La tribune, 29 février 1980, Cahier 2
[" LA TRIBUNE.SHERBROOKE, VENDREDI 29 FEVRIER 1 B) [(la tribune 1 Profonde division chez les enseignants (p.3) T Métro-Richelieu vise le premier rang (p.4) A Forum j Finance Informations générales ; L'intolérance de Ryan, un retour au duplessisme ®\t(Camille Laurin) \u2022 \"Le recteur d'une université anglophone pourrait très bien prendre la tête du mouvement pour le NON.et personne n'aurait rien à redire\" par François Gougeon SHERBROOKE - \u201cLe chef libéral fait preuve d\u2019une intolérance qui augure très mal pour les libertés individuelles, dans un Québec que cet homme pourrait un jour diriger.\u201d Invité du MEOUI (mouvement étudiant pour le OUI), hier, à l\u2019Université de Sherbroooke, le Dr Camille Laurin s\u2019est avoué très surpris de l\u2019attitude et des propos de M.Claude Ryan qui, lors de son passage cette semaine dans la ville-reine des Can- tons de l\u2019Est, a publiquement dénoncé le recteur Yves Martin, en raison de sa décision de militer en faveur du OUI pour le référendum \u201cCette façon d\u2019interdire, de menacer et d\u2019intimider quelqu'un est facilement assimilable dans mon esprit à un retour au duplessisme l\u2019intolérance de M Ryan me semble digne d une réaction émotive et de rage.\u201d Le ministre d\u2019Etat au Développement culturel refute entièrement les propos du chef libéral qui soutenait que.parce que M.Martin occupe un poste semi-nominatif, il ne peut s'impliquer directement dans le combat référendaire, d\u2019autant plus qu\u2019il risque, toujours selon M Ryan, de perdre la crédibilité et la confiance des gens.Des munitions pour les tenants du OUI\" SHERBROOKE (FG) \u2014 L\u2019organisation québécoise du OUI, au référendum, compte se servir des munitions que lui a données le politicologue bien connu Léon Dion, qui vient de demander aux libéraux de rejeter le livre beige du Parti libéral du Québec, un document qui doit devenir, en fin de semaine, la position officielle de ce parti, en vue du renouvellement de la fédération canadienne.Voilà ce qu\u2019a révélé hier, visiblement satisfait de l\u2019attitude adoptée par le politicologue, le ministre Camille Laurin, au moment où il allait prononcer une causerie devant les étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke \u201cM Dion, pourtant un fédéraliste reconnu, adresse des critiques qui rejoignent les nôtres, celles que nous formulons depuis longtemps à l\u2019égard de n'importe quelle forme de fédéralisme.Il a raison de prétendre que le livre beige des libéraux con- stitue un net recul pour le Québec.et puis de toute façon, le Canada anglais n\u2019acceptera jamais les propositions contenues dans ce document, même s\u2019il est nettement pan-canadien, plutôt que pan-québécois\u201d.Car.estime le ministre d\u2019Etat au Développement culturel, M.Claude Ryan.au lieu de chercher la cause de la maladie qui existe au Québec, il la transporte partout au Canada, par les positions contenues dans son livre beige.M Laurin a affirmé que l\u2019utilisa- tion des commentaires du professeur Léon Dion se ferait dans un \"esprit constructif, en dehors de toute parti-sanerie politique, parce que le débat référendaire n\u2019est pas une affaire de parti politique, mais il se situe dans une perspective nationale\u201d.Malgré tout, devant l\u2019assistance qui l\u2019écoutait religieusement, M.Laurin n'a pas fait allusion une seule fois à cette histoire, se préoccupant surtout de reprendre des propos dans lesquels il accuse le système fédéral actuel d\u2019être responsable de la plupart des maux du Québec d\u2019aujourd'hui et de ses six millions d'habitants.Devant un auditoire fort restreint d'étudiants, qui s\u2019étaient malgré tout déplacés sur l\u2019heure du dîner pour venir l\u2019entendre, lé ministre du cabinet Lévesque devait d\u2019ailleurs insister à quelques reprises sur le propos à l\u2019effet que le combat référendaire qui s\u2019engage n\u2019a rien à voir avec une lutte entre militants de partis politiques Dans un discours d\u2019une trentaine de minutes, devant des participants qui ont surtout manifesté, à la fin de l'exposé, que la réalisation de la souveraineté n'allait pas assez vite à leur goût, M.Laurin s\u2019est appliqué à démontrer, dans un langage sobre et sur le ton monocorde qu'on lui connaît.les avantages de la souveraien-té-association \u201cC\u2019est un principe que défend le peuple québécois depuis des siècles, c\u2019est le principe de l égalité des peuples\u201d.\u201cAu contraire, car son engagement n\u2019ayant rien partisan,M Martin.comme tous les autres Québécois, a le droit, et même le devoir, de s'impliquer dans un débat dont les enjeux collectifs sont aussi importants que celui du référendum\".Et le Dr Laurin soutient que ses commentaires valent également pour les tenants du NON \u201cSi, par exemple, à l'inverse, le recteur d une université anglophone du Québec décidait de prendre la tête du mouvement pour le NON, et bien personne n'aurait rien à en redire cela fait parti d une liberté de choix individuelle \".En autant, a-t-il indiqué finalement à ce sujet, que le débat se situe au-dessus des partis politiques, et dont l'action vise essentiellement à se prononcer sur l'avenir du Quebec Le MEOUI aux Jeunes libéraux \"Nous n'avons rien à cacher.et vous\" SHERBROOKE (FG) - En guise de réponse aux jeunes libéraux qui l\u2019ont accusé d\u2019être sous la coupe du gouvernement péquiste, le MEOUI (mouvement étudiant pour le OUI) de l\u2019Université de Sherbrooke leur relance la question, tout en les accusant d'être à la solde des grandes entreprises.Le maire Richard Gingras de St-Elie d'Orford a adhéré officiellement au OUI lors de la conférence de presse de Camille Laurin à Deauville.\u201cNous n'avons rien a cacher, seule la Fondation des Québécois pour le OUI, qui n'a aucun lien direct avec le Parti québécois, nous finance Ces libéraux peuvent-ils en dire autant, sachant que le doute demeure à propos de la caisse olympique du PLQ, ce parti, notons le, qui finance sa Commission jeunesse qui bénéficié d une allocation d'environ $66.000\u201d.Selon Pierre Guilmette, porte-parole du MEOUI à l universsité, les jeunes libéraux devraient s'attaquer à des questions plus pertinentes, au lieu de s\u2019enliser dans une polémique puérile qui, de toute façon, ne tournerait pas a leur avantage.Visant à prouver qu\u2019il veut tenir le débat à son plus haut niveau, il explique que, du 17 au 24 mars, aura lieu, à l\u2019Université de Sherbrooke une semaine nationale.Déjà, quelques noms ont été avançés pour cette occasion, constituée de débats contradictoires et d'assemblées de cuisine, dont ceux de Andrée Ferretti, indépendantiste bien connue; Rodrigue Biron, de l\u2019Union nationale; Guy Jo-ron, ministre; Pierre Bourgault et plusieurs autres.Le tout, agrémenté de projections de films et de pièces de théâtre, dont une de Hervé Dupuis NON F DÉBAT 1 LRÉFÉRENDAIREi OUI Les libéraux ne contesteront pas la légalité de la question QUEBEC (PC) \u2014 Même s'il a reçu des opinions juridiques divergentes à ce sujet, le Parti libéral du Québec n'entend pas contester devant les tribunaux la légalité de la question qui sera posée lors du référendum Le chef de l\u2019opposition libérale à Québec, M Claude Ryan, qui a fait cette déclaration hier en conférence de presse, a cependant tenu à préci- Le livre beige pas remis en cause QUEBEC (PC) - Le chef du Parti libéral du Québec Claude Ryan a déjà déclaré qu\u2019il ne prévoyait pas que les grands principes de base du livre beige soient remis en cause lors du congrès d\u2019orientation du parti qui commence ce soir à l\u2019hôtel Reine-Elizabeth Sur la centaine d\u2019amendements qui seront proposés au livre beige, une dizaine touchent les droits lin-gustiques.et surtout le droit au choix de la langue d'éducation, un problème qui a toujours suscité des débats passionnés chaque fois qu\u2019il en a été question au cours d\u2019un congrès politique Une douzaine d'autres portent sur le conseil fédéral, un organisme dont la création est proposée par le livre beige.Ce conseil aurait comme mandat d\u2019assurer \u201cune meilleure cohésion des politiques canadiennes\u201d et de permettre \u201caux provinces d'influencer l\u2019élaboration de certaines politiques fédérales dont l'ampleur touche l'ensemble du pays ou affecte l'action des provinces,\u201d dit le livre beige ser que de sérieux doutes subsistaient dans son esprit sur la légalité du libellé de la question.Il a ajouté que son parti ne voulait pas retarder la tenue du référendum et que les libéraux se battraient plutôt sur le plancher de l'Assemblée nationale pour faire valoir leur point de vue M Ryan a aussi indiqué que son parti n\u2019entendait pas non plus procéder par personnes interposées pour contester la validité de la question devant les tribunaux même si elle est douteuse dans l'esprit de plusieurs.Dans un autre ordre d\u2019idées, M Ryan a indiqué que son parti n'entendait pas se rendre à la demande du leader du gouvernement qui désirait le consentement des libéraux afin de procéder dès la reprise de la session mardi avec le débat sur la question.\u201cIl n\u2019y a pas d'urgence à débattre la question et le gouvernement devra donc la déposer devant l'assemblée avant d'entamer le débat\u201d a-t-il dit.Si toutefois le gouvernement décidait de commencer le débat mardi, il devrait donc mettre à exécution sa menace de convoquer la Chambre dès lundi, le règlement voulant que le dépôt soit fait 24 heures vant le début du débat.Cette éventualité ne plait toutefois pas du tout au chef libéral \u201cIl s'agirait là d'une mesquinerie inexcusable, d'un calcul partisan inspiré uniquement par le souci de l\u2019image,\u201d a-t-il ajouté Le gouvernement désirerait que le débat puisse être présenté en direct à la télévision mardi soir M.Ryan a ajouté que le parti mi-nistérieltilisait les médias à des fin partisanes et qu\u2019il en avait soupé de cette façon de faire Claude Ryan Biron dirait \"OUI\" QUEBEC (PO\u2014 Le chef de l\u2019Union nationale, M Rodrigue Biron, s'apprêterait à annoncer officiellement dans les prochains jours qu\u2019il appuiera la thèse de la souveraineté-association lors de la campagne référendaire Quant à son statut de chef de cette formation politique dont le nombre de députés est passé de 11 en 1976 à six à la fin de 1979.on ne sait pas trop encore ce qu\u2019il en adviendra, s\u2019il demeurera ou non à la tête du parti C\u2019est ce qu\u2019a confirmé une proche collaborateur de M Biron en prenant bien soin de dire que le geste que s\u2019apprêterait à poser M Biron n'en est pas un de dépit après les déconfitures électorales mais serait plutôt le résultat d\u2019une longue réflexion.* Parmi les cinq autres députés de l'UN, seul M Serge Fontaine, de Nicole-t-Yamaska, et président de l\u2019exécutif du parti, se range du côté des fédéralistes irréductibles disposés à répondre non à toute question allant dans le sens de la promotion de la souveraineté-association.Quant aux autres, MM Yvon Brochu, Michel LeMoignan.Fabien Cordeau et Bertrand Goulet, ils se laisseraient tenter à des degrés divers par la thèse souverainiste.MM Fontaine et Brochu étaient à leur bureau du parlement hier mais ils n\u2019ont pas daigné retourner les appels téléphoniques Mais, il semble d\u2019ores et déjà, que M Biron devra remettre sa démission s'il donnne suite à son intention de joindre les rangs du comité du \u201coui\u201d puisque les autres dirigeants de l\u2019UN désavoueraient complètement la nouvelle attitude du chef.M Biron compterait néanmoins sur l'appui de quelques-uns.comme le directeur général du parti, M André Bellerose, qui a toujours été à ses côtés depuis son entrée en politique en 1976 D'autres figures connues du parti, comme M Guy Rhéaume, organisateur adjoint de la campagne électorale de 1976 dans l'Est du Québec, M Pierre Linteau, candidat conservateur dans Langelier aux dernières élections fédérales.ont déjà fait connaitre leur intention de lutter aux côtés des forces du comité du \u201coui\u201d.Rodrigue Biron du temps: Partage QUEBEC (PC) - Seul le Parti québécois sera pénalisé dans le partage du temps lors du débat sur la question référendaire, a soutenu jeudi soir le leader parlementaire du gouvernement, M Claude Charron Lors d'une conférence de presse, M Charron a expliqué que les députés de l\u2019Opposition garderont intégralement chacun leur droit de parole de 20 minutes tandis que les députés péquistes devront consentir à parler chacun seulement 16 minutes, soit quatre minutes de moins que le règlement ne le permettrait normalement La dispute a éclaté cette semaine entre libéraux et péquistes à cause du partage du temps lors de ce débat.compte tenu qu\u2019il aura une portée nationale Radio-Québec et Radio-Canada ont, en effet annoncé qu elles le téléviseraient, tandis que les réseaux privés de télévision veulent en rendre compte de façon intensive.seul le PQ pénalisé (Claude Charron) M Charron a accusé les libéraux \u201cde mauvaise foi\u201d en laissant croire qu\u2019ils allaient être pénalisés dans le partage du temps lors du débat Selon le leader du gouvernement, les Libéraux tentent plutôt de réduire l'impact du débat et sont profondément divisés quant à l'importance du référendum Chacun des chefs de partis reconnus à l'Assemblée nationale, soit MM Lévesque, Ryan et Biron, aura droit à un discours d'une heure II en sera de même pour le leader parlementaire de gouvernement Quant aux autres députés, il auront droit à 20 minutes s'ils sont du Parti libéral ou de l\u2019Union nationale, et à 16 minutes s'ils sont du Parti québécois Au total, le Parti québécois n'aura droit qu\u2019à 60 pour cent du temps, même s\u2019il dispose de 63 pour cent des effectifs en Chambre \u2022 t LA TRlBUNt.SHERBROOKE VENDREDI 29 FEVRIER 1980 (La page éditorial.> Le k.o.au chaos La détermination du montant de la rémunération des élus municipaux ne peut que passer par une législation générale.Le projet de loi que déposera vraisemblablement le ministre Guy Tardif au cours de la prochaine session marquera le pas vers une normalisation et une équilibration souhaitables des salaires versés aux maires et aux conseillers municipaux A l\u2019occasion, les entraves ont leur utilité.Tout est préférable à ce tohu-bohu dans lequel se perdent des énergies et des sous La collectivité n\u2019a que faire de ces interminables discussions autour d'une caisse enregistreuse et de ces coûteuses consultations populaires sur les traitements des élus des gouvernements municipaux.La standardisation des rétributions allouées aux membres des conseils municipaux aura l\u2019immense avantage de redresser une situation chaotique qui voit des élus sprinter allègrement vers la tirelire municipale ou des spécialistes des bâtons dans les roues se livrer avec des airs de faussets à des dithyrambes enflammées sur les bienfaits de l\u2019ascétisme Parce que les torts ne sont pas que du côté des réclamants dans cette course à cloche-pied vers l\u2019établissement d\u2019un salaire \u2018 raisonnable\u2019\u2019 pour les édiles municipaux.On n'a qu'à se souvenir du croc-en-jambe contestable de la population à l'endroit du conseil municipal de Sherbrooke lors de ce certain référendum du 29 avril 1979.Le défi qu\u2019aura à relever le ministre des Affaires municipales sera d\u2019établir avec justesse les salaires des élus municipaux.de telle sorte que le traitement attire ce candidat, cette candidate de valeur qui trouvera un attrait financier raisonnable à la fonction de maire ou de conseiller, mais qu'en même temps il élimine le candidat qui ne cherche que son profit.Nous parlerons d\u2019un \u2018appât\u201d sélectif.Le montant du salaire sera fixé sur la seule base logique de l'importance démographique d'une municipalité, de l\u2019importance de son économie et de son rayonnement.Autant il est vrai de dire, par exemple, que le salaire du maire Jacques Obready de Sherbrooke au lendemain du référendum de 1979 était insuffisant et que le traitement actuel, fixé à 30 mille dollars, du premier magistrat de la ville de Québec.M.Jean Pelletier, est anémique, autant il faut penser qu'il faudra plafonner les rémunérations des élus du peuple au sein des conseils municipaux.Et cette démarche n'appartient pas aux conseils de ville.Seule une loi freinera certains appétits voraces.En contre-partie.seule une loi contrera des obstructions commandées par l'envie, des visées politiques ou même des ressentiments personnels.Une législation bien orchestrée s'impose et prestissimo.Jacques Lafontaine La respiration artificielle à même nos taxes En épongeant une autre fois le déficit du dernier Festival des Cantons, la ville de Sherbrooke avait promis, la chanson avait déjà été entendue, que c'était la dernière manoeuvre de sauvetage tentée à même les coffres de la ville.Mais la mémoire des élus municipaux a la faculté d'oublier.A la séance de lundi, le conseil municipal n'a pu contenir d'autres élans de générosité envers cet organisme qui.ses bilans le prouvent, est un organisme à but non lucratif.Cette fois, la ville n'a pas injecté directement les deniers publics pour financer la fête populaire du printemps.Elle a plutôt garanti un emprunt du Festival pour lui permettre de s\u2019acquitter de ses dus envers la Régie des loteries du Québec.Mais qu'arrivera-t-il si le tirage du Festival ne rapporte pas les dollars escomptés, si la vente des billets ne dépasse pas celle des passeports?La ville devra puiser dans ses réserves et adresser un chèque de $15.000 qui aurait pu servir à mieux organiser les loisirs de quartier, à engager un autre animateur, à ouvrir les piscines et gymnases même pendant les vacances des concierges d'écoles.Année après année, les dirigeants du Festival nous promettent l'autofinancement et la ville soutient qu elle ne renouvellera pas son appui financier.Il serait temps qu\u2019on cesse de valser sur les mots avec notre argent.Ou le Festival s\u2019autofinance avec la participation des marchands, ou il disparaît.La ville n'est pas un appareil de respiration artificielle pour organismes à bout de souffle.Jean Vigneault OPINION LIBRE Les libéraux et notre amiante Le C R D et son comité des mines ont depuis longtemps fait la preuve que l Estne devrait tirer de l'amiante des revenus beaucoup plus considérables que ceux que T on a reçus jusqu a présent Avec les revenus que la région pourrait tirer de l amiante il lui serait possible selon le CRD d investir considérablement dans des projets de développement économique sur l eXploitation de nos propres ressources Pour que notre amiante serve en priorité a notre développement le C R D a proposé deux mesures prioritaires la prise de contrôle par l étal québécois des mines situées dans la région de Thetford et la création d un office de mise en marché de l amiante Cet office serait I unique acheteur de P amiante extrait au (Québec et le vendrait ensuite de façon à favoriser une industrie de transfor- mation estnenne et québécoise Dans les deux cas.nous sommes en face de la question des pouvoirs que la construction laisse ou ne laisse pas a la province de Québec Les récents propriétaires d Asbestos, en 1 occurence la General Dynamics contestent la cnsti-tutionnalité de la loi qui vise dans le sens des voeux du C RD, à la prise de contrôle de cette compagnie La création d'un office de mise en marché de l'amiante peut présenter de sérieuses difficultés techniques Mais, pour l'instant, la question ne se pose même pas le Québec n a pas de juridiction sur le commerce international et mterprovincial L'équipe de monsieur Ryan, dans son livre beige\u201d propose de conserver le statu quo dans ce domaine, en rejetant du même coup la possibilité de mettre sur pied cet office de mise en marché demandé par la région Lors du congres que les libéraux tiendront en fin de semaine prochain, s'il se trouve des délégués de l Estne ayant travaillé au sein du C R D ou d'organismes qui, comme les chambres de commerce, veulent s'intéresser au développement économique de la région on aimerait les voir lutter avec détermination afin que dans le projet constitutionnel libéral.le Québec ait les pouvoirs nécessaires en matière de commerce international et interprovincial II pourrait créer, s'il le juge a propos, un office de mise en marché de l\u2019amiante Sinon nous aurons alors une nouvelle preuve que le fédéralisme est un obstacle important au développement économique de l'Es-trie Thomas Somcynsky Sherbrooke Etienne s'entraîne pour les Jeux de Moscou; il est inscrit dans la discipline du boycottage.DOCUMENT ) Les commandos de la foi juive par Maurice Politi TEL AVIV (AFP) -Tôt dans l'après-midi du 27 janvier dernier, la sonnerie du téléphone retentit simultanément dans plusieurs dizaines de foyers, synagogues et yechivoth (séminaires rabbini-ques), à Jérusalem, Tel-Aviv et dans de nombreuses autres villes israéliennes.Autour des appareils téléphoniques, reliés à des haut-parleurs, des groupes d\u2019hommes piétinaient nerveusement depuis le matin.Arborant des barbes fournies, portant des redingotes noires et des chapeaux à larges bords, ils attendaient le message de leur maître vénéré, le rabbin de Lubavitch, Menabem-Mendel Schneerson (78 ansi dont les has-sidim du Habad célébraient le 30ème anniversaire de r\u201clntroni-sation.\u201d Mais le téléphone ne sonna pas seulement en Israël.Car de sa résidence, à Brooklyn (New York) où il est installé depuis 1941, le \u201crebbe\u201d (maître) règne sur une communauté de dizaines de milliers de fidèles dispersés à travers le monde, qui lui sont dévoués corps et âme.Ainsi, lorsqu'il décida de s'adresser à eux par téléphone, ils n'hésitèrent pas à financer les frais exorbitants d\u2019une communication qui se prolongea durant trois heures, le temps pour le rabbin de prononçer son homélie.Bien qu\u2019il n\u2019y ait plus de juifs à Lubavitch (près de Smolensk, en URSS), la presque totalité d\u2019entre eux ayant été exterminée en 1941, lors de l\u2019invasion de la Biélorussie par les nazis, le rabbin Schneerson garde toujours le titre de \"rabbi de Lubavitch\u2019\u2019 détenu par sa famille depuis deux siècles.Il s'agit en effet d\u2019une véritable dynastie fondée par Dov-Beer Schneerson en 1773 lorsque ce rabbin (fils aîné du sage Zalman Schneur) fut nommé guide spirituel des juifs de Lulbavl-chi.Depuis, la direction de cette communauté a toujours été confiée aux descendants de Dov Beer, lesquels ont formé la lignée des \"rabbins de Lubavitch\" dont le fondateur a été aussi l'Initiateur du mouvement hassidique du Habad Le hassidisme, qui a révolutionné la pensée théologique juive, a suscité une bibliographie très abondante.Il suffit de dire que sa doctrine est panthéiste et qu'elle proclame la communication directe de l\u2019homme avec l\u2019essence divine.Dieu étant partout et Dieu étant parfait, il n\u2019y a pas lieu d\u2019être pessimiste ni mélancolique.La ferveur religieuse doit se manifester dans la joie et l'enthousiasme; on accède plus facilement à Dieu par une prière venant du coeur que par de savants traités théologiques.Le fondateur de la dynastie des rabbins de Lubavitch, intellectualisa cette pensée et lui donna le caractère d'un système philosophique, l\u2019intitulant \"habad\" (acronyme formé par les trois concepts kabalistiques hokhma-bina-daath.sagesse, raison, connaissance, les trois stades de la connaissance philosophique).Mais ce système devint par la suite un mode de vie et d\u2019action qui, dans les temps modernes, se distingue des autres courants du judaïsme orthodoxe en rattachant la piété à une activité permanente au service de la tradition religieuse juive* et non plus à la vie contemplative nourrie par la prière et l\u2019étude des textes saints.C\u2019est ainsi que les adeptes du \"habad\" ont créé des yed yechivoth, des communautés agricoles en Israël, où ils font du prosélytisme actif (parmi les juifs).En Allemagne, à l\u2019époque du nazisme, et en URSS, ils ont continué de propager clandestinement la flamme du judaïsme et de sauver des juifs de la persécution.Certes, tous les adeptes du rabbin Schneerson ne sont pas des membres actifs du mouvement \"habad\", mais ils ont en commun une dévotion et une admiration à l\u2019égard du maître qu\u2019il est difficile de se représenter à moins de songer à celles manifestées en Inde à l\u2019égard des \"gourous\".Le \"rebbe\u201d reçoit chaque jour des dizaines de lettres et donne audience à plusieurs de ses fidèles.Ceux-ci le consulteront pour leurs affaires de famille, ne se feront pas opérer avant d\u2019avoir pris son avis et n'accorderont pas leur bénédiction au mariage de leurs enfants sans avoir entendu les conseils du maître.Certains iront même jus- qu\u2019à leur demander son autorisation pour déménager.Le \"rebbe\u201d qui a immigré aux Etats-Unis en 1941 est un vigoureux vieillard de 78 ans dont les connaissances encyclopédiques sont prodigieuses.Contrairement à d\u2019autres rabbins orthodoxes dont les études ont été uniquement théologiques, il a étudié les mathématiques et l'ingénierie à Berlin et à la Sorbonne.Avec un simple téléphone et deux secrétaires, le rabbin Schneerson réussit néanmoins, à partir de son domicile de Brooklyn, à être mieux informé des secrets d\u2019Etat et de la situation politique que bien des hommes politiques.Le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, M.Yossef Chekhanover, a déclaré au \"Jerusalem Post\"; \"Toutes les fois que j'ai eu l\u2019occasion de m\u2019entretenir avec le rabbin, j\u2019ai été stupéfait par la profondeur de ses analyses et par sa connaissance de la situation internationale.\" L\u2019ascendant spirituel que ce saint homme exerce sur ses visiteurs (juifs ou non) sa sagesse, sa tolérance et la lucidité de ses analyses, expliquent l\u2019étendue de son pouvoir.Les membres de la communauté de Lubavitch, dont plusieurs ont réussi à \u2022 réunir des fortunes considérables, notamment par le commerce de diamants, sont toujours prêts à mettre leur argent à sa disposition.En Israël, comme aux Etats-Unis, de nombreux hommes politiques d'origine juive éprouvent à son égard une vénération et un attachement aussi bien affectif qu\u2019intellectuel.Us savent qu\u2019ils trouveront toujours chez lui une oreille attentive et discrète et que ses conseils ne seront jamais Inutiles.Ce pouvoir spirituel qui s\u2019exerce aussi bien sur la vie quotidienne de ses fidèles que sur la politique et l\u2019économie Israéliennes, explique que lors du trentième anniversaire de l\u2019intronisation du rabbin, des représentants personnels du président Carter, des parlementaires américains, des maires et les principaux représentants des grandes organisations juives se pressaient dans sa résidence pour le féliciter.r OPINION DES LECTEURS Une mauvaise pièce en 5 actes M Martin Morin, directeur Education Permanente Collège de Sherbrooke Le 14 janvier dernier, je me suis présentée au secrétariat de l\u2019éducation aux adultes afin de m\u2019inscrire à un cours de théâtre, lequel cours me manque pour obtenir mon D E C.Les inscriptions n'étant pas encore commencées, on me demande de revenir le 18, tout en m'expliquant, qu'étant donné mon statut d'étudiante à plein temps à la session précédente, je devrai avant tout obtenir une commandite afin de pouvoir m\u2019inscrire gratuitement.Je tente donc de rencontrer mon conseiller dans la même semaine, mais impossible d\u2019obtenir de rendez-vous; on me demande de revenir pendant la semaine d'inscription.Le 18, je me présente donc à nouveau afin d\u2019obtenir ma commandite.Impossible encore une fois, les conseillers sont occupés aux choix de cours.La secrétaire m'explique alors que les commandites seront émises seulement le 28 et le 29 janvier.Je m'impatiente car la semaine d\u2019inscription sera à ce moment passée et je risquerai de ne pas avoir de place dans le cours qui me manque.Etant dans l\u2019impossibilité de quitter mon travail le 28.je me rend donc au secrétariat le 29 janvier au matin.Enfin, je réussis à obtenir cette satanée com- mandite.Le plaisir ne dure cependant guère longtemps: il n\u2019y a plus de places de disponibles au cours de théâtre! Je fais donc des pieds et des mains pour m'y faire admettre malgré tout.Rien à faire.Il aurait fallu que je vienne plus tôt!!! Je comprends, monsieur Morin, que l'éducation permanente soit un service aux adultes et qu'il soit plus profitable d\u2019inscrire les gens qui payent le plein montant.Mais je trouve cependant déplorable que l\u2019on n'offre par un service de la même qualité aux étudiants du Collège étant dans l\u2019obligation de suivre le ou les cours qui leur manquent par les soirs.S\u2019il vous est impossible d\u2019offrir le même choix pour les étudiants détenant une commandite que pour les adultes payant leur inscription, à quoi servent alors ces commandites?Si j'avais su quel service on allait m'offrir parce que je détenais un tel papier, et bien soyez certain que j'aurais préféré payer l\u2019inscription au même titre qu\u2019un adulte afin d'avoir moi aussi priorité dans le choix des cours.Mon inscription à l\u2019Université est faite pour septembre.mais je suis toujours à la recherche d\u2019une institution d'enseignement voulant bien me laisser le choix de suivre le cours de théâtre qu\u2019il me manque pour obtenir mon D E C.par les soirs.Bien à vous, Linda Provençal Non à l\u2019indépendance à tout prix Je lisais récemment une déclaration d'Aimé Césai-re, écrivain de la négritude et homme d\u2019Etat de la Martinique Il s'est exprimé dans un entretien qu'il a accordé à Jacqueline Seiger et dont le texte a paru dans la revue \"Afrique\u201d, vol.V.1961 A la page 67 on lit: \"Il est plus facile d'arracher son indépendance que de bâtir un monde sur de nouvelles bases.\u201d Dans le monde d'aujourd'hui on ne peut pas être indépendantiste à tout prix.Québécois fédéraliste Des transports de reconnaissance M Denis De Belleval, Ministre des Transports Nous désirons, par la présente, vous remercier sincèrement de nous avoir reçus le 6 février 1980 à vos bureaux de Québec et de nous avoir donné l'occasion de vous exposer les raisons pour lesquelles la construction de l'autoroute du C H U.0CRl\t137\t|i 2H\t12H\t12H \u201dWC\t114H\t\u20194 %\t4H\t\t\tJennockw MC\t\tS6 *1\té*\t4* uxx\t«J\t41*\t65\t\u2014\t1*\tJOfa*\t^2170\t105\t93\t86 «OC\tSXH\tX\tX\t\u2014\tH\tJ oc ta*\t12120C\t215\t2Ü2\t313 xsxc\t\tXC\tXC\t\u2014\t10\tR.a s»'\t\u2019*2705\tSX %\t31 *\t3IH 3275\t*10\t6H\t9H -\t\t*\tKamKOt a366a\t\t*74*\tTH\tTH ¦ \"XC\t*11\tn\t11\t\u2014\tH\tK»p*Tr\t\u2022\u20194904\t175\t155\t173 \u2019MC\t\\é %\t6\t6\t\t\tR.aw*\u2019\t4*XC\t15\t11\t14 \u2018 54 5X\t51\t45\t51\t?\t1\tKeisayM\t550\tS26 1\t26 *i\t26 -ï TO\t4! *\t5*\t5*\t\u2014\tH\tKarrAdd\t15*22\t122\t21*\t2\u2019H \u20194.TO\tSI\t7*\t1\t\t\tK Aneco\"\t9ja\tTO\t91\t95 a »a5a$A iUV %X %\t- a *\u2022 5 C s\tzX\tm: *1\ts2 *5\t«7 n A»a&*\t\u2019aC\t125*\t25*\t75* A f»G* Jt\tz50\tCdH\t24H\t24H A »aG7 aC\tz5C\tITOH\tTOH\tTOH A*aSt*a TAaC M2* 41 \u2019* 4'*«f \u2022 A»ca*\t2MAC\t17'\tX\t*\t* A*canor\tMC\tm:\t42\t42\t*\t* a ÿoCr** 30C\t123 ¦> 22 *\t23* *\t* A 3C~aS»\tM TIC\tm «\t40\t4C*« * A a-coOv\t'TTS\t1?2\tX\t72-2 AJur*\tzS\t125\t25\t25 a wa'fl 2ATA0C\t'05\tm\t-\t4 éêc\t*êC\t*êC\t\u2014X A^\u20acaçf 4 TOC M 54* é ?* Awcc 47 525 «5 \u201952 é5 - 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