La Croix., 1 mai 1931, vendredi 1 mai 1931
[" \u201c GERMES MORBIDES QUI SONT SORTIS DU PROLETARIAT DEPUIS UNE DIZAINE D\u2019ANNEES.ON DIRAIT QUE NOS GOUVERNANTS ET NOS LEGISLATEURS NE SONT MUS QUE PAR LE DESIR DE | N I PLAIRE A LA FOUL INCONSCIENTE, SANS SE SOUCIER DES CONSEQUENCES MALHEUREUSES QUI EN DECOULENT INEVITABLEMENT.° NOUS AVONS LU CE TEXTE DE 53 PAGES DE LA 1ERE LIGNE A LA DERNIERE.TOUT Y EST DRESSE .EN BATTER SERREES CONTRE LE PATRON, A L\u2019AVANTAGE EXCLUSIF DE L\u2019OUVRIER.w Le patron, a lire ce texte, c\u2019est la bête noir e qu\u2019il faut encha:ner, rendre impuissante, tuer à petits coups.ye .; L\u2019ouvrier, c\u2019est le dieu du jour, qu\u2019il faut aduler pour capter son suffrage aux élections.AU LIEU DE PROTEGER L\u2019UN ET L'AUTRE, DE LES INVITER A S\u2019ENTENDRE, DE LEUR METTRE LA MAIN DANS LA MAIN DANS L\u2019INTERET COMMUN ET CELUI DE LA SOCIETE, ON Y PREND PLAISIR A CREUSER PLUS PROFONDEMENT LE FOSSE QUI LES SEPARE DEJA.Dans cette loi, on donne à l\u2019ouvrier tout ce qu\u2019il veut et on oblige le patron, même le plus petit, souvent plus pauvre que l\u2019ouvrier à payer tous les cadeaux princiers que le gouvernement lui a consentis._ _ .Cm { Pourtant, les industriels ont besoin de protection.Tous les pays du monde, depuis la guerre, s\u2019étudient a sauver leur s industries du désastre général qui s\u2019en vient.Nous avons dit dans notre dernière édition queseuls les pays qui auront su produire dans des conditions avantageuses sortiront indemnes de la crise mondiale et que les autres végéteront sur leurs propres ruines.Déjà le capital se retire de l\u2019industrie parce qu\u2019il n\u2019y trouve aucun intérêt; il préfère aller dormir dans les banques d\u2019épargnes et recevoir surement 4\", Déjà, une foule de produits, manufacturés à l\u2019étranger, envahissent notre marché, en dépit des droits de douane dont ils sont grevés, et font à notre industrie une concurrence qu\u2019elle ne peut soutenir, parce que les conditions de travail ici sont trop onéreuses.a QU\u2019ON N\u2019OUBLIE PAS QUE LE JOUR OU NOS INDUSTRIES AURONT FERME LEURS PORTES, LES AGENTS DU BOLCHEVISME QUI COURENT LE MONDE N\u2019AURONT QU'UN SIGNE A FAIRE POUR ENREGIMENTER NOS OUVRIERS ET MONTER AVEC EUX A L'ASSAUT DE L'ETAT.\u201d» 4 \u201d A \u2019 » .y Et les patrons, alors, qu\u2019on aura découragés et dégoutés, ne seront pas pressés de donner main forte aux hommes d\u2019ordre pour repousser les troupes prolétariennes.Les accidents industriels sont généralement causés par la nésligence de l\u2019ouvrier.Citons un cas que nous connaissons particulière- SIN ment.-\u2014 Il y a deux ans, nous avions à notre emploi, Un pressier qui avait si peu le souci de la prudence que I .s > ; Là : > nous ne pouvions nous empêcher de l\u2019avertir, chaque jour, que s\u2019il continuait à ne pas porter attention à son ouvrage, il lui arriverait un accident.oo.ge» Un soir, il prit congé de nous pour aller en service dans une autre imprimerie où un de ses oncles était - » = .- : sa z : se i \u2019Étai it é contremaître.Nous étions soulagé.Un mois après, NOUS apprenions qu\u2019à cette imprimerie il s\u2019était fait écraser i i j mme nous l\u2019avions prédit.main droite par une presse, justement co ons .; la Cet accident était dû évidemment à la seule négligence de cet ouvrier, puisque, sur des presses semblables, des ouvriers travaillent durant quarante et cinquante ans sans avoir le moindre accident.\u2019 Voici un autre cas.A Beauharnois, l\u2019automne dernier, trois hommes viennent d\u2019allumer la mèche d\u2019une mine puissante et s\u2019éloignent pour en attendre l\u2019explosion.Celle-ci tarde un peu a se faire.Un des eu - \u2019 roche de la mine, bien que ses deux compagnons lui eussent crié de rester en arrière avec eux, Denche dessus du trou par où la mèche entrait.Au même instant la mine éclate.L\u2019homme est lancé dans Tea airs avec des monceaux de pierres et retombe en charpie sur le champ.Cet autre accident est dû aussi à Cependant, dans l\u2019un et dans l\u2019autre cas -mêmes négligemment causé ces accidents.la seule négligence de l\u2019ouvrier.f_ .les patrons payérent toutes les compensations comme s ils avaient eux - , & .«x 1° : Or les neuf-dixièmes des accidents sont dus, comme ceux-c, a la négligence de l\u2019ouvrier.?POUR- A NOUVELLE LOI, EN FAIT-ON PORTER TOUTE LA RESPONSABILITE AU SEUL PATRON: POURQUOI ALORS DUOI N'AVOIR PAS PARTAGE CETTE RESPONSABILITE ENTRE LE PATRON ET L'OUVRIER .
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