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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 4 février 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Les Débats, 1900-02-04, Collections de BAnQ.

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[" 1° ANNÉE N° 10 DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRE : Paul LeMoyne de Martigny LE NUMERO : UN SOU L'APONNEMENT : 75 SOUS PAR ANNÉES.Les abonnés recevront le journal par la maille.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.JOURNAL POPULAIRE Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT LE DIMANCHE 4 FÉVRIBR 1900 RÉDACTION ET ADMINISTRATION ; 71, rue Saint-Louis, 71 MONTRFAI,, P.Q.TELEPHONE BELL, MAIN 2840 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.Réclames, taux spéciaux.CROQUIS D'ACTUALITÉ MOUVEMENT STRATÉGIQUE Pour plusieurs raisons militaires, trop longues a énumérer, la colonne du général Warren a jugé à propos de se retirer de Spion Kop.(Dépêches anglaises.) \u2014- > \u2014\u2014\u2014 L\u2019ARGENT DES AUTRES La Gréve de Valleyfield La-grdve-! mot sinistre faisant peur au plus brave des ouvriers qui, pour en avoir fait l\u2019expérience, sait ce qu\u2019il signifie.La grève c\u2019est lu misère; la maison sans pain, sans feu ; les engagements, les dettes nous mettant à la merci des hommes de loi et souvent À la porte du pays.La grève, c\u2019est la guerre économique avec ses victimes aussi nombreuses que celles de la guerre à coups de canon.L\u2019ouvrier le sait ; aussi n\u2019a-t-il plus recours à ce moyen de défense extrême que lorsqu'il est poussé dans ses derniers retranchements.Il sait ce qui l\u2019attend.Il sait que, même victorieux, il perdra plus qu\u2019il ne pourra gagner ; mais il fait grève tout de même pour protester, pour affirmer un principe, en assurer ie triomphe, ou enfin pour empêcher l\u2019avilissement des salaires.C\u2019est pour cette dernière raison que des ouvrières de la manufacture de coton de Valleyfield se sont mises en grève.Elles gagnaient de 83 à $6 par quinzaine, en travaillant aux pièces et en fournissant de longues journées de travail.Les petits salaires font les gros dividendes : toujours l\u2019argent des autres ! fle SAT Elles ont cru, elles aussi, que si le commerce et l\u2019industrie prospéraient comme le disent les journaux ; que si l\u2019argent coulait comme l\u2019eau du Saint-Laurent ; que si le bien-être, l\u2019aisance, la richesse augmentaient au Canada, elles pouvaient, sans afficher trop de prétentions, réclamer quelques sous de plus par jour.Ellcs avaient tort ; les salariés ont toujours tort, du moins ce sont des patrons qui le disent, de croire qu\u2019ils ont le moindre droit aux bénéfices qu\u2019apportent les temps prospères.La prospérité pour l\u2019ouvrier se traduit par un plus grand nombre d\u2019heures de travail, par moins de chômage ; mais rarement par une augmentation de salaire.Les ouvrières de Valleytleld ont pensé le contraire et se sont mises en grève pour tâcher d\u2019obtenir, pour un travail dur et pénible, un salaire leur permettant de vivre honorablement.L'histoire serait banale si elle n\u2019était émaillée d\u2019un incident heureusement sans pré- cédent.Nous en empruntons le récit à La Patrie ; nous citons textuellement : \u2018 Comme l\u2019ouvrage qu\u2019elles font presse en ce moment-ci, on a donné avis à tous les parents de ces jeunes filles d\u2019avoir à les ramener à l\u2019ouvrage demain ou de laisser eux-mêmes l\u2019emploi qu\u2019ils ont à la filature, sous 15 jours., Dans le nombre, il se trouve des frères de ces jeunes filles qui sont mariés, qui ont leurs familles et qui n\u2019ont peut-être pas eu connaissance de la grève avant d\u2019être notifiés d\u2019avoir à laisser leur emploi.\u2018 Que pensez-vous de cette manière d\u2019agir à légard des ouvriers ?*?Si ce que dit le correspondant de notre confrère est vrai, la conduite des patrons est inqualifiable et demande l\u2019intervention immédiate de la justice.Il y aurait là un chantage des plus caractérisés et des plus criminels.Forcer des ouvrières à travailler à bas prix en les menaçant, si elles quittent ou ne reprennent pas l\u2019ouvrage, d\u2019affamer leurs familles est un crime plus odieux encore que le meurtre de son semblable.C\u2019est une atteinte sans nom portée non seulement à la liberté du travail mais à la liberté \u2018du sujet.L\u2019accusation a été formulée, il faut qu\u2019elle soit prouvée ou réfutée ; jusqu\u2019ici les directeurs de la fabrique de Valleyfield n\u2019ont demandé aucune rectification.Le silence n\u2019est pas de mise en pareille occasion ; le monde des travailleurs est tout entier intéressé à connaître la vérité ; il est également intéressé à la répression de pareils abus d\u2019autorité.Des manœuvres de cette nature mettent en périi la paix sociale et tombent par conséquent sous le coup de la justice.Elles sortent des relations entre le travail et le capital, entre l\u2019ouvrier et le patron, pour entrer dans les pages du code criminel.Malheureusement, aucune plainte ne sera, ne pourra être portée ; la justice ne saurait être invoquée ou évoquée par une pauvre fille gagnant $3 par quinzaine et devant se priver de pain pour payer la mise en murche de la loi.La justice n\u2019est faite pour les pauvres gens que dans les pays où le ministère public défend les faibles et les pauvres au nom de la société.En l\u2019absence de ministère public, procédant d\u2019office, comment veut-on que les petits fassent respecter leurs droits, leur personne ?Cette menace patronale serait d\u2019autant plus grave qu\u2019elle aurait été dirigée contre une po- poulation placée entre le travail forcé, pour le patron qui l\u2019aurait formulée, et l\u2019émigration.Les ouvriers des fabriqnes isolées, placées comme celle de Valleyfield en dehors des grands centres, sont plus que les autres exposés aux exigences exorbitantes, aux prétentions déraisonnées des patrons.Ils sont pour ainsi dire fixés au sol, à la glèbe ; si le patron leur refuse du travail ils n\u2019en peuvent trouver d\u2019autre et il leur faut s\u2019expatrier seuls, ou avec leurs familles, pour employer leurs bras.C\u2019est la ruine, la destruction du foyer, la séparation de la famille ! C\u2019est l\u2019asservissement de tout groupe ouvrier écarté des villes ; c\u2019est le meilleur appoint qu\u2019on puisse donner à l\u2019émigration vers les Etats-Unis.\u2014\u2014\u2014\u2014 emo tres vert creme 9 5 ST Comme on le voit le cas est grave et demande lintervention de la justice.Elle n\u2019en fera rien, cependant; la justice s\u2019intéressant rarement aux injustices commises contre les petits et les faibles.P.M.(Spéciale aux DÉBATS).Valleyfield, 4.\u2014La journée d\u2019hier s\u2019est passée calmement chez les ouvriers de Valleyfield.On reprendra l\u2019ouvrage demain matin en attendant un arrangement dans lequel chacun prévoit son profit propre.Le fait est que les promesses vont bon train et que les ouvriers gu- bissent l\u2019influence de deux ou trois partis opposés qui s\u2019efforcent, chacun, de promettre plus le possible.En premier lieu, le maire de Valleyfield avait apaisé les grévistes en leur promettant un remboursement.Les ouvrières avaient accepté, et quelques jours plus tard elles lâchaient de nouveau.Les ficelles qui se tirent dans l\u2019ombre, si elles préparent le coup d\u2019un particulier quelconque, font aussi s\u2019ouvrir les yeux des désintéressés, et certains libéraux de la ville ne se cachent pas pour dire que cette grèvé des ouvrières est tout simplement le point de départ d\u2019une campagne de libéralisation du comté, quelques fonctionnaires, influents dans les associations ouvrières, appuyant (les grévistes dans leurs réclamations et leur pro- mettaut un arrangement à leur satisfaction.: Ces meneuis profiteront de leur influence dans les cercles ouvriers pour faire cesser la grève en ralliant tous les ouvriers à leurs unions, et, feront ensuite rejaillir sur leurs chefs libéraux le mérite du règlement de la grève.Voici ce qui se dit a Valleyfield et\u201d qui est généralement accrédité.Mais on se demande aussi si ce truc peut être utile au \u2018gouvernement.ON NE SAIT PAS CE QUE C'EST Ca passé devant ma f nêtre ; Y avait du rose et die blanc ; J'm'surs demandé c'a\u2019ça pouvait être.Ca passé comme un coup de vent, Ca d\u2019vait Fw'nir de quelqu\u2019 fête, C\u2019 avait un minots 7 {roussé.Depuis lors, j'm\u2019creuse la tête, Mais je n'trouv' pas c'que c\u2019est ! Ça sentait bon l\u2019hihotrope ; C avait un p'tit mouchoir blanc.J faillis tomber en syncope : Ca mi fit bonjour en passant.J regardai filer, bien vite, C\u2019chiffon d'calicot froissé.Depuis c\u2019temps-là que j\u2019médate, Mars je n\u2019trouv\u2019 pas c'que c\u2019est ! C'avait des yeux bleus, une bouche Rose, avec des dents d'dans : Ça paraissait fort forouche : C'avait p'tet ben dix-huit ans.C\u2019avait bien l\u2019air d\u2019une fillette, D'un frou-frou, quand ¢'a passé, D'un\u2019 marquise ou d\u2019une grisette.Mais je n,trouv\u201d pas ce que c\u2019est.C\u2019est qu'ça m\u2019trotte dans la cervelle ! C'est pis\u201d qu\u2019une obsession : J\u2019pass\u2019 mes nuits à rêver d'elle, L'jour j'la vois en vision.La robe é.uit d'un rose tendre, Et l'corsage d\u2019un frais passé.Si sa maman m\u2019prend pour gendre J vous l\u2019dirai, c'fois-la, c'que c'est ! Lucien Méutoæ \u2014 Le mentir ea Cres TINT = are SBT er Ie AR TT Te Su ECHOS M.Rainville a pronounce ces paroles, heures après les élections de jeudi : \u201cTarte m\u2019a roulé.Il s\u2019est acharné sur moi comme il s\u2019était acharné sur Beausoieil.Tiéuphas est pauvre et n\u2019a pas trouvé les moyens de faire payer ses persécutions au ministre des Travaux publics.Moi, je les ai ces moyens, et ma fortune y passera.s\u2019il le faut.C\u2019est nn vrai iournal libéral u\u2019il faut à Montréal pour dénoncer les traîtrises e Tarte ; je le fonderai, et le monstre tombera,\u2019 Espérons que M.Rainville ne se dédiera point et qu\u2019il mettra bientôt à exécution le projet qu\u2019il a caressés avec ses amis, l\u2019autre soir.Si le nouveau journal ne réussit pas à tordre le cou à Tarte, il servira cependant à fournir du pain à plusieurs journalistes qui coulent des jours moins heureux que ceux de l\u2019honorable M.Tarte.L'infiuenza fait des ravages effrayants à Londres ; chaque semaine on enregistre des centaines de décès.La première conséquence de ce lamentable état de choses a été de faire hausser de façon extravagante le prix des cercueils Dans une revue qui porte le titre suggestif de Revue des entrepreneurs de pompes funèbres, il n\u2019est question que des doléances de ces messieurs.Un problème surtout les agite, c\u2019est le problème des chevaux.A Londres, les chevaux de corbillards doivent être vigoureux, parce que les enterrements filent toujours au grand trot, faisant la course, au besoin, avec les omnibus etles cabs.En outre, ils doivent être noirs, mais rigoureusement noirs, de la crinière a la queue, et sans la moindre tache disparate sur le corps.\u201cOr, dit la Revue des entrepreneurs de pompes funèbres, le nombre des chevaux noirs dont disposent la plupart de nos correspondants leur permet d\u2019expédier chacun vingt-deux enterrements par jour, mais il ne leur permet pas d\u2019en expédier trente-sept.D\u2019autre part, le public se refuse abso- lumeut à ce qu\u2019on lui donne des chevaux bruns, même très foncés.Force a dorc été à plusieurs maisons, notamment les maisons X.et Z.de faire teindre en noir les chevaux de couleur achetés pour la circonstance.\u2019 Le procédé qui consiste à faire subir à des chevaux de corbillards la même préparation qu\u2019à des demimondaines sur leur déclin, est à lui seul un poème, mais on frémit en pensant à ce qui doit se produire quand il pleut.quelques Le rédacteur du Transvaal Critic raconte que les officiers anglais, prisonniers à Prétoria, s\u2019étant plaints de ne pas avoir de marmelade à leur déjeuner, le président Kruger a ordonné d\u2019acheter, afin de le leur offrir, tout ce qu\u2019on pourrait trouver de ce dessert.\u2018\u2018 Le monde verra ainsi, a dit le président, que nous sommes des gens civilisés.\u2019 Pour finir gaîment.Madame de B.lit un journal mondain.\u2014Les revers se portent de plus en plus.Monsieur, profane en matière de toilettes, mais voulant néanmoins dire son mot : \u2014Toujours les modes anglaises ! Enry d°>Els.NOTES D'ART Les musiciens se sont décidés pour une foisà prouver d\u2019une manière efficace leurs sympathies à l\u2019un de leurs confrères qu\u2019un deuil profond avait frappé.Les funérailles de feue Mme Goulet,épouse du dircc- teur de La Symphonie,ont eu lieu lundi dernier, à la chapelle des Pères du Saint-Sacrement.Ce n\u2019est pas sur cette nouvelle que nous ont déjà servie nos confrères quotidiens, que nous voulons insister, mais bien sur le cachet éminemment artistique et reli- ieux de cette funèbre cérémonie.La messe mor- uaire de Perosi, rendue par un chœur nombreux, a produit une impression de tristesse sur l\u2019assistance, à cause même qu\u2019elle diffère du genre de certaines autres messes des morts que l\u2019on croirait plutôt écrites pour des vivants.Les instrumentalistes à cordes de La Symphonie, ont exécuté le Traumereï, une rêverie de Schumann et la marche funèbre de Chopin.M.J.-B.Dubois s\u2019est surpassé et il a rendu avec beaucoup d\u2019expression Le dernier sommeil de la Vierge, de Massenet.Nous félicitons les musiciens de ce bon mouvement et nous les encourageons à recommencer lorsque ce triste devoir s\u2019imposera de nouveau pour eux.Te Jeudi dernier, on a joué du Feuillet, auMonument National, Un Roman Parisien, c\u2019est l\u2019histoire très vieillote d\u2019un nabab quelconque, roi de la finance et coqueluche du monde où l\u2019on s\u2019amuse, qui perd sa fortune par une fatalité, et n\u2019est pas assez philosophe pour supporter les événements, Seulement, ici, c\u2019est Henri de Targy, (M.E.Roy) le gentilhomme ruiné, qui a du cœur, et qui a joué avec cœur, tandis que sa, femme la gentille Marcelle, laisse le toit conjugal pour aller refaire les millions perdus, en Amérique.Elle revient repentante, au dernier acte, et meurt dans les bras de l\u2019époux bien aimé de qui elle désespérait d\u2019obtenir le pardon.Melle .Bernard (Marcelle) est une débutante qui promet beaucoup et nous croyons que si elle veut travailler tous ses rôles futurs comme celui qu\u2019elle vient de créer, elle pourra avant long- temps aborder les grands rôles de la haute comédie.Elle a beaucoup de naturel et sa diction est suffisante.M.Raoul Barré a fait un excellent Chevrial, bien vécu et d\u2019une correction remarquable.Les autres rôles ont été débités d\u2019ine façon três intéressante ; ce furent MM.J.H.Bédard (le Dr Chesnel), J.-R.H.Duhamel, dans le rôle de l\u2019impres- siaro Juliani où il ne nous a pas semblé aussi à l\u2019aise que d\u2019habitude, et Emmanuel qui a su tirer parti d\u2019uu rôle trés ettacé, celui de Tirandel.Du côté des femmes, à part le rôle de Marcelle dont nous avons parlé, il y avait Melle Reid, femme de Chevrial, Mme Chapdeleine, Melle Daigle, à qui nous reprochons un léger défaut de prononciation, celui des syllabes ait et à qu\u2019elle prononce d\u2019une façon trop ouverte, et Melle Croteau, très convenable dans les ingénues.Si, seulement, certains rôles avaient été mieux sus !.Nos félicitations à la direction pour l\u2019achat du nouvel ameublement et du lustre.Pourvu que ça ne soient pas les acteurs qui soient obligés de payer, sur leurs salaires.La semaine prochaine, on donnera Le Maître de Forges, avec M.Art.Laramée, dans le rôle de Philippe d\u2019Herley, et Melle Clara Reid, dans Claire de Beaulieu.Fa Packman s\u2019est fait entendre, jeudi Aernier,à Montréal.C\u2019est un pianiste de grand talent qui possède un mécanisme mervelleux, avec peut-être moins d\u2019exécution que Paderewski, Saüer, Puguo, Rosenthal, ete.«3: Melle Marthe Trémont, de l\u2019Fldorado, chantera prochainement Les vieilles larmes, de notre collaborateur M.Georges Millandy.Depuis que le théâtre des Variétés est rendu à l\u2019ancien théâtre de la Renaissance, sa clientèle semble augmenter considérablement.Le local est beaucoup plus grand, plus spacieux, et une foule de personnes qui n\u2019osaient pas aller au petit théâtre de la rue Sainte-Catherine, pourront désormais se rendre sans crainte au nouvel emplacement.Cette semaine on jouera \u201c\u2018 Jean Bart,\u201d drame historique.Nous donnerons une critique plus étendue, prochainement.Melle Cousineau, une chanteuse de qui l\u2019on dit le plus grand bien, doit chanter le 14 février à la salle Windsor.Cette jeune artiste a passé plusieurs années à Paris où elle a étudié sous les meilleurs professeurs, elle y a même remporté quelques succès.Quelques-uns qui l\u2019ont entendue, prétendent qu\u2019elle se fera une place enviable au rang des étoiles.Nous attendons ce concert dont M.J.Saucier est l\u2019organisateur, et nous verrons alors si toutes ces prédictions sont justifiables.Notre curiosité est vivement éveillée.Melle Cousineau est la fille de M.Cousineau, citoyen bien connu de Toronto.Gustave Comte\u2014_\u2014 Ne 15.\u2014UNE PROPHETIE.\u2014Sans être grand prophète, on peut dire ceci : Le XXième siècle saura gré au XIXième siècle de lui avoir transmis le BAUME RHUMAL, LA SEMAINE POLITIQUE Une nouvelle maxime vient d\u2019être créée à l\u2019usage du parti libéral, Patronage is ruin ; telle est la divise que le gouvernement d\u2019Ottawa peut inscrire sur son rapeau.Il était difficile de faire plus maladroitement de plus mauvaises nominations que n\u2019en a fait le cabinet fédéral.Les nominations sénatoriales sont grotesques.Nous aurons l\u2019indulgence de ne pas parler avec trop de rigueur de celle de M.P.-B.Casgrain.C\u2019est un bon garçon, tout le monde l\u2019admet; mais ce qualificatif benin ne comporte pas l\u2019explication de la mise à l\u2019écart de vieux serviteurs du parti ; l\u2019appel de M.Burpée, un vieillard de 84 ans, ne rajeunira pas le sénat pas plus que le choix de l\u2019hon.M.Shehyn ne pourra le galvaniser.Mais il y a à côté de ceci des nominations latérales qui ont mis le public politique en ébullition.L\u2019élévation de M.S.-O.Chapleau au poste de greffier du sénat est de ce nombre.Un gouvernement libéral, couvrir de la robe de soie l\u2019homme qui a exécuté Louis Riel à Régina, c\u2019est un peu trop fort pour certaines gens! L'\u2019influence de certaines gens subsiste curieusement après leur mort, tandis que bien d\u2019autres qui vivent encore ont perdu toute vitalité.Un Chapleau prenant la place d\u2019un Langevin au sénat c\u2019est un étrange retour des choses d\u2019ici-bas ; la lutte se perpétue donc entre les fractions ennemies au-dessus des tombes.La question du patronage fera sans doute l\u2019objet de curieux débats à la prochainesession d\u2019Ottawa.Maintenant que trois ans sont écoulés et qu\u2019il est possible de trouver, par étude ou comparaison, l\u2019esprit des choix faits par le gouvernement, nous allons sans doute assister à une dissection en règle de l\u2019œuvre gouvernementale et À la mise au jour de l\u2019idée dirigeante qui n\u2019a généralement 6t6 rien moins que libérale, comme le prouveront sans doute les prochaines élections fédérales.En ce moment, sir Wilfrid Laurier a sur les épaules la chargo d\u2019une session qui promet d\u2019être très mouvementée et dans laquelle on peut s\u2019attendre à des explosions.Le discours du trône a tout préparé pour cela.Il ne contient rien de défini, rien qui s\u2019impose et tout va être laissé à la décision du parlement.Il est même bien probable que le gouvernement se lavera les mains ou à peu près de ce qui se fera là.Onenala preuve duns Ia présontation ds DM.Buurassa par f\u2019hon.M.Tarte.Le ministre des Travaux publics n\u2019a pu faire cette démarche fort significative qu\u2019avec le consentement du premier ministre, ce qui indique au\u2019il vi laisser rang doute les coudécs franches à ses partisans.Que va-t-il arriver en face des explosions de loyauté qui vont certainement surgir?Souhaitons que les députés français se tiennent À leur poste pour être prêts à répondre immédiatement s'il échappait un malencontreux à notre égard.La vigilance est le prix de la liberté,et l\u2019on ne sau- raittrop veiller lorsque de graves événements se préparent.La Fédération Impériale nous menace et Un concours absurde de circonstances nous jette à grands pas dans ce gouilre dont nous avions tant promis de nous tenir à l\u2019écart.Fait étrange,ce sont les premiers adversaires de la Fédération Impériale qui nous entraînent, tambour battant, vers cette issue effroyable.Tous les anciens serments sont déchirés, les vieux discours sont oubliés et le spectre hideux de l\u2019engloblement, de l\u2019annihilation est à nos ortes.Souhaitons qu\u2019il se trouvera des cœurs assez hauts pour écarter ce terrible anéantissement qui nous menace.Les Canadiens-français dans une Fédération Impériale ne seront rien, moins que les Hindous, les Cafres et même les Derviches.Martino.+ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 POUR VOUS, MESDAMES Je vous apporte une sauce qui ne sera pas, pour certaines d\u2019entre-vous, aussi agréable à savourer que les causeries d\u2019une Françoise, d\u2019une Gaëtane de Montreuil ou d\u2019une Franchette.Non : je viens tout bonnement vous dire pourquoi la politesse chez l\u2019homme semble péricliter.C\u2019est, en peu de mots, que vous-mêmes manquez par trop souvent à ce précepte.Vous vous fiez trop au devoir imposé à notre sexe, d\u2019être galant : cela devient si familier chez vous, que la plupart du temps vous oubliez la reconnaissance.C\u2019est si court et si facile de dire merci.Un monsieur vous donne son siège dans le tramway, il n\u2019en est pas du tout tenu ; c\u2019est simple obligeance de sa part ; devez-vous rougir de l\u2019en remercier ?La semaine dernière \u2014 ceci est un fait entre plusieurs \u2014 je me tenais sur la plateforme d\u2019un tramway.Le conducteur était occupé en avant.Trois fois j\u2019ai ouvert la porte, et trois fois je n\u2019ai pas entendu, même soupçonné, le merci de ces belles dames, qui, d\u2019après leurs toilettes, si on peut en juger, me paraissaient instruites et fort bien élévees ! Que pensez-vous d\u2019une mère qui dirait à une amie que son enfant n\u2019est pas obligée de dire merci chaque fois qu'elle reçoit quelque chose, ne remercier que dans les grandes circonstances et quand ça vaut la peine ! Vous recevez des visiteurs, vous êtes en compagnie d\u2019un monsieur qui vousplait.Un autre vient ; vous faites dire que vous n\u2019y êtes pas.Vous ne faites peut-être pas autant plaisir à celui qui est avec vous, comme vous pourrez vous l\u2019imaginer, et d\u2019un autre côté vous insultez l\u2019autre.Dans les soirées, pour vous défaire de certains messieurs qui veulent bien vous demander une con- tre-danse, vous mettez sur votre programme des noms fictifs et vous dites que tout est rempli.Quelqu\u2019un vous conduit au souper, c\u2019est pour vous servir sans doute.Vous acceptez de celui-ci, de celui-là tout ce qu\u2019on vous offre ; à la fin votre homme n\u2019a qu\u2019à admirer l\u2019empressement des autres.C\u2019est, chez vous, un manque de savoir vivre.Il y aurait bien d\u2019autres points sur lesquels je pourrais attirer votre attention, mais l\u2019espace accordé est trop restreint.Etudiez-vous, mesdames,et remarquez bien que si la fin du siècle rend l\u2019homme peu complaisant, vous en serez pour quelque chose.Gustave M.?3 Est un journal artistique.Lisez-le ! Encouragez-le ! \u201c Le Passe-Temps ADOI,FHE V.IOY, Ingénieur Consoil (Diplomé de l'Ecole Centrale de Paris).Membre de la Soc.des Ingénicurs de France et de la Soc.Canadienne des Ingénieurs Civils.Consultations techniques, mines etc.16, rue Saint-Jacques.Téléphone Bell, 1689, Este Restaurant ARTHUR «\u20ac 1727, rue Sainte-Catherine, près Saint-Denis , L'endroit chic pour prendre l'apéritif et le pousse-café, liqueurs ct cigares d'importation.| £a\" Chaque soir, jusqu'À minuit, musique orchestrale par des artistes de renom.Les Dimanches Les Petits Vendeurs Pourront se faire de jolis bénéfices en vendant \u2018Les Débats \u201d S\u2019adresser depuis & heures, le matin, au numéro 71, rue Saint-Louis.- AE pint ASL cm we Tr A ES SUPPLÉMENT AU JourmAL LES DÉBATS \u2014 4 FÉVRIER 1900 LA CUERRE ATTENDONS ! Tard hier, 2 la Halle aux Blés, une petite dépêche de trois Ou quatre lignes, venue d'Allemagne, annonçait que tie général Buller avait mañqué sa irvisieme chance de dégager Ladysmith ct que, cette fois-ci, c'est son aile droite (le cher pigeon!) qui a reçu la râclée, sur les bords de la Tugela, toujours.Les dépêches des deux prochains jours, soit au sujet des Communes d'Angleterre, soit au sujet des affaires de l'Afrique Méridionale, devront donner des sensations au public.(Service de la PRESSE ASSOCIÉE.) Londres, 4 \u2014 Une dépéche de Sterks Spoint (Colonie du Cap) dit que dans leur dernière attaque sur Ladysmith, les Boers ont eu 1,100 Lués et 600 blessés.Plusieurs colons hollandais de la Colonie du Cap qui ont combattu à Stormberg, sont retournés à leurs fermes après avoir refusé de prendre du service actif malgré la peine de mort menaçant leur refus.Parmi ces colons se trouvaient quelques-uns des principaux burghers qui, au début des hostilités, avaient incité les babitants de l'Etat Indépendant d'Orange À envahir la Colonie du Cap.Londres, 3\u2014Le War Office continue de garder secrètes les nouvelles du mouvement du général Buller, mais tout fait croire que cette armée n'a pas les bras croisés en ce moment-ci.Les nouvelles de Ladysmith, disant que les Boers quittent les hauteurs environnant la ville assiégée, ne tendent qu'à confirmer la nouvelle de la concentration des Boers pour écraser Buller.LES BOERS DETRUISENT Rivière Modder, 4.\u2014 Les Boers ont détruit la voie ferrée entre Modder et Langeburg, s\u2019approchant 4 deux cents verges des avant-postes anglais.On a entendu une qua- rantitine d'explosions : ce qui veut dire qu\u2019il ne reste plus beaucoup de ponts sur la ligne.UNE ATTAQUE SE PREPARE Berlin, 4.- Une dépêche du siége de la guerre dit que le général Joubert vient d\u2019être informé que les Anglais se portent sur Hongers Sprint.ROBERTS ATTENDRA-T-IL TROIS SEMAINES AVANT D°AGIR ?Londres, 4.\u2014Le correspondant de la Presse Associée, au Sud-africain, expédic cette dépêche datée de minuit, ce matin : ** Il est impossible que Buller reste inactif pendant que la garnison de Ladysmith souffre des rigueurs du siège.Même au risque de sacrifier 10,000 hommes, il lui faudra se porter au secours du général White.Et, de fait, toutes les autorités s'accordent à croire que Buller se bat en ce moment.On est d'opinion que le mouvement qu'o- père-présentement Buller s'effectue par la droite de la brigade de Lyttleton.\u2018 Le général Roberts ne mettra point de précipitation à exécuter son plan de campagne.Il attendra que toutes les troupes anglaises et coloniales disponibles soient concentrées, et les derniers détachements n'arriveront probablement pas à Cape Town avant trois semaines.Le coup décisif se portera alors brusquement mais sûrement.Lord Roberts n\u2019est pas homme à agir avant d\u2019être sûr du coup qu'il doit porter.LE TRANSVAAL PARLE AUX AMERICAINS Londres, 4.\u2014Les journaux d'hier publient des extraits d\u2019un curieux document émané du Secrétariat d'Etat, à Prétoria, et daté du 16 décembre.Ce document comprend 10,000 mots, plus ou moins, et porte la signature du secrétaire du Transvaal, M.Reitz.On le dirait expressément écrit pour les Américains.\u2018\u2018 Dans une grande mesure, dit le document, nous comptons sur l'Amérique et sur l\u2019Europe pour nos ravitaillements, pour notre nourriture de chaque jour.Et il serait criminel aux grandes puissances de laisser périr, par la famine, notre petite nation que l\u2019épée seulc ne saurait réduire.Depuis qu\u2019en 1880 le président des Etats-Unis a reconnu notre république comme un État indépendant et souverain, les émigrés américains n\u2019ont cessé d'affluer chez nous; ct toujours nous avons tendu une main charitable À ceux de ces émigrés qui imploraient notre secours.Aucun d'eux n\u2019a élevé la voix autrement que pour nous rendre grâce.\u2018* Mais voici qu'au premier mot de guerre, prononcé par l'Oppresseur, l'Amérique exprime ses sympathies à nos ennemis.\u201c Si la république sœur n'éprouve aucun bon sentiment à notre égard, si elle préfère épouser la perfide envie que la bonne foi et l'amour de la liberté, nous saurons de quelle oreille écouter ses professions de justice, d\u2019intégrité et de dévouement à la civilisation.\u201d IL FAUT LA MORT DE 6,000 SOLDATS \" Londres, 4.\u2014Le major Bathurst, qui a été blessé à la bataille de Colenso, vient d\u2019arriver à Southampton.Il rapporte que 20,000 Boers gardent les bords de la rivière Tugela et que le général Buller nc réussira à traverser leurs lignes qu'en sacrifiant cing ou six mille hommes.LE TRANSVAAL NE VEUT PAS D'INTERVENTION Berlin, 4-\u2014Le ministère des affaires étrangères fait taire la rumeur allant À dire que le docteur Leyds s'est rendu en Allemagne dans le but de négocier une intervention.Le .ministre du'Transvaal dit aussi, lui-même, que M.Montague White, qui représente la République'Sud-Africain, aux Etats-Unis, n\u2019a pas mission de demander une intervention 4 I'Oncle Sam.Berlin, 4\u2014Le docteur Leyds, l'agent diplomatique d Transvaal, qui est actuellement en Allemagne, est regard 0-2 comme un très intéressant personnage que l'on désigne du doigt quand il passe dans les rues de la ville.Quoique se succèdent les négations du ministère des affaires étrangères, il n'en est pas moins vrai que le docteur Leyds a chaque jour ui.e entrevue avec le comte Von Bulow, ct celle d'hier, notamment, a duré plus de deux heures.Le docteur Leyds, invité par les journalistes à parler du caractère de ces entretiens, a catégoriquement refusé de répondre.D'un autre côté, on dit avec certaine autorité que l'agent financier du Transvaal, en Hollande, a reçu l'ordre de se rendre immédiatement à Berlin, afin de fournir des informations exactes sur le commerce d'importation et d'exportation du Transvaal.On dit de même que les principaux industriels de Berlin, parmis lesquels se remarquaient quelques ingénieurs, se sont réunis aussi, hier, au ministère des affaires étrangères et ont reçu des renseignements relatifs au commerce et aux chemins de fer du Transvaal.GOEBEL SUCCOMBE Frankfort, Ky., 4,\u2014Le gouverneur Goebel, de l'Etat de Kentucky, victime du lâche attentat vraisemblablement tramé par ses adversaires politiques, est mort hier soir, à 6.45 h.LA PICOTE AUX ETATS-UNIS Tacoma, 4.\u2014La picote abat par douzaines les Indiens des différentes réserves du Wisconsin.On craint la propagation du fléau parce que les sauvages refusent absolument de se soumettre aux traitements des médecins.SPORT LE PATIN.\u2014La température ne saurait avoir été plus propice que celle d'hier après-midi pour des tournois de patin : juste assez froide pour assurer une bonne couche de glace, et pas assez pour que les spectateurs aient À s\u2019en plaindre, aussi, ceux-ci étaient-ils présents au nombre d'au moins 2500 à la piste de la M.À.À.A., où tous les meilleurs coureurs amateurs et professiounels du Canada et des Etats-Unis se disputaient les titres de champions, ainsi que les magnifiques médailles d'or et d'argent offertes en prix par l'association.Chez les professionnels, Baptie a désappointé les admirateurs qu'il s'était créés, l'an dernier, car il n'a rien fait de bon contre le champion Nilsson qui, non content de le battre, a abaissé les records du monde dans les courses de 2 et 3 milles.La course à reculons a été gagnée par Thibault, du Montagnard, qui doit sa victoire à une méprise de Fafard, qui croyant la ligne d'arrivée plus proche qu'elle ne l'était, s'est arrêté avant le temps, alors qu'il avait une dizaine de verges d'avance, Sommaire : 220 verges\u20141ère épreuve : F.-D.Gibb, Newburg, N.Y., temps 21 3-5 secondes : 2° épreuve : F.-J.Robson, Toronto, 21 2-5 secondes ; 3° épreuve : Dess.Brown, M.A.À.A., 23 secondes.Finale, Robson, 1°\" ; Gibb, 2*; temps 21 secondes.1 mille\u2014Garçons de 15 ans et au-dessous ; L.-R.Bain, 1% ; James Wells, 2° ; temps 21 secondes.1 1nilie, professionnels \u2014].Nilsson, 1; N.Baptie, 2; temps, 2.43 2-5.880 verges\u2014R.Sonne, 1 ; E.-A, Thomas, Newburg, 2; A.Pilkie, 3; temps, 1.25 4-5.% mille, garcons de 12 ans et au-dessous\u2014H.Kenwood, 1; J.Ladéroute, 2; J.Lafrance, 3; temps, 1.51 2-5.880 verges, A reculons\u2014W.Thibault, 1; R, Holcomb, 2; P.Fafard, 3; temps, 1.33.1 mille\u2014J.Drury, 1; B.Spooner, 2; W.Thibault, 3; temps, 3 minutes.2 milles, professionnels\u2014].Nilsson, 1; N.Baptie, 2; temps, 5-33 4-5- 3 milles \u2014E.A.Thomas, Newburg, 1; J.Drury, 2; A.Brière, 3 ; temps, 9.22.220 verges, avec obstacles\u2014R.Holcombe, 1; F.-J.Robson, 2; A.Latimer, Ottawa, 3; temps 27 secondes.3 milles, professionnels \u2014 J.Nilsson, 1; N.Baptie 2; temps, 8.41 1-5.5 milles \u2014F.-D.Gibb, 1; E.À.Thomas, 2; A.-E.Pilkie, 3; temps, 16-17.Hockey \u2014 Comme bien l'on pense, la victoire du club Shamrock, sur le Québec, a été facile, hier soir, 4 I'Arena.Le score a été de 84 2.La défense du club Québec est superbe, mais à l'attaque, Gillespie est le seul des quatre joueurs qui soit digne d\u2019une mention.Nos joueurs irlandais ont eu une bonne pratique, et s'ils l'avaient voulu, ils auraient réduit les Qnébécois à l'impuissance : Les joueurs étaient : QUÉBEC : Stocking, goal, Scott, Cahill, Gillespie, Schwartz, Gilmour et Hogan.SHAMROCK : McKenna, goal, Tansey, Wall, Trihey, Brannen, Farrell et Scanlan.Juge : M.Hugh Baird, club Montréal.Sommaire, ire partie, Shamrock, Wall ; 2me Shamrock, Farrell ; 3me Shamrock, Trihey! 4me Shamrock, Trihey (second mi-temps) ; sme Québec, Gillespie ; 6me Shamrock, Farrell ; 7me Shamrock, Trihey ; 8me Québec, Gillespie ; gme Shamrock, Trihey ; tome Shamrock, Farrell.LIGUE INTERMÉDIARE.\u2014Les Montréal II sont champions intermédiaires de la division centrale.Ils ont défait les Westmount, hier après-midi, par un score de 3 à 2.Ils devront maintenant faire la lutte au Crescent, de Quebec, champion de l\u2019est, et à l\u2019Aberdeen, d'Ottawa.La deuxième partie de l'après-midi résulta en une victoire des McGill sur les Victoria I! par le même score que celui de la partie précédente, 23a, LA COUPE STANLEY.\u2014Jeudi prochain, le 8, l\u2019équipe du club Victoria, de Wiunipeg, s'embarquera pour Montréal.Lundi, le 12, commencera la série de 3 parties entre le club de Winnipeg et le Shamrock de Montréal, pour la coupe Stanley.Ce sera l'événement de la saison, et déjà on attend avec impatience le résultat de ecs rencontres ei au entre les champions de l\u2019est et de l'ouest.LAVAL ET MONTAGNARD: Nous avons maintenant deux clubs de hockey canadiens-français.Il y a des gens qui vont être surpris de cette déclaration.C'est le cas, pourtant, mais la plus stricte vérité c\u2019est que les deux clubs en question sont un seul et même club.Prenez l'équipe qui est allée jouer à Québec sous le nom de \u201c Laval,\" changez deux joueurs et vous avez le Montagnard.C'est pas plus malin que ça, Mais, que l\u2019équipe de l\u2019une soit l'équipe de l'autre, cela importe peu, à mon point de vue.L'essentiel c'est que nous avons un club canadien-français dont les joueurs sont, en grande partie, des étoiles ayant fait leur apprentissage au collége Ste-Marie.Cette nouvelle devrait réjouir les lecteurs des DÉBATS, tout autant qu'elle me réjouit moi-même.J'ai un peu bataillé pour la fondation d\u2019un club de hockey, parmi mes compatriotes, et je ne cache pas que l\u2019éclosion de deux d\u2019une même couvée est de nature à satisfaire mes plus chers désirs.Ce qui me réjouit d'avantage, c'est que nous allons voir l'équipe à l\u2019œuvre dans une huitaine.Les Lavals de Québec ont été invités à venir donner aux nôtres la chance de prendre leur revanche d'une défaite que ces derniers ont essuyée dans la vieille capitale, lundi dernier.On se promet du plaisir pour la soirée du 10, date de la visite des Québécois.Les DÉBATS seront les premiers à annoncer le résultat de la partie en question.PATIN.\u2014Nous verrons deux belles mascarades, cette semaine.La première aura lieu demain, au patinoir \u201c\u2018\u2018 Le Montagnard,\u201d et la deuxième à l\u2019Arena, mercredi.Cette dernière est au profit des familles des soldats qui sont au Transvaal.On illustrera, à cette fête, les principaux personnages de l\u2019histoire d'Angleterre.A La M.À.À.À.\u2014 D\u2019autres courses auront lieu, samedi prochain, à la piste de la M.A.A.A.Elles ne manqueront pas d\u2019être aussi intéressantes que celles d'hier, vu que les concurrent en seront à peu près les mêmes.L'expérience acquise par nos coureurs canadiens-français, hier après- midi, devrait leur être salutaire, eten conséquence il y a lieu de s'attendre à une moisson encore plus abondante de prix.Des courses en raquettes auront également lieu au cours de l'après-midi.LA RAQUETTE.\u2014La course annuelle du club Holly a eu lieu, hier aÿ-ès-uridi, sur le chemin de Lachine.Les coureurs sont partis de l'hôtel Catudal, à Notre-Dame de GrâÂces, ponr le Strathcona, 4 Lachine, vers 3 heures.G.Smith, du club Holly, est arrivé premier, 13 secondes en avant de son plus proche concurrent.Dufault, du club Canadien, a pris part à la course, mais le champion Bob Davis.de Lachine, brillait par son absence.Jos.Marler \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 UN EXPLOIT DE FEMME-DETECTIVE Avant de demander à une jolie inconnue une contredanse, dans un bal quelconque, aussifashionnable que soit la trempe des invités, faites sept fois le tour de votre mémoire et rappelez-vous que les filles d\u2019Eve sont toutes plus ou moins sournoises et dangéreuses.Oyez l'aventure qui vient d\u2019arriver à un groupe de braves conducteurs de chemins de fer, qui se défieront dorénavant des câlineries du sexe moins fort mais plus puissant que l'autre.Les douaniers, soupçonnant certains conducteurs de faire de la contrebande à bord des trains traversant les lignes, usèrent, pour découvrir les coupables, d'un strata- gême.qui a presque réussi.Ces jours derniers s'embarquait, à Toronto, une voyageuse porteuse d'un billet de pullman pour Détroit.Elle s'installe dans son compartimént, se met à son aise, attend le conducteur qui ne tarde pas à faire son apparition avec le poinçon réglementaire.Lier conversation avec le conducteur fut l'affaire d'un instant à la jolie voyageuse riche en moyen de faire connaissance avec les étrangers ct surtout de les intéresser énormément.Elle se dit aventurière, voyageant pour son agrément et, peut-être, à la récherche d'un époux, comme il s'en trouve si fréquemment dans les romans.et dans les trains.Hélas ! le conducteur, célibataire et tendre de cœur, n'en dormit point de la nuit.: L'aube blanchissait à peine les rideaux du pullman qu\u2019il avait déjà trouvé un prétexte pour passer devant le compartiment de sa jolie voyageuse et qu'il causait déjà avec elle.Plus charmante que jamais, la belle inconnue fit si bonne cause avec le conducteur qu\u2019elle voulut de lui la permission d'aller fumer une cigarette dans son bureau de conducteur, dans son petit coin de célibataire.Le conducteur perdit-il la tête ?Il serait téméraire de l'assurer» mais le certain est que cinq minutes plus tard, la jeune aventurière était installée dans les quartiers du conducteur et priait son galant d'aller lui préparer Un petit déjeuner.L'amoureux conducteur se mit lui-même .la cuisine et fricota si vite qu\u2019il revint justement pour voir sa douce hôtesse en train de fouiller ses valises et ses tiroirs.O déception ! Il fit ä/ico le sacrifice de sa flamme, mais il se consola de son amour endommagé en faisant arrêter la voleuse au prochain arrêt où la police envahit le train et reconnu \u2026.un confrère.\u2014Je serai plus heureuse une autre fois, dit-elle.Et dans le compartiment de la policière, redevenue jolie voyagense, on fuma une cigarette à la santé des douaniers.cré Sabourin. SUPPLEMENT AU JOURNAL LES DEBATS \u2014 4 rfvrIER 1900 NOTES DE LA SEMAINE NE VOTEZ PAS POUR LES MILLIONNAIRES.Baptiste\u2014Nous aurons, bientôt, les élections générales ; pour qui voteras-tu ?Prospère\u2014Moi ! Je voterai pour sir X., l\u2019homme qui a fait un million en dix ans.15 Baptisse\u2014Commenit s\u2019y est-il pris pour faire tant d\u2019argent en si peu de temps ?Prospère\u2014Des spéculations.des jobs du gouvernement.; Baptiste\u2014Mon cher Prospère, en si peu d\u2019années, il n\u2019a pu faire honnêtement autant de bénéfices, Prospère\u2014Comment?Tu oserais dire que sir Xn\u2019est pas un honnête homme ?Baptiste\u2014Réfléchis un ped, mon Prospére, et 1é- ponds a ce que je vais te demander: Combien d\u2019an- | nées te faudrait-il pour amasser un million, si tu ; gagnais $10.00 par jour ?Co ; rospère\u2014Bien, peut-être me faudrait-il quarante ans Baptiste\u2014Ecoute un peu.Si tu gagnais dix pias- ; tres par jour, en comptant trois cents jours de gain chaque année, tu fais une année de $3,000.00, n\u2019est-ce pas ?Prospère\u2014En effet.Baptiste\u2014Conséquemment, ferait $30,000.Prospère\u2014Sans doute.Baptiste \u2014Et pour cent ans cela ferait $300,000.Prospère\u2014Je comprends à présent.Baptiste\u2014Un instant.Dans trois cents ans tu n\u2019aurais pas encore ton million, mais seulement £900,000.Prospère\u2014Et comme il est impossible homme vive aussi longtemps.Baptiste\u2014Là n\u2019est pas l\u2019objection 1a plus sérieuse ; mais crois-tu qu\u2019un homme puisse, sans soluiion de continuité dans sa bonne fortune, toujours gagner dix piastres par jour, par un travail honnête ?Prospère\u2014Non.Je n\u2019ai jamais pensé auparavant à ce que tu me dis.Baptiste\u2014Dis-moi donc comment un homme peut, honnêtement, faire en dix ans ce qu\u2019il est impossible de faire en trois cents ?Prospère\u2014Ne m\u2019en dis pas davantage, Baptiste.Je ne voterai certainement pas pour sir X.ou n\u2019importe quel autre millionnaire.Je méditerai sur tes remarques, et j'en parlerai à ma femme.des contrats.pour dix aus cela qu\u2019un Cléophas Jodoinee \u2014\u2014 ea ~ vieux Mamela, pour qu\u2019il me serve.\u2019 Il chasssait le hkartebest et tons les boucs sauvages qui sont dans le Veldt, la grande plaine herbue.Je le servais, et j'étais triste.; \u201cIl me dit: \u2018Tu es triste?\u2019 Et je répondis: \u2018Oui.Mon cœur est gonflé.Je voudrais marcher avec mon peuple.\u2019 \u201c Dt Kruger me dounia ui fusil eb de le nourriture pour plusieurs jours, et il me dit: 6 Va-t'en.Marche toute la nuit.jour: ¢ C'est en ce lieu quo je lui ai donné le diamant des Basoutos, à Kruger, parce qu\u2019il est mon ami, parce qu\u2019il a rendu la liberté au vieux Mamela.Et e dis: Pa Que le Dieu, que la Blaucheur soient avec lui\u2019\u2019 Tel est le chant du vieux Mamela.Mais nous n\u2019oserions dire si quelque Macpherson, égaré au Rhodesian Times, ne l\u2019a pas revu et corrigé.Cache- toi le r.IL.MM.\u2014\u2014\u2014 FAITS-DIVERS Ces bons Anglais -La moutarde leur monte Au nez en raison directe du nombre de défaites qu'ils attrappent là-bas, quotidiennement.Ce qu'ils doivent en avoir des envies d'éternuer ! Hs ont beau se remémorer tout leur répertoire de god- dan, ils n'en trouvent pas encore assez pour soulager la jaunisse que leur cause notre franchise.Voiet, entre autres, un fait qui s'est passé lors de l'apparition de notre dernier numéro, et qui prouve bien que ces messieurs n'aiment pas à constater que leurs revers sont notés.Quelques Canadiens-anglais, dans un excès de loyalisme À tout casser, dépouillèrent certains de nos petits vendeurs de leur provision de journaux, puis ils dé- vhirèrent chaque feuille afin de priver quelques braves Canadiens de leur lecture favorite.S'ils croient nous faire de ta peine, ils se trompent ! Ils n'ont qu\u2019à répêter souvent ce petit manège, et nous leur promettons de faire un tirage supplémentaire de plusieurs milliers.De la sorte nous atteindrons rapidement les 12 millions du numéro de La Presse, \u2014Il incombe & nos constables et A nos officiers de police des tâches souvent bien pénibles, mais je ne sache pas qu\u2019il leur soit permis d\u2019exécuter eux-mêmes les malheureux délinquants qui ne méritent pas toujours des traitements aussi rigoureux que ceux qui leur sont somm:cirement infligées RHUMAL.Cr mm UNE PERLE Le président Krüger possède un très gros diamant.C\u2019est ce que nous raconte le Tagblatt d\u2019Agram.Et il ajoute que le diamant vaut plus de 3 millions, et que le président n\u2019a pas l\u2019intention, comme on le prétendait, de le donner au pape, parce qu\u2019il est plutôt \u2018\u2018 serré,\u201d mais qu\u2019il le montre volontiers à ses amis.Nous ne pensons pas, pour notre part, qu\u2019il ait l\u2019intention de le mettre en aigrette à son haut de forme immortel.Le fait est-il vrai ?Il est rapporté en tout cas par divers journaux ; on ajoute que M.Krüger a reçu la précieuse pierre d\u2019un vieux Zoulou nommé Mamela, et voici comment, d\u2019après le Rhodesian Times, Mamela lui-même conterait l\u2019histoire : (\u2018Il y a longtemps de ces choses, longtemps : les mères ont eu beaucoup d\u2019enfants depuis qu\u2019elles se sont passées, et ces enfants sont morts.Il y avait le roi Mascheh.Et le roi Mascheh dit au roi Schake ui était fort: \u2018 Allions-nous.\u2019 Et pour faire l\u2019al- Hance il lui envoya beaucoup de bœufs.\u2018 Mais il n\u2019y avait pas encore assez de bœufs pour le roi Schake.Mascheh ajouta aux bœufs le gris- gris du roi des Basoutos, qui n\u2019a pas son pareil au monde.\u2018 Dingaan en hérita, Dingaan ! Mamela.J\u2019ai été un chef.des diamauts.mon .pague.\u2018\u2018 Et j\u2019allai sur le territoire des Boers, tout pres d\u2019Upanda, chercher des diamants.Et les Boers me firent esclave, moi Mamela, un guerrier! Mais ils m\u2019emmenaient à la guerre, et j\u2019ai été avec eux tuer des Jacquettes-Rouges, voilà longtemps, ¢ Mais ces Boers, ils étaient durs! Ung, nuit, je voulus m\u2019évader pendant qu\u2019ils buvaient.\u201811s buvaient, ils riaient trés fort, ils étaient contents.Je pensais qu\u2019ils ne penseraient pas à moi.Mais voilà qu\u2019ils crient: \u201cLe noir s\u2019est sauvé ! > \u2018\u201c Alors ils m\u2019ont repris.Ils m\u2019ont lié au joug d\u2019une paire de bœufs.Ils m\u2019ont frappé avec le fouet des bœufs.Ils out mis du sel sur mes blessures, Et, le jour, ils m\u2019attachaient sur un chariot parce que j\u2019avais voulu m\u2019enfuir.\u201c Mais Kruger me fit détacher.Il me fit descendre, il me fit marcher, il pansa mes blessures, Mon corps redevint puissant, et nous arrivimes dans les pays de Mosilikatsé, qui sont au delà du Vaalt Kruger dit: \u2018Je vais chasser.Donnez-moi le L Et après moi, an ç Maintenaut je cherche Mais j'avais caché le taliswan dans O 14 \u2014PENSEE EFFRAYANTE,-Que de cas mortels de consomp- | tion se sent produits qui auraient pu étre évités avec le BAUME | - ; Lo ~ \u2019 .ison malfamdée, rue Saint-Charles-Borromée, et surprenait ; une malheureuse fille qui, voyant la police, s'était cachée par les personnes chargées de leur arrestation.Hier après-midi, par exemple, la police vidait une mai- ; sous un lit, dans le vain espoir d'échapper aux perquisitions.La brutalité qni présida à l'arrestation de cette femme fut telle que la malheureuse dut être transportée par un fourgon d'ambulance à l'ôpital Notre-Dame, où elle git, dans un état fort critique.\u2014Le surintendant de la police, le lieutenant-colonel Hughes, qu\u2019une attaque de grippe Lient alité à l'Hôtel-Dieu depuis un mois, prend beaucoup de mieux.Steaks de Ronde, Steaks de Chops, du Purificateur Tonique du Sang du sa juste valeur.« Tonique Purificateur du + \u20185 TEMPERATURE PROBABLE Toronto, 4\u2014 Beaucoup de neige, puis bean temps.LES AFFAIRES La Bourse a gardé bon ton sur toutes ses valeurs, toute in semaine durant ; l'exception peui-être de ceiies de l'£clairage qui, hier matin, ont été affectées par la défaite d\u2019un ancien échevin que l'on considérait, À tort ou à raison, comme le champion des intérêts du monopole de la lumière électrique à Montréal et des gros contrats qui éteignent notre budget municipal depuis quelques semaines.A part cette incidence, sans grande importance pour le moment, les détenteurs n'ont pas de motifs de faire le jeu des baissiers.Le commerce de la nouveauté, des pelleteries et de la chaussure est bon.Les échéances de demain seront satisfaisantes en thèse générale ; mais, d'un autre côté, nous prévoyons plusieurs krachs d'ici & un mois.Il existe encore trop de détaillants qui ont chargé leurs rayons de hors d\u2019œuvre et de rossignols.Le syndic de banqueroute vendra tout cela dans trois mois À 30 sous dans le dollar.Mesdames et messieurs du commerce des modes, n'attendez pas plus tard que demain pour aller examiner ce que les fournisseurs en gros ont entré en magasin pour les affaires du printemps.It y a de jolies affaires À faire.Les quincaillers, et ferronniers, et ferblantiers, et zingueurs, et peintres, notez ceci, s.vo pee Une hausse sur le tuyau de plomb, sur la peinture me- langée, sur la térébentine, sur Phuile de lin ; sur les vis, sur la broche barbelée ; sur la petite coutellerie, sur l'étain à soudure.Et puis, des prix ultra-durs sur toute la liste générale de vos assortiments ordinaires, avec perspective de hausse ; et, par suite, l'obligation pour vous de suivre le marché d'heure en heure.Défiez-vous du lendemain.En épiceries, hausse sur les sucres et sur les raisins de Corinthe.Hausse nouvelle sur les bois de menuiserie.Hausse sur les huitres en conserve.Hausse sur les saindloux en tinette, et prix plus durs sur les lards en salaison.Ces hausses sont sérieuses et représentent, pour les comestibles, la moyenne de 214 à 7% p.c.En grains et en farines, la semaine a enrégistré une demande plus active que la huitaine d\u2019auparavant.A Chicago et à Liverpool, les blés voient du mieux ; lu | fièvre est finie apparemment.Nos acheteurs ne peuvent s'attendre à des concessions, passé cette semaine.Donc, achetez de la farine aujour- d'hui ; si vous en avez besoin.Entretemps, on parle beaucoup d\u2019améliorations dans la partie Est du port de Montréal Vraiment, nous n\u2019y croirons que lorsque nous aurons vu, completée, la moitié des projets que l\u2019on jette comme tartine calmante à la badauderie de notre honnête public de Montréal-Est.Pour plus amples renseignements s'adresser au délégué Entrecôtes, Côtelettes, Rosbif, 6, 8 et 10 cts la livre.Lard frais et salé 7 et 8 cts la livre.Agneaux, gigots 6 cts la livre pre-sale; 9 et 10 cts la livre.NAPOLÉON et ALBERT CARLE 1880, rue Sainte-Catherine Purificateur Tonique du Sang du docteur Lussier ! ! ! .\u2018 .\u2019 2 Nous, soussignés, certifions que durant l\u2019année 1899 nos ventes, à Valleyfield, de la Chambre de Commerce canadienne-française auprès de la commission du hâvre.C.s.A la Renommée des Viandes_\u2014\u2014# 9 cts la livre.3 livres pour 25 cts 4 livres pour 25 cts.docteur Lussier se sont élevées à 82,616.60 quoique nous n'ayons pas fait pour $25.00 de réclame.Ce tonique est apprécié a Comme preuve de notre bonne foi nous offrons $100.00 2 tout marchand ou a toute compagnie qui aurait vendu pour un montant égal n\u2019importe quelle autre médecine patentée, du genre, à Valleyfieldoo Nous offrons aussi $100.00 2 toute personne qui, ayant suivi le traitement indiqué, n\u2019aurait pas été guérie en prenant le Sang du docteur Lussier.\u201d La Compagnie Chimique du Canada 15, rue Saint-Jean. A TRAVERS FRÉCHETTE PAR LE DICTIONNAIRE ET LA GRAMMAIRE CORRIGEONS-NOUS ! Toute observation, critique ou correction des \u2018\u2018 Corrigeons-nous,\u201d de M.Louis Fréchette, parus depuis le 21 octobre dernier, pourront étre adressées à M.le directeur des DÉBATS, 1525, rue Sainte-Catherine, qui publiera, chaque dimanche, ces annotations destinées à épurer les leçons que se donne à elle-même La Presse, et à en faire de véritables petits chefs-d'œuvre.\u2014La REDACTION.FRÉCHETTE dit : \u2018\u201c Très,\u2019 précédant un adjectif, se liait autrefois avec ce dernier par un trait d\u2019union.Il n\u2019en prend plus.Nora : \u201c\u2018 Il n\u2019en prend plus \u2019\u2019 peut vouloir dire que très ne se lie plus à l\u2019adjectif par un trait \u2018union : ça peut vouloir dire aussi qu\u2019il est devenu teatootale», qu\u2019il a renoncé au Scotsh et au Tom Gin et qu\u2019il n\u2019en prend plus.Et comme les Canayens sont assez bornés pour prendre \u2018\u2018 Très \u201d pour un citoyen de Sorel, l\u2019auteur ferait bien de ne point donner prise à des équivoques dont les conséquences pourraient influer sur l\u2019exsudation de la gomme d\u2019épinette ou la coloration des cheveux de ble d\u2019Inde.FRÉCHETTE dit: \u2018\u201c Keep house \u2019\u2019 peut fort bien se traduire par \u2018\u2018 tenir maison,\u201d mais on dit plus souvent en France \u2018\u2018 avoir son ou ses appartements.\u2019 Nora : Remarquons que M, Fréchette n\u2019est point fort sur la ponctuation.Nous lui avons dit qu\u2019une phrase incidente se colle entre deux virgules (une avant, l\u2019autre après, bien entendu).Il faudra donc dire: \u2018 on dit plus souvent, en France,\u201d avoir etc.Il ne faut, certes, point donner à la minime fourmi les proportions du mastodonte, mais M.Fréchette ayant, dans l\u2019un des \u2018\u2018 Corrigeons-nous \u2019\u2019 que nous avons eu l\u2019honneur d\u2019éplucher, déclaré que la ponctuation, sans loi fixe, est abandonnée au bon vouloir de l'intelligence, nous pensions que le maître daignerait donner, au cours de ses œuvres, quelques échantillons de ce que peut devenir un virgule entre les mains d\u2019une intelligence, et doubler ses salutaires perceptes d\u2019exemples susceptibles d\u2019illustrer matériellement la théorie.Ce n\u2019eût été que justice.D?\u2019un autre côté, le purisme auquel vise M.Fréchette nous permettait d\u2019espérer qu\u2019il ne négligerait aucun moyen d\u2019y parvenir.Or, la perfection de l\u2019ensemble repose en grande partie sur ce fini du détail.Et s\u2019il est vrai qu\u2019un vulgaire poil, placé dans l\u2019engrenage d\u2019un cabestan, peut passer inaper- u, il est non moins vrai que le même poil placé dans le rouage d\u2019un chronomêtre, peut faire sauter tout le bazar.les chronomètres quef vers les cabestans, nous croyons qu\u2019il devrait soigneusement veiller au poil.Et tout ça pour une virgule ! \u2014Qu\u2019eusse donque été, dirait-on à Marseille, s\u2019il se fût, troum de l\u2019air ! agi d\u2019un point d\u2019exéclama- tiong ! Et maintenant, passons au corps du délit, c\u2019est-à- dire au keep house qui veut tout bonnement dire se mettre en ménage, ou encore entrer en ménaÿe.Que parlez-vous d\u2019appartement à des Canayens, monsieur Fréchette ?Vous savez bien qu\u2019ils vont confondre avec pièce ou chambre ; et s\u2019il faut être si pur pour entrer en paradis, cumbien puriste ne faut-il pas être pour s\u2019introduire dans le dictionnaire ! FRÉCHETTE dit: En termes de boxe, ce qu\u2019on appelle \u2018\u201c\u2018 a round \u201d\u2019 en anglais, est un assaut.Nora : \u201c\u2018 À round,\u201d dans une partie de boxe, est une reprise.L\u2019assaut est plutôt l\u2019ensemble de la lutte.Un assaut de boxe, ou d\u2019escrime, peut avoir deux, dix, vingt reprises.FRÉCHETTE dit : Le \u2018\u2018 timon \u201d est une longue pièce de bois de chaque côté de laquelle on attelle les chevaux d\u2019un carosse.Le \u2018\u201climon \u2019 est de la terre détrempée ou une espèce de citron.Nora : Le \u2018\u2018 timon \u2019\u2019 est une longue pièce de bois de chaque côté de laquelle s\u2019attellent les chevaux.Les \u201c\u2018imons \u201d\u2014peut-être ceux qu\u2019a vus M.Fréchette étaient-ils en terre glaise ou en papier mf- caé\u2014sont deux longues pieces de bois entre lesquelles on attelle un cheval.Dans un attelage à trois chevaux, il y a le limonier, dans les limons (brancard), le cheval de droite et celui de gauche.En tandem, il y a le le limonier et le cheval attelé en che.FRÉCHETTE dit: En France on ne \u2018\u2018 check \u201d\u2019 pas les colis, on le enrégistre.Il nous faut donc ici forcément employer le mot anglais; et comme c\u2019esi un verbe auquel il faut bien faire subir la transforma- «tion qu\u2019imposent les temps et les modes, je franciserais le mot en entier, et j\u2019écrirais \u2018\u2018 chèquer.\u201d NoTa : La création de M, Fréchette serait d\u2019autant moins laborieuse que Bescherelle, venu avant lui, fournit le mot chèque : \u2018\u2018 jeton que l\u2019on attache aux colis.On en donne un semblable au voyageur pour qu\u2019il reconnaisse ses bagages.\u2019 FRÉCHETTE dit : Un \u2018\u2018 don juan \u2019\u2019est un débauché sans cœur.NoTa : Nous avons vu, dans Musset et dans Baudelaire, qu\u2019un Don Juan peut être autre chose : un héros d\u2019aventures galantes, par exemple, Puis donc que les goûts artistiques ; de M.Fréchette le poussent plus couramment vers | FRÉCHETTE dit : Les obscurités voulues des décadents et des symbolistes ont attiré pendant un certain temps l\u2019attention des dilettants de Lettres.Nota: Il est possible que cette classe à part qui comprend les décadents et les symbolistes attire l\u2019attention de cette gent à part aussi, et combien Inconnue! qui se compose des dilelitants de Lettres.Pour un peu, nous croirions que M, Fréchette, pour une fois, & préché d\u2019exemple et qu\u2019il a parlé de dilettants de Lettres à seule fin de faire de la décadence ; car il sait bien que le pluriel de dilettante #1 0 0 0 01 1 40 60 04 2 65 4 0 0 0 000000 East * 339968051000 06 015 40 00000 00 0000 4 est dilettanti, et qu\u2019on doit dire les dillettanti des lettres et non les dillettants de Lettres.FRÉCHETTE dit © \u2018\u2018 Mâcher de la gomme \u201d n\u2019est pas beaucoup distingué, mais c\u2019est français.Nora : Parole d\u2019honneur, le maître le fait exprès.Pour une fois qu\u2019il aurait pu rendre justice aux Canayens, il rate son coup.Allez-y, monsieur Fréchette : mâcher de la gomme, ce n\u2019est pas dustin- gué, mais c\u2019est canayen ! FRÉCHETTE dit: Ici, au jeu de cartes, on dit qu\u2019on à \u2018* fait capot\u201d quand on n\u2019a fait aucune levée ; ce n\u2019est pas cela du tout.\u2018\u2018 Faire capot,\u201d c\u2019est, au contraire, faire toutes les levées.Au whist cela 8\u2019appelle * chelem.\u201d Nora : Ici, comme en France, un joueur est \u2018 capot\u201d lorsque, à la fin du jeu, il n\u2019a fait aucune levée.Il \u2018\u2018 fait capot\u201d lorsqu'il fait toutes les levées.On dit aussi Faire pic et capot, ce qui signifie battre complètement.Au piquet, qui commence à se jouer couramment dans nos boudoirs canadiens, le capot est le coup qui rend l\u2019adversaire capot.En été, on dirait mieux ramasser une veste.C\u2019est peut-être moins compréhensible aux Canayens, mais c\u2019est plus léger qu\u2019un \u2018\u2018 capot,\u201d any-way.FRÉCHETTE dit : Je ne connais pas ce que c\u2019est que le ¢\u201c two-steps.\u201d Nora: M.Fréchette se décide à avouer au?il existe certaines choses qu\u2019il ne connait pas.ous nous empressons donc de complèter son instruction en lui apprenant que le \u2018\u2018 two-steps \u201d\u2019 est /a polka a deux temps.EST-CE POUR RIRE ?EMPARONS-NOUS DU SOL ! Il y a, bien.aimé et bien-aimable lecteur, des gens qui ne doutent de rien.Je le prouverai, et de suite.Un journal de Saint-Paul annonçait, tantôt, de la façon la plus sérieuse, que les Féniens du Minnesota sont en train de se partager le Canada.Il y a longtemps déjà qu\u2019ils ont cette araignée-là daus le coco : il faut que ça se fasse.Ils (les Féniens susmentionnés) se sont donc réunis, dernièrement, afin de bâcler l\u2019affaire et aviser aux moyens à prendre pour soustraire le Dominion à la barbarie qui le menace s\u2019il persévère dans la voie actuelle.Ces messieurs ont d\u2019abord élu, sans aucun doute, un président, un secrétaire, des directeurs, un lampiste et autres dignitaires, choisi un nom social que l\u2019histoire ne manquera pas d\u2019apprendre par cœur et que j'ignore, puis souscrit chacun trente sous pour permettre au secrétaire d\u2019acheter un crayon de plomb et trois feuilles de foolscap, et, après que chacun eut fait son \u2018\u201c\u2018pedigree,\u2019 les braves gens sont entrés dans le vif.Ils ont rappelé, en termes sans doute émus, la tripotée radicale que les anciens Féniens, procréateurs des Féniens réunis, ont reçue, en 1812, des Canadiens, et signalé l\u2019imprudence qu\u2019ils ont commise en allant se fourrer devant des fusils chargés pour de vrai.Puis le président du club ou un autre de même farine a dit, toujours sans doute, qu\u2019il était beaucoup plus simple d\u2019agir \u2018\u2018en douceur,\u201d et que, en attendant que le Canada tombe tout rôti dans le bec des Féniens, ceux-ci pouvaient toujours commencer par élire les administrateurs futurs des différentes provinces canadiennes.L\u2019idée était trop nouvelle pour ne pas satisfaire surabondamment le besoin d\u2019imprévu qui sommeille, avec le cochon classique, au fond du cœur humain, et cette proposition fut saluée par des applaudissements frénétiques.Un morceau du plafond de la salle, où discutait l\u2019assemblée, s\u2019émut lui-même de l\u2019émotion de l\u2019auditoire et, incapable de se contenir davantage, se laissa choir sur la casquette du trésorier.Des hourrahs, prononcés en anglais, firent trembler les vitres.On agita les mouchoirs de poche en signe d\u2019allégresse, et ceux qui n\u2019avaient pas de mouchoir\u2014une cinquantaine\u2014agitèrent leur chapeau.: Puis on procéda.Les noms des candidats furent immobilisés sur des rognures de papier provenant d\u2019un sac dans lequel l\u2019un des directeurs avait emporté un sandwich, et enfouis dans le mystère d\u2019un gobelet que la curiosité avait attiré en ces lieux.Après de longs débats, où chacun faisait valoir ses aptitudes, on désigna le plus innocent des membres pour procéder au tirage.Mes renseignements, par infortune, ne sont point assez complets pour me permettre de donner aux lecteurs des DÉBATS la liste entière des élus.Qu\u2019ils sachent seulement, pour aujourd\u2019hui, que M.Fennigan, de Saint-Paul ou des environs, a été nommé par, anticipation, gouverneur de la province d\u2019Ontario, et M.Oles, procureur-général, pour la même province.Les autres se sont vu octroyer successivement les différents postes administratifs que comporte un gouvernement respectable autant que responsable, et, après s\u2019être vu bombarder maire de Montréal, préfet de Saint-Vinéent de Paul, vérificateur des whiskys, directeur des douanes, contrôleur de la banque Ville-Marie, gardien des abattoirs du Mile-End, ou surintendant de l\u2019aqueduc, chacun s\u2019en fut se coucher.Il ne reste plus qu\u2019à prendre le Canadaose 0 \u201csee sen cero ee Le sourire, tout au moins forcé avec lequel, lecteur, vous accueillez cette nouvelle, me démontre que vous n\u2019ajoutez qu\u2019une foi mitigée de scepticisme à mes paroles, et cette exhibition de vos gencives m\u2019oblige à vous mettre sous les yeux le document qui vous doit enfin convaincre.Je prends donc de ma gauche\u2014je suis gaucher \u2014 les ciseaux qu\u2019un journaliste un tant soit peu journaliste ne doit jamais laisser se rubéfier de rouille, et je découpe, dansle Mail and Empire du 22 janvier dernier, l\u2019entrefilet suivant.Et parce que votre scepticisme m'autorise à me départir de la bienveillance qui me caractérise, je vais vous laisser le soin de traduire vous-même, en vous souhaitant, in petio, de rencontrer sur votre chemin, des mots qui vous obligeront à piocher dans votre dictionnaire ou dans la tête de votre voisin : \u2018\u2018 According to a St.Paul paper, certain Fenian statesmen in Minnesota have met in solemn assembly, and have decided upon their policy with regard to Canada.Happily enough, they have begun by naming office-holders.Mr.Finnegan is to be the Governor of Ontario.Mr.Oles, is to be Attorney-General of Ontario ; Mr.Somebody-Else is to be Minister of Police ; and so on.All the nice positions are allotted, and it looks as if the Minnesota Fenians were out for a good thing.It seems to be a really excellent idea, that of having the offices all given out before anything further is done.\u201d Et je vous laisse à vos méditations.Gaston.Ne 13 \u2014LA BONNE ADRESSE, \u2014Pour guérir vite les affections de la gorge et des poumons, il n\u2019y a que le BAUME RH UMAL.LES VALISES DIPLOMATIQUES Le Matin, de Paris, publie les renseignements suivants que nos journaux canadiens-français n\u2019ont pas reproduits : \u2018\u2018 On fait tout ce qu\u2019il faut pour que la guerre de MM.Chamberlain, Rhodes and Co.devienne une question internationale ;de la plus haute gravité.Les valises diplomatiques provenant des consuls de n\u2019importe quelle puissance et expédiées de l\u2019Afrique du Sud, soit par voie du Cap, soit par celle de Lourenço-Marques, sont ouvertes et soumises à l'inspection du cabinet noir anglais.Les sceaux sont rompus et replacés avec une très remarquable dextérité.\u2018\u2018 Il y a là violation flagrante du droit des gens que nous signalons aux gouvernements intéressés, y compris le nôtre.Le secret des communications diplomatiques est chose sacrée, garantie par le respect mutuel des puissances, sauf bien entendu lorsqu\u2019il s\u2019agitde dépêches chiffrées, parce qu\u2019alo1s la science cryptographique se donne libre carrière sur des textes qu\u2019on peut se procurer sans briser des sceaux ou forcer des serrures.\u2018\u2018 Notre source d\u2019informations est tellement certaine que toute négation est inutile.Certaines valises diplomatiques, que nous pourrions désigner si nous n\u2019avions aussi un secret professionnel, ont été inspectées par les agents anglais, et le contenu en a été modifié.\u2018* L\u2019injure aux Etats neutres est flagrante.O\u2019est un exemple d\u2019attentat public qui est, Croyons-nous, sans précédent.La peur que la vérité soit connue, même après un mois de retard, peut expliquer le fait, mais non l\u2019excuser.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A IS public est par les présentes, donné qu'un projet de loi sera présenté À la prochaine session du Parlement du Canada, À l'effet d'incorporer une congrégation religieuse, La dite corporation devant être appelée *\u201c LA CONGRÉGATION DU TrÈs SAINT RÉDEMPTEUR.\u201d Les personnes devant être incorporées sont : Le révérend Alphonse Lemieux, le révérend Edouard Strubb, le révérend Louis Savard, le révérend Edmond Flynn, et le révérend Pierre Vermeiron et tous autres qui, plus tard, deviendront membres de la corporation, soumis aux règlements de ia dite corporation.La dite corporation ayant pouvoir de succession perpétuelle, un sceau commun pouvant être changé À volonté ; la dite corporation ayant aussi le pouvoir de comparaître devant les cours de justice ; la dite corporation ayant aussi le pouvoir d'acquérir, de posséder, accepter et acquérir par tout titre légal les propriétés mobilières et immobilières, et de vendre, aliéner, hypothequer, assigner, louer ou échanger, ou disposer de toute autre façon de ses biens mobiliers ou immobiliers, pour le plus grand bien de la Cone grégation.Le siège social de la dite corporation, sera dans la ville et district de Montréal.\u2018 Les objectifs de la corporation seront les suivants : 10 Le maintien de la piété-publique.20 L'instruclion religieuse dÙ peuple et spécialement celle des pauvres et des abandonnés, principalgment en organisant des missions dans les villes, les cités, les villages et les paroisses.30 Prendre soin temporairement des petites Congrégations quine peuvent subvenir aux besoins d\u2019un prêtre.4o Donner l\u2019éducation morale principalement aux pauvres et aux enfants orphelins.do Aider les missions dans la limite de leurs devoirs, Go Le maintien des cimetières publics attenants aux édifices affectés à la piété publique, et la construceion at l'entretien des édifices sous leur garde, pour les besoins rélatifs du public.70 Donner aide et assistance À l\u2019imrmgration.80 Et toute œuvre dépendante des présentes, et toute autre œuvre reliée de quelque façon aux œuvres ci-haut mentionnées.QuINN, MORRISSON el LyncH, Avocats des requérants.Montréal, 25 janvier 1900. CROQUIS D'ACTUALITÉ EN PAYS INCONNU JOHN BULI.\u2014 Ce qu\u2019on fait maganer son butin dans c\u2019pays icite ! POLITIQUE ETRANGERE Tandis que le colosse britannique dont les pieds d\u2019argile sont en train de s\u2019effriter sous les balles des Boers, chancelle, étend les bras et cherche à se raccrocher à l\u2019Allemagne qui lui tourne le dos, à l\u2019Amérique qui le repousse avec dégoût, les nobles lords qui gouvernent l\u2019Angleterre et tiennent entre leurs mains aristocratiques les destinées de ce malheureux pays,semblent pour qui lesconsidère à distance, comme frappés de folie.Cet optimisme injustifiable dont ils font montre à l\u2019heure où s\u2019écroule l\u2019honneur et la puissance britanniques révèle chez eux un état d\u2019esprit complètement déséquilibré.Ils n\u2019ont plus ni sens moral, ni même la simple notion des choses.Enchérissant encore sur le discours du trône, les leaders de tous les partis s\u2019accordent à déclarer que la prospérité de l\u2019Angleterre n\u2019a jamais été plus grande, que sa puissance est plus solide que jamais, au point même de défier les forces de l\u2019Europe coalisée.Quant à la guerre du Transvaal, c\u2019est au nom de la justice et de la Jibérté qu'elle est faite.Ce sont les Boers qui ont commencé.Kruger est un bandit, et Chamberlain un honnête homme.C\u2019est prochainement, à Prétoria, que le général Roberts décidera du sort des deux républiques sud-africaines.On croit rêver! Comme on le voit, l\u2019Angleterre loin de reconnaître loyalement ses torts et accepter l\u2019arbitrage d\u2019une puissance neutre pour le règlement des dommages, ce qui aurait eu comme conséquence de lui conserver eu près entière sa colonie du Cap, l\u2019Angleterre, dis-je, aveuglée par son immense orgueil si effroyablement humilié, s\u2019affole et court au gouffre., Aussi, avant six mois, la république fédérative du sud-africain sera-t-elle fondée, et ce jour-là, on verra à Prétoria les ambassadeurs de toutes le.puissances du monde civilisé apporter au président Kruger les félicitations les plus sincères de leur gouvernement respectif.En attendant ce grand jour, les puissances d\u2019Europe ne perdent pas leur temps.L\u2019Allemagne, après avoir forcé l\u2019Angleterre à reconnaître aux Boers la gualité de belligérants, a mis la main sur Samoaa Russie, à son tour mise en appétit, vient de s\u2019emparer, grâce à un prêt de 22,000,000 de roubles, du contrôle politique et financier de la Perse.Outre que l\u2019influence britannique se trouve ainsi annihilée dans cet immense empire, la Russie se rend du même coup maîtresse de la navigation dans le golfe Persique.Quant à l\u2019Afghanistan, elle aura tôt fait de l\u2019envahir, grâce à ses nouveaux alliés.Seule, la France n\u2019a encore rien dit.On connaît cependant ses sentiments anglophobes.Elle ne s\u2019en cache pas, et si elle se tait, c\u2019est pour ne pas nuire à son exposition de 1900.Mais sitôt les derniers lampions éteints elle agira, soyez-en sûrs.Elle commencera par agrandir considérablement ses possessions en hine, puis elle élèvera en face de Gibraltar quelque part du côté de Tanger, au Maroc, une forteresse pour commander le détroit.Ensuite, son pro- ramme tout indiqué est de revendiquer en Egypte es territoires qui lui ont appartenu jadis.C'est ainsi que la France se paiera de Fashoda, capital et intérêts largement compris.En prévision de ces événements, elle vote un milliard pour augmenter sa flotte, et elle fortifie Madagascar de façon à rendre cette île imprenable.Au milieu des ténèbres opaques stri£es de foudre qui couvrent le ciel britannique, il y a cependant au-dessus de l\u2019Irlande un petit coin d\u2019azur au travers duquel filtre un rayon d\u2019espérance.Et la malheureuse Erin, ranimée par sa bienfaisante influ- encc, s'apprête à tenter un effort suprême pour reconquérir sa liberté perdue.Que Dieu sauve VIrlande et protègo Harrington ! Avant de terminer cette chronique, et bien que ce que j'ai à dire sorte du cadre qui m\u2019est tracé, je crois de mon devoir de signaler un péril redoutable qui menace le Canada.Je veux parler de l\u2019Impérialisme.Si nos journaux n\u2019étaient pas vendus aux Anglais, déjà un cri d\u2019alarme aurait retenti dans la presse ; mais rien que le plus perfide silence.Voici les faits: Depuis les terribles revers essuyés par elle dans l\u2019Afrique du Sud, l\u2019Angleterre a conscience de sa faiblesse.Elle cherche, et c\u2019est logique, à enrôler sous sa bannière toutes les forces de ses colonies.Le mot impérialisme adroitement placé dans le discours du trône, et comme dissimulé au milieu des phrases les plus élogieuses à l\u2019adresse des colons, est repris par les chefs de partis politiques.On lui a fait traverser l\u2019océan et nos députés, obéissants aux ordres reçus d\u2019en haut, sont en train de chercher à l\u2019acclimater au Canada.Déjà M.Tarte qui, pour la désinvolture avec laquelle il exécute les volte-faces les plus audacieuses, pourrait rendre des points à un clown du cirque, déclare emphatiquement à Toronto, le 30 janvier, qu\u2019il est question de la formation d\u2019un conseil impérial à Wesminster et qu\u2019il espérait voir sir Laurier représenter le Canada à côté du premier ministre d\u2019Angleterre et des hommes d\u2019État des autres parties de l\u2019Empire (c\u2019est dans le même discours que Tarte s\u2019est déclaré partisan de l\u2019envoi d\u2019un second contingent en Afrique).Pas de doute que le projet de Fédération Impériale, s\u2019il était proposé aujourd\u2019hui aux chambres d'Ottawa, ne soit voté haut la main, grâce à l\u2019éeœurante servilité de nos députés et de nos ministres canadiens-français.Mais ce pacte odieux qui nous enchaînera à l\u2019Angleterre, nous liant à sa politique défensive et offensive, nous forçant à lui payer chaque année l\u2019impôt du sang, il sera l\u2019œuvre de demain.Lord Berresford, qui est bien renseigné.l\u2019a affirmé à ses collègues.Qu\u2019arrivera-t-il ensuite?L\u2019expérience est faite, qu\u2019une armée n\u2019est bonne que si elle est nombreuse et bien aguerrie, or le service obligatoire seul peut donner ce résultat.L\u2019Angleterre le sait et est bien résolue à l\u2019établir dans son empire.\u2014Au lendemain donc de notre entré dans la fédération impériale, on viendra prendre nos enfants pour les envoyer pendant cinq ans ou dix ans servir de cible aux balles des ennemis des Anglais.Et Dieu sait s\u2019ils en ont! Ceux des nôtres que la mort aura épargné et qui pourront rentrer au pays, pas trop estropiés, seront quand même perdus pour nous.Sous l\u2019influence délétère de la vie des camps, ils ne trouveront plus de charme au foyer familial.La vie simple et calme des champs leur paraîtra écœurante à côté de celle, si agitée, de soldat.Ilsne voudront plus reprendre la charrue, et l\u2019agriculture, ia principale source de nos richesse, périclitera \u2014II faudra faire aussi entrer en ligne de compte de la ruine de notre pays l\u2019exode des Canadiens-français qui, ne voulant pas servir, eux et leurs enfants, de chair à canon pour le plus grand bénéfice des spéculateurs véreux de la cité de Londres, émigreront en masse aux Etats-Unis.Voilà ce qui arrivera certainement demain, si nous ne réagissons pas énergiquement, et de suite.C\u2019est égal, si ce malheur arrivait, ce serait L.O.David qui serait content! Son ami Wilfrid serait Lord et nous.nous serions soldats.Puisque le nom de L.O.David vient de se trouver sous ma plume, je terminerai mon article par une petite fable que je dédie à l\u2019auteur du manifeste : \u2018* Soyons soldats ! ?SONGE ET MENSONGE Il faisait ce jour-là plus chaud qu\u2019à l\u2019ordinaire ; David, dans son bureau, dormait profondément.Il rêvait qu\u2019il était, lui, l\u2019homme débonnaire, Le commendant en chef du premier contingent.Il était à Spion Kop, et des Boers en déroute Il s\u2019était à lui seul emparé de leur fort, Et semant devant lui le carnage et la mort, Aux Anglais il ouvrait, de Ladysmith la route.Moralité Il n\u2019est pire O qu\u2019L.O.qui dort.Emile Cardin\u2014\u2014 eee pr A LIRE.\u2014En notre supplément, les dépêches de la guerre, le compte-rendu des événements sportiqnes d'hier et les faits-divers.CADEAUX PRINCIERS 11 ne faut pas que les soldats anglais sans canne aillent.Le chevaleresque héritier du trône d\u2019Angleterre, le prince de Galles, vient de prouver une fois de plus sa sollicitude pour les soldats qui vont se faire tuer pour lui.Le #%xrnal, de jeudi, nous apprend qu\u2019il vient d\u2019expédier au Cap un lot de vieilles cannes qu\u2019il avait religieusement collectionnées dans ses expéditions sur les boulevards de Paris et ailleurs.Elles serviront aux soldats blessés.Bravo ! Voilà qui va créer de l\u2019enthousiasme., Quel est le soldat qui ne voudrait perdre une jambe pour avoir l\u2019honneur de s\u2019appuyer sur une canne de prince ?Nous suggérons humblement à Son Altesse d\u2019envoyer aussi tous ses vieux parapluies.Il pleut beaucoup au Transvaal à cette époque de l\u2019année.Après les vieux parapluies viendront les vieilles culottes, les vieux souliers et les vieux chapeaux.Nul doute que ces dons princiers ne soient reçus avec la plus vive reconnaissance.CTITES ANNONCES : OMEO.\u2014Rendez-moi le servic® FE R de demander A MM.Laprés ot Lavergne de m'envoyer une photo\u201d graphie du magnifique tournoi d'hier sur la glace des M.À.A.A.Je veux conserver le souvenir de cet événe- Deux lignes .25 sous.RAVIOLI \u2014 Le dimanche, chez Roncari, 15, rue Saint-Laurent, rer : un régal à l'italienne, gnochy ravioli, ment OÙ je vous ai connu.ALICE.aghetti, civet de chevreuil, salmis \u2014 de Havre, fromage, café, fruits, as G.C,\u2014Merci bonbons.M.Lsous.Mentionnez Les DésaTs ct UNE JEUNE VEUVE.\u201422 ans, vous serez bien servis.jolie et peu sérieuse, demande & se débärt asser de la tuicile d'un oncie ARC H A NDS.= Les marchands acariâtre et, pour changer de protec- core requ la Visite de nos agents rorat on A Cr (veuve), sont priés de nous envoyer leur com- Les DÉBATS.mande par téléphone.- pERDU.\u2014Square Viger, une jarretière mauve avec boucle d'or portant gravé, **Do'nt touch.\u201d Permission est accordée dy, toucher pour le rapporter À Mme D.29.Les DésaTs.FE LIX.\u2014Reçu bonne lIcttre.T'amie, Rosa.DE L'ARGENT | \u2014 Des agents intelligents et dégourdis trouveront de quoi s'exercer en s'adressant aux DEBaTS.1528, rue Sainte-Catherine,en face du H.REYNAUD = moon «Les Débats Le Rendez-vous des gals lurons ALB.\u2014A quand ?ERNEST, Spécialité de la maison : le meilleur vin canadien en ville.Un verre d'une chopine pour 5 sous, 40 sous le gallon, 477 Liqueurs de choiz ; cigares importes et domestiques.HOTEL TERRENOIRE S\u2014rue Mazagran\u2014& Bd Bonne Nouvelle, Paris À proximité des théâtres, des musées, etc, chambres meublées depuis $8.00 par mois.£27 On fait des conditions speciales aux Canadiens, A CLINIQUE NATIONALE Maladies des Yeux, des Orcilles, du Ncz.de la Gorge et du Larynx 492, RUE AMHERST, MONTREAL CONSULTATIONS : De o À 11 a.mi, Pour tout autre renseignement.de 2à 4 p.m.et de 7 A8 le soir.s adresser À M.le directeur.Teleph.Bell, Ist S229 EMILE LIONAIS_- ENTREPRENEUR ELECTRICIEN i Spécialité de lumières et de timbres électriques.Estimés donnés pour installation électrique.Appareils fournis et posés.Les commandes sont exécutées sous le plus bref délai et au plus bas prix.Bureau et Exposition Permanente d\u2019Appareils, 180, rue Saint-Jacques, Chambre I, Jéme étage.Bell Tel.Main, 3326, Montreal.Chaussures a patiner « SPRING HEELS\u201d Aux raquetteurs, Souliets de chevreuils, bon marché Patins pour hommes et femmes Semelles et talons en caoutchouc posés sur toutes chaussures.Chaussures de couleur teinte en noir chez A.LECOMPTE, 1527, ru Sainte= Catherine Au Magasin Rouge.Téléphone Bell, 1220, Est.PARC SOHMER Magnifiqg ue programme aujour- d\u2019hui à 3 hrs et 8 hrs P.M.Acdimission 10 ots PAQOT et MENTIOR as Sont les meilleurs agents intermédiaires pour les produits belges, français et allemands.Importations de vins, conserves, champagnes etc.\u2014 Retuse Saint-Jeacr \u2014 Les GRANULES LeMOUNE Le meilleur tonique français, et le plus puissant reconstituant.Prescrits par les médecins les plus en renom.La formule dans chaque boite, La boite de 50 Granules, 50c.Dans toutes les Pharmacies MONUMENT NATIONAL Soirée de Famille Jeudi, le 8 Février, à 8 hrs p.m.Ie Maitre de Forges La pièce à grand succès de GEORGES OuNET.Prix popnlnires : 25 cts 35 cts .THEATRE DES VARIETES.Carré Chaboillez Tous les Jours y compris le dimanche.(vendredi excepté) Semaine 5 Février \u201c\u201c Jean Bart\u2019\u2019 cette après-midi ot ce soir \"Le Fils de la Nuit\u201d.Prix populnire, 10, 20,256.Matinces 10c.Ce journal est imprimé au numéro 36, rue Saint-Laurent, Montréal, par ALPHONSE PELLETIER, imprimeur-éditeur."]
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