La Croix., 11 juin 1927, samedi 11 juin 1927
[" BALDWIN, KING LE BOLCHEVISHE Le bolchevisme, introduit en Angleterre par Ramsay Macdonald, nous menait à la guerre.MM.Baldwin et King, en fermant les officines de Moscou à Londres ct à Montréal, nous mettent sur le chemin de la paix.Le bolchevisme envahit le monde par le canal des agences soi-disant commerciales qu\u2019il ouvre ici et là pour agir plus sûrement parce que moins soupçonné.Après avoir saccagé et ruiné la Russie, les Juifs, à la tête des révolutionnaires de tout acabit qu'ils enrôlent facilement en leur promettant honneurs et richesses, cherchent à étendre leur domination dans les autres pays.On a vu ce qu\u2019il ont tramé er Chine.Le pièces justificatives ont été publiées.Hs ont soudoyé les sudistes ct les ont lancés contre les nordistes.Et, à la faveur de la guerre civile, ils ont cherché à se rendre maîtres du pays, après avoir fait assassiner les Européens, même les missionnaires, qui pouvaient être un obstacle à leur invasion.Il ne s'agit pas ici d\u2019inoffensifs diplomates qui travaillent à concilier à leur patrie les bonnes grâces du peuple auprès duquel ils sont accrédités, en cherchant à amoindrir, par un moyen ou un autre, l'influence des factions politiques qui s\u2019y apposent; mais de communistes avérés, de bolchevistes notoires qui, le blasphème à la bouche ct la haine au coeur, veulent boulverser la société, détruire les institutions chrétiennes les plus fondamentales, pour fonder sur les ruines le règne le plus abominable que le monde aura vu.D'ailleurs, S.S.Pie X I'imminence du danger.Il a conseillé aux nations de se mettre cn garde contre ce fléau autrement plus redoutable, du point de vuc social et moral, que celui d'Attila et de ses barbares.Ignorer ce conseil, marcher en marge de cette direction, ce serait agir en insensé, faire le jeu des Juifs ct se rendre traître à son pays.M.Baldwin a vu clair ct M.King aussi.Peu nous importe que le premier soit conservateur ct le second libéral.En fermant les boutiques juives et révolutionnaires de l'Angleterre ct du Canada, ils ont tous deux rendu service à leur pays respectif.A la Croix, nous applaudissons à leur acte.{1 a signalé Joseph Bégin Prospérité à l'envers Dans la brochure Soixante années de prospérité, éditée par le Comité du soixantenaire de la Confédération à à Ottawa, nous lisons qu\u2019en 1871 il n\u2019y avait dans tout le Canada que 1115 Juils.Aujourd'hui nous en comptons au moins 250,000, dont 100,000 3 Montréal seulement.La Confédération a permis cette prospérité à l'envers, Aussi, les Juifs bénissent-ils à deux mains le régime ct font des voeux pour qu'il se perpétue jusqu'au jour où ils pourront prendre les rênes de l'état et nous mettre définitivement sous leur joug.J.B.Vestiges du Moyen Âge en plein XX siecle Gustave Francq, expédié, dès son enfance, de Belgique au Canada, ramassé par des religieux de Québec, trouvé à la loge l'Emancipation en 1910, est aujourd'hui le rédacteur principal d\u2018un journal sur lequel il ne juge pas à propos d'inscrire son nom.En homme charitable, je m\u2019efforce de le penser intelligent, ce qui n'est rayer cette infiltration.pas une mince besogne.Je ne lui soupsonne pas la crainte que son journal nuise à son nom; nous lui prêtons celle que son nom nuise à son journal.x x x Dans cette feuille, un certain Socius découvre des vestiges du moyen âge en plein XXe siècle.Il ne s\u2019agit que de catholicisme.C\u2019est beaucoup de tolérance! Il pourrait accuser les gens du moyen âge d'avoir vu la vraie civilisation, de s'être défendus, autres «crimes abominables».Rien que la mort n\u2019était capable D'expier leur forfait, On le nous fait bien voir.Pour notre part, nous voyons tous Samedi,- 11 Juin, 1927 = voi, XXV = No'6 + ©.JOSEPH BEGIN, directeur Montréal 222, Notre-Dame Est CASE POSTALE 1329 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, ECONOMIE POLITIQUE, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, AGRICULTURE.ENSEIGNEMENT, les jours, chez la race socialiste, non seulement des vestiges, mais des constructions entières, non pas du moyen âge, mais des temps barbares les plus reculés, et nous n\u2018en sommes pas surpris sachant quel progrès amène la juiveriel * kx * Ce génie a découvert en plus que «c'est au père de famille et non à ces messieurs» (les instituteurs catholiques) de décider si les enfants iront au cinéma.Naturellement, il ne le prouve pas: ce serait un «vestige du moyen âge en plein \u201c0ème siècle» ! Tout ce qu'il prouve, c'est qu'il La campagne contre le bolehevisme issu des duils est lancée.S.G.Mgr Gauthier, parlant au congrés annuel de ia Catholic Women\u2019s League of Canada\u2019, & Montréal, a fait la trés importante déclaration suivante: «À la faveur de l'immigration, si l\u2019on n\u2019exerce pas une surveillance étroite, des idées subversives pourront pénétrer .\u2019 \u2019 > .-~ >, .be .dans le pays.Sans doute, il nous faut des immigrants.C\u2019est nécessaire à la prospérité du pays.Mais l'immigration deviendra facilement un péril si l'on cesse de l'entourer d\u2019une grande surveillance, «Montréal, comme les autres grandes villes, se ressent de l'infiltration des menées bolchévistes.Il faut s\u2019occuper d\u2019en- Il y va de l'intérêt national, de l'intérêt de la famille.Il importe qu\u2018un vigoureux mouvement de réaction fasse comprendre aux mcneurs révolutionnaires qui ont semé la désolation dans leur propre pays qu'il ne leur est pas loisible de perpétrer leurs méfaits au Canada; il importe de faire comprendre à ces meneurs qu'ils ont à affronter en ce pays une organisation sociale solide que leurs coups ne peuvent pas entamer.» M.l\u2019abbé P.Casgrain, au même congrès, a fait enten «J'ai été profondément impressionné par ce que j'ai vu durant le voyage que j'ai fait à de l'hiver.J'ai trouvé des enfants de parents d'origine étrangère et qui étaient catholiques, instruits par des professeurs bolchevistes.Ils sont à présent au nombre de près de deux mille dans les écoles révolutionnaires.Chaque effort est fait en vue d'induire les enfants à regarder la Russie comme un pays modèle, à haïr la religion, le patriotisme, le gouvernement et le système social du Canada, et même à souhaiter la révolution par les méthodes violentes.dre sur le même sujet une note non moins énergique : .o .\u2019 a «Je laisse à votre imagination de faire le tableau de la sorte de citoyens que ces enfants deviendront avec l\u2019entraînement révolutionnaire qu\u2019ils reçoivent, eL'an dernier, j'ai traduit le texte officiel d'un livre destiné à l'usage des professeurs et agitateurs bolchevistes.Ils intitulent ce livre l'A, B.C.du Communisme, et il est en vente à Montréal.«Etant donnée cette propagande subversive, si les Canadiens ne veulent pas être dominés par Moscou, des agitateurs de cet acabit devraient être déportés.» Voici maintenant un témoignage d\u2019une autre source.ou donnant Au 27e congrès annuel de l\u2018Union des Municipalités canadiennes qui s\u2019est tenu à Ottawa le 8 du courant, le président de l\u2019Union, M.Webb, maire de Winnipeg, a fait sur la question de l\u2018immigration des remarques intéressantes : «C'est une politique dangereuse que celle actuellement poursuivie, depuis quelques années, par nos gouvernements.L'Ouest est inondé d'immigrants non britanniques qui ne connaissent rien de nos problèmes, qui ne savent pas l'anglais ou le français et viennent à verser, un moment ou l\u2019autre, dans l'influence des idées ct l\u2019action des communistes.» Le maire Webb a, protesté vigoureusement contre le fait que des milliers d'immigrants, sans aucun emploi, étaient dirigés vers Winnipeg et offraient alors leurs services pour des salaires minimes, chassant ainsi les citoyens canadiens aux Etats-Unis, lieu à des crises de chômage.M.Webb a demandé au gouvernement de modifier sa politique d'immigration et de cesser de faire de Winnipeg une espèce de «dépotoir» où vont s'échouer des milliers d\u2019immigrants sans emploi et vivre à la merci de la municipalité.Le maire Webb a parlé au nom de Winnipeg.A plus forte raison le maire de Montréal aurait pu parler dans le même sens s\u2019il avait assisté au Congrès, car notre cité est littéralement surtout de Juifs, parmi lesquels on peut trouver les âmes dirigeantes du mouvement bolcheviste.travers le Canada au cours inondée d\u2019étrangers, ste est un sot fieffé, La sottise croit tout entendre et n\u2018entend rien, a dit quelqu\u2018un.A prime abord on croirait qu'il sue à faire rire, mais une seconde lecture prouve qu'il se prend au sérieux en récitant sa leçon.* * x Eh bien! Nous, egroupe d\u2019esprits étroits dignes du moyen âge» (c'est le mot tolérant de Schubert), nous prouvons que «ces messieurs» (les instituteurs) n'ont pas tout-à-fait tort.Le simple bon sens, qualité fort rare chez la gent socialiste, dit que l'éducateur doit former l\u2018intelligence et le caractère de l'enfant, et, par le fait même, prohiber tout ce qui peut Le suffrage des femmes S.G.Mgr Gauthier, au récent congrès de la Catholic Women's League, a dit au sujet du suffrage des femmes: «On parle beaucoup des droits de la femme, de nos jours, mais on parait accorder une attention moindre aux droits de la famille.Et pourtant la famille est la base même de la nation.La femme se doit d\u2019abord à sa famille.Elle peut aussi employer ses Énergies à des oeuvres sociales, mais il est à coup sûr d'autres sphères que la politique qui soient Joffertes à son activité.Le suffrage féminin n\u2019est pas une panacée contre les maux de la société.Comme question de fait, à mon avis, la participation de la femme aux choses de la politique ne pourra qu'accroitre l\u2018esprit de parti.«Des associations comme la C.W.Lpeuvent beaucoup pour le bien général.La Catholic Women's League permettra à la femme d'employer utilement le surcroit de ses énergies à lutter contre les fléaux tels que celui de l'immigration outrancière pratiquée sans discernement.«Contre l'infiltration des idées bolchevistes à Montréal, la Catholic n° Wemen's League pourra faire beaucoup.» Mgr l'Archevêque administrateur a l'assurance que la C.W.Ls\u2018emploiera efficacement dans ce domaine, ram L\u2019envers de la médaille Le Comité du soixantenaire du traquenard de 1867,composé, comme on le sait, de 40 membres de langue anglaise, 7 de langue française et d'un Juif, pour intéresser nos écoliers à cet anniversaire, a fait frapper 2,000,000 de médailles commémoratives qui leur seront distribuées.Mais il a eu le soin de ne rien mettre sur cette médaille qui révélât aux enfants canadiens-français que, sous la Confédération, leurs petits frères des provinces anglaises avaient été dépouillés de leurs écoles catholiques, |- et françaises.Si l\u2019on donnercette pièce de nickel | dans nos écoles, il faüdra : que les distributeurs y ajoutent cet important |.correctif et montrent,par leurs paroles, | l\u2018envers historiquement vrai- de ladite médaille, que le Comité - d'Ottawa : a} négligé de reproduire; Laid.a = \u2014 ES MONTRÉAL ET BANËIE UE (par: la poste) I an: $2: 503.6.\"mois \u2018sig CANADA.1 an.$2; 6 _6 mois 8) ETATS-UNIS.| an.$2.25;:6.mois $12 126: Un numéro, 5° sous + ido: nuire à cette formation.Des gens tout-à-fait- désintéressts prouvent que le cinéma, sorte \u2018de pourriture juive, entrave l'oeuVe mandent au gouvernement des - 15% pour les aider à cette oeuvre.C'est.sur cela que Socius et son génie ergotent.C\u2019est là qu'ils trouvent des «vestiges du moyen âges.Décidément on ne peut plus se défendre sans être moyenâgeux.Pour être du XXe sièclé:ilisfaut- ramper devant les Juifs et\u201c-leui complices! .XXX teur.Ces messieurs s'occupent \u2018des droits du père de famille seulement quand cela fait leur affaire: mais que font-ilss eux de ces droits quand il jappe pour l\u2019école obligatoire.Ce Socius et son «Travail organisé» semblent tremper un peu dans le socialisme qui mène au bolchevisme, Si tel est le cas, il devrait bien nous donner quelques détails sur l'organisation de son\u2019 fütur\u201cgoù- vernement, Paul Chabot sur eatte ère mare.Environ 400 Juifs, © membres ; uñe convention à \u2018Québec\u2019 lé \u201829 /mai dernier.Il y eut\u2018banquet: Le maire de Québec.y est -allé;de sa personne et de son petit \u2018discours : aC'est avec plaisir, a-t-il dit à ce étrangers, que je vous souhaite, à titre de maire de Québec, la plus venue dans la -vieille capitale a Canada français dont la population thie et l'hospitalité bienveillante.» le Dr Martin est, parti sur.galére montée exclusivement pods Juifs, Il a manqué de fact - envers ses concitoyens et de- prudence envery lui-méme, M.H.Willis, assistant grand- mat?tre de la Grande Loge maçonnique Mrassistait aussi au banquet.Il Pré senta aux Juifs les souhaits de.biens qua-t-il, parmi les loges canadiennes.Le maire de la ville la Le tholique et Ia pls ates St en sans sentir Fes envahir notre âme.Le maire de.Québecan' cétypa jun lecteur de la Croix: Ine.sa bablement .rien de : Juifs.C'est Peut-êtr qu'il puisse.offri du Level Club: a pour caractéristiques la sympa- de la province de Québec, invités de l\u2019éducation.Les professeurs.de- La conclusion sent encore soñ-au- \u2026 Qu\u2018est-il allé taire Level Club, de New York, -ont ten cordiale et la plus chaleureuse biel « venue de la Grande Loge: qui, explis occupe le premier Tang reprochent sa: \u201c\u2019présenie Site Le - Ÿ Page 2 LA CROIX Les Martyrs du Mexique Depuis près d'un an, une guerre ouverte et sanglante est faite par le gouvernement mexicain à l'Eglise catholique du Mexique.On voit à la tête du mouvement Je Juif Calles; aux côtés de celui-ci, toute une armée de bolchevistes, de communistes, de révolutionnaires ct de francs-maçons.C\u2018est un combat entre le catholicisme d'un part et les éléments de désordre de l'autre, qui se poursuit en ce moment dans cette lointaine contrée, aux neuf-dixièmes catholique.L'Eglise, héroïque comme toujours, sait employer la douceur, la persuasion et la tenacité comme armes défensives, tandis que ses ennemis, qui n\u2019ont rien d'humain, se servent du fusil, de la prison, de l'exil, etc.L'Eglise a l'avenir avec celle, de plus, elle a foi en la promesse que Jésus-Christ, son fondateur, lui a faite: les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.c\u2019est-à- dire, que ses ennemis ne réussiront jamais à lui donner le coup de mort; peut-être réussiront-ils tout au plus, après de multiples et efforts à chasser ses prêtres, jeter ses religieux dans les fers, à s'emparer des biens de ses enfants.Tous ces succès sont possibles, Pour les obtenir, il ne s'agit que d'avoir à ses ordres de nombreuses troupes bien équipées ct pré- tes à toutes les monstruosités, Pas n'est besoin d'étre brave pour s'emparer d\u2019un prêtre désarmé et le conduire à la frontière comme un vil scélérat; pas n'est besoin d'être vigoureux à brave pour loger une balle dans la tête d\u2019un de ces héroïques défenseurs de la Foi; il n\u2019est besoin seulement, pour être de l'armée de Calles que d'être lâche, poltron à l'excès ct avoir beaucoup de haine au coeur.Ces qualités, Calles ct les siens, ces brutes à faces humaines, les ont toutes, xxx Mort au catholicisme! tel est le cri de guerre qui retentit partout sur cette terre catholique du Mexique.En exil, au cachot tous ces religieux, tous ces prêtres, voire même ces humbles vierges qui, dans le silence du cloitre, prient pour le salut des hommes, la gloire de Dieu et la paix de la patrie! Calles et ses sectaires veulent rééditer la Révolution de 1759.Comme leurs ancêtres, en France, ils semblent dire: «Que nous importent le sort de notre patrie, la paix dans le monde, nos relations avec les autres pays.Tout cela nous importe peu, pourvu qu'il nous soit donné l\u2019Infâme».allne faut plus que l'Eglise grandisse chez nous, c'est pourquoi nous interdirons les cérémonies dans les temples catholiques, nous jetterons en exil les religieux ct religieuses, nous condamnerons à la prison les catholiques qui auront l'audace de résister nos volontés, qui s'aviseront de discuter la légitimité de nos sentences.» C'est au nom de la liberté, de l'égalité et dela fraternité, devise chère à tous les tyrans de l'Eglise, que le juif et franc-maçon Calles, et sa troupe de bandits attaquent les prêtres, et les font fusiller après les avoir soumis à un simulâcre de procès; c'est au nom de la liberté, de l'égalité ct de la fraternité que ces meurtriers refusent aux catholiques du Mexique le droit de pratiquer leur religion.Quelle est large la liberté du Juif Calles! «d\u2019écraser à Jean Dollard oe En faisant fairevos impressions a la *Croix\u2019\u2019, vous économiserez de l\u2019argent.Instruction du SAINT-OFFICE Aux Ordinaires du monde entier La suprême Congrégation du Saint- Office a donné aux Ordinaires du monde entier les instructions suivantes en vue d'endiguer le flot montant de la mauvaise littérature: Parmi les maux les plus funestes qui, de nos jours, corrompent totalement la morale chrétienne ct portent un immense préjudice aux âmes rachetées par le précieux Sang de Jésus-Christ, il faut stigmatiser surtout ce genre de littérature qui porte à la sensualité, aux passions mauvaises et a unc espice de mysticisme lascif.ment de romans, de nouvelles, de drames, de comédies dont notre époque est incroyabler.ent prolifique, et qui se répandent partout chaque jour davantage.Si ces genres littéraires pour lesquels beau- et spécialement les jeunes gens, ont tant d'attrait, se maintenaient dans les bonnes limites de la pudeur et de l\u2018honné- H s'agit coup de lecteurs, teté, non seulement ils pourraient être une récréation inoffensive, mais ils pourraient servir aussi à la formation morale des lecteurs.Malheureusement, ne peut assez déplorer, comme on vient de le dire, le très grand dommage qui découle, pour lus âmes, de cet envahissement de livres, dont la fascination frivole n\u2019a d'égale que l'immoralité.En effet, nombreux sont ces écrivains- là, qui peignent en couleurs vives l'obscénité, et, méprisant toute règle et toute retenue, font des récits pornographiques, tantôt à mots couverts, tantôt crûment ct cyniquement; ils décrivent, avec les plus subtils détails, les corruptions lcs plus dégradantes, et les revétent de tous les charmes ct de toutes les beautés de style, au point de ne rien laisser intact du domaine moral.On voit dès lors combien tout cela devient pernicieux, surtout pour les jeunes gens, chez qui l'ardeur de I'ige rend la continence plus difficile.Ces ouvrages, souvent peu importants, et qui circulent entre toutes les mains avec une étonnante rapi- on dité, semant fréquemment jusque dans les familles chrétiennes des ruines lamentables, sont vendus à bon marché dans les librairies, dans les rues ct sur les places des villes, et dans les bibliothèques de gares.Et qui ne sait que de pareils livres surexcitent l'imagination, déchainent \u2018 | | | les passions honteuses et entrainent le coeur dans un cloaque de turpitudes.Pires que ces auteurs de romans, il est des écrivains, détail abominable, qui ne craignent pas de faire passer l'aliment d\u2019une sensualité morbide sous le couvert des choses sacrées, en combinant l'amour impudi- © que avec une espèce de piété envers Dicu ct avec un religieux mysticisme absolument faux: comme si pouvait s'accorder avec cette lance, ou, ce qui est pis, avec cette négation de la moral, ct comme si la vertu de religion pouvait aller de pair \"avec une vie corrompue.C\u2019est pourtant un principe intangible qu'on ne peut arriver à la vie éternelle, même en croyant fermement les vérités révélées,si l'on n'observe en même temps les commandements de Dicu, ct qu'on ne mérite en aucune manière le nom de chrétien si, lout en professant la foi de Jésus-Christ, on n'en suit pas les exemples: \u2018La foi sans les ocuvres est morte\u201d (Jac.II, 26), et le Sauveur nous avertit: «Ce n'est pas celui qui dit: Seigneur, Scigneur, qui entrera dans le royaume des cieux; mais celui qui fera la volonté de mon père, qui est dans les cieux, c'est celui-là qui entrera dans le royaume des cieux.\u201d (Matth, VIT, 21.) Et qu'on n'\u2018objecte pas que bcau- coup dc ces ouvrages doivent être véritablement loués pour la valeur ct la beauté du style, pour leurs enseignements psychologiques conformes aux découvertes modernes, pour leur prétendue réprobation de ces honteuses voluptés charnelles, du fait qu'elles sont exprimées dans leur brutale ct écoeurante réalité, ou qu'on les montre accompagnées de tortures de conscience, ou qu'il en résulte évidemment que ces plaisirs mauvais finissent le plus souvent par l'affliction et le remords.Car, si grande est la fragilité de la nature corrompue, si ni l\u2018élégance du style, ni les notions scientifiques de médecine ou de phi- philosophie \u2014 en admettant qu'on les trouve dans ces livres, \u2014 ni l'inten- Lion de l'écrivain, quelle qu\u2019elle soit, ne pourront jar a's empêcher que les ; crits immondes, n'aient peu à lecteurs, fascinés par la volupté d\u2019é- peu grande sa propension à la luxure, que {En outre la plupart de ces livres et opuscules, quelque nuisibles qu\u2019ils soient, ne peuvent être [rappés d'une spéciale censure de la suprême Con- | grégation.C\u2019est pourquoi les Ordinaires, aux termes du Canon 1397, 1 du Code de droit canonique, doivent s'appliquer, directement ou par l\u2018intermédiaire des Conseils de vigilante prescrits par le m*me Pontife dans sa Lettre Enecvclique Pascendi Dominici gregis, à remplir soigneusement et avec zèle ce très grave de- ne doi- { venl pas manquer non plus de dénon- | | voir de leur charge, ct ils + cer opportunément dans leurs Bullei tns diocésains, ces livres comme , condamnés et catremement nuisibles.De plus, qui ignire que l'Eglise, par une loi générale, à déjà statué que les mauvais livres, outrageant i A .DE » Vesprit perverti ct le coeur dépravé, \u2018 expresuument cl de parti pris l'inlé- principale- | et, laissant libre cours à leurs instincts \u201c mauvais, ne tombent en Loule cspèce | | 1 1 de fautes, et, fatigués d'une vie si honteuse, n'en viennent jusqu'au suicide.souvent Au reste, il n'est pas étonnant que le monde, qui se recherche lui-même - jusqu'au mépris de Dieu, trouve sa.complaisance dans de telles productions ct les répande à plaisir; mais ce qui | est souverainement douloureux, c'est que des auteurs, qui se vantent d'être | chrétiens, consacrent leur talent à une littérature aussi funeste.Il est absolument impossible d'itre en contradiction avec la morale de l'Evangile et de se dire en même temps disciple de notre béni Sauveur Jésus, qui ordonne à chacun de crucificr sa chair avec ses vices et ses convoili- ses.\u2018Si quelqu'un veut venir à ma suite, dit-il, qu\u2019il sc renonce, prenne sa croix ct me suive.» (Matth, XVI, 24.) Plusieurs auteurs en sont arrivés qu'ils divulguent, dans leurs livres, ces vices mêmes, que saint Faul allait jusqu'à interdire aux chrétiens de nommer: \u201cQue la fornicalion ct toute impurcté.\u2026 ne soient pas même nom- saints.\u201d (Eph., V.3.) Que ces auteurs sachenl une bonne fois qu'on ne peut la religion et l\u2018impureté.«Qui n'est pas avec moi, dit le Seigneur Jésus, est contre moi.\u201d (Matth, XII, 35.) Or, très certainement, nc sont pas avec Jésus-Christ des écrivains qui, par leurs descriptions infâmes ruinent les bonnes fondements de la soci!té civile ct domes- moeurs; vrais | la foi : défail- | tique.Aussi, en considération du débordement de cette littérature lascive qui, chaque année davantage, inondant presque tous les pays, la Sacrée et Suprème Congrégation du Faint- Office, prépasée à la garde de la foi et des mocurs, cn vertu de l'autorité | apostolique ct au nom Notre Saint-{ère le Pape Pie NI, par la va de | Providence divine, prescrit à tous les , Ordinaires de s'employer, dans toute ; la mesure de leurs forces, à remédier | à un mal! si grand et si actuel.De fait, il leur appartient, à cux | l'Eglise de Dicu, de veiller une diligente attention sur tout | qui s\u2018imprime cl sc | leurs diocèses respectifs.Tout le monde sait, ce évidemment, que le | nombre des livres, répandus parlout | aujourd\u2019hui, | impossible au Saint-Siège de les cxa- { miner tous.C'est pourquoi Iie N, de sainte mémoire, dans son molu pro- drio Sacrorum Antistitam, déclare: aEmployez toutes vos forces, en fai- de la condamnation solennelle, pour que les livres | pernicieux qui circulent dans votre diocèse soient retirés des mains des fidèles.Bien que, en effet, le Siège apostolique s'emploie autant possible à cnlever de la sant même usage que circulation plient tellement qu'il serait à pcine | possible de les recenser.Et de là vient que parfois il faut recourir à de plus sérieux remèdes, lorsque de longs retards ont laissé le mal sag- ; graver.» \u201canauvatre LL cture à ce degré d'audace ct d'impudence, mées parmi vous, comme il sied à des ; Uf, n'apparticunernt pas seulement que l'Esprit Saint a placés pour régir | publie dans .est si grand qu'il est ces ouvrages, toutcfois, ils se multi.grité des mocurs, deivent être tenus pour prohibés, come sis élaient Vy (Prier fendus.Il s'ensuit qu'ils se rendent compris dans des livres dé- coupables de péché mortel ceux qui, sans da permission n\u201ccessaire, lisent un livre évidemnient hamoral, quand iL pas ment condamné par l'auterité ceclé bien mème il n° seat nudes voit les iducs fausses ot funcstes sur ce suiet si important, les slastique.ILt parce cu\u2019on chrétiens avoir dus Ordinuires, dans leurs avis paste:aux veilleront à ce aue L.curés et leurs auxiliaires consicuunt spécialen.ent celte inilitre ct en instruisent cp- files.que ho portuniment le.In autre Caper $e ce! Lied rer edo Le nometent pas do Geéciarer, Suivn Hes nécessiés du leurs Michses respectifs, quels livres, n inmmément, sout de droit probit 2 10, s'ils peuvent ose timer qu'un elcret pécde l'ait l\u2019avan- , y tare de protéver La nièles de telle | US rautcavrient ot plus vite, qu'ils n'hésitent pas d'user de leur droit, comme le Saint-Sits: à coutume de le faire, en matière tn- porlante.cle les prescriptions du Canan 13%, 1 du Code de droit canonique ele droit ot le devoir de prohiber les livres, pour un juste nio- à la suprém- autorité p pour toute lFelise, ais aux: Conciles .a: i +; are .th ; e ta ! servir deux maîtres, Dicu et le plaisir, particuliers et aux Oidinaires à l'é- leurs srjuler Enfin, cette gard de supréme Congrégation ordonne cue | les arciievéciies, Cveques ct LT .Ordinaires à l'éccasion du la Relation diocésame, rencent Saint-Office «du ce crélé ct cemple au Guill suront Géexceutd unr ce qui concerne Ia répression des mau eis livres.Du palais du Sont Cifice, 3 1927 Acad, alo à sal Secrétiire, | Lx Ni EEA Tr \u201d AUTOUR BU NT x Ta x AS Cr Les La suppression de avec .la contrainte par corps en matière politique M, Luis Martin, sénateur du Var, * France, vient de déposer une proposition de loi abolissant lt contrainte par corps pour les délits de presse, crimes et délits politiques, cn ce qui concerne le recouvrement des amen- \u2018 des et des frais de ju tice.Le fils de l\u2019arnbassadeur du Japon a Londres embrasse la religion | catholique Un lit dans le Hails Express que, suivant une nouvelle purvenue à Lendres, M.Jean-Paul Matsui, fils ; de l'ambassadeur du Japon à Londres, | a embrassé la religion catholique.L'amiral Vamamoto, qui, lui aussi, | chrétien, est un des prometeurs de sa Conversion.Urdinaires ecclésiastique : autics est | MONTREAL 11 Juin 1927 La légation britannique près le Vatican sera maintenue À la chambre des Communes anglaises, undéputé a demandé si le gouvernement entendait conserver définitivement sa légation au Vatican.Sir Austen Chamberlain par l'affirmative.a répondu Rappelons qu'il y a quelques jours la femme du ministre anglais au Vatican s'est convertie au catholicisme.L\u2019Evangile | Ter Dimanche après la Pentecôte.La Très Sainte Trinité Evangile selon S.Mathieu En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: Toute puissance m'a été ciel et sur la terre.Mlez donc, enseignez toutes les nations, les baptisunt au nom du Père, et du Fils, et du\u2019 Saint-Esprit.et leur apprenant à observer toutes les choses que ; Je vous ai commandées.donnée dans le Zt voici que Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles.: LY Le calendrier de la semaine I Dimanche, 12 juin \u2014 ! Pentecôte.Lu Très Sainte Trinité.| Lundi, 13,\u2014 Sconfesseur.| Mardi, 14\u2014 S.Basile, év.| Antoine de Padoue, c.et d.Cou- Mercredi, 15,\u2014 Ste Germaine Jeudi, 16.\u2014 Fête-Dieu.Vendredi, 17 S.Avit, abbé.Samedi, 18.\u2014 S, Ephrem, diacre, cet d.Note importante POUR VOS IMPRIMÉS Circulaires commerciales Catalogues En-têtes de comptes et de lettres, etc., Adressez-vous à l\u2019Imprimerie de la \u2018\u2018 Croix\u201d, 222 Notre- Dame Est, Montréal.Vous aurez un travail bien fait et à meilleur marché qu'ailleurs.Disposant d\u2019un grand local, nous pouvons entreprendre les travaux les plus considérables, tels que revues, journaux, brochures et livres.NOS PRIX DÉFIENT TOUTE CONCURRENCE Toute commande par la poste ou par le téléphone sera remplie tout comme si on venait en personne à nos bureaux nous la donner.La \u201cCROIX\u201d MONTRÉAL 222 Notre - Dame Est Tél.MAIN 0717 ao La Croix, fondée en 1903, est le plus vieux journal hebdomadaire pu- sin, wv.blié en langue française à Montréal.LL, B | Emmaqasinez | Vos FOURRURES | CHEZ EST DESJARDINS Eiles seront en sûreté HAS DESJARDINS & (IE.1170 RUB ST-DENIS 1614 Ly | | | ! I.association des Patriotes les Territoirescanaux, marine, milice, , f À l'Association des Patriotes, Messieurs, (L\u2019ASSOSIATION DES PATRIOTES | Bureau-chef: 222 Notre-Dame Est, | | BUT veut substituer à la Confédération actuelle une Constitution politique pour le Bas-Canada, comprenant les provinces de Québec, Nouvelle-INcosse, Nouveau-Brunswiek et He-du-Prince-Edouard, et | unc autre Constitution politique pour le Haut-Canada, comprenant les pro- ; vinces d'Ontario, Manitoba, Alberta, Saskatchewan, Colombie-Anglaise et Ces deux pouvoirs ou gouvernements seront parfaitement indépendants l'un de l'autre; ils auront le droit souverain de signer des traités de com- ; | Merce avec les pays étrangers et de légiférer sur toutes les matières publiques: droit civil, droit criminel, commerce, finances, tarif, chemins de fer, défense nationale, agriculture, colonisation, instruction publique, mines, forêts, etc.{Is reconnaîtront, comme aujourd'hui, la Couronne d'Angleterre, espérant { À que celle-ci leur donnera bientôt leur complète liberté.Conditions de l\u2019admission des Membres L'almission des membres est gratuite.Il suffit à l'aspirant d\u2019avoir 21 ans révolus et d'envoyer son nom ct son adresse au bureau-chef, 222 Notre-Dame Est, Montréal.Une carte d'admission sera aussitôt donnée au nouveau membre.On trouvera ci-bas une formule de demande d'inscription.Toute admission cst sujette à l'approbation du Burcau-chef.(DEMANDE D\u2019ADMISSION) ! 222, Notre-Dame Est, Veuillez m'inscrire au nombre des membres de l'Association des l\u2019atriotes et m'envoyer une carte d'admission.Nom .Adresse ove ve ace esse 0000 Profession 727 Montréal immigration, travaux publics, Montréal\u2014 = \u2014 \u2014- \u2014\u2014 9 © 0 28 2 0 6-0 += » \u20ac Gam 0 0 um Se \u2014 ue ome ve \u2014\u2014 ap em rs - \u20ac - 0 S10 © 8 8.0» + = me Ses ves sm MONTREAL 11 \u2014 Juin 1927 LA CROIX mr a.Feuilleton de la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019.\u2014 5 ALAIN ET VANNA Par M.REYNES - MONLAUR (Suite) traient aussi.grave dans ses vêtements On traitait ces trésors avec le plus grand soin.Une nuée d'enlumineurs ct de scribes les copiaient pour les rendre ensuite à leurs légitimes possesseurs, cn droite justice.Loys pensait qu'il serait bon d'appliquer Alain à cette tâche; il le confierait spécialement à Sardello, le miniaturiste llorentin.Le.jeune homme développerait près de l'artiste le talent que l\u2019on ventait déjà au Mont Saint- Michel, ct ses heures seraient prises chrétiennement jusqu'à ce départ pour la Terre Sainte, toujours appelé, toujours reculé, comme ces mirages du désert qui trompent un moment le voyageur dans sa route aride.\u2014 Faites d'abord cette besogne de bon chrétien, disait le roi.Elle vous siéra mieux que toute autre que Dieu vous souffre en sa grâce.Vous apprendrez à guerroyer en brief temps.Le roi pensait surtout, sans le dire, qu'Alain serait plus à l'abri dans les salles de sa bibliothèque ou dans le petit logis où l'artiste vivait seul, qu'au milieu des écuyers qui hantaient les joutes et les carrousels; plus à l'abri aussi des paroles hardies de Bertrade ou des silences plus inquiétants de Ghislain.Le bon sire veillait chrétiennement sur cette innocence.Loys lui avait donc expliqué que la petite demeure de l'artiste était enclavé dans Saint-Germain le Vieux, tout près de Notre-Dame.On racontait sur ce bon saint Germain une bien jolie histoire.En l'an 1214, son église fut pillée sans merci.À la vue du désastre, le chapelain se désespérait, s'en prenait à tout le monde ct au saint lui-même.\u2014 Que faisiez-vous donc de lnisser larrons vous dépouiller ainsi?gémissait-il.\u2014 Pouvais-je être partout?répliqua le Saint, irrité.J'aidais le roi Philippe à Bouvines! Qnoi qu'il en fût, jamais le roi ne laissait passer la fête du Saint, oyant les Vêpres en cette église, sans entrer chez le vieux peintre.\u2014 ll vous accucillera mal, peut-être, observait le bon sire.Il est si divers (bizarre)! Mais ne vous rebutez pas.Alain suivait de son mieux les indications de son roi, mais les ruclles se croisaient, inextricables.À pcine les deux voics de la grande Barizerie ct de la Juiverie, allant du Nord au Sud, établis- saient-elles dans la cité des points de repère un peu clairs.Dans la rue tournante du Marmouset, le jeune homme s'égara complètement.C'était un entassement de demeures pittoresques et toutes différentes; des haics de couvent entouraient des terrains vagues; les jardins du roi descendaient jusqu'à la Seine dans un fouillis d'herkes folles, d'arbres fruitiers et de fleurs simples, des roses surtout, une profusion de roses de France qui sc mouraient sous les bises de l'hiver; puis les murailles de l'Hôtel-Dieu que la charité royale achevait à peine, et toujours dominant, écrasant, bénissant les pignons des demeures ou les tours des églises, Notre-Dame, imposante ct splendide, surélevée de plusieurs marches, le porche reluisant d'or, chaque saint dignement vêtu de couleurs vives.Alain s'amusait de la foule bruyante qui l'entourait: bourgeois et boutiquiers devisant devant leurs portes, passants s'attardant au rare soleil de novembre.Des marchands ambulants poussaient des broutttes oi voisinaient les denrées les plus diverses: étoffes, cuir, paniers de jonc, légumes et fruits, bottes de chanvre pour le rouct des vicilles, miroirs d'étain pour les belles.Tout cela annoncé avec des cris joyeux, bizarres: on s'approchait pour échanger plus encore que pour acheter, car l'argent était rare et l'on payait le plus souvent en nature.Les bourgeois s'interpellaient, les boutiquiers se disputaient, tandis que les aveugles des Quinze-Vingts ct les pauvres jetaient leur clameur incessante pour appeler la charité.\u2014 Qui songerait aux mésaisiés s'ils ne clamaient point?disait le roi lorsqu'on s'irritait contre eux.Jci et là, des sergents faisaient des trouées aux cris de: \u2018Place! Place!\u201d On sc bousculait; tant bien que mal, on £e rangeait en haie.C'était quelque scigneur se rendant au palais, quelque dame en litière: les femmes d'un certain rang ne se hasardaient pas à pieds, dans ces rues grouillantes et malpropres.Les bonnes gens les désignaient du doigt, les nommant par leurs noms.Îls se mon- sombres, cet Étienne Boileau, prévot du roi, qui avait l'ocil partout, et gâtait à jamais le joyeux métier de larron.Le gibet de la prévôté n'était pas loin; plus d'un corps y pendait encore; on se contait à demi-voix que le prévôt avait fait \u2018\u201cbranchier\u201d son propre neveu! Mais l'effroi ne durait pas chez ce peuple turbulent et léger.Une ironie narquoise se mélait vite à leur épouvante.Jusque sous le nez du prévôt ct des juges, on redisait quelque grossière satire: on fredonnait un couplet grivois de Rutebeuf, tout en remplissant jusqu'au bord la besace du Cordelier: c'était étrange, cette liberté frondeuse avec les gens et, ensemble, le respect de l'idée ou de la foi qu'ils représentaient.l'horreur des bourgeois molestaient de mille manières, descendaient en bandes de la montagne S Des écoliers, qu'ils ainte-Gencviève, universitaires contre clers déjà.Hs traversuient un groupe compact qu'un ménestrel congédliait bonnement à la fin de son lai: \u2014 Allez-vos-en, li romans est fini! Au coin d'un carrefour, Nicola de Biard, Jacobin, essayait un rappel en plein air pour son sermon du lendemain.\u2014 Belles gens ! Biaux signors ! Il invectivait, il traitait de crapauds ceux qui refusaient de l'entendre: la la courtoise entrée en matière promettait mieux, ll interpellait rudement cette belle fille, là-bas.madame sainte Geneviève\u201d.Sans s\u2019émouvoir la jouvencelle lui tenait au rire des passants.\u2018plus parée que lète, \u2014 Peu m'en chaut, Messire, mon chevalier le veut ainsi! Tout cela si naïf, 51 spontané, souvent aussi si grossier: un peuple enfant, débordant de vie, ivre de joie ct de spectacles quels qu'ils fussent.ce contact si nouveau.Les heures passaient sans qu'il en prit garde.On y voyait à pcine dins ces ruelles noires comme des puits, lorsqu'il rencontra enfin Saint-Germain le Vieux, église romune détruite maintenant, vicil- le déjà ct toute noircie.Sur les flancs un pignon pointu, une deincure étroite, enclavée entre les arches, ct si bien mo- dcléc sur elles jusqu'à mi-hauteur qu'elle paraissait faire Alain s'amusait à corps avec l'édifice.Mais, évidemment, la petite habitation était plus moderne avez les croisillans des fenêtres, les poutrelles saillantes au dehors, la porte aux clous luisants, abritée sous un porche on ogive.Les plus humbles logis avaient alors de lu grâce dans leur pauvreté Alain souleva le heurtoir qui retomba avec un bruit sourd.Personne ne répondit.Ltait ce bien 1a?Le jeune homme, hésitant, {ranchit Ie scuil.II monta quelques marches et pénétra dans une salle grande ouverte, petite ct nue, sorte d'an- ti-chambre meublée sculement de quelques escabeau, d'un ou deux sièges en forme d'X.Des pas lourds résonnaient dans l'escalier à vis: Sardello arrivait.Et avant que l'artiste manifestât son mécontentement de voir ainsi son domicile envahi, Alain jeta en avant la parole protectrice: \u2014 Le roi m'envoie.Mais Sardello ne semblait pas mécontent.Il s'exusa sur ses viclles années du temps qu'il avait mis à descendre HI écouta attentivement, il recuei'lit avec réserve la requête d'Alain\u2014 D'où venez-vous d'abord et qui vous a enscigné jusqu'ici ?demanda-t- il.J'ai à ma suffisance Ce que je ferai pour vous, c'est pour plaire à notre bon sire.[Encore faut-il que ce soit possible \u2014 J'ai été nourri (élevé) à Saint Michel au Péril de lu Mer, répondit Alain\u2014 En cette abbaye qui cest une isle ?Je ne connais point cette école.A la vérité, chaque moustier a la sienne, et si tels sont bons artistes comme à Cluny, renommés jusque chez nous, il y a bien des malouvriers chez les autres.En général, les Bénédictins voient beau et les Cisterciens, laid.Ceux-ci, en un de leurs Chapitres, ne sont-i's pas allés jusqu'à proscrire toute cnluminure de leurs psautiers?Il y avait péché en cela \u2014 neuf péchés, disaient-ils S'ils ne savaient que ces crimes-là, le diable ne les tirerait pas si bien en enfer avec sa corde, comme on le voit au portail No- tre-Dame.\u2014 Ce n'est pas mon parrain Richard qui croyait pécher.en faisant des choses trop belles, interrompit Alain, s\u2019enhardissant un peu.Notre abbaye Béngdictine vérifie votre dire sur la même beauté.Même avant de mourir messire l'abbé voulut encore faire le tour de la Merveille.11 disait: \u2018L'archange combattra pour nous.Nous l'avons bien logé, bien servi ct bien peint en nos livres.\u201d \u2014 Voilà paroles sages, et vous é- ticz en bonnes mains, dit artiste.Si vous savez voir, c'était aussi un bon site à comtempler avec les caux changeantes, ct je ne dis pas la lumière, il n\u2019y a pas de lumière, ici.\u2014 ll y en a jusque dans nos ombres, maître, hasarda doucement Alain.Lorsque je suis parti à l'aube, à marée haute, l'abbaye était perdu daus le brouillard, La mer battait les tours, une mer sauvage et hurlante; à peine un peu de clarté blanchissait le sommet de la basilique et la crête \u2018des vagues, puis la nuit tout autour, J2t ic revois ainsi toujours la vici'le abbaye quand je ferme les yeux.Sardello l'écoutait curieusement.Le pli ironique de ses lèvres se détendait.Par son père ct par sa mère il appartenait à cette Tl'oscane et à cette Ombrie, l'Etrurie antique, artistique, raffinée, ¢- légante, malgré les guerres sans nombre.La vieille civilisation n'était pas morte, et Guinta, et Duccio et Cimabuë cs- sayaient de peindre ce que chantait le Saint d'Assise par les chemins, mélant fraternellement le poème de la nature au grand poème de son amour.Sardello sourit.Et Alain s'attarda à regarder le visage expressif, tourmenté, violent, où le sourire se posait, étrange, comme un rayon de soleil sur un tronc vermoulu.Chapitre X oui; mais rendre ensuite?poursuivit l'artiste se parlant à lui-même, Il est vrai, c'est déjà beaucoup de voir, je veux dire la nature, les arbres, la lumière, que sais-je?Tout le secret de l'art est là.Vous n'êtes pas le premier que m'envoie notre sire.Si je suis méfiant, c'est qu'il n\u2019est pas difficile en ses choix.Il m'en est venu qui pen- suient avoir tout dit lorsqu'ils copiaient en leurs feuilles, sans s'écarter d\u2019un point, sans jamais regarder au dchors.lls sont morts la tête penchée, sans savoir qu\u2019un rayon de soleil rieit à leur fenêtre, qu'un oiseau sc blottissait là, devant eux, dans les plis du manteau de Monscigneur saint Germain, le bec en lair, la tête enfoncée dans les plumes.Ceuxlà, que ne vendaient-ils de la tiretaine ?À Florenre ils sont pâmés devant les Byzantins qui restaurent la chapelle des Gond', ct tel, parmi eux, n\u2019a jamais vu cette lumière que je dis que vous ignorez, blonde ct douce sur les rives de l\u2019Arno.Mais un mouvement se fait.Notre grand Cimabué.Vous avez cen- tendu parler de Cimabuë, je pense?\u2014 Voir, \u2014 Non, dit l'enfant, confus.\u2014 De quoi vous parlait-on, alors?Il est vrai, le Mont est bien éloigné et et Cimabuë n\u2019a pas trente ans.Mais, tout vieux que je suis, j'allai vers lui l'année qui finit.Le peuple de Florence passe en procession devant sa Madonc, tant elle est belle! J'ai parlé ensuite à Berlinghiera, à Margherita sa socur plus artiste encore que lui; à Guido de Sienne, à Guinta de Pise.Tous n'ont qu'un mot: voir.l£t, devant la Madone encore prise dans les vicilles gaines, on sent comme la vie qui vient.\u2014 Ah! maître, celle-là je ne la connais pas! Mais hier, chez le roi, tous s'écriaient d'admiration pour cette Elaine qui git en nos livres.Alors, poursuivit Alain timidement, le roi a pensé, et moi aussi, que, si vous lc souffricz, je viendrais apprendre près de vous.Je ne nuirai à personne, j2 nc veux point en faire un gagne pain.\u2014 Est-ce un déshonneur de travailler chrétiennement pour vivre?interrompit l'artiste avec fierté.Tout le monde ne nait point avec vos surcots fourrés.\u2014 Je suis orphelin et pauvre, cxpli- qua precipitammant Alain.Mon père est mort à la guerre: un des sergents à cheval et libre de Monseigneur l'abbé du Mont Saint-Michel.soldat comme Le roi me veut mon père.Le bon sire m'a adopté.Il désire que je m'occupe sagement.lËt si je pouvais reconnai- tre ses grandes bontés et courtoisies en aidant à copier ct à orner ses livres, je serais heureux!.Les pauvres ont peu de moyens pour montrer qu'ils aiment! \u2014 C'est bien parlé/ approuva l'artiste, désarmé.Seulement ce n'est pas comme jouer aux tables.N'est pas peintre qui veut, ct, pour être bon enlumineur, il faut être bon peintre.Vous me montrcrai quelque page faite cn votre abbaye, ct nous verrons.\u2014 Voilà une feuille du Graal, dit Alain, tendant la plus belle de ses pages soigneusement enveloppée de camelot.J'ai tout fait, hormis les figures, Au grand étonnement du page, le vicillard prit la feuille d'une main hésitante, sans l'examiner.Alors sculement Alain s'aperçut que le 1ezard de Sardello errait incertain, sans se poser, comme .@ .s'il ne voyait pas.Mais le jour baissait.L'écolier s ne s'arrêta pas à cette impression rapide.J'étudierai cela à mon loisir, dit le maître, Puisque vous aimez mon Elaine, je vais vous quérir la suite.Je travaille à côté.Mais, à ces heures, je vois mieux là-haut.\u2018Je travaille à côté.\u201d À peine Alain l'eut il entendu s\u2019éloigner qu'un désir enfantin le prit d\u2019explorer cet atelier de l'artiste.Espiègle et indiscret comme un page qu'il était, il souleva vivement la portière qui séparait les deux pièces.lt, dès l'abord, une tiédeur douce le saisit, Lui qui ne connaissait que les grandes salles de l'abbaye et du palais, ou les chaumières en terre battue du Mont, ignorait la bénédiction du foyer.Et c'était le foyer: quelque chose d'enveloppant et de pur, une sensation de bien-être à se sentir dans un abri intime, loin des ténèbres, du froid ct des promiscuités de la ruc.Les murs, sans tentures, étaient peints d\u2019une couleur uniforme; les poutrelles du plafond saillaient; une lumpe brûlait devant un triptyque où une Vierge florentine souriait de ses yeux clairs, d\u2019une grâce encore toute archaïque: çà el là, quelques vases de terre au long col où s'effeuillaient des roses.Le roi disait que l'artiste vivait seul.Seul?Avec ces fleurs ainsi posées?et ce pelil rouet encore chargé de chanvre aux pieds de la Vicrge?La curiosité le surexcitait.Une grande table était installée devant la baie vitrée encore un peu clai- Des godets, des pinceaux, des grattoirs l'encombraient entre des feuilles de parchemin.Alain fit un pas en avant, il se pencha sur la page commencée.Des roses simples, des roses pâmées des vases florentins fleurissaient dans les marges: \u2014 Elles sont semblables, murmura-t- il avec admiration.Puis un bla qu'il remords lui vint.Il lui sem- violait l'intimité d'un sanctuaire, et cependantil ne pouvait s\u2019arracher à ce charme étrange, si nouveau pour lui.Il jeta un regard sur les sièges rustiques en bois blanc, aux formes exquises, sur la cheminée qui occupait le panneau du fond; un grand coffre toscan en masquait la moitié; on devait serrer les vêtements dans ce coffre, sans doute ?II se faisait tard; ses yeux tuaientà distinguer les moindres détails dans les premières ombres; de courtes flammes s'échappaient du foyer, trouaient ce crépuscule de décembre.Alain songcait avec mélancolie qu\u2019il n'avait jamais connu les causeries familiales au coin du feu, la douceur intime du repos après le labeur du jour.Un pas de plus I'amena au milieu de la pièce.La, il s'arrêta interdit, n'osant faire un mouvement, s'habi.Dans un coin d'ombre, sur le banc qui accompagnait toutes les hautes cheminées et lui lui était caché jusque-là, une forme blanche se détachait, une femme endormie, la tête renversée, appuyée au coin de l'âtre.Ses cheveux, séparés en bandeaux, tombaient en masses sombres.lls voilaient ses traits à demi.Alain entrevoyait seulement le bas du visage, une bouche douloureuse, un menton volontaire et fier, Et cette femme, cependant, semblait si jeune, si virginale dans son attitude enfantine, les mains croisées sur ses genoux.Alain se demandait si une hallucination le hantait, tant cette vision blanche ressemblait a I'Elaine de la veille dans un repos suave de morte.C'était la même grâce triste ct dans sa posc abandonnée, la même lassitude d'avoir vécu el d'avoir souffert que la petite morte, couchée dans les bruyères, emportée au fil de l\u2019eau vers l'homme qu'elle aimait.Elle dormait toujours sans un mouvement; de la lumière venait de cette blancheur dans le crépuscule: toute blancheur est une lumière.Alain retenait son souffle.- Il pensait qu'il s'enfuirait si elle se reveillait, si elle se retournait vers lui.H tremblait, il évoquait des choses lointaines.Il croyait voir, d'elle à lui, un de ces longs rayons qui flottaient à la brume sur les caux, au Mont où il avait si souvent attendu ct rêvé.Longtemps sa pensée avait suivi, là-bas, la route claire: elle se perdait à l\u2018horizon, au seuil de l'inconnu, entre les cieux mornes ct les caux mouvantes, en des chemins de songe .JEt là, dansle rayonnement de cette blancheur, où les flammes du foyer jetaient une lueur brûlante, il y avait un mystère encore: une femme endormie d\u2019un sommeil calme comme la mort et muct comme clle.Elle n'était pas comme les autres; elle ne pouvait pas être comme les autres! Dans cette demeure silencieuse, si près de la maison du Scigneur, et à sûn ombre, des saintes revenaient peut-être?Des saintes?Ou bien des fées?Par une étrange évocation, Alain entendait la voix de Guy, \u2014 » .\u2019 lente et basse, comme au jour où il répondait à Dom Martène eflaré: \u2014 Des femmes passaient, belles, dans des rayons de lune.Elles laissaient flotter leurs longs cheveux.Elles les miraient au cristal des sources.On dit que, autrefois, elles arrachaient le coeur des hommes.autrefois.Chapitre XI Légèrement, avec précaution, Alain regagna l'escalier.Et tout de suite, auprès de Sardello qui descendait, il s'excusa sur la nuit qui venait.Il ne pouvait rester plus longtemps ct regarder à son loisir l\u2019ocuvre du maître.11 s'était laissé surprendre par l'heure, le roi devait s'étonner de son absence, ctc.Sardello le crut: vivant hors de la vie réelle, il acceptait tout avec une naïveté d'enfant, en dehors de ce qui touchait son art.Alain s'en alla donc, il s'enfuit dans la terreur de l'avoir réveillée, d'entendre un bruit, d'entendre un souffle.Mais non.Tout demeura silencieux et paisible.Une fois dchors il respira.Il faisait nuit noire.Les cloches des églises ct des couvents sonnaient Complies.Toutes les heures de la prière divisaient ainsi le temps, dans la vicille France.Le jeune homme marchait, à demi inconscient, bercé par les sons familiers, Il rentra sans être aperçu, ]| demeura tout le soir au jeu de Monseigneur Charles d'Anjou, ramassant machinalement les jetons et les fiches que dans sa violence Charles jetait par terre à tout instant.Il ne se retrouva bien lui- même que plus tard, couché dans sa mansarde, sous les combles.Nous l'avons dit, rien de plus primitif ct de plus incommode que les installations anciennes.En réalité, s'il y avait.uni palais, il n'y avait» dans le sens moderne du mot de nos serviteurs ne voudraie de logements des gens du roi; nous ne vous témoignages d'amitié qu\u2019ils recevéient\u201d sait des distributions de robes ou de fourrures; et nous avons vu le \u2018comte mains des dames des poignées d\u2019 agnels.d'or.Et, cependant, rien de bas, rien d'obséquieux, rien qui marquât des relations de maître à valets: une fr chise joyeuse, la plus rude liberté \u2018d\u2019al- enlevait tout caractère servile même aux humbles offices; nous voyons le bon sire de Joinville, en cette année même, emporter dans ses bras le roi défaillant \u2018de l'autel du comte d'Auxerre jusques aux Cordeliers\u201d, Nous n'imaginons- le duc de Montausier ou Lauzun p EN dans les rues de Paris quand le grand roi aurait eu vingt faiblesses.vrai, il n'y a qu\u2019un saint Louis au monde.Mais il est bon de regarder cet idéal en face une fois, pour la joie et l'honneur de notre vieille France.(A suivre) drions pas nous-m\u2019mes des dons ou\u2019 des E alors.Bonnement, aux fêtes, le roi\u2019 fai-.: de Poiticrs mettre sans fagon - -dans.lés- lures de part et d'autre.L'affection as r= tant de la même façon Louis xiv Il est DACTYLOGRAPHE Dactylographe demande ouvrage à faire à son domicile.Travail soigné et exécuté en peu de temps.Bas prix.S'adresser à Mlle H.Case Postale 1329, T.Montréal Si vous avez besoin d\u2019en-têtes de lettres ou de comptes, d\u2019enveloppes, de circulaires, envoyez votre commande à la \u2018\u2018Croix\u2019\u2019.Elle sera remplie à votre satisfaction.Pharmacies Modèles Goyer 184-180 STE-CATHERINE EST TEL, EST 4940-4278 .700 STE - CATHERINE EBT; 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($10.00 seulement.AM, à 6.30 hr Page 4 - A LA CROIX MONTREAL, 11 Juin 1927 Le cinéma incite au vol, au vagabondage et a la luxure L'hon.juge Lacroix, président de la Cour Juvénile, a rendu témoignage à l'enquête sur les cinémas.Faute d'espace, nous ne pouvons citer toutes ses déclarations; mais en voici les principales: all ya quatre ans que je préside la Cour Juvénile de Montréal, la seule du genrc qui cxiste dans la province.Au cours deces quatre années, 14,000 enfants ont comparu devant moi Le crime le plus fréquent chez les enfants, les garçons surtout, c\u2019est le vol.A la Cour Juvénile, il importe, si le juge veut vraiment que son tribunal soit juvénile, ct non pas un simple tribunal de droit commun, de rechercher les causes de la criminalité, les responsabilités.C\u2019est la partic la plus difficile de la tâche.Mais avec l\u2019aide de son personnel, lc juge peut toujours y parvenir.C'est ainsi que l\u2018on parvient à découvrir les causes des vols commis par des enfants qui nous sont amenés, «Les jeunes enfants, de 8 à 14 ans surtout, aiment beaucoup le cinéma, à tel point que certains, quand leurs parents ne leur donnent pas d'argent, qu'ils n'en ont par autrement, volent pour se procurer la somme nécessaire pour le fréquenter.J'en ai fait très souvent la constatation, de même que les détectives et les parents des enfants eux-mêmes.» Ainsi l'an dernier 40 p.c.des petits voleurs qui sont passés devant la Cour Juvénile ont commis ce délit pour aller aux cinémas.«Ces enfants volent habituellement des petites sommes, 10, 25, 50 sous, soit à des parents ou encore à des étrangers, quand ils le peuvent.Par exemple si un enfant fait quelque travail pour un marchand, il pigera dans la caisse.Le soir même, le voleur se rend au cinéma.S'il a pris assez d'argent, il amène presque toujours de petits amis, des enfants plus jeunes que lui.«Chez les enfants plus jeunes, jusqu\u2019à dix ans, le cinéma crée comme une soif inextinguible.Plus ils y vont, plus ils veulent y aller.» Le juge Lacroix s'informe quant au cinéma pour chaque enfant qui comparait parce qu'il s'est rendu compte que c\u2019est l\u2019une des principales sinon la principale cause des délits.S'il le faut l'enfant habitué au cinéma vole pour y aller.«Ce n\u2019est pas une opinion personnelle, note le juge, c'est une constatation que j'ai pu faire d'après une preuve assermentée.» Le cinéma donne aux enfants le goût de l'aventure et du vagabondage.«J'ai 150 noms d'enfants traduits en Cour Juvénile parce qu'ils avaient fréquenté le Midway», affirme le juge Lacroix; et il ajoute: «Au moins cinq ou six d'entre eux nous ont dit qu'il se commettait des actes d'immoralité dans ce théâtre.Des adultes paient l'admission des enfants et commettent avec ceux les actes en question.J'ai puni un ou deux adultes, il y a environ trois semaines.» Le cinéma engourdit le sens moral.Chez les fillettes cependant, il pousse moins souvent au vol.En 4 ans, c\u2019est à peine si 25 causes de vol par des fillettes se sont présentées.Ce qui influence la jeune fille au cinéma, c'est le baiser immonde.Le juge affirme qu'il l'a constaté maintes et maintes fois En août dernier, par exemple, on avait représenté dans un théâtre un film intitulé Camille.Dès le lendemain de la première représentation, quatre ou cinq jeunes couples\u2014 ces enfants appartenaient Zig Zag Joseph Shapiro, Michael Garber, S.Léon Mandelsohn, 3 avocats à l\u2019odeur alliacée, viennent de fonder la «Frontenac Trust Corporation Limited» Cette compagnie fera le commerce en gros et en détail de toutes sortes de victuailles.En voilà toujours autant que les Chrétiens n'auront pas, doivent-ils se dire.x x x Tchitcherine est allé faire un petit tour en France ces jours derniers.Ce représentant de l'égalitarisme juif a régalé son esthétique en visitant tous les monuments historiques du Comtat Venaissin.Il avait établi ses quartiers généraux dans le plus luxueux hôtel d'Avignon.L'an prochain ce sera sans doute le tour d'un, vidangeur.Les Comtadins ont trouvé que si Tchitcherine déteste le capitalisme, il ne déteste pas trop les avantages qu'il procure.C'est sans doute dans une circonstance analogue qu\u2019un plaisant écrivait: Qu'est-ce donc qu'un socialiste ?Un singulier original Détestant le capitaliste Mais chérissant le capital! Une sage décision La société Saint-Jean-Baptiste de Québec célèbrera, cette année, notre fête nationale, le 24 juin, comme de coutume.C'est d\u2019un bon esprit.Gardons notre entité contre tout contact étranger qui nous acheminerait à l'assimilation.Le débat sur la Confédération en 1868 En 1865, lors du débat sur le projet de confédération à la Chambre du Canada sous l'Union, M.Joly s\u2019opposa fortement à ce régime que l'on voulait imposer aux Canadiens français.Il parla du danger que courait la nationalité canadienne et montra la belle position que s'était faite jusque là la populalion française et ses progrès en toutes choses, ct il termina par ces paroles: En résumé j'objecte à la confédération qui nous est proposée, premièrement comme Canadien, sans exception = d'origine, secondement comme Canadien français.mere aD'un point de vuc comme de l'autre, je considère la mesure comme une erreur fatale; et comme Canadien français, je fais encore un appel à mes compatriotes, cn leur rappelant qu\u2019ils ont entre les mains un héritage sanctifié par le sang de leurs pères, et que c\u2019est leur devoir de le transmettre intact à leurs enfants, comme ils l'ont reçu.» Mais ces paroles sages ne furent pas écoutées.\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014.-_ Dans chaque numéro de la \u201cCroix\u2019\u2019 il y a des articles subs- connaître les tantiels qui font Juifs tels qu\u2019ils sont.\u2014\"f} + > Ar ome eee Si vous avez des Juifs dans votre localité, faites-y lire la \u2018Croix\u2019.C\u2019est en chasser.Pour 100 abonnements le meilleur moyen de les de trois mois, 25 sous chacun.Malheureusement c\u2019est faux; - eatholique Le trop fameux De Edwards en veut encore à la hiérarchie de Québec, Dans un disconrs fait à la logo Bowell, à Ollawa, il à prétenda qu\u2019elle dirigeait la politique d'immigration du gouvernement canadien.car, si elle dirigeait la certainement pas politique ce qu\u2019elle est.Nous n\u2019aurions pas aujourd\u2019hui à prendre des mesures contre une foule d\u2019étrangers, Juifs et autres, qui nous apportent avec leurs guénilles des idées subversives.D\u2019antre part, H.Charles Stewart, agissant comme ministre de l'immigration et de la colonisation, a déclaré au cours d\u2019une causerie donnée aussi à Otlawa : \u2018Il est absolument essentiel que la plupart des immigrants soient d\u2019origine anglaise.\u201cIl importe peu que nous ayons 100,000 hommes ou 50,000 hommes; mais il importe surtout que nous sauvegardions l\u2019extension de la race (anglaise) de façon qu\u2019elle soit toujours le facteur dominant dans notre pays.\u2019 \u201cIl est nécessaire que le Canada soit peuplé d'Anglais (British stock).\u201d (ost hien toujours l'esprit de George Brown qui continue à prévaloir sous la Confédération.Cependant, M.Stewart, en vue sans doute d\u2019empêcher les jaunes d\u2019envahir son pays, la Colombie-Anglaise, voudrait que chaque province ait le contrôle de son Dans Québec, nous verrions cette dernière réforme politique avec satisfaction.Nous pourrions alors avoir des agents dans les pays latins et recruter, pour notre province exclusivement, des légions de bons immigrants belges, français, etc., et, surtout, nous mettrions une digue à l\u2019invasion des Juifs.Le plus tôt done M.Stewart fera fermer la boutique d'immigration d'Ottawa, le mieux ce sera pour Québec, d\u2019immigration, immigration.celle-ci ne serait à de si bonnes familles que le juge n'a pas voulu garder de dossiers\u2014 étaient traduits cn Cceur juvénile pour indécence.Ils avaient été surpris,la veille au soir,au parc Lafontaine, en train de reconstituer, cn pire, ce qu'ils avaient vu au cinéma.Tous ces enfants ont naïvement avoué ce qui les avait inspirés: la représentation de Camille.Très souvent de toutes jeunes filles ont fait des aveux de ce genre au juge Lacroix.C'est toujcurs le cinéma qui les a provoqués à commettre ces actes, Le cinéma donne aux fillettes le goût des toilettes cxagérées, bicn au-dessus des moyens de leurs parents.Des enfants hautes comme rien du tout cherchent à se peigner comme Norma Talmage et que d'autres singeries encore.L'enfant n'a qu'un désir, copier, imiter ce qu il.a vu sur l'écran.Et le juge Lacroix conclut: «Avec le cinéma que nous avons, les enfants de moins de seize ans, même accompagnés, ne devraient pas être admis aux représentations.Le cinéma n\u2019est pas meilleur parce que l\u2018enfant a un gardien.» En faisant allusion aux fabricants de films, qui sont presque tous Juifs: «Je voudrais que l'on sache que nous avons des principes religieux et moraux absolument différents de ceux des producteurs de cinéma.» Les juifs of la \u201cPresse\u201d A Messieurs de la \u2018Presse\u2019, J'évite de songer à vous, messieurs; vous êtes là une bande de traitres, qui me feriez trop sentir lc malheur de mes compatriotes.Mais par un malheureux hasard, quelque chose de votre produit s'est introduit chez moi.J'y ai vu beaucoup d'annonces pour les Juifs: Blu- menthal, qui sans doute fit fortune en sccourant nos miséreux; Feldman, «l'ami des ouvriers», qui les saigne en attendant de les tuer commercialement.C'est très bien pour un journ:] «irrévocablement dévoué aux intérêts canadiens-français et catholiques» d'inciter le peuple à se faire plumer par des gens qui depuis 19 siècles ont mis toute leur intelligence, ce qui comme chez vous est peu de chose, mais en même temps toute leur force, ce qui est beaucoup plus, à détruire !e christianisme! Vous travaillez tous deux à la même besogne, mais avec cette différence que le Juif l'accomplit par haine et vous par cupidité.Paul Chabot +\u2014e La Croix, fondée en 1903, est le plus vieux journal hebdomadaire publié en langue française à Montréal.La preuve en est faite depuis longtemps Certains journaux canadiens-fran- çais ont publié sans commentaire une dépêche de Moscou, dans laquelle, Rykoff, président des commissaires des soviets, cherche à jeter du discrédit sur l'Angleterre en insinuant que la rupture des relations commerciales entre celle-ci ct la Russie judéo-soviétique est basée sur des documents faux.Mais le monde est plein des crimes commis par Moscou contre la société depuis 1917, La preuve de sa forfaiture est établie depuis longtemps.Et nous nous étonnons que ces journaux aient donné quelque crédit à cette dépêche.Les fameux Pères de la Confédération Il y en avait une trentaine représentant le Haut ct le Bas-Canada et les trois provinces maritimes, à la Conférence de Québec, en octobre 1864, Sur ces quatre Canadiens seulement, alors que la population canadienne-fran- çaise n'était inférieure à l'anglaise que de quelques milliers d'âmes.En fait, le régime a été imposé au Bas-Canadiens par la majorité exorbitante des délégués de langue anglaise.trente, francais La France avssi veut mettre une digue Le gouvernement français a aussi pris l'offensive contre les communistes soutenus par Moscou.Mais, M.René Lara exprime dans le Gaulois la crainte qu\u2018on ne soit trop faible: «Peu importe que le cicl politique garde des menaces d'orages et que l'Océan parlementaire recèle des possibilités de tempêtes.Le sort en est jeté! Tout un peuple, en ses éléments sains, requiert impérieusement unc opération chirurgicale pour lc \u2018 délivrer du mal qui lc ronge.Il n'est plus possible de différer l'intervention.Reculer serait souscrire à la déchéance.Bon gré, mal gré, il faudra aller jusqu\u2019au bout du formidable effort qu'exige la préservation de la société française sourdement minée par le bolchevisme qu\u2019une scandaleuse im- impunité a rendu plus arrogant.La majorité de la nation sera derrière le président du conseil s\u2019il conduit sans défaillance l\u2019ocuvre d'épuration nécessaire.«Mais si, au contraire, l\u2019on engage de stériles procédures, parlementaires ou extra-parlementaires, si l\u2019on ménage, sous couleur de légalité, les ennemis de la loi ct, sous couleur «d'apaisement social», les cnnemis de la société française, le bolchevisme renforcé prendra sur la France la revanche de ses déboires dans les pays qui auront eu le courage de l\u2019éliminer.» \u2014\u2014 rem\" een.Choses et Autres Le séparatisme grandit en Ukraine Le bureau ukranien de Paris signale, d\u2019après le Roul (Le gouvernail), que les dirigeants soviétiques cn Ukraine se montrent inquiets du développement actuel du mouvement sé, paratisme.Les Ukraniens veulene rompre avec Moscou.À Kicw, à Poltava, Kremenchuk, Nicjin ct dans plusieurs autres villes, les autorités bolchéviques ont pris des mesures exceptionnelles contre l'opposition, et les communistes locaux ont réclamé d'urgence du secours au comité central.Le chômage, ajoute le Roul, s'est développé; il y a cn ce moment en Ukraine 246,000 chômeurs inscrits, contre 172,000 il y a six mois.L\u2018imprimerie de la \u2018Croix\u2019?est au service de ceux qui veulent éditer à bon compte une brochure, un livre, une revue ou un journal.Plus la CROIX sera lue, plus vite nous aurons la victoire contre les Juifs.Le plus vieux journal hebdomadaire La Croix, fondée en 1903, est le plus vieux journal hebdomadaire publié en langue française à Montréal."]
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