Iaileybury, à Liskeard et à Cobalt.La, les autres sinistrés, zlles sunt accueillies par toute la population, protestante comme catholique, avez une charité toute fraternclle, ce qui fit dite à l'une d'eiles: Nous sommes accablées d: tant de bonté que nous allons perdre le mérite de nos sacrifices.i.e lendemain une pluie froide tombait lourdement et le jour suivant, l'hiver, prématuré cette année, faisait son apparition avec le froid et la neige.avec Nos très chers frères nous avions commencé cette lettre les jours qui suivirent conflagration d\u2019Haileybury.Nous ne vous cacherons pas que, même alors, notre grande soulirance était le mauvais état de notre santé qui nous avait à peu près immobilisé pendant l'incendie et nous empêchait maintenant de voler au secours de tous ceux qui souffraient et qui-avaient b:soin de l'encouragement de notre présence.la Depuis, Dieu a appesanti encore samain: Manus Domini tetigit me.2 21 octobre, on nous administrait les derniers sacrements; nous nous sommes vu aux portes de mort et nous avons Cru que nous allions mourir, Dieu semble vouloir'nous prêter encore la vie, et nous sommes prêt, s\u2019il le veut, à nous remettre au travailla Qu'\u2019allons nous faire ?Nous ne le savons pas encore.Dieu parlera par les événements et nous tâcherons de suivre docilement sa voix.Nous nous sommes bien souvent demandé ce que Dieu a voulu en infligeant au diocèse ce désastre douloureux.Nos très chers frères, il ne nous appartient pas de scru- \u2018ter impudemmentles desseins de , aecomplies! Dieu souffle alors facilement el trop souvent dans la prospérité.À la vue du travail accompli par nos mains, NOUS sommes quelquefois Lentés de dire avec un sentiment sance de vaine complai- autrefois le roi Ezéchias, à la vue de ses richesses: Que de grandes choses nous comme avons sur édifiés à grands frais, sur nos villeset nos cités, elc \u2018en est fait.Il reste plus qu'à s'écrier avec Salomon: V'anité des vanités, tout n'est que vanité, nos monuments ne et sil'on est sige, on doit conclure avec lessaints: «Servons Dieu», hoc est enim omnis homo.Nous ne voulons pas terminer cutte lettre sans dire à tous ce dont notre coeur est plein: notre immense gratitude, Notre reconnaissance monte d'a- bar 1 jusqu'au trône de saint-Pierre.Notre vénéré métropolitain ayant eu l'extrême obligeance de faire connaitre nos malheurs au Père commun des filèles, la réponse ne se fit pas attendre.Elle vint ardente et vibrante comme certaines réponses de Notre- Seigneur rapportées dans l'Evangile: «Le Saint Père consterné par le désastre d'Haïleybury prie Dieu pour le repos êternel des pauvres victimes et lui demande de réconforter les survivants.Comme gw: de la protection divine.Il envoie de tout coeur À particulier, à son personnel tous, en Mgr Latulipe et à religieux, la bénédiction apostolique».Merci, Saint Père! Que Dieu fasse rejaillir jusque sur votre personne sacrée un peu de la joie dont vous avez inondé notre Ame.Merci à 'éminentissime cardi- nil archevêque de Québec, à Son Excellence le Délégué apostolique, 2 notre cher inétropolitain et à ns dans l'épiscopat des \u2018 témoignages de douce sympathie que leur charité nous a apportés.Merci aux deux gouvernements d'Outario de leur frères aux communautés reli- aux sociétés catholiques et autres sociétés de bienfaisance, aux prêtres charitab!es, gieuses, Aux simples particuliers qui nous ont si pissamment aidé et \u2018réconforté.Merci à tous ceux qui ont prié pour nous et pour notre peuple éprouvé.En faveur de tous, depuis le pipe glorieusement r(gnant sur la chaire de jusqu\u2019à l'hunmible femme qui nous fit remettre hier l'aumône sous, monte de Saint-Pierre, de quelques notre coeur vers Dieu la prière de la sainte liturgie.«Retribuere dignare, Dominus, omnibus nobis Lbona facientibus propter nomen tuum, vitam ae- tergam.Amen.» Pour obtenir les lumières dont nous avons besoin dans les circonstances difficiles que nous traversons, les prêtres voudront bien, quand la rubrique le permettra, ajouter à la messe l'oraison «De Spiritu Sancto.» Sera la présente lettre pastorale lue au prone de toutesles églises et chapelles du diocèse, ainsi qu'au chapitre des communautés reli- gicuses, le premier dimanche apres sa réception.Donné à Cobalt, seing et sceau sous notre ct le contre-seing de notre secrétaire, le quatre novembre 1922, ELIE ANICET, LEvégque d'Haileybusy.Par maudementde Monseigneur, ALPH.DUPUIS, p.d., Secrétaire.0 Le sacre de Mgr Limoges Le Sacre de S.G.Mgr Limoges, évêque de Mont-Laurier, aura lieu le 30 novembre courant.notre province agricole à Londres Tandis que notre incommensu- table ministre de l'agriculture, M.J.-E.Caron, fait publier dans le Soleil une nomenclature de toutes les petites machines politiques ga\u2019il a inventées depuis quinze ans, non pas pour accroître le bien-être des agriculteurs, mais pour les tenir dans la sujétion des gouvernements Gouin et l'aschereau et les empêcher de pren fre l'initiative de leurs inté- rèts, notre province agricole subit à Londres un échec qui sera re.tintissant, échec qui aurait pu être évité siledit J.-E caron ne s'était pas laissé absorber depuis déjà longtemps par le mesquin siuri de la petite politique de clan.Voici les détails de cet aventure désastreuse racontés par M.Emile Benoist.Nous devons une bien grande reconnaissance 3 la Ligue des Nations de nous avoir révélé toute l'importance de notre pays au point de vue industriel.Par décision du conseil de la ligue, voici que le Canada, de tous les pays qui font partie de cette ligue, prend place parmi les huit qui sont les plus importants de par leurs industries.Et encore, parmi ces huit pays, le nôtre fait bonne figure, puisque, d\u2019après l\u2019un des modes de classification que l'on a employés, nous occupons le sixième rang et, d'après l\u2019autre, le quatrième.C\u2019est dire que nous venons immédiatement après les grandes quatrième place, nous sommes même avant l'Italie, qui est bel et bien une grande puissance authentique.C'est le propre du vrai mérite de s\u2019ignorer.Notre mérite est donc aussi vrai qu'il est grand; s'il faut le mesurer en proportion de l'ignorance où nous ézions de son existence, il devient incommensurable.donc une puissances; en devrons bien grande reconnais- Nous sance à la Ligue des Nations de nous avoir révélés à nous-mêmes.[! est vrai que la Ligue s\u2019est servie da statistiques pour son classement et que ces bonnes commères de statistiques, on peut les faire parler comme on l'entend! Mais pourquoi diminuer notre mérite ?Réjouissons-nous modestement del'importance qu'on nous accorde.ll ne manque pas de piquant cependant de rapprocher notre triomphe industriel d\u2019une certaine déconvenue qui nous était réservée, voici quelques semaines, à Londres, Ll se tient annuellement dans la capitale de l'empire une foire dite Dairy Show, mais où l\u2019on reçoit à peu près tous les produits de la fermz.Daux provin:es canadiennes, l'Ontario et le Québec, y ont pris part, la première exposant différents produits, beurre, fromage, bacon, grains, oeufs, Volailles, pommes, légumes, miel, lait condensé, jus qu'à des confitures et des fruits) en conserve; la seconde, seulement du beurreet du fromage avec un étalage spécial pour le miel, le sucre et le sirop d'érable.Les deux provinces s'étaient inscrites pour plusieurs des Colonial Compelitions de cette foire.D'après l'expression même de notre minis- tere du commerce, le résultat a été désappointant., Pow le Québec nous devons avouer qu\u2019il a été pitoyable.L'Ontario a obtenu un deuxième et un quatrième prix .pour le fromage ainsi qu\u2019un premier et wa traisième prix pour le miel.Le Québec a magnifiquement dicrozhé un second prix pour le miel.C\u2019est tout.Le reste, un beau reste comme on voit, est allé aux petits succès de soirée de famille \u2014sont totalement éclipsés par la triomphe industriel que nous avons remporté aux yeux du monde étonné.Quoi qu'il en soit de notre im- onrtance industrielle, en admettant que la classification de Genève soit rigoureusement exacte, qu'elle soit fondée sur des statistiques scrupuleusement compulsées, il n'en reste pas moins que l'agriculture garde chez nous quelque importance, qu'elle cons- vrai titue même la première de nos activités économiques, que le Canada, sans l'agriculture, serait un bien petit pays\u2014 oui, malgré son étendue\u2014 si petit, que la Ligue des Nations, si piteuse mine qu'elle ait, n'en aurail pas voulu dans son sein pas plus qu\u2019elle ne voudrait, aujourd'hui, du Groenlard.Si donc l'ag:iculture est tant jour nous, les premiers prix qu'auraient pu remporter nos produits laitiers ou agricoles, à la foire de Londres, auraient eu une bien plus grande signification que l\u2019inscription du Canada sur le palmarès industrie} de la Ligue des Nations.Le sol du Canada produit en surabondance ce qu\u2019il faut pour nourrir sa population; pour l'excédent cette production, il nous faut trouver des marchés qui l'abrorberont.En nous efforçant de faire établir par des jurys qui ne sont pas de chez nous l'excellence de il serait ensuite de les placer.de nos produits, plus facile La foire de Londres aura éié, celte année, une déconfiture particulièrement pitoyahle pour Ila province de Québec.Le miel québecois, que l'on vante céder la place au miel Nos autres produits exposés n\u2019ont méme pas été classés.qui peut réclamer la part du développement industriel, nous dépasse cncore dans le domaine agrico'e.Si nous ne devons pas trop envier à la province voisine sa réputation de province manufacturière, nous devons par contre avoir à cceur dc ne pas nous laisser dépassercomme a dû ontarien.tant, L'Ontario, plus grosse purement province agricole.Le sol laurentier semble avoir éLé réseivé de toute éternité à la culture ct le Québecois ne doit pas renoncé au 1ôle de premier plan que la Providence lui a dévolu.Ne pas profiter entièrement des avantages qui sont nôtscs est ure faute impardounable que nous commettons, peut -êlre pas inconsciemment.Les pre duits bruts de nos agriculteurs ne sont certes pas inférieurs aux produits de l'Ontaric.Ce qui laisse à désirer évidemment c\u2019est la classification des produits,leur transformation quand il y a lieu, Chez-nous on sait pren- drece que la nature nous offre sans qu\u2019il en coûte trop de peine, mais ce que l'on ignore et ce qu\u2019il faut apprendre, c'\u2019ust que ces mêmes richesses peuvent atteindic une valeur d'échange plus grande si leur transformation et leur présentation au commerce sont entourées des mille et une précautions nécessaires.Nos produits bruts sont d'excellente qualité; le manque de soins les a habituellement dépréciés quand on les offre sur les marchés.A plusieurs reprises déjà les exportateurs de fourrages se sont plaints de la mauvaise classification du foin du Quéhee; on reconnaît qu\u2019en général l'habitant produit du lard gras au lieu du bacon qui est l'article en demande sur les marchés qui lui sont ouverts, l'industrie fromagère est pratiquement nulle, chez nous, quand elle a prisun développement considérable dans \"Ontario; pour le fromage encore, nos voisins le classent tons de voir nos produits dépréciés ait bizn illustréeparee fait que lg goivernement provincial n\u2019a tenu à exposer à la foire de Lonl\u2018:33 q12 troisou quatre de nos produits, tandis que l'Ontario en wvait une bonne douzaine, Le résultat des concours justifie peut- être le gouvernement de ne s'êtré pasaventuré à de plus nombreux échecs.Lai justification ne vaut tout d: mème pas pour l'infériorité de 133 proluits.ll aurait pu y obvier.0 Uhoses et Autres Les élections anglaises Les élections anglaises ont donné le résultat suivant: Conservateurs .346 Ouvriers.141 Libéraux .62 G:orgiens .48 Autres partis .17 Total .M cL 014 IL az reste encore plus À recevoir que les rapports d\u2019une seule division électorale.+ + # Trop de dépenses Dans un discours prononcé, à Calgary, le 22 du courant, devant les membres du Canadian Club, ivan.T.-A.Crerar, s'est exprimé en ces termes: «Si nous continuons à ajouter, chaque année, environ S100,000,020 à notre dette nationale déjà énorme, nous mènerons notre pays à une banqueroute nationale.D'après moi, les dépenses da:vraient être coupéeset cela, au plus tôt.«Ce dont nous avons le plus besoin au pays, a continué l\u2019ancien chef du parti progressiste, c'est nouvelle conception de la finan:e publique, car trop de gens sont sous l'impression que le pays aun puits d'or inépuisable à ga disposition.Je ne suis pas un pessimiste et j'ai confiance dans les ressources de notre Dominion, munis le crois qu'il est temps que nous pranions un inventaire sérieux ât que nous trouvions les meilleurs moyens de lévelopper nos ressources Nationales,» une x * +4 Règlements américains sur le commerce des liqueurs M.Haynes, commissaire de la prohibition, aux Etats-Unis, publie aujourd'hui des règlements concernant l'exportation des spiritueux au Canada.Dans le cas provinces où l'importation spiritueux est permise, il faudra immédiatement donner un avis ax autorités pour chaque envoi, faire connaître le nom de l'exportateur et du consignataire, la nature et la quantité de la liqueur, le trajet des marchandises, le port de sortie des Etats-Unis et le port d'entrée, au Canadade des ~ Avez-vous paye votre contribution a la CROIX 3 NOVE oor ne \\ MONTREAL, 2 MBRE 1922 mg 7 grrr Qt 6 \u2014 on tet terri rg © me Sm mae LA CROIX Co - pe .La presse catholique Nous extrayons d'un article sur la presse catholique écrit par le Rév, Père Bonc>mpain, S.J., les passages suivants que nos lecteurs liront avue intérêt: «3hez nuus,la presse catholique\u2014 j'entends par là les journaux et les publications de toutes sortes, tracts de propagande, revues, bulletins et brochures\u2014 chez nous, dis-je, la presse catho ique existe.Reste encore à la soutenir, à la développer.«Q riconque, disait Léon XIII, a vraiment A coeur le bien de la religion et de la société doit assurer le progrès de la bonne presse.en proportionant ses largesses À sa fortune: car l'oeuvre a beso!n de ces secours sans lesquels les résultats resteraient incertains et chétifs.» Rien de plus évident pour qui connaît les lourdescharges qu'estraîne toute publication et les revenus substantiels qu'elle doit repousser pour sauvegaider sa dignité et son indépendance.«Jue faire donc?Tout d'abord user de prudence dans le choix des journaux qui pénètrent chez vous et fermer impitoyablement la porte à toute feuitle dangereuse.parents ne soupçonnent guère les effets déplorables du journal qui traîne sur la table de famille.Si quelqu'un se permettait de raconter devant les enfants l'histoire scabreuse du feuilleton, de tel fait divers, ou le simple canevas de la pièce à l'affiche; s'il avait l\u2019audace de mettre sous leurs yeux les photographies des étoiles du cinéma ou d'actriceslestement habillés, le pèrs imposerait vite silence au polisson et lui montrerait la porte.Or, ce que le père honnête ne to èrerait pas d'un visiteur, il le perm :t inconsciemment au journal: in dasciemment, ai-je dit, car l'homme se contente d'ordinaire de feuilleter les pages d\u2019affaires sans s'occuper du reste, tandis que les enfants courent ailleurs, vers ce qui Élatte la curiosité morbide et fouette les nerfs.Le chef de famille n\u2019y pense pas!.C'est cependant pour lui un devoir de n'admettre au foyer que des jour- naux\u2014 qu'elles que soient d\u2019ailleurs leurs sympathies politiques, pourvu qu'ils n'en soient pas \u2018es- claves\u2014 reconnus comme respec- tucux de la morale et d'une haute les Un eonseil de Pie X à méditer \u201cC\u2019est un fait qu'aujourd'hui le peuple chrétien est trompé, empoisonné, perdu par les journaux im- tenue, qui soumettent les nouvelles ! à un tirage sévère et gardent le souci de ne rien publier qui soit de natureàtroubler l'âme des enfants.«Que faire encore?Encourager le journal francheiïnent catholique.L'esprit du peuple a besoin d'aliment; or, c'est presque uniquement dans le journal qu'il le cherche.! Aussi devient-il très vite semblable à lui, Lon, indifférent ou mauvais.Il importe done à notre avenir national et religieux, d'assurer à notre peuple une lzctuelle saine, chrétienne.nourriture intel- réconfortante et Paisons' pénétrer partout la bonne presse, donnons-lui notre abonnement, appuyons-la de notre prestige et de notre chaiité, Ah! si les catholiques sincères pra- tigquaient le conseil que leur donne fe Père Bissonnette, O.P.dans sa brochure L'Antidole contre la mauvaise presse, s'ils donnaient en abonnements ce qu'ils dépensent dans une seule semaine en fantaisies; si, aujourd\u2019hui que tout le monde veut ils prêtaient adroitement leurs revues, leur journal en signalant tel article; si, à titre d\u2019étiennes du jour de l\u2019an ou de cajueau de fête, ils offraient un abonnement, quel appui, ils donneraient! Ce sout là des moyens pratiques de soutenir lire, efficacement la bonne presse en semant de bonnes idées; et les bonnes idées produisent de bonnes actions.«La bonne presse, disait Mgr Freppel, est une sorte de propagation de la foi à l'intérieur.» Enrôlons-nous dans cette association et aux mille iadustries que nous suggérera notre zèle, ajoutons la prière.«Oui, prions pour que les catholiques finissent par se convaincie qu'il y a quelque chose à faire.Une littérature déprimante et licencieuse s'éta'e aux vitrines de nos boutiques et dans les da nos filles; des revues des journaux à mains humoeristi- ques, sensation, exploitent la vanité de leurs lecteurs et leurs instinets sensuels et font à notre jeunesse des cerveaux vides et des coeurs gités: dvman- dons à Dieu que les parents chrétiens imposent à qui de droit plus de vigilance et de tenue.L\u2019apostolat du journaliste catholique est noble.maie il comporte de douleu- reux sacrifices: suppliens le Coeur de Jésus de soutenir Îss défenseurs -de sacause et de leur susciter de vaiilunts auxiliaires.» Avez -vous payé votre contribution g Ja CROIX?.pies.Zn vain vous batiriez des églises, vous précheriez des missions, vous fonderiez des écoles, toutes vos bonnes ocuvres, tous vos cfforts seraient détruits si vous ne saviez manier en même temps l\u2019arme défensive ct offensive de lu presse catholique, loyale, sincère.\u2019\u201d\u2014S.S.PIE X.Pour produire du bé parfaitement sain Pour avoir, l'été prochain,si les cireunstances afmosphériques s'y prêtent, une récolte de blé abondante et saine, il ne suffit pas de débarrasser la terse, par les procédés que nous avons signalés, des plantes parasites et des mauvaises herbes.Il ne suffit pas de nettoyer le sol, il faut nettoyer aussi la semence qui lui sera confiée.Livrer à la terre, dans le sein de laquelle elle devra germer, une graine contaminée, il n'est pas b:soin d'y insister, c'est perdre son temps et sa peine.On ne saurait donc débarrasser avectrop de soin le blé de semence de toutes les autres graines parasites qui se sont glissées, au moment de récolte et de 'a batterie, parmi les bons grains.C'est là une opération, minutieuse doute, n'exige qu\u2019un peu de et de patience.la sans mais qui claiivoyance Plus délicate est l'opération qui consiste à débarrasser les grain: &e blé des germes malsains qui s\u2019attaquent à eux.Il en est deux qui sont particulièrement à redonter: le germe du charbon et celui de la carie.Un traitement des plus efficaces de la carie consiste dans l'emploi d\u2019une solution à 2 p.100 de sulfate de cuivre.On procède assez f1é- quemment de la façon sur le bié de semence, suivanie: mis en tas, on verse la solution, on y ajoute un peu de chaux, et l'on mélange le tout.Il arrive malheureusement que Lous les grains ne soient pas traités.Une autre méthode plus rationnelle consiste à préparer dans un récipient assez vaste la solution de sulfate de cuivre.grains, Les placés dans une corbeille à clair voie, sont immergés dans la solution pendant 5 à 10 minutes, puis ensuile plongés à plusieurs reprises dans un lait de chaux à 3 où + p.100, Ils sont étalés ensuite sur une surface plane.Après séchage, Hs sont prêts À être employés.Aucun grain, par ce procédé, n'échappe au traitement salutaire.Contre le charbon; le seul remède connu, et qui est d\u2019ailleurs d\u2019une eflicacité = parfaite, est l'immersion pendant quatre heures dans l\u2019eau à 25° r.et pendant vingt minutes dans de l\u2019eau à 50° r L'emploi d'une solution chaude Je sulfate de cuivre ne pouvant ft \u20ac Avoir aucune action fAcheuse sur la graine de semence, rien n'empêche d: combiner les deux méthodes de traitement du charbon et de la carie.En immergeant les grains de la façon que nous venons d'indiquer, tour A tour dans une solution de sulfate de cuivre à 25° et à décruit tout germe de l'une et de l'autre maladie.GUY DESRABLAYS 0 \u2014\u2014\u2014\u2014 L'oratoire Saint-Joseph Nous avons reçu une élégante et intéressante brochure,où sont razontés les origines modestes et les développements prodigieux de l'oratoire Saint-Joseph du Mont- Royal, ozuvre, pour la plus large part, du bon vieux Frère André.Cet ouvrage est honoré d'une beile préface de S.G.Monseigneur Gauthier, administrateur apostolique du diocèse de Montréal.[l contient, dans ses quatre-vingts pages de texte serré, mais parfai- tem:nt lisible, la matière bon volume.Dix pages de superbes illustrations ajoutent encore à l'intérêt.d'un de l'ouvrage et permettent de suivre avec plus de facilité les étapes de l'oeuvre racontées dans le texte.Tous les dévots à saint Joseph voulront se procurer cette brochure où sont consignées de nombreuses preuves de la puissance et de la bonté du père adoptif de Jésus.Tous les hommes de bonne foi, croyants ou incroyants, dront aussi à lire cet ouvrage où sont rapportées avec tous les détails nécessaires À la plus rigoureuse vérification quelques guérisons que l\u2019auteur, s'appuyant la plupart du temps sur le témoi- nagne de médecins connus et estimés, n'hésite pas à qualifier de miraculeuses, L'oratoire Saint-Joseph Mont-Royal (notice historique et descriptive) par Arthur Saint- Pierre; avec une préface de S.G.Mgr Gauthier, se vend 25 sous s:ilemènt, au binélice de l\u2019Oeuvre, à l'oratoire inême: par poste, 30 sous.\u201d tien- du la 0 Le danger spirite Nous ne sommes pas de ceux qui estiment qu'il faille parler NOTE IMPORTANTE Pour cesser de recevoir la Croix, il faut renoncer formellement à son abonnement.Il ne suffit pas de refuser un numéro qui arrive par Ja poste ou qui souvent n\u2019arrive pas.Il faut donner avis à l\u2019administration de la Croix, verbalement on par écrit.Co qu'il no faut pas oublier \u201c «Ceux qui écrivent et répandent des journaux et publications, qu\u2019anime l'esprit catholique, méritent bien de la religion \u2018et de l'Eglise » LEON XIII, \u2014 \u2014\u2014 Votre contribution à la \u201cCROIX\u201d - est-elle payée ?DEAL CATHOLIQUE Grande revue illustrée paraissant le 15 de chaque mois Très attrayante et très instructive Littérature irréprochable nement ee À { ABONNEMENT: 1 an, $38.00 \"ADRESSE: L'IDÉAL CATHOLIQUE 45 rue Saint-Gabriel, Montreal.| SUR TA Question de la Guerre comme sur toutes los autres questions La \u201cCroix\u201d A ROME - Et se documente aux Meilleures sourées \u2014 s\u2019inspire - d'information, 50°, on sera donc assuré d'avoir \u2014 bsaucoup du spiritisme, -mais nous acquérons tous Jesjours: une péni-: ble certitude qui ne nous permet pas de garder le silencs.Un grand A nombre de personnes se livrent au spiritisme sans ignorer certes que l'Eglise\u2014 et le bon sens\u2014 le condamnent en général, mais en supposant que la condamnation s'applique qu'à des pratiques l'ozeultisme \u2018intentionnel, et ne vise pas les amusements du pre- nrièr degré, tables tournantes ou «lévitation» d'objets, Or,il n'enest rien.Récemment encore, en 1918, l'Eglise a forme!- lement déclaré qu\u2019il n'était permis à aucun degré «de se mêler à des manifestations où à des Couversations spirites quelconques, comportant ox non un «médium», mélangées ou nom d'hypnotisme, même lorsqu'elles ont des apparences hoinêtes ou pieuses, soit en interrogeant des Ames ou des esprits, soit en écoutant les réponses, soiten regardant seulement.» La condamnation prévoit même, pour le rejeter aussi, le cas où l'on assisteraitd la séance seulement par curiosité, en se «désolidarisant» du manège dans le secret de son coeur.L\u2019Ezlise parle rarement, et jamais sans besoin.Mais il n'y va dg rien de moins, dans les pratiques spirites, que d'un de ces détraquements épidémiques, fréquents au lendemain des guerres, des corps et des esprits, bref d\u2019une contre-religion.Sachons garder la paix à Ames, le respect à nos morts, ne méconnaissons nos et pas l'inconnu.0 Trop de lumières légales Il paraît que les intérêts du : gouvernement seront bien surveillés, À l'enquête royale sur l'affaire Garneau:.qu.le affiollIvaen pablie \u2018en - le plus grand choix de cartes\u2019 ar EE ques d\u2019un goût très délicat; :dé \u2018dessin et genres très nouveaux, de car 5.unies ou de fantaisie tédigées suitout.en bon français, chacune soigneus ment et joliment finie d\u2019un noeud: e ruban, fournie avec enveloppe.(Nous les avons aussi en\u2018anglais).Un céntin à quarantescentins ch cune, Catalogue illustré envoyé surer/demande.~ \u2018 \u2014 Nous imprimons sur commande sé: ciale les CARTES PERSONNELLES pour Noël et le jour del\u2019 An-avec nom ey adresse.Tous renseignements supplémentaires seront fournis sur, demande.Nous avons tous les.ALMANAGHS Canadiens ei Français Aussi une très grande variété.de CALENDRIERS religieux ' ot do Fantaisie - Une collection complète et choisie: de LIVRES D\u2019ETRENNES Edition de luxe Catalogues envoyés sur demande.: Attention toul-à-fait spéoiäle aux commandes par poste.\\ A GRANGER FRÈRES Libraires, Pa, petiers, |mportat Rod.Carrière, de 1 hre p.m.santanfs de notre Notre atelier est sur les lieux.ROURQUOI vos lorgnons ou lunettes tiennent- ils si mal - ser.wir .nez?Pourquoi vous fatiguent-ils au lieu de vous repost\u2019.C'est parce que vous les avez pris chez un vendeur quélconÿ qui s\u2019est cuntenté de vous donner uue monture quelconque.AL adressez-vous \u2018donc à un opticien compétent, qui choisisee et sjuste à:| forme de votre nez et de vos yeux la monture qu'il vous \u2018faut.: .CONSULTATIONS: A I'Hétel-Dieu par Rod.Carrière, de: 9.31 à 11 heures, excepté les mercredis et samedis, à 5 hrs p.m., par H.Sénécal; 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sur la Lerre, les peuples seront dans la consternation par le trouble que causera le bruit de la mer et des flots; les hommes sécheront de fisyeur dans l'attente des maux dont le monde sera menacé: car les vertus des cieux seront ébranlées.Alors ils verront le Fils de l\u2019homme qui viendra sur une nuée avec une grande puissance et une grande majesté.Or, quand ces choses commenceront à arriver,levez la tête et regardez, parce que votre délivrance approche.ll leur proposa ensuite cette comparaison : Considérez le figuier et les autres arbres: lorsque leurs premiéres feuilles paraissent, vous jugez que l'été n\u2019est pas éloigné.Ainsi, lorsque vous verrez arriver ces choses, sachez que le règne de Dieu est proche.Je vous dis en vérité que cette génération finira point que tout cela ne soit accompli.Le ciel et la terre passeront, mais.mes paroles ne passeront point.ne Calendrier de la semaine Dimanche, 26 novembre.\u2014 XXV et dernier après la Pentecôte.Lundi, 27\u2014 S.Maxime, év.Mardi, 28.\u2014 S.Jacques de Marche, c.Mercredi, 29.\u2014 S.Saturnin, Jeudi, 30.\u2014 5.André, ap.Vendredi.Ier décembre.\u2014 Bienh.Edmond Campion et comp., mm.Samedi, 2.\u2014 Ste Bibiane, v.m.la m.Un groupe agraire au parlement anglais Sut atn\u2014\u2014 Le nouveau parlement anglais comprend 142 membres qui ont promis de faire partie d'un groupe agraire, s\u2019il se formait au sein de la Chambre, Dans presque tous les pays du monde, il se fait ne retour vers l\u2019agriculture.Le Congrès des savants russes Un congrès de professeurs et de savants russes, bravant les répressions bolchevistes, a voté des résolutions gensationnelles que tous les apologistes du régime soviétique devraient méditer avec la rougeur au front.«Les conditions morales de le vie en Russie demeurent toujours extrêmement pénibles.Les savants russes ont nettement conscience que tout le peuple russe manque de droits civils et estiment que le temps est enfin venu d'assurer au pays les droits élémentaires qui devraient aupartenir à tont homme et à tout ciloyen » Cette résolution constitue un effroyable cri de désespoir poussé par les derniers survivants de l\u2019élite russe, qui ont résisté par miracle aux privations, aux arrestations, aux exécutions.La«Pravda»,naturellement,écume contre cet acte de courage, ce qui présage de nouvelles répree- sions Le Juge G.Lamothe Le Dr d.-1.Desroches Les nobles figures qui ont jusqu'ici conservé à Montréal son cachet de ville catholique et canadienne-française disparaissent trop vite, Hier, on nous apprenait ia mort de l\u2019hon.Gustave Lamothe, juge en chef de la cour d\u2019appel; aujourd'hui, celle du Dr J.-1.Desroches.L'un ct l'autre ont fait l'admiration de leurs compatriotes par leurs vertus religieuses, sociales et civiques.C'est comme s'ils avaient appartenu à un autre âge tant il y avait de dignité et d\u2019humilité tout à la fois dans leurs gestes.Ils semaient le bien à pleines Mains, et ils ne paraissaient pas le savoir.La vraie grandeur est humble et discrete.Elle ne s'impose pas.Elle se laisse doucement sentir et - approcher, Tous ceux qui ont connu un peu intimement le juge Lamothe et le Dr Desroches vous diront tout charme qu'ils savaient apporter à leur moindre commerce avec leurs concitoyens.Les petits, aussi, les approchaient avec confiance.Le juge Lamothe alla à l\u2019école politique et sociale de feu le sénateur Trudel, avec qui il se lia d'une amitié qui ne s'est jamais éteinte.De Trudel à Tardivel, il n'y avait pour ainsi-dire pas de transition, tant ces deux journalistes catholiques se ressemblaient, M.Lamothe leur partagea son amitié et devint le grand avocat, dans la province de Québec, des causes catholiques, non par intérêt précuniaire, certes, non; parce qu'il donnait pratiquement ses services, et avec autant de zè- I: que s'il avait été bienrémunéré, mais par amour de la vérité et du droit catholique offensés.On sait qu'il fut aussile défenseur de la Croix jusqu'au jour où il monta sur le banc judiciaire.M.Lamothe était un avocat de grande envergure.l! préférait les causes nobles, les causes de principes.Et il aimait si follement sa profession qu\u2019il ne savait trop, à sa nomination comme juge, sil devait se réjouir ou s\u2019attrister.Né à Champlain le 16 avril 1850, il avait soixante-six ans.ll laisse sou épouse, née Richer, et trois fils, qui furent la joie de sa vie.Le Dr Desroches appartient à la même école de grands catholiques.Homme de foi, il croyait à la foi: homme de science, il croyait aussi à la science.Et il savait les concilier l\u2019une et l\u2019autre dans un tout harmonieux où la foi avait la priorité, sans que lascience en fut le moindrement génée.Car, c'est Dieu qui, en définitive, guérit le corps, comme il guérit l'ame.\u2014 Aussi il eut d\u2019éclatants succès dans sa longue carrière.Combien de malades lui doivent aujourd'hui leur sante} Sa bonté, son affabilité et charité sans ostentation intelligente en faisaient vite de la famille qui avait ses soins professionnels.C\u2019est dire qu'il était lement estimé.Le Dr Desroches s'intéres:ait en outre à toutes les grandes questions catholiques, sur lesquelles il savait donner au besoin une opinion sûre.Madame Desroches, un fils et cinq filles lui survivent.[! avait soixante-douze ans.Nous demandons à nos lecteurs d'avoir un souvenir dans leure prières pour ces deux grands compatriotes disparus.Et nous offrons à leurs familles l'expression de notre vive sympathie, le sa mais l\u2019ami recours à universel- JOSEPH BEGIN 7 LA CROIX 7\" __ ATI Se CTE = a ° _ | arinsipe tutélaire de la division AS [pes Il OUT des pouvoirs et qu'il confond le .| pouvoir législatif et le pouvoir Le journal, aujourd'hui, est une nécessité publique.On ne conçoit pas un pays tant soit peu civilisé sans presse, Son utilité est plus grande encore que celle de tout autre corps public, parce que son champ d\u2019action est aussi vaste que le monde.Rien ne le limite.Il embrasse tous les domaines: religieux, social, politique, économique, industricl, commercial, agricole; aucune question ne lui échappe.On a dit qu\u2019il était le quatrième pouvoir.Dans l'état contemporain, il en est pratiquement le premier.Ët sila magistrature,et si la législature sont couverts par l'immunité, dans l\u2019exercice de leurs attributions, le journal doit aussi Être protégé par la toi ou, du moins, quand il a commis une erreur, comme tout législateur et comme tout juge peut en commettre, personne ne devrait avoir le droit de le poursuivre devant les tribunaux, s'il répare dans la mesure du possible, dans ses propres colonnes, le tort qu'il aurait pu faire à autrui.Ce serait toutà la fois donner une liberté salutaire à la presse et rendre prompte justice à ceux qui, accidentellement, auraient subi quelque dommage.Ce serait en même temps rendre à la pressela dignité dont elle a besoin pour remplir ses hautes et importantes fonctions dans la société.Mais le gouvernement de Québec ne l'entend pas ainsi.Le journal libre le gêne et l\u2019offusque.I1 y voit un obstacle à son action politique néfaste.Et comme Lenine l'a fait en Russie, il veut le baillonner.Tu chanteras les gioires de l'administration Taschereau, lui dit-il, ou tu mourras! Eh bien! soit, le journal libre, le journal honnête, le journal vraiment digne de ses grands devoirs, mourra, s'il le faut; mais jamais il ne chantera, pas plus devant les pitres du jour, qu'on appelle Taschereau, Perron, Martinque devant ceux de demain.JOSEPH BEGIN Lol monstrueuse Le projet de loi de M.Taschereau, ouvrant pratiquement la prison ,pour un an, aux journalistes qui n'auront pas l'heur de plaire à la majorité de la législature.a été voté au Conseil Légisiatif, en dépitdes éloquentes protestations de l'hon,.Ths Chapais.Et aussitôt que le lieutenant gouverneur l'aura signé, il fera partie de nos lois.Ont voté en faveur: MM.Turgeon, Pérodeau, Kaine, Perron, Bryson, Garneau, Champagne, Choquette, Amyot, Roberge, Vilas, Paradis, Kelly, Carrel, Gosselin et Martin.\u2014 16.Contre: MM.Chapais et Girouard.\u20142.Citons quelque passages du discours de M.Chapais: «N'y a-t-ilpasune chose frappante dans ce projet de loi?Ne voyez-vous pas, avec une clarté fulgurante, la confusion la plus flagrante de cette division des pouvoirs qui est à la base de notre constitution?Le projet de loi est arbitraire à sa face même.Il suffit de le lire.Ne voyez-vous pas que ce bili contient une violation fla- grante du grand principe, du MONTREAL, 25 NOVEMBRE 1922 judiciaire ?« Mais non! Nous disons: «Arrière tout cela! et nous portons le coup de hanhe dans la base et le fondement de nos institutions; nous fondons, en un seul, les trois pouvoirs.«Qu'est-ce que nous fait Roberts ?On a tenté, hier, d'entasser sur sa tête tout le mépris possible.Soit, mais c'est à l'honneur de notre législature qu'il faut songer.Que faites-vous de toutes les libertés civileset de tous les droits que nous avons obtenus dans le passé?Vous en faites litière.Arrêtez! Il est encore temps! «Si vous continuez, espérons qu'un jugement sévère, un jour, vous rappellera au droit.Nous avons jugé et nous avions appliqué li pénalité que nous avions fabriquée.Nous ne sommes pas satisfaits et nous assouvissons notre vengeance contre Roberts.«Cette loi supprime la distinction entre trois pouvoirs; nous enlevons ia base de nos pouvoirs constitutionnels et nous ne songeons pas à l'avenir.On a parlé du pouvoir modérateur du Conseil Législatif qui empêcherait aucun gouvernement d'abuser de cette loi.«Mais qui sait de quoi demain sera fait?Qui sait si nous ne verrons jamais des luttes politiques aussi violentes que nous en avons vu dansie passé?Qui sait si l\u2019esprit de parti n'aveuglera jamais les gens comme il l'a déjà fait\u2019 Qui sait si nous n'assisterons plus à ce qu'on a appelé «la folie en commun»?«Non, nous n'avons pas pensé à l'avenir et nous avons voulu rendre immortel ce statut persécuteur et antilibéral.Et dans l'avenir, on pourra arrêter un journaliste et, presto.presto, en deux temps et en deux mouvements on décrétera sa culpabilité, on l'enverra en prison pour un an.«Jen'ai jamais vu dans cette Chambre, je n'ai jamais combattu un projet de loi aussi néfaste et aussi monstrueux, qui attaque les principes constitutionnels el rend très somDres les perspectives de l'avenir.» : Cette Commission Royale \u2014 Par un arrêté en Conseil, le Gouvernement de Québec a nommé une Commission Royale dont le but et les pouvoirs sont déterminés par les stipulations suivantes: 1.\u2014 Que l'honorable M, John Sprott Archibald, juge en chef suppléant de la Cour Supérieure de la province de Québec, et l\u2019hon.Joseph-Emery = Robidoux, juge en retraite de la Cour supérieure de ladite province, soient nommés commissairesen vertu des dispositions de l'article 584 des statuts refondus de Québec 1909, pour s'enquérir des faits suivants: (a) Si,à la suite du meurtre de ladite Blanche Garneau, les autorités chargées de l'administration dela justice en celte province ont fait tous leurs efforts et toute la diligence possible pour découvrir les auteurs de ce tre; (b}) Si ces autorités ont essayé de déruber ou ont dérobé qui que ce soit à l\u2019action de la justice; meur- {c) Sices mêmes autorités ont manqué, en aucune manière, de suivre ct de vérifier toutes les indications qui leur ont été fournies.2\u2014 Que lesdits commissaires soient chargés et tenus; (a) De commencer leur enquête dès leur nomination et la poursuivre avec diligence; (b) D'entendre toutes les personnes qui voudraient se présenter devant eux pour rendre témoignage: (c) D'assigner tous les témoins qu'ils croient utiles à leur dite enquête; (d) De permettre à qui que ce soit d'êlre représenté reur; (e) D'exercer tous les pouvoirs prévus parles articles 584 et sui- par procu- vants des statuts refondus de Québec, 1909; (f) De faire leur rapport le ou avant le ler janvier 1923: 3.\u2014 Que les frais de la Commis- .sion n'excédent pasla somme de dix mille piastres (10,000).Le gouvernement a en OULTE \u2018Que vous aurez A verser; ce sera ! nommé Mtres Lafleur et Geoffrion pour défendre ses propres intérêts; et Mtres E.Beileau et Sullivan, pour défendre ceux du public en général.Le 21 novembre,la Commission & commencé à siéger à Québec.Dès la première séance Mtre L.-G.Belley demanda au tribunal : «1, S'il sera permis à des citoyens en leur nom personnel ou à des groupes de citoyens d'intervenir à l\u2019enquête et s'ils pourront se faire représenter par procureur.«2.Si ces procureurs auront la même situation juridique devant la Commission quei les avocats du gouvernement et du public.«3.Si personnes pourront prendre part aux débats, tionner et témoins et leur thése devant le tribunal.«4.Est-ce! que le sous-para- graphe de l'ordre en Conseil ainsi conçu: «De permettre à qui que ce soit d'être représenté procureur » permet à qui que soit d'intervenir de queslionner, ces par ce par transquestionner les témoins, de prendre part aux débats et argumenter Mtres Belleau et la cause.» Sullivan, de objection à acquiescer à cette requête; maisle juge s'y opposa, se réservant d\u2019y quiescer cours de s'il le juge à propos.Pourtant,il est dit dans!\u2019arrêté en Conseil que le pouvoir «de que ce soit procureur.» Mtre Belleaua ensuite demandé la production de tout le dossier judiciaire de cette l'enquête a été ajournée.ac au la Commission a permettre à d'être représenté par qui affaire et \u2014 0 Le tratie des honneurs en Angleterre Nous avons déjà écrit dans la Croix que le trafic des honneurs £e pratiquait couramment depuis plusieurs années.Les chefs politiques, l'ont exploité pour se procurer de l'argent de gens qui n'avaient pas d'autre mérite aux honneurs qu\u2019ils recevaient que celui d'être nés.fortu- Une dépêche de Londres nous : rapporte les faits suivants qui ques ! ; au moment du départ du \u201claquelle le chef du transquestionner des .argumenter ensuite dorer) ra me ~~ ren Le 27 avril 1922, une entrevue eut lieu entre M, Robert Wells, auteur de la lettre précitée, et l'intéressé.Celui-ci se vit* proposer un titre de chevalier pour 12,000 livres, ou un titre de baron pour 35000 livres sterling.On lui dit.\u2014Vous devrez sans doute être présenté à quelque haute Autorité ls Downing Street.Après cette srésentation, Vous aurez à payer le 10,000 à 35,009 livres sterling \\ quelqu'un \u2014 peut-être à sir William Sutherland \u2014 mais, cela trois ou quatre jours seulement avant la publication de !a liste des honneurs.Autrefois, c'était à lui qu\u2019il fallait payer, maintenant je ne sais pas qui recevra la somme peut-être M.MacCurdy.«3i vous préférez un titre de baron, il vous faudra peut-être attendre la liste qui sera établie premier list), et dans gouvernement 2st autorisé à recommander cer- tainas personnes en vue de l\u2019attribution de nouveaux honneurs.» Le commerçant ainsi pressenti ne fut jamais chevalier, parce qu\u2019il refusa net, et même, en ministre (retiring | voyant la campagne entreprise par te Alorning Post pour mettre fin 2 un état de choses scandaleux, il vient de révéler l'offre qui luia été faite, en dépit de la mention sortée par la première lettre qui lui fut adressée: «Confidentielle et personnelle, » Le Morning Post fait remarquer que la lettre était accompagnée d'un questionnaire effarant, dans lequel on demandait entre autres choses: «Etes-vous partisan du .premier ministre actuel?» procureur, .sans qu'on soit parvenu à connaître les causes de ces incendies.I y a là une affaire à éclaircir ; mais malheureusement notre po- iize provinciale est plus habile à rètirer son salaire qu\u2019à découvrir | les criminels.la part du public, n\u2019eurent aucune.Robidoux, l'enquête, - notamment Lloyd George, : : À \u201c deux ou trois ans, plusieurs de sont la preuve péremptoire de ce que nous avons avancé: Le Morning Post, de Londres, fait connaître une sensationnelle au sujet du des honneurs».«trafic Un commerçant bien connu de la cité de Londres, reçut, le 21 avril 1922, la lettre suivante: «Au nom d'un certain département du gouvernement, j'ai une proposition à vous faire.C\u2019est une question qui vous concerne exclu- nouvelle offre.sivement.Je regrette de ne pouvoir vous donner aucun détail, dans.cette lettre, mais, je suis certain qu'elle vous intéressera beaucoup.Je passerai vous à 11h.30, mercredi ou jeudi prochain, mais je vous prie de me faire savoir si je pourrai vous trouver à ce moment.» voir, ; 0 L'œuvre de mains criminelles L'incendie de l'Université de Montréal serait l'oeuvre de mains criminelles.Daux Pierre électriciens, Joseph et Lamy, travailleient à Notre-Dame de Lourdes, juste en arrière de l\u2019université, la veille de l'incendie.Vers 9 heures et une demie, au moment ou ils allaient quitter leur travail, ils ont aperçu deux individus dans les escaliers de sauvetage pendant qu'un troisième dirigeait le jet d\u2019une lanterne électrique vers une fenêtre.Sur le trottoir, un quatrième individu faisait les cents pas, mais à la vue des frères Lamy, il a enfoncé sa casquette profondément sur les yeux et a tourné aussitôt le dos.La police va faire les enquêtes les plus minutieuses sur l'affaire.On a dû remarquer l\u2019église que, depuis nos édifices catholiques, églises, etc.ont été la proie des flammes, L'oeuvre du bon journal recommmandeée par Pie X et Benoit XV Notre Saint Père le Pape Benoît XV écrivait, leG mai 1916: «Le peuple chrétien,toujours royalement large pour toutes les initiatives qui intéressent le salutdes âmes, ne fera pas attendre sagénéreuse contribution à l'oeuvre de la bonne presse, dès qu'il aura été éclairé sur lasouveraine nécessité de cette ocuvre ct qu'il aura appris à la regarder comme la noble protectrice de ses intérêts.» «Mettre les oeuvres de presse de côté, disait le saint et clairvoyant Pie X,c'est se condamner à n'avoir aucune action sur le peuple et ne rien comprendre au caractère de son temps.» "]
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