La Croix., 25 août 1923, samedi 25 août 1923
[" Archevêché, ' l'ibbé P,B.Garnea , L'élite de la \u201cCroix\u201d Combien de beaux discours, de belles conférences, de fortes étu- desmème n\u2019auraient aucun effet et seraient enfouisà jamais dans l'oubli, sile journal ne les mettait pas en vedette, s'il n\u2019attirait pas sans cesse l'attention du public sur les idées qui y ont été émises ou les projets qui y ont été ébauchés.Les congrès, les semaines sociales, les conventions de toutes sortes, sans le bon journal qui les prolonge indéfiniment pour ainsi dire en répercutant aux quatre coins du pays leurs paroles, ne seraient que des réunions sans lendemains.Toutes les résolutions qu'on y prend, tous les voeux qu'on y forme deviendraient vite des lettres mortes.D'autre part, la crainte du journal franc et sans dol qui sait dire la vérité à temps, qui surveille, qui avertit, qui menace même, est pour les politiciens qui braseent les affaires publiques le commencement de la sagesse.Ils n'ont gudre d'autre crainte.Supprimez le journal libre et du coup vous verrez le niveau de la moralité publique baissé.C'est un fait admis.Mais alors, si le journal catholique joue un rôle si important, si inlispensable, si nécessaire, comment se fait-il qu\u2019on oublie si souvent de lui procurer les moyens de remplir «a grande et noble mission! Comment se fait- il qu'on aille jusqu'à faire le silence sur le dévouement qu\u2019il déploie, le désintéressement qu'il manifeste, en un mot, sur le bien qu'il fait ?A Dieu merci, la Croix a rencontré des catholiques sincères et convaincus qui ont su apprécier son Oeuvre, la soutenir au besoin de leurs deniers et lui rendre plus facile son dur labeur; mais c\u2019est le petit nombre; le grand nombre a les yeux tournés ailleurs, sur le vaste champ des frivolités du siècle, se laissant tromper .par le mirage des choses vaines qu'il voit.Toute élite, il est vrai, est ordinairement peu nombreuse, autrement ce ne serait plus une élite, mais il est nécessaire qu'elle agrandisse ses cadres, et qu'elle fasse du recrutement, pour rem- plaoerceux qui malheureusement meurent au champ d'honneur, car les mêmes luttes se continuent toujours avec intensité: toujours il faut repousser l'ennemi, ou toujours il faut l\u2019attaquer, Nous recommandons donc à nos dévoués amis de faire instamment des recrues qui nous aideront à porter notre glorieux drapeau À de nouveaux combats et à de nouvelles victoires.JOSEPH BEGIN Al'Oratoire Saint-Joseph Le 2 septembre,tous les ouvriers catholiques devront se rendre à l'Oratoire Saint-Joseph sur le mont Royal pour y assister à une grande démonstration religieuse organisée par les Religieux de Sainte-Croix en leur faveur, Toujours l'aleool Les journaux ministériels, pour défendre La loi des Liqueurs fabriquée parleur patron, M.Alexandre Taschereau, publient entre autres sophismes: «La loi des ligueurs alcooliques protège d'une façon toute spéciale l'autonomie municipale en ce qui a trait à la vente des liqueurs dans les limites de son territoire.Aucun permisne peut être accordé pour [a vente des bières et vins dans les limites des municipalités qui ont passé un règlement de prohibition locale ou de comté.» À l'encontre de cette affirmation mensongère, nous allons citer un cas pris entre des centaines d'autres semblables.Dans une paroisse du comté de Châteauguay, il y a quatre ans, il n'existait aucune licence, en vertu d'une décision du conseil municipal appuyé fortement par M,le Curé et la très grande majorité des citoyèns.La loi Taschereau est venue, et aussitôt la Commission des Liqueurs permettait dans cette paroisse, malgré les paroissiens et le Curé, l'ouverture d'une buvette et celle d'un magasin de bière.Les tenanciers de ces débits de boissons alcooliques furent, depuir,plusieurs fois poursuivis pour avoir violé la loi.Ils payèrent l'amende; un d'aux même fit de la prison.Cependant, la Commission des Liqueurs leur permettait toujours de vendre des boissons enivrantes.L'hiver dernier, M.le Curé, en chaire, se prononça de nouveau fortement contre ces licences.Le Conseil municipal de son côté mission des Liqueurs de ne pas accorder lesdites licences dans ladite municipalité.La Commission des Liqueurs passa outre.À l'encontre de la volonté du Curé, et à l'encontre de celle des conseillers et des paroissiens, il accorda une licence, la pire, celle de la buvette.Détail piquant à noter: le tenancier quelques jours auparavant avait encore une fois violé odieusement la loi.Autre détail intéressant: cette buvette est à 200 pieds de l\u2019église paroissiale et à 750 de l\u2019école du village.Voilà comment le gouvernement Taschereau, par \u2014 l\u2019entremise de la Commission des Liqueurs, respecte la volonté formelle des autorités religieuses et municipales au sujet des liqueurs alcooliques dans la province de Québec! JOSEPH BEGIN Notes et Nouvelles Déjà des voleurs! On vient d'arrêter à Genève un nommé Mencel Jaccoud qui, depuis quelques semaines, détournait des plis chargés au préjudice du seeré- tariat de la Société des Nations, où il était employé.demanda avec insistance à la Com- - La comédie se continue Tandis que .les Etats-Unis quintuplent lenombre et la puissance de leurs navires de guerre, | qué*l\u2019Angleterre suit la méme voie, et que le Japon en fait autant, la Société des Nations annonce pla- toniquementqu'elle va s'occuper du désarmement des nations.Quelle ironie! Quelle comédie! Ou plutôt quelle farce, où les Juifs sont les tireurs de ficelle et les Gouin, les Graham et les Larkin les pantins! Un nouveau genre de prospérité It y a dans la province de Québec 65,183 automobiles, ce qui fait un automobile par 40 personnes.Et ce nombre augmente sans cesse.L'an prochain il atteindra probablement 75,000.Il est évident que nes populations abusent des plaisirs cofiteux de |'automobilisme, Et elles en souffrent beaucoup.Cependant cette extravagance plait au gouvernement de Québec parce qu'elle lui rapporte des millions sous la forme de licences, C'est peut-être en y faisant allusion, que M.Alexandre Taschereau a pu dire récemment notre province passait un air de grande prospérité! x Xx x Quelques énormités de la \u201cPresse\u201d La Presse, de Montréal, ne manque jamais l\u2019occasion de lancer des énormités afin d'épater ses lecteurs.Cetle fois, elle rapporte les prédictions d'un prétendu savant nommé Charles- P.Steinmetz, demeurant à Schenectady.N.Y.Steinmetz prétend que, dans cent ans, des nuages de fumée ne flotteront plus au-dessus des villes et les rues seront d'une propreté parfaite.Les gens qui auront lameilleure santé habiteront les régions populeuses.Toutes les villes seront «sans tache».Cette transformation sera due, en grande partie, à l'électricité.Il prétend en outre que les Américains sont capables d\u2019établir des communications régulières = entre Mars et la Terre, et .que les problèmes qui préoccupent l'humanité seront résolus dans peu d'années.Enfin Steinmetz fonde de grandes espérances sur «la civilisation «collectiviste quise répandra sur «l'Europe, venant de l'Est «(Russie) où les chefs de l'avenir naîtrent.» Ce Steinmetz doit avoir du sang juif dans les veines! \u201c x\u201c.La Jeunesse Catholique à Inspruck Les diverses associations de Jeunesse catholique de tous les pays ont tenu cette semaine à Inspruek, en Autriche, leur troisième congrès général.\u2018 Notre Association catholique canadienne- française y est représentée par le Rév.Père T.Filietrault, S.J.Dans une prochaine édition.de la Croix, nous donnerons un- résumé, des travaux qui y ont été Elaborés:|- | que, L'organisation ésonomique du diocèse de braspé par S- G.Mor Ross S,G.Mgr Ross.évêque de Gaspé, au cours d'une lettre pastora- fe adressée à ses collaborateurs, vient de tracer les grandes lignes de l'organisation économique de son diocèse.Mgr Ross débute par ces iiis-ations générales: «Dans mon mandement d'entrée, ie traçais les grandes lignes du programme qui devait orienter notre action pour l'avenir.À maêsure que les circonstances nous con- le permettent, il faut travailler de coneert à = l'exécuter point par point.Il semble que nous pouvons faire un pas aujourd'hui sur le terrain de l'organisation äconomique.Mais comme l'union des esprits doit précéder celle des volontés, laisses-moi d'abord vous exposer la situation économique à laquelle nous devons faire face.{.«Au point de vue économique, 16\\diocese, peut se diviser en.deux régions: le comté de Bonaventure qui, moins quatre paroisses, a pratiquement abandonné la pêche et selivre à l'agriculture, \u2014 et le comté de Gaspé, qui, sauf les deux paroisses agricoles les plus rapprochées du comté de Matane, se livre surtout à la pêche.Encore cette dernière partie peut-elle se subdiviser en deux régions: la partie nord de la péninsule qui à l\u2019ouest de la Rivière-au-Renard, n\u2019a pratiquement pas de terrain propre à constituer des paroisses agricoles, et par conséquent ne peut compter que sur le travail de la mer,\u2014 et la partie sud-est, avec l'extrémité est, qui, tout en vivant surtout de pêche, se livre de plus en plus à l'agriculture et pourra s'y livrer complètement le jour où la pêche viendrait à manquer.DANS LA BAIE DESCHALEURS «1° Dans la première région, qui constitue la Baie des Chaleurs proprement dite,la propriété en culture est subdivisée en petits domaines qui ont suffi tant que la pêche venait s'ajouter à 1\u2019 agriculture.Ces étroites lisières sur lesquelles on avait intérêt à garder une population qu\u2019on voulait enchaîner à con métier de pêcheur, ne peut plus suffire à une culture progressive capable d'améliorer ses conditions.Surtout les foyers ne peuvent plus se multiplier, faute d'espace.\u201c «Comme les industries locales font complètement défaut, jeunes gens qui ne peuvent pas trouver place sur les propriétés: riveraines sont forcés de chercher ailleurala subsistance de la famille qui a besoin du secours de leurs bras.Et ile partent, se dirigeant vers les centres industriely, vers les villes du Canada.ou.\u2018des Etats-Unis, allant demander a des ih ie croient plus.1923 = vol.xx : JOSEPH BEGIN, directeur Montréal, Case postale 1839 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE POLITIQUE, SCIENCES, ARTS, LITERATURE, AGRICULTURE, ENSEIGNEMENT, éloignements forcés, un goût d'aventures, un amour des voya- £es, des habitudes de vie et une mentalité qui lesdétachent à jamais de l'amour des travaux de la terre et de toute ambition de se créer un foyer stable dans le pays qui, lesa vus naître.Et pour l\u2019ensemble de cette région, ilen résulte que notre population, malgré son fort excédent de naissances eur les décès, reste à un chiffre stationnaire.De ce déplorable état de choses, un denos représentants a fait récemment une peinture exacte et alarmante à la Chambre des Communes.«Je m'empresse d'ajouter à la louange des propriétaires du sol que l'exode des familles est beaucoup moins considérable dans la Baie des Chaleurs que dans toute autre partie de la province.«Des paroisses entières ont conservé jusqu'ici leurs tenanciers au complet.Ce sont les jeunes gens qui s\u2019en vont.Seulement, les vieux parents, se désolant de n'avoir pas toujours le fils qu'il faut pour cultiver le bien familial, prévoient le jour où ils seront forcés de délaisser leurs propriétés, faute de mains pour les cultiver.C\u2019est la «terre qui meurt».«On peut sans doute développe- encore la production agricole, en appropriant la culture aux nécessités imposées par cette exiguité des propriétésindividuelles,par exemple |- en l\u2019adaptant aux exigences d'une |.plus grande productipn laitière, en pratiquant l'aviculture, en greffant de Ipetites industries sur la grande'industrie agricole; mais il faut toujours une culture assez extensive pour fournir au cultivateur le fourrage ot le grain dont il a besoin pour ses animaux.En général on peut dire que toute la terre disponible qui borde la baie eat mise en eulture, et que si une culture plus appropriée peut donner de meilleurs résultats, elle est cependant ineapable de rérou- dre la question si grave de l'arrêt du développement humain.LA COLONISATION «Pour remédier à cette angoissante situation, il n'y a qu'un remade vraiment efficace: l'agrandissement du domaine cultural par la.colonisation.Et c'est cette oeuvre \u2018qu\u2019 il faut entreprendre.«Les difficultés de cette entreprise sont légion.À cette question en effet s\u2019en rattachent d'autses qu'il ne faut pas 6e dissimuler: ilya la question du chemin de fer,tou jours administré par des Compagnies qui le tiennent ouvert 21a circula- |- tion pour ne pas perdre tout ce | | qu\u2019elles \u2018 ont \u2018jeté dans cette entreprise,mais qui sont incapables |: de renouveler ou d'améliorer leur matériel, d'offrir une plus grande | sécurité aux voyageurs, de répondre aux besoins du trafic \u2018et\u2019 d'abaisser leurs tarife Il.y ar aussi la ques tion des industries du?7 les, 5 limites ont été louées sans réserve) .bois: dans tout de \u2018diocèse de la fabrication sur ple , \u20ac notre.bois est \u201cexpédié brut\u2019 dan d'autres parties de :la- provi comme il arrive , A Gaspé même\u2014' ou transporté en Tadeaux au, Nou veau- -Brunswiek,- : comme .cela\u2019 se pratique dans tot ite la baie\u201d \u201cder | Chalewrs, Aussi, sauf\u2018 les.\u2018ét ments de Chandler, qu : sements industriels sont Herm n° \u2018utilisent qu \"ine: Dantas ih insignifiante.«En signalant ces.souffra n\u2019ai nulle \u2018intention les pouvoirs \u2018 publics des responsabilités.nos gouvernants de Québec et wh représentants a Ottawa, pour me.plaire à de stériles et blessa: récriminations.Mais les \u2018tait seront offusqués sije | signale.cll.souffrances qu'ils veülent: Pique\u201d aider À soulager.» Pas do contributions RE Zélande nous informe qu\u2019 aus: quet que lui a offert le 20 la, \u2018défan ° À NR ns a a int pere A de maintenir\u201d 1a \u2018puissance nay de deuxième classe.M.Massey: a sjould a que: 0 leur revient.L'oréteut: a Tr art que durant la guerre, vin ) en esvisageant Tr Taras M.Wilford, chef der \u2018oppoñi Etats- Unis: Mais il n'en ng Canada.I pourra\u2018rieh bre des Ep 17 3 edreuse Ti êr .rt ve FL ATTY LA CROIX \u201cpry MONTRIAL, 26 AOUT 1023 Te vote familial en France = Nos lecteurs savént qu'il est sérisusement question en France d'établir le vote familial.Plusieurs évêques, la plupart des sociétés catholiques, un grand nombre decitoyens très éminents sont en faveur de cette réforme - que l'on considère comme urgente et nécessairepour relever la famille française de la déchéance dans laquelle elle est tombée.Nous avons déjà cité plusieurs opinions sur cette question.En voici quelques autres: M.J.-H.Ricard, ancien ministre del\u2019agriculture et président de la Confédération Nationale des Associations Agricoles de France, Qui voit avec angoisse s'accentuer la désertion des campagnes, écrit au représentant d'un journal de Paris: «Vous avea bien voulu me demander mon opinion sur la réforme électorale proposée par Mle député Roulleaux-Dugage concernant le vote familial.TI! m'est agréable de saisir l'occasion que vous m'offrez de répéter une fois de plus dombien l'ensemble des Associations agricoles s'intéresse à cette proposition de loi.«Au dernier congrès de l\u2019agriculture francaise, qui s'est tenu à Nancy, du 21 au 24 avril 1922, la question de la protection à accorder aux familles rurales (parmi lesquelleson trouve encore la plus forte proportion de familles nombreuses) figurait à l'ordre du jour.À la suite d'un remarquable rapport de M.Henry Girard, qui fit valoir justement que: «le vote familial sera l'expression complète d'un régime démocratique», le congrès a émit le voeu que le principe du vote familial soit substitué dans le plus bref délai à eelui du vote individuel.«Pour lutter, en effet, contre la diminution dela population rurale, qui est pour notre pays un péril angoissant, il importe qu'on assure à ceux qui ont des charges et des responsabilités que d'autres aitoyens ne supportent pas, les avantages qu'ils méritent, en même temps qu'on accordera aux familles nombreuses une protection plus que jamais nécessaire.» x kk A Le général Aubier ancien commandant de la division d'Oran et directeur de la Ligue française, s'exprime en ces termas: «Je suis partisan du vote familial, c'est-à-dire du suffrage intégral, comme je suis partisan de toutes les mesures, et les plus énergiques, pour le relèvement de la natalité française.Je vous parle en soldat, qui voit chaque année décrottre d'une manière dangereuse les chiffres du recrutement, et en colonial, qui a trop vu combien nos magnifiques possessions manquent de Français.«Si nous avions des cadres dans notre vaste empire africain, débordant de ressources, si nous pouvions ainsi le mettre en valeur, notre situation économique s'améliorerait rapidement, et l'avenir de la France serait assuré pour des siècles.» Et avec une flamme rapide dans ses yeux clairs de «cavalier», le général re prend: En réalité, il n\u2019y a qu'un grand problème dans notre pays, un problème qui est à la base de tous les autres: celui de là repopulation.Tout le reste viendra par suroroît.Et les pères de famille, en France, ne peuvent rien espérer tant qu'ils n'auront pas le vote \u201cfamilial.\u201csJe ne vous donne pas seule- - ment ainsi mon opinion, mais celle de toute la \u201cLigue Française», qui avec ses 45,000 membres, ses 600 sections, ses 1,200 Sociétés affiliées, appartenant à tous les partis et à toutes les confessions, a, dès 1916, signalé le mortel péril dela dépopulation, et réclamé le vote familial sous la forme suivante: «Tout chef de famille ajoute À son suffrage un nombre de suffrages égal au nombre de personnes de sa famille dont il est responsable (femme et enfants mineurs), sans préjuger des solutions à intervenir en ce qui concerne le vote personnel des femmes.«La veuve, mère de famille, étant chef de famille, jouira des mêmes droits.» «Ce juste mode de \u2018suffrage ne peut qu\u2019être très profitable au pays en donnantla majorité aux pères de famille qui sont la substance durable\u2018de toute nation saine.«Nous n\u2019avons qu\u2019un souhait à ajouter; c'est que le Parlement réalise vite, très vite, ce suffrage qui peut être sauveur.» x x kh M, Georges Rossignol, inspecteur d'Académie, l'auteur de ce livre de précurseur: Un pays de Célibataires et de I'ils uniques, qui n'est pas encore assez répandu, rédacteur en chef de Pour la Vie, le geste vif, la voix ardente, avec un accent méridional sujet: dit \u2018sur ce «Parbleu! si j'en suis partisan.C'est sur mon rapport, le 17 mai 1920, que le «Conseil supérieur de la natalité» s'est prononcé, à l'unanimité, pour le Suffrage familial.«Nous estimons que, grâce à cette réforme, toute la mentalité électorale sera changée; que, par suite, toutes les brimades (d\u2019ailleurs inconscientes), tous les dénis de justice (d'ailleurs invo'ontaires), dont souffre la famille nombreuse cesseronti que notre société, qui s\u2019est peu à peu frauduleusement aménagée \u201cpour le profit exclusif des non mariés et des sans famille, s'aménagera désormais, au profit de l'eniant devenu par son père (ou par sa mère, si elle est veuve), le grand électeur; que, par conséquent, les impôts ne continueront pas À accabler la famille nombreuse, qua, par suite encore, des allocations compensatrices pour les uns et des taxes de remplacement pour les autres institueront une légitime peréquation des charges entre tous les Frangais.«Enfin, et peut-être surtout, le Consesl supérieur de la natalité espère que, grâce au suffrage familial, nous aurons une France plus propre, une France débarrassée en partie des fléaux qui la menacent, alcoolisme, pornegra- phie, spectacles corrupteurs, publieations immorales, débauche, syphilis, etc.; bref, une France dont l'atmosphère sera plus saine et l'air plus respirable aux enfants.C'est encore là, nous tenons à le déclarer hautement, au nom des 12,000 ligueurs de Pour la Vie, le principal des effets bienfaisants que nous attendons de l'institution du suffrage familial.\u2014 Les écoles peuvent-elles aider à ce grand balayage ?\u2014Commeinspeeteur d'Académie, permettez-moi de dire que tous les éducateurs sont unanimes à demander un coup de balai sérieux et définitif qui nettoie nos rues et tous nos endroits publics et toutes nos manifestations publiques.Tous, recteurs et inspecteurs, proviseurs,professeurs,institutcuss réclament de prompts et décisifs remèdes.Beaucoup même sont découragés.Le contraste douloureux de l'Ecole qui prêche la vertu et de la Société qui laisse s\u2019étaler le vice, fait le tourment de tous les éducateurs dignes de ce nom.«À quoi bon disent-ils, continuer pos, efforts pour qu'ils soient presque aussitôt rendus vains ?Nous fabriquons une France de douze ou treize anS, qui est vraiment éharmante, parce qu'elle est pénétrée des meilleurs sentiments.Et, au fur et à mesure, surtout de la treizième à la vingtième année, la rue et la société défont notre oeuvre, c'est proprement la toile de Pénelope.Est-ce bien la peine de continuer\u2019 «Tousles grands devoirs, à ne considérer que les leçons de la rue et de la vie publique, se trouvent présentement contre-indiqués, pour parler comme les médecins.««Marie-toi, aie des enfants», disent À la fois la morale et la patrie, «Et moi, je te le défends», répond le percepteur.«Sois sobre», crie l'instituteur.«Oui, reprend l'État, maïs je t'entourerai si bien de tentations et de bars (un par trois maisons à Paris), que je te forcerai bien à t'alcooliser,dds que tu auras oublié les leçons de l\u2019école.» M.Rossignol s\u2019anime davantage et il continue vivement: «Il y a 25 ans, Gabriel Monod, le célèbre historien, nous écrivait: «On n'osera bientôt plus conseiller aux Français d\u2019avoir des enfants; la rue et la société les pourriront.» «Eh bien! nous ne voutons plus désormais que la rue et la société nous les pourrissent, et nous sommes sûrs que le meilleur moyen de l'empêcher, c\u2019est d'obtenir le suffrage familial tel qu'il résultera du projet de loi Roulleaux-Dugage, auquel le Conseil supérieur de la Natalité s'est formellement railié.«A la rigueur,on nous accorderait des allocations! Mais seuls des pères de famille nous feront des lois contre la débauche.Seuls, ils nous donneront des rues propres dont la familles nombreuse, plus que toute autre, a bésoin.Avant la guerre, nous avions des rues pour célibataires.Seuls, ils nous denne- ront des rues pour enfants, des.rues pour familles nombreuses.«Maurice Barrès écrivaiten avril 1918: «Jadis, nous avdns construit «tous ensemble des cathédrales.«Qu\u2019allons-nous construire aujour- «d'hui?» Répondons: « Nous allons construire, par le moven du véritable suffrage universel, c\u2019est-à-dire du vote familial, une France nombreuse et forte, parce qu\u2019elle sera une France propre, physiquement et moralement, telle que les meilleurs de nos grands entrevue.» Ce qui est bon pour la France sera bon aussi dans la province de Québecmorts l'ont 3 x kx * + + À la Semaine Sociale de Grenoble, qui vient de se terminer, il a été question particulièrement du vote familial comme moyen de repeupler la France.M.Jean Lerolle.président du Secrétariat Social de Paris, en a parlé en ces termes: «La famille, dit-il, la famille, est la véritable unité sociale, selon le mot d'Auguste Comte (la société humaine se compose de familles ct non d'individus).1! semble donc que les assemblées chargées par la constitution politique degouverner l'Etat devraient être une émanation de la famille.Tout au moins, la famille devrait avoir dans la constitution de l'Etat une représentation légale.Or, il n'en est rien.Le suffrage universel dans nos démocraties, est à base individuelle : un homme, une voix.«La conséquence, c\u2019est que le chef de famille, quelles que soient les charges qui pèsent sur lui, n\u2019a pas plus d'influence que le célibataire dans la vie publique et que, suivant un mot de M.Charles Gide: «Les lois sont faites par la majorité des célibataires et pour ellen, C'est la question du vote familial.: «Diverses propositions de loi ont êté déposées au Parlement français tendant à l'établissement du vote familial.«Ce que nous devons réclamer, estime M.Jean Lerolle, c'est le véritable vote familial, celui qui appartient à la famille légitime et à elle seule, non par une délégation des enfants, mais en vertu d'un droit propre.Par là, la famille acquerra une augmentation d'influence.L'axe dela vie politique sera déplacé.Les intérêts familiaux seront défendus.» Enfin, M.Emmanuel Gounot, professeur à la faculté catholique de droit de Lyon, expose dans une leçon remarquable, l'essentiel d'une politique nouvelle de la repopulation et dégage de l'ensemble des coursprécédentsles conclusions pratiques qu'ils comportent.Une politique de repopulation doit être essentiellement une politique de la famille, l\u2019expérience, d'une part, les enseignements traditionnels de l'Eglise d'autre part, nous montrent dans la famille l'assise fondamentale de l'ordre social, le milieu nécessaire à la transmission ordonnée at\u2018 féconde de la vie et la formation physique et morale de l'enfant.La restauration de la vie familiale doit entraîner d'elle-même une natalité moins déficitaire sans qu'il soit nécessaire de recourir à tel ou tel expédient que peuvent proposer certains «natalistesy, mais dont les «familiaux» sauraient se contenter, ni être même s'accommoder.Or, la famille en tant qu'objet de la politique de repopulation se présente À nous sous un triple aspect.C'est un aentre de besoins dont la satisfaction ordonnée exige une certaine somme de biens ne peut- matériels et la réunion de certaines conditions économiques.C'est une | institution juridique, unité sociale fondamentale qui a ses fins propres et qui doit être aménagée conformément à ces fins et aux lois essentielles qui en découlent.C\u2019est un centre de devoirs dont l'observation, qui ne se fait pas sans sacrifices, est nécessaire à l'oeuvre de vie.Faciliterla satisfaction de ces besoins, organiser cette institution conformément à ses fins procréatrices et A son rôle social, favoriser l\u2019accomplissement de ces devoirs, telle cest la triple tâche d'une politique familiale.C'est ce qu'établit le conférencier qui, au cours de son exposé, insiste particulièrement sur certaines réformes ; profondes de notre régime économique, sur le suffrage familial, sur le retour À mariage, enfin sur la lutte contre toutes les causes de démoralisation et sur la rastauration d\u2019un syätème d'éducation capable de redonner aux jeunes générations le sens du devoir et du sacrifice.0 \u2014\u2014\u2014s L'impérialisme rouge Que l'on veuille bien jeter les yeux sur la carte de la Baltique: à Riga, à Reval, à Helsingfors, fonetionnent des légations mosco- vites, dotées de tous les privilèges et immunités diplomatiques: à Stockholm, sous l'étiquette d\u2019une mission commerciale, une ambassade politique prolonge les tacules et les suçoirs-de la bête communiste: Dantzig fourmille de mouchards russes; Kiel est le siège d'une agence navale officielle.Copenhague seul pour achever l'encerclement: la ratification du chevik vient de combler cette lacune en installant les soviets aux portes mêmes de la Baltique.De quoi sont capables les délégations, reconnues en fait ou en droit, les récents événements d'Helsingfors l'ont rappelé avec une précision par trop négligée.ten- lho _ Inculpés d'espionnage, le Leutenant-colonel Bobrischtchef, atta- chs militaire soviétique, et son adjoint Lillemiagui, ont dû quitter sans gloire en 24 heures le territoire finlandais, a pris de telles proportions que le ministre de la guerre s'est cru obligé d'abandonner son poste.Pendant trop longtemps, les bourgeois d\u2019Helsingfors ont fermé les yeux sur les agissements de leurs voisins «socialistes» : ils ont permis à l'amiral Zeleny d\u2019organiser un réseau de surveillance navale, ils ont toléré, sous le masque d\u2019émissaires économiques, la présence d'officiers rouges comme Ignatief; ils n\u2019ont pas touché à des gaillards comme Zalkin, de Kartounen et Rabinovitch.Pour les réveiller de leur coma, il a fallu les imprüdences retentissantes de Bobrisehtchef, secondé comme toujours et dans tous les pays, lorsqu'il s\u2019agit d'espionnage russe, par les communistes autochtones.Il y a deux ans, une affaire non moins sensationnelle a permis à l'opinion suédoise d'apprécier à sa juste valeur la collaboration féconde des bolcheviks locaux, des «diplomates» soviétiques et des Finlandais rouges, e.-à-d.l'alliance de toutes ces forces ténébreuses pour s'emparer des secrets de la défense nationale, injecter le virus révolutionnaire au coeur de la forteresse de Boden et enclaver, dans la région de Malmberget, une entorse léniniste sous le nom prometteur de «Commune du Nord».Cette bacchanale aujourd'hui | l\u2019indissolubilité du ; manquait traité dano-bol- | est seulement camouflée avec un art de mise en scène plus délicat.Les commissairesdu peuple n'ont- ! ils pas poussé le snobisme diplomatique jusqu'à dépêcher, sous le pseudonyme d\u2019Ossinsky, | un descendant authentique de Rurik, un prince Obolensky dévoyé?Une couronne fermée, quel certificat dé bonnes moeurs pour un ambassadeur de la révolution | intégrale ! Mais, s'ilest un commu- | niste pur de tout mélange mer- | cantile, d'une pâte marxiste sans | alliage, c'est bien cet aristocrate bolchevisé qui s'apparente à la lignée fanatique des Boukharine.L'éclipse de son prédécesseur, Kerjentzef, professeur de propa- * gande à l'Université Sverdlof, n'a : rien changé ni aux traditions, ni i au personnel des bureaux «commerciaux» de la Sveavagen.Nous y trouvons toujours le même grouillement interlope où se tapis- : sent des spécialistes en matière de contre-espionnage, des afents communistes finlandais, des officiers rouges, toute une lie épaisse dela Razvedoupra (service de rengeignements de l'état-major) et du G.P.U.(administration politique d'Etat).Or, que font | ces émissaires clandestins, sinon confirmer,enfin, après la disparition du tsarisme, les virulentes dénonciations du péril russe par : un Sven Hedin ?Propagande dans les équipages et dans les ports, services d'étape de contrebande .et de dépôts d'armes dans la voie ; îlots égrenés entre la | | | | | ! | lactée des ! Suède et la Finlande, l'explora- ! tion des eaux territoriales par des ; flotilles communistes, les apparitions périodiques de virtuoses de | l'Olhrana contre l'Kolakouteky, | l'amitié qui lie les employés sovié- i tiques à un ex-attaché naval de ! la Russicimpériale, le fonctionne- | ment A Pétrograd d'une Tché-ka maritime, spécialement consacrée | aux Etats scandinaves, toutes ces manifestations\u2014 dont la plupart ji ont été dénoncées par la presse | suédoise elle-méme\u2014 s'inspirent | d'une source unique, l\u2019impérialis- | me rouge, et ne visent qu'un seul \" but, la russification, soit, en bon | français, la bolchevisation de la Baltique, et ensuite du reste du monde.et le scandale usenet Don Sturzo continue à diriger le parti populaire italien Le conseil national du parti populaire italien a tenu une très importante réunion, à laquelle étaient présentes les plus éminentes personnalités du parti.Don Sturzo, qui se trouvait a Monte-Cassino et était rentré pour cette cirronstance, était aussi présent à la séance.Après les discours prononcés par quelques députés populaires, l\u2019ancien secrétaire politique a parlé aussi, examinant la situation actuelle du parti populaire, faisant ressortir que le parti devait suivre encore Ja tendance du centre, qui a toujours revendiqué l'autonomie complète du parti.Un dernier discours, prononcé par M.di Rodino, exposant la pensée du triumvirat, a été inspiré par les mêmes sentiments que ceux de don Sturzo.Un ordre du jour a été voté en fin de séance, prenant acte avec satisfaction de la conduite des populaires de l'opposition pour leur vote de la Chambre.Celui-ci a été approuvé par 20 voix contre 4.Ence moment,on apprend que las députés Mattei, Gentile, Martire, Vassallo, ancien secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, viennent d'être expulsés du parti populaire pour n'avoir pas eu une compréhension plus nette de la fonction politique du parti et pour avoir exercé une action défaitiste.Un autre fait, de plus grande importance, est celui d\u2019un autre ordre du jour du conseil national du parti populaire, dans lequel, après avoir blâmé l'attitude du Corrière d'Iialia au cours de la dernière discussion sur la réforme électorale, ce journal est déclaré ne plus être l'organe du parti.En outre, de nombreux députés, parmi lesquels MM.Cavazzini, Padulli, Roberti, etc., ont été invités à donner leur démission dans un délai da dix jours, pour avoir été indisciplinés.Tous ces faits prouvent clairement que le parti populaire entend conserver intacte sa position dans la vie politique du pays, et le seul fait que la tendance du centre a triomphé, après une énergique intervention de don Sturzo,et l\u2019adhésion à ga thèse lu triumvirat directeur, démontrent que l'ex-secrétaire politique du parti populaire continue à régner au sein du parti même.0 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Une statue de Jeanne d'Arc dans un temple protestant neuve Une très belle statue de Jeanne d'Arc, offerte par des Anglicans, à été installée dans la cathédrale de Winchester; clle s'élève à deux pas de la tombe du cardinal Beaufort, évêque de Winchester, un des juges de Jeanne d'Arc dans le procès de Rouen.Un grand nombre d'Anglieans dela «igh Church» sont des dévôtsde Jeanne d'Arc, mais c'est la première fois que l'on honore publiquement, dans une église protestante, une sainte canonisée par l'Eglise romaine, on sait que, depuis la Réforme, la très ancienne cathédrale de Winchester sertau culte protestant.ne SEY CONGRES T 1 ! Pi li QUÉBEC, 13-16 $ HE -~ MONTREAL, 25 AOUT 1008 gyre wri, v dma _o.1 astronomie et la grande Pyramide de Kheops Dans ton intéressant livre sur «La science mystérieuse des Pharaons», M.1\u2019abbé Moreux, l'éminent directeur de l\u2019observatoire de Bourges, appelle notre attention sur l'orientation, .les dimensions de la grande pyramide de Kheops et nous montre des coïncidences extrêmement curieuses, des rapports !de distances cu de surfaces se manifestant par des relations bien connues à notre époque, mais surprenantes pour ces Ages reculés, et nous ne pouvons que conclure en établissant l'intelligence et la science profonde des hommes de l'Egypte antique.Nous allons ici nous entretenir de quelques-unes de ces coincidences scientifiques, trop nombreuses pour être dues à un aveugle hasard.Les grandes pyramides remontent à l'époque des rois de la IVe dynastie, Kheops, Kephren et Mycerinus, environ 2,500 ans avant l'ère chrétienne.La grande pyramide de Kheops comporte des couloirs aboutissant à trois chambres funéraires, qu'on a appelées chambre du roi, chambre de la reine, chambre souterraine.Il ne s\u2019y trouve aucune trace, aucune inscription denature à nous faire connaître le but de ces excavations souterraines.Mais certaines iudica- tions que nous allons faire connaître permettent de nous demander si les prêtres égyptiens n'ont pas voulu \u2018fixer dans ce monument, d'une manière impérissable, les connaissances scientifiques et astronomiques de leur époque.La grande pyramide de Kheops a pour base un carré de 232 m.80 de côté et une hauteur de 148 m.20.Les diagonales prolongées de la base enserrent trés exactement le delta du Nil et la ligne nord-sud qui passe par la rencontre de ces diagonales divise ce delta en deux parties rigoureusement = égales.L'orientation de la grande pyramide présente simplement une \" erreur de 4 minutes et 35 secondes d'arc, alors que Tycho-Brahé, en 1577, commit une erreur de 18 minutes d'arc dans l'orientation de l'observatoire d'Uriancnburg.La manière de déterminer le\u2019 pôle céleste se perdit sans, doute après la construction de la pyramide de des cette Kheops, car les orientaticns monuments postérieurs a époque sont très mauvaines.La position en latitude de la grande pyramide est également bien curieuse.Si, en effet, les prêtres égyptiens s'étaient proposé d'apaercevoir le pôle céleste sous une hauteur de 30 degrés, en tenant compte de la réfraction astronomique, ils auraient dû donner au monument une position en latitude de 29 degrés 58 minutes 51 secondes et 22 centièmes.Or, la position réelle du monument est de 29 degrés 58 minutes et 51 secondes.Il n'y a que 22 centièmes de différence et il y a là une concordance très intéressante et bien précise.Hérodote a rapporté, d'après les prêtres égyptiens ,que le carié dont le côté égale la hauteur verticale de la pyramide a une surface exactement égale à celle des faces triangulaires.Ce témoignage des prêtres égyptiens nous montre bien que la pyramide de Khéopsest un monument dont les proportions indiquent à la postérité des valeurs numériques et des rapports de grandeurs dignes d\u2019être relatés.En plus, si nous additionnons lea quatre côtés de la base, on trouve: 931 m.20, Si nous divisons la longueur ainsi obtenue par 2 fois la hauteur de la pyramide, on trouvera au quotient: 3,1416.C'est le rapport de la circonférence au diamètre, le nombre dont l'humanité n\u2019a retrouvé la valeur exacte, avec cette précision, que bien plus tard.On a établi aussi que la surface de la section méridienne de la Pyramide est à la surface de sa base dans le rapport de 1 au nombre 3,1416.Toutes ces coincidences sont vraiment trop nombreuses pour n\u2019être pas voulues.Les mesures de longueur des Egyptiens consistaient en coudées et en pouces.La coudéc sacrée était seule employée par les prêtres.Elle était divisée en 25 pouces pyramidaux.Il faut 999 pouces pyramidaux pour reproduire 1,000 pouces anglais.Le pouce pyramidal a donc une valeur de 25 mm.4264, et la coudée sacrée une valeur de 0 m, 635660.Multiplions cette coudée par dix millions, et nous aurons: 6,356,600 mètres.Or, nous savons aujourd'hui que la distance du pôle au centre de la terre est de 6,356,700 mètres.La coudée sacrée était donc la dix millionème partie du rayon polaire de la terre et les anciens Egyptiens ont connu les -dimensions de la: terre avec une rigueur extrêmement grande.} JM est done infiniment probable que les connaissances antiques avoient suffi à connaître la forme de la terre et à la mesurer.Quels procédés ont été employés, quels instruments, nous ne savons.La destruction de la bibliothèque d'Alexandrie a anéanti pour jamais bien des connaissances anciennes, et nous ne pouvons qu'être émus à la vue de ce monument que nous trace dans ses lignes impérissables, les labeurs et les efforts de nos antiques devanciers.F.LANGELIN, Astronome adjoint de l'Observatoire de Paris \u2014 La Manche traversée à la nage ER L'Américain Henry Sullivan a traversé la Manche à la nage.Parti de Douvres le dimanche, à la fin de l'après-midi, il atterrissait le lundi dans la soirée sur la plage de Calais, après être resté 27 heures 45 dans l'eau, c\u2019est là le fait brutal.Pour la troisième fois la Manche est vaincue: 24 et 25 août 1875, capitaine Webb.5et 6 septembre 1911, Burgess.5 et 6 août 1923, Sullivan.Tel est le palmarès de cette terrible épreuve.Peut-on se douter un seul instant de la force, de l'énergie et du courage qu'il faut déployer pour arriver à vaincre l'obstacle qu'est ce détroit qui, à vol d'oiseau, fait tout juste 32 kilomètres, tandis que, à brasse d'homme, il développe plus de 60 kilomètres ?Certes, il n'est plus question de reconnaître la ligne droite comme étant le plus court chemin d'un point à un autre lorsque l'on tente d'aller d'Angleterre en France ou vice-versa, par la voie des eaux.Non seulement il faut avoir subi un entraînement tout à fait spécial, mais encore a-t-il fallu \u2018 étudier l'adversaire; et les vents, les courants, la marée sont autant de concurrents,sil'on peut ainsi s'exprimer.Le capitaine Webb, qui avait réussi le premier cet exploit en 1875, avait mis 21 h.40.Son temps est loin d\u2019être battu et son record SS LA CROIX: \u2018l'eau, le froid; la nuit, rpm est solide.Burgess, - le vétéran qui ne: .désarme-pas, avait:niis: 23h: 40- en: -1911, Lutter plus de 27 heures avec le: silence, la.solitude, les courants cela paraît impossible, pourtant une volonté, s'est-élevée à nouveau et a brisé les forces :de lasnature, \u2014 0 \u2014 La forme de Ja terre ét nos illusions Lorsque nous nous promenons du milieu d'une plaine par une belle nuit d\u2019été et que nous jetons un regard vers le ciel étoilé, il est bien difficile de ne pas nous croire au centre d'un immense disque recouvert d'une gigantesque cloche à melon, sur laquelle sont piquées une multitude de paillettes d'or.Et cependant la science nous apprend que tout cela n'est qu\u2019illusion: illusion, le disque terrestre puisque la terre est une boule; illusion, la voûte céleste et ses mouvements, qu'on & souvent glorifiés comme le type des «harmonies de la nature», non seulement la place où nous voyons une étoile Me nous renseigne en rien sur sa position actuelle, puisque la lumière que nous percevons a été émise plusieurs années au moins auparavant et que la terre a eu le temps, d'ici là, de tourner plusieurs centaines de elle-même; mais encore, si deux étoiles s\u2019éteignaient au même instant,il se pourrait fort bien que ces deux phénomènes, qui nous apparaissent trompeusement comme simultanés, se soient passés à deux milles ans d'intervalle: l'un serait contemporain de Jules César, l\u2019autre de Napoléon Bonaparte.«Ce qui est admirable, « écrit notre bon maître, ce n\u2019est -pas quele champ des étoiles soit si vaste, c'est que l'homme l'ait mesuré, » \u2019 Déjà, au Ille siècle, avant notre ère, les grands astronomes grecs, et notamment Eratosthène, démontrèrent que la terre n'est plane que lorsqu'on la considère sur une étendue limitée, sur une étendue de quelques myriamètres.La eroire sur un plan indéfini est une illusion du sens commun, contre laquelle la science expéri- fois sur | mentale s'inserit en faux.Eratos- Un eonseil de Pie X à méditer \u201cC\u2019est un fait qu\u2019aujourd\u2019hui le peuple chrétien est trompé, empoisonné, perdu par les journaus im- pies.En vain vous bâtiriez des églises, vous précheries des missions, vous fonderiez des deoles, toutes vos bonnes oeuvres, tous vos efforts seraient détruits si vous ne savies manier en même temps l\u2019arme défensive et offensive de la presse estholi- que, loyale, sincère.\u201d\u2014B.8.PIE X.L\u2019IDÉAL DEAL CATHOLIQUE Grande revue illustrée paraissant le 15 de chaque mois - ee Très attrayante et très insteuetive Littérature irréprochable - x a \\ EABONNEMENT: 1 an, $3.00 ADRESSE: CATHOLIQUE 46 rue Saint-Gabrieh, Muntrvul.\u2014\u2014\u2014 NOTE IMPORTANTE We \u2014\u2014 Pour eesser de recevoir la Croix, il faut renoncer formellement a son abonnement.Il ne suffit pas de refuser un numéro qui arrive par la poste ou qui souvent n'arrive pas.Il faut donner avis à l\u2019administration de la Croix, vexbalement ou par écrit.Question de la Guerre La \u201cCroix\u201d s\u2019inspire || Et.se:documente-aüx, Meilloures -sourees d'information: \u2018bre de 450, 1000 \u2018stade, gy kilometres; i {des 6,400 :jourd'hui.Il fallut «toutefois attendre le \u2018début du XVIe.siècle .pour.nir une preuve ipalpable : de ces gellan qui réalisa le prernier.voya- jge de du globe, c'était, À cette époque, \u2018le tour da monde en trois L808 \u2018et quatorze jours! Aussitôt surgit la contradiction des antipodes, qui ont provoqué bien des incrédulités: si la terre est ronde, di- sait-on et disent encore aujourd'hui iles jeunes enfants, et si elle est partout habitée, comment peut-il y avoir des gens qui restent toute leur vie la tête en bas, alors que cette position est si incommode et si pénible ?Tout le monde sait, je pense, comment se résoud cet \u2018apparent désaccord: ce que nous appelons basest la direction qui, partant d\u2019un point de notre corps, conduit versie sol, Les hommes des antipodes n'ont dorc pas la position de mouches qui courent sur un plafond: tous ont leurs pieds en bas, mais tous les ne coincident pas: la verticale n'est pas une direction absolue, chaque ville du monde a sa verticale prapreet les verticales ne sont parallèles que si les deux villes ne sont pas trop éloignées.Du même coüûp on répond à la question que se posaient les anciens: comment la terre tient-elle dans l'espace ?Les wythologies antiques avaient imaginé une série compliquée de supports superposés: éléphants sur tortues, ou tortues sur éléphants, se faisant suite \u2014 alternativement jusqu\u2019à l\u2019infini.Si les corps tombent à la ropinions: elle fut-donnée.\u2018par Macircumnavigation autour.«bas» eur Des: trois 1évieññent première arrière; bas, les: paraissent à nes, Puisque Fos 1 A HR x Ps il a ROUX sept: .\u201cque s'établisse oN des vertus' propres, c des sièéles pour la conviction \u2018que c'est le\u201d Terre Lh A qui crée lo cataëtère sBécifiqu Rx ERO qu\u2019on se trouve ni masse matériéile; Ainsi s'émancipe.ADI ogre; 1} ment 1° intelligence Tamaine, ténèbres et des brumes : que à imposèrent des \u2018observations 8 perficielles, plus eneore :que : d doctrines\u201d tendancieuses.Le résultats auxguels nous parvenus étaient déjà défi au début de notre.sidale; - mais subsiste\u2019entre ceux-ci et les ries einsteiniennesta même tance que celle qui Sépare Les a .de Newton de la conception- \u2018si = pliste qu\u2019 envisage notre esprits.) lorsque, par une belle nuit a Nous prions nos lecteurs et Notre atelier est sur les lieux.\u2018| nez?Pourquoi vous fatiguont-ils au lieu dev vous or C'est parce que vous les avez qui s\u2019est contenté de vous donner uue menture quelconque: A l'avenir adressez-vous donc à un opticien compétent, qui chôisisse;et à djus forme de votre nez et de vos yeux la monture qu'il Vous faut.CONSULTATIONS: À l\u2019Hôtel-Dieu par Rod.Carrier À 11 heures, excepté les mercredis et samedis, Aux- Saions.\u2018a: \u2018Optiqu e.par Rod.Carrière, de i hre p.m.A 5 brs p.m.,\\par H.Sédécal, Ein \u201cCarrie : Ad.Sénécal, Ad.Valois, de 9 hrs a.m.à 6 brs p nos clients, de ae défie: d' l'un\u201d \u2018 nombre de charlatans et colporteurs de lunettes qui\u201d pas nt villes et les campagnes.qui \u2018exploitent la crédulité\u2019 Bubliqu tout; alors qu'ils sontignorants et.qu'ils se font.passer: santants de notre maison: N.B.Nous n'avons pas .\u2018de:rep QUALITE, SERVICE, ec \u2018Salons.\u201cpriés v \u2018ajustement dé par Tes Verres\u201d a poids.pris chez un vendeur \u2018quelcongi Co qu'il ne faut pas.oublier Lo «Ceux qui écrivent et répandent des journaux et publications, qu\u2019a- | aime l'esprit catholique, méritent bien de la religion \u2018et de I' Eglise.» LEON XI6I, \u2014 0 \u2014 Votre contribution a la \u201cCROIX\u201d est-elle payée ?rm \u2014 arn Hau te Bas Quali i: + ( Prix es SONT MATNTEN AN x TUNE | NÉCESSE Ti d'une partionlière dincnaion } L'éléganes des fourreces: Desjandins est, « plus prams que janis dap dé ;n06 \u201cCha Des raja CT RE EONAR LA te, L\u2019Evan gile + ?a Le XIV Dimanche après la Pentecôte .Evangile selon S.Matthieu En ce temps-là, Jésus dit à ses diseiples: Personne ne peut servir deux maîtres; car s\u2019il aime l\u2019un, il haïra l\u2019autre, et s'il respecte l'un, il méprisera l'autre.Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.C'est pourquoi.je vous dis: Ne vous inquiétez ni de la nourriture nécessaire à la vie, ni des vêtements qui doivent couvrir votre corps.La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?Considérez les oiseaux du ciei: fils ne sèment point, ils ne moissonnent point, ils n'amassent rien dans les greniers: ecpendant votre Père céleste les nourrit.Ne valer-vous pas beaucoup plus que les oiseaux du ciel ?Et [qui d'entre vous peut, avec tous ses soins, ajouter à sa taille la hauteur d'une coudée?Bt pour le vêtement,de quai vous inquié- tez-vous?Voyez les lis des champs comme ils croissent; ils ne tpavail- lent point, ils ne filent point; cependant je vous déclare que Salomon lui-même, dans touto sa magnificence, n\u2019a jamais été vêtu comme l\u2019un d'eux.Si done Dieu a sein de vâtir ainsi une herbe des champs, qui est aujourd'hui et qu'on jettera demain dans le feu, tomment pourrait-il vous oublier, hommes de peu de foi?Soyez donc sans inquiétude, et ne dites point: Que mangerens-nous ?que boirons- nous\u2019 ou, de quoi nous vetirons- nous\u2019 Ce sont là les soins qui oceupent les paiens; mais pôur vous, votre Père connaît tous vos besoins.Cherchez donc avant tout le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît.ee \u2014 Calendrier de la semaine Dimanche, 26 sofit.\u2014 XIV Pent.S.Zéphirin, p.m.Lundi, 27.\u2014 S.Joseph Calasanz.Mardi, 28.\u2014 S.Augustin, 6.,d.Mercredi, 28.\u2014 Décollation de 8.Jean-Baptiste.Jeudi, 30.\u2014 Ste Rose de Lima, v.Vendredi, 31.\u2014 S.Raymond Nonnat, c.Samedi, ler septembre \u2014 8.Gilles, abbé.5 Lolatin, langue vivante! M.André Thérive demandait récemment, dans un livre fort remarqué, que le français écrit fut désormais considéré comme une langue morte afin que l\u2019on n'osât plus, sous prétexte de le moderniser, y incorporer peu à peu toutes les locutions vicieuses du langage parlé.Voici qu'aujourd'hui, à la suite du sucoès remporté devant l'opinion publique et au parlement français par les partisans des études classiques, un latiniste exaité propose de refaire du latin une langue vivante.Bt,comme elle est tout de même en retard d'une dizaine de siècles, il la «met à la page» d\u2019un coup, en la dotant d'un vocabulaire fort complet desdämots usuels de la vie moderne.L'auteur de ce moderne diction- \u2018 maire franco-latin a tout prévu! Voulez-vous, dans la langue d'O- * mépris re eee ae .\u2018 i vide\u2014 quien fait de conquéte de l'air, en était resté à Icare\u2014 parler aviation ?notre homme vous fournit tous les mots nécessaires: aviatio, aeroplanum, aerodromus, gubernaculum de direclionel.Est-il question d\u2019automobilisme ?Il vous donne motor-currus pour auto, clypeus pulsionis pour soupape d'échappement, organum magneto electricum pour magnéto et atlorheda publica pour autobus! La conversation vient-elle à tomber sur la marine: vous avez, pour dire «dreadnought», longa navis iimpavidu, ct pour exprimer «water ballast», areas saburalli aqua plenac! Quoi de plus charmant s\u2018entretenir dans la langue d'Horace tout on se promenant, par exemple, à birota, c'est-à-dire à bicyclette, ou le soir, après avoir endossé sa Vestis caudata, je veux que de dire son frac, lorsqu'on va au cinematographinim, voir quelque picta fascia, autrement dit quelque film à succès\u2019 Les lettres commerciales elles- mêmes, tapées par une jeune organoscriplor (dactylographe), conserveront quelque chote du charme virgilien; et comment ne pas signer avec joie un billet à ordre ainsi conçu: aUltima die octobris proximi me obligo ad solvendum jussu tuo quingentorumsummum francorum, valorem in mercibus receptum.?Le docteur Zamenhof, apôtre de l'esperanto, a bien fait de mourir! 0-\u2014\u2014\u2014 Les Juifs de Russie veulent aussi éteindre les étoiles du ciel Le juif voudrait anéantir sur la terre l\u2019idée de Dieu.Il en veut à toute religion qui rappelle cette idée.Un rapport du comité central du particommuniste russe annonce que vingt et un communistes ont êté trouvés \u201ccoupables d'avoir pratiqué leur religion», depuis six mois.ll annonce aussi qu'aucun homme ne peut À la foir pratiquer une religion et être un véritable communiste.Dix-neuf communistes ont été expulsés de leur groupe pour ne pas avoir tenu compte de tous les idéals rouges.Le comité exprime des regrets parce que bon nombre de communistes sont portés à accepter la vie bourgeoise.Depuis six mois, plus de cent cinquante ont été foraés d'abandonner leur parti.Ce parti communiste n'est au fond qu'un parti juif.F voudrait, comme Viviani on France, éteindre les étoiles du ciel.Le Canada et occupation de la Ruhr Sous la rubrique le Conada approuve l'entrée de la France dans la Ruhr, un journal de Paris publie l'article suivant: «L'opinion publique de plusieurs dominions s'est prononcée en faveur de la France et,aujourd\u2019hui, c\u2019est le Canada qui, officiellement, par la voie d'un de ses ministres d'Etat spécialement délégué en France par le premier ministre du gouvernement fédéral, vient de faire connaître l\u2019opinion de l\u2019immense majorité de ce pays.«Dans un grand dîner donné par NZ LEA CROIX le Comité France-Amérique, M.le ministre Raoul Dandurand, fin d'un discours, a lu une déclaration dont nous extrayons le passage suivant: «Nous n\u2019ignorons pas que nous avons eu l'honneur d\u2019apposer notre signature au Traité de Versailles, qui vous garantissait le rétablissement de vosrégions dévastées, Le moina que nous puissions vous apporter, dans Jl\u2019exécutien par l'Allemagne de cette obligation, c'est notre appui moral.Cet appui, dela part du Canada, vous l'avez tout entier, «Vous avez durant la guerre donné un démenti retentissant à la légende qui faisait du français un être volage; votre ténacité a étonné le monde.J'ai la certitude qu'elle ne fléchira ni demain, ni après-demain.«J'ai dit au Sénat canadien que l'entréa de la France et de la Belgique dans la Ruhr était une opération = nécessaire pour le rétablissement éconcmique = de l'Europe, qu'il fallait percer l\u2019abcès dont souffrait le monde entier et nettoyer l'Allemagne des trillions de marks qu\u2019elle ne cessait d'imprimer.Le jour où l'Allemagne saura qu\u2019il faut payer et où elle so résignera d'donner des gages sérieux, elle devra rappeler tout ce papier-monnaie, à peu près sens valeur, Elle pourra alors rétablir son système monétaire sur der bases normales, avec unc réserve d'or qu\u2019elle constituera grâce à l'appui du monde extérieur.» M.Dandurand n\u2019est pas autorisé à parler au nom du Canada, surtout lorsqu'il s'agit d'une affaire'aussi grave que l\u2019oceupation dela Ruhr qui peut rejeter Je monde dans la fournaise ardent d'une nouvelle guerre, occupation d'ailleurs réprouvée par le Souverain Pontife.Tous, ici,au Canada, nous désirons que la relève vite et bien de la dernière guerre; mais de là À approuver l'oceupation de la Ruhr, il y a un fossé que M.le sénateur Dandurand n\u2019a pas le droit de faire franchir au Canada.I'rance se PIERRE BAYARD ~ 0 \u2014\u2014\u2014\u2014 L'association en France Les Frangais n'ont pas engénéral l'esprit d'association.Quels sont les motifs de cettu lacune dans leur mantalité; je vair essayer de les exposer.Sous l\u2019ancienne monarchie, à côté des associationa religieuses, oxistaient les corporations d'artisans.Ces organisations avaient des ancêtres très vénérables, elles avaient existé chez les Égyptiensles Romains, \u2018les Gallo-Romains Les corporations françaises étaient les deseendantes christianisées de ces anciennes sociétés.Je ne puis reproduire ici l'histoire des corporations trop peu connue.Il est certain que l\u2019hemmc =n besoin de s'associer à d'autres hommes.dans le but de défendre ses intértts, de trouver un appui, une force dans un groupement important.Les corporations avaient eu, sous la monarchie française, une vie intense; elles avaient même joué des rôles politiques avec Caboche, Etienne Marcel et pendant la Ligue.La réglementation des corporations avait été faite par Etienne Boileau, prévôt de Paris,en 1258.L'Etat, ayant besoin d'argent, avait vendu des privilèges aux corporations, et celles-ci ainsi qu\u2019il tyraniniques, ne-suivant pas l'évolution industrielle et commerciale qui.à partir de Louis XIV, avait commencé à se faire sentir.Les corporations avaient done ameuté contre elles une partie de l'opinion publique.À partir de 1758, une véritable campagne se prononce contre elles, en février 1776, Turgot les supprime avec l'appui du rai,après de violentes discussions avec le Parlement, en août 1776, Turgot quitte le ministère et les corporations sont rétablies.De 1728 à 1780, des modifications sont aux règles des corporations, modifications peu importantes, ne mettant pan les corporations à la hauteur de la situation du moment.Les cahiers de 1789 sont très discordants, relativement aux corporations; certains cahiers de la noblesse et du clergé demandent leur suppression, d'autres n'en parlent pas, les cahiers du Tiers Etat sont loin d'être d'accord.La Constituante, contenant une .majorité d'hommes en dehors du commerce, de l'industrie, est hostile aux corporations et, le 11 juin 1791, la loi Chapelier me leg cor porations.Voici les deux articles principaux de cette loi: «19 L'anéantissement de toutes espèces de.corporations de même état ou profession, étant l'une des bases de la Constitution, il est défendu de les rétablir sous aucun prétexte.apportées ! suppri- : les socialistes-et radicaux socialistes, l'ont compris; leur propagande est constante par la presse.| x Le programme des républieains d'Irlande Une dépêche de Londres nous apporte le résumé d'un manifeste républicain irlandais publié par Peter McGinley, & Donegal.Si les présentes élections donnent à de Valera la majorité au Dail, les républicains formeront un ministère probablement avec l'appui des travaillistes.Ils ignoreront le traité et la supréma- , tie anglaise.Ils feront fi du gouverneur général dont le traitement sera immédiatement rayé du budget.Ils réduiront l\u2019armée à | 5.000 hommes et même peut-être à 1,000 hommes et lèveront une garde de volontaires.Ils présenteront un programme de développement national et d'économie.Ils réduiront les traitements des juges et des autres fonctionnaires.Ils reconnaitront aucune frontière intérieure en Irlande et sommeront la Grande-Bretagne d'évacuer les ports et de respecter ila limite des trois milles, près du | littoral irlandais.ne I «2°Les citoÿens de même état ou profession, les ouvriers, lea - compagnons ne pourront se nommer do président, secrétaire ou syndic, tenir les registres, La bulle de prendre des arrêtés, former des règlements sur intérêts communs.» Des amendes, la prison, privation des droits civils étaient promises faux délinquants.Dela Révolution Empire, malgré de intervantions, les associations sont pas tolérées en France.Le 25 mai 1864, l'empereur la donne le droit de coalition ,il donne le régime \u2019 le droit de grève, soit de la violence; avant de permettre \u2018 une ofganisation normale des associations.Pendant plus de soixante-dix ans la France a été privée du droit | d'association.Les été ainsi poussés à l'individualisme qui les réduisait en véritable | poussière, à la discrétion de leurs gouvernements = successifs.De temps à autre, cn 1830, en 1843, les Français renversent leur | gouvernement ct, après cette opération, se trouvent dans la même situation qu'avant leur effort sans lendemain\u2019 Le mouvement boulangiste est, lui aussi, une explosion tentement non raisonné, sans programme, mouvement individualiste, qui proclame qu'un homme seul peut changer les destinées du pas à lui indi- pays, mais ne cherchant organiser la nation, en quant la direction à donner affaires nationales.Le mouvemont communiste qui s'amorce ressemble au mouvement boulangiste.Le mécontentement pousse des gens, loin d\u2019être communistes, à voter pour un candidat de cette étiquette; on proteste et on choisit le parti qui scmble nouveau.L'esprit d\u2019association perdu en France doit être développé méthodiquement.Ii s\u2019est créé en France des ligues de toutes espèces; les unes veulent développer le patriotisme, d'autres la natalité;chaque ligue a un but trop restreint.Ces ligues font leur propagande par un bulletin, par des cette méthode ne peut donner des résultats efficaces.Seule la propagande par les leurs prétendus au troisième nombreuses ne Français ont de mécon- A secs | tracts, canonisation de S.Thomas d'Aquin Il y asix cents ang que saint Thomas d'Aquin, l\u2019'«Ange de I'Ecole», fut porté par l'Eglise au eatalogue dos saints, Les Frères { Prêcheurs s'apprêtent à célébrer dignement ce sixième ceñtenaire.Mais voici que, par une | coïncidence, heureuse on vient de découvrir, aux archives de la Haute- { Garonns (série Il.Dominicains, j Linsse 99), la bulle originale de canonisation, datée d'Avignon, le l15 des calendes d'août 1823, et | signée du pape Jean XXII.Ce document de premier ordre, | écrit M.l'abbé Auriol, président de la Sosiété archéologique du Midi, était seulement éonnu jusqu'ici par la transcription qui en avait été faite sur les rogistres pontifieaux, et c'est d'après les diverses transcriptions que ce texte | avait été imprimé dans les bullaires.La présence, à Toulouse, de la bulle originale s'explique, jen toute vraisemblance, par la .circonstanee que voici:saint Thomas d'Aquin était mort, on le sait, en se randant au deuxième Con- ; cile oecuménique de Lyon, chez \"les Cistereiens de Fossa-Nova | (près de l'rosinone, Napolitain}), \u2018le 7 mars 1274; depuis cette date, ; son Corps reposait dans l\u2019abbatia- lle da F »asa-Nova.C'est aux Cister- \"cians de Fossa-Nova que futenvoyé | l\u2019original de la bulle de eanonisa- : tion, Quand, sur l'ordre du pape ! Urbain V, le eorps de saint Thomas fut trasfdré à Toulouse, en 1360, le document dut l\u2019y accompagner: la bulle seule pouvait authentifier les reliques et confirmer les privilèges qui les protégeaient.] Ce document six fois centenaire, débute par un protocole dont la solennité semble dériver, en la dépassant, dela majesté du S, P.Q.R.des monuments de la res MONTREAL, 25 AOÛT 1028 _ mtn cmon Lr mr Fe i tag TE.Typo EE arrive à toute organisation qui | journaux donne des résultats.Les | vieille Rome: Iohannes, episcopus À la | n\u2019est pag réformée de temps à | socialistes, les communistes, Ces | seruts servorum Dei.La bulle est Autre, avaient fini par devenir | derniers dévorant en ce moment | rédigée en earactères très soignés et très lisibles, fort différents de cette écriture dite bollatica, dont chaque lettre était un rébus, qui avait prévalu dans la chancellerie pontificale du XVIe siècle et que, fort opportunément, Léon XIII supprima, Au parchemin est ap- pendu, fixé à des lacs de soie, le sceau de plomb, empreint, à l'avers, des têtes des saînts apôtres Pierre et Paul séparées par une croix, au revers de l'inscription: lohannes Papa XXII.Dans cette si intéressante communication, à la bulle de Jean XNIL avait été jointe la bulle originale du pape Urbain V ordonnant la translation à Toulouse du corps de saint Thomas, publiée il y a vingt ans par Mgr Douais.Choses et Autres Mussolini remet le Crucifix à sa place d'honneur Tandie qu\u2019un brateur parlait.À la Chambre italienne, dela mise en valeur du catholicisme par le fascisme, le premier ministre de l'Italie, se tournant vera ses collègues du gouvernement, leur dit: «J'entends qu'à la prochaine législature, un Crucifix soit placé dans cette salle.» Gette courageuse décision est un éclatant hommage à la force sociale que représente la religion : elle atteste le profond sens politique du dictateur et montre l'importance qu'il attache au maintien de la foi catholique sous toutes ses manifestations dans la vie nationale.x +* x Le huitième centenaire de S.Bernard S.S.Pie XI publiera dans quelques jours une encyclique à l'occasion du huitième centenaira de la canonisation de saint Bernard qui coincide avec le dixième eente- naire de la fondation du Mont Saint-Bernard.¥ x x Combien existe-t-il de diamants?Combien existe-t-il de diamants de par le monde ?Nous ne voulons point parler, naturellement, de ceux qui sont encore d'ans le sol, mais de ceux qui se trouvent dans le commerce et dans les écrins de leurs propriétaires.Combien?Beaucoup plus sans doute que vous ne croyez.L'Inde, seule productrice, avant le XVIIIe siècle, en a fourni 2,000 kilogrammes: le Brésil, au XVIIIe et au XIXe siècles, 2,500 kilogrammes: l'Afrique australe depuis 40 ans environ, 34,000 kilogrammes.Il existe donc, dans le monde, quelque chose comme 38 tonnes de diamants! Au cours de 1920, le diamant brut pouvait être estimé à environ 190 millions de piastres la tonne; D'après les prix de vente moyens réalisés depuis 30 ans,la tonne de diamant vaudrait encore plus de 200 millions.On peut donc dire,en tenant compte de la plus-value diamants sur les traités, que l'humanité possède actuellement pour plus de 7 milliardg de diamants.-_-\u2014< "]
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