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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 7 juillet 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1923-07-07, Collections de BAnQ.

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[" ortecocur fasse \u20ac if = CA \u2014\\ abbé J, AIT, Longlni7, \u2018Ur Le Saïhëdi; 7 Juillet, ol \u2018JOSEPH BEGIN, directeur, Montréal, Case postale 1829 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE ROLINIQUE; SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE, ENSEIGNEMENT, 5 a Pourquoi déserte- t-on la terre?Celui qui pourra répondre justement à cette question aura rendu un grand service À sa patrie, car,aujourd'hui, On déserte la terre plus que jamais: il y a une course folle vers ies villes, surtout dans notre province, en dépit des mensonges des politiciens de Québecqui voudraient faire croire au public que leur administration est bien faisante.A un si grand mal, M.J.-E.Caron, ministre de l'agriculture, ne voit pas d'autre remède que de battre le tambour en faveur des régions de colonisation, comme si ces cultivateurs qui quittent leurs terres, toutes défrichées, susceptibles par conséquent de leur donner plus de revenus que des terres neuves, allaient naïvement suivre le tambour de M.Caron.On n'a pas encore compris, au gouvernement de Québec, que la raison de la désertion de la terre est tout économique.On ne fuit pas la terre parce qu\u2019on.ne l'aime pas; mais parce qu\u2019elle ne paie pas suffisamment celui qui la cultive.Là est la cause profonde du mal.Et c\u2019est parce que nos gouvernants n'ont jamais essayé de la détruire d'une manière sérieuse quele mal s'aggrave d'année en année.Quand un homme a femme et plusieurs enfants, une seule chose, après le salut de son âme et de celles dont il a la garde,le préoccupe: donner à ces êtres qui lui sont chers le pain quotidien.S'il manque de ce pain, il prendra les moyens honorables qui sont À sa portée d'en avoir.C'est son premier devoir de chef de famille, il le fait.Les autres devoirs s'effacent devant celui-là, Or, si sur une terre défrichée, à proximité relative de la ville, ce cultivateur n\u2019a pu gagner assez\u2019 de pain peut-on penser raisonnablement qu'il réussira mieux sur une terre en bois debout ?On prétend que les vieilles terres dela province ne suffisent pas aux activités de la population rurale, C'est faux.Elles suffiraient amplement si nos gouvernants s'étaient efforcés de faire de l'agriculture une industrie rémunératrice.Un curé en vue du diocèse de Joliette a bien voulu récemment, dans une lettre à la Ligue Nationale de Colonisation, toucher au fond de cette question et montrer hardiment lesvraisresponsables du malaise économique dont nous souffrons : Après avoir déclaré que les causes immédiates des départs signalés pour sa paroisse, eoit 30 vers les Etats-Unis et 36 vers les centres canadiene, sont: «a misère, rareté de l'argent, bas prix payés aux cultivateurs, nos- familles émigrant avec regret et toujours parla force des chose s,la pauvreté,» ce correspondant ajoute les commentaires qu\u2019on va lire: ali faul sortir de leur torpeur nos députés canadiens-français d'Ottawa et de Québec et au lieu +de payer $500.00 par famille pour Ty ToL i ree me = = 1 pour nourrir les siens,\u2019 des «bloKes», obtenir que nos représentants s'appliguent a garder nos familles au Canada, sur leurs terres.«Il faut aider davantage, au moyen d\u2019avances pécuniaires, les familles à prendre des lots de colonisation.Depuis des années, l'Alberta a reçu des millions d'Ottawa, sous forme de grains de semence, etc., etc.Qu\u2019avons-nous reçu, nous de la province de Québec ?Les députés de l'Alberta ont su faire leur devoir; les nôtres ne s'occupent que de leur intérêt personnel.«Que \u2018M.Taschereau, à Québec, utilise nos pouvoirs hydrauliques pour nous assurer du chauffage et de l'éclairage à bon marché.Ailleurs, l'énergie électrique coûte 2 sous le kil; ici, c'est 10 sous.Pourquoi?«En quelques années, ma paroisse a perdu 70 familles, que la pauvreté a chassées.«Je sais bien que nous tournons dans un cercle vicieux.Il faut payer la dette du pays, et pour cela, il faut taxer.Pour soutenir l'industrie locale, il faut Ja Piotection.Résultats: les machines agricoles et autres instruments aratoires se vendent à des prix prohibitifs.La main d'oeuvre est encore chère, car les journaliers ont le droit de vivre, avec leur famille.Ils réclament des cultivateurs des gages relativement élevés.Le grain, les légumes, le tabac se vendent à vil prix, de là, gêne et pauvreté chez l'habitant, «On m'\u2019assure qu'à S.-R., comté de R., tout un rang, composé de 50 familles,a émigré en bloe aux Etats-Unis, et que 100 autres familles de la même paroisse ont aussi émigré aux Etats-Unis.C\u2019est M.A., un honnête voyageur de commerce, qui me garantit le fait.« Dans notre diocèse de Joliette, à S;-J.-M., 84 familles sont parties.Nos paroisses des montagnes, dans Montcalm, Joliette, Berthier, se vident littéralement.Insistez pour | avoir des réponses de B., de S.-J.- S.,de C.,deS.-P.-L., de S.-J.-M.paroisses aux terres fertiles, et vous verrez ce que vous diront lescurés, «C'est un désastre formidable, qui devrait nous arracher des larmes, «Pour moi, la grande cause de cette panique, c'est la pauvreté, la gêne dans les affaires, le manque d'argent.«Mes paroissiens n'émigrent pas pour se toiletter, ni s'amuser.Ils sont écrasés d'impôts par Québec et Ottawa, et ils appréhendent de voi: les choses aller de mal en pis.«Nos députés canadiens-français sont chloroformés.Ils touchent ün salaire excessif et semblent n'avoir cure du contribuable qui peine.» Nos cultivateurs sont écrasés d'imbpôls, écrasés par Ottawa, écrasés aussi par Québec.11 y a quelques jours, au Congrès de l'Union des municipalités de Québec, on a démontré que les municipalités rurales ont vu leurs dettes Augmenter d\u2019une manière vertigineuse depuis dix ans.Tout cet argent a été englouti dansdestravaux decheminscomman- dés par le gouvernement de Québec, afin de satisfaire l'automobilisme dont la taxe, remarquons-le bien, va jusqu'au dernier sou dans le caisse dudit gouvernement.Et maintenant,ces municipalités, n'ayant pour ainsi dire aucuns re venus spéciaux, pour.payer Ces sujet des réparations re] AN ba mére dettes énormes, sont obligée grever d'impôts \u2018Büdget ai _pauvre a Avec ce bon et brave curé de Joliette, nous affirmons, à l'encôn- tre de M.Jean Guérin, qui a donné une conférence à Sherbrooke \u2018à -la | fin de juin, que le cultivateur, en général, est épris de sa terre; qu\u2019il: remplit son devoir de citoyen et de patriote aussi bien sinon mieux que toutes les autres classes de la société qu'il resterait sur sa terre s'il pouvait le \u2018faire, enfin, que, s\u2019il la quitte, on doit en jeter la faute non pas sur ses épaules,mais sur celles des pouvoirs publics.JOSEPH BEGIN: .\u201c \u201cry \u2014\u2014\u2014\u2014 etc Tne Intervention - délicate et porta du Pape Nous publions dans une autre colofine un résumé d'une lettre très importante de Sa Sainteté Pie X[ au cardinal Gasparri, au exigées des Allemands par les Alliés et d@ l'occupation du bassin de la Rubr.Nos lecteurs ont dû remarquer que la Croix n'a jamais voulu publier un mot en faveur de la pression militaire exercée sur la population allemande désarmée.Nous y avons vu une prolongation de la guerre, un désordre économique, une excitation à la haine entre peuples, un ferment de discordes mondiales.Sa Sainteté demande que les intéressés en viennent à une entente! que les Allemands de leur côté y mettent de la justice, et que les Français et les Belges de l\u2019autre n'oublient pas la charité qu'ils doivent aux Allemands comme aux- autres peuples, Mais, hélas! les conséils du Pape ne seront pas écoutés.Poincaré au nom du gouvernement dont il est le chef en a déjà fait fi.Et la presse française en général critique inconsidérément cette intervention délicate et opportune en faveur de la paix, cependant que la Ligue des Nations, où les Juifs trônent non pas pour donner la paix mais pour semer la guerre, regarde d'un oeil satisfait la perapective d'un nouveau conflit qui lui permettra d'affermir son = sitper-gouvernement sur toute l'Europe.JOSEPH BEGIN Q \u2014\u2014 Les fasoistes gagnent i; pif) du terrain ( en Italie.À Livourne, aux récentes- élections municipales, 70 pouf cent des électeurs ont voté.Les candidats fascistes ont oblenu une majorité écrasante.Livourne était autie- fois la citadelle des socialistes et des communistes.Dans les autres municipalités de la province, i .Ont eu les mêmes.succès.Lure PépPOUVE l'occupation de la Rubr roc Une dépêche de Rome nous informe que Sa Sainteté Pie XI, sous la forme d'une lettre qu'il a adressée au cardinal Gasparri, secrétaire d'État, se plaint de ce que en dépit des efforts faits depuis le début de son pontificat pour assurer la pacification de l\u2019Europe, les relations internationales ne se sont pas améliorées, mais même ont empiré et justifient une grande anxiété en ce qui concerne l'avenir, «alors que Nous Nous efforçons de tout Notre pouvoir et avec tous les moyens que Nos enfants placent à notre disposition, pour adoucir les souffrances générales du moment», écrit le Pape.«Nous devons,ajioute.t-il, profiter de toute occasionde réaliser la pacification désirée des peuples et des individus dans le Christ.Nous invitons ceux qui tiennent dans leurs mains les destinées des peuples,à considérer les diverses questions ot celle des réparations avec cet esprit ohrétien qui ne sépare pas.les exigences de la justice de celles de la charité sociale nécessaire à la perfection de la vie des peuples.«Si daûs l'intention\u2019 de réparer les dommages sérieux infligés, le débitaur manifeste la bonne volonté d\u2019en arriver à un accord équitable en recourant à un jugement impartial sur la limite de sa solvabilité, et de fournir aux juges toutes les facilités pour leur permettre une étude exacte et approfondie, alors la justice et la charité sociale, aussi bien que les intérêts des créanciers -ne Nous semblent pas requérir qu'il soit exigé du débiteur plus que ce qu\u2019il peut donner sans épuiser cemplè- tement ses ressources et sa capacité \u2018de production, à son détriment irréparable et à celui de ses créanciers, sans mentionner les troubles sociaux qui peuvent amener la ruine finale de l'Europe, et le resæentiment qui resterait comme une menace continuelle de nouvelles et ruineuses conflagrations.«Il est juste que les créanciers aient des gages proportionnés à l'importance de leurs créances, assurant le recouvrement de ces dernières, dont dépendent leurs intérêts essentiels, mais Nous leurs s'il est nécessaire de maintenir pour cela des occupations territoriales qui imposent de grands sacrifices aux contrées occupées, ets'il ne serait pas mieux.de substituer, méme progressivement à d'autres gages non moins efficaces et certainement moins pénibles.«Si les deux\u2019 parties une base concrète d'accord, dans peu de temps l'occupation: tes rite- riale pourra être réduite graduellez ment jusqu'à ce qu\u2019elle cesse tion et la restauration étoncmigue | \u2018messieurs de Varsovie,qui venaient \u201cimmenses de peuple venaient de abandonnons le soin de considérer trouvent.|\u201d complètement, et ainsi pourrcient ; ¢ être atteintes la véritable pacifica La politique ie: ge og du Président dela Pologne Le Président - de - la République polonaise vient de faire, nous disent les «Nouvelles Religieuses», un voyage sur les limites occidentales de la Pologne, \u201cdans le pays des Kassubes.C'est un pays très riche et un peuple très oivilisé, travailleur et pieux.Les gouvernements radicaux avaient envoyé dans cette province délivrée des mains allemandes, des fonctionnaires saus foi et sans expérience, qui croyaient apporter la civilisation libre de tout préjugé religieux à des gens plus -instruits et valant mieux qu'eux.Les conséquences d'une telle politique ne se firent pas attendre.Les Kassubes, tout en restant bons Polonais, s'éloignèrent de ces leur précher un nouveau code moral et des principes économiques fort suspects.Le tout s'aggrava par des chicanes contre les prêtres, qui sont la classe dirigeante du pays et dont l'influence a préservé la foi et la nationalité polonaises.pendant un siècle d'esclavage.- CL Le .président Wojcieehowski, excellent homme politique et catholique militant,a résolu de réparer cet état de choses.Il parcourut en long et en large le pays, pronongant partout \"des discours, unissant aux sentiments patriotiques l'apologie du catholicisme, comme fondemetit de la civilisation et du travail national.En même temps, il rendait homma-: ge au dévouement et au mérite du clergé, décorant chaque jour les plus méritants.Il fitle pèlerinage du sanctuaire de la Vierge, le plus- vénéré sur le territoire dela Baitique, et pas un seul jour.il ne manqua d'assister à une messe solen- |; nelle, la plupart du temps une messe militaire.Il était accompagné de son Em.le cardinal Daibôr,: *primat de Pologne.Des masses tous les côtés, pour voir le chef de l'Etat et s'incliner sous la bénédic- | tion du premier dignitaire de l'Eglise et bientôt le voyage\u2019 devint uné-marche \u2018triomphale et | un grand acte de vénération.et d'amour pour le patriote chrétien\u2019.quiSa su si bien comprendre et nation vers la vérité.es Kassubes, -quel la politique du président a remporté.sun.éclatant suocès: à Varsovie.aussi | tions enthousiastes\u201d figure du\u2019 président encaidiée l'État.sorte.ns tern; camp rouge est d.grande, uen i | ture a\u2019 une remplir ses devoirs en guidagt sa; - Du reste, ce n'est: pas seulément ; x .chez i partout.où l\u2019on voyait; la: pe | \u2018majorité Le se Tor -deux- Chambres.; uv a 3 la capitale, M.Anuzr, los i bien \u2018 \u2018que, à fêter le ler mai, fabriqués.et même, majorité des: ri la majorité, radicale a\u2019 \u2018ordi re, des employés des trams, se ps Wp prononcées énergig ment cialis: } de gouverner d'après des ca ow \u201d presque bolcheviques cu regrettables, du premier ministère.doit enfin cesser, \u2018faisant Tr un.gouvernement national come par anñée et que \"dés: situation sera\u2019 très terre.La destruction aay dë forêtiétait - CTCREOIX 77% MONTRIAL, 7 JUILLET 1923 arr rt tr rt \u2014 MopA.-X Bernard Nous-empruntons à un collaborateur du Courier de Saint-Hyacin- dhe les notes intimes suivantes sur Mgr A.-X.Bernard, le regretté évêque de Saint-Hyacinthe : Monseigneur Bernard était un évêque, un episcopos, un homme qui surveille, qui voit Les choses .par en haut.Jamais l'Evêque de Saint-Hyacinthe ne se laissait conduire par les intérêts humains; il cherchait surtout le bien des âmes, la gloire de Dieu.Une fois décidée, l\u2019antreprise devait atteindre son terms; Monseigneur, ni les obstacles, ni les difficultés, ni les hommes, ni les choses.Il vainquait, mais sans précipitation, sans heurt, comme sans concessions ni demi-mesures \u2018que n'approuve pas la vérité.Il savait attendre dans le calme et la prière, convaineu qu'il était que Dieu donne toujours le succès à une oeuvre de sa droite, dès que les hommes ont fait leur bonne part de travail.Monseigneur Bernard savait patienter, endurer, tolérer, d\u2019une façon admirable.1l l'a manifesté tout le long de sa vie, mais très particulièrement dans deux ou trois circonstances de son épiscopat.Cette conduite lui a mérité les plus consolants éloges.En 1914,lors de sa visite ad limina À postolorum, il entendait le cardinal Gotti, préfet de la Propagande, luidi re: «Vous avez eu dans tout cela une patience admirable, Monseigneur, la patience de l'Eglise.» Et le saint Pape Pie X lui répétait deux jours plus tard: «Vous avez été admirable de prudence et de patience; vous avez agi comme je l'aurais fait moi- \u201c même.» Ca témoignage nous pourrions le répéter de toute la vie de Monseigneur Bernard: il a été un prudent, un patient.On le trouvait parfois lent, on se permettait de penser que le bon moment s'éloignait; à la fin, il fallait presque toujours avouer que l\u2019Evêque avait (été sage, que la solution venait à son heure et que la volonté de Dieu ne semblait pas devoir se manifester plus tôt.Cette prudente patience, Monseigneur Bernard la puisait dans sa grande foi.dans sa vie toute surnaturelle ; sa conversation était bien dans le ciel, il vivait avec Dieu.Ceux qui l'ont vu de près savent la longueur de ses méditations, de ses actions de grâces, de ses visites au Saint-Sacrement.Plus une affaire le préoccupait, plusil multipliait ses entretiens avec Dieu.Il cherchait la lumière d'en haut; il voulait la sagesse et la prudence de l'Esprit Saint.Il vivait ainsi dans une atmosphère surnaturelle.Même dans les moments les plus occupés, il ne passait jamais près de sa chapelle sans faire une profonde génuflexion.À te-voir se prosterner si religieusement, personne n\u2019aurait soupçonné qu'il lui était urgent de ne perdre aucun instant.Sa bibliathè- que nous indique aussi clairement cequi a fait l\u2019objet de ses études pendant de très longues années: on y trouve tous les bons livres sur l\u2019ascéisme, la mystique et la science des saints.Monseigneur Bernard a vécu et réalisé à la perfection la parole de saint Paul; la piété est utile à tout: elle a des promesses pour la vie orésente et pour la vie à venir.Il y aurait encore beacoup à dire sur cette vie si sainte; il faut nous borner.Nous ve voulons pas cependant ne pas noter l'humilité et la constance de Monseigneur de Saint-Hyacinthe.Cet homme qui a occupé les premiers postes de l'Eglise, qui à trente ans était déjà chanoine et le conseiller de son évêque, ne voulait pour lui rien autre chose que la dernière place.TDoujours-et partout il était con- rien n'arrétait\u2019 * 0 ' tent d'être ignoré; il ne prenait sonrang'que si la justice ou la charité ne l\u2019y forçait: pour maintenir les droits de l'Eglise ou pour empêcher l\u2019inexpérience de rougir.Hors ces circonstances, il ne voulait rien: en voyage, c'était le plus modeste des prêtres; à l\u2019étranger, il n'exigeait rien; chez lui, il occupait juste sa place.Le canonicat il le recut par obéissance; la prélature, il s\u2019en revêtit quand tous les vicaires généraux le firent de droit eommun; l'épiscopat, il ne l'accepta que sur l'ordre formel du Pape; toute sa longue vie, il refusa les honneurs et les démonstrations.La dernière preuve en fut ses noces d\u2019or gacerdotales: il défendit énergiquement toute manifestation de son alergé, de ses communautés religieuses et de ses fidelas.11 se recommanda aux prie- res de tous et se prépara A cet anniversaire par une semaine de retraite.Le premier octobre 1921, jour de son cinquantième anniversaire de sacerdoce, il le passa entièrement dans la prière et le silence.Cependant, s\u2019il ne voulait rien pour lui, il savait rendre aux autres, aux dignitaires ecclésiastiques et civils, tous les honnneurs dus à leur rang.Monseigneur Bernard ne se lassait jamais dans l'accomplissement de son devoir; il était d\u2019une persévérance irréductible.[1 disait que l'on ne doit pas craindre de mourir pour faire son devoir.Il a montré que sa conduite était conforme à ses principes.Le 25 mai dernier, il partit pour sa visite pastorale uniquement parce que c'était son devoir.Sa santé ne lui permettait pas d'entreprendre cette longue pérégrination de quarante trois jours à travers son diocèse, son entourage essayait de l'en dissuader, mais il répondait toujours; «Si je meurs en route, vous me ramènerez dans mon cercueil.» Tant que ses forces physiques purent obéirà sa volonté, il continua sa visite: loraqu\u2019il accepta de revenir à l'Evêché, le G juin, il était déjà presque à l'extrémité.En entrant chez lui, il dit à sen entourage qu'il venait mourir et que c'était sûrement la fin.De ce moment, il ne s'occupa plus que dec choses de Dieu: il remit l'ad- ministratien du diocèse à Monseigneur le Vicaire Généra!, indiqua où se trouvaient certains documents, s\u2019informa sila transmission des pouvairs s\u2019était accomplie selon les prescriptions du Droit, puis il répéta bien simplement la parole qui avait &té la davise de son épiscopat: Fiat volontas Etilla fit cette sainte volonté de Dieu jusqu\u2019au dernier soupir.Il s\u2019achemina vers la mort dans le calme et la paix sans désir de vivre, sans orainte de mourir, ne se plaignant jamais, ne demandant rien, ni d'attendre le soir ni de voir le jour,il ne redoutait mème pas le jugement de Dieu, lui qui,pendant sa vie,avait si souvent répété cette parole de la Sagesse: durissimum judicivm his qui prae- sunt, fiet, À ceux qui lui parlaient, de retour à la santé, il répondait: Non, je meurs et je 'm'en vais au ciel.À un de ses familliers qui insistait pour lui donner à espérer, il dit tout bonnement: Il faudrait un miracle et je ne vois pas pourquoi Dieu le permettrait.Ses dernières heures furent particulièrement calmes et douces: il conserva sa parfaite conscience jusqu'au dernier moment, ii n'eut point d'agonie;il poussa un profond soupir et remit sa grande \u2018Ame A Dieu: il était quatre heures et cinquante minutes, dimanche soir, le \u2018dix-sept juin dix-neuf cent vingt-trois.tua.+ Avez-vous payé votre contribution à la CROIX Boge.in Pire ces waren [Fos IO WE de Il faut mettre à partle sourire, très différent du.rire, quant au mécanisme \u201cphysiologique, et qui n\u2019est qu\u2019une grimace heureuse, spontanée ou affectée, laquelle n'est pas tout à fait étrangère À certains animaux, le chien par exemple, quand ils ont de bonnes raisons pour paraître aimables.Le phénomène du rire; analysé physiologiquement, est un spasme saccadé du diaphragme et de la glotte, venant hacher, en quelque sorte, une longue, très longue expiration, aussi longue que le sujet en est capable et qui peut aller presque jusqu'À la suffocation; après quoi, une profonde inspiration compensatrice devient nécessaire.Le spasme de la glotte s'accompagne, à chaque coup, d'un bruit spécial, léger ou violent, d'une espèce de son dont la hauteur et le timbre varient avec chaoun: rire clair, rire argentin, rire sec, rire gras.Bien plus encore que le style, le rire, c\u2019est l'homme.C'est par les spasmes précipités de la glotte que débute probablement cette petite orise, ceux du diaphragme ne faisant que répondre aux premiers, au cours du la expiratrice unique qui l'anime.Mais si les accès se succèdent, chacun = d'eux est nécessairement coupé par l\u2019inspiration brusque et profonde dont j'ai parlé, et qui s'impose, parce que le poumon s'est vidé, à petits coups, aussi complètement qu\u2019il lui est permis.Si elle tarde trop et que l'air commence à manquer, on a l'impression d'arriver au bord de la syncope, c\u2019est ce que traduit très bien l'expression commune chez nos vieux auteurs: «II pensa mourir de rire.» Ce n'est pas tout.Non ssulement le diaphragme, mais la cage thoracique tout entière est ébranlée par ces secousses spasmodiques.Les muscles iotercostaux y participent, et si leurs contractions sont trop vives et trop prolongées, on peut voir apparaître chez eux une véritable crampe, que traduit en douleur le nerf intercostal; et c'est le «point de côté».Pareille crispation peut se produire dans les muscles de la face et fait vider brusquement la glande lacrymale, provoquant parfois une légère douleur de tête.Quand le point de côté se produit à gauche, on est porté, avec les anciens, 3 mettreen jeu la rate, comme pour la névralgie intercostale qui apparaît quelquefois\u2019 au cours d'une course rapide.«Courir comme un dératé» signifie: courir comme si l'on n'avait plus à se préoccuper de la souffrance de sa rate, c'est-à-dire comme si on n'en avait pas.Cette succussion supposée de la rate était regardée,\u2014 toujours par les anciens, \u2014 comme [éminemment favorable, et capable de la vider, à poussée \u2018la manière d'une éponge, des mau- vaiges humeurs qui l'envahissaient, dela déboucher, de la désopiler.Le rire était désopilant, et par extension, le sujet capable de le provoquer.Aussi, le rire était-il jugé par eux trés sain, etil faut convenir qu'ils n'avaient pas tort, encore que les raisons sur quoi ils se fondaient fussent parfaitement imaginaires.Il est bien évident que la rate n\u2019a rien À faire en ceci.Mais l'évacuation de l'air pulmonaire, poussée à fond, appelle une brusque arrivée d'air neuf.Le rire est un moyen parfait de renouveler rapidement = cette atmosphère intérieure dont nos inspirations normales, au repos, ne changent la composition, chaque fois, que dans une faible proportion.{Aprés un franc accès de rire, on respire mieux, car, en effet, l'air de notre poumon est plus pur, comme après | \u2018sions une course, et cela sans goit fatigué.Mais, au-dessous du diaphragme, il y a la masse des organes digestifs, estomac, intestins, foie, pancréas.Les spasmes, les convul- rythmées du diaphragme exercent sur tout cela un véritable massage vibratoire dont l'effet est excellent.Ce n'est pas la rate, comme le pensaient nos pères, qui serdégorge, c'est le foie, et cela Hut beaucoup mieux.Après un repas copieux, ce «massage vibratoire» est précieux pour stimuler un estomac qui a fort à faire.Les \u2018bonnes plaisanteries de la table sont l'augure d\u2019une bonne digestion.Et voilà une des raisons pour quoi ceux qui mangent seuls finissent par avoir un m u- vais estomac, Seulement, il ne faut pas rire en mangeant: gare à l\u2019étouffement par des débris alimentaires entraînés au moment de la grande inspiration.Surtout, si cela arrive, ne tapez pas furieusement dans le dos de la victime: vous ne feriez qu'eggraver son cas.Et puis, le rire est bon, même pour le système nerveux.Il élève la tension sanguine.Pacilement qontagieux, il gagne jusqu'à ceux qui ne savent pas très bien de quoi rient leurs voisins, Or, pas ce me: veilleux mécanisme du choc en retour, qui s'observe pour tant de nos fonctions, si l'on rit quand on est gai, on devient gai quand on rit.Plus on est de fous.Au fait,peurquoi rit-on\u2019La question est très grave,et M.Bergson n'a pas dédaigné de lui consacrer tout un volume.Le rire, dit-il, naît de 11 surprise d\u2019un contraste; tous les contrastes ne provoquent pas le rire, et les mêmes choses qui font rire les uns laissent les autres indifférents ou boudeurs.On a dit, trèg justement, que tous les peuples pleuraient pour les mêmes raisons, et que fchacun d'eux riait pour des raisons qui lui étaient propres.Il semble done qu\u2019il n'y ait pas vraiment de choses risibles on soi, et que notre : état d'esprit seul leur prête ce caractère.Ridiculc ou risible ne sont d\u2019ailleurs pas tout à fait synonymes.Il y a des choses qui sfent \u201crire tout le monde, d'autres qui ne font rire que certains et qui semblent, par contre, à d\u2019autres esprits, bêtes «à pleurer».Celles qui font rire toutle monde se rapportent à ce qu'il y a de plus enfantin, de plus primitif en nous, commecelles qui mettent en mouvement l'âme collective des foules.L'enfant rit d'un rien: les imbéciles rient de tout.Le fou rire habituel doit faire soupçonner qu'on se l'existence de quelque tare nerveuse.À mesure que l'esprit se cultive, il devient moins accessible à la surprise, qui est à l\u2019origine du rire, car celui-ci, avant tout, est un réflexe qui s'impose à l'improvieste.Et c\u2019est, en effet, la surprise qui nous fait perdre alors notre eon- trôle, perte qui peut mâme se prolonger jusqu'après le rire.«J'ai ri; me voilà désarmé!» Si bien que la connaissance, qui nous prémunit de plus en plus contre le réflexe, diminue en même temps notreaptitude au rire.Peut-être, si l'on savait tout, qu\u2019on ne rirait jamais.Ah! que cela est troublant!.Mon Dieu, préservez-moi de devenir un jour assez savant pour, perdre le goût du sourire! Dr RAOUL BLONDEL tr Indemnité parlementaire A la législature d'Ontario, les députés touchent une indemnité de session de $1,400; le président de l'assemblée législative touche en plus $2,600, le premier ministre $9,000 et les autres ministres avec portefeuille $6,000.\u2014 Les continents flottent- Is à la dérive?Voilaun titre qui surprendra bien des gens.La seule idée d\u2019un continent flottant à la dérive, à la manière d\u2019un radeau ou d'une banquise de glaces, paraît contraire non seulement au sens commun mais aux observations géologiques et géographiques qui nous ont appris la fixité des côtes depuis un nombre respectable de siècles.Nous n\u2019admettons guère, pour les continents, que ces mouvements convulsifs et passagers qu'on appelle séismes ou tremblements de terre, et après lesquels tout rentre dans l'ordre comme avant, ou peu s'en faut.«Heureux sont ceux qui plantent choux! s\u2019écriait Panurge.Ils ont un pied en terre, et l\u2019autre n'en est pas loin.» Avoir un pied en terre, pour le bon Panurge, c'est avoirle support fixe, immuable, éternel, par contraste avec le mouvement des flots qui lui imposait de si dures épreuves, [! paraît que nous devons changer tout cela.Déjà les séismolo- gues, en chiffrant A 60,000 Ie nombre annuel des tremblements de terre, nous ont donné l\u2019idée d'une écorce terrestre agitée d'un perpétuel frisson.Voilà maintenant le géophysicien allemand Wegener qui prétend autre chose.Pour lui, les continents sont comparables à d'immenses îles flottantes qui dérivent lentement à la surface des mers.Cette idée a soulevé, en Allemagne comme ailleurs, de très nombreuses objections: mais les approbations autorisées n'ont pas manqué;au reste, l\u2019examen des faits sur lesquels s'appuie l'auteur de la Lhéorie, ainsi que des déductions qu'il en tire, ne permettent pas de la traiter de prime abord comme la conception d'un cerveau malade, C\u2019est, en réalité, une tentative de synthèse très hardie, trés critiquable, mais sérieuse et conduite d'une manière très scientifique.Essayons de résumer en quelques mots l'enchaînement de faits et d'idées générales qui constitue la théorie de Wegener.Considérons ia forme générale et les rivagesde l'Atlantique.Cet océan est comparable à une grande vallée sinueuse qui va d'un cercla polaire à l\u2019autre.Aux rentrants et aux saillants des côtes des deux Amériques correspondent presque exactement des saillants et des rentrants sur les mêmes cones de latitude, lelong des côtes d'Europe et d'Afrique.Mais là ne s'arrêtent pas les homologies des deux masses continentales.La géologie nous apprend que ces homologies se poursuivent d'une manière frappante dans la composition et dans la structure des sols, dans la direction des lignes de relief et jusque dans les moraines frontales des anciens glaciers, «L\u2019Ancien et le Nouveau Monde, dit Wegener, sont comme deux fragments \u2018d\u2019un journal déchiré que l\u2019on peut raccorder ligne à ligne.» Les géologues expliquent d'ordinaire cette curieuse concordance par l'effondrement de continents anciens qui auraient joint les deux mondes, aunord et au sud de l'Equateur.Cette théorie soulève de nambreuses difficultés et objections, si nombreuses que certains géologues trouvent plus commode de nier purement et simplement l'existence des anciens ponts continentaux.Wegener, au contraire, croit qu\u2019ils ont existé, mais il les explique autrement.L'Amérique aurait été autrefois soudée à l\u2019Europe et à l'Afrique; peu à peu elle se serait éloignée de ces continents par une longue fracture, peu 3 peu élargie, et qui continuerait à s'élargir; cette fracture, c\u2019est l'Atlantique.Mais comment Wcgener arrive- t-illà ?Par l'application du principe de l'isostasie et la distinction de trois couches concentriques de la lithosphère.dont la densité croit vers le centre, Ni l'une ni l'autre de ces idées ne lui appartient, mais il en fait une application nouvelle.D'après le principe de l'isostasie, qui paraît vérifié par les mesures d'intensité de la pesanteur, la couche superficielle, relativement légère, de l'écorce terrestre est plus épaisse sous les continents que sous les mera, On appelle cette couche superficielle le sial, parce qu'elle est composée surtout de silicium et d'aluminium (densité moy., 2.8)- Au-dessous, vient la deuxième couche, dite siswa (silicium et magnésium) (densité moyemne, 7,9).Puis la masse du globe serait faite d\u2019une sorte de bloc de nifé (nickel et fer), d'une densité très supérieure, On admettait jusqu'à Wegener que toute l'écorce terrestre, émergée et immergée, était faite de sial, plus épais sous les continents que sous les mers.L'originalité de Wegener consiste à admettre que le sial n'existe que sous les continents, et que le fond des mers est fait d'un plancher de sma, Le sial continental plongerait donc dans une sorte de bain de sima; ala base du sial, vers 30 kilomètres de profondeur, les roches seraient en fusion, et le s#al! pourrait se déplacer en masse et ze déplacerait en effetdans le sisma, Ce déplacement ou ce refoulement expliquerait les bourrelets montagneux des côtes du Pacifique; il serait produit par diverses causes générales, natamment par la rotation terrestre, qui déterminerait des déplacements de continents comme elle détermine de grands courants marins, Toutesces déductions ont leur intérêt.Mais le moindre grain de mil, je veux dire une toute petite observation contrôlée montrant des déplacements continentaux de masse, ferait bien mieux notre affaire.Jusqu'ici, on ne peut guère alléguer qu'une observation de ce genre:les mesures de longitude poursuivies depuis 1823 semblent attester que le Groenland s'éloignerait de l'Europe (ce qui serait conforme aux vues de Wegener) avec une vitesse de 400 mètres à un kilomètre par an.Mais ces observations et les calculs qui en dérivent ne sont pas admis par tous.CAMILLE VALLAUX L'oeuvre du hon jourgal l\u2019écommmandée par Pie X et Benoît XV Notre Saint Père le Pape Benoit XV écrivait, le 6 mai 1916: «Le peuple chrétien, toujours royalement large pour toutes les initiatives qui intéressent le salutdes Ames, ne tera pas attendre sagénéreuse contribution à l'oeuvre de la bonne presse, dès qu'il aura êté éclairé sur lasouveraine nécessité de cette oeuvre et qu\u2019il aura appris à la regarder cemme la noble protectrice de ses intérêts.» «Mettre les oeuvres de presse de .côté, disait le saint et clairvoyans Pie X,c\u2019est se condamner à n'avoir aucune action sur le Pouple et ne rien comprendre au caractère de don temps.» MONTREAL, 7 / JUILLET 1923 L'affaire des trois députés attaqués On a vu, dans la dernière édition de la Croix, que les Camelots du Roi, à Paris, avaient empêché MM.Marc Sangnieret-M.Moutet, députés,et M.Layiolette, ancien député, de donner des conférences à la salle des Sociétés savantes.Quelques assaillants ont été arrêtés.Et M.Charles Maurras directeur de l'Action française,a aussi été inculpé de complicité de voies de fait avec préméditation.Après avoir déclaré au juge qu'il choisissait pour défenseur Me de Roux, et, bien que celui-ci ne fût pas présent, M.Charles Maurras a accepté de répondre aux questions du magistrat instructeur, en présence de M.Vitry, eubstituant son confrère.Il s\u2019est exprimé en ces termes: «Je prends toute la responsabilité des actes commis le 31 mai.Ily a une campagne «pour Germaine Berton», faible campagne de presse, forte campagne de réunions, non seulement à Paris mais en province, et sous les auspices de la Ligue des droits de l\u2019homme et de quelques groupes confédérés; c\u2019est une provocation permanente A l'assassinat par l'apologie d\u2019un assassin.À l'annonce de la réunion du 31 mai, à l'Hôtel des Sociétés savantes, je mesuis demandé comment faire pour donner un avertissement sérieux à cette propagande,du moment qu'elle n'était pas réprimée par les pouvoirs publics.Ma première pensée a été d'envoyer toutes les forces dont nous disposions aux Sociétés savantes et de saboter la réunion, ce qui eût été très facile; mais d\u2019abord, ce n\u2019était là qu\u2019un demi-remède, peut-être pire que le mal: ensuite j'étais prévenu qu\u2019au fond, cette réunion était un guet-apens anarcho-policier et que des criminels de droit commun, dont se servent la police et l'anarchie trouveraient l'occasion bonne pour blesseret tuer à coups de revolver les patriotes qui protesteraient.11 m'a paru de beaucoup meilleur de m'en prendre À la tête et, puisque quelques politiciens allaient provoquer à l'assassinat ou autoriser de leur présence la provocation à l'assassinat, de leur donner une leçon personnelle dont ils puissent se souvenir; mes instructions furent celles-ci: «D'une part, être assez forts, nombreux et droits pour que chacun des politiciens happés et secoués par nos amis ne puissent pas parler d\u2019 une simple altercation dont ils seraient sortis victorieux; maie, d'autre part, pas de nez cassés, pas de jambes cassées, pas de bras cassés, ce n'est pasia peine de créer un dommage supérieur au délit.«Je dois dire que mes instrue- tions ont.été suivies de point en point; il n'y a pas'eu de blessure, ni dommage grave: il y a eu ce que je voulais, ce qu'il fallait, un sérieux avertissement, cela est si vrai que la réunion des Sociétés savantes, destinée à provoquer à l'assassinat des patriotes, n\u2019a été au contraire, qu\u2019une longue élégie: les agresseurs en sont devenus défenseurs.Ces messieurs se sont plaints d'avoir reçu ce qu'ils cherchaient: j'espère que l'avertissement [eur servira et qu'ils n'obligeront pas lee bons éléments de la populatien française à leur en donner de plus sérieux.» Le juge lui demandant à qui ses instructions ont été données, M.Charles Maurras a répondu: \u2014A un certain nombre de personnes dont je n\u2019ai pas à donner les noms, j'aimis à leur disposition tout ce qui leur était nécessaire et je me suis servi pour cela des feuilles de convocation signées en blanc par Maxime Réal del Sarte.\u2014Puisque vous estimez que vous avez accompli, avec vos amis, un acte utile et honorable et de salubrité publique, pourquoi tousceux quiy ont pris part ne sont-ils pas derrière vous pour en assumer, comme vous, la responsabilité ?\u2014Jele leur ai formellement défendu, au nom des intérêts mêmes du sulut public.«Je m'en rapporte, pour le surplus, au petit mémoire que j'ai eu l'honneur de vous faire parvenir hier.» Cet interrogatoire terminé, M.Charles Maurras s\u2019est retiré sans incident, accompagné de ses amis.Mais le tribunal l'a condamné à Quatre mois de prison.OQ =~ Avez -vous payé votre contribution a Ja CROIX?LA CROIX Le record des vitesses Les vitesses que nous observons dans la nature et celles que l'industrie humaine parvient à réaliser s'échelonnent entre des limites extrêmement différentes.C'est dans les phénomènes géologiques, puis dansla croissance des organismes et des organes qu'il faut rechercher la performance de la lenteur: la taille d\u2019un enfant n'augmente jamais de plus de quelques centimètres par an et la fréquence avec laquelle nous nous coupons nos: ongles nous révèle que ceux-ci poussent au maximum À raison d\u2019un centimètre par mois.L'allure de la promenade\u2014 quatre kilomètre à l'heure\u2014 correspond à un peu moins d'un mètre par seconde.Un rapide, lancé à 100 kilomètres à l'heure, abat son kilomètre en 36 secondes, soit 30 fois la vitesse d'un homme au pas, et le plus rapide des avions ne se déplace guère que quatre foisplus vite.Le son que l'écho nous renvoie parcourt environ 300 mètres par seconde;la vitesse avec laquelle un obus quitte son canon dépasse parfoisun kilomètre par seconde, Enfin, nous sommes emportés à travers l'espace, dans le mouvement circumsolaire de notre globe, qui, pour effectuer sa révolution compléte en un an, se livre à une course vertigineuse et éternelle où chaque nouvelle seconde nous trouve constamment 30 kilomètres plus loin.Je reviendrai sans doute quelque jour sur les expériences qui permettent aux physiciens, dans leurs laboratoires, de constater des vitesses beaucoup plus grandes, ces mouvements n'intéressent que des portions iinfimes de matière, qu'ils soient provoqués artificiellement parle passage de la décharge électrique À travers un gaz très raréfié, ou qu\u2019ils se produisent d'eux-mêmes comme conséquences de l'explosion des substances radioactives.Pour le mement, nous nous bornerons à rappeler Quelques précisions au sujet de la vitesse la plus eonsidérable qu'on connaisse, de la vitesse qui, même d'après les théories modernes, ne sera jamais dépassée: la vitesse de la lumière.Le premier savant qui chercha à la mesurer fut Galilée, au milieu du XVIIe aiècle, et voici Un eonseil de Pie X à méditer \u201cC\u2019est un fait qu\u2019aujourd\u2019hui le peuple chrétien est trompé, empoisonné, perdu par les journaue im- pies.En vain vous bâtiriez des églises, vous précheries des missions, vous fondericz des écoles, toutes vos bonnes oeuvres, tous vos efforis seraient détruite si vous ne savies manier en même temps l\u2019arme défensive et offensive de la presse eatholi- que, loyale, sincère \u201d\u2014B.8.PIE X.L'IDÉAL CATHOLIQUE | Grande revue illustrée paraissant le 15 de chaque mois % Très attrayante et très instrasitve \u2018 \\ Littérature irréprochable ur BA Mae poS ® - hein JABONNEMENT: 1 an, $8.00 ADRESSE: L'IDEAL CATHOLIQUE 48 ruc Sahnt-Gubriel, Mentrwul.comment il opérait:à un'ou deux kilomètres.de distance, deux.\u2018observateurs A et B étaient munis chacun, pendant la nuit, d'une lampe et d'un écran; brusquement l'observateur À démasquait sa.lampe et, dès la perception de ce \u2018signal, son collègue B devait en faire autant; il s'agissait alors, pour À, d'apprécier le temps qui s'était écouléentre le signal qu'il avait fajtet I'instant ou la lumière Jui parvenait de B.L'expérience montra que ce temps était imperceptible et que tous ces phénomènes apparaissaient comme gimul- tanés.Galilée en avait conclu que la lumière se propageait avec une vitesse de beaucoup supérieure à celle que le dispositif imaginé Par lui était capables de déterminer, Quinze ans plus tard, I'astronome danois Roemer réussit là où Galilée avait échoué.On savait déjà, À cette époque, que Jupiter est une planète qui, comme la Terre, tourne autour du soleil, mais à une distance beaucoup plus grande de lui; on avait même découvert que Jupiter est plus riche que notre globe, puisqu\u2019au lieu d'une seule lune, il entraîne à .5a suite une auréole de cing satellites qui tournent autour de lui.En observant minutieusement les mouvements de ces satellites, Roemer fut frappé de certaines irrégularités qui se reproduisent périodiquement; les mouvements semblaient en avance quand les trois astres étaient dans l\u2019ordre Jupiter-Terre-Soleil et.au contraire, en retard lorsqu'ils se trouvaient dans la position Jupiter-Soleil- Terre.Il ne manqua pas d'attribuer ces perturbations à la propagation de la lumière et, comme on connaissait le diamètre de l'orbite que notre globe décrit autour du soleil, il déduisit de ses observations une valeur de la vitesse de la lumière que nous reconnaissons comme exacte à deux pour cent près.Il faut attendre jusqu\u2019au milieu du XIXe siècle pour que cette mesure puisse s'effectuer avec précision à la surface de la terre: ce sont deux physiciens français, Fizeau et Foucault, qui eurent la gloire de la mener à bien.La méthode de Fizeau est, dans une certaine mesure, un perfectionnement de celle de Galilée : la lumière | émise par un phare, situé à Montmartre, était concentrée sur le bord d'une roue dentée, voisine, de telle sorte que la lumière puisse passer lorsqu'elle tombe à l'intérieur d'un creux et qu\u2019inversement, elle soit interceptée si elle i NOTE IMPORTANTE SE Pour eesser de recevoir la Croix, il faut renoncer formellement à son abonnement.Il ne suffit pas de refuser un numéro qui arrive par - la poste ou qui souvent n\u2019arrive pas.Il fant donner avis à l\u2019administration de la Croix, verbalement ou par écrit.\u2014\u2014 Co qu'il ne faut pas oublier \u2014\u2014\" «Ceux qui éarivent et répandent des journaux et publications, qu\u2019a- mime l'esprit catholique, méritent bien de la religion \u2018et de l'Egtise.» \u2018 LEON XII.tn.(et Votre contribution a la \u201cCROIX\u201d est-elle payée ?\u2014_\u2014\u2014\u2014 == SUR LA I Question de la Guerre comme sur.toutes les, autres.questions La \u2018\u201cCroi x A ROM E =.se.ocumen © aux LO oO, ._ tL SPI TL.Er .«4 AN , \" BE .s\u2019inspire J I rencontre une; dent.Cette lumière! ï placé à tombait sur un miroir.i : sétiéchie Vers, Suresnés et \u20186taj | noüveaile bord: de: i rote.En d'autres\u2019 termes, \u2018Fizeau partait de cette idée comme la\u2018lumière se propage avec une vitesse très supérieure à celle.que nous.pouvons.aux objets les plus rapides, devait distance Montmartre-Suresnes aller et retour, pendant que la \u2018on: roueeffectuerait une fraction de Jen tour.De fait, il était\u2019 facile de\u2018|'d régler la vitesse de rotation de Ja |.roue de telle sorte que la lumière | qui, à l'aller, était passée par un creux, se trouva au retour arrêtée par le plein suivant: pour cette vitesse, un observateur placé derrière la roue ne\u2018percevait \u201cpas la lumière.renvoyée.Connaissant fort ingénieuse que, | ; l'obliger à parcourir Ja i communiquer \u201cas +sité, dans.un.cas.très si aisément iâtelligible.MARCEL: BOLL.de PRIX Reims, Paris, \u2018Montréal.PRIX ITINERAIRE: Montréal; Liverpool, ÿ Michel, St-Malo, Nantes, Tours, Bordeaux, \u2018Lourdes, Mask ; Carcassonne, Marseille, Nice, Menton, Monte Gus, ini LS Gênes, Pise, Rome, Naples, Pompéi; le\u2019 Vécuve, Capri, 1 Venise, Milan, Stresa, Montreux, PREMIERE EXCURSION MEDICALE EN FRANCE so Sous le distingué patronage de l\u2018honorable M.ATHANASE- pavint secrétaire de ia province à l'occasion des FETES: DU CENTENAT RE DE L'ILLUSTRE PASTEUR, de l\u2019Exposition \u2018Idlernationsie.Scientifique et Industrielle D'HYGIENE, des Congrès Intera ié du CANCER et des DERMATOLOGISTES et SYPHILIGRAPHES, .langue française à STRASBOUR bourg, au Mont St- Michel, St-Malo, Rennes, Nantes, Tours, Reis Champs de Bataille, Vittél, Naney, Strasbourg, ; Départ de-MONTREAL et QUEBEC le 7 JUILLET; par, ile \u2018ma gnifique nouveau navire «ANTONIA» (15,000 tonnes; Aigne \u2018Gu nard).Retour le IO août par l\u2019« Ausonia».: | IX $890.+ | 20e PELERINAGE NATION NATIONAL CANADIEN.A MONT ST-MICHEL, LOTRUES; ROME: | \u2018Lon Départ de QUEBEC le 7 JUILLET-par le superbe\u2019 nouveau; Bidiebstic} GTZ NA» (16,000 tonnes de la Cie WhilgStar).] TREE 8\" Septem par le « DORIC» (identique au Regina).$885, Les prix mentionnés comprennent les pas ge ératiss anti aller et retour, tous les transports en chemi nde ie mier ordre, repas, pourboires, \u2018taxes, e 0 de toutes sortes, \u2018en un mot toutes les dépenses nécessaires.CE Programmes-itinéraires adressés sur demande aux: organisateurs.LES AGENCES DE VOYAGES JULES- Ss 83, RUE SAINT- -JACQUES, Joÿrsss, N.B\u2014 Il est entendu que.toutes personnes, demoiselles peuvent se joindre à l\u2019un ou l'autre groupe.\" excursions,.guide ,.Avec: visites à: Cher 5 Paris.Pa 4 la pl RA dies, \u201cRo MONTREAL fer, \u2018BoE, Te oi &; co : BA \" A re SEE - Moilloares.sources d'informato i, g | 1 | UNE SECRETE Sheep Nos: anions, phlerine pn lon ufient parures de: porcine es ntile.charmg Ltbpaen des foires Docjictise est les ca et \u2018plus prenante queen, dans \u2018nos: nous /L'eapérer: C eat de al\u201d \u2014 qui.nous a Sait \u20ac emmages ina vi se nu AUS ig Le Vil Dimanche aprés la Pentecdto \u2014\u2014\u2014\u2014 Evangile selon S.Mathieu Ence temps-là, Jésus dit à ses disciples: Gardez-veus des faux prophètes qui viennent à vous couvert de peaux de brebis, mais qui, au dedans, sont des loups ravisseurs.Vous les connaîtrez à \u2018leurs fruits.Cueille-t-on des raisins sur les épines, ou des figues sur les ronces! Tout bon arbre porte de bons fruits, et tout mauvais arbre porte de mauvais fruits.Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.Tout arbre quine porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu: c'est donc À leurs fruits que vous les reconnaîtrez.Tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, n'entreront pas dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans le ciel, voilà celui qui entrera dans le royaume des cieux.Calendrier de la semaine Dimanche, 8 juillet \u2014 VII Pentecôte.Ste Elisabeth, reine.Lundi, 9.\u2014 SS.Martyrs de Gorcum.,\u2018 Mardi, 10.\u2014 Les SS.Sept Frères Martyrs.Mercredi, 11.\u2014 S.Pie I, p.m.Jeudi, 12.\u2014 S.Jean Gualbert, abbé.Vendredi, 13.\u2014 S.Anaclet, p.m.Samedi, 14.\u2014 S.Bonaventure, ê.d.Le sacee de Mgr A.-0.Gagnon Le sacre de S.G.Mgr Gagnon a eu lieu le 29 juin, en la cathédrale de Sherbrooke.S.G- Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, a présidé à la cérémonie.Il était assisté de NN.SS.Rouleau, de Valleyfield, et Guertin, de Manchester, S.G.Mgr Forbes a fait le sermon.L'assistance était nombreuse.Aux magnifiques hommages que le nouvel évêque a reçues, de la part du clergé et des fidèles de Sherbrooke, nous joignons humblement les nôtres.J.B\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014t\u2014\u2014 Le RB.P.L.Rhéaume, nommé évêque Le Révérend Père Louis Rhéaume, O.M.I.,a été nommé évêque d\u2019Haileybury.Mgr Rhéaume est né en 1873 à Lévis.Il est docteur en philosophie et en théologie.Il succède à Mgr Latulipe, de regrettée mémoire.r\u2014\u2014 0 L\u2019exode sombre 440,000 noirs ont quitté les Etats du Sud, aux Etats-Unis, et ont émigré vers le nord.La cause est due, dit le World, a la banqueroute générale de l'agriculture.Et puis, depuis 1900, on a lynché 1,600 noirs dans le sud, et 34 noirs ont été enduits de pétrole et brûlés Vifs depuis l'armistice.\u2018 [ FU EA éborx owe MONTREAL, 7 JUILLET 1028 La misère des enfants russes On les voit partout, déguenillés, affamés, hâves, dans les bazars, aux portes des cafés, battant les pavés de leurs semelles éculées, tendant leurs mains squelettiques vers les passants, gelant des nuits entières, racroquevillés comme des bêtes, sur les bancs des jardins publics ou les grabats d\u2019asiles de nuit méphitiques.Poussés par la faim, ils volent ce qu'ils peuvent, dévorent avec volupté du pain rance ou des légumes pourris: alors on s'acharne sur les petits criminels, on leur arrache les oreilles, on les assomme à coups de gourdin.Et ce ne sont pas des «contre- révolutionnaires», des «écrivains bourgeois», qui décrivent ainsi la tragédie de l'enfance au pays des soviets.La réalité est assez atroce pour émouvoir la presse de Moscou elle-même.Le communisme frémit au spectacle de sa descendance.«Les enfants sont les fleurs de la terre, soupirent les Izvestia (6 mai,) mais nous sommes de bien piètres jardiniers.» Les rues de Moscou fourmillent d'enfants qui fument et qui jurent; des fillettes de 15 ans, les joues copieusement vermillonnées, s'accrochent aux «camarades-citoyens».Faut-il s'en étonner ?Les Isvestia des taudis puants où des mères communistes ne se génent pas de recevoir leurs amants d'une heure en présence de leurs enfants.Voici un croquis d'après nature, cueilli dans la Pravda: «Minuit: il bruine sur la place du Théâtre: quatre gosses, accroupis derrière un monceau de bois, manient des cartes poisseuses et s'apostrophent dans un style de corps de garde; un cinquième les observe, tout en larmes; il a perdu 70 millions.» Et, quand ils ne jouent pas aux cartes, ils imitent les grands, ils singent la poussée des foules sur las quais des gares.On a écrasé mon enfant, décrivent | | | | | Tchéka, ils simulentla | + les -mation morale, c'est encore dans la presse moscovite que nous eh trouvons l'étalage angoissant,.Les Izvestiadu 17 décembre 1922 ont publié, sous la signature d\u2019Artamonof, une description effroyable des asiles d'enfants criminela: Ces petits, déjà des vieillards sclérotiques et voûtés, ont goûté à tous les poisons de la vie: ils connaissent l'alcool, la cocaine, l'amour vénal, les pires abjections, plus dissolvantes flétrissures.Beaucoup ont sillonné la Russie entière, accrochés aux toits des wagons.Certains ont séjourné jusque dans quinze maisons de correction, pour s'en évader toujours, avec des ruses de jeunes gorilles.Parmi ces malheureux, les voleurs foisonnent, les ausas- sins aussi, voire des héros de meurtres passionnels.D'après les statistiques officielles, 40,000 enfants ont été recueillis par la Mono, commission de lutte contre la criminalité infantile, mais ce n\u2019est là, de I'aveu des bolcheviks eux-mêmes, qu'une infime minorité.En Ukraine seulement, suivant la Pravda du 23 mai, 1 million de «petits citoyens» de tout âge ont besoin du secours de l'Etat.Sur ce nombre, 50,000 au moins vivent de vol et de pillage.En 1922, la justice ukranienne a enregistré 12,214crimes graves commis par des enfants au-dessous de ld ans.Dans les maisons de correction, précise la Pravda, le nombre de malades atteint de 140 à 150 0/0; la mortalité de 70 à 80; pas d'argent, pas de linge, pas de vêtements; partout la crasse et la famine.Les informations, rassemblées par différentes sociétés de bienfaisance, fournissent à ces chitfres des illustrations qui soulèvent le coeur.On niche 200 enfants dans un dortoir qui, au maximum, peut en contenir 50.De G à 8 gosses couchent sur un lit, d'autres se morfondent sur le plancher.Le grouillement de parasites provoque jusqu'à la folie et la méningite.Dans certains asiles, pour 40 enfants,il n\u2019y a qu'une paire de chaussures.Les petits pensionnai- 'resde l'Etat-Providence mangent crie une fillette.On a volé mes bagages, se lamente un gamin.Je voyagerai sans biilet, se vante un autre.Toute la vie soviétique en raccourci! Un journal, la Rossia, relève cette distraction typique.En grande pompe, des enfants célèbrent les obsèques des «victimes de la révolution»: en l'espèce, des cancrelats écrasés.Un garçonnet tient à encenser les cercueils au moyen d'une ficelle à laquelle il a rajusté un caillou.Mais un autre giffle à toute volée ce «clérical» : \u2014C'est un enterrement civil.Nous n'avons pas besoin de popes.Saisi sur le vif, ce geste dénonce mieux qu\u2019un volume l'atmosphère empoisonnée où s'étiolent âmes des mioches bolchevisés.Dans les fameuses «communes pour enfants», dont le réseau s'étend toujours davantage, on enseigne\u2014 se rengorgent les Izvestié\u2014 qu'\u2019ail n\u2019y a ni paradis ni enfer, ni Dieu ni diable».La propagande Aantireligieuse est un élément essentiel du programme pédagogique.En décrivant la «commune pour les enfants des soldats», installée à Moscou, l'organe soviétique raconte avec enthousiasme comment un gamin, pour déchristianiser une fillette\u2014 car les communes, évidemment, sont des établissements mixtes\u2014 à mis en pièces une ikone et s'en est servi pour allumer un samovar.«La fillette, ajoutent les Izvestia, est devenue, depuis, beaucoup plus apte à s'asSimiler l'enseignement scientifique.» A côté de la stupidité des primaires marxistes, M.Homais lui-même n\u2019est qu\u2019un fantoche embryonnaire.Les conséquences de cette défor- les I ! dans de vieilles boîtes à conserve: ce sont les privilégiés.La plupart prennent même leur soupe dans le creux de la main.Condamnés à la gangrène morale at physique, les enfants pourrissent sur place, dans l'universelle odeur de latrines communistes qui intoxique Russie.Lors de l'incendie d'un asiles, à Saratof, s'est abstenue sciemment d'aider les pompiers: «II vaut mieux, disait-on, que ces enfants disparaissent au plus vite pour ne plus souffrir.» SERGE DE CHESSIN Ia de ces la population \u20140 Mer Zépliak s'éteint rapidement Le Père Walsh, représentant du pape en Russie,.a faitune récente visite à Mgr Zepliak, dont la peine de mort a été commuée en dix ans d'emprisonnement; il dit que l'archevêque semble \u2018 abattu et malade ot qu'il décline rapidement.Le prélat est maintenant seul dans sa petite cellule, car son compagnon d'ilya quinze jours, le Père Zelinsky, recteur de l\u2019église catholique polonaise de Moscou, a été mis en liberté.0 Les milliardaires disparaissent Le nombre des milliardaires américains diminue.d'après le fisc, Il était de 60 en 1914, de 206 en 1616.Il est aujourd'hui de 21.Mais cela tient surtout à ce que les milliardaires achètent plus qu'autrefois des valeuss d'Etat exemptes d'impôts.Le narquois Louis Veuillot M.Henri Rochefort est un des premiers sujets du boulevard.I! a son jour ici et son jour là, et d'autres jours ailleurs, et il sera bientôt à la tête d'une centaine de chapitres où le bon sel ne manque pas.C'est un narquois.Le bruit court qu'au fond'il tient pour la vertu démoeratique.On l'a vu, parfois, pincer assez vertement des scandales qui d\u2019ailleurs le méritaient bien.Je ne crois pas qu'il leur fasse grand mal, mais qu'est- ce qui leur fait mal?Et c'est toujours très bien de cingler ou de seringuer un peu da bonne encre sur certnins visages offensants qui ne devraient pas avoir le droit d'affronter tant le plein air.M.Rochefort a fait cela; il l\u2019a fait méme une fois au péril de sa vie.S'il en était mort et que j'eusse du goût pour les enterrements civils, j'aurais suivi son convoi.Cependant, la vertu démocratique, c'est bien fort pour un narquois! Comment le narquois peut-il rester séricux devant le démocrate, et comment le démocrate fait-il pour supporter le narquois\u2019 Je trouve des inconséquences dans cet homme d'esprit.Le narquois peut-il croire à la vertu humaine ?Le démocrate peut-il n'y pas?Je suis persuadé que M.Rochefort se fait un point d'honneur d'admirer Lélia:alors d'où vient sa dureté pour Zora?Zora est une rousse entourée de ducs et de princes que M.Rochefort ne peut souffrir.Serait-ce simplement parce que Zora est une rousse\u201d Cette passion me semblerait injuste de la part d\u2019un'ami de l'égalité.Elle a bien le droit d'être rousse et de s'entourer de ducs et de princes.Je trouve plus de vrais sentiments démocratiques dans le gros bourgeois Caton, qui fait l'apologie des femmes du demi-monde, et dans le vibrant Pachionnard d\u2019Auvergne, qui proclame Thérésa prophétesse «parce qu\u2019elle initie le peuple aux jouissances de l'art!» J'observe, en outre, que M.Rochefort, à titre de narquois, est fort muscadin, fort misantrophe ct fort impie.11 se laisse appeler «M, le comte» lorsqu\u2019il va sur le pré; il est très dédaigneux, se moqueextrémement de la pauvre espèce humaine, et regarde Dieu comme une invention mesquine et même assez ridicule.C\u2019est très bien pour un narquois; on ne saurait être narquois à meilleur marché.D'ailleurs nul moyen de se faire un nom dans-les lettres et de divertir convenablement les lecteurs distingués des feuilles de joie,\u2014 sil'on se prive de tous ces ingrédients.Mais le sérieux démocratique, Monsieurle comte qui êtes si plaisant! Nous autres du petit peuple, nous avons besoin de Dieu, Ou tout au moins de gens qui croient en Dieu.Vous balafrez de votre plume le visage de Mlle Zora, et vous piquez de votre épée les grands seigneurs qui lui offrent des chevaux de 15,000 francs; vous êtes admirable.Cependant, comte, le peuple ne vit pas de vos coups d'épée,et quand même Zora y perdrait quelques paires de chevaux; quel d'entre nous y gagnera un lit d'hôpital, une soeur de charité, ûne force contre le vin bleu ?Tâchez donc d'arranger autrement la chose entre nous et Zora.Brodez comme vous voudrez ses équipées, mais menez autrement épopées.eroire vos Sachez, comte Henri, que c\u2019est petit métier de voltairianiser dans les lieux où l'on boit du petit vin: sachez que l'absence de religion fait seule donner de si beaux che- DE RR eer LS vaux à Zora; et qu'après tout, mieux vaut encore mettre une béte de 15,000 francs dans l'écurie de cette rousse que de saouler d'impiété quelques centaines de butors, pour un gage de quinze pistoles.Je me persuade que si vous étiez convaincu de l'existence de Dieu, vous ne lui diriez pas d'injures.Quelle raison auriez-vous d\u2019insulter non seulement la toute puissance, maisla toute justice et la toute bonté ?Donc vous ne croyez pas injurier un être qui vous puisse punir ni qui vous puisse pardonner; vous pensez n\u2019injurier qu'une idée, et une idée dont nulle force humaine aujourd\u2019hui ne prend la défense.Je ne vois pas qu'il y ait grande bravoure à cela.Mais, d\u2019un autre côté, vous n°ignorez cependant pas que cette idée est la Plus haute conception de grandeur, de justice, de beauté, de miséricorde et d'amour qu\u2019ait pu recevoir l'âme humaine (mettons l'esprit humain, si vous croyez n'avoir pas d'âme); vous n'ignorez pas que'cette idée entretient dans le monde tout ce que l'on y vit jamais et tout ce qui peut y demeurer encore de charité, de dignité, d'honneur, de consolation, Parce que cette idée est sur laterre,ily a sur la terre des hommes qui ne plieront pas devant l'épée, ni devant les chaînes, ni devant le couperet, ni devant l'or, ni devant la faim, ni devant la gloire, nidevant le désabonnement, ni devant Zora: à cause de cette idée, ily aura des femmes inima- culées qui ramasseront Zora vieillie, qui nettoyeront son visage, qui neltoyeront même son Aame, qui toucheront son front de leurs lèvres pures et qui lui diront: Ma soeur! Vous insultez donc à cette idée, et vous recevez quinze pistoles.Vous me direz que vous êtes narquois.Je vous rappelle que vous êtes démocrate.Un narquois tel que vous serait un bon décor de la monarchie.La monarahie, suivant Montesquieu, dont vous devez faire cas plus que moi, a pour principal ressort l'honneur: mais le ressort de la république, c\u2019est la vertu, Montesquieu le dit encore ct Qui plus est, la loi des Etats- Unis le proclame formellement.A titre de narquois, le comte de Rochefort peut ne pas ge croire tenu de professer In morale; mais à titre de républicain, le citoyen Rochefort est forcé de regarder [a presse comme un «sacerdoce», Et s'il ne vous répugne pas trop d'être prêtre, Seigneur Narquois, regardez-vous au moins comme maître d'école.Or, «les instituteurs doivent s'efforcer d'inculquer dans le coeur de'la jeunesse la piété, la justice, le respect de la vérité, l\u2019amour de la patrie, le goût du travail, la chasteté, la modération, la tempérance et toutes les autres vertus qui sont l\u2019ornement de la société et la base de la république.[Is doivent montrer comme ces vertus tendent à perfectionner les institutions républicaines, à garantir tous les inestimables bienfaits de la liberté, et à assurer leur propre bonheur, et comment les vices opposés mènent inévitablement aux plus désastreuses conséquences.» Ainsi parlela loi du Massachusetts, et ces principes étaient également ceux de nos pères de 93.Robespierre Saint-Just, Léquinio et autres, qui travaillèrent à -remplacer les prêtres par des professeurs de morale.Quel moyen de faire tout cela, en se moquant de Dieu, encore plus que Mlle Zora?Le citoyen Rochefort peut objecter bien des petites choses philosophiques et historiques qui lui scront payées cent cinquante francs; mais ce sera narquois, et il aura le dépit de voir ses arguments effacés sous le crottin des eheveaux de Mlle Zora.M.Henri Rochefart le Narquois - me paraît plein de soucis touchant le progrès de la civilisation.Ecoutez cette élégie narquoise: \u201cJamais les discours:publics n'ont vanté plus bruyamment la civilisation, et jamais, en réalité, la sauvagerie n'a relevé la tête avec plus d'intrépidité, etc.» Après quelques autres figures du même goût sur cette corde aimable, le Narquois passe à \u2018rendre compte de la vente du peintre Troyon.«Je suis allé, comme tout le monde, rôder autour de quelques moutons et de glusieurs boeufs ruminants pour lesquels on vendrait son âme à Satan.J'avais même prié Satan de passer chez moi pour causer de cette affaire-là, mais il n'est pas venu.ll faut croire que les nombreux \u2018pactes qu'il a conclus au moyen âge ne lui ont pas rapporté de gros bénéfices, car depuis longtemps déjà je n'ai pasouï dire qu'il ait marchandé l'Ame de personne.J'ai donc gardé la mienne, mais je n'ai pu avoir la moindre esquisse de la vente Troyon.» Ainsi gazouille M.Rochefort, plusieurs semaine, toujours narquoisement et démocratiquement, avec de charmants mépris de Dieu et des hommes, pour avancer les affaires de la hiberté.Il ne croit ni à Dieu ni à Diable, comme vous voyez, .mais il croità la liberté, etil \u201ca un fonds naturel de vénération qui le fait aussi croire à son propre esprit, plus même peut-être qu'à la liberté.Ja serais étonné, s'il me donnait sa foi de gentilhomme que son esprit ne lui semble pas plus joli encore que, les bêtes de Troyon.D'être démocrate, cela empêche-t-il de se reconnaître les avantages *de!la naissance et du génie ?Et parce qu\u2019on est narquois, faut-il qu'on se refuse justice ?Respectueux et pieux envers lui- même, il s'est témoigné l'estime qu'il se porte en recueillant ses narquoiseries démocratiques sous un titre qui n'en déguise pas la valeur: Les Français de la décadence.Ah! Français, si du moins vous lisiez ce livre! Mais ils ne lisent pas, et la décadence suit cours.Henri de fois par son LOUIS VEUILLOT Une surprise Le résultat des élections générales d'Ontario a causé de grandes surprises.7.u gouvernement Drury a Été renversé et les \u2018conservateurs reprennent les rênes du gouvernement.Les libéraux n'ont pas été plus heureux que les progressistes.À la dissolution des Chambres d'Ontario les groupes parlementaires étaient comme suit: Fermiers-Unis.45 Ouvriers ., .9 Conservateurs .+.26 Libéraux ., 2 21 98 Indépendants .8 Vacant (conservateur) :.1 Totaux ., .© .111 Le dernier scrutin les a répartis ainsi: Conservateurs .77 Libéraux .16 Fermiers-Unis .13 Ouvriers .3 Indépendant .1 Douteux .1 On voit queles conservateurs or t une majorité absolue sur tous les autres groupes politiques réunis.Ile pourront gouverner sans le concours de ces derniers.L'hon.C.-Howard Ferguson, chef des conservateurs, sera appelé par le lieutenant gouverneur à former un ministère.; Nous craignons fort que les difficultés scolaires dont souffrent les nôtres dans Ontario ne soient aggravées par le nouveau gouvernement, alors que les progressiste g avaient manifesté au- contraire l'intention de Les aplanir de manière à satisfaire les Canadiens français."]
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