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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 30 avril 1927
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1927-04-30, Collections de BAnQ.

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[" ionnêtes Juifs! À l\u2018Hôtel-de-Ville légifère un saint homme d'Israélite, Schubert, noble représentant du quartier Saint-Louis.Quelques jours après l'incendic du théâtre Laurier, cet échevin, désintéressé entre tous, bélait un petit discours farci de ces idées nobles et sublimes que les Juifs seuls ont le truc de fayonner.Sur ce tas de pierres précieuses brillait une fine perle d'un tout-à-fait judaïque: «J'espère que la ému toute la population, disait I'humanité de monsieur Schubert, servira de leçon, mais qu'elle ne servira pas à un groupe d'csprits étroits à profiter des circonstances pour nous imposer des restrictions dignes du moyen-âge.» Pauvre moyen-âge, comme il est à plaindre d'avoir cu l'esprit si étroit! Aujourd'hui, ce n'est plus la même chose: on laisse les Juils piller la religion, la morale, le pays pour leur permettre d'étaler leur largeur d'esprit! Le Juif Calles qui tue les Mexicains à cause de leur religion pratique la véritable largeur d'esprit digne de nos temps modernes! Mais le gouvernant chrétien qui, afin d'empêcher la ruine de son peuple, défend aux Juifs de tripoter les affaires, nous tous qui fermons nos portes à clef pour nous défendre des voleurs, nous sommes cun groupe d'esprits étroits dignes du moyen-âger.Ainsi raisonne ou plutôt résonne monsieur Schubertéclat tragédie qui a XXX Examinons donc la conduite des Juifs en affaires, (omission faite de leurs contrebandiers, de leurs faux monayeurs, de leurs voleurs d'État où de grand chemin), pour voir si réellement ceux qui les ont encagés ou expulsés ont agi par étroitesse d'esprit.«Vers la chute de Jérusalem, écrit monsicur Delaunay, comme à toutes les époques et encore maintenant, les Juifs cxerçaient à Alexandrie le trafic de l\u2018usure.» En 10% ils sont chassés de tous les Etats, cà tel point ces hommes de rapine s'étaient rendus intolérables».\u201cAdmis comme esclaves sous Char- les-le-Gros ct Louis-le-Jeune ils ont ravi ct dérobé comme des voleurs», disait, dans sa pétition au roi, Pierre-le-Vénirable, De fait, par usure ils avaient mis sous leur dépendance les biens et la fortune de la plus grande partie des Chrétiens.En 1198, ils achètent le droit d'entrée.Quatorze ans plus tard, Innocent IT demande aux puissances temporelles de contraindre les Juifs à restituer aux chrétiens les biens dont ceux-ci ont été dépouillés, Sous Philippe-Auguste, on les accuse à bon droit d'avoir ruiné le peuple par usure, ct ainsi de «s'être rendus maîtres d\u2019une infinité de terres considérables et de presque la moitié des maisons de Paris», d'avoir re,u pour gage les vases sacrés, les trésors de l'Eglise ct de les avoir profanés.Expulsés par Philippe-le-Bel et rentrés en cachette peu de après, ils sont bannis de nouveau par Charles VI «à cause des crimes et des abominations qu'ils commettent chaque jour.» temps Tous ces monarques, assez intelligents pour sauvegarder leurs intérêts, L'ETATISME A QUÉBEC Il ne suffisait pas au gouvernement Taschereau d'être marchand d'alcool; sous le prétexte d'organiser nos cultivateurs en coopérative, il amis la main sur leurs différentes organisations agricoles ct il les contrôle par l'intermédiaire d\u2019agents qui lui sont politiquement très dévoués.La Coopérative fédérée n\u2019est qu'un rouage de l'étatisme qu'il impose à notre province.Mais il y a une autre forme d\u2019étatisme qu'il a mise en vigueur depuis quelques années.Le 10 avril dans la Croix: «Les caisses de nos municipalités et de nos commissions scolaires rurales sont toujours vides.+Leurs dettes et les taxes qu'elles imposent à leurs contribuables augmentent chaque année.tl es sccrétaires-trésoriers ct les instituteurs, dans nos campagnes, ne sont dernier nous disions pas même convenablement rémunérés, bien que les maires, les conseillers et les commissaires ne reçoivent pas un: sou pour les services qu'ils rendent au: public.aOù est allé, où va donc tout l\u2019argent des contribuables ruraux depuis.une vingtaine d'années ?Samedi, 30 Avril, 1927 \u2014 = voi, X - ° JOSEPH BEGIN, directeur Montréal, 222, Notre-Dame Est CASE POSTALE 1329 RELIGION, QUESTIONS SOCI A LES, ECONOMIE POLITIQUE, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE.ENSEIGNEMENT, \u201cÀ la voirie! Oui, à la voirie! «Le gouvernement, armé de la loi des chemins, a forcé nos municipalités rurales à faire des dépenses extrava- vagantes pour refaire les routes qui, la plupart, étaient suffisamment bonnes pour les contribuables intéressés, mais qui pouvaient ne pas l'être pour les automobilistes qui font habituellement de la vitesse.«D'autre part, le Gouvernement s\u2019est réservé jusqu\u2019au dernier sou les millions qui proviennent des taxes sur les automobiles, sur la gazoline, etc.«En deux mots,dans cette entreprise des chemins, les dépenses ont été presque enti rement mises à la charge des municipalités et le gouvernement en a gardé tous les revenus.«Nos campagnes souffrent aujour- d'hui de cette injustice.Rien d\u2018étonnant aussi que la terre soit abandonnée et que nos cultivateurs émigrent dans les villes.oPour réparer cette injustice, il faudrait que le gouvernement remit aux municipalités, proportionnellement à leur population, les taxes qu\u2019il impose sur les automobiles et la gazoline.» Et nous publions en même temps des statistiques officielles démontrant que les contribuables des municipalités rurales, à cause de cette loi des chemins qui profite à l'état au détriment L'ODSERVANCR Le 3 mars 1926, le Conseil des ministres de Québec a nommé une commission composée de M.l\u2019abbé A.Vachon, de M.Aimé Marchand, magistrat, du Rév.A.-G.Wilken et de M.François Faure, industriel, pour faire une enquête sur les infractions qui étaient commises à la Loi du Dimanche votée par Ottawa en 1906, dans les usines de pulpe et de papier seulement.Cette commission n'avait pas le pouvoir de pousser son enquête en dehors de ce champ restreint.La lacune était grave parce que, à Montréal notamment, la loi sur l'observance du Dimanche est | | enfreinte au vu et au su de tout le monde par des milliers de personnes.Partont on y voit boutiques et magasins juifs ouverts at Canadiens français y travaillant Les Juifs ont le droit, par une faveur exceptionnclle, de travailler le Dimanche, Sabbat.Mais, en général, par esprit de lucre, ils n\u2019observent pas le Sabbat et ils travaillent le Dimanche au grand scandale et au grand dommage des Catholiques.Ces abus sont autrement plus graves que ceux que l\u2019on signale dans les usines de pulpe et de | papier, et, cependant, ni le gouvernement de Québec, ni personne ne cherche à les réprimer, Un oublie qu'il y à à Montréal une population de près de 900,000 âmes, qui s'habitue à ce scandale et est portée, par esprit de luere aussi, à suivre ce néfaste exemple.DU DIMANCHE EST - ELLE RESPECTER DANS NOTRE PE \u2014, PROVINCE ?\u2014\u2014\u2014 = tout comme les autres jours de la semaine.es ont agi par étroitesse d'esprit, d\u2018après le jugement de monsieur Schubert! x xx Avec notre progrès moderne ces vertueux Israélites ont modifié quelque peu leurs méthodes.Les religieuses françaises à coups de sacrifices parviennent à fonder des établissements où elles instruiront les ignorants et soulageront les malheureux.Le Juif, ce grand philantrophe, trouve ld un blame de sa conduite.Ce voleur et ce débauché ne peut pas voir de saintes femmes faire du bien pour sauver leur âme.Il arrive avec son patriotisme éclairé et commande à l'Etat de mettre la main sur ces institutions sous prétexte de les régulariser ct de les laiciser.Le coup fait, il achète les édifices à bon compte pour réaliser un petit profit ou pour y établir des buvettes ct des mauvaises maisons.C'est le malheur qu'ont subi les religieuses de charité et les congrégations enseignantes.Les loteries sont une autre petite mine d'or pour ces honnêtes Juifs.Tous ces beaux lis de Judée exhalent un parfum d'honnêteté et de largeur d'esprit remarquables! Mais les sociétés financières embaument leur voisinage d\u2019une odeur bien plus délicate; sans être l'ail traditionnel, ccla remue tous les sens quand même.Les unes sont fondées pour l'exploitation de mines d\u2019or qui n'existent, il va sans dire, que sur les prospectus.Les directeurs paient d'abord des bénéfices aux actionnaires et naturellement deux mois après déclarent banqueroute en empochant quelques millions, Les autres, pour la fondation d\u2019un chemin de fer.Quelques mois après les émissions, les gérants annoncent que le dernier s\u2019ils observent le jour du que les travaux sont poussés avec activité.J'en doute fort, mais je sais très bien que $4,800,000 sont sortis de la bourse des actionnaires.Je me demande s'ils ne sont pas rendus dans les coffres-forts - de quelques Juifs.Cette noble conduite est particulière à la race juive: à toutes les époques, dans tous les coins de la terre, les actes de l'homme sont une conséquence de ses lois religieuses.L'Hébreu, qui jubile à vomir.sur catholique des calomnies.l\u2019Eglise d'intolérance, d'étroitesse d'esprit, d'arriérée, pratique une religion ren- (La suile au bas de la:colonne suisande);] \u2019 N MONTREAL ET ET {BANE &, (par la: pote).E TUATSUNIS % 6 mois $i du peuple, payaient *dés: staxes sexo bitantes.Tous les efforts du gouvernement: de: Québec teradent non \u201cpas à amg: ne liorer le sort des citoyens et des! Sfar milles qui sorat les cellules du pays, mais à se créer des revenus dont: il se sert au besoin pour soutenir sdes oo journaux serviles, se créer une armée de budgétivores, contrôler des eritre- prises plantureuses, acheter à l'aidé'de subsides des influences sociales, impo- LS ser le silence à d'autres, etc.\u201che C\u2019est, à notre sens, le gouverne- .ment le plus corrupteur que la provin- on ce de Québec ait ait subi.La part de la \u201cGroix\u201d La Croix est un journal de défense LF religieuse et patriotique avant tout.Co Comme tel, dans l'intérêt des Loy grandes causes qu'on lui a confiées, elle n'est attachée à aucun _groupe politique, fimancier ou autre.Elle est libre et elle restera libre.Aussi, est-elle un des très rarés journaux qui ne reçoivent rien* du gouvernement de Québec, ou de celui d'Ottawa, ni pour annonces ni\u2018pour travaux d'imprimerie.Elle ne compte et elle ne doit: compter que sur les gens de bien.Mais la publication d'un journal coûte cher.Les abonriements, quand ils sont Jan payés, ne suffisent pas.Combien, d'ailleurs négligemt de payer leur abonné- ro ment et mêmae ne le paient pas-du LA tout! ; 5 Ilreste les sou uscriptions volontaires, - He Beaucoup de\u201d Canadiens ançais\u201d dépensent des sommes considérables pour entretenir une automobile, faire des Voyages, se donner du confort dans la vie, Iln\u2019y a pas de mal à cela, 2 Mais ces Canadiens français mon: : treraient qu'ils.savent non seulement: penser à eux-mêmes, mais aussi aux : intérêts supérieurs de leur race a æ de leur foi, s'ils inscrivaient, dans Ce leur budget, la part de la Croix\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Si vous avez des Juifs dans votre: localité, faites-y lire la \u201cCroix\u201d, C\u2019est le mmeilleur moyen de les en chasser.Pour 100 abonnements - de trois mois, 25 sous chacun.rail du 16&me mille est cloué ot fermant deux préceptes d'une tolérance tout-à-fait moderne.LE Le premier ordonne d'exterminér re vo les idolitres au nombre desquels : figurent les Chrétiens.Il-les anéantit; plus sûrement par l'usure que par\u2019 Te fer.Le second, de pratiquer l'usure CURE: envers les Chrétiens et de considéré.wo R leur fortune comme le sable Qu rivage dont le premier - \u2018occupant est! He: véritable propriétaire.xxx : Quelles restrictions nos, législateur ces prétendus incorruptibles défenseurs de nos intérêts, imposent-ils à ces bons Israëlites ?Aucunepoliticiens ont un esprit d'un largeur tout-à-fait moderne! 2 Eh bien! Nous tous, Canadiens ; français et Patriote, ¢groupe @ «sut ALE recevoir, et a mettre ceux; qui sont AEE publiques, universités, etc.C'est l\u2019ämique moyen on dion der notre vie\u201d na onale, , de\u2019.nous dérober au \u201cjoug que ubissent ac ;buellmentz-a{Russi « les massacres se LA CROIX MONTREAL 30 AVRIL 1927 continuent en Chine Peu à peu, avec l'arrivée des héros de l\u2019aventure, la véritable histoire de ce qui s'est passé au consulat britannique, à Nankin, peut être reconstituée.Mais de nombreux détails révoltants doivent être pour le moment passés sous silence, Pourquoi été défendu?Le mystère enveloppe l'affaire depuis le début et même maintenant de nombreux points demandent une cex- plication et des enquêtes.Deux officiers ct 15 marins gardaient le consulat le jeudi matin lorsque les désordres commencèrent.Mais ce détachement avait été envoyé au rivage comme protection éventuelle contre les troubles que pouvaient provoquer les nordistes.Comment a-t-il été possible que lus événements postérieurs aient pu se produire avec cette force armée événements qui rivalisent tragédie historique de Cawnpore?On a besoin d'une explication plus complète que celle que l\u2019on peut donner pour le moment.Mais tout ce qui s'est passé semble provenir de la confiauce mal placée que l\u2019on a mise dans les troupes cantonaises, \u201cMonsieur le Consul, le Consulat n'a-t-il pas sur place, d'horreur avec la votre maison est pleine de Cantonais!\u201d Le jeudi, à [0 heures, M.Giles, le consul général anglais, était dans son bureau cn compagnic de deux secrétaires, Mme Roberts et Mlle Black.Le bureau est séparé de la maison du consul par une pelouse.Mme Giles était également présente.Soudain, un certain M.Browker, de l'Asiatic Petroleum, entra et dit au consul: \u2018Savez-vous que votre maison est pleine de soldats cantonais ?\u201d Deux tués et un blessé M.Giles sortit en hâte, suivi par le capitaine Spear, Il fut arrêté par deux soldats, dont l\u2019un le mit en jouc.Le capitaine Spcar détourna l'arme, et la balle siffla aux oreilles du consul.Immédiatement, le capitaine fut blessé par un autre soldat, aux bras et aux jambes.Le consul ct le capitaine s'échappèrent dans la direction du bureau, et M.Giles ordonna à tous de se réfugier dans la chambre de sûreté où sont conservées les archives.A cc moment, le docteur Smith, qui était dans la maison du consul, chappa sur la pelouse et fut pours'é- suivi par un soldat cantonais, qui le tua par derrière.Le docteur Smith expira sans un soupir.Le capitaine Spear s'évanouit dans le burcau ct fut soigné par Mme Roberts et Mlle Black, qui essayérent d\u2019arréter le flot de sang avec leurs mouchoirs.A ce moment, M.Huber apparut courant sur la pelouse vers le bureau.I! était encadré de chaque côté par deux Cantonais.[£n arrivant sur les marches du burcau, il essaya de s'en débarrasser.Mais il fut lui-mè- me jeté à terre ct tué à bout portant par un soldat.Qu\u2019étaient devenus les marins ?devenus les ils avaient Cependant, qu'étaient marins?Apparemment, été désarmés sans coup férir et gardés prisonniers dans la maison du consul, Ils racontèrent que leurs deux officiers les avaient laissés pour enquêter sur les troubles qui s'étaient produits au consulat japonais, à 7 h.30 du matin.Ces marins se retrouvèrent parmi les réfugiés de Soconyhill.Mais il fut impossible de contrôler la véracité de cette déclaration.En tout cas ils n\u2019étaient plus au complet.Un certain M.Brown, qui était également dans le consulat.vit quinze marins sans armes quitter le terrain du consulat.Il les appela et leur dit que le consul général était dans le bureau sans protection.Six d'entre eux revinrent alors sur leurs pas ct restèrent avec les réfugiés.D'après une autre version, il y aurait eu seulement en tout six marins, et tous retournèrent quand on les appela.En tout cas, tous étaient sans armes, incapables de fournir aucune protection.Les heures d\u2019angoisse Depuis 10 h.30 du matin, le jeudi, pendant 30 heures, tous les réfugiés, y compris M.Giles, blessé, et le capitaine Spear, sérieusement blessé, ainsi que les trois dames, deux autres civils et les six marins furent en danger de mort permanent.La chambre de sûreté leur offrait une protection temporaire.Mais ils furent forcés de sortir car il y avait à craindre que l'immeuble ne fût incendié.C'est alors que Mme Giles fut mise en joue à bout portant mais le coup la manqua.Des bandes de tentèrent de voler les fugitifs et femmes furent constamment molestées.Pendant la nuit, plusieurs des domestiques du consulat, qui restèrent fidèles jusqu'au bout, apportèrent quelque nourriture et le capitaine Spcar ne dut de rester en vie qu'à un peu de sucre et de lait que lui apporta un Chinoissoldats cantonais les Vendredi matin, quelques officiers cantonais arrivèrent et refusèrent de laisser partir les réfugiés les retenant comme Âtages en prévision d'un bombardement possible des navires de guerre.Le bourreau tire son sable Pendant In Cantonais arriva bande de bourreau.nuit, une avec un Celui-ci lira son sabre et menaça M.Giles de lui couper la gorge.Il s'empara d'un des l\u201curopéens et lui fit une blessure affreuse à la jambe.Sauvés ! Plus tard, Ja ta le vendredi soir, des mem- Croix-Rouge chinoise, une Organisation civile, arrivèrent, pansèrent les blessés et conduisirent sur le quai, d'où à bord des navires.Le rapport particulier du japonais confirme que ce qui s'est passé bres de les réfugiés ils furent conduits consul à son propre consulat est une répétition exacte de ce qui s'est passé au consulat britannique: meurtres, menaces ct outrages aux femmes.Il importe de savoir comment tout cela a pu se produire avec une garde de marins sur place, ct comment ces marins se sont trouvés sans officiers ct désarmés lorsque les désordres se sont produits.x x X Il est évident que les indigènes, surexcités par les agents bolchevistes de Moscou, en veulent surtout Anglais qui représentent capital mondial que judéo- soviétiques veulent atteindre dans ses forces vives, parce qu'il constitue un obstacle matériel au grand bouleversement universel.aux le les communistes \u2014\u2014\u2014e_\u2014___ Note importante \u2014\u2014 a POUR VOS IMPRIMÉS : Circulaires commerciales Catalogues En-têtes de comptes et de lettres, etc., Adressez-vous à l\u2019Imprimerie de la \u2018\u2018 Croix\u201d, 222 Notre- Dame Est, Montréal.Vous aurez un travail bien fait et à meilleur marché qu\u2019ailleurs.Disposant d\u2019un grand local, nous pouvons entreprendre les travaux les plus considérables, tels que revues, journaux, brochures et livres.NOS PRIX DÉFIENT TOUTE COMPÉTITION Toute commande par la poste ou ; par le téléphone scra remplie tout comme si on venait en personne à nos bureaux nous la donner.La \u201cCROIX\u201d MONTRÉAL 999 Notre- Dame Est Tél.MAIN (0717 Contre la politique d'immisretion de M, Forke La société Saint-Jeän-Baptiste de Québec s'est prononcée récemment contre la politique d'immigration intense prônée par M.Forke, ministre de l'Immigration, et a voté la résolution suivante : «Attendu que, si nous avons besoin d'immigrants pour augmenter notre population, surtout dans ros provinces de l\u2018Oucst, il n'est si sage ni juste d'imposer de lourdes charges aux Canadiens pour risquer de l'équilibre nécessaire entre la population autochtone et les nouveaux venus ; +Attendu qu'un grand nombre de Canadiens, fils de Canadiens, se tiou- vent dans la nécessité d'abandonner la terre pour devenir des citadins dans les villes canadiennes ou américaines ; rompre Attendu qu'un grand nombre des nôtres partis depuis un temps plus ou moins long pour les l\u201ctats-Unis ou une autre terre serulent heureux de revenir au pays si les mê- Cirangète, mes avantages qu'on o!fre aux étrangers leur étaient offerts, soit pour revenir dans leur province soit pour gagner celles de l'Oucst et s\u2019y établir.«La Société Saint-Jean-Baptiste Québec de proteste énergiquement, nom de l'intérêt national bien compris, contre toute politique qui tend recommencer = l'expétience malheureuse de l'immigration intensive au à ct qui, ne tenant pas compte du chémage permanent qui existe déjà dans nos villes, voudrait importer au Canada un capital humain en telle abondance qu'il dépasse notre pouvoir d'absortion ; «Affirme que nos sacrifices ct nos générosités doivent d'abord aller aux Canadiens ct aux fils de Canadiens ; «Pric instamment les autorités com- pétantes d'accorder des faveurs au moins équivalentes à celles qui sont offertes aux étrangers et qu'une partie des subsides votés pour la colonisation ct l'immigration aille à ceux des nôtres qui ont besoin de ce sccours pour rester au pays sur leurs terres, où pour aller s'établir dans d'autres provinces canadiennes; aux notres «Demande qu'une considération au moins égale à celle donnée à de parfaits étrangers soit accordée à ceux des nôtres à qui un secours approprié permettrait de revenir au pays.» Cependant les immigrants nous arrivent par milliers alors que les tres cherchent à émigrer.AUTOUR DU MONDE no- Kérensky recoit une autre gifle Le Juif Alexandre Kérensky, chef du gouvernement provisoire de Russie après la chute du tsar Nicolas Il, a reçu une gifle en pleine figure à Chicago, à un banquet où il était l'hôte d'honneur.I venait juste d'entrer dans la sale du banquet, lorsqu'un ancien officier tsariste.jusque là tranquillement assis près de la porte, s\u2019approcha de lui ct le gifla avec grand retentissement en disant en russe: \u2018Voici pour ce que vous avez fait aux officiers de l\u2019armée impériale.\u201d\u201d Il y eut aussitôt mélée générale, les satellites de Kérensky s\u2019élançant sur Le stock d\u2019or aux Etats-Unis ' La Federal Reserve Bank, le grand institut officiel d'émission américain, vient de recenser le stock 2d'or détenu : Ce aujourd'hui par les Etats-Unis.stock s'élève à 4 585,787,000 dollars.Le plus vieux journal hebdomadaire La Croix, fondée en 1903, est le plus vieux journal hebdomadaire publié en langue française à Montréall\u2018assaillant ct son camarade, qu\u2019ils finirent par expulser.C'est la seconde gifle que reçoit Kérensky depuis i son arrivée cn Amérique, la première lui ayant été donnée à New-York par unc jeune Russex x x Où est la vérité?| A New-York une plicité avec un nommé Judd Gray, est accusée d'avoir tué son mari, AlI- bert Snyder.Tout d'abord elle a avoué son crime, ct, maintenant, sur le conseil de son avocat, celle prétend que ce n\u2019est pas elle qui l'a commis.Où est la vérité?juive, de com- Le Père Chel! parle de Mussolini à Ottawu La BR PAU NEM L nionon- cé ' Cut sur la vo, de Pans tr + Rome.[ \u201c ation p' ier n rant ! \u201ccle \u201cabl À a t .hae ' nr \u2018pcina con it ui a a.a nivur ov, oa ; r la VI eam abit Hation de li propriété \u20ac tal Water an! Puwer Compre gniz va aussi nommer son représentant ct ensuite un président sera choisi.: CE 1 mn ~ 21} Eu | va NENT Le Ie Dimanche uprès Pâques Evangile seion >.Jeun.En ce temps-là, Jésus dit aux pha- Je suis = bon Pasteur.I ¢ bon sa vie pour ses brebis, risiens: Pasteur donne qui n'est Mais le mercenaire ct celui LA compa- point pasteur, à qui les brebis n'appartiennent pas, ne voit pas plus tôt venir le loup qu\u2019il abandonne les brebis et s'enfuit; et le loup les ravit, et disperse le troupeau.Or le mer enai- re s'enfuit parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis.Pour moi, je suis le bon Pasje connais mes brebis, connaissent, teur, brebis ct mes me comme mon Père me connaît, et comic je connais mon Père; et je donne ma vie pour mes brebis, J'ai encore des bre- Dis qui ne sont pas de cette bergerie.Il faut que je les amène aussi; elles Écouteront ma voix, et il n'y aura qu'un troupeau ct qu'un Pasteur.Le calerdrier de la semaine Dimanche, fer mai, - II Pâques.Sol.de I\u2019 Annonciation.Lundi, 2.- S.Atharase, év.c.ct d.Mardi, 3.- Invention de la Ste Croix Mercredi, 1.- Solennité de S.Joseph Jeudi, 5.- S.Pie V.pape et con.Vendredi, 6.- S.Jean devant Porte Lat.Samedi, 7.- S.Stanislas, év et mara En faisant faire vos impres- sions a la \u201c\u201cCroix\u2019\u2019, vous économiserez de l\u2019argent.L'ASSOUIATION Bureau-chef: L'association des Patriotes veut Québec, Nouvelle-F-zosse, vinces d'Ontario, Manitoba, les Territoiresl'un de l'autre: ques: droit civil, canaux, droit criminel, marine, milice, Conditions A l'Association des Patriotes, Messieurs, Nom.Adresse .Piofession 222 Notre-Dame Est, BUT une Constitution politique pour le Bas-Canada, comprenant les provinces de Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-lZdouard, uncautre Constitution politique pour le Haut-Canada, comprenant les pro- Alberta, Saskatchewan, Colombie-Anglaise et Ces deux pouvoirs ou gouvernements seront parfaitement indépendants ils auront le droit souverain de signer des merce avec les pays étrangers et de légiférer sur toutes les matières publ:- commerce, finances, défense nationale, agriculture, colonisation, instruction publique, mines, forêts etc.Ils reconnaîtront, comme aujourd'hui, la Couronne d'Angleterre, espérant que eclle-ci leur donnera bientôt leur complète liberté.de l\u2019admission des Membres L'admission des membres est gratuite.Il suffit à l'aspirant d'avoir 21 ans révolus et d'envoyer son nom et son adresse au bureau-chef, 222 Notre-Dame Est, Montréal.Une carte d'admission sera aussitôt donnée au nouveau membre.On trouvera ci-bas une formule de demande d'inscription.Toute admission est sujette à l'approbation du Bureau-chef.(DEMANDE D\u2019ADMISSION) 222, Notre-Dame Est, Veuillez m'inscrire au nombre des membres de l'Association l\u2019atriotes et m'envoyer une carte d'admission.DES PATRIOTES Montréal substituer à la Confédération actuelle et traités de cor- tarif, chemins de fer, immigration, travaux publics, Montréal, des SP tt ee ce teste tea sre a SC Te Le Ne eta ee cs.pms Te es tess eee nea seen Fropeie [Vids oop ¥ À Ci été située sur À VENDRE ot du couvent es bords de la ichetieu, das le village ilehelieu, près de l'église | solide, 4\" | par le tramway de larue McGill, | | | E-H Bégin, 180 Saint-Jacques, Montréal,\u2014Tél.Main 4563 Comprenant environ un arpent et demi de superficie, maison en bois x 4\", salle de bain, solage en ciment, système chauffage, électricité, service d'eau, jeu de tennis, jardin, Celie maison a été peinturée à neuf, à l'extérieur et à l\u2019intérieur, le printemps dernier.lambrissée en briques, trois étages, verger, garage, persicnnes sur la Les communications de Richelieu à Montréal sont faciles, le trajet M.& S.R\u2019y., se fait dans une heures il y ade neuf a dix trains par jour.S\u2019adresser à Village Richelieu < vans RAE douze pièces avec galerie._ MONTREAL 30 AVRIL 192 us one LA CROIX la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019.\u2014 1 M.REYNÈS ALAIN E T VANNA ar - MONLAUR A Saint-Michel du Péril-de-la-Mer, l'an du S:i; neur 1264 à 1:69.De la «tour des livres» bâtie par Robert de Thorigny et détruite après deux siècles.en 1300, l'horizon terne et gris s'étendait sans fin.Gris, le ciel mélancolique; gris, l'océan que l'on devinait À peine, si lointain là-bas; a grises enfin, d'un gris à reflets clairs.les grèves, coupées ça et là de courants d'eaux vives, de flaques glauques dormant au creux des rochers Par ce jour de brumes, à marée basse, l'abbaye semblait s'élever, vierge et blanche, dans l'immensité des déserts; mais cs déserts cachaient un mystère dans leur silence et comme une attente passionnée dans leur repos.De longues ondulations dans les sables marquaient la caresse des vagues, et, insensible.sans bruit, plus proche maintenant sans que l\u2019on pût savoir comment il devenait plus proche, noyant les alentours d'un rocher, d'un ilot, dans un enveloppement lent, l'océan revenait, à cette heure, de son éternel retour.À peine un bondissement contre un écu'il; à peine, ce point plus haut atteint, l'envahissement d\u2019un seul coup large, irrésistible .part des bas-fonds d\u2019alentour; mais par places, sournoisement, L'océan qui avance ici paraît reculer là.Le voici, enfin, contre les murs.Le gris léger des grèves devient mouvant.Le désert semble se lever, fantastique, s'approcher pour un enlisement mortel.Est-ce l'océan?Est-ce le sable qui monte?Seul un léger bord d'écume marque la vague qui avance, projetant entre linfini des eaux et l'infini du ciel le colosse de granit et les petites maisons des serfs blottics peureusement à son ombre, comme des nids de mouettes au creux des falaises.Mais, des étroites verriéres la «tour des livres», on voyait pas les toits de chaume: rien que le ciel et l'eau; et les jeunes hommes rassemblés là ne prétaient pour la plupart aucune attention à ce spectacle trop habitucl.La «tour des livres» les réunissait quelques heures pour le travail de chaque jour, et ces fils adoptifs de l'abbé ne songeaient qu'à remplir à la hâte la feuille de parchemin posée devant eux, pour revenir à leurs faucons, à leurs échecs, à leurs barques.Les cheveux courts sur le front, retombant cnroulés autour du visage, à la mode du roi de ne Loys, ils portaient le costume des écuyers du temps: un surcot étroit ct long laissant passer les manches de la cotte.Et, comme l'abbé actuellement régnant poussait le goût de l'élégance jusque dans les plus petits détails, les tuniques sombres et les manches claires faisaient un ensemble charmant.Très jeunes, ils s'agitaient impatiemment devant les hauts pupitres.Comment se distraire, là?Rien que des sièges à hauts dossiers, des ma- nuserits enchaînés jalousement.Comment échapper?Une seule ouverture donnait sur le cloître, et la chaire de Dom Anselme gardait la porte.lls se résignaient donc, ne pouvant mieux faire, et rien n'était curieux comme ces boucles blondes ct brunes retombant sur les feuilles de parchemin, dans le cadre monastique.Debout, la tête rasée dégagée du capuchon rabattu, tête méditative ct fine, d\u2019une candeur d'enfant, Dom Anselme jetait sur ce rayonnement jeune l'ombre de sa coule nuire et de ses vicilles années.ll dictait, laissant entre les mots de longues pauses: l'écriture gothique était très difficile: Taillefer qui molt bien cantait Sor un ceval qui tost allait, Devant le duc allait cantant, De Karlemaine et de Rolland, \u2014 Laissez des blancs pour ces noms tout entiers.Nous les écrirons en or, avec les oiseaux semés, pareils à ceux qui ornent l\u2019évangéliaire de monseigneur le roy.Avec quel accent Dom Anselme prononçait ses mots: ale roylv Les têtes brunes et blondes se relevèrent joyeusement.On savait que Dom Anselme, admis à l'abbaye le jour même où Philippe-Auguste donnait la Normandie à la couronne, confondait dans une même action de grâces la réunion du duché à la maison de France et sa propre entrée dans la maison du Seigneur.De Karlemaine et de Rolland, Et d'Olivier, et des vassaux, Ki morurent & Runchevaux.Ici une pause.\u2014Nous sommes à la bataille de Hastings (1066).Notre digne abbé Ranuiphe (dont Dieu ait l\u2019âme!) fut si heureux de la victoire de Guillaume le Conquérant vaisseaux moines qu'il lui bailla six des hommes, et des pour régir ses moustiers de l'ile de Bretagneet Le vieux moine, emporté par ses souvenirs, oubliait qu\u2019il dictait.\u2014Et Ranulphe ne fut pas le seul grand abbë! Songez à Robert de Thorigny.si grand clerc que l'on appela notre abbaye la cité des livres; à Radulphe de Beaumont mourant en Terre Sainte; à Hildebert le Vénérable, qui commença notre basilique avec l'aide de Richard IL de Normandie; à Jourdain, à Thomas à Raoul, qui ont bâti «la merveille», assistés de Philippe-Auguste, de notre roy Loys.Par la porte entrouverte, Dom Anselme laissait er\u2018er ses regards sur les colonnes de granit rose du cloître, élégantes ct légères.Des chapitaux peints et sculptés les surmontaient et de grosses touffes d'ocillet fleurissaient ici et là, retombaient au bord des ogives.-Nous sommes heureux d'avoir un tel passé.Il faut le connaître.C\u2019est notre patrimoine.Vous n'écoutez pas, Guérart.Que répondriez-vous si quelque grand personnage vous interrogeait là-dessus?Notre archevêque, par exemple?Non, pas notre archevêque, mais quelque autre.quelque autre qui pourrait venir.Evidemment, il se passait quelque chose d'anormal Attendait-on l'archevêque?Le duc peut-être?Le maître n'avait plus son calme habituel.\u2014 Voyons, que répondriez-vous?Guéra:t posa sur lui son regard fier: \u2014Jamais l'étendard étranger n'a flotté sur le Mont.C'est tout.\u2014C'est tout?C'est tout ce que vous suvez! C'est encore beaucoup! Vous êtes si inattentif, vous faites si piètre besogne, je crains toujours que vous nc reteniez rien.Et vous, Guy?Des cheveux blonds, une voix lente, un étonnement naïf sur le doux visage.Un vrai Celte, celui-là.-\u2014Autrefois, de grandes forêts s'étendaient entre ce mont et la terre.Des druidesses l'habitaient: elles dansaient, très belles, dans des rayons de lune; celles miraient leurs longs cheveux au cristal des sources.On dit qu'elles arrachaient le coeur des hommes, autrefois.~~Passez, dit le moine.Je ne vous ai pas appris cela, \u2014Elles offraient des sacrifices mains, poursuivait Guy.Alors le Seigneur irrité envoya une vague terrible.On ne vit plus que la mer là où l'on voyait autrefois mainte riche venaison, Les fées sont mortes, mais pas toutes, bu- \u2014Plût à Dieu qu\u2019elles n\u2019eussent jamais czisté Je veux dire celles qui leur ressemblent ! Hors Madame la Vierge et vos saintes mères qui ont souffert pour vous de durs travaux gardez-vous de cette engeance féminine Lit quant aux fées, vous osez dire en l'an 1264 de Notre-Scigneur qu\u2019elles te sont pas toutes mortes, Est-ce poss ble ! Aubert, que savez-vous de votre patron ?\u2014Ce saint évêque.ami de Monseigneur saint Michel, lui bAtit un oratoire L'archange l'avait demandé dans deux visions successives: Iélas! le coeur des hommes sont si durs / On commença à venir y prier de bien loin Plus tard, on appela, pour servir l\u2018archange et le saint, des Bénédictins de Jumièges.\u2014Et de Foutenelle et de saint Taurin, Le premier abbé, Ménard, fut un fils de saint Wandrille.Alain od êtes- vous ?Que diriez-vous ?Une exquise tête mélancolique se retourne à l'appel Les yeux rêveurs se détachèrent de l'océan.Encore un celte perdu au milieux des normands, il répondit : \u2014La nuit, une lucur flotte sur le Mont.L'archange visite son sanctuaire.; ail envoie à ceux qu\u2019il aime des songes bienheureux, \u2014 Tu l'as vu?demanda tout bas Gcoffroi, dont la bouche ricuse s'agrandissait de stupeur.Tu l'as vu?Il t'a parléf Moi, jamais.\u2014Tout cela, mes enfants, interrompait Dom Anselme, c'est notre patrimoine, Messire saint Michel nous a légué _ la - lumière qui l'entoure ct la bonne épée qui bouta Satan cn enfer.Seuls, en avant, nous gardons la terre bénie de nos pères.Lorsqu'ils descendent vers notre royaume, les anges entendent d\u2019a- lord le son de nos cloches et de nos chants.Etl'on dit, sans que je puisse l'affirmer pour l'avoir vu \u2014 car nous sommes en paix depuis trop longtemps,\u2014 l'on dit que lorsque Vennemi nous vient assaillir, ils combattent au milieu de nous déguisés en hommes d'armes.Mais je me laisse emporter : ce n'est pas le lieu de dire ces choses.Et aussitôt: \u2014 Hugues, venez continuer à dicter.Nous en sommes à : \u201cEt le duc répond : je l'octroie.\u201d\u201d Ne froissez pas le feuillet.Après les corps des saints, nous n'avons rien d'aussi sacré ici que nos livres, D'un bond, Hugues fut devant le pupitre.Dom Anselme confiait bien imprudemment son manuscrit, ce semble! Il attendit un moment.Le calme le plus parfait continuait à régner.Rassuré, il s'engagea sous les ogives du cloitre la tête baissée, souriant tout seul.Un secret bienheureux l\u2019oppressait, ct un secret dans cette âme limpide était quelque chose de si nouveau qu'il craignait de le trahir à chaque instant.Pour tromper l'impatience qui l'agitait, il se mit à arroser les ocillets rouges ct les petites fleurs jaunes qui poussaient à l\u2019air marin, dans l'interstice des pierres.Ce savant était un coeur simple.Jl parlait aux fleurs comme aux enfants, les invitant à louer Dieu qui les avait semées elles aussi, par unc bonté gratuite, sur sa montagne.Et louer, pour elles comme pour lui, c'était fleurir dans sa maison, y vivre les heures de la journée et de la vie, à l'odeur de l'encens et au son des cloches, ct mourir le soir dans un ciel calme.Chapitre II Un bruit discordant, partant du scrip- | torium, le rappela à lui-même.Des rires, des cris éclataient, .dominés par la voix d'Hugues qui dictait toujours.Dom Anselme approchu.Hugues épelait: Amor ki est chose si haulte! \u2014 Quoi! Qui vous a chargé de prendre ce manuscrit?Je vous ai laissé Robert Wace, s'tcria le moine affaré.\u2014 Chrestien de Troyes est Normand aussi, maître; il est clerc; je repassais nos gloires.Si quelque grand personnage venait.Les rires redoublèrent.se courrouçait, \u2014 Père, reprit Guérart pour l'apaiser, nous ne voulons point être moines.\u2014 Je sais, dit tristement le maître, et plat a Dieu qu'il en Tât autrement! Vous quitterez le roc solide de notre abbaye pour les sables mouvants du monde.Encore, si vous étiez preux sur la terre comme notre archange l\u2019est dans le ciel! Ce fut une tempête de cris, d'exclamations joyeuses.Du coup, les tables furent abandonnées.On entourait le vieux maître: \u2014 Nous le serons! Nous le serons! \u2014 Si vous vous y préparez cn donnant dans tous les pièges du diable! objecta Dom Anselme en hochant la tête.Un nouveau rire, vite réprimé, courut sur les jeuncs visages.Oui, ces fils de soldats scraient des soldats.Ils attendaient seulement que l'abbé les mit sous la protection ct au service de quelque seigneur.On élevait toujours ainsi à l\u2019abbaye les fils des hommes d'arme morts à la guerre ou à la croisade, et leur histoire à tous était pareille.Ils s'en allaient ivres de vie; longtemps ils ne se souvenaient du bon Monseigneur saint Michel que lorsque l'ennemi les serrait de trop près, ou dans quelque fâcheuse embuscade.S'ils se mariaient, leur existence s'endiguait tant bien que mal.Mais lorsqu'ils avaient crré sans foyer, de combat en combat, une pensée peu à peu les dominait, les possédait.Là-bas, au Péril de la mer, l'archange les attendait en sa grande abbaye, dans l'ile secouée de tempêtes comme leur vice errante, bercée de chants comme ils voulaient leur mort.Et puis, au seuil de la tombe, l'archange les attendrait encorc, non plus accueillant, mais terrible, en conflit avec ce dragon qu'il écrasait maintenant, mais qui se relèverait alors, prêt à ravir l'âme qui avait péché.Ah! cette heure du jugement! Comme le frisson de cette heure passait dans leurs joies brutales! Comme ils songeaient à la rendre moins horrible en expiant leurs orgies grossières, leurs vengeances, leurs rapines ou leurs meurtres.mais plus tard, bien plus tard!.Leur jeunesse étouffait d'abord les lucurs de remords dont leur vicillesse était épouvantée.Un débat s'élevait à la fin de la vie dans ces âmes sincères et frustes: au Mont, quelque vieux Père les reconnaîtrait encore, peut-être, et les accucillerait bien; ils avaient la chance de mourir dans un assaut, sous quelque coup d'estoc qu'ils rendraient au double en bons soldats; la pénitence, ils y comptaient, leur serait dure partout: mais là-bas, au Péril de la mer, même cn temps de paix, la marée grondante leur rappellerait les coups sourds des machines de gueri., le choc des armures, leur seute vraie passion.Et les uns s'arrêtaient, manquaient de force pour enchaîner leur liberté sauvage, Ceux-là, quand la guerre n'avait pas raison d'eux, mouraient au bord de quelque fossé; heureux si un chapelain, passant là d'aventure, les dépêchait en paradis.Les autres, comme Fr.Thibault, revenaient au bercail, loup repentant au milieu des agneaux, Ils y deman- Dom Anselme 1 daient la dernière place.On les accucil- lait, on les aimait comme autrefois.Eux s'estimant indignes, jeûnaient, priaient, travaillaient à s'exterminer eux- mêmes, avec des ressauts de nature effrayants.Et souvent ils finissaient, héroïques, en sauvant quelque malheureux perdu dans les grèves \u2014 il y en avait toujours \u2014 ou en jetant quelque Anglais par-dessus les remparts.Rien d'aussi farouche ne se lisait encore sur les jeunes fronts.La culture obligée avait cu jusqu'ici raison de la rudesse native; la pureté austère des alentours refrénait les instincts mauvais.Dom Anselme soupirait en songeant a ce qui arriverait après.Il est vrai.quelques-uns lui resteraient: Aubert, le filleul du Saint; Loys, pieux et voué à Dieu dès son enfance; Alain, qui rappelait à sy méprendre l'autre Alain, celui qui garda jusqu'à la fin dans des mains pures la coupe où le sang du Seigneur avait pussé.Dom Anselme murmurait: \u2014- Ah! doulce glorieuse Dame.par la douleur que vous eûtes en perdant votre Fils béni, gardez ceux-là.Son oraison s'arrêta.Les neuf cloches de l'abbaye s'ébranlaient en un carillon joyeux.Tous se regardérent étonnds.Ce n\u2019était pas encore l'heure des Vêpres, et d'ailleurs, ce n'était pas fète chômée pour qu'on les sonnât ainsi.Quelques coups retentirent: six, un à un.L'abbé Richard convoquait les moines.Frères, Pères et écoliers, à la salle du Chapitre.Les enfants se levèrent en hâte.C'était sûrement le prélude d'un congé, mais en l'honneur de quel saint?Dom Anselme ouvrit les lèvres: il ravonnait! Mais non.Il appartenait seulement à l'ubbé de parler.It fit done placer sur les pupitres, dans l'intervalle des deux appels, des manuscrits précieux que Dom Richard désirait voir; d'abord, cet évangéliaire du roi qui avait coûté des années de lent ct patient travail, Les scènes se succédaient, tableau par tableau, du haut en bas des pages rien n'était omis.Le lis fleurissait la naïve chambre de la Vierge, à l\u2019Annonciation: les pcissons du lac de Génésareth faisaient vraiment couler la barque: cette barque, on l'avait copiée sur celle de Michel le pêcheur que le flux avait prise au flanc, à marée basse, et submergée; le père de l'enfant prodigue, Dom Richard en personne, recevant son fils, pleurait de vraies larmes, transparentes sur le vermillon des joues.Des oiseaux d'or s'envolaient parmi les marges.Dieu! quelle liesse pour le roi, lui qui aimait tant les beaux livres! Mais dans les manuserits profanes, lesquels choisir pour le regard de l'abbé?Les plus anciens?Les plus ricentes?Celui du Graal?Du chevalier au Lion?Dom Richard aimait tant les vers qu'il s'en faisait faire sans cesse par son chapelain.Mais ces vers-là n'étaient pas très bons.Ils ne valaient pas de riches enluminures.Le bon abbé n'était pas connaisseur: Dom Anselme en convenait avec chagrin.Il songeait, pour se consoler, qu'ils étaient tous-moines ou clercs, ceux qui écrivaient les chroniques ou les poèrnes: Gcoffroy de Moumouth, Wace, Chrestien de Troyes, Hélinand, Guyot de Provins, que sais-je?Et l'abbaye n'avait-elle pas donné elle-même le charmant pcète Guy de Saint-Pair sous Robert de Thorigny, le Père des livres ?Dom Anselme se décida pour l\u2019œuvre du \u2019Templier Wolfgam d'Eschenbach.Alain avait copié tout seul le manuscrit du Graal, prêté du fond de la Souabe.Maintenant, Alain s'attardait encore à la scène qu'il enluminait avec le plus d'amour: Galaad mourant, tendant les mains vers ce Graal inaccessible qui remontait en paradis Un des miniaturistes les plus renommés, Dom Martène, avait épuisé son art à rendre l'expression mystique ct souffrante du chevalier.Des fleurs grandes comme des arbres, émaillaient un paysage de rêve; des anges y passaient naiïls, la bouche ouverte, pour chanter leur cantique, leur viole entre les bras; et Notre-Dame, debout, un pli de compassion aux lèvres, joignait de longues mains fines pour une intercession sans fin, Alain songcait: \u2014 Pourquoi Galaad est-il mort sans atteindre le Graal ?Il avait pensé cela durant les longues semaines du délicat travail sans trouver de réponse.\u2014 Pourquoi ?Chapitre III L'abbé Richard Toustain \u2014 Tustin ou Trustin suivant les chroniques \u2014 attendait debout devant le siège abbatial où la crosse d'ivoire était fixée.Il relevait son visage ouvert, hardi, ni émacié ni mystique, mais si noble! Les soixante religieux défilaient devant lai un à un, les mains dans leurs manches.Îls s'inclinaient profondément; lui saluait de haut.Il y avait cu entre eux, autrefois, quelques différends: nul ne s\u2019en serait douté aujourd'hui.La rude bonté de Richard avait tout aplani: cette bonté joyeuse éclatait jusque dans le gesle amical qu\u2019il envoyait aux enfants, groupés là-bas, au fond de la salle capitulaire, comme unc touffe de genêts dans la lande aride.Cette salle, qui fut plus tard la salle des chevaliers, alignait ses trois rangs de colonnes; les verrières trilobées ouvraient sur l'océan des perspectives infinies; les nefs, grandes comme des nefs de basiliques, entre-croisaient leurs ogives, et toute parole prenait une majesté, une ampleur souveraine en éveillant les échos des voûtes.\u2014 Mes frères et mes fils, dit l\u2019abbé d'une voix brève, c'est grande liesse ici.Pour la seconde fois, le roi Loys vient en pèlerinage au Péril de la mer.Beaucoup d'entre vous le connaissent.Ceux qui ne l'ont pas vu encorc savent qu\u2019il est le plus courtois chevalier qui fût jamais et le plus grand roi.Le Pape et l'empereur le prennent pour arbitre: l'Angleterre réclame son intervention - dans ses guerres.Jamais la couronne de France n'a rayonné sur aussi beau front, et justement quand ncus relevons de la couronne.Une émotion rapide passa sur le mâle visage.Un tressaillement.y répondit dans les rangs des moines.La majesté du lieu défendait toute parole.Mais Dom Anselme ne se tint pas de regarder ses écoliers avec ravissement.\u2014 Donc, poursuivit l'abbé, qûe notre abbaye resplendisse comme or ardent.ous avez une semaine pour cela.Que tout soit clair et brillant partout.Frère Wilfrid, vous composerez quelque harangue.Dans le chartrier où vous passez vos jours, vous choisirez à votre loisir les plus doctes textes: mais peu de latin, Il faut que le petit peuple vous comprenne, Vous lirez votre discours sclon l'usage.Moi, je dirai seulement notre joie.Je ne suis pas grand clerc, et j'ai fait plus de rudes chevauchées que d'homélies.Mais le roi sera content: nous sommes en paix, l'abbaye est florissante et nos vassaux sont heureux, : Il continua, donnant ses ordres d'un ton de commandement.-\u2014 Frère Martin, doublez les aumônes pour cJue nos pauvres soient en fête aussi.Vous, Frère Pierre, n'oubliez pas que le roi veut s'asscoir parmi nous, au réfee- toire.Envoyez pêcher, chasser: ces enfants-là ne demandent pas mieux.et il faut que tout soit digne de notre bon sire.Ils reprendront leurs faucons pour la circonstance.Un roi ne vient pas tous les jours! Une rumeur joyeuse lui répondit du fond de la salle.H l'arrêta d'un geste.-\u2014 Un mot encore.Hors des offices, je vous baille congé à tous.Je lève les punitions en l'honneur du roi.Vous pouvez parler.mes enfants.Il descendit de la chaire.II marcha le long de la salle splendide, tendant à droite ct à gauche une main fine que l\u2019on baisait.Arrivé auprès du Frère trésorier: \u2014 Mon ami, dit-il joycusement, voilà pour vous de mauvais jours, mais donnez jusqu'au dernier écu vaillant.Ah! songez à envoyer un exprès chez l'orfèvre de Rouen \u2014 cclui qui a neuf enfants.sur la place du Duché \u2014 pour lui quérir sa chape aux émaux champlevés, de.nouveaux émaux du RR 1 are sont les \u201cpremiers fermails ainsi.oo \u2014 Messire, objecta le trésorier;: nous\u2019 cn avons déjà tant et de si belles!\u2019 x \u2014 Qui achètera la\u2019 chape, sinon moi: reprit l'abbé avec le même joyeux sou- LEY AY 0 DL que, je: rire, Sera-ce Eudes Rigault, l'avaricieux, \u2018 qui ne porte que de la tiretaine?Ou les pauvres prieurs, le long des côtes! j'oubliais encore le cendal frappé aux\" armes de l\u2019abbaye pour vêtir'les enfants, \u2014 Le cendal! gémit le trésorier.\u2014 Je l'ai commandé au brodeur, en.face de la cathédrale.Allez, et surtout ne marchandez pas.Sommes-nous \u201cdes gueux ?Le Frère soupira; les enfants se bouscu- aient pour saisir ct baiser la main de l'abbé.Il passa, suivi de ses moines, Alors, de la salle capitulaire, il se retourna, cherchant quelqu'un.Il appela: \u2014 Alain! Il s\u2019appuya au bras de l'écolier.Il I'emmena jusqu'à la balustrade d'où l'on dominait tout le pays jusqu'à Pontorson.Alain était son filleul, l'enfant de son cœur.Par un étrange contraste, cet homme d'action s'inclinait avec unc prédilection marquée vers \u2018cet .être de rêve.À lui seul, peut-être, il parlait, soulevant l'écorce rude, laissant transparaître le cœur délicat que l'enfant devinait sous la pudeur du silence, sous la brusquerie du ton.Les moines descendaient les degrés dans la limpidité du jour finissant.Ils \"allaient porter la bonne nouvelle à leurs paysans, à leurs pauvres, ct jouir en paix des dernières belles heures.Une grande joic rayonnait sur les tranquilles visages.À l'écart, Dom Wilfrid prenait des notes, très absorbé, Dom Philippe, Dom Wennaël, bien d'autres, le capuchon rabattu, les yeux baissés, commençaiert une action de grâces\u2018 qui ne pouvait attendre l'office, tout à l'heure, pour monter vers Dieu\u2014 Regarde-les, dit l'abbé d'une voix subitement changée, ce sont des saints.Je ne méritais pas de vivreau milieu d'eux.(A suivre) Si vous avez besoin d'en-têtes de lettres ou de comptes, d\u2019enveloppes, de circulaires, envoyez votre commande à la \u201cCroix\u201d.Elle sera remplie a votre satisfaction.Pharmacies Modèles Goyer 184-186 STE-CATHERINE EST TEL.EST 4940-4278 STE -CATHERINE EBT TEL.EST 3268-4698 MONTRÉAL Nous développons, imprimons et agrandissons pour amateurs 700 Assortiment complet de Chapeaux, Casquettes Le Chapeaux rebloques teinte et remodelés pour Dames et Messieurs OUVRAGE GARANTI PRIX MODÉRÉS J.E.SEVIGNY 47 MONT-ROY.AIL; 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plus que cela, ces personnes nient absolument la possibilité pour les france-masons canadiens d'exercer une influence telle qu'elle leur assure la connivence de ceux qui nous gouvernent.Qui ne ne se rappelle le réveil soudain du libéralisme sectaire du siècle dernier?Qui a oublié cette malheureuse question des écoles du Manitoba qu'un fanalique du nom de Greenway a voulu faire neutres ct anglaises ct qu\u2019un des n*- tres, alors Premier Ministre du Canada, a abandonnées aux mains de nos adversaires ?À maintes reprises, dans vie nationale, nous avons vu franc-maçonnerie canadienne se dresser contre nous, orgucilleuse ct injurieuse, s'efforçant de nous imposer son joug tyrannique, auquel d'autres peuples, tel celui de France, se sont soumis comme un esclave accepte les ordres de son maître.C\u2019est un réel malheur que les nôtres, tout particulièrement ceux de la classe instruite et influente, n'aient pas plus de connaissances sur cette question de la franc-ma-onnerie, de l\u2019ocuvre qu'elle poursuit à travers le monde et des moyens qu'elle prend pour atteindre sa fin.Nous gagnerions beaucoup à connaître davantage, parce que cette connaissance de la plus diabolique des associations nous empécherait de commettre beaucoup de bévues et de nous laisser tromper par ses projels qu\u2019elle dit salutaires, mais dont la réalisation aurait pour résultat immédiat l'extension de son règne chez nous.Nous soutenons que la franc-maçonnerie est à l'ocuvre chez nous au Canada, notamment dans la province de Québec; qu\u2019elle l'est même depuis de nombreuses années.On aimerait sans doute avoir des statistiques sur le développement maçonnique dans notre pays.Nous acquiesçuns à ce désir en donnant notre la la plus loin les chiffres des années 1921, 1923, 1925 et 1926.Il sera alors facile de constater le progrès alarman: que fait la maçonnerie dans chacune des provinces.Il convient de dire que le rite écossais est celui qui cest généralement adopté dans tout le Canada.\u2018A Montréal, on compte deux loges qui dépendent de la Grande Loge d'Angleterre ct toutes les autres, plus de cinquante, sont du cite écossais dont le chef-licu se trouve à Washington.Nombre de membres: 1921 1925 1925 1926 Québec 10,042 10,006 12,677 13,703 Alberta 9,343 10435 12,017 12,350 Col.Brit 7,963 10,012 12,775 13,340 Outario 06.457 C4285 93,035 105,339 Manitob 8,11 8,755 11,073 11,409 Nouv.Bruns, 4.343 4897 5,739 5.953 Nouv.Ecos.7,455 8,731 9,579 1,652 Pr.Edouard 981 1037 1,140 1,140 Saskatch.11,077 12.358 12,392 12,392 Totaux 126,575 150,797 173,433 185,259 La statistique de 1926 pour l'Île-du Prince-Edouard ct la Saskatchewan, n'a pas été complétée: on peul supposer que le nombre des membres y est plus considérable que les chiffres que nous donnons.Pour ne pas passer aux yeux de nos compatriotes pour des pessimistes, nous avons cru de notre devoir de donner ces chif- tres dont nous garantissons l'authencité ct nuus nous cempressons de compléter notre preuve, en énon- cant chacun des cssais, ou si on aime mieux, chacun des coups portés à notre fui par nos adversaires: les francs-maçons et leurs amis.Avant de commencer la nomenclature des projets qui font partic du Une grave impradence Une des plus grosses maisons de commerce de la rue Sainte-Catherine, à Montréal, fondée par des Canadiens français, tombe peu à peu aux mains des exotiques, par la faute de ses directeurs Cette maison, depuis nombre d\u2019années, achète ses principales marchandises des Juils, et ceux-ci en sont normalement = devenus les principaux créanciers, créanciers d'autant plus dangereux qu'ils ont su monc- poliser la fabrication de ces mêmes marchandises, de sorte que, s'il leur prenait envie de boycotter ladite maison, celle-ci serait obligée de fermer ses portes.Aller ainsi se mettre à la merci des Juifs, c'est commettre une grave im- prudence, du seul point de vue commercial.La situation difficile dans laquelle se trouve cette maison devrait servir de leçon à d\u2019autres.On ne saurait trop se défier des Israélites.Si on a le malheur de tomber entre leurs mains, on n'en sort jamais indemnes.+ Nous conseillons donc aux marchands canadiens-français d'acheter le moins possible d'articles fabriqués par des industricls juifs.s'en- boycotter à leur tour Plus que cela, ils devraient tendre pour ces derniers, Cette entente releverait du coup et l'industrie et le commerce des nôtres.C'est une idée qui vaut la peine d'être étudiée et réalisée.à grève illégal La grève illégale En Angleterre et en Italie Le gouvernement anglais a présenté aux Communes, pour la deuxième lecture, son projet de loi déclarant les grèves illégales et tendant à restreindre les pouvcirs des unions ouvrières, C'est une sage mesure.On sait que les unions ouvrières» neutres ou internationales, en Angleterre comme ailleurs, tombent peu à peu aux mains des meneurs socialistes et qu'elles deviennent une grave menace pour les pays qui les abritent.Sans doute, il est bon que les ou- vii.rs s'unissent pour sauvegarder leurs intérêts.Mais cette union ne doit pas être préjudiciable à l'intérêt général de la nation.En Italie.Mussolini a de même interdit la grève.3 La charte fasciste du travail, qui vient d'être promulguée, s'oppose même fortement au principe d'un salaire minimum ou de règles générales pour la fixation des salaires.Elle pose que les contrats collectifs devront se fonder sur les conditions de vie et les possibilités de production.Elle s'oppose également à l'égalité absolue des salaires dans une même industrie, partant du principe qu'un ouvrier habile doit pouvoir gagner plus qu'un autre.C'est juste.Dans chaque numéro de la \u201cCroix\u201d\u2019 il y a des articles substantiels qui font connaître les Juifs tels qu\u2019ils sont.Si vous avez des Juifs dans votre localité, faites-y lire la \u201c\u2018Croix\u2019\u2019\u201d.C\u2019est le meilleur moyen de les en chasser.Pour 100 abonnements de trois mois, 25 sous chacun.M.HENRY FORD EST NON SEULEMENT UN INDUSTRIEL DE GENIE, MAIS AUSSI UN CITOYEN RENARQUABLE DES ETATS-UNIS.ll a vu les Juifs à l'oeuvre; il les a suivis de pres; il les connaît bien, et il veut arracher son pays de leurs griffes.A CETTE FIN, IL A FONDÉ UN JOURNAL, LE \u201cDEARBORN INDEPENDENT\u201d, QUI FAIT LA GUERRE AUX JUIFS, AUX ÉTATS-UNIS, COMME LA \u201cCROIX\u201d, AU CANADA.M.Ford sait mener de front sa grande industrie En cela il donne une grande leçon au monde entier.Naturellement, il est devenu le point de mire des Il y a deux ans, Aaron Sapiro, un avocat sans cause, celui-là même qui depuis déjà trop longtemps, se fait une fortune colossale aux dépens des cultivateurs américains, sous le prétexte d\u2019organiser des Coopératives, intenta à M.Ford une action en dommages au montant d\u2019un million de piastres.Le tribunal a même été pour le plaignant d\u2019une sévérité exemplaire.LES MÉTHODES D'AFFAIRES DE SAPIRO ONT ALORS ÉTÉ DÉVOILÉRS ET RXAMINÉES.LA CRITIQUE QU'EN A FAITE LE \u201cDEARBORN INDEPENDENT\" EST AMPLEMENT JUSTIFIÉE : MÉTHODES DE JUIFS.C'est ee même Sapiro que la \u201cCroix\u201d dénonca, lorsqu'il voulut implanter dans nos provinces de l'Ouest son système de coopératives.L'affaire s\u2019est plaidée récemment à Détroit, et M.Ford en est sorti victorieux: l\u2019action en dommages de Sapiro a été renvoyée.et son profond patriotisme.youpins.programme maçonnique des frères trois points du Canada et des profanes qui leur sont sympathiques, nous devons dire que le champ: de combat choisi par ces sectaires c'est l'école.Les diverses encycliques de Sa Saintuté Léon XIII ct, plus récemment, la déconfiture de la loge l'Emancipation semblent avoir complètement démoralisé nos adversaires.Ils sont devenus plus prudents.1ls prennent plus de précautions,car, à vouloir brusquer les événe qu'ils ris- les choses, à provoquer ments, ils ont constaté quaient de teut perdre.Avant d'attaquer de front l'Eglise, ils se contentent de diriger leurs cf- forts sur l'école catholique, sanctua:- re de la foi, de la morale ct du patriotisme.Leurs attaques contre l'école dans notre province remontent déjà à plusieurs années: a) En 1877, on demande l'unifor- mité des livres.b) En décembre 1897, un ministre de la Couronne dépose à l'Assemblée législative un projet de loi pour doter la province de Québec d'un ministre de 'Instruction publique comme dans toutes les autres provinces du Canada, en France ct partout la franc-maçonnerie a réussi à s\u2019immiscer daus lus affaires où qui touchent à l'instruction popu- faire.Nos députés.canadiens-francais furent invités à donner leur vote: 44 votèrent pour et 19 seulement contre la motion.Le Conseil législatif, plus sage ct mieux averti des démarches que faisait la franc-maçonnerie pour nous imposer son joug que ne l'était la Chambre basse, rejetta cette loi au mois de janvier 1898.Les francs-maçons d'alors et leurs fidèles acolytes ne s'avouèrent pas vaincus ct, pour prouver à leurs adversaires que la perte d'une bataille n\u2019est pas toujours unc défaite, ils représentèrent on 1899 la même loi,cette fois-ci amputée de sa partie principale.C'était là un truc, un piège qu'ils tendaient à leurs adversaires.H ne nous faut pas parler de ministre de l'instruction publique, se dirent les frères trois points, cela a le malheureux effet d'el- faroucher les catholiques ct de les faire prendre rang contre nous.Poussons de l'avant lc projet enfariné de l'uniformité et de la gratuité des livres.Ça sourira sûrement au peuple qui ne se doute guère de ne- tre présence en ce pays.Les bons serviteurs de la franc- maçonnerie, qui cormposaient alors la Chambre des députés à Québec, votèrent pour ce projet de loi qui, heureusement, fut rejeté aussi par le Conseil.Plus tard, on cssaya d'y faire passer l\u2018instruction obligatoire.Vint ensuite le bill Roddick tendant à créer une université d'état.Jean Dollard Flèches En vain nos ennemis, par mille et mille Détours, aux yeux de l'univers, Ont essayé de nous rendre imbéciles.Le Juif a pris un moyen plus facile, Il nous attribue ses travers.II Tu dis, Israël, que tout récemment Avec tot je fis des affaires! La preuve du contraire C'est que j'ai encore de l'argent.Paul Chabot En faisant faire vos impressions à la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019, vous économiserez de l\u2019argent.RE Les Socialistes A MONTRÉAL Les autorités municipales de Montréal ont décidé d\u2019intérdire la parade socialiste qui devait avoir lieu lundi.Vaut mieux tard que jamais.Les socialistes sont déjà trop nombreux dans notre ville.Ils recrutent les pires éléments de la société.Leurs principaux meneurs sent des Juifs venant de Russie ou de Pologne.Interdire leur para le, c'est quelque chose.Mais on devrait faite davantage: on devrait les reter surveiller, ar- et déporter au moins les plus dangereux.Si les autorités ne prennent pas des mesures éncrgiques, elles se trouveront un jour en face d'un mouvement révolutionnaire qu'elles ne pourrent plus réprimer.-\u2014\u2014.Catholique, cormme président des Etats-Unis Nellie Taylor Ross, qui fut la première femme élue gouverneur du Wisconsin, a déclaré que, malgré qu\u2019elle soit protestante, elle aimerait voir un catholique élu président des Etats-Unis, \u201cne fût-ce que pour prouver que la république sous laquelle nous vivons en est unc de fait ct non pas de nom seulement.\u201d LES DANGERS DE LA PRESSE FRIVOLE ET MONDAINE Outre la presse dévastatrice, qui sape, avec acharnement, la doctrine, la morale, les oeuvres et les institutions du christianisme, il en est une autre moins radicale, mais bien dangereuse aussi.C'est cette presse frivole, mondaine, qui s'occupe de tout, avec plus ou moins de mérite ct d'intérêts, à qui n'échappe aucun détail futile pouvant piquer la curiosité de ses lecteurs, mais pour qui la religion et le surnaturel n'existe pas.Ces sorles d'écrits ne repoussent et n'effarouchent pas les a.mes, comme les ocuvres perverses: mais à qui les fréquente habituellement, à qui surtout les fréquente exclusivement, comme il n'arrive que trop,même à certains chrétiens, même à certaines familles honnêtes et ca- tholigues, ils ne peuvent qu'être souverainement nuisibles.Peu à peu, mais fatalement, leur action amollissante a pour cffet d'affaiblir le sentiment religeux dont ils ne contiennent aucunes traces.Or, cet affaiblissement progressif ne peut-il pas arriver, n'arrive-t-il pas trop souvent jusqu'au sommeil, jusqu'à la mort de la foi ?\u2014 A/gr Servonnet, archevêque de Bourges.POUR VOS IMPRIMÉS Circulaires commerciales Catalogues En-têtes de comptes et de lettres, etc., Adressez-vous à l\u2019Imprimerie de la \u201c\u2018 Croix\u201d, 222 Notre- Dame Est, Montréal.Vous aurez un travail bien fait et à meilleur marché qu'ailleurs.Disposant d\u2019un grand local, nous pouvons entreprendre les travaux les plus considérables, tels que revues, journaux, brochures et livres.NOS PRIX DÉFIENT TOUTE CONCURRENCE Toute commande par la poste ou par le téléphone sera remplie tout comme si on venait en personne à nos bureaux nous la donner.La \u201cCROIX MONTRÉAL 222 Notre - Dame Est Tél.MAIN 0717 "]
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